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Economie en Mauritanie

La BCM tend vers l’autonomie totale

La BCM tend vers l’autonomie totaleDans un communiqué publié à l’issue de la réunion du conseil des ministres de jeudi dernier, le gouvernement a adopté un projet de loi révisant le statut de la banque centrale de Mauritanie.

La révision des statuts de l’institut d’émission intervient dans un contexte de profonde mutation des missions des banques centrales après avoir tiré les leçons de la crise financière internationale de 2008, mais également pour hisser ce dispositif au niveau le plus conforme aux standards internationaux en vigueur.

S’exprimant sur le sujet, jeudi après-midi le ministre de l’Economie et des finances, Moctar ould Diaye, a précisé que les modifications statutaires portent essentiellement sur «la création de nouvelles instances jouissant d’une plus large indépendance.’’

De quoi s’agit il ?

Composé de plusieurs dizaines d’articles, répartis sur plusieurs chapitres, le projet de loi vise à octroyer à l’institut d’émission une autonomie totale dans le ciblage de l’inflation.

Le projet de loi propose également d’élargir les missions de la Banque centrale pour intégrer la prévention du risque systémique et le renforcement de la stabilité financière.

En plus des dispositions portant sur l’indépendance de la Banque centrale, le texte précise clairement les attributions de l’institut d’émission en matière de politique du taux de change et l’assouplissement de la gestion des réserves de change.

Au chapitre des nouveautés figure aussi la création «d’une commission chargée du contrôle de conformité
des opérations avec la loi et les règlements islamiques, en plus de l’élargissement de l’autorité de supervision de la BCM, qui va désormais couvrir les sociétés à système juridique particulier, notamment les compagnies d’assurances et de réassurance.

Par ailleurs, ce projet de loi va renforcer la surveillance de la BCM à travers la création d’une commission de contrôle chargée de l’audit des opérations d’émission et la coordination avec les experts d’audit étrangers.

Enfin, le projet de loi propose l’instauration de nouveaux organes d’administration et de direction de la banque. C’est le cas de l’organe dénommé commission de précaution, de règlement et de la stabilité financière.

Source : Rimeco (Mauritanie)

 

Manuel d’emploi de la gabegie (suites encore…)

Manuel d’emploi de la gabegie (suites encore…) Petites précisions au manuel d’emploi de la gabegie que notre distingué éditorialiste, Ahmed Ould Cheikh, s’est employé à illustrer, lors de notre précédente édition.

Juste après sa dernière sortie en réponse à Ould Babana, Ould Djay, qui montrait beaucoup d’assurance devant les députés, a cherché à prendre contact avec son contradicteur, pour enterrer la hache de guerre. Le rôle de médiateur fut dévolu au député de Chami, Lemrabott Ould Tangi, président du groupe parlementaire UPR à l’Assemblée nationale.

Mais Ould Babana resta ferme sur ses positions, rappelant qu’il n’avait rien contre le ministre ni quiconque d’autre mais qu’il était nécessaire de dénoncer une pratique bien peu transparente, dans un dossier qui exige pourtant la plus grande clarté.

Ould Djay, à qui avait été lancé le défi de publier les relevés des trois dernières années du fameux compte Action contre la Fraude (ACF), s’en tire alors avec une pirouette : oui, d’importantes sommes d’argent, a-t-il dit, ont été retirées, au nom d’un haut responsable dont on ne peut divulguer l’identité. Il veut sans doute parler des 52 millions retirés, d’une traite, à la fin de l’année dernière.

Mais voici qu’afin d’éliminer tout risque de nouvelles fuites, Ould Djay ordonne que ledit compte soit verrouillé. Plus personne n’y a désormais accès, si ce n’est lui-même ou le trésorier général. Transparence zéro, nuit totale, couvre-feu. Raison d’État ? « On » pourra donc, comme l’année dernière, le siphonner à merci.

À tel point qu’au 1er Janvier 2018, son solde était de… 0 ouguiya, si l’on en croit le relevé qu’« on » a fait sciemment fuiter, dans la presse, afin de démontrer que, non, nul ne touchait vingt-cinq millions d’ouguiyas par mois, comme le prétendait Ould Babana, mais qu’effectivement, une fois le compte réalimenté, quarante-cinq millions s’étaient évaporés, entre Janvier et Mai 2018, pour « payer, contre des tuyaux sur la fraude fiscale et douanière, des informateurs », dont trois députés que Djay refuse, ici encore, de nommer.

Quel est donc ce haut responsable dont l’identité ne doit pas être divulguée et qui passe à la caisse comme lettre à la poste, sans laisser aucune trace accessible aux représentants du peuple réputé souverain ?

Ould Djay nous a informés que le fameux compte, au 22 Mai 2018, affichait un solde de soixante-seize millions d’anciennes ouguiyas, ce qui laisse entendre qu’en cinq mois, il a été alimenté d’au moins cent vingt millions.

Comment un ministre de la République peut-il ainsi manipuler de telles sommes, sans avoir à en rendre compte ? Le débat ouvert, par Ould Babana, pose effectivement la question de l’excessive « fluidité », pour ne pas dire « évaporation », d’une lutte contre la gabegie qui se révèle, à l’usage et en l’attente d’informations objectivement contraires, bel et bien le plus grand danger de régénérer l’hydre dont on prétendait couper les têtes.

Ben Abdallah
Source : Le Calame (Mauritanie)

Mauritanie-Banque Mondiale : La BM prévoit une croissance de 3,6% du PIB en 2018

Mauritanie-Banque Mondiale : La BM prévoit une croissance de 3,6% du PIB en 2018La Banque Mondiale (BM) prévoit une croissance du PIB réel de la Mauritanie à 3,6 % en 2018, contre 3,5% en 2017, anticipé dans son rapport semestriel sur les perspectives économiques mondiales, publié mardi à Washington.

La prévision actualisée de 3,5% reste toutefois identique à celle prévue par l’institution de Bretton Woods dans son rapport de suivi de la situation économique de la région Mena, publié en avril dernier.

En résumé, la BM maintient donc sa prévision de croissance pour l’économie Mauritanienne en 2018, qui restera solide cette année. L’explication de cette solidité repose sur le fait qu’il y a une hausse des dépenses de l’investissement dans le cadre de la SCAPP et surtout avec la progression des cours du fer sur le marche international.

La croissance économique mondiale restera solide en 2018, et devrait maintenir ce rythme en 2019 et 2020 ce qui laisse présager que » l’économie mondiale voit enfin le bout du tunnel », a indiqué la Banque Mondiale, mettant à nouveau en garde contre la montée du protectionnisme qui risque d’impacter la reprise.

D’ailleurs, comparativement à la croissance projetée en janvier, la BM a légèrement abaissé sa prévision pour 2019 à 2%, soit -0,5 point, avant de revoir sa projection pour 2020 à 1,3% (-0,3 point). Les projections pour ces deux années restent également inchangées comparées à celles d’avril.

Dans son nouveau rapport semestriel sur les perspectives économiques mondiales la BM prévoit une hausse de la croissance du PIB mondial cette année à 3,1%, avant de se modérer progressivement à 3% en 2019 et à 2,9 en 2020.

