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Economie en Mauritanie

Obligation aux chauffeurs de voitures entrant à l’aéroport de Nouakchott de payer une taxe

Obligation aux chauffeurs de voitures entrant à l’aéroport de Nouakchott de payer une taxe.Une taxe de 50 ouguiyas de la nouvelle monnaie, est désormais exigée de chaque voiture entrant par la porte de l’aéroport. International de Nouakchott.

L’imposition de cette taxe a entraîné le refus de certains visiteurs de payer le montant qui était auparavant imposé à ceux qui passaient plus d’une heure à l’intérieur de l’aérogare.

Ceux qui entraient à l’intérieur de l’aéroport, recevaient une feuille de papier sur laquelle est écrit le temps d’entrée.

Aujourd’hui cela a changé et tout le monde paye obligatoirement les 50 UM exigées.

Source : elbeyan.info

 

Mauritanie : quand la finance informelle bouscule la banque

Mauritanie : quand la finance informelle bouscule la banqueUn vaste réseau de transfert d’argent s’est implanté depuis plus de cinq ans en Mauritanie, opérant sur toute l’étendue du territoire. Allant plus loin que le réseau bancaire (cantonné sur l’axe Nouakchott-Nouadhibou), ces services informels tiennent la dragée haute à Western Union, leader mondial de transfert d’argent, qui régnait sur la Mauritanie sans partage.

Implantés dans toutes les villes en Mauritanie, ces nouveaux réseaux de transfert permettent d’effectuer des envois et des transactions en temps réel avec des frais moins onéreux par rapport aux banques.

Les mauritaniens sont séduits, dispensés des procédures et des lenteurs des circuits formels. Mauvaise nouvelle pour la presse et l’industrie publicitaire en général, ces services utilisent la bonne vieille réclame au moyen de hauts parleurs pour attirer le chaland.

Les services de transfert s’effectuent de ville en ville, au sein même des villes, de quartier à quartier et même à l’international. Ils sont disponibles 24/ 24 et 7j/7 dans leurs points de retrait là où les banques et les services transferts spécialisés multiplient les pauses déjeuners et les interruptions.

Qui sont donc ces services nouveaux? Les leaders ont pour nom Gaza télécom, Wava, Mauritania télécom et Emirat…

La procédure est simple: Juste un numéro de téléphone du récepteur. Les frais commencent à partir de 500 Ouguiyas (UM, soit 1 euro= 400 Ouguiyas anciens) pour une somme inférieure à 30 000 ouguiya. Le reste varie en fonction de la somme à envoyer.

Pour le transfert au niveau de l’international, il y a le Wari du sénégalais Kabirou Mbodj qui fait une petite place discrète en Mauritanie et le Djiké d’un groupe Soninké mauritanien. Disons que Western Union a du grain à moudre.

Aux dernières nouvelles, les banques semblent avoir lancé des services similaires. Pour le moment, la Banque Centrale de Mauritanie n’a encore rien dit, se rangeant sans doute du côté de l’orthodoxie monétaire selon laquelle il n’y a pas de création monétaire tant que les transactions sont effectuées à l’intérieur des frontières nationales.

Diary N’diaye Bâ

Source : Les Mauritanies

 

 

Grève surprise à Air Algérie

Grève surprise à Air AlgérieAucun avion d'Air Algérie ne décollait lundi d'Alger, les appareils restant cloués au sol depuis le début de la matinée en raison d'une grève surprise du personnel naviguant, ont indiqué la compagnie aérienne nationale et un syndicat.

Les vols de la compagnie au départ d'Alger prévus dans la matinée étaient tous signalés "retardés" sur les panneaux de l'aéroport Houari Boumédienne, a constaté une journaliste de l'AFP sur place à la mi-journée.

Quelques vols prévus dans l'après-midi continuaient d'être signalés "à l'heure". Les vols d'Air Algérie atterrissaient en revanche normalement à Alger, sans redécoller, tandis que les vols des autres compagnies au départ de la capitale ne semblaient pas perturbés, selon cette journaliste.

Environ 70 vols -internationaux et intérieurs- étaient prévus au départ d'Alger lundi, dont une quarantaine avant 13H00 (12H00 GMT), selon les calculs de l'AFP. Des centaines de passagers attendaient dans le hall de l'aéroport, se plaignant de ne recevoir aucune information.

"Air Algérie a été surprise ce matin par une grève surprise illégale. Aucun vol n'a décollé d'Alger", a déclaré Mounia Bertouche, directrice de la communication de la compagnie, à la radio nationale, précisant que des vols avaient notamment décollé d'Annaba et d'Oran, 4e et 2e villes d'Algérie respectivement situées à 550 km à l'est et 400 km à l'ouest d'Alger.

La compagnie a l'intention de saisir la justice, a-t-elle précisé. "Ce n'est pas une grève illégale", a réagi Karim Ourad, secrétaire général du Syndicat national du personnel naviguant commercial algérien (SNPNCA), assurant qu'un préavis de grève avait été déposé mais que la direction d'Air Algérie ne s'était pas rendue aux réunions de conciliation.

Il a indiqué à l'AFP que les grévistes réclamaient le rétablissement d'un "échéancier" d'augmentation des salaires, conclu en janvier 2017 par la précédente direction de la compagnie et gelé par l'actuel patron, Bakhouche Alleche, à la tête d'Air Algérie depuis février 2017.

Source : Romandie News (Suisse)

 

 

Mauritanie : Un changement de base monétaire pour quoi faire ?

Mauritanie : Un changement de base monétaire pour quoi faire ?La banque centrale mauritanienne s’apprête à rappeler les billets de banque et pièces de monnaie en circulation pour les remplacer par de nouvelle. L’opération se passera avec un changement de base monétaire : une ancienne ouguiya ne vaudra qu’un dixième de la nouvelle.

A près un nouveau drapeau et un nouvel hymne controversés, la Mauritanie s’apprête à connaître un autre changement d’envergure économique, cette fois. L’ouguiya, devise nationale, en vigueur depuis la sortie de la Mauritanie dans la zone Franc, change de base, selon une décision de la Banque centrale.

La monnaie garde son nom actuel : "ouguiya", tous les anciens signes qu’il s’agisse de billets ou de pièces seront démonétisés pour être remplacés par de nouveaux.

