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Faits Divers dans le Monde

Thaïlande : les 12 enfants et leur coach évacués de la grotte

Les opérations de sauvetage ont pu sortir les quatre derniers enfants et leur entraîneur de la grotte où ils étaient bloqués depuis 17 jours.

“Les 12 Sangliers sauvages et leur entraîneur ont été extraits de la grotte”, ont annoncé mardi midi les commandos de marine thaïlandais. L’équipe de football des enfants s’appelle les “Sangliers sauvages”. Quatre des garçons et leur entraîneur de 25 ans ont donc été évacués mardi. Les rescapés du jour devraient rejoindre l’hôpital où leurs camarades se trouvent déjà.

Quatre jeunes footballeurs dimanche, puis quatre autres lundi, avaient déjà pu être extirpés par une équipe de plongeurs étrangers. Les huit jeunes footballeurs sont en bonne santé, physique et mentale, a déclaré mardi Jesada Chokedamrongsuk, responsable du ministère de la Santé publique :

“Les huit sont en bonne santé, pas de fièvre (…) Tout le monde est en bonne santé mentale”.

Les enfants ont subi des examens radiologiques et des sanguins. Deux garçons qui présentaient de signes de pneumonie ont reçu des antibiotiques et sont dans un “état normal”, a-t-il ajouté. Les enfants restereront tous en observation à l’hôpital pendant une semaine. Ils peuvent tous se déplacer, parler et manger, selon le responsable thaïlandais:

“Ils veulent du chocolat. On peut voir que tout va bien car ils mangent bien”.

La pays tout entier attendait une issue aussi heureuse que rapide à ce feuilleton qui épouvante les familles, autant qu’il passionne le monde entier, depuis plus de deux semaines. C’est désor

 

Grotte en Thaïlande: les derniers enfants piégés en cours d'évacuation

mediaLa Thaïlande retient son souffle et espère une issue heureuse. Quatre enfants ont déjà été extraits de la grotte inondée où ils étaient bloqués depuis plus de deux semaines. Une extraction difficile dans des boyaux en partie inondés. Les opérations de secours ont repris ce lundi pour sauver les huit enfants et le jeune adulte encore bloqués.

Il s'agit maintenant d'une question d’heures pour que l’opération de sauvetage soit bouclée. Il n’y a pas eu d’annonce officielle de la reprise de l’opération, après la suspension de cette nuit, mais des plongeurs ont remplacé les 25 caissons à oxygène installés à l’intérieur de la grotte, ce qui va permettre de diminuer le niveau de dioxyde de carbone. Et il est clair que les secouristes thaïlandais et étrangers se sont remis au travail tôt ce lundi matin.

Quatre des enfants ont été évacués dimanche 8 juillet au soir. Ils sont sous observation médicale à l’hôpital. Mais d’après des secouristes, les huit enfants restants et leur entraineur de football âgé de 25 ans seraient déjà dans la salle de la grotte qui a été transformé en centre opérationnel.

Cela veut dire que la partie la plus difficile du trajet, celle où les galeries inondées sont les plus étroites, a déjà été franchie. Leur sortie de la grotte devrait donc être une question d’heures.

Enfin, le fait que le chef de la junte et Premier ministre Prayuth Chan-ocha se rende sur les lieux de l’opération cet après-midi va aussi dans le sens d’une conclusion positive et rapide de l’opération.

Source : RFI

 

Enfants piégés dans une grotte en Thaïlande: l'opération d'évacuation a commencé

mediaEn Thaïlande, l’opération d’évacuation des 12 enfants et de leur entraîneur de foot coincés dans une grotte a commencé ce dimanche 8 juillet au matin. L’évacuation du camp des journalistes et la clôture totale du site autour de la grotte de Tham Luang tôt dans la matinée montraient clairement que les secours étaient entrés dans la phase finale de leur plan de sauvetage.

C’est une situation chaotique dans le camp de commandement à l’entrée de la grotte. Les centaines de journalistes thaïlandais et étrangers qui y sont installés depuis deux semaines ont reçu l’ordre d’évacuer, pour se réinstaller devant un bâtiment administratif à un kilomètre de là.

L’ensemble du site est maintenant fermé aux journalistes. Les reporters locaux indiquent que l’opération d’évacuation des enfants et de leur entraîneur a commencé. Ce sont les fortes pluies la nuit dernière qui auraient précipité la décision des autorités.

Une évacuation à risque

Les secouristes vont d’abord essayer de ramener à l’air libre quatre enfants. L’option choisie pour l’évacuation n’est pas sans risques. Elle consiste à emprunter le chemin pris par les secouristes depuis l’entrée de la grotte. C’est un trajet d’environ six heures dans des conditions extrêmes.

Les enfants devront plonger avec des masques mais sans assistance dans certains goulets immergés larges seulement d’une quarantaine de centimètres. La mort vendredi d’un secouriste chevronné dans l’une de ses galeries inondées a mis en relief le danger d’une telle opération, notamment pour des enfants qui n’ont reçu que quelques jours de formation à la plongée et qui pour la plupart ne savaient pas nager. Si tout se passe comme prévu, le premier enfant évacué pourrait sortir de la grotte vers 21h heure locale, soit 16h heure française.

C’est le gouverneur de la province de Chiang Rai, Narongsak Ossathanakorn, coordinateur de l’opération de secours, qui a annoncé le déclenchement du plan d’évacuation. « Aujourd’hui, c’est le jour-J. A dix heures ce matin, treize experts en plongée dans des grottes ont commencé l’opération pour sauver la vie des enfants, a-t-il déclaré. Ils sont accompagnés par cinq commandos de marine thaïlandaise. Ils vont organiser l’évacuation des enfants et de l’entraineur dans les meilleures conditions possibles. Les personnes vont être évacuées une par une. Chacune sera accompagnée de deux plongeurs ».

De nouvelles pluies de mousson attednues dans les prochaines heures

Les secours s'interrogeaient depuis des jours sur l'opportunité de déclencher une évacuation périlleuse, des pluies de mousson attendues prochainement risquant de ruiner les efforts continus depuis plusieurs jours pour drainer l'eau de la grotte.

Les secouristes avaient réussi à insérer un tuyau de plusieurs kilomètres pour acheminer de l'oxygène dans la poche où le groupe s'est réfugié et le niveau d'oxygène s'est stabilisé dans la grotte. Mais des pluies attendues prochainement pourraient réduire une bonne partie du rebord boueux sur lequel le groupe a trouvé refuge. Samedi soir, une grosse averse de mousson est tombée pendant une demi-heure, rappelant l'urgence à évacuer les enfants.

Source : AFP

 

Des migrants africains secourus au large des côtes du Brésil

Vingt-cinq migrants africains ont été secourus, le week-end dernier, par des pêcheurs au large des côtes du Brésil. Ces Sénégalais, Guinéens, Nigérians et Sierra-Léonais avaient quitté l’Afrique de l’Ouest il y a cinq semaines. Deux présumés passeurs brésiliens ont été arrêtés.

Leur odyssée a commencé au Cap-Vert, au large du Sénégal, à la mi-avril. Après avoir payé un millier d'euros à des passeurs, ils sont partis pour le Brésil, où ils espéraient trouver du travail. La traversée en catamaran s'est transformée en cauchemardesque comédie des erreurs.

Cela a commencé par une panne de GPS, suivie d'une panne de moteur, qui n'était pas assez puissant, en réalité, pour faire 3 500 kilomètres.

Il faut dire aussi que le combustible embarqué à bord n’était pas le bon. On a alors hissé les voiles. Sauf que le catamaran a perdu son mât. Le bateau a donc fini par dériver en haute mer. Des pêcheurs l'ont secouru à 110 kilomètres au large de l’État du Maranhao, dans le nord-est du Brésil.

Les images diffusées à la télévision montrent que l’embarcation, battant pavillon haïtien, n’a effectivement plus de mât.

Les 25 passagers africains, âgés de 19 à 35 ans, sont actuellement hébergés dans un centre sportif de Sao Luis do Maranhao, la capitale de l’État, où ils sont soignés notamment pour déshydratation. Deux présumés passeurs, que la police qualifie de « coyotes », ont été arrêtés.

Source : AFP

Prise d'otages dans un supermarché du sud de la France

mediaUne prise d'otage est en cours dans un supermarché de Trèbes, dans le sud de la France, ce vendredi 23 mars depuis 11h (heure française). Le responsable se revendique du groupe Etat islamique, selon les autorités judiciaires. Plus tôt dans la matinée, un homme armé a par ailleurs blessé par balles un CRS à Carcassonne, non loin de là, sans qu'on sache si les deux actions sont liées.

