Tue11212017

Last update10:23:44 AM GMT

Back Santé Santé Santé en Mauritanie

Economie en Mauritanie

Mauritanie : La disette s’annonce dans tout le pays

Mauritanie : la disette s’annonce dans tout le pays La sécheresse qui frappe le Sahel affecte particulièrement la Mauritanie. Celle-ci tente de parer la disette qui s'annonce en 2018. Les pâturages sont grillés et les mares asséchées, comme le confirment les photos satellites de la Mauritanie publiées par Action contre la faim (ACF).

Le sorgho comme la pastèque se raréfient. En
Mauritanie, toutes les wilayas du pays sont concernées, à la différence du Sénégal ou du Tchad, dont certaines régions seulement sont affectées par la sécheresse.

Dans le
Tagant, on ne dénombre que cinq barrages sur quarante-deux conservant un peu d’eau. Le long du fleuve Sénégal, les déficits hydriques et en biomasse sont spectaculaires.

Les populations ont commencé à puiser dans leur capital. Elles entament dès maintenant leurs réserves destinées à la soudure

« La campagne avait bien commencé, commente Jean-Noël Gentile, directeur du Programme alimentaire mondial (PAM) en Mauritanie. Puis on a constaté une pause pluviométrique de 20 à 40 jours qui a obligé les agriculteurs à replanter, souvent en vain car les pluies de septembre n’ont pas rattrapé le déficit. Déjà annoncées comme inférieures aux années normales, les récoltes seront très touchées. »

Le pire est à venir

Il est trop tôt pour prédire l’étendue des dégâts, mais l’on sait d’ores et déjà qu’ils seront comparables à ceux de la précédente sécheresse, en 2011-2012.
« On observe une transhumance précoce des troupeaux vers le Mali et le Sénégal, poursuit Jean-Noël Gentile.

Cela veut dire moins de lait à boire et à vendre, et plus de malnutrition. Les populations ont commencé à puiser dans leur capital : elles vendent des bêtes et elles entament dès maintenant leurs réserves destinées à la soudure. »

Des stratégies
« négatives » (moins de repas, moins d’enfants à l’école) se mettent en place dans un pays où 28% de la population (1,076 million) se trouve en état d’insécurité alimentaire et où le taux élevé de malnutrition sévère parmi les enfants de moins de cinq ans impose des mesures d’urgence.

La
« note de synthèse sur le déroulement de l’hivernage 2017 » rédigée en octobre par le Groupe technique spécialisé (FAO, ACF, WFP, FewsNet) conclut, suite à des visites sur le terrain : « La situation alimentaire est pour l’instant stable dans toutes les wilayas du pays.

Les marchés sont bien approvisionnés en produits alimentaires importés (…) On constate néanmoins une tendance haussière des prix des céréales traditionnelles en l’absence de premières récoltes locales. »

Autrement dit, le pire est à venir. C’est pourquoi le
PAM, l’Unicef et les ONG travaillent avec le gouvernement pour anticiper une famine. « C’est une année difficile qui s’annonce », prédit le directeur du PAM en Mauritanie. Les 38 millions de dollars nécessaires en année normale pour secourir les zones les plus menacées ne suffiront sûrement pas.

Source : Jeune Afrique

 

 

A propos de notre classement sur Doing Business

A propos de notre classement sur Doing BusinessLe rapport sur le climat des affaires dans le monde, et le classement "Doing Business" qui en est tiré, publié annuellement par la Banque mondiale est un document de référence que l’homme d’affaires consulte avant d’investir dans un pays donné.

Ce rapport est une sorte de compilation des mesures prises par les gouvernements en matière d’amélioration du climat des affaires. Et même si les hommes d’affaires nationaux sont, en principe, les premiers bénéficiaires de ces améliorations, l’attraction de l’investissement direct étranger en est le principal objectif.

Selon le rapport publié cette année, notre pays a gagné 10 points par rapport à son rang de l’année dernière. Ce progrès a été présenté par le Gouvernement comme un succès éclatant dans une conférence de presse organisé pour célébrer l’événement.

Mais l’on ne peut que s’étonner de ce triomphalisme, alors que la Mauritanie reste classée au 150ème rang sur 190, parmi une catégorie de pays minés par les guerres comprenant, entre autres, la Somalie, le Yémen, la Libye, la Syrie, la République Centrafricaine, le Sud Soudan, l’Afghanistan, la République Démocratique du Congo... Le Gouvernement aurait dû pourtant faire montre de plus de modestie : "les pays de voisins", avec lesquels le Gouvernement nous compare souvent, ont tous, y compris la Gambie, été classés à des rangs supérieurs au nôtre.

Lors de la conférence en question, le ministre de l’Economie a expliqué le "bond" réalisé par notre pays par les réformes mises en œuvre pour l’amélioration du climat des affaires. Effectivement, le Gouvernement a promulgué des textes et pris des mesures pour remédier aux nombreux défauts identifiés dans les exercices précédents. Mais les ‘papiers’ et les mesures superficielles ne sont pas suffisants pour améliorer le climat des affaires.

L’amélioration réelle du climat des affaires passe par l’instauration d’un esprit et de comportements idoines et nécessite la mobilisation de tous les services publics à cet effet : nos ambassades doivent être en mesure de fournir aux investisseurs potentiels les informations concernant les potentialités de notre pays et les informations économiques et juridiques relatives à l’investissement, faciliter la délivrance des visas et les formalités d’entrée aux hommes d’affaires ; la Police des frontières et la Douane doivent aussi traiter les étrangers, en général, et les hommes d’affaires, en particulier, avec tact et respect ; last but not least, les magistrats doivent trancher les litiges et contentieux économiques et financiers avec diligence, probité et équité, loin des considérations politiques et des desiderata du pouvoir exécutif, et des soucis de carrière (promotion, affectation…), et à l’abri de toute corruption.

Plus fondamentalement, nous devons tous, citoyens, administration, magistrats, cesser de considérer l’étranger comme une proie facile, sur laquelle nous nous jetons avec voracité pour la dépouiller de tout ce qu’elle possède, et il ne s’agit pas ici du simple émigré subsaharien, venu dans notre pays pour chercher du travail, qui sera quand même dépouillé malgré le peu qu’il possède, mais de l’investisseur étranger qui est venu avec capitaux et équipements pour réaliser des bénéfices – certes -, mais qui contribue à l’accroissement de la richesse nationale et à la création d’emplois, et qui est contraint à fuir après une courte période avec ce qu’il aura pu sauver. Et les victimes de cette honteuse mentalité sont malheureusement trop nombreuses pour être citées.