Au passage, la “nouvelle ouguiya” qui sera reconnue dans les standards internationaux par le sigle MRU vaudra dix fois “l’ancienne ouguiya”, le MRO. “Aussi, cette nouvelle reforme, vise à restructurer et à moderniser notre monnaie fiduciaire à travers la démonétisation des différentes séries de billets de banque et de pièces de monnaie (MRO) actuellement en circulation et leur remplacement par de nouvelles séries ouguiya (MRU), plus fortes, plus sûres, plus durables et plus novatrices”, souligne de manière plus détaillée Abdelaziz Dahi, le gouverneur de la Banque centrale de Mauritanie.

Evidemment, beaucoup se posent des questions sur les raisons de ce changement. Et aux autorités monétaires et financières de se lancer dans une longue série d’arguments dont le premier “la circulation importante et l’utilisation excessive du cash”.

En réalité, dans une économie peu bancarisée, la quasi-totalité des transactions se font par l’intermédiaire des billets de banque et des pièces de monnaie. Rares sont les commerçants qui utilisent les chèques. Quant à la carte bancaire, au virement et au paiement par internet, ils n’interviennent que pour des opérations spécifiques. L’Etat mauritanien et les grands groupes comme la société minière SNIM, les banques et autres compagnies d’assurance ou opérateurs téléphoniques sont les seuls pratiquement à y recourir régulièrement dans leurs transactions ou lors du paiement des salaires. Même certaines transactions qui se chiffrent facilement en millions d’ouguiya se font en espèces. A chaque fois, il faut compter et recompter, ce qui ne facilite pas la vie aux agents économiques.

Le deuxième argument qu’évoque la Banque centrale est qu’elle a la lourde responsabilité de la “gestion d’une circulation simultanée de plusieurs séries de billets et de pièces de douze dénominations chacune avec des formats et des supports variés”. En somme, cette réforme permettra d’uniformiser les signes fiduciaires de l’émetteur central mauritanien. Cette simplification permettra une meilleure utilisation de la monnaie, il est vrai. Les étrangers qui se rendent souvent en Mauritanie peuvent en témoigner, pour chacun de leur voyage, ils sont obligés d’avoir un temps d’adaptation relativement long, avant d’acquérir les réflexes. La simple vérification de l’appoint rendu par un commerçant devient une gageure.

Il y a ensuite trois autres arguments que note la Banque centrale et qui sont inhérents à la rationalisation de la production des signes et de leur gestion. En effet, il est plus facile de gérer des séries de billets et pièces qui se limitent à des multiples de centaines. L’actuel système fiduciaire va des pièces de quelques unités aux billets de 2000 ouguiyas. La qualité des billets en circulation est devenue douteuse, de sorte que les faussaires peuvent facilement exploiter cette faille. Enfin, gérer autant de billets et de pièces entraîne des charges importantes pour la banque centrale, alors que le PIB mauritanien n’est que de 4,64 milliards de dollars en 2016.

Néanmoins, certains craignent que cette réforme n’entraîne une hausse des prix. En effet, la baguette de pain qui coûte actuellement 140 “anciennes ouguiyas” sera-t-elle vendue à 14 “nouvelles ouguiyas » ? C’est théoriquement ce qui est censé se passer. Mais ce qui risque de se produire c’est que beaucoup de commerçants feront des arrondis à la dizaine supérieure, ce qui fera que la baguette finira dans quelques mois coûter pas moins de 20 nouvelles ouguiyas. Il devrait en être ainsi avec tous les produits de premières nécessités qui sont vendus en détails dans le petit commerce.

A titre d’exemple, c’est ce qui s’est passé au moment du passage à l’euro dans tous les pays européens et le budget des ménages pourrait en prendre un sacré coup. Alors que les salaires, eux, resteront à leur niveau actuel avec un zéro en moins dans les bulletins de paie.

Par Mar Bassine Ndiaye, Comité EditorialCasablanca
Source : Afrimag (Maroc)

 

 

Mauritanie : 40 journalistes français arrivent à Atar pour booster l’image du tourisme national

Mauritanie : 40 journalistes français arrivent à Atar pour booster l’image du tourisme national40 journalistes français, issus de grands médias parisiens, sont arrivés samedi dernier, dans la ville d’Atar, la capitale de l’Adrar, à bord du 4e vol organisé dans le cadre de l’actuelle saison touristique.

Objectif : booster le tourisme national, après un marasme du secteur qui a duré plusieurs années. Le contingent des journalistes a visité le marché de la ville avant de prendre la route de Chinguitti, d’où il se rendra à Ouadane puis à l’oasis Tergit et certaines zones désertiques.

Le gouvernement mauritanien compte redynamiser le secteur touristique national et rétablir la situation d’avant 2007, en visant cette année la barre de 2000 touristes, dont plus de la moitié ont réservé des places pour se rendre cette saison à Atar.

Les années d’or du tourisme mauritanien avaient enregistré à l’époque des pics dépassant parfois 12.000 vacanciers.

Traduit de l’Arabe par Cridem
Source : Mourassiloun (Mauritanie)

 

Mauritanie: difficultés dans le changement d'unité de la monnaie nationale

Mauritanie: difficultés dans le changement d'unité de la monnaie nationale En Mauritanie, le changement d'unité de la monnaie nationale se fait avec difficultés. Depuis le 1er janvier, les ouguiyas ont perdu un zéro.

Les billets de 5 000, 2 000 ou 1 000 ouguiyas etc. sont remplacés par de nouveaux de 500, 200 ou 100. Ce changement d'unité n’a pas d'impact sur la valeur de l'ouguiya sur le marché international ni sur son pouvoir d'achat sur le marché national. Mais la population mauritanienne a du mal à s'habituer à ce changement.

Depuis près de deux semaines, de longues files d'attente s'observent devant les établissements bancaires de Mauritanie. Les Mauritaniens viennent changer leurs anciens ouguiyas pour les nouveaux qui ne plaisent guère.

« Il y a trop de pièces », confie Aminetou Mint el Moctar, présidente de l'Association des femmes chefs de famille. « Déjà qu'il est difficile pour le citoyen lambda de comprendre cette nouvelle monnaie, ces pièces n'ont aucun sens pour nous », conclut-elle.

