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Faits Divers en Afrique

Histoire : … d’une grave erreur…

MHistoire : … d’une grave erreur…r Seydou Sidibé, commerçant de son état à Bamako, s’est marié depuis seulement 6 mois avec la belle Mariam, une jeune fille monitrice de jardin d’enfants. Le couple qui a élu domicile à N’Tomikorobougou vit, depuis, dans une entente et une harmonie exemplaires. Mais, ce 25 mai 2018, les choses se sont gâtées à cause d’une erreur, mal digérée par Madame.

En effet, ce jour-là, Mr Sidibé était encore au marché quand, Madame avait accueilli à la maison sa jeune sœur qui venait de la Côte d’Ivoire lui rendre visite et faire la connaissance de son beau-frère qu’elle n’avait encore jamais vu.

Mariam installa donc sa sœur dans le salon et plaça ses bagages dans la chambre à coucher. Après, Madame, occupée à louer les mérites de son mari à sa sœur, n’avait même pas pris le soin d’informer son époux. Elle tenait à lui faire une surprise. Et, elle y réussira car, lasse d’attendre son mari qui, à 22 heures encore n’était toujours pas de retour, Mariam suggéra à sa jeune sœur de se reposer dans le salon.

Quant à elle-même, elle décida d’aller bavarder chez les voisins en attendant le retour de son mari.

Celui-ci ne tarda pas à rentrer à la maison.

Ayant remarqué “sa femme” couchée et qui dormait à poings fermés dans le salon, Sidibé ne daigna même pas allumer les lampes, de peur de la déranger. Marchant sur la pointe des pieds, fébrile comme un bouc, il rentra dans la chambre à coucher pour se débarrasser de sa tenue de ville. Et, c’est en ce moment qu’il changea d’avis, revint, nu comme un oisillon dans le salon, boucla la porte et se jeta sur “sa femme”.

De petites caresses, les choses évoluèrent vite et c’est le pagne de la jeune fille que Sidibé venait de détacher. Sa belle sœur se réveilla brusquement et, comme affolée, elle cria de toutes ses forces.

Sidibé stupéfait, resta comme paralysé. Il ne réalisa ce qui venait de se passer que, lorsque la jeune fille ouvrit la porte déjà assaillie par les voisins, et son épouse Mariam.

Le spectacle imposa le silence. Les curieux regagnèrent leur domicile.

Le trio était à présent seul dans le salon, et, malgré les explications du pauvre commerçant, son épouse, en compagnie de sa sœur a plié bagages, jurant que sa vie conjugale avec son mari s’arrêtait là.

Nombreuses ont été les interventions, mais, Mariam persiste et signe : “rien ne me prouve qu’ils n’ont rien fait. Avec moi, c’est fini”.

Boubacar Sankaré (maliweb.com) repris par Tawary (Mauritanie)

 

 

68 migrants secourus et au moins 35 morts au large des côtes tunisiennes

35 cadavres ont été repêchés et 68 migrants ont été secourus au large du sud de la Tunisie, a annoncé dimanche le ministère de l'Intérieur.

Dans la nuit de samedi à dimanche, une embarcation de migrants a été repérée alors qu’elle était « sur le point de couler », au large des côtes du gouvernorat de Sfax, avait indiqué plus tôt le ministère de l’Intérieur. Depuis, et jusqu’à « 13H00 locales (12H00 GMT), 35 corps ont été repêchés et 68 migrants ont été secourus », a précisé à l’AFP un porte-parole du ministère de la Défense, Rachid Bouhoula.

L’identité des personnes décédées n’est pas connue. Parmi les rescapés figurent des Tunisiens et sept ressortissants de Côte-d’Ivoire, du Mali, du Maroc et du Cameroun, a-t-il ajouté. « Les gardes-côtes et la marine poursuivent leurs recherches avec le soutien d’un avion militaire », d’après un communiqué du ministère de l’Intérieur.

Ce ministère avait fait état d’un « appel à l’aide le 2 juin à 22 h 45 locales (21 h 45 GMT) à propos d’un bateau de pêche sur le point de couler au large de Kerkennah avec des migrants à bord ».

Manque de perspectives

« Des unités de la garde maritime à Sfax et de la marine nationale se sont rendues auprès de l’embarcation qui se trouvait à 5 milles nautiques de l’île de Kerkennah et à 16 milles nautiques » de Sfax, la deuxième ville du pays, selon le ministère de l’Intérieur.

Des Tunisiens tentent régulièrement de traverser la Méditerranée, en direction de l’Italie, à la recherche d’un meilleur avenir. Selon des ONG, cela traduit un mal-être persistant chez les jeunes, très touchés par le chômage. En mars, 120 personnes, en majorité des Tunisiens, tentant de rejoindre clandestinement les côtes italiennes avaient été secourues par la marine tunisienne.

Après un pic en septembre et octobre dernier, les départs ont baissé fin 2017, mais « depuis janvier cette pause a pris fin », selon Matt Herbert, chercheur au sein de l’Initiative mondiale contre le crime organisé transnational, ONG suisse analysant notamment les migrations. « Beaucoup de gens prennent le large » à défaut de perspective d’emploi satisfaisantes, choisissant de partir « tant qu’ils ont encore des réserves financières » pour le faire, d’après le chercheur.

Source : jeuneafrique.com

 

Algérie : trois jours de deuil national après le crash de l'avion militaire à Boufarik

Algérie : trois jours de deuil national après le crash de l'avion militaire à BoufarikAprès le crash d'un avion militaire algérien qui a fait 257 victimes mercredi, le président Abdelaziz Bouteflika a annoncé trois jours de deuil national.

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a décrété un deuil national de trois jours à compter du mercredi 11 avril, après la mort de 257 personnes dans le crash d'un avion militaire au sud d'Alger, selon un communiqué officiel.

La présidence de la République a également annoncé que la Prière de l’Absent serait récitée en mémoire des victimes après la grande prière musulmane hebdomadaire du vendredi.

Pour une raison encore indéterminée, un avion militaire s'est écrasé peu après son décollage de la base aérienne de Boufarik, mercredi matin, à une trentaine de kilomètres au sud d'Alger, avant de prendre feu. Il assurait un vol entre Boufarik – qui abrite une importante base militaire – et les villes de Tindouf (sud-ouest) et Béchar (ouest).

Commission d’enquête

Le vice-ministre algérien de la Défense et chef d'état-major de l'armée, le général Ahmed Gaïd Salah, a ordonné la mise en place "immédiate d'une commission d'enquête afin de déterminer les circonstances de l'accident".

La majorité des victimes sont des militaires et leur famille, selon le ministère de la Défense, qui n’a fait état d’aucun survivant. Parmi les victimes figurent également 30 Sahraouis, "des malades et leurs accompagnateurs, hommes, femmes et enfants, qui revenaient d’Algérie où ils étaient allés se soigner", a indiqué le Front Polisario, qui a déclaré sept jours de "deuil national".

Pire catastrophe aérienne


Cet accident est la pire catastrophe aérienne – civile ou militaire – survenue en Algérie et la quatrième la plus meurtrière dans le monde depuis 20 ans. Plusieurs appareils militaires algériens ont subi des accidents ces dernières années, faisant des dizaines de victimes.

