Tue11192019

Last update12:58:41 PM GMT

Back Tribune Libre Tribune Libre Tribune Libre dans le Monde

Culture dans le Monde

Ce que l'on sait un an après le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi

  • PDF

Ce que l'on sait un an après le meurtre du journaliste Jamal KhashoggiFrance24 - Jamal Khashoggi a été tué le 2 octobre 2018 au consulat saoudien à Istanbul. Depuis plusieurs mois, le prince héritier Mohammed ben Salmane est soupçonné d’avoir commandité son meurtre, ce qu’il nie tout en en assumant “toute la responsabilité”.

Un an après sa mort, une veillée en la mémoire de Jamal Khashoggi va avoir lieu mercredi 2 octobre devant le consulat saoudien d’Istanbul. C’est en ce lieu que le journaliste a été tué et démembré par un commando d'agents venus spécialement de Riyad alors qu’il s’y rendait pour des démarches en vue du mariage avec sa fiancée.

Mais aujourd'hui, le flou demeure sur les responsables de ce meurtre. Le prince héritier, Mohammed ben Salmane, est au centre de l’attention internationale depuis la mort de Jamal Khashoggi, voix-critique de la gestion du jeune prince "réformateur" : il a toujours nié être le commanditaire de cette opération mais a, il y a quelques jours, concédé “une responsabilité”.

"C'est arrivé sous ma direction. J'assume toute la responsabilité, parce que c'est arrivé sous ma direction", a-t-il déclaré dans un documentaire dont la chaîne américaine PBS a dévoilé un extrait le 26 septembre.

Pour la rapporteure spéciale de l'ONU sur les exécutions sommaires, Agnès Callamard, les propos de MBS sont une manière de se “distancer” du meurtre. "Il n'assume aucune responsabilité personnelle pour le crime, il crée une distance énorme entre lui et le crime lui-même, il crée des couches et des couches d'acteurs afin de se distancier de l'exécution, de son ordre et de son organisation", a-t-elle expliqué à l’AFP le 30 septembre, ne s’exprimant pas au nom de l’ONU.

Des “preuves crédibles”

Pour l’ONU et la CIA, il semble y avoir peu de doutes depuis plusieurs mois sur la responsabilité de Mohammed ben Salmane dans le meurtre de Jamal Khashoggi.

En décembre 2018, la directrice de la CIA, Gina Haspel, a expliqué à des sénateurs lors d’une réunion à huis-clos les éléments que son agence avait en sa possession sur l'assassinat du journaliste. “Si le prince héritier faisait face à un jury, il serait condamné en trente minutes”, a déclaré à la sortie de cette réunion Bob Corker, républicain et chef de la commission des Affaires étrangères du Sénat.

Une enquête de l'ONU, rendue publique mi-juin, a quant à elle avancé des "preuves crédibles" liant le prince saoudien au meurtre. La rapporteure spéciale de l'ONU, Agnès Callamard, a alors indiqué avoir "déterminé qu'il existe des éléments de preuve crédibles, justifiant une enquête supplémentaire sur la responsabilité individuelle des hauts responsables saoudiens, y compris celle du prince héritier". Riyad a rejeté ces accusations, qualifiant le rapport d’”accusations sans fondement”.

Un procès opaque

Les différentes versions avancées par le pouvoir saoudien sont aussi de nature à renforcer les doutes autour du meurtre de Jamal Khashoggi. Vingt-quatre heures après sa disparition, le consulat général d'Arabie saoudite à Istanbul a expliqué que l'éditorialiste critique du pouvoir saoudien avait disparu après avoir quitté le consulat saoudien. Plusieurs explications de Riyad ont suivi, et notamment des mensonges – au regard de ce que l’on sait un an après – sur les circonstances de la disparition.

Riyad a finalement reconnu le 20 octobre 2018 que le journaliste avait été victime d’un meurtre, déclarant : “Nous sommes déterminés à punir ceux qui (en) sont responsables”. Le pouvoir a aussi fait arrêter 18 ressortissants soupçonnés d’être impliqués dans le meurtre du journaliste. Onze de ces suspects ont été rapidement traduits en justice, et leur procès à huis-clos, commencé en janvier dernier, n’est toujours pas fini un an après la mort de Jamal Khashoggi.

On sait seulement pour le moment que le procureur a requis cinq condamnations à mort parmi ces onze suspects, et que les diplomates des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU – dont un Français – ainsi que de la Turquie sont autorisés à assister en tant qu’observateurs au procès. Que pensent-ils de la tenue de ce procès opaque ? Il y aurait un “quasi-complet manque de transparence autour (de celui-ci)”, estime le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui s’est exprimé le 29 septembre dans le Washington Post.

Source : France24 Avec AFP

 

La cantatrice américaine Jessye Norman est décédée à 74 ans

  • PDF

mediaLa cantatrice américaine Jessye Norman, soprano dont la voix à la fois sombre et majestueuse avait conquis les publics du monde entier, est décédée lundi à New York à 74 ans, des suites d'une septicémie.

« C'est avec une profonde tristesse que nous annonçons la mort de la star internationale de l'opéra Jessye Norman », a indiqué sa famille dans un communiqué transmis par une porte-parole.

La cantatrice devenue icône, qui avait marqué les esprits en France en chantant «La Marseillaise» en 1989 pour le bicentenaire de la révolution, est décédée d'une septicémie consécutive aux complications d'une blessure à la colonne vertébrale subie en 2015, selon le communiqué.

Les hommages ont commencé à affluer lundi soir. « Le Met pleure Jessye Norman, l'une des plus grandes sopranos des 50 dernières années », a indiqué le grand opéra new-yorkais où elle s'est produite plus de 80 fois, dans un répertoire allant de Wagner à Poulenc, en passant par Bartok, Schönberg et Strauss.

Jeune Noire dans un milieu blanc

Née le 15 septembre 1945 à Augusta, dans un État de Géorgie alors soumis à la ségrégation, Jessye Norman, issue d'une famille de cinq enfants, s'initie à la musique par l'église, en chantant les traditionnels « spirituals ».

En grandissant, elle se met à écouter les opéras à la radio, notamment ceux du prestigieux Metropolitan Opera, où elle allait elle-même devenir une star. « Je ne me souviens pas d'un moment dans ma vie où je n'ai pas été en train d'essayer de chanter », disait-elle en 2014 à la radio américaine NPR, après avoir remporté cinq Grammys, dont un récompensant l'ensemble de sa carrière en 2006.

Jeune femme noire dans un milieu de la musique classique essentiellement blanc, elle décroche une bourse pour étudier la musique à l'université Howard, un établissement historiquement noir de Washington. Engagée dès 1968 - elle n'a alors que 23 ans - au Deutsche Oper de Berlin, elle débute en France cinq ans plus tard, dans l'"Aïda" de Verdi.

Elle s'installe en Europe où, avec son timbre sombre et pulpeux, elle s'impose comme l'une des sopranos dramatiques les plus reconnues, en particulier pour ses interprétations de Wagner.

Engagée

Jessye Norman était aussi une femme de convictions, socialement engagée, notamment pour les artistes des milieux défavorisés. Elle avait notamment fondé dans sa ville natale d'Augusta la Jessye Norman School of the Arts, gratuite pour les plus désargentés.

Si elle avait chanté aux cérémonies d'investiture des présidents américains Ronald Reagan et Bill Clinton, ou pour le 60e anniversaire de la reine Elizabeth II, en 1986, avant de recevoir la Médaille nationale des arts des mains du président Barack Obama en 2009, la cantatrice s'était retirée de la scène ces dernières années.

Ses dernières interviews remontent pour la plupart à 2014, année de la publication de ses mémoires, "Stand Up Straight and Sing!".

Source : RFI (Avec AFP)

 

Toni Morrison, Nobel de littérature afro-américaine, est décédée

  • PDF

mediaToni Morrison, première auteure afro-américaine à avoir reçu le prix Nobel de littérature, est morte à l'âge de 88 ans, a annoncé ce mardi sa famille.

