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Faits Divers en Mauritanie

Nouadhibou : Une plaisanterie se transforme en meurtre

Nouadhibou : Une plaisanterie se transforme en meurtreUn jeune de nationalité sénégalaise a été tué à coups de poignards par son ami, hier, mercredi, vers les coups de 18 heures. Au début selon une source informée, les deux amis plaisantaient volontiers avant que le drame ne s’impose. Le meurtrier présumé avait battu son ami avant de le tuer à coups de poignard.

L’auteur présumé H.B, né en 1986 à Tintane, a été arrêté par la police, peu après le drame qui a plongé les habitants de la capitale économique du pays dans la consternation.

Il devrait être traduit devant la justice dans les jours qui viennent avant d’aller en prison. Toujours selon notre source, le crime a eu lieu dans le quartier populeux de Khairane, en plein centre de Nouadhibou.

Source : Tawary (Mauritanie)

 

 

Arafat : Un homme suspecté de viol lynché par une foule en colère

Des choses bizarres à l’ancien aéroport de NouakchottLa scène s'est déroulée lundi, dans le quartier poteau 3 à Arafat quand celui-ci a été signalé par un témoin oculaire qui le suivait depuis le quartier de Dar Beidha, rapportent des sources.

L’homme est accusé d’avoir violé une gamine de dix ans qui se rendait à l’école. C’est à sa sortie d’une maison abandonnée où il avait prit la fillette pour satisfaire son libido qu’il fut suivi de loin par un jeune qui se rendait au marché d’Arafat.

C’est à hauteur des poteaux 3 qu’il a été trainé par des jeunes vers le parc qui jouxte le centre de santé où il a été bastonné par une foule hystérique. C’est avec beaucoup d’efforts qu’il a été récupéré par un homme qui a réussi à le remettre au commissariat de police, rapporte une source de presse.

La situation était très tendue selon une source. La recrudescence des viols tant sur les mineures que sur les femmes énerve les populations.

Moins de dix jours, une bande de cinq délinquants armés de poignards et de coupes-coupes avait cambriolé une maison avant de violer la propriétaire sous les regards de ses deux petites filles âgées de 3 et 5 ans. Cette bande opérait dans une voiture, dit-on.

Cette scène s’est déroulée dans le quartier de Dar-Beidha. Et selon nos sources, trois des accusés étaient placés en garde-à-vue dans les locaux du commissariat de police El Mina 3, tandis que les deux autres, en cavale, sont activement recherchés par la police.

Source : Tawary (Mauritanie)

 

 

Des choses bizarres à l’ancien aéroport de Nouakchott

Des choses bizarres à l’ancien aéroport de NouakchottLaissé à lui-même depuis que les installations aéroportuaires lui ont été arrachées, l’espace abritant l’ancien aéroport de Nouakchott est « un monde dans le monde de Nouakchott ». Une fois la nuit tombée, dans une totale obscurité, des fumeurs de joints, des coupeurs de routes, des voitures qui roulent phares éteints, des regroupements pas très recommandables aux quatre coins…

C’est dans cette atmosphère qu’un accident s’est produit dans la soirée de vendredi : vers 22 Heures, un groupe de jeunes à bord d’une voiture de marque Avensis, y a violemment percuté un vieillard et son âne.

Alors que le septuagénaire tentait de traverser la piste, le véhicule manifestement conduit par une personne qui ne le maîtrisait point, le tamponna, traînant la pauvre bête sur une distance de près de vingt mètres ! L’animal perdit l’âme sur le champ alors que le quinquagénaire s’en sortait avec des fractures aux jambes et au dos.

Et avant même que les quelques témoins surpris, ne reprirent leurs sens, la voiture disparut dans l’ombre de la nuit. Il faut dire que les accidents sur cette piste de 7 km de long et près de 500 mètres de large, sont courants avec des chauffeurs très peu attentionnés qui y roulent à vive allure sans prêter attention à l’extérieur.

Hors de la piste, c’est le lieu de « choses pas recommandables ». L’odeur du Hachich, de drogues et celle des boissons alcoolisées y empestent l’air alors que dans l’obscurité, on perçoit très souvent, des mouvements d’hommes et de femmes isolés.

De nombreux cas de violence sur des personnes y sont signalés. Face à cette situation de dépravation de mœurs et de banditisme poussé, les riverains ont déposé plusieurs plaintes auprès de la police pour l’inviter à inspecter les lieux de temps à autres. Pour le moment, aucune réaction.

Ahmed. B
Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

 

Le vendeur de rétroviseurs est un voleur

Le vendeur de rétroviseurs est un voleur Brahim Ould Nava est connu des garages du Ksar et des boutiques de vente de pièces détachées-auto dans ladite Moughataa. L’homme était surtout connu pour son commerce ambulant de vente de rétroviseurs de voitures. Cherchez-vous le rétroviseur d’une voiture, ancien model ou nouvellement arrivée sur le marché, qu’elle soit poids lourd ou poids léger ?...

Contactez Brahim et il vous la livre. Si ce n’est immédiatement, c’est souvent dans un délai ne dépassant pas une semaine. Brahim Ould Nava avait un frère mécanicien résidant à Bruxelles et qui lui envoie des rétroviseurs, sur commande.

C’est du moins ce qu’il affirmait à ses clients. Mais jeudi dernier, le pot aux roses fut découvert, révélant que l’homme n’était qu’un dangereux voleur. Trois jours auparavant, un inspecteur de police avait perdu le rétroviseur droit de sa voiture Avensis, dernière version, alors qu’il faisait ses emplettes au super marché « Bana Blanc » à Tevragh Zeina.

Quelle fut sa surprise quand en début de soirée, il se procura auprès de Brahim un nouveau rétroviseur, qui n’était autre que le sien. Le policier l’avait en effet reconnu à partir de traces laissées au bas de l’objet suite à un petit accident.

Sans dire mot, il décida de se faire accompagner par deux agents de police et pista Brahim pendant les deux jours, mercredi et jeudi. Celui-ci entamait ses pérégrinations tôt le matin et se rendait directement dans les ruelles de Tevragh-Zeïna avec en mains, un gros sac.

