Thu01172019

Last update01:45:14 PM GMT

Back Justice Justice Justice en Mauritanie

Faits Divers en Mauritanie

Le colis de la plage

Faits divers… Faits divers… Faits divers…Va-et-vient continu, le jour, entre Cité-plage et la plage des pêcheurs. Portant de lourds paniers, des femmes et des hommes passent, toutes les cinq minutes, dans un sens ou un autre de cette périphérie.

Vendredi 20 Juillet, vers sept heures, un maçon en chemin vers le centre touristique Terjit remarque une jeune femme portant un colis inhabituel et qui se dirige en contresens de la convergence des piétons et automobilistes. Il se prend à la surveiller, de loin. Elle dépasse bientôt la zone habitée, vers le Nord.

Se croyant hors de toute vue, elle s’assoit et commence à creuser une petite fosse… avant d’y enfuir son colis et de s’éloigner ! Etonné, le maçon s’approche et l’interpelle. « Que faisais-tu en ce lieu désert ? – Je me soulageais, tout simplement », lui répond-elle, sans se démonter. De plus en plus intrigué, notre homme téléphone à un agent du commissariat de Tevragh Zeina 3 dont il avait, tout dernièrement, noté le numéro.

Il l’informe de ce qu’il a vu. Le policier lui demande de ne pas perdre la femme de vue, « je t’envoie quelqu’un », lui dit-il, avant de le rappeler, dix minutes plus tard. « Je suis en face de la grande usine », l’informe alors le maçon, « et la suspecte me devance de deux cent mètres à peu près ». Bientôt, une Mercedes aux verres fumés s’arrête aux pieds de la jeune femme.

« Police ! Monte à bord, nous avons quelques questions à te poser ». Elle commence à pleurer, clamant son innocence. Une foule de curieux se forme. Ha, voici le maçon ! En route pour le lieu où la jeunette a enterré son colis ! On creuse et c’est la macabre découverte : un nouveau-né sans vie, d’à peine un jour.

La fille nie, crie, pleure mais, une fois débarquée au commissariat, craque bientôt et crache le morceau. Elle a bel et bien étranglé son enfant et la voilà à tirer de sa poche le lacet de ruban qu’elle a utilisé à cette fin. On fait alors appel au substitut du procureur et c’est les formalités de routine…

Une femme sauvée in extremis

Quelques taxis nouakchottois – rares, Dieu en soit loué ! – sont sous contrôle de malfaiteurs et autres grands délinquants. Des bandes les utilisent pour braquer, déplumer et, parfois, agresser physiquement les clients. Le violeur sadique de Nouakchott qui sema la terreur, en 2008, avant d’être démasqué et arrêté, utilisait, lui aussi, un taxi.

Les scélérats qui violèrent et tuèrent la jeune Penda Sogue avaient leur taxi et ciblaient leurs clientes. Les histoires de taximen-bandits ne manquent pas, hélas ! La dernière en date, tout juste avant-hier, donne encore raison au fameux tube du chanteur ivoirien : « Taximan n’est pas gentil ».

F. S. hèle un taxi, vers vingt heures trente, au marché d’El Mina. Elle veut qu’il la dépose, en urgence, quelque part à Ten Soueïlim. Le taximan accepte l’offre sans discuter et l’embarque aussitôt, à bord de sa Mercédès.

Mais, au lieu prendre la route de Baghdad, voie habituelle vers le Nord-est, il prend celle de la foire, prétendant éviter la circulation. Il bifurque ensuite à gauche et entre dans les ruelles sombres de la zone industrielle. Il s’arrête subitement, dans un coin désert, et entreprend de violer la jeune fille.

Elle résiste vaillamment, en le griffant et lui assénant des coups, sans cesser d’appeler au secours. Va-t-il arriver à son noir dessein ? Non car, alertés par les cris, voici qu’accourent un courageux gardien et des passants ! Le gardien ouvre la porte et tire la femme hors du véhicule.

Le violeur en profite aussitôt pour démarrer en trombe et disparaître. Notée, sa plaque d’immatriculation est immédiatement communiquée à la police. Peine perdue : la plaque d’immatriculation est fausse, c’est aussi celle d’une Toyota Prado.

Les malfaiteurs ouvrent leur « propre » campagne référendaire

Le stade Mellah, au quartier Nezaha de la rue Messoud, a connu une fête en grandes pompes, avec l’ouverture de la campagne pour le prochain referendum. De grandes foules – des curieux, pour la plupart – ont convergé vers la manifestation, surveillée par une formidable présence sécuritaire.

Cela n’a pas empêché le monde criminel et délinquant de Riyad, Arafat, Toujounine et Dar Naïm de s’y inviter. Occasion unique de dérober, à gogo, tout et n’importe quoi !

Jeunes filles en route vers le stade délestées de leurs téléphones et billets, nombreuses tentatives de viol, jeunes hommes braqués et agressés ; et tout à l’avenant, en une seule courte nuit. Certains malfaiteurs ont même réussi à s’infiltrer dans la foule, danser, piquer quelques téléphones et porte-monnaie. La sécurité présidentielle en a raflé quelques-uns qu’elle a remis à la police.

Vers deux heures du matin, alors que le stade commençait à se vider, des cris de détresse ont été entendus de l’autre côté du stade. Un peu plus tard, des éléments du BASEP exhibaient un gaillard ligoté qu’ils ont embarqué dans un véhicule, pour une destination inconnue. Selon des témoins, il aurait tenté de violer une jeune fille, sous la menace d’un poignard.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Meurtre crapuleux à Arafat

Meurtre crapuleux à ArafatUn jeune homme, né en 1969, répondant au nom de Brahim Sall a été retrouvé mort dans son domicile sis à l’hôpital d’Arafat. C’était en début de soirée de dimanche dernier.

Selon les témoins, la scène est terrible et indescriptible. Le corps de l’homme qui aurait été poignardé puis pendu à une corde avait commencé à se décomposer. Manifestement, cela faisait plusieurs jours qu’il avait perdu la vie.

En fait, la dernière apparition publique de Brahim remonte à mercredi dernier, selon l’épicier du coin qui précise que le jeune l’avait côtoyé pour régler ses dettes. Depuis, il a fallu attendre ce dimanche et que l’odeur du corps détérioré ait infesté l’air pour que la curiosité des voisins fut attirée. Une rapide inspection des lieux mènera à l’imaginable : un corps inerte dans une chambre déserte.

La police, rapidement sollicitée, interviendra pour dégager la foule avant de procéder aux premières investigations. Il était avéré que le jeune avait subi une agression sauvage. Son corps présentait des traces de coups de poignards et de tournevis.