 

 

« Toni Morrison est décédée paisiblement la nuit dernière, entourée de sa famille et de ses amis », a précisé un communiqué de ses proches.

Descendante d'une famille d'esclaves, Toni Morrison est connue pour avoir donné une visibilité littéraire aux Noirs.

Cette brillante universitaire a écrit 11 romans sur une période couvrant six décennies, mais également des essais, des livres pour enfants, deux pièces de théâtre et même un livret d'opéra.

Elle a exploré toute l'histoire des Noirs américains depuis leur mise en esclavage jusqu'à leur émancipation dans la société américaine actuelle.

Son roman Beloved, tragédie d'une mère qui tue sa fille pour qu'elle échappe à l'esclavage, a obtenu le prix Pulitzer en 1988.

Parmi ses autres ouvrages les plus connus figurent The Bluest Eye (L'Oeil le plus bleu) ou Jazz, la suite de Beloved.

L'hommage de Barack Obama

L'ancien président américain avait décerné à la romancière, en 2012, la médaille présidentielle de la liberté, l'une des plus hautes distinctions civiles aux États-Unis. Dans son hommage, Barack Obama la qualifie de « trésor national »

« Toni Morrison était un trésor national, aussi bonne conteuse que captivante en personne quand elle figurait sur la page. Son écriture représentait un superbe et profond défi à notre conscience et à notre imagination morale. Quel cadeau de respirer le même air qu'elle, ne serait-ce que pour un temps », a écrit l’ancien président sur Twitter.

Source : RFI

 

Plus de 100 artistes français dénoncent l'Eurovision 2019 en Israël et en appellent à France Télévisions

  • PDF

Plus de 100 artistes français dénoncent l'Eurovision 2019 en Israël et en appellent à France Télévisions"Pour France Télévisions, l’Eurovision est « un divertissement d’une ampleur internationale unique et ouvert à une très grande diversité artistique » qui revendique de célébrer la diversité et l'inclusion.

Selon la chaine publique « la musique, qui n’a pas de frontière, en est son essence, avec pour ambition universelle le dialogue entre les peuples, l’ouverture et le vivre-ensemble ». Mais ce message sonne creux lorsque qu’il cherche à nous divertir des violations des droits humains à l’égard des Palestinien·ne·s.

Discrimination et exclusion sont profondément ancrées en Israël, où notamment la loi « Israël, État-nation du peuple juif » a été adoptée le 19 juillet 2018, proclamant que seuls les Juifs ont le « droit à l'autodétermination nationale », entérinant ainsi officiellement l'apartheid.

"Le sens de l’histoire, de l’inclusivité et de la solidarité est plutôt du côté des nombreuses manifestations en Palestine et dans toute l'Europe, appelant artistes et diffuseurs à ne pas se rendre à Tel-Aviv.

Par cette tribune, nous tenons également à participer à ce mouvement, pour manifester notre soutien aux artistes palestinien.ne.s, dans la guerre que leur mène Israël."Lire la suite de cette belle et puissante tribune de solidarité publiée le 10 mai dernier sur le site de Médiapart.

Source : Agence Media Palestine

 

’Kassav’, 40 ans au service du zouk

  • PDF

mediaProtégé par un bouclier musical qui le préserve des effets du temps sans en faire pour autant une œuvre de musée, le zouk de Kassav’ traverse les décennies avec une agilité remarquable. Emmené par Jacob Desvarieux, Georges Décimus, Jocelyne Béroard, Jean-Philippe Marthely et Jean-Claude Naimro, le groupe phare de la musique antillaise fête ce 11 mai ces 40 ans lors d’un concert organisé à Paris-La Défense-Arena.

Pour célébrer les anniversaires de leur formation, les membres de Kassav' ont pris l’habitude de créer l’événement. En 2009 déjà, aucune autre formation française ne s’était jusqu’alors produite sous son seul nom au Stade de France ; en 1999, elle avait rempli deux soirs de suite le Palais omnisport de Paris-Bercy et ses 17 000 places. Cette fois encore, ce sera le premier groupe de l’Hexagone programmé comme tête d’affiche dans la plus grande salle de concert d’Europe en termes de capacité.

Ce succès-là, incontestable, ne se retrouve paradoxalement pas dans les chiffres de vente d’albums : Sonjé, son dernier en date qui remonte à 2013, n’a pas dépassé la 32e place des classements basés sur les ventes en France, et le dernier Disque d’or obtenu date de 2001. L’explication réside donc ailleurs, au-delà des considérations commerciales.

Parce qu’il fait figure, à juste titre, de monument de la musique antillaise, Kassav’ exerce aussi une fonction qui dépasse le simple champ artistique. "Qu’un groupe de musiciens antillais puisse réussir sur la scène internationale prouve non seulement que les Antillais peuvent travailler ensemble, mais aussi que la musique peut jouer un rôle fondamental dans la reconnaissance de la différence tant au niveau national qu’international", écrit l’ethnomusicologue Alain Darré dans son ouvrage Musique et politique : les répertoires de l’identité.

Le contexte actuel n’est pas celui qui prévalait à la fin des années 1970 lorsque le groupe s’est formé, et le regard extérieur sur les Antilles comme celui sur elles-mêmes ont aussi changé entre-temps, mais à travers Kassav' et sa réussite se matérialisent des sentiments forts de fierté et de valorisation culturelle.

Cadence et zouk

Empereurs du zouk, territoire sur lequel ils règnent de façon si incontestable qu’on en arrive à oublier tous ceux qui évoluent aussi sur ce créneau-là, mais n’ont pas le même impact médiatique, ces musiciens porte-drapeaux l’ont façonné au fil du temps, sans en être les instigateurs – autant de caractéristiques qui pourraient être transposées au reggae et à Bob Marley.

Ce ne sont pas eux non plus qui ont revendiqué en premier sur un album ce genre musical (Cosmozouk d’Henry Guédon est sorti en 1974), dont la signification est sujette à différentes versions, tout comme la musique jamaïcaine la plus populaire. Sur leur quatrième 33 tours paru en 1983, c’est d’ailleurs le mot "cadence", et non celui de zouk, qui est utilisé après chaque chanson pour définir leur style !

Si la signature de Kassav’ s’est affirmée pour devenir aujourd’hui reconnaissable et identifiable, une plongée dans ses débuts discographiques s’avère des plus instructives, tant en matière de production que de direction artistique. Le trio fondateur des premières années, composé des deux frères Décimus et de Jacob Desvarieux, évoluait dans un registre marqué par le funk, avec des basses rebondissantes, des cuivres arrangés comme s’il s’agissait d’un grand orchestre.

Le tournant se situe vers 1983. L’orientation zouk prend forme cette année-là, quelque part entre les sessions du disque Kassav’#5 qui sentent encore l’expérimentation et l’album Passeport sur lequel figure le titre Oh Madiana.

Pour Desvarieux, l’arrivée du clavier Jean-Claude Naimro, qui venait d’accompagner entre autres Manu Dibango et Miriam Makeba, a modifié la donne. "On a trouvé un début de quelque chose. On a fait différentes déclinaisons, différentes façons d’orchestrer. Ça a duré trois ou quatre ans. Au départ, on s’amusait. Il fallait le temps que ça se mette en place, qu’on arrive à une formule où chacun puisse s’exprimer et amène quelque chose. Si on était tous venus du même univers, ça n’aurait pas marché", estime le guitariste chanteur.

Une vague mondiale

Les effets ne tardent pas à se manifester, une fois la recette au point : en 1984, Zouk-la-se sel medikaman nou ni impose Kassav’… même si sur la pochette originale, seuls les noms de Jacob Desvarieux et Georges Décimus sont mentionnés ! Un détail ? Plutôt le reflet de la stratégie adoptée à l’époque par la bande qui s’agrandit au fil des rencontres et occupe le terrain en mettant le collectif au service des individualités, comme celles des chanteurs qui ont rejoint les effectifs : Patrick Saint-Eloi, Jean-Philippe Marthely, Jocelyne Béroard. Les albums se succèdent à une fréquence qui témoigne de la créativité et de l’hyperactivité des musiciens. De quoi impulser l’émergence de tout un mouvement dans leur sillage.

