Sat01162021

Last update04:30:17 PM GMT

Back Justice Justice Justice en Mauritanie

Faits Divers en Mauritanie

Mauritanie : saisie de 16 000 cartouches de Kalachnikov sur un individu

Arrestation d’une personne en possession de 16.000 balles de Kalachnikov à Tintane dans l’Est du paysCe lundi 11 janvier, la police mauritanienne a réussi une opération de taille. Elle a procédé à l'arrestation d'un individu qui était en possession de 16.000 cartouches de kalachnikov. L'information est donnée par Alakhbar. L'interpellation a eu lieu à Tintane, une commune du sud de la Mauritanie, située dans la région de Hodh El Gharbi.

Cette affaire qui devra être élucidée, rappelle un cas similaire qui a secoué le Sénégal et la Mauritanie courant octobre 2019.

A l'époque, c'est 3900 munitions de calibre 7,62 mm qui avaient été dérobées dans un stock de l'armée sénégalaise.

Intercepté à Pire, dans le département de Tivaouane, le conducteur du véhicule dans lequel était transportée la marchandise qui devait être livrée à Rosso, à la frontière avec la Mauritanie, a mouillé un autre chauffeur sénégalais.

Arrêté et entendu à son tour, il a livré le nom du mauritanien impliqué dans ce trafic peu ordinaire au cœur duquel se trouvait un membre des forces armées sénégalaises. 

Pour dédramatiser cette affaire, la république islamique de Mauritanie avait précisé que les munitions étaient destinées à l'association de tir à la cible traditionnelle, sans convaincre.

Source : Dakaractu.com

Une fille retire 5 millions du compte bancaire de son beau-père et file tout droit vers le Sénégal

Une fille retire 5 millions du compte bancaire de son beau-père et file tout droit vers le SénégalElhawadith - Une famille résidant dans le quartier E-Nord relevant de la moughataa de Tevragh-Zeina, a fait l’objet d’un vol à la fin du mois de décembre dernier, ont révélé des sources généralement bien informées.

Le père de la famille affirme qu’un montant de 5 millions anciennes ouguiyas avait été retiré de son compte bancaire.

La pièce d’état civil qui a servi au retrait dudit montant appartient, selon une enquête diligentée par la police, à la belle-fille de la famille, dont l’époux vit au Canada, indique-t-on.

La suspecte vivait chez ses beaux-parents et se trouvait parmi eux, au moment des faits, avant de leur faire part de son souhait de passer quelques jours hors de la capitale Nouakchott avec les siens.

Mais, après investigations, il s’est avéré qu’elle a filé droit vers le Sénégal et qu’elle a été aidée dans son larcin par l’ami de son époux avec la complicité de ce dernier, qu’elle devra retrouver une fois hors de la Mauritanie, selon les sources précitées.

Edité par Elhawadith

Traduit de l’Arabe par Cridem

L'Article Original

Une patrouille militaire mauritanienne objet de tirs de feu après s’être approchée d’une position défensive marocaine

Une patrouille militaire mauritanienne objet de tirs de feu après s’être approchée d’une position défensive marocaineAMI - Un communiqué de l'Armée mauritanienne publié aujourd'hui, mercredi, indique qu’ "à la suite de l'enquête préliminaire menée après qu'une patrouille militaire ait fait l’objet de tirs de feu mardi soir, il s'est avéré que la patrouille s'était approchée de la position défensive d'une force marocaine qui l’a considérée comme cible hostile".

Le communiqué souligne que les éléments de la patrouille ont riposté à la source des tirs conformément aux règles d’accrochages, avant que l’identification ne soit établie et que cesse la fusillade, précisant en même temps qu’aucun dégât n’a été enregistré du côté des éléments de la patrouille.

L'armée marocaine tire par erreur sur un véhicule de l'armée mauritanienne (Al-akhbar)

L’armée marocaine a tiré par erreur sur un véhicule appartenant à l'armée mauritanienne, près de la zone de Boulenouar, relevant de la wilaya de Dakhet-Nouahibou.

Aucun dégât n’a été enregistré dans l’incident qui a été réglé à l’amiable, ont révélé des sources locales mauritaniennes.

L’incident intervient au lendemain de la tenue de la seconde réunion de la commission militaire mixte mauritano-marocaine, organisée lundi passé à Nouakchott.

La rencontre avait été coprésidée par le Chef d’état-major général des Armées mauritaniennes, le Général de Division Mohamed Bamba Meguett et l’Inspecteur général des Forces Armées Royales marocaines, le Général Abdelfatah Louarak, rappelle-t-on.

Edité par Alakhbar

Traduit de l’Arabe par Cridem

Voleurs de nuit de couvre-feu

Voleurs de nuit de couvre-feuL'Authentique - Beaucoup de gens pensent qu’il suffit de garer sa voiture le soir venu sous une lumière, pour la protéger de voleurs. Beaucoup d’autres sont persuadés que le soir, couvre-feu protège des voleurs...

Eh bien, tous ceux-là se trompent. S’ils n’y croient toujours pas, qu’ils le demandent aux habitants de la cité située à l’ouest du Carrefour Nouadhibou ! Jeudi dernier, pas moins de 15 voitures ont subi les actes de vandalismes de « marcheurs de nuit » alors qu’elles étaient toutes garées sous des lampes.

Quand ils sont venus récupérer matinalement le lendemain leurs voitures, les propriétaires desdits véhicules n’en croyaient pas leurs yeux : vitres latérales brisées, magnétophones arrachés, boites à gans vidées et d’importante sommes emportées….

Certaines males-arrières ont même subi des préjudices avec des pneus, des crics, des tableaux et autres matériels laissés imprudemment, qui ont disparu.

Vraisemblablement, les auteurs seraient des mécaniciens, ou du moins de personnes qui possèdent des dispositions en mécaniques : tous les effets volés auraient été arrachés minutieusement grâce à divers outils. Un véritable travail de professionnels, qui ont surtout agi sans faire de bruits.

Il faut dire que le couvre-feu n’est pas appliqué de manière stricte à Nouakchott où les personnes se permettent de circuler impunément jusqu’à des heures tardives de la soirée. D’autres abusent de la tolérance des forces de l’ordre en circulant jusqu’au matin, circulant à bord de voitures avec des phares éteintes et empruntant uniquement les ruelles.

A.B

 

Les tueurs d'Ould Né écroués

Faits divers... Faits divers... Faits divers... Faits divers...Le Calame : Dimanche 6 Décembre, quartier Centre émetteur de Tevragh Zeina, vers vingt-et-une heures, une Toyota Hilux venant du Nord s'arrête à un feu rouge. Deux jeunes hommes en sautent soudain et prennent leurs jambes à leur cou.

Ils tournent au coin de la rue et se séparent. Après avoir fait demi-tour à leurs trousses, la voiture s’immobilise à nouveau et ses deux autres occupants sautent à terre, poursuivant la chasse à pied. Des passants ont compris que les fuyards sont des malfaiteurs et se joignent à la traque.

Parmi eux, un jeune boutiquier athlétique et sportif qui distance le groupe et parvient à rejoindre un des fugitifs. Il veut l'attraper mais celui-ci se retourne soudain, poignard en main, et en porte plusieurs coups au thorax de son poursuivant qui s’écroule.

L’autre fuyard s’est débarrassé de son boubou et, échappant ainsi à ses poursuivants, disparaît lui aussi dans l'obscurité de la nuit. On s'occupe d'évacuer le blessé qui a malheureusement perdu beaucoup de sang. Il meurt avant d'atteindre l'hôpital.

La police vient dresser le constat et interroger les témoins. Les deux occupants de la Hilux déclarent qu'ils gèrent une agence de location de véhicules. Ils avaient loué une Toyota Avensis à deux jeunes hommes qui ont déposé toutes les garanties requises et promis de ne pas sortir de la ville.

