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Faits Divers en Mauritanie

Gorgol : des habitations partiellement détruites dans des localités relevant de Kaédi

Gorgol : des habitations partiellement détruites dans des localités relevant de KaédiSahara Médias - Les pluies torrentielles qui se sont abattues des derniers jours sur le Gorgol ont entraîné la destruction de certaines maisons dans deux localités relevant de la capitale régionale : Ouedjéboussaybé et Mouftah El Khair.

Dans son bulletin quotidien le ministère de l’intérieur et de la décentralisation consacré aux travaux du comité technique chargé du suivi des travaux du comité ministériel pour la gestion des crises, les autorités spécialisées ont pu établir les dégâts enregistrées dans ces deux localités.

Le ministère de l’intérieur révèle par ailleurs l’envoi prochain d’engins à Yéri Mané, relevant de la commune de Dollel, Moughata de Kaédi, pour ouvrir des brèches destinées à évacuer les eaux de pluie qui menacent le côté est de la localité.

Dans la wilaya de l’Assaba le niveau des eaux s’est anormalement élevé dans le barrage de la localité de Hsey Ettine, moughata de Boumdeïd, ce qui a amené les autorités à dépêcher une mission technique sur place.

A la suite de l’évaluation faite par celle-ci, il a été décidé de dépêcher sur place des engins afin de renforcer l’ouvrage.

Au Hodh Gharbi, 21 petits barrages ont été affectés dans les moughata d’Aioun et de Tamchekett dont 7 en béton et 14 en terre.

Une mission technique a été dépêchée dimanche sur place pour évaluer la situation et proposer les solutions appropriées.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

 

Faits divers : Le couple escroc

M.E., quarante ans et marié, marche, une de ces dernières nuits, dans une ruelle sombre du quartier Poteau 16 d’Arafat. Il est interpellé par une jeune fille. « Peux-tu me passer une cigarette ? – Désolé, je ne fume pas », répond-il. Après discussion, elle lui demande de la raccompagner chez elle. Prétextant un rendez-vous avec un parent, il décline la proposition. Mais elle insiste vivement, se fait cajoleuse et il succombe enfin. Les voici dans une petite maison, un peu isolée, sans apparemment âme qui vive. La coquine ouvre une petite chambre éclairée d’une simple bougie et juste meublée d’un petit tapis. Et de quémander, à sa conquête, 2000 MRO pour du thé et quelque accompagnement, histoire de passer un doux moment ensemble. Il les lui donne sans discuter, elle part et revient bientôt… avec une nouvelle demande. « Le boutiquier auquel je devais de l’argent a saisi tes 2000… ». Bon prince, il double la mise et la revoici vite, avec un peu de thé, mais, ajoute-t-elle : « il faut aussi une recharge de gaz pour le réchaud. » Le visiteur lui passe un billet de mille. « Non, non ! », s’exclame l’effrontée, « il me faut une bonbonne moyenne, ça coûte plus que ça ! » Il l’augmente donc d’un nouveau billet et tout est bientôt en place, porte fermée à double  tour et sourire aguicheur de la libertine. M.E. s’approche alors d’elle, avec gourmandise, elle répond… en s’éloignant un peu. « Ecoute », minaude-t-elle, « si tu veux m’avoir, vide tes poches ! ». Après maintes négociations, il accepte de débourser les dix mille ouguiyas qu’il devait remettre à quelqu’un le lendemain. Mais à peine l’argent versé, voilà qu’on frappe brutalement à la porte ! « Ouvrez vite ! », crie une voix d’homme. « Oh, c’est mon mari qui revient de voyage ! Cache-toi, vite ! » Plus facile à dire qu’à faire… et voici notre Casanova figé sur place, tandis que redouble, à la porte, la fureur du nouvel  arrivant. La fille ouvre enfin, l’enragé se précipite et gifle son « épouse » à toute volée. Elle s’échappe en courant et disparaît. Et l’excité d’attraper M.E. au collet. « Tu t’es enfermé avec ma femme ? – Pas du tout, je l’ai croisée dans la rue, c’est elle qui m’a emmené ici, en m’assurant qu’elle était célibataire ! ». Deux gifles le paient de sa franchise et le voilà à implorer pardon, promettant de ne plus jamais poser pied en cette maison. Après un moment de violente colère et toutes sortes de menaces, l’autre lui annonce qu’il va l’emmener au commissariat le plus proche pour porter plainte contre lui. M.E. tremble de plus belle, s’imaginant déjà en prison.

C’est alors que le mari lui propose un arrangement. « Donne-moi ta carte d’identité, ton passeport, ton téléphone portable et va me chercher cent mille ouguiyas ! Je les veux cette nuit-même ; sinon, je vais  porter plainte contre toi, en disant, preuves à l’appui, que je t’ai surpris avec ma femme mais que tu as réussi à t’enfuir, en abandonnant tes document et téléphone ». Découragé et ne sachant pas à quel saint se vouer, M.E. accepte, soulagé de ce que le scandale ne quitte pas la pièce, et part, avec le numéro de téléphone du « mari », chez un grand commerçant de sa connaissance pour emprunter ledit montant. C’est chose faite avant minuit. Coup de téléphone, donc, au « mari » qui lui fixe rendez-vous dans une rue d’un autre quartier. M.E. lui remet la somme, récupère ses effets, jurant le Seigneur des mondes qu’on ne l’y reprendrait plus jamais à suivre une inconnue.

Il lui faudra quelques jours pour apprendre qu’il s’est fait rouler par un notoire couple d’escrocs. Le « mari » n’est en effet que le copain de la fille. Celle-ci lui sert d’appât pour attirer leurs victimes. Le duo a déjà été arrêté à plusieurs reprises mais toujours relâché en suivant, on ne sait pourquoi.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Mohamed Vall Mekhallé, maire de Selibaby, sur RFI : "ils ont tout perdu"

Mohamed Vall Mekhallé, maire de Selibaby, sur RFI : RFI Afrique - En Mauritanie, des pluies diluviennes qui se sont abattues sur la ville de Selibaby, dans le sud-est du pays, ont fait trois morts et des centaines de familles sans abris.

Entre samedi et lundi, il est tombé sur cette grande ville de la vallée du fleuve Sénégal autant de pluie qu’en presque six mois dans cette région, d’où les pertes en vies humaines par noyade. Les élus locaux et les autorités régionales travaillent à l’organisation des premiers secours des populations.

Les quartiers de la capitale de la région du Guidimakha sont encore sous les eaux. Les intempéries ont provoqué des victimes et des destructions d’habitations comme l'explique à RFI Mohamed Vall Mekhallé, le maire de Selibaby.

« En vies humaines nous avons enregistré trois pertes : des jeunes garçons âgés de 8 ans, 9 ans et 12 ans. Ensuite, nous avons enregistré des dégâts extrêmement importants dans les quartiers - des dégâts matériels dans les quartiers -, la disparition totale d'habitations précaires comme le banco, les tentes, les huttes, etc. »

Les inondations n’ont pas épargné les bâtiments en dur, selon le maire de Selibaby qui met l’accent sur les besoins immédiats des populations sinistrées.

« Tout le monde a été touché. Même les habitations en dur ont elles aussi été endommagées », aussi va-t-il falloir avoir recours à des logements provisoires, sous des tentes ou des bâches pour les familles sans abri. « Et puis de la nourriture, parce qu’ils ont tout perdu ! »

Le gouvernement mauritanien a dépêché une délégation conduite par le ministre de l’Intérieur à Selibaby pour évaluer l’ampleur du sinistre.