La police disposerait pour l’heure de peu d’informations. On sait cependant que le jeune vivait seul, qu’il avait l’habitude de rester plusieurs jours sans contacter ses proches. C’est d’ailleurs pour cela que son absence auprès de ses parents et amis n’avait pas été de sitôt remarquée. Le jeune avait aussi quelques fréquentations dans des milieux connus que la police est en train d’investir.

Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

Accusé de viol, il demande à jurer

Accusé de viol, il demande à jurerUn jeune maçon mauritanien, habitant à Sebkha, a été accusé de tentative de viol par une femme. Malgré ses dénégations, il a été conduit à la police et devrait être écroué incessamment. Face à la police, le jeune a tout rejeté non sans exprimer sa disponibilité pour jurer devant le Coran.

Pourtant, dans le quartier où il habite, l’infortuné semble bien apprécié par le voisinage. Il est décrit comme un casanier qui vit seul dans une chambre qu’il loue. El le jeune vit de la maçonnerie.

Il sera surpris un jour où il mijotait un plat, lorsqu’une femme, accompagné de son mari s’introduisirent dans la maison. Dès qu’elle le vit, la femme point son doigt sur lui et dit à son mari "c’est lui". Le jeune semblait médusé et ce n’est qu’une fois au commissariat qu’il sut qu’il était accusé de tentative de viol sur la plaignante.

Cette dernière raconte qu’une nuit où elle était seule à la maison, son mari s’étant absenté, un homme s’est introduit dans la maison. Elle dit s’être réveillé et pointa sa torche sur lui. Paniqué, il aurait prit la fuite. Elle semblait formelle "c’est lui, je reconnais son visage". A la police, il demanda à ce que lui et la femme jurent sur le Saint Coran.

Ce que la femme a refusé de faire. Au commissaire qui lui demandait pourquoi la femme a laissé tout le monde pour l’accuser lui en personne, il répondit "c’est un coup monté par la femme et son mari pour trouver de l’argent ; il pense que je vais paniquer et demander un arrangement et comme ça ils s’en tirent mais je refuse, ce n’est pas moi, je ne suis jamais rentré dans une maison autre que la mienne". Une défense qui ne lui fit d’aucun secours. Il a été présenté au parquet en début de présente semaine.

Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

Mauritanie : De nouvelles victimes parmi les orpailleurs

De nouvelles victimes parmi les orpailleurs Trois corps d’orpailleurs ont été découverts mardi, enfouis dans un ravin dans la région située entre Tasiast et Boulenouar dans la wilaya de l’Inchiri.

Les trois hommes avaient été portés disparus depuis une semaine dans le désert de Tasiast, la destination privilégiée depuis plus d’un an de milliers de mauritaniens à la recherche de l’or.

Le nord du pays attire des milliers de mauritaniens en quête d’enrichissement rapide grâce à la prospection aurifère artisanale.

Plusieurs orpailleurs ont perdu la vie ces derniers temps lors de prospections notamment dans la région militaire interdite dans l’extrême nord du pays.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

Une bande de huit récidivistes coffrée

Comme nous l’avons souvent souligné, la partie Est de Nouakchott n’a plus rien à envier aux autres zones à hauts risques de la ville. Le taux de crimes y a grimpé, en flèche. La délinquance, en hausse continue. La fondation, par les autorités, de quatre nouveaux commissariats de police n’y a pu mettre terme ni seulement limiter l’inquiétant phénomène. De nombreuses bandes de malfaiteurs circulent, jour et nuit, en cette périphérie et sévissent partout. Chaque jour, les commissariats de police de la zone sont submergés de déclarations de vols, agressions, viols et autres braquages.

Une bande  particulièrement dangereuse a fait parler d’elle, le mois passé, en divers quartiers de Toujounine, Tenweïch et Dubaï. Au moins vingt-deux vols à main armée, braquages et cambriolages. Leurs victimes se comptent par dizaines : des épiceries, des boutiques, des magasins et des maisons de particuliers. Se déplaçant à bord de voitures volées, elle a semé la terreur durant trois semaines. La police les a, tout d’abord, ignorés, malgré les nombreuses plaintes déposées chaque jour. Mais le nombre croissant de victimes a fini par décider les autorités à entreprendre des recherches.

Le commissariat de police de Toujounine 2 lance alors ses limiers. Après quelques jours de traque, huit suspects sont arrêtés, séparément, en différents lieux de la zone. Il s’agit d’un groupe de récidivistes bien connus des fichiers de la police. Son chef, Hammoud, et son lieutenant « Fambleau » venaient tout juste d’être relâchés de la prison de Dar Naïm. Au cours de la perquisition de leurs repaires, une véritable caverne d’Ali Baba a été mise à jour. Un énorme butin composé, notamment, de matériel de valeur, argent, nombreux lots de beaux habits et cartes de recharges, ont été saisis.

Disparition d’une jeune fille

La disparition des jeunes filles est, hélas, devenu monnaie courante chez nous. Presque chaque semaine, on entend parler d’une telle ou telle qui n’est pas rentrée chez elle. Les déclarations en ce sens à la police lui sont devenues habituelles. L’opinion garde encore, en mémoire, l’histoire de cette jeune fille qui disparut d’Aleg, tout un mois, parce qu’elle ne voulait pas épouser un cousin qui exigeait sa main. Une autre jeune fille disparut du quartier Arafat, le matin, pour être retrouvée, le soir, dans un coin abandonné au sud de la ville. L’affabulation de sa déclaration  avait été vite mise à jour par l’enquête de la police…

Jeudi 13 Juillet, vers dix-sept heures, une jeune fille de dix-sept ans, appelée Fatimetou mint Mahmoud dite Varha, quitte le domicile familial au quartier poteau 11 d’Arafat. Elle se rend, comme chaque jour, en un centre privé de formations où elle suit des cours d’informatique et de français. A ce jour, elle n’en est pas retournée. Sa famille et ses proches ont mené des recherches partout, sans en trouver la moindre trace. Des rumeurs, relayées par certains organes de presse, ont fait état de sa récupération à Nouadhibou, des mains d’une bande de malfaiteurs, mais cela n’a pas été confirmé. Rappelons que deux jeunes filles du collège disparurent, elles aussi, l’an dernier. On les retrouva dans un appartement du quartier Carrefour, en compagnie de deux jeunes dépravés.