Une prise d'otages a débuté vers 11h du matin, ce vendredi, à Trèbes, dans le sud de la France. La situation n'était « pas stabilisée » une heure et demie plus tard. Selon le parquet de Carcassonne, le preneur d'otages a fait usage d'une arme à feu avant de débuter son action. D'après une source proche du dossier, au moins deux personnes sont décédées.

Le maire de Trèbes chiffre également à deux le nombre de victimes dans le supermarché. D'après lui, le preneur d'otages serait actuellement seul avec un officier de gendarmerie, les autres otages auraient été libérés. Le commandement de gendarmerie de la région se borne à parler d'une « présomption de décès » et déplore l'impossibilité de « faire venir de médecin sur place pour le vérifier ».

L'antenne du GIGN de Toulouse est arrivée sur place, avec le soutien des policiers d'élite du Raid et de la BRI, tandis que trois hélicoptères survolent la zone.

La section antiterroriste saisie

D'après un témoin cité par une source proche du dossier, le tireur aurait crié « Allah Akbar » lors de son entrée dans le supermarché. Il détiendrait huit personnes en otage dans un magasin de l'enseigne Super U et aurait tiré sur un CRS, précise une source policière. La section antiterroriste du parquet s'est saisie de l'affaire. Sur Twitter, la préfecture de l'Aude a indiqué que le secteur était interdit.

Plus tôt dans la matinée à Carcassonne, à une dizaine de kilomètres de Trèbes, une personne a tiré à plusieurs reprises sur un groupe de CRS, blessant l'un deux à l'épaule, d'après le syndicat Unsa-Police. Aucun lien n'a pour l'heure été établie entre ces deux affaires.

« Situation sérieuse »

En déplacement à Mulhouse (dans l'est du pays), le Premier ministre Edouard Philippe a jugé la « situation sérieuse ».  « Une situation est en train de se produire près de Carcassonne. Un homme est retranché dans un supermarché avec des otages » a résumé le chef du gouvernement. Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a annoncé qu'il se rendait « immédiatement sur les lieux ».

Source : RFI

 

Le cauchemar d'une famille afghane pour avoir nommé son fils «Donald Trump»

mediaDonald Trump a un an et demi, et il vit en Afghanistan. Son père, grand admirateur du président américain a choisi de nommer ainsi son fils. Mais dans la République islamique d’Afghanistan, ce choix est vivement critiqué. Sur les réseaux sociaux, les mots sont souvent très durs à l’égard du père de famille, qui a même dû quitter sa province pour rejoindre la capitale pour des « questions de sécurité ». Sa vie est menacée pour avoir osé nommer son fils Donald Trump.

La photo du petit Donald Trump a été publiée il y a quelques semaines sur Facebook, avec l’extrait d’acte de naissance sur lequel on peut lire en lettres persanes le nom de « Donald Trump ». C’est l’identité d’un petit garçon afghan né dans le centre de l’Afghanistan dans un village du district de Shahristan, dans la province de Daikundi.

Le bambin est né le 3 septembre 2016. Ce jour-là, Jamila accouche de son enfant, à domicile comme la plupart des femmes afghanes, alors qu’aux Etats-Unis, l’idole de son époux, Donald Trump, est dans la course à la Maison Blanche.

Mais comment l’extrait d’acte de naissance s’est-il retrouvé sur les réseaux sociaux ? Le père du petit Trump afghan accuse les services de l’état-civil d’être derrière la publication de ses documents administratifs personnels. Une action qui n’est pas innocente puisque, depuis, la famille de Donald Trump vit un cauchemar.

Il faut dire que le nom choisi par Sayed Assadullah Pooya, un enseignant de 28 ans, pour son fils, est considéré par certains comme un affront à l’islam. L’Afghanistan est une république islamique et surtout un pays encore très conservateur, où le niveau d’éducation reste peu élevé. Nommer son fils avec un nom non musulman peut être est mal perçu, même si cela n’est pas interdit par la loi.

« Hérésie » et « provocation »

Mais dans le cas de cette histoire, c’est surtout la référence directe aux autorités américaines, à travers le nom de son président, qui génère autant de haine. En Afghanistan, une grande partie de la population qui a une opinion très critique sur la présence américaine dans leur pays.

Dix-sept ans après l’invasion américaine en Afghanistan, la population souffre toujours énormément des violences avec des combats quotidiens entre les forces de sécurité afghane et les groupes d’insurgés talibans, ou de l'organisation État islamique.

À cela s’ajoute le contexte de crise économique. Une grande partie de l’opinion publique est défavorable à la présence de troupes américaines, tout en reconnaissant dépendre des aides internationales. Nommer son fils Donald Trump tient de « l’hérésie » selon certaines internautes afghans, de « la provocation » pour d’autres.

Et les propos sont très violents. « Il faut lui couper la tête » réagissent certains, en parlant du père. « Celui-ci a nommé son fils ainsi pour obtenir l’asile aux États-Unis », accusent d’autres. Ce que dément formellement Sayed Assadullah Pooya.

Une famille en fuite

La famille a quitté son village pour vivre à Kaboul, la capitale, en raison de menaces. Malgré tout, le père de famille ne regrette pas son choix. Avec leurs trois enfants, le couple vit dans une petite maison dans un quartier populaire dans l’ouest de Kaboul. Ils disent ne plus avoir de contact avec leurs parents, qui leur ont tourné le dos après leur décision d’appeler leur fils Donald Trump.

L’enseignant explique avoir une grande admiration pour le président américain. Il a emprunté dans une bibliothèque municipal un livre signé de Donald Trump dont le titre est Comment devenir riche et cela l’a « inspiré » avoue-t-il. En appelant son fils comme le milliardaire devenu président des Etats-Unis, il voulait en quelque sorte « attirer la bonne étoile » sur le dernier de la fratrie.

Mais pour l’instant, ce nom n’a pas porté chance à la famille, bien au contraire. Même si Sayed Assadullah Pooya affirme ne pas regretter son choix, il a dû fermer son compte Facebook, las des commentaires violents, des insultes et des menaces. Depuis que le nom de son fils a été révélé sur les réseaux sociaux, il confie se sentir intimidé en permanence.

Source : RFI

 

Oxfam visée par de nouvelles accusations de viols au Soudan du Sud

Oxfam visée par de nouvelles accusations de viols au Soudan du SudLes révélations d'une ancienne dirigeante d'Oxfam, allant jusqu'à accuser de viols certains employés au Soudan du Sud, ont alimenté mardi le scandale touchant l'ONG britannique, dans le viseur du régulateur des organisations humanitaires.

Helen Evans, directrice de la prévention interne à Oxfam entre 2012 et 2015, a dénoncé l'existence d'une "culture d'abus sexuels au sein de certains bureaux", faisant état de viols ou tentatives de viols au Soudan du Sud ou d'agressions sur des mineurs bénévoles dans des magasins tenus par l'ONG au Royaume-Uni.

Selon une enquête interne menée auprès de 120 personnes dans trois pays différents entre 2013 et 2014, entre 11 et 14% des personnels déployés avaient été victimes ou témoins d'agressions sexuelles. Au Soudan du Sud, quatre personnes avaient été victimes de viols ou de tentatives de viols.

"Cela concerne des agissements de salariés sur d'autres salariés. Nous n'avons pas réalisé d'enquête sur les bénéficiaires de nos programmes d'aide. Mais j'étais extrêmement inquiète de ces résultats", a-t-elle révélé sur Channel 4.

Dans un autre cas, une agression d'un mineur par un adulte commise dans un magasin a donné lieu à des poursuites, a-t-elle révélé. Selon Channel 4, cinq cas de "comportements inappropriés" par des adultes sur des mineurs ont été relevé par Oxfam en 2012/2013, et sept l'année suivante.

Une réunion prévue pour soulever ces sujets avait finalement été annulée, Mark Goldring, le directeur général de l'ONG, estimant qu'il n'y avait "rien à ajouter" au rapport établi par Helen Evans.

Cette dernière a aussi fait part de ses difficultés à obtenir plus de ressources pour mener à bien ces enquêtes.

Interrogé par la chaîne, Mark Goldring s'est excusé pour n'avoir "pas agi assez rapidement". Mais il a assuré avoir pris la question "au sérieux". "Nous avons répondu de différentes manière: par la vérification des faits, par la formation, par le développement d'une ligne d'assistance téléphonique", a-t-il affirmé.

Il a exclu de quitter ses fonctions, sauf si le conseil d'administration lui en faisait la demande. Lundi, la directrice générale adjointe de l'ONG, Penny Lawrence, a démissionné, après des révélations sur le recours à des prostituées et de potentiels abus sexuels par certains de ses agents en mission à Haïti et au Tchad.