Source : RFI Afrique

 

 

Sélibaby dans l’eau, le maire demande une intervention d’urgence…

Selibaby dans l’eau, le maire demande une intervention d’urgence… [Photos]Adrar-Info - Le maire de la municipalité de Selbaby, Mohamed Vall Ould Mek-halla, a déclaré que la ville a été frappée par de fortes précipitations au cours des dernières heures.

Ould Mek-halla a annoncé à Alakhbar.info, que deux enfants mineurs, sont portés disparus depuis ce matin, craignant qu’ils ne soient victimes emportés par les eaux qui ont inondé les quartiers de la ville. Il a également souligné que la pluie continue toujours, ce qui accroît les difficultés au niveau de la population.

Le maire de Selibaby a appelé les autorités publiques et les organisations de la société civile à intervenir d’urgence pour sauver les habitants de la ville.

La ville a connu de fortes précipitations dépassant 200 mm en quelques heures.

Source : Adrar-Info (Mauritanie)

 

La voleuse de chèvres

A.M., la quarantaine tient épicerie aux environs de l’hôpital de l’Amitié, quartier Poteau 14 d’Arafat, et complète ses revenus, en taximan occasionnel à bord de sa Mercedes 190. Passant dernièrement au carrefour Bakar, le voici hélé par une jeune fille. « Dis-moi ton prix pour une course au marché de bétail d’El Mina. – 2000 MRO. – C’est bon », conclut-elle, avant de lui demander de l’aider à attraper une chèvre qui broute non loin. Une fois l’animal embarqué, le taxi se dirige vers le « Marbat ». La jeune fille demande alors au taximan de vendre la chèvre à un marchand. Il  accepte de bonne  foi et en tire 30 000 MRO. Prudent, l’acquéreur note cependant le numéro de téléphone d’A.M. Celui-ci ramène sa cliente où il l’a embarquée, encaisse ses deux mille ouguiyas et, tout aussi prudent, note le numéro de téléphone de celle-là. Suit, dans la soirée, un étonnant appel. « Ici le commissariat de police Arafat 1, présentez-vous y au plus vite ». Une fois sur place, il apprend que la chèvre qu’il a embarquée et vendue est déclarée volée. Elle a été rendue, par la police, à son propriétaire et le marchand de bétail est aux arrêts. A. M. déclare qu’il assume cette responsabilité, fait relâcher le vendeur et lui rembourse le prix de vente de la chèvre. Après enregistrement de sa déclaration détaillée des faits, le commissaire lui permet de repartir mais sous contrôle judiciaire. A peine hors du commissariat, A.M. téléphone à la jeune fille. « J’ai une bonne affaire pour toi : un boucher veut acheter cinq chèvres à bon prix. – Je t’attends au poteau 4 », répond-elle. Et notre rusé épicier de prévenir illico le commissariat qui lui dépêche un agent en civil. Les voilà au poteau 4. « Voici notre client », présente-t-il le policier à la jeune fille, « il veut avoir les chèvres maintenant. – Pas de problème », lance-t-elle, « venez par-là ». Elle les mène dans une rue où flânent quelques chèvres. « Attrapez celles que vous voulez. – On se contentera d’en prendre une seule, ce soir », répond le policier… en lui passant les menottes ! Elle se met alors à pleurer et implorer pardon. Mais ; pour l’instant, c’est en route pour le commissariat, sous les yeux d’une foule de badauds. Un policier intervient, aussi surpris qu’abattu. « C’est ma fille, je ne sais quoi dire… », se lamente-t-il. Le commissaire propose un arrangement. Le père de la jeune voleuse rembourse le taximan qui accepte de retirer sa plainte. Ainsi va la justice transactionnelle : tout est bien qui finit bien !

Une bande piégée

Nous ne cessons de le répéter : Tin Soueïlim et environs vivent chaque nuit, depuis quelques mois, un climat d’insécurité. Des bandes de malfaiteurs braquent et agressent les passants, parfois très tôt dans la soirée. Insaisissables, elles ont fait des dizaines de victimes. Encerclées, celles-ci sont écorchées à coups de poignard et pillées. Mais la police a, tout dernièrement, décidé de traquer l’une de ses bandes qui a tant sévi entre le virage  « Dik » et le carrefour Tin Soueïlim. Des agents du commissariat Arafat 2 s’appuient sur une piste fournie par les déclarations d’une victime : la bande  commencerait à opérer très tôt la nuit, à partir du virage Ould Greimich. Le commissaire poste donc  quelques jours, vers vingt-et-une heures, deux agents en civil, à bord d’une Toyota Avensis garée dans une ruelle non loin de la clinique Nejah. Et voici justement deux de ces lascars qui s’en prennent à une jeune fille pour lui subtiliser son téléphone portable ! Elle appelle au secours. Des passants poursuivent les bandits. Ceux-ci s’engouffrent dans la rue où sont embusqués les policiers qui n’ont plus qu’à jaillir de leur véhicule, pile au moment où les fugitifs passent à côté. « Arrêtez ! », ordonnent-ils. Un des bandits dégaine une machette ; les condés leur pistolet, en lançant une ultime sommation : « Jetez immédiatement vos armes où l’on tire ! ». Effrayés, les bandits s’exécutent aussitôt. Les voilà menottés et embarqués au commissariat, en compagnie d’une nombreuse et grondante foule de badauds.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

 

Inédit : arrestation de personnalités proches de Cheikh Ridha

Inédit : arrestation de personnalités proches de Cheikh Ridha Essahraa - La police mauritanienne a arrêté mercredi 14 aout courant des proches de Cheikh Ali Ridha, suspectés d’avoir agressé certaines de ses créancières. Des proches de l'homme, assailli par des centaines de familles revendiquant le remboursement de leurs créances contractées à la suite de la cession « surfacturée » de leurs maisons, terrains ou véhicules avaient été interpellés par des éléments de la sureté, indique-t-on.

Le club des créanciers de Cheikh Ridha avait organisé la veille, en l’occurrence mardi soir un sit-in de protestation devant le domicile de l'homme situé dans le village de Teyssir, sur la route d'Akjoujt.

La sécurité avait retiré depuis quelques jours ses éléments déployés depuis longtemps sur les lieux pour sécuriser Cheikh Ridha contre ses créanciers tenaces, après avoir épuisé tous les recours administratifs et politiques, à se faire justice par tous les moyens après avoir perdu leurs biens fonciers et immobiliers.

Source : Essahraa (Mauritanie)

 

Dar-Naim: Un jeune poignarde mortellement son camarade pour 50MRU

Dar-Naim: Un jeune poignarde mortellement son camarade pour 50MRUA Dar-Barka, non loin de la Fédération des Transports, un jeune a mis fin, aux premières heures de ce dimanche 11 Août, à la vie de son camarade suite à une dispute portant sur un crédit de 50MRU, rapportent plusieurs sources.

L’auteur présumé du crime est entré dans une vive altercation avec son camarade à la suite d’un crédit de 500MRO qui équivaut à 50MRU.

Perdant tout contrôle de ses nerfs, celui-ci saisit un couteau et assène un coup foudroyant à son ami qui tombe par terre gisant dans une mare de sang. Suite à la gravité du coup, il ne tarde pas à succomber à ses blessures.

Alertées, des autorités judiciaires se sont rendues sur le lieu du crime pour constater les faits. Pour la cause, les éléments de la police se dépêchent sur les lieux et arrêtent le supposé meurtrier qui selon nos sources réclamait son dû.