Noyade probable d’un frais bachelier

Bouddah ould Yacoub, vingt ans, décroche le baccalauréat scientifique, lors de la session de Juin dernier. Il y a quelques jours, il part, le soir, en compagnie de quelques amis, pour passer un moment de détente à la mer. Un coin tranquille, appelé Miami, au sud du port autonome de Nouakchott. Ils y fixent leur camp et décident de nager un peu, avant la nuit. Mais la mer n’est pas calme et tous conviennent de ne pas trop s’éloigner du rivage. Bouddah, qui se croit bon nageur, passe outre cet avis. Dix minutes plus tard, nul ne parvient à le repérer à la surface de l’eau. Le temps passe et l’inquiétude augmente. Au crépuscule, ses amis décident d’alerter le poste de gendarmerie qui commence aussitôt les recherches. En vain. Aucune trace du jeune téméraire. Mais, comme son corps n’a pas été rejeté par la mer, les membres de sa famille s’accrochent à un mince espoir. Ils se sont regroupés sur le lieu où Bouddah a disparu et poursuivent  les recherches.

Source : le calame.info (Mauritanie)

 

Mauritanie: A Boghé, un jeune meurt électrocuté

Mauritanie: A Boghé, un jeune meurt électrocuté Un jeune est mort électrocuté ce vendredi 14 juillet, à Boghé dans la région du Brakna. Le jeune qui répond au nom de « Alhousseine » a mis le pied sur une flaque d’eau au contact d’un câble électrique, apprend-on. Il a rendu l’âme sur le moment, rapporte des sources locales.

Selon les informations, le drame est survenu au moment où le défunt tentait de franchir la porte de sa maison. C’est à ce moment précis qu’il a reçu une charge électrique mortelle. Ce, à cause d’un câble électrique qui traînait par terre, au milieu d’une flaque d’eau.

A Boghé comme ailleurs en Mauritanie, voir un fils électrique traîner par terre est monnaie courante. Mais les risques sont encore plus élevée dans cette zone, en saison de pluie. En juillet, les eaux stagnantes font presque partie du paysage de la ville.

Source : Le Reflet (Mauritanie)

 

Un boutiquier passe un mauvais quart d’heure

Jumeaux abandonnésLe quartier Socogim PS est situé à basse altitude : à peu près cinquante mètres au-dessous du niveau de la mer. Dès les premières pluies, plusieurs zones de ce quartier populaire deviennent inaccessibles aux voitures ; parfois, même aux piétons. Des boutiques de ventes de matériel « Second hand », à hauteur du marché Maroc, n’ouvrent leurs portes que très rarement, faute à l’enclavement qui contrarie le flux habituel des clients. Les passants se font aussi rares,  du fait des eaux stagnantes. A. J. tient, dans ce quartier, une boutique de frigos et autres matériaux  d’occasion. L’autre jour, le voilà seul dans sa boutique, à discuter avec des clients marocains, lorsqu’un gaillard de teint foncé, habillé d’une jaquette  et d’un Jean délavé se présente. Le boutiquier lui propose de le libérer en premier, car « les clients étrangers que tu vois là attendent une voiture, pour embarquer – Non, non, je vais attendre », insiste le gaillard. Dix minutes plus tard, la voiture attendue arrive et les deux étrangers prennent congé, promettant de revenir acheter diverses marchandises.

Braquage inattendu

Le client demande, à A. J., de l’emmener voir les vélos stockés dans l’arrière-boutique. Notre ami, qui ne se soucie de rien, l’y fait aussitôt entrer, choisit un vélo et se retourne pour le présenter au client. Surprise ! L’homme a dégainé une machette qu’il tenait cachée sous ses vêtements et la lui met au cou. « Ne bronche pas », lui ordonne-t-il, « si tu veux vivre ! ». Et de l’agonir d’injures racistes, avant de s’emparer d’une forte somme d’argent, se choisir un beau vélo et entreprendre de quitter les lieux, sans oublier de menacer des pires représailles, au moindre appel au secours. Voilà notre pauvre boutiquier cadenassé, tandis que son agresseur disparaît. Il faudra un bon quart d’œuvre pour qu’A.J. s’enhardisse, suffoquant, à bêler quelque cri de détresse. Heureusement pour lui, un passant l’entend et vient le délivrer. Le boutiquier se rend aussitôt au commissariat de police d’El Mina 2 et porte plainte contre X.

Rat piégé

Le responsable de la police judiciaire, le fameux brigadier-chef Ahmed Kori, l’interroge longuement, afin de dresser le plus parfait portrait-robot du malfaiteur. « J’ai quelques suspects en tête », lui dit-il, « rentre chez toi. Mais laisse-moi ton numéro de téléphone, j’aurai sûrement besoin de toi pour confondre  le lascar ». A peine deux jours plus tard, appel du brigadier et voilà notre boutiquier à examiner, un à un, les suspects qu’on lui présente. Son braqueur n’est pas du lot, il en est certain, il le reconnaîtrait entre mille. Deux jours passent avant qu’on ne le convoque pour l’examen d’une nouvelle brochette de louches individus. Non, le bandit n’en est pas plus. Dix de der, le lendemain, avec un lot de quatre « clients ». Bingo ! Le scélérat en fait, cette fois, bel et bien partie, A.J. le désigne aussitôt, en dépit des grimaces que le drôle s’applique à produire, pour éviter d’être reconnu.

Camara « Santage » – c’est l’appellation du multirécidiviste – commence par nier farouchement l’accusation. On le transfère alors à la PJ où il ne tarde guère à avouer, sous la pression des méthodes affutées d’interrogatoire de la police. Plusieurs autres de ses victimes vont, les jours suivant, défiler au commissariat et le reconnaître à leur tour. Puis les parents de Camara se présentent et tentent de trouver un arrangement à l’amiable. En vain : les braqués refusent d’encourager les braqueurs. Camara est donc déféré au parquet de la wilaya Sud et écroué à Dar Naïm. Quant à A.J., sa décision est, dit-il, irrévocable : il ne restera plus jamais seul en sa boutique, incha Allah !

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Arrestation du « faiseur de millionnaires »

Arrestation du « faiseur de millionnaires »Un quinquagénaire en provenance de l’Afrique de l’ouest, a été arrêté vendredi dernier par la police d’El Mina, pour abus de confiance et escroquerie. MLS.

Telle est l’abréviation de son nom, a été extirpé de force, de la somptueuse villa qu’il avait prise en location sis à la préfecture de la Moughataa, à quelques encablures du commissariat de police. Prétendant qu’il est capable d faire des millionnaires, il aurait piégé un mauritanien qui travaille à la fonction de comptable dans une société de Nouakchott.

MLS qui venait d’empocher 5 millions d’ouguiyas, s’apprêtait de prendre la fuite quand il fut interpellé par son client, qui le conduisit à la police. En fait, tout a commencé entre les deux hommes en juin dernier. Ayant pris contact avec ledit comptable par on ne sait quels moyens, MLS lui fera croire qu’il était capable de le rendre millionnaire en un laps de temps.

Pour se justifier, il demanda à son client de lui apporter 500.000 UM, lui donnant rendez-vous le lendemain. Après un soir d’incantations mystiques, le voilà qui réussit à respecter sa parole : le lendemain, il remettait un million d’ouguiyas à son visiteur, qui n’en croyait pas ses yeux.