Deux jours durant, il leur fit la démonstration de son savoir faire, arrachant grâce à un tournevis, comme un éclair, les rétroviseurs de voitures garées devant des domiciles ou devant des commerces. L’homme était tellement rapide et tellement habile dans ses forfaits qu’il n’attirait pas l’attention des passants !.

En début d’après-midi de jeudi, Brahim faisait la promotion de nouveaux colis qui proviendraient de Bruxelles quand il fut mis aux arrêts par les policiers qui l’accusaient de vol. Hors de lui car touché dans son amour propre, l’homme se mit à se débattre, traitant les policiers de tous les maux.

Bénéficiant de la sympathie des vendeurs de pièces détachées, Brahim pouvait aussi compter sur le soutien des mécaniciens de la place, tous attestant de sa bonne foi. Une bonne foi vite mise à l’eau après que les policiers exhibèrent des scènes de vol de ce même Brahim, à partir de leurs différents téléphones portables. Brahim était démasqué ! Il ne prononça mot. Devant toute l’assistance qui s’était formée, il fut embarqué par la police.

Ahmed. B
Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

 

Mauritanie : Meurtre de Malick Bougarne

Mauritanie : Meurtre de Malick BougarneDes témoins ont rapporté le meurtre, survenu ce mardi 31 octobre courant, du jeune Malick Bougarne, très connu dans les visites présidentielles, où il s’est illustré, avec d’autres apologistes, par son rôle de louangeur des acquis du pouvoir.

Bourgane, qui semble avoir reçu des coups de poignards, a rendu l’âme, quelques minutes, après son évacuation à l’hôpital national.

Le meurtre s’est produit, selon plusieurs sources, devant l’autorité du transport terrestre.

Traduit de l’Arabe par Cridem
Source : Al-maraabimedias (Mauritanie)

 

 

Le quartier Commissariat terrorisé

 

Nous l’avons déjà souligné : les patrouilles de la Garde nationale qui sillonnent Arafat, dès la tombée de la nuit, n’ont plus leur efficacité d’antan. Observateurs et habitants de la zone s’accordent à affirmer qu’elles ont lâché beaucoup de lest. On remarque une ou deux de leurs voitures, entre Maghreb et Icha’a, sur les axes bien éclairés, mais plus aucune, après minuit. Quartiers libres pour les malfaiteurs ! Voilà comment nombre de résidents du secteur situé entre les deux écoles primaires Cheikh El Mahfoudh et Oum El Mouminine, à proximité du commissariat de police Arafat 2, ont vécu, tout dernièrement, une semaine folle d’insécurité. Plusieurs boutiques ont été dévalisées et mises à sac, par des bandes qui semblent ne plus rien craindre. Les domiciles ne sont pas épargnés et leurs visiteurs « non grata » en emportent tout ce qui leur tombe sous la main, menaçant et agressant, parfois, leurs pauvres habitants, citoyens pourtant censés protégés par l’Etat.

H.A. dort tranquillement sur la terrasse de sa maison, avec sa famille. Vers trois heures du matin, il est réveillé en sursaut par trois gaillards de teint foncé, armés de poignards. Mais H.A. a cette présence d’esprit de leur faire croire qu’il détient une arme à feu et voilà les lascars à déguerpir en tous sens, sautant directement de l’étage. L’un d’eux se blesse en tombant, ses complices l’évacuent sans tarder. La police connaîtrait fort bien ces bandits, nous informent nos sources, mais ils courent toujours… sans être nullement inquiétés, semble-t-il.

La bande de la Carina fait de nouvelles victimes

Dans les colonnes de notre précédente édition, nous relations la mésaventure d’une courageuse jeune fille blessée au couteau par un malfaiteur. Ce dernier réussissait à s’enfuir, avec son complice, à bord d’une Carina grise aux verres fumés, immatriculée : 2263 AL 00. Une voiture déclarée volée depuis une semaine, affirmait la police. Mais les lascars n’en sont pas restés là ! Deux malfaiteurs, mêmes traits, même véhicule, continuent à semer la terreur à Arafat, Toujounine et Tarhil.

La même nuit où la jeune fille a été poignardée, plusieurs autres personnes, dont un vieil homme, ont été séparément braquées, au quartier Poteau 11. Deux nuits plus tard, des jeunes filles qui se baladaient à pied, en groupe, se sont vues sommées de donner portables et bijoux, aux occupants de la même Carina, à Bouhdida. Le lendemain, plusieurs autres personnes ont déclaré avoir été braquées au quartier Rue Messoud par ces mêmes deux jeunes.

Notons, par ailleurs, que le vol de voitures a repris, ces jours-ci, de la vigueur, après une brève accalmie, au cours des deux mois passés. Une bande apparemment spécialisée dans le matériel audio des véhicules : magnétophone, MP 3 et cassettes ; sévit actuellement dans les mêmes zones.

Calme relatif à Dar El Beïdha

Il est connu de tous que Dar El Beïdha, populeux quartier au sud de Nouakchott, était une « traditionnelle » zone à hauts risques. Le meurtre du transporteur, assassiné dans sa propre maison par son apprenti, est encore dans les mémoires. Les viols s’y comptent par dizaines, ainsi queles vols à main armée, agressions et braquages en tout genre. On y déplore également quelques suicides,  comme celui du jeune homme, le mois dernier, qui s’est pendu en l’enceinte de la fameuse mosquée Douat, ou celui d’une jeune fille, au quartier Samia…

Les cellules du commissariat de police El Mina 3 sont pourtant vides, nous dit une source qui y travaille, il est presque exceptionnel qu’on y place quelqu’un. Le mois dernier, le commissariat n’a ainsi déféré que quelques rares détenus, arrêtés à la suite de « soit-transmis », envoyés par le procureur de la wilaya Sud. Selon les connaisseurs du milieu, cette apparente contradiction s’explique par le fait que plus de soixante pour cent des grands délinquants de Nouakchott sont ressortissants de Dar El Beïdha et opèrent hors du quartier. Une bonne dizaine de dangereux récidivistes, dont les fameux Cheikhna « Bradly » et Abdallahi « le vainqueur », s’y trouvent actuellement. La police surveille timidement leurs mouvements. Mais ce ne sont que les petits délinquants qui exercent leurs « talents » sur place et encore n’agressent-ils ou braquent que  les nouveaux venus ou les « intrus », rapporte notre source.