De fait, la plupart des petits commerçants, les chauffeurs de taxi, les vendeurs de crédit de téléphone refusent la nouvelle monnaie. Ironie du sort, les Mauritaniens se mettent donc à rechercher avidement des anciens ouguiyas pour pouvoir faire leurs courses.

D'autre part, à la faveur de cette confusion, les commerçants en ont profité pour augmenter leurs tarifs. Le sac de 50 kilos de riz par exemple est ainsi passé de 14 000 anciens ouguiyas à 15 000. Le paquet de cigarettes de 800 à 1 000 ouguiyas.

Cette hausse des prix augmente la confusion générale, car les Mauritaniens ont le sentiment qu'en perdant un zéro, leur monnaie a aussi perdu du pouvoir d'achat. Certains parlent même de dévaluation cachée.

Source : RFI

 

 

Mauritanie : Anapej, l’organe qui n’a pas pu radier le chômage

Mauritanie : anapej, l’organe qui n’a pas pu radié le chômageCensé diminuer, voire éradiquer définitivement le chômage en Mauritanie, l’Agence Nationale de Promotion de l’Emploi des Jeunes (ANAPEJ) enregistre un bilan mitigé.

L’ANAPEJ est une institution publique, fondée en 2005, jouissant d’une autonomie financière et qui a pour mission de promouvoir l’emploi des jeunes en Mauritanie en collaboration avec des entreprises. Elle constitue cependant un gros challenge, dans un pays marqué par la rareté de l’emploi et la faiblesse d’une formation qualifiante.

Pour accomplir sa mission, l’ANAPEJ a monté plusieurs programmes. En premier lieu , elle a créé des Maisons de Services composées de petite et moyenne entreprise regroupant dix membres, sélectionnés sur la base de combinaisons entre sept diplômés sortant de l’enseignement professionnel et trois de l’enseignement général, associés autour d’un projet viable, dans un secteur d’activité donné, choisi en fonction des besoins spécifiques.

En deux, elle a mis en place le programme « Professionnels pour Chaque Cité » (PCC) qui s’adresse aux sortants des enseignements professionnels, regroupés en micro-entreprises, selon leur domaine de compétences et les besoins des localités-cibles concernés. Des opportunités d’insertion qui répondent aux besoins des localités en termes de maintenance, d’entretien et de réparations…

Et en trois, l’agence a créé un programme innovant, dénommé Khoutwa qui vise au développement des compétences, par l’immersion en entreprise et l’accompagnement, au profit des demandeurs d’emploi, pour multiplier leurs chances d’accès à l’emploi.

En dépit de toutes ces actions entreprises en collaborations avec plusieurs partenaires, l’anapej n’a pas su couper le cordon ombilical du ‘’chômage’’ pour enfin stopper son règne dans le pays.

Chaque jour, devant la place ( ANAPEJ), on aperçoit des groupes de jeunes, des diplômés-chômeurs, des non-diplômés mais tout aussi chômeurs, des handicapés physiques ; en somme des personnes cible de l’agence.

Ils attendent dans l’espoir de trouver un emploi, de voir le directeur qui ne cesse de recevoir des dossiers, mis après dans les oubliettes. Une situation sans suite qui encourage la fuite des cerveaux.

Source : Les Mauritanies

Transport interurbain: Déguerpissement des transporteurs au niveau du garage "Nouadhibou"

Transport interurbain: Déguerpissement des transporteurs au niveau du garage La station de regroupement des bus de transport interurbain de Nouadhibou, communément appelée "Garage Sabah", devrait être déguerpie par ses usagers, a-t-on appris auprès de ces locataires.

En effet, les petites entreprises de transport interurbain ont été sommées d'évacuer les lieux d'ici fin janvier 2018. Aucune explication n'a été donnée aux occupants du site sinon que le gouvernement leur demande de trouver une autre place pour leurs activités.

Selon certaines sources, cet endroit proche de l'hôpital national devrait servir à la création d'un édifice public. Pour d'autres, il s'agit d'une opération de cession prévue sur cet endroit devenu névralgique.

Source : Mauriweb (Mauritanie)

 

Si ce n’est une dévaluation… 10 UM de plus, ce sont 100 UM de plus !

Si ce n’est une dévaluation… 10 UM de plus, ce sont 100 UM de plus !Près d’une semaine après l’émission de la nouvelle ouguiya, les populations se sont rendues compte qu’il s’agit bien d’une dévaluation déguisée de la monnaie nationale.

En effet, au change, dans les banques primaires comme dans le marché noir, l’ouguiya a perdu de sa valeur : 1 Euro est à 45 NUM alors qu’il était à 432 MRO (c’est-à-dire 43,2 NUM), 1 $ US à 39,6 NUM contre 360 MRO (36 NUM).

Mais c’est spécialement dans le commerce que cette « dévaluation déguisée » est plus flagrante : dans le secteur du commerce en gros, le sac de riz importé de 50 kg est désormais à 1750 NUM alors qu’il était à 16.000 UM (1600 NUM), celui au même poids de sucre à 1550 NUM alors qu’il était à 13500 UM (1350 NUM).

Les dommages collatéraux sont gigantesques pour les ménages, surtout quand sait que la politique de libéralisme adoptée par le gouvernement, permet aux détaillants de décider eux-mêmes des marges bénéficiaires de leurs produits de vente.

Ainsi, dans les boutiques de quartiers, le kg de riz importé est commercialisé depuis le 2 janvier dernier à 45 NUM et celui du sucre à 35NUM. Dans un cas comme dans l’autre, les commerçants ont arrondi leurs prix, en les majorant de 5 à 10 NUM. En fait, il s’agit de leur toute première astuce commerciale qui consiste à revoir les prix de vente de leurs produits de 5 à 10 NUM.

Conscients du fait que pour le sens commun, une augmentation de 10 NUM est aléatoire voire négligeable, les commerçants jouent sur le mental des consommateurs. Il s’agit-là des plus grandes augmentations de prix jamais connues dans le pays.

En effet, la quasi-totalité des marchandises ont vu leurs prix majorés de 5 à 10 UNM, ce qui se traduit dans les faits à 50 et 100 UM. Depuis mercredi, le transport public est entré dans le jeu avec des taximan qui ont adopté de nouveaux tarifs fixés à 15 ou 20 UM la course, c’est-à-dire 150 et 200 UM (anciens), soit un augmentation de 50 à 100 % !