Alléché par cette somme, il décida d’engager une seconde opération. Cette fois, ce sont dix millions d’ouguiyas qu’il désirait. Le 2 juillet dernier, il dégaina 5 millions auprès de son féticheur. Pour une telle opération, ce dernier réclamait deux jours d’incantations. Un délai relativement court pour le comptable qui décida de se faire accompagner de deux de ses neveux et de rester pointé dans un coin de rue, face à la demeure du féticheur, jusqu’au jour de rendez-vous.

Le même soir, vers 3 Heures du matin, un taxi s’était garé devant le domicile. Subitement, le féticheur sortit de sa demeure pour s’y introduire, emportant avec lui ses arsenaux mythiques, des effets personnels et quelques habits.

Très prudents, le comptable et ses deux neveux le laissèrent faire et décidaient de suivre le taxi. Après quelques virages, voilà le taxi prendre la route de Rosso. Et ce fut exactement au poste de police de sortie de la ville que le féticheur fut intercepté. Manifestement, il s’apprêtait à s’enfuir.

Ce qu’il refusait de reconnaitre, soutenant en substance qu’il voulait s’isoler en brousse pour réussir son opération. Mal lui en prit puisque le chauffeur de taxi avait reconnu avoir été loué pour une course qui devait le mener au Sénégal en passant par la route de Diama.

Conduit au commissariat, le féticheur maintenait ses déclarations, non sans reconnaître avoir engagé une affaire avec le comptable qui réclamait désormais la restitution de son argent. L’affaire devrait atterrir pendant la présente semaine devant le Parquet.

Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

 

Suicide au quartier Dubaï

Faits divers… Faits divers… Faits divers…Le quartier périphérique Dubaï, à l’extrême-est de Nouakchott est devenu un point chaud de la délinquance et du crime. Les cambriolages, vols à main armée et viols y sont devenus monnaie courante. Des bandes de malfaiteurs circulent, jour et nuit, dans cette zone éloignée de toute autorité publique. On n’y a pas oublié Ould Lemsid, le bandit descendu par un épicier qu’il voulait braquer, avec deux complices.

Le suicide y était cependant encore inconnu. Jusqu'à la semaine dernière. Dimanche 26 Mai, on découvre, au petit matin, le cadavre d’un jeune homme qui se balance au bout d’une corde, suspendue au mur d’une concession, près de la fameuse demeure d’Ehel Abdallahi.

Les autorités administratives et judiciaires de la Wilaya se rendent aussitôt sur place, pour accomplir les habituelles formalités. La police ouvre une enquête. Des témoins ont affirmé que le défunt souffrait depuis quelques temps de troubles psychiques.

La SDF de la mosquée

Qui vient prier le premier office matinal, à la mosquée Jaafar du Carrefour Ten Soueïlim, ne peut que remarquer la mince silhouette d’une femme allongée au perron de ce lieu sacré. Couchée sur un vieux morceau de natte, parfois à même le sol, cette dame qui semble avoir dépassé la quarantaine, est toujours été la première à arriver à la mosquée.

Parfois avant quatre heures du matin, précisent les veilleurs de nuit voisins. Sans se soucier ni du froid, ni de l’humidité de la rosée ni de celle de la pluie. Binta reste aux alentours de la mosquée jusqu’au crépuscule.

Au lever du soleil, quand la mosquée commence à se vider, elle ouvre un des paniers qu’elle tient avec elle et en sort des ustensiles pour préparer son thé matinal. Elle change de voile, chaque jour, disent ceux qui la côtoient, et semble jouir de toutes ses facultés mentales. Pourtant, elle a abandonné ses deux enfants en bas âge. Ces derniers vivent à la SOCOGIM PS avec leur père.

Binta passe le début de la nuit dans une chambre au quartier 24 Avril de Ten Soueïlim. Native du Gorgol, elle parle un peu hassaniya et français, ce qui laisse entendre qu’elle a passé par l’école moderne.

A la question de pourquoi elle a abandonné domicile conjugal et enfants, elle se contente de se dire en mouvement perpétuel, sans en révéler le motif. Mystère, donc, autour de la SDF de la mosquée Jaafar… Les rumeurs vont bon d’autant bon train qu’elle reste toujours à l’écart et que personne ne l’a jamais vu quémander quoi que ce soit.

Rappelons qu’une autre fameuse sans domicile fixe habitait le même quartier. Nous en avons souvent relaté le cas, avant qu’elle ne disparaisse définitivement du coin, sans que son mystère ne soit percé.

Les malfaiteurs font la loi à Capitale

Le plus vieux marché de Nouakchott est celui de Capitale. Grand et populeux, c’est le terminus de toutes les destinations de Nouakchott et des villes intérieures. Grouillant quotidiennement de monde, il est infesté de malfaiteurs qui y passent la journée, guettant la moindre occasion de voler ou braquer…

Un poste de police y a été fixé par le commissariat de Tevragh Zeina1. Il est débordé en permanence, surtout les jours précédant les fêtes. La BRB version Didi y menait bon travail, durant ces périodes, avec de nombreuses patrouilles qui raflaient tout suspect.

Mais, cette année, l’avant-fête de l’Aïd el Fitr a vu le poste de police du marché dans l’incapacité totale de faire quoi que ce soit, face à la déferlante de criminels qui ont délesté des dizaines de personnes, surtout des femmes, de leurs sacs et/ou porte-monnaie.

Un malfaiteur a voulu s’emparer du sac d’une femme qui s’est refusé à lâcher prise. Il l’a trainée, criante au secours, sur plusieurs mètres, sous les yeux d’une énorme foule dont personne n’a osé intervenir, le laissant s’enfuir, en définitive, avec le sac qui contenait une importante somme d’argent.

Un autre malfaiteur a menacé une femme avec son poignard, en présence de plusieurs personnes, pour s’emparer, lui aussi, de son sac qu’il a fini par emporter, sans que personne ne bronche. Une fois le criminel parti, des vendeurs se sont excusés auprès de la victime : « C’est Lebrag et nous avons peur de ses représailles.

C’est pourquoi on n’a pas osé te secourir ».
D’après des témoins, les policiers du marché arrêtent, parfois, tel ou tel de ces bandits… pour le relâcher après quelques minutes à peine. Les nouveaux agents de la BRB auraient, entend-on dire, « d’autres chats à fouetter » et ne s’intéressent plus aux marchés de la ville qui vivent, désormais, sous la loi de la jungle, surtout en période de fêtes.

La « prison de la mort » change de régisseur

A quelques kilomètres de la ville frontalière de Bir Moghreïn, on a construit, voici deux ans, une maison d’arrêt. Une première vague de prisonniers VIP y a été séquestrée : les accusés de détournement de fonds publics, communément appelés « prisonniers du Trésor ».

