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Royaume-Uni: Londres sous le choc d'une violente attaque «terroriste»

mediaL'Angleterre a été de nouveau frappée par le terrorisme ce samedi 3 juin au soir. Moins de quinze jours après l'horreur de Manchester où a eu lieu un attentat-suicide à la sortie d’un concert le 22 mai 2017, c'est Londres qui est touchée une fois encore. Une attaque à la voiture-bélier puis au couteau menée par plusieurs hommes armés : bilan : 7 morts ; les trois assaillants ont été abattus. Il y a quatre Français parmi les blessés.

La police a commencé à recevoir des appels de détresse peu après 22 h (heure locale) hier soir expliquant qu’une camionnette blanche venait de foncer sur des piétons sur le London Bridge. Les témoins ont vu le véhicule virer à environ 80 km/h sur le trottoir pour faucher un maximum de gens, avant de finir sa course de l’autre côté du pont, écrasé contre les grilles de la cathédrale de Southwark.

A ce moment-là, trois hommes ont sauté de la camionnette accidentée, et auraient crié « C’est pour Allah », avant de poignarder des gens au hasard en descendant dans des pubs et des restaurants de Borough Market, le marché couvert historique, situé en dessous du pont. La police dit être intervenue et avoir abattu les trois assaillants dans les huit minutes qui ont suivi les premiers appels, qualifiant très vite d’« attentat terroriste » cette attaque, qui a fait 7 morts et près de cinquante blessés.

« La camionnette roulait du mauvais côté »

On a appris un peu  plus tard que les trois terroristes portaient des ceintures d’explosifs qui se sont avérées être des faux. Un autre incident un peu plus loin dans le quartier de Vauxhall, au sud de la Tamise, au même moment, quelqu’un qui a été arrêté après une attaque à l’arme blanche, a finalement été écarté de l’enquête et la police a expliqué qu’il s’agissait d’un fait divers séparé.

Eric Souigenza, un passant témoigne : « La camionnette roulait du mauvais côté de la route, et j’ai d’abord pensé que ses freins avaient lâché car elle roulait très vite, et du mauvais côté. C’était une camionnette blanche avec des bandes jaunes, une de ces camionnettes qu’on peut facilement louer. Elle s’est déportée sur la droite et les gens essayaient de lui échapper. Je crois que personne n’a été blessé par l’impact. Trois personnes sont alors descendues, elles se sont dirigées vers les gens qu’elles avaient failli écraser. Là je me suis dit que c’était pour les réconforter parce qu’évidemment, pour moi, c’était un accident. »

« Mais en fait, continue l'homme, elles se sont mises à les frapper et ont sorti des couteaux. C’était un vrai massacre. Ensuite elles se sont dirigées, je crois que c’est vers la cathédrale de Southwark, en descendant les escaliers vers les bars. Les trois hommes se précipitaient vers les gens qui n’en croyaient pas leurs yeux, ne comprenaient pas ce qui se passait. Et ces gens ont commencé à se défendre, parce qu’ils se faisaient attaquer au couteau. Les trois hommes ont alors décidé de remonter vers le pont, deux se sont arrêtés. Une femme les regardait et ils ont commencé à la poignarder. L’un d’entre-eux a continué vers le pont, je ne sais pas s’il l’a atteint ou s’il s’est dirigé vers Borough Market. C’est là que j’ai décidé de faire demi-tour et de m’enfuir vers le nord du pont. Quand je l’ai traversé, partout il y avait des personnes allongées, qui saignaient. Les gens essayaient de s’entraider, d’être de bons samaritains pour ceux qui étaient blessés ».

Source : RFI

 

 

Royaume-Uni: à Manchester, une attaque meurtrière après un concert fait 22 morts

Royaume-Uni: à Manchester, une attaque meurtrière après un concert fait 22 mortsLundi 22 mai au soir, une déflagration meurtrière s'est produite à la Manchester Arena, juste après un concert de la chanteuse américaine Ariana Grande. Un homme a fait sauter un engin explosif au milieu de la foule.

Le dernier bilan fait état d'au moins 22 morts et 59 blessés. C'est le pire attentat depuis douze ans dans le pays. La Première ministre Theresa May a rapidement dénoncé une « effroyable attaque terroriste ».

La police locale a confirmé que l’explosion s'est produite vers 22h35, heure locale, après un concert donné par la pop-star américaine Ariana Grande, très populaire chez les jeunes, dans la Manchester Arena. C'est une grande salle de concert d'environ 21 000 places où se trouvaient beaucoup de familles et de jeunes enfants.

Les premiers témoins, notamment des parents venus attendre leurs enfants à la sortie du concert, disent avoir entendu au moins une énorme explosion dans le hall d’entrée alors que les gens sortaient. De nombreuses ambulances se sont rendues sur place, rapporte notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix.

Les enquêteurs ont confirmé la piste kamikaze, ce mardi 23 mai en fin de matinée. Selon la police, cet attentat-suicide a été mené par un seul homme qui portait un engin explosif improvisé. D'après les autorités, le terroriste est mort sur les lieux de l’incident en enclenchant son dispositif. La priorité est maintenant de déterminer s’il a agi seul ou avec des complices et s’il faisait partie d’un réseau.

Scènes de panique

Les premières images filmées par des témoins sur leurs téléphones ont montré des scènes de panique à l’intérieur de la salle de concert et des gens en train d’évacuer dans le plus grand chaos, sans aucun officiel en vue pour aider à contrôler l’évacuation. Ce qui semble avoir accru le nombre de victimes, piétinées dans l’immense bousculade qui a suivi l'attaque « barbare », selon les termes de la ministre britannique de l'Intérieur, Amber Rudd.
Cette attaque est la plus meurtrière depuis les attentats-suicides du 7 juillet 2005, dans lesquels 56 personnes avaient été tuées dans les transports en commun londoniens.

Les forces de sécurité ont par ailleurs fermé la gare Victoria Manchester, à proximité de l’arène, et aucun train ne circule sur cette ligne actuellement. Les familles de plusieurs blessés évoquent des blessures provoquées par des éclats d’obus. Il s’agit peut-être de clous ou d’autres objets tranchants, mais il faudra attendre les résultats de l’enquête en cours pour préciser la nature de l’arme utilisée.

La Première ministre britannique Theresa May a réuni son gouvernement en urgence dans la matinée. De nouvelles mesures de sécurité pourraient être décidées concernant notamment le niveau d’alerte terroriste. Au Royaume-Uni, il est fixé à 4 sur 5, le niveau « grave » depuis près de trois ans. Il n’a pas été relevé après l’attaque sur le pont de Westminster à Londres, il y a deux mois.

Suspension de la campagne pour les législatives

Theresa May n'a pas tardé à réagir et a condamné, dans un communiqué, « une attaque terroriste effroyable », précisant que les autorités travaillaient sur « tous les détails » de l'attaque. Le gouvernement doit se réunir dans la matinée, ce 23 mai. Le maire de Manchester, Andy Burnham, a également fait part dans un tweet de son admiration pour les services d'urgence en ajoutant que ses pensées allaient « aux familles qui ont perdu un être cher ».

Ce mardi 23 mai, la Première ministre conservatrice Theresa May et son rival travailliste Jeremy Corbyn ont décidé de suspendre leur campagne en vue des prochaines élections législatives du 8 juin, après l'attentat de Manchester.

La chanteuse Ariana Grande a elle aussi réagi quelques heures après l'explosion. Elle est indemne mais se dit « brisée ». « Du fin fond de mon coeur, je suis tellement désolée. Je n'ai pas de mots », a-t-elle tweeté.

Réactions en cascade

Le président français Emmanuel Macron a fait part de son « effroi » et de sa « consternation ». Du côté du gouvernement français, le Premier ministre, Edouard Philippe, fustige « le terrorisme le plus lâche » qui a « sciemment » visé des jeunes, alors que le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a exprimé sa « solidarité avec le peuple britannique. Mes premières pensées vont aux victimes et familles endeuillées », a-t-il encore indiqué. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a lui « condamné avec grande fermeté cet acte odieux » et présenté ses condoléances aux familles des victimes.

Pour Angela Merkel, « il est inconcevable qu'on puisse exploiter un concert pop joyeux pour tuer ou infliger des blessures graves à autant de gens ». Cette attaque terroriste ne fera que renforcer « notre détermination à combattre, avec nos amis britanniques, ceux qui planifient et exécutent de tels actes inhumains », a ajouté la chancelière allemande.

« C'est avec une grande tristesse et un choc profond que j'ai appris la brutale attaque qui a frappé Manchester, a réagi le président de la Commission européenne Jean Claude Juncker. J'ai le coeur brisé à la pensée qu'une fois de plus le terrorisme a cherché à instiller la peur là où il aurait dû y avoir de la joie, de semer la division là où des jeunes gens et leurs familles devraient se réunir dans la joie. [...] Aujourd'hui, nous pleurons avec vous. Demain, nous travaillerons côte à côte pour combattre ceux qui tentent de détruite notre mode de vie. Ils sous-estiment notre résilience et la vôtre. » De son côté, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a affirmé que son coeur était « à Manchester cette nuit ».