Selon nos informations, l’auteur présumé du meurtre est un jeune qui réside à Teyarret, Nouakchott-Nord.

Depuis plus de quatre ans, la capitale Nouakchott comme des villes de l'intérieur, connait une spirale de crimes surtout dans les rangs de la jeunesse.

Source : Tawary (Mauritanie)

Route de l'Espoir : un poids lourd percute violemment un véhicule léger, faisant des morts et des blessés

Route de l'Espoir : un poids lourd percute violemment un véhicule léger, faisant des morts et des blessésAl-akhbar - Un camion chargé de marchandises a percuté le vendredi 9 aout courant, un véhicule léger, faisant des morts et des blessés, dont certains sont dans un état grave, révèlent des sources.

L’accident, le second de son genre en 48heures, a eu lieu à 20km à l’Ouest de la ville de Boutilimit, sur la Route de l’Espoir.

Six passagers sont décédées la veille à l’aube au PK 70, à l’Est de Ouad Naga, dans un accident similaire entre un camion et une R 21, également sur cet axe où les chocs entre voitures font régulièrement des morts et des blessés.

Traduit der l’Arabe par Cridem
Source : Al-akhbar (Mauritanie)

 

Sécurité : Le CSPJ arrête 4 étrangers auteurs de vol de plusieurs millions d’UM

Sécurité : Le CSPJ arrête 4 étrangers auteurs de vol de plusieurs millions d’UMTawary - Dans le cadre de la lutte contre la criminalité sous toutes ses formes, en particulier le phénomène de vol et de braquage dans le territoire de la wilaya de Nouakchott, les hommes de la brigade de recherche du Commissariat spécial de la police judiciaire (CSPJ) relevant de la Direction générale de la sûreté nationale ont procédé ces derniers jours à l'arrestation de quatre individus, auteurs de deux opérations de vol d’importantes sommes d’argent.

Il s’agit de : quatre nigérians, selon un reportage sur El Mauritaniya. La bande précitée avait volé le montant de 9.500.000UM-A, le 3/6/2019 alors que son propriétaire, un homme d’affaires, venait de le retirer de l’une des banques de la place.

Leur deuxième coup, s’est porté sur un autre citoyen qu’ils avaient poursuivi dès sa sortie d’une autre banque avant de lui soutirer le montant d’un million d’UM-A, en saccageant l'une des vitres de son véhicule, le temps qu'il entre dans une épicerie pour un petit service.

Selon nos sources, les auteurs de ces opérations avaient quitté le sol mauritanien à bord d’une pirogue sans passer par un point de passage non reconnu, pour se rendre dans leur pays. Mais en revenant à Nouakchott, ils ont passé par le point de passage de Gougui, le 1 juillet 2019.

Agissant sur des informations justes et précises, les hommes du vaillant Commissaire Principal du CSPJ, Monsieur El Hacen Ould Samba, ont réussi une importante opération de neutralisation des quatre individus et la saisie d’une moto, d’une importante somme en devise et de la monnaie nigériane et d’un matériel qu’ils utilisaient dans leurs différentes opérations.

Sur la Chaine El Mauritaniya et dans l’Édition du Soir, du vendredi 12 juillet, les deux principales victimes de vol d’argent ont relaté comment les faits se sont déroulés.

Selon le Commissaire Principal, les accusés ont reconnu certains des faits et repoussé d’autres, mais, l'enquête suit son cours et qu’ils seront déférés en justice dès que leur dossier sera paraphé.

Dans un mot, le Chef du CSPJ, a appelé les citoyens et toutes autres personnes à la vigilance et surtout en retirant de l'argent des banques.

Source : Tawary (Mauritanie)

 

 

Braquage en plein jour

Faits divers… Faits divers… Faits divers… Tout le monde s’en rend compte : ce qu’on appelle la criminalité et la délinquance connaissent, ces temps-ci, une recrudescence sans précédent, malgré les efforts continus des autorités. Il y a quelques jours, c’était un meurtre à El Mina.

 

Celui d’un jeune homme poignardé à mort. Un imam de mosquée a failli, lui, perdre la vie, lors d’une attaque à l’arme blanche menée par des malfaiteurs qui ont pu prendre le large, alors que leur victime baignait dans le sang. Une jeune femme a été, elle aussi, grièvement blessée d’une balle tirée par son ex-mari…

Lundi 26 Mai, vers dix heures, le quartier Mbeiyet Achra de Toujounine connait, comme d’habitude, une faible affluence matinale. Le va-et-vient des passants sur l’axe goudronné, en route pour le marché ou le centre-ville se fait de plus en plus rare.

Dans une petite épicerie au coin, un seul vendeur s’active. Soudain, une Mercedes 200 sans plaque s’arrête devant la boutique. Trois costauds de teint foncé en descendent, deux pénètrent dans l’établissement, le troisième reste au dehors.

Constatant la solitude du boutiquier, un des gaillards tire sa machette et ordonne au vendeur de vider les tiroirs. Ce dernier hésite et essaie de faire traîner les choses, en l’espérance d’un secours. Le malfaiteur lui assène aussitôt un coup au bras puis un autre à l’épaule. L’infortuné marchand hurle de douleur.

Le maître et les étudiants d’une mahadra toute proche rappliquent dare-dare. Les bandits n’ont pas même le temps de remonter dans le véhicule. Poursuivis par la foule, ils prennent leurs jambes à leur cou. L’homme à la machette est rattrapé, ses complices parviennent à se volatiliser.

La victime est évacuée d’urgence à l’hôpital Cheikh Zayed. Le bandit arrêté est remis aux soins de la police. La voiture utilisée s’est avérée volée.

La bande qui avait blessé l’imam coffrée

L’imam susdit dirige une mosquée sise au quartier Msiden-Nour. Grièvement agressé alors qu’il revenait de la prière d’El Icha, il a été soigné à l’hôpital et sauvé, Al Hamdoulillahi ! Le commissariat de police Arafat 3 ouvrait une enquête.

Quelques jours plus tard, un groupe de suspects était arrêté. Au cours de leur audition, ils ont reconnu avoir commis ce délit, ainsi que plusieurs agressions sur des passants, en divers quartiers de la ville. Déférés au Parquet, ils ont été en suivant écroués à la prison de Dar Naïm.

Un grand récidiviste en liberté

Il y a deux semaines, deux agents de recherche du commissariat de police Riyad 1 qui filaient des suspects mènent une descente à Riyad. Deux personnes sont arrêtées. Au cours de la fouille des lieux, un kilogramme de chanvre indien est découvert.

Les deux suspects sont embarqués au commissariat. En cours de route, l’un des suspects agresse les policiers et prend la poudre d’escampette. Le second profite de la situation pour en faire de même.

L’audacieux agresseur n’est autre que le fameux Ely « Lazertis », bras droit du grand bandit Abdallahi « Lekhal ». Le directeur régional de la police au niveau de Nouakchott-Sud fait alors, de leur arrestation, une priorité absolue car ils ont défié la police.

Après des recherches intenses, Lazertis et son complice sont coffrés, la semaine dernière. Mais, déférés au Parquet de la Wilaya-Sud, Ils sont, suite étrange, aussitôt relâchés, juste placés sous contrôle judiciaire. Les deux policiers victimes ont retiré leur plainte. « Par crainte ou arrangement », nous a-t-on dit.

