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Faits Divers en Mauritanie

Munitions volées : L'acheteur arrêté en Mauritanie

Munitions volées : L'acheteur arrêté en MauritanieDakar Matin - Selon Libération, les autorités mauritaniennes ont arrêté, sur leur territoire, Moustapha A., à qui devrait être livré les munitions de guerre saisies lors d'un contrôle à hauteur de Pire.

Lors de son interrogatoire sous le régime de la garde à vue, Ameth Ndiaye avait affirmé que c'est ce Moustapha, qu'il connaît depuis huit mois, qui lui avait demandé de lui chercher un chauffeur qui devait récupérer les munitions à Dakar et les amener à Rosso Sénégal.

C'est ainsi qu'Ameth Ndiaye avait sollicité Maky Taal Ndiaye, dont il est le beau-père, pour convoyer la marchandise déposée chez lui par le militaire Bécaye Sankharé alias Békhaye Sankharé.

Les enquêteurs de la Section de Recherches, qui avaient pris le relais de la brigade de gendarmerie de Pire n'ont pas tardé à identifier Moustapha. Par on ne sait comment, les gendarmes ont pu avoir une copie de son passeport, utilisé une fois pour entrer au Sénégal, avant de le communiquer aux autorités mauritaniennes.

Le reste était devenu un jeu d'enfants. Aujourd'hui, parmi toutes les personnes citées dans cette affaire, une seule est encore en fuite : Bécaye Sankharé qui est localisé, aux dernières nouvelles, au Mali.

Source : Dakar Matin (Sénégal)

 

 

Pénurie en eau à Nouadhibou

Pénurie en eau à NouadhibouNordinfo - La ville de Nouadhibou et ses environs vit depuis quatre jours une pénurie en eau qui ne dit pas son nom . Le fait est devenu récurrent depuis le début de cette année et même avant. C’est ainsi que les zones de Numrouatt, Bagdad, Tarhil sont sans eau depuis maintenant quatre jours Ce qui occasionne la recherche de l’eau dans d’autres places plus arrosées.

Les populations de ces quartiers ne sont plus prêts à se taire et ne savent plus à quel saint se vouer. . ils le disent haut et fort qu’ils vont mourir de soif si l’Etat ne se tourne pas vers eux pour régler ce problème lancinant en manque d’eau dans les zones périphériques.

Le fait est si insolite que certaines citernes de ventes d’eau profitent énormément de cette pénurie en vendant la citerne à 10000 ouguiyas. Ce qui est énorme mais les populations qui sont obligées d’acheter pourvu qu’elles soient abreuvées en eau, source de la vie.

Signalons que la ville de Nouadhibou s’agrandit de plus en plus et a besoin donc de plus d’eau, ce qui a été constaté par les autorités publiques.

Le projet de dessalement des eaux commencé l’année passée pour appuyer la nappe de Boulenoir n’a pas encore enregistré les attentes escomptées. D’ailleurs il est insuffisant car le projet puise 15000 m3 d’eau selon le site Al Akhbar alors que la ville demande au moins 30 000 m3.

Source: AlAkhbar

Traduction nordinfo

 

162 viols en huit mois !

Faits divers… Faits divers… Faits divers…Malgré le tabou moral et religieux, le viol est malheureusement devenu banal chez nous. Chaque jour en apporte son lot à Nouakchott et dans les grandes villes du pays. Ce sont surtout les mineurs qui en sont les victimes.

Et le nombre de viols non déclarés dépasse probablement celui des cas enregistrés par la police ou les ONG. L’omerta prévaut, même en cas de grossesse, de peur des préjudices possibles au sein des familles et groupes sociaux.

Plus de quatre-vingt-dix pour cent des cas en milieu urbain mettent en cause des délinquants et dépravés notoires. Des sadiques, des maniaques et autres personnes débiles sont également incriminés. Le viol en famille n’est hélas pas de reste.

Des jeunes filles subitement enceintes avouent avoir été forcées par un parent, un frère ou un… père. Parmi les plaintes déposées auprès des autorités, citons celle d’une femme accusant son mari d’avoir violé à plusieurs reprises sa fille. Une autre dame du quartier Tarhil s’en prit, elle, conjointement à son frère et à son mari qu’elle tenait pour responsables de la grossesse de la sienne.

Ailleurs, ce sont des familiers non-familiaux qui sont en cause, comme ce maître de Coran qui violait une fillette sous la menace et l’obligeait au silence, aux dires des parents de celle-ci. Un maçon étranger drogua, enleva, séquestra et viola, plusieurs jours durant, la fille de son patron, dans une cabane isolée au bord de l’axe Aziz, avant de la relâcher en triste état.

Il fut appréhendé peu après. D’autres agressions semblent plus fortuites. Ainsi le cas de la jeune élève à Nouadhibou qui a, le mois dernier, défrayé la chronique. Sortie de son école à la récréation, elle se retrouve nez-à-nez avec un homme armé d’une machette qui la contraint à entrer dans une maison en construction, avant de la bâillonner, ligoter, violer et s’enfuir, laissant la pauvre fille saigner, inconsciente.

Il a heureusement été identifié et coffré un peu plus tard. Lui toujours libre et anonyme, malgré quatorze ans de traque, le « sadique de Nouakchott » hante encore les mémoires. Il a violé des dizaines de fillettes en bas âge, après les avoir étranglées. Fatimetou, sa plus jeune victime était âgée d’à peine un an et demi.

Selon les statistiques des organisations non-gouvernementales et celles de la police, les années passées ont connu une hausse spectaculaire des déclarations de viol. L’année passée fut, à cet égard, sans précédent : Plus de cent cas enregistrés ! Et l’année 2019 va malheureusement la dépasser, puisqu’on en est déjà à 162 viols dénoncés, en à peine huit mois !

La majorité des victimes sont des mineures, dont quarante impubères, et soixante grossesses ont été constatées. Des dizaines de cas non-déclarés ont été également découverts par les ONG qui s’activent dans le domaine social. Leurs volontaires continuent à rechercher de tels crimes passés sous silence.


L’or sombre de Sebkha

Le cinquième arrondissement de Nouakchott fut fondé en 1974. Il englobait l’ancien bidonville « El Bourgua » et l’actuel quartier El Mina qui fut mis en place plus tard sous l’appellation « sixième arrondissement ». Sebkha est depuis devenu l’un des quartiers les plus populaires de la ville.

Les jardins maraîchers constituent sa limite Nord et El Basra son extrémité Sud. Au début des années quatre-vingt-dix, c’est la ruée des expatriés ouest-africains. Nigérians, Ghanéens et Bissau-guinéens y affluent en masse, en raison du besoin en main d’œuvre qualifiée pour remplacer les Sénégalais expulsés lors des années de braise.

La plupart de ces nouveaux venus consomment des boissons alcoolisées. Or le caractère conservateur et religieux de la société mauritanienne n’en accepte ni la production ni même la vente dans son espace public.

