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Faits Divers en Afrique

Crues du Fleuve : L’Omvs lance l’alerte et appelle à la vigilance

Crues du Fleuve : L’Omvs lance l’alerte et appelle à la vigilanceMauriweb - L’organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal a lancé l’alerte sur « une montée des eaux et un dépassement de la cote d'alerte le 27 aout 2019 » du fait de fortes pluies enregistrées lors du même mois sur toute la vallée, apprend-on de source officielle.

«Ces pluies diluviennes couplées aux apports des affluents non contrôlés », ont engendré des débordements du fleuve dans les localités de Bakel et Gouraye, précise-t-on de même source indiquant cependant que « les niveaux d'eau se stabilisent actuellement à Bakel et Gouraye, mais la vigilance reste de mise, notamment en cas de nouveaux épisodes pluvieux ».

De même signale l’Omvs, «le barrage de Manantali continue à stocker l'eau et écrêter la crue du Bafing ; toutefois nous appelons les populations de la vallée et du Delta du fleuve Sénégal à rester vigilantes et à prendre toutes les dispositions nécessaires pour faire face aux éventuels débordements du fleuve engendrés principalement par les pluies et les apports des affluents non contrôlés ».

Notons que de fortes précipitations ont été enregistrées dans ces régions longeant le fleuve avec parfois des inondations comme ce fut le cas au Ghidimagha, en Mauritanie.

Source : Mauriweb (Mauritanie)

 

En Afrique du Sud, au moins un mort lors de nouvelles émeutes xénophobes

En Afrique du Sud, au moins un mort lors de nouvelles émeutes xénophobesLe Monde Afrique - Au moins une personne a été tuée et cinq blessées dimanche 8 septembre dans le centre-ville de Johannesburg, la plus grande ville sud-africaine, lors de nouvelles violences dirigées contre les étrangers, a-t-on appris auprès de la police locale.

En début de semaine, l’Afrique du Sud a connu une vague d’émeutes xénophobes, notamment à Johannesburg, qui s’est soldée par la mort d’au moins dix personnes, plus de quatre cents arrestations et des dégâts considérables, selon le dernier bilan des autorités.

Dimanche, à nouveau, une foule de plusieurs centaines de personnes s’est formée dans un quartier défavorisé du centre de la capitale économique du pays et a attaqué des magasins en demandant, selon la presse locale, le départ des étrangers. La police a rapidement dispersé la foule par des tirs de balles en caoutchouc et de grenades paralysantes.

Emotion et colère dans toute l’Afrique

« Nous pouvons confirmer qu’une personne a été tuée » pendant les violences de l’après-midi, a déclaré un porte-parole de la police de la ville, Xlolani Fihla. « Nous ne connaissons pas les causes de sa mort, ni qui en est à l’origine », a-t-il précisé. Un porte-parole de la police nationale, le capitaine Kay Makhubele, a confirmé ce décès et précisé à la télévision locale eNCA que cinq autres personnes avaient été blessées et seize interpellées.

La police a annoncé dimanche soir sur son compte Twitter que la situation était sous contrôle « et qu’elle continuait à surveiller le quartier pour éviter tout nouvel incident ». Les émeutes xénophobes des derniers jours ont causé émotion et colère dans toute l’Afrique. Dans certains pays, comme le Nigeria, des manifestations ont visé en représailles les intérêts sud-africains. Le consul nigérian a annoncé lundi que 600 de ses compatriotes seraient rapatriés, après en avoir fait la demande.

L’Afrique du Sud, première puissance industrielle du continent, est le théâtre régulier de violences xénophobes, nourries par le fort taux de chômage (29 %) et la pauvreté qui frappent sa population.

Le Monde avec AFP

Source : Le Monde Afrique (France)

 

 

Afrique du Sud: la fièvre xénophobe sème le chaos à Johannesburg

En Afrique du Sud, ces dernières heures ont été marquées par la violence contre les ressortissants étrangers (Africains). Depuis dimanche 1er septembre, des centaines de magasins ont été vandalisés et on compte trois morts selon autorités à Johannesburg. Ce lundi, la journée de mobilisation de certains Sud-africains, qui veulent se débarrasser des étrangers, continue. Ce mouvement de contestation a été lancé par les chauffeurs routiers, qui arrêtent depuis plusieurs semaines les conducteurs étrangers et brûlent leurs cargaisons. Le mouvement s'était amplifié la semaine dernière dans le centre de la capitale Pretoria, avec le pillage de nombreux magasins tenus par des migrants.

C’est un mouvement national lancé par plusieurs corporations. Deux en particulier : les chauffeurs de poids lourds ainsi que les associations de taxis. Comme la semaine dernière à Pretoria, ce sont les chauffeurs de taxis de la ville de Johannesburg qui sont allés brûler des dizaines de magasins appartenant à des étrangers.

Ces violences ne sont pas récentes. Depuis un an, les conducteurs étrangers, Zimbabwéens, Congolais ou Zambiens sont persécutés sur les routes car accusés de voler le travail des locaux. 200 sont morts dans ces violences depuis un an.

Aujourd’hui, c’est donc l’heure d’en découdre, selon les conducteurs sud-africains, qui ont installé des barrages informels sur de nombreuses routes du pays. Mais en réalité le gros des violences se concentrent jusque-là dans au moins sept quartiers de Johannesburg depuis dimanche soir, où de simples citoyens viennent détruire piller et brûler.

Aucun magasin sud-africain n’a été vandalisé

Dans le sud de Johannesburg, dans le quartier de Turffontein, plus de 500 habitants s’en sont pris à une dizaine de magasins, pillant tout sur leur passage. Il est très clair que les établissements visés appartiennent à des étrangers, des Pakistanais, Somaliens ou Nigérians. Aucun magasin sud-africain n’a été vandalisé. C’est le cas du magasin de Sebastian qui lui, est Sud-Africain.

« Ils ont décidé de cibler les magasins des migrants, des Congolais et des Pakistanais. Ils n’ont pas touché aux Sud-Africains. C’est injuste car ces gens travaillent dur. Regardez, si vous jetez un œil, c’est vide maintenant », constate-t-il.

Sivuyile Nama est porte-parole de la communauté, responsable des pillages. Il explique l’action des criminels et le ras le bol de ses concitoyens.

« L’Afrique du Sud accueille un nombre impressionnant de migrants. Peut-être même le plus de réfugiés dans le monde ! Donc, qui est supposé s’occuper d’eux ? », interroge-t-il avant de pointer du doigt le gouvernement.

« Les gens veulent du travail et le gouvernement ne nous donne aucune solution. Et on a besoin d’une sortie de crise très rapidement dans ce pays », ajoute-t-il.

Est-ce alors une nouvelle vague d’attaques xénophobes ? Du coté des autorités, on calme le jeu. Le ministre de la police, Bheki Cele, préfère parler de criminalité.

« Pour moi, c’est de la simple criminalité. Les gens volent mais pour le moment, il n’y a rien qui me fasse dire qu’il y a un conflit entre Sud-Africains et les étrangers. On parle de criminalité, pas de xénophobie », dit-il.

Pourtant, le motif des manifestants était clair. Leur communiqué disait. « Trop c’est trop. Les étrangers dehors ! ».

Les étrangers, des boucs émissaires

La situation est extrêmement tendue dans le reste de la métropole. Les boutiques du centre-ville sont fermées pour la plupart. Les policiers sont accusés d’inaction par la société civile. En fait, ils sont complétement dépassés par ces rassemblements spontanés. Ils n’ont pas pu empêcher la mort de trois personnes la nuit dernière. Trois personnes brûlées dans leur magasin, juste après avoir vu des dizaines de Sud-africains casser la vitrine et voler leurs produits.

Joint par RFI, Sheikh Amir, président d’une association de Somaliens d’Afrique du Sud, considère que les étrangers servent actuellement de boucs émissaires.