Mosy
Source : Le Calame (Mauritanie)

 


 

 

Une adolescente kidnappée

Une jeune fille âgée de seize ans, qui semble ne pas jouir de toutes ses facultés mentales, quitte, il y a quelques jours, le domicile familial à Ten Soueïlim, pour des achats à la boutique voisine. Elle n’en revient pas. Sa famille la recherche en vain. Vingt-quatre heures plus tard, un habitant de Toujounine remarque une adolescente apparemment égarée. Yeux vitreux, elle erre dans les rues, sans destination précise. « Je veux rentrer chez moi », lui dit-elle, « à Tin Soueïlim ». Elle ne sait ni pourquoi ni comment elle se retrouve si loin de chez elle. Compatissant, l’homme arrête un taxi et la raccompagne. Grande joie des parents et des voisins en les voyant débarquer. On pose à la jeune fille des tas de questions, elle ne sait quoi dire, elle a seulement la tête lourde. Lorsque son bienfaiteur veut prendre congé, on le retient. « Tu as kidnappé notre fille ! », l’accusent les parents. « Hé ! », se défend-il, « Je l’ai seulement trouvée en train d’errer, je vous l’ai ramenée, je ne sais rien de plus, moi ! ». Le voilà mis en garde à vue au commissariat de Dar Naïm 2. L’enquête de la police tire l’affaire au clair : la jeune fille a été droguée et enlevée par un maçon qui travaillait pour ses parents. Il a profité de son état mental et de l’absence de ses parents pour lui faire boire un somnifère, avant de l’embarquer à bord de la voiture d’un complice, jusqu’à une cabane abandonnée sur l’axe Aziz. Après avoir passé la nuit avec elle, il la laisse en compagnie de son comparse et retourne à son boulot, comme si de rien n’était, au domicile de la gamine. Entretemps, son compère décide de la libérer… Les deux fautifs ont été coffrés et le bienfaiteur relâché, avec les plus plates excuses de la famille de la victime.

Un voleur de sac sous les verrous

La circulation bat son plein au quartier Carrefour Madrid, non loin du fameux complexe commercial : Moujamaa El Beït. Un groupe de femmes passe dans la rue  parallèle à l’axe goudronné. Une Toyota Carina grise aux vitres fumées les frôle. Une main en jaillit soudain, s’empare du sac à main d’une des dames et la voiture de filer aussitôt, dans un nuage de poussière. Les femmes hurlent, la foule s’agglutine. « D’autres sacs ont été volés », informe un passant, « tout près d’ici, il y a moins d’une heure ». La nuit suivante, c’est par le même procédé et la même Carina qu’un vendeur de lots de cartes de recharge se voit arracher le sac qu’il portait en bandoulière, avec toute sa fortune. La voiture l’a trainé sur une longue distance, le blessant légèrement. Des dizaines de personnes ont également été victimes de ces bandits, un peu partout dans la ville.

La brigade des recherches du banditisme (BRB) arrête un suspect, la semaine dernière, à El Vellouja. Tourad est un récidiviste notoire, depuis peu relâché de prison. Il avoue avoir utilisé une Carina grise pour plusieurs opérations similaires. Le voilà déféré puis écroué à la prison centrale de Dar Naïm. La Carina avait été déclaré volée voici deux mois.

Mosy

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Un malchanceux nouveau marié

Faits divers… Faits divers… Faits divers…Le jeune A.A. a cet avantage ambigu d’avoir, très tôt, réussi dans les affaires, grâce à des transactions entreprises dès l’adolescence. Devenu riche, nanti de somptueuses villas et de luxueuses voitures, ne passant ses vacances qu’à l’étranger, il se décide enfin à se marier. Il demande la main d’une belle jeune fille et fixe la date de l’heureuse cérémonie au samedi 5 Mai.

Les préparatifs vont bon train. Il loue un appartement de standing, au quartier Module E, et tient, à toutes fins utiles, la coquette somme de six millions d’ouguiyas dans le coffre de sa Toyota Prado. Mais une telle facilité à dépenser beaucoup, en un clin d’œil, le fait vite remarquer et le voilà bientôt filé.

Jeudi 4 Mai, vers vingt-deux heures, il quitte son appartement pour se rendre chez sa future épouse. Au moment de démarrer son véhicule, il est abordé par un homme portant un bidon. « S’il vous plaît, conduisez-moi à la plus proche station-service, ma voiture est tombée en panne sèche. – Bien sûr, montez à bord ! »

Mais alors qu’il vire dans une rue non éclairée pour prendre l’axe goudronné, son passager tire de sa poche une petite bouteille d’acide dont il jette précipitamment le contenu au visage de son bienfaiteur. Atteint cruellement à la joue et au bras, il hurle, freine brutalement et se jette hors de la voiture dont le moteur tourne encore. Le malfaiteur en profite pour prendre le volant et filer. Un autre véhicule passe, s’arrête et évacue sans tarder la victime vers une clinique proche où la voilà secourue et soignée. La Toyota Prado est retrouvée le lendemain. Vidée, bien évidemment, de sa précieuse cargaison ainsi que de quelques flacons de parfum et d’un lot de cartes de recharge.

La police ne tarde pas à mettre la main sur un suspect, déjà connu de leurs fichiers. Mais s’il reconnaît avoir un compte à régler avec A .A. qui aurait, affirme-t-il, « violé sa sœur, il y a deux ans, avant de fuir au Sénégal », il nie farouchement lui avoir volé de l’argent dans son véhicule. Quoiqu’il en soit, l’enquête continue au CSPJ.

Le sadique criminel

Mai-Mai est un village du Fouta, à côté de Dar El Barka. Peu nombreux, ses habitants se connaissent tous et ont toujours vécu sans problèmes. Les crimes et meurtres qu’on leur dit banals dans les grandes villes ne leur paraissent que des rumeurs, vivant, eux, en paix, comme la plupart des ruraux, ignorant la violence et le crime.

Une tragédie vient, hélas, de les accabler. Sa victime n’est pas n’importe qui. C’est la personne la plus pieuse et la plus respectée du village, le vieil imam de la mosquée, un septuagénaire sans problème. Le vieux moine a reçu, très tard la nuit, la visite d’un mystérieux et sinistre personnage que nul n’a jamais aperçu auparavant. Apparemment un halpulaar, comme eux. Il porte soudainement plusieurs coups de couteau au vieil imam !

Fort heureusement, des voisins ont perçu le drame et accourent pour empêcher l’intrus d’achever leur guide. Voilà l’insensé ligoté et remis aux soins de la brigade de gendarmerie de Boghé. Au cours de son audition, il déclare avoir reçu l’ordre de supprimer trois personnes. Les deux premières, dit-il, sont mortes depuis longtemps, il ne lui restait plus que le pauvre imam. L’homme semble souffrir de troubles psychiques. Il ne cesse de répéter qu’il n’a agi que sur l’ordre de « son maître ». Al Hamdoulillahi, le blessé a été opéré au CHN et commence à se rétablir.

Un jeune homme tue son ami lors d’une danse

Voici Tadreissa, un hameau à une quinzaine de kilomètres à l’Est de Sélibaby. Il est habité par quelques familles d’agriculteurs et éleveurs. Le taux de scolarité peine à y dépasser cinq pour cent car les parents préfèrent envoyer leurs enfants aux champs ou aux pâturages, plutôt qu’à l’école. On ne délaisse l’agriculture ou les animaux que durant les grandes cérémonies : visite d’une autorité ou d’un guide spirituel, cérémonie de mariage ou baptême.

