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Politique en Afrique

Le Drian en visite surprise dans les Ifoghas, au Nord-Mali

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian est arrivé ce jeudi matin dans le massif des Ifoghas, théâtre de violents affrontements dans le nord du Mali, au lendemain de l'annonce d'un quatrième soldat français tué dans le pays.

Au lendemain de l'annonce de la mort d'un quatrième soldat français au Mali, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian est arrivé dans le massif des Ifoghas, une zone accidentée dans le nord du Mali, théâtre de violents affrontements.

Il doit se rendre dans plusieurs villes notamment la capitale Bamako d'où il sera interrogé vendredi matin par Europe 1, a précisé cette radio.

La mort la veille d'un soldat a porté à quatre le nombre de militaires français tués dans ce pays depuis le début, le 11 janvier, de l'intervention militaire de la France au Mali, aux côtés des forces maliennes, pour chasser les groupes islamistes armés du nord du Mali.

lexpress.fr

Mali: le Tchad annonce avoir tué le chef islamiste Mokhtar Belmokhtar

Mokhtar Belmokhtar, l'un des principaux chefs d'al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), a été tué ce samedi 2 mars par des soldats tchadiens dans le massif des Ifoghas, dans le nord du Mali, a annoncé le général tchadien Zakaria Goubongué. L'annonce intervient après celle, vendredi, du président tchadien Idriss Déby qui a imputé à l'armée tchadienne la mort d'un autre chef d'Aqmi, Abou Zeid, ce qui n'a pas été confirmé par Bamako, Paris ou Alger.

« Les forces tchadiennes au Mali ont détruit totalement la principale base des jihadistes dans le massif de l'Adrar des Ifoghas, plus précisément dans la vallée d'Ametetai », samedi à 12H00 locales et GMT, affirme l'état-major tchadien, précisant que « plusieurs terroristes » ont été tués « dont le chef Mokhtar Belmokhtar dit 'le borgne' ».

L'annonce intervient après celle vendredi par le président tchadien Idriss Déby de la mort d'un des principaux chefs d'al-Qaïda au Maghreb islamique, Abou Zeid.

Ni la France, ni l'Algérie ou le Mali n'ont pour le moment confirmé la mort de Mokhtar Belmokhtar. Algérien, né dans les années soixante-dix, surnommé 'le borgne' après avoir perdu un œil dans des combats, surnommé également 'Marlboro' tant il régnait sur les trafics illégaux et les prises d'otages d'Occidentaux dans le Sahara.

Passé par l'Afghanistan dans les années quatre-vingt-dix, spécialiste des engins explosifs, Mokhtar Belmokhtar a tout récemment pris ses distances avec Aqmi pour créer son propre groupe, « la brigade des signataires par le sang ». Groupe qui a revendiqué l'attaque en janvier contre le site gazier algérien d'In Amenas.

Source RFI

Guinée: 3 morts, plus de 200 blessés en quatre jours de violences à Conakry

Conakry - Trois personnes ont été tuées depuis mercredi à Conakry dans des heurts entre civils et forces de l'ordre, des biens détruits, a annoncé samedi le gouvernement guinéen qui entend faire la lumière sur ces incidents à quelque deux mois des législatives.

Ces violences ont non seulement occasionné des destructions de biens publics et privés mais ont également coûté la vie à trois de nos concitoyens: deux civils et un policier, a affirmé samedi le gouvernement dans un communiqué.

La troisième victime de ces violences, qui ont éclaté mercredi à Conakry, est un jeune de 15 ans, parti chercher du pain vendredi soir quand des militaires lui ont tiré dessus à bout portant, a indiqué à l'AFP un membre de sa famille, ajoutant qu'il était décédé samedi matin.
Un lycéen et un policier, blessés mercredi lors d'une manifestation de l'opposition réprimée par les forces de l'ordre, avaient succombé respectivement le même jour et vendredi.

Plus de 200 personnes ont été blessées dans ces violences, selon un décompte fait par l'AFP.

Le gouvernement a affirmé samedi dans un communiqué qu'il entendait faire toute la lumière sur les circonstances de la mort de ces concitoyens à la suite de la manifestation mercredi de l'opposition réclamant une transparence aux élections législatives prévues le 12 mai.