« J’ai vu des magasins incendiés et pillés. L’intimidation, les insultes et le harcèlement, nous, les migrants, nous avons l’habitude. Mais en ce moment, il s’agit de crimes. Des bandes circulent en minibus. Elles pillent des magasins et les incendient. On ne parle pas d’intimidation. Des policiers sont sur place, mais ils ne font pas grand-chose. Nous sommes même portés à croire que la police et les autorités sont les instigateurs de cette violence. Dès que l’économie commence à ralentir, les migrants servent toujours de boucs émissaires. Le sentiment anti-migrant qui est très fort, est propagé, depuis un mois, de la base au sommet de la classe politique », souligne-t-il.

Pour un premier bilan, ce lundi 2 septembre, on compte une cinquantaine de magasins vandalisés, plus de soixante arrestations et donc trois morts pour le moment. Un policier confiait à RFI que le bilan devrait rapidement monter compte tenu du chaos qui règne dans les rues de Johannesburg.

Source : RFI

 

 

[Chronique] Maroc : arithmétique macabre autour de tourterelles, par Damien Glez

Une vidéo virale dévoile une quantité astronomique d'oiseaux abattus, au Maroc, par un groupe de chasseurs étrangers. L'opinion s'émeut, mais la loi a-t-elle été violée ?

Alors qu’à Genève, les militants de la cause animale viennent de se pencher sur les cas des éléphants et des girafes, à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites), c’est le sort d’oiseaux migrateurs qui émeut les chaumières marocaines. Depuis quelques jours, une vidéo de chasseurs crâneurs a allumé le buzz.

La battue incriminée se serait déroulée dans les alentours de Marrakech. Les trappeurs pourraient être originaires du Golfe persique, si l’on en croit les « spécialistes » en accents de la langue arabe. Quant au gibier, il est composé de tourterelles, ces volatiles saisonniers qui naviguent entre l’Afrique et l’Europe, toujours via le Maghreb.

Si la vidéo est à ce point virale, c’est que la quantité des animaux abattus est colossale. Sur les images, aux pieds des chasseurs bravaches, ce sont des centaines de trophées d’oiseaux qui sont déversés de seaux, de sacs et de cartons. La statistique étant le ressort de l’indignation, des internautes choqués se demandent si ce carnage est légal.

Si la tourterelle fait l’objet de toutes les attentions, sa chasse est régulée et non interdite. Au-delà du statut de chacun de ces touristes qui mériterait d’être vérifié, l’arrêté portant ouverture, clôture et réglementation spéciale de la chasse pendant la saison en cours prévoit, par chasseur en règle, un quota de 50 tourterelles abattues au cours d’une même journée. Et les indignés marocains de se lancer dans une arithmétique toute scolaire…

Améliorer les contrôles et la sensibilisation

Le nombre de cadavres de colombidés visibles sur la vidéo polémique est avoué par leurs bourreaux : « 1490 » abattus au plomb au cours de la « matinée ». Une règle de 3 permet de déterminer le nombre de chasseurs qui homologueraient le carnage : une trentaine.

À supposer que ces effectifs ne soient pas contestés et que les chasseurs puissent être retrouvés, des amendes pourraient être réclamées

Après avoir croisé le décompte sur images avec des informations de la Fédération royale marocaine de chasse, le site 2M.ma affirme que le nombre de chasseurs n’aurait pas excédé 11. Un escadron qui aurait donc pu s’offrir, au maximum, la vie de « seulement » 550 tourterelles. À supposer que ces effectifs ne soient pas contestés et que les chasseurs puissent être retrouvés avant leur départ du territoire marocain – hypothèse déjà contredite, semble-t-il – , des amendes pourraient être réclamées.

Mais pour que ces excès prennent fin avant l’extinction de l’espèce trucidée, il conviendrait d’améliorer les contrôles effectués par les forces de l’ordre et les sociétés organisatrices de chasse touristique. À défaut, il reste la sensibilisation des chasseurs eux-mêmes : en ne respectant pas les quotas d’animaux à abattre, les touristes risquent d’exterminer leurs propres chances de chasser dans les années à venir. Le buzz n’est pas toujours l’ennemi du bien.

Source : jeuneafrique.com

 

Egypte: explosion meurtrière devant un hôpital du Caire

mediaAu moins 20 personnes ont été tuées et une cinquantaine blessées dans l’explosion, dans la nuit de dimanche à lundi au Caire, d’une voiture chargée d’explosifs qui a percuté des véhicules. Le président égyptien parle d’un acte « terroriste ».

Les autorités égyptiennes ont dans un premier temps expliqué que l'explosion était la conséquence d'un accident de la circulation. Une voiture roulant en grande vitesse et en sens inverse devant l'Institut national du cancer, sur la corniche du Nil, a percuté à l'aube trois voitures. Le choc a alors provoqué une énorme explosion.

Mais le ministère de l'Intérieur a précisé dans la journée que la voiture accidentée transportait des explosifs et devait servir à une « opération terroriste » ailleurs préparée par le groupe armé Hasm, considéré par les autorités comme proches des Frères musulmans.

Abdel Fattah al-Sissi a présenté sur les réseaux sociaux ses condoléances « au peuple égyptien et aux familles des martyrs tués dans le lâche incident d'origine terroriste ».

Selon le ministère de la Santé, l’explosion a fait 20 morts et une cinquantaine de blessés. Khaled Megahed, un responsable au ministère de la Santé, a déclaré lors d'une conférence de presse que « trois ou quatre blessés sont dans un état critique dans l'unité de soins intensifs avec plusieurs cas de brûlures. »

Les réseaux sociaux ont publié des images de voitures calcinées et des personnes évacuées vers les hôpitaux. Le procureur général a ordonné une enquête.

En mai dernier, douze membres présumés du groupe armé Hasm, apparu en 2016, ont été tués par les forces de sécurité égyptiennes au lendemain d'une attaque à l'engin explosif artisanal contre un car de touristes qui a fait douze blessés dans le secteur des pyramides de Gizeh.

Source : RFI

 

Au moins 40 migrants tués dans un centre de détention en Libye

Au moins 40 migrants tués dans un centre de détention en LibyeBBC Afrique - Des frappes aériennes ont fait près de 40 morts principalement africains et 80 blessés près de Tripoli la capitale libyenne. L'armée loyale au général Khalifa Haftar a rejeté toute responsabilité, affirmant que ses avions de combat n'ont pas attaqué ce centre de détention.

Les services de secours ont affirmé que ce bilan pourrait s'alourdir parce que disent-ils, 120 migrants étaient détenus dans un hangar atteint de plein fouet par les frappes aériennes. Des fouilles se poursuivent en vue de retrouver d'éventuels survivants dans les décombres.

Les premiers témoins ont décrit un spectacle de corps et de restes humains mêlés aux vêtements de migrants maculés de sang.

Le gouvernement d'union nationale reconnu par la communauté internationale a dénoncé dans un communiqué "un crime odieux", attribuant l'attaque au "criminel de guerre", Khalifa Haftar.

Ce leader de l'Est libyen mène en effet depuis 3 mois une offensive pour s'emparer de Tripoli la capitale mais son armée rejette toute responsabilité sur le drame.

L'attaque contre le centre n'a pas été revendiquée mais des médias pro-Haftar ont fait état d'une série de raids aériens sur Tripoli et la banlieue de Tajoura où se trouvent des camps militaires du gouvernement d'union.

Des migrants arrêtés en mer sont régulièrement ramenés en Libye où ils sont placés en détention arbitraire selon des agences onusiennes et organisations humanitaires qui le dénoncent.

3500 migrants et réfugiés sont en danger dans des camps de détention près des zones d'affrontements selon la mission des Nations Unies en Libye.

Source : BBC Afrique

 

Maroc – Affaire Khadija : report du procès du viol collectif de la jeune fille

Le procès de douze hommes accusés de la séquestration et du viol collectif de Khadija, une adolescente marocaine, en août dernier dans son village, une affaire qui avait suscité l'émoi au Maroc, s'est ouvert mardi devant un tribunal de Beni Mellal (centre), avant d'être immédiatement reporté.

Les avocats de la défense et celui de la victime, qui s’est portée partie civile, ont demandé davantage de temps pour se préparer, et le juge a reporté le procès au 25 juin, a déclaré le conseil de la jeune fille, Me Ibrahim Hachane.