Rappelons que le premier poste de police y fut établi, en 2004, sous les ordres de l’inspecteur N’gouda. Le brave brigadier qui en fut chargé réussit mettre un peu d’ordre dans ce coin perdu, au grand bonheur des habitants. En 2008, les pouvoirs publics décident, enfin, de mettre en place plusieurs nouveaux commissariats de police à Nouakchott pour parer à la déferlante du crime. C’est alors qu’est ouvert celui d’El Mina 3, à Dar El Beïdha. Son premier chef, Ewa ould Nada, passa plusieurs mois consigné, jour et nuit, dans son bureau, à combattre l’insécurité du quartier. Ses violons ne désemplissaient pas. Puis l’ordre  commença à s’imposer, baissant progressivement le taux de braquages, viols et meurtres.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

 

 

Raisons ambiguës de la mort d’une fille

Raisons ambiguës de la mort d’une filleLa série des suicides -ou de disparition inexpliquée, c’est selon- en milieu jeune ne finit pas de faire tâche d’huile dans la capitale. La jeune fille retrouvée morte mercredi dernier à El Mina, se serait suicidée.

Alors que ses parents la croyaient disparue d’une mort naturelle, les médecins ont été formels : elle a ingurgité une très forte dose de médicaments et n’a pas survécu à la prise. Ce sont deux de ses meilleures amies qui sont les premières à parler d’accident.

En fait, la disparue avait décidé de supprimer une grossesse, étant entendu que depuis trois ans, elle n’avait pas eu de rapport avec son époux qui se trouvait en Angola. Pour une de ses voisines, il s’agissait plutôt d’un suicide puisque la disparue qui s’était finalement approchée d’elle pour une dette qui lui permettrait de se rendre au Sénégal - certainement pour faire disparaître la grossesse-, il s’agissait d’un suicide.

Parce que la jeune fille n’excluait pas cette perspective si elle ne trouvait pas de solution à sa situation. Mais selon, sa famille, elle souffrirait de déséquilibres mentaux. Elle était sortie ce matin pour acheter le petit déjeuner de la famille.

Mais au lieu de se rendre à la boutique habituelle, elle se serait dirigée vers un hangar abandonnée où elle s’est tranquillement donné la mort. Le drame a eu lieu près du Poteau 11 à Arafat, semant la panique au milieu des habitants.

Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

 

Arafat : Le gérant d’une boulangerie et ses employés victimes d’un accident dramatique

Arafat : Le gérant d’une boulangerie et ses employés victimes d’un accident dramatiqueLe gérant de la boulangerie et pâtisserie Enajah au quartier Ghandahar à Arafat ont été victimes d’un grave accident, mercredi, en milieu de journée. Heurtés par un camion chargé de sable en provenance des dunes de Mellah et qui roulait à une grande vitesse, selon des témoins oculaires interrogés par notre reporter.

Le camion est entré dans la boulangerie et détruisant tout sur son passage. Hacen (35 ans), le gérant de la boulangerie qui se trouvait sur le comptoir au moment du choc, son corps a été complètement morcelé.

Tandis que ses deux employés et un visiteur sont grièvement blessés. Les secouristes les ont fait sortir des décombres, selon les sources, ils sont toujours admis dans le service de la réanimation du centre hospitalier national (CHN).

Le camionneur et l’un de ses apprentis qui a sauté au moment, où, le camion bondissait vers la boulangerie s’en sortis, miraculeusement, indemnes, dit-on.

Sur le lieu du drame, nous avons constaté que la boulangerie est complètement détruite et la cabine du camion s’est retrouvée avec quelques dégâts.

Source : Tawary (Mauritanie)

 

 

Les voleurs reviennent toujours sur les lieux de leurs forfaits

Les voleurs reviennent toujours sur les lieux de leurs forfaitsDans la nuit du 28 septembre, la maison du sieur Abderrahmane D et sa famille, située derrière le marché de la Médina III, a été cambriolée. Avant de s’endormir, la famille avait oublié de fermer la porte d’escalier menant vers la terrasse. « Un fait coutumier dans les familles de Nouakchott », selon la police qui enregistrait la plainte de Abderrahmane.

Lequel avait perdu trois téléphones portables de haute facture et une somme d’argent qu’il avait placée sous un matelas. En même temps que la police, Abderrahmane ouvrit sa propre enquête.

Fort de l’adage qui dit que les « voleurs et les assassins reviennent toujours au lieu de leur forfait », Abderrahmane décida de laisser chaque soir, la porte de ses escaliers, grande ouverte, veillant au grain, gourdin en main. Son épouse et ses enfants auront maintes fois refusé cet acte, craignant pour leur sécurité, mais le maitre de céans ne voulut rien entendre.

Finalement, le temps et la patience lui donnèrent raison : 13 jours après le premier forfait, dans la soirée du 11 octobre, à 2H35 mn, voilà que derrière le rideau de la chambre, il aperçoit une ombre s’infiltrer dans sa maison. L’ombre se dirigea directement vers le salon. Elle commença à fouiller sous les matelas et récupéra quelques billets de banque.

Puis ce fut au tour des prises électriques d’être visées. Tour à tour, il débrancha trois téléphones, mais avant même qu’il eut le temps de ranger son butin dans ses poches, voilà qu’il s’écroule. Abderrahmane lui avait assené un gigantesque coup de bâton à la tête ! Il attacha ses deux mains et ses pieds, puis le plaça dans la cour de la maison avant de réveiller sa famille qui avertit la police.

Transféré au commissariat, le jeune voleur, la vingtaine, avoua être le cambrioleur qui avait visité la maison de Aderrahmane. Il avoua avoir vendu tout le matériel et justifiait son nouvel acte par la facilité avec laquelle il avait réussi le premier vol.

Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

Un cadavre dans la malle arrière

A l’instar de leurs voisins de la zone Est de Nouakchott, la plupart des secteurs de Mellah sont considérés à risque. Les délinquants et malfaiteurs y pullulent. Des bandes  criminelles sans scrupules y circulent, jour et nuit, faisant de nombreuses  victimes.