Outre Atlantique, le Premier ministre canadien a également réagi. « Les Canadiens ont appris avec horreur l'attentat survenu à Manchester ce soir. Que vos pensées accompagnent les victimes et leur famille », a écrit Justin Trudeau sur Twitter, quand le Premier ministre belge Charles Michel a exprimé le « soutien des Belges au Royaume-Uni ».



Source : RFI

 

 

Interpol à Nouakchott

Interpol à Nouakchott Interpol, l’organisation de coopération policière internationale, se trouve à Nouakchott depuis quelques jours. La mission serait à la recherche d’un réseau d’arnaques qui pourrait être basé dans les trois capitales que sont Paris, Nouakchott, et Dakar et qui aurait abusé de centaines de victimes, leur extorquant des fonds et des biens mobiliers.

De sources dignes de foi, ce réseau agirait dans le commerce de voitures de luxe, fournirait des logiciels malveillants et serait expert dans la falsification de billets de banque.

Quatre de ses membres seraient déjà sous les verrous, deux arrêtés à Paris, un à Dakar et le dernier saisi à Nouakchott. Les recherches continuent toujours. La mission qui a déployé d’énormes moyens avec la mobilisation de plusieurs dizaines de personnes, aurait d’emblée réussi à situer ses accusés, voire à les repérer.

En fait, le réseau en question est connu dans le marché régional de vente de voitures haut de gamme. Sa méthode : cibler des personnalités dans le vent ou des hommes bien nés, résidant dans un pays de la région, lui présenter un catalogue de voitures de luxe ; et une fois la commande faite, il se charge de la livrer. Comment procède-t-il ?

Selon Interpol, le réseau se ravitaillerait à partir d’Europe, notamment en France, dans des circuits illégaux de grande délinquance spécialisés dans le vol de voitures. Plus de 100 véhicules seraient livrés par ce réseau pendant l’année qui vient de s’écouler, dont une cinquantaine au Sénégal.

Le réseau serait d’abord tombé à Paris il y a trois semaines au terme d’une opération menée par la brigade de répression du banditisme de la police judiciaire parisienne. Laquelle aurait intercepté deux containers chargés de quatre Range qui étaient sur le point d’être déposés dans un cargo en partance pour Nouakchott et Dakar.

Ce type de véhicule est très recherché dans la sous région et en Afrique. Ils sont revendus autour de 10 000 euros. Aux dernières nouvelles, la mission d’Interpol s’est engagée dans des travaux avec la justice à Nouakchott qui devrait leur délivrer au plus tôt des mandats de perquisition dans des lieux et sites ciblés, soupçonnés d’abriter des garages où seraient cachées des voitures volées d’Europe.

En fait, tout porterait à croire qu’en Mauritanie, une vingtaine de véhicules Range sont immobilisées dans des parcs privés et ne circuleraient que le soir. Pour l’heure, l’on ne saurait pas exactement où elles se trouveraient.

Ahmed B
Source : L'Authentique (Mauritanie)

L'EI revendique l'attentat d'Istanbul, la traque se poursuit

L'EI revendique l'attentat d'Istanbul, la traque se poursuitLe groupe Etat islamique (EI) a revendiqué lundi la fusillade commise par un tireur isolé qui a fait 39 morts dans une discothèque d'Istanbul lors du réveillon de la Saint-Sylvestre. L'auteur des tirs est en fuite.

"Dans la continuité des saintes opérations menées par l'Etat islamique contre le protecteur de la Croix, la Turquie, un soldat héroïque du califat a frappé une des discothèques les plus connues où les chrétiens célèbrent leur fête apostate", écrit l'EI dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

C'est la première fois que l'EI revendique un attentat à Istanbul, mais plusieurs attaques contre des cibles touristiques dans la métropole turque lui ont déjà été attribuées par les autorités.

26 étrangers

En novembre, l'agence Amaq, organe de propagande de l'EI, avait affirmé que les djihadistes étaient derrière un attentat au véhicule piégé à Diyarbakir (sud-est). Mais cette attaque avait ensuite également été revendiquée par des Kurdes radicaux.

D'après les derniers chiffres des médias turcs, douze Turcs sont morts dans l'attentat, dont un Belgo-Turc et 26 étrangers. Une victime n'a toujours pas été identifiée.

Parmi les tués, pour la plupart originaires de pays arabes, figurent deux Jordaniens, trois Irakiens et trois Libanais, selon les autorités des trois pays. Une Franco-Tunisienne, une Canadienne et une jeune Israélienne font aussi partie des morts. Les familles des victimes étrangères devaient récupérer lundi les corps de leurs proches.

Les autorités turques ont en revanche confirmé au Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) qu'aucun ressortissant suisse ne figurait parmi les victimes de l'attaque, ont indiqué lundi les services de Didier Burkhalter.

Plus de 120 balles en sept minutes

Environ 600 personnes se trouvaient à l'intérieur du Reina, un night-club très en vue sur les rives du Bosphore, pour fêter le Nouvel An quand un homme armé s'est introduit à l'intérieur de l'établissement, dimanche vers 01h15.

L'assaillant a abattu deux personnes à l'entrée avant de pénétrer à l'intérieur et d'y semer la mort. Selon les médias turcs, il a tiré entre 120 et 180 balles au cours de l'attaque qui a duré environ sept minutes, avant de changer de tenue et de s'enfuir.

Traque en cours

L'identité du tueur n'était pas connue, mais le quotidien Hürriyet a rapporté lundi que les autorités suivaient la piste de l'EI et que l'homme pourrait venir du Kirghizistan ou d'Ouzbékistan. La police a fait circuler une photographie voilée en noir et blanc représentant le tireur présumé réalisée à partir des caméras de vidéosurveillance.

Le ministre de l'Intérieur, Süleyman Soylu, a déclaré dimanche que d'intenses efforts étaient entrepris pour retrouver le tireur et a espéré qu'il serait attrapé rapidement. "Le danger continue", écrit lundi Hürriyet. "Tant que ce terroriste ne sera pas arrêté, nous ne saurons pas où et quand un massacre pourrait avoir lieu."
Cette attaque s'est produite malgré un déploiement massif de forces de police à Istanbul, ville tentaculaire frappée par de nombreux attentats au cours de l'année écoulée.

Selon Hürriyet, les enquêteurs estiment que l'assaillant pourrait être lié à une cellule qui a commis un triple attentat-suicide à l'aéroport Atatürk d'Istanbul qui a fait 47 morts en juin, imputé à l'EI par les autorités.

Offensive en Syrie

L'attentat du Nouvel An survient alors que l'armée turque mène depuis quatre mois une incursion dans le nord de la Syrie dont elle tente de déloger l'EI et des milices kurdes.

Des rebelles syriens appuyés par l'armée turque tentent depuis plusieurs semaines de reprendre la ville d'Al-Bab, un bastion de l'EI dans le nord de la Syrie, où les forces d'Ankara ont subi de lourdes pertes. L'état-major turc a indiqué lundi que des avions turcs et russes avaient bombardé des cibles de l'EI dans le secteur d'Al-Bab dans la nuit de dimanche à lundi.

Cette attaque a suscité une vague de réactions indignées dans le monde. Washington, Moscou, Paris et Berlin, ainsi que le pape François, l'ont notamment condamnée. La Suisse a exprimé sa consternation.

Source : Romandie News (Suisse)

 

 

Turquie: l'ambassadeur de Russie tué à Ankara

Grièvement blessé par balle ce lundi 19 décembre à Ankara, Andreï Karlov, ambassadeur de Russie en Turquie a succombé à ses blessures.

Plusieurs médias turcs rapportent que le diplomate, Andreï Karlov, prononçait un discours lors de l'inauguration d'une galerie d'art lorsque des tirs ont retenti.

Trois autres personnnes ont été blessées. Après une fusillade assez longue, l'assaillant a été « neutralisé » par les forces de sécurité russe. « La personne qui a mené l'attaque à main armée contre (Andreï) Karlov a été neutralisé lors d'une opération », a indiqué l'agence Anadolu, sans préciser si l'assaillant était mort ou vif. L'ambassadeur a été transféré à l'hôpital où il est décédé des suites de ses blessures.

Un témoin a raconté à l'AFP que l'assaillant a parlé « d'Alep » et de « vengeance ». « Pendant que l'ambassadeur faisait un discours, un homme grand, portant un costume, a tiré d'abord en l'air puis a visé l'ambassadeur », a raconté à l'AFP Hasim Kiliç, correspondant du quotidien Hurriyet à Ankara. « Il a dit quelque chose à propos d'Alep et d'une vengeance ».

L'identité du tireur n'a pas encore été établie et l'attaque n'a pour le moment pas été revendiquée. Moscou dénonce un « acte terroriste ».

Cette attaque intervient à la veille d'une réunion à Moscou. Mardi, les chefs de la diplomatie russe, iranien et turc, respectivement Sergueï Lavrov, Mohammad Javad Zarif et Mevlut Cavusoglu, doivent se réunir à Moscou pour donner un nouvel élan aux efforts de règlement de la situation à Alep. Une réunion à laquelle les ministres de la Défense des trois pays vont également participer.