Dans une vidéo diffusée en août et devenue virale, Khadija, une adolescente issue d’une famille défavorisée âgée de 17 ans au moment des faits, avait raconté avoir été kidnappée, séquestrée, violée et martyrisée pendant deux mois par des jeunes hommes de son village d’Oulad Ayad, près de Beni Mellal.

Son témoignage filmé, dans lequel elle montrait des traces de brûlures de cigarettes et des tatouages que ses agresseurs ont, selon elle, gravé de force sur son corps pendant sa séquestration, avait soulevé un tollé dans le royaume et suscité une forte mobilisation.

Briser le silence

Les 12 accusés, âgés de 19 à 29 ans, comparaissaient mardi devant la chambre criminelle de la cour d’appel de Beni Mellal, instance qui les jugera en première instance pour les chefs de « traite d’être humain », « viol », « constitution d’une bande organisée » ou « enlèvement et séquestration ».

La « traite d’être humain » est passible d’une peine maximale de trente ans. Un autre prévenu sera jugé séparément à huis clos le 11 juin, son dossier ayant été disjoint des autres puisqu’il était « mineur au moment des faits », a indiqué Ibrahim Hachane, l’avocat de Khadija.

Je suis encore traumatisée, ce qui m’est arrivé n’est pas facile à supporter

« Les accusés ont avoué les faits qui leur sont reprochés pendant l’interrogatoire de police, mais ont pour la plupart nié devant le juge d’instruction », selon Hachane. « Je suis encore traumatisée, ce qui m’est arrivé n’est pas facile à supporter », avait confié la jeune fille au lendemain des faits. « J’attends avec impatience le début des traitements pour me faire détatouer. Je ne peux même pas regarder mes mains, car je me souviens chaque jour de ce qui m’est arrivé », avait-elle dit.

Elle ne s’est toujours pas fait détatouer, le juge pouvant demander à voir ses tatouages pendant le procès, selon son avocat. « Son état psychologique est encore fragile », a confié son père Mohamed. Le choix de sa fille de briser le silence en s’exposant publiquement est une démarche rare, tant la peur pour leur image et pour la réputation de leur famille est grande pour les victimes. Plus de 90 % des Marocains ayant subi une forme de violence n’ont pas porté plainte contre leurs agresseurs, selon une récente enquête officielle.

Source : jeuneafrique.com

 

Mali : désolation à Bamako après des inondations meurtrières

Après l'orage qui a surpris Bamako jeudi, au tout début de la saison des pluies, l'eau continue à dévaler des collines entourant le quartier populaire de Niamakoro, où décharges sauvages et urbanisation anarchique ont alourdi le bilan d'un phénomène météo pourtant habituel au Mali.

 

Les caniveaux très étroits et encrassés ne parviennent pas à absorber les torrents d’eau qui font déborder les marigots, nombreux dans ce quartier du sud de la capitale malienne bâti dans une cuvette.

Trois des 16 victimes décédées dans les inondations, provoquées par les fortes pluies qui se sont abattues jeudi à l’aube, y habitaient.

Les rues boueuses sont envahies de tôles de toits arrachées, de tables, de chaises ou encore de morceaux de poupées démembrées. Vendredi 17 mai, deux enfants pleurent dans les bras de leurs mères, tous désormais des « sans abris ».

« Nous n’avons plus rien, la pluie a tout emporté. C’est vraiment Dieu qui nous a sauvé. Il fait des miracles, nous sommes un de ses miracles », dit Oumar Bagayoko, 45 ans, enseignant.

À l’angle d’une rue, deux voitures emportées par les eaux sont accrochées au flanc d’un mur. Les propriétaires tentent avec des mécaniciens de récupérer leurs biens. « J’ai acheté la voiture à crédit, je n’ai même pas terminé de payer la totalité et voilà qu’elle est fortement accidentée », se lamente l’un des propriétaires, Georges Kana.

« Changer les comportements »

Le Mali, pays sahélien, connaît souvent des inondations meurtrières dues à de fortes pluies. Ces inondations résultent notamment du mauvais état de maisons souvent en pisé ou bâties dans le lit de marigots, selon des spécialistes.

« ll faut que nous changions de comportement. Il est évident que face à la force de la pluie, des maisons ne pouvaient pas résister. Il nous faut tenir compte de l’environnement », dit Adama Sangaré, le maire du district de Bamako, qui regroupe les six communes de la capitale, lors d’une visite de terrain.

Il montre du doigt les dépôts d’ordures sauvages qui bouchent les canalisations et la construction d’habitations dans des zones inondables. Le maire a promis qu’une « prochaine réunion extraordinaire du conseil municipal » examinerait ces questions.

Près d’une école où se sont réfugiées une quinzaine de personnes ayant perdu leur maison, Maïmouna, une ménagère de 52 ans, fait chauffer une marmite pour préparer le repas. Un peu de riz, un peu de sauce. Le gouvernement a procédé vendredi à une distribution de vivres.

Le Premier ministre, Boubou Cissé, s’est rendu dans un autre quartier de Bamako, Daoudabougou.

« Dérèglement climatique »

Ces dernières années, le Mali a été régulièrement touché par des inondations – plus de 30 morts et des milliers de sans-abris en 2013, au moins cinq morts en 2015 et encore une quinzaine en 2016.

Les pluies diluviennes pourraient se multiplier « abruptement » au Sahel avec le dérèglement climatique et la modification du régime de la mousson africaine, indiquait en juillet 2017 une étude scientifique.

Le centre du Mali, le Niger, le Tchad pourraient recevoir autant d’eau que le nord du Cameroun ou le centre du Nigeria aujourd’hui, qui se caractérisent par un climat tropical, selon cette étude publiée par la revue Earth System Dynamics.

Source : jeuneafrique.com

 

Mali : Kayes, l'esclavage en héritage

Vidéo. Mali : Kayes, l'esclavage en héritageTV5 MONDE - L’esclavage est très répandu dans les zones sahéliennes. Contrairement à la Mauritanie, au Tchad, au Niger ou au nord du Mali, ce n’est pas un groupe ethnique qui en asservit un autre dans la région de Kayes et dans le reste du sud du Mali.

C’est un esclavagisme par ascendance, lié à l’hérédité, qui s'apparente à un système de castes. Dans la région de Kayes, des communautés entières sont victimes de violations de leurs droits. Depuis près d’un an, des « esclaves » ont décidé de s’élever contre l’ordre établi.

Victimes d’agressions physiques, de tortures ou de confiscations de biens, ils mènent une campagne de dénonciation auprès des Autorités. Reportage Kaourou Magassa.

Le jour se prépare à naître sur Bamako. Hamé Coulibaly n’a pas changé ses habitudes, malgré la fuite et la solitude. Et c’est loin de la mosquée de son village et de ses enfants qu’il commence sa journée.

Hamé Coulibaly, membre de l’association Gambana :

"Je suis ici car des gens m’ont dit qu’ils allaient me tuer et que s’ils ne me trouvaient pas sur place, dans mon village, ils me tueraient. Mes femmes sont à Diema, mes enfants aussi et ma mère est restée au village. Mais sans décision de justice comment puis-je rentrer ? J’y retournerai si la loi me garantit que je peux rentrer."

Hamé Coulibaly a été molesté, torturé et spolié dans sa localité de Kérouané dans la région de Kayes. Il vit dans un lieu tenu secret. Il est aujourd’hui la cible principale d’esclavagistes : "Je suis né dans une grande famille. Une famille avec beaucoup de charges. Mais les problèmes que je vis les ont tous impactés. Tous ont été frappés, au village. Certains ont été blessés au point de se rendre à l'hôpital. Nous nous sommes soulevés disant que nous ne sommes pas des esclaves, que nous ne voulons plus de l’esclavage. Cela ne nous plaît pas de l’être, on ne pratiquera plus l’esclavage et les traditions qui en découlent. C’est notre principale revendication."

Réfugié dans son propre pays, il reçoit le soutien d’organisations de défense des droits humains. L’association Temedt lutte depuis 2006 contre l’esclavage par ascendance au Mali.