Dans nombre de quartiers de la capitale, des boulangeries ont revu leur commerce. Si certains boulangers ont revu le prix de la miche de pain en la commercialisant à 12 NUM (c’est-à-dire avec une augmentation de 20 UM, anciens), d’autres ont tout simplement revu à la baisse le poids de cette miche.

Pour l’heure, seuls échappent à cette envolée des prix, le marché de la volaille et de la viande rouge. Tout porte à croire cependant que cela ne saurait durer.

N.H
Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

 

Mauritanie: des syndicats dénoncent l'élection "illégale" d'un nouveau président du patronat

Mauritanie: des syndicats dénoncent l'élection Après l'élection, le 28 décembre dernier, d'un nouveau président de l'Union nationale du patronat de Mauritanie (UNPM), les centrales syndicales proches de l'opposition ruent dans les brancards.

Les centrales syndicales proches du Forum national pour la démocratie et l’unité (FNDU, un vaste rassemblement de l’opposition) ruent dans les brancards après l’élection de Zeine El Abidine Ould Cheikh Ahmed, PDG de la Banque mauritanienne pour l’Industrie (BMI) à la présidence de l’Union nationale du patronat de Mauritanie (UNPM), à l’issue d’un vote organisé le 28 décembre dernier.

La Centrale libre des travailleurs de Mauritanie (CLTM) dénonce «une attitude arrogante, belliqueuse du gouvernement, en violation des dispositions légales et réglementaires et des conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT), régissant le droit des individus à former des communautés, à élire des représentants de leur choix au sein des organisations et à vivre ensemble dans le respect de la dignité, de l’honneur et des valeurs».

En effet, pour Samory Ould Bèye, SG de la CLTM, le comportement des autorités à l’occasion de l’élection du nouveau bureau du patronat rappelle de forts mauvais souvenirs, avec «une immixtion des pouvoirs publics, entraînant une éviction pure et simple du président en exercice de l’organisation dans un contexte dépourvu de toutes les garanties d’indépendance, de transparence et d’impartialité, indispensables dans tout Etat de droit».

La centrale syndicale évoque ainsi le cas d’Ahmed Baba Ould Azizi ould El Mamy, président de l’UNPM jusqu’au 28 décembre dernier, mais en froid avec le pouvoir de Nouakchott depuis quelques années, qui vit désormais hors du territoire national.

Le nouveau président du patronat, Zeine El Abidine Ould Cheikh Ahmed, est présenté comme un "homme d'affaires" du président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Pour sa part, le Secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs de Mauritanie (CGTM), Abdallahi Ould Mohamed dit Nahah, rappelle que «la guerre entre le bureau du patronat et le gouvernement a débuté en octobre 2016, suite à un discours du président Ahmed Baba Ould Aziz, critiquant l’environnement des affaires dans le pays. Ainsi, les autorités se sont largement impliquées dans l’élection du nouveau bureau de l’UNPM, commettant au passage plusieurs infractions, entorses et irrégularités dans la convocation du congrès, qui ne pouvait se faire que par l’intermédiaire du président en exercice, ou par la justice, 2 conditions non remplies. Les cotisations de 6 des 11 fédérations ont été également versées de manière irrégulière».

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya


Source : Le360 (Maroc)

 

 

 

Nouvel ouguiya en Mauritanie: «aucune crainte à avoir» selon la Banque centrale

Nouvel ouguiya en Mauritanie: «aucune crainte à avoir» selon la Banque centraleLa Mauritanie change l'unité de sa monnaie aujourd'hui. L'ouguiya passe d'une échelle de 10 à 1.

En clair, cela signifie qu'à partir d'aujourd'hui 10 ouguiyas deviennent 1 ouguiya. De nouveaux billets sont donc émis, mais la monnaie conserve le même nom. Cela ne devrait pas avoir d'impact sur la valeur de l'ouguiya sur le marché national mais aussi international : 1 euro valait avant 420 ouguiyas, il en vaut aujourd'hui 42.

Abdel Aziz ould Dahi est le gouverneur de la Banque centrale mauritanienne, il répond aux questions de Gaëlle Laleix.

« Il n’y a pas de craintes à avoir, parce que toutes les dispositions sont prises pour, d’une part, garantir que les prix ne vont pas subir une inflation injustifiée. On a déjà fait des réunions avec la Fédération du commerce pour les sensibiliser. A priori, nous ne nous attendons pas à ce qu’il y ait une flambée des prix, comme je l’entends souvent dire. »

Source : RFI

 

Nouvel Ouguiya : Le marché flambe

Il a fallu juste une semaine après la conférence de presse du gouverneur de la BCM sur la nouvelle ouguiya, pour que le marché de consommation du pays soit perturbé. Autant les devises ont vu leur côte monter au marché noir, autant les prix des produits de consommation sont montés en flèche.

Dans la seule journée de dimanche dernier, au marché noir de Nouakchott, l’Euro est passé de 405 ouguiyas le matin, à 415 UM en milieu de journée puis à 445 UM en début de soirée. Pour sa part, le Dollar américain est passé de 320 à 355 UM, l’espace de 24 heures ! Lundi, la tendance s’est stabilisée, mais les craintes étaient toutefois nombreuses de voir l’ouguiya chuter davantage les jours à venir.

Cette situation serait due à deux facteurs : l’émission dès le 1er janvier 2018, des nouvelles gammes de la monnaie nationale et la rareté des devises au marché noir. Elle serait aussi provoquée par des professionnels du change et des spéculateurs en quête de profit.

Il faut toutefois dire que pendant ces trois dernières années, la valeur de l’ouguiya a baissé de 241 à 370 pour un dollar et de 354 à 455 pour un euro Depuis l’annonce le 28 novembre dernier de l’émission de nouveaux billets de banque en lieu et place des billets en cours d’usage, les commerçants et autres hommes d’affaires se sont en effet rués vers les devises, tous persuadés qu’en transformant leurs réserves financières en devises, ils les protégeraient d’éventuelles crises financières à venir.