Source : RFI

 

La mort de Shimon Peres à l'âge de 93 ans

Le neuvième président de l'État d'Israël, qui avait été foudroyé il y a tout juste deux semaines par un accident vasculaire cérébral, s'est éteint mercredi matin à Tel Aviv

Shimon Peres a finalement rendu les armes. Ses proches s'étaient réunis mardi en début de soirée au centre médical Sheba de Tel Hashomer, dans la banlieue de Tel Aviv, afin de lui faire leurs adieux.

Figure centrale de la vie politique israélienne depuis la création de l'État, Shimon Peres semblait n'avoir qu'à peine ralenti le rythme de ses activités après son départ de la présidence à l'été 2014. Le 13 septembre dernier, il venait d'intervenir devant un parterre de chefs d'entreprises lorsqu'il a soudain été pris d'un malaise. Hospitalisé en urgence, il a subi quelques heures plus tard une hémorragie intracrânienne massive. Les médecins ont alors cru que son heure était arrivée, avant de reprendre foi le lendemain matin. «Il réagit lorsqu'on lui parle et semble comprendre ce qui se passe autour de lui, si bien que nous espérons une amélioration», confiait alors le professeur Rafi Walden, qui était à la fois le gendre et le médecin personnel de l'ex-président. «Shimon Peres nous a appris à être optimistes», ajouta-t-il lors d'un échange avec la presse.

Benyamin Nétanyahou, assurant prier pour le prompt rétablissement de celui qui fut son adversaire politique, avait tenu à se rendre à son chevet. Le président Reuven Rivlin, en déplacement en Ukraine, a confié mardi soir prier pour son «ami Shimon». Celui-ci avait dû être hospitalisé à plusieurs reprises au cours des derniers mois, notamment pour des problèmes cardiaques.

msn

France: le groupe Etat islamique revendique l'attentat de Nice

mediaDans un communiqué diffusé via l'agence Amaq ce samedi 16 juillet, le groupe Etat islamique présente le Tunisien Mohamed Lahouaiej-Bouhlel comme l'un de ses « soldats », et revendique l'attaque perpétrée par ce dernier au soir du 14-Juillet sur la promenade des Anglais à Nice. Deux jours après la tuerie, qui a fait 84 morts et plus de 200 blessés, il semble que le tueur se soit « radicalisé rapidement ».

Plus de 24 heures après la tuerie qui a fait 84 morts et plus de 200 blessés à Nice au soir du 14-Juillet, le groupe Etat islamique a émis une revendication. Le chauffeur de 31 ans, qui a foncé avec son camion dans la foule réunie pour la Fête nationale sur la promenade des Anglais, est présenté comme un « soldat » de l'organisation jihadiste.

Ce samedi matin, le groupe Etat islamique a diffusé un bref communiqué via son agence de presse Amaq. Cette revendication via les canaux institutionnels et officiels ne laisse aucun doute sur son authenticité, explique notre confrère David Thomson, spécialiste des réseaux jihadistes pour RFI.

Le communiqué explique simplement que le terroriste a répondu aux « appels lancés par l’Etat islamique », à savoir celui de frapper les pays de la coalition en Syrie et en Irak. Pour l'instant, le groupe EI n'a jamais revendiqué un attentat de façon opportuniste, alors qu'il aurait pu le faire. Le crash du vol EgyptAir n’a par exemple jamais été revendiqué.

Les réactions du gouvernement

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve parle d’un « attentat de type nouveau » puisqu'il semble que désormais des individus s'engagent dans des actions violentes « sans nécessairement avoir participé aux combats ou avoir été entraîné. » Le tueur se « serait radicalisé rapidement », en a conclu le ministre de l'Intérieur grâce aux témoignages récupérés de son entourage.

A la sortie d'une réunion à l'Elysée, il a souligné le fait que le Tunisien « n'était pas connu des services de renseignement car il ne s'était pas distingué, au cours des années passées, soit par des condamnations soit par son activité, par une adhésion à l'idéologie islamiste radicale ». Mais le profil de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel reste encore incertain.

Déterminer les motivations encore incertaines de l'assaillant

Les motivations de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel restent troubles. Son passé n'annonçait en rien le passage à ces actes violents. Non fiché par les services de renseignement français, « il n'a jamais fait de prison, jamais ! », a rappelé samedi matin Jean-Jacques Urvoas, ministre de la Justice. Il était uniquement connu des services de police pour violences conjugales.

Dans son village d'origine en Tunisie, le profil de jihadiste ne correspond pas à l'image que les voisins se faisaient du jeune homme. Mohamed, son père, rejette aussi la radicalisation de son fils et met plutôt en avant certains déséquilibres psychiatriques.

Quels sont les liens entre l'assaillant et le groupe EI

Reste à déterminer comment Mohamed Lahouaiej-Bouhlel a mis en place son mode opératoire. L'homme pourrait-il avoir bénéficié de complicités ? Cinq personnes de son entourage ont été interpellées depuis vendredi, dont son ex-épouse.

A la sortie d'un Conseil restreint de sécurité et de défense présidé ce samedi par François Hollande, puis de la réunion de l'ensemble du gouvernement, Bernard Cazeneuve « montre l'extrême difficulté de la lutte antiterroriste ».

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a ajouté qu'il fallait continuer à combattre Daech « là où il est », à l'extérieur comme à l'intérieur de la France, notamment en Syrie et en Irak. Il a par ailleurs confirmé que le dispositif Sentinelle serait maintenu à son plus haut niveau, avec la mobilisation de 10 000 soldats aux côtés des policiers et des gendarmes.

Source : RFI

 

Attentat de Nice: ce que l'on sait du chauffeur, Mohamed Lahouaiej Bouhlel

mediaLe chauffeur du camion a été "formellement identifié".

La course folle de quelque 2 kilomètres du camion de 19 tonnes s'est arrêtée non loin du Palais de la Méditerranée, pneus crevés et pare-brise criblé de balles.

D'après nos informations, le chauffeur du camion a été identifié comme étant Mohamed Lahouaiej Bouhlel, Franco-tunisien de 31 ans domicilié à Nice. Des papiers à son nom ont été retrouvés dans le camion par les enquêteurs.

Il a été abattu par les forces de l'ordre.

Un Niçois de 31 ans, connu pour des petits délits

Mohamed Lahouaiej Bouhlel était seulement connu pour des faits de droit commun, principalement des violences. Il ne disposait pas d'une fiche S de sûreté et était donc a priori inconnu des services de renseignements pour radicalisation. Selon nos informations, sa dernière interpellation pour des faits de violence daterait de moins d'un mois.

Avant d'être abattu par la police, il aurait tiré à plusieurs reprises avec un pistolet de calibre 7.65 mm, selon des sources proches des enquêteurs et plusieurs témoignages. Deux policiers de la brigade spécialisée de terrain seraient à l'origine des tirs qui ont permis de neutraliser le conducteur.

"Au moment où il a été abattu par les policiers, il avait fait feu plusieurs fois", a confirmé le premier adjoint LR de la ville de Nice et président de la région Paca, Christian Estrosi.

L'ancien maire Christian Estrosi avait auparavant évoqué le fait que le chauffeur du camion était en possession d'armes "lourdes" à bord du camion. Il s'agirait en réalité  d'une "grenade inopérante", a été retrouvée dans le camion ainsi que "des armes longues factices".

Selon nos informations, le camion utilisé lors de l'attaque a été loué dans le Var le 12 juillet. Le chauffeur a changé de trajet au moins une fois" durant sa course de deux kilomètres, a affirmé la même source :

"Il a clairement cherché à faire un maximum de victimes."

Le conducteur était seul à bord du véhicule. Reste à déterminer s'il a pu bénéficier de complicités dans la préparation des faits. Selon nos informations, une perquisition est en cours au domicile du suspect à Nice et les enquêteurs analysent actuellement un téléphone portable lui appartenant.

"On ne peut pas exclure des complicités", indique une source proche de l'enquête.

Vers 11 heures, des membres de la police technique et scientifique étaient toujours présents dans l'appartement, situé dans un petit immeuble du quartier des anciens abattoirs de Nice, un quartier populaire de l'est de la ville.

"Il avait l'air de s'amuser"

Un témoin, Nader, qui a expliqué sur BFMTV avoir assisté à l'attaque, a déclaré avoir dans un premier temps pensé que "chauffeur avait perdu le contrôle" de son poids-lourd.

"J'étais dans la rue. Il s'est arrêté juste devant moi après avoir écrasé beaucoup de personnes. J'ai vu un homme dans la rue, nous avons essayé alors de parler ensemble au chauffeur pour qu'il s'arrête", selon ce témoin.

"Il semblait nerveux. Il y avait une fille sous le véhicule, il l'a écrasée. L'homme a côté de moi l'a tirée", a ajouté Nader.

