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Economie en Mauritanie

Mauritanie: le ROSA tire la sonnette d'alarme face à une crise pastorale explosive

 

Mauritanie: le ROSA tire la sonnette d'alarme face à une crise pastorale explosiveLa Mauritanie est actuellement confrontée à une année de grande sécheresse imputable à un hivernage 2017 catastrophique en termes de précipitations. Du coup les troupeaux et les bergers se déplacent vers des régions moins arides, ce qui entraîne des coupes abusives d’arbres dans les rares zones encore pourvues de couvert végétal.

Face à cette situation, le Réseau des organisations de Sécurité alimentaire alerte sur «une crise pastorale explosive» en Mauritanie. Il y signale que l’hivernage (saison des pluies, ndlr) 2017/2018 «a été caractérisé par une mauvaise répartition spatio-temporelle sur l’ensemble du pays et un déficit enregistré au niveau de la plupart des stations suivies, par rapport à l’année dernière et à la normale.

En effet, 52% des stations suivies par les services compétents ont été déficitaires lors de cet hivernage par rapport à l’année dernière, et 39% d'entre elles l'ont été par rapport à la normale au regard de la période 1981/2010».


Or, «la densité et la qualité des pâturages sont intimement liées à la bonne pluviométrie et sa répartition spatio-temporelle».

La conséquence de cette situation «est un déficit fourrager au niveau des principales zones d’élevage du pays, les difficultés d’abreuvement dues à la rareté des eaux de surface et le tarissement rapide des puits».

Constat inquiétant, fin septembre 2017, on notait déjà une forte pression dans les rares zones d’élevages fournies en pâturage «avec des conséquences sur la durée d’exploitation de ces zones, mais également sur l’écosystème avec une dégradation causée par le surpeuplement».

Cette évaluation de la situation pastorale par le ROSA est renforcée par un rapport de l'ONG Action contre la faim (ACF) relatif à la biomasse, à travers l’analyse de la production de celle-ci, effectuée en octobre 2017. Celui-ci met en exergue «une production décroissante du nord vers le sud».

Par ailleurs, une réunion regroupant 150 responsables ouest-africains parmi lesquels des ministres de l’Agriculture ou de l’Elevage, des institutions régionales africaines et des organisations internationales (ONU, UE, Banque mondiale, agences de développement, ONG) ont mis en lumière «la gravité de la situation pastorale dans le Sahel, au moment où la sécheresse chasse les troupeaux et leurs bergers vers des contrées plus accueillantes, déclenchant une crise pastorale qui risque d’aggraver l’insécurité alimentaire dans une région déjà fragilisée par la présence des groupes djihadistes».

Dans ce contexte, les prix des aliments de bétail accusent une forte hausse. «Le sac qui coûtait 300 ouguiyas (soit 3.000 anciennes ouguiyas) en temps normal est remonté à la mi-mars à 650, puis à 850 ouguiyas ces derniers temps».

Ce déficit pluviométrique provoque ainsi de nouvelles pratiques préjudiciables à l’environnement «avec des éleveurs qui se sont adonnés à l’exploitation des pâturages aériens abattant des arbres pour nourrir leur cheptel. Une coupe qui n’est pas sans risques, car pouvant contribuer à la déforestation» de la région du Guidimakha (sud-est, au niveau de la vallée du fleuve) qui en est le théâtre.

Le ROSA appelle le gouvernement à concrétiser la mise en œuvre d’un Plan national de réponse pour «assister les populations en crise d’urgence nutritionnelle et alimentaire, avec une attention particulière pour les couches les plus vulnérables, notamment les enfants en bas âge, les femmes enceintes et allaitantes».

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le360 (Maroc)

 

 

Sociétés de téléphonie: Après la campagne contre Mauritel est-ce le tour pour Chinguitel?

Sociétés de téléphonie: Après la campagne contre Mauritel est-ce le tour pour Chinguitel?Les usagers de téléphonie cellulaire sont mécontents des services des principales sociétés de télécommunications, constate-t-on ces derniers jours à Nouakchott.

Après la Mauritel qui a eu droit à une véritable campagne de dénonciation des utilisateurs, la Chinguitel dont les services se détériorent de plus en plus est encore elle aussi dans le collimateur des usagers. Ces derniers qui reprochent à l'Autorité de régulation "sa complaisance" vis-à-vis des entreprises de télécommunications concernées ont déjà lancé un HachTag contre Mauritel et prépareraient un autre contre Chinguitel et même contre la Mattel.

La dernière mission de contrôle de qualité des services des entreprises remonte à celle menée entre le 07 février et le 17 mars 2018. Une période où les opérateurs semblent s'être bien sucrés sur le dos des usagers alors que les sanctions pécuniaires datent du mois de décembre 2017.

En Mauritanie, rappelle-t-on, ces trois entreprises se partagent le marché de la téléphonie cellulaire et se mènent une concurrence impitoyable dont l'usager ne profite pas tant les services sont dépréciés.

Source : Mauriweb (Mauritanie)

 

 

Hodh Elgharbi/Le CSA et le désenchantement des éleveurs: 2 Kg d’aliment de bétail par tête et par mois !

Hodh Elgharbi/Le CSA et le désenchantement des éleveurs: 2 Kg d’aliment de bétail par tête et par mois !Le Programme d’Appui au Cheptel (PAC) au titre de l’année budgétaire 2018 continue à faire des vagues. Financé à hauteur de 41 milliards d’ouguiya et dont la mise en œuvre est confiée au Commissariat à la Sécurité Alimentaire (CSA), le PAC a montré ses limites.

Au Hodh Elgharbi, les éleveurs n’ont bénéficié jusqu’à ce jour que de deux ventes assez ponctuelles et très espacées. La première a eu lieu début mars et à raison d’un sac de 50 kg par éleveur. Au bout de quelques jours, le stock s’est épuisé. Après plusieurs semaines d’attente, débuta la seconde distribution payante.

En cours d’exécution depuis fin avril, elle prévoit 2kg d’aliment de bétail par animal et par mois ! Les points de vente (quelques boutiques Emel) se virent subitement limités aux capitales départementales c’est-à-dire au niveau des magasins du CSA.

Les procédures sont aussi lourdes et longues, très longues : Les formalités pour une seule commune peuvent aller jusqu’à plus de dix jours. Au bout du parcours parfois périlleux voici les quotas ……qui désenchantent: 6 sacs pour plus de 180 têtes enregistrées souvent avec beaucoup de complaisance et/ou de complicité de la délégation de l’élevage chargée d’établir la liste des bénéficiaires.

Imaginez le temps que va prendre cette deuxième vente pour une Moughataa comme Aioun qui compte 7 communes soit 70 jours plus de deux mois et nous sommes déjà au début de l’hivernage. Pourtant le Gouvernement avait tenu à rassurer que l’aliment de bétail sera disponible en quantité suffisante durant tout la période de soudure et dans toutes les boutiques Emel qui couvrent une bonne partie du territoire de la région (plus de 170).

