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Economie en Mauritanie

Mauritanie : 93 millions de dollars de la chine pour la construction d’un port de pêche

Mauritanie : 93 millions de dollars de la chine pour la construction d’un port de pêche La Chine va financer la construction d’un port de pêche, sis au PK 28, sur la route Nouakchott-Rosso, à hauteur de 93 millions de dollars, soit environ 3,15 milliards N-UM.

Cette convention de financement a été signée, mercredi 28 Février, par le ministre de l’Économie et des Finances, M. El Moctar Ould Diaye et SEM. Zhang Jianguo, ambassadeur de la République populaire de Chine accrédité en Mauritanie.

Cet ouvrage , le premier du genre, donnera un nouvel élan au secteur de la pêche qui se cherche depuis des années pour jouer pleinement son rôle dans le processus de création de valeur ajoutée du pays.

A noter que le secteur de la pêche génère quelque 55000 emplois direct et indirect, selon l’Office National de la Statistique (ONS).

En 2017, le secteur a fait entrer près de 507 millions de dollars de recettes, ce qui représente environ 49% des exportations globales.

Source : Les Mauritanies

 

Signature d'un protocole d'accord entre notre pays et l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature

 

Signature d'un protocole d'accord entre notre pays et l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature Notre pays a signé, mardi soir à Nouakchott, un protocole d'accord relatif à la conservation de la nature avec l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).

Le protocole d'accord a été signé côté mauritanien par le ministre de l’environnement et du développement durable, M. Amédi Camara, et côté UICN, par sa directrice générale, Mme Inger Andersen.

Ce document comprend les axes de la coopération, notamment en matière de promotion de la conservation de la nature en Mauritanie par la mise en œuvre des accords multilatéraux et la mise en place de projets dans le cadre du Fonds pour l'environnement mondial (FEM) et du Fonds vert pour le climat en plus du soutien à la stratégie nationale de l’Agence Nationale de la Grande Muraille Verte, à la Stratégie Nationale pour la biodiversité, à la stratégie de conservation des zones humides et à l'observatoire du littoral au niveau de la direction des aires protégées du littoral de Mauritanie.

Le protocole d'accord porte également sur les moyens de renforcer le réseau des aires protégées côtières et continentales pour atteindre les objectifs de la convention internationale sur la diversité biologique.

La visite de la directrice générale de l'UICN s’est achevée par l’organisation d'une conférence de presse au cours de laquelle le ministre de l'environnement et du développement durable a passé en revue la stratégie de conservation de l'environnement de notre pays et sa politique de préservation des écosystèmes.

La directrice générale de l'UICN a, quant à elle, parlé des objectifs de sa visite en Mauritanie, exprimant la disponibilité de son institution à accompagner notre pays dans la mise en œuvre des stratégies et programmes majeurs dans le domaine de la conservation de la nature.

En marge de la cérémonie de clôture de la visite de la directrice générale de l'UICN, le 70e anniversaire de la création de cette organisation a été célébré à travers l’organisation d’une exposition traitant des échantillons des interventions de certaines ONGs mauritaniennes opérant dans le domaine de la protection de l'environnement et du développement local.

Le ministre, accompagné de la directrice générale de l’UICN, a visité les différents pavillons de cette exposition.

 

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

Mauritanie : Algold revoit à la hausse les ressources aurifères du projet Tijirit

Mauritanie : Algold revoit à la hausse les ressources aurifères du projet Tijirit   La compagnie minière Algold Resources a publié lundi, une mise à jour de l’estimation de ressources minérales pour sa propriété de Tijirit, en Mauritanie. La nouvelle évaluation a revu à la hausse le potentiel du gisement, grâce à une augmentation des ressources à la zone Eleonore.

Contrairement à une précédente estimation qui évaluait ses ressources à 357 920 onces uniquement dans la catégorie inférée, cette zone hébergerait désormais 94 250 onces d’or de ressources indiquées à une teneur de 4,08 g/t, et 394 690 onces d’or de ressources inférées à une teneur de 4,07 g/t. La compagnie a précisé que l’estimation de ressources, réalisée selon la norme NI 43-101, s’est basée sur les résultats d’un programme de forage de 50 000 m entrepris en 2017.

«Nous continuons de nous focaliser sur la structuration et l’expansion des ressources à Tijirit, qui consiste maintenant en trois principales grandes zones de minéralisation (Eleonore, Lily et Salma), très proche l’une de l’autre, ce qui permettra plusieurs futures synergies opérationnelles.», commente le CEO, François Auclair.

Le bail minier détenu par Algold à Tijirit, qui couvre une zone de plus de 300 km², est situé à environ 25km au Sud-Est de la mine d’or de Tasiast, propriété de la compagnie Kinross.


Mauritanie : la Banque Mondiale table sur une croissance de 5,2% d’ici 2020

Mauritanie : la Banque Mondiale table sur une croissance de 5,2% d’ici 2020La banque mondiale (BM) a annoncé que la croissance économique de la Mauritanie, s’établira progressivement à 5,2 % à l’horizon 2020. Cette révélation a été faite, mercredi, 21 février à Nouakchott, par une mission de la BM, lors d’une conférence de presse, dans le cadre de la présentation du rapport sur la situation économique du pays (bilan 2016/2017 et perspectives de 2020).