Abdoulaye Mako, Président d’honneur de Temedt :

"Il y a une rivalité entre deux tendances. Ceux qui pensent que l’esclavage est une coutume, une tradition qu’il faut perpétuer, et ceux qui disent, « on en a assez, on refuse de s’adonner à l’esclavage ». La différence dans la région de Kayes, c’est que ceux qui ne veulent pas de cet esclavage-là, ils sont souvent violentés, ils sont battus, ils sont chassés de leurs maisons, ils sont stigmatisés, ils sont exclus de la société. Alors qu’au nord, si tu ne veux pas être avec quelqu’un, l’esclave de quelqu’un, on ne va pas t’empêcher de partir, ou se mettre à te battre. En tout cas, je n’en ai pas vu moi."

Au premier coup d’oeil, Mambry est un village comme les autres. Pourtant, plus de 1000 déplacés y vivent aujourd’hui. Lassim Konaté, membre d’une association anti-esclavagiste vient s'enquérir de leur sort. La famille de Hona est installée à Mambry depuis 4 mois.Ils sont une trentaine, femmes, vieillards et enfants. Eux sont des djons, "djons" veut dire esclave. Avant leur départ, ils étaient soumis aux « horons », les nobles selon le système de caste au Mali.

Moussokoura Hona, déplacée à Mambry :

"Je n’ai pas peur de la mort, mais mon mari a préféré partir. Des personnes ont été expropriées, nous étions ostracisés dans le village, nous ne pouvions pas sortir, nous ne pouvions pas aller au puits puiser de l’eau. Une personne âgée sera forcément affectée de cette situation. Surtout pour les enfants."

« La première fois que je suis venu, l’endroit était vide, il n’y avait rien. Mais aujourd’hui je vois que des maisons ont été construites. Je suis joyeux, je suis content. C’est la raison pour laquelle je prends des photos. A mon retour, je les montrerai aux membres l’association Gambana. Ils verront que l’endroit est en train d’avancer. Les gens qui sont ici ne souhaitent plus rentrer dans leur localité. C’est pour ça que les maisons ont été construites. Depuis qu’ils sont arrivés, le chef de village les a bien accueillis, ils disposent de tout ce dont ils ont besoin ici », explique Lassim Konaté, membre de l’association Gambana.

Maitre Modibo Sylla est lui avocat à la Cour du Mali, il défend les droits de ces personnes : « Toutes les Autorités de ce pays ont été saisies. Du Président de la République, au dernier citoyen. Tout le monde est informé aujourd’hui au Mali de ce problème. Nous avons saisi le Ministère de la Justice, le Ministère de l’Administration territoriale, de la Sécurité, malgré tout, on a l’impression que ça ne bouge pas ! »

Hamé Coulibaly explique à son avocat : "L’esclavage est aboli au Mali, et même si cela était toujours dans la Constitution, nous n’en voudrions plus. Nous avons besoin de notre liberté et cela en dérange certains, que la justice tranche !"

Au Palais de Justice de Diema, Hamé Coulibaly sort d’une audience avec son avocat. Accusé d’injure non publique, il est également plaignant dans une autre affaire pour avoir été menacé de mort.

« Pour décourager ces esclaves dans leur lutte, et c’est une lutte pacifique, on le dit, ce n’est pas avec violence, à travers la sensibilisation, donc on essaie de les décourager dans cette lutte, à travers des procédures qui ne tiennent pas comme vous l’avez vu ce matin, comme injure non publique. Hamé a dit qu’il n’a insulté personne. Si les audios existent, qu’on les fasse sortir, ça n’existe pas», raconte Maitre Modibo Sylla.

« Ma situation est très fâcheuse, les gens qui sont en train d’attendre dans les voitures, sont venus pour m’agresser car je suis là aujourd’hui. Ils ont fait des appels pour venir en nombre. Ces gens ne sont pas venus pour suivre l’audience, mais bien parce que je suis là. S’ils peuvent faire quoi que ce soit, ils le feront », répond Hamé Coulibaly, membre de l’association Gambana.

Hamé Coulibaly a finalement été exfiltré de la ville de Diema par la garde personnelle du président du tribunal. Remonté, il pourfend tout un système.

Hamé Coulibaly, membre de l’association Gambana :

"Sur 100 plaintes liées à des différends sur l’esclavage, aucune n’aura la mention d’esclavagisme. Les autorités préfèrent invoquer des différends, des coups et blessures, des problèmes de terre, ainsi que plein d’autres justifications, alors que le fond du problème entre les protagonistes est l’esclavage. Des gens se font tout arracher parce qu’ils sont esclaves, mais au lieu que ce soit inscrit sur les plaintes, les agents de la police judiciaire au lieu de prendre toutes les mesures, minimisent les choses en ne mentionnant pas l’esclavage."

La ville de Kayes est la capitale régionale. Le centre névralgique administratif et économique d’une région de 2 millions d’habitants. Waly Traoré s’y rend régulièrement. Elu communal, il est ressortissant du village de Bouillagui. C’est aussi un descendant d’une communauté d’esclaves affranchis.

Soumaguel Ouyahi, secrétaire général de l’association Temedt :

"Tous les soninkés doivent s’inspirer de votre exemple, parce que nous, on pensait que l’esclavage n’existait qu’au nord, mais on a découvert que l’esclavage est une réalité au Mali, et que si vous vous êtes soninkés, et qu’il y a l’égalité chez vous, pourquoi pas, les soninkés vont pas s’inspirer de votre exemple."

« Chez moi, il y a l’égalité totale, tout le monde a le droit d’être chef. Le plus vieux du village est le chef » selon Waly Traoré, élu communal. « Les grands-parents qui ont été capturés par certaines tribus, ce sont ces descendants qui sont là aujourd’hui et qui continuent à être des esclaves. Quand à nous, chez moi à Bouillagui, nos grands parents ont combattus. Nous avons fondé notre village en 1914. Et de nos jours, on dépend de nous-mêmes. Nos grands-parents ont pu combattre ce fléau, et ca n’existe plus » poursuit Waly Traoré, élu communal.

L’esclavage est officiellement aboli en 1905 par l’administration coloniale. Les traditions empêchent l’application de ce principe. L’association Temedt milite pour l’adoption d’un projet de loi portant répression de l’esclavage. Une grande conférence se tient au gouvernorat de Kayes.

Soumaguel Ouyahi, Secrétaire général de l’association Temedt :

"Qu’ils soient esclavagistes ou esclaves, ils sont tous des victimes, maintenant la sensibilisation va à l’endroit de toutes les deux catégories. Chacun a des compétences, mais seules les compétences de l’esclave sont exploitées. Du coup, ce qui va venir, c’est la disette, c’est le déplacement massif de population, c’est le déplacement des Autorités, et les maîtres qui restent là-bas, ils ne savent ni cultiver, ni faire du thé, ce sont les esclaves qui le font."

Waly Traoré tient à nous emmener dans son village. Situé à quelques encablures de la frontière mauritanienne, il est isolé dans un paysage semi désertique. 70 familles ont fondé ce village de liberté. Il en existe une dizaine dans les environs.

Waly traoré, élu communal :

"Depuis l’arrivée de nos grands-parents sur ces lieux jusqu’au jour d’aujourd’hui, nous vivons dans la paix et dans la cohésion. C’est une fierté pour moi. Mon père a immigré et je suis né ailleurs. Mais quand je suis revenu dans le village, j’ai rencontré les autres membres de ma famille. Ils étaient heureux et je suis resté. Je travaille ici comme enseignant. Mon rôle est de partager mes connaissances aux enfants. Ce sont eux qui seront les adultes de demain. La destinée de ce village leur appartiendra un jour. Ils doivent suivre nos traces pour vivre en paix."

C’est tout un héritage qu’il souhaite transmettre. Originaires du nord de la Côte d’Ivoire, des régions de Sikasso et de Ségou, les habitants de Bouillagui sont les descendants des captifs fait prisonniers lors des conquêtes de Samory Touré au 19e siècle.

Hamé Coulibaly poursuit sont combat. Il diffuse chaque vendredi des messages sur une multitude de groupes Whatsapp de son association. C’est sa seule arme pour continuer à sensibiliser contre l’esclavage.

