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Faits Divers en Mauritanie

Une femme et ses filles braquées

Cela fait des années que l’Est de Nouakchott – surtout Toujounine -  n’est plus une villégiature de tout repos pour ses habitants. Des bandes de malfaiteurs y sévissent, en dépit des nombreuses patrouilles de la gendarmerie et de la police. Le taux de la criminalité y est un des plus élevés, notamment dans les quartiers Charé Aziz, N’beyet Achra et Leegueila, les moins sûrs la nuit. Chaque jour emporte son lot de crimes et délits et les violons de ses commissariats sont le plus souvent  bondés.

Quartier Bil Wajhar, il y a quelques jours vers vingt heures, un père de famille quitte sa maison pour la mosquée voisine. Le voici à peine éloigné qu’on frappe à la porte. Âgée de seize ans, la fille aînée ouvre l’huis. Trois « djenks » enturbannés font irruption. Pointant des poignards, ils referment aussitôt la porte d’entrée, intimant l’ordre à la femme et ses enfants de ne pas broncher. « Passe-nous vite l’argent, les téléphones et les habits de valeur ; sinon, on te tue et viole tes filles ! » Effrayée, la femme s’exécute aussitôt. Elle leur remet une grosse somme, quelques téléphones et des boubous de bazin. Les truands se retirent sur la pointe des pieds, sans manquer de réitérer leur décision d’accomplir leurs menaces, si quiconque émet le moindre bruit. Informé dès son retour de la prière, le père part illico faire sa déclaration à la police qui envoie des éléments dresser un constat et interroger les victimes. La famille est plus tard informée que leurs agresseurs sont de jeunes charretiers qu’on voit d’habitude se présenter de jour, sous prétexte d’évacuer les ordures ménagères ; en fait dans le but de découvrir l’intérieur des maisons avant de planifier leur pillage. Aux dernières nouvelles, ces bandits n’ont toujours pas été arrêtés.

Le chef de la bande accusée de viol relâché

Il y a deux semaines, une bande forçait un domicile particulier au quartier Carrefour, à une heure tardive de la nuit. Ces truands ligotaient tout d’abord le père de famille, avant de se relayer, un à un, à violer son épouse, sous ses yeux, puis de s’éclipser après avoir enfermé et  bâillonné le couple.  Celui-ci finit par se libérer et court porter plainte. La police ouvre une enquête qui ne tarde pas à porter fruit. Cinq suspects sont coffrés et confrontés avec les victimes qui en reconnaissent certains. Celui qui semble le chef est un élément de la sécurité routière déjà lourd d’antécédents judiciaires. La police les défère, la semaine suivante, au parquet du tribunal de la wilaya de Nouakchott-Sud. Mais une source digne de foi nous affirme que le chef de la bande aurait été relaxé le jour même, sur intervention d’une personne influente qui essaierait de surcroît et « par tous les moyens », précise la même source, de faire relâcher les quatre autres écroués. Rappelons que plusieurs autres criminels, y compris des tueurs, furent par le passé relâchés sans problèmes, suite à des interventions de personnes haut placées.

Mosy

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Tiris Zemour : arrestation du chef d’un important réseau de trafiquants de drogue

Tiris Zemour : arrestation du chef d’un important réseau de trafiquants de drogueSahara Médias - La gendarmerie nationale, dans la wilaya de Tiris Zemour a interpellé, il y a quelques jours, l’un des plus importants barons de la drogue dans la région et ouvert une enquête avant de le remettre entre les mains de la justice.

Selon les sources de Sahara Medias l’armée mauritanienne avait intercepté auparavant des véhicules appartenant à cet individu suspectés de transporter de la drogue mais certains de ces véhicules ont pu s’échapper.

Le suspect a été arrêté, il y a trois jours, à son arrivée à son domicile dans les environs de la ville de Bir Moghrein dans l’extrême nord-est de la Mauritanie.

Selon toujours nos sources les gendarmes ont découvert des quantités de drogue à bord du véhicule de l’intéressé et l’ont conduit ensuite à la brigade de gendarmerie.

Les services sécuritaires mauritaniens estiment que la personne interpellée est l’un des plus importants trafiquants de drogue dans la sous-région.

De larges espaces du territoire mauritanien connaissent de temps à autre des poursuites engagées par l’armée mauritanienne contre des trafiquants de drogue, qui opèrent dans cette région de passage vers les marchés européens.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

Le présumé meurtrier de Riyad coffré

La banlieue Sud de Nouakchott a toujours été considérée comme une zone à haut risque. Le taux de la criminalité y est très élevé. Les violons des trois commissariats ne désemplissent jamais. La majorité des délinquants et malfaiteurs de la ville est issue des PK ou de Riyad mais la plupart préfèrent éviter d’opérer en ces lieux où ils ont vécu depuis l’enfance. Rares ceux qui osent s’y aventurer tard dans la nuit.

Un matin de la semaine passée, le cadavre d’une cinquantenaire est découvert par ses voisins.  Tout à la fois enseignante de Coran et guérisseuse, Mariem vivait seule et sans problèmes. Après le constat du substitut du procureur du tribunal de Nouakchott-Sud et des autres autorités, sa dépouille est transférée à la morgue de l’hôpital de l’Amitié pour y subir une autopsie. Les résultats révèlent que la pauvre femme a été violée puis étranglée et poignardée au cou.

La police ouvre une enquête. Quelques jours plus tard, ses agents interrogent plusieurs récidivistes. L’un d’eux ouvre une piste qui mène à un certain Yéro Amadou Diallo. Appréhendé le jeudi 2 Janvier au quartier El Mensiya du PK 13, celui-ci est aussitôt conduit au commissariat pour être auditionné. Selon une source de la police, il ne tarde guère à cracher le morceau, avouant avoir connu la victime lorsqu’ils étaient voisins, il y a quelques années. Il savait qu’elle gardait chez elle beaucoup d’argent que lui procuraient ses disciples et avait planifié son coup, une fois déménagé du voisinage.

Quelque temps plus tard, l’ancien bagnard pénètre, de nuit, au domicile de sa victime. Il la bâillonne, la ligote, abuse d’elle, lui met ensuite une corde au cou, l’étrangle, avant de lui porter enfin le coup de grâce en lui trouant la gorge. Puis il s’empare de tout ce qu’il peut emmener : argent, téléphones, bijoux, habits… Il était sur le point de s’enfuir au Sénégal quand a débarqué la police, alertée par les aveux de sa femme gardée à vue pendant deux jours. La reconstitution du meurtre s’est tenue le samedi 4 Janvier au soir. Le présumé meurtrier sera déféré ultérieurement au tribunal de Nouakchott-Sud, affirme une source digne de foi.

Le dispensaire de la drogue

Le fameux pénitencier de Bir Mogreïn, à l’extrême Nord du pays, fut établi pour recevoir le surplus de bagnards de droit commun que les prisons de nos grandes villes du pays ne peuvent plus loger. Depuis sa fondation, il en a reçu, en sus des condamnés des régions du Nord, deux caravanes de plus de deux cents chacune, tous assujettis à de lourdes peines, certains à perpétuité, d’autres encore à mort, comme Ahmed « Kalach » ou les assassins de la petite Zeïnabou. Les peines du dernier lot varient entre sept et quinze ans. Les seuls prisonniers en détention préventive sont ceux du Trésor avant leur jugement.

Loin de toute vie humaine, n’ouvrant qu’au désert et à la soif mortelle, le lieu décourage toute idée d’évasion physique. Les sources d’évasion « virtuelle », drogue et ses diverses substances, y semblaient tout aussi introuvables, au grand dam des toxicomanes. Jusqu’à une récente découverte, cette semaine, prouvant que les dealers sont décidemment imbattables.