Mais, deux jours plus tard, on informe l’agence que la Toyota vient de subir un accident au PK 50 de la route vers Nouadhibou. Les loueurs s’y rendent sans tarder mais quand ils veulent faire enregistrer leur plainte au poste de gendarmerie qui détient les deux occupants de la voiture, les gendarmes refusent de la recevoir.

« Cette affaire a débuté en ville », argumentent-ils, « elle est du ressort de la police ». Et les quatre concernés de revenir ensemble à Nouakchott. Au poste d'entrée, les policiers les orientent vers le commissariat Tevragh Zeïna 3. Et voilà comment, au premier feu rouge…

La police établit une surveillance discrète autour du beau boubou abandonné par l’un des fuyards. Bingo ! Celui-ci vient le récupérer vers vingt-trois heures, le voilà cueilli et bientôt identifié au commissariat : Habib El Haj Omar, un récidiviste, tout comme son complice Haddi qu’il ne peut que dénoncer. Ils viennent d’à peine quitter, et pour la énième fois, la prison.

Haddi est épinglé le lendemain au quartier Dar Essalam. Il reconnaît avoir poignardé le jeune Allali ould Né, âgé de trente-cinq ans et natif du Hodh ech-Charghi. Après l'instruction du dossier et reconstitution du meurtre, les deux bandits ont été déférés et écroués à la prison civile de Dar Naïm.

La bande du poteau 11

Faut-il encore rappeler l'insécurité qui ne cesse de prévaloir dans la majeure partie d'Arafat ? Malgré les efforts fournis par les diverses autorités, plusieurs zones la subissent variablement. Les habitants du quartier « Poteau 11 » se plaignent à qui veut les entendre qu'ils n'osent plus sortir la nuit et même parfois le jour.

Au cours de la semaine écoulée, plusieurs personnes ont été braquées et agressées, des foyers et commerces dévalisés. Faute à une dangereuse bande de récidivistes qui impose sa loi au quartier. Des victimes affirment avoir, à plusieurs reprises, alerté le poste de la Garde en faction sur l'axe principal. Ses agents auraient déclaré ne pas être concernés.

Mosy

Arrestation d’une femme d’affaires tunisienne à Nouakchott pour falsification

Arrestation d’une femme d’affaires tunisienne à Nouakchott pour falsificationRéalités - Les autorités mauritaniennes ont procédé à l’arrestation d’une femme d’affaires tunisienne quelques jours après son arrivée en Mauritanie pour lancer un projet d’investissement en partenariat avec des hommes d’affaires mauritaniens.

Selon des sources proches de ce dossier, la justice locale a déféré la femme d’affaires en prison sous l’accusation de falsification d’un document attribué au gouverneur de la banque centrale mauritanienne.

Les mêmes sources ajoutent que cette dame avait reçu en Tunisie des mains d’un expert économique mauritanien, une lettre falsifiée attribuée au gouverneur de la banque centrale.

Cette lettre lui avait été remise avant son départ pour la Mauritanie pour y investir.

C’est en se rendant à la banque pour régler certaines affaires financières que la femme d’affaires s’est vue appréhendée par la police locale à l’entrée de l’institution bancaire. Ce qui, selon ces mêmes sources, conforte l’idée qu’elle avait été dénoncée.

Certains des proches du dossier de la femme d’affaires s’interrogent sur l’authenticité de cette accusation en affirmant qu’elle ne pouvait en aucune manière être coupable de ce qu’on lui reproche sinon comment se serait elle rendu à la banque pour régler une situation financière si elle était l’auteure de cette falsification.

Les même sources accusent des mauritaniens de l’avoir piégée pour la dénoncer ensuite pour être arrêtée pour falsification.

Affaire à suivre.

Ould Aweinat au cachot

Comme relaté en notre précédente livraison, un jeune « djenk »fut tué à coup de poignard, au cours d'une soirée dansante à Dar Naïm, par un de ses compagnons qui prit aussitôt la poudre d'escampette. Après le constat des autorités, la dépouille de la victime, Abdallahi dit Papa, était déposée à la morgue de l'hôpital Cheikh Zayed. Et la traque du meurtrier, Baba ould Aweïnat, commence. Il est arrêté deux jours plus tard à Teyaret. Au cours de son audition, il reconnaît les faits puis, après la reconstitution du meurtre, il est déféré au parquet de Nouakchott Nord pour se voir notifié, le même jour, un mandat de dépôt par le procureur de la République. Le voilà écroué à la prison civile de Dar Naïm.

Notons qu'au cours de cette semaine, on déplore deux autres meurtres à l'intérieur du pays. Avec tous ces points communs d’avoir été perpétrés, entre amis, au cours d’une bagarre dans des salles de jeux ou de cérémonies.

Les malfaiteurs fêtent l'Indépendance à leur manière

Le Samedi 28 Novembre a été célébré en grandes pompes partout dans le pays. Notamment à Nouakchott au quartier Palais des congrès dont l'avenue Mokhtar Ould Daddah faisait, le soir, son grand plein de voitures. Les automobilistes et leurs passagers brandissaient des drapeaux et chantaient dans un concert de klaxons. Pour cause plus précise et triviale, le concert gratuit présenté en plein air par la diva Garmi mint Abba devant ledit palais. Circulation bloquée pendant deux heures de temps malgré la présence de quelques agents du GGSR. Les trottoirs étaient donc bondés. Occasion d'or pour les pickpockets et autres malfaiteurs infiltrés dans l’énorme foule ! Plusieurs sacs à main de femmes sont dérobés. Des dizaines de téléphones portables subtilisés par des voyous qui disparaissent aussitôt dans l’attroupement. D'autres voyous feignent de se bagarrer, permettant à leurs complices de vider les poches durant les bousculades et autres sauve-qui-peut...

Une femme filme avec son précieux téléphone : violemment giflée, l’en voilà délestée ! Des voitures de police interviennent enfin.. Trop tard : les délinquants sont déjà loin !

La police fait de son mieux à Arafat

Suite à la recrudescence de la criminalité au Sud de Nouakchott, la police a multiplié, ces deux dernières semaines, patrouilles et rondes dans la mouqataa d'Arafat. Des unités motorisées et à pied ont été mobilisées par la Direction régionale de la police. Le DRS, en personne dit-on, supervise cette nécessaire opération. Un résultat positif, selon les citoyens. Les vols, braquages et agressions qui étaient monnaie courante n’ont cessé de diminuer. Les commissariats ont arrêté nombre de récidivistes qui sévissaient ou rôdaient dans la zone. Samedi 28 vers 23h au quartier 11, une patrouille a ainsi sauvé in extremis un jeune homme des griffes d'une bande. Au moment où on lui mettait les couteaux au cou, deux policiers en civil remarquent la scène et interviennent. Ils réussissent à arrêter l'un des bandits, son complice parvient à s’enfuir. Espérons que cette vigilance se poursuive longtemps !Pour les habitants de ces quartiers périphériques qui ont vraiment besoin de se sentir en sécurité, c’est comme respirer une bouffée d'oxygène.

Mosy

Source : Le Calame

Le Calame - Le meurtrier de Tin Soueïlim écroué

Faits divers… Faits divers… Faits divers…L’Est de Nouakchott est une permanente et notoire zone de criminalité. Le quartier Tin Soueïlim n’a notamment cessé de subir, depuis deux ans, une hausse sans précédent de la délinquance.

Les braquages, agressions et autres délits y sont lots quotidiens, malgré la proximité de quatre commissariats de police et les patrouilles de la Garde et des gendarmes. En 2019, quatre meurtres y furent perpétrés à quelques mois d’intervalles.

Dimanche 15 Novembre vers le crépuscule, le quartier des restaurants du carrefour Tin Soueïlim grouille de monde, comme d'habitude. Des dizaines de jeunes hommes et femmes stationnent devant le restaurant El Maghrib el-Arabi.