L’institution de Bretton Woods a maintenu ainsi inchangées ses prévisions pour la croissance mondiale anticipées dans l’édition de janvier 2018 du rapport. Selon les mêmes données, la croissance en 2017, s’est établie à 1,6%.

Source : Rimeco (Mauritanie)

 

 

IATA met en garde les gouvernements contre la privatisation des aéroports

IATA met en garde les gouvernements contre la privatisation des aéroportsL’association internationale pour le transport aérien, IATA, lors de sa 74ème assemblée générale annuelle tenue mercredi, a appelé les gouvernements à davantage de prudence dans la privatisation des aéroports, « des infrastructures sensibles ».

L’association a adopté à l’unanimité une recommandation invitant les gouvernements à privilégier les intérêts économiques et sociaux sur le long terme, plutôt que les acquis matériels qui peuvent être obtenus à court terme à travers une privatisation non planifiée.

Le président de cette association, dans son discours, a estimé que les gouvernements commettent des erreurs, en croyant que le secteur privé détient toutes les solutions aux problèmes qui les contraignent à chercher des financements auprès du secteur privé.

Pour Alexandre Do Gorniak les aéroports sont des infrastructures extrêmement sensibles et il est de l’intérêt des gouvernements de s’appuyer sur des plans stratégiques à long terme basés sur des solutions à même de leur octroyer le plus grand nombre d’acquis économiques et sociaux.

Il considère comme une erreur grave la vente des aéroports pour injecter, à court terme, des fonds dans les trésors publics.

Le président de l’IATA a révélé que 14% des aéroports dans le monde sont privatisés et que ceux-ci sont concernés par 40% du trafic aérien mondial.

Il a par ailleurs ajouté que les études réalisées par son organisme ont prouvé que les aéroports privatisés sont plus chers sans pour autant offrir davantage de capacités ou investissements, contrairement à la privatisation des sociétés de transport aérien qui a provoqué une forte concurrence à l’origine d’une baisse des prix en faveur des consommateurs.

Il a réaffirmé que son organisation n’acceptera pas que les privatisations des aéroports entraînent une augmentation des prix.

Cette mise en garde intervient alors que le gouvernement mauritanien se prépare à céder la gestion de l’aéroport international de Nouakchott, Oumtounsi, à une société émiratie, un accord encore tenu secret mais qui serait déjà à un stade très avancé.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

 

Malheur continu de fonctionnaires : Partout, l’impasse

Malheur continu de fonctionnaires : Partout, l’impasseJoindre les deux bouts ! Tel est le combat quotidien des fonctionnaires mauritaniens. Jeudi dernier, ils étaient des milliers à faire le pied de grue devant les guichets des banques, en quête d’avance sur salaire.

Pourtant, trois jours auparavant, ils étaient aussi nombreux sur les lieux pour retirer ce qui leur restait de leur salaire du mois. Leurs fonds épuisés, il leur restait de trouver de nouveaux moyens pour honorer quelques engagements et boucler les dépenses pour le reste du Ramadan.

N’empêche ! Dans quelques jours, à l’approche d’El Fitr, ils seront encore plus nombreux à la recherche de nouvelles facilités d’octroi de prêts. Les enfants, mais surtout Mme attendent pour passer la fête. En fait, les fonctionnaires n’ont pas assez de marge de manœuvre pour agir autrement.

Avec ce qui leur reste d’un salaire sans cesse « charcuté » par les intérêts bancaires, il faut payer des dettes, notamment celles contractées auprès de boutiquiers et surtout auprès de personnes qui avaient été sollicitées financièrement lors de situations délicates.

Il faut aussi régler les problèmes urgents du moment… Des dépenses multiples et presque insolubles. Parce que les charges sociales des fonctionnaires -notamment les responsables de foyers-sont trop nombreuses. Parce que le salaire du fonctionnaire mauritanien est relativement bas, le smic étant à 3500 N-UM et le salaire moyen à 7000 N-UM.

Parce que le taux de chômage est très fort, avec 68% de chômeurs dans le milieu de jeunes âgés entre 18 et 35 ans. Parce que les coûts de la vie sont très élevés (hausse permanente des produits de consommation, du transport, des soins médicaux, des tarifs d’eau et d’électricité…).

Parce que, la crise socio-économique internationale s’est installée en Mauritanie et que le régime en place a fermé « tous les robinets » instituant dans les faits une sournoise politique nationale d’austérité qui a amené l’Etat, unique bailleur de fonds national, à plomber la scène socio-économique nationale.

C’est une telle situation qui explique le malaise ambiant et ce profond sentiment de mal vivre chez les fonctionnaires qui semblent avoir perdu tous leurs rêves : après avoir assisté impuissants aux détournements et à la mauvaise gestion des fonds publics, à l’exploitation abusive des ressources halieutiques dans des côtes considérées comme les plus riches au monde, ils avaient pourtant cru voir le ciel s’ouvrir à eux !

L’espoir de lendemains meilleurs était en effet revenu au milieu des années 2000 avec la découverte de nouvelles mines au nord du pays et dans la région de l’Inchiri, de gisements de pétrole et d’or ! Futilité ! Les lendemains furent davantage, douloureux. Une nouvelle fois, le partage s’est fait sans eux. Pauvres ils étaient, pauvres ils sont restés.

Ultime espoir ces derniers mois, la découverte d’immenses gisements de gaz aux frontières maritimes avec le Sénégal ! A présent, les promesses d’une revalorisation du statut du fonctionnaire sont revenues. Mais cela ne semble pas intéresser ces derniers qui sont déjà persuadés que le partage des richesses se fera sans eux.

Leur combat quotidien consiste à présent à trouver les moyens de vivre, ou plutôt, de survivre. C’est ce qui explique pourquoi ils sont tous endettés. Pourvu seulement que la situation ne flambe pas le jour où ils n’auront plus de recette pour boucler leur journée.

JOB
Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

 

De l’or à Chaami !

De l’or à Chaami !Si les Mauritaniens continuent d’affluer vers la ville de Chami, c’est bien parce qu’ils y trouvent un intérêt ! L’or y est ! C’est ce qui ressort de la forte effervescence des populations dans la ville de Chami où dorénavant près de 10.000 personnes se côtoient quotidiennement.

Tous les contacts, toutes les transactions portent sur l’or. L’argent circule à profusion au marché central de cette agglomération. De l’avis de jeunes rencontrés sur place, « les affaires marchent bien, et porteraient chaque jour en moyenne sur cinquante millions d’anciennes ouguiyas ! »

Ce qui est sûr, c’est que les lieux sont de nouveau prospères pleins de monde avec la présence d’hommes manifestement nantis, d’importants regroupements familiaux. Autres signes de prospérité, des voitures Tout terrain, toutes neuves, des restaurants et autres auberges qui poussent comme des champignons, un commerce flamboyant et des candidats à l’orpaillage, de plus en plus nombreux.

En fait, à Chami, on se croirait dans une ville du far-West américain à l’époque de la ruée vers l’or. Cette effervescence sans précédent a pris forme au mois de mars dernier après l’intrusion sur le marché de l’or, de nouvelles machines de concassage de la roche.