Les autorités carcérales avaient remarqué un nouveau type de cigarette qui semblait fort recherché par les prisonniers. Curieux, un garde en saisissait une et ses supérieurs la faisaient analyser… pour découvrir qu’elle contenait bel et bien de la poudre blanche ! Mais comment celle-ci parvenait-elle à pénétrer en telle enceinte isolée de  tout ? Une enquête discrète était ouverte et finit par établir que c’était le plus souvent au retour d’une visite médicale que les bagnards malades ou prétendus tels se voyaient pourvus de telles cigarettes. La gendarmerie perquisitionne alors au dispensaire, interroge tout le monde…et découvre de grandes quantités de drogue planquées dans des cuves d’eau ! Une ou deux personnes soudoyées par les dealers officiaient au centre de santé. Avec quelle(s) complicité(s) ? C’est ce que cherchent encore à savoir les enquêteurs.

R.A.S au 1er Janvier 2020 !

Les fêtes de fin d’année, c’était toujours un pic d’insécurité à Nouakchott. Braquages, agressions, vols et viols se multipliaient en cette nuit de gala. Ivres pour la plupart, des centaines de jeunes dépravés passaient la nuit à circuler partout dans la ville, en quête d’« ambiance ». Une occasion d’or pour les  malfaiteurs de profiter de la pagaille et  voler, braquer, violer, à tout va. Mais, cette année, les autorités ont pris les devants, dispersant les attroupements et les soirées dansantes, au grand dam de la jeunesse. Chaque zone de la ville  fut quadrillée par un corps des forces de l’ordre : la police à la wilaya-Nord ; la gendarmerie à celle de l’Est et la Garde au Sud. Bilan : aucun incident n’a été déploré, Al hamdoulillahi ! Un tel climat de sécurité restera-t-il de mise ? On l’espère de tout cœur…

Mosy

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Dar-Naim : un incendie provoque la mort de quatre enfants

Dar-Naim : un incendie provoque la mort de quatre enfantsAl-akhbar - Quatre enfants issus d’une même famille ont péri mercredi 8 janvier courant à l’aube, à la suite d’un incendie qui s’est déclenché dans leur cabane, sise dans la moughataa de Dar-Naim, relevant de Nouakchott Nord.

Il s’agit de trois filles et d’un garçon âgés de 3 à 11 ans, ont révélé des sources familiales, selon lesquelles, les causes du drame n’ont pas encore été identifiées, même si certains suspectent un court-circuit électrique.

Le Hakem de la moughataa et le maire de la commune se sont rendus au lieu du drame pour compatir avec la famille éplorée et lui exprimer leurs condoléances.

Les parents des enfants décédés travaillent dans le gardiennage, indique-t-on.

Par Al-akhbar,
Traduit de l’Arabe par Cridem
Source : Al-akhbar (Mauritanie)

Drame à Riyad : des voleurs tuent une septuagénaire

Al-akhbar – Des voleurs ont tué lundi matin 30 décembre courant avant l’aube, dans la moughataa de Riyad à Nouakchott, une septuagénaire répondant au nom de Mariem Mint Mane.

La dépouille de la femme tuée, qui vivait en solitaire se trouve actuellement à l’hôpital de l’amitié, en attendant l’autopsie.

Le procureur de la république a constaté le décès, indique-t-on.

Par Al-akhbar,
Traduit de l’Arabe par Cridem

Source : Al-akhbar (Mauritanie)

 

 

Un père de famille blessé par des malfaiteurs

Nous avons de cesse de le répéter : la zone Sud-est de Nouakchott est une des moins sûres et des plus dangereuses de Nouakchott. Il est vraiment risqué de s’aventurer la nuit dans El Vellouja, Mellah et Tarhil. Tout genre de crime y est commis, presque quotidiennement. Des bandes de délinquants et criminels y opèrent sans se soucier des autorités qui fournissent pourtant  d’énormes efforts à sécuriser les citoyens. Vols, cambriolage, viols, braquages et agressions sont monnaie courante en ces quartiers éloignés du centre-ville. Des dizaines de personnes furent poignardées au cours des mois passés à Mellah. Un aliéné mental y tenta d’égorger un gosse. Heureusement, on put intervenir à temps, sauvant celui-ci de justesse.

Non loin du fameux stade dudit quartier, une famille dort paisiblement vers quatre heures du matin, en ce dimanche 15 Décembre, quand le père est réveillé en sursaut par le fracas de la porte d’entrée qu’on force. Quatre gaillards au teint foncé armés de machettes et poignards font soudain irruption dans la maison. Infligeant au père quelques blessures, heureusement légères, à l’épaule et au bras, pour le tenir en respect, ils font ensuite le tour des chambres, s’emparent de tout ce qu’ils peuvent emmener et disparaissent dans l’obscurité. Vers six  heures du matin, le père de famille victime s’en va porter plainte au commissariat de police Toujounine 4.

Un épicier braqué

Toujours à Mellah, vers trois heures du matin du même weekend, une épicerie du secteur 2 est encore ouverte. L’épicier et son aide somnolent en l’attente d’éventuels clients, toujours possibles en veille de jours fériés. Tiens, voici une voiture qui s’arrête à l’entrée. Trois jeunes hommes de teint clair en descendent. Au moment de pénétrer dans la boutique, chacun d’eux sort une machette. « Qui bouge  meurt ! », menacent ils. Glacés de peur, l’épicier et son second ne bronchent plus. Les trois bandits vident le tiroir et s’emparent d’un gros lot de cartes de recharge, avant de déguerpir en toute hâte. Le pauvre épicier referme aussitôt les portes de son commerce. Le lendemain, il part à la police. La bande a commis d’autres agressions la même nuit. Aux dernières nouvelles, elle court toujours.

Le tir de Tevragh Zeïna est sans fondement

Samedi 14 et Dimanche 15 Décembre, des sites électroniques d’information publient une dépêche urgente obtenue, affirment-ils, ‘’de sources dignes de foi’’ une femme a tiré sur son mari avec pistolet de son neveu gendarme. Elle accuse son conjoint d’avoir épousé une seconde femme à son insu. Le tir aurait blessé le mari.

Nous avons contacté plusieurs sources de la police à Nouakchott pour vérifier l’info : aucune  n’est au courant d’une telle affaire. À commencer par la brigade des recherches du banditisme (BRB) du commissariat spécial de la police judiciaire qui doit être automatiquement et immédiatement informée de tout crime perpétré à Nouakchott, afin d’en préparer l’enquête. Bref, cette histoire est dénuée de tout fondement. L’opinion ne cesse d’être intoxiquée par de telles fausses informations relayées trop hâtivement par des media avides de scoop.

Dommage pour la crédibilité et la déontologie de notre profession ! Prendre juste ce qu’il faut de temps pour vérifier – et c’est très simple – la véracité d’une information avant de la publier ne coûte pas grand chose et l’on perd bien plus à se précipiter.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Décès de trois hommes d’affaires mauritaniens dans un accident de la route

Décès de trois hommes d’affaires mauritaniens dans un accident de la routeSahara Médias - Trois personnes sont décédées dimanche dans un accident de la route alors qu’ils revenaient de la ville de Zouerate. Selon le correspondant de Sahara Medias à Zouerate les victimes sont trois hommes d’affaires qui se rendaient dans cette ville pour un voyage d’affaires auprès de la société nationale industrielle et minière.

L’accident qui a couté la vie à trois personnes en plus de deux blessés dont le chauffeur est intervenu à 100 kilomètres au nord de la capitale.