La plupart sont des clients en l'attente d'être servis. Badauds, d’autres suivent des matchs de football sur de grands écrans installés à la devanture des restaurants. Des serveurs vont et viennent pour servir les commandes aux automobilistes à bord de leur véhicule.

Mais voilà qu’une bagarre oppose deux serveurs, Haroun Sow et Abdelaziz ould Isselmou, tout frais émoulu de la mahadra qu’il a quittée pour chercher du travail. Personne n'intervient pour les séparer.

Haroun tire son poignard et en assène plusieurs coups à son jeune adversaire qui meurt sur le champ. Une nombreuse foule entoure alors le lieu du drame. Le meurtrier dit ne pas regretter son acte et attend la police. Celle-ci arrive un peu plus tard, chasse les curieux et embarque Haroun et tout le personnel du restaurant au commissariat Arafat 2.

Une fois l'instruction de ce dossier bouclée et reconstitué le meurtre, son auteur qui a tout reconnu a été déféré au parquet et écroué à la prison de Dar Naïm. À l’heure où nous écrivons ces lignes, le restaurant théâtre du drame est toujours fermé.

Meurtre au secteur 18

Dar Naïm toujours en triste vedette… Cette fois-ci, c’est en son secteur 18, une semaine plus tard vers trois heures du matin, que les faits se déroulent. Tout commence pourtant le plus heureusement par une soirée dansante.

On s’y amuse et chante mais voici trois individus à la mine patibulaire qui entrent dans la danse. Chacun se méfie d'eux et ne veut pas les approcher. « Ce sont de dangereux récidivistes », souffle-t-on aux jeunes filles qui s'éloignent aussitôt.

L’ambiance s’alourdit et une bagarre éclate, une heure plus tard, entre deux des nouveaux venus envapés de hachisch. L'un poignarde l’autre qui meurt aussitôt. Le tueur prend alors ses jambes à son cou et disparaît suivi de son second compagnon.

Informée, la police vient garder le lieu jusqu'à l'arrivée du substitut du procureur. Après le constat et l'évacuation du cadavre, une enquête est ouverte. La victime est identifiée le lendemain : c’est un repris de justice appelé Papa.

Comme après chaque meurtre de ce genre, la police a procédé à une rafle de routine pour arrêter tous les récidivistes en liberté. Leur audition n'a jusqu'à présent donné aucun résultat.

Des bandits blessent un gardien

Ces dernières années, Rosso déplore aussi une hausse sans précédent de la criminalité. Les meurtres de la fillette violée et d’une dame hantent les mémoires. On arrête presque tous les jours des trafiquants de drogue.

Tard dans la nuit du samedi 21, Samba, un gardien de pharmacie près de l'hôpital du PK 10,se voit attaqué par des malfaiteurs armés de machettes. Il résiste vaillamment avec son gourdin jusqu’à ce qu’un violent coup de machette lui sectionne la main droite.

Le voilà assommé. Mais une voiture passe heureusement sur la route et les bandits s’enfuient. On évacue le blessé inanimé. Les enquêteurs pensent que la bande vient du Sénégal ou du PK 6 de Rosso. Aux dernières nouvelles, des suspects sont actuellement auditionnés.

Mosy

Le Calame - La fille de Son Excellence

Faits divers… Faits divers… Faits divers… Les marchands de devises sont toujours aux aguets sur les carrefours de l'axe El Haj Oumar qui relie Tevragh Zeïna au marché Capitale. De bonne heure le matin à tard la nuit, de jeunes hommes debout sur les trottoirs hèlent de la main les automobilistes. Ils ont ordinairement en poche l'équivalent d'un demi-million d'UM en devises.

Et de négocier directement avec le client, en s’espérant un bénéfice substantiel, si celui-là veut échanger une petite somme. Pour des montants plus conséquents, ils le conduisent auprès de leurs patrons au marché...

Vendredi dernier, l’un de ces pauvres marchands se tient au carrefour cinéma Oasis. Une Toyota Corolla s'arrête à ses pieds. Une jeune fille est au volant, deux jeunes hommes l’accompagnent. L'un d'eux descend et demande deux milles euros.

« La fille de Son Excellence le Ministre en a besoin pour voyager ce soir. –. Pas de problème », répond le changeur, « mais je dois passer à la boutique de mon patron pour compléter la somme ». Le jeune homme embarque dans la voiture qui continue vers le marché. « Attendez-moi là, je reviens avec les euros ». Aussitôt dit, aussitôt fait. La fille de Son Excellence sort maintenant des liasses d’ouguiyas de son sac et commence à compter.

« Ha, ilman que deux cent mille, je les ai à la maison, accompagne-nous là-bas pour faire l’échange sans trop perdre de temps. – Bien sûr ! » En route donc vers le quartier F Nord de Tevragh Zeïna !On s’arrête au coin d’une rue, la demoiselle descend, revient quelques minutes plus tard et remet au marchand le manquant. « Le compte y est ! », se réjouit celui-là. L’échange se conclut et voici notre heureux cambiste déposé au bord de l’avenue. « Bon voyage, mademoiselle la fille de Son Excellence ! ».

Las !Le retour au marché révèle la farine où le pauvre marchand s’est fait rouler : la quasi-totalité des billets sont faux. Son patron l'accompagne aussitôt à la recherche de ses clients. En vain : personne du quartier où s’est fait la transaction n’y connaît la moindre fille de ministre ! On retiendra, de cette histoire, qu'une fille devenue celèbre s'adonnait naguère à ce genre d'escroquerie. Elle connut la prison puis s'exila du pays.

Un lycéen poignardé

La délinquance en milieu scolaire ne cesse de préoccuper les autorités et les parents d'élèves. Des crimes et délits sont quotidiennement commis dans les établissements d’enseignement ou leurs environs immédiats. Les dealers et autres distributeurs de stupéfiants y fourguent quantité de drogues. À Riyad, des bandes de malfaiteurs descendent sur les collèges et obligent tout le monde à déguerpir. Les deux meurtres qui furent perpétrés, il y a plus d'une année au lycée et au collège Dar Naïm, hantent toujours les mémoires. Un récidiviste était venu régler ses comptes avec un élève en le tuant à coups de poignard, au vu et au su des élèves, sans que personne ne bronche. Le second meurtre a eu lieu il y a quelques mois. Le fils du wali de Nouakchott-Nord a été assassiné par des bandits qui voulaient s'emparer de son téléphone...

Il y a quelques jours vers onze heures, de jeunes élèves du lycée El Jedida du Ksar jouent devant l'établissement Une altercation éclate soudain entre deux d’entre eux. L'un tabasse l'autre qui réplique en plantant son couteau au bras de son agresseur. Le blessé est rapidement évacué à l‘hôpital, le « blesseur » se retrouve en garde-à-vue au commissariat du Ksar 1. Objet probable de la rixe : les faveurs d’une jeune fille...

Mosy

Mauritanie - deux pirogues échouent à Nouadhibou et à Nouakchott: 5 morts et plusieurs disparus

Mauritanie - deux pirogues échouent à Nouadhibou et à Nouakchott: 5 morts et plusieurs disparusEnQuete+ - Deux pirogues en provenance de Mbour ont échoué, dans leur voyage, sur les côtes mauritaniennes de Nouadhibou et de Mouamghar (Nouakchott). La première pirogue interceptée à Nouadhibou avait 81 passagers retrouvés à bord, alors que celle de Mouamghar avait 71 personnes dont le capitaine tombé et qui a disparu en plein océan. Le décompte macabre fait état de 5 morts et plusieurs disparus, selon les rescapés.