Puis les autorités ont pris la bonne décision d’y interner les condamnés à mort et à lourdes peines, c'est-à-dire les bandits de grands chemins et autres grands criminels. Son premier régisseur fut un sous-officier de la Garde, Mohamed Ould Chouail. Il a été remplacé, l’année dernière, par un greffier.

Celui-ci n’a pas duré en service, demandant officiellement à ce qu’il soit démis. C’est chose faite depuis quelques jours : le ministère de la Justice a désigné, par note de service, un autre greffier, Mohamed Mahmoud Ould Amar, pour assurer la gestion de cette maison de détention. Un véhicule tout terrain a été mis à sa disposition pour ses déplacements.

Rappelons que ce bagne abrite cent trente prisonniers de droit commun, dont de grands gabarits du crime. Tenter de s’évader de cette prison signifie se condamner à mourir de chaleur et de soif car trois cents kilomètres de désert la séparent de toute vie.

Tentative de braquage et viol à Tarhil

Tarhil vit, ces jours-ci, un climat d’insécurité sans précédent. L’autre nuit, un homme qui dormait dans une cabane, dans une concession du secteur 18, est réveillé par un terrible vacarme.

Il monte sur un fût pour observer la scène, derrière le mur. Deux colosses armés de machette tentent de forcer la porte de la concession. Mais, soldat de métier, notre homme est armé et le fait savoir aux bandits… qui ne s’en émeuvent guère. Il tire alors en l’air et cela leur débouche bien les oreilles : les voilà à prendre leurs jambes à leur cou et à décamper dans l’obscurité !

Samedi 1er Juillet, un malfaiteur s’introduit dans une maison du même quartier. Apparemment, il sait qu’une dame y est seule au foyer, ses enfants et son mari étant partis en voyage. Il la force de lui donner tout ce qu’elle détient, avant d’abuser d’elle, sous la menace de son poignard, et de prendre la fuite. Aux dernières nouvelles, il court toujours.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Medbougou - Hodh Gharbi : arrestation d'un quinquagénaire accusé d’inceste

Medbougou - Hodh Gharbi | arrestation d'un quinquagénaire accusé d’incesteLa gendarmerie a arrêté au village de Medbougou, dans la wilaya de Hodh Gharbi, un quinquagénaire, nommé Mohamed Lemine Ould Cheikh, dit El Vouti, soupçonné d’inceste avec ses six (6) filles dont quatre sont des mineures.

Le procureur de la République Ahmed Bamba Ould Ahmedou a ordonné son mandat de dépôt, après avoir pris connaissance des résultats de l’instruction menée par la police régionale.

Tout a commencé, lorsque l’association Mauritanienne pour la Santé de la Mère et de l’Enfant (AMSME), a alerté le parquet général de la wilaya, sur ce cas collectif d’inceste.

Le père obligeait ses filles à utiliser des pilules, rapportent les sources, selon lesquelles, les enquêteurs ont trouvé parmi les objets compromettants, une boite de viagra.

Traduit de l’Arabe par Cridem
Source : Rasid (Mauritanie)

 

Zouerate : une tentative de rapt se termine au parquet

Zouerate : une tentative de rapt se termine au parquet.Trois jeunes ont été déférés ce mercredi 05 juillet courant devant le parquet de la République près du tribunal régional de zouerate, rapporte une source.

Les jeunes hommes présumés ont été traduits devant cette juridiction pour kidnapping de deux filles mineures et tentative d’assassinat d’une d’elle au lendemain de la fête d’EL id Elfitr.

En effet, les fillettes âgées de 13 ans faisaient des visites de courtoisie à leurs proches dans le quartier Tarhil (quartier de recasement) jusqu’au moment où des jeunes à bord d’ une voiture les abordèrent et leur proposèrent de les déposer. Elles s’exécutèrent mais se rendent vite compte que le chauffeur n’est pas seul car il y avait deux gaillards couchés dans le siège arrière.

Comprenant la mauvaise intention des occupants de la voiture, l’une des mineures la freina, bouscula le chauffeur et demanda à sa compagne de malheur de prendre la fuite.

La voiture s’immobilisa, mais l’une des fillettes a été rattrapée par ses ravisseurs avant de subir de mauvais traitements.

Elle a été enfermée dans une cour de dépôt de briques, trempée dans une réserve d’eau jusqu’à évanouissement.

Ses tortionnaires la laissant morte sont partis en fermant la cour à clés, blessée au menton, elle a eu beaucoup de saignements.

.Quand elle a retrouvé ses esprits, la mineure a pris la fuite et s’est confiée dans une famille en racontant leur mésaventure.

Entre temps, Sa compagne de malheur avait informé les familles en décrivant la voiture des kidnappeurs et son immatriculation.

Les recherches commencèrent, la voiture retrouvée, la police avertie, se met sur les trousses des ravisseurs qu’elle alpagua sans difficultés.

Les parents des présumés ravisseurs ont touché ceux des victimes pour régler le problème à l’amiable en proposant un montant de 100 000 (cent) mille UM pour les soins de la blessée, rapporte une source. Mais les tuteurs des fillettes ont refusé en qualifiant l’opération de rapt et de tentative d’assassinat sur une mineure.

Finalement, l’affaire est entre les mains de la justice.

Source : Zouerate Actu (Mauritanie)

 

 

Des véhicules ont disparu avec la fête d’El fitr

Des véhicules ont disparu avec la fête d’El fitr La police d’Arafat a reçu pas moins de 15 plaintes pour disparition de voitures. C’était pendant les journées du vendredi 23 et samedi 24 juin dernier.

Ils étaient en effet une bonne quinzaine de personnes qui s’étaient présentées au commissariat pour porter plainte contre « X », après qu’au réveil, elles avaient constaté que leurs voitures avaient disparu. Fait commun : il s’agissait de véhicules qui garées devant les domiciles et non dans des parcs publics.

L’enquête immédiatement engagée par la police, fut conclue dans deux jours ! Le pot aux roses avait été rapidement découvert : c’est à la plage de Nouakchott, dans des circuits de courses auto et de cascades que les véhicules furent découverts. Alors que cinq d’entre eux étaient conduites par des jeunes qui les avaient volées de leurs propres parents, la dizaine restante avait été usurpée par leurs jeunes amis.

Les jeunes en question avaient décidé d’agir en commun, pour « faire ensemble la fête ». Tous arrêtés, ils furent conduits à la police où ils reconnaitront les faits portés contre eux.

Les dommages étaient toutefois importants puisque nombre dé véhicules portaient des séquelles de chocs intenses. Malgré tout, les plaignants avaient décidé de retirer leur plainte, prévoyant de laver leur sale linge en famille au plus tôt. Hélas !