La Commission caritative, organisme qui contrôle les organisations humanitaires au Royaume-Uni, a lancé lundi une enquête sur Oxfam, sur la réalité des agressions commises en Haïti et la réaction de la direction.

La commission suspecte Oxfam de n'avoir pas "divulgué complètement en 2011 des détails importants concernant ces allégations et sur sa gestion des incidents".

Source : Romandie News (Suisse)

 

Turquie: l'avion embourbé sur une falaise a été récupéré

Les autorités turques sont parvenues jeudi, au terme d'une délicate opération, à ramener sur la terre ferme un avion qui était embourbé sur une falaise en bord de mer, après une sortie de piste spectaculaire à Trabzon (nord-est).

D'après l'agence de presse étatique Anadolu, le Boeing 737-800 de la compagnie Pegasus Airlines a été remonté sur le tarmac au terme de manoeuvres à haut risque qui ont duré plusieurs heures et mobilisé deux grues et quelque 150 personnes.

Les images montrant l'appareil couché en pente à quelques mètres seulement de l'eau, après une sortie de piste lors de son atterrissage à l'aéroport de Trabzon samedi, ont fait le tour du monde.

Les autorités aéroportuaires turques ont fermé l'aéroport de Trabzon jeudi à 04H00 (01H00 GMT), pour une durée de 24h, pour permettre aux opérations de récupération de l'avion de se dérouler, selon Anadolu.

Des ingénieurs et techniciens ont attaché des câbles métalliques au niveau des ailes et du nez de l'appareil afin de permettre aux deux grues de le soulever très progressivement, avant de le déposer sur le tarmac, selon les images diffusées par l'agence de presse.

Selon Anadolu, l'avion a passé deux heures suspendu dans les airs. Les opérations de récupération ont attiré une foule de visiteurs venus observer les manoeuvres.

Après l'avoir remonté en bord de piste, l'avion doit être vidé de son carburant, puis remorqué dans un hangar où les bagages des 162 passagers qui se trouvaient à bord lors de l'accident seront enfin récupérés.

L'ensemble des passagers et des six membres d'équipage de l'avion, qui avait décollé d'Ankara, étaient sortis indemnes de cette sortie de piste survenue samedi.

L'avion s'était arrêté à quelques mètres des eaux de la mer Noire après s'être embourbé, et avait par la suite glissé de plusieurs mètres avant les opérations de récupération. Les ingénieurs avaient stabilisé l'appareil à l'aide de câbles.

Les deux pilotes ont déclaré aux enquêteurs que l'appareil était sorti de piste après l'accélération brutale et encore inexpliquée de l'un des moteurs après l'atterrissage sur une piste mouillée.

Le moteur en question s'est détaché après le choc provoqué par la sortie de piste et est tombé à la mer.

Source : africatime.com

 

Paris : Arrestation du chauffeur soupçonné d’avoir mortellement fauché un étudiant mauritanien

Paris : Arrestation du chaufeur soupçonné d’avoir mortellement fauché un étudiant mauritanienUn jeune homme d'une vingtaine d'années était mort après avoir été fauché en novembre 2016. Le conducteur, à l'origine des faits, vient d'être écroué. Grâce à un travail de fourmi, les enquêteurs ont retrouvé l'auteur présumé de l'accident qui a coûté la vie à un jeune étudiant, en 2016.

Grâce à un travail de fourmi, les enquêteurs ont retrouvé l'auteur présumé de l'accident qui a coûté la vie à un jeune étudiant, en 2016. C'est un soulagement pour la famille de Mohamed. Ce jeune étudiant mauritanien avait été fauché par une voiture, le 11 novembre 2016 vers 5 h 30 du matin, place de la porte Maillot, devant le palais des Congrès, dans le 17e arrondissement de Paris.

La victime, qui venait de fêter l'anniversaire d'un camarade dans la discothèque le Palais Maillot, avait été traînée jusqu'à la bretelle d'insertion du périphérique intérieur. Son corps avait été retrouvé sur la bande d'arrêt d'urgence.

Rapidement secouru, Mohamed, étudiant en école de commerce, avait été évacué dans un état critique vers l'hôpital Beaujon à Clichy. Il y était décédé cinq jours après son admission.

En charge des investigations, les enquêteurs du 1er district de police judiciaire (DPJ) ont réalisé un travail de fourmi et déployé d'importants moyens pour retrouver la trace du fuyard, accompagné de deux hommes au moment des faits.

Encore sous le choc, les premiers témoins entendus avaient évoqué un véhicule Citroën C3 au volant duquel les trois auteurs de cet accident mortel circulaient, mais sans pouvoir préciser son immatriculation. Les policiers avaient ensuite recueilli un précieux élément : la voiture des fuyards était équipée de jantes d'un modèle particulier.

L'exploitation des caméras de vidéosurveillance implantées porte Maillot et le long du périphérique leur avait aussi permis d'établir que l'automobiliste à l'origine de cet accident s'était rendu jusqu'à La Courneuve en Seine-Saint-Denis après les faits.

Échauffourée porte Maillot

Un minutieux travail de recoupement a ensuite amené les enquêteurs du 1er DPJ à s'intéresser à trois jeunes hommes filmés, la même nuit, au cours d'une altercation avec de jeunes femmes, place Clichy. Selon nos informations, ce sont les trois mêmes qui se sont retrouvés impliqués dans une échauffourée, porte Maillot, avec un groupe de jeunes auquel appartenait la victime.

Interpellés le 20 septembre à Aubervilliers et à Bobigny en Seine-Saint-Denis, les trois suspects ont expliqué avoir «
paniqué » alors qu'ils faisaient face à une vingtaine de personnes. Le conducteur, âgé de 23 ans, a reconnu qu'il avait démarré en trombe, avant de percuter involontairement la victime, domiciliée à Neuilly-Plaisance. Toujours selon nos informations, les auteurs sont revenus sur place, après avoir changé de véhicule, afin de s'enquérir de la situation.

Le conducteur a finalement été mis en examen, avant d'être placé en détention provisoire. Ses deux comparses ont, eux, été remis en liberté, sous contrôle judiciaire.

Source : Le Point (France)

 

 

Fusillade à Las Vegas: au moins 50 morts, le tireur identifié

La police s'est déployée en force le dimanche 1er octobre au soir sur la principale avenue de Las Vegas (ouest des Etats-Unis) après des informations faisant état de tirs depuis l'hôtel-casino Mandalay Bay. Selon un dernier bilan donné par la police, la fusillade aurait fait plus de 50 morts et au moins 200 blessés. L'auteur des coups de feu, un résident de la ville, s'est suicidé avant l'arrivée de la police. Il se nomme Stephen Paddock.

« Nous enquêtons sur des informations selon lesquelles il y a un tireur actif près ou aux alentours du casino Mandalay Bay », a tweeté dans un premier temps la police de Las Vegas. Des coups de feu répétés ont été tirés contre de très nombreuses personnes, dont un officier de police lors d'un concert qui se tenait en plein air dans ce secteur, indique de son côté le journal Las Vegas Sun.

Le tireur se trouvait en fait au 32e étage de l'hôtel-casino Mandalay Bay, à proximité duquel se tenait le concert, ont précisé par la suite les forces de l’ordre. L'homme s'est vraisemblablement tué avant l'arrivée des forces de l'ordre dans la chambre d'hôtel où il se trouvait, a finalement annoncé le shérif de la ville. Il a été identifié, il s'agit de Stephen Paddock, un résident de la ville, a ajouté le responsable de la police. Sa compagne est actuellement recherchée.

Les circonstances de cette fusillade restent floues et les mobiles du tireur sont inconnus, mais « il y avait au moins huit armes à feu » dans sa chambre d'hôtel, a confirmé Kevin McMahill, l'adjoint au shérif de Las Vegas, lundi matin lors d'une interview sur CNN.

Source : RFI

 

 

Attentats en Espagne : au Maroc, les proches de suspects n’ont « rien vu venir »

Photo de la maison des Oukabir, à Ripoll, en Espagne. Dans la bourgade sans histoire de Melouiya au Maroc, le père de Driss et Moussa Oukabir se dit "effondré" depuis l'annonce de l'implication présumée de ses fils dans les attentats en Espagne. "Ils n'avaient montré aucun signe de radicalisation", dit-il à l'AFP.

Moussa, 17 ans, a été tué et son frère Driss, 27 ans, a été arrêté après les attaques menées à Barcelone et Cambrils qui ont fait 14 morts et des dizaines de blessés et ont été revendiquées par le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Initialement prévue pour accueillir une cérémonie de mariage, une tente traditionnelle plantée dans un paysage rocailleux, à quelques mètres de la maison rudimentaire en pierre et en terre des Oukabir, voit finalement défiler les visiteurs venus présenter leurs condoléances.