En tout cas si ce n’est pas un mensonge, ça y ressemble. Sur le terrain ce que les éleveurs ont vu ce sont des miettes complètement disproportionnées avec le montant alloué au PAC et surtout budgétisé. En tout cas pour justifier l’absorption de ce gros chapitre, il faut faire appel aux champions des acrobaties budgétaires.

Moustapha Béchir

Caravane du PRAPS :« Non à la violence contre le genre dans le milieu agropastoral »

C’est avec l’appui du Programme Régional d’Appui au Pastoralisme dans le Sahel(PRAPS) et en collaboration avec du Groupement National des Associations Pastoral (GNAP) que le collectif national des femmes éleveuses et pasteures affilié au Réseau Sous Régional (RBM) a lancé à partir du Brakna une caravane de sensibilisation sous le thème : « non à la violence contre le genre en milieu agropastoral ».

Cette campagne qui s’étale sur la période du 23 mars au 4 mai concerne les sept Wilayas d’intervention du PRAPS mais cible dans un premier temps quatre régions : le Brakna, le HodhEcharhi, le Hodhelgharbi et l’Assaba.

Au cours de cette première étape, la caravane a organisé dans chaque Wilaya visitée des réunions de travail avec les femmes du milieu agropastoral.

L’étape d’Aioun a été marquée par une communication faite par la présidente du collectif national. S’adressant à l’assistance, Mme Aminettou Mewloud a loué la parfaite collaboration des autorités administratives avant de faire une présentation du réseau, ses partenaires, son objectif et ses attentes. Elle a exhorté aussi les participantes à jouer pleinement le rôle qui leur sied et à s’impliquer d’avantage dans la vie active pour contribuer efficacement au développement local.

Ensuite les autres membres ont développé chacune dans le domaine qui la concerne des thèmes comme la violence contre le genre, l’allaitement maternel, la malnutrition, le mariage précoce, l’excision, la malnutrition…

Après ces différentes communications les participantes ont élu dans une atmosphère démocratique et cordiale leur bureau régional sous la supervision de la mission. « Nous comptons beaucoup sur le bureau du Hodh Elgharbi pour assurer la coordination, l’exécution et le suivi des activités du réseau a conclu madame la présidente ».

Moustapha Béchir

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

La Mauritanie va exporter des chameaux en Libye

La Mauritanie va exporter des chameaux en LibyeLa Mauritanie va exporter environ 3.000 chameaux en Libye sur la base d’une autorisation d’export émise par le gouvernement mauritanien il y a quelques jours, a-t-on appris de source sûre vendredi à Nouakchott.

Cette autorisation a été émise conformément à la législation mauritanienne et suite à un avis favorable du ministère de l’Elevage. L’opération d’exportation se déroulera à travers le port de Nouakchott, utilisé pour la première fois dans une opération d’une telle envergure.

Des points d’achat ont été instaurés à Nouakchott pour permettre aux éleveurs et marchands de bétail d’exposer leurs chameaux. Des sources auprès des éleveurs s’attendent à ce que ces derniers réalisent de bonnes affaires dont ils ont grand besoin pour faire face à une sécheresse qui devra encore durer quelques mois.

La Mauritanie a connu, l’année dernière, un déficit pluviométrique aigu qui impacte sévèrement son secteur agro-pastoral. Le pays compte environ 1.500.000 camelidés, selon les dernières statistiques
officielles.


Source : Apanews

 

Mauritanie : trois millions de dollars pour subventionner des produits alimentaires

Mauritanie : trois millions de dollars pour subventionner des produits alimentaires Le gouvernement mauritanien a approuvé, lors de sa réunion hebdomadaire, une enveloppe de 3,1 millions de dollars pour le subventionnement de produits alimentaires, a-t-on appris de source officielle.

Selon le communiqué du Conseil des ministres reçu à APA, les produits subventionnés sont destinés aux populations vulnérables dans les quartiers populaires de Nouakchott pendant le mois du Ramadan qui commence dans une dizaine de jours.

Environ 3.400 ménages par jour s’approvisionneront en denrées alimentaires à des prix réduits, a expliqué le ministre de l’Economie et des Finances mauritanien, Moctar Ould Diay, dans un point de presse à l’issue de la réunion gouvernementale tenue jeudi.

Il a estimé que la population globale ciblée se chiffre à environ 20.000 personnes, considérées comme étant les plus pauvres dans la ville.

Le programme dit « Opération Ramadan » sera lancé deux jours avant le mois du jeûne pour permettre aux populations bénéficiaires de se procurer des denrées de manière opportune, a ajouté le ministre. Selon Ould Diay, les autorités mettront en place, parallèlement à l’Opération Ramadan, un dispositif rigoureux permettant de stabiliser les prix des produits alimentaires sur les marchés nationaux, surtout dans la capitale Nouakchott.

Le Ramadan coïncide cette année en Mauritanie avec une situation difficile marquée par une sécheresse aiguë impactant sévèrement le secteur agro-pastoral qui fait vivre une grande partie de la population.

Source : Apanews

 

 

Total et la Mauritanie : Les chiffres fantaisistes

Depuis que Le Calame a annoncé, suite à l’entrevue accordée dans l’urgence par le président Mohamed ould Abdel Aziz au Pdg de Total et à son adjoint à Nouadhibou, que cette société française avait l’intention d’acquérir la majorité des parts de BP dans le champ gazier Ahmeyin/Tortue 1 (à cheval entre le Sénégal et la Mauritanie), c’est le branle-bas de combat. Après un timide démenti, BP a fini par dépêcher sa deuxième personnalité à Nouakchott, rien que pour déclarer qu’elle reste en Mauritanie pour y développer le champ gazier qu’elle a racheté à Kosmos Energy. Total, aussi, y est allé de sa rengaine.

Dans un papier publié par jeune Afrique dans sa dernière version, elle annonce qu’après avoir quitté la Mauritanie en 2014, elle y revient en force. Ce qui n ‘est qu’à moitié vrai. En 2005, elle avait obtenu les blocs Ta7 et Ta 8 dans le Taoudenni qui ont été certes rendus à l’Etat après deux forages infructueux mais, entretemps, en 2012, elle avait acquis le bloc Ta 29 dans la même zone et  qui n’a été rendu que récemment.