C’était sans compter avec la police qui avait décidé de retenir les gamins le cas échéant, d’envoyer le dossier au Parquet, pour troubles à la sécurité, conduite sans permis. Il va falloir faire bouger nombre de députés et de hauts responsables publics pour amener la police à classer le dossier. Ce qui sera fait, après tris jours de garde à vue.

Les enfants auront ainsi purgé une petite peine de trois jours pendant lesquels leurs parents se sont démenés organisant des sit-in devant le commissariat.

Par sa décision de ne pas clore tôt le dossier le police a ainsi donné une bonne leçon aux parents pour leur négligence et aux enfants, pour leurs comportements.

Ahmed.
B
Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

 

Rosso : Un enfant meurt électrocuté au quartier Demeel-Dick

Rosso : Un enfant meurt électrocuté au quartier Demeel-DickUn enfant de 8 ans est décédé, hier, mardi 27 juin, après avoir chuté sur un câble électrique chez lui dans le quartier Demeel-Dick à l’Est de Rosso, a-t-on constaté. Il s’agit d’un court-circuit qui a engendré le drame, apprend-on.

L'événement est survenu vers 10h, ce mardi, alors que la ville de Rosso venait de connaitre sa première pluie. Notons que depuis hier, les maisons et les routes sont inondées.

Selon nos informations, les policiers enquêteurs qui se sont rendus sur place ont conclu qu'il s'agissait d'un accident. Des rues des quartiers populaires de Rosso sont envahies par les files et câbles électriques, selon les constats.

Source : Tawary (Mauritanie)

 

Retrouvé pendu chez lui

Retrouvé pendu chez lui Agé de 30 ans environ, S....B.... a été retrouvé pendu, ce mardi 27 juin, vers 17 h 15, dans une maison située au quartier Baghdad, de Nouadhibou, au nord du pays, selon des témoignages recueillis par notre correspondant sur place.

S....Biram a été retrouvé pendu dans la cuisine de la maison qu’il occupait, par ses frères. Selon l’un de ses jeunes frères, il ne souffrait d’aucune maladie. En plus, il travaille dans le secteur de la pêche artisanale depuis qu’il est à Nouadhibou. D’ailleurs, il est marié, a-t-il ajouté.

A 16 heures 45, il nous a demandé de se préparer pour aller à la prière, raconte l’un de ses frères. Après les ablutions, on est sorti pour la mosquée d'à côté, alors qu'il se préparait pour nous suivre.

De retour de la mosquée, à notre grande surprise, nous avons aperçu son corps sans vie pendu à l'aide d'une corde dans la cuisine de la maison, a-t-il précisé. Et celui-ci de conclure, rien ne nous montré qu’il s’apprêtait à mettre fin à ses jours.

Alertés, le procureur de la République accompagné d’un officier de la police et des éléments de la police judiciaire et scientifique se sont rendus sur le lieu du drame pour examiner le corps. Après le constat des faits, le corps de la victime a été transporté à la morgue du centre hospitalier de Nouadhibou pour des formalités avant l’enterrement.

Une enquête est en cours, menée par la police. Elle devrait permettre de déterminer les causes exactes du décès ainsi que les raisons qui pourraient avoir conduit le malheureux à commettre l'irréparable.

A en croire que le jour de la fête de l’Aid El Fitr dans la capitale économique, un garçon de 20 ans du nom de Souleymane…a été poignardé mortellement par son camarade au cours d’une bataille jugée acharnée dans le quartier Dubai.

Par A. SIDI
Source : Tawary (Mauritanie)

 

Mauritanie: Alger libère 29 orpailleurs mauritaniens

Mauritanie: Alger libère 29 orpailleurs mauritaniensLa justice algérienne a remis en liberté un groupe de 34 orpailleurs parmi lesquels 29 de nationalité mauritanienne et 5 Soudanais, rapporte mardi le site mauritanien d’informations en ligne «Sahara Médias».

Ces orpailleurs illégaux, originaires de la région de Zouerate (nord de la Mauritanie) avaient été arrêtés il y a quelques semaines par une patrouille de l’armée algérienne dans la zone de Tindouf.

Leur libération est le résultat d’une brève audience d’un tribunal de la région, qui a reconnu les Mauritaniens coupables d’orpaillage illégal, les a condamnés à une année de prison avec sursis et ordonné la confiscation de tout le matériel ayant servi à leurs activités.

Le même organe annonce le retour imminent de ces ex-détenus dans la ville de Zouerate, précisant «qu’ils se trouvent actuellement dans une maison de Tindouf, en attendant de quitter l’Algérie dans la soirée du mardi».

Ces orpailleurs avaient été arrêtés par une patrouille de l’armée algérienne, début mai «dans le cadre d’une opération de lutte contre le terrorisme et de surveillance des frontières».

Mais une source proche des individus emprisonnés soutenait leur arrestation dans un endroit situé à 6 kilomètres à l’intérieur du territoire mauritanien, niant par ailleurs tout acte illicite de leur part.

Enfin, dans une déclaration faite il y a quelques semaines, le porte-parole du gouvernement mauritanien, Mohamed Lemine Ould Cheikh, affirmait que Nouakchott suit avec un grand intérêt le traitement de cette affaire, plaidant au passage pour «une solution apaisée dans le cadre des bonnes relations bilatéral0ees entre les 2 pays frères».

Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya
Source : Le360 (Maroc)

Le soum-soum devient endémique

A la fin des années quatre-vingt, la grande majorité des ressortissants sénégalais furent expulsés de Mauritanie, en réaction aux pogroms, pillages et expulsions subis par les commerçants mauritaniens au Sénégal. Un flux de ressortissants nigérians, ghanéens et bissau-guinéens vint remplacer la main d’œuvre sénégalaise tant qualifiée. Pour la première fois de notre histoire, l’alcool préparé dans ces pays fut exporté en Mauritanie. Ce sont des membres de la colonie ghanéenne qui furent les pionniers du soum-soum à Nouakchott. Puis les Nigérians prirent la relève, distillant et et distribuant, des années durant, cet alcool à Sebkha et El Mina.

C’est en 2004 que les Bissau-guinéens sont devenus les maîtres de ce cartel. Deux femmes y rivalisent : Antoinette Jakindy et Rose Nuncio. Ces deux baronnes dirigent, chacune, un grand réseau et ont connu, à plusieurs reprises, les geôles de nos prisons. Sans ce que cela puisse arrêter un phénomène devenu, aujourd’hui, un fait de société que même la police ne le considère plus comme grave. Les ivrognes pullulent, dans les rues de Sebkha et El Mina sans que nul ne les rafle. Les dépôts de vente de soum-soum ne sont beaucoup inquiétés qu’avant et les distilleries de ce poison travaillent, jour et nuit, sans soucis.