La vague zouk générée par Kassav’ ne n’est pas arrêtée aux Antilles et à la métropole : elle a déferlé avec une force inattendue sur des rivages lointains. Ceux d’autres îles, comme La Réunion ou le Cap-Vert, qui se sont converties ou ont intégré durablement ces éléments musicaux à leur paysage local. Ou encore Madagascar, qui a fêté ses 50 ans d’indépendance en 2010 avec un mégaconcert de ces stars du zouk, déjà passées sur la Grande Île en 1987.

Deux ans plus tôt, une tournée mémorable avait été organisée sur le continent africain où le retentissement du groupe défie presque l’entendement. RFI et en particulier l’émission Canal tropical de Gilles Obringer n’y sont pas étrangères ! Les concerts en Côte d’Ivoire, en Angola, au Cameroun ont pris des proportions qui ont marqué les esprits. "Quand ils ont entendu notre musique, ils se sont reconnus dedans. Et toute l’Afrique se l’est appropriée", juge Jacob Desvarieux, qui a passé une partie de son enfance au Sénégal et travaillé ensuite au tournant des années 1980 avec de nombreux artistes du continent. L’histoire d’amour, depuis, ne s’est jamais démentie, et confère à Kassav’ une dimension unique.

Source : RFI

 

Zuckerberg présente un nouveau Facebook, «plus privé»

  • PDF

mediaLe premier réseau social au monde veut se recentrer sur les messages privés et les groupes plutôt que sur les fils d’actualité publics. « L’avenir sera privé », assure Mark Zuckerberg qui est en train de transformer progressivement le modèle économique actuel de Facebook basé sur la publicité ciblée grâce aux données des utilisateurs.

Avec son nouveau visage, Facebook espère contourner ses deux problèmes principaux. D’abord les deux années de scandales liés à l’utilisation frauduleuse des données privées de ses abonnés. Ensuite, la désaffection des jeunes utilisateurs dans les pays riches.

Le réseau social aux 2,5 milliards d’inscrits poursuit donc sa nouvelle stratégie : plus d’échanges privés, moins de partages publics sur lesquels reposent pourtant ses 56 milliards de chiffre d’affaires de 2018, provenant presque exclusivement de la publicité ciblée.

Groupes privés et achats en ligne

A l’avenir Facebook mise plus sur le commerce et le paiement en ligne. Dans son nouveau design dévoilé par son PDG à la conférence F8 des développeurs, le bleu disparait, le fil d’actualité est largement réduit au profit des messageries, des groupes d’intérêts, des fonctionnalités d’achat en ligne et de vidéo à la demande.

Une version de Messenger pour Mac et Windows sera bientôt lancée, elle permettra de dialoguer plus facilement avec des groupes de personnes partageant les mêmes intérêts. La fonctionnalité permettant d’acheter directement des produits depuis Instagram sera étendue.

Et pour garder ses abonnés, Facebook se dote aussi d’une nouvelle fonctionnalité de rencontre. A l’image du célèbre Tinder, « Secret crush » permettra de sélectionner dans une liste secrète neuf amis avec lesquels on aimerait aller plus loin. Si l’un de ses neuf amis vous a aussi sélectionné, alors c’est le « match » et les deux utilisateurs seront notifiés de leur attraction commune.

Source : RFI

 

La Tunisie, premier pays arabe en matière de liberté de la presse, estime RSF

  • PDF

La Tunisie, premier pays arabe en matière de liberté de la presse, estime RSFSelon le classement mondial 2019 établi par l'ONG Reporters sans Frontières (RSF), ce pays est le mieux positionné de la région Afrique du Nord et Moyen-Orient.

Ce classement a été mis en ligne le 19 avril 2019 sur le site de RSF. "Les journalistes subissent des pressions énormes sur l'ensemble des pays du Maghreb", a déclaré à l'AFP Souhaieb Khayati, directeur du bureau Afrique du Nord de l'ONG, lors de la présentation à Tunis du rapport annuel de l'organisation.

"En Algérie, au Maroc ou en Libye, les journalistes sont victimes de l'acharnement du pouvoir", selon lui. "L'exception reste la Tunisie qui continue son processus de transition démocratique et qui a fait une avancée remarquable de 25 places, mais reste confrontée à d'innombrables défis surtout par rapport au cadre législatif", a-t-il poursuivi.

Tunis doit encore notamment mettre sur pied une instance de régulation de l'audiovisuel (ICA) attendue de longue date, souligne RSF. "Le gouvernement tunisien a pris du retard dans l’élaboration de la nouvelle réglementation, notamment la loi sur l’Instance de régulation. Le projet de loi avait été annoncé au Parlement pour être examiné entre mars et juillet 2016", notait l'agence Ecofin en janvier 2017. Cette nouvelle entité "viendra remplacer la Haica qui a été créée par un décret-loi du 2 novembre 2011, au même titre que les organes devant accompagner la transition politique en Tunisie au lendemain de la chute du régime du président Ben Ali".

"L’affermissement de la jeune démocratie tunisienne ne garantit pas encore une totale liberté de l’information", commente RSF. En clair, la censure n'a pas complètement disparu. Jeune Afrique signalait ainsi le 22 mars l'interdiction de la diffusion de deux émissions concernant le décès de 15 bébés à la maternité de Rabta à Tunis sur les chaînes El Hiwar Ettounsi et Carthage+. Cette affaire relève d’une décision politique et soulève des doutes sur les véritables causes de la catastrophe du décès de nourrissons, a commenté le Syndicat national des journalistes tunisiens. "Retour à la case départ!", commente de son côté le site L'Economiste Maghrébin.

Mauvais points pour l'Algérie et la Libye

Seul pays rescapé des Printemps arabes de 2011, la Tunisie se classe à la 72e place sur 180 pays, alors qu'elle était 97e en 2018. Elle se place devant tous les autres pays de la région Afrique du Nord et Moyen-Orient, notamment le Liban (101e) et Israël (88e).

En ce qui concerne l'Algérie, celle-ci continue de s'enfoncer, à la 141e place. Il y a eu une ouverture au début du mouvement de contestation déclenché en février 2019 contre un nouveau mandat du président Abdelaziz Bouteflika, qui a démissionné depuis, a relevé Souhaieb Khayati. Néanmoins, "ces derniers temps, il y a un retour aux intimidations", a-t-il poursuivi. "On a le sentiment que le régime a sifflé la fin de la récréation et que les journalistes doivent rentrer dans le rang", même si ces derniers "continuent à assurer une couverture professionnelle."

La zone Moyen-Orient et Afrique du Nord est celle où il est "le plus difficile et le plus dangereux pour les journalistes d'exercer leur profession", a encore rappelé RSF. La Syrie et le Yémen, pays en guerre, restent parmi les plus hostiles à la presse, avec la Libye (162e). Ce pays, est selon le responsable de l'ONG, "un trou noir de l'information" en raison de la difficulté d'y exercer le métier de journaliste.

Laurent Ribadeau Dumas
Source : Francetvinfo

 

 

[En direct] Un terrible incendie ravage Notre-Dame de Paris

  • PDF

mediaUn incendie impressionnant est en cours, ce lundi 15 avril depuis la fin de journée, dans l'emblématique cathédrale de Notre-Dame de Paris, « potentiellement lié » aux travaux de rénovation de l'édifice, ont indiqué les pompiers. Emmanuel Macron a reporté son allocution prévue ce soir à cause de l'incendie. Le président et le Premier ministre se sont rendus sur place.

« On n'est pas sûr de pouvoir enrayer la propagation » du feu, ont affirmé les secours ce soir.