En février 2014, 77 personnes, militaires et membres de leur famille, avaient péri dans l'accident d'un Hercules C-130, appareil de transport de l'armée algérienne, qui s'était écrasé alors qu'il survolait le mont Fortas, près d'Oum El Bouaghi (500 km à l'est d'Alger).

Plus récemment, en mars 2016, 12 militaires algériens sont morts quand leur hélicoptère s'est écrasé dans le sud du pays en raison d'une panne technique.

Source : France24 Avec AFP

 

 

Algérie : décès de trois femmes dont deux médecins résidentes suite à une intoxication au gaz

L'accident a eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi à Douéra, près d'Alger. Ce drame survient alors que le collectif des médecins résidents est engagé dans un bras-de-fer tendu avec le gouvernement sur des revendications salariales et statutaires.

Le drame aurait pu être rangé dans la catégorie des fait divers, sauf qu’il intervient en pleine grogne des médecins en Algérie. Trois femmes, dont deux médecins résidentes – la troisième est vétérinaire-, sont décédées dans la nuit de mardi à mercredi, suite à l’inhalation de monoxyde de carbone. Elles habitaient dans un appartement collectif à Douéra, au sud-ouest d’Alger.

« Deux autres femmes médecins résidentes sont en réanimation », déclare Mohamed Taileb, membre du Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra) qui a décrété trois jours de deuil.  » En raison de la précarité de leurs salaires, certains médecins sont obligés de se rabattre sur des logements bon marché qui n’obéissent pas aux standards de sécurité « , se désole-t-il.

Sur sa page Facebook, la section locale du Camra a annoncé la mauvaise nouvelle, présentant ses condoléances aux familles des victimes.

Un bras de fer qui ne cesse de durcir

Depuis novembre 2017, l’Algérie est secouée par les grèves des médecins résidents, dont certaines ont été réprimées par les autorités. Les manifestants multiplient les sit-in dans les principales villes du pays – avec boycott des examens dans les facultés de médecine – demandant l’amélioration de leurs conditions de travail.

Leur principale revendication porte sur la réforme du service civil qui oblige un médecin à exercer de deux à quatre ans dans une zone éloignée afin de valider son diplôme. Ils veulent aussi avoir la possibilité d’être dispensés du service militaire d’un an sans comme le reste des Algériens.

Source : jeuneafrique.com

 

Etre mère célibataire au Maroc, un long calvaire

Dans une maternité de Rabat, au Maroc, en octobre 2011.Dans le royaume, où les relations extraconjugales et l’avortement sont interdits, 50 000 enfants naissent chaque année hors mariage.

Smahane* lisse de sa petite main potelée le drap du bébé. Yassir* est né il y a quatorze jours. « Il ne devait pas exister », murmure la maman, qui ne quitte pas des yeux le nourrisson endormi. « Je voulais me tuer. Moi et l’être qui grandissait dans ce ventre. Pour le protéger », ajoute-t-elle d’une voix tremblante. Il y a quelques semaines, la Marocaine de 20 ans s’est retrouvée à la rue, enceinte de sept mois, prête à mettre fin à ses jours. « Par chance, j’ai croisé une femme qui m’a parlé du foyer de l’Insaf et je suis venue ici, en dernier recours. »

Nichée dans un immeuble de Casablanca, l’Institution nationale de solidarité avec les femmes en détresse (Insaf) accueille depuis près de vingt ans les mères célibataires rejetées par leur partenaire, leur famille et la société. Elles sont logées et prises en charge pendant plusieurs mois, au moins jusqu’à la naissance de l’enfant. « La plupart ont été violées ou ont cru à une promesse de mariage et, lorsqu’elles sont tombées enceintes, ont été livrées à elles-mêmes, raconte la présidente de l’association, Meriem Othmani. Certaines vont jusqu’à se suicider. »

Au Maroc, où les relations extraconjugales sont passibles de prison ferme et l’avortement interdit, 50 000 naissances hors mariage sont enregistrées chaque année. Par crainte des autorités, mais aussi par peur des représailles de leur propre famille, beaucoup de jeunes mères finissent par se débarrasser de leur enfant. Selon les associations, vingt-quatre nourrissons sont abandonnés chaque jour dans le royaume et trois cents cadavres de bébés sont retrouvés tous les ans dans les poubelles de Casablanca. « Ces femmes sont terrorisées. Elles n’ont pas forcément le courage de se rendre dans un orphelinat, où elles risquent d’avoir affaire à la police, et ne savent pas où aller », explique Mme Othmani.

« Acide »

« Celles qui trouvent la force de garder l’enfant vont devoir affronter l’agressivité des gens », avertit-elle. La militante de 69 ans, qui travaille dans le domaine social depuis trente-huit, a fondé l’Insaf en 1999 : « Nous voulons changer le regard sur ces mamans, qui sont rejetées, bafouées et humiliées. » Dans une société où le conservatisme religieux reste très fort, devenir mère célibataire est le début d’un long calvaire : le rejet de la famille, le regard des autres, les difficultés administratives et, parfois, les menaces de mort. « J’en reçois moi-même sans arrêt. Les mouvements extrémistes veulent que nous disparaissions, mais nous ne lâcherons jamais », affirme la présidente.

Pour Smahane, le calvaire a commencé il y a bien longtemps. Originaire d’un douar (petit village) pauvre de la campagne marocaine, elle est employée comme femme de ménage à l’âge de 6 ans dans une famille de Beni Mellal, au nord-est de Marrakech. « Chaque fois que je faisais mal la vaisselle ou que le lavabo ne brillait pas assez, ma patronne me tabassait. » A seulement 20 ans, son visage strié de petites cicatrices est déjà abîmé par une vie en mille morceaux. Ses mains minuscules, qui ont longtemps servi à « frotter les escaliers à l’acide », ont gardé les traces du travail acharné. Seuls ses yeux en amande trahissent sa jeunesse sacrifiée.

A 14 ans, l’adolescente parvient à s’échapper et rentre chez elle. « Je n’ai pas reconnu mes frères et sœurs, continue-t-elle dans un sanglot. Je n’ai pas eu d’enfance. Je ne suis pas allée à l’école et je suis incapable de lire ne serait-ce qu’une pancarte dans la rue. » A peine est-elle de retour que son père menace de l’« égorger » si elle ne repart pas travailler. Comme beaucoup de jeunes filles privées d’instruction, Smahane décide de se rendre à Casablanca, la capitale économique, pour chercher du travail comme femme de ménage. « Mon employeur a essayé de me violer, alors je me suis enfuie. Je n’avais pas d’argent car j’envoie tout ce que je gagne à mes parents. »

« S’empoisonner à l’arsenic »

Livrée à elle-même dans une ville de 5 millions d’habitants, elle rencontre, après des semaines passées « à dormir dans les cages d’escalier », un homme qui promet de l’aider. « Au début, il était gentil. Il m’hébergeait gratuitement et se comportait comme un père. Un jour, il est rentré saoul et m’a violée. » Les violences sexuelles se poursuivent jusqu’au jour où elle lui annonce la nouvelle : « Quand je lui ai dit que j’attendais un enfant, il a déménagé et changé de numéro », se souvient la jeune femme. « Au bout du septième mois, j’ai décidé de nous empoisonner, le bébé et moi, avec de l’arsenic. » Ses yeux gonflés de chagrin s’assombrissent davantage. « Toute ma vie, les portes se sont fermées les unes après les autres. Je ne voulais pas lui faire subir ça », dit-elle en jetant un regard navré sur le petit Yassir.