Selon le correspondant de Sahara Medias la délégation était forte de six personnes dont deux avaient choisi de revenir à Nouakchott par le vol de la MAI.

Selon d’autres sources les hommes d’affaires faisaient partie du groupe « RAJA » présidé par l’homme d’affaires Zein El Abidine O. Cheikh Ahmed, président de l’union du patronat mauritanien.

Cette délégation était en prospection auprès de la SNIM en perspective d’un partenariat avec cette société et elle avait effectué des visites dans plusieurs sites de la société tout au long de la semaine.

Elle se proposait d’identifier les besoins de la SNIM dans le domaine des pièces détachées et autres équipements utilisés par la société.

Le groupe « REJA » voudrait faire des offres à la SNIM à chaque fois qu’elle lançait un appel d’offres pour l’acquisition d’équipements et moyens techniques.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

 

Tentative de parricide

Faits divers… Faits divers… Faits divers…On croyait la criminalité à Nouakchott à son comble. Le caractère inédit du tout récent drame suivant doit, hélas, nous en détromper. Quartier poteau 19 vers quatorze heures, un homme sort titubant d’une petite villa. Il tombe dans la rue, saignant du thorax et du bras.

Il fait signe aux voitures et aux passants pour qu’on lui porte secours. Aucune voiture ne s’arrête et les passants ne semblent pas remarquer qu’il saigne abondamment. Enfin, quelques badauds s’attroupent et, constatant la gravité de son état, hèlent les automobilistes.

Finalement, l’un d’eux accepte, compatissant, d’embarquer le blessé et lui propose de l’amener à l’hôpital mais l’homme préfère aller à la clinique El Avia du Carrefour, « dirigée par mon parent », explique-t-il. Là-bas, les médecins constatent qu’il a été poignardé à deux reprises et qu’une des blessures semble profonde.

Le poumon a été touché, établit la radiographie. Aussi évacue-t-on le blessé aux urgences de l’hôpital cardiologique avant de l’y placer en réanimation. Le même jour, la police interpelle sa femme et ses deux filles : W.B. et M. B., dernières personnes en sa compagnie aux alentours du drame.

Lorsqu’il reprend connaissance, O.B., le blessé, est interrogé par les policiers. Divorcé de la mère de ses deux filles, il y a plus d’une année, il s’inquiétait, déclare-t-il, du peu d’importance que la maman donnait à leur éducation, notamment morale, et lui avait demandé de les lui confier. Devant son refus, il avait fait appel au cadi qui promulguait un jugement mettant les deux filles à disposition de leur père.

Comme il ne s’est pas encore remarié, celui-ci loue une chambre non loin du domicile de son ex-femme et, surveillant maintenant mieux le comportement de ses enfants, entreprend de réprimander toute sortie nocturne injustifiée.

La réaction de la mère est de dresser ses filles contre leur père. Manques de respect et déplorables comportements en sa présence se multiplient au point qu’il envisage sérieusement de les séparer de leur mère, « vraiment pas respectable », dit-il.

Le jour du drame, une de ses filles l’appelle au téléphone en l’invitant à déjeuner chez la maman. Mais à peine entré, le voici poignardé par chacune des deux demoiselles ! Avaient-elles vraiment l’intention de le tuer pour rester avec leur mère et vivre leur vie ? Une telle folle idée si peu soucieuse des conséquences fait frémir.

Cela n’a en tout cas empêché le papa de se rendre au commissariat, dès sa sortie de l’hôpital avant-hier, pour les faire libérer.

Le faux médecin

Les réseaux sociaux et les sites électroniques d’information parlent, ces jours-ci, d’un prétendu médecin exerçant au service urologie de l’hôpital Cheikh Zayed. Sympathique, Taher est aimé de tous les patients, tant son bon comportement le distingue.

Mais les étudiants qui l’ont côtoyé en Algérie affirment qu’il n’y fut jamais inscrit en fac de médecine mais plutôt dans une école d’ingénieurs. Cependant son amour pour la médecine est réel et c’est pour cela qu’il s’est présenté en telle enseigne. « Il est intelligent et s’acquitte fort bien des soins primaires », reconnaît un médecin du service.

Cela nous rappelle l’épopée du faux médecin des années quatre-vingt-dix. Un certain Mohamed ould Bahou présentait, au dispensaire de Boutilimitt, une note de service en bonne et due forme, signée par le ministère de la Santé, le nommant médecin-chef de la localité.

Trois mois durant, il s’emploie à distribuer et vendre beaucoup de matériel de valeur entreposé dans les magasins du dispensaire, avant de quitter la ville sans être démasqué. Deux mois plus tard, le voilà à Guérou. Encore en médecin-chef ! Mais, cette fois, la gendarmerie va découvrir assez tôt le pot aux roses et le coffrer. On apprend alors sa véritable identité : Mohamed Ould Moihimmid.

Un repris de justice condamné à maintes reprises pour faux et usage de faux. Il détient des dizaines de cachets et des réserves de papiers à en-tête de toute l’administration du pays, ainsi que toutes sortes de faux diplômes. Sitôt hors de prison, l’escroc n’a cessé de reprendre et diversifier ses arnaques… jusqu'à nos jours.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Après l'assassinat de deux Mauritaniens par le Polisario, la population s'indigne

Après l'assassinat de deux Mauritaniens par le Polisario, la population s'indigneLe360 Afrique - Mis à part l'indignation des internautes, le silence prévaut en Mauritanie de la part des autorités du pays, après l’annonce par un média mauritanien, de la mort de deux orpailleurs, tués par des éléments du Polisario au Nord de Zouérate. L'attaque a également fait un blessé.

A l'après midi d'hier, lundi 9 décembre, aucune réaction officielle n’a encore été émise. Toutefois, El Arbi Ould Moulaye, orpailleur natif de la région de Zouerate, qui connaît parfaitement la zone et l’activité, rappelle «que ce genre d’incidents malheureux est fréquent sur toutes les frontières au Nord, à l’Est et au Sud.

Toutefois, dans le cas du Nord, il faut savoir que parmi les individus sur le terrain, on retrouve toutes les catégories d’activités licites, illicites et mêmes celles relevant du crime organisé et transfrontalier (trafics en tous genres, terrorisme…).

Il faudrait savoir les conditions dans lesquelles s’est produit le drame de dimanche soir [des tirs délibérés, ou des véhicules se renversant au cours d’une course-poursuite, Ndlr] pour éventuellement donner un avis».

Pour cet orpailleur, cette zone est très dangereuse. «J’ai toujours mené l’activité d’orpaillage mais en évitant soigneusement de sortir du territoire mauritanien pour ne pas exposer ma vie. Ce qui n’est pas le cas de tous les individus exerçant la même activité, qui se rendent souvent dans des zones ou se trouvent des éléments du Polisario ou en franchissent la frontière algérienne».

Interrogé sur les difficultés à identifier ces frontières, il répond en connaître les délimitations, ce qui lui permet d’éviter les risques d’aventure. ce qui n'est pas le cas pour tous le monde.

Outre la mort des trois Mauritaniens, le Polisario a également «immobilisé 16 véhicules appartenant à des orpailleurs mauritaniens. Il exige le versement d’une taxe de 300.000 ouguiyas anciennes par voiture, pour relâcher les véhicules confisqués», selon le site Sahara médias.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes interpellent les autorités, toujours silencieuses sur cette tuerie.

«Nous avons besoin de quelque chose de clair. C’est dans cette zone que se rendait l’ancien chef de l’Etat tous les 7 mois», lance un internaute.

Un autre commentateur déplore «le silence de la presse officielle» et explique les risques pris par les orpailleurs par la situation difficile que traversent les Mauritaniens avec notamment un «chômage qui ravage la jeunesse».