Le feu a pris dans les combles de la cathédrale, monument historique le plus visité d'Europe, ont indiqué les pompiers. L'incendie se serait déclaré aux alentours de 18h50, heure de Paris, selon le porte-parole de Notre-Dame qui ajoute que « toute la charpente est en train de brûler. »

D'immenses flammes ont dévoré la toiture, un large nuage de fumée grise, visible à des kilomètres à la ronde, s'échappait du bâtiment situé au centre de la capitale française, sur l'Ile de la Cité. Vers 20h30 l'épaisse fumée qui se dégageait de l'édifice était moins dense. D'importants moyens d'intervention sont mobilisés. L'incendie s'est propagée extrêmement rapidement, indiquent les pompiers, évoquant « un feu difficile ».

Impossible de larguer de l'eau

Environ 400 d'entre eux sont mobilisés autour de l'édifice. Le largage d'eau par avion pour éteindre les flammes n'est pas une option, a indiqué lundi soir la Direction générale de la Sécurité civile, car cela pourrait en effet entraîner l'effondrement de l'intégralité de la structure.

Dévorée par les flammes, la flèche de Notre-Dame de Paris, emblème de l'édifice datant du XIXe siècle, qui culminait à 93 mètres, s'est effondrée sur elle-même ainsi que la toiture. Un début d'incendie était visible à l'intérieur d'une des deux tours, a constaté une journaliste de Reuters.

La maire de Paris, Anne Hidalgo, déplore un « terrible incendie ». La mairie demande de rester à l’écart de l'édifice et demande d’évacuer la zone afin de laisser passer les secours pour qu’ils puissent intervenir.

« Sauver les œuvres d'art à l'intérieur »

Emmanuel Grégoire, maire adjoint à la mairie de Paris, a déclaré sur BFM que la priorité avait d'abord été « d'éviter que le risque d'effondrement fasse des victimes collatérales sur les riverains, les touristes ».

« Désormais la double priorité est de sauver les œuvres d'art à l'intérieur qui peuvent l'être car les dégâts seront majeurs et ensuite il y a la question du contrôle de l'incendie lui-même qui s'est étendu à toute la charpente et dont la violence est tout à fait spectaculaire », a-t-il ajouté.

L'origine de l'incendie n'était pas connue dans l'immédiat. L’édifice est actuellement en réfection, un de ses flancs étant en particulier couvert d'échafaudages. Une enquête pour déterminer les causes de l'incendie a été ouverte par le parquet de Paris.

Macron et Philippe sur place

Emmanuel Macron, qui a annulé une importante allocution prévue ce lundi soir en réponse aux « gilets jaunes », s'est rendu sur le parvis de Notre-Dame de Paris. « Notre-Dame de Paris en proie aux flammes. Émotion de toute une nation. Pensée pour tous les catholiques et pour tous les Français. Comme tous nos compatriotes, je suis triste ce soir de voir brûler cette part de nous », a écrit le président sur Twitter. Le Premier ministre Edouard Philippe est également à ses côtés.

Cet incendie intervient au premier jour des célébrations de la Semaine sainte qui mène à Pâques, principale fête chrétienne. Le monument gothique du Moyen-âge est le bâtiment le plus visité d'Europe, environ 13 millions de touristes visitent le bâtiment chaque année.

Source : RFI

 

Paris: un concert de solidarité avec l’Algérie fait salle comble

  • PDF

mediaÀ Paris, après la démission du président algérien Abdelaziz Bouteflika, des artistes se sont mobilisés pour l’Algérie. Un concert, intitulé « Un seul héros, le peuple - pour un changement en Algérie », a été organisé mercredi 3 avril au soir au Palace par Souad Massi pour soutenir la cause démocratique algérienne. La chanteuse kabyle, qui a quitté son pays à 25 ans pour faire carrière en France, a fait salle comble.

Devant 800 Algériens, Souad Massi débute son concert avec Le Bien et le Mal, chanson symbolique, « pour remercier le courage et la maturité des manifestants et des manifestantes en Algérie. Je voulais leur prêter ma voix pour être un peu à l’écoute de la rue d’Algérie. Il faut être vigilant pour voir comment on va réaliser cette transition, avec qui, dans quelles conditions. »

Dans la salle, des activistes politiques indépendants comme Samir Yahiaoui, co-organisateur du concert, demandent le départ de tout le système incarné par Bouteflika : « Le civisme est dans la rue et la sauvagerie est dans le système. Il y a une confiscation de l’indépendance en 1962. On a libéré la terre, mais pas le peuple. Maintenant, on va libérer le peuple. »

« Il n’y a pas de retour en arrière »

Pour le public, le seul héros est le peuple : « Il n’y a pas de retour en arrière. C’est fini ! » « Malgré le fait qu’on est loin et qu’on est dans un autre pays, on est toujours là avec eux, corps et âme. »

Les bénéfices du spectacle de Souad Massi seront reversés à l’association SOS Villages d’Enfants de Draria, située près d’Alger.

Source : RFI

 

L’Arabie saoudite impose une taxe aux Palestiniens de Jordanie pour le pèlerinage du Hadj

  • PDF

L’Arabie saoudite impose une taxe aux Palestiniens de Jordanie pour le pèlerinage du HadjC’est un des cinq piliers de l’Islam : le pèlerinage du Hadj et de l’Umrah à La Mecque et Médine, en Arabie saoudite. Les musulmans du monde entier doivent s’y rendre, au moins une fois dans leur vie, s’ils en ont les moyens.

Plus de deux millions de pèlerins s’y pressent chaque année ; mais en août dernier, l’Arabie saoudite a durci les règles d’immigration régissant l’accès à son territoire. Les Palestiniens n’ayant pas la nationalité de leur pays d’accueil ne pouvaient plus s’y rendre.

Le royaume saoudien est revenu sur sa décision, en décembre dernier. Mais en Jordanie, où vivent plus de deux millions de réfugiés palestiniens, cette politique d’accueil fluctuante irrite.

Source : RFI

 

Biens culturels: le rapport Savoy-Sarr évoque des restitutions définitives

  • PDF

Il doit être remis vendredi au président français, mais RFI a pu se le procurer en avant-première. Le rapport sur la restitution des biens culturels africains, rédigé par Felwine Sarr et Bénédicte Savoy, est terminé. L'universitaire et l'historienne, missionnés par Emmanuel Macron pour réfléchir à cette épineuse question, mettent en avant la nécessité d'une restitution pérenne des œuvres.

« Une des questions à laquelle nous avons immédiatement dû faire face dès le début de la mission », écrivent Felwine Sarr et Bénédicte Savoy, « est le sens que nous devrions donner au terme restitution ». Les deux auteurs expliquent avoir été missionnés pour réfléchir à des « restitutions définitives » et « temporaires ». Mais pour eux, la notion de « restitution temporaire » est ambiguë. Cette formulation, disent-ils, ouvre la porte à des débats d'interprétation. Ce rapport « explore et défend le chemin qui mène aux restitutions permanentes ».

Le document fait également l'inventaire des objets d'Afrique subsaharienne se trouvant au musée du quai Branly à Paris. Cela concerne plus de 70 000 objets au total. Des pièces venant du Mali, de Côte d'Ivoire, du Bénin, du Sénégal ou encore de Guinée. On trouve aussi des objets venant de pays qui n'ont pas été colonisés par la France, comme l'Ethiopie et le Ghana notamment. « Nous sommes d’avis que ce patrimoine culturel reçoive la même attention et bénéficie de la même importance dans le processus de restitution que les objets provenant des anciennes colonies françaises », poursuivent Felwine Sarr et Bénédicte Savoy.

Pour mener à bien ces restitutions, ils proposent un changement radical : modifier le code de patrimoine français. Actuellement, loi française ne permet pas à Paris de restituer à un Etat qui en fait la demande une œuvre d'art prise pendant la colonisation. Il s'agirait donc d'inverser cette tendance. Reste à savoir à présent si Emmanuel Macron décidera de suivre ou non les recommandations des deux experts.