Cette manifestation avait été suivie le lendemain jeudi d'une journée ville morte, marquée par des heurts entre des jeunes et des forces de l'ordre avant que des échauffourées, vendredi, ne mettent aux prises des commerçants notamment.

Des loubards ont profité de cette tension politique consécutive à la marche de mercredi pour faire des pillages, a affirmé à l'AFP le ministre porte-parole du gouvernement, Damantang Albert Camara. Aucun militaire n'est dans les rues pour le service d'ordre assuré par les seuls policiers et gendarmes, a-t-il assuré.

Des militaires guinéens se sont attaqués à des civils dans la banlieue de Conakry, avaient indiqué à l'AFP plusieurs témoins qui ont également mis en cause ces militaires dans la mort d'un jeune samedi matin.

Le ministre Camara a également estimé que rien ne permettait de dire qu'il s'agissait d'affrontements inter-communautaires en référence à des heurts entre Malinké et Peul vendredi dans la banlieue de la capitale.

Les clivages politiques recoupent le plus souvent les clivages ethniques en Guinée: une majorité de Malinké sont acquis au président Condé - lui-même Malinké - tandis que la plupart des Peul soutiennent Cellou Dalein Diallo - Peul - principal opposant et candidat malheureux à l'élection présidentielle de novembre 2010.

Trois coalitions de partis d'opposition guinéens ont dénoncé samedi dans un communiqué les expéditions punitives organisées depuis le (mercredi) 27 février par les forces de l'ordre, qui mettent en péril la vie et les biens de nombreux citoyens dont le seul crime est d'avoir répondu favorablement aux mots d'ordre de manifestation de l'opposition.

La Ligue guinéenne des droits de l'homme a appelé le gouvernement à faire toute la lumière sur les atteintes graves aux droits humains commises cette semaine et (à) traduire les auteurs présumés en justice.

Face à cette situation, le président guinéen, Alpha Condé et le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avaient lancé vendredi soir des appels au calme.

Le président Condé doit recevoir lundi les acteurs politiques pour discuter des élections législatives, un scrutin repoussé depuis 2011.

Source AFP

Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara reconduit pour un second mandat à la tête de la CEDEAO

Le Chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, a été reconduit jeudi pour un second mandat d’un an à la tête de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), à l’issue de la 42ème session ordinaire des Chefs d’Etat et de gouvernement de cette organisation.

Désigné le 17 février 2012 à Abuja (Nigeria) par ses pairs, Alassane Ouattara a été crédité d'un ‘'bilan positif''. Sa détermination face au dossier malien avec la guerre dans le nord du pays contre les groupes islamistes armés et la transition politique en Guinée- Bissau, a été saluée.

‘'La Conférence rend un hommage appuyé au président Alassane Ouattara'' a déclaré le président de la Commission de la CEDEAO, Désiré Kadré Ouédraogo, en lisant le communiqué final du sommet.

M. Ouattara é été également ‘'félicité pour sa contribution positive dans la recherche de la paix au Mali et en Guinée Bissau'', a-t-il ajouté. ‘'La Conférence décide de reconduire le président Alassane Ouattara à la tête de la CEDEAO pour un nouveau mandat d'un an'', a poursuivi M. Ouédraogo sous les applaudissements de l'assistance.

Le prochain sommet de la CEDEAO se tiendra au Nigeria à une date qui reste à déterminer, selon le président de la Commission de la CEDEAO. Ce sommet a été également marqué par l'examen du rapport du président de la Commission de la CEDEAO, Désiré Kadré Ouédraogo, le renouvellement des instances de l'organisation, et l'élargissement de la Commission de l'organisation ouest africaine. 16 Chefs d'Etats, dont trois hors de la CEDEAO ont participé à l'ouverture des travaux de ce sommet.

Il s'agit de : Dicounda Traoré (Mali), Macky Sall (Sénégal), Ernest Bai Koroma (Sierra Leone), Faure Gnassingbé (Togo), Ellen Johnson Sirleaf (Libéria), Alpha Condé (Guinée), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Goodluck Jonathan (Nigéria), Issoufou Mahamadou (Niger), Yaya Jameh (Gambie), Manuel Serifo Nhamadjo (Guinée Bissau), John Dramani Mahama (Ghana) et Alassane Ouattara (Côte d'Ivoire).