« Nous menons nos campagnes de sensibilisation par téléphone pour que les gens comprennent ce qui se passe. Ils nous refusent le fait d’avoir des délégations qui puissent se rendre dans les villages, rencontrer les maires pour travailler ensemble afin qu’il n’y ait pas de violences. Mais comme ça avec le téléphone, toute personne peut entendre le message sans que l’on se déplace. Je vais continuer parce que si je ne le fais pas, cela montrera que notre lutte a été vaine. Je vais continuer jusqu’au bout. Je ne sais pas si l’esclavage se terminera de mon vivant. Cela peut prendre beaucoup de temps si le gouvernement ne prend pas les mesures adéquates » raconte Hamé Coulibaly, Membre de l’association Gambana.

De Bamako à Kayes et de Kayes à Kidal, plus de 800 000 maliens vivent toujours dans une forme d’asservissement.

La société malienne est castée. Il exist trois principaux groupes :

- Les « horons », les nobles majoritairement issus des familles de chefferie, ou de cultivateurs.

- Les « nyamakalas », qui regroupent les familles de griots, de forgerons, c’est leur nom de famille ou leur fonction sociale qui les définit.

- Les « djons », les esclaves, ils sont encore aujourd’hui dans certains villages au service du premier groupe social. Ils sont réduits au rang de citoyens inférieurs.

Malgré la signature par le Mali de tous les accords internationaux condamnant l’esclavage où les violations des droits de l’homme. Malgré aussi la constitution du pays qui déclare que « tous les maliens naissent libre et égaux en droit et en devoir », le pays est à la peine dans ces applications.

L’esclavage est tabou. Mais c’est une histoire ancienne. Durant tout le 20ème siècle, certaines populations ont réussi à se libérer du joug de l'esclavage mais la classe dominante a tout fait pour isoler les populations émancipées pour être sure que les autres ne suivent pas leur pas. Au Mali et selon les associations anti-esclavagistes, plus de 800 000 maliens vivent dans l’asservissement.



Kaourou Magassa, Arouna Sissoko, Kader Ouattara et Hamza Ouhbi
Source : TV5 MONDE (France)

 

Niger : au moins 58 morts dans l’explosion d’un camion-citerne à Niamey

Au moins 58 personnes sont mortes après l'explosion d'un camion-citerne à quelques centaines de mètres de l'aéroport international de Niamey. Un « riverain » qui aurait « laissé sa moto en marche » près du véhicule serait à l'origine de l’exposition, selon le ministre de l'Intérieur nigérien, Mohamed Bazoum.

Le bilan est lourd après l’explosion d’un camion-citerne à Niamey, intervenue dans la nuit de dimanche à lundi aux environs de 1 heure. Cinquante-cinq personnes ont été tuées par l’explosion de ce véhicule transportant de l’essence, à quelques centaines de mètres de l’aéroport international de Niamey. Trois autres personnes ont succombé des suites de leurs blessures à l’Hôpital national de Niamey (HNN), selon le porte-parole du gouvernement, Abdourahamane Zakaria.

Joint par Jeune Afrique, le ministre de l’Intérieur Mohamed Bazoum a confirmé ce bilan provisoire, faisant également état de « 37 personnes brûlées évacuées vers les centres médicaux » et de « 5 véhicules et 25 motos calcinés » durant l’explosion.

D’après le ministre de l’Intérieur, qui s’est rendu sur place ce lundi matin aux côtés du Premier ministre, Brigi Rafini, un « riverain serait à l’origine de l’explosion ». L’homme en question, « un motard venu pour siphonner l’essence avec un bidon », aurait « laissé sa moto en marche », a précisé Mohamed Bazoum, citant des témoignages.

Selon des témoins interrogés par un journaliste de l’AFP, le camion s’est renversé sur les voies de chemin de fer à la sortie de la ville. Des badauds tentaient de récupérer l’essence qui fuyait lorsque l’explosion s’est produite.

Mahamadou Issoufou sur place

Le président Mahamadou Issoufou s’est rendu lundi à l’Hôpital national de Niamey, où 31 blessés ont été transférés, 3 victimes étant soignés à l’Hôpital de référence de Niamey, 2 autres à l’Hôpital national de Lamordé et une victime au Centre hospitalier régional (CHR) de Poudrière.

Source : jeuneafrique.com

 

Crash du vol Ethiopian Airlines : « Boeing doit revoir son système de contrôle des vols »

Le rapport préliminaire de la commission d'enquête sur le crash du vol Ethiopian Airlines, qui a fait 157 morts le 10 mars dernier, confirme que la catastrophe ne vient pas d'une erreur humaine. Ses conclusions mettent plutôt l'accent sur le système de stabilisation de l'appareil, qui avait déjà joué un rôle-clé dans le crash du vol Lion Air, en octobre 2018.

Le Boeing 737 Max qui s’est écrasé le 10 mars dernier en Éthiopie « n’a pas été endommagé par un objet étranger » mais a subi, après un « décollage normal », un problème de « piqué répétitif et non commandé » auquel les pilotes ont vainement tenté de remédier en suivant les procédures d’urgence recommandées par Boeing pour désactiver le pilotage automatique et reprendre le contrôle de l’appareil.

C’est ce qui ressort de la conférence de presse qui a eu lieu ce 4 mars à Addis-Abeba, en présence de la ministre éthiopienne des Transports, Dagmawit Moges, et du responsable de l’enquête éthiopienne. Selon les conclusions qui avaient déjà fuité depuis plusieurs jours, c’est un logiciel, le système de stabilisation de l’appareil (MCAS), qui font l’objet principal du rapport préliminaire. Mais ce logiciel n’a pas été directement cité par les officiels éthiopiens durant la conférence de presse.

Une défaillance logicielle

L’enquête « n’a pas pour but de dresser des accusations, mais d’assurer la sécurité future », a précisé la ministre, selon laquelle « le système de contrôle des vols doit être revu par le fabricant ». Le problème du MCAS a déjà été identifié par Boeing, qui prépare une mise à jour logicielle pour empêcher la répétition d’un tel accident.

« Le fait que ce rapport ne présente pas de problème de conception, mais une défaillance logicielle qu’il connaît déjà et s’efforce de corriger est un soulagement pour le constructeur. Le système ne s’appuiera plus sur un seul capteur ni ne forcera le nez à plusieurs reprises », analyse Chris Bryant, chroniqueur pour Bloomberg.

Cependant, pour Michael Hewson, analyste de CMC Markts UK interrogé par l’agence de presse, ce rapport reste une « mauvaise nouvelle » pour Boeing : « Si les pilotes ne sont pas à blâmer, cela signifie que ses process vont être attentivement scrutés », a-t-il déclaré.

Le PDG d’Ethiopian Airlines, Tewolde GebreMariam, a réagi via un communiqué se disant « très fier de l’attitude de nos pilotes, qui ont suivi les procédures d’urgence recommandées, et de leur haut degré de professionnalisme dans une situation aussi difficile ».

Les 737 max immobilisés

L’avion d’Ethiopian s’est écrasé six minutes après son décollage le 10 mars. Le 29 octobre, un même appareil de la compagnie indonésienne Lion Air s’était abîmé en mer de Java, faisant 189 victimes.

Ces deux catastrophes rapprochées ont conduit il y a trois semaines les autorités à immobiliser toute la flotte des 737 Max dans le monde en raison de leurs similitudes : accidents survenus quelques minutes après le décollage à l’issue de mouvements d’oscillation brutaux et rapprochés. L’enquête éthiopienne n’est pas terminée : le rapport complet ne sera publié que dans un an, a annoncé Dagmawit Moges.

Source : jeuneafrique.com

 

Mali: plus de cent morts dans un massacre dans le village peul d'Ogossagou

Mali: plus de cent morts dans un massacre dans le village peul d'OgossagouRFI Afrique - Au Mali, c’est un véritable massacre qui a eu lieu, au matin de ce samedi 23 mars, dans un village peul du centre du pays. Des hommes armés habillés en chasseurs traditionnels ont fait irruption dans le village d'Ogossagou. Selon des sources concordantes, plus de 100 personnes ont été tuées.