Il y a deux jours, c’est un mariage, en grandes pompes. Les danses, chants et youyous ont commencé très tôt le matin. Une grande foule accourt des campements et villages voisins, pour assister au spectacle. Jeunes garçons et filles rivalisent à danser, en groupes distincts, sous les applaudissements et encouragements des spectateurs. Un esprit de fête malheureusement de courte durée. Hassen ould Beibou est beaucoup admiré par la foule, ce n’est pas du goût de son ami et néanmoins rival. Celui-ci s’échauffe et ne peut pas se retenir de lui planter son couteau en plein cœur, le tuant sur le coup. Voilà la fête aussitôt transformée en deuil. La police vient arrêter le meurtrier.

Mosy
Source : Le Calame (Mauritanie)

Un grand récidiviste coffré

Au lever du jour, les vendeurs de cartes de recharge convergent de tous les coins de Nouakchott vers le cœur du quartier Capitale. Ils s’installent, très tôt le matin, aux pourtours du marché GSM : « Nokta sakhina ». Certains passent la journée à l’ombre de la BMCI ou « Afarco ». D’autres prennent d’assaut les immeubles avoisinants, pour profiter également de leur ombre et passer ainsi le maximum de transactions. Souvent vêtus de haillons, on peut les prendre, a priori, pour des mendiants. Une impression aussitôt effacée quand un de ses pauvres d’apparence ouvre sa valise sous vos yeux. Elle contient fréquemment beaucoup de lots de cartes dont la valeur dépasse parfois les dix millions d’UM.

Ces vendeurs passent donc de longues heures dans la rue, avec de véritables fortunes entre leurs mains. Ils ne se soucient point du risque encouru. On les voit souvent somnolant, à côté de la valise au trésor, quand elle ne leur sert pas de coussin, alors que des dizaines de malfaiteurs passent et repassent, toujours aux aguets dans cette zone.

Une grosse somme disparaît

La semaine passée, Abdallahi, vendeur en gros de telles cartes, sis en la véranda de l’immeuble en face de la vieille station Star, part prier Dhor, l’office de la mi-journée, à la mosquée saoudienne. Il a laissé, à son partenaire, le soin de veiller sur sa valise forte de quelque dix-neuf millions d’anciennes ouguiyas en cartes. Et ledit gardien, extenué de fatigue, de piquer un petit roupillon, valise entre les bras…

Abdallahi revient bientôt de la mosquée et s’inquiète de voir son coéquipier endormi… sans plus de valise. Il le réveille de façon pas vraiment douce. « Hé ! Où est mon bien ? –  Ben, je l’avais dans mes bras et, là, elle n’y est plus… – Tu vas me remettre mes cartes de gré ou de force ! », hurle Abdallahi, fou de colère. Une foule se forme autour d’eux. Abdallahi s’enrage, accusant son ami de vol et le voilà sur le point d’entamer bagarre. Des personnes de bonne volonté s’interposent heureusement pour les ramener à la raison. Des témoins affirment avoir vu des « Mellaha » (voyous) tourner autour de l’homme endormi.

Le vendeur qui n’en revient pas d’avoir perdu une si importante somme décide enfin d’aller déclarer la perte au commissariat de police Tevragh Zeïna 1. Des agents de la PJ viennent dresser constat puis le vendeur et son partenaire sont longuement interrogés. On arrête, le lendemain, quelques suspects, sans grand résultat, au grand dam de la victime qui ne cesse de se mordre les doigts de regrets et de fureur.

L’enquête menée par le commissariat Tevragh Zeïna 1 piétine. Les suspects ont été relâchés sans qu’aucun indice susceptible d’ouvrir une piste ne soit trouvé. Le pauvre vendeur n’a plus qu’à chercher le concours d’enquêteurs plus rôdés. Aussi s’adresse-t-il au commissariat spécial de la police judiciaire, le fameux CSPJ.

La BRB en action

Celui-ci charge aussitôt des agents de sa section d’élite, la célèbre Brigade des Recherches du Banditisme – BRB – de voir clair en ce difficile dossier. Nouveaux constat et interrogatoires du vendeur et de son ami, quête élargie de renseignements, notamment auprès des pompistes de la station star et d’autres vendeurs ambulants qui vaquaient, le jour J, aux alentours du lieu où la valise avait disparu. Ils dressent une liste de potentiels suspects à questionner au plus tôt.

Et les voilà à demander, au propriétaire de l’immeuble impliqué, l’autorisation d’examiner les images des caméras de surveillance. Remontant leur enregistrement jusqu’à l’instant t du vol, 14 h 25, les enquêteurs y découvrent un colosse de teint foncé en train de s’emparer de la valise. Son visage, couvert de cicatrices, est clairement visible. La solide piste demande tout simplement d’identifier l’homme filmé la main dans le sac. Moins d’une heure plus tard, les fichiers photos de la BRB rendent leur verdict. Le voleur s’appelle Mohamed Ali, un grand récidiviste fraîchement relâché de la prison de Dar Naïm.

Sa traque commence aussitôt e til est arrêté, deux jours plus tard, dans une maison de Dar El Beïdha dont il est issu. Après quelques jours en garde à vue au CSPJ, Mohamed Ali  reconnaît son forfait. La fouille de son repaire permet aux policiers de retrouver, intact, le sac volé. Le larron attendait la semaine prochaine, a-t-il dit, pour écouler son butin. Déféré sans attendre, le voilà de retour en prison.

Mosy

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Le Calame - Psychose à Tin Soueïlim

Faits divers… Faits divers… Faits divers…Tin Soueïlim est le plus vieux quartier de l’Est de Nouakchott. Une zone populeuse et peuplée où transitent ceux qui viennent de Toujounine, Mellah, Tarhil, la plupart des quartiers d’Arafat et de Dar Naïm. Sa surface n’atteint pas deux kilomètres carrés. Le commissariat de police de Toujounine 2 lui fait face, coté Est.

Celui de Dar Naïm 2 le flanque au Nord-est, non loin de la brigade de gendarmerie de Dar Naïm. La direction régionale de la Sûreté de Nouakchott-Sud et le commissariat spécial chargé des mineurs jouxtent sa limite Sud-est. Enfin, le commissariat de police Arafat 2 a ouvert son siège, ily a peu, à l’Ouest.

En somme, une très grande présence sécuritaire. Malgré cela, le quartier est celui qui souffre le plus de la criminalité et de ses conséquences. Nous n’avons cessé de le souligner : des malfaiteurs à l’arme blanche s’y éparpillent, très tôt chaque nuit, en quête de proies, des gens sont braqués ; plus souvent agressés. La « bande des douze » et celle des « motoristes » font ravage, au vu et su de tous.

Il y a quelque nuit, un jeune circulant, très tôt, dans un lieu gardé et lumineux, est pris à partie par quatre gaillards armé de couteaux. Ils lui en assènent plusieurs coups aux bras, avant de lui vider les poches et fuir. Des passants et un gardien ne sont pas intervenus et voilà le pauvre jeune homme à baigner dans son sang.

Heureusement, des bonnes volontés l’évacuent à l’hôpital où il est sauvé. La police n’a même pas cherché à arrêter ses agresseurs. La même nuit, un autre jeune garçon est, lui aussi, grièvement blessé au couteau, par une bande composée, elle aussi, de quatre éléments, à deux cents mètres du lieu de la première agression.

Le lendemain, les urgences de l’hôpital Cheikh Zayed reçoivent trois personnes qui ont été poignardées en des lieux séparés de Tin Soueïlim. L’un d’eux s’est présenté en tant que gendarme, il dit avoir été agressé en son propre domicile.