Le président Idriss Déby Itno (Tchad), Pierre Nkurunziza (Burundi) et Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie), étaient également présents. Le Bénin et le Cap Vert, pays membres, étaient représentés par leur Premier Ministre, ainsi que le Maroc, pays invité.

Source @bidjan.net

Lutte contre le terrorisme : Abou Zeid, l'émir d'Aqmi serait mort

Abou Zeid, un des Emirs d'AQMI

Un des principaux chefs d’al-Qaïda au Sahara aurait été tué par les forces françaises au nord du Mali, selon la rébellion touarègue, ainsi que des notables locaux.

Après un raid aérien de l’armée française, Abdelhamid Abou Zeid, « émir » important d’AQMI et principal preneur d’otages, aurait été trouvé mort le samedi 23 février dans la zone d’In Sensa, près de Tigharghar, sur les versants de la chaîne montagneuse de l’Adrar des Ifoghas.

La nouvelle, révélée jeudi, n’a pas été confirmée par l’armée française. « Nous n’avons aucune information spécifique sur cette personne » a indiqué le colonel Thierry Burkhard, porte-parole des armées. Il a néanmoins confirmé qu’un raid aérien français dans la zone d’In Sensa avait détruit six véhicules identifiés comme étant des objectifs militaires.

Les cadres dirigeants du mouvement rebelle touareg MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad), ainsi que des notables de la ville de Kidal, affirment que 45 combattants d’AQMI et du groupe islamiste Ansar ad-Dine auraient trouvé la mort durant le raid français. Le MNLA indique en outre que ses combattants, qui épaulent les Forces Spéciales françaises dans le désert, auraient ensuite fait sept prisonniers parmi les survivants du raid.

"Il est mort et enterré"
Les sept prisonniers, pris par les Touaregs et les Forces Spéciales, seraient quatre Maliens, un Algérien, un Mauritanien et un homme du Front Polisario. L’un d’entre eux, Seden Ag Hita, est un personnage connu dans le nord du Mali. Ancien sergent-chef de la garde nationale malienne, il avait fait défection pour rejoindre le groupe islamiste Ansar ad-Dine avant de rallier les katibas d’AQMI. Aujourd’hui détenu à Kidal, Seden aurait apporté la preuve du décès d’Abou Zeid durant le raid français.

« C’est une certitude, il est mort et enterré » indique aussi un notable important de Kidal, ayant accès aux prisonniers. En Algérie, les services de renseignements, d’habitude très informés, indiquaient jeudi ne pas pouvoir entièrement confirmer l’information. « Nous avons de bonnes raisons de penser qu’il est mort, mais ça pourrait être une fausse nouvelle pour brouiller les pistes et ménager sa fuite », indique un responsable algérien. A Paris, l'entourage du ministre de la Défense signalait être au courant de l’information, sans pouvoir immédiatement la confirmer.

Abou Zeid détenait notamment les otages français et africains de la société Areva. Mais selon les notables de la région de Kidal, et le MNLA, ces otages ne seraient plus dans la zone de l’Adrar de Ifoghas. Confiés par Abou Zeid au commandant d’AQMI pour le « Grand Sud », Yahya Abou El Hammam, la plupart des otages seraient répartis par petits groupes cachés dans le désert au nord de Tombouctou.

Source Paris Match (France)

Guinée : l’opposition se retire du processus électoral à 3 mois de législatives

Plusieurs partis de l'opposition de Guinée ont annoncé samedi à Conakry qu'ils se retiraient du processus électoral devant aboutir à des législatives prévues le 12 mai dans le pays, en dénonçant l'absence de dialogue avec le pouvoir et la commission électorale.

Aucun responsable du pouvoir n'avait pu être joint. Sollicité par l'AFP, un responsable à la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a affirmé que l'organe électoral n'était "pas au courant" de cette décision de l'opposition.

"Les partis politiques de l'opposition ont décidé de se retirer du processus électoral qui doit mener le pays à des élections législatives prévues le 12 mai prochain", a déclaré à la presse l'opposant et ex-ministre Aboubacar Sylla.

Il s'exprimait au nom de trois coalitions: l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP), le Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition et le Club des républicains (CDR).