Selon lui, le chauffeur a sorti un pistolet et a commencé à tirer sur la police. C'est à ce moment-là qu'"ils l'ont tué, il avait la tête qui sortait".

"Le camion était presque sur nous. J'ai même eu le temps de voir le visage du conducteur, barbu, qui avait l'air de s'amuser", a témoigné de son côté Cyprien auprès de "L'Obs".

Source : L’Observateur (France)

 

 

[En direct] France: un camion fonce sur la foule à Nice, des dizaines de morts

mediaUn camion a foncé ce jeudi 14 juillet au soir dans la foule sur la Promenade des Anglais à Nice pendant le feu d'artifice, faisant « plus de 70 morts » et probablement « une centaine de blessés », selon les autorités. La préfecture des Alpes-Maritimes a immédiatement évoqué un attentat.

Le drame s'est déroulé alors que des milliers de personnes étaient réunies pour assister au feu d'artifice sur la Promenade des Anglais. Selon de nombreux témoins sur place, un camion blanc a foncé sur la foule vers 22h30. La préfecture des Alpes-Maritimes évoque un attentat et conseille aux habitants de rester cloîtrés.

Le véhicule a foncé à pleine vitesse sur les gens, selon un journaliste l'Agence France-Presse, suscitant un mouvement de panique et jetant des débris tout autour. Un journaliste du quotidien Nice-Matin, qui se trouvait sur place, décrit une scène de panique au moment de l'incident.

Citant une source policière, la chaîne d'information parle de 73 morts. Le sous-préfet des Alpes-Maritimes Sébastien Humbert parle d'une « attaque criminelle de grande ampleur » et évoque « peut-être une centaine de blessés ». Le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca) Christian Estrosi évoque « plus de 70 victimes ».

Le camion « a foncé sur la foule sur une longue distance, le long de la Promenade [des Anglais], ce qui explique ce bilan extrêmement lourd », a précisé le sous-préfet. Le parquet parle d'une distance de 2 kilomètres sur laquelle le camion aurait fauché les personnes présentes sur la Promenade des Anglais.

Le chauffeur « abattu », des armes retrouvées dans le camion

Des témoins ont très vite évoqué des échanges de coups de feu et notamment des tirs provenant du camion. Des impacts sont visibles sur le véhicule arrêté sur la Promenade des Anglais. « Il y a eu des coups de feu et le chauffeur a été abattu », indique Sébastien Humbert.

Sur BFM-TV, Christian Estrosi a assuré que le conducteur du camion était chargé d'armes et de grenades. Selon le président de la région Paca, le chauffeur aurait tiré sur la foule alors qu'il avançait avec son véhicule.

Vers 23h20, un important périmètre de sécurité était délimité à proximité, autour de la place Masséna. De nombreuses ambulances et des membres des forces de l'ordre et des militaires se sont ensuite déployés en nombre, notamment autour de la place Masséna, à proximité et totalement bouclée vers 23h30, rapporte l'AFP. La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisit de l'enquête.

Dès l'annonce du drame, François Hollande, qui se trouvait à Avignon pour une visite privée au Festival, s'est entretenu avec Manuel Valls et le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, avant d'annoncer son retour à Paris, où il est arrivé vers 1h du matin ce vendredi 15 juillet pour se rendre directement à une cellule de crise installée Place Beauvau. Bernard Cazeneuve a de son côté quitté Paris quelques heures après l'attaque pour se rendre sur les lieux du drame.

Depuis l’annonce de l’attaque, les réactions des politiques se multiplient, essentiellement sur Twitter, pour exprimer leur effroi et leur soutien à la population niçoise. Le président du parti Les Républicains Nicolas Sarkozy a ainsi exprimé sur le réseau social son « émotion profonde » et sa « solidarité à l’égard des Niçois ». Un sentiment partagé par la maire PS de Paris Anne Hidalgo. « Nos villes sont unies », a-t-elle twitté.

Mobilisation sur les réseaux sociaux

La mobilisation est de mise sur les réseaux sociaux. Facebook a lancé son outil Safety Check pour permettre aux usagers de signaler à leurs proches qu’ils sont en sécurité. Sur Twitter, les utilisateurs lancent le hashtag #PortesOuvertesNice pour permettre aux personnes ne pouvant rentrer chez eux de trouver un endroit où se réfugier.

Sur Twitter, le CHU de Nice a annoncé le déclenchement du « plan blanc ». Mis en place depuis 2004, ce système implique la mise en alerte des hôpitaux, des services d’urgence et de tout le dispositif de santé publique. Les « plans blancs » prévoient notamment la coordination entre les services d’urgence et la réquisition des personnels médicaux et hospitaliers.

Source : RFI (Avec AFP et Reuters)

 

Black Lives Matter : « l’élection de Barack Obama a exacerbé le racisme aux États-Unis »

INTERVIEW - Les tensions générées par la morts de deux Africains-Américains à la suite de bavures policières viennent rappeler que le racisme constitue un problème structurel que l'élection de Barack Obama est très loin d'avoir résolu, estime la politologue franco-américaine Nicole Bacharan.

L’assassinat de Michael Brown, un adolescent noir, par un policer blanc en août 2014 à Ferguson et les émeutes qui ont suivi avaient déclenché un vif débat sur les questions raciales au sein de la société américaine. Il avait même été envisagé de réformer les forces de l’ordre en réponse aux violences policières contre les Noirs et les minorités dans leur ensemble. Après un temps d’accalmie, des vagues de protestation renaissent consécutivement à la mort de deux Afro-américains, Alton Sterling – Louisiane – et Philando Castille – Minnesota -, tués par des policiers. À quelques mois de la fin du second mandat de Barack Obama, premier président noir de l’histoire, la société américaine se rend compte que la question raciale, qui empoisonne la vie politique et sociale du pays, n’est toujours pas réglée.

Jeune Afrique : Qu’est-ce qui explique la recrudescence des violences policières aux États-Unis ? Malgré les événements de Ferguson, rien ne semble vraiment évoluer dans le bon sens…

Nicole Bacharan : Les mêmes événements se sont toujours produits. Dans un passé encore récent, seule la parole du policier comptait. L’opinion était rarement au fait de ces violences. Le plus souvent, elles étaient classées sans suite sauf lorsqu’il y avait de grandes mobilisations, comme par exemple lors de l’assassinat d’Amadou Diallo – jeune immigré guinéen abattu dans le Bronx le 4 février 1999 par des policiers -. Mais aujourd’hui, avec les nouvelles technologies, on ne peut plus faire semblant. Tout le monde voit.

La médiatisation de ces événements via notamment les réseaux sociaux fait-elle vraiment bouger les lignes ?

Après les événements de Ferguson, le département de la justice a entrepris des mesures telles que l’évaluation des méthodes de la police pour voir ce qui allait et n’allait pas. Certaines sanctions ont été prises. On commence à exiger – ce n’est pas encore le cas – que les policiers portent des caméras sur leurs uniformes. On veut réévaluer à la fois leur entraînement et leurs équipements qui sont de nature militaire. Mais tous ces changements restent encore marginaux.

Rares sont les policiers auteurs de ces crimes à être inquiétés. Pourquoi un tel laxisme de la justice?

Les condamnations sont très difficiles à obtenir parce qu’il y a malheureusement une très vieille histoire de préjugés vis-à-vis des Noirs. La justice reste encore inéquitable. L’autre aspect, c’est que la police américaine travaille dans des conditions extrêmement difficiles dans un pays où circulent plusieurs centaines de millions d’armes. Il y a tous les ans des policiers assassinés dans l’exercice de leurs fonctions. Pour les juges, sanctionner des policiers est une manière d’affaiblir la police. Ce qui explique qu’au moindre doute, les policiers sont relaxés, comme dans l’affaire Freddie Gray.

« Il ne suffit pas que le président parle et propose des réformes pour que le comportement de la police change »

Pourquoi Obama, en tant que président noir, a-t-il échoué sur ce plan ?

Il a consacré peu d’efforts sur cette question durant les premières années de sa présidence. Maintenant qu’il s’y penche, depuis les événements de Baltimore, l’opinion comprend qu’il ne suffit pas que le président parle et propose des réformes pour que le comportement de la police change. Il s’agit d’une question très profonde à la fois dans l’histoire, dans la psychologie et les méthodes de la police. C’est un problème structurel que même un président de bonne volonté ne peut pas régler aussi facilement.

Le fait qu’il soit noir a-t-il constitué un frein ?

Un pays qui a été en mesure d’élire Barack Obama n’est pas majoritairement raciste. Mais son élection a exacerbé les questions raciales. On n’a jamais vu autant de mouvements fascisants et de mouvements de suprématie blanche. Jamais il n’y a eu autant de méfiance dans les cercles conservateurs à l’égard d’un président. De son côté, il s’est efforcé d’être le président de tous les Américains pour ne pas être accusé de mener un programme uniquement adressé à la communauté noire. Aussi a-t-il fait preuve d’une prudence que je qualifierais d’excessive.

« Hillary Clinton est plus tranchante sur les questions qui lui importent »

Hillary Clinton, si elle est élue à la Maison Blanche, peut-elle réussir là où son prédécesseur a échoué ?