Au sortir d’une épicerie du quartier, vers vingt-trois heures, un couple a failli passer un mauvais moment. Un groupe de « djenks » les ont pris en filature. Les ayant remarqués, l’homme a prié son épouse de hâter le pas, pour se réfugier dans une maison voisine.

Tout récemment, le fameux restaurant El Arabi a été attaqué, à une heure tardive, par une bande se déplaçant en véhicules sans plaques. Pris à partie sous la menace de machettes, clients et restaurateurs ont été déplumés.

Un voleur lynché à sang

Il y a quelques nuits, les urgences de l’hôpital Cheikh Zayed grouillent de monde, vers minuit, comme d’habitude. Des dizaines de patients et accompagnateurs se pressent en brouhaha, dans les salles et couloirs. Tous les lits de consultation sont occupés, des gens y sont soignés, d’autres attendent leur tour. Soudain, une voiture de la gendarmerie s’arrête en face de la porte d’entrée.

Les pandores en font descendre un homme, le corps en sang et à peine habillé d’une culotte. Il semble avoir été bien tabassé. Main sur son crâne saignant, il pleure. On le fait entrer dans une petite salle de garde et deux médecins se présentent. « Celui-là est accusé de vol », explique un gendarme, « une famille de Dar Naïm l’aurait pris « la main dans le sac », a-t-elle dit.

– Mais que lui est-il donc arrivé ? », demande un médecin. « Il a été pris à partie par la foule déchaînée, trop souvent victime des malfaiteurs à Dar Naïm », répond le gendarme.

Les médecins exigent alors une réquisition. Les gendarmes s’y refusent, prétendant ne pas être concernés. « Nous avons empêché la foule de le tuer, nous l’avons évacué et basta ! », lancent-ils en remontant à bord de leur véhicule.

La tête du blessé a été complètement scalpée. Il souffre beaucoup. Comment faire administrativement face à cette situation ? Pour établir ladite procuration, Les médecins entrent en contact avec la police qui s’y refuse à son tour, arguant de ce que c’est à la gendarmerie qui a évacué le blessé d’établir le document. L’homme passe quatre heures à souffrir, sans que personne ne lui vienne en aide. « Si j’avais les moyens, j’aurai soigné ce malheureux », déplore un médecin stagiaire.

On demande en vain à tous ceux qui passent s’ils peuvent contribuer à identifier l’infortuné voleur et trouver ainsi quelqu’un qui puisse prendre en charge ses soins. Vers trois heures du matin, l’homme s’éclipse discrètement. On l’a vu sortir de l’hôpital et disparaître dans l’obscurité.

Mosy
Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Rosso : arrestation de 6 personnes pour falsification de documents douaniers

Rosso : arrestation de 6 personnes pour falsification de documents douaniersLa douane de la ville de Rosso a arrêté 6 personnes accusées de falsification de documents douaniers et l’utilisation frauduleuse des cachets de la douane, selon le correspondant de Sahara Medias.

Ces personnes sont détenues au commissariat de la ville de Rosso en attendant d’être déféré devant le procureur en début de semaine prochaine. La même source ajoute que les personnes arrêtées falsifiaient des documents relatifs aux déclarations des devises étrangères.

Notre correspondant ajoute que les recherches continuent pour retrouver le principal instigateur de l’opération, un sénégalais, qui pourrait avoir quitté le pays après avoir appris l’arrestation de ses acolytes.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

Faits divers | Pour un revolver volé

Faits divers |  Pour un revolver voléLes patrouilles de la garde nationale et de la police ont intensifié ces derniers jours les rafles dans la ville de Nouakchott. Les opérations sont rudes : tout jeune, âgé environ entre 15 et 30 ans, qui s’aventure à partir de 23 heures dans une des rues de la capitale, est automatiquement mis aux arrêts.

Alors qu’auparavant, les personnes cibles étaient relâchées quand elles présentaient leur carte d’identité, cette fois, ce n’est pas le cas. Aucune vérification de papier n’est opérée. C’est directement la garde à vue pour le restant de la soirée. Les voitures, quant à elles, subissent des fouilles rigoureuses et sont très souvent immobilisées.

De sources dignes de foi, les hommes de loi sont à la recherche de pistolets qui seraient subtilisés par un voleur. Un pistolet arraché à un agent de police par un gang de voleurs. Selon ces mêmes sources, la victime se trouve en état d’arrestation pour les besoins de l’enquête.

Un vol malchanceux est épinglé avant de passer à l’acte

El Hadj Ould Mahmoud, un caïd multirécidiviste, a été épinglé, mercredi dernier, alors qu’il tentait de voler une voiture à Toujounine. Il était 20 heures et le propriétaire du véhicule venait de rentrer chez lui. Un gardien, chargé de la surveillance d’un magasin en face de la demeure, était aussi payé par l’avocat pour surveiller la maison.

EL Hadj muni de ses master keys, entreprit alors d’ouvrir la portière du véhicule. Mais le gardien, qui avait remarqué un bruit et des mouvements suspects, oublia un instant sa théière pour vérifier, au même moment où le propriétaire sortait de la maison. Pris entre deux feux, El Hadj déversa du sable sur le visage du gardien pour couvrir sa fuite, mais il fut harponné et ceinturé, avant que les voisins, attirés par les bruits, ne rappliquent.

Le voleur ne toucha même pas terre. Bastonné, il sera porté à califourchon jusqu’au commissariat, situé non loin de la demeure.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

Arrestation de l’un des présumés meurtriers d’Elhacen Ould Ahmedou

Arrestation de l’un des présumés meurtriers d’Elhacen Ould Ahmedou (Presse)Les services sécuritaires maliens en collaboration avec ceux de la Mauritanie ont réussi à arrêter, ce dimanche 14 avril, l’un des meurtriers présumés du propriétaire d’un véhicule tué, au courant de la semaine derrière, aux environs d’Amourj, à l’Est du pays, rapporte le site Essaha.

Le suspect a été arrêté au Mali, où, il avait vendu la voiture de la victime en collaboration de son ami, précise la source citée par notre confrère Essaha. Les auteurs présumés du crime s'étaient rendus au Mali, apprend-on.

Tout a commencé lorsque les services de la police ont interpelé l’acquéreur de la voiture du défunt. Devant, les enquêteurs, celui-ci dira qu’il a acheté la voiture avec deux hommes et il doit les remettre la partie restante du prix du véhicule dans leur lieu de résidence.

Toujours selon notre source, les services sécuritaires des deux cotés multiplient les recherches pour arrêter le fuyard.

Source : Essaha.net (Mauritanie)


 

Deux policiers armés kidnappés et braqués !

La vague de criminalité secouant Nouakchott, ces jours derniers, prend chaque jour de l’ampleur. Les bandes agissent nuit et jour, sans crainte. Chaque vingt-quatre heures compte son lot de victimes, en presque tous les quartiers. Braquages, agressions, vols à main armée, viols et autre crimes, un peu partout, malgré les efforts des autorités. Rien de bien nouveau, hélas, pour la population civile, victime « traditionnellement » privilégiée mais voici que même les flics ne sont plus épargnés.