Ainsi, les experts de l’institution ont informé que le regain de l’activité économique sur cette période sera principalement due à l’augmentation des prix des métaux sur le marché mondial , aux réformes de la gestion des investissements publics et au financement de la stratégie nationale de croissance rapide et de prospérité partagée(SCAPP).

Faisant le point sur l’économie (2016/2017), M. Wael Mansour expert responsable des affaires économiques de la Mauritanie au sein de l’institution, a souligné que les performances économiques ont été relativement bonnes. Le pays a enregistré une augmentation de la croissance, passant de 3,5 % en 2017 contre 2% l’année précédente.

En outre, le responsable a magnifié la bonne politique financière adoptée par les autorités, en période de vaches maigres (2014, 2015) où le pays a souffert de la chute drastique des prix des matières premières notamment le fer qui représente environ 1/3 du budget national.

« Cette politique a porté ses fruits en 2016 et 2017 puisque la Mauritanie a pu réaliser un excédent budgétaire de 1,2% du PIB », a-t-il remarqué

Et d’ajouter que, « cela a conduit à un recul du taux d’endettement général pour la première fois depuis plusieurs années ».

Rappelons que la Mauritanie s’est lancée dans un processus de diversification de son économie pour contre carrer les effets pervers du marché des matières premières notamment des produits miniers.

Source : Les Mauritanies

 

 

Perception de la corruption : la Mauritanie 4e pays le plus corrompu au Maghreb

Perception de la corruption : la Mauritanie 4e pays le plus corrompu au MaghrebLa Mauritanie devra encore faire des efforts pour freiner le fléau de la corruption dans le pays. En effet, le nouveau rapport 2017 de Transparency international sur la perception de la corruption, vient de classer, la Mauritanie successivement comme le 4e pays maghrébin le plus corrompu.

Elle ne devance que la Lybie (5 ; 171) et arrive loin derrière la Tunisie (1 ; 74), le Maroc (2 ; 41) et l’Algérie (3 ; 112). Ainsi, avec un total de 28 points sur 100, la Mauritanie occupe également la 143e place mondiale et le 33e rang africain.

A l’échelle africaine, le top 5 des pays les moins corrompus revient respectivement, au Botswana (1 ; 34), aux Seychelles (2 ; 36), au Cap vert (3 ; 48), au Rwanda (4 ; 48) et à la Namibie (5 ; 53).

A noter que, le document de cette année, qui a effectué ce classement dans 176 pays, a mis un accent particulier sur la relation entre la corruption et l’inégalité dans la répartition des revenus.

Source : Les Mauritanies

 

 

Banque mondiale : les permutations répétées des responsables ont nui à l’économie mauritanienne

Banque mondiale : les permutations répétées des responsables ont nui à l’économie mauritanienneLe directeur des opérations de la Banque mondiale en Mauritanie, Laurent Mesilati, a déclaré que les fréquentes permutations des fonctionnaires entravent les investissements publics et affaiblissent l’efficacité des opérations.

Le représentant de l’institution monétaire a ajouté, lors d’une conférence de presse organisée par les institutions de Bretton Woods ce mercredi matin à Nouakchott, pour présenter leur rapport annuel sur la Mauritanie, que le transfert du personnel des départements de l’économie, des finances et du budget entre ces départements, a considérablement affaibli la coordination entre ces différents services et a créé une confusion dans la détermination des priorités que nécessite le développement.

Le représentant de la banque mondiale a regretté le manque de compétences dans le domaine des ressources humaines, qui est la soupape de sécurité pour le développement de l’économie.

Source : mourassiloun.com
Traduit par Adrar.Info

 

La Mauritanie a enregistré 3,5% de croissance en 2017 (rapport Banque Mondiale)

La Mauritanie a enregistré un  taux de croissance de 3,5% du Produit Intérieur Brut en 2017, soit une  hausse par rapport aux  2% de l’année 2016,  selon un rapport de la Banque Mondiale (BM) sur la situation économique  du pays  présenté mercredi.

Cette embellie de la croissance « est tirée par le secteur de la pêche, le commerce et les industries manufacturières. L’inflation a atteint 2,4% en 2017. Elle est en hausse par à 2016 (1,5%). Une hausse qui reflète surtout la tendance des prix des denrées alimentaires importées et l’effet de la dépréciation de l’ouguiya ».

Le Rapport attribue cette reprise « à l’amélioration de la consommation privée et la reprise graduelle des prix internationaux du fer et du cuivre, ainsi que la tenue de l’activité économique non extractive».

Le rapport note toutefois, que « cette reprise est plutôt lente et compromet les gains  en terme de réduction de la pauvreté, accrue entre 2008 et 2014, durant la période du boom minier.
En effet, les estimations de la Banque mondiale montrent  que la réduction de la pauvreté s’est presque figée en 2017, mais que le nombre absolu des pauvres continue d’augmenter, avec une économie qui a du mal à créer des emplois.

Ces résultats aggravent la tension sociale et mettent en évidence la nécessité d’améliorer la croissance, investir dans le capital humain et réformer les filets pour améliorer les conditions de vie des populations les plus pauvres et les plus vulnérables».
Ce document périodique souligne « les tendances économiques récentes » et soumet  au débat « les problèmes de développement pertinents ».

Il aborde la question de la consolidation budgétaire à travers l’angle des investissements publics et des dépenses sur les filets sociaux. Evolution des programmes des filets sociaux pour donner des opportunités économiques aux pauvres, leur permettre de créer une activité génératrice de revenus.

