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Economie en Mauritanie

Le DG de la SOMELEC annonce de nouvelles mesures pour sortir la société de sa "léthargie"

Le DG de la SOMELEC annonce de nouvelles mesures pour sortir la société de sa Tawary - Le nouveau directeur général de la société mauritanienne de l’électricité (SOMELEC), Dr Mohamed Ali Ould Sidi Mohamed a dans le but de redresser la situation dans laquelle se trouve ladite société, annoncé un certain nombre de mesures au cours d’une réunion tenue, ce dimanche 17 novembre, dans l’enceinte de l’École des Métiers avec ses travailleurs et agents.

Pour les agents chargés des interventions sur le terrain le port de la tenue de travail portant le sigle de la société et un numéro d'identification est obligatoire, l’ouverture d’un numéro vert au profit des citoyens durant le week-end, les jours fériés et en dehors des heures de travail, sont là certaines nouvelles mesures annoncées par le patron de la SOMELEC.

Il a précisé que le numéro vert permettra aux citoyens d’exposer leurs problèmes qui seront résolus dans les plus brefs délais.

Ould Mohamed Ali a souligné qu’une vaste campagne sera engagée contre les mauvais comportements au nom de la société envers les citoyens.

Au cours de cette rencontre première de son genre et à laquelle ont assisté des directeurs centraux et chefs services de la société, le directeur général a vivement insisté sur l’importance d’une réforme pour sortir la société de sa "léthargie".

"Toutes les mauvaises pratiques et les comportements irresponsables que vivent les citoyens et porte atteinte à la crédibilité de la société doivent cesser",martela le directeur. "Nous devons œuvrer pour améliorer les relations entre la société et les clients tout en étant au service du citoyen" a-t-il souligné.

Dès sa prise fonction, le nouvel homme fort de la SOMELEC avait rendu publique une circulaire à toutes les agences de la société dans laquelle, il a exhorté les employés et agents sur la nécessité du respect des heures de travail et d’être au service des populations.

A noter que la SOMELEC a vécu ces dernières années une période difficile accentuée par la fraude sur les branchements, la multiplication des branchements frauduleux sur les poteaux et les lignes domestiques, les installations sauvages et dangereuses des niches dans les quartiers populaires, la propagation du clientélisme, la corruption, l’incivisme à grande échelle chez un bon nombre d’agents chargés de la relève sur les compteurs et de la coupure, et selon nos sources, absence d’un service de distribution des factures dans certaines zones surtout les plus reculées (Riyadh, Tarhil, Mellah, Dar Beidha,...).

En plus un manque de communication au sujet des coupures d’électricité souvent surprises et de façons récurrentes et prolongées dans les quartiers.

Des coupures qui font perdre aux citoyens des quantités importantes de leurs rations alimentaires qui étaient gardées au frais (viandes, poissons, conserves, repas, …) dans les congélateurs.

A. SIDI
Source : Tawary (Mauritanie)

 

 

Création d'une nouvelle Agence de protection sociale

Création d'une nouvelle Agence de protection sociale Le Calame - Un montant de plus de vingt neuf milliards d'anciennes ouguiyas est réservé dans le projet de budget 2020 à une nouvelle Agence dépendant de la présidence dénommée Agence de la Protection Sociale (APS) qui va remplacer l'agence nationale des études et suivi des projets et l'agence Tadamoun dont les budgets réunis ont atteint en 2019 plus de huit milliards d'anciennes ouguiyas alors que celui du nouvel établissement est de 29,76 milliards d'anciennes ouguiyas.

La nouvelle Agence sera chargée de missions comme la lutte contre la pauvreté, l'élimination des séquelles de l'esclavage, la construction et la réhabilitation des écoles et le soutien des réseaux d'assurance sociale.

Cette nouvelle institution est une promesse électorale du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Bien que ses textes constitutifs n'aient pas encore été faits, l'agence suscite déjà beaucoup de convoitises.

Dans sa dernière réunion le 29 octobre 2019 avec l'ambassadeur des États-Unis unies accrédité à Nouakchott, Boubacar Messaoud, président de l'organisation des droits de l'homme et de lutte contre l'esclavage déclarait que l'Etat devrait éviter à la nouvelle agence les travers dans lesquels Tadamoun est tombée comme sa gestion par quelqu'un qui n'a rien à voir avec les missions qui lui sont dévolues et la non représentation des principaux concernés dans ses organes de gestion et de pilotage (direction générale, conseil d'administration....)

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Signature d’une convention de financement de la route Néma-Nbeiguit Lahwach

Signature d’une convention de financement de la route Néma-Nbeiguit LahwachAMI - Une convention de financement de la route Néma-Nbeiguit Lahwach par le fonds koweitien de développement économique arabe a été signée, vendredi à Nouakchott, par le ministre de l’économie et de l’industrie, M. Cheikh El Kebir Moulay Taher et le vice-directeur des opérations au sein du fonds, M. Merwane Abdallah El Ghanem.

En vertu de cet accord, le fonds koweitien de développement économique arabe accordera à la Mauritanie un prêt de 10 millions Dinars koweitiens, soit l’équivalent de 1.220 000.000 MRU.

A cette occasion, le ministre de l’économie et de l’industrie a souligné l’exemplarité des relations de coopération unissant la Mauritanie et l’Etat du Koweït frère et rappelé le rôle que le fonds koweitien de développement économique arabe avait joué ces dernières décennies dans l’impulsion économique de la Mauritanie.

Il a ajouté que la convention représente une importance capitale au regard de l’enclavement de la zone bénéficiaire et de ses potentialités humaines et économiques, notant que cette route, longue de 150km, sera réalisée suivant les critères techniques modernes et avec une couverture totale des frais de l’expertise et des services de supervision du suivi et des exigences de la sécurité routière ainsi que l’évacuation des eaux et le soutien institutionnel des services concernés au niveau du département chargé du transport.

Cette route, dit-il, intervient dans le cadre de la concrétisation d’un engagement fort du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, de renforcer l’accès des citoyens démunis aux services essentiels et le désenclavement des zones éloignées par la réalisation des infrastructures modernes soutenant la croissance.

Il a enfin précisé que cet engagement est traduit dans les faits par le gouvernement du Premier ministre, Monsieur Ismaïl Bedda Cheikh Sidiya, à travers la mise en œuvre des projets et programmes de développement.

Pour sa part, le vice-directeur des opérations au sein du fonds, M. Merwane Abdallah El Ghanem, a souligné la solidité des liens de coopération unissant les deux pays et salué les succès enregistrés par la Mauritanie dans les différents domaines.