« La joie a laissé place à la tristesse et à la douleur », souffle Abderrahim, la quarantaine, un oncle des frères Oukabir, aux côtés de leur père Saïd, qui a récemment divorcé de leur mère.

« Nous sommes sous le choc, complètement effondrés », enchaîne, les larmes aux yeux, Saïd Oukabir, entouré de membres de la famille, de voisins et d’amis venus.

« Ils n’avaient montré aucun signe de radicalisation. Ils vivaient comme les jeunes de leur âge, s’habillaient comme eux », jure le père, carrure d’athlète et casquette vissée sur la tête.

« Moussa était un garçon gentil qui ne faisait de mal à personne. Il suivait ses cours normalement et devait passer son bac l’an prochain. Ces derniers temps, il a commencé à faire sa prière (…) mais ça s’arrêtait là. Il était jeune, pas encore mûr, et il s’est sans doute fait manipuler », se lamente-t-il.

Selon lui, la police espagnole a appelé vendredi son ex-femme « qui se trouve en Espagne, pour lui dire que Moussa était mort ».

Ni radicalisme, ni terrorisme’

Moussa a été tué par la police dans la nuit de jeudi à vendredi avec d’autres assaillants, après que leur véhicule a foncé sur la promenade de Cambrils avant de percuter une voiture de police.

Son frère Driss, 27 ans, a lui été arrêté jeudi avec trois autres personnes à Ripoll, au nord de Barcelone.

Parmi les autres suspects, arrêtés ou tués, certains sont originaires de villages voisins de Melouiya dans le Moyen Atlas, dans le centre du Maroc, affirme sous couvert de l’anonymat un membre de la famille. « Ils étaient tous jeunes et se sont rencontrés à Ripoll, personne n’a rien vu venir ».

Dans une pièce voisine, des femmes du village, emmitouflées dans des Tamlheft, tenue berbère traditionnelle, pleurent la mort de Moussa.

« Nous sommes des gens simples, pacifistes. Nous ne connaissons ni le radicalisme, ni le terrorisme », murmure un habitant de cette région sinistrée et majoritairement berbérophone nichée dans le centre du royaume.

L’économie de cette région repose essentiellement sur l’élevage, l’agriculture ainsi que le transfert d’argent des Marocains qui en sont originaires mais établis en Europe, principalement en France, en Espagne et en Italie.

Saïd Oukabir, père également de trois filles, est lui parti dans les années 1990 tenter sa chance en Catalogne.

Son fils Driss, qui a passé son enfance à Aghbala, une commune rurale à huit km de Melouiya, avait alors dix ans.

Moussa est né à Ripoll. La famille vivait depuis entre Melouiya, Aghbala et son pays d’accueil.

‘Foot et drague’

Les proches des frères Oukabir sont eux aussi sous le choc.

« Moussa était doux, toujours souriant. Il ne fumait pas, ne buvait pas », affirme son oncle.

Un de ses cousins affirme qu’il était « studieux, n’a jamais redoublé une classe (…) il aimait jouer au foot, s’amuser, draguer des filles. Il venait ici quasiment une fois par an ici pour passer ses vacances d’été. Cette année, il était censé venir le 15 août ».

Mais, selon ce même cousin, « ces derniers mois, il a commencé à s’intéresser à la religion. Il fréquentait une mosquée à Ripoll. C’est peut-être là qu’il a subi un lavage de cerveau ».

Driss, lui, a « quitté tôt l’école pour travailler honnêtement et gagner sa vie », raconte le père, qui a été convoqué samedi par la police marocaine à Khenifra, une ville du Moyen Atlas.

« Aujourd’hui il est entre les mains de Dieu et de la police », dit Saïd Oukabir. « Il est sous le coup d’une enquête. J’espère qu’ils diront qu’il est innocent. Je n’ai pas envie de perdre mes deux fils ».

Source : Jeuneafrique.com avec AFP

 

Royaume-Uni: Londres sous le choc d'une violente attaque «terroriste»

mediaL'Angleterre a été de nouveau frappée par le terrorisme ce samedi 3 juin au soir. Moins de quinze jours après l'horreur de Manchester où a eu lieu un attentat-suicide à la sortie d’un concert le 22 mai 2017, c'est Londres qui est touchée une fois encore. Une attaque à la voiture-bélier puis au couteau menée par plusieurs hommes armés : bilan : 7 morts ; les trois assaillants ont été abattus. Il y a quatre Français parmi les blessés.

La police a commencé à recevoir des appels de détresse peu après 22 h (heure locale) hier soir expliquant qu’une camionnette blanche venait de foncer sur des piétons sur le London Bridge. Les témoins ont vu le véhicule virer à environ 80 km/h sur le trottoir pour faucher un maximum de gens, avant de finir sa course de l’autre côté du pont, écrasé contre les grilles de la cathédrale de Southwark.

A ce moment-là, trois hommes ont sauté de la camionnette accidentée, et auraient crié « C’est pour Allah », avant de poignarder des gens au hasard en descendant dans des pubs et des restaurants de Borough Market, le marché couvert historique, situé en dessous du pont. La police dit être intervenue et avoir abattu les trois assaillants dans les huit minutes qui ont suivi les premiers appels, qualifiant très vite d’« attentat terroriste » cette attaque, qui a fait 7 morts et près de cinquante blessés.

« La camionnette roulait du mauvais côté »

On a appris un peu  plus tard que les trois terroristes portaient des ceintures d’explosifs qui se sont avérées être des faux. Un autre incident un peu plus loin dans le quartier de Vauxhall, au sud de la Tamise, au même moment, quelqu’un qui a été arrêté après une attaque à l’arme blanche, a finalement été écarté de l’enquête et la police a expliqué qu’il s’agissait d’un fait divers séparé.

Eric Souigenza, un passant témoigne : « La camionnette roulait du mauvais côté de la route, et j’ai d’abord pensé que ses freins avaient lâché car elle roulait très vite, et du mauvais côté. C’était une camionnette blanche avec des bandes jaunes, une de ces camionnettes qu’on peut facilement louer. Elle s’est déportée sur la droite et les gens essayaient de lui échapper. Je crois que personne n’a été blessé par l’impact. Trois personnes sont alors descendues, elles se sont dirigées vers les gens qu’elles avaient failli écraser. Là je me suis dit que c’était pour les réconforter parce qu’évidemment, pour moi, c’était un accident. »

« Mais en fait, continue l'homme, elles se sont mises à les frapper et ont sorti des couteaux. C’était un vrai massacre. Ensuite elles se sont dirigées, je crois que c’est vers la cathédrale de Southwark, en descendant les escaliers vers les bars. Les trois hommes se précipitaient vers les gens qui n’en croyaient pas leurs yeux, ne comprenaient pas ce qui se passait. Et ces gens ont commencé à se défendre, parce qu’ils se faisaient attaquer au couteau. Les trois hommes ont alors décidé de remonter vers le pont, deux se sont arrêtés. Une femme les regardait et ils ont commencé à la poignarder. L’un d’entre-eux a continué vers le pont, je ne sais pas s’il l’a atteint ou s’il s’est dirigé vers Borough Market. C’est là que j’ai décidé de faire demi-tour et de m’enfuir vers le nord du pont. Quand je l’ai traversé, partout il y avait des personnes allongées, qui saignaient. Les gens essayaient de s’entraider, d’être de bons samaritains pour ceux qui étaient blessés ».

Source : RFI

 

 

Royaume-Uni: à Manchester, une attaque meurtrière après un concert fait 22 morts

Royaume-Uni: à Manchester, une attaque meurtrière après un concert fait 22 mortsLundi 22 mai au soir, une déflagration meurtrière s'est produite à la Manchester Arena, juste après un concert de la chanteuse américaine Ariana Grande. Un homme a fait sauter un engin explosif au milieu de la foule.

Le dernier bilan fait état d'au moins 22 morts et 59 blessés. C'est le pire attentat depuis douze ans dans le pays. La Première ministre Theresa May a rapidement dénoncé une « effroyable attaque terroriste ».

La police locale a confirmé que l’explosion s'est produite vers 22h35, heure locale, après un concert donné par la pop-star américaine Ariana Grande, très populaire chez les jeunes, dans la Manchester Arena. C'est une grande salle de concert d'environ 21 000 places où se trouvaient beaucoup de familles et de jeunes enfants.

Les premiers témoins, notamment des parents venus attendre leurs enfants à la sortie du concert, disent avoir entendu au moins une énorme explosion dans le hall d’entrée alors que les gens sortaient. De nombreuses ambulances se sont rendues sur place, rapporte notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix.