Source : lecalame.info

 

FMI: "En Mauritanie, le taux d’endettement est trop élevé par rapport à la taille de l’économie"

FMI: Le Directeur Général adjoint du Fonds Monétaire International Mitshuhiro Furusawa qualifié "le taux des dettes extérieures de la Mauritanie de trop élevée par rapport à la taille de l’économie" rassurant toutefois qu’elle "demeure toujours en deçà du niveau inquiétant".

Le directeur s’exprimait au cours d’une interview qu’il a accordée à Alakhbar en marge de sa visite en Mauritanie. Le haut responsable a indiqué que "les taux d’endettement fin 2017 ont atteint 73% du produit Intérieur Brut PIB (hors dette passive du Koweït)".

Heureusement, se félicite Furusawa, "que la grande partie de ces dettes sont accordées à titre des prêts concessionnels et semi-concessionnels et dont les charges demeurent encore dans la mesure du possible".

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

Mauritanie: le directeur général adjoint du FMI à Nouakchott

Mauritanie: le directeur général adjoint du FMI à Nouakchott Le directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI), Mitsuhiro Furusawa, entame une visite de travail en Mauritanie ce jeudi, en réponse à une invitation des autorités.

A l’agenda de son séjour, des rencontres avec le président Mohamed Ould Abdel Aziz, le Premier ministre, Yahya Ould Hademine, le ministre de l’Economie et des finances, le gouverneur de la Banque centrale de Mauritanie (BCM) et de nombreux autres membres du gouvernement et acteurs du secteur public.

Furusawa prévoit également des entretiens avec les opérateurs du secteur privé et les syndicats. "Ces différents contacts vont permettre d’échanger sur les défis à venir pour envisager comment le FMI peut accompagner le pays dans la mise en œuvre des politiques et des réformes visant une croissance plus forte et inclusive bénéficiant à tous les Mauritaniens".

Il a par la même occasion souligné que "les principaux défis auxquels fait face la Mauritanie sont la diversification de l’économie et la création d'emplois pour réduire la pauvreté et les inégalités".

Parlant du contexte de cette visite, Furusawa rappelle que "la baisse des cours mondiaux du fer en 2014-2015 a ralenti la croissance et réduit les recettes publiques tirées des exportations. Les autorités ont bien réagi et réussi à rétablir les grands équilibres macroéconomiques".
La Mauritanie tire plus d’un tiers de ses ressources budgétaires des exportations du minerai de fer. Partant, le haut responsable de l’institution financière estime "qu’à présent, une plus grande diversification du tissu économique permettrait de mieux répondre aux fluctuations des cours internationaux des matières de base.

Il faut aussi améliorer la qualité de la formation des ressources humaines et réaliser des infrastructures, facteurs indispensables à une croissance durable et inclusive".


Rappelons que fin 2017, le gouvernement mauritanien et le FMI ont signé un accord pour un programme de Facilité élargie de crédit (FEC) en vertu duquel Nouakchott va bénéficier d’un soutien de 163,2 millions de dollars sur une période de 3 ans.

En contrepartie, le FMI préconise plusieurs réformes structurelles, dont la poursuite du rééquilibrage des finances publiques en vue de créer un espace budgétaire pour financer les dépenses sociales et les infrastructures, grâce à la mobilisation des recettes et la modernisation du cadre de la politique monétaire, avec un marché des changes plus compétitif en vue d’assurer un accès régulier aux devises.

Enfin, le taux d'endettement, qui s'établit à 73% du Produit intérieur brut (hors dette passive du Kowait), est relativement élevé par rapport à la taille de l’économie mauritanienne. Le FMI alerte contre un risque de surendettement.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le360 (Maroc)

 

 

 

EXXON Mobil arrive en Mauritanie

EXXON Mobil arrive en MauritanieAu conseil des ministres du 21 décembre 2017, trois des dix permis d’exploration attribués par le gouvernement mauritanien sont tombés dans l’escarcelle de l’américaine Exxon Mobil.

C’est à travers Exxon Mobil Exploration and Production Mauritania Deepwater Ltd., sa filiale à 100%, que le major américain a signé des contrats de partage de production avec le gouvernement pour trois blocs en eau profonde au large de la Mauritanie.

«Ces blocs renforcent la position de leader mondial d’Exxon Mobil eu égard à ses superficies d’exploration par grands fonds», explique Steve Greenlee, président d’Exxon Mobil Exploration Company. «Nous remercions le gouvernement mauritanien de nous donner l’opportunité d’évaluer le potentiel de ces blocs en utilisant notre expérience et une technologie de pointe».

Les blocs C22, C17 et C14 sont situés à environ 200 kilomètres, ou 124 mille au large de la Mauritanie. Leur superficie combinée s’élève à près de 34 000 km2 dans une profondeur d’eau variant de 1 000 mètres à 3 500 mètres, ou de 3 300 pieds à 11 500 pieds.

Après l’approbation des contrats par le gouvernement, Exxon Mobil peut maintenant entreprendre des activités d’exploration, notamment l’acquisition et l’analyse de données sismiques. Exxon Mobil exécutera le programme de travaux en qualité d’opérateur, avec une participation de 90%.

La Société mauritanienne des hydrocarbures et du patrimoine minier détient une participation de 10%. Exxon Mobil est la plus importante société pétrolière et gazière internationale cotée en bourse (416 milliards de dollars).