Ces victimes vont par la suite, par le truchement du bouche-à-oreille et lors de rencontres et de conférences, dégrader davantage l’image que les investisseurs ont du pays.

Notre Gouvernement se doit par ailleurs d’être conscient que nous sommes en concurrence pour l’attraction des investisseurs avec les pays voisins, le Maroc et le Sénégal, deux pays touristiques qui reçoivent des centaines de milliers, voire des millions, de visiteurs par an, et qui ont une longue expérience en matière d’accueil des étrangers. Et ce n’est pas par hasard si les investisseurs les préfèrent à notre pays, en raison précisément de cette expérience, en plus de leurs autres atouts : qualité des infrastructures, compétence de l’administration, indépendance de la justice, tout au moins si on les compare à la Mauritanie.

Mais au-delà du classement dans Doing Business, le meilleur des indicateurs en matière de qualité du climat des affaires reste l’installation continue de nouveaux investisseurs. Le Gouvernement devrait à cet égard présenter annuellement une liste nominative des nouveaux investisseurs, avec les montants des investissements et les secteurs concernés, à l’appui de ce qu’il peut prétendre comme amélioration. Et on pourrait même accepter que le Gouvernement inclut dans sa liste les sociétés de farines de poisson polluantes qui se sont multipliées ces dernières années à Nouadhibou, célèbres pour leurs mauvaises odeurs, même si le "mérite" pour ces investissements revient exclusivement aux influents intermédiaires qui leur ont ouvert les portes et qui en sont les principaux bénéficiaires.

L’on devrait par ailleurs conseiller au Gouvernement de s’atteler à retenir les hommes d’affaires nationaux avant de se préoccuper de l’attraction des investisseurs étrangers. L’on a en effet constaté ces dernières années le phénomène de migration de plus en plus fréquente des hommes d’affaires mauritaniens vers des climats (des affaires) plus cléments, sous la pression insupportable des impôts, la cherté des coûts de l’énergie, le racket de l’administration (douane, police, impôts…), l’incurie de la justice et, surtout, la limitation des opportunités (permis, licences, marchés…) à un cercle étroit de privilégiés.

Si le climat des affaires n’est pas propice pour les nationaux, comment pourrait-il l’être pour les étrangers ?

Nouakchott, le 13 novembre 2017

Mohamed Lemine OULD DEIDAH

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Grogne à l’ENER

Grogne à l’ENERRien ne va plus au défunt établissement national d’entretien routier (ENER). Rattaché le mois dernier à l’ATTM (une filiale de la SNIM qui boite autant que lui du fait de la mauvaise gestion et du clientélisme qui la mine), l’établissement navigue désormais à vue.

Son directeur général a été envoyé en prison pour des broutilles au moment où d’autres (aussi bien gestionnaires que simples particuliers), comme à la Sonimex, se pavanent après avoir dilapidé des milliards. Ses employés ne sont pas payés depuis 2 mois et n’ont aucune idée du sort qui leur sera réservé. Ses créanciers (à part la MTC, filiale du groupe Ghadda) ne savent plus où donner de la tête.

L’Etat devait mettre en place une commission qui statuera sur les modalités de la fusion entre les deux entités mais elle n’a toujours pas vu le jour. Faute d’argent sans doute puisqu’il faut payer des milliards de dettes et les droits des centaines d’employés qui se retrouveront dans la rue. Un dossier chaud en perspective.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Mauritanie : une ligne de crédit du FMI pour appuyer les réformes économiques

Mauritanie  : une ligne de crédit du FMI pour appuyer les réformes économiquesLes services du FMI viennent de conclure un accord préalable avec la Mauritanie sur un programme économique visant à favoriser la croissance inclusive, maintenir la stabilité macroéconomique, rétablir la viabilité de la dette et réduire la pauvreté. Au titre de l'accord, la Mauritanie aurait accès à un crédit allant jusqu'à 162,8 millions de dollars, sur une période de trois ans.

Le gouvernement mauritanien et le Fonds monétaire international ont conclu un accord ad referendum au niveau sur un programme de réformes économiques accompagné d'un accord au titre de la facilité élargie de crédit, a annoncé ce 10 novembre l'institution de Bretton Woods.

L'accord préalable porte sur un programme d'aide triennal au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC), conditionné par un lot de réformes économiques.

«À la suite d'entretiens productifs, les services du FMI ont conclu avec les autorités mauritaniennes un accord ad referendum au niveau des services sur un programme de réformes économiques pouvant être appuyé par un accord triennal au titre de la facilité élargie de crédit», a déclaré Eric Mottun, chef d'une mission du FMI qui a séjourné dans la capitale mauritanienne du 25 septembre au 6 octobre 2017 à Nouakchott, puis à Washington.

Selon un communiqué du FMI, l'accord préalable -encore subordonné à l'approbation de la direction et du conseil d'administration du FMI, prévue en décembre prochain- donne l'accès à la Mauritanie à un crédit allant jusqu'à 115,920 millions de droits de tirages spéciaux (DTS), soit quelque 162,8 millions de dollars sur une période de trois ans.

Cette assistance du FMI a pour but de soutenir les réformes économiques du pays et d'y favoriser une croissance économique vigoureuse. «Le programme de réformes économiques de la Mauritanie, soutenu par le FMI, vise à favoriser une croissance inclusive et diversifiée qui permettra d'améliorer le niveau de vie de la population, à maintenir la stabilité macroéconomique, à rétablir la viabilité de la dette et à réduire la pauvreté», explique Eric Mottun.

Le programme d'aide du FMI amènera à poursuivre l'assainissement progressif des finances publiques afin de renforcer la viabilité de la dette, en s'appuyant sur les efforts d'ajustement et de réformes déjà effectués par le gouvernement mauritanien les deux dernières années.

Il permettra également de mettre sur pied l'espace budgétaire nécessaire pour augmenter les dépenses sociales et l'investissement dans les infrastructures grâce à la mobilisation de recettes, à l'établissement de priorités parmi les dépenses et à des réformes de la gestion de l'investissement public, recommandés par le FMI.

Soutenir la politique monétaire

Le FMI ne prévoit pas que des réformes économiques dans le cadre de son appui. L'institution attend également des autorités mauritaniennes le renforcement de leur politique monétaire.