Seuls les diplomates sont autorisés à les importer et à les diffuser dans le cadre privé très restreint de leur communauté non-musulmane. Voilà comment les Ghanéens et Nigérians se mirent-ils à distiller discrètement leur propre alcool à partir d’eau de Cologne, savon et autres matières. Ils le baptisèrent « Soum-soum ».

Un « alcool du pauvre », au prix de 500 MRO le verre, qui conquiert rapidement Nouakchott-Sud. L’enjeu économique déclenche des luttes entre les gangs et ce sont les Bissau-guinéens qui finissent par en acquérir un quasi-monopole de production et de distribution. Des filières se développent à partir de distilleries installées à Sebkha, El Mina et Basra. Elles sont dirigées par deux cheffes de cartel : Antoinette Jackindi et Rose Nuncio.

Ces deux « dames de fer » passeront maintes fois de violons de commissariat en couloirs de tribunal, geôles de prison et expulsions du territoire mauritanien, sans que cela ne brise leur volonté de poursuivre leur illicite commerce, se débrouillant, où qu’elles soient, à gérer en permanence leurs filières.

Dernière astuce en date : les distilleries mobiles à bord de camions et bus se déplaçant régulièrement pour échapper à la police. Celle-ci a cependant réussi à arrêter, tout récemment, plusieurs membres de ces cartels et les deux baronnes sont activement recherchées.

De quoi alarmer les ivrognes nouakchottois ? Rien n’est hélas moins sûr et il semble qu’ils aient bien plutôt de « beaux » jours devant eux… jusqu’à leur déchéance finale plus encore inéluctable, s’ils ne parviennent pas à se libérer de cette drogue dure.

Mosy
Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Confiscation officielle de terrains sans permis officiels

Confiscation officielle de terrains sans permis officielsMushahide - Des forces relevant du ministère de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire ont démoli vendredi 11 octobre courant, certaines maisons élevées sur la route reliant les quartiers d'Aïn Talh et de Tevragh-Zeina à Nouakchott; une zone plus connue sous le nom de « Nimrouwat EMOUR).

Les unités sécuritaires précitées, accompagnées de bulldozers et d’engins relevant du département, ont encerclé le secteur, ont affirmé des témoins oculaires.

Les parcelles construites et visées par la destruction, ne disposent pas de permis d’occuper officiels, ont affirmé des sources médiatiques, selon lesquelles, elles avaient étaient vendues par des proches du pouvoir de l'ex président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Le ministère de l’habitat avait annoncé sa détermination à organiser une enquête exhaustive de toutes les parcelles spoliées au niveau de tous les quartiers de la capitale.

Le département affirme également son intention de réactiver le contrôle urbain pour lutter contre les expropriations foncières illégales et la fraude des terrains et des places publiques.

Source : Mushahide (Mauritanie)

 

 

Tiguint : Les cambrioleurs de l’agence Somelec coffrés

Naguère havre de paix pour ses habitants et ses hôtes, Tiguint vit, ces derniers temps, un inquiétant climat d’insécurité. La vie dans cette localité a complètement changé, depuis qu’elle est devenue lieu de villégiature de vacanciers. De nombreux dépravés et délinquants y circulent, ce qui lui vaut d’être taxée de « Petit Nouakchott ». Vols, cambriolages, agressions et viols y font lot quotidien, au nez et à la barbe de la brigade de la gendarmerie qui s’y est fixée, voici quelques années.

Il y a deux semaines, un vendredi, l’agence de la SOMELEC est dévalisée en plein jour,  alors que tout le monde est occupé à la prière de Joumoua. Dix millions d’anciennes ouguiyas sont emportées. L’enquête aussitôt ouverte par la gendarmerie n’a pas donné grand-chose.

Il y a quelques jours, un homme se présente à la brigade et déclare se rendre volontairement. Ce mécanicien de la ville affirme être complice d’une bande venue de Nouakchott pour accomplir ledit cambriolage. Il avait convenu de les aider à forcer la grande porte et le coffre-fort de l’agence, en contrepartie de la moitié du butin. Mais ses complices l’ont roulé dans la farine, aussi choisit-il de les dénoncer. Tous les éléments de la bande en fuite ont été cueillis à Nouakchott. Ils ont reconnu avoir également effectué des vols et braquages à Rosso.

Rosso : Un épicier braqué blessé

Apparemment ces bandes de malfaiteurs mobiles courent partout. La ville de Rosso a connu, elle aussi, de telles nuits d’insécurité, avec des voitures chargées de jeunes malfrats circulant tardivement la nuit du côté des magasins et grandes boutiques, à l’affût de la moindre occasion de voler ou agresser.

Il y a quelques jours vers trois heures du matin, un épicier à l’entrée de la ville se retrouve seul dans sa boutique, ses amis dormant dans la concession. Une voiture s’arrête et trois jeunes hommes en descendent. Ils demandent une cartouche de cigarettes et des cartes de recharge. « Faites sortir l’argent » répond l’épicier. Pour toute réponse, l’un d’eux lui assène une gifle. Il la lui rend aussitôt. Les autres l’entourent et le rouent de coup, avant de l’abandonner, sans connaissance et baignant dans le sang. Lorsqu’il est secouru un peu plus tard, on remarque que le tiroir-caisse a été vidé.

Un dangereux marché

Pour obtenir une marchandise de qualité « seconde main » à Nouakchott, une seule adresse : le marché « Tieb-tieb » ou « marché aux puces ». On y vend de tout à des prix abordables. Beaucoup de ses boutiques sont tenues par des gens honnêtes et sans problèmes. D’autres commerces et étalages sont plus douteux. Chaque jour, des séances de « wanter » ou vente à bas prix sont organisées en plein air, devant une nombreuse assistance. Les voleurs y écoulent souvent leur butin... jusqu’à l’arrivée soudaine d’un agent de police qui voit tous ces moineaux s’éparpiller. Plaque tournante de la distribution du soum-soum, c’est aussi celle de la plupart des récidivistes en liberté. Les jeux de hasard et autres activités suspectes y sont monnaie courante, ce qui provoque parfois de violentes bagarres, conclues banalement par des blessures, plus rarement mort d’homme. Les pickpockets  y trouvent aussi leur compte. Aussi les autorités ont-elles ouvert un commissariat à proximité : Sebkha 2 ; avec, contigu au marché, un poste fixe qui ne chôme jamais, occupé qu’il est, quotidiennement, à arrêter des suspects et autres malfaiteurs recherchés.

Mosy

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Agression à Capitale

L’insécurité à Nouakchott a-t-elle atteint un point de non-retour ? On croyait le quartier Capitale où se trouvent, notamment, la Présidence et le siège du gouvernement, épargné par la situation d’insécurité quasi-permanente dans les quartiers populaires de la ville. Il s’avère malheureusement que c’est loin d’être cas. Nous relations déjà, dans les colonnes de l’une de nos dernières éditions, l’agression d’un pauvre boutiquier à l’îlot L. Des malfaiteurs l’avaient poignardé avant de s’emparer d’une somme d’argent et de s’éclipser, laissant leur victime baignant dans son sang.