Elle détient le portefeuille de ressources le plus substantiel de l’industrie (avec un chiffre d’affaires de 257 milliards de dollars en 2015, pour un bénéfice de 16,2 milliards), et se place au premier rang pour le raffinage et le marketing des produits pétroliers.

 

Les centrales syndicales ouvrières dénoncent la hausse des prix

Les centrales syndicales ouvrières dénoncent la hausse des prixLes principales centrales syndicales mauritaniennes : La Confédération Générale des travailleurs de Mauritanie (CGTM), la Confédération libre des travailleurs de Mauritanie (CLTM), la Confédération nationale des travailleurs mauritaniens (CNTM), l’Union Générale des syndicats professionnels mauritaniennes (UGSPM), la Confédération mauritanienne des travailleurs (CMT) ont tenu une conférence de presse, le jeudi passé, au siège de la CGTM à Nouakchott.

La conférence de presse était animée par les secrétaires généraux desdites organisations syndicales, en l’occurrence messieurs, Abdellahiould Mohamed dit NAHAH, Samoury Ould Beye, Mohamed Ahmed Ould Saleck, Abdellahi Saleh Ould Mohamed Loghmane et Mohamed Ould Yargue.

Au cours de la conférence de presse, le dirigeants syndicaux ont exprimé leur préoccupation face à la hausse vertigineuse des prix, en particulier celui des denrées alimentaires, des médicaments et des services de base, et leur refus total de la politique de liquidation des établissements publics, qui fait partie d'une politique économique qui mènera à terme à un effondrement complet du système économique.

Aussi, les premiers responsables des organisations syndicales ouvrières ont lancé un appel pressant aux autorités compétentes pour qu’elles adoptent une politique économique efficace urgente et inclusive face à la crise étouffante

Ils ont appelé à la reprise immédiate de négociations sérieuses et ont exhorté les travailleurs à conjuguer leurs efforts pour faire aboutir leurs revendications. Les dirigeants syndicaux ont indiqué que , depuis quelque temps, notre pays vit une grave crise économique caractérisée par une pauvreté extrême et un accès limité aux services de santé et d'éducation abandonnés par l'Etat et laissés aux spéculations des opérateurs privés, laissant le citoyen à la merci du Secteur privé dans des domaines aussi vitaux.

La crise n'a cessé de s'empirer à cause des politiques économiques dans lesquelles le citoyen et particulièrement le travailleur n’y est strictement pour rien. C’est ainsi que le pouvoir d’achat des citoyens s'est détérioré à un rythme sans précédent suite à la hausse spectaculaire des prix consécutive au relèvement du tarif douanier introduit par la loi de finance de 2018 et à la dépréciation de l’ouguiya face à la monnaie étrangère.

Et à titre d’illustration, les cinq organisations syndicales ont procédé à une comparaison des prix des produits de base au cours des mois de janvier 2017 et 2018, une comparaison qui a donné le résultat suivant :

Les Produits de base Janvier 2017 (UM) Janvier 2018 (UM) Taux d’augmentation (%)

1 Kg du Riz 300 350 16

1 Kg des pates macaroni 400 500 25

1 litre d’huile 500 650 30

Les organisations syndicales ont noté que tous ces facteurs venaient d’affecter négativement les conditions de vie des citoyens et notamment la classe ouvrière qui souffre déjà de bas salaires le SMIG ne dépassant pas 3 000 nouvelle ouguiyas et la vétusté du régime de sécurité sociale des travailleurs et des fonctionnaires qui n’a subi aucune modification substantielle depuis 1967.

Parallèlement à cela, le gouvernement continue ses politiques économiques destructrices provoquant la faillite de certaines entreprises publiques qui contribuaient à l'équilibre du marché en maintenant les prix des produits de base et des services stratégiques liés aux infrastructures et occupant des centaines de citoyens qui comptent désormais parmi les chômeurs.

Ces mesures sont prises dans une année où la sécheresse frappe de plein fouet tout le pays et a anéanti une grande partie des cultures et du bétail, et les mesures prises par le gouvernement mauritanien jusqu'à présent pour en réduire les dégâts ne donne pas pleine satisfaction.

Source : CGTM Mauritanie

 

 

Vingt-cinq millions de dollars pour l’agriculture irriguée en Mauritanie

Vingt-cinq millions de dollars pour l’agriculture irriguée en MauritanieL’Agence internationale de développement (AID) qui relève de la Banque mondiale, a accordé à la Mauritanie un appui financier de 25 millions de dollars.

L’accord portant dans ce sens a été signé jeudi à Nouakchott par le ministre mauritanien de l'Economie et des Finances, Moctar Ould Diay, et le représentant résident de la Banque mondiale à Nouakchott, Laurent Mselaty.

Cette enveloppe est destinée au financement de la composante mauritanienne du Projet d’appui régional à l'initiative d'irrigation au Sahel.

Ladite initiative correspond à la mise en œuvre, sur le terrain, de l'engagement des dirigeants des Etats du Comité Inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS), pris au cours de leur sommet tenu à Dakar en 2013 et portant sur l’appui de l'agriculture irriguée dans le Sahel.

En signant l’accord, le ministre Ould Diay a souligné que la Mauritanie dispose de plus de 135.000 ha de terres arables et d’importantes ressources hydrauliques de surface.

Mais, a-t-il relevé, l’apport de ces ressources est resté en deçà des ambitions puisque le pays dépense plus de 300 millions de dollars en devises par an sur dans les importations de produits alimentaires.