Cheick Harouna Sankaré est le maire d’une commune du centre du Mali. Comme d’autres, bouleversé, il décrit la scène. Tôt ce samedi matin, des hommes armés débarquent dans le village d'Ogossagou, non loin de la ville de Bankass, « massacrant plusieurs dizaines de civils peuls ».

Un autre élu donne des détails. Le chef de village, Amadou Belko Bari est « tué devant sa mère » qui sera, à son tour, « exécutée ».

Un chef religieux local, Bara Sékou, a également « été tué ».

Dans la furie, les assaillants n’épargnent personne… ni les femmes, ni les enfants, ni les jeunes, ni les vieillards, tous de la communauté peule.

Et comme s’ils s’étaient bien préparés, alors qu’un groupe tuait sans discernement, un autre groupe d'assaillants habillés en chasseurs traditionnels mettait le feu aux cases.

Dans le village d'Ogossagou, il y a également un endroit où étaient cantonnés les jeunes peuls armés, ex-jihadistes ou pas, qui souhaitaient intégrer le Processus désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR). Certains, parmi eux, ont perdu également la vie.

Selon des sources concordantes, le dernier bilan fait état de plus de 100 morts.

Source : RFI Afrique

 

 

La triste liste des 35 pays frappés par la tragédie d'Ethiopian Airlines

La triste liste des 35 pays frappés par la tragédie d'Ethiopian AirlinesLa catastrophe aérienne de la compagnie Ethiopian Airlines frappe bien sûr l'Ethiopie, où s'est écrasé le Boeing 737 peu après son décollage d'Addis Abeba, le Kenya, où devait atterrir l'appareil, mais aussi pas moins de 35 pays dans le monde qui ont perdu des ressortissants dans l'accident. A bord du vol ET 302 se trouvaient 149 passagers et 8 membres d'équipage, aucun n'a survécu.

Les Kényans payent le plus lourd tribut avec 32 personnes décédées. La capitale, Nairobi, abrite de plus le plus grand centre régional de l'ONU dans la région, et les Nations unies sont particulièrement endeuillées à la suite de ce drame : au moins 19 employés de plusieurs agences et organisations affiliées sont morts.

"La tragédie affecte profondément toute la famille de l'ONU", a déclaré Antonio Vitorino, le directeur de l'Organisation internationale pour les migrations basée à Genève.

Cinq autres organisations des Nations unies déplorent des victimes, le Programme alimentaire mondial, le Haut commissariat pour les réfugiés, la Banque mondiale, l'Union internationale des télécommunications et le Programme des Nations unies pour l'environnement. Seule la direction du Programme alimentaire mondial a pour le moment établi le nombre de ses employés décédés, ils sont 7.

Le Canada, deuxième pays le plus meurtri

Après le Kenya, c'est le Canada qui a perdu le plus de ressortissants dans la catastrophe aérienne, 18 au total. Ottawa n'a pas encore donné les identités des victimes. "Nous nous joignons à la communauté internationale pour pleurer la perte de tant de vies", a écrit le Premier ministre, Justin Trudeau sur son compte Twitter. "Nos pensées vont aux victimes du vol ET 302, y compris les Canadiens qui étaient à bord et ceux qui ont perdu un être cher", a-t-il également déclaré.

Neuf Français sont morts dans l'accident du Boeing 737 d'Ethiopian Airlines, c'est le dernier bilan fourni par le ministère français des Affaires étrangères. Un centre de crise et de soutien aux familles des victimes a été mis en place; une cellule de crise est également ouverte, on peut la joindre au 01.43.17.51.00.

On commence à connaître quelques identités. Parmi les 32 victimes kényanes se trouve Hussein Swaleh Mtetu, un ancien secrétaire général de la Fédération nationale de football. On sait aussi qu'un député slovaque, Anton Hrnko, a perdu son épouse et ses deux enfants dans la catastrophe.

On dénombre parmi les 157 personnes décédées :

32 Kényans, 18 Canadiens, 9 Ethiopiens, 9 Français, 8 Italiens, 8 Chinois, 8 Américains, 7 Britanniques, 6 Egyptiens, 5 Allemands, 4 Slovaques, 4 Indiens, 3 Autrichiens, 3 Suédois, 3 Russes, 2 Espagnols, 2 Polonais, 2 Marocains, 2 Israéliens. Djibouti, le Mozambique, le Rwanda, le Soudan, la Somalie, le Togo, l'Ouganda, le Nigeria, la Belgique, l'Irlande, la Norvège, la Serbie, l'Indonésie, le Népal, l'Arabie Saoudite et le Yémen ont tous perdu 1 ressortissant.

Source : Euronews

 

DGSN/Maroc : 980 g de cocaïne extraits des intestins d’un Brésilien interpellé à l’Aéroport Mohammed V

DGSN : 980 g de cocaïne extraits des intestins d’un Brésilien interpellé à l’Aéroport Mohammed V Une quantité totale de 980 grammes de cocaïne, emballée dans 81 capsules, a été extraite, samedi 26 janvier 2019, des intestins d’un ressortissant brésilien arrêté le 14 janvier à l’aéroport international Mohammed V, apprend-on auprès de la préfecture de police de Casablanca.

Les services de la sûreté nationale à l’aéroport Mohammed V avait interpellé le mis en cause (22 ans) à son arrivée à bord d’un vol en provenance de Sao Paulo (Brésil), précise la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) dans un communiqué, ajoutant que le prévenu, qui comptait se rendre à la capitale française (Paris), était soupçonné de trafic de cocaïne dans ses intestins, ce qui a nécessité son placement sous surveillance médicale au CHU Ibn Rochd de Casablanca.

Après la stabilisation de son état de santé, le suspect a été placé en garde à vue à la disposition de l’enquête menée sous la supervision du parquet compétent, souligne la même source.

Cette affaire s’inscrit dans le cadre des efforts intensifs déployés par les services de la DGSN pour la lutte contre le trafic de drogues et de psychotropes à l’échelle internationale, conclut le communiqué.

Source : L'Observateur du Maroc

 

 

Atterrissage en urgence d’un avion tunisien avec une majorité de passagers mauritaniens

Atterrissage en urgence d’un avion tunisien avec une majorité de passagers mauritaniensUn avion de la compagnie tunisienne qui assurait la liaison Tunis-Nouakchott dont la majorité des passagers étaient de nationalité mauritanienne a effectué dans la nuit de jeudi à vendredi un atterrissage en urgence sur l’aéroport international Carthage après une demi-heure de vol.

L’appareil a été contraint de rebrousser chemin après 30 minutes de vol à cause des mauvaises conditions atmosphériques, de fortes pluies, des éclairs et des tonnerres qui ont affecté l’un des moteurs de l’appareil.

Des sources recueilles parmi les passagers ont déclaré que le commandant de bord de l’appareil les avait informé de l’incident technique et leur a dit qu’il rebroussait chemin vers Tunis pour tenter un atterrissage en urgence.

Selon les mêmes sources une véritable panique a prévalu au sein des passagers dont certains se sont évanouis et d’autres ont été saisis d’une véritable hystérie.

A l’atterrissage de l’appareil sur l’aéroport de Tunis-Carthage il y avait des mesures exceptionnelles et des dizaines de pompiers sur place afin de faire face au pire.

Selon les mêmes sources le même appareil était arrivé vendredi matin à Nouakchott après que les conditions atmosphériques se soient améliorées.

La Tunisie et bon nombre de pays nord-africains et des pays du sud de l’Europe connaissent en cette période une vague de froid accompagnée de fortes pluies et de chute de neige qui ont affecté un grand nombre de vols.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

Les migrants naufragés : témoignage de l’unique rescapé

Les migrants naufragés : témoignage de l’unique rescapéLa prière de l’absent a été organisée vendredi à la mémoire des migrants mauritaniens qui ont péri en mer alors qu’ils tentaient de se rendre en Espagne à bord d’une embarcation de fortune.

Les proches des victimes, se sont basés sur les déclarations de l’unique rescapé, un malien qui était à bord de l’embarcation à bord de laquelle se trouvaient 54 migrants à majorité des mauritaniens.

Les familles des victimes continuent de privilégier les déclarations du jeune malien, parlant la langue Soninké qui a été recueilli en pleine mer par des pêcheurs marocains qui l’ont conduit vers la ville de Nador.