Mais le flux le plus important des candidats au change, provient sans nul doute du monde rural. En effet, les propriétaires de cheptel ont été nombreux à se rendre à Nouakchott, pour disent-ils sécuriser leur argent. Très lotis ces derniers mois pour avoir vendu nombre de leurs animaux puisqu’incapables de les entretenir au terme d’un hivernage avare, ils ont été aperçus devant les Agences de change comme devant les guiches de banque.

Soit pour s’approvisionner en devises, soit, pour placer des fonds, dans l’attente de les récupérer sous forme de nouveaux billets de banque. Le marché de change du pays connait ainsi une forte ébullition, marqué toutefois par la suspicion et la prudence.

En effet, une forte crainte est perceptible auprès des professionnels du change qui craignent l’intrusion de faux billets de l’ancienne monnaie à quelques semaines de l’introduction des nouvelles coupures. De tradition, ces faux billets proviendraient surtout des éleveurs, souvent arnaqués par des acheteurs qui ont l’habitude de se servir de faux billets de coupure de 5000 UM.

Dans le commerce, la spéculation a fait des ravages. Non seulement les produits de consommation se sont faits rares mais plus, ils ont vu leurs prix revus à la hausse. Le riz, l’huile, le lait en poudre ont particulièrement été visés, puisqu’importés.

La viande, le poisson, les fruits et légumes, les produits de chair ont gardé leur prix, mais sont de plus en plus rares. Tous les produits de ménagers, les matériaux de construction, les produits de luxe ont vu leur prix revus à la hausse ; dans les circuits du marché, une forte rumeur interprète le changement de monnaie à une dévaluation de l’ouguiya !

C’est fort de cette situation que le gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie a rencontré jeudi dernier les membres de l’union nationale du patronat mauritanien. L’occasion pour lui de réaffirmer en substance que la valeur de la monnaie nationale demeurait inchangée et qu’elle pourrait même connaître prochainement une amélioration. En vain ! Plus grave !

Quelques heures après la réunion, la spéculation a repris de plus bel, avec l’ouguiya qui a de nouveau chuté dans le marché noir, passant de 403 à 1 Euro à 405 à l’achat.

Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

 

Inauguration par le président de la République d’un complexe commercial à Nouakchott

Inauguration par le président de la république du plus grand complexe commercial à NouakchottLe président mauritanien Mohamed O. Abdel Aziz a inauguré mercredi le plus grand centre commercial à Nouakchott, construit par le ministère de l’habitat.

Le président O. Abdel Aziz a coupé le ruban symbolique donnant le coup d’envoi à l’activité de ce centre qui doit remplacer l’ancien marché, dit « marché de la capitale » que les autorités envisagent de démolir.

Ce centre a été construit sur une superficie de 17.350 mètres carrés et compte 1171 boutiques, de 29 types, réparties entre le rez-de-chaussée et deux étages, en plus d’un espace pour les services.

Le centre qui a coûté 6 milliards d’ouguiyas prélevés sur le budget de l’état a été réalisé sous la supervision de la société « ISKAN ».

La cérémonie d’inauguration s’est déroulée en présence du premier ministre Yahya O. Hademine, la ministre de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire, Amal Mint Maouloud, le wali de Nouakchott ouest, la présidente de la communauté urbaine de Nouakchott, le hakem de la moughata de Tevrag Zeina, en plus du président de l’assemblée nationale, Mohamed O. Boilil et les membres du gouvernement.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

Mauritanie : 613 millions d’ouguiyas pour une usine de dessalement d’eau de mer

Mauritanie : 613 millions d’ouguiyas pour une usine de dessalement d’eau de merLe gouvernement mauritanien devra décaisser un montant de 613 millions d’ouguiyas, pour une usine de dessalement d’eau de mer , dans la localité de Nouadhibou, située à 465 kilomètres au Nord de Nouakchott.

Ces informations ont été révélées, mardi 21 novembre lors de la cérémonie de pose de la première pierre de cette infrastructure, présidé par le président mauritanien, Mohammed Ould Abdel Aziz.

Ainsi, si l’on se fie aux techniciens chargés du projet, cette usine, d’une capacité globale de 15000 m3/jour sera répartit en 3 unités dont chacune aura une production journalière de 5000 m3.

Ce complexe comportera également d’un réservoir de purification en béton d’une capacité de 200 m3, de cinq modules d’une capacité de 1000 m3 chacune et d’un second réservoir de stockage d’une capacité de 500 m3 pour les eaux traitées et d’un bâtiment d’exploitation et de formation.

A cette occasion, le ministre de de l’Hydraulique et de l’Assainissement, M. Yahya Ould Abd Dayem, a laissé entendre que ce projet permettra de doubler la capacité productive en eau de la ville, qui est devenue un pôle d’attractivité économique.

Le ministre a également souligné que ce projet entre dans le cadre du programme d’accessibilité à l’eau potable et d’assainissement qui vise des taux de couverture respectifs de 74% et de 44%.

Rappelons que le gouvernement mauritanien dans son agenda avait indiqué que près de 80% de la population Mauritanienne aura accès à l’eau potable à l’horizon 2018, avec l’achèvement de 947 réseaux d’adduction d’eau dans le pays.

Ibrahima Junior Dia
Source : Les Mauritanies

 

Mauritanie : La disette s’annonce dans tout le pays

Mauritanie : la disette s’annonce dans tout le pays La sécheresse qui frappe le Sahel affecte particulièrement la Mauritanie. Celle-ci tente de parer la disette qui s'annonce en 2018. Les pâturages sont grillés et les mares asséchées, comme le confirment les photos satellites de la Mauritanie publiées par Action contre la faim (ACF).

Le sorgho comme la pastèque se raréfient. En
Mauritanie, toutes les wilayas du pays sont concernées, à la différence du Sénégal ou du Tchad, dont certaines régions seulement sont affectées par la sécheresse.

Dans le
Tagant, on ne dénombre que cinq barrages sur quarante-deux conservant un peu d’eau. Le long du fleuve Sénégal, les déficits hydriques et en biomasse sont spectaculaires.