Le ministre a expliqué que le Projet d’appui régional à l'initiative d'irrigation au Sahel va appuyer les efforts nationaux déployés au cours des dernières années pour promouvoir le secteur agricole, en particulier la culture irriguée.

Pour lui, le même projet soutiendra aussi la sécurité alimentaire à travers le développement de la résilience chez les populations des zones fragiles relevant du domaine de son intervention.

De son côté, le représentant résident de la Banque mondiale a souligné l'importance de ce projet, « très attendu par les Etats bénéficiaires », et salué le succès de l’atelier technique sur son lancement organisé en Mauritanie.

Source : Agence de Presse Africaine

 

 

Mauritanie : 25 millions de dollars de la BM pour appuyer l’agriculture irriguée

Mauritanie : 25 millions de dollars de la BM pour appuyer l’agriculture irriguéeLa banque mondiale (BM) a octroyé à la Mauritanie, un don d’une valeur de 25 millions de dollars, soit environ 9 milliards ouguiyas (MRO), pour booster l’agriculture irriguée dans le pays.

Cette annonce a été faite, par la BM en prélude du 18e Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS), ce mercredi 7 février à Niamey.

Ainsi, l’institution a fait savoir que ce financement entre dans le cadre du projet d’appui régional à l’Initiative au Sahel (PARIIS), qui concerne 6 pays membres du CILLS (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad et Sénégal) dont chacun recevra le même montant.

« Cet appui fait partie des 170 millions de dollars approuvé dernièrement par le conseil d’administration de la banque », a indiqué l’institution de Bretton Woods.

Il vise essentiellement à accompagner l’agriculture irriguée dans la région du sahel afin qu’elle soit beaucoup plus productive, rentable, durable et capable de générer des revenus, assurant ainsi la sécurité alimentaire dans cette zone.

Rappelons que le PARIIS est le premier projet opérationnel de l’Initiative pour l’irrigation au Sahel (2iS) et vise à répondre aux besoins concrets d’investissements des États.

Source : Les Mauritanies

 

 

Mauritanie: le FMI octroie des crédits mais exige des réformes

Mauritanie: le FMI octroie des crédits mais exige des réformesFace à la situation économique difficile que traverse le pays, plusieurs réformes seront mises en œuvre par le gouvernement mauritanien dans le cadre du programme de Facilité élargie de crédit (FEC) conclu avec le Fonds monétaire international (FMI) fin 2017, selon le directeur du département Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) de l’institution financière, Jihad Azour.

Ce programme, exécuté sur 3 années, prévoit un appui financier global de 163,3 millions de dollars, dont 23 millions de dollars décaissés dès la signature.

Ainsi «le FMI, qui a toujours accompagné le pays à travers 16 programmes, des missions d’évaluation, des conseils de politiques économiques, l’appui pour le développement du capital humain au sein de l’administration publique, va poursuivre et approfondir la même tendance», qui ajoute que «les politiques appuyées par l’accord proposé au titre de la FEC,

veilleront à assurer un assainissement budgétaire progressif pour renforcer la viabilité de la dette, tout en créant une marge de manœuvre budgétaire pour accroître les dépenses sociales et l’investissement en infrastructures, en mobilisant les recettes, hiérarchisant les dépenses, et en réformant la gestion de l’investissement public».

Jihad Azour estime que «l’assainissement des finances publiques demeure nécessaire pour renforcer la viabilité de la dette.

Mais le rythme et la composition de cet assainissement doivent contribuer à stimuler la reprise naissante, notamment en rééquilibrant le budget vers des dépenses sociales, tout en assurant une marge de manœuvre nécessaire aux investissements prioritaires en infrastructures».


De même, selon toujours Azour, «les autorités entendent instaurer un marché des changes plus compétitif, parallèlement à un cadre modernisé de politique monétaire pour assurer un accès régulier aux devises, remédier au déficit de liquidités et accompagner la croissance. Des mesures seront prises pour renforcer la surveillance bancaire, améliorer le climat des affaires et élargir les dispositifs de protection sociale».

Par ailleurs, ajoute le responsable de la région MENA, «un accord aboutissant à un programme avec le FMI implique l’intensification de notre engagement financier, assistance technique, dialogue et suivi avec les autorités mauritaniennes. Plusieurs missions sont au programme dans un futur proche». Une de ces missions séjourne actuellement à Nouakchott.

Au sujet de l’évolution récente de l’économie mauritanienne, une note du FMI publiée en décembre 2017 constatait la réalité d’un pays exportateur de produits de base «confronté au défi de la faiblesse et la volatilité des cours mondiaux, notamment la chute du prix du minerai de fer, qui génère plus d’un tiers des ressources budgétaires».

Cette situation s’est traduite par la réduction de moitié des recettes d’exportation, l’accentuation des déséquilibres et la mise en évidence des vulnérabilités financières.

Les autorités ont résorbé le déficit budgétaire de manière significative en mobilisant des dons et prêts extérieurs. Ce qui a permis de rétablir la stabilité macroéconomique et de stabiliser la dette à 69% du Produit intérieur brut (PIB), en dehors d’une dette non active du Koweït représentant 20% du PIB.

Parallèlement, la croissance a rebondi pour se situer à 1,6% en 2016, et 3,1% en 2017.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le360 (Maroc)

 

 

Mauritanie: les pêcheurs artisanaux en colère

Mauritanie: les pêcheurs artisanaux en colèrePrivés du droit d'accès à la plage faute de badges, les pêcheurs artisanaux de Nouakchott ont organisé une marche de protestation jeudi, pour demander des explications aux autorités.

