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Faits Divers en Mauritanie

L’égorgé d’El Mina

Faits divers… Faits divers… Faits divers…Mercredi 27 Février, aux environs de vingt-trois heures, une bagarre éclate, dans une rue obscure du quartier El Mina, non loin de la fameuse mosquée Qatar. L’un des protagonistes tire un poignard et égorge le second, sous les yeux des rares passants qui n’ont pu intervenir, effrayés qu’ils étaient.

On informe aussitôt la police qui n’arrive sur place qu’une heure plus tard, le temps que la pauvre victime se vide de son sang. Une énorme foule de curieux se forme aussitôt autour du lieu du drame. Le criminel ne prend pas la fuite et reste sur place en fumant. « Pourquoi as-tu tué ce pauvre jeune homme ? », lui demande une femme.

« C’est un bandit, il m’a roulé », répond le meurtrier, tout en nettoyant son poignard, avant de le remettre en poche en toute quiétude. Des agents du commissariat de police El Mina 1 arrivent enfin, et l’assassin se rend à eux. Au cours de son audition, il reconnaît avoir bel et bien perpétré ce meurtre, lors d’une dispute autour d’une petite quantité de drogue.

La police identifie le meurtrier. Il s’agit d’un grand récidiviste, Dah ould Mohamed Salem, dit « Houlako ». Il a été relâché de la prison de Dar Naïm, il y a moins d’un mois. La victime était, elle aussi, fichée par la police : Zekeria Maloum, un jeune révoqué, l’an dernier, du corps de la police, pour mauvaise conduite, alors qu’il était en formation.

Son cadavre est évacué ; après le constat d’usage des autorités. Il a été emmené à l’hôpital Cheikh Zayed dont les responsables ont refusé de le garder, sous prétexte que le meurtre a eu lieu a la Wilaya de Nouakchott-Sud, non-couverte par les services de l’hôpital. Puis il a été évacué à l’Hôpital de l’Amitié ou il a été placé a la morgue en attendant que sa famille vienne le récupérer.

La bagarre des bouchers

Le marché de bétail d’El Mina est un monde à part. Des centaines d’ovins y sont présentées, sur une surface d’environ cent mètres carrés, entre des tas de paille qui leur servent de repas. La nuit, le tout est parqué, dans des enclos ou concessions de fortune, sous la garde de veilleurs de nuit. Les voleurs passent leur temps aux aguets.

Durant la journée, les clients prennent d’assaut le marché. C’est l’occasion, pour les vendeurs, d’écouler le maximum possible de moutons, chèvres ou brebis. Quand un client se présente, les vendeurs se hâtent. Chacun veut l’entrainer vers ses bêtes, dans l’espoir d’en vendre quelques-unes. Et les voilà à se disputer le client. Chaque « Teivay » lui attrape un pan de son boubou ou voile, pour le conduire vers ses moutons…

Il y a quelques jours, deux vendeurs de bétail se querellent ainsi autour d’un client et finissent par en venir aux mains. Ils sont aussitôt séparés par la foule. « Si tu es un homme, Je te défie de te présenter, cette nuit, ici, quand il n’y aura personne d’autre que nous deux », dit l’un à l’autre.

La nuit, vers vingt-deux heures, le poste de police du marché est informé qu’un homme vient d’être poignardé à mort. Les policiers viennent sur place pour évacuer l’homme, grièvement blessé, à l’hôpital de l’Amitié. Trop tard ! L’infortuné décédé en cours de route. Le meurtrier est aussitôt coffré et embarqué au commissariat de police. Il avoue avoir tué son vis-à-vis, parce que celui-ci avait voulu mettre la main sur son client.

Les malfaiteurs ambulants

Il y a deux mois, nous évoquions les « motos de la terreur », ainsi que les ont appelées les habitants des quartiers Est de Nouakchott. Cagoulés, des motards braquent les passants, les boutiques de femmes, les marchands ambulants et vendeurs de cartes de recharge. On déplore nombre de leurs victimes à Bouhdida, Mellah, El Vellouja et Tarhil

La police avait arrêté un ou deux de ces lascars et le phénomène avait considérablement diminué. Mais, depuis deux semaines, ces motos ont repris service au Carrefour, Zaatar et Arafat. Plusieurs jeunes filles égarent leur téléphone dans la rue, la nuit. Une moto passe et hop ! Voilà le téléphone vite ramassé.

Des boutiques de femmes ont été visitées par ces motards voyous qui s’emparent de quelques objets de valeur et filent. A des heures tardives, les passants sont braqués par ces malfaiteurs ambulants qui les délestent de tout, sous la menace d’armes blanches, et disparaissent sans laisse de traces.

Le quartier qui jouxte le complexe Moujamma El Beit est, lui, victime d’un groupe de malfaiteurs qui braquent, visages masqués, les maisons sans hommes, la nuit.

Mosy
Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Un jeune mortellement poignardé à Dar Naim pour avoir refusé de donner son GSM à un récidiviste

Urgent - Un jeune mortellement poignardé à Dar Naim pour avoir refusé de donner son GSM à un récidivisteUn jeune a été mortellement poignardé lundi 4 mars courant, près du quartier du lycée, relevant du secteur du Commissariat de Police I de Dar Naim, à Nouakchott Nord. Le jeune tué répondant au nom de Hamoudi, avait refusé de se faire confisquer son téléphone portable par un multirécidiviste.

Se défendant pour garder son GSM, il reçu plusieurs coups de poignard de son agresseur, jusqu’à lâcher l’objet et s’écrouler dans une mare de sang.

L’auteur de l’abominable crime court toujours, bien qu’il soit familier aux agents de l’ordre et qu’il n’est pas à son premier délit.

Traduit de l’Arabe par Cridem
Source : Elhawadith (Mauritanie)

 

 

Meurtre d’Ould Berrou, l’enquête continue

Faits divers… Faits divers… Faits divers…Comme relaté dans les colonnes de notre édition passée, un crime a été perpétré, la semaine dernière à Nouakchott. Jeune gestionnaire de l’agence de transfert d’argent Gaza, Mohamedou Ould Berrou avait disparu de son poste, avant d’être retrouvé mort, peu de temps après.

Ses assassins, apparemment des professionnels, l’avaient kidnappé, peut-être torturé, avant de le tuer et de tenter d’en brûler le cadavre. S’étant emparés des clés de l’agence, ils s’y rendent en suivant, en sabotent le système de surveillance, dévalisent le coffre et s’emparent d’une importante somme d’argent.

Le commissariat de police d’El Mina 1 ouvre aussitôt une enquête. Ses agents sont épaulés par des collègues du CSPJ. Pressée par l’opinion publique, la direction générale de la Sûreté les renforce d’une commission élargie d’enquête, comprenant plusieurs commissaires de police. Un suspect est arrêté, vendredi 22 Février.

Il détient le téléphone du défunt. Mais, après audition, il s’avère qu’il s’agit d’un innocent jeune homme qui a ramassé le téléphone, trouvé par terre, à Dar Naïm. Les rumeurs s’en donnent libre cours. Les réseaux sociaux y vont de bon train, publiant des photos d’inconnus présentés comme les meurtriers de Mohamedou. Mais, selon une source proche de l’enquête, c’est autour de l’unique indice, le téléphone du défunt, que les services techniques de la police et les compagnies GSM concentrent leurs efforts…

En tout cas, le meurtre a causé une véritable psychose d’insécurité à Nouakchott. Tout le monde a peur et se croit la prochaine victime des criminels. On accuse les autorités de négliger la sécurité des citoyens. L’opinion publique réclame que les auteurs de cet odieux crime soient arrêtés au plus vite et traduits en justice.