Les populations ont commencé à puiser dans leur capital. Elles entament dès maintenant leurs réserves destinées à la soudure

« La campagne avait bien commencé, commente Jean-Noël Gentile, directeur du Programme alimentaire mondial (PAM) en Mauritanie. Puis on a constaté une pause pluviométrique de 20 à 40 jours qui a obligé les agriculteurs à replanter, souvent en vain car les pluies de septembre n’ont pas rattrapé le déficit. Déjà annoncées comme inférieures aux années normales, les récoltes seront très touchées. »

Le pire est à venir

Il est trop tôt pour prédire l’étendue des dégâts, mais l’on sait d’ores et déjà qu’ils seront comparables à ceux de la précédente sécheresse, en 2011-2012.
« On observe une transhumance précoce des troupeaux vers le Mali et le Sénégal, poursuit Jean-Noël Gentile.

Cela veut dire moins de lait à boire et à vendre, et plus de malnutrition. Les populations ont commencé à puiser dans leur capital : elles vendent des bêtes et elles entament dès maintenant leurs réserves destinées à la soudure. »

Des stratégies
« négatives » (moins de repas, moins d’enfants à l’école) se mettent en place dans un pays où 28% de la population (1,076 million) se trouve en état d’insécurité alimentaire et où le taux élevé de malnutrition sévère parmi les enfants de moins de cinq ans impose des mesures d’urgence.

La
« note de synthèse sur le déroulement de l’hivernage 2017 » rédigée en octobre par le Groupe technique spécialisé (FAO, ACF, WFP, FewsNet) conclut, suite à des visites sur le terrain : « La situation alimentaire est pour l’instant stable dans toutes les wilayas du pays.

Les marchés sont bien approvisionnés en produits alimentaires importés (…) On constate néanmoins une tendance haussière des prix des céréales traditionnelles en l’absence de premières récoltes locales. »

Autrement dit, le pire est à venir. C’est pourquoi le
PAM, l’Unicef et les ONG travaillent avec le gouvernement pour anticiper une famine. « C’est une année difficile qui s’annonce », prédit le directeur du PAM en Mauritanie. Les 38 millions de dollars nécessaires en année normale pour secourir les zones les plus menacées ne suffiront sûrement pas.

Source : Jeune Afrique

 

 

A propos de notre classement sur Doing Business

A propos de notre classement sur Doing BusinessLe rapport sur le climat des affaires dans le monde, et le classement "Doing Business" qui en est tiré, publié annuellement par la Banque mondiale est un document de référence que l’homme d’affaires consulte avant d’investir dans un pays donné.

Ce rapport est une sorte de compilation des mesures prises par les gouvernements en matière d’amélioration du climat des affaires. Et même si les hommes d’affaires nationaux sont, en principe, les premiers bénéficiaires de ces améliorations, l’attraction de l’investissement direct étranger en est le principal objectif.

Selon le rapport publié cette année, notre pays a gagné 10 points par rapport à son rang de l’année dernière. Ce progrès a été présenté par le Gouvernement comme un succès éclatant dans une conférence de presse organisé pour célébrer l’événement.

Mais l’on ne peut que s’étonner de ce triomphalisme, alors que la Mauritanie reste classée au 150ème rang sur 190, parmi une catégorie de pays minés par les guerres comprenant, entre autres, la Somalie, le Yémen, la Libye, la Syrie, la République Centrafricaine, le Sud Soudan, l’Afghanistan, la République Démocratique du Congo... Le Gouvernement aurait dû pourtant faire montre de plus de modestie : "les pays de voisins", avec lesquels le Gouvernement nous compare souvent, ont tous, y compris la Gambie, été classés à des rangs supérieurs au nôtre.

Lors de la conférence en question, le ministre de l’Economie a expliqué le "bond" réalisé par notre pays par les réformes mises en œuvre pour l’amélioration du climat des affaires. Effectivement, le Gouvernement a promulgué des textes et pris des mesures pour remédier aux nombreux défauts identifiés dans les exercices précédents. Mais les ‘papiers’ et les mesures superficielles ne sont pas suffisants pour améliorer le climat des affaires.

L’amélioration réelle du climat des affaires passe par l’instauration d’un esprit et de comportements idoines et nécessite la mobilisation de tous les services publics à cet effet : nos ambassades doivent être en mesure de fournir aux investisseurs potentiels les informations concernant les potentialités de notre pays et les informations économiques et juridiques relatives à l’investissement, faciliter la délivrance des visas et les formalités d’entrée aux hommes d’affaires ; la Police des frontières et la Douane doivent aussi traiter les étrangers, en général, et les hommes d’affaires, en particulier, avec tact et respect ; last but not least, les magistrats doivent trancher les litiges et contentieux économiques et financiers avec diligence, probité et équité, loin des considérations politiques et des desiderata du pouvoir exécutif, et des soucis de carrière (promotion, affectation…), et à l’abri de toute corruption.

Plus fondamentalement, nous devons tous, citoyens, administration, magistrats, cesser de considérer l’étranger comme une proie facile, sur laquelle nous nous jetons avec voracité pour la dépouiller de tout ce qu’elle possède, et il ne s’agit pas ici du simple émigré subsaharien, venu dans notre pays pour chercher du travail, qui sera quand même dépouillé malgré le peu qu’il possède, mais de l’investisseur étranger qui est venu avec capitaux et équipements pour réaliser des bénéfices – certes -, mais qui contribue à l’accroissement de la richesse nationale et à la création d’emplois, et qui est contraint à fuir après une courte période avec ce qu’il aura pu sauver. Et les victimes de cette honteuse mentalité sont malheureusement trop nombreuses pour être citées.

Ces victimes vont par la suite, par le truchement du bouche-à-oreille et lors de rencontres et de conférences, dégrader davantage l’image que les investisseurs ont du pays.

Notre Gouvernement se doit par ailleurs d’être conscient que nous sommes en concurrence pour l’attraction des investisseurs avec les pays voisins, le Maroc et le Sénégal, deux pays touristiques qui reçoivent des centaines de milliers, voire des millions, de visiteurs par an, et qui ont une longue expérience en matière d’accueil des étrangers. Et ce n’est pas par hasard si les investisseurs les préfèrent à notre pays, en raison précisément de cette expérience, en plus de leurs autres atouts : qualité des infrastructures, compétence de l’administration, indépendance de la justice, tout au moins si on les compare à la Mauritanie.