Une porte, enfin, a fini par s’ouvrir. Dans une ruelle discrète d’Oulfa, un quartier populaire de Casablanca, un immeuble moderne sans cachet, presque introuvable, abrite une vingtaine de femmes célibataires. A l’intérieur, de petits cris de bébé résonnent sur plusieurs étages. Dans la salle qui sert de crèche, les treize nouveau-nés ont chacun leur berceau. Certains pleurent, d’autres sourient. Ils ont la vie sauve. « Je suis arrivée ici à temps. J’ai évité le pire », reconnaît Smahane.

On les appelle « les mamans ». Vingt et une femmes abandonnées logent ici pendant trois à six mois, entièrement prises en charge, avant, pendant et après l’accouchement. Rien n’est laissé au hasard : les éducatrices présentes vingt-quatre heures sur vingt-quatre, les séances avec le psychologue plusieurs fois par semaine, les cours d’éducation sexuelle et d’estime de soi. « L’objectif est de les réinsérer. On veut leur apprendre un métier pour qu’elles puissent être indépendantes une fois sorties d’ici, afin d’éviter qu’elles ne tombent dans la prostitution », confie Mme Othmani. Chaque jour, les mères suivent des ateliers d’apprentissage, pendant que les bébés sont à la crèche. « Elles choisissent la formation couture, cuisine ou coiffure. Beaucoup ne sont pas allées à l’école, nous leur donnons un choix de métiers accessibles », indique Hakima, une responsable de l’association.

« Aller chercher les filles nous-mêmes »

Pendant ce temps, les assistantes juridiques se chargent d’inscrire les bébés à l’état civil. Si la procédure a longtemps été source de discrimination pour les enfants nés hors mariage, qui n’avaient pas le droit à un nom de famille sans l’autorisation du père, la loi marocaine permet désormais aux mères célibataires de leur choisir un nom. Mais la filiation paternelle pose toujours problème : la mère ne peut pas obliger le géniteur à reconnaître l’enfant en recourant à un test ADN. Or, sans cette reconnaissance, elle ne peut obtenir de pension alimentaire. « On essaie de joindre le père pour le convaincre de reconnaître l’enfant, explique la responsable. Parfois, s’il y a des possibilités de réconciliation, on peut même négocier un mariage, mais c’est très rare. »

Malgré les dons et les subventions, dont une partie importante provient de l’Union européenne pour un projet destiné à autonomiser 1 600 mères célibataires marocaines, la structure reconnaît ses limites. L’Insaf a fêté cette année la 10 000e prise en charge d’une future jeune maman en détresse. « On compte trop sur les associations au Maroc ! », s’indigne Fatema, la plus ancienne des formatrices. « L’Insaf ne peut pas tout régler seule. Le plus dur, c’est de trouver les fonds. On arrive à récolter de l’argent pour financer les programmes mais pas pour couvrir les frais de personnel, regrette la présidente de l’organisation, qui emploie trente-cinq personnes. Je pensais qu’on faisait du super-boulot mais je me suis trompée : dernièrement, une gamine de 16 ans enceinte a erré toute une nuit dans les rues de Casablanca à la recherche de l’association, mais son frère l’a retrouvée avant et l’a assassinée. Il faut aller les chercher nous-mêmes, jusque dans les bidonvilles. »

Les promesses d’avenir de Smahane se sont déjà envolées. « Pour le moment, on est sauvés. Mais jusqu’à quand ? » Une fois qu’elle aura quitté le foyer, elle devra reprendre son travail de femme de ménage et envoyer une grande partie de ses revenus à ses parents, qui ne connaissent pas l’existence de Yassir. « Si mon père apprend que je suis tombée enceinte ou si je n’envoie plus d’argent, il va s’en prendre à ma mère, poursuit la jeune femme d’une voix douce. J’aurais voulu qu’elle s’assoie sur moi quand j’étais toute petite, pour m’étouffer, m’empêcher d’avoir cette vie. »

*Les prénoms ont été modifiés.

Source : Le Monde (France)

 

Béchir Saleh, l'ex-trésorier de Kadhafi, blessé par balles en Afrique du Sud

Béchir Saleh, l'ancien argentier de Mouammar Kadhafi, a été blessé par balles vendredi 23 février. Il a été gravement atteint, mais d’après son avocat, Béchir Saleh devrait s’en sortir. Cette agression intervient dans des circonstances troubles. Et ce, alors que la justice française souhaiterait toujours l’entendre dans l’affaire du financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

Béchir Saleh circule sur la route de l'aéroport, lorsque son véhicule essuie une rafale de tirs. L’homme de 71 ans est gravement touché. Il est rapidement évacué à l’hôpital.

Aucune piste sérieuse pour l’heure sur l’identité de ses assaillants, indique son avocat, Me Eric Moutet. Difficile, selon lui, de déterminer si l’ancien directeur de cabinet du Guide libyen, Mouammar Kadhafi, a été victime d’une banale agression. Ou s’il a été la cible d’une attaque planifiée, liée « à d’autres dossiers ou problématiques dans lesquels Bechir Saleh est susceptible d’intervenir ».

Béchir Saleh vit en exil avec sa famille en Afrique du Sud, depuis près de cinq ans. Il fait toujours l’objet d’un mandat d’arrêt international, dans le cadre d’une enquête ouverte en France sur le présumé financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

Une enquête très sensible. Un autre témoin a déjà disparu : il s'agit de Choukri Ghanem, ancien ministre libyen du Pétrole, dont le corps a fini au fond du Danube en 2012.

En avril dernier, lorsque des juges français font le déplacement à Johannesburg pour aborder avec lui l'enquête la campagne de 2007, Béchir Saleh invoque son « droit au silence ».

Source : RFI

 

 

Des chutes de neiges inhabituelles dans le désert marocain

De la neige sur les dunes de sable et les palmiers: les villes de Zagora et Ouarzazate, aux portes du désert dans le sud marocain, sont actuellement recouvertes d'un épais manteau blanc, phénomène météorologique inhabituel dû à une vague de froid venue du nord de l'Europe.

Des images qui ont fait le tour des réseaux sociaux montrent ces deux villes et celle de Taroudant, dans le sud du royaume également, sous la neige.

"La dernière fois qu'il a neigé à Zagora, c'était dans les années 1960! Ici, on est plus habitué aux vagues de chaleur et à la sécheresse qu'à la neige (...) c'est la stupéfaction chez les habitants", a déclaré mardi à l'AFP un résident de Zagora, une localité située à près de 700 km de Rabat, par-delà le massif du Haut-Atlas.

Depuis le week-end dernier, une intense vague de froid touche le Maroc -la deuxième en quelques semaines et a déclenché des chutes de neige inhabituelles sur des régions arides du pays.

"On n'a pas toujours l'habitude de voir la neige dans ces régions. Cela est dû à une masse d'air froide en provenance de l'Europe du nord qui est descendue jusqu'au désert", a expliqué à l'AFP Houcine Youaabeb de la Météorologie nationale. Selon lui, "le froid se maintiendra jusqu'à jeudi"

L'intérieur du pays, plus habitué aux hivers rigoureux avec ses grands massifs montagneux, est également touché par cette vague de froid.