Il ne s’agirait plus de creuser dans des profondeurs de la terre pour chercher des pépites d’or enfouies dans le sable, il suffit seulement pour les orpailleurs, de ramasser à même le sol, des pierres éparpillées sur les flancs des montagnes, sur le sable et dans des endroits cibles.

Certains intrépides s’aventurent souvent dans des endroits assez éloignés de la ville, voire interdits, bravant l’autorité qui a fini par déplacer sur place des renforts de la Gendarmerie.

Ce sont en tout cas des dizaines de milliers de personnes qui se dirigent chaque soir aux frontières de ce no man’s land et qui reviennent à l’aube dans des voitures chargées de sacs et de caisses de pierres.

Sur place, la marchandise est soit vendue en l’état au prix fort, soit traitée auprès des gérants de petites. Les fortunes sont diverses et varient selon la richesse en or des pierres rapportées.

Quelque fois, on peut se retrouver avec moins de 10. 000 N-UM, parfois avec plus de 100. 000 N-UM, le prix du kilo d’or variant entre 1.300.000 et 1.500.000 N-UM. Selon nos interlocuteurs, plusieurs reprises, des orpailleurs seraient revenus, plusieurs fois, avec d’abondantes quantité de pierres riches en or, qui leur auraient rapportées plusieurs dizaines de millions d’ouguiyas.

Ce qui est en tout cas sûr, c’est qu’à Chami, la vie a bel et bien repris.

Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

 

Lancement de la campagne "Mon lait est local" à la CCIAM de Mauritanie

En images : Lancement de la campagne La campagne régionale d’Oxfam et de ses partenaires en Mauritanie pour la promotion du lait local a été officiellement lancée, ce vendredi 1er juin, à la Chambre de Commerce, d’industrie et d’agriculture de Mauritanie.

Cette campagne de promotion du lait local durera trois ans. Elle est placée sous le signe « Boire du lait local, c’est soutenir la production nationale » et vise à sensibiliser la population à une consommation informée et responsable, soutient Amadou Seydi Djigo, chargé de programme d’Oxfam-Mauritanie. La filière lait local éprouve de nombreuses difficultés en Mauritanie.

« Il y a véritablement un manque d’organisation et l’effet de concurrence, avec les nombreux et divers produits laitiers qui sont massivement importés dans notre pays. L’envahissement total et incontrôlé du marché national par le lait importé, dont on ignore souvent l’origine et la composition est un facteur nuisible à la promotion de la filière lait local», déplore Sarr Mamadou, coordinateur national de ROSA (Réseau des Organisations de Sécurité Alimentaire).

Valorisation des productions locales

C’est pourquoi, sollicite Sarr, « il est important que les autorités nationales se penchent sur des politiques de promotion des acteurs promus à la valorisation de nos productions locales. C’est à ce prix que nous assurerons la sécurité alimentaire ».

Pour Sarr, les attentes les plus pressantes, dans le cadre de la promotion de la filière lait local en Mauritanie se résument à un certain nombre de renforcement des capacités pour maîtriser le marché. Il s’agit de l’élévation de la production permettant d’assurer les besoins de la consommation nationale et d’affronter la concurrence sur le plan international ; l’amélioration de l’accès à l’alimentation du bétail, en lien avec les enjeux de la production ; l’augmentation du pourcentage de lait issu des exploitations familiales dans l’industrie laitière, en lien avec les enjeux de la collecte ; la mise en place d’une politique commerciale et fiscale favorable au lait local issu des exploitations familiales, afin d’assurer des prix de lait favorables au développement des filières locales.

Toutes ces attentes supposent, indiquent ElHadj Ba président de l’ONG AMAD et Sidi Ould Maouloud, que les acteurs de la filière lait local et les pouvoirs publics conjuguent leurs efforts, afin de mieux organiser le secteur en redynamisant les structures de production et de distribution.

« Il est souhaitable, formule Ba ElHadj, également que les consommateurs donnent la préférence au lait local dont ils peuvent s’assurer de l’origine réelle des produits qu’ils achètent à des prix raisonnables. Ceci est possible, si les pouvoirs publics s’impliquent fortement dans la promotion de la filière lait local, comme objectif prioritaire de développement ».

Aussi, un dialogue franc entre acteurs de la filière, pouvoirs publics et consommateurs est-il indispensable pour aller à la promotion réelle de nos productions locales.

C’est à ce prix donc, c’est-à-dire avec la volonté politique et les stratégies efficientes qu’on pourrait conserver au lait local le rôle important qu’il peut et doit occuper dans notre alimentation et dans notre développement.

Taxer les importations

En effet, en plus de la mobilisation sociale autour du lait local et la démarche pour une consommation responsable, les différents acteurs veulent mener un plaidoyer fort auprès du gouvernement.

Appel a été lancé pour la promotion et la défense du lait local en Mauritanie. Pour autant, les industriels mauritaniens doivent consentir des efforts en matière de respect des normes internationales, de vaccination et de transformation pour aspirer à des exportations de lait. ElHaj Ba balaie les craintes sur l’hygiène et la qualité du lait évoquant les efforts déployés en la matière par les industriels durant deux décennies dans le domaine de la collecte et de la maîtrise.

«Progressivement, il va falloir imposer le lait importé pour décourager les importations et favoriser la production locale par le biais de l’accompagnement des industriels», suggère Ba ElHadj.

Le lait local assure, évoque, Dedeou Yahya - Directeur pays d´Oxfam Mauritanie, une partie importante de la consommation des pays sahéliens, notamment en milieu rural et dans les villes secondaires. Il contribue sensiblement à la lutte contre les inégalités de genre en procurant aux femmes des revenus leur permettant de vivre plus dignement. Malgré son apport non négligeable à l’économie des pays de l’Afrique de l’Ouest et au Tchad, la filière lait local fait face à d’énormes défis (alimentation du bétail, collecte, transformation, concurrence du lait en poudre…). Moins de 15% du lait local est collecté alors que les importations de poudre de lait (avec une proportion importante et croissante de poudre de lait réengraissée en matière grasse végétale) sont estimées à plus de 31,5 millions MRU en 2015.

A la faveur de la journée internationale du lait, célébrée, ce 1er juin, les producteurs et productrices de lait, du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Sénégal et du Tchad, accompagnés d’une large coalition composée d’organisations paysannes, de consommateurs, de chercheurs, d’ONG, de mini-laiteries, d’industriels locaux, lancent une campagne de défense et de promotion du lait local. Pour la première fois, ces acteurs se réunissent pour affirmer ensemble : le rôle clef du lait local dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle de la région du Sahel ; l’énorme potentiel économique des filières laitières basées sur la collecte de lait local.

Les producteurs laitiers de cinq pays de l’Afrique de l’Ouest et du Tchad sont déterminés à promouvoir le lait local et réclament des politiques laitières durables. Ainsi, les Etats d’Afrique de l’ouest travaillent à une offensive lait dans le cadre du plan d’investissement agricole régional de la CEDEAO, que des négociations importantes autour d’accords commerciaux approchent (tarif extérieur commun, renégociation des accords de Cotonou APE) pour que les groupes laitiers multinationaux réalisent des investissements importants sur le continent africain.