L’une des qualités de Hillary Clinton est d’être beaucoup plus tranchante et directe sur les questions de société qui lui importent. Son militantisme de longue date en faveur des femmes et des enfants et contre la circulation des armes dans tous ses excès, peut l’amener à agir avec plus de fermeté. Mais même elle aura des difficultés car il ne s’agit pas simplement de lois ou de mesures politiques mais d’un travail profond à la fois sur l’entraînement et la psychologie de la police.

Pensez-vous que les réponses apportées sur ce sujet par Hillary Clinton et Donald Trump seront les éléments déterminants pour remporter l’élection présidentielle ?

La perception de la population sur la manière dont chaque candidat va aborder les questions économique, sociale et de sécurité internationale sera déterminante. Un candidat comme Donald Trump est perçu, dans ses déclarations, à tort ou à raison comme étant raciste. Il très difficile de soutenir un tel candidat sans être d’une certaine façon favorable au racisme.

Pour les récentes fusillades, une enquête fédérale a été ouverte là où normalement des investigations locales sont réalisées. Faut-il y voir la volonté de l’administration centrale d’éclaircir l’affaire ?

Absolument. L’enquête fédérale relève de la compétence du FBI, qui dépend de Washington. C’est une démarche à la fois du département de la justice et de la police fédérale. Elle intervient quand on a le sentiment que le crime commis dépasse le cadre d’une affaire locale.

« Pour peser dans le débat, BlackLivesMatter doit encore franchir un cap »

On assiste depuis  à des manifestations de grande envergure contre les violences policières. Comment l’Amérique peut-elle résoudre efficacement la question de la discrimination raciale ?

La majorité des Américains est profondément choquée par ce qui se passe. Ce sont des méthodes d’intervention qui ne sont pas tolérables dans une démocratie. On a parcouru du chemin depuis l’esclavage, la ségrégation raciale… Néanmoins, il reste encore beaucoup à faire pour changer les mentalités dans certains domaines, notamment la police et la justice. Il faudrait arriver à trouver un équilibre. S’il faut prendre en considération les conditions de travail difficiles de la police (stress, risques encourus), on ne peut pas non plus leur garantir l’impunité pour leurs bavures. Même en cas de danger, un policier devrait arriver à se protéger sans mettre en péril la vie de son adversaire. La légitime défense ne peut pas donner droit aux abus.

Les mouvements comme BlackLivesMatter peuvent-ils peser dans le débat américain ? Ont-ils un réel impact sur la société américaine?

L’utilité évidente de ce genre de mouvement est de continuer à répandre les images et les vidéos qui constituent des preuves incontestables. Par contre, c’est un mouvement qui souffre, comme beaucoup de mouvements sociaux en Europe, du manque d’organisation. Un mouvement qui se veut citoyen, spontané, circulant par les réseaux sociaux, sans autorité, ni hiérarchie, entièrement horizontal où chacun s’exprime. Pour avoir un réel impact, il faut accepter à un moment être un mouvement politique – pas au sens d’un parti – qui est capable d’être représenté, de parler et de s’exprimer auprès des élus, des départements de police. BlackLivesMatter n’a pas encore franchi ce cap.

Soure : Jeuneafrique.com

 

États-Unis : cinq policiers tués lors d’un rassemblement contre la mort de deux Africains-Américains

Cinq policiers ont été tués par des tirs jeudi pendant un rassemblement à Dallas, dans le sud des États-Unis, pour protester contre la mort de deux Africains-Américains abattus mardi et mercredi par la police. Deux suspects ont été placés en garde-à-vue.

Le chef de la police de Dallas, David Brown, a indiqué dans un communiqué que « deux snipers ont tiré sur 10 policiers depuis une position en hauteur pendant une manifestation ». Dans le bilan précédent, la police de cette ville du sud des États-Unis faisait état de quatre policiers tués et au moins huit blessés dont sept agents et un civil.

Selon les chaînes de télévision locales, les tirs se sont produits dans la soirée, jeudi 7 juillet, peu après la fin d’un rassemblement pour protester contre la mort d’Alton Sterling en Louisianne (sud) mardi soir, et celle de Philando Castile dans le Minnesota (nord) mercredi, tous deux abattus par la police.

Deux suspects en garde à vue

« Deux suspects ont été placés en garde à vue », a indiqué la police de Dallas. L’un d’eux s’est rendu aux autorités et l’autre en garde à vue avait échangé des tirs avec des membres du SWAT, la force d’intervention de la police, a précisé la police de Dallas dans un communiqué publié sur son compte Twitter.

Un « paquet suspect a été découvert près de l’emplacement de ce (second) suspect », a poursuivi la police dans son communiqué, ajoutant qu’une équipe de déminage était en train d’intervenir. L’un des suspects affirme avoir déposé une bombe.

Plusieurs rassemblements

La mort des deux Africains-Américains à trente-six heures d’intervalle a profondément indigné les États-Unis et plusieurs manifestations ont été organisées mercredi à travers le territoire.

Alston Sterling, père de cinq enfants âgé de 37 ans, a été abattu mardi lors d’une altercation par la police alors qu’il vendait des CD devant un supermarché de Bâton-Rouge, en Louisiane. Deux vidéos de la scène, tournées par des passants sur leur téléphone portable, habitants de cette ville qui se sont rassemblés le soir-même sur les lieux du drame.

Jeudi, Philando Castile, 32 ans, a été abattu lors d’un contrôle de police alors qu’il était à bord de sa voiture dans la ville de Falcon Heights, dans le Minnesota. Sa petite-amie, qui a assisté à la scène, a filmé et diffusé en direct ses derniers instants.

Auparavant, plusieurs métropoles américaines, comme Baltimore ou Ferguson, avaient été le théâtre d’émeutes après de tels drames.

Source : Jeuneafrique.com

 

Black Lives Matter : un Africain-Américain tué par un policier, sa compagne filme sa mort en direct

mediaUn Africain-Américain a été tué lors d'un contrôle de police à bord de sa voiture dans le Minnesota (nord des États-Unis) mercredi soir. Sa petite-amie, qui a assisté à la scène, a filmé en direct ses derniers instants. La veille, un autre Noir a été abattu par un agent de police, filmé lui aussi, en Louisiane.

«Oh mon Dieu, ne me dites pas qu’il est mort, ne me dites pas que mon petit ami s’en est allé juste comme ça… Vous lui avez tiré quatre balles dessus, monsieur », dit la femme dans la vidéo tournée avec son téléphone portable et diffusée en direct sur Facebook Live, mercredi 6 juillet.

« L’homme, âgé de 32 ans et identifié par sa famille comme Philando Castile, un employé d’une cantine scolaire, est mort tard mercredi après un contrôle routier dans la ville de Falcon Heights », dans le Minnesota (nord), a indiqué la police.

1,7 million de vues sur Facebook

Dans la vidéo, qui a été vue plus d’1,7 million de fois, elle explique que son petit ami était en train de chercher ses papiers lorsque le policier lui a tiré sur le bras. On peut voir l’homme sur le siège conducteur, avec de larges taches de sang sur son t-shirt. Elle dit aussi qu’il avait fait savoir au policier qu’il avait une arme à feu avec lui, pour laquelle il disposait d’une licence.

Alors que l’homme était en train de gémir, le policier a pointé son arme à travers la fenêtre de la voiture. « Je lui ai dit de ne pas le prendre ! Je lui ai dit de lever ses mains en l’air ! », a crié le policier.

Deux morts en moins de 24h

La veille, Alton Sterling, un Africain-Américain de 37 ans a été tué lors d’une altercation avec la police, à Bâton-Rouge, en Louisiane (sud-est). Une enquête fédérale a été ouverte au lendemain de manifestations devant le supermarché où ce vendeur ambulant, père de cinq enfants, a été tué.

Une page Facebook créée par des soutiens, nommée «Justice pour Philando Castile», a publié : «Philando Castile a été tué par la police le 6 juillet 2016. Nous demandons justice !».

Source : Jeuneafrique.com

 

Attentats de Paris: Salah Abdeslam arrêté à Bruxelles

Paris Terror Attacks: Brother of suicide bomber released from police ...Salah Abdeslam, le suspect-clé des attentats du 13 novembre à Paris, a été arrêté ce vendredi 18 mars à Bruxelles, indiquent des sources policières citées par l'AFP. Ses empreintes avaient été retrouvées dans un appartement perquisitionné par les polices belge et française le mardi 15 mars.

C'est la fin de quatre mois de traque pour Salah Abdeslam. Le suspect-clé des attentats du 13 novembre à Paris à Paris a été arrêté ce vendredi 18 mars dans la commune bruxelloise de Molenbeek lors d'une importante opération policière. Selon des sources policières citées par l'AFP, un homme a été blessé et au moins un homme serait encore retranché.