Les pêcheurs artisanaux de Nouakchott sont en colère contre l’administration du sous-secteur. Ainsi, fortement mobilisés ce jeudi, avec une foule de plusieurs centaines de personnes, ils ont marché de la plage au Centre hospitalier national (CHN), sur environ 5 kilomètres, pour protester contre «l’impossibilité de disposer de badges leur permettant d’accéder au lieu où s’exercent quotidiennement leurs activités».

Aussitôt la marche déclenchée, des unités de police ont été déployées dans les environs du centre hospitalier, avec des patrouilles dans le quartier de la Sebkha (populeuse banlieue sud-ouest de la capitale mauritanienne).

Un pêcheur, venant du département de Keur Macène (sud-ouest du pays) laisse parler son ras-le-bol: «Nous sommes mauritaniens et disposons de tous les pièces et documents officiels attestant notre statut de citoyens de ce pays, mais on nous refuse l’accès à la mer sans concertation et sans explication par rapport aux motivations de cette mesure».

Sur le même ton, un autre, natif de Nouakchott, invite les autorités «à clarifier leur démarche, car nous sommes totalement désorientés par une politique déconcertante et incohérente, qui prétend protéger la ressource nationale et les intérêts des consommateurs, tout en dressant des obstacles sur le chemin des acteurs chargés de ravitailler le marché en poissons, avec des risques de provoquer une pénurie et des hausses de prix injustifiées».

Cette marche des pêcheurs artisanaux de Nouakchott, notent les observateurs, intervient 24 heures après le lancement dans la ville de Nouadhibou (465 kilomètres au nord de Nouakchott) d’une campagne de recensement et d’immatriculation des embarcations de pêche artisanale le long de la côte adjacente à la Zone économique exclusive (ZEE). Un lancement présidé par le ministre de la Pêche et de l’économie maritime, Nany Ould Chrougha.

Décrivant cette opération, l’Agence mauritanienne d’information (AMI) avait souligné qu'«il s’agit d’un certain nombre d’activités comprenant: le recensement, l’immatriculation des embarcations de la pêche artisanale, l’enrôlement des pêcheurs artisanaux, en plus de la mise en œuvre du mécanisme de suivi et de contrôle qui sera ultérieurement appliqué» pour assurer la continuité de l’opération.

Dans une allocution prononcée au cours de la cérémonie de lancement, le ministre de la Pêche et de l’économie maritime a rappelé l’importance du secteur pour l’économie nationale en termes d’offre d’emplois et de contribution au budget national.

Rappelons que la Fédération libre de la pêche artisanale du nord (FLPAN) avait dénoncé, dans un communiqué, l’étouffement des activités des opérateurs nationaux à la fois au niveau des filières artisanale et industrielle, au profit des navires étrangers, dans une déclaration publiée la mi-janvier dernier. Elle avait fait part d'«une déstructuration du secteur» dont l’origine est à rechercher «dans la mise en œuvre de la nouvelle stratégie des quotas» engagée depuis 2 ans.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le360 (Maroc)

 

 

SONIMEX : le certificat de décès officiellement signé

SONIMEX : le certificat de décès officiellement signéL’assemblée générale de la société nationale d’import export, SONIMEX, a approuvé définitivement mercredi la liquidation de la société.

Cette société naguère sollicitée dans le cadre de la politique de lutte contre la pauvreté et la sécheresse, avait connu récemment d’importantes difficultés financières dues à des manquements et la corruption qui ont affecté la gestion de la société.

L’assemblée générale de la société avait tenu mercredi une réunion à Nouakchott et les actionnaires ont convenu, à l’unanimité, de déclarer la faillite de l’institution créée au début de l’indépendance du pays, au milieu du siècle dernier.

L’assemblée générale est constituée d’actionnaires des secteurs publics et privés.

Deux experts comptables ont été chargés de la liquidation de la société.

Il s’agit de Mohamed Lemine O. Bedi et Ahmed Chérif O. Cheikhna.

Le gouvernement mauritanien qui avait clairement annoncé sa volonté de liquider la société, avait décidé de transférer ses missions au commissariat à la sécurité alimentaire.

Seulement la liquidation de la SONIMEX ouvre la porte à une grande controverse dans le pays, surtout après l’ouverture de dossiers de corruption au sein de la société.

Pour l’opposition il s’agit là d’une volonté du régime de clore le dossier de ces manquements dans la gestion de la société.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

Augmentation des prix des denrées de base, suivant l’augmentation des taxes douanières

Augmentation des prix des denrées de base, suivant l’augmentation des taxes douanièresLes prix des denrées de première nécessité importée, ont augmenté de façon vertigineuse. Le prix du sac de riz (type Yebreg) dit de 1ère qualité, a atteint 17 000 UM au lieu de 12000, il y’a quelques mois mois. Tandis que le prix de la deuxième catégorie a atteint 15 000 UM.

Le prix d’une caisse de 10 Kg de farine de blé subventionné , est passé à 4000 UM au lieu de 3000 UM . Les commerçants de la rue « Rizgh » à Nouakchott ont déclaré à « mourassiloun.com », que l’augmentation des taxes douanières imposée par l’état aux importateurs est la principale raison de l’augmentation des prix de ces denrées et autres produits importés.