Il y a quelques jours, le célèbre poète Ahmed ould Ewah accomplit, avec son frère cadet et une autre personne, l’office d’El ‘icha a la mosquée de l’Institut Supérieur des Etudes et Recherches Islamiques (ISERI). Invités à assister à une soirée culturelle à l’ancienne Maison des jeunes toute proche, ils empruntent, en suivant, la rue qui sépare le Lycée arabe du Collège des garçons. Cinq gaillards de teint foncé arrivent en sens inverse. Une situation banale, en cette zone encore passante à cette heure, et d’autant moins stressante que la présence, à proximité, de deux casernes de la Garde et de la Direction Générale de la Sûreté semble assurer la sécurité des lieux. Le groupe des cinq se partage en deux, sans que cela n’attire l’attention des trois amis. Deux passent à leur gauche, tandis que les trois autres approchent par la droite, sans un regard. Mais, à peine dépassés, ils se retournent soudain pour leur planter des poignards au dos. Ahmed, récemment opéré à l’abdomen, reçoit deux coups, à l’omoplate gauche et en bas du dos. Son frère, qui souffre, lui aussi, d’une maladie chronique, en prend également et s’écroule, aussitôt, sans connaissance. Leur compagnon n’en reçoit qu’un et jette une pierre à l’un des assaillants, l’atteignant au pied et le faisant ainsi chuter. Ses comparses le relèvent immédiatement et s’enfuient, en le soutenant, vers la SOCOGIM-PS. Les trois blessés attendent presque une heure de temps avant que des agents de police ne viennent les évacuer au CHN.  L’étonnant, en cette affaire, c’est que cette bande n’a pas cherché un seul instant à s’emparer des téléphones de valeur et autre sommes d’argent que détenaient leurs victimes. Un crime raciste, donc, comme cela tend à se reproduire un peu partout dans la ville ? Les autorités doivent enquêter sérieusement et prendre leurs responsabilités envers ce phénomène qui pourrait prendre de l’ampleur…

Campagne contre les réseaux pervers

Nouakchott est devenue une vraie métropole où la prostitution se développe considérablement, malgré notre religion et nos tendances conservatrices. Les réseaux de rencontres clandestines et autres passes se sont généralisés dans tous les quartiers. Nouveauté toute récente, certains de ceux-là sont même mobiles. Ils opèrent, aux Sud-est et Nord-est, notamment sous des tentes officiellement dressées pour servir méchoui et lait frais.

Les autorités mènent, de temps à autre, des descentes en ces lieux malsains, y raflant toute personne présente. Dans la plupart des cas, celles-ci sont relâchées, après un bref séjour au commissariat ; les étrangers, plus souvent expulsés ; les tenanciers de ces réseaux, fréquemment déférés et écroués. A titre d’exemple, les fameuses Fatou Mar et Mariem « 4 heures » ont ainsi accompli de longs séjours en prison, à l’instar de Rabah du Ksar.

Les commissariats de Sebkha et El Mina mènent actuellement de telles opérations de nettoyage. Sebkha 2 a arrêté, samedi, huit étrangères surprises en flagrant délit. Elles seront prochainement déférées en compagnie de leurs conjoints, nous assure une source de la police.

Mosy

Source ! lecalame.info (Mauritanie)

 

Un bambin grièvement blessé par un fou

Tout le monde le sait et nous l’avons sans cesse répété : Nouakchott grouille de fous errants et de débiles qui constituent un très grand danger pour le public. Quand on appelle les policiers pour arrêter un de ces cas, ceux-ci refusent, généralement, prétextant que cela ne relève pas de leur compétence mais plutôt de la protection civile. Mais celle-ci n’intervient qu’en cas d’incendie ou de grave accident. Un aliéné mental  menace-t-il la sécurité publique ? Police et protection civile le laisse agir en toute liberté. Les cas d’agression et de blessure, parfois grave, se multiplient ainsi, sans que nul n’accepte d’intervenir.

Dimanche 21 Septembre, vers neuf heures, Sidi Mohamed ould Abdallahi, un gosse de cinq ans, joue seul dans une rue jouxtant le stade de Mellah. Soudain, un fou errant le saisit et le couche de force au sol, sort un couteau et commencer à égorger le malheureux. Heureusement, des passants se précipitent, maîtrisent l’aliéné et sauvent le bambin des griffes du forcené, pour l’évacuer d’urgence à l’hôpital Cheikh Zayed. La carotide de l’enfant n’a pas été complètement tranchée, constatent les médecins, s’affairant à lui porter les premiers secours, avant de le transférer en ambulance, toutes sirènes hurlantes, à l’hôpital cardiologique où il est admis au service réanimation. Selon une source médicale digne de foi, la situation de Sidi Mohamed s’est stabilisée et son pronostic vital n’est plus engagé, al hamdoulillahi ! En 2004, rappelons-le, un fou étranger avait tué un enfant à l’îlot K.

La fourrière municipale

Le quartier « Virage Dik » de Tin Soueïlim est bien calme, un matin de ces derniers jours, vers neuf heures. Quelques rares passants parcourent la rue principale. Soudain, une fourgonnette s’arrête, près d’un troupeau de chèvres qui broutent un tas d’immondices. Trois hommes descendent du véhicule, s’emparent de quelques-unes et les embarquent. Paniquées, les autres chèvres s’enfuient, poursuivies  par les hommes qui finissent par en saisir trois autres. Des femmes accourent pour essayer de libérer les animaux maintenant enfermés à l’arrière de la fourgonnette. « Rendez-nous nos chèvres ! », exigent-elles. « Bah ! Nous sommes des fonctionnaires municipaux. On nous a ordonné d’embarquer tout animal errant dans les rues ».

Cette scène se répète, le même jour, en d’autres quartiers de la ville. Les propriétaires des chèvres et moutons embarqués se rendent tout d’abord dans leur mairie respective et y entendent dire qu’aucune équipe n’a été envoyée pour embarquer les animaux errants, depuis les dernières élections ou le conseil régional a remplacé le conseil urbain. Comprenant qu’ils se sont fait rouler par des escrocs, les plaignants s’adressent alors à la police. Celle-ci a déjà reçu des dizaines de plaintes à ce sujet. Un bus a embarqué pas mal de bêtes à Arafat, une semaine plus tôt. Un véhicule à trois pneus de marque chinoise (WAW) a été vu à plusieurs reprises embarquant lui aussi des chèvres « pour les mettre en fourrière »,  affirmaient de prétendus fonctionnaires municipaux.

La police a ouvert une enquête et raflé  certains suspects précédemment accusés de vol de bétail. Leur audition n’a pas jusqu'à présent fait progresser l’enquête. Mais ce qui est sûr, c’est qu’on a affaire à une bande organisée de professionnels qui écoulent apparemment leur butin hors de Nouakchott.

Une bande s’empare d’un véhicule

Comme tout le monde le sait et beaucoup le subissent, le vol de voitures est devenu un phénomène très courant à Nouakchott. Des dizaines de véhicules disparaissent, chaque jour et nuit partout dans la ville. Certaines voitures sont parfois retrouvées, d’autres disparaissent pour de bon. Les voleurs agissent en bandes, ont leurs garages secrets où ils refont la peinture pour métamorphoser le véhicule afin de le revendre. Certains de ces bandits sont célèbres, comme Moissa « Chassis » ou « El Vervar ».