Dedeou Yahya espère un ralliement aux demandes de nos agropasteurs et de nos industriels pour le développement de la filière lait local en Afrique de l’ouest et sa survie. Les actions de sensibilisation qui seront menées par les coalitions régionale et nationale au cours des prochains mois s’adresseront à tous les acteurs pour que le lait local soit notre lait: produit et transformé dans nos pays et consommé par toutes nos populations».

Source :lecalame.info (Mauritanie)


 

 

Les employés de l’Imprimerie nationale réclament leurs salaires

Les employés de l’Imprimerie nationale réclament leurs salairesLes travailleurs de l’Imprimerie nationale se plaignent encore du non paiement de leurs salaires. Ils réclament le paiement d'arriérés, dues depuis le mois de mars dernier. Ils font part aux autorités de leurs difficiles conditions de vie surtout en cette période de Ramadan.

Ces travailleurs demandent une indulgence du président de la République et de son gouvernement pour un règlement prompt de ce dossier qui perdure au fil des mois. Ils se disent seuls à vivre ce « drame » contrairement aux autres employés des établissements publics analogues : AMI, Radio et Télévision de Mauritanie.

Leur situation a été plombée par le ministère de l’Economie et des Finances. De nombreuses créances non encore recouvertes jusqu’ici semblent gripper un peu le fonctionnement normal de l’établissement.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Travail forcé : le BIT retire la Mauritanie des pays indexés

Travail forcé : le BIT retire la Mauritanie des pays indexés Le Bureau international du travail (BIT) «a supprimé le nom de la Mauritanie de la liste des pays interpelés par la commission des normes sur la question de l'esclavage en matière d'emploi et du travail forcé », a rapporté l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI).

« Cette mesure est intervenue au cours de la 107eme session du BIT qui se tient du 28 mai au 8 juin prochain à Genève ». Selon AMI, « la suppression du nom de la Mauritanie de cette liste pour la première fois constitue une reconnaissance des efforts gigantesques déployés par la Mauritanie dans le domaine de la lutte contre l'esclavage ».

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

Washington annonce d'importantes taxes douanières sur l'acier et l'aluminium

mediaL'Union européenne, le Mexique et le Canada devront désormais payer de lourdes taxes douanières américaines sur l'acier et l'aluminium. Le secrétaire américain au Commerce Wilbur Ross a annoncé ce jeudi 31 mai que les Etats-Unis allaient les appliquer dès vendredi.

La décision était attendue. Les Etats-Unis ont donc décidé de ne pas prolonger l'exemption temporaire de taxes douanières sur l'acier et l'aluminium accordée à l'Union européenne jusqu'à ce jeudi minuit. Conséquence, de nouvelles taxes vont entrer en vigueur dès ce vendredi. L'addition s'annonce salée pour l'UE, car Washington prévoit de taxer l'acier à hauteur de 25% et 10% pour l'aluminium.

Le sursis sur ces taxes est également levé pour le Mexique et le Canada, ses deux partenaires de l'accord de libre-échange nord-américain (Alena), dont la renégociation, entamée il y a dix mois, peine à aboutir.

Wilbur Ross, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse téléphonique alors qu'il était à Paris pour une réunion de l'OCDE, a précisé que les Etats-Unis ne voulaient pas accorder aux 28 pays membres de l'Union européenne (UE) « une exemption permanente et inconditionnelle sur les taxes ».

« Nous avons eu des discussions avec la Commission européenne et même si nous avons fait des progrès, ils ne sont pas allés jusqu'au point où il aurait été justifié soit de prolonger l'exemption temporaire, soit d'accorder une exemption permanente », a expliqué le secrétaire américain au Commerce.

Sécurité nationale

Dans son communiqué la Maison Blanche rappelle pour sa part qu’il s’agit de lutter contre les importations massives de ces métaux qui « constituent une menace pour la sécurité nationale », rapporte notre correspondante à Washington, Anne Corpet.

Un argument rejeté avec vigueur depuis des semaines par l’Union européenne et le Canada qui n’ont cessé de rappeler leur alliance historique avec les Etats-Unis, notamment sur le plan de la défense. Ce mercredi encore, la ministre canadienne des Affaires étrangères qualifiait d’absurde l’idée que les importations d’acier pouvaient être une menace pour la sécurité de son grand voisin.

Avec cette mesure, Donald Trump espère relancer l’industrie américaine de l’acier et de l’aluminium. Il risque surtout d’engager une guerre commerciale avec ses alliés qui risque de faire des dégâts, y compris aux Etats-Unis, puisque l’Union européenne a toujours dit qu’elle prendrait des mesures de rétorsion. Mais cela n’effraie pas le président américain qui a déjà déclaré contre l’avis de la majorité des experts qu’une guerre commerciale pouvait être bonne pour l’économie.

Représailles

Peu après l'annonce de Washington, qui était pressentie ces derniers jours – même si certains Européens espéraient encore l'imposition de quotas à l'exportation plutôt que des tarifs douaniers – le président de la Commission européenne a réagi à Bruxelles. « L'Union européenne ne peut pas rester sans réagir (...) Ce qu'ils peuvent faire, nous sommes capables de faire exactement la même chose », a déclaré Jean-Claude Juncker, ajoutant que des « contre-mesures » seront annoncées « dans les prochaines heures ».

Bruxelles avait exigé l'exemption définitive de ces taxes douanières comme tout préalable aux négociations. Les Européens, France en tête, ont insisté sur le fait qu'ils ne pouvaient discuter en ayant une épée de Damoclès au-dessus de leur tête, qui plus est de la part d'un allié.

Mexico a pour sa part immédiatement riposté. « Le Mexique imposera des mesures équivalentes sur divers produits » dont certains aciers, des fruits et des fromages, a annoncé dans un communiqué le ministère de l'Economie, et celles-ci « seront en vigueur tant que le gouvernement américain n'éliminera pas les taxes imposées ».

Source : RFI (avec AFP)

 

Les mouvements du compte de la caisse noire du ministre des finances

Les mouvements du compte de la caisse noire du ministre des finances Sahara Media a pu obtenir un document qui retrace le mouvement du compte qui a suscité une controverse ces deux derniers jours après les déclarations faites par le député Mohamed O. Babana qui avait accusé le ministre de l’économie et des finances Mokhtar O. Djay d’en disposer comme s’il s’agissait d’un compte personnel.

Le député, dans son intervention, a révélé que les retraits mensuels, à partir de ce compte, dépassaient 25 millions, et a appelé à faire l’audit de ce compte au cours des trois dernières années.

Le document dont a disposé Sahara Media et qui fait ressortir le mouvement du compte du 1er janvier au 24 mai, révèle quatre retraits effectués par Moussa Hamat, le secrétaire particulier du ministre, à raison de 3 millions d’anciennes ouguiyas à chaque retrait, soit 12 millions d’anciennes ouguiyas pour les 5 premiers mois de cette année.

Pour sa part, le ministre délégué auprès du ministre des finances, chargé du budget, Mohamed O. Kembou, a procédé, au cours de la même période à quatre retraits de 2 millions d’anciennes ouguiyas chacun.