Source : africatime.com

 

Le meurtrier d'un député marocain condamné à mort

Enterrement de Abdellatif Merdas, abattu devant chez lui en mars 2017.

Un élu local marocain a été condamné à mort lundi soir pour "homicide volontaire avec préméditation", après la mort du député Abdellatif Merdas, abattu devant chez lui en mars 2017 dans une affaire mêlant sexe et argent.

La veuve du député a été condamnée à la prison à perpétuité, le neveu du meurtrier à 30 ans d'emprisonnement, et une proche de la veuve, présentée comme une "voyante", à 20 ans de réclusion criminelle, au terme d'un procès tenu devant la cour d'appel de Casablanca, selon le site du ministère de la Justice.

Des condamnations à la peine capitale sont toujours prononcées au Maroc, mais un moratoire est appliqué de facto depuis 1993, et son abolition fait débat.

Abdellatif Merdas, 53 ans député de l’Union constitutionnelle (UC, parti libéral) dans la région de Casablanca, est mort le 7 mars 2017 après avoir été touché à trois reprises par des tirs de fusil de chasse, alors qu’il se trouvait à bord de son véhicule de fonction devant sa villa casablancaise.

Trois personnes avaient été arrêtées quelques jours plus tard. Le neveu, interpellé en Turquie, les avaient rejoints en prison ultérieurement.

L'enquête, étayée par des vidéos de surveillance et des échanges téléphoniques entre les suspects, a permis d'établir que l'assassinat n'avait aucun caractère politique et que ses mobiles étaient "le sexe, l’argent et le désir de vengeance", selon les termes employés à l'époque par le procureur général.

La veuve, encouragée par les prédictions de la voyante, a voulu se venger des violences que lui faisaient subir son époux, selon les compte-rendus d'audience publiés par la presse locale.

Et son amant, un élu local, a décidé de passer à l'acte, avec l'aide de son neveu, dans l'espoir de récupérer une partie des biens dont elle devait hériter, d'après les mêmes sources.

Source : africatime.com

 

Sénégal: un des survivants de la tuerie en Casamance témoigne

Le président sénégalais, Macky Sall a décrété deux jours de deuil à partir de ce lundi à la mémoire des 13 jeunes tués samedi dans une forêt protégée de Casamance. Une délégation ministérielle s'est rendue à Ziguinchor au lendemain du drame. Ces jeunes qui coupaient du bois dans la forêt de Bofa Bayotte ont été tués par des hommes armés.

Boubacar Sidibé est l’un des rares rescapés de la tuerie de samedi. Il a échappé aux tueurs, car il était sorti de la forêt et attendait ses compagnons pour déjeuner : « Il était environ 14 heures (locales) ce samedi. J’attendais les autres collègues pour la prière avant le repas. C’est à ce moment précis que j’ai entendu des rafales d’armes automatiques. Je me suis dit, nous sommes cuits... Quelques minutes après, mon ami Ibrahima Dafé est sorti du bois en courant. Il était couvert de sang. Il me disait « aide-moi, sinon je vais mourir ». J’ai remarqué qu’il avait reçu une balle dans le dos et ne pouvait pas tenir sur ses jambes. Je l’ai porté dans mon dos jusqu’à la route reliant Ziguinchor à la frontière de Guinée-Bissau. Là, j’ai pu le mettre dans un véhicule en partance pour Ziguinchor »..

Il retourne ensuite dans la forêt et se rend compte de l’ampleur du drame : « Je suis ensuite revenu dans la forêt pour voir les autres. Arrivé à l’intersection des routes de Babonda, Toubacouta et Badem, c’était l’horreur. J’ai vu les corps allongés. Certains étaient déjà morts et d’autres respiraient encore. J’ai fait le décompte : 11 morts sur le coup, 4 blessés graves et 5 survivants. J’ai songé d’abord aux survivants, gravement blessés. Mais je ne savais que faire, chacun voulant être secouru le premier ».

En plus de l’horreur due à la perte de ses compagnons, Boubacar Sidibé doit faire face à la peur de voir les coupables revenir : « En partant, les bourreaux ont mis le feu à la brousse. Certains blessés ont retiré leurs habits, car ils étaient en train de brûler. J'ai aidé un vieil homme qui avait tellement peur de brûler. J’ai évacué les survivants un à un. Puis j'ai couru, j'ai couru, pour chercher de l'aide. J'ai récupéré des charrettes pour les évacuer. Des villageois m'ont aidé à les transporter. Mais j’entendais encore les voix des assaillants. Je savais qu’ils n'étaient pas loin. Ils ont pris aux victimes tout ce qu’ils pouvaient, même leurs vélos. C'est la quatorzième fois que je tombe dans une telle mésaventure. A chaque fois, les rebelles nous frappent et nous dépouillent de tous nos biens, avant de nous laisser partir. Et en général, ils agissent à visage découvert. Mais cette fois-ci, ceux qui ont tué nos collègues portaient des cagoules. Je n'ai pas pu les reconnaître. Et j'ignore d'où ils venaient ».

On ne sait pas, pour l'heure qui sont les auteurs de ce crime. Mais les forêts de Casamance sont le théâtre de trafic de bois avec ses propres règlements de compte.

Source : RFI

 

Égypte : carnage dans une mosquée du Sinaï, au moins 230 morts

Égypte : carnage dans une mosquée du Sinaï, au moins 230 mortsDes hommes armés ont déclenché vendredi une explosion avant d'ouvrir le feu sur les fidèles d'une mosquée à Bir al-Abed, un village du nord du pays. Selon un bilan provisoire, l'attaque, qui n'a pas été revendiquée, a fait au moins 235 morts et 109 blessés.

Jamais une attaque n'avait fait autant de victimes en Égypte depuis qu'une insurrection islamiste a éclaté il y a trois ans dans le nord du Sinaï. Vendredi, des hommes armés ont fait sauter une bombe avant d'ouvrir le feu sur les fidèles d'une mosquée à Bir al-Abed, un village proche d'Al-Arich, la principale ville du nord du pays.

Les assaillants ont déclenché l'explosion au moment de la grande prière hebdomadaire, selon la télévision d'État. Bilan provisoire: au moins 235 morts et 109 blessés, d'après la même source.

Parmi les victimes, on compte notamment de nombreux conscrits de l'armée. Après cette attaque, qui n'a pas été revendiquée, le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a promis une réponse «brutale», après un conseil des ministres convoqué pour l'occasion. Trois jours de deuil national ont été décrétés. L'Église copte orthodoxe a condamné l'attaque: «Nous prions Dieu pour que l'Égypte soit préservée après cet acte brutal de terrorisme sans précédent», a-t-elle déclaré par le biais d'un porte-parole.

La télévision publique a montré les images de nombreux corps recouverts de couvertures à l'intérieur de la mosquée Al-Raoudah, comble pour les prières du vendredi. «Ils tiraient sur les fidèles fuyant la mosquée. Ils tiraient aussi sur les ambulances», a déclaré un habitant dont plusieurs proches ont été témoins de la fusillade. La chaîne d'information panarabe Al-Arabia et plusieurs sources locales ont déclaré que certains des fidèles étaient des musulmans soufis, considérés par l'État islamique et d'autres groupes islamistes radicaux comme des apostats. Une information confirmée par le chef d'un groupe bédouin, contacté par l'AFP.