Le phénomène connaît, ces jours-ci, sa nouvelle version 2019 : le rapt des voitures. Modus operandis avec l’exemple suivant : une Toyota Avensis appartenant à un homme d’affaires arpente l’axe Soukouk, non loin du  fameux supermarché « Atac El Kheir », à une heure tardive du Samedi 19 Septembre. Son chauffeur vient de déposer quelqu’un dans les parages. Soudain, deux jeunes hommes, apparemment désireux de traverser la chaussée, lui font signe de ralentir. Alors que la voiture ralentit, ils ouvrent les portières et embarquent en une fraction de seconde. Et de pointer deux  poignards au cou du chauffeur en lui ordonnant de se garer. Effrayé, il s’exécute aussitôt et le voilà aussitôt balancé hors de la Toyota, un des gredins prend sa place et hop ! Les voilà déjà au loin. Aux dernières nouvelles, les agents de la BRB auraient retrouvé la voiture et arrêté les deux malfaiteurs.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Phacochères domestiques

Vendredi 13 Septembre, au petit matin, des gens en route vers le cimetière de Mederdra sont surpris de croiser un couple de phacochères suivi de leur petit. Marchant lentement et sans crainte, les trois bêtes entrent en ville et en parcourent les artères et quartiers, sous les yeux ébahis des passants. On informe la brigade de gendarmerie. Elle charge un agent d’aller tirer illico quelques balles au-dessus des animaux qui, pris de panique, se dispersent en tous sens. Le mâle s’engouffre dans une concession abandonnée et menace tout celui qui l’approche. La femelle disparaît derrière la dune. Longtemps en branlebas de combat dans la concession, son compagnon ne consent à suivre le chemin de sa belle qu’après l’intervention d’un groupe battant tam-tam et chantant les louanges d’une illustre famille de marabouts.

Le petit continue à galoper quelques heures dans la ville, poursuivi par une horde de gamins. Vexé, il finit par charger l’un d’eux et le blesse légèrement. On le maîtrise alors. Ligoté, il est emmené chez le hakem qui le fait conduire, en ambulance, loin de la ville. Il aura certainement fini par rejoindre les siens…

Rappelons qu’en 1992, trois phacochères s’étaient invités chez une famille de la même ville. Celle-là leur avait cédé les lieux, trois jours durant. Une scène immortalisée par les autorités qui avaient pu photographier papa phacochère étendu sur un matelas, ainsi que sa femelle et son enfant se prélassaient sur un autre. Les gendarmes avaient décidé de ne pas les déranger. Au quatrième jour, ils avaient disparu. On parla d’un malentendu que le propriétaire de la maison squattée avait eu avec un membre de la famille maraboutique susdite… Vrai ou faux ? En tout cas, superstition, à coup sûr !

Meurtre par jalousie

El Voulaniya est un paisible et calme village du Hodh El Gharbi. Ses habitants se connaissent tous et mènent une vie facile et innocente, loin des problèmes des grandes villes. Aucun incident ou crime ne fut, ces dernières années, à déplorer en ces contrées lointaines. Quelques rixes de routine, parfois, entre jeunes, et toujours vite résolues, tant le goût de vivre en harmonie leur est précieux.

Tout dernièrement, Aziz, un jeune homme originaire du village, est revenu de Nouakchott où il vivait depuis quelques années. Son comportement diffère beaucoup des autres jeunes du bled. Bagarres et malentendus avec ses connaissances et parents se succèdent et l’on finit, lassé, par le mettre en quarantaine, personne ne voulant courir le risque de le provoquer. Mais n’écoutant pas les conseils de prudence de ses proches, Eida ould Magha sympathise avec lui et les voici devenus grands amis.

Ils font ensemble connaissance d’une jeune fille et les voilà tous deux à lui faire la cour. La belle  porte son choix sur Eida, au grand dam de son compagnon. Ils se querellent jusqu’à en venir aux mains. Aziz assène plusieurs coups fatals à Eida qui s’écroule et meurt. L’assassin cache la dépouille et tente de prendre le large. Plusieurs personnes l’en empêchent, le maîtrisent et le remettent à la brigade de gendarmerie.

Un boutiquier agressé

Îlot L de Nouakchott, samedi passé, vers sept heures, un boutiquier seul dans son échoppe reçoit la visite de deux gaillards descendus d’une voiture. « Je veux une cartouche de Marlboro », dit l’un. « Moi, une carte de recharge de dix mille », renchérit l’autre. Le commerçant se retourne pour les satisfaire, les autres en profitent pour le poignarder, au bras et au côté. Il s’écroule aussitôt, saignant. Les deux bandit vident le tiroir, s’emparent d’un lot de cartes et s’enfuient… Fort heureusement, quelqu’un entre, très peu de temps plus tard, dans la boutique, secourt le blessé, le fait évacuer au CHN où il est promptement soigné. Signalons qu’une bande dirigée par un garde, surnommé Maradona, sème la terreur à Arafat, ciblant les boutiquiers seuls, au petit matin.

Mosy

 

Arabie saoudite : deux installations pétrolières ciblées par une attaque de drone

Deux installations du géant pétrolier Aramco à Abqaiq et à Khurais ont été la cible d’une attaque de drone, samedi matin, a affirmé le ministère saoudien de la Défense.

L’information relayée par l’agence de presse officielle saoudienne SPA, citant le ministère de l’Intérieur. L’attaque n’a pas été revendiquée. « À 04h00 (01h00 GMT) les équipes de sécurité industrielle d’Aramco sont intervenues sur des incendies dans deux de ses installations à Abqaiq et à Khurais » dans l’est de l’Arabie saoudite, a ajouté l’agence, précisant que « les deux incendies avaient été maîtrisés ».

Pas de revendication

Une enquête a été ouverte après l’attaque, selon la même source, qui n’a pas précisé la provenance des drones. L’attaque n’a pas été revendiquée dans l’immédiat.

Les rebelles yéménites, soutenus par l’Iran, revendiquent régulièrement des tirs de drones ou de missiles contre des cibles saoudiennes, affirmant agir en représailles aux frappes aériennes de la coalition menée par l’Arabie saoudite qui intervient au Yémen pour soutenir les forces progouvernementales.

La coalition, qui intervient contre les rebelles Houthis depuis 2015, a confirmé certaines de ces attaques et en a démenti d’autres. Le 17 août, les rebelles avaient annoncé avoir mené une attaque à l’aide de dix drones, « la plus massive jamais lancée en Arabie saoudite », contre le champ de Shaybah (est), qui avait provoqué un incendie « limité » selon Aramco sur une installation gazière, sans faire de blessés.

Source : jeuneafrique.com

 

Mauritanie : des localités du Trarza encerclées par les eaux

Mauritanie : des localités du Trarza encerclées par les eauxSahara Médias - Des eaux torrentielles encerclent les localités situées entre N’tékane, Jidrel Mohguène et la ville de Rosso. Selon le ministère de l’intérieur et la décentralisation ces villages sont désormais encerclés par les eaux.