«Le programme des autorités prévoit la mise en place d'un marché des changes compétitif et d'un cadre modernisé de politique monétaire, afin d'assurer l'accès régulier aux devises, d'assouplir le taux de change, d'assurer la liquidité et de soutenir la croissance », a déclaré le chef de mission du FMI.

Le gouvernement mauritanien entreprendra donc des mesures pour renforcer la supervision bancaire, améliorer le climat des affaires et développer le dispositif de sécurité sociale du pays.

Notons que le FMI entend également aider la Mauritanie à mobiliser ses partenaires pour sa stratégie de croissance accélérée et de prospérité partagée (SCAPP) pour la période 2017-2030. «Le programme de réformes mauritanien catalysera aussi l'appui des partenaires au développement, afin de soutenir la mise en œuvre de la stratégie de croissance accélérée et de prospérité partagée des autorités pour la période 2017-2030», précise le communiqué du FMI.

Pour rappel, la SCAPP est le nouveau référentiel sur lequel l'Etat mauritanien «va bâtir la politique de développement pour la période 2016/2030, sur la base des Objectifs de développement durables, adoptés par l'Assemblée générale des Nations unies en septembre 2016, et de l'agenda 2063 de l'Union africaine».

Source : La Tribune Afrique

 

Reprise des travaux de réhabilitation de la route Nouakchott-Rosso (tronçon Nouakchott-Bombri)

Reprise des travaux de réhabilitation de la route Nouakchott-Rosso (tronçon Nouakchott-Bombri)Délégation de l'Union européenne en Mauritanie - La Délégation de l’Union européenne finance les travaux de réhabilitation de la route Nouakchott Rosso pour un montant de 44, 5 Millions d'euros. Il s’agit actuellement du plus important projet de l’Union européenne en Mauritanie (en termes de montant).

L'entreprise française SOGEA SATOM a été retenue pour la réalisation des travaux de réhabilitation du tronçon Nouakchott- Bombri, d'une distance de 98 km (PK47-PK145), pour une durée de vingt-sept mois. Cette entreprise est une filiale du groupe Vinci, un des leaders mondiaux dans le secteur des Bâtiments et Travaux Publics (BTP).

Ce projet est un exemple du partenariat fort existant entre l'Union européenne et la Mauritanie ; dans le domaine des infrastructures. Il s’agit d’une contribution majeure à la politique mauritanienne de construction d'un réseau routier moderne.

Au cours des 30 dernières années, l'Union européenne a financé environ un tiers du réseau bitumé national et a œuvré en vue d’une politique d’équipement routier pérenne, améliorant la desserte et l'accessibilité de l'ensemble des zones de la Mauritanie.

En renforçant l'accessibilité du Sud Mauritanien, la réhabilitation de la route Nouakchott-Bombri aura un impact significatif pour l'amélioration des conditions de vie des populations et sur le développement économique du pays.

Des impacts positifs importants sont attendus en ce qui concerne l’augmentation des niveaux du trafic national et international; la réduction du prix de transport (fret et passager); la réduction des temps de transport (-20%); la réduction du nombre d’accidents de la route.

Ce projet contribuera aussi à l'intégration économique et commerciale de la Mauritanie dans la sous-région, en améliorant les possibilités d’échanges commerciaux avec le Sénégal, en lien avec la construction prochaine du pont de Rosso financé par l'UE et la BAD, et en renforçant la place de la Mauritanie comme carrefour du Maghreb et de l'Afrique Sub-saharienne.

Egalement, cette réhabilitation sera une étape de plus vers la concrétisation de l'axe Tanger-Lagos, dans le cadre de l’intégration économique régionale en Afrique de l'Ouest.

Hans Christian BEAUMOND
Chef de Coopération
Délégation de l'Union européenne en Mauritanie
Téléphone: (222) 45 25 27 24
Télécopie: (222) 45 25 35 24

Source : Délégation de l'Union européenne en Mauritanie

 

 

Mauritanie : la fermeture du puits de pétrole Chinguit a entrainé le recul de la croissance

Mauritanie : la fermeture du puits de pétrole Chinguit a entrainé le recul de la croissanceLe ministre mauritanien de l’économie et des finances, Mokhtar O. Djay a annoncé un recul de la croissance du pays en 2018 qui sera seulement de 3%, contrairement aux prévisions annoncées en 2017.

Cette annonce a été faire par le ministre jeudi, lors de la conférence de presse hebdomadaire après le conseil des ministres, alors qu’il évoquait le projet de loi relatif au budget 2018.

Selon le ministre les prévisions établies en 2017 pour 2018 estimaient une croissance de 3,5 à 4%, mais l’arrêt de l’exploitation du puits pétrolier Chinguitt dont l’apport à la croissance en 2017 a excédé 2,5%, influera négativement sur la croissance en 2018.

Le ministre a ajouté que l’inflation sera de 2,2 ou 5,2% et demeurera dans les mêmes proportions l’année prochaine, situation identique pour le déficit du compte courant qui restera entre 10 à 11%.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

Le budget d’Etat 2018 de la Mauritanie croît de 6,4%

 Le budget d’Etat 2018 de la Mauritanie croît de 6,4% Le budget d’Etat de la Mauritanie pour l’année 2018 a été fixé à 518,4 milliards d’ouguiya (1,44 milliard de dollars US), ce qui représente une augmentation de 6,4% par rapport à celui de l’année précédente qui était de 487,3 milliards d’ouguiya (1,35 milliard de dollars US), selon un communiqué sanctionnant une réunion du Conseil des ministres.

Cette augmentation est due notamment à une amélioration des performances de l’économie nationale, a souligné le ministre de l’Economie et des Finances mauritanien, Moctar Ould Diay, dans un point de presse jeudi soir à Nouakchott.

Il a expliqué que les prix des matières premières progresseront dans le même sens que celui de l’année écoulée, avec une légère augmentation pour les hydrocarbures et une stabilité au niveau du secteur minier, notamment le fer, sinon une légère diminution pour celui-ci.

Le responsable mauritanien a également prévu une certaine stabilité pour les prix des denrées alimentaires et des autres produits de base dans leur fourchette de 2017.

Selon lui, le taux de croissance était attendu entre 3,5% et 4% en 2017, mais, à cause de l'effet du retour de la croissance mondiale après le ralentissement de 2015 et 2016, l’économie nationale sera touchée l’année prochaine par la fermeture du Champ pétrolier de Chinguitty qui a contribué en 2017 pour plus de 2,5%.

Ould Diay a estimé que le taux moyen de l’inflation pour l’année en cours sera entre 2,2% et 2,5% et conservera le même niveau pour l’année prochaine.