De retour de vacances au Hodh El Gharbi, une famille retournait, il y a quelques jours, à son domicile situé au secteur 1 de Mellah. Elle ne tarde pas à poser des questions sur l’odeur pestilentielle qui plane. « Oh », déclare le gardien avant de quitter les lieux, «  il y a un chat qui a crevé, tout près ». Un peu plus tard, le père de famille s’aperçoit qu’un pneu de sa voiture restée garée dans la cour de la maison est crevé. Il appelle un « Michelin » qui commence par ouvrir la malle arrière du véhicule, pour récupérer la roue de secours et le cric. Aussitôt, la pestilence devient insupportable. Et pour cause : un cadavre décomposé git à l’intérieur du coffre ! Cris d’horreur et de dégoût… Une foule de curieux s’amasse tout de même. On informe la police qui vient marquer un périmètre de sécurité autour de la maison et éloigner les badauds, le temps d’attendre l’arrivée du procureur de la République de la wilaya-Sud. Celui-ci finit par arriver une heure plus tard en compagnie des autorités et d’un médecin qui examine le cadavre avant qu’il soit évacué à la morgue. La police arrête des suspects : le couple, le Michelin et le gardien. Le cadavre finit par être identifié. Il s’agit d’un jeune parent du gardien qui a séjourné avec lui à la maison, avant de disparaître, une semaine plus tôt. C’est en vain que sa famille  avait entrepris des recherches. La police relâche le couple et le réparateur et garde à vue le gardien. Le père de ce dernier a déclaré ne porter plainte contre personne car son fils pourrait être mort naturellement. L’enquête suit son cours et le père de la victime n’a pas encore porté plainte, « mon fils », dit-il, « est peut-être décédé de mort naturelle ». Les résultats de l’autopsie seront, à cet égard, probablement décisifs.

Profession, marabout

Dans un quartier périphérique de la ville, se trouve une petite maison, en bordure d’une ruelle. Elle comprend trois chambres en zinc alignées qui ouvrent sur une petite concession. Un groupe d’hommes y joue souvent aux cartes. Les visiteurs et visiteuses vont et viennent, en flot continu, tout au long de la journée. Des jeunes filles habitent ici en permanence. S. D., le marabout-guérisseur, est fort sollicité par ses patients. Certains mâles de ceux-ci sont reçus en compagnie d’une des filles. Un entretien à huit clos…

Un peu plus tard, c’est apparemment fort réjoui que le visiteur sort de la chambre du « marabout »,  tandis que la douce créature attend que celui-ci sorte des toilettes, pour lui verser sa commission, avant d’aller attendre un nouveau « patient ». S.D. passa ainsi quelques années à soulager les hommes – et leur portefeuille – avant que la police ne découvre sa combine et l’arrête. Après les violons du commissariat, le marabout proxénète déménagea… pour rouvrir, probablement, ailleurs.

Une jeune fille poignardée

Plusieurs quartiers de Nouakchott vivent, ces jours-ci, une vraie psychose, du fait de l’insécurité galopante. Le quartier Carrefour est particulièrement touché, avec une recrudescence très sensible des vols, agressions et braquages, malgré les patrouilles de la Garde nationale, hélas de plus en plus rares, à partir de minuit. Jeudi 12 Octobre, vers vingt-une heures, une jeune fille téléphone, avec son portable de valeur, dans une ruelle sombre tout près de chez elle. Soudain, une Carina grise argentée, verres fumés, s’arrête à ses pieds. Un jeune homme de teint clair en descend vivement, poignard en main. « Donne vite le téléphone ! », ordonne-t-il. La fille recule et crie. Sa sœur arrive en courant à la rescousse et prend le bandit au collet. Il se débat et lui assène un coup de poignard à l’avant-bras. Saignante, la courageuse fille tombe mais ne lâche pas prise. Du coup, le boubou du malfaiteur se transforme en lambeaux. Il parvient cependant à se dégager, s’engouffre dans la voiture immatriculée 2163 AL 00, conduite par un  comparse de teint foncé qui démarre aussitôt.

Evacuée d’urgence au CHN, la blessée est hors de danger. La police a ouvert une enquête qui n’a encore rien donné. La voiture utilisée par les bandits était déclarée volée depuis quarante-huit heures.

Une bande de cambrioleurs, dirigée par un récidiviste connu sous le sobriquet de « Jarr », sévit, ces jours-ci, dans la même zone, investissant, presque chaque nuit, un domicile pour le dévaliser.  Réveillés en sursaut, ses occupants se voient sommés de rester tranquilles, le temps que les gredins emportent tout. Le commissariat de police Arafat 2 a reçu plusieurs plaintes.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Bagarre générale à la Polyclinique

Bagarre générale à la PolycliniqueUne rude bagarre a eu lieu mercredi dernier entre les propriétaires d’étals et autres charrettes aux agents de la Communauté urbaine de Nouakchott (CUN). Les hostilités ont débuté avec la descente de ces derniers sur place, vers le début de matinée.

Engagés dans l’opération « Grand coup de balai » les agents municipaux avaient commencé à nettoyer les lieux, cassant les baraques, arrachant les abris en tissus, dégageant les passages et confisquant des marchandises quand brusquement, des vendeurs décidèrent de réagir. Il s’agissait pour eux de démontrer leur mécontentement, et surtout, de refuser qu’on leur prenne leurs marchandises.

Pendant près d’une heure d’horloge, des coups vont fuser de partout, devant les yeux hagards des chefs de la CUN qui avaient pris leurs distances. Finalement, il a fallu que les chauffeurs de taxi interviennent pour que soit mis un terme à la bagarre générale.

Le bilan était lourd avec plus d’une dizaine de blessés dont quatre graves. Depuis, les unités de la CUN ont été renforcées avec deux brigades de la garde nationale dorénavant chargées de déguerpir les vendeurs de rue.

En fait, une fois n’est pas coutume : ceux qui pensaient que l’opération de déguerpissement des vendeurs de rues engagée il y a une semaine avant la vite du président de la République à la Polyclinique de Nouakchott, ne durerait que le temps de cette visite, se tromperaient.

De sources proches de la CUN, décision a été prise de supprimer, une fois pour toutes, les squats commerciaux dans les environs du marché centrale et à la polyclinique. L’opération de déguerpissement serait donc continue. Et elle serait définitivement confiée à la Garde nationale.

Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

Les garde-côtes mauritaniens tirent sur une embarcation : un pêcheur gravement atteint

Les garde-côtes mauritaniens tirent sur une embarcation : un pêcheur gravement atteint. Un rescapé témoigne … (vidéo)Une embarcation de près d’une centaine de pêcheurs de Guet-Ndar a essuyé, lundi, des tirs de la marine mauritanienne, au large de Goxu Mbacc. Babacar NDIAYE atteint à la fesse, a été admis aux urgences de l’hôpital régional de Saint-Louis.

Au portail de l’institution sanitaire, parents et amis de la victime se sont mobilisés, ce matin, pour fustiger « un énième acte barbare » des garde-côtes mauritaniens contre des pêcheurs de la ville.

« Ils nous ont arrosé de balles depuis leur navire alors que nous étions sans défense et sans armes. Nous leur avons dit que vous avez touché un de nos camarades, mais ils ont continué à tirer », témoignage un rescapé de la fusillade.

« Ils ont accéléré les tirs au moment où nous avons atteint les côtes de SALSAL. C’est en ce moment qu’ils ont blessé Babacar. Nous étiez sur la Langue de Barbarie », a-t-il renseigné, en informant que la marine mauritanienne a confisqué la petite pirogue et ses deux moteurs.

« Ils ont également arrêté les 24 personnes qui étaient à bord», a-t-il ajouté.

Il y a quelques mois, trois pêcheurs Saint-Louisiens ont été atteints par des tirs de garde-côtes de la Mauritanie, dans des situations similaires. L’un d’eux, touché au cou, avait perdu la vie. À Guet-Ndar, l’on se demande encore pourquoi la marine sénégalaise ne surveille pas la frontière comme celle de la Mauritanie qui a érigé un port militaire à NDIAGO.

Source : Ndar Info (Sénégal)

 

 

 

Une Mafia foncière démantelée à Nouakchott- sud

Une Mafia foncière démantelée à Nouakchott- sudLes limiers de la Police de Ryadh ont démantelé un réseau d’escrocs chevronnés qui entretenait ces dernières années une vaste mafia foncière dans les quartiers périphériques de Dar El Beidah, LAR et de Arafat.

Le cerveau de la bande, un nommé Isselmou Ould Khaïry, administrateur à la retraite, a été mis aux arrêts. C’était jeudi dernier. S’étant attaché les services d’un groupe de quatre personnes, l’homme était parvenu à gruger une kyrielle de victimes et à flouer plusieurs cabinets de notaire.

En fait, il s’était spécialisé dans la vente de terrains, répondant à toutes les sollicitations. Quelqu’un voudrait un terrain quelque part dans les zones sud, sud-est ou sud-ouest de Nouakchott ? Il avait chaque fois, des terrains à proposer.

Mis aux arrêtes jeudi dernier en compagnie de sa bande, mal lui en prendra. Puisque rapidement la police a découvert qu’il ne s’agissait que d’un truand ! Et s’il a été finalement arrêté et gardé au frais, c’est que l’un des membres de son groupe a décidé de collaborer en disant la vérité.

Selon ce dernier, Isselmou détenait des cachets et des formulaires de documents administratifs de propriété foncière. Chaque jour, il organisait des rondes dans les quartiers cibles pour recenser les terrains abandonnés qui avaient l’air de n’appartenir à personne.

Une fois l’un d’eux retenu, il envoyait l’un de ses agents sur place, auprès des voisins pour prendre des nouvelles. Et quand on leur dit ignorer le propriétaire du terrain, Isselmou s’empressait de s’établir des documents de propriété avant de le proposer à la vente. Nombre de terrains vendus sont ainsi en litige devant les Autorités, soit devant des cadis, soit devant des préfets.

Très persévérant, Isselmou s’en serait souvent sorti triomphant. C’est que très souvent, las de suivre leurs problèmes dans l’administration, les propriétaires authentiques de terrains spoliés, cherchent une solution à l’amiable. La semaine dernière, Isselmou devait avoir affaire avec un « coriace » qui plus est Officier de l’armée.

Mardi, alors qu’il venait inspecter un de ses terrains à Dar El Beidha, quelle fut sa surprise, en découvrant que, sur place, du sable et des coquillages venaient d’être déposés pour l’entame d’un chantier. Il s’agissait pourtant bien de son terrain ! Quand il présenta ses documents de propriété à ceux qu’il avait trouvés devant lui, ces derniers firent de même. Décision fut prise de se rendre chez le cadi, puis au commissariat, où furent convoqués Isselmou et sa bande qui avaient vendu le terrain. A la vue de l’officier en tenue militaire, c’était la frousse, chacun cherchant à se disculper. C’est ainsi que la vérité fut crachée par l’un des membres du gang.

Un dossier d’escroquerie, d’abus de confiance, de vol fut établi contre Isselmou… Et, en toile de fond de cette affaire aux relents de litiges fonciers, est égrenée une kyrielle d’infractions portant : association de malfaiteurs, faux et usage de faux portant sur des titres fonciers, usurpation de fonction.

Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

 

Mauritanie : L’armée algérienne remet à des militaires mauritaniens, les corps de trois prospecteurs de l’or abattus par balle

Mauritanie : L’armée algérienne remet à des militaires mauritaniens, les corps de trois prospecteurs de l’or abattus par balleL'armée mauritanienne a réceptionné jeudi passé, des gardes-frontières, les dépouilles mortelles de trois personnes, tuées par balle, au cours de leur infiltration dans une zone fermée, à la recherche de l’or.

L’armée algérienne a tiré sur un véhicule Land Cruiser, repéré dans le triangle de la mort. Bilan de la fusillade : mort des trois occupants du véhicule.

Deux corps ont été identifiés, révèlent des sources, qui citent le mauritanien Cheikh Ahmed et le soudanais Jibril Mohamed. La troisième dépouille n’a pas été reconnue, rapportent les sources précitées, selon lesquelles, une ambulance a acheminé les défunts vers Zouerate.

Source : Maraabimedias (Mauritanie)

 

Mauritanie : Arrestation d'une femme, accusé d’avoir jeté le bébé de sa soeur dans un tas d’ordures à Aleg

Une bande de faussaires aux arrêtsLa police d’Aleg a arrêté une femme, accusée de vouloir mettre fin aux jours de son neveu nourrisson, après avoir échoué de lui trouver une mère adoptive.