Les services de douane ont déclaré avoir récolté l’année dernière, 186 milliards d’Ouguiyas qui représentent 40% du budget national.

Certains économistes considèrent que l’imposition à outrance, de taxes sur tous les types de produits importés,  se répercute directement ou indirectement sur les citoyens, érode l’économie et conduit à son effondrement.

Source : mourassiloun.com
Traduit par
Adrar.Info

 

Une mission économique multisectorielle d’hommes d’affaires Tunisiens en Mauritanie du 13 au 16 mars 2018

Une mission économique multisectorielle d’hommes d’affaires Tunisiens en Mauritanie du 13 au 16 mars 2018Une mission économique multisectorielle d’hommes d’affaires Tunisiens sera organisée, du 13 au 16 Mars 2018 à Nouakchott (Mauritanie), en marge de la tenue de la dix-huitième réunion de la Haute Commission Mixte Tuniso-Mauritanienne, a indiqué le Centre de promotion des exportations (CEPEX) sur son site électronique.

Les entreprises tunisiennes souhaitant prendre part à cet événement, sont appelées à envoyer la fiche de participation avant le Jeudi 15 février 2018, précise la même source.

Et d’ajouter que le programme de la comportera, un forum économique Tuniso-Mauritanien, ainsi que des rencontres professionnelles B to B, avec les opérateurs économiques mauritaniens.

Certaines entreprises tunisiennes investissent sur le marché mauritanien, en particulier dans le secteur des télécommunications.

Source : Webmanagercenter

 

L'Assemblée nationale adopte un projet de loi modifiant la loi portant création de l'unité monétaire nationale

L'Assemblée nationale adopte un projet de loi modifiant la loi portant création de l'unité monétaire nationaleL'Assemblée nationale a adopté mercredi, au cours d’une plénière présidée par son premier vice-président, M. Mohamed Yahya Ould El Kharchi, un projet de loi relatif au décret portant modification de la loi n° 73.135 du 18 juin 1973, instituant l’unité monétaire nationale.

Le ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances chargé du budget, M. Mohamed Ould Kembou, a rappelé à cette occasion, dans l’exposé qu’il a présenté devant les députés, l’autorisation faite par cette auguste chambre parlementaire au gouvernement, conformément à l'article 60 de la constitution de prendre, suivant une ordonnance, toutes les mesures nécessaires au changement de la base de l'unité monétaire nationale.

Il a souligné que Partant de la loi de requalification n ° 036 -2017, en date du 27 décembre 2017, il a été adopté une ordonnance modifiant la loi n ° 135 -73, en date du 18 Juin 1973, portant création de l'unité monétaire nationale.

« L’article 2 de cette loi de requalification précitée, stipule que le projet de loi d’adoption de l’ordonnance, doit être soumis à l'Assemblée nationale au plus tard le 30 mai 2018 », a-t-il ajouté.

Les députés ont apprécié dans leurs interventions la présentation du projet de loi dans les délais fixés, appelant à œuvrer en faveur du renforcement de la valeur de l'ouguiya et du contrôle de la hausse des prix.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

L’Assemblée nationale adopte le projet de loi portant sur les transactions électroniques

L’Assemblée nationale adopte le projet de loi portant sur les transactions électroniquesL’Assemblée nationale a adopté mardi après- midi au cours d’une séance plénière présidée par son premier vice-président, M. Mohamed Yahya Ould Kherchy le projet de loi portant sur les transactions électroniques.

Le gouvernement était représenté à cette séance par le ministre de l’emploi, de la formation professionnelle et des TICs, M. Seyidna Ali Ould Mohamed Khouna, entouré par certains de ses collaborateurs.

Le projet est composé de 102 articles répartis entre plusieurs chapitres qui définissent les concepts abordés par ce projet, l’écrit électronique, la responsabilité des fournisseurs des services d’accès électronique, la publication des services de communication, le commerce électronique, la sécurisation des échanges électroniques etc.

Le ministre a estimé que les transactions électroniques se sont imposés comme moyen de développement incontournable ce qui rend nécessaire la mise en place d’un cadre juridique cohérent qui régit le domaine des transactions électroniques afin de garantir la sécurité des opérations et encourager l’émergence d’une économie numérique fiable et d’une administration électroniques efficiente.

Le ministre a rappelé la promulgation récente de deux lois du cadre juridique de la société mauritanienne de l’information, relevant que la législation dans ce domaine se limite encore aux opérations bancaires et à certains aspects du commerce électronique ayant auparavant fait l’objet d’un encadrement par l’ordonnance N° 2006 – 031 en date du 23 août 2006 relative aux instruments de payement et aux opérations du commerce électronique et ses textes d’application, relevant que le présent projet de loi intervient pour renforcer le cadre juridique de cette société mauritanienne de l’information.

Il a précisé que le projet de loi vise à dématérialiser les procédures et formalités administratives et à s’appliquer aux transactions électroniques portant sur les opérations économiques ou toutes prestations de service qui se font grâce à l’usage des techniques numériques. Le projet innove par certaines dispositions portant notamment sur :

• L’acceptation de l’écrit électronique dans toutes les transactions, échanges d’informations ou documents ou contrats administratifs ;

• La protection de la dimension éthique et morale dans le cyberespace ;

• La définition de la notion de commerce électronique ainsi que les règles établissant la responsabilité du prestataire de ce service dans ce domaine ;

• La consécration de l’écrit électronique en sa qualité de document équivalent au support papier à plusieurs niveaux ;

• La préservation des acquis en matière de liberté d’expression conformément à la législation relative à la liberté de la presse en vigueur en Mauritanie ;

• La sécurisation des transactions électroniques à travers la création d’une Autorité Nationale de Certification chargée de définir et d’appliquer les politiques nationales dans ce domaine.