La société voulant désormais se concentrer sur l’offshore après la découverte par Kosmos d’importants gisements de gaz.  La presse officielle, relayée  par des médias étrangers, a alors avancé le chiffre de 70 millions de dollars que Total a accordés à la Mauritanie sous forme de bonus de signature pour certains blocs en haute mer. Revoyons un peu les chiffres : Pour le bloc C9, elle a payé 3 millions de dollars de bonus, dix millions pour le C7 qu’elle a acquis récemment et il y a une année, elle  a racheté 45 % du bloc C18 de Tullow avec un bonus de 13 millions de dollars à l’Etat dont elle n’a payé que sa quote-part. Du coup, nous sommes très loin des 70 millions annoncés un peu hâtivement. Le chiffre réel est de l’ordre de 19 millions USD tout compte fait. Mais avec un ministre du Pétrole, qui avait un contrat de dépanneur informatique à Total EP Mauritanie, ils peuvent bien se permettre quelques écarts et pas seulement dans les chiffres.

Concrètement, Total a entamé depuis décembre 2017 une campagne de sismique 3D dans les blocs C7 et C9 et compte y faire une campagne de forages à la fin de cette année. Ce qui reste bien maigre pour déplacer la totalité du top management d’une entreprise comme celle-ci. Les prochains jours apporteront sans doute plus de précisions.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Mauritanie- Fête du travail: les formations syndicales expriment leurs doléances

Mauritanie- Fête du travail: les formations syndicales expriment leurs doléances En Mauritanie, les travailleurs ont célébré, ce mardi, la fête du travail qui coïncide avec le 1er mai de chaque année. La fête du travail constitue une opportunité annuelle pour les centrales syndicales et les syndicats professionnels d’évaluer leur action syndicale et exprimer leurs doléances.

CNTM appelle à une élection pour définir la représentativité syndicale

Dans une déclaration à Alakhbar, le secrétaire général de la CNTM, Mohamed Ahmed Ould Saleck, a estimé que le gouvernement mauritanien n’a pas respecté son engagement d’organiser une élection pour définir les syndicats les plus représentés en Mauritanie.

Ould Saleck a dénoncé la faiblesse des salaires, l'état misérable des travailleurs en Mauritanie.

UTM : pour la Mauritanisation des postes

La secrétaire générale de l’Union des Travailleurs de Mauritanie (UTM), Khadijettou Mamadou Diallo, a appelé à la mauritanisation des postes en particulier dans l’hôtellerie, la restauration, la pêche et les mines.

Elle a appelé aussi à l’actualisation des doléances et à l’application des résolutions et décrets de lois et conventions.

CLTM met en garde contre le trafic d’humain entre Nouakchott et Riyadh

Le secrétaire général de la confédération libre des travailleurs de Mauritanie (CLTM) Samory Ould Beye a prévenu contre le trafic des domestiques entre la Mauritanie et l’Arabie Saoudite soulignant que des milliers de mauritaniennes sont vendues au Royaume wahabiste.

Ce phénomène dangereux et honteux figure dans nos priorités cette année.

CGTM appelle au règlement de la situation des employés non permanents (PNP)

Le secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs de Mauritanie (CGTM) Mohamed Abdellahi Ould Mohamed dit Nahah, a appelé à une augmentation des salaires, en particulier du SMIG, ainsi que le règlement de la situation des employés non permanents (PNP).

La plateforme revendicative de l’UGTM comporte de nombreuses doléances dont, entre autres, la suppression de l’imposition des salaires et la révision des textes organisant la Caisse nationale de l’assurance maladie.

UGTSM appelle à la promulgation d’un décret unifiant l’indemnité de risque

L’union générale du travail et de la santé en Mauritanie (UGTSM) le secrétaire général de l’UGTSM, Dr. Moustapha Ould Brahim, a appelé à la promulgation d’un décret unifiant l’indemnité de risque regroupant les décrets et les décisions concernant sa généralisation à tous les travailleurs de la santé et ceux de l'action sociale, qu'ils soient dans les établissements de prévention, de soins, dans l'administration sanitaire dans le corps des professeurs, dans les écoles sanitaires, les centres de réhabilitation des personnes handicapées et les prisons ou qu'ils soient des médecins, des techniciens, des infirmiers ou des sages-femmes.

SJM: "Oui pour les droits matériels et moraux des journalistes retraités"

Le Syndicat des journalistes mauritaniens a commémoré la fête internationale du travail sous le slogan "Oui pour les droits matériels et moraux des journalistes retraités".

A cette occasion, le président du Conseil du syndical, Isselmou Ould Sidi Mahmoud, a indiqué que le choix de ce slogan s’inscrit dans le respect des confrères journalistes qui ont servi des décennies durant la profession, appelant à la révision des textes réglementaires spécifiques aux retraités en vue de garantir leurs droits matériels et moraux.

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

Mauritanie : l’élevage contribue à plus de 12% au PIB

Mauritanie : l’élevage contribue à plus de 12% au PIB (ministre)La ministre de l’Elevage mauritanienne, Vatma Vall Mint Soueina, a indiqué lundi à Nouakchott que le secteur de l’élevage contribue à plus de 12% au Produit intérieur brut (PIB) du pays. « En Mauritanie, l’élevage contribue à plus de 12% au Pib », a-t-elle notamment dit.

Mint Soueina s’exprimait à l’ouverture de la 6e réunion de la composante « santé animale » du Projet régional d’appui au système pastoral au Sahel qui regroupe le Burkina Faso, le Sénégal, le Mali, le Niger et le Tchad, en plus de la Mauritanie.

Organisée par le ministère de l’Agriculture mauritanien, avec l’appui de la Banque mondiale, cette réunion qui dure 3 jours permettra d’évaluer le niveau d’exécution des activités programmées par le Projet pendant la première phase en mettant l’accent sur l’important appui apporté aux pays membres.

Le Projet régional d’appui au système pastoral au Sahel avait été lancé en 2016 sur financement de la Banque mondiale.

Sa composante « santé animale », la plus importante parmi les autres, vise à appuyer les services vétérinaires pour améliorer les performances des campagnes de vaccination du cheptel, notamment contre les pestes des petits ruminants et les maladies bovines.

Elle couvre également le développement des infrastructures vétérinaires et le renforcement de l’inspection des médicaments animaux.

Les autres composantes du Projet comprennent notamment le développement des ressources naturelles, la facilitation de l’accès aux marchés et la gestion des crises pastorales.

Parmi les actions déjà menées ou en cours dans le cadre de la composante « santé animale » figurent l’achat de véhicules et motos destinés aux équipes de vaccination mobiles, l’acquisition de vaccins, la construction de 27 parcs de vaccination et l’ouverture de 9 points d’inspection frontalière.

Source : Apanews

 

 

Champ Tortue/Ahmeyim : BP acquiert une FPSO

Champ Tortue/Ahmeyim : BP acquiert une FPSOBritish Pétroleum, premier opérateur sur le champ Tortue/Ahmeyim, avec une participation de 60%, a acquis les services d’une unité flottante de production, de stockage et de déchargement (FPSO) auprès de la société TechnipFMC, a-t-on appris ce lundi.