La dame a été interpellée aussitôt par la police, après avoir été aperçue par des habitants de la ville, en train de jeter le rejeton, dans un dépôt, qu’elle avait placé dans une caisse en plastique.

Une instruction est actuellement en cours avec la mère et la tante du nourrisson, en perspective du déferrement du dossier devant le parquet général.

Source : Rimtoday

 

Une bande de faussaires aux arrêts

Une bande de faussaires aux arrêtsUne bande d’étrangers vient de frapper un grand coup, avec la complicité d’une Gambienne, avant d’être appréhendée. Et comme c’est souvent le cas, il s’agit d’une affaire de multiplication de faux billets, avec pour cible, un autre homme d’affaires, Ciré Sow.

Doumbia et Daniel, habitant à Basra, ont déployé des trésors de talents pour convaincre ce dernier qu’ils ont un proche en France qui doit leur envoyer 100.000 Euros. Ils voulaient juste une avance de 10.000 Euros pour acheter les produits nécessaires pour la fabrication de faux billets.

L’homme d’affaires leur remet le montant, avant de se voir relancé une deuxième fois, cette fois, pour 5.000 Euros. Mais cette fois, l’homme d’affaires leur fixe un rendez-vous non sans contacter un officier de police, lequel envoya des agents en tenue civile, assister au rendez-vous.

Ce serait une sœur musulmane gambienne qui aurait joué aux facilitateurs, gagnant la confiance de l’homme d’affaires qu’elle aurait conquis par sa dévotion. L’affaire avait été passée, sans trop de problème. Hélas, après quelques jours, tout se gâcha.

Non seulement, les deux compères ne vinrent pas au rendez-vous, mais ils avaient aussi déserté leur domicile vers lequel s’était dirigé l’homme d’affaires et les hommes du commissaire.

Ils seront appréhendés une semaine plus tard, à Ryadh, lors de deux opérations. Pour ce faire, la police aurait eu recours à une société de téléphonie qui aurait permis de les repérer par leur téléphone. La femme fut difficile à repérer, échappant à plusieurs reprises au coup de filet de la police.

C’est au premier poste de police sur la route Nouakchoitt- Rosso qu’elle a été repérée. En attendant que le groupe soit déféré au Parquet, une enquête a été entamée. Elle devrait renseigner la police sur les moyens utilisés par le gang mais aussi sur ses méfaits précédents.

Mauritanie-Sénégal: arrestations de 2 Algériens combattants de Daech à Rosso Sénégal

Mauritanie-Sénégal: arrestations de 2 Algériens combattants de Daech à Rosso SénégalLa police sénégalaise du poste-frontalier (avec la Mauritanie) de Rosso-Sénégal (350 kilomètres au nord de Dakar), a arrêté il y a quelques jours 2 individus de nationalité algérienne, soupçonnés d’être des combattants de l’Etat Islamique (EI), mouvement terroriste connu sous l’appellation Daech, rapporte lundi le site d’informations en ligne sénégalaise «Dakar Actu».

Sur l’identité des personnes appréhendées, la même source avance des initiales "BMA et BM, qui séjournaient au Sénégal depuis la première quinzaine du mois de septembre".

Selon la source, "les 2 hommes, après un bref passage, ont quitté notre pays pour la Mauritanie en empruntant des postes non officiels de contrôle. Suivant de près l’affaire, Dakar est informée de leur retour imminent au Sénégal. C’est au poste frontalier de Rosso qu’ils seront appréhendés".

Par ailleurs, l'enquête des limiers sénégalais semble avancer. En effet, "l’exploitation d’une carte mémoire qu’ils détenaient et de leur téléphone a révélé des images, documents et vidéos compromettants", révèle la source.

Du coup, "au terme d’une enquête préliminaire menée par la Direction des investigations criminelles (DIC), les 2 présumés terroristes ont été déférés devant le parquet du Tribunal de Dakar et admis à la prison de Rebeus", ajoute Dakar Actu citant le quotidien "l’Observateur".

Poursuivant sur sa lancée, le même organe ajoute: "ce joli coup de filet est la preuve que la lutte contre le terrorisme fait ses preuves au Sénégal".

Encore à l’abri du monstre, après des attentats enregistrés dans la quasi-totalité des pays voisins, le Sénégal est présenté comme une cible prioritaire des groupuscules djihadistes opérant dans le Sahel et en Afrique de l’Ouest.

Plusieurs membres présumés de la nébuleuse terroriste ont été arrêtés à Dakar au cours des dernières années.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le360 (Maroc)

 

 

Séries de cambriolage en une seule nuit

Faits divers… Faits divers… Faits divers…Le Sud-est de Nouakchott, nous n’avons de cesse de le répéter, est devenu un haut lieu du banditisme et du crime. D’El Mensiya au PK 12, de Leegeila au fond de Tarhil, les hors-la-loi deviennent maitres de céans, dès le coucher du soleil.

Les patrouilles de la Garde nationale furent, un temps, efficaces, limitant, plus ou moins, les braquages et agressions en plusieurs quartiers d’Arafat. Mais la situation est à nouveau redevenue critique. Les cambriolages et vols à main armée ont repris vigueur, malgré lesdites rondes et patrouilles.

Un témoin affirme avoir, une fois, informé une patrouille qu’une bande était en train de dévaliser une épicerie, vers trois heures du matin, à moins de cent mètres d’eux. Occupés à siroter du thé, les gardes auraient déclaré ne pas être concernés… Tout dernièrement, le quartier « Station verte » d’El Vellouja a subi le cambriolage simultané de quatre boutiques contigües, très tôt la nuit.

Les voisins dont certains témoins de la scène ont réagi en alertant la police. En vain. Nombreux, les braqueurs se déplaçaient à bord de plusieurs voitures. Une autre bande a « visité » le domicile d’une famille, à deux cents mètres du commissariat de police Arafat 2, au cours de la même semaine.

Brandissant des machettes, ils ont obligé l’unique homme et les femmes présentes à rester tranquilles, le temps de tout emporter et disparaître.

Les agents du commissariat voisin ont promis d’arrêter les coupables au plus vite mais ceux-ci leur restent, à ce jour, totalement inconnus. Le quartier a aussi connu des vols de voiture. Une vieille Mercedes 190, connue de tout le quartier et dont le propriétaire pensait qu’aucun voleur ne voudrait, a ainsi disparu, la semaine dernière.