Les 70 000 trésors du Quai Branly

C'est le musée du quai Branly qui rassemble, en France, le plus grand nombre d'oeuvres d'art africaines : 70 000 pièces. Il faut dire que cet établissement cher à Jacques Chirac s'est créé en 2006 à Paris en regroupant les collections du Musée de l'homme, du Musée des Arts d'Afrique et d'Océanie, et du département des Arts Premiers du Louvre.

Le Tchad arrive en tête des pays d'origine de ces oeuvres, en quantité, avec plus de 9000 pièces. Viennent ensuite le Cameroun, Madagascar, le Mali puis la Côte d'Ivoire, le Bénin, l'Ethiopie, le Gabon ou le Congo.

Au musée, le parcours Afrique présente au public en permanence près de 1000 pièces, réparties par région. Parmi elles, bon nombre de chefs d'oeuvre... De l'art dogon du Mali aux statues royales mi-homme mi-lion du Bénin, en passant par les peintures chrétiennes d'Ethiopie, les objets magiques du pays Kongo, ou encore les statues

Source : RFI

 

Études à l’étranger : la France augmente les coûts de ses diplômes

  • PDF

Études à l’étranger : la France augmente les coûts de ses diplômes En annonçant l’augmentation des coûts des formations dans le public pour les étudiants étrangers, le Premier ministre français vient d’assumer le choix d’une stratégie d’écrémage par le seul critère financier.

La France opère un changement de cap radical dans sa stratégie d’attraction des étudiants étrangers. Son gouvernement a annoncé lundi 19 novembre que les frais de scolarité dans les universités et écoles publiques allaient augmenter pour les étudiants extra-européens dès la rentrée 2019. Un choix qui semble être en cohérence avec la politique d’immigration choisie par le président Emmanuel Macron.

Jusqu’ici, les étudiants étrangers payaient les mêmes droits que les Français, soit 170 euros pour une année de formation en licence, 243 euros en master et 380 euros en doctorat.

À partir de la rentrée 2019, ils devront s’acquitter de 2 770 euros en licence et 3 770 euros en master et doctorat, soit « un tiers du coût réel » d’un étudiant étranger pour les finances publiques, a indiqué le Premier ministre français Édouard Philippe, dans une allocution tenue lors des Rencontres universitaires de la Francophonie.

« Coup de massue »

Critiquée en France par les principaux syndicats étudiants, cette décision surprend également le continent : « L’annonce a été reçue ici comme un coup de massue, tant dans les milieux étudiants que chez les professionnels de l’enseignement supérieur, indique une experte de l’enseignement supérieur panafricain, basée à Dakar. Elle est d’autant plus surprenante qu’elle est contradictoire avec la politique actuelle », poursuit-elle.

En tout, 15 000 bourses seront accordées sur la période 2019-2027


Dans son allocution consistant à exposer la nouvelle stratégie française d’attractivité des étudiants internationaux, Édouard Philippe a en effet affirmé vouloir attirer plus d’étudiants étrangers : « Notre objectif est d’atteindre 500 000 étudiants en mobilité à l’horizon 2027 », a-t-il indiqué.

Outre la modernisation des conditions d’accueil et d’accompagnement, la hausse des frais de scolarité doit aussi permettre d’augmenter le nombre de bourses et les exonérations de droits. En tout, 15 000 bourses seront accordées sur la période 2019-2027 : 7 000 seront attribuées par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et 6 000 par les universités. À ce nombre s’ajoutent 8 000 exonérations de frais de scolarité.

Avec cette décision, la France tourne le dos à l’Afrique, soit 45 % de ses étudiants étrangers


Opportunité pour les écoles africaines ?

Pour Pape Madické Diop, PDG de l’école de commerce BEM Dakar, la méthode qui semble vouloir préserver l’égalité des chances, manque de cohérence : « Si je ne raisonnais qu’à mon niveau, je me dirais que c’est une opportunité de capter davantage d’étudiants. Mais dans ce cas, il faudrait un alignement de la politique et permettre aux formations françaises implantées sur le continent et reconnues par l’Hexagone, d’être éligibles aux bourses. Cela permettrait à des écoles comme la nôtre, qui pratiquent des prix élevés, d’accueillir un plus grand nombre d’étudiants ».

À mesure qu’elle se structure, l’offre francophone au Maghreb et en Afrique de l’Ouest progresse en qualité. Mais le secteur public, bien souvent surpeuplé, peine aussi à se réformer et proposer des filières en adéquation avec les besoins des entreprises.

Dans ce contexte, rien ne dit que le revirement français se traduise par une rétention des jeunes bacheliers sur le continent. « Avec cette décision, la France tourne le dos à l’Afrique, soit 45 % de ses étudiants étrangers. Elle perdra de son influence au profit du continent mais aussi de ses voisins comme l’Espagne, la Belgique, ou l’Allemagne et de pays comme la Turquie ou la Chine », conclut l’experte en enseignement supérieur.

Par Quentin Velluet
Source : Jeune Afrique

 

Le «Washington Post» publie la dernière tribune de Jamal Khashoggi

  • PDF

mediaLe quotidien américain avait retenu sa publication dans l’espoir de le voir revenir, mais s’est finalement résolu devant l’évidence : le journaliste saoudien ne réapparaîtra jamais. Dans le dernier article qu’il a écrit, et publié ce jeudi, Jamal Khashoggi fait dresse un amer constat sur l’état de la liberté de la presse dans le monde arabe.

« Ce dont le monde arabe a le plus besoin, c’est de la liberté d’expression. » Le titre de la dernière tribune de Jamal Khashoggi résonne comme un éloge funèbre, au-dessus de son portrait brossé en noir et blanc.

Dans une courte préface, le rédacteur en chef du Washington Post écrit : « J’ai reçu cet article au lendemain de la disparition de Jamal Khashoggi. Nous avons retardé sa publication dans l’espoir qu’il revienne le mettre en page avec nous. Mais je dois l’accepter : cela n’arrivera pas. »

Triste ironie, le dernier texte du journaliste saoudien est un vibrant plaidoyer pour la liberté de la presse. Il évoque les espoirs suscités par les printemps arabes de 2011 et décrit la poigne de fer qui s’est depuis refermée.

Le journaliste évoque un ami écrivain saoudien emprisonné, la saisie d’un journal par les autorités égyptiennes et se désole que « ces actions n’entrainent plus de représailles de la part de la communauté internationale, elles ne déclenchent plus qu’une condamnation rapidement suivie d’un silence. »

Jamal Khashoggi conclut avec un dernier appel : « Le monde a besoin d’une plateforme pour les voix arabes. La création d’un forum international indépendant, isolé des gouvernements qui prêchent la haine dans leur propagande, permettrait aux citoyens ordinaires du monde arabe de résoudre les problèmes auxquels ils font face. »

Source : RFI

 

Le prix Nobel alternatif de littérature décerné à Maryse Condé

  • PDF

L’écrivaine guadeloupéenne a reçu le prix Nobel alternatif de littérature, décerné par la Nouvelle Académie. Cette distinction, créée par des intellectuels suédois après la décision du comité Nobel de ne pas attribuer de prix en 2018, vient couronner l’œuvre de l’une des écrivaines majeures de la littérature des Caraïbes et d’Afrique.

Le prix Nobel de littérature « alternatif » a été attribué à Maryse Condé, lors d’une cérémonie qui s’est tenue à Stockholm, en Suède, vendredi 12 octobre. « Les Français n’ont jamais voulu entendre la voix de la Guadeloupe. Je suis heureuse qu’enfin, cette voix singulière soit reconnue. Je dédie ce Prix Nobel à mon mari, ma famille, à la Guadeloupe et à tous ceux qui me lisent », a-t-elle réagi auprès de Jeune Afrique, dans les minutes qui ont suivi l’annonce.

La Nouvelle Académie, qui lui a décerné ce prix, a été créée par 109 intellectuels suédois après le scandale sexuel qui a frappé l’Académie suédoise, dans la foulée de la vague #MeToo. Dix des dix-huit sages de l’institution avaient alors fait défection, provoquant le report du Prix Nobel à l’année 2019.