Braquage au centre-ville

Dans ce climat d’insécurité croissante, la population nouakchottoise devient de plus en plus inquiète. Après la famille braquée, par un malfaiteur cagoulé et armé de machette, au Carrefour, plusieurs jeunes filles ont été délestées, dans le même quartier, de leur téléphone portable, sous la menace de couteaux. Les mêmes scènes se reproduisent quotidiennement partout en ville.

Au quartier du Haut-Ksar, il y a quelques jours vers vingt-et-une heures, voici un boutiquier seul, dans son échoppe à trente mètres du goudron passant par l’hôpital militaire. Soudain, un véhicule, avec, à son bord, quatre gaillards enturbannés, s’arrête. Le conducteur reste au volant du véhicule tandis que les trois autres descendent.

Deux pénètrent dans la boutique, le troisième reste à l’extérieur. Tout va très vite. L’un des visiteurs sort un fusil qu’il cachait sous son boubou, l’autre brandit une machette. « Aucun bruit et passe l’argent, vite ! ». Effrayé et tremblant, le boutiquier leur remet le montant de ses recettes de la semaine.

Mais, grâce à Dieu, les bandits ne remarquent pas le seau fermé, déposé au sol, contenant une coquette somme d’argent et plusieurs lots de cartes de recharge. Et de s’enfuir, visages toujours masqués, à bord du véhicule dont le pauvre boutiquier n’a pas pu relever la plaque. Le tout n’a pas pris trois minutes.

« Papa Laawar » coffré

Depuis plusieurs mois, un malfaiteur sème la terreur au quartier Carrefour Nancy d’Arafat. Tout passant dans la zone de l’ancien poste de police d’Arafat est braqué ; parfois agressé ; des dizaines de jeunes filles délestées de leur portable, sac et argent. De jeunes garçons et même de solides adultes sont victimes du délinquant, un jeune homme surnommé « Papa Laawar ». Récidiviste connu des fichiers de la police, c’est un enfant de ce quartier, toxicomane depuis son jeune âge.

Ses parents n’y peuvent rien et se désolent auprès de ses victimes. Mais pourquoi la police a-t-elle toujours fait la sourde oreille à son sujet, refusant de l’arrêter ? … Jusqu’à la semaine dernière où le voyou a agressé la fille d’un responsable judiciaire. L’ordre de l’arrêter est aussitôt donné à la police. Le voilà enfin embarqué au commissariat de police d’Arafat 1 et son repaire fouillé. On y a saisi un gros butin.

Mosy
Source : Le Calame (Mauritanie)

Les bandes criminelles dictent leur loi en Mauritanie

Les bandes criminelles dictent leur loi en MauritanieL'Authentique - Avec le départ massif à la retraite ou pour d’autres raisons de la vieille école, celle qui a longtemps fait la fierté de la police nationale et de la gendarmerie, et avec l’arrivée d’une nouvelle génération de têtes peu formées, peu expérimentées et peu consciencieuses, les gangs et autres bandes criminelles se la donnent à cœur joie, livrant Nouakchott à une criminalité contre laquelle butte nos traqueurs endimanchés. Résultat, des dossiers de crimes, cambriolages, viols et autres larcins non élucidés.

Les braqueurs de la banque Attijari de Bouhdida (juin 2018) courent toujours avec leur butin. Beaucoup d’autres crimes sont restés des énigmes non élucidés, comme le meurtre du professeur Cheikh Ould Hormatallah (mai 2018) ou plus récemment celui du jeune cambiste Ould Berrou, enlevé, poignardé puis brûlé.

C’est le cas encore de ces dizaines de disparitions mystérieuses d’enfants, de jeunes filles, la recrudescence des vols à mains armées en plein jour, des cambriolages organisés avec effraction, suivis souvent de viols crapuleux.

La police ne sait plus à quel saint se vouer et les citoyens sous quelle citadelle se cacher, tellement la criminalité semble être l’activité la plus lucrative dans un pays où le taux de chômage des jeunes frisent les 70%, face à l’échec de toutes les politiques d’emploi.

Aujourd’hui la population mauritanienne dans les grandes villes, Nouakchott, Nouadhibou, Rosso n’est plus la seule visée. Des localités jusque-là épargnées, celles de l’intérieur du pays, ne sont plus en sécurité face à une criminalité qui a étendu ses tentacules partout.

Kiffa,Tintane, Aïoun, Timbédra, et récemment Sélibaby, à l’extrême pointe orientale et sud du pays, ont été frappées par des vagues d’insécurité et de viols d’enfants. Toute la Mauritanie semble aujourd’hui vivre dans une psychose sous l’assaut de bandes criminelles de plus en plus hardies, de plus en plus professionnelles, à l’heure où les appareils sensés les contenir s’empêtrent dans l’incompétence, l’absence de jugeote et de flair. Le gibier criminel semble ainsi avoir toujours une longueur d’avance sur ses traqueurs.

Cette peur latente et insidieuse qui sévit dans le pays a de quoi légitimer cette levée de boucliers et ces milliers de voix qui crient contre l’insécurité, face à une terreur nationale qui a étalé ses tentacules partout, jusqu’aux hameaux les plus reculés, bousculant des habitudes de vie bâtie jusque-là sur la quiétude et un sentiment de plénitude sécuritaire.

Il est hélas fort probable que d’ici peu de temps, les campagnards qui avaient jusque-là l’habitude de dormir sous la belle étoile en laissant portes et fenêtres ouvertes n’aient plus cette même insouciance.

Conséquence de cet état de fait, ce sont les risques de voir s’organiser une justice parallèle, la justice personnelle et celle de la rue, avec une population de plus en plus surarmée pour se défendre et défendre leur famille, à l’heure où l’Etat semble avoir démissionné de ses pouvoirs régaliens, incapable qu’il est d’assurer la sécurité publique et garantir la paix sociale.

La Mauritanie, pays islamique, ne l’est en réalité que de façade. On n’y coupe ni les mains des voleurs, encore moins y exécuter les pires criminels sanguinaires. C’est un havre de paix pour les criminels de tout acabit qui ne courent comme risque, même au pire de leurs forfaits, qu’un séjour dans une prison où on ne leur demandera que de dormir, manger, s’engraisser, le temps de trouver une combine pour sortir et recommencer.

Nouakchott est en passe de devenir la capitale la plus dangereuse du continent, au vu du rythme des crimes et délits qui y sont recensés chaque jour et chaque nuit. Pas un quartier n’est épargné, même si les trois quart de la population sont aujourd’hui armées, avec un marché d’arme aussi florissant qu’en Floride.

On y trouve toutes sortes d’armes, armes de poing, type 9 mm, des pistolets de fabrication turque ou russe, des Kalachnikov, des Seminov… Il y en a pour toutes les bourses. Certains vous vendent même une arme plus l’autorisation de son port. En face, de plus en plus de criminels aussi se ravitaillent dans ce marché d’armes. On est assis sur une poudrière.

Cheikh Aidara
Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

Des créanciers de Ridha prennent d'assaut leurs maisons vendues

Des créanciers de Ridha prennent d'assaut leurs maisons venduesCertains des créanciers de Cheikh Ridha sont entrés de force dans leurs anciennes maisons, sises au Carrefour, dans la moughataa d’Arafat, révèlent des sources.