Il a par ailleurs fait état de la mobilisation de 41 milliards d'ouguiyas (114 millions de dollars US) du budget 2018 au profit du Programme d'intervention rapide, soit une augmentation de près de 25%, afin de couvrir les besoins en aliment de bétail.

La Mauritanie redoute une année difficile pour son secteur agro-pastoral à la lumière du faible niveau de pluviométrie enregistré au cours de l’hivernage.

Source : Agence de Presse Africaine

 

 

Mauritanie : Les prix des hydrocarbures peuvent enregistrer une nouvelle hausse (Officiel)

Mauritanie : Les prix des hydrocarbures peuvent enregistrer une nouvelle hausse (Officiel)Le prix du Diesel peut enregistrer une nouvelle hausse, selon le ministre mauritanien de l’économie et des finances, Moctar Ould Diay, qui a fait cette révélation jeudi dernier, à l’occasion de la séance « commentaires des résultats du conseil des ministres ».

Les contours du projet de loi de finance initiale portant budget de l’Etat pour l’année 2018 ont été délimités sur le plan économique, a affirmé le ministre.

"L’économie mondiale cette année a montré que le pays se rétablit peu à peu après la crise et qu’il y a une amélioration des performances de l’économie au plan international et que l’année 2018 sera semblable à celle de 2017", a-t-il dit.

Le prix de l'essence à la pompe était, au début de l’année en cours, de 436,6 ouguiyas le litre, soit environ 1,4 dollar et celui du gasoil est de 390 ouguiyas, soit 1,24 dollar, en ce mois de janvier 2016, soit l'un des plus chers de la sous-région.

"Les prix des matières premières vont aller dans le même sens que celui de l’année écoulée avec une légère augmentation au niveau des hydrocarbures alors que l’on prévoit une stabilité des prix au niveau du secteur minier, notamment le fer sinon une légère diminution pour ce dernier. Les prévisions affichent également une stabilité pour les prix des denrées alimentaires et des autres produits de base dans leur fourchette de 2017", a expliqué M. Ould Diay.

Rédaction Cridem, avec l'Agence Mauritanienne d'Information (AMI)
Source : Rédaction Cridem

 

Mauritanie : Tullow et Sterling Energy annoncent leur sortie du bloc offshore C-10

Mauritanie : Tullow et Sterling Energy annoncent leur sortie du bloc offshore C-10 En Mauritanie, les compagnies britanniques Tullow Oil et Sterling Energy qui sont partenaires sur le bloc offshore C-10 ont notifié à Nouakchott qu’elles se retireront du périmètre le 29 novembre prochain.

En effet, le contrat de partage de production qui couvre le bloc, exige des deux partenaires d’exécuter le forage d’au moins un puits d’exploration sur le site avant le 30 novembre. Ce qui, en l’état actuel des choses ne peut être faisable, selon un communiqué signé de Sterling Energy. Et d’indiquer que l’opérateur du bloc, Tullow, avait, il y a peu, demandé une extension d’un an pour effectuer une nouvelle enquête 3D, mais sans succès.

De son côté, Sterling a fait savoir que les découvertes de Kosmos au large ne sont pas suffisantes pour prendre des risques avec le forage d’un puits, soulignant la nécessité d’obtenir une prolongation du délai de la licence pour davantage de travaux exploratoires. En échange, les partenaires ont prévu de forer deux puits.

En l’espèce, les deux compagnies devront verser une amende de 7,5 millions de dollars au gouvernement pour ne pas avoir rempli leurs obligations contractuelles.

Jusqu’au 29 novembre prochain, Tullow contrôlera 76,5% sur le bloc et Sterling, ses 13,5%. La Société Mauritanienne des Hydrocarbures et de Patrimoine Minier (SMHPM), elle, conservera les 10% restants. Le bloc C-10 couvre une zone d’environ 10 725 km² pour une profondeur d’eau variant entre 50m et 2400 m au large de la Mauritanie.

Il faut rappeler qu’en janvier 2016, Sterling a renoncé à ses 40,5% de participation dans le contrat de partage de production (PSC) sur le bloc pétrolier C-3 situé dans l’offshore mauritanien car « les données sismiques recueillies lors de la première phase d’exploration ne lui permettent pas de continuer les deux autres phases d’exploration du champ. »

Source : Agence Ecofin

 

 

L'accord d'association avec la Mauritanie devient effectif

L'accord d'association avec la Mauritanie devient effectif Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, président en exercice du conseil des ministres de la Cédéao, a présidé le 27 octobre à Nouakchott la première session du conseil d’association entre la Mauritanie et l’organisation ouest-africaine.

La Mauritanie et la Cédéao ont signé en août dernier à Lomé un accord d’association. L’organisation aurait préféré que Nouakchott présente un dossier de réadmission, mais finalement la solution de statut d’Etat associé a été validée.

Le pays avait quitté l’ensemble ouest-africain il y a 17 ans. L’accord est devenu effectif ; reste à en fixer les modalités et la mise en œuvre avant une ratification formelle.

Le Conseil a souligné l’importance de cette association qui contribuera à accroitre les échanges commerciaux entre les Etats, stimuler l’investissement et le développement en Mauritanie, souligne un communiqué publié dimanche.

La Mauritanie devrait rapidement adhérer au Tarif Extérieur Commun (TEC) et au schéma de libéralisation des échanges (SLE).

Côté mauritanien, plusieurs personnalités ont participé au conseil d’association parmi lesquelles Naha Mint Hamdi Ould Mouknass, le ministre du Commerce et de l’Industrie, et Isselkou Ahmed Izud Bih, le chef de la diplomatie.

Lors de son séjour à Nouakchott, Robert Dussey a été reçu par le président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Source : République Togolaise

 

Mauritanie: une délégation de la CEDEAO rencontre Mohamed Ould Abdel Aziz

Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, a reçu en audience vendredi, une délégation de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Au menu, dégager une feuille de route dans la perspective de l'établissement du libre-échange entre la Mauritanie et la CEDEAO.

Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, a reçu vendredi au Palais de la République, une délégation de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), conduite par le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, comprenant le président de la commission, Marcel Alain De Souza et Chaioubou Laouali, commissaire chargé du Commerce, des douanes, de la libre circulation et du tourisme au sein de l’organisation sous régionale.