La traque de Salah Abdeslam a été relancée après une perquisition le 15 mars à Forest, dans la banlieue de Bruxelles, par les polices belge et française. Lors de cette opération, quatre policiers ont été blessés, tandis qu'un homme a été tué par les forces de l'ordre. Il s'agirait d'un des logisticiens présumés des attentats. « Mohamed Belkaïd, tué à Forest mardi, est un des complices de Salah Abdeslam. Il utilisait le faux nom de Samir Bouzid. C'est l'un des logisticiens des attentats de Paris », lit-on sur le site internet de la RTBF.

L'ADN d'Abdeslam retrouvé sur un débris

Le parquet fédéral de Belgique a confirmé cet après-midi que deux traces de Salah Abdeslam ont été relevées dans le logement. Il y a d’abord un relevé ADN mais aussi une empreinte digitale. Elle a été retrouvée sur un débris de verre résultant de la fusillade ou plutôt des trois échanges de tirs qui ont eu lieu entre l’arrivée des enquêteurs pour une perquisition qu’ils pensaient de routine et le moment où le dernier jihadiste présumé a été abattu par un tireur d’élite de la police.

Salah Abdeslam pourrait donc être un des deux hommes qui ont fui par les toits dans le courant de l’après-midi avant de s’égailler dans la nature et sont depuis recherchés par toutes les polices du royaume. Il faut cependant souligner que le parquet refuse de commenter cette hypothèse et qu’un seul portrait-robot a pu être établi et qu’il ne lui ressemble pas.

Source : RFI

 

Ce que l’on sait de la fusillade qui a fait 14 morts à San Bernardino

A proximité des lieux de la fusillade, à San Bernardino en Californie le 2 décembre.La scène est de plus en plus familière : des corps évacués sur des civières, des forces spéciales de la police arrivant dans des blindés légers, des hélicoptères tournant dans le ciel…

Moins d’une semaine après l’attaque contre un centre du planning familial à Colorado Springs, une fusillade a eu lieu, mercredi 2 décembre, à San Bernardino en Californie. Au moins 14 personnes ont été tuées et 17 autres blessées, selon un bilan officiel diffusé par la police. Il s’agit de la fusillade la plus meurtrière dans le pays depuis 2012.

 

Un centre social visé par deux tireurs

Peu après 11 heures du matin, deux individus à bord d’un 4 x 4 de couleur « sombre » arrivent à l’Inland Regional Center, un centre social venant en aide aux personnes handicapées dans une ville située à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Los Angeles.

Les deux passagers, un homme et une femme, lourdement armés, pénètrent dans le centre et ouvrent le feu pendant « plusieurs minutes », avant de prendre la fuite, rapporte la police.

Le complexe visé est composé de trois bâtiments, où travaillent 670 employés, selon sa page Facebook. Il a pour vocation première le diagnostic et les réunions des groupes de soutien. La fusillade a éclaté lors d’une de ces réunions

Echange de tirs avec la police, les suspects tués

Les tireurs ayant pris la fuite, la ville reste paralysée pendant une partie de la journée de mercredi. Les autorités ordonnent aux résidents de rester chez eux pendant que les bâtiments gouvernementaux, les entreprises et les boutiques ferment leurs portes.

Quelques heures après la fusillade, une voiture sortant d’une maison de la commune voisine de Redlands est prise en chasse par la police. De retour à San Bernardino, celle-ci est arrêtée et des tirs sont échangés entre ses occupants et les policiers. Les deux passagers du véhicule, un homme et une femme, sont tués.

Au moins vingt policiers participent à cet échange de tirs au cours duquel plus de 100 munitions seront tirées, selon la police.

Les tireurs, un couple marié

Les deux suspects ont été identifiés comme étant Syed Rizwan Farook, 28 ans, et Tashfeen Malik, 27 ans. Ils étaient mariés et avaient un bébé de 6 mois, selon le beau-frère de M. Farook, Farhan Khan.

Selon la police, l’homme, né aux Etats-Unis, a travaillé pendant cinq ans en tant que fonctionnaire du comté dans le centre qu’il a mitraillé. Le FBI a dit au Washington Post que l’homme ne faisait pas l’objet de surveillance. L’hypothèse d’un troisième tireur, un temps évoquée, a été écartée.

Une source fédérale, citée par le Los Angeles Times, a émis l’hypothèse que Syed Farook, présent lors de la réunion avec des collègues, soit parti après une dispute avant de revenir pour se venger. La police locale a confirmé que Syed Farook était présent à ce rassemblement et qu’il a quitté les lieux « en colère".

De nombreuses zones d’ombre

Les motivations des tireurs sont pour l’heure inconnues. La police questionne actuellement la famille et les proches du couple. D’après les premiers éléments de l’enquête, les tireurs auraient agi de façon organisée et déterminée et étaient en tenue paramilitaire. Il étaient armés de fusils d’assaut et de pistolets semi-automatiques, selon le chef de la police locale, Jarrod Burguan. « Il y a dû avoir un certain degré de préparation », a-t-il noté.

David Bowdich, directeur adjoint du bureau du FBI à Los Angeles, a souligné que les enquêteurs avaient initialement exclu la piste de l’acte terroriste mais qu’ils l’envisageaient désormais. « Nous n’excluons pas cette piste », a dit Jarrod Burguan. L’autre hypothèse est celle d’une vengeance professionnelle.

La fusillade la plus meurtrière depuis 2012

Au moins 14 personnes sont mortes lors de la fusillade dans le centre social, 17 autres ont été blessées – dont 10 sont dans un état critique. A ce stade, aucune victime n’a pu être identifiée font savoir les autorités, qui ont précisé que la sécurisation et l’évacuation des lieux avait été longue et délicate, notamment parce que les tireurs avaient laissé derrière eux « des engins explosifs ».

Un policier a été blessé lors des échanges de tirs entre la police et les supsects retranchés dans leur voiture. Il est actuellement à l’hôpital, ses jours ne sont pas en danger.

Il s’agit de la fusillade la plus meurtrière depuis décembre 2012 et le drame de Sandy Hook, lorsque Adam Lanza, 20 ans, avait massacré 26 personnes, dont 20 enfants dans une école primaire du Connecticut.

 

Source : Le Monde (France)

 

 

Crash du Sinaï: Moscou confirme «l'attentat» et se tourne vers Daech

mediaLe crash de l'Airbus de la compagnie Metrojet dans le Sinaï égyptien, qui a fait 224 morts le 31 octobre dernier, était un attentat, selon les services secrets russes. Moscou en a fait l'annonce officielle et a promis d'intensifier les frappes contre le groupe Etat islamique en Syrie. Dans le sillage de la France, qui a frappé Raqqa la nuit dernière pour la deuxième fois en 24 heures, l'aviation russe aurait elle aussi bombardé le fief de l'EI ce mardi.

Le président russe, Vladimir Poutine, visiblement affecté par la nouvelle, a écouté les explications d’Alexandre Bortnikov. Le chef du Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie (FSB) a précisé que pendant le vol, un engin explosif artisanal d'une puissance équivalente à 1 kg de TNT s'était déclenché, provoquant l’explosion et la dislocation de l’appareil. Les services secrets russes promettent 50 millions de dollars de récompense pour des informations sur les terroristes.

Après avoir observé une minute de silence avec les responsables de la sécurité présents, ainsi qu'avec le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, Vladimir Poutine a pris la parole dans le sillage de cette annonce : « Le meurtre des nôtres dans la Sinaï est l’un des crimes plus sanglants en nombre de victimes », a dit le président russe, promettant de retrouver et de punir les coupables. « Nous allons les chercher partout, où qu’ils se cachent. Nous les retrouverons dans n’importe quel point de la planète et nous allons les châtier. »

Dans sa déclaration, entrecoupée de longs silences, Vladimir Poutine a affirmé que l’action militaire de l’aviation russe en Syrie devait être non seulement poursuivie, mais également intensifiée, « pour que les criminels se rendent compte que le châtiment est inévitable ». « Tous ceux qui s’efforceront d’aider les criminels devront en payer les conséquences », prévient-il.

L'aviation pourrait ne pas avoir attendu longtemps, puisque selon l'agence de presse Reuters citant une « source gouvernementale française », les frappes sur Raqqa aurait déjà commencé. Si l'information de ces possibles raids sur le bastion de l'organisation Etat islamique en Syrie se confirme, la région de Raqqa aura alors subi les foudres des forces françaises, puis russes, à trois reprises tout de même en à peine plus de 24 heures.

Une première illustration sur le terrain syrien, après les propos tenus lundi par François Hollande devant le Parlement réuni en Congrès. Le président français avait alors annoncé qu'il rencontrerait ses homologues américain et russe, Barack Obama et Vladimir Poutine, dès les prochains jours, pour bâtir une grande coalition visant à détruire le groupe EI dans ce pays. Le Premier ministre français Manuel Valls a confirmé ce mardi matin que François Hollande rencontrerait « la semaine prochaine »  Vladimir Poutine à Moscou.

Ce week-end au sommet du G20, en Turquie, le président russe avait lui-même plaidé pour une large coalition internationale. Il avait pu en discuter directement avec Barack Obama lors d'un rare tête-à-tête tenu en marge des débtas. Selon le journal Vedomosti, après les attentats de Paris, Moscou espère rallier à sa position Européens et Américains, même si un désaccord majeur demeure sur le rôle qu'aura à jouer le grand allié de la Russie en Syrie dans le processus, à savoir le président Bachar el-Assad, honni côté occidental.