Une dame qui s’est vue refuser tout paiement en contrepartie de son domicile vendu au Carrefour, s’est installée avec la famille acheteuse, laquelle s’est montrée compréhensive, la laissant ainsi faire.

Le nouveau propriétaire de la maison a quant à lui informé la police de l’intrus, sans que celle-ci intervienne. D’ailleurs d’autres créanciers sont venus témoigner leur solidarité avec la femme.

Les créanciers de Cheikh Ridha avaient menacé dernièrement de reprendre leurs maisons, s’ils ne récupèrent pas leur argent.

Cheikh Ridha avait annoncé récemment ne disposer d’aucune issue pour solder ses créances, que la vente de la société de phosphate ou de certaines de ses actions.

Source : Atlasinfo (Mauritanie)

 

Nouveau meurtre à Nouakchott-Nord

Jeudi 14 Février, Mouhamedou ould Berrou, le responsable du bureau Gaza transfert d’argent à Sebkha, n’est pas monté à son poste. Ses employeurs ne parviennent pas à le joindre au téléphone. Aussi décident-ils d’appeler la police pour ouvrir ledit bureau. Les agents du commissariat de police El Mina1 sont ainsi amenés à constater la disparition, des caisses de l’agence, d’un million cinq cent mille anciennes ouguiyas. Une enquête est ouverte.

Le lendemain, on découvre un cadavre à moitié calciné, dans un coin isolé du dangereux quartier de Dar Naïm. La victime, un jeune homme de teint clair, paraît porter plusieurs blessures au couteau. Le substitut du procureur de la République, au niveau de la wilaya Nouakchott-Nord, en dresse le constat, sur place, avec les autorités locales. Puis les services de  la protection civile évacuent le cadavre à l’hôpital Cheikh Zayed, pour autopsie plus détaillée. L’analyse des empreintes digitales va permettre d’identifier l’inconnu. Il s’agit du jeune homme disparu depuis deux jours, Mouhamedou ould Berrou. On en déduit qu’un ou plusieurs criminels ont tué et tenté de brûler le caissier de l’agence, avant de s’en emparer des clefs et la dévaliser sans problèmes. Epaulés par des hommes de la BRB, les enquêteurs du commissariat de police El Mina  sont à pied d’œuvre. Aux dernières nouvelles, ils n’ont, à ce jour, aucun indice concret ni piste à suivre.

Fausse alerte à Arafat 2

Le lycée Arafat 2 se trouve en bordure de l’axe communément appelé Souk Mecca joignant l’ancienne centrale électrique au quartier El Vellouja. Il y a quelques jours, vers onze heures du matin, alors que les élèves sont en plein cours, un professeur remarque un homme portant un sac,  escaladant le mur de l’établissement, avant de s’enfermer dans une des toilettes destinées aux élèves, au coin Sud-est du lycée. Le professeur informe aussitôt l’administration du lycée. Un directeur des études et un surveillant appellent le gardien et tous trois se dirigent vers les toilettes. Après un quart d’heure d’attente, sans que l’intrus ne ressorte, ils lui en intiment l’ordre. L’homme au sac obtempère et le voilà vite maîtrisé. Son trouble apparent et sa frayeur portent à croire qu’il cachait quelque chose. On lui demande d’ouvrir son sac, il refuse. Une foule d’élèves curieux se forme, avec leurs professeurs. Dans ce climat de panique, certains élèves s’enfuient hors de l’établissement. Toutes sortes de rumeurs enflent et la circulation est bloquée devant le lycée. On évoque un dealer distributeur de drogue. D’autres affirment, aux passants, qu’une bande de malfaiteurs, armés de machettes, a attaqué l’établissement. D’autres encore évoquent une bagarre entre des élèves. L’administration du lycée a cependant fait appel à la police et s’emploie à ramener tout le monde en classe, après avoir isolé le suspect.

Une heure plus tard, voici qu’arrive une voiture du commissariat d’Arafat 2. Les policiers fouillent le sac de l’intrus et y constate la présence de bouteilles contenant un liquide, avant d’embarquer le suspect au commissariat. Une très grande foule de curieux reste dans l’enceinte de l’établissement. Informés par des sites d’information qui ont relayé les rumeurs ; des dizaines de parents d’élèves viennent récupérer leur progéniture. L’administration a beau tenter de les convaincre qu’il n’y a aucun danger, rien n’y fait… Dommage car, au commissariat, l’audition du suspect permet d’apprendre qu’il s’agissait, tout simplement, d’un vendeur ambulant de parfums et autres produits de toilettes, fuyant les collecteurs d’impôts de la mairie !

Une brave fille fait fuir un malfaiteur

Voici, au quartier jouxtant le fameux complexe commercial Moujama El Beit, une petite villa, sise en une sombre ruelle. A l’heure de la prière d’Al Icha, il n’y a que la mère de famille, dans la cuisine, et sa fille, dans une chambre à l’écart. Soudain, un homme de teint foncé, portant cagoule et armé d’une machette, fait irruption dans la maison. « Chut, sinon tu meurs ! » menace-t-il la maman qui se glace de peur, et ordonne, la tenant au collet, « Viens par ici ! ». Mais voilà que la fille, alors en train de découper des légumes, a entendu le bruit et accourt, furieuse, couteau à la main. « Bandit, imbécile ! », s’égosille-t-elle, brandissant son arme improvisée. Impressionné par tant de hardiesse, le malfaiteur apeuré s’enfuit aussitôt et disparait dans les rues sombres du quartier.

Mosy

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Mauritanie: peur sur Nouakchott

Mauritanie: peur sur NouakchottLe360 Afrique - Les populations nourrissent une vive inquiétude et une grosse peur au sujet du développement de l’insécurité urbaine dans la grande agglomération de Nouakchott, suite à plusieurs meurtres crapuleux.

Dernier épisode macabre en date, le meurtre crapuleux d'un jeune gérant de bureau de transfert de fonds (O B, 28 ans), enlevé par des inconnus, puis tué de plusieurs coups de couteau avant que son corps ne soit brûlé. Un crime particulièrement odieux, dont le mode opératoire a choqué les esprits. Ce meurtre a plongé Nouakchott dans une atmosphère générale de peur et de colère.

Le corps de la victime a été retrouvé dans une zone inhabitée, quasiment calciné, dans les environs du quartier de la commune de Dar Naim (banlieue nord de Nouakchott), selon plusieurs témoignages concordants.

Les présumés auteurs de cet acte, qui ressemble à un crime crapuleux, ont saboté les caméras de surveillance du bureau de transfert de fonds, et emporté un montant de 150.000 ouguiyas, soit 3.600 euros.

Face à cette situation, des sit-in ont été spontanément organisés à Nouakchott pour exiger la protection des populations et le limogeage du ministre de l’Intérieur, Ahmedou ould Abdallah, et du directeur général de la sûreté national (DGSN), le général Mohamed Ould Meguet.

Des responsables auxquels il est reproché leur «incompétence à assurer la mission régalienne de sécurisation des personnes et des biens».

Illustration avec ces activistes de la société civile qui se sont furtivement rassemblés devant les locaux de la direction de la police, pour réclamer des mesures radicales en vue de freiner la propagation de l’insécurité.

Seulement, les tentatives de manifestations spontanées ont toutes été dispersées sans ménagement par les forces de police.