Dans son bulletin quotidien distribué jeudi, les vents accompagnant les pluies ont entraîné l’interruption de l’électricité dans 13 villages après la chute de quelques pylônes, une interruption entraînant du même coup celle de l’eau courante.

Le ministère a annoncé le début des travaux pour le rétablissement de l’électricité et l’eau dans les villages affectés.

Le ministère de l’intérieur annonce par ailleurs que certains barrages et ponts dans les wilayas du Hodh El Garbi, l’Assaba et la Gorgol ont été affectés par les torrents consécutifs aux pluies qui se sont abattues sur ces wilayas.

Il a annoncé par ailleurs le début de réhabilitation de certains de ces ouvrages dans ces wilayas.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

Il s’appelait « El Mokhnez »

Faits divers… Il s’appelait « El Mokhnez » Le Calame - Mars 2002, quartier Gazra Bouhdida de Nouakchott, vers trois heures du matin, une femme dort avec ses deux fillettes. Son mari transporteur est absent. Soudain, la porte de la chambre de fortune est brutalement forcée. La femme se réveille et crie.

Un colosse de teint foncé lui place aussitôt une machette au cou. « Silence ! Passe-moi vite tout ce que vous avez sinon, couic !, je t’égorge ! ». Elle s’empresse de lui passer le petit montant qu’elle gardait dans son sac et ses deux téléphones.

Cela lui suffira-t-il ? Las, il entend aussi assouvir ses instincts et s’apprête à violer une des jeunes filles endormies. « Pars maintenant », menace la maman, « où j’appelle mon homme! – Lequel ? », rigole-t-il, en s’approchant d’une des gamines, « je sais très bien que ton mari est hors de Nouakchott. – Alors, prends-moi et laisse ma fille ! », se résout à proposer la pauvre femme.

Le scélérat repartira un quart d’heure plus tard, laissant la mère odieusement abusée, triste d’avoir été forcée mais heureuse d’avoir sauvé ses petites…

Cette scène se répètera plusieurs fois dans la ville, sans que la police y puisse mettre fin, en dépit des plaintes. Un portrait-robot est dressé par les enquêteurs. La terreur s’installe. Et la légende avec. Déclaré « Ennemi public N°1 », le rascal se voit affublé d’un sobriquet : El Mohnez (puant, en hassaniya) ; suite aux déclarations des victimes.

Sommés par l’opinion qui vit une véritable psychose, les pouvoirs publics ordonnent alors la mobilisation générale à la direction de la police. Ce sera un des facteurs de la fondation de la fameuse Brigade de Recherche du Banditisme : BRB.

Feu 700, Didi et leur équipe se lancent aux trousses du violeur-braqueur. Après les rafles classiques des récidivistes en liberté, ils tiennent enfin une piste qui les conduit tout droit à « El Mohnez ». Interrogé, il reconnaît la plupart des faits, bientôt confirmés par les confrontations avec ses victimes, dont la dame citée tantôt, qui toutes le reconnaissent car il agissait toujours à visage découvert, lors de ses méfaits.

Déféré et écroué à la prison civile de Nouakchott, alors l’unique bagne de la ville, « El Mokhnez » n’y fut connu que sous son pseudo et ne parvint jamais à y être déclaré chef de cour, un poste très convoité des prisonniers.

Il fut de la grande évasion de 2008. Plusieurs caïds, dont des tueurs étrangers, réussissaient à creuser un tunnel qui les conduisit hors de la maison d’arrêt. Mais, dénoncés par un de leurs complices qui se déroba, apeuré, à l’instant de partir, tous furent vite rattrapés, à part le fameux tueur du marchand mauritanien de devises, le sénégalais Amadou Issa Sy, qui prit le large. « El Mokhnez » fut repris alors qu’il somnolait à Dar Naïm.

La plupart des autres à El Mina et Sebkha. Le fameux Kabila le fut chez une de ses copines dont il avait chassé le mari.

C’est ce dernier, jaloux, qui le dénonça, prenant un grand risque. Trois récidivistes sénégalais furent stoppés, au PK 64 de l’axe Nouakchott-Boutilimitt, par l’accident du véhicule qu’ils avaient volé et la gendarmerie les ramena dare-dare à Nouakchott.

« El Mokhnez » fut ensuite transféré au tout nouveau bagne de Dar Naïm, dans la cour 3 dirigée par le fameux Abdallahi « Lekhal ». Il s’y bagarra à plusieurs reprises, ce qui lui valut plusieurs sanctions dont des mises au placard.

Il aurait même pu perdre la vie, suite à l’une de ces rixes où il s’en était pris à Ahmed « Kalach », le fameux tueur. Etranglé, celui-ci avait dégainé un poignard et il avait fallu toute l’énergie réunie de plusieurs de leurs codétenus pourempêcher une tragique fin.

Mis au courant que trente minutes après le début de la grande évasion de 2013, « El Mokhnez » tenta en vain de s’adjoindre, avec un groupe qui se retrouva renfermé, dans une cour, par un détenu bienfaisant.

Et le train-train carcéral journalier reprit, pour « le puant » condamné à 25 ans de prison ; jusqu’à son ultime maladie, unique occasion, pour lui, de passer quelque temps au CHN, sous bonne garde. Revenu en taule, il y mourut un peu plus tard et fut inhumé, sans formalités, dans un cimetière au Nord de Nouakchott.

Rappelons qu’un autre sadique malfaiteur passa quelques mois de l’année 2007 à violer et braquer, lui aussi, dans la capitale mauritanienne. Identifié grâce au témoignage de l’une de ses victimes, ce chauffeur de véhicule particulier ressortissant de Kaédi fut arrêté et écroué.

Mosy
Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Gorgol : des habitations partiellement détruites dans des localités relevant de Kaédi

Gorgol : des habitations partiellement détruites dans des localités relevant de KaédiSahara Médias - Les pluies torrentielles qui se sont abattues des derniers jours sur le Gorgol ont entraîné la destruction de certaines maisons dans deux localités relevant de la capitale régionale : Ouedjéboussaybé et Mouftah El Khair.

Dans son bulletin quotidien le ministère de l’intérieur et de la décentralisation consacré aux travaux du comité technique chargé du suivi des travaux du comité ministériel pour la gestion des crises, les autorités spécialisées ont pu établir les dégâts enregistrées dans ces deux localités.

Le ministère de l’intérieur révèle par ailleurs l’envoi prochain d’engins à Yéri Mané, relevant de la commune de Dollel, Moughata de Kaédi, pour ouvrir des brèches destinées à évacuer les eaux de pluie qui menacent le côté est de la localité.

Dans la wilaya de l’Assaba le niveau des eaux s’est anormalement élevé dans le barrage de la localité de Hsey Ettine, moughata de Boumdeïd, ce qui a amené les autorités à dépêcher une mission technique sur place.