"Nous avons décidé de nous retirer du processus pour ne pas cautionner une mascarade électorale en cours de préparation faute de dialogue politique entre acteurs du processus. (. . . ) Nous n'allons pas boycotter les élections, mais nous nous retirons du processus en cours d'exécution", a dit M. Sylla.

"Nous avons vu que ce processus est complètement dévoyé de sa mission, et la Céni mise en place sous l'impulsion d'un président de la République (Alpha Condé), qui n'est ni impartiale, ni neutre, est en train de violer systématiquement toutes les dispositions de la Constitution, du Code électoral et même de son propre règlement intérieur", a-t-il poursuivi, sans plus de précisions.

Le 18 février, l'opposition guinéenne avait mobilisé dans la rue des milliers de personnes, qui ont marché sans incidents majeurs à travers le pays pour exiger liberté et transparence dans les élections législatives attendues depuis 2011 et repoussées plusieurs fois avant d'être fixées au 12 mai prochain par la Céni.

Les manifestants avaient dénoncé le président Condé, élu fin 2010 et accusé par l'opposition de manque de dialogue. Ils avaient aussi fustigé l'opérateur sud-africain WayMark retenu pour la révision du fichier électoral.

Aboubacar Sylla a par ailleurs indiqué samedi que l'opposition prévoit d'organiser les 27 et 28 février de nouvelles "marches pacifiques" pour réitérer ses demandes. Elle espère ainsi "obtenir le renvoi" de WayMark "qui a démontré ses insuffisances" mais aussi faire accepter "le vote des Guinéens de l'étranger", a-t-il dit.

La date du 12 mais doit être confirmée par un décret de convocation des électeurs signé par le chef de l'Etat, 70 jours avant le jour fixé, selon les dispositions légales.

Les dernières législatives en Guinée remontent à juin 2002, sous la présidence du général Lansana Conté, décédé en décembre 2008 après 24 ans au pouvoir. C'est actuellement un Conseil national de transition (CNT, non élu) qui fait office de Parlement.

Source Jeune Afrique

Tunisie : le Premier ministre Hamadi Jebali démissionne

Le Premier ministre tunisien, Hamadi Jebali, a officiellement démissionné, mardi 19 février, en début de soirée. Cette annonce fait suite à l'échec des négociations autour de sa proposition de former un nouveau gouvernement de technocrates sans appartenances politiques. Il a déclaré ne pas vouloir participer à un autre gouvernement si une date n'était pas fixée pour les futures élections.

Le 6 février, au soir de l’assassinat du leader de gauche Chokri Belaïd, Hamadi Jebali avait anticipé l’explosion d’une crise politique qui couvait depuis des mois. Il avait pris de court tous les partis, y compris le sien, Ennahdha, dont il est secrétaire général, en proposant de composer un gouvernement restreint autour de technocrates apolitiques. Il avait également appelé à fixer une date pour des élections qui feraient sortir la Tunisie d’une étape transitionnelle devenue chaotique.

Son initiative s’est soldée par un échec bien qu’elle a eu le mérite de réunir des formations politiques opposées autour d’une même table. Ennahdha ainsi que le Congrès pour la République, ont pesé de tout leur poids pour contrer cette proposition. Oui à un remaniement, oui à quelques portefeuilles conduits par des technocrates, mais les partis doivent être présents dans la configuration gouvernementale, disaient-ils en substance, tandis que le Front populaire ne participait pas aux négociations, considérant que Jebali ne pouvait conduire un gouvernement neutre, étant lui-même l’un des dirigeants du parti islamiste.

Conditions

Faute de consensus, Hamadi Jebali a donc présenté sa démission comme il s’était engagé à le faire. Mais il n’a pas jeté l’éponge. Dans son allocution, il se dit prêt à conduire le nouvel exécutif. Cependant, il y met des conditions précises : le retour à la sécurité, l’arrêt de la violence politique, la lutte contre la hausse des prix, le respect de la liberté d’expression, la relance de l’emploi et le développement régional.

« Efficacité et abnégation pour la patrie », devraient être les mots d’ordre du gouvernement qu'il pourrait conduire, et qui devrait aussi s’engager à ne pas rentrer dans la course électorale. À ce propos, Hamadi Jebali est sans concession : il est nécessaire d’aller vers des élections, affirme-t-il, et il tance l’Assemblée nationale constituante (ANC) pour qu’elle produise au plus vite une feuille de route précise.