Notons que le fonds koweitien de développement économique arabe a entamé ses activités en Mauritanie en 1975 par la conclusion du premier accord de prêt avec le gouvernement sur le projet d’entretien des routes.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Pêche : Signature du Procès-verbal du deuxième tour de négociations entre la Mauritanie et l’UE

Pêche : Signature du Procès-verbal du deuxième tour de négociations entre la Mauritanie et l’UEAMI - Le deuxième tour des négociations entre la Mauritanie et l’Union européenne s’est achevé, vendredi, à Nouakchott, après trois jours de discussions couronnées par la signature du Procès-verbal de deuxième tour.

Ce procès-verbal a été signé du côté mauritanien par M. Sidi Aly Ould Sidi Boubacar, directeur de l’exploitation des ressources halieutiques et côté européen par Mme Cécile Idil, Chef d’Unité Négociations commerciales et Accords de Partenariat pour la Pêche Durable.

Les deux parties ont constaté que le processus préalable à la signature de la prolongation par échange de lettres du protocole actuel est presque achevé, ce qui devrait permettre d’assurer la continuité des activités de pêche des navires de l’Union européenne et des paiements de la contrepartie financière sans interruption au-delà du 15 novembre 2019.

La partie mauritanienne a confirmé que les dispositions nécessaires ont été prises afin que la signature ait lieu en temps utile, dès la notification à la partie mauritanienne de la part du Conseil des ministres de l’Union européenne de l’adoption de la décision de prolongation.

Les deux parties ont passé en revue le projet du nouvel accord et ont convenu que le texte est une base acceptable pour continuer le travail, sauf changements mineurs qui pourraient se révéler nécessaires lors de la finalisation du protocole et de ses annexes.

Les deux parties ont également échangé leur vision sur les priorités à prendre en compte, notamment le respect des avis scientifiques, la valorisation de l’accord, les conditions techniques pour assurer l’attractivité de l’accord pour les opérateurs, la transparence, la cohérence des actions de l’appui sectoriel avec les objectifs de la nouvelle stratégie nationale, en termes de recherche, contrôle et surveillance des activités de pêche, les retombées économiques pour les filières à grand potentiel de valeur ajoutée.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

Mauritanie : L’UE finance deux programmes visant la création d’emplois et la compétitivité

Mauritanie : L’UE finance deux programmes visant la création d’emplois et la compétitivité [Photoreportage]Ce mercredi 06 Novembre, ont été lancés à Nouakchott les programmes SAFIRE et PACAO, deux programmes qui visent la compétitivité et la création de l’emploi et l’insertion socio-professionnelle.

Les deux projets vont toucher huit wilayas de la Mauritanie. Entre 22.000 et 23.000 personnes sont ciblées dans ces deux projets financés par l’Union Européenne à hauteur de 14 millions d’euros pour une durée de 4 ans.

Le lancement national de ces deux programmes a été marqué par un discours du ministre mauritanien de l’emploi, de la jeunesse et des sports, Sid’Ahmed Ould Taleb.

Ce qu’il faut savoir sur le programme SAFIRE

Qui signifie Sécurité Alimentaire, Formation, Insertion, Résilience et Emploi, est financé par la Délégation de l’Union Européenne en Mauritanie pour une durée de 4 ans : 2019-2023. Il s’agit d’un programme d’envergure économique, sociétale et environnementale ciblant les populations les plus vulnérables, notamment les jeunes et les femmes.

Il est coordonné par un Inter Consortia (regroupement de 3 consortia) qui réunit 14 ONG nationales et internationales : Oxfam (chef de file), Action Contre la Faim, Terre des Hommes Lausanne, ARDM, AFCF, AMAD, ODZASAM ; Croix Rouge Française (chef de file), GRDR, ECODEV, Terre des Hommes Italie, Croissant Rouge Mauritanien; le GRET (chef de file) et Caritas Mauritanie.

Nos régions d’intervention sont les suivantes : Guidimakha, Gorgol, Trarza, Brakna, Hodh El Gharbi, Hodh Ech Chargui et Nouakchott. Les 14 ONG membres du programme SAFIRE ont le plaisir de vous inviter à la cérémonie officielle de son lancement par le Gouvernement Mauritanien.

Les principaux résultats attendus du programme sont les suivants :

1. Augmenter l’insertion socio-professionnelle durable et décente à travers le soutien à la formation professionnelle et à l’accompagnement vers l’emploi

2. Renforcer la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle à travers une meilleure prise en compte de l’environnement et une augmentation de la production Agro-Sylvo-Pastorale (ASP)

3. Promouvoir les complémentarités économiques et sociales entre territoires urbains et ruraux et les opportunités économiques liées aux dynamiques migratoires.

Les populations ciblées par le programme sont les suivantes :

► Les jeunes de 16 à 35 ans dont 40% de filles, en situation de vulnérabilité

► Les Femmes de 36 à 44 ans en situation de vulnérabilité

► Les populations Agropastorales dont les associations, les coopératives et groupements informels.

Les messages clés du programme sont les suivants :

► Pour les jeunes, femmes, autorités administratives et communales :

C’est une opportunité à saisir pour favoriser l´insertion socioprofessionnelle des jeunes et des femmes via un dispositif d´orientation et d´appui à l’emploi en collaboration avec les structures étatiques et non étatiques ;

► Pour les acteurs de la société civile et les relais d’opinion (associations, syndicats, journalistes et médias, chercheurs en sciences économiques et sociales, étudiants) :

Il s’agit d’un programme favorisant de la production de connaissances à travers des recherches actions sur des enjeux sociétaux impactant la Mauritanie sur les plans économiques, environnementaux et sociaux.

► Pour les Partenaires Techniques et Financiers et le Gouvernement Mauritanien : Promotion des filières et chaînes de valeurs (lait local, maraichage, Produits Forestiers non Ligneux, agriculture…) favorisant l´insertion socioprofessionnelle des femmes et des jeunes, conformément aux grandes orientations politiques et stratégiques du pays ; faciliter l’appropriation du programme par l’Etat pour pérenniser ses acquis sur la zone d´intervention du programme et les dupliquer à plus grande échelle pour assurer sa durabilité ;

► La diaspora et le public Européen ou International :

C’est aussi une opportunité pour les migrants de contribuer au développement socio-économique de leurs territoires d´origine tout en renforçant la cohésion sociale entre les peuples urbains et ruraux.

Ce qu’il faut savoir sur le programme PACAO

Qui signifie Programme d’Appui à la Compétitivité de l’Afrique de l’Ouest, volet Mauritanie. Financé par l’Union Européenne, le programme est exécuté par un consortium d'organisations non gouvernementales : COOPI et SOS SAHEL International pour une durée de 4 ans (2019-2023).