La version de ce rescapé, « véritable mystère », a été largement reprise dans les milieux des familles soninkés des naufragés à travers le Watsapp avant d’être ensuite propagée sur les réseaux sociaux et dans les médias mauritaniens.

Très peu d’informations sont encore disponibles à propos de ce rescapé, la source première à propos de ce naufrage collectif entre les côtes marocaines et espagnoles.

Sahara Medias, qui avait cherché à contacter cet unique rescapé a pu contacter des sources familiales et locales qui ont affirmé disposer d’enregistrements du rescapé qui donnent les détails du naufrage et comment il avait été sauvé en pleine mer par des pêcheurs marocains.

Seulement ces sources ignorent tout sur l’identité de cet unique rescapé et se limitent à affirmer qu’il est de nationalité malienne, parlant le Soninké, une langue parlée par des populations locales aussi bien en Mauritanie qu’au Mali.

Sahara Media a également contacté une organisation espagnole active dans le domaine de la migration et de l’assistance aux migrants, qui a affirmé avoir communiqué avec le rescapé, en traitement dans un hôpital marocain et qui serait encore, selon cette organisation, sous le choc.

Cette organisation a encore ajoutée que l’embarcation avait lancé un SOS intercepté par des équipes espagnoles de sauvetage et qui faisait état de la présence de 54 migrants dont 3 femmes, mais c’est le rescapé qui a donné les détails disponibles et déclaré que parmi les naufragés des personnes de nationalité mauritanienne.

Sahara Media s’est aussi adressé à la cellule de suivi mise en place par le gouvernement mauritanien pour tenter d’en savoir plus.

Une source parmi celle-ci, qui a souhaité garder l’anonymat, a révélé que la commission a eu un entretien téléphonique avec l’ambassadeur malien au Maroc qui a affirmé qu’il n’était pas au courant d’un naufragé malien dans les hôpitaux marocains mais il a reconnu la présence de ressortissants maliens détenus par les services de sécurité marocaine à Nador.

Le diplomate malien s’est étonné que ce rescapé n’ait pas communiqué avec les autorités de son pays ou sa famille, dès l’instant où il a pu communiquer avec des proches de migrants mauritaniens.

La source mauritanienne ajoute par ailleurs que tous les efforts ont été déployés auprès des autorités médicales et sécuritaires marocaines en vain, pour tenter de contacter ce survivant au naufrage collectif, alors que l’organisation espagnole affirme l’avoir contacté et discuté avec lui.

Selon l’organisation espagnole contactée par Sahara Media, il est difficile, en l’absence de cadavres ou d’autres rescapés de déterminer les nationalités des victimes, affirmant que l’information concernant des naufragés mauritaniens émane de l’unique rescapé et que la liste des victimes qui circule a pour origine des familles.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

 

Ghana: un journaliste d’investigation assassiné à Accra

Un journaliste d'investigation a été abattu par balles mercredi soir alors qu'il rentrait chez lui à Accra au Ghana. Ahmed Husein participait à une vaste enquête sur la corruption dans le football africain. Il faisait partie de l'équipe de reporters infiltrés dirigée par le célèbre journaliste Anas Aremeyaw Anas.

Ahmed Husein collaborait avec Anas Aremeyaw Anas, un journaliste qui apparaît masqué pour protéger sa sécurité, un peu à la manière d'un justicier masqué. C’est lui qui était à l’origine, l’année dernière, d’un documentaire sur des matchs de foot truqués au Ghana, « Number 12 ».

Membre de son équipe, Ahmed Husein, a été abattu mercredi soir alors qu’il rentrait chez lui. Pour l’instant, la police n’a pas encore identifié l’autre de cet acte. Mais la sécurité d’Ahmed Husein n’était pas totalement garantie. En effet, un député ghanéen, Kennedy Agyapong, avait récemment diffusé sa photo à la télévision nationale, promettant une récompense à qui le passerait à tabac. Le journaliste avait d’ailleurs déposé une plainte.

Anas Aremeyaw Anas a réagi à cet assassinat en mettant en ligne ce matin des extraits de l'interview de ce député du parti au pouvoir. En incrustation, on peut lire : « Personne ne nous réduira au silence dans notre combat contre la corruption. Le journalisme n’est pas un crime ».

Pour le documentaire « Number 12 », ces journalistes avaient utilisé des caméras cachées pour piéger des dizaines d'arbitres et plusieurs dirigeants de la Fédération ghanéenne de football, y compris son président, qui se voyaient proposer des pots-de-vin. Suite au scandale, plus de 50 arbitres avaient été suspendus par la Confédération africaine de football.

Source : RFI

 

Mali: après la tuerie de Koulogon l'émotion est forte dans le pays

Au Mali, l'émotion est encore forte dans le centre du pays, après la tuerie de Koulogon. Ce village peul du cercle de Bankass a été attaqué, le mardi 1er janvier, par des chasseurs dogons traditionnels, les « dozos », qui ont tué 37 personnes dont trois femmes et des enfants. Dans la soirée même, le gouvernement a publié un communiqué pour condamner ces violences. Dans le centre du Mali, les conflits intercommunautaires se multiplient depuis plus d'un an et demi. La communauté peule demande une action plus ferme du gouvernement.

Une vingtaine d'arrestations, des militaires déployés dans tout le cercle de Bankass... la réaction des autorités, hier, après le massacre de Koulogon, ne s'est pas fait attendre, selon Amadou Koïta, porte-parole du gouvernement : « Tous ceux qui seront impliqués dans cet acte ignoble seront condamnés conformément à la loi. Le procureur d’ailleurs a été saisi pour ouvrir des enquêtes. Le gouvernement condamne et ne saurait tolérer de tels actes. Le gouvernement de la République du Mali, à travers le Premier ministre qui a effectué plusieurs voyages dans le centre, s’emploie à amorcer une dynamique de dialogue intercommunautaire. »

« Mort certaine »

Mais la communauté peule n'a pas la même vision de la situation. Depuis plus d'un an, l'association culturelle Tabital Pulaaku tire la sonnette d'alarme, sans la moindre réaction des autorités, selon Abdul Aziz Diallo, l'un de ses membres : « Nous avons dit de procéder au désarmement immédiat de toutes les milices. Nous avons demandé de débloquer les marchés, parce qu’aujourd’hui vous ne pouvez acheter ni le riz, ni le mil, ni les condiments, ni vous rendre sur les points d’eau pour abreuver votre bétail ou aller dans les pâturages. C’est la mort certaine. »

« Et nous demandons au gouvernement d’appliquer les mêmes mesures pour toutes les communautés, poursuit-il. Il y a eu des mesures qui ont été éditées pour interdire la circulation à moto, la détention d’armes. Les Dogons circulent impunément avec leurs armes. Nous n’avons eu aucun résultat. Aucun »

Selon les Nations unies, en 2018, au moins 195 civils ont été tués lors d'attaques commises par des chasseurs dozos.

Source : RFI

 

Maroc : la « piste terroriste » envisagée dans le meurtre de deux jeunes Scandinaves

Maroc : la « piste terroriste » envisagée dans le meurtre de deux jeunes ScandinavesLes suspects arrêtés après la découverte des corps d’une Danoise et d’une Norvégienne auraient « des liens avec le milieu islamiste radical ».

La police marocaine envisage sérieusement la « piste terroriste » après le meurtre de deux jeunes Scandinaves dans le sud du Maroc, du fait des profils des suspects arrêtés, a-t-on appris de sources concordantes.

« La piste terroriste n’est pas à écarter. Les investigations se poursuivent » après la découverte des corps des deux randonneuses danoise et norvégienne, lundi 17 décembre, dans une vallée du Haut-Atlas, a déclaré à l’AFP Boubker Sabik, le porte-parole de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).

« La piste radicale islamiste n’est pas écartée, du fait du profil » des suspects arrêtés, « qui ont des liens avec le milieu islamiste radical », a par ailleurs déclaré à l’AFP une source proche du dossier. Le suspect arrêté lundi dans un quartier populaire de Marrakech « appartient à un groupe extrémiste », selon un communiqué du procureur général du roi près la Cour d’appel de Rabat. Les trois autres suspects ont également été arrêtés à Marrakech, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier. L’un des trois a un « passé judiciaire lié à des actes terroristes ».