Le riche maître et ses talibés voyous

M.L.S. s’est intéressé très tôt aux études coraniques. Après quelques années d’école primaire à Nouakchott, il rejoignit la célèbre mahadra d’Ahel Addoud, à Oum el Ghoura, près de Wad Naga, pour y étudier le saint Coran et autres sciences islamiques.

Il finit par y assimiler la totalité du saint Livre, avec ses phonétiques et syntaxes. Jugé meilleur de sa promotion, il se voit alors sollicité, par son maître, pour l’aider à enseigner le Coran aux débutants. Il accepte aussitôt l’offre, au grand dam de ses parents qui voulaient le voir revenir au foyer et enseigner tout près d’eux.

M.L.S. s’est installé dans une cabane à côté de la mahadra. Il passe la plupart de son temps à enseigner et ne revient chez lui que pour manger ou se reposer, choisissant les plus obéissants de ses talibés pour l’aider à faire le ménage, la cuisine et le thé. Tout dernièrement, il a sélectionné deux nouveaux venus qui semblaient sérieux et leur a confié, comme à son habitude, la clef de sa cabane et celle de la malle où il garde toutes ses économies.

Or ses repas et habits sont à la charge de la mahadra. Aussi a-t-il accumulé, dans sa malle, beaucoup d’argent, reçu, depuis des années, de divers dons et offrandes, sans en dépenser une seule ouguiya…

Nul de ces étudiants qui passaient quotidiennement chez lui ne s’est jamais enhardi à lui dérober quoi que ce soit. Mais voici qu’il y a dix jours, notre ami constate, soudain, que sa malle a été forcée. Il l’ouvre et manque de s’évanouir : les seize millions d’ouguiyas qui y reposaient se sont fait… la malle ! On apprend vite que, la veille, les deux jeunes talibés à son service ont quitté la mahadra.

« Oh », déclare un témoin, « ils avaient l’air bien pressés d’aller,à pied, vers le goudron, en pleine nuit ! » L’un des deux portait une valise. L’alerte est aussitôt donnée et la brigade de gendarmerie de Wad Naga saisie. L’enquête révèle que les deux fuyards ont été récupérés par un véhicule conduit par un homme en tenue qui les a emmenés à Nouakchott

Une plainte a été déposée, par la victime, au commissariat de police Arafat 2. Les premières recherches n’ont rien donné. Les parents du maître coranique décident alors de « motiver » les policiers. Une piste est ainsi vite levée et l’on arrête un des deux jeunes présumés cambrioleurs, le Jeudi 28 Septembre. Ses aveux permettent d’éclaircir l’affaire.

Les deux jeunes talibés, qui n’avaient ni le courage ni la volonté de voler, s’étaient confiés à des amis, les informant du trésor si peu gardé du marabout. Douteux amis car il s’agissait de voleurs professionnels qui ont planifié l’opération et les ont convaincus de passer au plus vite à l’action.

Arrivés à Nouakchott, le garde et son principal complice se sont emparés de la part du lion : dix millions d’ouguiyas, ne laissant, aux deux jeunes hommes, « que » six millions à se partager. Le second talibé a été arrêté le lendemain. On a pu récupérer les six millions en leur possession, pour les remettre à M.L.S. Les recherches se poursuivent pour coffrer leurs complices.

La SDF de la mosquée se stabilise

Dans une de nos éditions passées, nous évoquions une mystérieuse dame qui venait, chaque matin, vers quatre heures, à la mosquée Jaffar du carrefour Ten Soueïlim, en provenance du quartier 24 Avril. Elle restait devant l’édifice religieux, en plein air, jusqu’au milieu de la journée, avec des bagages entassés dans un coin.

Toujours correctement vêtue, elle semblait dans état psychique normal. Interrogée, elle nous déclarait avoir quitté son mari et ses enfants, à la Socogim, parce qu’elle voulait, expliquait-elle, « toujours vivre en déplacement »…
Mais, depuis deux semaines, Binta s’est fixée, en permanence, devant la mosquée Jaffar. Elle prépare son thé matinal, vers sept heures, et commence à fuir le soleil, cherchant l’ombre de la mosquée ou des maisons voisines, pour s’y tenir, tranquille. On la voit parfois prendre son déjeuner. La nuit, juste après la prière d’El Icha, elle s’allonge sur un tapis de fortune et dort, jusqu'à l’aube.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Sauvée par des nageurs

Sauvée par des nageursUne jeune fille a échappé à la mort. C’était dimanche dernier, sous les restes de l’ancien Wharf de Nouakchott. Emmenée par son père qui lui faisait visiter le site abandonné, la jeune fille s’est subitement prise de vertige à l’insu de celui-ci qui tenait en mains ses deux petits frères. A peine eut-il remarqué la scène que le voilà crier au secours.

C’était limite. Deux pêcheurs de lignes, debout en face, intervinrent en plongeant en direction du corps de la fillette qui se dirigeait vers les vagues. En bons nageurs, ils récupérèrent le corps à peine celui-ci avait touché les eaux et le prirent à deux pour le conduire rapidement sur la plage.

C’était sous les acclamations de dizaines de personnes sur place qui avaient fui la chaleur infernale de Nouakchott de ce dimanche. Une fois à terre, les deux pêcheurs s’empressèrent de lui fournir les premiers secours et parvinrent en ranimer le corps, à la grande satisfaction de l’assemblée.

Le père hébété, n’avait pas de mot à dire. Revenu de ses émotions, il pria les deux pêcheurs de lui suivre vers sa voiture, pour accepter de lui un cadeau. En vain, pour les pêcheurs, l’acte n’était pas payant. S’ils avaient agi, c’était par devoir ; devaient-ils souligner avant de refuser une seconde demande de leur vis-à-vis : donner leur numéro de téléphone.

Ahmed. B
Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

Recrudescence des agressions

Recrudescence des agressions Sortir seul à Nouakchott, la nuit tombée, est synonyme de risque. Marcher seul, en pleine journée dans une rue déserte est aussi synonyme de risque. En effet, ces derniers jours, la ville de Nouakchott connait de nouveaux faits d’agression et de violence : à la Médina III, six jeunes filles ont été agressées au crépuscule des trois derniers jours de la semaine écoulée alors que la plupart des résidents se trouvaient à la mosquée.