Les enquêteurs ont confirmé la piste kamikaze, ce mardi 23 mai en fin de matinée. Selon la police, cet attentat-suicide a été mené par un seul homme qui portait un engin explosif improvisé. D'après les autorités, le terroriste est mort sur les lieux de l’incident en enclenchant son dispositif. La priorité est maintenant de déterminer s’il a agi seul ou avec des complices et s’il faisait partie d’un réseau.

Scènes de panique

Les premières images filmées par des témoins sur leurs téléphones ont montré des scènes de panique à l’intérieur de la salle de concert et des gens en train d’évacuer dans le plus grand chaos, sans aucun officiel en vue pour aider à contrôler l’évacuation. Ce qui semble avoir accru le nombre de victimes, piétinées dans l’immense bousculade qui a suivi l'attaque « barbare », selon les termes de la ministre britannique de l'Intérieur, Amber Rudd.
Cette attaque est la plus meurtrière depuis les attentats-suicides du 7 juillet 2005, dans lesquels 56 personnes avaient été tuées dans les transports en commun londoniens.

Les forces de sécurité ont par ailleurs fermé la gare Victoria Manchester, à proximité de l’arène, et aucun train ne circule sur cette ligne actuellement. Les familles de plusieurs blessés évoquent des blessures provoquées par des éclats d’obus. Il s’agit peut-être de clous ou d’autres objets tranchants, mais il faudra attendre les résultats de l’enquête en cours pour préciser la nature de l’arme utilisée.

La Première ministre britannique Theresa May a réuni son gouvernement en urgence dans la matinée. De nouvelles mesures de sécurité pourraient être décidées concernant notamment le niveau d’alerte terroriste. Au Royaume-Uni, il est fixé à 4 sur 5, le niveau « grave » depuis près de trois ans. Il n’a pas été relevé après l’attaque sur le pont de Westminster à Londres, il y a deux mois.

Suspension de la campagne pour les législatives

Theresa May n'a pas tardé à réagir et a condamné, dans un communiqué, « une attaque terroriste effroyable », précisant que les autorités travaillaient sur « tous les détails » de l'attaque. Le gouvernement doit se réunir dans la matinée, ce 23 mai. Le maire de Manchester, Andy Burnham, a également fait part dans un tweet de son admiration pour les services d'urgence en ajoutant que ses pensées allaient « aux familles qui ont perdu un être cher ».

Ce mardi 23 mai, la Première ministre conservatrice Theresa May et son rival travailliste Jeremy Corbyn ont décidé de suspendre leur campagne en vue des prochaines élections législatives du 8 juin, après l'attentat de Manchester.

La chanteuse Ariana Grande a elle aussi réagi quelques heures après l'explosion. Elle est indemne mais se dit « brisée ». « Du fin fond de mon coeur, je suis tellement désolée. Je n'ai pas de mots », a-t-elle tweeté.

Réactions en cascade

Le président français Emmanuel Macron a fait part de son « effroi » et de sa « consternation ». Du côté du gouvernement français, le Premier ministre, Edouard Philippe, fustige « le terrorisme le plus lâche » qui a « sciemment » visé des jeunes, alors que le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a exprimé sa « solidarité avec le peuple britannique. Mes premières pensées vont aux victimes et familles endeuillées », a-t-il encore indiqué. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a lui « condamné avec grande fermeté cet acte odieux » et présenté ses condoléances aux familles des victimes.

Pour Angela Merkel, « il est inconcevable qu'on puisse exploiter un concert pop joyeux pour tuer ou infliger des blessures graves à autant de gens ». Cette attaque terroriste ne fera que renforcer « notre détermination à combattre, avec nos amis britanniques, ceux qui planifient et exécutent de tels actes inhumains », a ajouté la chancelière allemande.

« C'est avec une grande tristesse et un choc profond que j'ai appris la brutale attaque qui a frappé Manchester, a réagi le président de la Commission européenne Jean Claude Juncker. J'ai le coeur brisé à la pensée qu'une fois de plus le terrorisme a cherché à instiller la peur là où il aurait dû y avoir de la joie, de semer la division là où des jeunes gens et leurs familles devraient se réunir dans la joie. [...] Aujourd'hui, nous pleurons avec vous. Demain, nous travaillerons côte à côte pour combattre ceux qui tentent de détruite notre mode de vie. Ils sous-estiment notre résilience et la vôtre. » De son côté, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a affirmé que son coeur était « à Manchester cette nuit ».

Outre Atlantique, le Premier ministre canadien a également réagi. « Les Canadiens ont appris avec horreur l'attentat survenu à Manchester ce soir. Que vos pensées accompagnent les victimes et leur famille », a écrit Justin Trudeau sur Twitter, quand le Premier ministre belge Charles Michel a exprimé le « soutien des Belges au Royaume-Uni ».



Source : RFI

 

 

Interpol à Nouakchott

Interpol à Nouakchott Interpol, l’organisation de coopération policière internationale, se trouve à Nouakchott depuis quelques jours. La mission serait à la recherche d’un réseau d’arnaques qui pourrait être basé dans les trois capitales que sont Paris, Nouakchott, et Dakar et qui aurait abusé de centaines de victimes, leur extorquant des fonds et des biens mobiliers.

De sources dignes de foi, ce réseau agirait dans le commerce de voitures de luxe, fournirait des logiciels malveillants et serait expert dans la falsification de billets de banque.

Quatre de ses membres seraient déjà sous les verrous, deux arrêtés à Paris, un à Dakar et le dernier saisi à Nouakchott. Les recherches continuent toujours. La mission qui a déployé d’énormes moyens avec la mobilisation de plusieurs dizaines de personnes, aurait d’emblée réussi à situer ses accusés, voire à les repérer.

En fait, le réseau en question est connu dans le marché régional de vente de voitures haut de gamme. Sa méthode : cibler des personnalités dans le vent ou des hommes bien nés, résidant dans un pays de la région, lui présenter un catalogue de voitures de luxe ; et une fois la commande faite, il se charge de la livrer. Comment procède-t-il ?

Selon Interpol, le réseau se ravitaillerait à partir d’Europe, notamment en France, dans des circuits illégaux de grande délinquance spécialisés dans le vol de voitures. Plus de 100 véhicules seraient livrés par ce réseau pendant l’année qui vient de s’écouler, dont une cinquantaine au Sénégal.

Le réseau serait d’abord tombé à Paris il y a trois semaines au terme d’une opération menée par la brigade de répression du banditisme de la police judiciaire parisienne. Laquelle aurait intercepté deux containers chargés de quatre Range qui étaient sur le point d’être déposés dans un cargo en partance pour Nouakchott et Dakar.

Ce type de véhicule est très recherché dans la sous région et en Afrique. Ils sont revendus autour de 10 000 euros. Aux dernières nouvelles, la mission d’Interpol s’est engagée dans des travaux avec la justice à Nouakchott qui devrait leur délivrer au plus tôt des mandats de perquisition dans des lieux et sites ciblés, soupçonnés d’abriter des garages où seraient cachées des voitures volées d’Europe.

En fait, tout porterait à croire qu’en Mauritanie, une vingtaine de véhicules Range sont immobilisées dans des parcs privés et ne circuleraient que le soir. Pour l’heure, l’on ne saurait pas exactement où elles se trouveraient.

Ahmed B
Source : L'Authentique (Mauritanie)

L'EI revendique l'attentat d'Istanbul, la traque se poursuit

L'EI revendique l'attentat d'Istanbul, la traque se poursuitLe groupe Etat islamique (EI) a revendiqué lundi la fusillade commise par un tireur isolé qui a fait 39 morts dans une discothèque d'Istanbul lors du réveillon de la Saint-Sylvestre. L'auteur des tirs est en fuite.

"Dans la continuité des saintes opérations menées par l'Etat islamique contre le protecteur de la Croix, la Turquie, un soldat héroïque du califat a frappé une des discothèques les plus connues où les chrétiens célèbrent leur fête apostate", écrit l'EI dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

C'est la première fois que l'EI revendique un attentat à Istanbul, mais plusieurs attaques contre des cibles touristiques dans la métropole turque lui ont déjà été attribuées par les autorités.

26 étrangers

En novembre, l'agence Amaq, organe de propagande de l'EI, avait affirmé que les djihadistes étaient derrière un attentat au véhicule piégé à Diyarbakir (sud-est). Mais cette attaque avait ensuite également été revendiquée par des Kurdes radicaux.

D'après les derniers chiffres des médias turcs, douze Turcs sont morts dans l'attentat, dont un Belgo-Turc et 26 étrangers. Une victime n'a toujours pas été identifiée.