La mise en service de la FPSO est destinée au développement du champ gazier Tortue/Ahmeyim, situé sur le bloc C-8 au large des côtes de la Mauritanie et du Sénégal (Saint Louis).

La découverte de ces gisements naturels a été l’œuvre de la société américaine Kosmos-Energy qui avait cédé en 2016, 60% de ses parts à BP.

TechnipFMC entreprise où le gouvernement français détient 4% d'action est née de la fusion en 2017 de FMC Technologies, aux États-Unis et de Technip, en France. Elle opère dans 48 pays.

Source : Mauriweb.com (avec agences)


 

Le câblier « Pierre de Fermat » répare le câble sous-marin ACE

La rupture du câble sous-marin ACE  fin mars devant Nouakchott, en Mauritanie, a causé d'importantes perturbations des services internet dans une demi-douzaine de pays africains. Jean-Luc Vuillemin, le directeur des réseaux internationaux chez Orange, explique au marin comment le câblier Pierre de Fermat est intervenu pour le réparer.

Quand l’anomalie a-t-elle été constatée ?

Le défaut est apparu le vendredi 30 mars sur la branche mauritanienne du câble, il a été localisé à quelques kilomètres de la plage par 30 mètres de fond. Cela a donné lieu à une réquisition formelle du Pierre de Fermat le 31 mars.

 

Comment l’origine de la panne a-t-elle pu être localisée ?

La panne a été localisée par mesure optique sur un OTDR (optical time domain reflectometer) depuis la station de Nouakchott, indiquant la distance entre la station et la coupure. Le câble a ensuite été détecté par le navire câblier par envoi d’un signal électrique 25Hz sur le câble depuis la station. Le Rov (robot sous-marin télécommandé) a alors été déployé pour inspection visuelle des fonds afin de localiser précisément l’endroit de la coupure.

Où se trouvait le « Pierre de Fermat » quand l’alerte a été donnée ? En quoi a consisté son intervention ?

Il était en opération en mer du Nord. Le navire est arrivé sur site le 9 avril. Il a commencé par localiser le câble et procéder à une inspection par son Rov qui a constaté une coupure franche sur le câble qui avait été déplacé de 50 mètres de sa route initiale. Le câble a été relevé, un segment de câble de réserve inséré et reposé. La réparation est maintenant dans sa phase finale.

Quelles constatations ont pu être faites sur le câble endommagé ?

D’après les relevés terrain au niveau de la faute, le câble a été trouvé coupé et dévié de plusieurs dizaines de mètres de sa route de pose initiale, indiquant que le câble avait été fortement tiré et probablement sectionné avec un outil tranchant une fois remonté à la surface. Comme dans la très grande majorité des cas, la coupure du câble peut avoir été causée par des activités humaines, de pêche au chalut ou par le ragage d’ancre d’un gros navire ou tanker.

Propos recueillis par Olivier MÉLENNEC

Des perturbations dans une demi-douzaine de pays africains

 

Les perturbations dues à la rupture du câble sous-marin Africa Coast to Europe (ACE) ont affecté une demi-douzaine de pays africains. Selon le site Tic Guinée, ces perturbations ont duré jusqu’au 6 avril.

L’importante baisse de bande passante a fortement affecté le trafic internet des opérateurs de téléphonie et des fournisseurs d’accès en Guinée, en Sierra-Leone, au Liberia, en Guinée Bissau, en Gambie et en Mauritanie. Le câble ACE est le seul câble sous-marin qui dessert ces pays.

En Mauritanie, les clients des opérateurs télécoms Chinguitel, Mattel et Mauritel, filiales respectives de Sudatel group, de Tunisie télécom et de Maroc telecom, ont eu des difficultés pendant plusieurs jours à accéder à internet.

En Sierra-Leone, cette panne survenue au lendemain du premier tour des élections présidentielles a suscité des interrogations sur une possible restriction de l’accès internet par les autorités. La Commission nationale des télécommunications (Natcom) a dû assurer la population de la non-implication des autorités sierra-léonaises dans cette situation.

Dans plusieurs pays, les abonnés à internet ont appelé leurs opérateurs respectifs à les dédommager.

Mis en service en 2012, le câble Africa Coast to Europe est un câble sous-marin de fibre optique à haut débit. Il est géré par un consortium regroupant 20 opérateurs et administrations avec à sa tête le groupe français de télécommunications Orange.

O . M.

www.le marin.fr

 

 

La Mauritanie reçoit le premier lot de la force d’intervention contre le criquet pèlerin

La Mauritanie reçoit le premier lot de la force d’intervention contre le criquet pèlerin La Mauritanie a réceptionné, jeudi, le premier lot de la force d’intervention contre le criquet pèlerin dans la zone ouest et qui comprend 11 véhicules 4x4 dotés d’équipements à multiples usages, a constaté APA.

Ce lot est financé par le Commission de lutte contre le criquet pèlerin dans la région occidentale (CLCPRO) relevant de la FAO.

Selon le secrétaire général du ministère de l’Agriculture de Mauritanie, Ahmedou Ould Bouh, le lot réceptionné s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord conclu en février dernier entre son pays et la CLCPRO. Ledit accord stipule que la force d’intervention contre le criquet pèlerin sera basée en Mauritanie.

Le secrétaire général a expliqué que cette force appuiera les équipes techniques de recherche du criquet en Mauritanie et dans la zone sahélienne de manière générale.

Il a ajouté qu’elle sera élargie pour atteindre 26 véhicules équipés à l’horizon 2022.

De son côté, le secrétaire exécutif de la CLCPRO, Mohamed Lemine Ould Hamouni, a précisé que le lot remis aujourd’hui à la Mauritanie a été financé à hauteur de 1,5 million de dollars US.

Cette force, a-t-il dit, vise à appuyer les efforts des pays concernés dans la mise en œuvre de leurs stratégies préventives contre le criquet pèlerin tout en veillant sur le respect de la dimension environnementale et de la santé publique.

Pour sa part, le représentant de la FAO à Nouakchott, Athman Mravili, a souligné que le rôle de cette organisation internationale consiste à soutenir les pays concernés par les moyens techniques dès lors qu’ils sont les véritables responsables de la gestion des régions de reproduction du criquet.

Source : Agence de Presse Africaine

 

 

Liquidation de la SONIMEX : Retour sur un gâchis (1)

Liquidation de la SONIMEX : Retour sur un gâchis (1)Il y a quelques mois, le gouvernement de la République Islamique de Mauritanie ferme, contre toute attente, la Société Nationale d’Import-Export (SONIMEX) qui faisait travailler plusieurs centaines de Mauritaniens, depuis sa fondation en 1966.