Reconduction ?

Encore une fois, Hamadi Jebali prend la stature d’un homme d’État au service de son pays, même si le bilan de son gouvernement partant n’est pas brillant. Cette position est surprenante car il s’engage également à ne pas se présenter aux prochaines élections s’il est reconduit.

Des sources proches du conseil consultatif d’Ennahdha estiment que Jebali à toutes les chances d’être reconduit. Quoi qu’il en soit, la Tunisie ne sera pas face à un vide constitutionnel ; l’organisation provisoire des pouvoirs publics prévoit ce cas de figure. Le parti majoritaire, Ennahdha devra désigner un chef du gouvernement, issu de ses rangs, qui demandera l’aval de l’ANC pour la nouvelle équipe qu’il aura nommée.

Source JA

 

Communiqué Final de la Session Extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et/ou de Gouvernement du Cen-Sad

A l’invitation de Son Excellence Monsieur IDRISS DEBY ITNO, Président de la République du Tchad, Président en exercice de la CEN-SAD, la Session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et/ou de Gouvernement de la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens CEN-SAD s’est tenue à N’Djamena le 16 février 2013.


2. Ont pris part à cette importante session, les Chefs d’Etat et/ou de Gouvernement des Etats ci-après :

• Son Excellence Monsieur BONI YAYI, Président de la République du Bénin ;
• Son Excellence Monsieur BLAISE COMPAORE, Président du Burkina Faso ;
• Son Excellence Monsieur FRANCOIS BOZIZE YANGOUNVONDA, Président de la République Centrafricaine ;
• Son Excellence Monsieur ALASSANE OUATTARA, Président de la République de Côte d’Ivoire ;
• Son Excellence Monsieur ISMAEL OMAR GUELLEH, Président de la République de Djibouti ;
• Son Excellence Monsieur DIONCOUNDA TRAORE, Président par intérim de République du Mali ;
• Son Excellence Monsieur MOHAMED ABDELAZIZ, Président de la République Islamique de Mauritanie ;
• Son Excellence Monsieur ISSOUFOU MAHAMADOU, Président de la République du Niger ;
• Son Excellence Monsieur MACKY SALL, Président de la République du Sénégal
• Son Excellence Monsieur OMAR HASSAN EL-BESHIR, Président de la République du Soudan, Chef de l’Etat ;
• Son Excellence Monsieur IDRISS DEBY ITNO, Président de la République du Tchad ;
• Son Excellence Monsieur FAURE GNASSINGBE ESSOZIMNA, Président de République Togolaise ;
• Son Excellence Monsieur NOUDINE BOURHANE, Vice-président de l’Union des Comores ;
• Son Excellence Monsieur HESHAM KANDIL, Premier Ministre de la République Arabe d’Egypte ;
• Son Excellence Monsieur ALI ZEIDAN, Premier Ministre de l’Etat de Libye ;

3. Ont également pris part, en qualités de représentants de leurs Chefs d’Etat, les personnalités ci-après :

• Son Excellence Monsieur OSMAN SALEH, Ministre des Affaires Etrangères de l’Etat d’Erythrée ;
• Son Excellence Monsieur SAAD EDDINE OTHMANI, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération du Royaume du Maroc ;
• Son Excellence l’Honorable NURUDEEN MUHAMMAD, Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères de la République Fédérale du Nigeria ;
• Son Excellence Monsieur ABDALLAH TRIKI, Secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères, chargé des Affaires Arabes et Africaines de la République Tunisienne ;
• Son Excellence Monsieur KOJO HODARI-OKAE, Ambassadeur de la République du Ghana à Tripoli ;
• Son Excellence l’Ambassadeur SORY IBRAHIM TRAORE, Directeur du Département Afrique, Asie et Moyen Orient au Ministère des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Extérieur de la République de Guinée ;
• Son Excellence Monsieur ANTHONY MUCHIRI, Ambassadeur de la République du Kenya à Tripoli ;
• Son Excellence Monsieur ABUBAKAR JALLOW, Ambassadeur de Sierra Leone à Tripoli ;
• Son Excellence Monsieur ABDELGANI MOHAMED WEIS, Ambassadeur de Somalie à Tripoli;

4. La délégation du Secrétariat Général de la CEN-SAD a été conduite par Monsieur IBRAHIM SANI ABANI, Secrétaire Général par intérim.