« Je suis très heureuse de compter parmi les finalistes mais toute de même très étonnée », nous glissait-elle déjà début septembre, lorsqu’elle avait été pré-sélectionnée par le collectif d’intellectuels suédois. « En France, je n’ai jamais eu le sentiment que l’on écoutait vraiment ce que j’avais à dire. Je suis habituée à être un peu marginalisée. Aussi, cela m’étonne que ce soit un pays tel que la Suède, un pays voisin de la France, qui estime que ce que je dis et ce que je suis est important. »

Si Maryse Condé a remporté de nombreuses distinctions au cours de sa carrière, ce prix Nobel alternatif de littérature est sans conteste une consécration pour une écrivaine à l’oeuvre foisonnante et engagée.

Source : jeuneafrique.com

 

Aretha Franklin, la «reine de la soul» s'est éteinte

  • PDF

mediaC'était « Lady Soul », ou la « reine de la soul » comme on la surnommait. Aretha Franklin s'est éteinte ce jeudi 16 août à l'âge de 76 ans, entourée de ses proches à Detroit, des suites d'une longue maladie.

Elle restera l'interprète inoubliable de Think, Respect, I say a little prayer, et tant d'autres tubes de la musique soul. Aretha Franklin, 18 Grammy Awards et plus de 75 millions de disques vendus, avait commencé à chanter enfant, dans l'église baptiste de son père pasteur à Détroit.

Remarquée à 14 ans par un producteur, elle enregistre un premier album, The Gospel Soul of Aretha Franklin, un premier disque dans lequel elle s’accompagne au piano. Mais c'est 10 ans et deux enfants plus tard que vient le succès, notamment avec des titres comme Chain of Fools, ou Respect, une chanson empruntée à Otis Redding, et dont elle fait un hymne féministe.

« Reine de la Soul »

En ces années 1967-1968, elle publie presque coup sur coup chez le label Atlantic Records I never loved a man the way I love you, Aretha Arrives, Lady Soul, puis Aretha Now (certifié or), des albums qui l’imposent comme une légende de la soul et une icône de la communauté noire américaine. C’est à ce moment-là qu’elle gagne le surnom de « Queen of Soul ».

Après des années 70 en demi-teinte, marquées tout de même par la sortie de son album Amazing Grace en 1972, un des disques de gospel les plus vendus au monde avec 2 millions d'exemplaires écoulés, Aretha Franklin rebondit en 1980 notamment grâce à son rôle de Mrs Murphy, propriétaire de café dans le film Les Blues Brothers.

Elle enchaîne dès lors les albums à succès. La diva collabore avec George Michael, Elton John, Ray Charles, Whitney Houston. En 1987, elle est la première femme à être admise au panthéon américain du rock, le « Rock and Roll Hall of Fame ». Elle chante aussi pour les plus grands, dont plusieurs présidents américains, comme Jimmy Carter, Bill Clinton ou Barack Obama, mais aussi pour le pape François, qui a eu le droit à son chef d'œuvre Amazing Grace.

Symbole de son aura et de son importance dans le paysage culturel américain, elle reçoit en 1999, des mains de Bill Clinton, la Médaille nationale des arts, la plus haute récompense remise à un artiste par le gouvernement au nom du peuple américain. Et en 2005, le président George W. Bush lui décerne la plus haute distinction américaine pour un civil : la médaille de la liberté.

Avec sa voix chaude, modulable à l'infini, à la fois sensuelle et puissante, Aretha Franklin est considérée comme une véritable légende de la musique et une source d'inspiration majeure pour nombre d'artistes. Le magazine Rolling Stone lui a notamment attribué la première place du classement des meilleurs chanteurs de tous les temps.

Atteinte d'un cancer depuis 2010, elle avait mis un terme à sa carrière l’an dernier en signant un 42e album en 60 ans de carrière. Sa dernière performance sur scène remonte à novembre 2017, à New York, lors d’un gala au profit de la fondation d’Elton John contre le Sida. Après avoir souffert pendant des années d'obésité, elle y était apparue très amaigrie.

Source : RFI

 

Faux assassinat d'un journaliste en Ukraine: questions sur une méthode

  • PDF

mediaLe journaliste russe Arkadi Babtchenko, qui avait été donné pour mort, victime d’un assassinat mardi soir à Kiev, est en réalité bien vivant. Les services de sécurité d’Ukraine, le SBU, l’avaient fait disparaître pour mener une « opération spéciale » et arrêter ses assassins potentiels. Mais ce coup de théâtre interloque et le débat fait rage sur la pertinence de la méthode, en Ukraine et au-delà.

Avec notre correspondant à Kiev, Sébastien Gobert

La joie qui a accompagné la réapparition d’Arkadi Babtchenko était indéniable mercredi. D’autant que l’opération se solde par un franc succès, selon les services ukrainiens. Le SBU assure que les tueurs potentiels ont été placés sous les verrous.

L’émotion a néanmoins rapidement fait place à de sérieuses interrogations en Ukraine. Le SBU affirme qu’un complot russe prévoyait de tuer 30 personnes dont le journaliste, mais n’a pas fourni de preuves pour étayer son accusation.

Pour certains, cette opération nuirait à la crédibilité des autorités. Pour d’autres, c’est l’intégrité du journalisme face aux « fake news » qui est remise en cause.

Des « vrais » assassinats non résolus

Le côté fantasque de cette affaire détonne aussi avec la série d’assassinats de ces dernières années, pour beaucoup non résolus. En juillet 2016, le journaliste Pavel Sheremet était tué dans le centre de Kiev.

Petro Porochenko avait alors promis des résultats rapides dans l'enquête. Près de deux ans plus tard, les meurtriers courent toujours, et le SBU a été accusé d’avoir entravé l’enquête. Des questions que la réapparition d’Arkadi Babtchenko ne peut faire oublier.

Crédibilité et risque de réplique

L’ONG Reporters sans frontière estime que si la réapparition du journaliste est « un grand soulagement », « il est navrant et regrettable que les services ukrainiens aient joué avec la vérité, quel qu'en soit le motif ».

Mais Kiev risque de payer cette mise en scène, estime pour sa part Cyrille Bret, professeur à Sciences Po. Tant auprès des alliés européens, avec une crédibilité désormais entachée par cette affaire, que vis-à-vis de Moscou, qui pourrait bien prendre des mesures de représailles.

« Il y a un risque de réplique russe. Notamment des opérations clandestines, cette fois-ci couronnées de succès, des rétorsions sur le terrain et, évidemment, une campagne anti-ukrainienne. Et à plus long terme, les opérations qui se dérouleront sur le sol ukrainien de la part de tel ou tel service russe seront mieux cachées, puisque quand l’Ukraine criera aux loups, peu de gens la croiront. » Cyrille Bret, Professeur de sciences Po

Une « provocation »

Sans surprise, la Russie dénonce une machination et une « provocation anti-russe », selon les termes employés par le ministère des Affaires étrangères. De fait, cette affaire est une aubaine pour Moscou - quelle que soit la réalité de son implication dans le complot que l’Ukraine affirme avoir déjoué - car les autorités russes n’ont cessé ces dernières années de dénoncer les « fausses informations » qui seraient utilisées à son encontre dans le conflit qui l’oppose à Kiev.

Sur les réseaux sociaux, les réactions sont également très critiques à l’encontre de l’Ukraine et pas seulement parmi les proches du Kremlin. Il faut dire que de nombreuses personnalités de l’opposition, et de nombreux journalistes indépendants, s’étaient exprimées pour rendre un hommage, souvent poignant, à Arkadi Babtchenko alors qu’ils le croyaient mort.

La nouvelle de sa résurrection a donc été accueillie avec soulagement bien sûr, mais aussi, très vite, avec une pointe d’amertume et parfois de colère. Nombre de journalistes déplorent en effet que cette macabre mise en scène porte un coup très dur à leur crédibilité, rapporte notre correspondant à Moscou, Daniel Vallot.

Source : RFI

 

L’œil de Glez : le chameau botoxé, nouveau canon de beauté

  • PDF

En Arabie saoudite, douze dromadaires ont été exclus d'un concours de beauté pour avoir reçu des injections de botox...