A la suite de l’évaluation faite par celle-ci, il a été décidé de dépêcher sur place des engins afin de renforcer l’ouvrage.

Au Hodh Gharbi, 21 petits barrages ont été affectés dans les moughata d’Aioun et de Tamchekett dont 7 en béton et 14 en terre.

Une mission technique a été dépêchée dimanche sur place pour évaluer la situation et proposer les solutions appropriées.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

 

Faits divers : Le couple escroc

M.E., quarante ans et marié, marche, une de ces dernières nuits, dans une ruelle sombre du quartier Poteau 16 d’Arafat. Il est interpellé par une jeune fille. « Peux-tu me passer une cigarette ? – Désolé, je ne fume pas », répond-il. Après discussion, elle lui demande de la raccompagner chez elle. Prétextant un rendez-vous avec un parent, il décline la proposition. Mais elle insiste vivement, se fait cajoleuse et il succombe enfin. Les voici dans une petite maison, un peu isolée, sans apparemment âme qui vive. La coquine ouvre une petite chambre éclairée d’une simple bougie et juste meublée d’un petit tapis. Et de quémander, à sa conquête, 2000 MRO pour du thé et quelque accompagnement, histoire de passer un doux moment ensemble. Il les lui donne sans discuter, elle part et revient bientôt… avec une nouvelle demande. « Le boutiquier auquel je devais de l’argent a saisi tes 2000… ». Bon prince, il double la mise et la revoici vite, avec un peu de thé, mais, ajoute-t-elle : « il faut aussi une recharge de gaz pour le réchaud. » Le visiteur lui passe un billet de mille. « Non, non ! », s’exclame l’effrontée, « il me faut une bonbonne moyenne, ça coûte plus que ça ! » Il l’augmente donc d’un nouveau billet et tout est bientôt en place, porte fermée à double  tour et sourire aguicheur de la libertine. M.E. s’approche alors d’elle, avec gourmandise, elle répond… en s’éloignant un peu. « Ecoute », minaude-t-elle, « si tu veux m’avoir, vide tes poches ! ». Après maintes négociations, il accepte de débourser les dix mille ouguiyas qu’il devait remettre à quelqu’un le lendemain. Mais à peine l’argent versé, voilà qu’on frappe brutalement à la porte ! « Ouvrez vite ! », crie une voix d’homme. « Oh, c’est mon mari qui revient de voyage ! Cache-toi, vite ! » Plus facile à dire qu’à faire… et voici notre Casanova figé sur place, tandis que redouble, à la porte, la fureur du nouvel  arrivant. La fille ouvre enfin, l’enragé se précipite et gifle son « épouse » à toute volée. Elle s’échappe en courant et disparaît. Et l’excité d’attraper M.E. au collet. « Tu t’es enfermé avec ma femme ? – Pas du tout, je l’ai croisée dans la rue, c’est elle qui m’a emmené ici, en m’assurant qu’elle était célibataire ! ». Deux gifles le paient de sa franchise et le voilà à implorer pardon, promettant de ne plus jamais poser pied en cette maison. Après un moment de violente colère et toutes sortes de menaces, l’autre lui annonce qu’il va l’emmener au commissariat le plus proche pour porter plainte contre lui. M.E. tremble de plus belle, s’imaginant déjà en prison.

C’est alors que le mari lui propose un arrangement. « Donne-moi ta carte d’identité, ton passeport, ton téléphone portable et va me chercher cent mille ouguiyas ! Je les veux cette nuit-même ; sinon, je vais  porter plainte contre toi, en disant, preuves à l’appui, que je t’ai surpris avec ma femme mais que tu as réussi à t’enfuir, en abandonnant tes document et téléphone ». Découragé et ne sachant pas à quel saint se vouer, M.E. accepte, soulagé de ce que le scandale ne quitte pas la pièce, et part, avec le numéro de téléphone du « mari », chez un grand commerçant de sa connaissance pour emprunter ledit montant. C’est chose faite avant minuit. Coup de téléphone, donc, au « mari » qui lui fixe rendez-vous dans une rue d’un autre quartier. M.E. lui remet la somme, récupère ses effets, jurant le Seigneur des mondes qu’on ne l’y reprendrait plus jamais à suivre une inconnue.

Il lui faudra quelques jours pour apprendre qu’il s’est fait rouler par un notoire couple d’escrocs. Le « mari » n’est en effet que le copain de la fille. Celle-ci lui sert d’appât pour attirer leurs victimes. Le duo a déjà été arrêté à plusieurs reprises mais toujours relâché en suivant, on ne sait pourquoi.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Mohamed Vall Mekhallé, maire de Selibaby, sur RFI : "ils ont tout perdu"

Mohamed Vall Mekhallé, maire de Selibaby, sur RFI : RFI Afrique - En Mauritanie, des pluies diluviennes qui se sont abattues sur la ville de Selibaby, dans le sud-est du pays, ont fait trois morts et des centaines de familles sans abris.

Entre samedi et lundi, il est tombé sur cette grande ville de la vallée du fleuve Sénégal autant de pluie qu’en presque six mois dans cette région, d’où les pertes en vies humaines par noyade. Les élus locaux et les autorités régionales travaillent à l’organisation des premiers secours des populations.

Les quartiers de la capitale de la région du Guidimakha sont encore sous les eaux. Les intempéries ont provoqué des victimes et des destructions d’habitations comme l'explique à RFI Mohamed Vall Mekhallé, le maire de Selibaby.

« En vies humaines nous avons enregistré trois pertes : des jeunes garçons âgés de 8 ans, 9 ans et 12 ans. Ensuite, nous avons enregistré des dégâts extrêmement importants dans les quartiers - des dégâts matériels dans les quartiers -, la disparition totale d'habitations précaires comme le banco, les tentes, les huttes, etc. »

Les inondations n’ont pas épargné les bâtiments en dur, selon le maire de Selibaby qui met l’accent sur les besoins immédiats des populations sinistrées.

« Tout le monde a été touché. Même les habitations en dur ont elles aussi été endommagées », aussi va-t-il falloir avoir recours à des logements provisoires, sous des tentes ou des bâches pour les familles sans abri. « Et puis de la nourriture, parce qu’ils ont tout perdu ! »

Le gouvernement mauritanien a dépêché une délégation conduite par le ministre de l’Intérieur à Selibaby pour évaluer l’ampleur du sinistre.

Source : RFI Afrique

 

 

Sélibaby dans l’eau, le maire demande une intervention d’urgence…

Selibaby dans l’eau, le maire demande une intervention d’urgence… [Photos]Adrar-Info - Le maire de la municipalité de Selbaby, Mohamed Vall Ould Mek-halla, a déclaré que la ville a été frappée par de fortes précipitations au cours des dernières heures.

Ould Mek-halla a annoncé à Alakhbar.info, que deux enfants mineurs, sont portés disparus depuis ce matin, craignant qu’ils ne soient victimes emportés par les eaux qui ont inondé les quartiers de la ville. Il a également souligné que la pluie continue toujours, ce qui accroît les difficultés au niveau de la population.