Les régions d’intervention sont les suivantes :

► Le Guidimakha,

► Assaba

► Nouakchott

L’objectif global est :

Contribuer à la transformation structurelle de l’économie par la production de biens et services compétitifs à plus haute valeur ajoutée pour assurer la croissance, la création d’emplois qualifiés et durables ainsi que l'augmentation des revenus à travers une approche filière.

L’objectif spécifique :

L’objectif spécifique consiste à améliorer, selon une approche chaine de valeurs, la compétitivité et l’intégration commerciale des entreprises/coopératives et des différents acteurs bénéficiaires des chaines de valeur suivantes :

- Aviculture

- Peaux et cuir

- Gomme arabique

Les résultats attendus sont les suivants :

- Résultat 1 : Les capacités techniques de production et de transformation (qualité et quantité) des filières peaux et cuir, avicole et gomme arabique sont améliorées et intègrent dès le départ les problématiques de développement durable

- Résultat 2 : La compétitivité locale et internationale sont améliorées grâce à l’organisation des réseaux entre les acteurs de la filière, la promotion des investissements dans les secteurs, l’amélioration de la qualité, et le marketing des produits afin de répondre au marché national/ sous-régional/ international, et de générer de plus amples revenus et créer des emplois en Mauritanie.

Les populations ciblées par le programme sont les suivantes :

- Environ 2 500 bénéficiaires dont au moins 51% de femmes (dans les trois zones et sur les trois filières : aviculture ; peau et cuir ; gomme arabique)

(© Rédaction Cridem/07 Novembre 2019)

Source : Cridem

 

Mauritanie : nomination d’un nouveau directeur général pour la SOMELEC

Mauritanie : nomination d’un nouveau directeur général pour la SOMELECLe conseil des ministres a nommé ce jeudi Mohamed Ali O. Sidi Mohamed au poste de directeur général de la société nationale d’électricité (SOMELEC) en remplacement de Mohamed Salem O. Ahmed.

Le nouveau directeur général de la SOMELEC avait déjà été ministre du pétrole et de l’énergie lors de la période transitoire 2005-2007 et occupait, à sa nomination à la direction de la SOMELEC, le poste de conseiller à la présidence de la république.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

Au secours de l’usine de lait de Néma

Au secours de l’usine de lait de Néma…Saharamédias - Une commission ministérielle présidée par le premier ministre Ismael O. Bedde O. Cheikh Sidiya s’est penchée mardi sur la situation de la société mauritanienne pour les produits laitiers de Néma, un projet destiné à tirer le meilleur profit de la richesse animale.

Selon une dépêche de l’agence mauritanienne d’information le comité a examiné un plan destiné à dynamiser la société, élaboré par le ministère du développement rural et qui prévoit des dispositions techniques et financières pendant cette période difficile.

Des instructions ont été données aux départements concernés pour déployer tous les efforts à même d’accompagner et appuyer la société sur laquelle les autorités fondent beaucoup d’espoirs pour créer un pôle économique dans l’est mauritanien.

Les autorités mauritaniennes avaient décidé en 2011 de créer cette usine de lait pour un coût total de 15 millions de dollars, l’annonce avait été faite par l’ancien premier ministre Moulaye O. Mohamed Lagdaf.

Les données techniques révélées à cette époque prévoyaient une production quotidienne de 25.000 litres de lait et 5.000 produits dérivés.

En août 2013 a été posée la première pierre de ce projet pour être inauguré trois années plus tard, en 2016, et les autorités avaient annoncé que cette usine allait favoriser une importante activité économique dans les régions est de la Mauritanie.

A l’inauguration de l’usine on avait annoncé que celle-ci disposait d’une unité pour la production quotidienne de lait longue conservation de 30.000 litres, et pour la première fois en Mauritanie d’une unité pour la production quotidienne de lait pasteurisé de 9.000 litres, une production de 10.000 litres de Yaourt en plus d’une unité pour la production du beurre.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

 

Maghreb-Machrek : une conjoncture en berne

Maghreb-Machrek : une conjoncture en berneLes économies des pays du Maghreb ont sérieusement ralenti, si l'on croit le FMI. La faute au manque de réformes structurelles et à un endettement persistant.

Tout comme en Afrique subsaharienne, la performance économique au Maghreb a connu des jours meilleurs. Dans son dernier rapport sur la région Maghreb-Moyen-Orient, le Fonds monétaire international (FMI) pointe du doigt une croissance « timide », à 2,7 % au Maroc, 2,6 % en Algérie et 1,5 % en Tunisie, notamment.

En Égypte, cependant, la dynamique devrait perdurer, « soutenue par la production gazière et le retour du tourisme ». À l'origine des turbulences, la combinaison de plusieurs facteurs, d'abord extérieurs aux pays étudiés.

Le ralentissement des partenaires commerciaux que sont la Chine et l'Europe – dont les échanges sont nombreux avec le Maroc et la Tunisie – en fait partie, tout comme la montée des tensions géopolitiques à l'international, sans compter la menace d'un « Brexit désordonné ». Dans un tel contexte, les prix des matières premières restent bas.

Un inconvénient de taille pour la région, que ce soit du côté des exportateurs de pétrole, par exemple, comme l'Algérie et la Libye, ou des importateurs, comme l'Égypte, le Maroc, la Tunisie ou la Mauritanie.

Une situation sociale tendue

Autre élément aggravant, interne à la région cette fois, l'amplification des tensions sociales. Mais, si « l'agitation sociale » en cours en Algérie et au Soudan « perturbe dans un premier temps le développement économique », elle permet surtout aux autorités en place de prendre conscience de la situation.

Un électrochoc qui « met en évidence la nécessité impérieuse de procéder à des réformes pour parvenir à une croissance plus forte et plus inclusive ». L'inclusion, un objectif qui semble bien difficile à atteindre pour la plupart des pays de la région.

Au Maroc, par exemple, où le taux de pauvreté a considérablement diminué ces dernières années, les inégalités persistent.

D'après une étude consacrée au royaume chérifien et publiée en juillet dernier par le FMI, « des disparités régionales et sociales importantes subsistent, notamment en ce qui concerne l'accès aux services publics ».

Autre mal de taille identifié : le chômage. « Nous sommes dans une région [Maghreb-Machrek] où le taux de chômage des jeunes dépasse les 25 à 30 %, ce qui demande des taux de croissance supérieurs à 1 et 2 % », a déclaré Jihad Azour, responsable MENA pour le FMI à l'AFP.