On connaissait, en Floride ou en Californie, les concours de beauté pour caniches roses engoncés dans de vraies redingotes Burberry. On était moins habitué à des compétitions animalières singeant, en Afrique ou au Moyen-orient, les dérives occidentales en matière d’humanisation des animaux de compagnie. Qu’un éleveur saoudien de chameaux vante, dans une foire agricole, les jarrets de ses plus beaux camélidés, voilà qui relève davantage de la harangue commerciale que d’une empathie exagérée pour sa bête. Mais que dire quand les propriétaires font subir à leurs dromadaires des opérations de chirurgie esthétique ?…

Le scandale vient d’éclater près de Riyad, en Arabie Saoudite, à la toute dernière compétition « Miss Camel » du Festival du roi Abdulaziz. Les faciès de douze dromadaires attirèrent l’attention des membres du jury. L’enquête révélera que les maîtres de ces chameaux leur avaient imposé des injections de botox, cette substance que des Occidentales utilisent pour réduire la motricité des muscles à l’origine des rides d’expression. Avec leurs lèvres artificiellement charnues, larges et tombantes – atouts déterminants dans ce genre de concours –, les dromadaires incriminés ont été disqualifiés.

La tendance des concours de beauté

Une attention accrue au bien-être des animaux et à la fierté de leurs maîtres deviendrait donc une tendance universelle. Dans les pays du Nord de la planète, les lignes de vêtements luxueux pour animaux de compagnie n’ont d’équivalent que le soin apporté à leur alimentation. Pour 20 000 francs CFA le kilo, par exemple, votre chien pourra déguster de la « ventrêche d’esturgeon façon Volga, ses œufs de lompes au quinoa et leur caviar de Neuvic ». Une véritable recette de chef étoilé qui mérite une communication publicitaire télévisuelle réalisée en authentique langage animalier, « phrasé » reconstitué par des comportementalistes et linguistes. Si l’on ajoute les contrats d’assurances pour « meilleur ami de l’homme », il n’y avait qu’un pas à franchir entre le toilettage et la chirurgie esthétique. Surtout quand cette dernière apparaît comme une garantie de briller dans des concours lucratifs. C’est plusieurs millions de dollars que les propriétaires de chameaux tricheurs étaient susceptibles de remporter en Arabie Saoudite…

Hélas, les dromadaires « dopés » n’ont plus que leurs lèvres pour pleurer, victimes de la mode de l’esthétique à tous crins. Avec humour, certains dénoncent le phénomène des compétitions de beauté animalière et en prennent le contre-pied. Le 23 juin dernier se tenait, en Californie, le concours du chien le plus laid du monde.

Source : jeuneafrique.com

 

La longue semaine d’Audrey Azoulay, nouvelle directrice générale de l’Unesco

  • PDF

La candidate de la France à la direction générale de l’Unesco l’a emporté après une campagne intense. Elle était en lice face à Hamad Al-Kawari, le représentant du Qatar.

La semaine n’a pas été reposante pour les équipes d’Audrey Azoulay. Mais ce vendredi 13 octobre à 18 heures 30, elles ont été récompensées : l’ex-ministre de la Culture française de 45 ans a été élue à la direction générale des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) par les 58 membres du conseil exécutif de l’organisation, lors de l’ultime tour de scrutin qui l’opposait au représentant du Qatar, Hamad Al-Kawari, ancien ministre de la culture qatari de 69 ans et qui avait été diplomate à l’Unesco. Elle a recueilli 30 voix, contre 28 à son opposant. Elle succède donc à Irina Bokova, qui a passé deux mandats à la tête de l’organisation.

Désistements et tractations

Le premier tour a eu lieu en début de semaine, le lundi. Le Qatar arrive alors en tête avec 19 voix. La France suit avec 13 voix, devant l’Egypte, candidature soutenue par l’Union Africaine, qui rafle 11 voix. Derrière suivent le Liban, la Chine, le Vietnam et l’Azerbaïdjan.

Les premiers résultats sont déjà une surprise : les candidatures libanaise et chinoise étaient perçues comme plus sûres. « Il semblerait que le candidat chinois n’a pas reçu le même soutien de la part de son gouvernement que les deux pays en tête », nous disait alors un membre d’une équipe de campagne.

Au fur et à mesure de la semaine, vote après vote, plusieurs pays se désistent. Mais le jeudi soir, aucune majorité ne s’est dessinée.

« Un référendum pour ou contre le Qatar »

La France et l’Égypte arrivent en seconde place à égalité avec 18 voix chacune, derrière le Qatar, qui en empoche 22. Un cinquième et ultime jour d’élections avec deux votes, est organisé.

A 14 heures 30 ce vendredi, les électeurs sont rassemblés une première fois pour ne garder qu’un seul des candidats de la France et de l’Égypte. La Française Audrey Azoulay sort Moushira Khattab avec 31 voix contre 25.

Du côté des Français, on se frotte les mains : un certain nombre de pays qui ont voté pour l’Égypte ne reporteront certainement pas leur voix vers le Qatar. Depuis plusieurs semaines, l’Égypte est à l’avant-garde de l’offensive diplomatique contre le petit royaume, aux côtés des Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite. Le vote sera, comme nous le confie un membre du staff d’Azoulay, « un référendum pour ou contre le Qatar ».

Entre temps, les tractations s’accélèrent. « Chacun va voir les Libanais, on commence à dessiner des équipes avec des places pour chacun… », commente une source. Audrey Azoulay et Hamad Al-Kawari sont dans des salles un peu à l’écart l’une de l’autre…

Le mercredi, ils se sont rencontrés, tout sourires, pour une poignée de main rapide, immortalisée par un cliché vite mis en ligne, avant de s’en retourner rapidement chacun de son côté, auprès de ses équipes.

Les États-Unis quittent le navire

Entre temps, en plein milieu de semaine, le 12 octobre, les États-Unis annoncent leur retrait de l’institution, l’accusant d’être « anti-israélienne », vite suivis par Tel-Aviv. Washington avait déjà cessé de participer au financement de l’Unesco en 2011, après que l’agence a admis la Palestine parmi ses États membres.

Lors des auditions des candidats devant les membres du conseil exécutif, en avril 2017, le candidat qatari a été le seul à avoir appelé à un dialogue constructif avec les États-Unis.

Le règlement du différend israélo-palestinien au sein de l’institution a été un sujet important de la campagne. « Il y a une limite à ne pas franchir : l’instrumentalisation. Les différends bilatéraux ne doivent pas freiner l’action de l’Unesco. Au contraire, l’institution doit favoriser le dialogue et prévenir les conflits au lieu de les subir ou de les laisser s’exporter chez elle », déclarait Audrey Azoulay à Jeune Afrique.

Les soutiens de la candidate égyptienne mettaient en avant la place privilégiée qu’elle occupe pour parvenir à un règlement du conflit, son pays étant habitué aux discussions engageant les deux parties. La candidate libanaise, notamment, invoquait auprès de Jeune Afrique une connaissance « forcément très complète du dossier ».

Une candidature qui a énervé

La candidature d’Audrey Azoulay – dont le père, André Azoulay, est conseiller du roi du Maroc – n’avait pas manqué de faire grincer des dents : les pays arabes comptaient fermement installer un représentant de la région dans le fauteuil de directeur général, ce qui n’est encore jamais arrivé.

Beaucoup comptaient sur un soutien français. « La règle d’une alternance régionale n’existe pas, et je n’ai pas envie de m’engager dans ce débat, qui n’a guère de rapport avec les enjeux de l’Unesco. Je préfère parler du fond », nous avais répondu la candidate, rencontrée durant sa campagne à Paris, au mois de septembre.

Les nations arabes avaient tacitement décidé de laisser plusieurs pays concourir et de ne pas présenter de candidature unique, puis de se rassembler à l’issue du premier tour, en fonction des résultats. La crise diplomatique qui a éclaté opposant le Qatar à ses voisins les plus proches en aura décidé autrement.