Le document révèle que la majorité des retraits ont été effectués par des fonctionnaires ou des personnes ordinaires pour un total de 26,5 millions d’anciennes ouguiyas.

Le montant total des retraits a atteint 46,5 millions d’anciennes ouguiyas et les versements 107 millions d’anciennes ouguiyas.

Le document que Sahara Media a pu obtenir de ses sources propres, porte l’entête du trésor public et le libellé du compte est : « lutte contre la gabegie »

Le député O. Babana, dans ses déclarations accusatrices, avait dit qu’il démissionnerait de son poste de député, si une commission d’enquête à mettre sur pied, niait l’existence de retraits effectués par le ministre, et qui ont dépassé le montant mensuel de 25 millions MRO.

Le député a insisté sur la nécessité de voir le ministre révéler la totalité des retraits effectués sur ce compte au cours des trois dernières années.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

Guidimakha : Les éleveurs dénoncent les irrégularités dans les opérations de distribution de l’aliment-bétail

Guidimakha : Les éleveurs dénoncent les irrégularités dans les opérations de distribution de l’aliment-bétailDes éleveurs de la wilaya du Guidimakha se sont plaints de ce qu’ils ont appelé des irrégularités dans les opérations de distribution des quantités de l’aliment-bétail au niveau de Selibaby.

Impliqués dans une première opération de distribution de 150 tonnes de fourrages, les éleveurs affirment avoir été écartés de la seconde opération. Le président du bureau des éleveurs, Mody Ould Ekheir Entajou, estime que la première opération de distribution de l’aliment-bétail s’est déroulée dans la transparence et a bénéficié en conséquence aussi bien aux éleveurs qu’aux citoyens.

Ce qui n’est pas le cas pour la seconde opération, caractérisée par l’apparition de nouvelles listes introduites par le Hakem de la moughataa et rajoutées aux listes officielles, a-t-il souligné.

Ne pas impliquer les éleveurs dans le suivi de ces opérations met les distributions de l’aliment-bétail à la merci des commerçants et de personnes non concernées, a-t-il estimé.

Traduit de l’Arabe par Cridem
Source : Elhora (Mauritanie)

 

Comment Nouakchott a inventé l’extension de son centre-ville loin de la fièvre des smart cities

Comment Nouakchott a inventé l’extension de son centre-ville loin de la fièvre des smart citiesL’histoire récente de Nouakchott fascine car elle ne ressemble à aucune autre. Là, la ville s’invente au quotidien, loin des grandes tendances urbanistiques actuelles. Il faut y voir sans doute le pragmatisme mauritanien qui trouve des solutions innovantes là où d’autres patinent.

Il existe ainsi à Nouakchott, capitale de la Mauritanie, un lieu étrange et merveilleux. Etrange car il était situé dans un bâtiment de l’ancien aéroport, sorte de hangar désaffecté, sombre, mais où la lumière crue du jour pénètre suffisamment pour voir ce qu’il s’y passe.

Merveilleux, car c’est là que se fabrique la ville de demain, ou plutôt l’extension du centre-ville de Nouakchott, devrait-on dire. C’est dans ce lieu que se sont vendus les terrains de l’ancien aéroport de la ville, déplacé officiellement à l’aéroport international Oumtounsy depuis son inauguration, le 27 juin 2016.

Tout commence comme à chaque fois avec les grands événements. Rio a eu ses Jeux olympiques, Milan, son exposition universelle, et Nouakchott, son sommet de la Ligue des Etats arabes (LEA) en juillet 2016. Chaque événement est l’occasion de moderniser ses infrastructures pour accueillir, comme il se doit, des hôtes nombreux ou prestigieux.

Nouakchott, aussi, devant accueillir force chefs d’Etat, donna un coup d’accélérateur dans son projet de donner à la ville un nouvel aéroport à quelque 25 km au nord pour remplacer celui du centre-ville. Cette opération allait libérer une zone foncière gigantesque en plein cœur de la ville, où le terrain vaut le plus cher. Mais, pour construire un aéroport, il faut de l’argent et, pour cela, les Mauritaniens ont eu recours à une méthode ancestrale : le troc.

Comme le bon vin

La société Najah for Major Works (NMW) du très riche homme d’affaires Ahmed Salek Ould Mohamed Lemine et l’Etat ont donc « fait le deal ». Najah finance le nouvel aéroport et l’exploite, et en contrepartie l’Etat donne une partie de la zone foncière de l’ancien aéroport, l’équivalent des 200-300 hectares nécessaires à la construction du nouvel aéroport dimensionné pour accueillir 2 millions de voyageurs par an.

Le montage était parfait, mais, en cours de construction, l’entreprise a connu des difficultés financières et l’histoire a dérapé. Les délais tournaient, la conférence se rapprochait, l’aéroport n’était pas terminé. C’est la Société nationale industrielle et minière de Mauritanie (SNIM) qui a donc renfloué les caisses à hauteur de 15 milliards d’ouguiyas (35 millions d’euros) contre l’hypothèque d’une partie des anciens terrains de l’aéroport. Mais rapidement, la SNIM a demandé à être remboursée. Najah devait donc trouver de l’argent frais et c’est là que l’Etat est intervenu une seconde fois en mandatant cette même société pour un bâtiment de dix étages (R + 9), la future grande mosquée de la ville et un programme d’aménagement du centre-ville, le tout estimé à 17 milliards d’ouguiyas, correspondant à la dette.

Mais revenons à notre point de départ, cette salle où se vendaient des terrains comme on vendrait de la quincaillerie. « 110 millions d’ouguiyas pour la plus chère, 1,8 million pour la moins chère, une parcelle de 180 mètres carrés en face de Dar Naïm », confie le maître des lieux. La majorité des 7 700 parcelles font 400 mètres carrés chacune. Le prix au mètre carré se situait entre 40 et 200 euros. La valeur d’une parcelle dépendait de son emplacement et de sa superficie. Les mêmes 400 mètres carrés « sur le goudron » ou au centre du quartier n’auront pas la même valeur. « C’est dans trois ans qu’on saura le vrai prix. » Les parcelles à Nouakchott sont comme le bon vin, les acheteurs vont donc prendre le temps de voir le prix de leur parcelle grimper.

Pour devenir propriétaire, il suffisait de se rendre à la « Najah Bourse ». A l’entrée, le plan d’ensemble du lotissement couvrant la totalité de l’ancien aéroport de Nouakchott. Orange pour les lots commerciaux, bleu pour les résidentiels, rien de plus simple. Puis, sur un bureau, un document relié, la liste des 7 700 parcelles avec l’indication de la zone, de la superficie, de l’emplacement et du prix actuel. Cette dernière mention laissant peu de doute sur la spéculation censée suivre la vente. Et, dans la pénombre de la salle, de grands panneaux de bois, posés en biais contre les murs, prenant la poussière. Ce qu’ils affichaient vaut de l’or.

Une fois la parcelle achetée, le numéro était simplement barré. On ressortait à la lumière, plus riche d’un investissement qui prendra vite de la valeur, et l’acheteur pouvait directement se rendre sur son terrain, le lotissement étant déjà borné.