Parmi les tués, pour la plupart originaires de pays arabes, figurent deux Jordaniens, trois Irakiens et trois Libanais, selon les autorités des trois pays. Une Franco-Tunisienne, une Canadienne et une jeune Israélienne font aussi partie des morts. Les familles des victimes étrangères devaient récupérer lundi les corps de leurs proches.

Les autorités turques ont en revanche confirmé au Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) qu'aucun ressortissant suisse ne figurait parmi les victimes de l'attaque, ont indiqué lundi les services de Didier Burkhalter.

Plus de 120 balles en sept minutes

Environ 600 personnes se trouvaient à l'intérieur du Reina, un night-club très en vue sur les rives du Bosphore, pour fêter le Nouvel An quand un homme armé s'est introduit à l'intérieur de l'établissement, dimanche vers 01h15.

L'assaillant a abattu deux personnes à l'entrée avant de pénétrer à l'intérieur et d'y semer la mort. Selon les médias turcs, il a tiré entre 120 et 180 balles au cours de l'attaque qui a duré environ sept minutes, avant de changer de tenue et de s'enfuir.

Traque en cours

L'identité du tueur n'était pas connue, mais le quotidien Hürriyet a rapporté lundi que les autorités suivaient la piste de l'EI et que l'homme pourrait venir du Kirghizistan ou d'Ouzbékistan. La police a fait circuler une photographie voilée en noir et blanc représentant le tireur présumé réalisée à partir des caméras de vidéosurveillance.

Le ministre de l'Intérieur, Süleyman Soylu, a déclaré dimanche que d'intenses efforts étaient entrepris pour retrouver le tireur et a espéré qu'il serait attrapé rapidement. "Le danger continue", écrit lundi Hürriyet. "Tant que ce terroriste ne sera pas arrêté, nous ne saurons pas où et quand un massacre pourrait avoir lieu."
Cette attaque s'est produite malgré un déploiement massif de forces de police à Istanbul, ville tentaculaire frappée par de nombreux attentats au cours de l'année écoulée.

Selon Hürriyet, les enquêteurs estiment que l'assaillant pourrait être lié à une cellule qui a commis un triple attentat-suicide à l'aéroport Atatürk d'Istanbul qui a fait 47 morts en juin, imputé à l'EI par les autorités.

Offensive en Syrie

L'attentat du Nouvel An survient alors que l'armée turque mène depuis quatre mois une incursion dans le nord de la Syrie dont elle tente de déloger l'EI et des milices kurdes.

Des rebelles syriens appuyés par l'armée turque tentent depuis plusieurs semaines de reprendre la ville d'Al-Bab, un bastion de l'EI dans le nord de la Syrie, où les forces d'Ankara ont subi de lourdes pertes. L'état-major turc a indiqué lundi que des avions turcs et russes avaient bombardé des cibles de l'EI dans le secteur d'Al-Bab dans la nuit de dimanche à lundi.

Cette attaque a suscité une vague de réactions indignées dans le monde. Washington, Moscou, Paris et Berlin, ainsi que le pape François, l'ont notamment condamnée. La Suisse a exprimé sa consternation.

Source : Romandie News (Suisse)

 

 

Turquie: l'ambassadeur de Russie tué à Ankara

Grièvement blessé par balle ce lundi 19 décembre à Ankara, Andreï Karlov, ambassadeur de Russie en Turquie a succombé à ses blessures.

Plusieurs médias turcs rapportent que le diplomate, Andreï Karlov, prononçait un discours lors de l'inauguration d'une galerie d'art lorsque des tirs ont retenti.

Trois autres personnnes ont été blessées. Après une fusillade assez longue, l'assaillant a été « neutralisé » par les forces de sécurité russe. « La personne qui a mené l'attaque à main armée contre (Andreï) Karlov a été neutralisé lors d'une opération », a indiqué l'agence Anadolu, sans préciser si l'assaillant était mort ou vif. L'ambassadeur a été transféré à l'hôpital où il est décédé des suites de ses blessures.

Un témoin a raconté à l'AFP que l'assaillant a parlé « d'Alep » et de « vengeance ». « Pendant que l'ambassadeur faisait un discours, un homme grand, portant un costume, a tiré d'abord en l'air puis a visé l'ambassadeur », a raconté à l'AFP Hasim Kiliç, correspondant du quotidien Hurriyet à Ankara. « Il a dit quelque chose à propos d'Alep et d'une vengeance ».

L'identité du tireur n'a pas encore été établie et l'attaque n'a pour le moment pas été revendiquée. Moscou dénonce un « acte terroriste ».

Cette attaque intervient à la veille d'une réunion à Moscou. Mardi, les chefs de la diplomatie russe, iranien et turc, respectivement Sergueï Lavrov, Mohammad Javad Zarif et Mevlut Cavusoglu, doivent se réunir à Moscou pour donner un nouvel élan aux efforts de règlement de la situation à Alep. Une réunion à laquelle les ministres de la Défense des trois pays vont également participer.

Source : RFI

 

La mort de Shimon Peres à l'âge de 93 ans

Le neuvième président de l'État d'Israël, qui avait été foudroyé il y a tout juste deux semaines par un accident vasculaire cérébral, s'est éteint mercredi matin à Tel Aviv

Shimon Peres a finalement rendu les armes. Ses proches s'étaient réunis mardi en début de soirée au centre médical Sheba de Tel Hashomer, dans la banlieue de Tel Aviv, afin de lui faire leurs adieux.

Figure centrale de la vie politique israélienne depuis la création de l'État, Shimon Peres semblait n'avoir qu'à peine ralenti le rythme de ses activités après son départ de la présidence à l'été 2014. Le 13 septembre dernier, il venait d'intervenir devant un parterre de chefs d'entreprises lorsqu'il a soudain été pris d'un malaise. Hospitalisé en urgence, il a subi quelques heures plus tard une hémorragie intracrânienne massive. Les médecins ont alors cru que son heure était arrivée, avant de reprendre foi le lendemain matin. «Il réagit lorsqu'on lui parle et semble comprendre ce qui se passe autour de lui, si bien que nous espérons une amélioration», confiait alors le professeur Rafi Walden, qui était à la fois le gendre et le médecin personnel de l'ex-président. «Shimon Peres nous a appris à être optimistes», ajouta-t-il lors d'un échange avec la presse.

Benyamin Nétanyahou, assurant prier pour le prompt rétablissement de celui qui fut son adversaire politique, avait tenu à se rendre à son chevet. Le président Reuven Rivlin, en déplacement en Ukraine, a confié mardi soir prier pour son «ami Shimon». Celui-ci avait dû être hospitalisé à plusieurs reprises au cours des derniers mois, notamment pour des problèmes cardiaques.

msn

France: le groupe Etat islamique revendique l'attentat de Nice

mediaDans un communiqué diffusé via l'agence Amaq ce samedi 16 juillet, le groupe Etat islamique présente le Tunisien Mohamed Lahouaiej-Bouhlel comme l'un de ses « soldats », et revendique l'attaque perpétrée par ce dernier au soir du 14-Juillet sur la promenade des Anglais à Nice. Deux jours après la tuerie, qui a fait 84 morts et plus de 200 blessés, il semble que le tueur se soit « radicalisé rapidement ».

Plus de 24 heures après la tuerie qui a fait 84 morts et plus de 200 blessés à Nice au soir du 14-Juillet, le groupe Etat islamique a émis une revendication. Le chauffeur de 31 ans, qui a foncé avec son camion dans la foule réunie pour la Fête nationale sur la promenade des Anglais, est présenté comme un « soldat » de l'organisation jihadiste.

Ce samedi matin, le groupe Etat islamique a diffusé un bref communiqué via son agence de presse Amaq. Cette revendication via les canaux institutionnels et officiels ne laisse aucun doute sur son authenticité, explique notre confrère David Thomson, spécialiste des réseaux jihadistes pour RFI.

Le communiqué explique simplement que le terroriste a répondu aux « appels lancés par l’Etat islamique », à savoir celui de frapper les pays de la coalition en Syrie et en Irak. Pour l'instant, le groupe EI n'a jamais revendiqué un attentat de façon opportuniste, alors qu'il aurait pu le faire. Le crash du vol EgyptAir n’a par exemple jamais été revendiqué.

Les réactions du gouvernement

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve parle d’un « attentat de type nouveau » puisqu'il semble que désormais des individus s'engagent dans des actions violentes « sans nécessairement avoir participé aux combats ou avoir été entraîné. » Le tueur se « serait radicalisé rapidement », en a conclu le ministre de l'Intérieur grâce aux témoignages récupérés de son entourage.