Depuis 2013 et la destitution par l'armée du président islamiste élu Mohamed Morsi, l'Égypte est le théâtre d'attaques et d'attentats menés par des groupes islamistes contre les forces de sécurité égyptiennes dans plusieurs régions du pays. Le nord du Sinaï est particulièrement touché, la branche de l'État islamique y étant particulièrement active. De nombreux policiers et soldats ainsi que des civils, notamment des chrétiens et des soufis, ont été tués dans ces attaques.

Réactions internationales


Après ce drame sanglant, Donald Trump n'a pas tardé à réagir sur Twitter, dénonçant une attaque «horrible et lâche sur des fidèles innocents». «Le monde ne peut pas tolérer le terrorisme, nous devons le vaincre militairement et discréditer l'idéologie extrémiste qui constitue la base de son existence», a-t-il ajouté.

Source : Le Figaro (France)

 

 

Maroc : ce que révèle la bousculade meurtrière de dimanche

Au moins 15 personnes ont été tuées dimanche lors d'une distribution de dons alimentaires dans la région d'Essaouira. Pauvreté, mauvaise organisation, fracture ville-campagne... Au-delà des enquêtes ouvertes sur les responsabilités éventuelles, le drame a réveillé le débat sur l'obsolescence du modèle de développement du Maroc.

Quinze morts. C’est le bilan de la bousculade de dimanche 19 novembre survenue dans le village de Sidi Boulaalam, dans les environs de la ville d’Essaouira, haut-lieu touristique du royaume. Un bilan qui pourrait s’alourdir, à en croire des sources locales : deux des cinq personnes blessées sont en effet dans un état critique.

• Morts pour 159 dirhams

Dimanche 19 novembre, des milliers de personnes s’étaient rassemblées devant l’entrée du souk hebdomadaire de Sidi Boulaalam, où une distribution humanitaire était organisée : des kits de produits alimentaires contenant chacun un sac de farine, du sucre, de l’huile et des lentilles. Valeur totale du panier : 159 dirhams (14,3 euros).

À deux semaines de l’Aïd el Mawlid, qui commémore le jour de la naissance du Prophète, les actions de bienfaisance sont monnaies courantes dans le pays. D’après un élu de la province d’Essaouira, la distribution des denrées alimentaires était organisée par une association locale, qui en est à sa cinquième action du genre. Sur place, pour assurer la distribution, Abdelkébir Hadidi, un imam originaire de la région, mais qui officie dans une mosquée de Casablanca. Il a vite été submergé par la foule.

• Deux enquêtes en cours

Suite à ce drame, le roi du Maroc a donné ses instructions pour déterminer les circonstances exactes du drame. Le ministère de l’Intérieur a ouvert une enquête et les auditions des responsables locaux ont d’ores et déjà commencé.

« L’opinion publique sera informée de toutes les conclusions », promet le ministère dans un communiqué. Une autre enquête, judiciaire celle-là, a été ouverte en même temps par le parquet.

Mauvaise organisation de cette opération de bienfaisance ou défaillance des autorités locales ? Les investigations devront répondre.

• Une région pauvre

Le village de Boulaalam, où a eu le drame, relève administrativement de la région de Marrakech-Safi. Il est situé à 80 km de la province d’Essaouira, destination mondiale du tourisme, mais dont la périphérie vit grâce à une agriculture de subsistance et à l’artisanat. Il s’agit d’une zone aride, dans laquelle les cultures dominantes sont l’arganier, l’olivier et quelques vignes.

Au Maroc, c’est connu. La pauvreté et surtout rurale… Une des contradictions d’un pays donné en exemple pour son développement économique, mais qui pâtit d’une mauvaise répartition des richesses.

Selon les données du Haut commissariat au plan (HCP), institution officielle chargée des statistiques nationales, le taux de pauvreté dans le village de Boulaalam avoisine les 26,1%, à mettre en regard du taux national de 4,8% . La région Marrakech-Safi est la troisième en terme de pauvreté (5,4%) avec de grandes disparités entre les villes et les campagnes.

Les contestations dans la région du Rif, qui ont coûté leurs postes à plusieurs ministres et hauts dignitaires de l’État, et les « marches de la soif », organisées ces derniers mois par les populations du sud du Maroc qui souffrent de la sécheresse, ont remis sur le devant de la scène l’ampleur de ces disparités.

Le 13 octobre, dans un discours devant le Parlement, le roi du Maroc a appelé à un changement du modèle de développement du Maroc, jugé obsolète. Pour lui, ce modèle s’est avéré inapte à satisfaire « les demandes pressantes et les besoins croissants des citoyens à réduire les écarts territoriaux et à réaliser la justice sociale ». Le drame de dimanche vient prouver qu’il s’agit d’une urgence.

Source : jeuneafrique.com

 

Sénégal : un violent incendie prive une partie de Dakar d’électricité

Un violent incendie a ravagé un vaste secteur du quartier de Pikine, une ville de la banlieue nord de Dakar. L’incendie, contre lequel les pompiers se battaient encore à la mi-journée, a causé d’importants dégâts sur les lignes à haute tensions, privant d’électricité une grande partie de la capitale sénégalaise.

L’incendie a démarré très tôt ce vendredi matin, vers 4 heures locales, dans le parc Lambaye, une zone dédiée au stockage de bois et de meubles à Pikine, dans la banlieue nord de Dakar. Les flammes se sont propagées extrêmement rapidement.

Les pompiers sénégalais sont intervenus avec l’aide de leurs homologues français, venus en renfort en fin de matinée. À la mi-journée, ce vendredi, les soldats du feu étaient toujours à pied d’œuvre face aux flammes dévorantes, mais la situation serait sous contrôle.

C’est le chaos total, ce sont des millions et des millions qui sont partis en flamme

Des commerçants ont tout perdu

« On a perdu au moins 2 ou 3 milliards, là… On avait des bagages, des moutons, des machines… C’est dur ! » lâche Modou Sarr, l’un des commerçants qui ont vu leur échoppe partir en fumée. « Nous sommes impuissants face à ce malheur », glisse-t-il.

« C’est le chaos total ! Ce sont des millions et des millions qui sont partis en flamme », renchérit El Hadj Dieng, un autre commerçant. Lui pointe également la difficulté d’intervention, inhérente à l’occupation anarchique de cette vaste zone de Pikine. « Ce sont de petites rues, même pour faire passer une charrette, ce n’est pas évident, ce qui complique les interventions », note le jeune homme.

Dakar privée d’électricité

Selon les premières constatations, seuls des dégâts matériels sont à déplorer. Mais des câbles à haute tension ont été touchés, provoquant une coupure de courant dans la majeure partie de Dakar depuis ce vendredi matin à l’aube.

Dans un communiqué, la Senelec, compagnie nationale d’électricité, a expliqué avoir mis en place « un délestage tournant » dans l’attente du retour complet à la normale, sans donner de précisions sur les délais.