Chaque fois, il s’agit de trois ou quatre jeunes garçons. Leur forfait : ôter de force de leur victime, le téléphone portable tenu entre ses mains et le cas échéant, les écouteurs accrochés aux oreilles. Mêmes faits à l’ilot « K » où deux filles et trois garçons, qui ont croisé séparément, des jeunes délinquants, se sont vus dépourvus de leur téléphone.

Chaque fois, il y a certes eu des cris voire des échanges de coups, mais, au final, ce sont les agresseurs qui ont eu raison de leurs cibles. Une fois leur besogne réussi, ils disparaissent dans les rues désertes du quartier.

A la Socogim « K » jouxtant le marché marocain, comme dans le quartier de Baghdad, les agressions du genre sont devenues tellement courantes que l’imam de la mosquée de la Socogim a prévenu vendredi les fidèles du danger qui les guette, quand ils auront à se rendre à la mosquée.

Nombre de personnes ont subi la même violence, qui est toute nouvelle : les agresseurs attendent de se trouver au niveau de leur cible, pour lui jeter un turban – comme le fait un pécheur en direction de poissons-. Une fois les deux mains de l’infortuné maîtrisées, ils lui arrachent tout ce qu’il possède dans les poches – ou dans le sac s’il s’agit d’une femme-.

Dans quelques cas où rien n’a été trouvé en possession des victimes, des violences verbales ont été proférées accompagnées de violence physique.

Dans ce quartier de la Socogim, vendredi dernier, une jeune fille, a eu à se débattre dans la rue pour repousser ses agresseurs qui sont finalement parvenus à lui arracher son portable. La victime aura crié très fort et pendant longtemps, sans qu’aucun secours n’intervienne.

A la Médina « R », c’est un boulanger qui a été agressé à l’aube de jeudi dernier. Le malheureux venait de finir sa garde de nuit et rentrait chez lui. Manifestement, ses activités étaient connues des quatre agresseurs qui l’attendaient à quelques mètres de son domicile.

Après l’avoir arrêté à une heure où les passants étaient inexistants, ils lui intimèrent l’ordre de leur remettre les fonds qu’il détenait, tout en lui disant qu’ils savaient qu’il avait dans ses poches des fonds qu’il devait verser à la banque. Avec même qu’il ne fasse quoi que ce soit, le voilà maîtrisé et aplati. En un laps de temps, les agresseurs arrivèrent à leurs fins et disparurent.

Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

 

Daffor complètement assiégé par des brigades de gendarmerie

Daffor complètement assiégé par des brigades de gendarmerie Le village mauritanien de Daffor relevant du département de Ould Yengé dans le Guidimagaha est à présent complètement isolé du reste du pays. Toutes les brigades de gendarmerie du Guidimagha sont actuellement sur place, en plus de renforts venus du Brakna et de l’Assaba. Personne ne rentre et personne ne sort.

A l’origine, une révolte des jeunes qui a vite dégénéré, suite au refus du maire de leur accorder une deuxième autorisation. Pour en savoir plus, nous avons contacté le maire adjoint de Daffor, M.Bakary Hamadi Camara, faute d’avoir eu le maire titulaire Camara Diadié Gagny.

Selon lui, «les jeunes de Daffor avaient obtenu une autorisation de se réjouir jusqu’à minuit. Mais à minuit, au lieu de s’arrêter, ils ont continué à jouer du tam-tam, refusant de s’arrêter.

C’est ainsi que les notables du village, excédés par le bruit, se sont réunis vers 4 heures du matin pour protester auprès du maire. Ils ont affirmé ne plus pouvoir supporter un tel tapage, et ont accusé le maire d’être le principal responsable d’un tel fait. »

Selon lui, les notables se sont dirigés ensuite vers les jeunes pour les disperser. Ce qui provoqua des escarmouches. Le lendemain, les jeunes récidivèrent en introduisant une deuxième demande de réjouissance. Mais cette fois, le maire titulaire, Camara Diadié Gagny refusa catégoriquement de la leur accorder.

C’est ainsi que les jeunes se lancèrent dans une vendetta, arrosant le domicile du maire de jets de pierre, le blessant lui et son frère. Puis les jeunes se mirent à saccager la mairie, détruisant tout sur leur passage, avant de se diriger vers le marché pour mettre le feu à quelques hangars.

Face aux troubles, les quelques éléments de la brigade locale tentèrent de s’interposer. Ils seront accueillis par une pluie de pierres qui blessèrent quelques gendarmes.

Face à de si graves incidents, des renforts sollicités arrivèrent de toutes les brigades du Guidimagha, en plus des brigades du Brakna et de l’Assaba.

«Les gendarmes ont arrêté d’abord 19 personnes, mais face à la pression des jeunes, ils en libérèrent quelques-uns et amenèrent les meneurs du trouble vers la brigade de Ould Yengé» a précisé le maire adjoint.

Aujourd’hui, après trois jours d’émeute, la situation est maîtrisée, mais Daffor reste complètement isolé, encerclé par des centaines de gendarmes. Une enquête a été ouverte.

Seulement, quelques sites d’information commencent à mettre le feu sur l’huile. Si certains évoquent déjà des problèmes raciaux en parlant dans certains réseaux sociaux «d’une armée d’occupation venue mater des populations noires » d’autres parlent d’un conflit de classe «entre la noblesse locale et des jeunes issus des castes inférieurs ». D’autres encore vont plus loin, en évoquant des «tensions politiques, et la manipulation des jeunes par des forces hostiles au pouvoir.»

En réalité, selon le maire adjoint de Daffor, Bakary Hamadi Camara, il n’en est rien. «Il ne s’agit ni plus ni moins que d’un trouble à l’ordre public causé par des jeunes qui veulent outrepasser l’autorité du maire ».

Plusieurs questions se posent ainsi face à l’attitude des jeunes de Daffor. Beaucoup lient leur révolte au désœuvrement que vit actuellement la jeunesse mauritanienne, abandonnée à elle-même sans horizon et sans espoir. Les incidents de Daffor ne seraient en définitive que l’un des aspects du malaise que vit cette jeunesse, repue de frustration et de mal être.

Cheikh Aidara
Source : Aidara.Mondoblog