Pragmatisme mauritanien

C’est ainsi que Nouakchott a programmé l’extension de son centre, loin de la fièvre des smart ou des green cities. Bien sûr, le plan d’urbanisme n’est pas à la hauteur des ambitions. Bien sûr, on a cherché à mettre un maximum de terrains cessibles et un minimum d’espaces publics, le contraire de ce que recommandent les urbanistes. Bien sûr, l’Etat a gardé des terrains, mais peine à les conserver intacts…

Aujourd’hui, presque toutes les parcelles sont vendues, les plus grandes verront sans doute des gratte-ciel surgir, car, même si Nouakchott invente son futur centre-ville loin des conférences internationales, elle succombe comme d’autres à la folie des tours, symbole architectural d’un dynamisme économique.

D’autres pays que la Mauritanie pourraient réfléchir à ce système de « troc foncier contre aéroport ». Il a permis de dégager de l’espace au centre et, dans un marché foncier libre, d’en tirer une plus-value économique qui a ensuite financé infrastructures et équipements.

Mais alors qu’il n’y a pas d’histoire sans ironie de l’histoire, l’un des arguments principaux pour le déplacement de l’aéroport était sa position au centre de l’urbanisation. Aujourd’hui, l’Etat a le projet d’une « aéro-city », une ville de l’aéroport construite juste sous les ailes des avions.

Par Jérôme Chenal (chroniqueur Le Monde Afrique)

Jérôme Chenal dirige la Communauté d’études en aménagement du territoire (CEAT) de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Il est notamment l’auteur du MOOC « Villes africaines : introduction à la planification urbaine » qui a été suivi par plus de 30 000 apprenants.

Source : Le Monde Afrique (France)

 

 

Gisement gazier mauritano-sénégalais : ce qu’il faut savoir à propos du partage

Gisement gazier mauritano-sénégalais : ce qu’il faut savoir à propos du partageSahara Media a pu accéder à certains détails particuliers relatifs aux accords signés par les gouvernements mauritanien et sénégalais avec les sociétés chargées de l’exploitation du champ gazier « la grande tortue » découvert à la frontière entre les deux pays.

Ces détails précisent que les deux pays se partagent équitablement la production globale commune mais les accords qui les lient aux sociétés d’exploitation diffèrent et ils sont difficilement comparables.

Chaque pays obtient 50% de la production globale commune du gisement mais les coûts de production sont prélevés sur le quota de chaque pays suivant l’accord signé avec la société chargée de l’exploitation.

L’enquête menée par Sahara Media a révélé que les deux pays ont établis les accords individuellement avec les exploitants dans des conditions différentes, d’où deux accords différents dans leurs natures.

Pour l’exemple le Sénégal avait signé un accord avec une société de prospection en 2012, avant l’arrivée de la société américaine Kosmos Energy qui avait acquis les droits initialement détenus par la première société, suivie ensuite par l’entrée en ligne de British Petrolium.

Quant à la Mauritanie, elle a signé directement avec Kosmos Energy avant que celle-ci ne cède des une partie de ses biens dans le gisement à la société britannique British Petrolium.

L’ensemble de ces dispositions ont fait que chaque pays a désormais un contrat modèle pour le partage de la production qui encadrerait tout accord à établir avec des sociétés exploitantes, et la nature des deux accords est différent.

Modèles différents

Selon les experts énergétiques la production des champs gaziers se divisent en deux parts, la première, dite « Cost Oil » destinée à couvrir les coûts, la seconde, « Profit Oil » relative aux revenus.

La société exploitante se partage cette dernière partie avec l’état, suivant l’accord établi entre eux.

Il existe différents modèles pour le partage de la production entre l’état et les sociétés exploitantes, dont un modèle lié « à la cadence de la production » qu’avait choisi la Mauritanie dans l’accord signé pour l’exploitation du champ pétrolier « Chinguitt » au début des années 2000.

Il existe un autre modèle, considéré par les experts comme « intelligent », lié lui à la rentabilité et la viabilité du projet.

Des sources officieuses ont révélé à Sahara Media que la partie sénégalaise a choisi le modèle à la cadence de la production, alors que la Mauritanie a choisi le second modèle lié à la viabilité du projet.

La partie mauritanienne, forte de son expérience antérieure avec les sociétés pétrolières internationales, lors de l’exploitation du puits pétrolier « Chinguitt » et les problèmes vécus, a choisi la seconde formule, prudent qu’elle était notamment en ce qui concerne les risques liés à l’investissement.

Prudence et risque

Les accords d’exploitation du gisement de la « grande tortue » offre aux sociétés nationales le droit de partager les risques liés à l’investissement dans des limites déterminées.

Pour l’exemple le Sénégal permet à sa société nationale, Pétrosen de contribuer à hauteur de 20% alors que la Mauritanie n’a autorisé, pour sa société nationale, SMHBM que 14% seulement.

La volonté de la partie mauritanienne de limiter les risques a réduit la participation de sa société nationale dans le champ gazier à près de 7%, alors que la participation de la société sénégalaise a atteint 10%.

Ces quotas, selon les experts, ne permettent pas de comparer les deux accords en l’absence de tous leurs articles, l’accord ne pouvant être réparti, quand bien même il existe d’autres critères à même de permettre la comparaison des deux accords.

Comparaison rapide

Parmi les points pouvant être l’objet de comparaison entre les deux accords, celui de la Mauritanie et celui du Sénégal, celui relatif aux coûts de production.

L’accord signé entre le gouvernement sénégalais et la société britannique BP permet à cette dernière de prélever 75% du revenu du Sénégal pour couvrir les coûts d’extraction.

Aussi ce sont les 25% restants, après les coûts d’extraction, qui constituent le bénéfice net du Sénégal, que celui-ci partagera avec les exploitants selon l’accord signé entre les deux parties.

L’accord signé entre le gouvernement mauritanien et la société britannique BP seuls 62% des revenus sont destiné à couvrir les coûts de production, les 38% restants, c’est-à-dire le bénéfice net de la Mauritanie sera réparti entre elle et les exploitants.

Le Sénégal ayant opté pour la formule basée sur la cadence de la production, verra ses revenus augmenter chaque fois que la production augmente, alors que la Mauritanie, qui a choisi la seconde formule, c’est-à-dire la viabilité du projet, verra ses revenus augmenter chaque fois qu’il en est de même pour la rentabilité du projet.

S’agissant des impôts, notre source précise qu’ils sont de 27% en Mauritanie et seulement de 25% au Sénégal.

D’autre part les accords signés avec la société BP stipulent que tous les acquis et autres avantages indirects comme par exemple les travailleurs, les matières premières et les services, doivent être partagés équitablement entre les deux pays.

La durée

Les experts estiment que dans un proche avenir les revenus de la Mauritanie seront plus importants que ceux du Sénégal, des prévisions quasi officielles ont évoqué pour Sahara Media un taux de 15% pour la Mauritanie et 12% pour le Sénégal.

Seulement la Mauritanie payera les coûts d’extraction pendant une période plus longue que le Sénégal, celui-ci gagnant en terme de temps, surtout si la cadence de production venait à augmenter.