Le maire de Selibaby a appelé les autorités publiques et les organisations de la société civile à intervenir d’urgence pour sauver les habitants de la ville.

La ville a connu de fortes précipitations dépassant 200 mm en quelques heures.

Source : Adrar-Info (Mauritanie)

 

La voleuse de chèvres

A.M., la quarantaine tient épicerie aux environs de l’hôpital de l’Amitié, quartier Poteau 14 d’Arafat, et complète ses revenus, en taximan occasionnel à bord de sa Mercedes 190. Passant dernièrement au carrefour Bakar, le voici hélé par une jeune fille. « Dis-moi ton prix pour une course au marché de bétail d’El Mina. – 2000 MRO. – C’est bon », conclut-elle, avant de lui demander de l’aider à attraper une chèvre qui broute non loin. Une fois l’animal embarqué, le taxi se dirige vers le « Marbat ». La jeune fille demande alors au taximan de vendre la chèvre à un marchand. Il  accepte de bonne  foi et en tire 30 000 MRO. Prudent, l’acquéreur note cependant le numéro de téléphone d’A.M. Celui-ci ramène sa cliente où il l’a embarquée, encaisse ses deux mille ouguiyas et, tout aussi prudent, note le numéro de téléphone de celle-là. Suit, dans la soirée, un étonnant appel. « Ici le commissariat de police Arafat 1, présentez-vous y au plus vite ». Une fois sur place, il apprend que la chèvre qu’il a embarquée et vendue est déclarée volée. Elle a été rendue, par la police, à son propriétaire et le marchand de bétail est aux arrêts. A. M. déclare qu’il assume cette responsabilité, fait relâcher le vendeur et lui rembourse le prix de vente de la chèvre. Après enregistrement de sa déclaration détaillée des faits, le commissaire lui permet de repartir mais sous contrôle judiciaire. A peine hors du commissariat, A.M. téléphone à la jeune fille. « J’ai une bonne affaire pour toi : un boucher veut acheter cinq chèvres à bon prix. – Je t’attends au poteau 4 », répond-elle. Et notre rusé épicier de prévenir illico le commissariat qui lui dépêche un agent en civil. Les voilà au poteau 4. « Voici notre client », présente-t-il le policier à la jeune fille, « il veut avoir les chèvres maintenant. – Pas de problème », lance-t-elle, « venez par-là ». Elle les mène dans une rue où flânent quelques chèvres. « Attrapez celles que vous voulez. – On se contentera d’en prendre une seule, ce soir », répond le policier… en lui passant les menottes ! Elle se met alors à pleurer et implorer pardon. Mais ; pour l’instant, c’est en route pour le commissariat, sous les yeux d’une foule de badauds. Un policier intervient, aussi surpris qu’abattu. « C’est ma fille, je ne sais quoi dire… », se lamente-t-il. Le commissaire propose un arrangement. Le père de la jeune voleuse rembourse le taximan qui accepte de retirer sa plainte. Ainsi va la justice transactionnelle : tout est bien qui finit bien !

Une bande piégée

Nous ne cessons de le répéter : Tin Soueïlim et environs vivent chaque nuit, depuis quelques mois, un climat d’insécurité. Des bandes de malfaiteurs braquent et agressent les passants, parfois très tôt dans la soirée. Insaisissables, elles ont fait des dizaines de victimes. Encerclées, celles-ci sont écorchées à coups de poignard et pillées. Mais la police a, tout dernièrement, décidé de traquer l’une de ses bandes qui a tant sévi entre le virage  « Dik » et le carrefour Tin Soueïlim. Des agents du commissariat Arafat 2 s’appuient sur une piste fournie par les déclarations d’une victime : la bande  commencerait à opérer très tôt la nuit, à partir du virage Ould Greimich. Le commissaire poste donc  quelques jours, vers vingt-et-une heures, deux agents en civil, à bord d’une Toyota Avensis garée dans une ruelle non loin de la clinique Nejah. Et voici justement deux de ces lascars qui s’en prennent à une jeune fille pour lui subtiliser son téléphone portable ! Elle appelle au secours. Des passants poursuivent les bandits. Ceux-ci s’engouffrent dans la rue où sont embusqués les policiers qui n’ont plus qu’à jaillir de leur véhicule, pile au moment où les fugitifs passent à côté. « Arrêtez ! », ordonnent-ils. Un des bandits dégaine une machette ; les condés leur pistolet, en lançant une ultime sommation : « Jetez immédiatement vos armes où l’on tire ! ». Effrayés, les bandits s’exécutent aussitôt. Les voilà menottés et embarqués au commissariat, en compagnie d’une nombreuse et grondante foule de badauds.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

 

Inédit : arrestation de personnalités proches de Cheikh Ridha

Inédit : arrestation de personnalités proches de Cheikh Ridha Essahraa - La police mauritanienne a arrêté mercredi 14 aout courant des proches de Cheikh Ali Ridha, suspectés d’avoir agressé certaines de ses créancières. Des proches de l'homme, assailli par des centaines de familles revendiquant le remboursement de leurs créances contractées à la suite de la cession « surfacturée » de leurs maisons, terrains ou véhicules avaient été interpellés par des éléments de la sureté, indique-t-on.

Le club des créanciers de Cheikh Ridha avait organisé la veille, en l’occurrence mardi soir un sit-in de protestation devant le domicile de l'homme situé dans le village de Teyssir, sur la route d'Akjoujt.

La sécurité avait retiré depuis quelques jours ses éléments déployés depuis longtemps sur les lieux pour sécuriser Cheikh Ridha contre ses créanciers tenaces, après avoir épuisé tous les recours administratifs et politiques, à se faire justice par tous les moyens après avoir perdu leurs biens fonciers et immobiliers.

Source : Essahraa (Mauritanie)

 

Dar-Naim: Un jeune poignarde mortellement son camarade pour 50MRU

Dar-Naim: Un jeune poignarde mortellement son camarade pour 50MRUA Dar-Barka, non loin de la Fédération des Transports, un jeune a mis fin, aux premières heures de ce dimanche 11 Août, à la vie de son camarade suite à une dispute portant sur un crédit de 50MRU, rapportent plusieurs sources.

L’auteur présumé du crime est entré dans une vive altercation avec son camarade à la suite d’un crédit de 500MRO qui équivaut à 50MRU.

Perdant tout contrôle de ses nerfs, celui-ci saisit un couteau et assène un coup foudroyant à son ami qui tombe par terre gisant dans une mare de sang. Suite à la gravité du coup, il ne tarde pas à succomber à ses blessures.

Alertées, des autorités judiciaires se sont rendues sur le lieu du crime pour constater les faits. Pour la cause, les éléments de la police se dépêchent sur les lieux et arrêtent le supposé meurtrier qui selon nos sources réclamait son dû.

Selon nos informations, l’auteur présumé du meurtre est un jeune qui réside à Teyarret, Nouakchott-Nord.

Depuis plus de quatre ans, la capitale Nouakchott comme des villes de l'intérieur, connait une spirale de crimes surtout dans les rangs de la jeunesse.