La société d’économie mixte avait démarré ses activités avec un capital social équivalent à 914.472.000 UM, détenu à 60% par l’État. Elle détenait le monopole d’importation des produits alimentaires de base, comme le riz, le sucre, le blé, l’huile végétale, le lait, le thé et celui d’une éventuelle exportation des surplus de productions agricoles ou naturelles engendrés par les activités des opérateurs nationaux.

Mais avec la décision de libéraliser le commerce extérieur et d’ouvrir les marchés, ces monopoles ont disparu. La SONIMEX s’est alors orientée vers la régulation du marché, via la maîtrise des flux et des prix.

Ces dernières années, c’est dans le cadre des stratégies et politiques du gouvernement qu’elle a été chargée de mettre en œuvre divers programmes sociaux, comme EMEL, visant à permettre, selon les termes de référence de leurs cahiers de charges, aux citoyens de la classe moyenne et autres populations vulnérables, d’accéder aux denrées de première nécessité, à des prix abordables.

Les opérations Ramadan, les boutiques EMEL et autres campagnes de distribution d’aliments de bétail participent de ces stratégies gouvernementales.

Depuis sa fondation, plusieurs directeurs généraux se sont succédé à la barre de la SONIMEX. Citons, à titre d’exemples depuis 2003, Diop Abdoul Hamet (23/12/2003), Ndiaga Dieng (19/05/2005), Moulaye El Arby Ould Moulaye Mohamed (21/09/2005), Mahfoud Ould Agatt (26/10/2008), El Merteïji Ould El Wavi (23/08/2009), Sid’Ahmed Ould Ahmed Chouaïb (18/05/2010)…

De 2010 à sa mise à mort, trois nouveaux DG se succèdent : Debbe Ould Zeïne, Mohamed Lemine Ould Khattry et Cheikh Ould Zeïdane. Comme beaucoup d’établissements publics ou semi-publics, la gestion de la SONIMEX n’a pas été toujours exemplaire (c’est un euphémisme).

Les scandales répétitifs qui l’ont secouée en constituent une preuve éloquente. Sa liquidation en constitue une autre, beaucoup plus évidente. Si l’on ne change pas une équipe qui gagne, en affaires, on ne liquide pas une entreprise qui fait profit.

Le Calame se propose de revenir, en une série d’articles, sur divers aspects de la vie de cette prestigieuse société nationale, notamment sur la rocambolesque affaire des engrais, les dessous et les modalités de la liquidation de l’entreprise, la fameuse convention de financement avec la BCM, encore une (grosse) pomme de discorde entre les deux institutions.

La SONIMEX vient de mettre la clé sous le paillasson, après les défuntes Air Mauritanie, ENER et autres, sur la faillite desquelles aucune communication officielle n’a été faite, pour éclairer l’opinion nationale quant auxréelles conditions de leur liquidation. Vous avez dit transparence ? Alors, allons-y!

Le fameux plan de redressement

Entre 2004 et 2006, les pertes de la SONIMEX cumulent 2.569.206.993 UM, obligeant le gouvernement à prendre l’initiative d’un plan de redressement augmentant le capital, en numéraire, de 2.448.180.000 UM, réparti, selon le procès-verbal du conseil d’administration du 20/02/2007, comme suit : État mauritanien, 62%, soit 113.059 actions, contre 10, 63% au groupe AON, avec 19.865 actions ; 9,79%,au groupe MAOA,avec 18.289 actions ; 8,84% à la GBM, avec 16.510 actions ; 5, 84% à la BNM, avec 10.916 actions, 1,08% à la CNSS, avec 2.023 actions.

Le 22 Avril 2008, la SONIMEX bénéficie, sur la base d’une convention avec la BCM, d’une ligne de crédit sur douze mois, pour financer ses importations de denrées de première nécessité, avec l’engagement de domicilier, sur son compte ouvert à la BCM, les recettes découlant de la vente de ces produits.

Les financements atteignent 48.882.542 USD soit 11.598.220.362 UM, comme il ressort des bilans 2008 et 2009, dûment certifiés par les commissaires aux comptes, mais ne sont pas apurés par le conseil d’administration de la société.

Où est passé l’argent ?

Plusieurs milliards semblent s’être volatilisés, sans qu’aucun des trois rapports de l’audit, entamé début-Septembre 2010 et achevé fin-Janvier 2011, ne permette de faire ressortir une compréhension satisfaisante de la gestion des affaires de la SONIMEX.

Les conclusions de celui produit le 8 Novembre 2009, par le directeur général Merteiji Ould El Wavi, de celui réalisé par un inspecteur de la BCM, le 25 Mars 2009, et du dernier, chèrement payé à un cabinet d’expertise comptable malien, en Mars 2010, sur les exercices 2008 et 2009, n’auraient servi à rien.

Sauf à établir la chronologie des opérations, afin de mieux appréhender les aspects sur lesquels les études ont porté, comme l’ensemble des éléments financiers de la SONIMEX et de sa filiale la SMCTT, exercices 2008 et 2009, objet de l’audit, la collecte des documents, pour déterminer les coûts réels de revient de toutes les importations réglées et livrées à partir de 2008, la création d’une commission, présidée par le responsable de l’audit, et dont les chefs de services concernés (achats, stocks, ventes) sont membres, pour constater, sur la base des procès-verbaux, la régularité ou non des conditions dans lesquelles les opérations d’importation et d’achats des produits, locaux et autres, pour le compte de l’État, ont été faites... (A suivre)

Sneibe Elkory
Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Adrar: La saison touristique 2017/2018, rapporte à la Mauritanie plus d’un million d’Euros…un bon(d) départ!!!

Adrar: La saison touristique 2017/2018, rapporte à la Mauritanie plus d’un million d’Euros…un bon(d) départ!!!La reprise du tourisme par vol charter hebdomadaire Paris-Atar, après une décennie de suspension , a été lancée le 23 décembre 2017. Le dernier avion des 12 vols de cette saison touristique a atterri sur l’aéroport international d’Atar samedi dernier 24 mars 2018.

Au total , ce sont quelques 1470 touristes qui ont cheminé divers circuits en Mauritanie dont la quasi-totalité en Adrar. Ces chiffres et ceux qui suivront, sont recueillis par Adrar.Info.

Le site web du ministère du commerce ,de l’industrie et du tourisme ( http://www.commerce.gov.mr/ ) est suspendu depuis le 26 mai 2017; Celui de l’office national du tourisme ONT ( http://www.tourisme-mauritanie.mr/office/index.php/fr/ ) est un mur figé, d’annonces publicitaires , qui ne comporte pas de données statistiques ou d’actualité sur le tourisme.

Les retombées financières directes récoltées en grande partie , par les réceptifs . C’est à dire, les sociétés ou personnes qui accueillent et se chargent de l’hébergement, nourriture et transport des touristes en Mauritanie.