Il y a quelques jours, deux vieux policiers en civil attendent un moyen de transport pour se rendre de Riyad à Capitale. L’un d’eux entend retourner, le jour même, à son poste de Rosso et porte sac en conséquence. Tous les deux sont armés de leur pistolet. Il est huit heures et il y a foule à attendre taxi. Ah ! Voici une Toyota Avensis qui s’arrête ! Trois hommes à bord, en plus du chauffeur. Celui qui était à l’avant descend pour céder la place aux deux vieux. Rien que de très normal et voilà le taxi filant vers le Nord. Un peu plus loin, le véhicule tourne à gauche. Les deux policiers supputent simplement que le chauffeur va déposer quelqu’un à Dar El Beidha. Mais voici que la voiture bifurque vers un terrain sans habitation et s’arrête. Un passager descend de la cabine arrière. Au même moment, les deux vieux se sentent piqués au cou. « Pas un geste ou vous êtes morts ! », menacent en chœur les bandits. Les deux de derrière tiennent poignards, le chauffeur et celui qui est sorti du véhicule pointent machettes. Voilà nos deux policiers vite désarmés, dépouillés du sac et jetés hors de l’auto qui repart en trombe. Après avoir noté l’immatriculation du véhicule, ils se rendent au commissariat de Riyad 3 ou l’un d’eux est en poste. On y enregistre leur déclaration, avant de les placer en garde à vue. La Direction régionale de la police de Nouakchott-Sud ouvre une enquête.

Premier indice

La voiture utilisée par la bande est identifiée le lendemain. Elle appartient à une agence de location, sise à Capitale, et a été louée par certain Hassen ould Abdallahi, garanti par un chauffeur qui le connaît. Aussi ne lui a-t-on pas demandé de déposer une pièce d’état-civil auprès de l’agence. Le responsable de celle-ci est embarqué au CSPJ.

Les enquêteurs entrent en contact avec le chauffeur alors en déplacement hors de la ville. Il leur communique le numéro du téléphone du suspect. Le portable sonne mais personne ne répond. On commence cependant à cribler les noms de tout récidiviste prénommé ou surnommé Hassen. De fil en aiguille et d’aiguille en recoupements, les enquêteurs ciblent le fameux Hassen « Atrous », tout dernièrement remis en liberté. La traque commence. Elle va durer trois jours.

La bande dans les filets

Atrous doit son sobriquet à sa forte odeur. Il a un gros palmarès, ce bandit. Arrêté, déféré et écroué, à plusieurs reprises, il ne compte plus ses séjours en taule. C’est dans un de ses repaires secrets, à Kandahar, que la police finit par le choper. Son lieutenant, Ould Aboukar, est  coffré le lendemain à Tarhil. Un de leurs deux complices est arrêté le même jour ; le quatrième est toujours en cavale, à l’heure où ce papier est écrit. Les deux armes ont été heureusement retrouvées, avec un gros butin amassé par la bande.

Les deux policiers ont été relâchés mais seront certainement sanctionnés pour négligence, par la Direction générale de la Sûreté. Les trois suspects sont en garde à vue au commissariat de police Arafat 2, en attendant leur déferrement, prévu la semaine prochaine.  Rappelons qu’en 2012, des bandits avaient tué, à Dar Naïm, un policier qui les traquait.

Mosy

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Le crime à Nouakchott, encore et toujours…

Les énormes efforts sécuritaires menés par les autorités à Nouakchott avaient permis, pendant un certain temps, de limiter le crime et la délinquance. Certaines zones avaient même connu de longues périodes de paix et de calme. Mais ce sursis s’est évanoui, en quelques deux ou trois mois, malgré les patrouilles et rafles de la Garde, la gendarmerie et la police. Les zones Nord-est et Sud-est de la ville revivent une véritable psychose. Dès le coucher du soleil, des bandes de jeunes dépravés, traînant souvent, dans leur sillage, des odeurs de fumée de stupéfiants, s’éparpillent dans Dar Naïm, Toujounine, Bouhdida, Ten Soueïlim, Carrefour, Arafat, El Vellouja, Mellah et Tarhil. Ces malfaiteurs s’en prennent ordinairement aux femmes et aux jeunes hommes. Sous la menace de leurs poignards, ils les obligent à tout donner, les passant, parfois, à tabac.

À El Vellouja, c’est une bande d’une douzaine de personnes qui sème la terreur, depuis quelques mois. Ils ne se déplacent qu’ensemble, agressant, braquant et violant sans crainte. Certains ont été interpellés par la police mais n’ont pas duré au violon, reprenant illico presto leurs activités. Les victimes se comptent par dizaines. Une partie de ces loustics est spécialisée dans le cambriolage des boutiques et maisons particulières. Les bandits à moto sont aussi devenus très nombreux, dans cette même zone. Au cours des semaines passées, ils se sont emparés de plusieurs sacs à main et de téléphones portables, au quartier « Moujamaa El Beit » du Carrefour. Ils attaquent aussi les boutiques de femmes, pour les braquer et les déplumer. Plusieurs commerces d’articles féminins sur l’axe Police, non loin du commissariat Arafat 2, ont été ainsi dévalisés, récemment.

Quatre agressions en une nuit

Il y a quelques jours, un jeune homme revenant d’un cours du soir, vers vingt-deux heures, est attaqué, au Carrefour, par trois gaillards armés de couteaux. Il fournit une farouche résistance, jusqu’à prendre le dessus sur un des assaillants. Mais les deux autres interviennent et, avant de s’enfuir, le lardent de coups de lame, sous les yeux d’un passant médusé. Transportée d’urgence à l’hôpital, la victime est dans un profond coma. Une heure plus tard, un autre jeune est agressé par la même bande. Avec plus de chance, heureusement, puisqu’il est « tout simplement » battu et délesté de son portable. Il décrit ses agresseurs à la police, trois suspects sont arrêtés le lendemain et confrontés à leur proie qui les reconnaît indubitablement. Les parents du jeune poignardé se manifestent pour porter plainte contre la bande mais, à la stupéfaction générale, le commissaire relâche les suspects. Suite à l’intervention d’une influente personne, comme d’aucuns le prétendent ? En tout cas, au grand dam des proches de la victime. À Tarhil, la même nuit, une bagarre éclate entre deux jeunes voyous qui se disputaient un produit suspect. Aly ould Bowba poignarde Ebbe ould Moustapha et le blesse grièvement. À El Mina, quartier mosquée Qatar déjà théâtre d’un meurtre, il y a un mois, un autre drame s’est déroulé, au cours de la même soirée. Un jeune homme est découvert, inconscient et saignant de la tête. Il est aussitôt évacué par la police à l’hôpital de l’Amitié. Fort heureusement, il retrouve conscience dès le lendemain. Interrogé par la police, il déclare avoir été agressé par un malfaiteur connu à El Mina. La police a entamé la traque du bandit.

Attention aux faux agents de compagnie !

Depuis deux semaines, des individus en uniforme d’agents des sociétés d’eau et d’électricité circulent en divers quartiers. Ils tapent aux portes des maisons et affirment venir relever les compteurs. Plusieurs vols sont signalés après le passage de ces pseudo-agents. Quelques-uns ont braqué des femmes seules à leur domicile. L’un d’eux a même tenté de violer une bonne, avant de fuir à bord de son véhicule.

Mosy

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Le camion de la Direction des Douanes de Nouakchott

Le camion de la Direction des Douanes de NouakchottUn camion stationné devant la Direction générale des Douanes de Nouakchott !!!

L’image est frappante et intrigue nombre de passants. Elle s’offre depuis plus de deux mois en spectacle à tous les usagers des axes routiers jouxtant l’état major de la gendarmerie nationale et la direction générale des Douanes.

De sources dignes de foi, le véhicule a été réquisitionné, au départ, par les limiers de la police politique alors qu’il venait de prendre sa charge d’un dépôt du Ksar pour se diriger vers des magasins de vente situés au « Châraa Rezegh » de la capitale (rue commerçante de vente en gros et demi-gros).