C’est l’hécatombe en Mauritanie. Le spectacle dans les locaux de la Direction de la surveillance du territoire (DST) de la Mauritanie était à la désolation, ce dimanche 1er novembre. De jeunes gens à la fleur de l’âge, assis à même le sol, étalés comme des sardines ou encore couchés dans l’attente d’un secours pour sauver leurs vies. Tous étaient à l’agonie.

Dès leur arrivée le samedi 31 octobre vers 18 h à Nouakchott, une personne est décédée. Le lendemain, tôt le matin, une autre a rendu l’âme, avant que Matar Cissé, (20 ans) ne décède juste avant l’arrivée sur les lieux des ambulances de la clinique Kissi mobilisées par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). C’était triste pour ces jeunes qui bravent l’océan dans un climat peu clément à la recherche d’une vie meilleure.

‘’Nous avons dormi toute la nuit. Au réveil, nous avons constaté que notre capitaine n’était plus avec nous, et il est tombé dans l’eau avec le GPS’’, déclare Balla Faye, un rescapé, la vingtaine, plongeur de son état. ‘’D’autres ont pris sa place pour conduire la pirogue sans le GPS et c’était trop dure.

Certains ont décidé d’aller en direction du Maroc, mais il y avait beaucoup de vent et nous avons décidé de prendre la direction de la Mauritanie, sur conseil de membres d’un bateau rencontré en mer’’, poursuit-il. ‘’Nous avons navigué pendant quatre jours avant d’atteindre les côtes mauritaniennes, par un froid glacial, alors que toute notre nourriture était finie’’.

La faim, la fatigue, les conditions climatiques du voyage qui a duré 9 jours sont les facteurs qui ont exténué les malheureux voyageurs. ‘’Si c’était à recommencer, ce serait sans moi. Ce que j’ai vécu et vu avec notre frère Matar Cissé qui a rendu l’âme devant nous, ne m’encourage plus jamais à prendre la mer. Ce voyage est un suicide.

S’il y a un voyage, ce sera par avion et non par la mer (ses larmes coulent). La voie maritime n’est pas la meilleure. J’ai payé 400 000 F CFA pour récolter ce calvaire et perdre des vies humaines’’, pleure-t-il.

Selon Balla Faye, il y avait deux pirogues, dont l’une serait arrivée à destination. Tous ces candidats ont payé chacun entre 300 000 et 400 000 F CFA, selon les humeurs des organisateurs aujourd’hui disparus dans la nature.

Dans cette pirogue où ont embarqué Balla Faye et compagnie, difficile de dire combien ils étaient ; personne ne sait. ‘’Il y avait du monde à bord. Certes, il y a des disparus que nous n’avons pas compté, peut-être parce que nous dormions entre-temps et au réveil, on a constaté beaucoup d’eau dans la pirogue. Il fallait l’enlever avec beaucoup de difficultés. C’était horrible et fatigant’’, a-t-il partagé.

La plupart sont des jeunes qui avaient embarqué de la Pointe Sarène, près de Mbour. Les autres viennent de Linguère, du Djolof, de la Casamance, de la Gambie ou encore d’autres contrées du Sénégal. Sur les 70 personnes retrouvées dans cette pirogue, trois sont décédés, quatre Gambiens rescapés dont la seule femme du voyage et un Guinéen admis avec les 18 autres Sénégalais dans la clinique Kissi.

Les autres ont été tous reconduits à la frontière. Parmi les 19 hospitalisés dont le Guinéen, deux étaient en réanimation. Mais ce lundi 2 novembre, l’état de tous les internés était stable.

A Nouadhibou où, sur les 81 passagers, 44 étaient admis à l’hôpital régional, deux sont morts et 15 sont disparus, selon les rescapés, et les autres sont déjà renvoyés au Sénégal. Cette pirogue a embarqué à Nianing.

Le plus dramatique, c’est que ces candidats n’arrivent pas à comprendre les conditions d’une telle aventure et à reconnaître les organisateurs du voyage. Pourtant, ils sont formels : ‘’Ceux qui ont organisé ces voyages sont tous de Mbour, mais nous ne les connaissons pas physiquement, parce que nous les rencontrons nuitamment’’, soutient Babacar Mbaye, l’un des responsables du groupe des rescapés.

L’Etat doit renforcer son système sécuritaire en mer, surtout dans cette zone où les pirogues prennent le départ. Selon les rescapés, les organisateurs envoient une grande pirogue en haute mer. Mais ce sont les petits esquifs de pêche qui convoient comme le plus normalement du monde les candidats dans la discrétion, loin des yeux des garde-côtes et de la gendarmerie.

Pourtant, ‘’le jour de notre départ, le vendredi 23 octobre, la gendarmerie était sur les lieux. On avait même peur’’, révèle un rescapé.

L’OIM à la rescousse …

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) est venue dare-dare secourir les malades. Le président de la communauté sénégalaise, Assane Guèye, a appelé avec insistance les responsables de l’OIM qui ont mobilisé deux ambulances qui ont fait la navette entre la DST et la clinique Kissi. Un service rapide et organisé a permis de sauver des vies humaines.

Grâce à une équipe expérimentée, sous l’égide d’un médecin de l’OIM, 19 migrants qui agonisaient, ont été sauvés in-extrémis.

L’ambassadeur de Gambie en Mauritanie, qui avait 4 compatriotes parmi les rescapés, s’est déplacé en personne sur les lieux avec une forte délégation. Il a pris toutes les dispositions financières nécessaires pour les assister.

Les Sénégalais ont eu droit à une telle assistance avec la présence du président de la communauté et d’une délégation de l’ambassade arrivée aux environs de midi, au moment où le troisième candidat Matar Cissé rendait l’âme. L’ambassadeur et son conseiller ont rendu visite, dans la soirée, aux rescapés internés à la clinique.

Ibou Badiane, correspondant en Mauritanie.

La pendue de Dar El Beïdha

Faits divers… Faits divers… Faits divers…Il est hélas quasiment inutile de rappeler le caractère précaire de la sécurité en la zone Sud de Nouakchott, surtout au quartier périphérique de Dar El Beïdha qui n'a connu le calme et la paix que rarement. Chaque jour y apporte son lot de crimes...C'est dans ce quartier qu'un jeune récidiviste égorgea son ami de sang-froid, en pleine rue, au vu et au su des passants.


Il y a trois jours vers 17 h, une mère de famille quitte son domicile à Dar El Beïdha. Élève coranique, sa fille Halima âgée de quatorze ans reste à la maison avec sa jeune cousine. La maman passe un moment chez une amie et revient chez elle. Pour y découvrir l’horreur : sa fille Halima balançant, morte, pendue au bout d’une corde attachée en haut d'un poteau de la véranda d'entrée, à côté d’une échelle.

Vite alertée, la police fait appel au substitut du procureur pour le constat rituel et ouvre une enquête. Tous les membres de ladite famille, en plus de la cousine et du mari de la maman, sont auditionnés. Son géniteur est également convoqué et entendu.

On conclut rapidement au suicide. Mais des questions demeurent sans réponse. Rien, ni l’âge ni l'éducation, ne peut justifier une telle décision de la fillette. Un trop lourd secret ? Sinon, assassinat ? Par qui, alors, et pour quel motif ? C’est probablement pour éviter de porter atteinte à la cohésion de cette famille endeuillée que la police a préféré ne pas trop creuser…

La vieille cheffe du cartel

1992 : une jeune bissau-guinéenne entre en Mauritanie en provenance du Sénégal. On lui délivre, comme à tous les émigrés ouest-africains, un visa de transit CEDEAO, puisque le pays est encore membre de cette organisation sous-régionale.

La nouvelle venue se dirige aussitôt vers Nouakchott, nouvelle étape, pense-t-elle, vers l'Eldorado européen. Et de s'installer à Sebkha chez des compatriotes, en l'attente d’une pirogue de la mort...Elle doit cependant travailler pour subsister et économiser en vue de son voyage.