Ces réceptifs louent des véhicules, chameaux, parfois des auberges et payent des guides , cuisiniers et chameliers.

Quelques dividendes, provenant de l’argent de poche de certains touristes , tombent parfois aussi, entre les mains des gérants de bibliothèques traditionnelles (Chinguetti, Ouadane..), des artisans traditionnels et des pauvres vendeuses d’étals sur le sable, dans les villes historiques, oasis et campements.

Le bilan global de cette saison est encourageant. En se référant au taux de change de la banque centrale de Mauritanie de ce mardi 27 mars 2018, l’Euro vaut 43, 65 (nouvelle monnaie).

Les quelques 1470 visiteurs de cette saison ont versé aux réceptifs: 500 Euro par touriste (pour une prise en charge totale en Mauritanie ) X 1470 touristes X 43,65 Ouguiyas =32.082.750 UM

A l’aéroport, chaque touriste change en moyenne 100 Euros, comme argent de poche X 1470 touristes X 43,65 Ouguiyas = 6.416.550 UM

Le cout du visa de séjour coute à chaque touriste 55 Euros X 1470 touristes X 43,65 Ouguiyas = 3.529.102 UM

La taxe de sécurité instituée par décret du premier ministre 200-03 et versée par chaque touriste pour chaque nuit passée en Mauritanie à l’ONT , est de 20 Ouguiyas X 1470 touristes X 90 jours (3mois fin decembre-fn mars ) = 2.646.000 UM

La société Mauritanie Airlines a assuré les trois derniers vols de la saison et transporté quelques 260 touristes X 480 Euros ( billet aller- retour Paris-Atar ) X 43,65 = 5.447.520 UM

Les retombées financières mesurables , de cette saison touristique, qui n’a duré que trois mois , se montent à environ 50.121.922 Ouguiyas (1.148.268,5 Euros ).

Soit, l’équivalent de 60% du budget 2018 des trois ministères réunis du commerce, de l’indutrie et du tourisme (83.856.820,9 UM).

Faute de ressources officielles, Adrar.Info n’a pu obtenir, aucune donnée chiffrée concernant le tourisme transfrontalier par voie terrestre.

Cependant, le tourisme organisé par vols charter,à lui seul, fut , cette année, un grand coup de soulagement à l’économie nationale, qui se trouve en bute à d’énormes difficultés de liquidités, de gestion et de priorisation de projets.

Ceci ne doit- il pas éveiller, en les pouvoirs publics, l’intérêt grandissant de l’apport du tourisme pour le pays ?

La saison touristique prochaine octobre 2018 fin mars 2019, semble être bien préparée par les Tours Opérateurs et voyagistes Européens.

Ils ont lancé une vaste campagne médiatique , pour laquelle ils ont investi d’énormes fonds financiers et ont fait venir en Mauritanie quelques 45 correspondants des plus prestigieux supports d’informations (RFI, Jeune Afrique,le figaro, le monde, le courrier de l’Atlas, LCI, journaux regionaux etc..) . Lesquels ont deversé des dizaines d’articles, reportages photos , émissions TV, interview , à destination de tous les amoureux du désert mauritanien, de part le monde.

Coté mauritanien, les gouvernants semblent plus préoccupés par du second ordre, notamment les gueguerres politico-politiciennes pour se maintenir au pouvoir au delà de 2019.

Toutefois, l’espoir reste ouvert, en ce que ces détenteurs du pouvoir actuel, se donnent quelque peu de temps et de volonté ,pour constater de plus prés, le gain économique énorme que rapporterait le secteur du tourisme , une fois maitrisé et donc, réfléchir à toutes les options qui le boosteraient, dans l’intérêt prioritaire du pays et ses populations.

Source : Adrar-Info (Mauritanie)

 

Menace sur éleveurs et cheptel

Menace sur Éleveurs et CheptelAu Guidimagha, chaque tronc d’arbre compte plus d’excréments d’animaux que de touffes d’herbes sèches. Preuve d’une forte pression sur les maigres et pauvres pâturages.

Des centaines de têtes de chameaux, de vaches et de petits ruminants poussés par des dizaines de familles d’éleveurs, certains provenant des confins de Maghta-Lahjar, d’autres du Gorgol, errent, déboussolés, ne sachant comment terminer une soudure qui s’est déjà installée.

D’habitude, la période de soudure commence au mois de juin, deux mois environ avant l’hivernage. Même dans ce court délai en attendant les premières gouttes de pluie de fin juillet-août, le monde rural souffre. Que dire d’une soudure qui risque de durer cette année, cinq à six mois, au milieu d’une désolation totale consécutive à un hivernage 2017 fortement déficitaire.

Là, c’est un vieil homme et sa petite famille, poussant des chevaux tannés par la faim. « Je viens de OuadLebyadh, près de Gleita (diminutif de FoumGleita : Ndlr) avec ma famille, poussé par la sécheresse. Sincèrement, je ne sais pas où aller, certainement là où on pourra trouver de la nourriture pour nos animaux » déclare-t-il.

Aux portes de Sélibaby, Tahar Ould Boya et son frère. Deux petites tentes et une quarantaine de vaches ainsi qu’une bonne trentaine de petits ruminants. A leur compagnie, des femmes et des enfants, tous en provenance de Sangrava, Moughataa de Maghta-Lahjar au Brakna.

« Cette année, nous n’avons pu obtenir que 2 sacs de blé des magasins de l’Etat, payés à 3.000 UM l’un, mais le stock s’est épuisés. Nous ne savons pas si l’Etat va alimenter les boutiques Emel pour la vente d’aliments de bétail ou pas, ni quand.

Nous avons payé hier deux sacs, sur le marché, à raison de 5.500 UM l’unité. Nous ne pouvons continuer à débourser une telle somme chaque jour. Nous n’en avons pas les moyens.

Pour l’instant, nous faisons tout pour sauver le cheptel d’une mort probable, en l’absence de tout apport des pouvoirs publics. Nous profitons des rares herbes ici, et de l’eau que nous amenons d’un puits pas loin d’ici »
affirme Tahar.

« Dans ces conditions, comment exiger des enfants des éleveurs d’aller à l’école, ou des femmes, qu’elles se rapprochent des postes de santé, quand la survie devient la priorité », lance son jeune frère, Mhaimid. Lui et ses sœurs ont été obligés d’interrompre leurs études pour la survie du cheptel.

Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

 

Mauritanie : le FMI confirme la reprise économique du pays et prévoit un nouveau décaissement de 24 millions $

 Mauritanie : le FMI confirme la reprise économique du pays et prévoit un nouveau décaissement de 24 millions $ A l’issue d’une mission qui a séjourné à Nouakchott, du 8 au 21 mars 2018, et dirigée par Eric Mottu, les services du Fonds monétaire international (FMI) et les autorités mauritaniennes ont conclu un accord préalable au niveau des services, en vue de conclure la première revue du programme appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC).