Au menu de l’audience, la mise en application d’une feuille de route des termes et des délais pour la migration du Tarif extérieur de la Mauritanie vers le Tarif extérieur commun (TEC) de la CEDEAO, dans une perspective d’harmonisation de la législation douanière.

La Mauritanie et la CEDEAO ont décidé de mettre en place une commission technique pour se pencher sur la question.

«L’audience de ce vendredi donne le top départ de l’accord d’association paraphé le 05 mai 2017. Les deux parties se sont engagées sur une feuille de route détaillée, avec des délais précis pour éliminer toutes les contraintes et barrières au plan politique, technique, commercial et humain».

A signaler qu’un accord d’association embrasse plusieurs domaines de la vie politique, économique et sociale (libre circulation des personnes et des biens, liberté d’établissement et d’investissement...). Alors qu’un accord de libre-échange revêt un aspect purement commercial.

Avec 15 états membres, qui devraient bientôt accueillir le Maroc comme 16e membre, la CEDEAO est forte d’un Produit intérieur brut (PIB) de 730 milliards de dollars, soit la vingtième économie du monde et un marché de 330 millions de consommateurs.

Pour rappel, la Mauritanie et la CEDEAO avaient signé un accord d’association en mai 2017. Toutefois, lors du sommet des chefs d'Etat et de gouvernements de l’organisation, tenu à Monrovia (Liberia) le 04 juin 2017, avait demandé à Nouakchott, membre fondatrice de la CEDEAO en 1975, de solliciter une réintégration en bonne et due forme.

Toutefois, au mois d’août 2017, la Mauritanie et la CEDEAO ont signé un accord de libre-échange, en marge du sommet Etats-Unis-Afrique, organisé à Lomé.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le360 (Maroc)

 

 

450 millions d’UM pour la création d’une nouvelle société de transport

450 millions d’UM pour la création d’une nouvelle societé de transportDes sources bien informées ont indiqué que les autorités Mauritaniennes ont créé une nouvelle société de transport urbain financée à hauteur de 450 millions d’ouguiyas.

Cette société gérera exclusivement les taxis dans la capitale, à partir de 1er novembre prochain. Ses activités se limiteront temporairement au transport de passagers vers et depuis l’aéroport international de Nouakchott «Oum Tounsy».

Les sources ont confirmé que la société est entièrement financée par la Caisse des Dépôts et de Développement  (CDD) pendant que la Mauritanienne de Sécurité Privée (MSP) est chargée de sa gestion. Ces mêmes sources rapportent que cette société a déjà acquis 60 petites voitures, sans donner plus de détails.

Le Colonel de la gendarmerie à la retraite Sidi Ould Riha est le directeur général de la mauritanienne pour la sécurité privée (MSP), tandis que son conseil d’administration est présidé par un ancien officier de l’armée et actuel maire de la municipalité de Zouerate, Cheikh Ould Baya.

Source : Essevir.mr
Traduit par Adrar.Info


Mauritanie: BP et Kosmos prévoient de forer un nouveau puits sur le bloc C-8

Mauritanie: BP et Kosmos prévoient de forer un nouveau puits sur le bloc C-8 Mercredi, Bernard Looney (photo), le directeur général de l’Amont de BP, a déclaré que les partenaires sur le bloc offshore C-8 envisagent de démarrer le forage, d’ici la fin de l’année ou début 2018 du puits Lamantin-1 situé dans la partie Nord du bloc C-8 non loin du puits Hippocampe actuellement en cours de forage. Cette annonce a été faite dans le cadre de la conférence Oil & Money qui se tient actuellement à Londres.

Lamantin-1 sera la troisième étape d’un programme de quatre puits dans le bassin sénégalo-mauritanien qui a démarré en mars dernier à partir du puits Yakaar dans le bloc Cayar Offshore Profond du complexe Grand Tortue. Il sera foré par la plateforme de forage Atwood Achiever et devrait contenir des réserves de 2 milliards à 3 milliards de barils équivalents pétrole.

Après son forage, les partenaires mettront le cap sur Reguin Tigre-1 au large du Sénégal. Les résultats de la première campagne de forage dans le bassin sénégalo-mauritanien ont permis de mettre la main sur 25 Tcf de gaz. Kosmos espère atteindre 50 Tcf à la fin de cette deuxième phase.

Quant au puits Hippocampe, ses résultats sont toujours très attendus. A ce sujet, M. Looney a affirmé : « nous continuons de forer. Nous nous approchons de notre cible et nous ferons part des résultats en temps opportun (…) Cela ne devrait pas tarder ».

Par ailleurs, le directeur général de l’Amont de BP a réitéré la volonté des deux partenaires de livrer le premier gaz dès 2021 et de prendre la décision finale d’investissement l’année prochaine. Pendant ce temps, l’exploration jouera un rôle de premier plan dans le projet de développement de BP au Sénégal, a souligné le responsable.

En décembre 2016, BP a annoncé la prise de contrôle de 62% de participation dans les blocs offshore mauritaniens C-6, C-8, C-12 et C-13 aux côtés de Kosmos Energy.

Source : Agence Ecofin

 

 

Monde rural : risques de lendemains difficiles et menace pressante de la sécheresse

Monde rural : risques de lendemains difficiles et menace pressante de la sécheresseDepuis quelques semaines, des cas de disparitions d’animaux sont légion dans le pays. Au Trarza, plusieurs dizaines de bovins ont péri près de la ville de Keur Macène coincés dans un feu de brousse, au Brakna, les troupeaux crèvent du fait de la rareté des pâturages et dernièrement au Tagant, plus de 140 têtes de caprins ont péri après s’être abreuvée d’une eau qui serait intoxiquée.

Le bétail mauritanien traverse depuis quelque temps une passe difficile préjudiciable certainement à l’état du marché de consommation de la viande dans le pays. Malheureuses coïncidences à l’intérieur du pays où il vient de connaître d’énormes pertes.

La première alerte est survenue le 2 octobre dernier après le gigantesque feu de brousse qui a décimé une forêt située aux alentours de la ville de Keur Macène, où ont péri, coincés entre les flammes, près d’une quarantaine de bovins ; la seconde est tombée le week-end dernier avec près de 200 caprins qui ont péri après avoir bu de l’eau d’un puits.

Auparavant, suite à la faible pluviométrie dans le pays, une grande partie du cheptel n’a pas survécu à la rareté des pâturages. Et nombre de ceux qui ont été conduits vers le Mali et le Sénégal – près de 500. 0000- ont trépassé après des attaques répétées des loups chemin faisant. De sources dignes de foi, des chameaux ont aussi disparu ces derniers temps, en nombre important des Willayas de l’Inchiri et du Tiris Zemmour.