Elle s’engage comme domestique chez une famille maure au quartier Capitale mais l’expérience ne fait pas long feu, faute de langue commune. La voici vendeuse ambulante de beignets.

Deux mois plus tard, elle loue une chambre où son mari mécanicien la rejoint avant de trouver emploi chez un garagiste malien. Un an plus tard, le couple occupe une petite maison avec le reste de la famille qui les a rejoints.

Antoinette rencontre un émigré ghanéen qui lui propose une louche affaire qu'elle commence par refuser : écouler des litres de soum-soum à travers la ville. Mais son mari finit par la convaincre. Elle commence alors à gagner beaucoup plus d’argent et cela l'incite à redoubler d'efforts. Elle gagne ainsi la confiance de son fournisseur qui lui confie la gestion de sa distillerie.

Recherché par la police, il quitte le pays et notre bissau-guinéenne devient la patronne de l’affaire. Elle engage fils, filles, proches et monte petit-à-petit un réseau très efficace de production-distribution dudit alcool « bon » marché. Elle connaît la prison à plusieurs reprises sans jamais se décourager.

La police investit et saisi-t-elle ses distilleries fixes ? Elle en invente de nouvelles itinérantes, par camions et bus ! Expulsée du pays entre 2011 et 2015, elle n’en cessera pas moins de gérer son cartel à partir de Rosso-Sénégal. Elle est encore aujourd’hui l’une des reines du trafic et de la distribution du vin maudit par le Saint Coran.

Mosy

Une mère de famille sauvée des griffes de malfaiteurs

Faits divers… Faits divers… El Hay es-Sakin est un quartier périphérique tristement célèbre. C'est le repère de plusieurs bandes criminelles qui y circulent jour et nuit. Le fameux « El Eidhadh » y habite et opère le plus souvent. Les frères Foiliya sévissent aussi la plupart du temps en ce coin perdu...

La recrudescence de la criminalité vécue tout dernièrement à Nouakchott fut particulièrement ressentie dans ce quartier. Les forces de sécurité n'y chôment jamais.

Il y a quelques jours, une vieille femme qui habite seule subit l’irruption en son domicilie de malfaiteurs à une heure tardive de la nuit. Ils la menacent de machettes et poignards. Heureusement, elle parvient à toucher discrètement son téléphone et appeler le numéro de son fils, dernier à la contacter.

Celui-ci décroche et se rend compte très vite compte du mauvais quart d'heure que passe sa maman. Il prend aussitôt contact avec la gendarmerie qui envoie sans tarder une patrouille sur place. La bande au complet est arrêtée avant de pouvoir se retirer de la maison. Il s'agit d'un groupe de récidivistes, dont deux tout dernièrement graciés.

La dame et le taxi

A.L. est une cinquantenaire qui vit au quartier Poteau 11 d'Arafat. Souffrant d'hypertension artérielle, elle part, la semaine dernière, chercher des médicaments introuvables dans les pharmacies du coin. Hélant un taxi vers dix heures du matin, la voici en route avec deux jeunes de teint clair dont les visages sont cachés par des masques anti-Covid19.

Arrivée en vue de la première pharmacie près l'hôpital de l'Amitié, elle demande au chauffeur de la déposer. Celui-ci obtempère aussi tôt. Et la dame d’ouvrir son sac pour payer. Mais la voici soudain sous la menace d’un poignard pointé par l’autre jeune homme. « Pas de bruit ! Passe le sac, vite ! ». Effrayée, elle le lui donne.

Moins d’une minute plus tard, la voilà balancée hors du véhicule qui démarre sur les chapeaux de roue... Adieu, papiers et argent ! Scène identique avec plusieurs autres femmes en divers quartiers de la ville. La police n'a pas encore arrêté les coupables.

Mosy

Source : Le Calame

Ebola en RDC : l’OMS et de grandes ONG au centre d’un scandale sexuel

Lors d'une campagne de vacination contre Ebola, à Béni, en juillet 2019.Des agents de l’Organisation mondiale de la santé et de plusieurs ONG sont accusés d’abus sexuels à l’encontre de plusieurs dizaines de femmes, dans une enquête réalisée par The New Humanitarian et la Fondation Thomson Reuters.

« S’ils voulaient vraiment aider les gens, ils l’auraient fait sans condition. Au lieu de ça, ils ont détruit nos vies. » Meurtrie, la jeune femme, âgée de 24 ans, est l’une des 51 qui ont été interrogées en juillet et août dernier à Béni, épicentre de l’épidémie d’Ebola en RDC. Chantage sexuel à l’embauche, agressions sexuelles, séquestrations… Les témoignages rassemblés dans l’enquête réalisée par The New Humanitarian et la Fondation Thomson Reuters sont accablants. Ils racontent comment, entre 2018 et 2019, des dizaines de femmes auraient été victimes d’abus commis par des travailleurs humanitaires engagés dans l’est du Congo dans le cadre de la riposte à l’épidémie d’Ebola.

Quelques jours seulement après les critiques émises par le Groupe d’étude sur le Congo sur la gestion de la riposte par la communauté internationale, accusée de négliger les systèmes de santé locaux et d’instaurer un système parallèle  « dans la même logique raciste qui a historiquement nié la reconnaissance des systèmes de savoir et de pratique noirs et africains », c’est un nouveau coup dur pour les acteurs humanitaires.

Les accusations des victimes, pour une bonne partie étayée par d’autres salariés des agences humanitaires concernées, vise des agents de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), mais aussi d’ONG. Sur les 30 femmes qui se disent victimes de ces sévices, cinq l’auraient été de travailleurs de World Vision, trois de l’UNICEF et deux d’Alima. Par ailleurs, des victimes citées dans le rapport affirment avoir été abusées par des hommes se présentant comme des salariés de Médecins sans frontière, Oxfam et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

« Bien que les femmes ne connaissent pas toutes les nationalités des hommes qu’elles accusent, elles affirment que certains viennent de Belgique, du Burkina Faso, du Canada, de France, de Guinée et de Côte d’Ivoire » écrivent les auteurs de l’enquête. Selon les enquêteurs de The New Humanitarian et de la Fondation Thomson Reuters, beaucoup d’entre-elles ont déclaré que « les employés congolais impliqués dans la crise étaient plus susceptibles d’exiger des pots-de-vin en échange de travail plutôt que des rapports sexuels ».

L’OMS annonce une enquête

Face à ces accusations, l’OMS a annoncé l’ouverture d’une enquête. « Nous ne tolérons aucun comportement de ce type parmi nos employés, nos sous-traitants ou nos partenaires », insiste l’agence onusienne dans un communiqué diffusé quelques heures seulement avant que le rapport n’ait été rendu public, mercredi 29 septembre dans la soirée. Alima et World Vision ont, également annoncé l’ouverture d’enquêtes internes.

Cité dans le rapport, le ministre Congolais de la Santé, Eteni Longondo, a assuré n’avoir reçu aucun rapport faisant état de ces abus, mais « demande à toute femme qui s’est vu demander ce genre de services d’abus et d’exploitation sexuels de dénoncer leurs auteurs, car ce n’est pas permis au Congo ». le ministre de la Santé a par ailleurs assuré que « si l’une des personnes concernées par cette affaire est un travailleur de la santé, je m’en occuperai personnellement ».

« Certaines ont affirmé qu’on leur avait servi des boissons, d’autres auraient été piégées dans des bureaux et des hôpitaux, et certaines auraient été enfermées dans des pièces par des hommes qui leur auraient promis du travail ou les auraient menacées de les renvoyer si elles n’obéissaient pas », lit-on dans le rapport. L’un d’entre-elle affirme s’être vu proposer de l’argent en échange de faveurs sexuelle par un homme disant travailler pour l’OMS, et par un autre affirmant travailler pour l’Unicef.