Selon ces mêmes sources, une première commission d’enquête avait été mise en place. Elle a prélevé des échantillons et pisté la marchandise jusqu’à son site de production en Europe. Ensuite elle a passé au crible tous ses documents (connaissements, factures, liquidation, reçus de paiements, ...).

Le rapport, établi à l’effet, a constaté que la marchandise est parvenue régulièrement au Port de Nouakchott puis débarquée et acheminée en ville selon les règles douanières en vigueur. Seule infraction relevée, l’absence d’un passe avant qui serait exigible pour tout déplacement de produits surtaxés. Mais c’est tout au plus une infraction mineure passible d’une simple amende pécuniaire.

Non satisfait de cette expertise, le Directeur général des Douanes, le général Dah Ould Mamy après avoir vainement essayé de saisir la Justice, nomme une seconde commission d’enquête avec à sa tête un colonel chevronné et connu pour sa droiture et qui s’attelle immédiatement à la tâche avant de parvenir aux mêmes conclusions que sa devancière. Malgré tout, le camion continuait d’être immobilisé et sa marchandise exposée aux intempéries : brouillard, pluies, soleil, poussière et vents.

Choqué devant cet état de fait consacré par la levée de tous les obstacles administratif, le propriétaire de la marchandise ne sait plus à quel saint se vouer. Désarmé et s’abstenant à faire des vagues, il attend toujours d’être rétabli dans ses droits.

En attendant le pays et les douaniers en particulier donnent une piètre image du respect de la justice et de la protection de la propriété privée.

Pour nombre d’observateurs, cette situation inédite où des biens sont confisqués sans limite et sans raison valable s’expliquerait par deux raisons : ou le DG des Douanes tente de fermer le marché aux cigarettes Marlboro pour faire la part belle aux cigarettes concurrentes, ou alors il viserait la personne du propriétaire de la cargaison pour ses liens de parenté avec l’homme d’affaires Mohamed Ould Bouamatou.

En tout état de cause, dans un cas comme dans l’autre, il s’agit d’un usage excessif de pouvoir, voire un véritable abus d’autorité attentatoire à la liberté individuelle d’un citoyen.

MOM
Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

Faits divers : Que sont-ils devenus ?

Faits divers : Que sont-ils devenus ?Le Calame - Nous avons jugé utile, cette semaine, de délaisser l’actualité pour vous informer sur le devenir de quelques tristement célèbres personnages des faits divers mauritaniens. Plusieurs de nos lecteurs ont manifesté leur curiosité à cet égard et j’ai donc ciblé une petite liste de malfaiteurs et autres criminels susceptible de satisfaire cette demande…

Morts violentes

Un jour de 2006, grande foule, comme d’habitude, au quai d’embarquement de Rosso. Soudain, un homme occupé à décharger une pirogue tombe à l’eau. Le courant l’entraîne au loin. Personne ne parvient à le secourir. Le voilà happé par les flots. Son cadavre est repêché et identifié : c’est« M’barek 19 », un bandit recherché par la police de Nouakchott.

En 2010, un homme pénètre, la nuit, par effraction, dans une blanchisserie de Ten Soueilim. Le propriétaire se réveille en sursaut, affronte l’intrus qui a pourtant tiré son poignard, le désarme, parvient à se saisir du couteau et en porte plusieurs coups à son agresseur qui s’écroule, mortellement touché. On apprendra, le lendemain, qu’il s’agissait du fameux « Samba caoutchouc ».

Situation analogue, en 1992, à Basra. Réveillé, vers trois heures du matin, par une tentative de braquage de son commerce, le boutiquier avertit qu’il est armé mais le voleur n’en fait cas et menace à son tour. Le voilà descendu, à bout portant. L’identification du cadavre, au matin, révèle son nom : c’est le fameux « King Kong » qui semait la terreur à Sebkha et environs.

Même topo, en 2015, au quartier Dubai. Un jeune boutiquier tire sur un malfaiteur armé qui a soudainement fait intrusion dans son épicerie. Il le tue sur le coup, tandis que les complices du malheureux s’enfuient au loin.

Ainsi « Ould Lemsid » quitta-t-il ce monde. A l’instar du fameux « Lego » qui, à peine sorti de prison, s’était empressé de forcer, machette en main, la porte d’une échoppe de Riyad, pour y recevoir son dernier compte du tenancier de celle-ci. Ainsi moururent d’aussi inconscients que sinistres personnages…

Ceux qui ont changé de vie

D’autres ont eu la bonne idée d’essayer, tant bien que mal, de mener une nouvelle vie, honnête et paisible. Ainsi le fameux « Gouggouh », également surnommé « l’homme à la chaîne » s’y tient-il, désormais, à Cité-plage. En contact permanent avec la police, il aurait abandonné, à l’étonnement général, tout rapport avec les drogues.

Le fameux « Abdallahi le vainqueur » » passa un bon moment avec les prêcheurs de la Jama’aTabligh. Longtemps taximan, il ne quitte plus son domicile à Néteg. Le fameux « Kaba » est devenu honnête commerçant et passe ses jours à négocier partout en ville.

Tous les vendeurs de bétail d’El Mina ou autres se souviennent parfaitement de « Dhib » (le chacal). Un sobriquet marquant la capacité de Mohamed ould Sidi à voler, égorger et dépecer un animal, sans laisser la moindre trace.

Aujourd’hui âgé de 65 ans, il a complètement changé de vie et ne passe jamais plus à côté d’un marché de bétail. Le fameux « Boudou » (cafard en hassaniya) s’est, lui, transformé en pêcheur sans problèmes. C’était sa capacité à se faufiler entre les portes pour cambrioler qui lui avait valu une telle peu ragoûtante appellation.

Les bagnards

La majeure partie des fautifs est cependant en taule ; la plupart à purger de variablement lourdes peines, quelques-uns en détention préventive. Le fameux violeur et double meurtrier d’El Mina en 2005 subit sa condamnation à perpétuité en la prison d’Aleg. Yacoub Christophe avait défrayé la chronique en violant et tuant une fillette de 8 ans, avant d’assassiner son ami, seul témoin du crime. Sa cavale dura deux ans.

Le fameux « Kabila », un ex-militaire, est incarcéré à Bir Moghrein, tout comme Abdallahi Lekhal. Ahmed « Kalach », auteur d’un carnage aux environs de Méderdra, en Novembre 2010, purge lui aussi une lourde peine, à la prison d’Aleg, y tenant florissant commerce. Govinda, Pepti, El Mokhnez et Brahim « Bazin » sont à Dar Naïm. Mais Ely « Lahmar », « Kabila junior », « Lehnech » et « Maradona » sont, eux, actuellement en liberté.

Le crime au féminin

Le sexe réputé faible n’est pas en reste de ce sinistre groupe. La fameuse Ejah mint Samba qui manie bien le couteau est, depuis quelques temps, en liberté, sans qu’on ait, à ce jour, quoi que ce soit de nouveau à lui reprocher. Ramla, la spécialiste de l’arnaque, croupit à la prison des femmes. Utilisant l’auto-stop pour attirer ses proies masculines, elle les conduisait en un lieu écarté où les attendaient des complices qui s’empressaient de les battre et déplumer.

Les reines du proxénétisme, Mariem « quatre heures » et Fatou, ont été libérées de la prison des femmes, après de longues détentions. Sont-elles revenues à leurs vieilles « amours » ? Probablement… Quant à « Chemchouma », condamnée sévèrement pour le meurtre d’une de ses amies, en 1993, elle est décédée voici quelques années.

Mosy
Source : Le Calame (Mauritanie)