Les coûts d’extraction sont payés suivant un pourcentage de la production, au taux du marché au moment de la transaction.

Aussi, la Mauritanie qui paye moins aura besoin de plus de temps pour éponger les coûts d’extraction.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

Le cheptel mauritanien en « situation de catastrophe »

Le cheptel mauritanien en « situation de catastrophe » (Association) Le Secrétaire général du Regroupement national des associations pastorales en Mauritanie, Enne Salem Ould Ahmed Hadj, a indiqué samedi soir à Nouakchott, que la situation du cheptel mauritanien se trouve dans une « situation de catastrophe ».

« Ce cheptel risque de subir une catastrophe si des précipitations pluviométriques ne sont pas enregistrées rapidement », a-t-il averti dans une communication lors d’un colloque sous le thème « le consommateur face à la cherté et à la sécheresse : quels scénarii et quelles solutions ? ». Ce colloque est organisé par l’Association mauritanienne de protection du consommateur.

« Ce qui rend encore la situation plus difficile, c’est le fait que l’ensemble de la région souffre de la même sécheresse, y compris les zones qui servaient généralement de refuge pour le cheptel mauritanien au Mali et au Sénégal voisins », a souligné Ould Ahmed Hadj.

Il a admis que le gouvernement mauritanien a approuvé un programme d’urgence pour faire face à la sécheresse, avec la décision de rendre disponibles 150.000 tonnes d’aliment de bétail. « Mais, a-t-il précisé, seules 26.000 tonnes ont été distribuées jusqu’à présent, avec le forage de 14 puits artésiens ».

Le secrétaire général du Regroupement national des associations pastorales a déploré l’exclusion des associations membres de son organisation des commissions chargées de la distribution. Il a proposé la mise en place d’un fonds d’assurance pour traiter les catastrophes de sécheresse de manière permanente au lieu des solutions provisoires.

Ould Ahmed Hadj a en outre critiqué l’abstention du gouvernement mauritanien de lancer un appel à l’aide à l’endroit des bailleurs de fonds dont notamment le Comité inter Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS).

La Mauritanie connait cette année une grande sécheresse due au déficit pluviométrique de l’hivernage passé et qui a sévèrement impacté le secteur agro-pastoral.

Source : Apanews

 

 

La Mauritanie en tête du taux de pauvreté dans le monde

La Mauritanie en tête du taux de pauvreté dans le monde (Vidéo)La Mauritanie a maintenu son taux de pauvreté mondial le plus élevé, selon un rapportage préparé et publié par de la télévision Al Arabi.

Selon un rapport de l’ONU en coopération avec la Ligue arabe et l’Université d’Oxford, le taux d’extrême pauvreté dans dix pays arabes est de 13,4% et le pourcentage de pauvres dans les pays est d’environ 40,6%. Le reportage télévisé a révélé que les chiffres officiels de certains pays sont:

Egypte 27%
Irak 45%
Mauritanie 89%
Soudan 73%
Yémen 69%
Maroc 36%
Algérie 24%

Le rapport a souligné que l’incidence élevée de la pauvreté et les conditions économiques difficiles ont augmenté le taux de mendicité dans certains pays arabes.

Algérie 11 mille mendiants
Le Maroc est un millier de mendiants
Egypte 41 mille mendiants

Ces statistiques ont généré un débat considérable sur les réseaux sociaux en Mauritanie.

De nombreux blogueurs critiquent la politique de lutte contre la pauvreté des autorités mauritaniennes, compte tenu de la hausse des prix et des effets de la sécheresse qui ont frappé de vastes régions du pays.

Source : Adrar Info (Mauritanie)
Traduit par Adrar.Info


 

La SNDE et la Somelec passent a la répression

La SNDE et la Somelec passent a la répressionAlléger le montant de sa facture en détournant l’alimentation par un branchement pirate, ou s’éclairer sans frais en se branchant sur la ligne du voisin… Certaines personnes sont tentées de faire du détournement d’énergie pour alléger leurs factures.

Qu’il s’agisse de vol d’électricité ou d’eau, ce délit est désormais puni par une loi adoptée ce jeudi en conseil des ministres. En effet, le conseil des ministres a adopté ce jeudi un décret portant répression des fraudeurs d’eau et d’électricité.

A en croire cette décision, toute personne impliquée dans les branchements frauduleux encoure désormais des sanctions. En attendant l’application des dispositions de ce texte, les questions se posent quant à la nature des sanctions qui seront prises à l’encontre des fraudeurs.

Si les fraudeurs devront s’inquiéter à l’avenir que dire des responsables et agents de la société dont certains couvrent de tels forfaits.

Pour Diakité, chaudronnier de son état, que nous avons contacté : « Avant de fermer les ateliers de paisibles citoyens, il faut diminuer le prix de l’électricité. Ensuite , il faut s’attaquer aux agents de la somelec qui ont parfois 10 adresses qu'ils traitent pour bloquer, ou tripatouiller les compteurs moyennant un pécule mensuel, c'est la qu'il faut sévir». Pour Yahya, boulanger, «il faut d'abord commencer à assainir la SOMELEC elle-même avant d'entamer quoique ce soit si non l'action qui sera entreprise pour endiguer la fraude sera contrecarrée par des arbitrages quotidiens devant les centres de la société .»

Pour d’autre usagers, tous les efforts réalisés peuvent être vains si la condition de base n’est pas posée: l’élimination des pertes sur le réseau électrique, aussi bien des pertes techniques en améliorant notre réseau, que les pertes non techniques, en augmentant la pression sur les fraudeurs.

Aussi, une pédagogie de la sanction s’impose, car l’un des grands problèmes de notre société est la relation entre sens de la responsabilité et sentiment de fraude.

Il n’est donc pas étrange qu’au niveau de l’électricité, dans le pays, on retrouve les mêmes problèmes de fonctionnement asymétrique de la société. On est réfractaire au paiement de ce que l’on considère comme un bien public car, « voler l’État n’est pas toujours assimilé à un déli ».

Source : Rimeco (Mauritanie)

 

 

La Mauritanie veut renforcer sa législation contre la fraude sur l’électricité

La Mauritanie veut renforcer sa législation contre la fraude sur l’électricité Le gouvernement mauritanien a adopté, jeudi en Conseil des ministres, un projet de loi relatif à la définition des conditions de qualification, de constatation et de répression des contraventions à la réglementation relative à l’électricité, indique le communiqué final de la réunion gouvernementale.

Il souligne que le présent texte a pour objet de « définir les conditions de qualification, de constatation et de répression des contraventions à la réglementation relative à l’électricité ».

Le projet de loi englobe notamment la revente, la cession non autorisée et la manipulation frauduleuse des installations de transport, de distribution, de comptage d’énergie électrique et des appareils de réglage de puissance.

Dans les grandes villes mauritaniennes, notamment à Nouakchott, le vol de l’énergie électrique est monnaie courante, particulièrement dans les quartiers populaires non connectés au réseau réglementaire.