Le ministre a indiqué que l’Etat a appliqué des politiques efficientes pour accompagner le développement en matière de NTICs en réalisant des infrastructures comme le câble sous- marin de fibres optiques, le point d’échanges internet.

Les députés ont apprécié la clarté de l’exposé présenté par le ministre et souligné l’importance du projet de loi qui vient en temps opportun après l’entrée de l’informatique dans chaque foyer, relevant les nombreux défis qui menacent la société en général et les franges jeunes en particulier.

Les députés ont engagé le gouvernement à œuvrer à accompagner la révolution numérique prévalant dans ce domaine et à s’atteler à combler les lacunes qui ne manqueront pas à se manifester à l’issue des développements successifs du secteur pour faire face à leurs répercussions négatives sur la société et tirer le meilleur profit de l’apport positif de cette révolution numérique. Ils se sont interrogés sur les résultats des politiques gouvernementales appliquées dans ce domaine notamment en matière d’infrastructures de base nécessaires pour tirer profit de ce secteur.

Certains députés ont relevé que le projet de loi présenté aborde un sujet à la fois d’une importance capitale et d’une rare complexité, ce qui requiert de lui donner davantage de temps pour l’étudier à fond dans ses différents aspects et approfondir la compréhension des concepts qu’il recouvre, tenter de limiter ses répercussions négatives et s’assurer que ce projet embrasse tous les aspects dans leur globalité et est apte à réaliser les objectifs qui en sont attendus.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Mauritanie: les effets du changement de la valeur faciale de l'ouguiya suscitent des débats

Vidéo. Mauritanie: les effets du changement de la valeur faciale de l'ouguiya suscitent des débatsPlus de 3 semaines après le lancement de l'opération de démonétisation et de changement de base de l'ouguiya, le débat contradictoire continue entre ceux qui soutiennent la thèse d'une baisse de valeur à doses homéopathiques et la hausse des prix, et la banque centrale qui rejette ces allégations.

Le changement de base de la monnaie nationale mauritanienne, l’ouguiya, entrée en vigueur depuis le 01 janvier 2017, reste toujours au centre du débat en Mauritanie.

Certains, comme Moussa Fall, économiste, diplômé de l’Institution de gestion des entreprises de Paris, affiliée à la prestigieuse Sorbonne, ex cadre de la Banque centrale mauritanienne et qui a dirigé plusieurs sociétés au cours des 30 dernières années -Société mauritanienne d’Import-Export (SONIMEX), Société mauritanienne de commercialisation des produits pétroliers (SMCPP), SOMIR, Agence nationale pour la réinsertion des réfugiés (ANAIR) et président du Conseil d’administration de la Société mauritanienne des hydrocarbures (SMH)- figure parmi ceux qui fustigent cette opération de démonétisation et de changement de valeur faciale de l'ouguiya.

Trois semaines après l’entrée en vigueur de la mesure, il établit un constat en mettant l'accent sur une tendance naturelle et généralisée de hausse des prix, qu'il explique par "une anticipation des opérateurs par rapport à un risque d’inflation et de dévaluation de la monnaie par saut de puce (une baisse de la valeur de l’argent qui se fait en douceur)".

"La dévaluation est une mesure monétaire prise dans le contexte d’une économie en difficulté, avec un objectif précis et des mesures d’accompagnement. Mais ici, on va vers une espèce de dévaluation en douceur, sans objet précis, ni mesures d’accompagnement", précise-t-il.

Egalement homme politique, Moussa Fall qui est le président du Mouvement pour le changement démocratique (opposition), rappelle les nombreuses réformes entreprises par le président Mohamed Ould Abdel Aziz en fin de mandat et s’interroge sur leur véritable sens et motivation.

Balayant ces insinuations d'un revers de la main, Sidi Mohamed Ould Dhaker, directeur du Centre de pilotage stratégie et responsable de la Communication à la Banque centrale de Mauritanie (BCM), explique que "l’opération de démonétisation se déroule très bien sur toute l’étendue du territoire national plus de 3 semaines après le lancement. Les nouvelles coupures circulent en grand nombre", avant d'ajouter qu'"il n y a pas eu de hausses massives des prix, mais un phénomène de spéculation à dimension très limitée".

Par ailleurs, sur le volet de la dévaluation, il explique que "parler de dévaluation est un non sens, dans un système de change libre. Car, par rapport au dollar, monnaie par le biais de laquelle 85% des importations de la Mauritanie sont libellées, l’ouguiya s’est apprécié entre janvier 2017 et janvier 2018. La dépréciation, c’est juste par rapport à l’euro".

Reste qu'au niveau du marché de change, ce sont toutes les devises qui se sont appréciées par rapport à l'ouguiya depuis l'annonce de l'opération de démonétisation combinée à un changement de la valeur faciale de la monnaie. Est-ce seulement sous l'effet des spéculateurs? Le temps donnera raison à l'un ou à l'autre. Une seule certitude, tout de même, cette opération a renchéri le coût de la vie à cause des spéculateurs qui ont profité de l'absence de l'Etat au niveau du contrôle des prix.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le360 (Maroc)