Commentant cette atmosphère délétère, un observateur conseille aux autorités «d’employer les forces de l’ordre dans le cadre de patrouilles nocturnes visant à protéger les populations, à la place de la répression contre des manifestants qui réclament leur droit légitime à la sécurité».

Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

Source : Le360 Afrique (Maroc)

 

 

Mauritanie: confusion autour d'un riz supposé en plastique

Mauritanie: confusion autour d'un riz supposé en plastique Une histoire de riz en matière plastique défraie la chronique et a provoqué une polémique, autour de laquelle se déchirent l'association de défense des consommateurs et la confédération patronale. Les détails.

Depuis plusieurs jours, la Mauritanie est secouée par une polémique relative à la présence de grains de riz en plastique sur le marché national, à travers des thèses contradictoires, dont le résultat est une véritable confusion dans l’esprit de nombreux citoyens.

Premiers à monter au front, quelques organes de presse, à l’image de Sahara Médias, ont évoqué la présence le marché national, de cette denrée qualifiée de mortelle, avec comme illustration à un article, une famille de la Sebkha (quartier populaire de la banlieue sud-ouest de Nouakchott), dont plusieurs membres ont été victimes d'un malaise et par la suite hospitalisés.

Suite à cela, l’Association Mauritanienne pour la Protection des Consommateurs (AMPC) a produit un communiqué mettant «en garde les citoyens contre la présence de riz avarié, commercialisé sur le marché local».

Dans ce même document, l’AMPC signale avoir lancé une première alerte il y a une quinzaine de jours, «après avoir eu des éléments sur l’existence de 23.000 tonnes de riz avarié sur le marché national».

Par la même occasion, l’association a recommandé «la plus grande vigilance» et invité les autorités gouvernementales à ouvrir une enquête pour tirer au clair cette histoire et éventuellement déférer ses responsables devant la justice.

Après cette sortie, l’opinion publique nationale attend toujours une mise au point du gouvernement, lequel observe depuis un silence radio total.

Mais une réplique, sous la forme d’un démenti formel, est venue de l’Union Nationale du Patronat de Mauritanie (UNPM).

«Après une enquête sur le terrain» cette organisation a catégoriquement réfuté l’existence de grains de riz en matière plastique sur le marché national.

Cette déclaration du patronat explique avoir également saisi les autorités chargées du contrôle au ministère duCcommerce, ainsi que les services de la santé et de l’environnement, «qui ont procédé à une enquête parallèle, pour vérifier des allégations relatives à l’existence de riz en plastique dans le circuit commercial».

Ces résultats attestant de l’inexistence de riz en matière plastique sur le marché mauritanien ont été confirmés par un laboratoire spécialisé «après examen approfondi des échantillons du produit» incriminé.

Par ailleurs, le communiqué du patronat rappelle que «l’Association Mauritanienne pour la Protection des Consommateurs et la Santé de l’environnement, avait demandé l’ouverture d’une enquête à propos de l’existence sur le marché d’une importante quantité de riz avarié, héritée des stocks de l’ancienne Société Nationale d’Import-Export (SONIMEX), -liquidée en 2018-, et sur laquelle était portée une mention attestant que le produit était impropre à la consommation humaine et animale. L’association estimait cette quantité à 23.000 tonnes vendues à trois commerçants».

A la lumière de ces différentes positions, entre «riz en plastique», «riz avarié», et «riz impropre à la consommation», les Mauritaniens ne savent plus distinguer le bon grain de l'ivraie.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya
Source : Le 360 Afrique (Maroc)

 

Nouakchott : Le Patronat se retire d'un débat sur le riz "en plastique"

Nouakchott : Le Patronat se retire d'un débat sur le riz Le secrétaire général du Patronat et le secrétaire général adjoint de la Fédération des commerçants se sont retirés du débat sur le riz "en plastique", organisé par l’Association mauritanienne de défense du consommateur, vendredi, au siège du Syndicat des Journalistes Mauritaniens.

Le secrétaire général du Patronat contestait le thème à débattre : "Crise du riz pourri ; les dangers et défis". Pour El Kory Ould Abdel Mowla, les stocks de riz soupçonnés ont été écoulés "en tant qu’aliment de bétail à seulement 50 ouguiyas (MRO) le kilogramme".

De son côté, Khalil Ould Kheiry, président de l’Association mauritanienne de défense du consommateur, a demandé une enquête sur ce que les consommateurs considèrent du riz "en plastique".

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

Nouakchott : Saisie d’une importante quantité de produits alimentaires périmés

Nouakchott/Santé : Saisie d’une importante quantité de produits alimentaires périmésAu cours des visites inopinées effectuées, hier, jeudi, dans des marchés de Nouakchott, les brigades du ministère mauritanien du commerce ont saisi d’importantes quantités de produits alimentaires périmés.

Parmi ces produits il y a , de la boisson gazeuse, des jus de fruits, du lait, des biscuits, des boites de conserves, du chocolat, de la mayonnaise, de la confiture, du riz emballé dans des sachets en plastique, des pâtes alimentaires,...

Selon nos informations, les marchés de Sebkha et d’El Mina regorgent de produits alimentaires périmés qui d’ailleurs sont très sollicités par une couche importante de la population. Ils sont vendus à des prix très réduits. Parmi ces produits saisis certains portent des dates d’expiration déc 2017 et juil, août, sept et déc 2018 rapportent des sources dignes de foi.

Selon le Chef de la cellule chargée de la lutte contre la vente des produits périmés au département du commerce, cette opération vise une meilleure protection sanitaire des populations. "Dans les prochains jours, une vaste campagne touchera tous les commerces et étals suspects", a-t-il ajouté.

Il a déclaré que les produits nuisibles à la santé des citoyens saisis, ce jeudi, seront incinérés hors de la ville dans les heures qui suivent.

Quant au directeur de la protection des consommateurs, il a salué cette décision prise par les autorités publiques.

Par Aboubecrine SIDI
Source : Tawary (Mauritanie)

En un seul jour, trois gros porteurs tombent sur la route Nouakchott-Rosso

En un seul jour, trois gros porteurs tombent sur la route Nouakchott-RossoTrois camions sont tombés sur l’axe routier reliant la commune de MBallal à celle de Tiguent durant les dernières vingt-quatre heures, a-t-on constaté.

Parmi ces camions, deux chargés de produits alimentaires et un transportant de grosses roches à destination du port de N’Diago. Ce dernier est tombé dans un ravin creusé par la société SATOM-SOGEA, l’entreprise chargée de la construction de 140 km de la route, Nouakchott-Rosso.

Une situation qui a perturbé le trafic routier pendant de longues heures, rapportent des usagers de la route. Il faut rappeler que cette route se trouve déjà dans une situation désastreuse.

Le Chef d’Arrondissement de Tigeunt, Monsieur Taleb Ahmed Ould Mohamed Lemine et le commandant de la brigade de gendarmerie nationale se sont rendus sur les lieux pour constater la situation, rapporte le site Tiguend.com.

Des grues et des engins ont été mobilisés pour soulever les camions afin de débloquer la situation.