Un autre orpailleur «parle de la fièvre de l’or, comme au Far West, au moment où le régime de Ould Abdel Aziz voulait détourner les Mauritaniens du pillage grandeur nature des deniers publics organisé autour du Trésor public et de la Banque Centrale. Il fallait leur donner un os à ronger».

D'où l'ouverture de l'orpaillage à la population mauritanienne par l'ancien régime sans que l'activité ne soit orgnaisée pour éviter des drames de ce genre.

La seule chose qui semblait intéresser l'ancien régime était, en plus de détourner les Mauritaniens de la chose politique et de la situation économique du pays, les recettes que l'Etat pouvait tirer de cette nouvelle manne.

En effet, plus de 20.000 personnes se sont ruées vers l'or.

L'Etat a mis en place une taxe de 100.000 ouguiyas anciens à payer au Trésor pour l'obtention d'un agrément et appliqué un droit de douane de 300.000 ouguiyas sur le détecteur de métaux, un outil importé et indispensable à l'activité d'orpaillage.

Ce sont ainsi d’importantes recettes que cette activité a généré pour le Trésor, lors du lancement de cette activité en 2016.

Il a fallu attendre la multiplication des incidents et des arrestations d'orpailleurs mauritaniens pour que l'armée mauritanienne décide d'apporter un soi-disant encadrement à cette activité, au niveau de la frontière nord-est du pays.

Toutefois, les consignes données par l'armée sont loin d'être respectées par les orpailleurs qui s'aventurent de plus en plus en dehors des frontières mauritaniennes.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya
Source : Le360 Afrique (Maroc)

 

Un bambin héros

Jeudi 21 Novembre, vers treize heures, le carrefour Polyclinique grouille de monde comme à son habitude. Marchands, passagers de taxis, colporteurs, ouvriers et badauds se démènent dans un brouhaha incessant. L’embouteillage des nombreux véhicules qui tentent, dans une cacophonie de klaxons, de passer en tous sens des axes routiers bloque le passage des innombrables piétons. Un garçon qui semble avoir à peine dépassé la dizaine d’années traverse soudain la voie, profitant de l’arrêt brusque d’un taxi qui dépose en toute hâte un passager. L’enfant porte un sac d’écolier et manipule un téléphone portable. Mais en chemin vers le coin de la Polyclinique, le voilà brutalement accosté par un « djenk » enfumé de haschich qui lui subtilise son téléphone et s’enfuit en courant. Le gamin le rattrape aussitôt et lui attrape le poignet, tandis que le voleur enfourne illico presto le téléphone dans sa poche. « Lâche-moi ! », hurle le délinquant, en essayant en vain de se libérer de la prise. Le petit écolier le tient bien. Personne n’intervient. Ceux qui remarquent la scène la regardent en toute indifférence. Le malfaiteur tire alors un couteau 108 de sa poche et en assène un coup à l’avant-bras du garçon, avant de jeter l’arme blanche sous un véhicule en stationnement. Malgré sa blessure, le gamin maintient sa prise, le bandit se met à geindre pour se faire passer en victime. Des gens interviennent enfin et tentent de les séparer, le voyou prétend ne pas avoir blessé le gosse mais celui-ci refuse de le lâcher. Heureusement, la scène a été suivie de loin par un taximan qui récupère le couteau ensanglanté sous le véhicule et informe deux agents du GGSR qui accourent. C’est seulement à ce moment-là que le brave gamin accepte de lâcher prise. Les soldats reprennent le téléphone de la poche du bandit et le rendent à son propriétaire. Le criminel est embarqué au commissariat de police, le petit héros  soigné puis ramené chez lui à la Médina R.

Un taximan braqué et blessé

Il y a quelques jours vers vingt-trois heures, un taximan revient du PK 12 de Riyad à bord de sa Mercédès 190. Arrivé au PK 9, il est hélé par quatre hommes en boubou et turban, habillés à la mode « Douat » (prêcheurs), ce qui inspire confiance au chauffeur. Ils lui demandent de les déposer à Arafat. Au virage de l’axe Dar El Beidha, ils lui ordonnent soudain de virer à gauche. Méfiant, il fait semblant de ne pas avoir entendu et cherche à atteindre un poste de police au Sud du cimetière. Malheureusement, le poste n’est plus en place et c’est passant devant à toute vitesse que le taximan s’en rend compte. Les pseudo-prêcheurs sortent soudain leurs couteaux et le forcent à freiner. Ils le poignardent et le passent à tabac. Après l’avoir déplumé, ils prennent la fuite à bord de la Mercédès, l’abandonnant seul. Il finit par être secouru et soigné.

Deux viols entre mineurs

Dar Naïm, nous ne cessons de le signaler, reste la capitale du crime et de la délinquance à Nouakchott. Ses habitants se barricadent chez eux dès le coucher du soleil. On a constaté tout dernièrement que le nombre de viols de mineurs y a aussi grimpé en flèche. Commis par des adultes ces derniers mois, voici qu’est cependant apparu, cette semaine, un nouveau phénomène. Une fillette de quatre ans envoyée par ses parents faire des achats dans une boutique voisine est kidnappée par un gosse de quinze ans. Il l’entraîne dans une maison en ruine et abuse d’elle, avant de l’abandonner inconsciente et baignant dans son sang. Un charretier âgé de huit ans embarque une autre d’à peine deux ans sur l’axe Aziz, la viole et la laisse là. La police a heureusement pu identifier et arrêter les deux coupables.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Un jeune homme poignardé

Après une longue période d’insécurité, le quartier El Vellouja vivait ces derniers mois une paix relative. En 2016, des drogués y avaient tenté de braquer une station-service à neuf heures du matin ; il y a deux ans, c’était « la bande des dix » qui y sévissait impunément ; en 2018, des bandits motorisés y semaient encore la terreur. Mais, cette année, la présence des patrouilles et rondes de la Garde et de la police a influé positivement sur ce phénomène. Le nombre de vols à main armée,  cambriolages et viols a heureusement diminué. Las ! De jeunes voyous recommencent à circuler la nuit. Sous la menace de poignards, ils braquent les passants pour les délester de leur(s) téléphone(s).

Samedi 16 Novembre vers vingt-trois heures, Mohamed ould Néma passe dans une ruelle sombre, il est attaqué par un gaillard qui le poignarde à plusieurs reprises avant de s’emparer du contenu de ses poches et de l’abandonner saignant. Mohamed est évacué à l’hôpital Cheikh Zayed où les médecins décident de l’opérer aussitôt du rein. Aux dernières nouvelles, sa situation est stable. La police est aux trousses de son agresseur.

Dar Naïm : apogée du crime

Dar Naïm, au Nord-est de Nouakchott, vit en perpétuel climat d’insécurité. El Hay Sakin, Dar El Barka, Leghreïgua, l’axe Aziz, les secteurs 16 et 18 n’ont jamais connu ni repos ni paix au cours des années passées. Des bandes de hors-la-loi en tout genre opèrent en ces banlieues perdues à chaque heure de la journée et surtout la nuit. Ce sont, pour la plupart, des récidivistes ayant séjourné en prison. Les toxicomanes sont partout visibles et consomment leurs drogues au vu et au su de tous. Selon les statistiques de la police, 70% des délits et crimes commis à Nouakchott au cours du dernier trimestre l’ont été à Dar Naïm. Agressions, cambriolages, viols et braquages y sont quotidiens. Et l’on y constate, ces derniers quinze jours, une forte recrudescence de la délinquance, coïncidant avec une hausse remarquée de la consommation de la drogue chez les jeunes. De nouveaux comprimés de produits addictifs ont été distribués, signale-t-on, dans les établissements scolaires et les salles de jeux. Ce serait la cause directe de la brusque élévation du nombre de crimes.