Source : jeuneafrique.com

 

Un accident de la route fait 25 morts entre Kébémer et Sagatta

Un accident de la route fait 25 morts entre Kébémer et SagattaUn choc frontal entre un bus et un minicar a provoqué la mort d’au moins 25 personnes, lundi en fin de matinée sur la route de Touba, entre Kébémer et Sagatta.

Le bus, revenant de Richar-Toll par Saint-Louis où il a embarqué quelques passagers, tentait de dépasser un autre bus sur le bord de la route, avant d’entrer en collision avec le minicar, ont indiqué des témoins interrogés par le correspondant de l’APS.

L’accident a fait une douzaine de blessés, tous pris en charge par les services de l’hôpital régional Amadou Sakhir Mbaye de Louga, dont les services étaient visiblement débordés.

Des sachets de glace sont été acheminés d’urgence à la morgue de l’hôpital dont les tiroirs ne pouvaient contenir toutes les victimes gardées dans des caisses, en attendant de les remettre à leurs proches venus nombreux aux nouvelles dès l’annonce de l’accident.

"Mon fils s’est toujours occupé de moi et assurait ma dépense quotidienne", se lamentait ainsi, inconsolable, le père du conducteur du bus, qui a perdu la vie dans cet accident qui a plongé l’hôpital Amadou Sakhir Mbaye de Louga dans un profond émoi.

APS

Attaque de Ouagadougou: un mode opératoire tristement familier au Sahel

L’attaque qui a touché la capitale du Burkina Faso dans la nuit de dimanche à lundi n’a pas été revendiquée. Le mode opératoire ressemble cependant beaucoup à celui de l’assaut lancé par des terroristes sur le café Capuccino, en janvier 2016. Retour sur les attentats jihadistes ayant visé des étrangers dans le Sahel.

Une nuit de cauchemar comme celle-ci, Ougadougou en a déjà vécu une, en janvier 2016. Des terroristes avaient alors pris d'assaut le café Capuccino, puis un autre bar et enfin un hôtel. Trente personnes avaient été tuées dans cette attaque revendiquée quelques jours plus tard par al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

En mars, les enquêteurs burkinabè ont affirmé avoir identifié le commanditaire de cette attaque : il s’agirait d’Ould Nouiny, alias El Hassan, émir du groupe al-Mourabitoune de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, un allié d’Aqmi.

Aqmi, al-Mourabitoune et les anciens d'Ansar Dine

Selon les enquêteurs, deux des organisateurs présumés de ces attentats de janvier - aujourd'hui en détention - sont aussi impliqués dans l'attaque de la cité balnéaire ivoirienne de Grand Bassam, le 13 mars 2016, au cours de laquelle 19 personnes avaient été tuées.

Le Mali voisin a, lui aussi, connu une série d'attentats qui peuvent rappeler le scénario de l’attaque de cette nuit sur le café Aziz-Istanbul de Ouagadougou. La dernière en date, le dimanche 18 juin dernier, a touché le campement de Kangaba, à la sortie de Bamako. Cinq personnes avaient alors été tuées.

Les témoins ont raconté que les assaillants cherchaient en priorité à viser « des blancs ». Cette attaque a par la suite été revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et au musulman, l’alliance terroriste dirigée par Iyad ag Ghali, l’ancien leader d’Ansar Dine.

La première des attaques de ce genre, à Bamako, remonte au 7 mars 2015. C’est alors le bar-restaurant La Terrasse qui est visé par cet attentat, le premier du genre depuis le début de l'intervention militaire française dans le pays. Cinq personnes sont tuées dans cette attaque revendiquée par le groupe al-Morabitoune.

C’est aussi ce groupe qui revendiquera – conjointement avec Aqmi cette fois - l’attaque du 20 novembre 2015 contre l’hôtel Raddison Blu de Bamako. Vingt personnes avaient été tuées lors de cette attaque.

Source : RFI

 

Mali : communiqué de presse relatif à la saisie de 268 briques de cannabis par la Force antiterroriste de la garde nationale (FORSAT)

Mali : communiqué de presse relatif à la saisie de 268 briques de cannabis par la Force antiterroriste de la garde nationale (FORSAT)Le samedi 05 Aout 2017 aux environs de 23 heures les éléments de la (FORSAT) Force Antiterroriste de la Garde nationale ont procédé à l’interpellation de Monsieur Seydou DIALLO à Sabalibougou pour trafic de drogues.

Cette opération fait suite à des renseignements obtenus sur son implication dans le trafic illicite de drogues. La perquisition de sa chambre a permis de découvrir quarante neuf (49) briques de chanvre indien.

Selon ses propres déclarations, il se ravitaille auprès d’un Burkinabé du nom de Mounirou SENOU allias Mossikè domicilié à kalaban coro qui travaille avec deux (02) dames. C’est sur la base de ces informations que le nommé Mossikè a été interpellé en compagnie d’un de ses compatriotes du nom de Sidiki BELLEM.

Après, ce fut respectivement le tour de Mariam KALLE, teinturière de profession résidant à Baco Djocoroni Golf, avec deux cent dix neuf briques (219) et de Djeneba Coulibaly, employé de commerce domicilié à Kalaban Coro Kouloubileni. L’opération a pris fin le 06 Aout 2017 aux environs de 06heures 30mn.

Les suspects et les produits ont été mis à la disposition l’Office Central des Stupéfiants, pour mener des investigations approfondies. Il ressort des premières auditions que les produits saisis proviennent du Ghana en passant par le Burkina Faso et étaient destinés à la Mauritanie.

L’Office Central des Stupéfiants du Mali est en contact avec ses services homologues en vue de procéder à l’interpellation des complices se trouvant au Ghana, au Burkina Faso et en Mauritanie.

Bamako, le 08 Aout 2017

Magistrat Lieutenant colonel Adama Toukara

Source : Mali Actu

 

 

Côte d'Ivoire: trois morts lors d'affrontements entre "démobilisés" et police

Côte d'Ivoire: trois morts lors d'affrontements entre Trois personnes ont été tuées mardi lors d'affrontements à Bouaké (centre) entre policiers et ex-rebelles démobilisés qui bloquaient l'entrée de la ville, réclamant des primes similaires à celles des mutins qui ont ébranlé la Côte d'Ivoire la semaine dernière, a constaté un journaliste de l'AFP.

Trois corps ensanglantés ont été amenés au Centre hospitalier universitaire de Bouaké, peu après un assaut des forces de police qui ont dispersé vers 7h00 (locales et GMT) des manifestants qui bloquaient depuis la veille l'entrée sud de la ville, selon la même source.

"C'est grave ce qui est arrivé. Nous avons trois morts dans nos rangs", a affirmé à l'AFP Amadou Ouattara, porte-parole adjoint des démobilisés. "Je ne sais que dire. Je n'aurais jamais imaginé qu'on puisse tirer sur des personnes aux mains nues qui manifestaient".

Les démobilisés, dont le nombre est estimé à environ 6.000 (pour ce mouvement qui réclament des primes) à travers le pays, sont d'anciens rebelles qui n'ont pas été intégrés à l'armée, contrairement aux mutins. Lors de la mutinerie mi-mai, un démobilisé avait été tué à Bouaké par des soldats révoltés qui estimaient que les revendications des démobilisés mettaient en péril le paiement de leurs primes.