Mais au-delà du classement dans Doing Business, le meilleur des indicateurs en matière de qualité du climat des affaires reste l’installation continue de nouveaux investisseurs. Le Gouvernement devrait à cet égard présenter annuellement une liste nominative des nouveaux investisseurs, avec les montants des investissements et les secteurs concernés, à l’appui de ce qu’il peut prétendre comme amélioration. Et on pourrait même accepter que le Gouvernement inclut dans sa liste les sociétés de farines de poisson polluantes qui se sont multipliées ces dernières années à Nouadhibou, célèbres pour leurs mauvaises odeurs, même si le "mérite" pour ces investissements revient exclusivement aux influents intermédiaires qui leur ont ouvert les portes et qui en sont les principaux bénéficiaires.

L’on devrait par ailleurs conseiller au Gouvernement de s’atteler à retenir les hommes d’affaires nationaux avant de se préoccuper de l’attraction des investisseurs étrangers. L’on a en effet constaté ces dernières années le phénomène de migration de plus en plus fréquente des hommes d’affaires mauritaniens vers des climats (des affaires) plus cléments, sous la pression insupportable des impôts, la cherté des coûts de l’énergie, le racket de l’administration (douane, police, impôts…), l’incurie de la justice et, surtout, la limitation des opportunités (permis, licences, marchés…) à un cercle étroit de privilégiés.

Si le climat des affaires n’est pas propice pour les nationaux, comment pourrait-il l’être pour les étrangers ?

Nouakchott, le 13 novembre 2017

Mohamed Lemine OULD DEIDAH

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Grogne à l’ENER

Grogne à l’ENERRien ne va plus au défunt établissement national d’entretien routier (ENER). Rattaché le mois dernier à l’ATTM (une filiale de la SNIM qui boite autant que lui du fait de la mauvaise gestion et du clientélisme qui la mine), l’établissement navigue désormais à vue.

Son directeur général a été envoyé en prison pour des broutilles au moment où d’autres (aussi bien gestionnaires que simples particuliers), comme à la Sonimex, se pavanent après avoir dilapidé des milliards. Ses employés ne sont pas payés depuis 2 mois et n’ont aucune idée du sort qui leur sera réservé. Ses créanciers (à part la MTC, filiale du groupe Ghadda) ne savent plus où donner de la tête.

L’Etat devait mettre en place une commission qui statuera sur les modalités de la fusion entre les deux entités mais elle n’a toujours pas vu le jour. Faute d’argent sans doute puisqu’il faut payer des milliards de dettes et les droits des centaines d’employés qui se retrouveront dans la rue. Un dossier chaud en perspective.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Mauritanie : une ligne de crédit du FMI pour appuyer les réformes économiques

Mauritanie  : une ligne de crédit du FMI pour appuyer les réformes économiquesLes services du FMI viennent de conclure un accord préalable avec la Mauritanie sur un programme économique visant à favoriser la croissance inclusive, maintenir la stabilité macroéconomique, rétablir la viabilité de la dette et réduire la pauvreté. Au titre de l'accord, la Mauritanie aurait accès à un crédit allant jusqu'à 162,8 millions de dollars, sur une période de trois ans.

Le gouvernement mauritanien et le Fonds monétaire international ont conclu un accord ad referendum au niveau sur un programme de réformes économiques accompagné d'un accord au titre de la facilité élargie de crédit, a annoncé ce 10 novembre l'institution de Bretton Woods.

L'accord préalable porte sur un programme d'aide triennal au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC), conditionné par un lot de réformes économiques.

«À la suite d'entretiens productifs, les services du FMI ont conclu avec les autorités mauritaniennes un accord ad referendum au niveau des services sur un programme de réformes économiques pouvant être appuyé par un accord triennal au titre de la facilité élargie de crédit», a déclaré Eric Mottun, chef d'une mission du FMI qui a séjourné dans la capitale mauritanienne du 25 septembre au 6 octobre 2017 à Nouakchott, puis à Washington.

Selon un communiqué du FMI, l'accord préalable -encore subordonné à l'approbation de la direction et du conseil d'administration du FMI, prévue en décembre prochain- donne l'accès à la Mauritanie à un crédit allant jusqu'à 115,920 millions de droits de tirages spéciaux (DTS), soit quelque 162,8 millions de dollars sur une période de trois ans.

Cette assistance du FMI a pour but de soutenir les réformes économiques du pays et d'y favoriser une croissance économique vigoureuse. «Le programme de réformes économiques de la Mauritanie, soutenu par le FMI, vise à favoriser une croissance inclusive et diversifiée qui permettra d'améliorer le niveau de vie de la population, à maintenir la stabilité macroéconomique, à rétablir la viabilité de la dette et à réduire la pauvreté», explique Eric Mottun.

Le programme d'aide du FMI amènera à poursuivre l'assainissement progressif des finances publiques afin de renforcer la viabilité de la dette, en s'appuyant sur les efforts d'ajustement et de réformes déjà effectués par le gouvernement mauritanien les deux dernières années.

Il permettra également de mettre sur pied l'espace budgétaire nécessaire pour augmenter les dépenses sociales et l'investissement dans les infrastructures grâce à la mobilisation de recettes, à l'établissement de priorités parmi les dépenses et à des réformes de la gestion de l'investissement public, recommandés par le FMI.

Soutenir la politique monétaire

Le FMI ne prévoit pas que des réformes économiques dans le cadre de son appui. L'institution attend également des autorités mauritaniennes le renforcement de leur politique monétaire.

«Le programme des autorités prévoit la mise en place d'un marché des changes compétitif et d'un cadre modernisé de politique monétaire, afin d'assurer l'accès régulier aux devises, d'assouplir le taux de change, d'assurer la liquidité et de soutenir la croissance », a déclaré le chef de mission du FMI.

Le gouvernement mauritanien entreprendra donc des mesures pour renforcer la supervision bancaire, améliorer le climat des affaires et développer le dispositif de sécurité sociale du pays.

Notons que le FMI entend également aider la Mauritanie à mobiliser ses partenaires pour sa stratégie de croissance accélérée et de prospérité partagée (SCAPP) pour la période 2017-2030. «Le programme de réformes mauritanien catalysera aussi l'appui des partenaires au développement, afin de soutenir la mise en œuvre de la stratégie de croissance accélérée et de prospérité partagée des autorités pour la période 2017-2030», précise le communiqué du FMI.