Il y a douze jours, le fils du wali de Nouakchott-Nord est poignardé en plein jour, devant son école, par les membres d’une bande excitée par de tels produits. Grièvement blessé, il décède quelques jours plus tard. Les trois présumés meurtriers sont arrêtés peu après. Après trois jours de garde à vue, ils sont déférés au parquet de la wilaya en compagnie de l’unique témoin qui se trouvait avec la victime au moment du meurtre. En pleine audition devant le procureur, le témoin tire soudain un poignard pour en asséner des coups à celui qui semble le principal accusé. Grièvement blessé, celui-ci est aussitôt évacué à l’hôpital tandis que le témoin devenu lui aussi accusé est arrêté. L’enquête repart, en attendant la guérison de l’autre…

Deux nuits plus tard, des bandits jettent un jeune homme d’une terrasse au troisième étage où il dormait au frais. La victime s’est fracturé les jambes et ses agresseurs courent toujours. Dans la nuit du 16 au 17 Novembre, vers trois heures du matin, une patrouille de la gendarmerie surprend une bande en train de dévaliser une épicerie à Leghreïgua. À peine les gendarmes ont-ils posé un pied hors de leur véhicule qu’un des truands armé de fusil leur tire dessus. Sauve-qui-peut chez les gendarmes surpris par cette réaction inattendue et les bandits en profitent pour fuir au loin à bord de leur véhicule. C’est en vain que, reprenant leur esprit, les gendarmes s’emploieront à les poursuivre.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Munitions volées : L'acheteur arrêté en Mauritanie

Munitions volées : L'acheteur arrêté en MauritanieDakar Matin - Selon Libération, les autorités mauritaniennes ont arrêté, sur leur territoire, Moustapha A., à qui devrait être livré les munitions de guerre saisies lors d'un contrôle à hauteur de Pire.

Lors de son interrogatoire sous le régime de la garde à vue, Ameth Ndiaye avait affirmé que c'est ce Moustapha, qu'il connaît depuis huit mois, qui lui avait demandé de lui chercher un chauffeur qui devait récupérer les munitions à Dakar et les amener à Rosso Sénégal.

C'est ainsi qu'Ameth Ndiaye avait sollicité Maky Taal Ndiaye, dont il est le beau-père, pour convoyer la marchandise déposée chez lui par le militaire Bécaye Sankharé alias Békhaye Sankharé.

Les enquêteurs de la Section de Recherches, qui avaient pris le relais de la brigade de gendarmerie de Pire n'ont pas tardé à identifier Moustapha. Par on ne sait comment, les gendarmes ont pu avoir une copie de son passeport, utilisé une fois pour entrer au Sénégal, avant de le communiquer aux autorités mauritaniennes.

Le reste était devenu un jeu d'enfants. Aujourd'hui, parmi toutes les personnes citées dans cette affaire, une seule est encore en fuite : Bécaye Sankharé qui est localisé, aux dernières nouvelles, au Mali.

Source : Dakar Matin (Sénégal)

 

 

Pénurie en eau à Nouadhibou

Pénurie en eau à NouadhibouNordinfo - La ville de Nouadhibou et ses environs vit depuis quatre jours une pénurie en eau qui ne dit pas son nom . Le fait est devenu récurrent depuis le début de cette année et même avant. C’est ainsi que les zones de Numrouatt, Bagdad, Tarhil sont sans eau depuis maintenant quatre jours Ce qui occasionne la recherche de l’eau dans d’autres places plus arrosées.

Les populations de ces quartiers ne sont plus prêts à se taire et ne savent plus à quel saint se vouer. . ils le disent haut et fort qu’ils vont mourir de soif si l’Etat ne se tourne pas vers eux pour régler ce problème lancinant en manque d’eau dans les zones périphériques.

Le fait est si insolite que certaines citernes de ventes d’eau profitent énormément de cette pénurie en vendant la citerne à 10000 ouguiyas. Ce qui est énorme mais les populations qui sont obligées d’acheter pourvu qu’elles soient abreuvées en eau, source de la vie.

Signalons que la ville de Nouadhibou s’agrandit de plus en plus et a besoin donc de plus d’eau, ce qui a été constaté par les autorités publiques.

Le projet de dessalement des eaux commencé l’année passée pour appuyer la nappe de Boulenoir n’a pas encore enregistré les attentes escomptées. D’ailleurs il est insuffisant car le projet puise 15000 m3 d’eau selon le site Al Akhbar alors que la ville demande au moins 30 000 m3.

Source: AlAkhbar

Traduction nordinfo

 

162 viols en huit mois !

Faits divers… Faits divers… Faits divers…Malgré le tabou moral et religieux, le viol est malheureusement devenu banal chez nous. Chaque jour en apporte son lot à Nouakchott et dans les grandes villes du pays. Ce sont surtout les mineurs qui en sont les victimes.

Et le nombre de viols non déclarés dépasse probablement celui des cas enregistrés par la police ou les ONG. L’omerta prévaut, même en cas de grossesse, de peur des préjudices possibles au sein des familles et groupes sociaux.

Plus de quatre-vingt-dix pour cent des cas en milieu urbain mettent en cause des délinquants et dépravés notoires. Des sadiques, des maniaques et autres personnes débiles sont également incriminés. Le viol en famille n’est hélas pas de reste.

Des jeunes filles subitement enceintes avouent avoir été forcées par un parent, un frère ou un… père. Parmi les plaintes déposées auprès des autorités, citons celle d’une femme accusant son mari d’avoir violé à plusieurs reprises sa fille. Une autre dame du quartier Tarhil s’en prit, elle, conjointement à son frère et à son mari qu’elle tenait pour responsables de la grossesse de la sienne.

Ailleurs, ce sont des familiers non-familiaux qui sont en cause, comme ce maître de Coran qui violait une fillette sous la menace et l’obligeait au silence, aux dires des parents de celle-ci. Un maçon étranger drogua, enleva, séquestra et viola, plusieurs jours durant, la fille de son patron, dans une cabane isolée au bord de l’axe Aziz, avant de la relâcher en triste état.

Il fut appréhendé peu après. D’autres agressions semblent plus fortuites. Ainsi le cas de la jeune élève à Nouadhibou qui a, le mois dernier, défrayé la chronique. Sortie de son école à la récréation, elle se retrouve nez-à-nez avec un homme armé d’une machette qui la contraint à entrer dans une maison en construction, avant de la bâillonner, ligoter, violer et s’enfuir, laissant la pauvre fille saigner, inconsciente.

Il a heureusement été identifié et coffré un peu plus tard. Lui toujours libre et anonyme, malgré quatorze ans de traque, le « sadique de Nouakchott » hante encore les mémoires. Il a violé des dizaines de fillettes en bas âge, après les avoir étranglées. Fatimetou, sa plus jeune victime était âgée d’à peine un an et demi.

Selon les statistiques des organisations non-gouvernementales et celles de la police, les années passées ont connu une hausse spectaculaire des déclarations de viol. L’année passée fut, à cet égard, sans précédent : Plus de cent cas enregistrés ! Et l’année 2019 va malheureusement la dépasser, puisqu’on en est déjà à 162 viols dénoncés, en à peine huit mois !

La majorité des victimes sont des mineures, dont quarante impubères, et soixante grossesses ont été constatées. Des dizaines de cas non-déclarés ont été également découverts par les ONG qui s’activent dans le domaine social. Leurs volontaires continuent à rechercher de tels crimes passés sous silence.