A la sortie d'une réunion à l'Elysée, il a souligné le fait que le Tunisien « n'était pas connu des services de renseignement car il ne s'était pas distingué, au cours des années passées, soit par des condamnations soit par son activité, par une adhésion à l'idéologie islamiste radicale ». Mais le profil de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel reste encore incertain.

Déterminer les motivations encore incertaines de l'assaillant

Les motivations de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel restent troubles. Son passé n'annonçait en rien le passage à ces actes violents. Non fiché par les services de renseignement français, « il n'a jamais fait de prison, jamais ! », a rappelé samedi matin Jean-Jacques Urvoas, ministre de la Justice. Il était uniquement connu des services de police pour violences conjugales.

Dans son village d'origine en Tunisie, le profil de jihadiste ne correspond pas à l'image que les voisins se faisaient du jeune homme. Mohamed, son père, rejette aussi la radicalisation de son fils et met plutôt en avant certains déséquilibres psychiatriques.

Quels sont les liens entre l'assaillant et le groupe EI

Reste à déterminer comment Mohamed Lahouaiej-Bouhlel a mis en place son mode opératoire. L'homme pourrait-il avoir bénéficié de complicités ? Cinq personnes de son entourage ont été interpellées depuis vendredi, dont son ex-épouse.

A la sortie d'un Conseil restreint de sécurité et de défense présidé ce samedi par François Hollande, puis de la réunion de l'ensemble du gouvernement, Bernard Cazeneuve « montre l'extrême difficulté de la lutte antiterroriste ».

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a ajouté qu'il fallait continuer à combattre Daech « là où il est », à l'extérieur comme à l'intérieur de la France, notamment en Syrie et en Irak. Il a par ailleurs confirmé que le dispositif Sentinelle serait maintenu à son plus haut niveau, avec la mobilisation de 10 000 soldats aux côtés des policiers et des gendarmes.

Source : RFI

 

Attentat de Nice: ce que l'on sait du chauffeur, Mohamed Lahouaiej Bouhlel

mediaLe chauffeur du camion a été "formellement identifié".

La course folle de quelque 2 kilomètres du camion de 19 tonnes s'est arrêtée non loin du Palais de la Méditerranée, pneus crevés et pare-brise criblé de balles.

D'après nos informations, le chauffeur du camion a été identifié comme étant Mohamed Lahouaiej Bouhlel, Franco-tunisien de 31 ans domicilié à Nice. Des papiers à son nom ont été retrouvés dans le camion par les enquêteurs.

Il a été abattu par les forces de l'ordre.

Un Niçois de 31 ans, connu pour des petits délits

Mohamed Lahouaiej Bouhlel était seulement connu pour des faits de droit commun, principalement des violences. Il ne disposait pas d'une fiche S de sûreté et était donc a priori inconnu des services de renseignements pour radicalisation. Selon nos informations, sa dernière interpellation pour des faits de violence daterait de moins d'un mois.

Avant d'être abattu par la police, il aurait tiré à plusieurs reprises avec un pistolet de calibre 7.65 mm, selon des sources proches des enquêteurs et plusieurs témoignages. Deux policiers de la brigade spécialisée de terrain seraient à l'origine des tirs qui ont permis de neutraliser le conducteur.

"Au moment où il a été abattu par les policiers, il avait fait feu plusieurs fois", a confirmé le premier adjoint LR de la ville de Nice et président de la région Paca, Christian Estrosi.

L'ancien maire Christian Estrosi avait auparavant évoqué le fait que le chauffeur du camion était en possession d'armes "lourdes" à bord du camion. Il s'agirait en réalité  d'une "grenade inopérante", a été retrouvée dans le camion ainsi que "des armes longues factices".

Selon nos informations, le camion utilisé lors de l'attaque a été loué dans le Var le 12 juillet. Le chauffeur a changé de trajet au moins une fois" durant sa course de deux kilomètres, a affirmé la même source :

"Il a clairement cherché à faire un maximum de victimes."

Le conducteur était seul à bord du véhicule. Reste à déterminer s'il a pu bénéficier de complicités dans la préparation des faits. Selon nos informations, une perquisition est en cours au domicile du suspect à Nice et les enquêteurs analysent actuellement un téléphone portable lui appartenant.

"On ne peut pas exclure des complicités", indique une source proche de l'enquête.

Vers 11 heures, des membres de la police technique et scientifique étaient toujours présents dans l'appartement, situé dans un petit immeuble du quartier des anciens abattoirs de Nice, un quartier populaire de l'est de la ville.

"Il avait l'air de s'amuser"

Un témoin, Nader, qui a expliqué sur BFMTV avoir assisté à l'attaque, a déclaré avoir dans un premier temps pensé que "chauffeur avait perdu le contrôle" de son poids-lourd.

"J'étais dans la rue. Il s'est arrêté juste devant moi après avoir écrasé beaucoup de personnes. J'ai vu un homme dans la rue, nous avons essayé alors de parler ensemble au chauffeur pour qu'il s'arrête", selon ce témoin.

"Il semblait nerveux. Il y avait une fille sous le véhicule, il l'a écrasée. L'homme a côté de moi l'a tirée", a ajouté Nader.

Selon lui, le chauffeur a sorti un pistolet et a commencé à tirer sur la police. C'est à ce moment-là qu'"ils l'ont tué, il avait la tête qui sortait".

"Le camion était presque sur nous. J'ai même eu le temps de voir le visage du conducteur, barbu, qui avait l'air de s'amuser", a témoigné de son côté Cyprien auprès de "L'Obs".

Source : L’Observateur (France)

 

 

[En direct] France: un camion fonce sur la foule à Nice, des dizaines de morts

mediaUn camion a foncé ce jeudi 14 juillet au soir dans la foule sur la Promenade des Anglais à Nice pendant le feu d'artifice, faisant « plus de 70 morts » et probablement « une centaine de blessés », selon les autorités. La préfecture des Alpes-Maritimes a immédiatement évoqué un attentat.

Le drame s'est déroulé alors que des milliers de personnes étaient réunies pour assister au feu d'artifice sur la Promenade des Anglais. Selon de nombreux témoins sur place, un camion blanc a foncé sur la foule vers 22h30. La préfecture des Alpes-Maritimes évoque un attentat et conseille aux habitants de rester cloîtrés.

Le véhicule a foncé à pleine vitesse sur les gens, selon un journaliste l'Agence France-Presse, suscitant un mouvement de panique et jetant des débris tout autour. Un journaliste du quotidien Nice-Matin, qui se trouvait sur place, décrit une scène de panique au moment de l'incident.

Citant une source policière, la chaîne d'information parle de 73 morts. Le sous-préfet des Alpes-Maritimes Sébastien Humbert parle d'une « attaque criminelle de grande ampleur » et évoque « peut-être une centaine de blessés ». Le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca) Christian Estrosi évoque « plus de 70 victimes ».

Le camion « a foncé sur la foule sur une longue distance, le long de la Promenade [des Anglais], ce qui explique ce bilan extrêmement lourd », a précisé le sous-préfet. Le parquet parle d'une distance de 2 kilomètres sur laquelle le camion aurait fauché les personnes présentes sur la Promenade des Anglais.

Le chauffeur « abattu », des armes retrouvées dans le camion

Des témoins ont très vite évoqué des échanges de coups de feu et notamment des tirs provenant du camion. Des impacts sont visibles sur le véhicule arrêté sur la Promenade des Anglais. « Il y a eu des coups de feu et le chauffeur a été abattu », indique Sébastien Humbert.

Sur BFM-TV, Christian Estrosi a assuré que le conducteur du camion était chargé d'armes et de grenades. Selon le président de la région Paca, le chauffeur aurait tiré sur la foule alors qu'il avançait avec son véhicule.

Vers 23h20, un important périmètre de sécurité était délimité à proximité, autour de la place Masséna. De nombreuses ambulances et des membres des forces de l'ordre et des militaires se sont ensuite déployés en nombre, notamment autour de la place Masséna, à proximité et totalement bouclée vers 23h30, rapporte l'AFP. La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisit de l'enquête.

Dès l'annonce du drame, François Hollande, qui se trouvait à Avignon pour une visite privée au Festival, s'est entretenu avec Manuel Valls et le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, avant d'annoncer son retour à Paris, où il est arrivé vers 1h du matin ce vendredi 15 juillet pour se rendre directement à une cellule de crise installée Place Beauvau. Bernard Cazeneuve a de son côté quitté Paris quelques heures après l'attaque pour se rendre sur les lieux du drame.

Depuis l’annonce de l’attaque, les réactions des politiques se multiplient, essentiellement sur Twitter, pour exprimer leur effroi et leur soutien à la population niçoise. Le président du parti Les Républicains Nicolas Sarkozy a ainsi exprimé sur le réseau social son « émotion profonde » et sa « solidarité à l’égard des Niçois ». Un sentiment partagé par la maire PS de Paris Anne Hidalgo. « Nos villes sont unies », a-t-elle twitté.