Un « passeport pour l’emploi »

Plusieurs affirment avoir été approchées dans les centres de recrutement des différentes agences humanitaires ou même dans les supermarchés de Béni. Les hommes leur proposait alors un travail en échange de rapports sexuel. La pratique aurait été si courante que l’une des femmes citées par l’enquête évoque un « passeport pour l’emploi ».

Chantage au moment de l’embauche, chantage également pour conserver son emploi. Une jeune femme de 25 ans, femme de ménage pour l’OMS, raconte ainsi avoir été sexuellement agressée en 2018 par un médecin avec qui elle avait rendez-vous pour parler d’une promotion. « Il a fermé la porte et m’a dit : “Il y a une condition. Il faut qu’on fasse l’amour tout de suite”, raconte la jeune femme. Il a commencé à me déshabiller. J’ai reculé, mais il s’est jeté sur moi et a continué à m’arracher mes vêtements. Je me suis mise à pleurer et je lui ai dit d’arrêter… Mais il ne s’est pas arrêté. Alors j’ai ouvert la porte et je suis sortie en courant. »

Les témoignages de ces femmes ont été étayés par plusieurs chauffeurs. L’un d’entre-eux évoque une pratique courante : « La majorité d’entre nous, chauffeurs, conduisait des hommes ou leurs victimes à l’hôtel [les noms les plus couramment cités par les victimes présumées étaient l’Okapi Palace et l’Hotel Beni, NDLR] pour des arrangements sexuels de ce genre. C’était si régulier que c’était comme si on allait faire des courses au supermarché. »

Si ces femmes ont témoigné sous couvert d’anonymat, « beaucoup connaissaient les noms des hommes » qui les ont agressées ou ont fait pression sur elles. L’une d’entre-elles, qui a déclaré avoir été forcée à avoir un rapport sexuel avec un agent de l’OMS, a même affirmé : « Parmi les femmes que je connais qui travaillaient dans la lutte contre l’épidémie, je n’en connais aucune qui n’ait rien eu à offrir. »

Source : Jeune Afrique.com

Femmes infortunées : Encore une histoire sur le foncier...

Femmes infortunées : Encore une histoire sur le foncier...L'Authentique - Jeudi, trois femmes ont été déférées au Tribunal pour agression contre un homme ciblé parce qu’il réclamait un terrain. Il s’agissait manifestement d’un cas de « double emploi » comme il en existe souvent à Nouakchott.

L’affaire traitée par le commissariat d’Arafat a ainsi atterri sur la table du procureur en moins de deux jours. Après examen des documents présentés par les parties en conflit, il s’est avéré que le terrain appartient bien à l’homme qui y avait construit un début de fondation de trois rangées de briques.

Interrogées, les femmes reconnaîtront que le terrain qu’elles réclamaient à présent, leur avait été vendue par un Agencier, alors qu’il abritait un début de chantier. Elles présenteront à l’effet un document attestant qu’elles avaient acheté légalement le terrain auprès d’une Agence immobilière située à Arafat.

Deux heures plus tard, le gérant de ladite Agence fut convoqué et présenté devant le Procureur. Après examen des titres de propriété, le terrain revint à l’homme. Alors, le vendeur fut sommé de rembourser le montant encaissé lors de la vente du terrain.

Quand à l’homme tabassé, prié d’évaluer les frais de la construction réalisée par les femmes pour un dédommagement, il soutint que les murs élevés étaient mal faits et que conséquemment, il n’en voulait pas, au grand dam des plaignantes qui voyaient ainsi leur argent partir en fumée.

Conséquemment, ces dernières avaient le loisir de reprendre leurs briques, si elles le désiraient, mais devaient remettre les murs dans leur état initial.

après quelques conciliabules, la galanterie masculine triompha. L’homme décida d’oublier les insultes, et tapes qu’il a reçues et autre au dos, et s’engagea à dédommager les dames, au quart de ce qu’elle avaient dépensé.

AB

Mauritanie: des millions de poissons morts échoués sur les plages de Nouakchott

Mauritanie: des millions de poissons morts échoués sur les plages de NouakchottRFI Afrique - Des spécialistes des milieux marins ont été envoyés de Nouadhibou pour effectuer des prélèvements et procéder à des analyses, dont les résultats excluent toute contamination par des produits chimiques.

Les experts privilégient l’hypothèse d’un manque d’oxygène en cette saison de haute température, qui serait à l’origine du drame. Le littoral entre Nouakchott et le nouveau port artisanal de Tanit, situé à plus de 60 kilomètres au Nord, est couvert en plusieurs endroits de millions de poissons sans vie rejetés par la mer.

L’Institut mauritanien de recherches océanographiques et des pêches (IMROP) a dépêché de Nouadhibou, la deuxième grande ville du pays et capitale économique, ses experts.

Parmi eux, on retrouve le docteur Abdoul Dia, chef du laboratoire d’études du milieu marin et côtier de l’institut, qui nous livre les résultats des premières analyses : « On a constaté que l’échouage concerne une seule espèce à 99%.

Il s’agit du mulet noir. Et cela nous a amenés à voir les caractéristiques, les spécificités et les tolérances de cette espèce. Toute espèce a des conditions optimales pour se développer et parmi ces conditions optimales, il y a la température, il y a la salinité, il y a l’oxygène dans l’eau. »

Un manque d’oxygène qui a une raison pour Abdoul Dia : « On est dans la saison hydrologique chaude, la température atteint parfois jusqu’à 33, 34 degrés, des températures vraiment très élevées. »

L’Institut mauritanien de recherches océanographiques et des pêches va poursuivre ses analyses en vue de déterminer plus précisément l’origine du phénomène. Un phénomène qui s’est déjà produit en 2005 et 2017.

Avec notre correspondant à Nouakchott,
Salem Mejbour

La hauteur des eaux du fleuve Sénégal en hausse dans deux wilayas

La hauteur des eaux du fleuve Sénégal en hausse dans deux wilayasSahara Médias - Le niveau des eaux du fleuve Sénégal a sensiblement augmenté dans les wilayas du Gorgol et du Guidimakha pour dépasser les 11 mètres, selon le bulletin quotidien de la commission chargée du suivi des travaux de la commission ministérielle responsable de la gestion des urgences.

Selon ce bulletin la hauteur des eaux du fleuve à Kaédi est passée hier de 11,38 mètres à 11,44 mètres, tandis qu’au niveau de la ville de M’Bout, dans la même wilaya on a enregistré une faible baisse, de 35,64 mètres à 35,58 mètres.

Au niveau du Guidimakha les eaux du fleuve sont montées dans les zones relevant de la ville de Sélibaby et frontalières du fleuve à 9,85 pour baisser légèrement plus tard de 0,05 mètre.

La commission évoque des blessures légères d’une personne dans la moughata de Gabou après la chute d’une habitation en banco à cause des pluies dans la localité de Coumba N’Daw.

Au Hodh El Gharbi l’arrondissement administratif de Touil est menacé par les torrents et les inondations en provenance du Mali voisin et connus sous le nom de « torrent de Wama ».

Source : Sahramédias

Les présumés assassins du jeune Ould Shagh sous les verrous

Au début de la semaine passée, Sid'Ahmed ould Shagh, un jeune homme de dix-huit ans fraîchement débarqué de l'intérieur du pays, se baladait la nuit au quartier Tarhil, manipulant son valeureux téléphone portable  et totalement inconscient du danger. Passant dans une ruelle non loin de la Maison des jeunes à côté du commissariat de police, il était soudain attaqué par trois gaillards qui le charcutaient aux couteaux avant de s'emparer du contenu de ses poches et disparaître. Des passants découvraient peu après son cadavre couvert de sang. La police se rendait sur place et informait le substitut du procureur de la wilaya-Sud qui accourait au constat. Une commission d'enquête groupant trois commissaires, épaulés par des agents de la PJ, etait formée et commençait la rafle routinière des récidivistes en liberté.