Pour rappel, la SCAPP est le nouveau référentiel sur lequel l'Etat mauritanien «va bâtir la politique de développement pour la période 2016/2030, sur la base des Objectifs de développement durables, adoptés par l'Assemblée générale des Nations unies en septembre 2016, et de l'agenda 2063 de l'Union africaine».

Source : La Tribune Afrique

 

Reprise des travaux de réhabilitation de la route Nouakchott-Rosso (tronçon Nouakchott-Bombri)

Reprise des travaux de réhabilitation de la route Nouakchott-Rosso (tronçon Nouakchott-Bombri)Délégation de l'Union européenne en Mauritanie - La Délégation de l’Union européenne finance les travaux de réhabilitation de la route Nouakchott Rosso pour un montant de 44, 5 Millions d'euros. Il s’agit actuellement du plus important projet de l’Union européenne en Mauritanie (en termes de montant).

L'entreprise française SOGEA SATOM a été retenue pour la réalisation des travaux de réhabilitation du tronçon Nouakchott- Bombri, d'une distance de 98 km (PK47-PK145), pour une durée de vingt-sept mois. Cette entreprise est une filiale du groupe Vinci, un des leaders mondiaux dans le secteur des Bâtiments et Travaux Publics (BTP).

Ce projet est un exemple du partenariat fort existant entre l'Union européenne et la Mauritanie ; dans le domaine des infrastructures. Il s’agit d’une contribution majeure à la politique mauritanienne de construction d'un réseau routier moderne.

Au cours des 30 dernières années, l'Union européenne a financé environ un tiers du réseau bitumé national et a œuvré en vue d’une politique d’équipement routier pérenne, améliorant la desserte et l'accessibilité de l'ensemble des zones de la Mauritanie.

En renforçant l'accessibilité du Sud Mauritanien, la réhabilitation de la route Nouakchott-Bombri aura un impact significatif pour l'amélioration des conditions de vie des populations et sur le développement économique du pays.

Des impacts positifs importants sont attendus en ce qui concerne l’augmentation des niveaux du trafic national et international; la réduction du prix de transport (fret et passager); la réduction des temps de transport (-20%); la réduction du nombre d’accidents de la route.

Ce projet contribuera aussi à l'intégration économique et commerciale de la Mauritanie dans la sous-région, en améliorant les possibilités d’échanges commerciaux avec le Sénégal, en lien avec la construction prochaine du pont de Rosso financé par l'UE et la BAD, et en renforçant la place de la Mauritanie comme carrefour du Maghreb et de l'Afrique Sub-saharienne.

Egalement, cette réhabilitation sera une étape de plus vers la concrétisation de l'axe Tanger-Lagos, dans le cadre de l’intégration économique régionale en Afrique de l'Ouest.

Hans Christian BEAUMOND
Chef de Coopération
Délégation de l'Union européenne en Mauritanie
Téléphone: (222) 45 25 27 24
Télécopie: (222) 45 25 35 24

Source : Délégation de l'Union européenne en Mauritanie

 

 

Mauritanie : la fermeture du puits de pétrole Chinguit a entrainé le recul de la croissance

Mauritanie : la fermeture du puits de pétrole Chinguit a entrainé le recul de la croissanceLe ministre mauritanien de l’économie et des finances, Mokhtar O. Djay a annoncé un recul de la croissance du pays en 2018 qui sera seulement de 3%, contrairement aux prévisions annoncées en 2017.

Cette annonce a été faire par le ministre jeudi, lors de la conférence de presse hebdomadaire après le conseil des ministres, alors qu’il évoquait le projet de loi relatif au budget 2018.

Selon le ministre les prévisions établies en 2017 pour 2018 estimaient une croissance de 3,5 à 4%, mais l’arrêt de l’exploitation du puits pétrolier Chinguitt dont l’apport à la croissance en 2017 a excédé 2,5%, influera négativement sur la croissance en 2018.

Le ministre a ajouté que l’inflation sera de 2,2 ou 5,2% et demeurera dans les mêmes proportions l’année prochaine, situation identique pour le déficit du compte courant qui restera entre 10 à 11%.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

Le budget d’Etat 2018 de la Mauritanie croît de 6,4%

 Le budget d’Etat 2018 de la Mauritanie croît de 6,4% Le budget d’Etat de la Mauritanie pour l’année 2018 a été fixé à 518,4 milliards d’ouguiya (1,44 milliard de dollars US), ce qui représente une augmentation de 6,4% par rapport à celui de l’année précédente qui était de 487,3 milliards d’ouguiya (1,35 milliard de dollars US), selon un communiqué sanctionnant une réunion du Conseil des ministres.

Cette augmentation est due notamment à une amélioration des performances de l’économie nationale, a souligné le ministre de l’Economie et des Finances mauritanien, Moctar Ould Diay, dans un point de presse jeudi soir à Nouakchott.

Il a expliqué que les prix des matières premières progresseront dans le même sens que celui de l’année écoulée, avec une légère augmentation pour les hydrocarbures et une stabilité au niveau du secteur minier, notamment le fer, sinon une légère diminution pour celui-ci.

Le responsable mauritanien a également prévu une certaine stabilité pour les prix des denrées alimentaires et des autres produits de base dans leur fourchette de 2017.

Selon lui, le taux de croissance était attendu entre 3,5% et 4% en 2017, mais, à cause de l'effet du retour de la croissance mondiale après le ralentissement de 2015 et 2016, l’économie nationale sera touchée l’année prochaine par la fermeture du Champ pétrolier de Chinguitty qui a contribué en 2017 pour plus de 2,5%.

Ould Diay a estimé que le taux moyen de l’inflation pour l’année en cours sera entre 2,2% et 2,5% et conservera le même niveau pour l’année prochaine.

Il a par ailleurs fait état de la mobilisation de 41 milliards d'ouguiyas (114 millions de dollars US) du budget 2018 au profit du Programme d'intervention rapide, soit une augmentation de près de 25%, afin de couvrir les besoins en aliment de bétail.

La Mauritanie redoute une année difficile pour son secteur agro-pastoral à la lumière du faible niveau de pluviométrie enregistré au cours de l’hivernage.

Source : Agence de Presse Africaine