Les deux victimes sont deux amies : Louisa Vesterager Jespersen, une étudiante danoise de 24 ans, et Maren Ueland, une Norvégienne de 28 ans. Elles étaient parties ensemble pour un mois de vacances au Maroc. Leurs corps ont été découverts lundi dans un site isolé où elles avaient planté la tente pour la nuit, sur la route du mont Toubkal, le plus haut sommet d’Afrique du Nord. L’une des deux a été décapitée, a indiqué à l’AFP la source proche du dossier.

Une vidéo en cours d’authentification

« Par ailleurs, les investigations se poursuivent pour authentifier une vidéo relayée sur les réseaux sociaux, présentée comme montrant le meurtre d’une des deux touristes », selon le communiqué du procureur. « La vidéo, nous sommes sur le plan technique en train de l’analyser, nous ne pouvons pas encore confirmer ou démentir son authenticité. La vidéo est entre les mains du laboratoire scientifique. C’est une question d’heures », a précisé le porte-parole de la DGSN. C’est le Bureau central d’investigations judiciaires, un service spécialisé dans la lutte antiterroriste et de la grande criminalité, qui a été chargé de l’enquête.

Le Maroc avait été meurtri par des attaques à Casablanca en 2003 (33 morts) et à Marrakech en 2011 (17 morts). Depuis, le pays, qui met souvent en avant sa sécurité, a été épargné par les attaques djihadistes. « C’est un événement qui peut arriver n’importe où mais qui n’entache en rien ni la stabilité et la sécurité assurée pour le tourisme », a tenu à souligner la source proche du dossier dans ses déclarations à l’AFP. Le double meurtre du Haut-Atlas « est pris très au sérieux » par les autorités marocaines, a assuré la même source, assurant que les ambassades du Danemark et du Norvège « sont associées » aux investigations et que « tout se fait dans la transparence totale ».

Le double assassinat a semé la consternation à Imlil, une localité de montagne de 10 000 habitants sans histoires qui, avec ses auberges et ses modestes gîtes, sert de camp de base aux randonneurs étrangers et s’inquiète d’une possible désaffection des touristes. A Imlil, qui vit essentiellement du tourisme vert et de l’agriculture, beaucoup préfèrent se taire pour ne pas « nuire à l’image de la région ». Certains disent avoir été sommés par les autorités de ne pas parler aux journalistes. « Notre région est sûre, ceux qui ont fait ça ne sont pas d’ici », a ainsi déclaré à l’AFP Mohamed, le patron sexagénaire d’une auberge familiale au bout de la route goudronnée qui conduit à Imlil, avant les pistes caillouteuses menant vers les cimes enneigées du mont Toubkal.

Le Monde avec AFP
Source : Le Monde Afrique (France)

 

 

Tunisie: attentat-suicide sur l'avenue Bourguiba

La capitale tunisienne a été frappée par un attentat-suicide ce lundi 29 octobre. Plusieurs blessés ont été déplorés. Cela fait plusieurs années que le pays n'avait pas connu d'acte terroriste.

Il est environ 14h lorsqu'une explosion est entendue dans le centre-ville de Tunis. Une femme vient de se faire exploser sur la grande artère de la ville, l'avenue Habib Bourguiba, en face de l'hôtel Africa, non loin du ministère de l'Intérieur. Le secteur, très fréquenté, a été rapidement bouclé.

La kamikaze ciblait vraisemblablement des véhicules de police. Selon le ministère de l'Intérieur, l'« explosion terroriste », selon ses termes, a fait neuf blessés, dont huit membres des forces de sécurité. La ceinture explosive était de fabrication artisanale et les explosifs n'étaient pas de forte intensité. La police tunisienne a pu l'identifier la terroriste comme originaire la ville de Mahdia et elle n'est pas connue de la police.

Sur des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, on voit plusieurs ambulances transporter des blessés de l'endroit de l'explosion.

La Tunisie, qui dépend largement du tourisme, a relevé ses mesures de sécurité depuis une série d'attentats commis en 2015, dont l'attaque contre le musée du Bardo où 21 personnes ont été tuées, puis dans la station balnéaire de Sousse, qui a fait 38 morts, et enfin sur l'avenue Mohamad, non loin du lieu de l'attentat d'aujourd'hui. Un kamikaze c'était fait exploser, visant un minibus de la garde présidentielle et tuant 13 membres de cette garde.

Source : RFI

 

L'ONG Médecins sans frontières à son tour accusée d'abus sexuels en Afrique

L'ONG Médecins sans frontières à son tour accusée d'abus sexuels en AfriqueDes témoignages ont mis en cause des personnels de l'ONG Médecins sans frontières (MSF), accusés d'avoir eu recours à de "très jeunes" prostituées lorsqu'ils étaient en poste au Kenya, au Liberia et en Afrique centrale.

Après Oxfam, un scandale MSF ? Des travailleurs humanitaires de l'ONG Médecins sans frontières (MSF) ont eu recours à de jeunes prostituées durant leurs missions en Afrique ou monnayé des médicaments en échange de relations sexuelles, ont dénoncé d'ex-employées auprès de la BBC.

Interrogée par l'AFP, l'association a dit prendre "au sérieux" ces accusations, qu'elle n'a toutefois pas été en mesure de confirmer, et appelé "quiconque ayant des inquiétudes de les signaler via les mécanismes de signalement confidentiel de MSF, de manière à ce que nous puissions agir".

"Nous ne tolérons pas les abus, le harcèlement et l'exploitation au sein de MSF", a-t-elle insisté dans un communiqué, se disant "désolée" pour les personnes qui en ont été victimes.

"Nous avons des mécanismes de signalement en place permettant de recueillir des plaintes, mais nous savons que nous devons faire plus pour nous assurer qu'ils soient connus et dignes de confiance", a-t-elle ajouté.

Selon la BBC, ces accusations visent des logisticiens, et non des médecins ou infirmiers, en poste au Kenya, au Liberia et en Afrique centrale.

"Il y avait ce collègue plus âgé, qui a installé une femme dans la base [de l'ONG]. Il était clair que c'était une prostituée, mais il l'appelait sa petite amie. Elle passait nuit après nuit avec lui", a raconté une des anciennes employées, qui travaillait auprès de malades du sida en Afrique centrale. "Il avait une cinquantaine d'année, et elle était beaucoup, beaucoup plus jeune. Et c'était si flagrant, si flagrant – et tellement répandu", a-t-elle ajouté sous couvert d'anonymat.

"Les filles étaient très jeunes"

Une autre a dit avoir vu un membre expérimenté de l'équipe, posté au Kenya, ramener des filles dans les logements de MSF. "Les filles étaient très jeunes et la rumeur disait qu'elles étaient des prostituées", a-t-elle dit, ajoutant qu'il était "implicite" qu'elles étaient là pour le sexe.

Certains travailleurs humanitaires "plus âgés" profitaient de leur position, a-t-elle poursuivi, s'interrogeant sur ce que MSF savait. "Il y avait sans aucun doute un abus de pouvoir. Ils se trouvaient là depuis longtemps, profitaient de leur aura comme travailleur humanitaire occidental. Peut-être que la direction n'était pas au courant, mais on ressentait clairement que certains des hommes se comportant comme des prédateurs étaient vus comme trop importants pour tomber."

Une troisième lanceuse d'alerte a raconté comment un de ses collègues se vantait d'obtenir des relations sexuelles avec des jeunes filles ayant perdu leurs parents dans l'épidémie de l'Ebola au Liberia en échange de médicaments. "Il disait : 'Oh, c'est si facile. Si facile d'échanger des médicaments avec ces filles faciles au Liberia'", a-t-elle confié.

La BBC a toutefois déclaré qu'elle n'avait pas pu vérifier ces accusations qui interviennent après le scandale provoqué par les révélations d'abus sexuels commis par certains employés de l'ONG britannique Oxfam après le séisme dévastateur de 2010 en Haïti.

Source : France24 avec AFP