Le défunt devait être enterré lundi et les démobilisés avaient appelé à une journée d'action pour ses funérailles. Ils ont bloqué l'entrée sud à Bouaké et l'entrée nord de la ville de Korhogo (nord) dans la journée alors qu'une cinquantaine d'entre eux ont vainement tenté de bloquer l'entrée nord d'Abidjan.

Les démobilisés réclament "18 millions de FCFA de primes" (27.000 euros) alors que les mutins ont obtenu 12 millions (18.000 euros) après avoir mené deux mouvements de janvier et mai.

Source : Romandie News (Suisse)

 

Libye: une attaque contre une base militaire fait au moins 141 morts

Au moins 141 personnes, dont la plupart des soldats loyaux au maréchal Khalifa Haftar, ont été tuées jeudi 18 mai dans une attaque menée par des groupes rivaux contre une base militaire dans le sud libyen. C’est ce qu’a annoncé vendredi soir un porte-parole des forces pro-Haftar.

Outre des soldats de l’Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Haftar figurent aussi parmi les victimes des civils qui travaillaient sur la base de Brak al-Shati ou qui se trouvaient aux alentours, a indiqué Ahmad al-Mesmari, porte-parole de l’ANL. Selon lui, « les soldats tués revenaient d'un défilé militaire dans l'est de la Libye. La plupart d'entre eux n'étaient pas armés. Ils ont été exécutés ».

D'après des sources militaires, la 3e Force, un puissant groupe armé de la ville de Misrata, officieusement loyal au gouvernement d'union nationale (GNA), a mené jeudi une attaque contre la base aérienne de Brak al-Shati, contrôlée par l'Armée nationale libyenne autoproclamée par le maréchal Haftar.

Le GNA a mis en place une commission d'enquête présidée par le ministre de la Justice et décidé de « suspendre le ministre de la Défense, al-Mahdi al-Barghathi, et le commandant de la 3e Force jusqu'à ce que soient identifiés les responsables » de l'attaque, selon une décision parue vendredi soir.

Le gouvernement d’union nationale et le ministère de la Défense avaient tous deux condamné l'attaque de jeudi, affirmant ne pas avoir donné d'ordre en ce sens. La base de Brak al-Shati est située à 650 km au sud de Tripoli, dans une région désertique et marginalisée, où l'Etat est quasiment absent.

Contrôlant une grande partie de l'est et du sud libyens, le maréchal Haftar est appuyé par le Parlement élu basé à Tobrouk, hostile comme lui au GNA qui est issu d'un accord interlibyen signé fin 2015 au Maroc sous l'égide de l'ONU. Une rencontre début mai à Abou Dhabi entre le chef du GNA, Fayez al-Sarraj et le maréchal Haftar, a permis un timide rapprochement entre les deux hommes qui avaient convenu d'arrêter une escalade militaire dans le Sud.

Source : RFI

 

Mutineries en Côte d'Ivoire: une vingtaine de blessés à Bouaké

Mutineries en Côte d'Ivoire: une vingtaine de blessés à BouakéUne vingtaine de personnes ont été blessées, dont six par balle, dimanche à Bouaké et des habitants frappés à Korhogo (nord), deux grandes villes ivoiriennes toujours contrôlées par des soldats mutins qui ont lancé depuis vendredi un nouveau mouvement de grogne.

Les mutins, qui réclament le versement de reliquats de primes, tiraient dimanche en l'air à Bouaké (centre), deuxième ville du pays, pour empêcher la population de sortir de chez elle. Ils patrouillaient dans les quartiers, passant parfois à tabac des habitants, selon des témoins.

Une femme et cinq hommes ont été atteints par des tirs dimanche et étaient soignés au CHU de Bouaké, a constaté un journaliste de l'AFP. Une quinzaine d'autres personnes, molestées, ont été légèrement blessées et admises à l'hôpital.

Samedi, des mutins impliqués dans ce mouvement avaient tiré sur deux personnes, à Bouaké et à Korhogo, les blessant gravement.

Dimanche, les mutins ont notamment pris position autour du rond-point de la préfecture de police dans le centre-ville de Bouaké, et ont tiré en l'air pour empêcher la tenue d'un rassemblement de protestation contre leurs actions, a constaté l'AFP.

"Les tirs continuent. Les mutins empêchent les gens de sortir", a confié un habitant sous couvert d'anonymat.

Les mutins ont en outre attaqué le siège du Rassemblement des Républicains (RDR, parti du président ivoirien Alassane Ouattara).

"Tous ceux qui étaient présents ont été copieusement tabassés. Il y a eu de nombreux blessés", a déclaré à l'AFP un responsable du parti, Moriba Touré.

"Ils (les mutins) s'attaquent désormais à tout ce qui ressemble de près ou de loin au parti. Nous évitons même de porter des habits à l'effigie du président", a confié Salif Koné, un militant du parti.

A Korhogo (nord), quatrième ville du pays, une situation similaire prévalait. Des habitants ont tenté de manifester mais ont été dispersés par les mutins qui ont tiré en l'air et frappé plusieurs personnes blessant au moins l'une d'entre elles, a constaté un journaliste de l'AFP.

Habitants frappés, rançonnés

Dimanche à Bouaké, les mutins contrôlaient toujours les corridors Nord et Sud situés sur le principal axe routier du pays qui relie la capitale économique Abidjan au nord du pays.

La circulation sur cet axe routier stratégique restait difficile: après avoir bloqué la circulation samedi, les mutins rançonnaient dimanche tous les véhicules.

La veille, des négociations avec le commandement militaire de Bouaké ont échoué. Samedi, l'un des mutins avait lancé à l'AFP qu'ils étaient "prêts à en découdre" avec l'armée loyaliste si elle intervenait.

Vendredi, un important dispositif loyaliste avait été déployé à Abidjan, obligeant les mutins d’Abidjan à se retrancher. Mais aucun mouvement d'ampleur de militaires loyalistes n'a été détecté aux abords de Bouaké dimanche.

Une large partie de ces rebelles - qui ont soutenu le président Alassane Ouattara lors de la crise de 2010-2011 contre l'ex-président Laurent Gbagbo qui refusait de reconnaître sa défaite électorale -, a ensuite été intégrée à l'armée. C'est ce contingent de 8.400 hommes qui a lancé la mutinerie de janvier.

Ancienne "capitale" de la rébellion ivoirienne, qui contrôla la moitié nord du pays entre 2002 et 2011, Bouaké a été l'épicentre du mouvement des mutineries en janvier.

Les mutins qui ont lancé ce nouveau mouvement de grogne réclament les reliquats des primes promises par le gouvernement après ces mutineries de janvier qui ont ébranlé le pays.

A l'époque, ils avaient réclamé 12 millions de francs CFA de primes (18.000 euros) pour chacun d'eux (des sommes importantes pour le pays), et obtenu le versement dès janvier de 5 millions (7.500 euros). On leur avait promis les 7 millions restants par tranche à partir de ce mois de mai.

Jeudi, un représentant de soldats avait annoncé renoncer aux revendications financières, lors d'une cérémonie en présence du président Ouattara et d'autres soldats, qui se voulait visiblement un point final à la protestation des forces de sécurité.

Mais cette cérémonie a finalement déclenché un nouveau mouvement d'humeur, alors que ce pays d'Afrique de l'Ouest est durement touché par l'effondrement des cours du cacao, vital pour son économie et dont il est le premier producteur mondial.