Selon nombre de professionnels, le pays risque de connaître des lendemains difficiles dans le secteur de la viande et du lait. En fait, connue pour être le premier pays producteur de viande dans la région ouest africaine, la Mauritanie n’est pas préparée à une telle situation, première du genre, et qui risque de s’aggraver avec la menace pressante de la sécheresse.

Les mois derniers, la Mauritanie a en effet exporté plus d’un million de têtes d’animaux au Sénégal, en Gambie et au Mali, pour les besoins des marchés de ces pays. Quand on ajoute à tout ceci, la demande quotidienne du marché national en viande et les têtes abattues lors des dernières fêtes religieuses, le cheptel ne peut que s’en ressentir.

Faut-il souligner qu’en mai dernier, le gouvernement avait prévu de réaliser des objectifs pour la préservation du cheptel 2017-2018 en aidant au transport de celui-ci dans les zones humides. Malheureusement, Dieu semble avoir décidé autrement. En effet, à cause des poches de sécheresse dans plusieurs parties de notre pays, il y a de sérieux périls pour ce projet.

Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

CEDEAO : La Mauritanie revient… en restant dehors

CEDEAO : La Mauritanie revient… en restant dehorsLa Mauritanie et la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) ont officiellement signé, le 16 août dernier, à Lomé, l’accord d’association conclu en mai dernier entre les deux parties.

L’organisation sous-régionale comptant désormais 16 membres (avec l’adhésion du Maroc) a fini par accepter que la Mauritanie s’en tienne à son statut d’Etat associé.

Pourtant, en juin 2017, à Monrovia, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation communautaire avaient refusé de valider la requête mauritanienne qui a été invitée à introduire plutôt une demande de réadmission au sein de l’organisation qu’elle avait quittée en 2000, après en avoir été membre fondatrice en 1975.

Membre d’une Union du Maghreb arabe (UMA) qui hiberne depuis 1989, la Mauritanie refuse donc la réintégration pleine et entière de la CEDEAO pour des considérations purement politiques, même si Nouakchott est consciente que son intérêt économique est au sein de ce regroupement africain boosté par l’arrivée en son sein du Maroc. Ce vaste marché de 350 millions de personnes réparties à travers 15 pays, comptera désormais en son sein la population du royaume de près de 34 millions d’habitants (recensement de 2014).

Pour forcer la porte de l’organisation, la Mauritanie s’est appuyée sur la décision de la 44ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO des 28 et 29 mars 2014 qui a donné son aval à la Commission, l’instance exécutive, pour négocier un accord d’association avec la Mauritanie.

Mais Nouakchott devrait attendre le prochain sommet de la CEDEAO, prévu en décembre prochain à Lomé, pour véritablement se fixer sur son nouveau statut au sein de l’organisation. La conférence des chefs d’Etat et de gouvernement est en effet la seule instance habilitée à donner une suite à cette procédure.

Un retour gagnant

Selon les dispositions de l’accord entériné lors de la visite qu’a conduite, du 2 au 5 mai à Nouakchott, Marcel A. de Souza, président de la Commission de l’organisation, les deux parties étaient parvenues à «un texte consensuel de l’accord d’association qui contribuera au rapprochement des populations de l’ensemble de la région Afrique de l’Ouest et au renforcement des relations économiques et commerciales entre les Etats membres de la CEDEAO et la Mauritanie», comme le détaillait le communiqué publié à la fin des négociations.

«A travers cet accord d’association, les deux parties se sont engagées à renforcer leur coopération dans plusieurs domaines d’intérêt commun, notamment l’institution du libre-échange, l’application du tarif extérieur commun, la promotion de la libre circulation des personnes, le développement d’une politique commerciale commune ; toutes choses devant favoriser l’accroissement des échanges à l’intérieur de la région et la création du marché commun de l’Afrique de l’Ouest».

La CEDEAO et la Mauritanie se sont par la suite engagées à poursuivre les efforts en vue de la finalisation de la signature de cet accord de partenariat économique qui devrait également permettre au pays d’intégrer les négociations en cours pour un nouvel accord entre l’organisation et l’Union européenne (UE).

La suite des négociations s’annonce difficile. Les dossiers à discuter doivent être soumis à des exigences d’harmonisation et de convergence pour renforcer la libre circulation des biens et des personnes dans la sous-région. Il s’agit notamment de revoir les différents tarifs douaniers en plus d’intégrer la Mauritanie dans le processus entamé par la CEDEAO dans le cadre de la mise en œuvre d’un tarif extérieur commun (TEC-CEDEAO). L’objectif ultime est d’instaurer, à partir de janvier 2019, une zone de libre-échange entre la Mauritanie et les pays de la CEDEAO.

Par Mohamed Sneïba - Comité Editorial – Casablanca
Source : Afrimag (Maroc)

Le monde rural en grand danger…

Le monde rural en grand danger… Le monde rural va mal. Trop mal ! Déficitaire et mal repartie, la pluie parait, en plus, par les temps qui courent, sans ‘’Baraka’’. Car elle ne fait pas pousser l’herbe et ne permet pas aux paysans de cultiver la terre là où on a enregistré une bonne pluviométrie.

Certaines régions agropastorales comme le Trarza, le Brakna et une grande partie du Gorgol ont été particulièrement mal arrosées et continuent depuis le début de l’été à nourrir directement leur bétail. Une action de plus en plus difficile à réaliser à cause du renchérissement de l’aliment de bétail dont les prix, la spéculation aidant, grimpent tous les jours.

Résultat : peur et désarroi chez éleveurs et agriculteurs qui ne savent plus quoi faire face à cette grave situation de sécheresse qui, également, frappent les régions frontalières qui pourraient constituer un recours pour le bétail national chez nos généreux voisins. Mais le plus grave est que cette véritable catastrophe qui s’abat sur le monde rural ne semble émouvoir personne. Ni au pouvoir ni à l’opposition !

Au cours de l’une des dernières réunions du gouvernement, un responsable de l’un des départements concernés par ce sujet aurait présenté une communication très positive sur la situation des pâturages et des cultures dans le pays.

Même au niveau de l’opinion, cette dangereuse situation du monde rural n’est évoquée que très superficiellement quand les gens évoquent leurs vacances gâtées par le manque de pluie dans les brousses. Pourtant cette mauvaise conjoncture, doublée d’une crise économique aiguë presque palpable à la main, doit nous pousser à plus de vigilance et de discernement.