Source : Tawary (Mauritanie)

Route de l'Espoir : un poids lourd percute violemment un véhicule léger, faisant des morts et des blessés

Route de l'Espoir : un poids lourd percute violemment un véhicule léger, faisant des morts et des blessésAl-akhbar - Un camion chargé de marchandises a percuté le vendredi 9 aout courant, un véhicule léger, faisant des morts et des blessés, dont certains sont dans un état grave, révèlent des sources.

L’accident, le second de son genre en 48heures, a eu lieu à 20km à l’Ouest de la ville de Boutilimit, sur la Route de l’Espoir.

Six passagers sont décédées la veille à l’aube au PK 70, à l’Est de Ouad Naga, dans un accident similaire entre un camion et une R 21, également sur cet axe où les chocs entre voitures font régulièrement des morts et des blessés.

Traduit der l’Arabe par Cridem
Source : Al-akhbar (Mauritanie)

 

Sécurité : Le CSPJ arrête 4 étrangers auteurs de vol de plusieurs millions d’UM

Sécurité : Le CSPJ arrête 4 étrangers auteurs de vol de plusieurs millions d’UMTawary - Dans le cadre de la lutte contre la criminalité sous toutes ses formes, en particulier le phénomène de vol et de braquage dans le territoire de la wilaya de Nouakchott, les hommes de la brigade de recherche du Commissariat spécial de la police judiciaire (CSPJ) relevant de la Direction générale de la sûreté nationale ont procédé ces derniers jours à l'arrestation de quatre individus, auteurs de deux opérations de vol d’importantes sommes d’argent.

Il s’agit de : quatre nigérians, selon un reportage sur El Mauritaniya. La bande précitée avait volé le montant de 9.500.000UM-A, le 3/6/2019 alors que son propriétaire, un homme d’affaires, venait de le retirer de l’une des banques de la place.

Leur deuxième coup, s’est porté sur un autre citoyen qu’ils avaient poursuivi dès sa sortie d’une autre banque avant de lui soutirer le montant d’un million d’UM-A, en saccageant l'une des vitres de son véhicule, le temps qu'il entre dans une épicerie pour un petit service.

Selon nos sources, les auteurs de ces opérations avaient quitté le sol mauritanien à bord d’une pirogue sans passer par un point de passage non reconnu, pour se rendre dans leur pays. Mais en revenant à Nouakchott, ils ont passé par le point de passage de Gougui, le 1 juillet 2019.

Agissant sur des informations justes et précises, les hommes du vaillant Commissaire Principal du CSPJ, Monsieur El Hacen Ould Samba, ont réussi une importante opération de neutralisation des quatre individus et la saisie d’une moto, d’une importante somme en devise et de la monnaie nigériane et d’un matériel qu’ils utilisaient dans leurs différentes opérations.

Sur la Chaine El Mauritaniya et dans l’Édition du Soir, du vendredi 12 juillet, les deux principales victimes de vol d’argent ont relaté comment les faits se sont déroulés.

Selon le Commissaire Principal, les accusés ont reconnu certains des faits et repoussé d’autres, mais, l'enquête suit son cours et qu’ils seront déférés en justice dès que leur dossier sera paraphé.

Dans un mot, le Chef du CSPJ, a appelé les citoyens et toutes autres personnes à la vigilance et surtout en retirant de l'argent des banques.

Source : Tawary (Mauritanie)

 

 

Braquage en plein jour

Faits divers… Faits divers… Faits divers… Tout le monde s’en rend compte : ce qu’on appelle la criminalité et la délinquance connaissent, ces temps-ci, une recrudescence sans précédent, malgré les efforts continus des autorités. Il y a quelques jours, c’était un meurtre à El Mina.

 

Celui d’un jeune homme poignardé à mort. Un imam de mosquée a failli, lui, perdre la vie, lors d’une attaque à l’arme blanche menée par des malfaiteurs qui ont pu prendre le large, alors que leur victime baignait dans le sang. Une jeune femme a été, elle aussi, grièvement blessée d’une balle tirée par son ex-mari…

Lundi 26 Mai, vers dix heures, le quartier Mbeiyet Achra de Toujounine connait, comme d’habitude, une faible affluence matinale. Le va-et-vient des passants sur l’axe goudronné, en route pour le marché ou le centre-ville se fait de plus en plus rare.

Dans une petite épicerie au coin, un seul vendeur s’active. Soudain, une Mercedes 200 sans plaque s’arrête devant la boutique. Trois costauds de teint foncé en descendent, deux pénètrent dans l’établissement, le troisième reste au dehors.

Constatant la solitude du boutiquier, un des gaillards tire sa machette et ordonne au vendeur de vider les tiroirs. Ce dernier hésite et essaie de faire traîner les choses, en l’espérance d’un secours. Le malfaiteur lui assène aussitôt un coup au bras puis un autre à l’épaule. L’infortuné marchand hurle de douleur.

Le maître et les étudiants d’une mahadra toute proche rappliquent dare-dare. Les bandits n’ont pas même le temps de remonter dans le véhicule. Poursuivis par la foule, ils prennent leurs jambes à leur cou. L’homme à la machette est rattrapé, ses complices parviennent à se volatiliser.

La victime est évacuée d’urgence à l’hôpital Cheikh Zayed. Le bandit arrêté est remis aux soins de la police. La voiture utilisée s’est avérée volée.

La bande qui avait blessé l’imam coffrée

L’imam susdit dirige une mosquée sise au quartier Msiden-Nour. Grièvement agressé alors qu’il revenait de la prière d’El Icha, il a été soigné à l’hôpital et sauvé, Al Hamdoulillahi ! Le commissariat de police Arafat 3 ouvrait une enquête.

Quelques jours plus tard, un groupe de suspects était arrêté. Au cours de leur audition, ils ont reconnu avoir commis ce délit, ainsi que plusieurs agressions sur des passants, en divers quartiers de la ville. Déférés au Parquet, ils ont été en suivant écroués à la prison de Dar Naïm.

Un grand récidiviste en liberté

Il y a deux semaines, deux agents de recherche du commissariat de police Riyad 1 qui filaient des suspects mènent une descente à Riyad. Deux personnes sont arrêtées. Au cours de la fouille des lieux, un kilogramme de chanvre indien est découvert.

Les deux suspects sont embarqués au commissariat. En cours de route, l’un des suspects agresse les policiers et prend la poudre d’escampette. Le second profite de la situation pour en faire de même.

L’audacieux agresseur n’est autre que le fameux Ely « Lazertis », bras droit du grand bandit Abdallahi « Lekhal ». Le directeur régional de la police au niveau de Nouakchott-Sud fait alors, de leur arrestation, une priorité absolue car ils ont défié la police.

Après des recherches intenses, Lazertis et son complice sont coffrés, la semaine dernière. Mais, déférés au Parquet de la Wilaya-Sud, Ils sont, suite étrange, aussitôt relâchés, juste placés sous contrôle judiciaire. Les deux policiers victimes ont retiré leur plainte. « Par crainte ou arrangement », nous a-t-on dit.

Mosy
Source : Le Calame (Mauritanie)