Les mésaventures d’un Casanova

A.S. est un coureur de jupons dont la vie tourne autour du sexe faible. Toujours à la recherche de nouvelles conquêtes ou courant derrière ses anciennes Juliette.  Et, à ses heures perdues, le voilà à conter ses exploits… Il fit connaissance, un jour, d’une mignonne jeunette qui résista, un temps, à son charme. Mais après des dizaines de lapins posés, elle finit par accepter de le rencontrer. Occasion rêvée, pour notre ami qui en était à tout sacrifier pour passer un moment en la compagnie de la belle. Il l’embarque, vers vingt heures, à bord de son véhicule, et prend la route du port autonome de Nouakchott. Cinq cents mètres à l’est de cette institution, il bifurque  vers la gauche. Trois ou quatre kilomètres plus loin,  il arrête la voiture dans un coin obscur et désert…

Un quart d’heure plus tard, alors que notre Casanova est aux anges, trois silhouettes entourent soudain la voiture. Des gaillards jaillis d’on ne sait où et armés de machette ouvrent les portières du véhicule, en une fraction de seconde. « Descendez ou vous êtes morts ! ». Effrayé, le couple met pieds à terre. Les malfaiteurs leur mettent les machettes à la gorge. « Donnez vite tout ce que  vous avez, si vous tenez à la vie ! » lance l’un d’eux. A.S. vide ses poches et la fille en fait autant avec son sac. « Maintenant, toi, tu rembarques dans ta voiture et file ! La fille va rester avec nous ». La gamine se met à pleurer. Quoiqu’il ne sache plus à quel saint se vouer, A.S. commence, chevaleresque, a parlementer avec les bandits…

Une demi-heure plus tard, la voiture quitte les lieux vers la ville. Pleurant encore à chaudes larmes et tremblante,  la jeune fille paraît cependant quitte de tout dol. Mais alors qu’elle arbore toujours sa jolie robe, Casanova n’est, lui, plus qu’en tenue d’Adam. Heureux, tout de même, d’avoir pu sauver sa copine des griffes des malfrats. Cela lui a couté tous ses habits, ses téléphones et une grosse somme d’argent qu’il cachait dans sa voiture. Avec, hélas, un bénéfice amoureux nul : une fois de retour at home, la fille a juré de ne plus jamais sortir le soir.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Voyous de rues

Voyous de ruesUn membre de notre rédaction a été plumé par deux individus. C’était tôt le matin de dimanche dernier dans la ruelle nord de la direction générale de la BNM.

Se retrouvant subitement seul face à deux jeunes hommes qui se donnaient des coups de poing dans la ruelle déserte, notre rédacteur crut bon d’agir pour mettre fin aux hostilités.

Mal lui en prit car pendant qu’il s’interposait entre les deux jeunes, ces derniers étaient occupés à lui vider les poches. Son portable et quelques billets de banque avaient ainsi disparu. Une fois de retour dans son véhicule, il constatait que la poche de son boubou était subitement moins lourde. En se retournant, il vit les deux jeunes s’enfuir avant de disparaître dans le grand marché de la capitale.

Moralité : quand vous apercevrez des jeunes en bagarre, éloignez-vous, au risque qu’on vus accuse de « non assistance à personne en danger », parce que vous êtes vous-mêmes en danger.

Ahmed B
Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

Les gangs de la Polyclinique

La fameuse Polyclinique de Nouakchott jouxte le plus grand terminus de la ville. Des milliers de personnes s’y croisent, tout au long de la journée. Colporteurs et marchands y vont et viennent, dans un brouhaha continu. Idéales occasions, pour les malfaiteurs, de se mêler à l’énorme foule et y opérer à moindres risques. Pullulent ainsi, quotidiennement, vols, braquages et agressions diverses. Le poste de police fixé par le commissariat Tevragh Zeina 1 est, en permanence, débordé, jusqu’à paralysie, parfois, à l’instar de la circulation  en ce carrefour du chacun pour soi…

Samedi 3 Juin, Sidi « Mèche » un pickpocket connu, s’empare du sac d’une femme qui vient de débarquer d’un taxi. Des témoins le prennent en filature pour tenter de le lui reprendre. Un courageux chauffeur de taxi le rejoint et le bourre de coups, il se défend. La bagarre va durer presque un quart d’heure, sous les yeux des curieux. Heureusement pour son adversaire, Sidi n’est pas armé de couteau et subit, au fil des minutes, l’ardeur dudit chauffeur. Deux policiers viennent embarquer le pickpocket. Mais il ne lui faudra pas plus de dix minutes pour réapparaître, narguer le taximan et  tenter, à nouveau, de subtiliser le sac d’une autre femme ! Cette fois, le taximan le rosse bel et bien. Les deux policiers embarquent à nouveau Sidi et… rebelote ! Dix minutes encore et le voilà de retour, souriant, sous son visage un tantinet tuméfié, tout de même… « On ne peut pas m’arrêter », lance-t- il, avant de se fondre dans la foule, en quête d’une nouvelle occasion, à distance, espère-t-il, de tout costaud témoin…

Pourquoi les agents de police qui patrouillent sur place n’arrêtent pas, une bonne fois pour toutes, les malfaiteurs  qui sévissent aux alentours de la Polyclinique ? Sidi Mèche n’est, hélas pas, un cas isolé et ce sont des dizaines de citoyens qui en font les frais, chaque jour.

Un complexe commercial dévalisé en pleine journée

Le quartier Mellah est un point chaud de la délinquance et du crime. Beaucoup de malfaiteurs et autres récidivistes y opèrent sans être inquiétés, à l’ordinaire. La fameuse « Bande des vingt » y sévit très tôt la nuit, cambriolant, braquant et agressant tout passant. Elle investit parfois des maisons de particulier. Plusieurs de ses membres ont fait de courts séjours au violon.

Vendredi passé, alors que tout le monde était à la mosquée, vers quatorze heures, une Mercedes 190 grise, sans plaques d’immatriculation, entre au secteur 3. Elle s’arrête devant un complexe commercial dont les vendeurs ont descendu les rideaux, pour aller accomplir leur devoir de Joumou’a. Trois gaillards, visage enturbanné, descendent du véhicule et forcent une des portes. Dix minutes à peine et les voilà repartis, avec une grosse somme d’argent, des lots de cartes de recharge et un fusil de chasse de gros calibre. De retour de l’office, les pauvres commerçants n’ont plus qu’à constater les dégâts. A ce jour, l’enquête ouverte, par le commissariat de police de Toujounine 1, n’a rien donné.