Exit la bataille politique entre le pouvoir et l’opposition qui continuent de croiser le fer au moment où l’entité nationale est secouée par cette catastrophe écologique qui, si on n’y prend pas garde, risque de nous plonger dans un réel chaos.

Qu’attend le gouvernement pour lancer un appel à l’aide internationale pour venir en aide à nos populations en détresse, laissées pour compte ? Il serait plus judicieux, plus juste et, politiquement, plus rentable pour nos gouvernants de reconnaitre la réalité et de cesser de servir à l’opinion une langue de bois usée jusqu’à la corde.

De leur côté nos opposants doivent savoir que le pays est trop fragile et ne supporte ni surenchère ni bouleversements sociaux. Il est vrai que le pouvoir, premier responsable de ce qui arrive au pays, pousse, par ses agissements, à compliquer les choses et ne fait rien pour désamorcer la bombe. Mais cela ne justifie point que les autres forces politiques aillent dans le même sens.

Les uns et les autres doivent avoir pitié de nous, de notre entité nationale et aller vers l’essentiel : plus de sagesse, plus de retenue et surtout un peu de bon sens.

Source : RMI Biladi (Mauritanie)

 

 

Hivernage 2017 : Bilan catastrophique, risque de famine

Hivernage 2017 :Bilan catastrophique, risque de famineLa saison des pluies est finie en Mauritanie. L’intensité des pluies a été très faible dans la majeure partie du territoire national et le bilan général est mitigé. Des signes qui présagent d’une situation assez difficile qui risque d’aboutir à une grave sécheresse.

Ce constat est recueilli du Bulletin Agro-météorologique Décadaire (BAD) du Service agro-météorologique de la Direction de l’aménagement agricole du ministère de l’Agriculture. Au terme de la saison des plies 2017, les déficits enregistrés sont nombreux.

Notamment dans les régions qui ont été le plus arrosées : les wilayas du Guidimakha, Assaba, Gorgol et les deux Hodhs. Partout, il a été enregistré des écarts significatifs pouvant atteindre, parfois, – 346 mm (Gouraye). Par rapport à l’année passée et à la même période, environ 65% des postes pluviométriques suivis présente une situation déficitaire.

Les écarts les plus significatifs sont enregistrés dans les postes suivants. Hodh El Charghi : Djigueni – 128 mm, Adel Bagrou – 81 mm, Bousteilla – 47 mm ; Hodh El Gharbi : Touil – 247 mm, Tintane – 160 mm, Koubeni – 106 mm, Tamchekett– 79 mm ; Assaba : Kamour – 149 mm, Boumdeid – 118 mm, Guerou – 92 mm, Hamod – 83 mm, Barkeol – 76 mm ; Guidimakha : Gouraye – 346 mm, Wompou – 317 mm, Harr – 275 mm, Selibaby – 194 mm, Diaguily – 143 mm, Bouly – 130 mm, Ghabou – 132 mm, Bouanze – 130 mm, Dafort –121 mm ;

Tagant : Tidjikja – 57 mm, N’Beika – 60 mm, Moudjeria -49 mm, Achram Sonader – 44 mm ; Brakna : Male – 220 mm, Magta Lahjar – 112 mm, Aleg – 57 mm, M’Bagne – 45 mm ; Gorgol : Kaedi – 217 mm, Maghama – 248 mm, Foum Gleita – 90 mm, Djadjibine – 80 mm ; Trarza : Keur Macène – 65 mm, Tékane – 30 mm, Boutilimit – 28 mm ; Adrar : Aoujeft—74 mm, Atar – 64 mm.

Par rapport à la normale 1981-2010, la situation pluviométrique est également déficitaire, en près de 47 % des postes pluviométriques suivis.

Situation des cultures pluviales

Au vu de l’évolution de la situation pluviométrique, les cultures ont connu des situations diverses. Des semis et des ressemis ont été effectués ou en cours, dans une bonne partie des zones agricoles. Les variétés cultivées sont le petit mil, l’arachide, le maïs, le sorgho, le niébé, les pastèques et les cucurbitacées. Les stades phénologiques varient suivant les zones de cultures, à en croire le bulletin décadaire.

Au Hodh El Charghi, le mil et le sorgho hâtif sont à différents stades, répartis entre levée, tallage et montaison. Les sorghos à cycle moyen et cycle long sont aux stades de levée. A ce niveau, la plupart des agriculteurs continuent à faire le labour attelé suivi de semis et de ressemis.

Au Hodh El Gharbi, les stades phénologiques varient de levée à montaison, suivant les zones. En Assaba, hormis les communes de Tenaha et Hamoud (moughataaa de Kankossa) où le stade des cultures de sorgho varie de levée à tallag et le petit mil en floraison, partout ailleurs, les cultures sont au stade de semis à levée.

Au Guidimakha, les cultures sont au stade de levée, tallage, montaison. on note particulièrement le stade de montaison, initiation paniculaire, pour le sorgho de cycle court et le maïs pluvial, et végétation, pour l’arachide à cycle moyen, et première floraison, pour le cycle court.

Au Brakna, dans les moughataas du fleuve, les cultures sont au stade de tallage et montaison, pour le petit mil, montaison pour le sorgho. A Aleg, sorgho : tallage et nouaison ; niébé : floraison ; pastèque : floraison et ramification ; à Magta lahjar,sorgho, tallage début montaison.

Au Gorgol, zones Kaédi et Monguel : levée et début tallage, pour le sorgho (tardif et hâtif), et développement, pour les légumineuses ; zone M’Bout : levée et début tallage, pour le sorgho tardif ; début montaison, pour le sorgho hâtif, et début fructification, pour les légumineuses ; zone Maghama, tallage, pour le sorgho tardif ; montaison, pour le sorgho hâtif, et fructification, pour les légumineuses.

Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

Mauritanie : Exim Bank of India alloue 110 millions $ à l’extension du réseau électrique national

Mauritanie : Exim Bank of India alloue 110 millions $ à l’extension du réseau électrique national La Mauritanie a obtenu de l’Exim Bank of India, un prêt de 110 millions $ qui permettra la construction d’une ligne électrique de 470 kilomètres. L’infrastructure qui aura une capacité projetée de 225 KV, reliera les deux plus grandes villes du pays que sont Nouakchott et Nouadhibou.