Source : jeuneafrique.com

 

Les États-Unis, suivis d’Israël, claquent la porte de l’Unesco

  • PDF

L'État hébreu a annoncé son retrait de l'Unesco le 12 octobre, dans la foulée des États-Unis qui, quelques heures plus tôt, avaient fustigé les positions "anti-israéliennes" de l'organisation onusienne.

Après les États-Unis, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a donné pour instruction au ministère des Affaires étrangères de préparer le retrait de son pays de l’Organisation des États-Unis pour la science, l’éducation et la culture (Unesco). L’institution « est devenue le théâtre de l’absurde où l’on déforme l’histoire au lieu de la préserver », écrit-il dans un communiqué.

Principal allié d’Israël, les États-Unis avaient annoncé auparavant leur retrait de l’Unesco, l’accusant d’être « anti-israélienne ». L’ambassadeur d’Israël auprès des Nations unies, Danny Danon, avait salué la décision américaine.

« Discrimination contre Israël »

« Nous entrons dans une nouvelle ère aux Nations unies, celle où, quand on pratique la discrimination contre Israël, il faut en payer le prix », avait-il déclaré dans un communiqué. Il y fustigeait « les résolutions absurdes et honteuses adoptées par cette organisation contre Israël ».

L’Unesco avait provoqué la fureur israélienne en juillet en inscrivant la Vieille Ville d’Hébron sur la liste du patrimoine mondial en danger et en caractérisant Hébron, en Cisjordanie occupée, comme ville islamique. Les juifs, dont quelques centaines y vivent aujourd’hui retranchés au milieu de 200 000 Palestiniens, y revendiquent une présence de 4 000 ans.

Le gouvernement israélien s’est également indigné en voyant l’Unesco occulter, selon lui, le lien historique entre les juifs et Jérusalem, au coeur du conflit israélo-palestinien. Israël en a annexé la partie orientale et palestinienne après la guerre des Six Jours et en a fait sa capitale indivisible.

Les Palestiniens, eux, veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l’État auquel ils aspirent. Les sites les plus sacrés du judaïsme, comme le mur des Lamentations et le mont du Temple, également appelé esplanade des Mosquées et considéré comme troisième lieu saint de l’islam, se trouvent à Jérusalem-Est.

Source : Jeuneafrique.com

 

Tensions dans le Golfe: Pour l'ONU, la fermeture d'Al Jazeera est "inacceptable"

  • PDF

"Les chaînes Al Jazeera en arabe et anglais sont légitimes et ont des millions de téléspectateurs", a déclaré l'ONU.L'Arabie saoudite a exigé, pour rétablir ses relations diplomatiques avec le Qatar, la fermeture de la chaîne qatarie Al Jazeera. Une demande que l'ONU estime inacceptable" ce vendredi.

L'ONU a jugé vendredi "inacceptable" une fermeture de la chaîne Al Jazeera du Qatar, l'une des exigences de l'Arabie saoudite et de ses alliés qui ont accordé au Qatar un ultimatum expirant le 4 juillet.

"Que vous les regardiez ou pas, que vous les aimiez ou pas, que vous soyez d'accord ou pas avec leurs points de vue éditoriaux, les chaînes Al Jazeera en arabe et anglais sont légitimes et ont des millions de téléspectateurs", a souligné le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, dans un communiqué. "L'exigence d'une fermeture est, à notre avis, une attaque inacceptable du droit à la liberté d'expression et d'opinion", a-t-il affirmé.

"Sans précédent et clairement déraisonnable"

L'Arabie saoudite, Bahreïn, l'Egypte et les Emirats arabes unis ont rompu le 5 juin leurs relations diplomatiques avec le Qatar, l'accusant de soutenir le terrorisme et de se rapprocher de l'Iran chiite, grand rival régional du royaume saoudien. Les tensions se sont accrues après la remise à Doha d'une liste de 13 demandes établies par ces pays.

Le Haut-Commissaire de l'ONU juge que ce "conflit alarmant a été porté à un niveau" supérieur après l'établissement par ces pays d'exigences qui affectent "certaines libertés et droits fondamentaux", dont la fermeture d'Al Jazeera. D'après l'ONU, les quatre adversaires du Qatar ont fixé un "ultimatum de 10 jours - prenant fin le 4 juillet" - à Doha pour satisfaire la liste de leurs demandes.

"Insister pour que de telles chaînes soient fermées est sans précédent et clairement déraisonnable", a martelé le Haut-Commissaire. "Si cela devait se produire réellement, cela ouvrirait une boîte de Pandore pour plusieurs puissants États, compromettant sérieusement le droit à la liberté d'expression et d'opinion dans d'autres États, ainsi que dans le leur", juge-t-il.

Source : RFI

 

Crise des pays du Golfe: L'UISM demande la levée de l'embargo

  • PDF

Crise des pays du Golfe: L'UISM demande la levée de l'embargo L'Union Internationale des savants Musulmans (UISM) a demandé de faire preuve de raison dans la résolution de la crise dans le Golfe et que le blocus infligé au Qatar soit levé dans les plus brefs délais.

L'Union Internationale des savants Musulmans (UISM) a demandé de faire preuve de raison dans la résolution de la crise dans le Golfe et que le blocus infligé au Qatar soit levé dans les plus brefs délais.

Il ressort d'un communiqué signé par le Secrétaire général de l'organisation, le Dr Cheikh Ali Muhieddin Qara Daghi et rendu public lundi, publié lundi, que "la propagande accompagnant cette crise a nui aux droits de la communauté musulmane et que des relations entre des pays voisins et frères ont été rompus".

L'organisation appelle, pour pouvoir sortir de cette crise, à faire preuve de sang froid et d'intelligence, à prendre en compte les intérêts régionaux et à privilégier le dialogue autour d'une table.

Au sujet des organisations caritatives et des leaders d'opinion du Qatar, qui pour des raisons politiques, ont été désignés, sans preuves et avec des affirmations sans fondement, comme soutenant le terrorisme, l'Union a indiqué : "Nous condamnons le placement sur la liste de "terroristes" du président de l'Union Internationale des savants Musulmans, le Cheikh Youssef Al Quaradawi, d'Ali Muhammad al-Sallabi et des autres savants, qui consacrent leurs vies à être au service de l'Islam et des Musulmans. Cette erreur doit être rectifiée et cette liste qui contient les noms de savants "héritiers des prophètes" doit être retirée.", ajoute le communiqué.

L'Union a salué les efforts déployés par l'émir du Koweït, Sabah al-Ahmad al-Jaber al-Sabah, pour tenter de désamorcer cette crise tout en demandant aux parties concernées de faire leur possible pour empêcher une division entre les enfants de la "Oumma".

"Qu'en ce mois sacré du Ramadan, l'embargo appliqué soit concrètement levé et la fraternité entre le Qatar et les autres pays soit retrouvée" a appelé de ses voeux l'organisation. musulmane.

L’Arabie Saoudite, l’Égypte, les Émirats arabes unis, le Bahreïn, le Yémen, la Mauritanie, les îles Comores et les Maldives ont annoncé, lundi dernier, la rupture de leurs relations diplomatiques avec le Qatar l’accusant de « soutenir le terrorisme». Ces pays ont interdit au Qatar le survol de leur territoire et ont donné un ultimatum de 48 heures aux diplomates qataris pour quitter les pays en question.

Des pays comme les Maldives, la Mauritanie et l'Archipel des Comores leur ont emboîté le pas en annonçant qu'ils rompaient leurs relations diplomatiques avec le Qatar.

La Jordanie et Djibouti ont annoncé la réduction de leurs représentations diplomatiques à Doha.

Le Koweït et Oman maintiennent quant à eux des relations étroites avec le Qatar.

Le Qatar a réfuté, pour sa part, les accusations portées contre lui, se considérant victime d’une campagne de dénigrement et accusant ses voisins du Golfe de chercher à le «mettre sous tutelle».

Source : TRT Français