Source : Tawary (Mauritanie)

 

 

Les évadés du palais

Mercredi 06 Février n’était pas un jour comme tous les autres, au palais de Justice de la wilaya Nord de Nouakchott. Il s’y tenait audience des assises de la Cour criminelle. Des voitures de la Garde nationale avaient amené, vers quatorze heures, une dizaine de prisonniers de droit commun dont des récidivistes connus, notamment le fameux Omar Dibaro, fils du tout aussi fameux Amadou « Boudebous ». L’audience s’achève aux environs de dix-sept heures. Tandis que les membres de la Cours se retirent pour délibérer, les prisonniers restent sous la garde de trois policiers fatigués et affamés, alors qu’une foule de curieux et de parents des accusés papote sur place, en l’attente du verdict. Ce dernier tombe au crépuscule. Des peines lourdes, accueillies par des cris de colère. C’est au moment où les jurés se retirent que la pagaille s’instaure. Les policiers sont rapidement débordés et… cinq condamnés prennent le large : Omar Dibaro ould « Boudebous » et trois autres dont un mineur qui fait partie des violeurs et tueurs de la jeune Zeynabou, en 2014, tous condamnés pour agressions, viols, meurtres et vols à main armée.

La même nuit, Ould « Boudebous » est « récupéré » à Dar Naïm, alors qu’il venait tout juste de rentrer chez lui. Le lendemain vers vingt-deux heures, des agents du commissariat de police Tevragh Zeina 3 arrêtent un autre fugitif, aussitôt reconduit en prison. Les trois autres évadés sont encore dans la nature, malgré les intenses recherches effectués par les autorités.

Rappelons qu’une autre évasion, plus spectaculaire, avait eu lieu à l’ancien palais de Justice de Nouakchott. Sidi ould Sidna, un des salafistes accusés de la tuerie des touristes français, près d’Aleg en 2008, avait pu prendre la poudre d’escampette, alors qu’il avait la main menottée à celle d’un policier.

Un militaire accusé de cambriolage

Il y a quelques jours, la représentation d’une agence de transfert d’argent à Wad Naga subit un cambriolage. Trois millions d’anciennes ouguiyas disparaissent. La brigade de la gendarmerie ouvre une enquête. Les suspects : le responsable de l’agence et deux amis de ses amis dont un militaire en service. Ils étaient tous ensemble, la nuit du vol. Les portes de l’agence n’ont pas été forcées. Le voleur a ouvert avec des clés, pour commettre son forfait, et refermé de même, comme si de rien n’était. Après deux jours d’audition, les gendarmes concentrent l’accusation sur le militaire qui se serait, selon eux, emparé discrètement des clefs pour cambrioler et les aurait remis en place, sans que personne ne se doute de rien. L’accusé a été déféré au parquet du Trarza.

Un gentil malfaiteur

J.M.T. est une jeune fille du quartier « Virage Dik ». Elle a l’habitude de téléphoner, la nuit, en plein air, dans les rues obscures de ce quartier où règne l’insécurité. On lui a conseillé, à maintes reprises, de ne plus agir ainsi mais elle a toujours fait la sourde oreille, persuadée qu’elle ne risque rien du tout. Une de ces dernières nuits, la voilà donc à papoter au téléphone, assise sur une marche d’escalier extérieur. Distraite par sa discussion avec une amie hors de Nouakchott, elle ne remarque pas le voyou qui s’est discrètement approché d’elle et… bing ! Un violent coup de poing au dos et hop, voilà le téléphone portable qui disparait dans l’obscurité ! Sous la violente douleur, J.M.T. suffoque. Et personne dans la rue pour la secourir ! Elle se traîne avec difficulté jusqu'à son domicile, où les siens la récupèrent saine et sauve. Son mari l’emmène alors porter plainte contre X, au commissariat de police Dar Naïm 1.

Deux jours plus tard, elle sort le matin de bonne heure, pour des achats à la boutique voisine. Son attention a été attirée par quelque chose sur la marche de l’escalier où elle avait été agressée. Elle le ramasse et… stupeur ! C’est son téléphone ! Un petit papier est collé sur son couvercle, avec juste un mot, en arabe : « Simhili » (pardonne-moi). Comme quoi le repentir, ça existe ! Et une chose est, en tout cas, sûre : ce n’est pas demain la veille qu’on verra J.M.T. papoter au téléphone, la nuit, dans les rues obscures !

Mosy

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Mauritanie/Sécurité : Arrestation d’un grand baron de drogue

Mauritanie/Sécurité : Arrestation d’un grand baron de drogueDes éléments du bureau national de la lutte contre le trafic de drogue et des produits psychotropes relevant de la direction générale de la sûreté nationale viennent de mettre fin aux activités néfastes d’une bande de jeunes dealers qui proposaient de la drogue à la vente dans la ville de Nouakchott, selon une bonne source.

Et des sources de la presse locale de préciser que les limiers de l’Office sont parvenus à arrêter le cerveau de la bande un individu âgé de 34 ans de nationalité malienne répondant aux initiales M.T, suite à l’exploitation d’un renseignement.

Il fut arrêté en possession de 59 kg de chanvre. Il ne tarda pas à balancer les 10 autres membres du réseau qui ont été interpellés dans un quartier d’El Mina (Nouakchott-Sud).

Le "baron de drogue" en question était suivi dès son entrée en territoire mauritanien et a toujours su fuir les dispositifs sécuritaires le long de la route de l’Espoir et les brigades mobiles sur la route Rosso-Nouakchott.

De Bamako à Nouakchott, il est passé par Rosso-Sénégal avant de traverser le fleuve dans une pirogue. Et de Rosso-Mauritanie, il prend un véhicule tout-terrain qui passe par R’Kiz (Trarza) avant d’atterrir à El Mina, précisent-elles.

Les policiers découvrirent sur eux d’autres quantités de drogue, selon une source.

Une fois l’enquête ficelée, les mis en cause dans cette affaire ont été présentés, le lundi 11 février, par devant le procureur de la République près le tribunal de Nouakchott-Ouest qui les a déférés devant le juge d’instruction. Ce dernier les plaça en détention (...) en attendant leur procès, conclut notre source.

Il faut rappeler que les services de la police nationale chargés de la lutte contre la drogue et la criminalité disposent d'importants moyens humains et matériels pour réussir dans leurs missions.

Par A.S
Source : Tawary (Mauritanie)

 

 

Les pêcheurs de N’Diago accusent la marine mauritanienne d’avoir blessé par balle, un des leurs (sources)

Les pêcheurs de N’Diago accusent la marine mauritanienne d’avoir blessé par balle, un des leurs (sources)Le Calame - Un pêcheur de la localité de N’Diago, dénommé Assane Abdoul Aziz Dieye a été atteint à la jambe d’une balle, tirée par une équipe de la marine mauritanienne, le 10 février, affirment des pêcheurs de cette localité. La victime est depuis, hospitalisée, à l’hôpital militaire de Nouakchott où il a été évacué.

Le groupe de pêcheurs qui a contacté Le Calame, raconte qu’un groupe de 17 pêcheurs de la ville de N’Diago, opérant à Nouakchott sont allés en mer, à bord d’une grosse pirogue de filet tournant. Leur pirogue fut abordée, vers 17 heures par une équipée de la marine qui n’aurait pas demandé les pièces nécessaires (licence de pêche et cartes d’identité de tout l’équipage).

Un contrôle de routine quotidien. Les marins exigent du capitaine de descendre du bateau, celui-ci refuse parce que sa pirogue était probablement en règle. L’équipée de la marine décide alors de poursuivre la pirogue des pêcheurs qui regagnait son point d’attache au marché de poisson de Nouakchott.