Compte tenu de sa forte croissance démographique, l'Égypte, par exemple, doit créer au moins 700 000 emplois par an pour absorber le flux de nouveaux arrivants sur le marché du travail.

Face aux défis, réformer en profondeur et résorber la dette

La solution, pour les économistes du FMI ? « Des réformes structurelles ». Et vite, car, sans réformes, pas de développement économique, donc pas d'inclusion. Une situation qui « risquerait d'alimenter des tensions sociales déjà vives », prévient le rapport, qui donne tout de même quelques pistes.

« Des réformes visant à renforcer l'accès au financement pour les jeunes entreprises en croissance », l'amélioration d'un « climat des affaires dans lequel le secteur privé peut prospérer » font partie des réponses. Si des progrès ont été accomplis en la matière, notamment en Égypte et en Mauritanie, la région reste en retard.

Pour le FMI, « le climat des affaires dans la région ne soutient pas la comparaison avec, par exemple, les pays similaires d'Asie de l'Est ».

Autre axe à gérer de toute urgence : celui de la dette, où une politique budgétaire dédiée doit être mise en œuvre.

Il faut rappeler que, dans certains pays, elle atteint près de 85 % du PIB. Au Soudan, son taux s'élève même à 150 %, d'après les dernières estimations. En somme, « la charge de la dette amassée depuis de nombreuses années devient écrasante et empêche de procéder aux investissements indispensables pour assurer l'avenir économique à long terme de la région », déplorent les auteurs du rapport.

Un cercle vicieux « de croissance faible et de dette en hausse » dont il est difficile de sortir, et qui « a évincé les dépenses d'investissement qui auraient pu stimuler la croissance ». La réduction de l'endettement s'avère difficile, même dans les pays où les finances publiques ont été resserrées, à l'instar de l'Égypte ou du Maroc.

La Tunisie, au contraire, commence à récolter les fruits de ses efforts. Selon un communiqué publié par le FMI en juillet, « des politiques monétaires et budgétaires resserrées au cours du premier semestre 2019 ont permis » au pays de réduire l'inflation et de créer « les bases pour une deuxième année consécutive de réduction du déficit budgétaire ».

L'intégration économique : la solution miracle qui tarde à se concrétiser

D'après une autre étude de l'institution publiée en avril dernier, il existe une « solution (presque) miracle » : l'intégration régionale, en panne au Maghreb et au Machrek. Les pays de la région commercent beaucoup moins entre eux qu'avec le reste du monde. L'Afrique du Nord est même la région où les échanges intrarégionaux sont les plus faibles, moins de 5 % du total des échanges des pays.

Pourtant, « accélérer l'intégration régionale permettrait de stimuler la croissance, de créer des emplois et d'ouvrir de nouveaux horizons pour près de 100 millions de personnes », peut-on lire dans la note.

« Une plus grande ouverture au commerce intrarégional de biens et de services permettrait de créer un vaste marché qui rendrait la région plus attrayante pour les investisseurs » et lui permettrait, à long terme, d'« augmenter sa croissance à un point de pourcentage ». Un constat économique positif qui n'a pas encore contraint les politiques à surmonter leurs différends.

Par Marlène Panara
Source : Le Point (France)

Partenariat : L'Algérie premier partenaire commercial de la Mauritanie en Afrique

Partenariat : L'Algérie premier partenaire commercial de la Mauritanie en AfriqueEl Moudjahid - L'Algérie est en tête de la liste des partenaires commerciaux africains de la Mauritanie, révèle l'Office national mauritanien des statistiques.

Lors du second quadrimestre de l'année, les exportations de l'Algérie vers la Mauritanie ont représenté 28%, du Maroc (23,9%), du Togo (14,6%) et du Mali (9,5%), précise la même source. L'Algérie est en tête de la liste des partenaires commerciaux africains de la Mauritanie, révèle l'Office national mauritanien des statistiques.

Lors du second quadrimestre de l'année, les exportations de l'Algérie vers la Mauritanie ont représenté 28%, du Maroc (23,9%), du Togo (14,6%) et du Mali (9,5%), précise la même source.

Les importations de la Mauritanie à partir de pays africains ont atteint, lors de la même période, 4,5 milliards Ouguiya (MRO), soit 10,8% du taux global des importations, contre 8,1% lors du premier quadrimestre de 2019.

L'Algérie avait intensifié ses efforts, précédemment, pour décrocher une part du marché mauritanien, d'abord en inaugurant un poste frontalier, puis en dépêchant plusieurs caravanes d'export, vu l'importance du marché mauritanien constituant également une porte sur le reste du continent africain. Parallèlement à la hausse des exportations algériennes vers la Mauritanie, Air Algérie a enregistré, ces deux dernières années, de très bons résultats avec un taux de remplissage de ses trois vols hebdomadaires vers Nouakchott de 75% en moyenne mensuelle.

Ce taux se traduit par la hausse des recettes de l'agence d'Air Algérie à Nouakchott par rapport à ses agences dans les autres pays africains, avec le transfert de l'équivalent de 800 millions DA depuis 2017.

Source : El Moudjahid (Mauritanie)

 

Mauritanie : découverte du plus gros gisement de gaz naturel en eaux profondes de l’année

Mauritanie : découverte du plus gros gisement de gaz naturel en eaux profondes de l’année Agence Ecofin - Lundi, Kosmos Energy et son partenaire BP ont annoncé la découverte d’un nouveau gisement de gaz naturel dans les eaux mauritaniennes, à proximité de la zone maritime qui couvre le projet Grand Tortue Ahmeyim situé lui-même à cheval entre la Mauritanie et le Sénégal.

Le gisement est logé dans le puits d’exploration Orca-1, de la région de BirAllah. Ce forage s’inscrit dans le cadre du nouveau programme de développement des partenaires dans les deux pays. Il confirme d’ailleurs un taux de réussite de 100 % sur neuf puits forés.

Les premiers rapports post-forage indiquent que Orca-1 ciblait une zone de l’Albien qui n’avait jamais été testée auparavant et que les résultats obtenus dépassent les attentes. Il faut dire que la plateforme de forage y a intercepté une colonne gazière de 36 m dans des réservoirs d’excellentes qualités et une autre colonne de 11 m de gaz dans le Cénomanien.

Le document table pour ce puits sur un volume moyen de 13 Tcf de gaz en place, une ressource supplémentaire pour soutenir le projet de liquéfaction en cours de préparation à la frontière maritime entre les deux pays.

« Le puits Orca-1 conclut une très bonne année d’exploration et d’évaluation en Mauritanie et au Sénégal. Orca-1, que nous considérons comme la plus grande découverte d’hydrocarbures en eau profonde au monde jusqu’à présent cette année, démontre une fois de plus la qualité du bassin gazier mauritanien à l’échelle mondiale.