Après deux jours infructueux, ils finissent par obtenir un indice qui les conduit à un premier suspect : Dah « El Khatir », un repris de justice fraîchement sorti de prison. Son audition permet d'identifier deux de ses complices : Abdallahi « Dabel » et Jelloud, tous deux également récidivistes et ex-bagnards. Ils sont fichés pour vols à main armée, agressions et braquages mais ce n’est  qu’in extremis que les policiers les repèrent dans une chambre à El Mina, le vendredi 21 Août, alors qu’ils s’apprêtent à fuir vers le Sénégal le lendemain à l'aube.
Des agents de la police-secours mettent la maison sous surveillance  dès 21 heures. Vers trois heures du matin, trois individus sortent pour respirer un peu d'air. Le brigadier et ses hommes les encerclent et les arrêtent, avant de les conduire au commissariat El Mina1. Les voilà remis, le lendemain, aux enquêteurs du commissariat Toujounine 4. Ils avouent le meurtre. La reconstitution a eu lieu samedi, les accusés sont  en attente de déferrement.

Sauvé par une chienne !

La zone de Toujounine-Nord jouxtant l'axe Aziz est une zone à haut risque. Une nouvelle mariée y fut violée sous les yeux de son pauvre mari ligoté et bâillonné. Ses violeurs n'ont jusqu'à présent pu être épinglés. Les vols, braquages et agressions y sont lot quotidien.
Il y a quelques jours, Abdallah marche dans une ruelle sombre de ce quartier éloigné. Il est soudain entouré de deux malfaiteurs qui l'obligent à entrer dans des buissons à l'extrémité du quartier, pour le déplumer hors de vue. Mais arrivés dans les arbustes, les voici à leur tour attaqués par une chienne enragée qui vient de mettre au monde ses petits ! Et tous de prendre les jambes au cou ! Le jeune homme profite de l'occasion pour virer dans l'obscurité et disparaître.

Une bande de violeurs neutralisée

20 heures: M.T., vingt-huit ans, cherche un taxi sur une avenue de TevraghZeïna. Une Mercédès s'arrête à ses pieds : deux hommes à bord, en plus du chauffeur. Le passager assis à l’avant passe à l’arrière pour lui laisser la place. La voiture se dirige vers l'Ouest. La voici au carrefour Nouadhibou. Inquiète, la femme demande au chauffeur sa destination. « Je dépose ces deux clients à Cité-plage et t’amène ensuite où tu veux ». Et la Mercédès de filer vers la plage, côté Nord de l'hôtel Sabah. L'un des passagers derrière elle pointe alors un poignard au cou de la jeune femme : « Silence ! » ordonne-t-il. Effrayée, la femme se tient coite. Ils l'obligent à descendre, avant de s'emparer de son sac et tout son contenu : argent, bijoux, téléphones portables. Et les voilà sur le point de la violer… mais voici les phares d'un véhicule qui approche ! Les bandits rembarquent précipitamment, abandonnant leur « cliente »... Ouf, l’essentiel est sauf !

La même scène se répète à plusieurs reprises avec d'autres femmes dont la plupart aura, hélas, moins de « chance » que M.T. La BRB se lance sur les traces de ces criminels et coince leur chef, il y a quelques jours, bientôt suivi de ses complices. Il s'agit d'un groupe de récidivistes dont deux avaient bénéficié de la  dernière grâce présidentielle. Ils ont été placés en garde à vue au commissariat spécial de la police judiciaire avant d'être déférés et écroués à la prison civile de Dar Naïm.

Source : Le Calame.info (Mauritanie)

 

Le déserteur terroriste

Faits divers… Faits divers… Faits divers…Il y a quelques mois, une jeune femme cherchait nuitamment un taxi pour une course urgente à Teyaret. Elle est embarquée à bord d’une Toyota Avensis grise, conduite par un homme de teint clair, la quarantaine, visage marqué par un turban.

En cours de route, il lui demande la permission d’un petit détour pour déposer un colis. Elle accepte sans réfléchir. La voiture entre dans un quartier obscur et s'arrête entre deux grandes concessions. Personne n'était en vue. Et le prétendu taximan d’exhiber soudain un pistolet qu'il braque vers sa cliente.

« Passe-moi vite ton sac et tes téléphones sinon tu mourras », menace-t-il d’un air mauvais. Effrayée et surprise, la pauvre femme ne peut que s'exécuter. Satisfait de son butin, il la vire de sa voiture et redémarre en trombe...

Deux jours plus tard, même topo avec une autre femme. Puis deux autres et cinq encore dans la semaine suivante. Les plaintes affluent auprès de la police qui charge la BRB d’enquêter. Ses agents ont tôt fait de découvrir une piste, avec le numéro de la plaque de la Toyota Avensis utilisée par le malfaiteur qui opère une ou deux fois chaque nuit.

Il s'avère que deux autres voitures portent cette même plaque et cela fait traîner l'enquête. Finalement, les policiers comprennent que le bandit utilise trois véhicules: une Mercedes 200, la dite Avensis et une Toyota Carina.

Après une longue traque, les agents de la BRB finissent par l’alpaguer, la semaine passée. Il s'agit d'un soldat de l'armée appelé Chrif Ahmed, en service l’an dernier à la sécurité présidentielle comme chauffeur. Muté à Zouérate en Décembre, il a déserté et s’est mis à plumer des femmes.

Au cours de son audition, il reconnaît en avoir dépouillé plus de soixante-dix. Son domicile se révèle véritable caverne d'Ali Baba :des dizaines de sacs à main, bijoux de valeurs, téléphones portables de bonne marque et de grosses sommes d'argent.

Déféré au Parquet de Nouakchott-Ouest en compagnie de plusieurs de ses victimes qui l’accablent, il est écroué en suivant à la prison civile de Dar Naïm.

Un maître de Coran braqué

Le crime et délinquance ne cessent de prospérer à Dar Naïm. On y enregistre chaque jour un nombre élevé de méfaits. Des bandes d'hors-la-loi y sévissent sans scrupules, au vu et au su des autorités qui semblent dans l'incapacité totale de réagir.

Au cours de la nuit du jeudi passé, le maître d'une mahadra située au secteur 16 est réveillé vers trois heures du matin par le bruit de la porte d'entrée qu'on est en train d'enfoncer.

Cagoulés, trois gaillards de teint foncé viennent lui mettre machettes au cou. « Tu bouges, t’es mort ! », menacent-ils, avant de se saisir de tout ce qui peut être emporté et qui a une valeur. Sa déclaration le lendemain au commissariat n’a toujours pas de suite, à ce jour.

Le couple et le malfaiteur

L'axe Aziz est un passage propice aux sorties nocturnes, surtout en cette période caniculaire. Souvent accompagnées de leurs enfants, les familles s'y rendent dès le coucher du soleil pour profiter du calme et de l'air frais.

Une de ces nuits dernières, un couple s'y rend sans les enfants. Et de s'installer sur une dune, à quelque distance d'un groupe de gens. Madame prépare du thé, monsieur découpe des morceaux de viande grillée…

Un jeune homme habillé d'un boubou et visage masqué par un turban se présente. « Tvadel », l’invite l'époux sans le regarder, « assieds-toi et partage notre casse- croûte ». Pour toute réponse, l’homme met un poignard au cou de la dame et menace de l'égorger au moindre geste ou appel au secours.

Puisil les déleste de leur argent et de leurs téléphones, avant de disparaître dans l'obscurité. Le couple s’empresse d’alerter les gens à l’entour. On entreprend des recherches, en vain. Et madame de jurer qu’elle ne posera plus jamais la patte dans le coin !