Mobilisation sur les réseaux sociaux

La mobilisation est de mise sur les réseaux sociaux. Facebook a lancé son outil Safety Check pour permettre aux usagers de signaler à leurs proches qu’ils sont en sécurité. Sur Twitter, les utilisateurs lancent le hashtag #PortesOuvertesNice pour permettre aux personnes ne pouvant rentrer chez eux de trouver un endroit où se réfugier.

Sur Twitter, le CHU de Nice a annoncé le déclenchement du « plan blanc ». Mis en place depuis 2004, ce système implique la mise en alerte des hôpitaux, des services d’urgence et de tout le dispositif de santé publique. Les « plans blancs » prévoient notamment la coordination entre les services d’urgence et la réquisition des personnels médicaux et hospitaliers.

Source : RFI (Avec AFP et Reuters)

 

Black Lives Matter : « l’élection de Barack Obama a exacerbé le racisme aux États-Unis »

INTERVIEW - Les tensions générées par la morts de deux Africains-Américains à la suite de bavures policières viennent rappeler que le racisme constitue un problème structurel que l'élection de Barack Obama est très loin d'avoir résolu, estime la politologue franco-américaine Nicole Bacharan.

L’assassinat de Michael Brown, un adolescent noir, par un policer blanc en août 2014 à Ferguson et les émeutes qui ont suivi avaient déclenché un vif débat sur les questions raciales au sein de la société américaine. Il avait même été envisagé de réformer les forces de l’ordre en réponse aux violences policières contre les Noirs et les minorités dans leur ensemble. Après un temps d’accalmie, des vagues de protestation renaissent consécutivement à la mort de deux Afro-américains, Alton Sterling – Louisiane – et Philando Castille – Minnesota -, tués par des policiers. À quelques mois de la fin du second mandat de Barack Obama, premier président noir de l’histoire, la société américaine se rend compte que la question raciale, qui empoisonne la vie politique et sociale du pays, n’est toujours pas réglée.

Jeune Afrique : Qu’est-ce qui explique la recrudescence des violences policières aux États-Unis ? Malgré les événements de Ferguson, rien ne semble vraiment évoluer dans le bon sens…

Nicole Bacharan : Les mêmes événements se sont toujours produits. Dans un passé encore récent, seule la parole du policier comptait. L’opinion était rarement au fait de ces violences. Le plus souvent, elles étaient classées sans suite sauf lorsqu’il y avait de grandes mobilisations, comme par exemple lors de l’assassinat d’Amadou Diallo – jeune immigré guinéen abattu dans le Bronx le 4 février 1999 par des policiers -. Mais aujourd’hui, avec les nouvelles technologies, on ne peut plus faire semblant. Tout le monde voit.

La médiatisation de ces événements via notamment les réseaux sociaux fait-elle vraiment bouger les lignes ?

Après les événements de Ferguson, le département de la justice a entrepris des mesures telles que l’évaluation des méthodes de la police pour voir ce qui allait et n’allait pas. Certaines sanctions ont été prises. On commence à exiger – ce n’est pas encore le cas – que les policiers portent des caméras sur leurs uniformes. On veut réévaluer à la fois leur entraînement et leurs équipements qui sont de nature militaire. Mais tous ces changements restent encore marginaux.

Rares sont les policiers auteurs de ces crimes à être inquiétés. Pourquoi un tel laxisme de la justice?

Les condamnations sont très difficiles à obtenir parce qu’il y a malheureusement une très vieille histoire de préjugés vis-à-vis des Noirs. La justice reste encore inéquitable. L’autre aspect, c’est que la police américaine travaille dans des conditions extrêmement difficiles dans un pays où circulent plusieurs centaines de millions d’armes. Il y a tous les ans des policiers assassinés dans l’exercice de leurs fonctions. Pour les juges, sanctionner des policiers est une manière d’affaiblir la police. Ce qui explique qu’au moindre doute, les policiers sont relaxés, comme dans l’affaire Freddie Gray.

« Il ne suffit pas que le président parle et propose des réformes pour que le comportement de la police change »

Pourquoi Obama, en tant que président noir, a-t-il échoué sur ce plan ?

Il a consacré peu d’efforts sur cette question durant les premières années de sa présidence. Maintenant qu’il s’y penche, depuis les événements de Baltimore, l’opinion comprend qu’il ne suffit pas que le président parle et propose des réformes pour que le comportement de la police change. Il s’agit d’une question très profonde à la fois dans l’histoire, dans la psychologie et les méthodes de la police. C’est un problème structurel que même un président de bonne volonté ne peut pas régler aussi facilement.

Le fait qu’il soit noir a-t-il constitué un frein ?

Un pays qui a été en mesure d’élire Barack Obama n’est pas majoritairement raciste. Mais son élection a exacerbé les questions raciales. On n’a jamais vu autant de mouvements fascisants et de mouvements de suprématie blanche. Jamais il n’y a eu autant de méfiance dans les cercles conservateurs à l’égard d’un président. De son côté, il s’est efforcé d’être le président de tous les Américains pour ne pas être accusé de mener un programme uniquement adressé à la communauté noire. Aussi a-t-il fait preuve d’une prudence que je qualifierais d’excessive.

« Hillary Clinton est plus tranchante sur les questions qui lui importent »

Hillary Clinton, si elle est élue à la Maison Blanche, peut-elle réussir là où son prédécesseur a échoué ?

L’une des qualités de Hillary Clinton est d’être beaucoup plus tranchante et directe sur les questions de société qui lui importent. Son militantisme de longue date en faveur des femmes et des enfants et contre la circulation des armes dans tous ses excès, peut l’amener à agir avec plus de fermeté. Mais même elle aura des difficultés car il ne s’agit pas simplement de lois ou de mesures politiques mais d’un travail profond à la fois sur l’entraînement et la psychologie de la police.

Pensez-vous que les réponses apportées sur ce sujet par Hillary Clinton et Donald Trump seront les éléments déterminants pour remporter l’élection présidentielle ?

La perception de la population sur la manière dont chaque candidat va aborder les questions économique, sociale et de sécurité internationale sera déterminante. Un candidat comme Donald Trump est perçu, dans ses déclarations, à tort ou à raison comme étant raciste. Il très difficile de soutenir un tel candidat sans être d’une certaine façon favorable au racisme.

Pour les récentes fusillades, une enquête fédérale a été ouverte là où normalement des investigations locales sont réalisées. Faut-il y voir la volonté de l’administration centrale d’éclaircir l’affaire ?

Absolument. L’enquête fédérale relève de la compétence du FBI, qui dépend de Washington. C’est une démarche à la fois du département de la justice et de la police fédérale. Elle intervient quand on a le sentiment que le crime commis dépasse le cadre d’une affaire locale.

« Pour peser dans le débat, BlackLivesMatter doit encore franchir un cap »

On assiste depuis  à des manifestations de grande envergure contre les violences policières. Comment l’Amérique peut-elle résoudre efficacement la question de la discrimination raciale ?

La majorité des Américains est profondément choquée par ce qui se passe. Ce sont des méthodes d’intervention qui ne sont pas tolérables dans une démocratie. On a parcouru du chemin depuis l’esclavage, la ségrégation raciale… Néanmoins, il reste encore beaucoup à faire pour changer les mentalités dans certains domaines, notamment la police et la justice. Il faudrait arriver à trouver un équilibre. S’il faut prendre en considération les conditions de travail difficiles de la police (stress, risques encourus), on ne peut pas non plus leur garantir l’impunité pour leurs bavures. Même en cas de danger, un policier devrait arriver à se protéger sans mettre en péril la vie de son adversaire. La légitime défense ne peut pas donner droit aux abus.

Les mouvements comme BlackLivesMatter peuvent-ils peser dans le débat américain ? Ont-ils un réel impact sur la société américaine?

L’utilité évidente de ce genre de mouvement est de continuer à répandre les images et les vidéos qui constituent des preuves incontestables. Par contre, c’est un mouvement qui souffre, comme beaucoup de mouvements sociaux en Europe, du manque d’organisation. Un mouvement qui se veut citoyen, spontané, circulant par les réseaux sociaux, sans autorité, ni hiérarchie, entièrement horizontal où chacun s’exprime. Pour avoir un réel impact, il faut accepter à un moment être un mouvement politique – pas au sens d’un parti – qui est capable d’être représenté, de parler et de s’exprimer auprès des élus, des départements de police. BlackLivesMatter n’a pas encore franchi ce cap.

Soure : Jeuneafrique.com