Convaincus que les marins les suivaient, les pêcheurs prirent le soin de bien sécuriser leur embarcation à l’accostage. C’est le moment que choisissent les marins, au crépuscule, pour surprendre l’équipage sur le point de mettre pieds à terre pour rentrer à la maison avec leurs produits. Ils sautent dans la pirogue, tirent en l’air, menacent avec leur armes. Le capitaine du bateau, Assane Dieye, fut atteint à la jambe par une balle.

Ils avaient pris le soin de ligoter l’équipage et de le passer à tabac. 5 pêcheurs, ayant profité de l’obscurité du crépuscule, se jettent dans l’eau pour rejoindre, à la nage, la terre ferme. Les marins exigent du second capitaine qui est par ailleurs le petit frère de celui qui est blessé, de redémarrer le moteur de la pirogue en direction du port, ce qu’il a refusé. Il mettra le moteur en marche, sous la menace des armes, affirment les pêcheurs.

Le blessé qui gisait dans son sang fut extirpé discrètement pour être conduit, par une petite vedette vers le port d’où le rejoindront, ses compagnons d’infortune : Hassan Nagi, Aly Bré, Abdou Salam, Sidi Mohamed Lemine, Aly Bekrine, Cheikh Mohamed Moustapha, Med Abdallahi, Birane Moctar Gaye, Mohamed Abdoul Aziz Dieye, Assane Abdel Aziz Dieye et Issagha. Le blessé sera transporté à l’hôpital militaire pour y recevoir des soins, affirment ses collègues. Mais, au lieu d’être conduits, à la gendarmerie, comme de règle, ils furent présentés aux gardes-côtes puis vers la police pour vérification, après quoi, ils furent relaxés. Parmi ces 11 personnes, 4 sont sortis de l’académie navale de Nouakchott, signalent les pêcheurs.

Les amis de Assane Dieye disent ne pas comprendre pourquoi les marins mauritaniens se sont attaqués à leur pirogue, ont maltraité l’équipage et tiré sans autre forme de procès, alors même qu’ils venaient d’accoster.

Face à cette situation, les pêcheurs de N’Diago ne sont pas allés en mer, depuis plus de 48 heures, ils entendent protester contre cette attaque contre leurs collègues pêcheurs, les tracasseries en mer.

"Nous nous sommes toujours plaints auprès de notre maire et des autorités administratives et de sécurité, en vain. Ils dénoncent la politique de deux poids, deux mesures. En effet, s’offusquent nos pêcheurs, en dépit de l’existence d’une loi, censée protéger les nationaux et interdisant la pêche aux étrangers, il y a plus d’étrangers en mer aujourd’hui que de mauritaniens. Ils citent pour preuve l’absence de contrôle de ces étrangers qui écument les bateaux, principalement les sénégalais, amenés par des mauritaniens et vivant dans des campements situés tout au long de la côte. Or, se désolent les pêcheurs, la présence d’un seul étranger dans une pirogue d’un mauritanien lui vaut un arraisonnement et une amende de 5 mille MRU. Une injustice sur laquelle toute une chaine (administration, sécurité) ferme les yeux parce que la pratique met en jeu de gros intérêts, suspectent les pêcheurs. Ceux de N’Diago opérant à Nouakchott réclament aujourd’hui que justice se fasse, rapidement pour situer les responsabilités afin de leur permettre de reprendre la mer pour exercer leur profession et faire vivre leurs famille. Le procureur de la République a été saisie", affirme notre source.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

Mauritanie : l’association des consommateurs avertit contre «un riz avarié»

Mauritanie : l’association des consommateurs avertit contre «un riz avarié»Apanews - L’Association mauritanienne de protection du consommateur (AMPC), dans un communiqué reçu à APA, a mis en garde les citoyens contre des quantités de « riz avarié » qui seraient commercialisées sur le marché local.

Dans sa note, l’AMPC soutient avoir tiré la sonnette d’alarme, il y a de cela deux semaines, après avoir constaté l’existence sur le marché de quelque 23.000 tonnes de riz avarié.

Elle appelle ainsi les autorités à mener une enquête sur la source de cette quantité et invite les citoyens à observer la plus grande vigilance pour ne pas acheter ce produit nocif.

Source : Apanews

 

 

Incendie d’un magasin de vente de batteries auto au Ksar

Incendie d’un magasin de vente de batteries auto au KsarUn incendie s'est déclaré dimanche 10 février courant, dans un magasin de vente des batteries auto, sis au marché des pièces détachées des véhicules, dans la moughataa du Ksar, à Nouakchott Nord.

L’incendie dont l’ampleur n’a pas pu être circonscrite, en raison du retard accusé par les sapeurs pompiers, s’est soldé par des pertes matérielles, apprend-on.

Le dépôt s’est totalement transformé en débris, ont révélé des témoins, selon lesquels, l’incendie, qui n’a pas pu être maitrisé, a tout ravagé.

Le marché du Ksar est le lieu privilégié de vente des pièces détachées des véhicules, de tôlerie, de peinture et d’autres services auto.

Traduit de l’Arabe par Cridem
Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

Le présumé meurtrier d’El Mina déféré

Est-ce encore la peine de rappeler combien la zone d’El Mina n’eut longtemps de cesse de caracoler en tête de la criminalité et de la délinquance à Nouakchott ? Les années passées, elle avait cependant cédé la première place de ce triste palmarès à Dar Naim. Mais sa zone Sud : Kebba Marbat, Neteg, Mendez et El Kouva , y garde la « palme d’or » du crime. De nombreux meurtres, agressions, cambriolages, braquages et viols y ont été perpétrés… Le plus isolé de ses quartiers –Dar El Beidha – n’en est, hélas pas, de reste. Il y a quelques mois, un adolescent fut égorgé par un autre de son âge, à la lumière d’un réverbère public, sous le regard de passants indifférents. Mobile : la jalousie.

Il y a trois jours, vers onze heures, deux jeunes « djenks » se bagarrent, au carrefour Neteg. Enjeu de la dispute : une barre de « tioumpaya » ; soit, en jargon toxicomane, un peu de haschich. L’un des protagonistes tire son poignard et en assène plusieurs coups à l’autre qui s’écroule et meurt. Alertée, la police se rend sur place, après avoir informé  les autorités. Le routinier constat accompli, le présumé meurtrier, un récidiviste notoire, est coffré sans tarder. Au cours de son audition, il reconnaît son forfait. La reconstitution du meurtre a eu lieu le Jeudi 30 Janvier. Le lendemain, l’accusé a été déféré au Parquet de la wilaya-Sud de Nouakchott puis, écroué, le même jour, à la prison civile de Dar Naïm.

Un forcené sème la terreur

Grand brouhaha, samedi 2 Février, vers dix heures, au marché SOCIM, face à la mosquée marocaine. Comme à l’accoutumée, vendeurs ambulants, vendeuses à l’étal, boutiquiers, clients et passants s’agitent en grand vacarme. Comme à l’accoutumée, un gros embouteillage, provoqué par les camions qu’on décharge, bloque la circulation. Mais, soudain, voici qu’un jeune homme, armé d’une machette, les yeux injectés de sang, se précipite vers un groupe de vendeuses et les menace. Affolées, les femmes crient et s’enfuient en tous sens. Le malfaiteur parvient à en rattraper quelques-unes. Pointant son arme, sans se soucier nullement de la foule qui l’entoure, il leur ordonne de lui donner tout leur l’argent. Une dizaine d’hommes le maîtrisent et le désarment. On remarque alors son haleine, puante d’alcool. Une voiture du commissariat de police de Tevragh Zeina 1 vient l’embarquer au commissariat.