Mois meurtrier

Les accidents de la route ne cessent de faucher des vies humaines, causant beaucoup de préjudices en Mauritanie. L’état des chaussées, l’excès de vitesse, l’irrespect des règles les plus élémentaires de conduite, le manque d’expérience sont au premier rang des responsables de cette terrible hécatombe. Le mois passé a été particulièrement meurtrier, pour la capitale du Trarza et ses environs. Début Mai, une Toyota V8 conduite, en Formule 1, par un sénateur,  veut éviter des chamelles, quitte la route et percute un groupe de passants. Une femme enceinte et un bébé sont tués sur le coup. Dix jours plus tard, au PK 10 de Rosso, un minibus express, roulant à trop vive allure dans une zone habitée, fauche trois gosses qui traversaient la chaussée. Les pauvres enfants sont, eux aussi, tués sur le coup. A la fin du mois, en plein centre-ville de Rosso, une voiture qui filait sur l’axe principal tamponne, à proximité du marché, une jeune fille. Evacuée d’urgence, celle-ci décède en cours de route vers l’hôpital. Les trois chauffards impliqués circulent toujours, sans être inquiétés. Sans inquiétude ?

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

 

Rafles tout azimut

Rafles tout azimutLe commissariat d’EL Mina a lancé une vaste opération dite de « salubrité publique ». C’était vendredi dernier, la veille du mois de Ramadan. L’objectif visé étant de procurer aux populations le maximum de sérénité pendant le mois de Ramadan, il s’est agi de faire des descentes inopinées dans les cercles de personnes connues pour leur passé de délinquance.

Une douzaine de maisons ont ainsi été investies qui ont permis à la police de recueillir des dizaines de téléphones portables, des téléviseurs, des montres, des postes radios, des couvertures de luxe, des tapis d’orient et des devises.

Une trentaine de personnes ont été arrêtées qui sont connues dans le milieu et qui devraient répondre à la question de savoir comment et où elles sont parvenues à se doter d’un tel "arsenal".

Dans la foulée, trois étrangers ouest africains ont été arrêtés en possession de récipients de fabrication de soum-soum mais aussi en situation de détention de cette drogue faite de levure de farine.

Aussi, deux personnes originaires de l’Afrique du nord ont été mêlées au groupe pour avoir été arrêtées avec près de deux kg de haschich.

Ahmed. B
Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

La route fait des victimes

La route fait des victimesLa route Nouakchott – Rosso a de nouveau fait des victimes. Cette fois, c’est un car de transport qui a percuté mortellement deux enfants alors que ces derniers se trouvaient au km 133.

Il s’agit de deux jeunes bénévoles qui s’employaient à remplir de sable, des nids de poule qui jonchent le goudron. Selon les passagers du car, les jeunes en question seraient à l’origine du choc quand ils se sont jetés en direction de la voiture pour ramasser quelques pièces de monnaie qui leur étaient jetés par les occupants d’un véhicule qui venait de passer.

Il faut dire que pareille situation est fréquente sur cette route où de nombreux jeunes s’occupent bénévolement dans la réhabilitation de la voie dans l’espoir de recueillir quelques pièces de monnaie jetés par les usagers de la route.

Ahmed.
B
Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

Un grand escroc coffré

Faits divers… Faits divers… Faits divers…Il y a quelques jours, une des bourses de vente de voitures d’occasion, sise au carrefour Madrid, grouille de monde, comme d’habitude. Un homme se présente. « Je suis sergent de l’Armée et désire acheter une voiture pas trop chère », lance-t-il, en présentant une carte professionnelle au nom d’El Haj ould Sidi. Un intermédiaire, appelé Mohamed ould Nowcha, lui montre une Mercedes 190 immatriculé : 1336 AA 03, au prix de huit cent mille ouguiyas et le marché est conclu. L’acheteur demande au vendeur d’embarquer, avec lui, à bord du véhicule pour l’essayer. Il se met au volant et met le cap sur le marché « Lehmoum » de la Médina J. La voiture  est garée à l’entrée du marché et le prétendu Ould Sidi demande, à Ould Nowcha, de l’accompagner, pour collecter la somme en quelques boutiques. Il fit le tour de plusieurs boutiques dont il semble familier avec les vendeurs. Il palabre avec eux, avant de disparaître à l’intérieur du marché… pour ne plus réapparaitre. Lassé d’attendre, Ould Nowcha revient vers le lieu ou était garé le véhicule. A sa plus grande surprise, celui-ci a, lui aussi, disparu… En déclarant le vol à la police, il apprend que l’escroc a déjà mené vingt-et-une opérations similaires. Il loue aussi des taxis et saisit la première occasion pour s’en emparer et disparaitre…

La police le traquait depuis un mois. Elle a fini par l’identifier et l’arrêter. Des agents du commissariat de police El Mina 1 ont ainsi mis la main  sur Abou Keita, natif de Kaédi et récidiviste notoire qui a accompli plusieurs séjours en prison. Au cours de son audition, il a reconnu avoir volé plusieurs véhicules qu’il a revendus dans des villes de l’intérieur du pays. Une dizaine de ces véhicules a pu être récupérée par la police. La dernière condamnation d’Abou Keita qui s’adonne, parfois, au maraboutisme, datait de trois ans.

Les malfaiteurs ‘’martyrs’’

Le monde de la délinquance et du crime est un univers très particulier, assez comparable au milieu animal. Il faut s’imposer pour survivre, dans cet environnement où seules la force  et la capacité de nuire sont  considérées. Plusieurs acteurs de cette catégorie d’êtres humains sont morts, au cours de leurs opérations ou de règlements de comptes. En Octobre 1991, Mohamed Jules N’diaye, dit Loulou,  fut torturé, à mort, au commissariat de police du Ksar. Une année plus tard, le fameux King Kong, terreur de Basra, fut abattu dans ce quartier éloigné, par le boutiquier Ahmed ould Mohamed. En 2006, « M’barek 19 » s’est noyé, en tentant de traverser le fleuve Sénégal à la nage, pour fuir la justice. En 2008, Ould Amar Cheïn fut assassiné, par son complice, à l’îlot K. En 2009, Ahmed « Legoss » fut, lui aussi, abattu par un boutiquier, au PK 7 de Riyad, après avoir fait irruption, machette au poing, en compagnie de deux autres malfrats. En 2010, Samba « Caoutchouc » qui voulait dévaliser une blanchisserie fut poignardé et tué, par le propriétaire de celle-ci. L’année derniére, un grand délinquant, appelé Ould Msid, fut  tué par un épicier, au quartier Dubaï. Ses complices n’ont, à ce jour, pas pu être identifiés. Il y a quelques mois, un jeune récidiviste fut abattu par un charretier malien fournisseur de pain, vers le marché au bétail. Des exemples, parmi tant d’autres, de brèves aventures à hauts risques…

Source : lecalame.com (Mauritanie)