Avec des ressources suffisantes en place dans le hub de BirAllah, Kosmos se réjouit de travailler avec le gouvernement mauritanien et ses partenaires pour apporter des bénéfices au peuple mauritanien, à travers le développement de projets compétitifs et à faible intensité carbone », a commenté Andrew Inglis (photo), CEO de Kosmos.

Situé à environ 125 km au large de la Mauritanie, le puits Orca-1 a été foré dans une profondeur d’eau d’environ 2 510 mètres pour une profondeur totale mesurée d’environ 5 266 mètres.

Olivier de Souza

Source : Agence Ecofin

 

 

Le FMI prévoit une croissance économique, …mais l'industrie minière est en difficulté

Le FMI prévoit une croissance économique, …mais l'industrie minière est en difficultéÀ en croire le FMI, qui a achevé sa mission en Mauritanie le 9 octobre dernier, la croissance du pays « devrait atteindre 6,9% cette année, tirée à la fois par les secteurs extractifs et non-extractifs ». Impressionnant ! Mais à y regarder de plus près, on peut s’interroger : comment expliquer cette croissance et où ses effets sont-ils visibles ?

Est-ce vraiment notre secteur extractif qui l'alimentera ? Certes, la richesse de notre sous-sol est inégalée mais les perspectives du secteur minier ne sont pas bonnes, à quelques exceptions près.

Le 2 octobre, MCM n’a-t-elle pas annoncé qu'elle réduirait ses effectifs d'une bonne centaine d'employés avant la fermeture de la mine en 2024 ? Une fois que MCM aura quitté la Mauritanie, il ne restera que deux opérateurs miniers actifs dans le pays : Tasiast et la SNIM. Pour l’heure, aucune autre société minière ne peut prétendre entrer en production.

Malgré les fréquents voyages à l'étranger de Mohamed Ould Abdel Vetah - il était de nouveau en France le 10 octobre dernier - le ministre du Pétrole, des Mines et de l’Énergie n'a toujours pas réussi à convaincre le moindre investisseur minier d’envergure d’investir en Mauritanie depuis qu'il a pris ses fonctions en août 2016.

Aux dernières nouvelles, deux entreprises qui ont fait beaucoup parler d’elles cette année - Algold et Aura Energy - ne devraient pas contribuer à la croissance économique nationale à moyen terme. Le 1er octobre, Algold a publié un énième communiqué de presse annonçant des départs au sein de l’équipe dirigeante - il s’agit cette fois de trois des principaux directeurs -, ce qui laisse imaginer l’état de santé de la société.

De son côté, Aura Energy ne semble pas avoir progressé depuis la signature de son contrat à la fin du mandat du Président Aziz. Ajoutez à cela le fait que trois permis d'exploitation du granite, accordés par le ministre Ould Abdel Vetah sous le président Aziz, ont été annulés par le président Ghazouani début octobre. Le gouvernement et le FMI misent vraisemblablement trop sur les petites entreprises minières et les spéculateurs pour explorer et valoriser le sous-sol mauritanien.

Bien sûr, les matières extractibles comprennent le gaz naturel offshore - qui suscite de grands intérêts et dont le FMI anticipe probablement les retombées économiques, dans ses prévisions. S’il ne fait aucun doute que les investissements de BP généreront de la richesse, cela aura un impact limité sur le quotidien des Mauritaniens.

Le gaz étant offshore, peu d'emplois seront nécessaires, et Dakar détient d’ores et déjà l’essentiel des contrats liés à ce projet. Aucune autre entreprise minière ou gazière, étrangère ou nationale, n’ayant annoncé de projet d'investissement important, d'où viendra cette fameuse croissance mauritanienne ? La question reste posée.

Source : Le Calame (Mauritanie)

Mauritanie : l’accord de cession de la mine de F’Dérick remis en cause

Mauritanie : l’accord de cession de la mine de F’Dérick remis en causeSaharamédias - La société nationale industrielle et minière (SNIM), à l’issue d’une réunion tenue jeudi par des responsables de la société, a considéré nul l’accord de vente de la mine de F’Dérick qui avait été à l’origine d’une grande controverse à cause du flou qui l’avait entouré.

La SNIM avait signé un accord avec la société australienne BCM qui accordait à celle-ci les droits d’exploiter la mine de F’Dérick, une ancienne mine exploitée déjà en 1963 par la MIFERMA et par la SNIM jusqu’à 1983.

Selon le correspondant de Sahara Media à Zouerate où s’est tenue la réunion, les participants à cette rencontre ont examiné les nouvelles données relatives à cette mine et sont convenus de la nullité de l’acte de cession à la société australienne.

La rencontre a recommandé l’établissement d’un rapport détaillé avant la fin du mois de novembre prochain sur la mine qui tienne compte des données techniques de la mine.

Le rapport comportera des données relatives aux moyens nécessaires pour l’exploitation de la mine, relativement aux infrastructures, les équipements et les ressources humaines pour sa future exploitation par la SNIM.

A cette réunion ont assisté la direction déléguée pour les recherches, le développement et la modernisation de la SNIM, la direction des études et des techniques de la société en plus du département de la recherche géologique.

La mine de F’Dérick est considérée par les experts comme riche avec un fer d’une teneur dépassant les 60%, une teneur particulièrement importante.

Selon les informations obtenues par le correspondant de Sahara Media la MIFERMA s’était beaucoup appuyée sur cette mine du surface qui sera fermée par la suite quand son exploitation s’était compliquée à cause de la profondeur de la mine.

En 2006 la SNIM avait procédé, pendant plus de 6 ans, à des analyses et des opérations de prospections dans la mine fermée, qui ont révélé une réserve importante estimée à 40 millions de tonnes et un minerais d’une teneur de 56 à 63%, en plus d’une autre réserve de 24 millions de tonnes à proximité de la mine.

La SNIM a été contrainte de renoncer à l’exploitation de cette mine dont le coût serait de 200 millions de dollars, dont une grande partie sera consacrée au déblaiement de la mine en enlevant des millions de déchets et des pierres stériles.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

Plus de 22 millions de dollars du FMI à la Mauritanie

Plus de 22 millions de dollars du FMI à la Mauritanie Apanews - Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé que, sous réserve de l’approbation de sa direction générale et de son conseil d'administration, la Mauritanie bénéficiera d’un cinquième décaissement de 16,56 millions de DTS (environ 22,6 millions de dollars).

Ce décaissement aura lieu à la suite de l’examen du dossier de la Mauritanie par le conseil d'administration du FMI en décembre prochain, a ajouté le Fonds dans un communiqué.