« Lehnech » refait surface

Le quartier limitrophe du marché Capitale, jusqu’aux alentours de la Polyclinique, abrite nombre de boutiques de vente en gros de denrées de première nécessité. Voleurs et pickpockets y sont souvent aux aguets et dérobent, à la moindre occasion, tout ce qui passe à leur portée. Certains  réussissent à se faire engager comme manœuvres dans ces boutiques et multiplient ainsi les opportunités de vols. Au final, ce sont carrément des bandes entières de voyous qui passent la journée en cette zone, avant de rentrer, le soir, chez eux, avec un butin généralement garni. Parmi ces malfaiteurs, il y en a de  fameux, comme « Boudou », réputé capable de pénétrer par n’importe quelle ouverture, aussi étroite soit-elle. Un autre de ceux-là, « Lehnech » (serpent) vient d’être relâché de prison. Son sobriquet lui vient de la même capacité à se faufiler partout. Il lui est même arrivé de creuser des tunnels, pour entrer dans les magasins. Entre 2011 et 2014, il en cambriola un grand nombre, en cette zone, avant de se faire coffrer par des agents de l’ancienne Brigade de Recherche du Banditisme (BRB) et de se retrouver en prison.

Mosy

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

L’insécurité dans les écoles de Nouakchott

Faits divers: L’insécurité dans les écoles de NouakchottUn climat d’insécurité règne dans la plupart des établissements scolaires de notre capitale. Les responsables scolaires et ceux des parents d’élèves, conscients du danger, n’ont cessé de tirer la sonnette d’alarme, pour mettre les autorités devant leur responsabilité.

Las ! Celles-ci ont toujours fait la sourde oreille, malgré la quasi-généralisation du phénomène. Rares sont les établissements scolaires où la drogue et autres stupéfiants ne sont pas distribués. Si la matière blanche n’est pas vendue, de main à main, entre les élèves, elle l’est sous le couvert de vendeurs et vendeuses à l’étal.

Entre les années 2005 et 2008, on a même constaté que les filières de drogues opéraient des distributions gratuites, en plusieurs écoles de la ville, provoquant une augmentation sensible du nombre de toxicomanes en milieu scolaire.

Aujourd’hui, les bagarres entre jeunes voyous sont quotidiennes, dans les lycées et collèges d’Arafat, Toujounine, El Mina, Sebkha, Teyaret et Riyad. L’administration des écoles n’en peut plus. Les malfaiteurs viennent se mélanger aux élèves, pendant la récréation, pour voler les filles et les garçons les plus faibles.

Chaque jour, des téléphones et porte-monnaie sont dérobés. Il y a quelques mois, le collège Riyad 1 a connu une violente bagarre qui provoqua l’arrêt des cours et la fuite du chef de l’établissement, ainsi que de la plupart des enseignants. Une bande de jeunes récidivistes avait opéré une descente pour régler des comptes avec des voyous, élèves en cet établissement.

Un drame aurait certainement eu lieu, n’eût été le courage d’Ahmedou Tabeid, directeur des études. Lorsque son patron et sa suite prirent la poudre d’escampette, il encouragea deux surveillants à rester avec lui pour faire face à la d’autant plus dangereuse situation qu’alertées, les autorités départementales avaient exprimé leur incapacité de venir au secours des élèves attaqués par une horde de délinquants armés de machettes et poignards…

Le vaillants directeur des études et ses deux compagnons s’armèrent de gourdins et firent face aux assaillants, leur faisant croire que la police était en route pour les mater. Subjugués par ce courage, beaucoup d’élèves se décidèrent à rejoindre le front des trois héros, provoquant aussitôt la fuite des bandits. Notre bonhomme s’employa alors à ramener tous les élèves dans les classes, avant de contacter les professeurs pour leur demander de revenir à leur poste.

Le directeur, lui, n’y consentit que le lendemain. Une semaine plus tard, le hakem de Riyad convoquait tous les chefs d’établissement d’enseignement, pour leur demander de ne plus lui soumettre aucun problème d’insécurité. « Débrouillez-vous », leur dit-il, « l’Etat ne peut pas sécuriser toutes les écoles ».

Certains établissements sont obligés de recruter des agents de sécurité, sur les comptes particuliers des directeurs. Au collège arabe, par exemple, la plupart des garçons sont des délinquants. La directrice, une femme, a dû recruter un surveillant retraité, à ses propres frais, pour pouvoir « tenir » ces djenks.

Au collège d’El Mina 4, c’est également sur sa propre poche que le directeur a engagé deux hommes de sécurité du quartier. Depuis, son établissement vit en paix. Aucune bagarre n’y a lieu. Aucun braquage ni vol n’y sont plus signalés. Les deux « anges gardiens » accompagnent leur patron à la descente, jusqu'au goudron, car la route n’est point sûre.

Les fameuses écoles privées El Islah du Carrefour ont connu pas mal de braquages, agressions, vols et bagarre, les années passées. Mais, tout dernièrement, ce fléau s’est notablement atténué car le directeur a engagé un service de sécurité dont Bakar, le fameux « homme au gourdin », qui prend aussitôt à partie et moleste tout visiteur suspect. Des complices se manifestent-ils ? Les autres agents de sécurité, tous anciens policiers ou gendarmes, accourent pour les arrêter et les conduire à la police.

A l’école-pilote d’Arafat, des enfants non scolarisés rôdent, en permanence, autour de l’établissement, guettant la moindre occasion de délester les petits élèves, surtout les filles, des biscuits et gâteaux que ceux-ci tiennent dans leur sac, pour se sustenter à la récréation.

C’est souvent à ce moment que les garnements sautent le mur, pour pénétrer dans la cour, s’emparer du contenu de quelques sacs et asséner quelques coups à ceux ou celles qui s’aventurent à jouer les héros, avant de repasser le mur et disparaître. Un de ces voyous, auteur de nombreuses agressions, s’est fait piéger et arrêter par le directeur de l’école.

Des vendeuses à l’étal installées à l’entrée de l’école sont alors intervenues, criant à l’innocence du gamin, « bien connu de tout le quartier ». Et d’accuser le directeur de racisme.

Celui-ci relâcha son prisonnier, tout en menaçant de le remettre à la police, s’il récidivait. Ce dont il ne s’est d’ailleurs d’autant moins gêné, soutiennent des parents d’élèves, que sa maman est toujours là pour le défendre.

Pire encore, des viols et des meurtres ont été commis au sein même d’établissements scolaires. Celui perpétré au collège Dar Naïm 2 est encore dans les mémoires. Il y a quelques années, de jeunes criminels y étaient venus assassiner, à coups de couteau, un jeune élève devant l’établissement, au vu et au su de tous.

Il y a deux mois, un malfaiteur étranger tenta de braquer la directrice, tunisienne, d’une école privée à Tevragh Zeina. Informé par son compatriote et complice, alors gardien de l’école, que la responsable était allée tirer une grande somme d’argent, à la banque, le bandit se posta, armé de machette, pour la braquer dès son retour.

C’était sans compter sur la bravoure de Sid’Ahmed, le surveillant. Celui-ci se battit avec lui, fut blessé mais réussit, tout de même, à neutraliser l’assaillant bientôt coffré, par la police, avec son complice.