Sous réserve de l’approbation de la direction générale et du conseil d'administration du FMI, la Mauritanie bénéficiera d’un second décaissement de 16,56 millions de Droits de tirage spéciaux (DTS), soit environ 24 millions $, à la suite de l’examen du dossier prévu en mai 2018.

Selon l’institution de Bretton Woods, la reprise économique en Mauritanie s’est confirmée avec une croissance estimée à 3-3,5 % en 2017 et 2018, et une inflation modérée à 2,3% en moyenne, en 2017.

Par ailleurs, les réserves internationales ont atteint 849 millions $ à fin 2017 (5,1 mois d’importations non extractives) et le budget a dégagé un solde primaire hors dons positif de 0,3% du PIB non extractif en 2017, poursuivant les efforts de consolidation entamés en 2015-16, suite à la baisse des cours des matières premières.

Le déficit du compte courant externe (hors importations du secteur extractif) a lui aussi baissé de 11% du PIB, en 2016, à 8% en 2017. L’endettement a ralenti, avec une dette extérieure qui s’est stabilisée à 72% du PIB.

« Dans ce contexte, le programme économique et financier des autorités est sur les rails et son exécution a été satisfaisante », estime le FMI. Ajoutant que « les perspectives économiques sont favorables, compte tenu notamment des cours soutenus des matières premières ainsi que des efforts de politiques économiques ».

L’institution relève toutefois qu’il « reste des défis considérables à relever pour assurer la stabilité macroéconomique, atteindre une croissance forte et inclusive qui crée des emplois et réduise la pauvreté, et améliorer l’environnement des affaires et la gouvernance économique ».

Pour rappel, c’est le 6 décembre 2017 que le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un accord triennal au titre de la FEC avec la Mauritanie, d'un montant de 115,92 millions de DTS, soit environ 163,9 millions $ ou 90% de la quote-part de la Mauritanie.

Cet accord permettra d’accompagner le programme de réformes économiques et financières du pays.

Ceci contribuant à favoriser une croissance inclusive et diversifiée de l’économie mauritanienne afin d’améliorer le niveau de vie de la population, de maintenir la stabilité macroéconomique, de renforcer la viabilité de la dette, et de réduire la pauvreté.

Source : Agence Ecofin

 

 

Don de 6 300 tonnes de riz du Japon à la Mauritanie

Don de 6 300 tonnes de riz du Japon à la MauritanieLa Mauritanie a reçu, vendredi, un don japonais de 6 300 tonnes de riz, a constaté APA. Le riz a été réceptionné par la commissaire à la Sécurité alimentaire de Mauritanie, Najwa Mint Kettab.

Selon Mme Kettab, le don sera utilisé pour mener à bien les efforts du gouvernement mauritanien visant à renforcer la sécurité alimentaire et à améliorer les conditions de vie des populations les plus fragiles.

Pour ce faire, a poursuivi la commissaire à la Sécurité alimentaire, la quantité de riz sera revendue aux enchères et son revenu utilisé pour financer des projets en liaison avec la sécurité alimentaire.

De son côté, le chargé d’affaires de l’ambassade nippone à Nouakchott, Hidya Sato, a souligné que ce geste s’inscrit dans le cadre du programme de subvention alimentaire signé entre les deux pays en octobre 2016.

Le montant global de cette subvention s’élève à 1,1 milliards d’ouguiya MRO (3millions de dollars US), a-t-il précisé.

Source : Apanews

 

400 tonnes d’aliment de bétail pour les éleveurs du Trarza

400 tonnes d’aliment de bétail pour les éleveurs du TrarzaLe wali du Trarza, Moulaye Brahim O. Moulaye Brahim, a révélé jeudi que le gouvernement mauritanien décidé d’ouvrir deux points de vente pour une quantité de 400 tonnes d’aliments de bétail mise à la disposition des éleveurs de la wilaya, le premier à Rosso et le second à Boutilimit.

Le wali a fait cette déclaration lors d’une rencontre avec des élus et des notables de la moughata de Mederdra au cours de laquelle il a fait le bilan des réalisations du gouvernement dans cette wilaya.

En plus de cette quantité disponible dans les deux villes, le gouvernement met également en vente des aliments de bétail dans les boutiques Emel, dans les villages et collectivités urbaines de toute la wilaya.

Face à la sécheresse, consécutive au déficit pluviométrique de l’année dernière, le gouvernement a annoncé la mise sur pied d’un programme destiné à alléger les souffrances des éleveurs et les populations rurales les plus vulnérables.

Il y a deux jours la Mauritanie a bénéficié d’une assurance de 2,4 millions de dollars octroyé par le fonds d’investissement africain commun pour la gestion des risques, destiné à faire face aux conséquences de la sécheresse qui connaît le pays.

En vertu de l’accord signé entre le gouvernement mauritanien et cette institution, le montant octroyé devra permettre l’acquisition d’intrants d’élevage à moitié prix et aidera le gouvernement mauritanien à intervenir promptement afin de soutenir les populations les plus vulnérables en milieu rural.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

 

Fin d’une mission du FMI à Nouakchott

Les autorités mauFin d’une mission du FMI à Nouakchottritaniennes et les services du FMI se sont entendus sur la conclusion préalable de la première revue du programme appuyé par la Facilité Elargie de Crédit (FEC), qui va déboucher sur un décaissement de 24 millions de dollars, selon une annonce faite jeudi par une mission de l’institution ayant séjourné à Nouakchott du 08 au 21 mars 2018.

La délégation du FMI était conduite par Eric Mottu, chef de division adjoint, chef de mission pour Djibouti et la Mauritanie. La mission de l’institution financière note que « le programme économique des autorités est sur les rails et son exécution a été satisfaisante.

La reprise économique s’est confirmée avec une croissance entre 3 et 3,25% pendant la période 2017/2018. Au cours de sa présence à Nouakchott, la mission du FMI et les autorités mauritaniennes ont discuté du Programme Economique et Financier appuyé par la Facilité Elargie de Crédit (FEC), qui a été approuvé par le Conseil d’Administration du FMI le 06 décembre 2017.

Celui-ci porte sur une enveloppe globale de 115,920 millions de Droits de Tirage Spéciaux (DTS), soit environ 168,2 millions de dollars us (au taux de change actuel) et couvre une période de 3 ans».

Toutefois, l’accord évoqué par la déclaration de la mission de l’institution financière ne sera validé que sous réserve d’approbation par la Direction Générale et le Conseil du Fonds Monétaire International (FMI) à l’issue d’un examen prévu au mois de mai et qui devrait permettre le décaissement annoncé de 16,56 millions de Droits de Tirage Spéciaux (DTS), soit 24 millions de dollars us.