Le taux de croissance de l’économie du pays sera de 6,9% en 2019, a précisé le communiqué consulté par APA dimanche à Nouakchott, expliquant que cette croissance est tirée à la fois par les secteurs extractifs et non-extractifs.

Le texte a aussi souligné que la stabilité macroéconomique a été maintenue et que la viabilité de la dette a été renforcée, avec une dette extérieure publique baissée à 66 % du PIB à fin 2019, soit moins du niveau de 69% de l’année précédente.

Le Fonds a aussi indiqué que les réserves internationales de la Banque centrale de Mauritanie sont de 1.042 millions de dollars (soit plus de 5 mois d’importations des secteurs non-extractifs).

Les réserves de 2018 étaient de 918 millions de dollars, a-t-il signalé.

Le FMI a par ailleurs recommandé aux autorités mauritaniennes de mettre en place une gestion efficiente et transparente des revenus du gaz dont la production est attendue en 2022.

Il a en outre préconisé la création d’un cadre institutionnel renforcé et d’un cadrage macroéconomique prudent en perspective de cette manne gazière prévue.

Source : Apanews

 

La Mauritanie vise un taux de croissance de 6,3% (officiel)

La Mauritanie vise un taux de croissance de 6,3% (officiel)Apanews - Le taux de croissance de l’économie mauritanienne au cours de l’année 2019 devrait atteindre un taux de 6,3%, pendant que le taux d’inflation sera maintenu en dessous de 3,5%, a annoncé le ministre mauritanien des Finances, Mohamed Lemine Ould Dhéhb.

S’exprimant, jeudi à Nouakchott, lors d’un point de presse consécutif à l’approbation, en Conseil des ministres, du budget de l’Etat pour l’année 2020, le ministre a également fait état d’un niveau de réserves officielles en devises dans l’ordre de 5,7 mois d’importations.

Il a précisé que les importations du pays se chiffrent ce jour à 1,6 milliard de dollars, soit 60,33 milliards d’ouguiya MRU contre des dépenses de 1,4 milliard de dollars, soit 54 milliards d’ouguiya MRU. Ce faisant, il prévoit un excédent budgétaire de 1,1% du produit intérieur brut (hors secteur extractif).

Au cours du même point de presse, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et des TICs, porte- parole du Gouvernement, Sidi Ould Salem, a annoncé que le budget en question prévoit une enveloppe de 8,4 millions de dollars (320 millions d’Ouguiyas MRU) pour financer un Fonds de la recherche scientifique.

Une Agence pour la recherche scientifique et l’innovation sera créée en vue d’assurer la gestion de ce fonds, a-t-il expliqué.

Source : Apanews

 

 

La SNIM va-t-elle récupérer la mine de F’derick ?

La SNIM va-t-elle récupérer la mine de F’derick ?Saharamédias - La société nationale industrielle et minière (SNIM) a repris la mise à jour des données relatives à la mine de F’derick qui avait été cédée auparavant à une société australienne dans le cadre d’un accord qui avait été à l’origine d’une grande controverse suite aux conditions dans lesquelles cet accord avait été passé.

Le correspondant de Sahara Media citant des sources a révélé que des instructions avaient été données à des services et directions décentralisées de la société sur la nécessité de reprendre la mise à jour des données relatives à la mine de F’derick gelées ces derniers mois.

La société industrielle et minière avait signé un accord avec la société australienne BCM qui autorise celle-ci à exploiter cette mine, en service du temps de la MIFERMA depuis 1963 et plus tard par la SNIM jusqu’à 1983.

Selon les experts cette mine est particulièrement riche avec un fer d’une haute teneur qui dépasserait les 60%.

Seulement cet accord révélé en mai dernier avait été à l’origine d’une grande controverse, pour les conditions suspectes qui ont entouré qui ont présidé à sa conclusion.

Cet accord n’avait été annoncé ni par la SNIM ni par le gouvernement et les services spécialisés de la société en charge de l’exploitation minière n’avaient pas disposé d’informations suffisantes.

Selon notre correspondant au Tiris Zemour citant différentes sources un groupe de responsables de haut niveau de la société de la société tiendra lundi prochain à Zouerate une réunion qui sera consacrée à la discussion de la situation de la mine de F’derick.

En l’absence d’informations précises sur l’accord avec la société australienne, les services décentralisés de la société et sa direction régionale avaient gelé les études relatives à ce projet.

Les différents services de la SNIM et sa direction régionale, au cours des dernières années, réactualisaient à chaque fois les études pour l’exploitation de cette mine qui avait connu des difficultés mais que la société n’a jamais voulu abandonner.

Depuis l’annonce de la conclusion de l’accord avec la société australienne les services techniques de la SNIM avaient suspendu la réactualisation des données techniques, avant de recevoir des instructions pour les reprendre, selon le correspondant de Sahara Media.

La réunion lundi prochain des directeurs de la société avec les experts du secteur des mines doit déterminer une position claire par rapport à l’accord conclu avec la société australienne BCM.

Les données disponibles estiment deux choix possibles dont le premier est l’annulation pure et simple par la SNIM de l’accord, la réactualisation de l’étude d’exploitation de la mine comme faisant partie de ses importants projets d’autant que la technologie dans le domaine s’est beaucoup développée et que le prix du fer est à la hausse, une opportunité pour la société de générer d’importants bénéfices.

La seconde option est que la SNIM conclu un accord avec la société australienne en vertu duquel elle se charge de l’exploitation de la mine moyennant d’importants montants financiers et d’autres revenus.

La société australienne n’a ni les moyens d’exploiter la mine ni acheminer le minerais, contrairement à la SNIM qui a l’expérience et les infrastructures nécessaires.

Ces mêmes sources privilégient la première option eu égard au flou qui avait entouré la conclusion de l’accord avec les australiens et tout le monde attend avec impatience ce qui sera décidé à l’issue de la réunion de lundi prochain.

Selon les informations obtenues par le correspondant de Sahara Media au Tiris Zemour, la MIFERMA s’était beaucoup appuyée sur cette mine de surface facilement exploitable, avant de l’abandonner à cause de la profondeur de la mine.

En 2006 la SNIM avait effectué pendant 6 ans des analyses et des prospections sur la mine fermée, qui ont permis de découvrir d’importantes réserves de fer (40 millions de tonnes) d’une teneur de 56 à 63% en plus de 24 millions dans une autre zone.