Mosy
Source : Le Calame (Mauritanie)

Son voleur a failli être son beau frère

Son voleur a failli être son beau frèreLa vérité finit toujours par éclater et le mensonge n’est qu’une mauvaise monture. Abderrahmane B est depuis quelques jours en prison, pour usurpation de nom à des fins matrimoniaux et délivrance d’un faux chèque comme dot.

Il avait voulu tromper la sincérité de la famille de Brahim S, agent de sécurité de la société TSS et il se retrouve en taule, sans dommage pour la victime qu’il comptait consommer sur le lit de la concussion. Abderrahmane B avait aperçu une jolie fille dans la boutique « Djimbo » d’El Mina et s’en rendit fou.

Tout chez elle l’avait foudroyé, une beauté rare, une peau chocolat, une figure ovale admirablement bien dessinée, des cheveux bruns et une forme à faire damner le diable. Il la suivit sans qu’elle ne s’en rende compte et put ainsi découvrir la maison où elle habite. Il retourna chez lui et prépara ses filets avant de se rendre dans la maison où la jeune fille avait pénétré.

Sur place, il s’aperçut que la maison ne contenait que la fille et une vieille femme qui devrait sans doute être sa maman. Après s’être présenté comme officier de l’armée, le voilà accueilli à bras ouverts, prié qu’il fut de s’installer dans le salon. Abderahmane ne passa pas par quatre chemins pour déclarer sa flamme et ses intentions.

Cette jeune fille, il la voulait en mariage, dans la semaine même ! Ses désirs ne semblaient pas rencontrer de grands obstacles devant une femme manifestement sans ressources, mais surtout qui avait été subjuguée par la prodigalité de son hôte, qui, en entrant dans le salon, avait remis à la jeune fille une liasse de billets de banque pour la préparation d’un tajine et de thé.

Peu avant le crépuscule, alors que la fille et sa maman avaient accepté la demande de leur hôte et que rendez-vous avait été pris pour le week-end suivant, Abderrahmane se mit à prendre congé de sa compagnie, non sans lui remettre une nouvelle liasse.

C’est alors qu’arrivé Brahim S. Sans crier gare, il sauta sur l’homme et des coups de poings pleuvaient de part et d’autre. Affolées, les deux femmes, qui n’y comprenaient rien, se mirent à crier au secours, ameutant les voisins. Une fois le calme revenu, la vérité fut dite : les deux hommes s’étaient rencontrés la veille et avaient d’ailleurs échangé des coups.

C’était quand, de service devant la maison d’un expatrié, le vigile avait surpris Abderrahmane en flagrant délit de cambriolage. Celui-c- avait échappé à l’empreinte, non sans emporter avec lui son butin. Depuis, des recherches avaient été effectuées pour le retrouver, en vain.

Le hasard avait fait les choses : le voleur avait été retrouvé et conduit à la police. Au grand dam de la mère de logis qui a rêvé un moment, avoir trouvé le gendre qui la sortirait de sa situation.

Ahmed. B
Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

Nouadhibou : décès d’un pompier par asphyxie

Nouadhibou : décès d’un pompier par asphyxieUn agent de la protection civile est décédé lundi à Nouadhibou victime d’asphyxie alors qu’il participait à une intervention des pompiers pour éteindre un incendie qui s’est déclaré dans un entrepôt au port de la pêche artisanale.

Le correspondant de Sahara Media à Nouadhibou rapporte que le défunt avait inhalé une importante quantité de fumée lors de l’intervention des sapeurs-pompiers et qu’il avait été transporté à l’hôpital de la ville où il décéda quelques heures plus tard.

Selon notre correspondant, citant des collègues du défunt celui-ci souffrait d’insuffisance respiratoire qui s’est par la suite compliquée lors de la lutte contre l’incendie.

Celui-ci qui s’est déclaré dimanche soir dans un dépôt du port de la pêche artisanale a entraîné des dégâts matériels importants.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

Le Calame - Les présumés meurtriers du boutiquier coffrés

Faits divers… Faits divers… Faits divers…La zone des vieux quartiers du Ksar connaissait une période de calme relatif, depuis quelques mois. Après la mort du jeune Ould Ali Jean dont le responsable, Ould Moine, a été acquitté par le tribunal, aucun meurtre n’y a été déploré, jusqu’à la semaine dernière.

Vers trois heures du matin, Cheikh Bouttar Ould Ndeila, un jeune boutiquier originaire de l’Est mauritanien, était brutalement réveillé par une bande de malfaiteurs, alors qu’il somnolait tranquillement dans son échoppe, en compagnie d’un ami. Après avoir enfoncé la porte, les bandits l’entouraient, avec, chacun, une machette en main.

« Montre vite où tu gardes l’argent et les cartes de recharge ! », lui ordonnent-ils. Le jeune homme tente de résister. Les coups pleuvent aussitôt, tandis que parvient à fuir, légèrement blessé, son compagnon. Une fois leur forfait accompli, les criminels s’engouffrent à bord d’un véhicule volé dans le quartier et disparaissent…

La police ouvre une enquête. C’est le commissariat du Ksar 1 qui la prend en main, épaulé par des agents de la fameuse BRB. Un premier indice – la plaque d’immatriculation de la voiture volée – conduit les enquêteurs sur la piste d’un premier suspect, El Houssein, âgé de seize ans et connu des fichiers de la police. Il a été arrêté au quartier Dubai. Adnan, un autre mineur, est coffré quelques heures plus tard à Teyaret.

Bezeid, âgé, lui aussi, de 16 ans, est arrêté deux jours plus tard, à Nouadhibou, en compagnie de son complice Yacoub, âgé de 20 ans. Quant à El Hassan, le chef du gang, il demeure en cavale, malgré les recherches menées par la police. Les quatre présumés meurtriers ont avoué avoir tué le boutiquier. La reconstitution du drame a eu lieu, en présence des autorités, le samedi 20 Janvier.

Les trois maniaques

Le crime se divise, classiquement, en trois catégories. Le crime « professionnel », commis par des gangs ou des malfaiteurs rompus à la violence et au sang. Ils les commettent pour soutirer de l’argent ou autres profits matériels… Le crime « spontané » le plus souvent suite à une bagarre ou un combat. La troisième catégorie relève du sadisme. Ce type de crime est commis par des maniaques, malades mentaux ou débiles qui trouvent plaisir à faire souffrir autrui.

Trois de ces derniers crimes ont particulièrement ému Nouakchott. Deux de leurs auteurs sont actuellement sous les verrous, tandis que le troisième réussit encore à échapper aux mailles de la police. En 2007, un taximan violait et battait une quinzaine de femmes à Nouakchott. Sa cavale dura quelques mois.

Ce ressortissant du Gorgol fut démasqué grâce aux témoignages de quelques unes de ses victimes. En 2008, un autre maniaque ciblait les femmes gardiennes dans les zones éloignées de la ville. Après en avoir violé et tué plusieurs, il fut identifié, trois mois plus tard, et coffré.

Depuis 2005, un autre sadique cible les fillettes de moins de dix ans, pour les étrangler jusqu’à leur faire perdre connaissance, avant de les violer et fuir. Il a fait des dizaines de victimes, partout à Nouakchott.

En 2008, il atteignit le comble de l’horreur, en violant F. M., un bébé d’un an et demi. Agée aujourd’hui de onze ans et demi, la gamine continue de souffrir des séquelles du viol commis par ce monstre. La police n’a pu, à ce jour, en dresser un portrait-robot car ses victimes sont en bas âge.

Mosy
Source : Le Calame (Mauritanie)