Qu'à cela ne tienne, l'alignement de la planète ne semble pas bien loin, puisque le président français s'est également entretenu au téléphone avec son homologue iranien Hassan Rohani ce mardi. Ensemble, ils ont « marqué l'importance » des négociations entre grandes puissances pour régler le conflit en Syrie, a indiqué l'Elysée, mais aussi « l'importance vitale de lutter de toutes leurs forces contre Daech et le terrorisme ».
M. Rohani juge « vital » de combattre le groupe Etat islamique « de toutes nos forces » lors d'un entretien téléphonique avec François Hollande.

Source : RFI

 

L'Espagne n'exclut pas l'enlèvement d'un hélicoptère militaire au Sahara

L'Espagne n'exclut pas l'enlèvement d'un hélicoptère militaire au Sahara Le ministre espagnol de la Défense n'exclut aucune hypothèse, y compris l'enlèvement, après la disparition mystérieuse de trois membres d'équipage d'un hélicoptère militaire au Sahara.

"Je n'écarte aucune hypothèse, nous les explorons toutes et pour cette hypothèse (celle de l'enlèvement), il s'agit d'un travail de renseignement", a déclaré lundi le ministre, Pedro Morenes, aux médias espagnols sur la base militaire de Gando, dans l'archipel espagnol des Canaries, au large de l'Afrique.

"Je n'en dirai pas plus pour des raisons évidentes", a-t-il ajouté, révélant que le juge d'instruction chargé du dossier avait décrété le secret de l'enquête. Après que l'hélicoptère en provenance de Dakar au Sénégal s'était abîmé en mer jeudi à quelque 280 milles nautiques au sud de la Grande Canarie, le ministère avait annoncé, sur la foi des informations du gouvernement marocain, que l'équipage avait été repéré dans un canot de sauvetage, puis récupéré par une embarcation qui devait les acheminer jusqu'au port de Dakhla.

Mais ce bateau n'est jamais arrivé et le ministère a lancé des recherches d'envergure vendredi, conjointement avec les forces marocaines, pour retrouver le capitaine, le lieutenant et le sergent qui revenaient d'exercices d'entraînement des forces sénégalaises.

Selon le journal El Mundo, l'hypothèse de l'enlèvement, dont le ministre a assuré qu'elle n'était "pas la plus plausible", s'explique par la présence de nombreux trafiquants, de drogue ou d'être humains, actifs le long des côtes occidentales de l'Afrique et entre les mains desquels les trois hommes pourraient se trouver.

Les opérations de recherche, menées d'abord au large du Sahara dans la zone où était tombé l'appareil, un Superpuma, ont été étendues vers le sud à la Mauritanie et au Sénégal.

Source : H24info (Maroc)

Saisie record de drogue à l’aéroport de Beyrouth, un prince saoudien arrêté

Un prince saoudien a été arrêté lundi au Liban dans le cadre de la plus grosse saisie de drogue jamais effectuée à l'aéroport de Beyrouth.

« Les services de sécurité de l’aéroport ont arrêté le prince (saoudien) Abdel Mohsen Ibn Walid Ibn Abdelaziz alors qu’il tentait avec quatre autres personnes d’embarquer pour Ryad dans un avion privé près de deux tonnes de pilules de Captagon (une drogue à base d’amphétamine) et une quantité de cocaïne rangées dans des caisses », a affirmé lundi 26 octobre un responsable de sécurité

D’après l’agence officielle libanaise ANI, les pilules étaient rangées dans quarante valises et la destination de l’avion était Ryad, en Arabie Saoudite. Les cinq hommes « se trouvent toujours à l’aéroport et sont interrogés par la douane », a précisé la source de sécurité.

D’après cette dernière, il s’agit de « la plus importante saisie à l’aéroport international de Beyrouth ». En avril 2014, 15 millions de pilules de Captagon, avaient été saisies dans le port de la capitale libanaise, cachées dans des conteneurs de maïs.

Le Captagon est une drogue classée par l’ONUDC (Office des Nations unies contre la drogue et le crime) sous le groupe des stimulants de type amphétamines (ATS). Cette composition chimique, nom commercial du Fénéthylline, a été découverte en 1963. Elle était alors prescrite pour soigner l’hyperactivité, la narcolepsie et la dépression.

Le captagon, la drogue qui ravage la Syrie

Sa consommation a explosé dans les pays du Golfe, notamment en Arabie saoudite. En 2011, le pays wahhabite représentait 21% des saisies d’amphétamines dans le monde entier. Le Liban fut pendant longtemps le premier producteur de captagon. Mais depuis 2011, c’est dans une Syrie ravagée par la guerre que sa fabrication et sa consommation a explosé.

La Syrie « bénéficie » de sa position de carrefour entre le Moyen-Orient et le Golfe. Ainsi, la drogue est acheminée en Arabie saoudite, mais aussi au Koweït et aux Émirats Arabes Unis.

Source :JeuneAfrique.com

 

USA: un pilote décède en plein vol


Le pilote d'un vol reliant Phoenix à Boston est décédé en plein vol dans la nuit de dimanche à lundi, mais son copilote est parvenu à faire atterrir normalement l'appareil, a indiqué aujourd'hui la compagnie American Airlines. Parti de Phoenix (Arizona, sud-ouest) avec 147 passagers à bord et 5 membres d'équipages, l'appareil, un A320 d'Airbus, a été détourné vers l'aéroport de Syracuse (New York, nord-est) car le pilote était souffrant, a précisé American Airlines, confirmant une information de la chaîne CNN.

"Malheureusement, le pilote est décédé", a indiqué la compagnie, adressant ses condoléances à sa famille et ses collègues de travail.
La compagnie a refusé de dévoiler les causes de la mort du pilote. Le copilote ayant repris les commandes, l'avion s'est posé normalement à Syracuse à 07H13 heure locale (13H13 à Paris). Dès 08H00, il est reparti pour rallier sa destination initiale, Boston (Massachusetts, nord-est), selon les données publiées sur le site d'American Airlines.

 

leparisien

 

 

 

Immigration : la photo d’un enfant syrien mort noyé bouleverse l’Europe

En Europe, la tension monte face à une crise migratoire sans précédent. Dans ce contexte, la publication de la photo du corps sans vie d'un petit garçon syrien mort noyé sur une plage turque a choqué l'opinion et suscité de nombreux articles de presse.

C’est dans la nuit de mardi à mercredi que plusieurs bateaux de migrants, hommes, femmes et enfants, conduits par des passeurs peu scrupuleux, lèvent l’ancre dans la ville côtière turque de Bodrum. Destination : l’île grecque de Kos, pour ce qui était censé être l’une des plus courtes traversées maritimes entre la Turquie et l’Europe. Mais très rapidement, les embarcations chavirent et le rêve, une nouvelle fois, se transforme en cauchemar, voire, pour beaucoup, en nuit sans fin.

Alertés par les cris des naufragés, les garde-côtes se transforment en sauveteurs. Ils repêcheront douze corps sans vie dont celui d’un garçon âgé de quelques années, échoué sur la plage. Un photographe présent sur place capture des images du drame. Ses clichés vont envahir les réseaux sociaux sous le hashtag #KiyiyaVuranInsanlik, « l’humanité échouée en turc », avant de se répandre dans la presse.

Une des photos montre le cadavre de l’enfant, tee-shirt rouge et short bleu, face contre terre, sur une des plages de la station balnéaire de Bodrum. De nombreux internautes ont exprimé leur émotion sur Twitter : « Où va ce monde ? », commente l’un, « Plus jamais ça ! », renchérit un autre. Des images ont été largement commentées dans la presse européenne.

Si ces images extraordinairement fortes ne modifient par l’attitude de l’Europe vis-à-vis des réfugiés, qu’est-ce qui le fera ?, questionne The Independent.

Selon le quotidien britannique The Guardian, elles résument « toute l’horreur du drame humain qui se déroule sur les côtes européennes ». « Si ces images extraordinairement fortes d’un enfant syrien rejeté sur une plage ne modifient par l’attitude de l’Europe vis-à-vis des réfugiés, qu’est-ce qui le fera ? », questionne de son côté The Independent.

Le quotidien italien La Repubblica a posté sur Twitter : « la photo qui fait taire le monde », et en Espagne, le journal El Pais en faisait le « symbole du drame migratoire ».

Un flux continu

Sur les côtes italiennes et grecques, les arrivées ne tarissent pas, migrants et réfugiés continuant d’être attirés par l’Allemagne. Au seul port athénien du Pirée, près de 4 500 d’entre eux ont mis pied à terre mercredi sur le continent européen, transférés par bateaux spéciaux de Lesbos, en Egée orientale.

Au large des côtes libyennes, ce sont près de 3 000 personnes, dont des centaines de femmes et d’enfants, qui ont été secourues mercredi, selon les garde-côtes italiens et l’ONG Médecins sans frontières.