Décrivant le contexte de la Mauritanie, la mission du FMI signale que « la reprise économique s’est confirmée, avec un taux de croissance estimé entre 3 et 3,25% en 2017 et 2018, et une inflation modérée à 2,3% en moyenne en 2017.

Les réserves internationales ont atteint 849 millions de dollars us fin 2017(soit 5,1 mois d’importations non-extractives) et le budget a dégagé un solde primaire hors don positif de 0,3% du Produit Intérieur Brut non-extractif en 2017 ».


Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Mauritanie : les exportations en baisse de 7,1%

Mauritanie : les exportations en baisse de 7,1% Les principaux produits d’exportations de la Mauritanie (à l’exception du fer) se sont chiffrés à 166,4 milliards ouguiyas au quatrième trimestre de 2017, soit une baisse de 7,1%, comparé au trimestre précédent, apprend-on mercredi 21 mars du site de l’Office National de la Statistique (ONS).

Selon cette note d’information trimestrielle sur le commerce extérieur, ce repli est dû à la moins-value enregistrée dans les produits de la pêche qui représente 42,5% des exportations globales, de l’or (15,3%) et du cuivre (15,3%).

Elles ont été majoritairement orientées vers l’Europe (49,6%) et l’Asie (44,8%). La part de l’Afrique s’élève à 5,4% de ses exportations, a précisé le document.

En outre, l’ONS a révélé que les exportations du minerai de fer ont atteint 48,9 milliards UM au quatrième trimestre de 2017, soit une hausse de 5,7%, par rapport au trimestre précédent.

Les produits ont été surtout exportés vers la Chine (59%) et l’Allemagne (23,3%), a mentionné le document.

Par ailleurs, l’agence a indiqué que les importations globales se sont établies à 311,9 milliards UM au quatrième trimestre, soit une hausse de 40,5% par rapport au troisième trimestre.

Ce rebond est lié principalement à l’accroissement des principales importations. Il s’agit des biens d’équipement (43,7%), de produits pétroliers (23,9), de produits alimentaires (14,1%) et matériaux de construction (6,6%).

Ibrahima Junior Dia
Source : Les Mauritanies

 

Mauritanie ● Une nouvelle stratégie pour l'emploi avec la création de 720.000 emplois d'ici 2030

Mauritanie ● Une nouvelle stratégie pour l'emploi avec la création de 720.000 emplois d'ici 2030 Les travaux d’un atelier de validation de la stratégie nationale pour l'emploi 2018-2030, organisé par le ministère de l'emploi, de la formation professionnelle et des technologies de l'information et de la communication (TIC) en collaboration avec la Banque africaine de développement (BAD) et l'Organisation internationale du Travail OIT, ont débuté mercredi à Nouakchott.

S’exprimant à cette occasion, le ministre de l'emploi, de la formation professionnelle et des technologies de l'information et de la communication, M. Seyidna Aly Ould Mohamed Khouna, a souligné que cette stratégie émane de la conviction de Son Excellence le Président Mohamed Ould Abdel Aziz que le succès de tous les plans et programmes économiques et sociaux impose de tout mettre en œuvre pour gagner la bataille de l'emploi et de la lutte contre le chômage, en particulier chez les jeunes et les femmes.

Il a par la suite ajouté que cette stratégie a été conçue selon une approche consultative impliquant toutes les parties prenantes, les acteurs publics et privés et les partenaires au développement, en s'appuyant sur l'expertise du Bureau International du Travail (BIT) et l’appui financier de la BAD.

Le ministre a indiqué que l'objectif principal de cette stratégie est d'absorber le déficit quantitatif et qualitatif en matière d'emploi en créant 720.000 emplois d'ici 2030, soit une moyenne de 60 000 emplois par an à partir de 2019.

Il a précisé que cette stratégie repose sur quatre axes principaux afin d’atteindre des objectifs comprenant notamment la coordination des politiques sectorielles, le partenariat entre les deux secteurs et la stratégie nationale d'emploi et le développement du capital humain en adaptant la formation aux besoins du marché et en soutenant et consolidant la gouvernance de la politique de l'emploi, avant de louer l’appui des partenaires au développement, en particulier le BIT et la BAD.

Pour sa part, le directeur du bureau de l’OIT à Alger, Mohamed Ali Diahi a souligné l’importance de l'entrepreneuriat en tant que moteur principal de l'économie et du développement, ce qui nécessite la création d'un travail productif à valeur ajoutée dans une atmosphère économique et sociale équilibrée, stable et cohésive.

Il a ensuite expliqué que le bureau travaille dans ce contexte avec l’appui financier de la BAD et en coordination avec le ministère de l'emploi, de la formation professionnelle et des TIC afin d'améliorer le climat des affaires et d’investissement pour assurer la compétitivité des institutions économiques.

De son côté, le représentant de la BAD, Marcellin Ndong Ntah a salué la qualité du partenariat entre son institution et la Mauritanie, indiquant qu’il œuvre pour soutenir le secteur de l'emploi et de la formation afin de créer davantage d'emplois.

La cérémonie d’ouverture de l’atelier, d’une journée, s’est déroulée en présence du ministre des pêches et de l’économie maritime et de la ministre de la fonction publique, du travail et de la modernisation de l’administration, en plus du directeur de l’emploi et d’autres personnalités.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Mauritanie : l’agriculture pèse 14% du PIB (BAD)

Mauritanie : l’agriculture pèse 14% du PIB (BAD)La banque africaine de développement (BAD) a indiqué que l’agriculture ne contribue qu’à hauteur de 14% du PIB mauritanien. Le secteur agricole ne génère que 38% de l’emploi total. C’est ce qui ressort du rapport sur les perspectives économiques sur les 5 régions du continent, publié la semaine dernière, par l’institution.

Ainsi, si l’on se fie à ce document, la Mauritanie qui importe près de 60 % de ses besoins alimentaires devrait adopter une stratégie durable de sécurité alimentaire. Ce programme lui permettra d’inclure une hausse de la production alimentaire, afin de diminuer progressivement la dépendance aux importations.

Pa ailleurs, la BAD a recommandé à l’Afrique du Nord d’augmenter ses réserves alimentaires, en soutenant les petits exploitants et familles d’agriculteurs. Cela permettra de les relier aux marchés et améliorer leurs revenus ainsi que l’accroissement de la production nationale.

A noter que l’institution Panafricaine a également renseigné sur la contribution de l’agriculture dans le PIB et de l’emploi des autres pays de l’Afrique du Nord.

Ainsi, En Tunisie, elle est de 9%, 15% au Maroc et en Égypte, 8% en Algérie et 2% en Libye. Pour l’emploi, l’agriculture contribue à 16% en Tunisie contre 40% au Maroc, 29% en Égypte, 12% en Algérie et 3% en Libye.

Ibrahima Junior Dia
Source: Les Mauritanies