L’or sombre de Sebkha

Le cinquième arrondissement de Nouakchott fut fondé en 1974. Il englobait l’ancien bidonville « El Bourgua » et l’actuel quartier El Mina qui fut mis en place plus tard sous l’appellation « sixième arrondissement ». Sebkha est depuis devenu l’un des quartiers les plus populaires de la ville.

Les jardins maraîchers constituent sa limite Nord et El Basra son extrémité Sud. Au début des années quatre-vingt-dix, c’est la ruée des expatriés ouest-africains. Nigérians, Ghanéens et Bissau-guinéens y affluent en masse, en raison du besoin en main d’œuvre qualifiée pour remplacer les Sénégalais expulsés lors des années de braise.

La plupart de ces nouveaux venus consomment des boissons alcoolisées. Or le caractère conservateur et religieux de la société mauritanienne n’en accepte ni la production ni même la vente dans son espace public.

Seuls les diplomates sont autorisés à les importer et à les diffuser dans le cadre privé très restreint de leur communauté non-musulmane. Voilà comment les Ghanéens et Nigérians se mirent-ils à distiller discrètement leur propre alcool à partir d’eau de Cologne, savon et autres matières. Ils le baptisèrent « Soum-soum ».

Un « alcool du pauvre », au prix de 500 MRO le verre, qui conquiert rapidement Nouakchott-Sud. L’enjeu économique déclenche des luttes entre les gangs et ce sont les Bissau-guinéens qui finissent par en acquérir un quasi-monopole de production et de distribution. Des filières se développent à partir de distilleries installées à Sebkha, El Mina et Basra. Elles sont dirigées par deux cheffes de cartel : Antoinette Jackindi et Rose Nuncio.

Ces deux « dames de fer » passeront maintes fois de violons de commissariat en couloirs de tribunal, geôles de prison et expulsions du territoire mauritanien, sans que cela ne brise leur volonté de poursuivre leur illicite commerce, se débrouillant, où qu’elles soient, à gérer en permanence leurs filières.

Dernière astuce en date : les distilleries mobiles à bord de camions et bus se déplaçant régulièrement pour échapper à la police. Celle-ci a cependant réussi à arrêter, tout récemment, plusieurs membres de ces cartels et les deux baronnes sont activement recherchées.

De quoi alarmer les ivrognes nouakchottois ? Rien n’est hélas moins sûr et il semble qu’ils aient bien plutôt de « beaux » jours devant eux… jusqu’à leur déchéance finale plus encore inéluctable, s’ils ne parviennent pas à se libérer de cette drogue dure.

Mosy
Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Confiscation officielle de terrains sans permis officiels

Confiscation officielle de terrains sans permis officielsMushahide - Des forces relevant du ministère de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire ont démoli vendredi 11 octobre courant, certaines maisons élevées sur la route reliant les quartiers d'Aïn Talh et de Tevragh-Zeina à Nouakchott; une zone plus connue sous le nom de « Nimrouwat EMOUR).

Les unités sécuritaires précitées, accompagnées de bulldozers et d’engins relevant du département, ont encerclé le secteur, ont affirmé des témoins oculaires.

Les parcelles construites et visées par la destruction, ne disposent pas de permis d’occuper officiels, ont affirmé des sources médiatiques, selon lesquelles, elles avaient étaient vendues par des proches du pouvoir de l'ex président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Le ministère de l’habitat avait annoncé sa détermination à organiser une enquête exhaustive de toutes les parcelles spoliées au niveau de tous les quartiers de la capitale.

Le département affirme également son intention de réactiver le contrôle urbain pour lutter contre les expropriations foncières illégales et la fraude des terrains et des places publiques.

Source : Mushahide (Mauritanie)

 

 

Tiguint : Les cambrioleurs de l’agence Somelec coffrés

Naguère havre de paix pour ses habitants et ses hôtes, Tiguint vit, ces derniers temps, un inquiétant climat d’insécurité. La vie dans cette localité a complètement changé, depuis qu’elle est devenue lieu de villégiature de vacanciers. De nombreux dépravés et délinquants y circulent, ce qui lui vaut d’être taxée de « Petit Nouakchott ». Vols, cambriolages, agressions et viols y font lot quotidien, au nez et à la barbe de la brigade de la gendarmerie qui s’y est fixée, voici quelques années.

Il y a deux semaines, un vendredi, l’agence de la SOMELEC est dévalisée en plein jour,  alors que tout le monde est occupé à la prière de Joumoua. Dix millions d’anciennes ouguiyas sont emportées. L’enquête aussitôt ouverte par la gendarmerie n’a pas donné grand-chose.

Il y a quelques jours, un homme se présente à la brigade et déclare se rendre volontairement. Ce mécanicien de la ville affirme être complice d’une bande venue de Nouakchott pour accomplir ledit cambriolage. Il avait convenu de les aider à forcer la grande porte et le coffre-fort de l’agence, en contrepartie de la moitié du butin. Mais ses complices l’ont roulé dans la farine, aussi choisit-il de les dénoncer. Tous les éléments de la bande en fuite ont été cueillis à Nouakchott. Ils ont reconnu avoir également effectué des vols et braquages à Rosso.

Rosso : Un épicier braqué blessé

Apparemment ces bandes de malfaiteurs mobiles courent partout. La ville de Rosso a connu, elle aussi, de telles nuits d’insécurité, avec des voitures chargées de jeunes malfrats circulant tardivement la nuit du côté des magasins et grandes boutiques, à l’affût de la moindre occasion de voler ou agresser.

Il y a quelques jours vers trois heures du matin, un épicier à l’entrée de la ville se retrouve seul dans sa boutique, ses amis dormant dans la concession. Une voiture s’arrête et trois jeunes hommes en descendent. Ils demandent une cartouche de cigarettes et des cartes de recharge. « Faites sortir l’argent » répond l’épicier. Pour toute réponse, l’un d’eux lui assène une gifle. Il la lui rend aussitôt. Les autres l’entourent et le rouent de coup, avant de l’abandonner, sans connaissance et baignant dans le sang. Lorsqu’il est secouru un peu plus tard, on remarque que le tiroir-caisse a été vidé.

Un dangereux marché

Pour obtenir une marchandise de qualité « seconde main » à Nouakchott, une seule adresse : le marché « Tieb-tieb » ou « marché aux puces ». On y vend de tout à des prix abordables. Beaucoup de ses boutiques sont tenues par des gens honnêtes et sans problèmes. D’autres commerces et étalages sont plus douteux. Chaque jour, des séances de « wanter » ou vente à bas prix sont organisées en plein air, devant une nombreuse assistance. Les voleurs y écoulent souvent leur butin... jusqu’à l’arrivée soudaine d’un agent de police qui voit tous ces moineaux s’éparpiller. Plaque tournante de la distribution du soum-soum, c’est aussi celle de la plupart des récidivistes en liberté. Les jeux de hasard et autres activités suspectes y sont monnaie courante, ce qui provoque parfois de violentes bagarres, conclues banalement par des blessures, plus rarement mort d’homme. Les pickpockets  y trouvent aussi leur compte. Aussi les autorités ont-elles ouvert un commissariat à proximité : Sebkha 2 ; avec, contigu au marché, un poste fixe qui ne chôme jamais, occupé qu’il est, quotidiennement, à arrêter des suspects et autres malfaiteurs recherchés.

Mosy

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Agression à Capitale

L’insécurité à Nouakchott a-t-elle atteint un point de non-retour ? On croyait le quartier Capitale où se trouvent, notamment, la Présidence et le siège du gouvernement, épargné par la situation d’insécurité quasi-permanente dans les quartiers populaires de la ville. Il s’avère malheureusement que c’est loin d’être cas. Nous relations déjà, dans les colonnes de l’une de nos dernières éditions, l’agression d’un pauvre boutiquier à l’îlot L. Des malfaiteurs l’avaient poignardé avant de s’emparer d’une somme d’argent et de s’éclipser, laissant leur victime baignant dans son sang.