La Grèce a décidé d’améliorer la prise en charge des exilés et s’est engagée à accélérer leur enregistrement et leur identification. C’est là une des demandes de ses partenaires européens pour mettre fin à leur dispersion incontrôlée dans l’Union européenne. Depuis le début de l’année, la Grèce a compté un record de 160 000 arrivées, parmi les plus de 350 000 personnes au total ayant tenté le passage par la Méditerranée, dont plus de 2 600 sont morts pendant la traversée.

La plupart ont ensuite emprunté la route des Balkans pour gagner le nord de l’Europe, abandonnées à leur sort par les autorités grecques. L’Allemagne a indirectement encouragé cet exode en renonçant à renvoyer les Syriens vers leur pays d’entrée dans l’UE, et en s’engageant à traiter leurs demandes d’asile.

Plusieurs centaines de réfugiés et de migrants ont ainsi continué d’affluer mercredi dans ce pays, après l’arrivée record mardi de 3 709 personnes sans visa, passées par la Hongrie et l’Autriche voisine. Vienne a du coup haussé le ton mercredi contre ce coup de canif allemand dans les accords de Dublin réglant en principe la prise en charge des réfugiés dans l’UE. « J’ai toujours mis en garde contre une suspension des accords de Dublin […] nous en voyons les effets maintenant », a déploré le ministre de l’Intérieur Johanna Mikl-Leitner.

À Budapest, une centaine de migrants ont manifesté devant la principale gare de la capitale hongroise cependant que la police empêchait 2 000 personnes de monter dans des trains pour l’Autriche et l’Allemagne. Mardi, 2 284 personnes, dont 353 enfants sont entrées en Hongrie, qui a compté au total plus de 50 000 arrivées en août, en dépit de la clôture de barbelés érigée le long de sa frontière avec la Serbie.

L’espace Schengen menacé ?

Pour faire face à cet afflux de populations fuyant la guerre, les persécutions et la pauvreté au Moyen-Orient et en Afrique, « le plus important est d’apporter la paix et la stabilité » dans les régions en crise, a pour sa part affirmé le Premier ministre britannique David Cameron. « Je ne pense pas qu’une réponse puisse être trouvée en prenant en charge de plus en plus de réfugiés », a-t-il insisté.

Dans le même temps, une pétition exhortant le gouvernement britannique à accueillir davantage de réfugiés a recueilli mercredi soir plus de 20 000 signatures sur le site internet du Parlement. Le risque se dessine désormais d’une crispation menaçant la liberté de mouvement dans l’UE, un des principaux succès de la construction européenne.

Pour négocier une sortie de crise, la Commission européenne plaide pour une modification des accords de Dublin, au risque de relancer les divisions récurrentes entre les 28 pays sur ce chantier, à l’approche d’une réunion européenne le 14 septembre.

La question sera abordée jeudi et vendredi par le numéro deux de l’exécutif européen Frans Timmermans et le commissaire chargé des migrations Dimitris Avramopoulos, en visite en Grèce. L’Allemagne, la France et l’Italie ont à cet égard réclamé dans une lettre de leurs chefs de la diplomatie publiée mercredi, une refonte du droit d’asile en Europe, qu’ils jugent dépassé, et une meilleure répartition des migrants dans toute l’UE.

Source : JeuneAfrique.com

 

Etats-Unis: deux journalistes abattus en direct à la télévision, le tireur pourchassé

Etats-Unis: deux journalistes abattus en direct à la télévision, le tireur pourchassé Une présentatrice et un caméraman ont été tués en direct pendant un reportage sur une chaîne locale près de la ville de Moneta, en Virginie. Le tireur, un ancien employé de la chaîne, est poursuivi par la police.

Deux journalistes américains ont été tués en direct pendant un reportage pour la chaîne locale WDBJ7-TV, dans la ville de Moneta en Virginie. Il s'agit d'une présentatrice et de son caméraman, Alison Parker, 24 ans, et Adam Ward 27 ans.

Le véhicule du tireur aurait été identifié et serait actuellement pris en chasse par la police. Selon plusieurs sources, l'homme serait un employé de la chaîne de télévision.

Que s'est-il passé?

L'attaque a eu lieu à 12h45 heure française, alors qu'Alison Parker interviewait la directrice de la chambre régionale de commerce, Vicki Gardner, à Bridgewater Plaza, un centre commercial situé sur les rives de la rivière Roanoke. La région est située entre Charleston et Richmond.

Huit coups de feu sont tirés, les deux femmes crient, Alison Parker se retourne pour s'enfuir, la caméra tombe à terre. Dans une image qui n'est pas passée à l'antenne mais qui a été diffusée ensuite par la chaîne de télévision, le tireur, entièrement vêtu de noir, apparaît brièvement, tenant un arme de poing dans sa main droite.

Selon le directeur de WDBJ7-TV, la compagne du caméraman avait décidé de fêter son dernier jour de travail au sein de cette émission matinale: "Elle avait apporté des ballons. C'était sa dernière matinale et nous fêtions ça".

Le petit ami de la journaliste assassinée, présentateur sur la chaîne locale a rendu publique leur relation quelques minutes après le drame par ces mots : "Nous n'avions pas partager cela publiquement, mais Alison et moi étions très amoureux. Nous venions d'emménager ensemble. Je suis sous le choc".

Qui est le tireur?

Selon plusieurs médias américains citant le gouverneur de Virginie, le tireur serait un employé "mécontent" de la chaîne de télévision locale. En fuite après le drame, il est poursuivi par les forces de l'ordre qui ont révélé son identité: Vester Lee Flanagan, dont le pseudonyme était Bryce Williams.

Des journalistes américains se font l'écho d'une source proche de l'enquête qui affirme que le tireur serait l'ex-petit ami d'Alison Parker.

L'homme a mis en ligne sur Facebook et Twitter deux vidéos du meurtre.

Source : L'Express (France)

 

 

Etats-Unis: le suspect de la fusillade de Charleston arrêté

mediaDylann Roof, le suspect qui a tué neuf personnes dans une église de la communauté noire de Charleston, aux Etats-Unis, a été arrêté, a confirmé jeudi le chef de la police locale.

Le suspect, Dylann Roof, âgé de 21 ans, a été appréhendé à Shelby en Caroline du nord, à un peu moins de 400 km du lieu de la tuerie, lors d'un contrôle routier, selon le chef de la police, Gregory Mullen. Les forces de l'ordre locales vont se rendre maintenant à Shelby pour interroger le suspect, a-t-il précisé.

Le jeune homme, âgé d’une vingtaine d’années, se serait assis mercredi soir 17 juin dans l’église pendant une heure et se serait mêlé aux paroissiens. Une femme, témoin de l’attaque, a déclaré que l’homme s’est alors levé et a tiré. Il lui aurait dit qu’il lui laissait la vie sauve pour qu’elle puisse raconter ce qui s’est passé, rapporte le journal local. Le révérend Clementa Pinckney qui était sénateur de Caroline du Sud et pasteur de l’église depuis 2010, ainsi que sa sœur figureraient parmi les victimes.

Avant l'arrestation, le chef de la police n’avait pas hésité à parler de crime raciste, motivé par la haine : « Nous avons neuf victimes de ces crimes haineux. Nous recherchons un homme blanc âgé environ de 21 ans, aux cheveux blonds et glabre, qui est manifestement très dangereux. Nous mettrons tous nos moyens et toute notre énergie pour retrouver cet individu qui a commis ces crimes ».

La police de Charleston avait fait circuler des images du suspect récupérées sur les caméras de surveillance. Il aurait été vu quittant les lieux dans une berline noire.

Une nouvelle tragédie pour la communauté noire

C’est une nouvelle tragédie pour la communauté noire de l’Etat de Caroline du Sud. En avril dernier, Walter Scott, un noir non armé était tué de huit balles dans le dos par un policier blanc, qui a été inculpé pour meurtre, une bavure policière après une longue série depuis celles de Ferguson il y a près d’un an qui avaient occasionné des émeutes.

Les responsables blancs et noirs de la ville de Charleston tentent d’éviter à tout prix de nouvelles manifestations de violence. La  gouverneure de l'Etat, Nikki Haley, a appelé à observer une prière « en soutien aux victimes de cet acte incompréhensible ». Le maire de Charleston parle d'un acte méprisable.

Des candidats à la présidentielle américaine de 2016 réagissent également. Jeb Bush, aspirant fraîchement déclaré à la primaire républicaine, a indiqué sur Twitter : « Nos pensées et nos prières vont aux individus et aux familles touchées par les tragiques événements de Charleston », alors qu'il devait se rendre à Charlotte, plus au nord en Caroline du Sud, pour un meeting qu'il a depuis décidé d'annuler.

Idem pour Hillary Clinton, candidate à la primaire démocrate, qui a tweeté : « Des nouvelles terribles de Charleston - mes pensées et mes prières sont avec vous tous », tandis qu'elle se trouvait elle-même à Charleston mercredi, en réunion électorale.

Source : RFI