Les trafiquants font des branchements électriques tous-terrains qu’ils louent à des abonnés peu nantis à des prix réduits en toute impunité

Le projet de loi adopté introduit de nouvelles dispositions de nature à enrichir la législation pénale mauritanienne, permettant ainsi la mise en place d’un dispositif mieux adapté à la répression du prélèvement illicite de l’électricité.

Source : Agence de Presse Africaine

 

Mauritanie ● "laissez-la faire faillite" : La campagne de boycott lancée contre la filiale de Maroc Telecom

Mauritanie ●  En Mauritanie, les abonnés de Mauritel, plus grand opérateur télécoms du pays et filiale du groupe Maroc Telecom (qui détient 51% du tour e table) sont mécontent, et ils le font savoir.

Depuis quelques temps, les clients de l’opérateur se plaignent de la mauvaise qualité du service, qu’ils jugent « médiocres, et facturés à des prix élevés ». A titre d’exemple, les utilisateurs relèvent que le prix
d’une minute de communication au niveau national est très élevé chez Mauritel par rapport aux deux autres opérateurs existants dans le pays.

Du coup, une campagne de protestation et de boycott contre l’opérateur a vu le jour sur les réseaux sociaux, en particulier Facebook et WhatsApp sous le mot d’ordre « Khallouha tfaless», en français "laissez-la faire faillite".

D’après le journal Financial Afrik, cet appel au boycott a eu un effet tout au moins indirect sur l’opérateur, avec par exemple sur Internet, la baisse considérable du nombre des likes sur la page Facebook de Mauritel.

Pour l’instant, l’opérateur n’a pas encore officiellement réagit face à ce mouvement de protestation qui le vise. Du côté des utilisateurs, le mouvement devrait se maintenir jusqu’à ce que les revendications soient prises en compte : «Nos demandes sont claires: réduire les prix déraisonnables en comparaison aux pays dont les revenus sont beaucoup plus importants», peut-on lire que l’une des pages qui font promotion de la campagne du boycott sur Facebook.

Source : TIC Mag (Cameroun)

 

Les orpailleurs demandent la baisse des taxes sur la prospection

Les orpailleurs demandent la baisse des taxes sur la prospectionDes orpailleurs opérant dans la zone de Chami ont demandé mercredi une baisse des taxes fixées par les autorités dans le domaine de la prospection et l’extraction de l’or qu’ils considèrent exorbitantes.

Lors d’un sit-in dans la ville de Chami les orpailleurs ont dénoncé les nouvelles taxes communiquées par la direction des mines détaillées ainsi : 800.000 annuellement pour les machines de traitement, 50.000 pour les détecteurs superficiels, 200.000 pour les petites machines de traitement, 50.000 pour l’unité de traitement chimique et 5000 pour chaque travailleur manuel.

Les orpailleurs ont déclaré au correspondant de Sahara Media que les taxes exigées pèsent lourdement sur eux, surtout en l’absence d’eau et d’électricité dans la zone d’exploitation qui leur a été attribuée par l’état dans la zone de Chami.

Ils ont affirmé que l’état s’était engagé auparavant à mettre à leur disposition l’eau et l’électricité, une promesse non tenue selon eux.

Les orpailleurs ont déploré leur situation intenable dans une zone dépourvue du minimum des conditions de vie, malgré la présence dans cette zone, aux dernières statistiques de 48.000 orpailleurs.

Cette activité avait connu ces dernières années un intérêt croissant, ce qui a amené les autorités à délivrer des autorisations pour ceux qui y sont intéressés, quand bien même plusieurs personnes y ont laissé leurs vies, victimes de l’éboulement des puits qu’elles ont creusés.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

 

Mauritanie: le ROSA tire la sonnette d'alarme face à une crise pastorale explosive

 

Mauritanie: le ROSA tire la sonnette d'alarme face à une crise pastorale explosiveLa Mauritanie est actuellement confrontée à une année de grande sécheresse imputable à un hivernage 2017 catastrophique en termes de précipitations. Du coup les troupeaux et les bergers se déplacent vers des régions moins arides, ce qui entraîne des coupes abusives d’arbres dans les rares zones encore pourvues de couvert végétal.

Face à cette situation, le Réseau des organisations de Sécurité alimentaire alerte sur «une crise pastorale explosive» en Mauritanie. Il y signale que l’hivernage (saison des pluies, ndlr) 2017/2018 «a été caractérisé par une mauvaise répartition spatio-temporelle sur l’ensemble du pays et un déficit enregistré au niveau de la plupart des stations suivies, par rapport à l’année dernière et à la normale.

En effet, 52% des stations suivies par les services compétents ont été déficitaires lors de cet hivernage par rapport à l’année dernière, et 39% d'entre elles l'ont été par rapport à la normale au regard de la période 1981/2010».


Or, «la densité et la qualité des pâturages sont intimement liées à la bonne pluviométrie et sa répartition spatio-temporelle».

La conséquence de cette situation «est un déficit fourrager au niveau des principales zones d’élevage du pays, les difficultés d’abreuvement dues à la rareté des eaux de surface et le tarissement rapide des puits».

Constat inquiétant, fin septembre 2017, on notait déjà une forte pression dans les rares zones d’élevages fournies en pâturage «avec des conséquences sur la durée d’exploitation de ces zones, mais également sur l’écosystème avec une dégradation causée par le surpeuplement».

Cette évaluation de la situation pastorale par le ROSA est renforcée par un rapport de l'ONG Action contre la faim (ACF) relatif à la biomasse, à travers l’analyse de la production de celle-ci, effectuée en octobre 2017. Celui-ci met en exergue «une production décroissante du nord vers le sud».

Par ailleurs, une réunion regroupant 150 responsables ouest-africains parmi lesquels des ministres de l’Agriculture ou de l’Elevage, des institutions régionales africaines et des organisations internationales (ONU, UE, Banque mondiale, agences de développement, ONG) ont mis en lumière «la gravité de la situation pastorale dans le Sahel, au moment où la sécheresse chasse les troupeaux et leurs bergers vers des contrées plus accueillantes, déclenchant une crise pastorale qui risque d’aggraver l’insécurité alimentaire dans une région déjà fragilisée par la présence des groupes djihadistes».

Dans ce contexte, les prix des aliments de bétail accusent une forte hausse. «Le sac qui coûtait 300 ouguiyas (soit 3.000 anciennes ouguiyas) en temps normal est remonté à la mi-mars à 650, puis à 850 ouguiyas ces derniers temps».

Ce déficit pluviométrique provoque ainsi de nouvelles pratiques préjudiciables à l’environnement «avec des éleveurs qui se sont adonnés à l’exploitation des pâturages aériens abattant des arbres pour nourrir leur cheptel. Une coupe qui n’est pas sans risques, car pouvant contribuer à la déforestation» de la région du Guidimakha (sud-est, au niveau de la vallée du fleuve) qui en est le théâtre.

Le ROSA appelle le gouvernement à concrétiser la mise en œuvre d’un Plan national de réponse pour «assister les populations en crise d’urgence nutritionnelle et alimentaire, avec une attention particulière pour les couches les plus vulnérables, notamment les enfants en bas âge, les femmes enceintes et allaitantes».

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le360 (Maroc)