Il y a quelques jours, le célèbre poète Ahmed ould Ewah accomplit, avec son frère cadet et une autre personne, l’office d’El ‘icha a la mosquée de l’Institut Supérieur des Etudes et Recherches Islamiques (ISERI). Invités à assister à une soirée culturelle à l’ancienne Maison des jeunes toute proche, ils empruntent, en suivant, la rue qui sépare le Lycée arabe du Collège des garçons. Cinq gaillards de teint foncé arrivent en sens inverse. Une situation banale, en cette zone encore passante à cette heure, et d’autant moins stressante que la présence, à proximité, de deux casernes de la Garde et de la Direction Générale de la Sûreté semble assurer la sécurité des lieux. Le groupe des cinq se partage en deux, sans que cela n’attire l’attention des trois amis. Deux passent à leur gauche, tandis que les trois autres approchent par la droite, sans un regard. Mais, à peine dépassés, ils se retournent soudain pour leur planter des poignards au dos. Ahmed, récemment opéré à l’abdomen, reçoit deux coups, à l’omoplate gauche et en bas du dos. Son frère, qui souffre, lui aussi, d’une maladie chronique, en prend également et s’écroule, aussitôt, sans connaissance. Leur compagnon n’en reçoit qu’un et jette une pierre à l’un des assaillants, l’atteignant au pied et le faisant ainsi chuter. Ses comparses le relèvent immédiatement et s’enfuient, en le soutenant, vers la SOCOGIM-PS. Les trois blessés attendent presque une heure de temps avant que des agents de police ne viennent les évacuer au CHN.  L’étonnant, en cette affaire, c’est que cette bande n’a pas cherché un seul instant à s’emparer des téléphones de valeur et autre sommes d’argent que détenaient leurs victimes. Un crime raciste, donc, comme cela tend à se reproduire un peu partout dans la ville ? Les autorités doivent enquêter sérieusement et prendre leurs responsabilités envers ce phénomène qui pourrait prendre de l’ampleur…

Campagne contre les réseaux pervers

Nouakchott est devenue une vraie métropole où la prostitution se développe considérablement, malgré notre religion et nos tendances conservatrices. Les réseaux de rencontres clandestines et autres passes se sont généralisés dans tous les quartiers. Nouveauté toute récente, certains de ceux-là sont même mobiles. Ils opèrent, aux Sud-est et Nord-est, notamment sous des tentes officiellement dressées pour servir méchoui et lait frais.

Les autorités mènent, de temps à autre, des descentes en ces lieux malsains, y raflant toute personne présente. Dans la plupart des cas, celles-ci sont relâchées, après un bref séjour au commissariat ; les étrangers, plus souvent expulsés ; les tenanciers de ces réseaux, fréquemment déférés et écroués. A titre d’exemple, les fameuses Fatou Mar et Mariem « 4 heures » ont ainsi accompli de longs séjours en prison, à l’instar de Rabah du Ksar.

Les commissariats de Sebkha et El Mina mènent actuellement de telles opérations de nettoyage. Sebkha 2 a arrêté, samedi, huit étrangères surprises en flagrant délit. Elles seront prochainement déférées en compagnie de leurs conjoints, nous assure une source de la police.

Mosy

Source ! lecalame.info (Mauritanie)

 

Un bambin grièvement blessé par un fou

Tout le monde le sait et nous l’avons sans cesse répété : Nouakchott grouille de fous errants et de débiles qui constituent un très grand danger pour le public. Quand on appelle les policiers pour arrêter un de ces cas, ceux-ci refusent, généralement, prétextant que cela ne relève pas de leur compétence mais plutôt de la protection civile. Mais celle-ci n’intervient qu’en cas d’incendie ou de grave accident. Un aliéné mental  menace-t-il la sécurité publique ? Police et protection civile le laisse agir en toute liberté. Les cas d’agression et de blessure, parfois grave, se multiplient ainsi, sans que nul n’accepte d’intervenir.

Dimanche 21 Septembre, vers neuf heures, Sidi Mohamed ould Abdallahi, un gosse de cinq ans, joue seul dans une rue jouxtant le stade de Mellah. Soudain, un fou errant le saisit et le couche de force au sol, sort un couteau et commencer à égorger le malheureux. Heureusement, des passants se précipitent, maîtrisent l’aliéné et sauvent le bambin des griffes du forcené, pour l’évacuer d’urgence à l’hôpital Cheikh Zayed. La carotide de l’enfant n’a pas été complètement tranchée, constatent les médecins, s’affairant à lui porter les premiers secours, avant de le transférer en ambulance, toutes sirènes hurlantes, à l’hôpital cardiologique où il est admis au service réanimation. Selon une source médicale digne de foi, la situation de Sidi Mohamed s’est stabilisée et son pronostic vital n’est plus engagé, al hamdoulillahi ! En 2004, rappelons-le, un fou étranger avait tué un enfant à l’îlot K.

La fourrière municipale

Le quartier « Virage Dik » de Tin Soueïlim est bien calme, un matin de ces derniers jours, vers neuf heures. Quelques rares passants parcourent la rue principale. Soudain, une fourgonnette s’arrête, près d’un troupeau de chèvres qui broutent un tas d’immondices. Trois hommes descendent du véhicule, s’emparent de quelques-unes et les embarquent. Paniquées, les autres chèvres s’enfuient, poursuivies  par les hommes qui finissent par en saisir trois autres. Des femmes accourent pour essayer de libérer les animaux maintenant enfermés à l’arrière de la fourgonnette. « Rendez-nous nos chèvres ! », exigent-elles. « Bah ! Nous sommes des fonctionnaires municipaux. On nous a ordonné d’embarquer tout animal errant dans les rues ».

Cette scène se répète, le même jour, en d’autres quartiers de la ville. Les propriétaires des chèvres et moutons embarqués se rendent tout d’abord dans leur mairie respective et y entendent dire qu’aucune équipe n’a été envoyée pour embarquer les animaux errants, depuis les dernières élections ou le conseil régional a remplacé le conseil urbain. Comprenant qu’ils se sont fait rouler par des escrocs, les plaignants s’adressent alors à la police. Celle-ci a déjà reçu des dizaines de plaintes à ce sujet. Un bus a embarqué pas mal de bêtes à Arafat, une semaine plus tôt. Un véhicule à trois pneus de marque chinoise (WAW) a été vu à plusieurs reprises embarquant lui aussi des chèvres « pour les mettre en fourrière »,  affirmaient de prétendus fonctionnaires municipaux.

La police a ouvert une enquête et raflé  certains suspects précédemment accusés de vol de bétail. Leur audition n’a pas jusqu'à présent fait progresser l’enquête. Mais ce qui est sûr, c’est qu’on a affaire à une bande organisée de professionnels qui écoulent apparemment leur butin hors de Nouakchott.

Une bande s’empare d’un véhicule

Comme tout le monde le sait et beaucoup le subissent, le vol de voitures est devenu un phénomène très courant à Nouakchott. Des dizaines de véhicules disparaissent, chaque jour et nuit partout dans la ville. Certaines voitures sont parfois retrouvées, d’autres disparaissent pour de bon. Les voleurs agissent en bandes, ont leurs garages secrets où ils refont la peinture pour métamorphoser le véhicule afin de le revendre. Certains de ces bandits sont célèbres, comme Moissa « Chassis » ou « El Vervar ».