Source : Romandie News (Suisse)

 

 

Afrique du Sud : la police disperse une manifestation anti-immigrés

Après deux semaines d’incidents racistes en Afrique du Sud, des centaines de manifestant ont défilé ce vendredi jusqu’au ministère de l’Intérieur à Pretoria pour protester contre la présence d'immigrés dans le pays.

Répondant à l’appel d’un collectif d’habitants d’un township de Pretoria, les manifestants accusaient les étrangers, dans un contexte de fort chômage et de pauvreté, de voler le travail des Sud-Africains et d’encourager la criminalité.

Environ 500 d’entre eux se sont rendus jusqu’au ministère de l’Intérieur. Tout au long du parcours, les commerçants avaient tiré le rideau de fer de leurs boutiques.

« Les gens en ont ras-le-bol de ceux qui amènent de la drogue à la jeunesse et toute la criminalité qui va avec, rapporte à l’AFP un des manifestants, qui a préféré garder l’anonymat. Ils sont fatigués des fausses promesses du gouvernement. »

Déployée en masse à proximité du ministère, la police anti-émeute a dispersé la foule qui s’en approchait à grands renforts de balles en caoutchouc, de grenades assourdissantes et lacrymogènes.

Crise diplomatique avec Abuja

Depuis deux semaines, à Johannesburg et dans la capitale, des riverains en colère pillent et brûlent des bâtiments occupés par des étrangers et soupçonnés d’abriter des maisons de passe ou du trafic de drogue.

Dans une déclaration diffusée par ses services quelques heures avant la manifestation ce vendredi, le président Jacob Zuma a « fermement condamné les actes de violence et appelé les citoyens sud-africains et les étrangers à la mesure ».

Ces violences ont suscité une crise diplomatique avec le Nigeria, dont les ressortissants sont la principale cible des incidents. Abuja a convoqué jeudi 23 février l’ambassadeur sud-africain pour lui faire part de sa « profonde préoccupation » et exiger des mesures de protection de « vies et des biens des étrangers ».

Les flambées de violence anti-immigrés sont récurrentes en Afrique du Sud. En 2015, 7 personnes sont mortes lors de pillages visant des commerces tenus par des étrangers à Johannesburg et à Durban. En 2008, des émeutes xénophobes avaient fait 62 morts.

Source : Jeuneafrique.com

 

Inondations au Maroc : Rabat et Salé sous les eaux

Routes inondées, moyens de transport bloqués, voitures noyées... Des photos et des vidéos amateurs montrent les dégâts causés par les pluies torrentielles qui se sont abattues sur le Maroc ces derniers jours.

Au Maroc, les villes de Rabat et Salé ont subi de très fortes intempéries, jeudi 23 février, qui ont bloqué la circulation et inondé plusieurs quartiers des deux villes jumelles. En moins de quatre heures, des précipitations torrentielles ont dépassé les 80 mm dans les deux villes distantes de 5 kilomètres, séparées par le fleuve Bouregreg.

La ville de Salé, l’une des plus peuplées du Maroc avec près d’un million d’habitants, a été la plus touchée par les intempéries.

Des images amateurs diffusées sur les réseaux sociaux montrent des tunnels inondés, des voitures noyées et des maisons envahies par les eaux. Dans un poste Facebook, Abdellatif Soudou, vice-président de la commune Rabat-Salé, a signalé que les pluies avaient bloqué les accès à tous les moyens de transport.

Les voies ferrées d’une des deux gares de train de Salé ont été inondées, tandis que le trafic ferroviaire a été perturbé sur l’axe Casablanca-Rabat-Salé. Le tramway était également à l’arrêt dans les deux villes et des stations de tramway ont été complètement inondées.

Plusieurs quartiers de Salé et des établissements publics dont la Cour d’appel, la prison locale et des écoles ont été inondés, a souligné la préfecture de Salé citée par l’agence officielle MAP, annonçant la mise en place d’une cellule de veille.

À 22 heures, les principales entrées de la ville étaient encore bloquées, et des automobilistes ont dû attendre dans leur voiture parfois jusqu’à cinq heures du matin avant de gagner la ville, a constaté un journaliste de l’AFP. Des dizaines d’automobilistes ont laissé leurs voitures dans un vaste terrain vague à l’entrée de la ville et fait le chemin à pied.

La protection civile était mobilisée pour évacuer les eaux de pluie, et la situation a commencé à se débloquer vers 23 heures. Un responsable de la ville de Salé a affirmé que la ville n’avait pas connu d’aussi fortes pluies depuis 20 ans.

Le ministère de l’Intérieur a, pour sa part, annoncé la mise en place d’une cellule interministérielle « regroupant les représentants de tous les services concernés », pour « assurer le suivi en continu de la situation dans les zones touchées ».

Dimanche 18 février, la rocade reliant Casablanca et Rabat avait déjà été inondée, plus précisément au niveau du quartier Ain Sebaâ comme le montre cette vidéo amateur.

Source : Jeunafrique.com

 

Côte d'Ivoire: reprise des tirs de soldats à Adiaké, près d'Abidjan

Côte d'Ivoire: reprise des tirs de soldats à Adiaké, près d'AbidjanDes militaires ivoiriens des Forces spéciales basés à Adiaké, à 90 km à l'est d'Abidjan, ont de nouveau tiré mercredi de nombreux coups de feu en l'air pour "réclamer des primes", comme ils l'avaient fait la veille, a-t-on appris auprès des habitants.

"Les tirs ont repris. Aujourd'hui, jour de marché, ils ont demandé aux femmes du marché de rentrer à la maison. C'est la psychose, tout le monde est terré chez soi", racontent des habitants joints au téléphone par l'AFP depuis Abidjan.

Mardi, les mêmes militaires étaient déjà descendus dans les rues pour manifester en tirant en l'air et réclamer une prime, dans cette ville qui abrite une importante base militaire à une trentaine de km de la frontière avec le Ghana.

Selon un responsable du ministère ivoirien de la Défense, "une communication sera faite après le conseil des ministres" qui devait commencer à 10H00 (GMT et locales).

Les Forces spéciales ivoiriennes sont une unité d'élite de l'armée, directement impliquées dans la sécurité proche du président ivoirien Alassane Ouattara. Début janvier, la Côte d'Ivoire a été secouée par une mutinerie d'anciens rebelles intégrés dans l'armée, qui avaient paralysé plusieurs villes pour réclamer le paiement de primes.

En satisfaisant à leurs revendications, via le versement de primes à 8.500 de ces membres de l'ex-rébellion ivoirienne ayant contrôlé le nord du pays entre 2002 et 2011, les autorités avaient provoqué la colère de militaires et gendarmes non concernés par cet accord financier, qui s'étaient à leur tour mutinés. Des affrontements avaient fait quatre morts à Yamoussoukro (centre).

Les autorités avaient ramené le calme en promettant "d'améliorer les conditions de vie" de toutes les forces de sécurité.

La Côte d'Ivoire a lancé en 2016 une ambitieuse loi de programmation militaire jusqu'en 2020, qui prévoit la modernisation et des achats d'équipements pour 1,2 milliard d'euros et une refonte des effectifs.

Source : Romandie News (Suisse)