Le coût élevé de l’investissement (200 millions de dollars) pour la réouverture de la mine, avait empêché la société de poursuivre le projet.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

 

En Mauritanie, les délestages jouent sur les nerfs des habitants de Nouakchott

En Mauritanie, les délestages jouent sur les nerfs des habitants de NouakchottRFI Afrique - La capitale mauritanienne vit au rythme des délestages. La Somelec, Société nationale de l’électricité, impute ces désagréments à une panne sur la ligne à haute tension qui transporte l’énergie du barrage hydroélectrique de Manantali au Mali vers le Sénégal et la Mauritanie.

Les délestages se sont accentués ces deux derniers jours. Mercredi matin, les habitants des quartiers très peuplés de la capitale, Nouakchott, se sont réveillés dans le noir après une nuit sans électricité.

Des boulangers ont dû avoir recours aux groupes électrogènes comme Mouhamedene : « Ça nous coûte excessivement cher, l’usage de ces engins et leur carburant. Mais nous n’avons pas le choix. Les délestages arrivent au moment où les élèves reprennent le chemin des cours. Vous voyez tout ce monde devant... c’est pour le pain. Commerçants, mères ou pères de famille et les distributeurs de baguette de pain. Ils viennent très tôt et font la navette entre les différents souks. »

Ismaël Sy est un chef de famille. Il affirme avoir perdu tous les produits périssables, comme le lait frais ou la viande, qui étaient stockés dans son réfrigérateur. À cela s’ajoute un sommeil perturbé : « On a vraiment souffert à cause de cette coupure, presque toute la nuit on n’a pas eu d’électricité, personne n’a dormi avec tous les moustiques. »

Les habitants de Nouakchott n’ont pas connu de délestages identiques depuis 2008. Ils se disent préoccupés en dépit des explications de la Société nationale de l’électricité.

Source : RFI Afrique

 

La banque mondiale va investir 150 millions de dollars en Mauritanie

La banque mondiale va investir 150 millions de dollars en MauritanieSaharamédias - Le directeur des opérations à la banque mondiale chargé de la Mauritanie, Nathan Belete a déclaré que la banque mondiale prévoit d’investir 150 millions de dollars en Mauritanie au cours du premier trimestre de 2020, notamment dans le domaine de routes et les secteurs sociaux dans la wilaya de l’Assaba afin de développer les villes à fort potentiel de croissance.

Nathan Belete qui coiffe également le Sénégal, le Cap-Vert, la Gambie et la Guinée Bissau a ajouté qu’il a rencontré, lors de son séjour en Mauritanie un certain nombre de responsables gouvernementaux, ajoutant qu’il avait assuré le président Ghazouani l’appui de la banque mondiale afin qu’il puisse réaliser son programme notamment dans les domaines de la justice sociale, le développement du capital humain, la gouvernance économique et la promotion de l’investissement privé.

La Mauritanie et la banque mondiale ont signé le 25 juillet dernier à Washington un accord en vertu duquel l’institution financière mondiale consent un appui de 50 millions de dollars au budget mauritanien sous forme d’aide, un appui qui a doublé alors qu’il était prévu 25 millions de dollars seulement.

Cette augmentation est consécutive à l’adoption par la BM des réformes économiques et financières entreprises par l’ancien gouvernement mauritanien et qui ont été exposées lors de la réunion annuelle de la banque mondiale et le fonds monétaire international en avril dernier.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

Mauritanie : Des populations en détresse par manque d’eau, les autorités ...

Mauritanie : Des populations en détresse par manque d’eau, les autorités ..... Curieusement, des habitants des villes de l’intérieur du pays notamment Nouadhibou, Atar, Tidjikdja, Akjoujt, Boghé, Rosso, Nouakchott vivent constamment dans une situation de manque d’eau qu’ils qualifient de cruelle.

Cette situation dénoncée par les populations au micro et devant les caméras de la télévision nationale semble appartenir à une époque lointaine et ses malheureux habitants constatent que les promesses faites tardent à se concrétiser, depuis le temps….

Des habitantes d’Atar à l’instar de leurs sœurs des autres villes ont vivement dénoncé le manque d’intérêt des autorités publiques et locales face à la situation dramatique qui caractérise le manque cruel en eau potable.

En matière d’alimentation en eau potable (AEP) les habitants ont déclaré qu’ils ne reçoivent l’eau qu’une heure par semaine et durant la saison de l’été, c’est pire encore puisque l’eau ne coule dans leurs robinets, qu’une seule fois par intervalles irréguliers variant de 3 à 15 jours, parfois.

A la question de savoir comment font alors les habitants d’Atar et de Boghé pour s’approvisionner en eau potable, ces derniers indiquent qu’ils ramènent de l’eau des puits ou de quelques bornes fontaines de très loin, à dos d’âne ou en voiture.

Ces habitants précisent qu’ils arrivent souvent à débourser une somme allant, jusqu’à 20 MRU pour un bidon de 20l pour satisfaire leurs besoins en eau. La mauvaise qualité de l’eau et sa salinité ont été l’objet des critiques de la part des femmes à Atar et Tidjikja.

L’autre gros problème particulier qui caractérise cette situation, à l’instar des autres villes est certainement l’absence totale d’un réseau d’assainissement pour assurer un minimum d’hygiène aux habitants. D’autre part, les habitants se plaignent aussi de l’absence de réseau d’évacuation des eaux pluviales. Face à ce désastre, deux mois sans une goutte d’eau, on nous amène des factures à payer, renchérit un habitant d’Akjoujt.

Non loin de lui, un vieil homme, atteste que les citernes de la société pour alimenter la ville en eau, ont été récupérés par la mairie.

Où sont passés les importantes sommes investies dans les projets d’approvisionnement des villes en eau potable, s’interrogent ces protestataires ?

En face de notre confrère d’EL Mouritaniya qui animé l’émission, ce vendredi 20 Septembre, en début d’après-midi, Mohamed Vall Ould Mohamedou, technicien à la SNDE, chargé de la situation de l’intérieur a déclaré que ces villes seront dotées de réseaux AEP et d’assainissement et que des dispositions seront prises en ce sens. Pour se faire, c’est un projet hydraulique qui sera inscrit dans le plan de développement très large.

Quant à Monsieur Bah Vall Ould Mahfoudh, coordinateur du projet Aftout Es Sahili a précisé que le réseau a connu une grande extension et que la société fait à des disparités très importantes sur à Nouakchott qui a connu ses dernières des extensions surtout les quartiers Tarhil.

Ensuite, il a signalé que la situation sera prise en compte et d’ailleurs des études sont en cours pour l’approvisionnement de toutes les villes du pays en eau potable et dans un futur proche, l’Etat va mettre fin aux bornes fontaines publiques et aux anciennes méthodes de distribution et de vente d’eau aux populations.