Le mari assassin court toujours

Il y a trois semaines, une domestique appelée Zeinabou mint Mahamest retrouvée morte, poignardée dans sa chambre au rez-de-chaussée de la villa de ses employeurs à Teyaret. Les doigts accusateurs se portent aussitôt sur son mari aperçu fuyant les lieux la nuit du drame, à une heure tardive.

Depuis, la police le traque sans pouvoir l'épingler. Ayant eu vent, tout dernièrement, de sa présence à Nouadhibou, elle crible cette ville au peigne fin afin d’arrêter ce tueur qui n'en est apparemment pas à son premier meurtre.

Source : Le Calame

Mauritanie: naufrage d’un bateau avec une quarantaine de migrants, un seul survivant

Mauritanie: naufrage d’un bateau avec une quarantaine de migrants, un seul survivantActu Cameroun - Selon Vincent Cochet, responsable de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), un naufrage a eu lieu au large de la Mauritanie. Le bateau comptait une quarantaine de migrants à son bord. Selon le tweet effectué par Vincent Cochet, il y aurait un seul survivant.

La crise migratoire a encore fait des victimes. Ce jeudi, un navire a fait naufrage au large de la Mauritanie avec une quarantaine de migrants à bord, dont un seul a pu rejoindre le rivage, selon les informations rendues publiques par l’AFP ce jour auprès de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) et d’une source sécuritaire mauritanienne.

Un survivant en provenance de la Guinée

«Nouveau naufrage au large de Nouadhibou avec approximativement 40 personnes à bord, il y a un survivant (de Guinée)», a indiqué sur Twitter Vincent Cochetel, un responsable de l’agence de l’ONU.

«Ils sont tous morts, je pense. Je suis le seul survivant», a déclaré depuis son lit d’hôpital en Mauritanie le rescapé, dont les propos ont été rapportés à l’AFP par une source sécuritaire mauritanienne ayant requis l’anonymat.

Un drame qui rappelle combien les migrations clandestines de l’Afrique vers l’Europe restent meurtrières. En décembre 2019, plus de 60 migrants partis de Gambie sont morts dans le naufrage de leur embarcation au large de la Mauritanie. Ils étaient sur une embarcation transportant 150 à 180 personnes, dont des femmes et surtout des jeunes âgés de 20 à 30 ans.

Source : Actu Cameroun

Violée la nuit même de ses noces !

La veille de la Tabaski, jeudi soir, un quartier périphérique de Toujounine non loin de l'axe Aziz est déjà en fête : un jeune couple vient de se marier. La réception se tient au domicile de la nouvelle mariée, quasiment au milieu du quartier. La joie, les chants et les danses se poursuivent jusqu'à une heure tardive de la nuit. Tout le monde s'amuse et se régale. Vers deux heures du matin, la cérémonie s’achève enfin, au grand soulagement du jeune marié impatient de se retrouver seul avec son épouse. Une heure plus tard, un ami embarque le couple pour le déposer dans une petite maison à l'extrémité Nord du quartier, face à une zone inhabitée. Son ami lui propose de rester avec eux mais il lui répond que ce n'est pas la peine. Voilà donc les amoureux seuls dans la chambre juste éclairée par une petite bougie. Tendresse, silence et obscurité tout autour…Mais voilà que des pas se font entendre derrière la maisonnette. Intrigué, notre marié sort pour savoir ce qu’il en est. Personne… Il revient donc… et l’enfer commence ! Visage cagoulé, un colosse de teint foncé, juste habillé d'un teeshirt et d'une culotte, tient sa femme par la poitrine et la menace d’une machette au cou. « Un simple mouvement et je l'égorge ! ». Stupeur totale…puis, avant même de pouvoir reprendre ses esprits, l’infortuné époux reçoit un violent coup derrière la tête et perd connaissance. Quand il revient à lui, il est ligoté et bâillonné. Tout comme sa femme sur le lit. Le géant et son complice tout aussi masqué discutent en hassaniya, fouillant la maison en quête de butin. Habits, bijoux, téléphones, argent, ils raflent tout… avant, comble de malheur, de violer tour à tour la jeune fille, sous les yeux du mari affreusement impuissant… et de disparaître dans l'obscurité. Le pauvre couple ne sera délivré que le lendemain. Aux dernières nouvelles, les criminels courent toujours.

L'ivrogne de Dar Naïm

Il y a quelques jours, la circulation vers 21h est intense, comme d'habitude, au carrefour virage Ould Baddou du secteur 16 de Dar Naïm. Des agents de la sécurité routière règlent la circulation. Soudain, vives bousculades puis sauve-qui-peut sur les deux trottoirs bordant le goudron ! Les gens fuient en tous sens, bloquant le trafic. C’est un jeune homme aux yeux vitreux qui est la cause de tout ce désordre. Pistolet en main droite,  poignard en main gauche, il pourchasse les gens. Les agents du GSSR ne sont pas armés. Quoique pris au dépourvu, ils suivent à distance le forcené. Le voilà installé au rond-point d’où il menace les automobilistes qui manœuvrent pour l’éviter. Occupé à  cette nouvelle chasse, il oublie les piétons. C’est l’occasion pour les intrépides agents routiers de le surprendre, le désarmer et de l'immobiliser, sous les applaudissements de la foule. Le pistolet se révèle heureusement vide. Le jeune homme pue l'alcool. Il est de fait complètement saoul. Identifié plus tard, on apprend qu'il s'agit d'un agent de police alcoolique et toxicomane. Embarqué au commissariat, il est mis aux arrêts. Lorsque sa hiérarchie a appris la nouvelle, elle l’a immédiatement radié du corps.

Les derniers graciés sèment la terreur

À chaque fois que la Présidence décide de gracier des prisonniers, on évoque des critères censés poser des conditions : les futurs amnistiés ne doivent être des récidivistes coupables par le passé de meurtre, crime de sang, viol ou agression. Or on note, à chaque fois, que nombre des libérés sont des bandits de grands chemins, tueurs et violeurs. Le clientélisme et la corruption semblent manifestement avoir prévalu sur lesdits critères.

Lors la dernière grâce présidentielle, ce sont ainsi plus de deux cents grands récidivistes qui ont été relâchés. Deux jours plus tard, une bonne vingtaine d'entre eux récidivait et revenait en taule. Une semaine plus tard, une trentaine les rejoignait après avoir été arrêtée en flagrant délit de braquage et/ou agression. Plus d'une centaine d'entre eux est aujourd’hui retournée en cellule. Les autres se sont constitués en bandes qui opèrent partout à Nouakchott. Selon la police, la plupart des nombreux cambriolages, viols, agressions et braquages qu'a subis la zone Nord de la ville au cours de ce mois leur sont imputables. Tout comme les quotidiens vols à main armée et agressions à Arafat et El Mina, ainsi qu’à Cité-plage, notamment le viol de la dame étrangère. De quoi faire réfléchir et qu’enfin devrais critères viables soient fermement appliqués ? On l’espère ardemment.

Mosy

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Viol collectif à Adel Bagrou sur une mineure, les parents réclament justice

Viol collectif à Adel Bagrou sur une mineure, les parents réclament justice [VIDEO]Alakhbar - Les parents d'une fille âgée de moins de 17 ans et victime d’un viol collectif à Adel Bagrou, relevant du Hodh Charghi ont réclamé que justice soit appliquée aux criminels, appelant l'opinion publique et les activistes à se tenir à leurs côtés.

Abdallahi Ould Sidaty Ould Taleb Amar affirme dans la vidéo ci-dessous, que la victime se trouve dans un état psychologique piteux en raison des violences subies.

Les parents de la victime se sont dirigés depuis Adel Bagrou vers le palais de justice de Néma afin de poser l’affaire et d’exiger que justice soit rendue.

Ould Taleb Amar a appelé les blogueurs, les internautes, les médias et les activistes à se mobiliser fortement à leurs côtés jusqu’à obtenir gain de cause.

Source : Al Akhbar