Des postes électriques à haute tension sont également prévus pour être mis en place dans le cadre du projet. Selon Moctar Ould Diay (photo), le ministre mauritanien de l’économie et des finances, l’objectif recherché est le « bouclage en haute tension des réseaux sud et ouest du pays issus du réseau interconnecté de l’OMVS [Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal] d’une part ; ce qui permettra l’interconnexion du réseau nord avec les réseaux du Maghreb et de l’Europe d’autre part».

Les autorités espèrent également, par le développement de cette ligne électrique, généraliser et optimiser l’utilisation de sources d’énergie moins onéreuses telles que le gaz, l’hydraulique et l’éolien.

Source : Agence Ecofin

 

La Mauritanie veut réviser son code minier

La Mauritanie veut réviser son code minier  La Mauritanie prépare actuellement une nouvelle stratégie minière, rapporte mercredi Le360 qui cite Ahmed Taleb Mohamed, le DG des mines du ministère du pétrole, de l’énergie et des mines du pays.

Intervenant dans le cadre de volonté du pays de moderniser le secteur pour attirer plus d’investisseurs, cette stratégie verra la révision du cadre légal et réglementaire minier.

«La nouvelle approche repose sur un diagnostic de la communication du secteur et une identification des forces et faiblesses dans le contexte d’un climat favorable à l’investissement. Elle vise globalement la promotion d’un secteur pilier de l’économie.», a déclaré M. Taleb Mohamed.

Le secteur minier assure plus d’un tiers des ressources budgétaires de la Mauritanie dont le sous-sol est riche en plusieurs minerais dont le fer, l’or, le cuivre, le diamant, le phosphate, le cobalt.

Si la Société nationale industrielle et minière (SNIM) exploite les gisements de fer du pays, celui-ci accueille également sur son territoire des compagnies étrangères. Citons comme exemple Kinross Gold qui opère sur l’or de Tasiast, Algold Resources sur le projet Tijirit.

Source : Agence Ecofin

 

 

Compétitivité mondiale : La Mauritanie dernière au Maghreb, 133e dans le monde

Compétitivité mondiale : La Mauritanie dernière au Maghreb, 133e dans le mondeLe Rapport de Davos 2017-2018, relatif au classement des Etats établi par le World Economic Forum (WEF), est désormais disponible. Selon ce rapport annuel, portant sur la compétitivité mondiale, la Mauritanie vient en dernière position au Maghreb arabe et occupe la 133ème place à l’échelle mondiale, sur un total de 137 pays listés.

Toutefois, notre pays a enregistré un léger progrès, puisque, placé en 2016 par ledit Forum à la 137e position, il est passé cette année au 133e rang, soit 5 places gagnées.

Notons qu’au plan maghrébin, le Maroc est classé 1er (71ème mondial), suivi de l’Algérie 2ème maghrébin et de la Tunisie, 3ème place ; la Libye n’ayant pas été citée dans ce classement au cours de ces dernières années, en raison du climat d’instabilité qui y prévaut.

Par la Rédaction de cridem.org
Source : Rédaction Cridem

 

Mauritania Airlines : compagnie nationale ou compagnie arnaque

Mauritania Airlines : compagnie nationale ou compagnie arnaqueProfitant de son quasi monopole sur certaines lignes aériennes, notamment l’axe Nouakchott-Dakar et Nouakchott-Tunis, Mauritania Airlines se comporte en véritable prédateurs, en plus de la qualité de ses services, de ses retards incessants et de ses annulations de vol sans prévenir.

Imaginez-vous que l’axe Nouakchott-Dakar qui dure 45 minutes coûte plus cher que Nouakchott-Tunis qui dure 3 heures de temps ! Quelle aberration ou quelle politique commerciale !

Pourtant, en tant que compagnie nationale, Mauritania Airlines devait appliquer des tarifs concurrentiels face aux compagnies étrangères. Elle devait faciliter les déplacements des citoyens mauritaniens qui ont été en partie saignés à blanc pour sa création.

En plus de profiter largement de cette situation, en l’absence de compagnies nationales dans les pays comme le Sénégal ou le Mali, pour plumer les voyageurs mauritaniens, Mauritania Airlines est toujours en retard. Son équipage verses quotidiennement dans des excuses plates au moment des décollages. Que dire alors des annulations intempestives de vol, qui laissent parfois en rade des voyageurs souvent désargentés et à l’étranger, ne sachant à quel saint se vouer en attendant la prochaine programmation.

Il n’est pas étrange que la compagnie mauritanienne soit actuellement sous la ligne de mire de la presse nationale. Les articles fouillés sur sa gestion chaotique, aussi bien sur le plan financier que technique, remplissent chaque jour les colonnes des sites d’informations.

La situation est d’autant plus incompréhensible que la compagnie a modernisé sa flotte et possède actuellement 2 appareils type Boeing 737-500 (dont l’un est cloué depuis des jours à Dakar), 1 Boeing 737-700, 1 Embraer 145 et 1 Boeing 737-800. Elle est même sur le point d’acquérir un deuxième Boeing 737-800 MAX aux Etats-Unis. Le problème est que Mauritania Airlines qui cherche à élargir ses horizons, après Paris et Las Palmas vers Jeddah, souffre d’un manque de personnel navigant, notamment des pilotes expérimentés, après le départ de plusieurs d’entre eux vers d’autres compagnies plus disant.

Avec une flotte aérienne de 5 appareils et trois équipages fonctionnels (7 personnes), la compagnie doit d’abord combler son important déficit en personnel, car elle a besoin d’au moins douze équipages. Elle doit nécessairement soit rappeler ses pilotes qui ont migré vers d’autres compagnies avec une bonne incitation, soit recruter des pilotes étrangers (ce qui serait difficile vu les salaires dérisoires proposés) et commencer dès à présent à former des pilotes. Sans cela, Mauritania Airlines sera obligé de clouer un de ses appareils au sol, faute de personnel navigant.

Le personnel actuel se plaint déjà de la faiblesse des revenus qui leur sont accordés et de graves accusations de malversations et de mauvaise gestion pèsent sur la direction de la compagnie aérienne nationale.

Il faut rappeler que Mauritania Airlines a été lancée en décembre 2010 sur les cendres de Mauritania Airways et d’Air Mauritanie. Elle est entièrement détenue par l’Etat mauritanien et dessert douze destinations en Afrique avec une flotte de 5 appareils, un sixième serait en route. Son capital de départ vient de plusieurs fonds d’entreprises publiques, comme la Société industrielle et minière (SNIM) ou la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss).

Source : Le Courrier du Nord (Mauritanie)