Les autorités…

Pour résoudre cette situation, la ministre de l’hydraulique et de l’assainissement, Mme Naha Mint Hamdi Ould Mouknass, a insisté sur la nécessité de la bonne préparation du projet d’eau potable et de l’assainissement dont le financement est prévu en collaboration avec la Banque mondiale.

Au ministère à Nouakchott, avec une mission de la Banque mondiale et toutes les directions et services concernés par la préparation et la mise en œuvre de ce projet au niveau du département, la ministre a insisté sur l’accompagnement et l’accélération du rythme des travaux eu égard à l’importance de ses retombées positives pour les citoyens dans les deux Hodhs, de l’Assaba, du Gorgol et du Guidimagha.

Ce projet dit-elle, va permettre la réalisation et l’aménagement d’environ 200 réseaux d’eau potable les régions citées en plus de l’apport d’un appui institutionnel au département de l’hydraulique et de l’assainissement visant à renforcer les opérations de prospection et de gestion des ressources hydrauliques souterraines.

Alors que faire pour les autres villes?

Par R. FALL
Source : Tawary (Mauritanie)

 

La Mauritanie veut développer la filière des dattes

La Mauritanie veut développer la filière des dattesRFI Afrique - En Mauritanie, la production de dattes est l’un des principaux secteurs de l’économie. Dans ce pays désertique où la sécheresse est une réalité, l’État a décidé d’investir dans des infrastructures et dans la recherche, afin d’en faire un pôle d’excellence.

Vallée de Mhaïreth, dans l’Adrar. Encaissée dans un canyon, c’est la seule touche de vert dans ce paysagé de pierre et de sable. Longue de 8 km, elle permet d’assurer la subsistance de milliers de familles qui cueillent les dattes puis les revendent sur les marchés de la région. Mais cette année, l’absence de pluie a fait baisser la production. Salem est en train de trier sa récolte de la journée.

« Cette année pour l’instant, il n’a pas encore assez plu, explique-t-il. Vous voyez ici, nous n’avons pas de problème avec l’avancée du désert, puisque nous y sommes déjà. Mais les nappes phréatiques sont importantes et cette année, elles sont vraiment basses et s’il ne pleut plus, on va devoir partir. »

Le projet Oasis pour améliorer la production

La production baisse, mais dans tout le pays et particulièrement dans l’Adrar, l’État a développé le projet Oasis pour améliorer la production. Un barrage a déjà été construit, deux autres sont en attente de financement.

« Dans toute la région, il y a une diminution de l’eau, mais cela varie entre les départements,déclareCheikh Mohamed Moustapha, le responsable du projet Oasis.Atar est vraiment infesté. Dans les autres départements, cela peut aller. Cette année, il y a un dessèchement parce que les puits sont taris depuis février. »

Un laboratoire construit à Atar

Pour pallier ce manque d’eau et améliorer le rendement des palmiers, un laboratoire a été construit à Atar, la capitale régionale. « Ici on stocke les nouvelles cultures », explique un employé du laboratoire. Sélection de semences, culture in vitro, lutte contre les nuisibles...

Mohamed Vall, chercheur dans ce laboratoire, a de grandes ambitions pour la datte mauritanienne. « C’est un laboratoire qui est devenu régional. Du point de vue des équipements, c’est un laboratoire extraordinaire. »

Un vœu encore pieux et qui demandera du temps avant d’être totalement efficace. D’ores et déjà, la production de 2019 est en deçà de l’année passée.

Par Edouard Dropsy

Source : RFI Afrique




 

 

La Mauritanie compte sur la BAD pour faire décoller son agriculture, dit le ministre du développement rural

La Mauritanie compte sur la BAD pour faire décoller son agriculture, dit le ministre du développement ruralEssahraa - Le ministre du développement rural, M. Dy Ould Zein a souligné que la Banque Africaine de Développement (BAD) est un partenaire stratégique de la Mauritanie sur lequel elle compte beaucoup pour concrétiser les aspirations du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani visant faire décoller le secteur agropastoral dans notre pays.

Le ministre a fait cette déclaration au cours d’une réunion tenue lundi à Nouakchott avec une délégation de haut niveau de cette institution financière conduite par M. Mohamed El Azizi, son directeur général chargé de l’agriculture en Afrique du Nord.

Le ministre a réaffirmé l’importance que revêt la priorité dont doivent bénéficier les franges les plus pauvres en milieu rural dans les programmes et projets financés par la BAD dans notre pays.

Pour sa part, le directeur général de la BAD a exprimé la disponibilité de son institution à accompagner les efforts du gouvernement mauritanien pour provoquer l’essor du secteur agricole y compris ses filières irriguée et pluviale et à moderniser les méthodes d’élevage.

La réunion s’est déroulée en présence de M. Abdallahi Baba Ziyad, directeur de la coopération et des stratégies du ministère et de M. Sidi Ould Ismail, coordinateur du projet d’appui à la transformation agricole en Mauritanie.

Source : Essahraa (Mauritanie)

 

 

Mauritanie : Kinross veut investir 150 millions $ pour améliorer la production de la mine Tasiast

Mauritanie : Kinross veut investir 150 millions $ pour améliorer la production de la mine Tasiast Agence Ecofin - La compagnie minière Kinross Gold a publié dimanche, les résultats de l’étude de faisabilité d’un projet visant à augmenter à 24 000 tonnes par jour, la capacité de traitement de sa mine d’or Tasiast, en Mauritanie. L’étude a montré qu’il faudra 150 millions $ de capital pour réaliser le projet, qui permettra d’améliorer la production et réduire les coûts opérationnels.

Selon les détails fournis par la société, avec une capacité de traitement de 24 000 tonnes/jour, la production annuelle moyenne de la mine devrait dépasser les 500 000 onces. Le projet, dont le démarrage est prévu pour 2021, devrait permettre d’étendre la durée de vie de Tasiast de 4 ans, soit jusqu’en 2033. Entre 2020 et 2033, la mine produira environ 6,2 millions d’onces.

« Nous sommes bien positionnés pour mener à bien ce projet Tasiast 24k (le nom du projet, NDLR). Nous avons d’importantes liquidités, l’extension des opérations de Tasiast continue de dépasser les attentes en matière de performance et nous avons tous les permis pour le projet », a commenté le PDG de Kinross, Paul Rollinson.

Cotée à la bourse de Toronto, Kinross Gold est une compagnie minière canadienne possédant des mines et projets miniers aux Etats-Unis, au Brésil, en Russie, en Mauritanie, au Chili et au Ghana.

Louis-Nino Kansoun
Source : Agence Ecofin