Le phénomène connaît, ces jours-ci, sa nouvelle version 2019 : le rapt des voitures. Modus operandis avec l’exemple suivant : une Toyota Avensis appartenant à un homme d’affaires arpente l’axe Soukouk, non loin du  fameux supermarché « Atac El Kheir », à une heure tardive du Samedi 19 Septembre. Son chauffeur vient de déposer quelqu’un dans les parages. Soudain, deux jeunes hommes, apparemment désireux de traverser la chaussée, lui font signe de ralentir. Alors que la voiture ralentit, ils ouvrent les portières et embarquent en une fraction de seconde. Et de pointer deux  poignards au cou du chauffeur en lui ordonnant de se garer. Effrayé, il s’exécute aussitôt et le voilà aussitôt balancé hors de la Toyota, un des gredins prend sa place et hop ! Les voilà déjà au loin. Aux dernières nouvelles, les agents de la BRB auraient retrouvé la voiture et arrêté les deux malfaiteurs.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Phacochères domestiques

Vendredi 13 Septembre, au petit matin, des gens en route vers le cimetière de Mederdra sont surpris de croiser un couple de phacochères suivi de leur petit. Marchant lentement et sans crainte, les trois bêtes entrent en ville et en parcourent les artères et quartiers, sous les yeux ébahis des passants. On informe la brigade de gendarmerie. Elle charge un agent d’aller tirer illico quelques balles au-dessus des animaux qui, pris de panique, se dispersent en tous sens. Le mâle s’engouffre dans une concession abandonnée et menace tout celui qui l’approche. La femelle disparaît derrière la dune. Longtemps en branlebas de combat dans la concession, son compagnon ne consent à suivre le chemin de sa belle qu’après l’intervention d’un groupe battant tam-tam et chantant les louanges d’une illustre famille de marabouts.

Le petit continue à galoper quelques heures dans la ville, poursuivi par une horde de gamins. Vexé, il finit par charger l’un d’eux et le blesse légèrement. On le maîtrise alors. Ligoté, il est emmené chez le hakem qui le fait conduire, en ambulance, loin de la ville. Il aura certainement fini par rejoindre les siens…

Rappelons qu’en 1992, trois phacochères s’étaient invités chez une famille de la même ville. Celle-là leur avait cédé les lieux, trois jours durant. Une scène immortalisée par les autorités qui avaient pu photographier papa phacochère étendu sur un matelas, ainsi que sa femelle et son enfant se prélassaient sur un autre. Les gendarmes avaient décidé de ne pas les déranger. Au quatrième jour, ils avaient disparu. On parla d’un malentendu que le propriétaire de la maison squattée avait eu avec un membre de la famille maraboutique susdite… Vrai ou faux ? En tout cas, superstition, à coup sûr !

Meurtre par jalousie

El Voulaniya est un paisible et calme village du Hodh El Gharbi. Ses habitants se connaissent tous et mènent une vie facile et innocente, loin des problèmes des grandes villes. Aucun incident ou crime ne fut, ces dernières années, à déplorer en ces contrées lointaines. Quelques rixes de routine, parfois, entre jeunes, et toujours vite résolues, tant le goût de vivre en harmonie leur est précieux.

Tout dernièrement, Aziz, un jeune homme originaire du village, est revenu de Nouakchott où il vivait depuis quelques années. Son comportement diffère beaucoup des autres jeunes du bled. Bagarres et malentendus avec ses connaissances et parents se succèdent et l’on finit, lassé, par le mettre en quarantaine, personne ne voulant courir le risque de le provoquer. Mais n’écoutant pas les conseils de prudence de ses proches, Eida ould Magha sympathise avec lui et les voici devenus grands amis.

Ils font ensemble connaissance d’une jeune fille et les voilà tous deux à lui faire la cour. La belle  porte son choix sur Eida, au grand dam de son compagnon. Ils se querellent jusqu’à en venir aux mains. Aziz assène plusieurs coups fatals à Eida qui s’écroule et meurt. L’assassin cache la dépouille et tente de prendre le large. Plusieurs personnes l’en empêchent, le maîtrisent et le remettent à la brigade de gendarmerie.

Un boutiquier agressé

Îlot L de Nouakchott, samedi passé, vers sept heures, un boutiquier seul dans son échoppe reçoit la visite de deux gaillards descendus d’une voiture. « Je veux une cartouche de Marlboro », dit l’un. « Moi, une carte de recharge de dix mille », renchérit l’autre. Le commerçant se retourne pour les satisfaire, les autres en profitent pour le poignarder, au bras et au côté. Il s’écroule aussitôt, saignant. Les deux bandit vident le tiroir, s’emparent d’un lot de cartes et s’enfuient… Fort heureusement, quelqu’un entre, très peu de temps plus tard, dans la boutique, secourt le blessé, le fait évacuer au CHN où il est promptement soigné. Signalons qu’une bande dirigée par un garde, surnommé Maradona, sème la terreur à Arafat, ciblant les boutiquiers seuls, au petit matin.

Mosy

 

Arabie saoudite : deux installations pétrolières ciblées par une attaque de drone

Deux installations du géant pétrolier Aramco à Abqaiq et à Khurais ont été la cible d’une attaque de drone, samedi matin, a affirmé le ministère saoudien de la Défense.

L’information relayée par l’agence de presse officielle saoudienne SPA, citant le ministère de l’Intérieur. L’attaque n’a pas été revendiquée. « À 04h00 (01h00 GMT) les équipes de sécurité industrielle d’Aramco sont intervenues sur des incendies dans deux de ses installations à Abqaiq et à Khurais » dans l’est de l’Arabie saoudite, a ajouté l’agence, précisant que « les deux incendies avaient été maîtrisés ».

Pas de revendication

Une enquête a été ouverte après l’attaque, selon la même source, qui n’a pas précisé la provenance des drones. L’attaque n’a pas été revendiquée dans l’immédiat.

Les rebelles yéménites, soutenus par l’Iran, revendiquent régulièrement des tirs de drones ou de missiles contre des cibles saoudiennes, affirmant agir en représailles aux frappes aériennes de la coalition menée par l’Arabie saoudite qui intervient au Yémen pour soutenir les forces progouvernementales.

La coalition, qui intervient contre les rebelles Houthis depuis 2015, a confirmé certaines de ces attaques et en a démenti d’autres. Le 17 août, les rebelles avaient annoncé avoir mené une attaque à l’aide de dix drones, « la plus massive jamais lancée en Arabie saoudite », contre le champ de Shaybah (est), qui avait provoqué un incendie « limité » selon Aramco sur une installation gazière, sans faire de blessés.

Source : jeuneafrique.com

 

Mauritanie : des localités du Trarza encerclées par les eaux

Mauritanie : des localités du Trarza encerclées par les eauxSahara Médias - Des eaux torrentielles encerclent les localités situées entre N’tékane, Jidrel Mohguène et la ville de Rosso. Selon le ministère de l’intérieur et la décentralisation ces villages sont désormais encerclés par les eaux.

Dans son bulletin quotidien distribué jeudi, les vents accompagnant les pluies ont entraîné l’interruption de l’électricité dans 13 villages après la chute de quelques pylônes, une interruption entraînant du même coup celle de l’eau courante.

Le ministère a annoncé le début des travaux pour le rétablissement de l’électricité et l’eau dans les villages affectés.

Le ministère de l’intérieur annonce par ailleurs que certains barrages et ponts dans les wilayas du Hodh El Garbi, l’Assaba et la Gorgol ont été affectés par les torrents consécutifs aux pluies qui se sont abattues sur ces wilayas.

Il a annoncé par ailleurs le début de réhabilitation de certains de ces ouvrages dans ces wilayas.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)