5. Le Conseil Economique, Social et Culturel (CESC/CEN-SAD) a été représenté par son Président, Monsieur MOUSSA BALLA COULIBALY. La Banque Sahélo-Saharienne pour l’Investissement et le Commerce (BSIC) a été représentée par son Président Directeur Général, Monsieur ALI OMAR ALMOKTAR.

6. Le Commissaire chargé de la Paix et de la Sécurité à l’Union Africaine, l’Ambassadeur RAMTANE LAMAMRA, le Secrétaire Général de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), Monsieur Nassour GUELENGDOUKSIA OUAIDOU, le Vice-président de la Commission de la CEDEAO, Dr TOGA GAYEWEA MCINTOSH et le Chef du Département des Affaires Politiques de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI), l’Ambassadeur YAHAYA LAWAL, ont également pris part aux travaux des présentes assises.

7. La Session Extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et/ou de Gouvernement a été précédée de la Session extraordinaire du Conseil Exécutif de la CEN-SAD, tenue à N’Djamena, du 13 au 14 février 2013.

8. Elle a tenu ses travaux sous la conduite du Bureau de leur 12ème Session Ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et/ou de Gouvernement ainsi composé :

Président : Tchad
Vice-président : Libye
Rapporteur : Mali

9. A l’occasion de la cérémonie d’ouverture, les représentants de la Commission de l’Union Africaine, de la CEDEAO, de la CEEAC et de l’OCI ont exprimé la disponibilité de leurs institutions respectives à renforcer et développer des relations de coopération et de partenariat avec la CEN-SAD au regard de la similitude des objectifs poursuivis dans les domaines de la prévention, de la gestion et du règlement des conflits et également dans les domaines du développement socio-économique.

10. Les Chefs d’Etat et/ou de Gouvernement ont, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture, exprimé leurs remerciements au Président en Exercice de la Communauté, Son Excellence Monsieur IDRISS DEBY ITNO pour son sens élevé de responsabilité et son leadership qui ont permis de maintenir la CEN-SAD et conduit à toutes les activités ayant concouru à la redynamisation de la Communauté.

11. Avant l’examen des points inscrits à son ordre du jour, la session extraordinaire de la Conférence a souhaité la bienvenue à ses nouveaux membres ci-après qui ont récemment accédé à la magistrature suprême de leurs pays :

• S.E.M. ALASSANE OUATTARA ;
• S.E.M. IKILILOU DHOININE ;
• S.E.M. MOHAMED MORSI ;
• S.E.M. JOHN DRAMANI MAHAMA ;
• S.E.M. ALPHA CONDE ;
• S.E.M. MANUEL SERIFO NHAMADJO ;
• S.E.M. MOHAMED AL-MEGARYEF ;
• S.E.M. DIONCOUNDA TRAORE ;
• S.E.M. ISSOUFOU MAHAMADOU ;
• S.E.M. MANUEL PINTO DA COSTA ;
• S.E.M. MACKY SALL ;
• S.E.M. HASSAN SHEIKH MOHAMUD ;
• S.E.M. MONCEF MARZOUKI.

12. La Conférence a exprimé ses condoléances et sa compassion à la famille, au peuple et au gouvernement ghanéen suite à la disparition du Président JOHN ATTA MILLS.

13. Les Chefs d’Etat et/ou de Gouvernement ont continué leurs discussions à huis clos pour examiner les points inscrits à l’ordre du Jour et d’autres points d’intérêt communautaire par rapport auxquels ils ont convenu de ce qui suit :

• Examen et adoption du rapport de la Session extraordinaire du Conseil exécutif tenue à Rabat (Maroc)

14. La Session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et/ou de Gouvernement a examiné et adopté le rapport de la Session extraordinaire du Conseil exécutif tenue à Rabat (Maroc) présenté par le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération du Royaume du Maroc. En même temps que ce rapport, la Conférence a adopté le Traité révisé de la Communauté. Elle demande à tous les Etats membres de prendre les dispositions nécessaires pour la signature et la ratification dudit traité révisé dans les meilleurs délais.

15. En attendant l’entrée en vigueur du Traité révisé, la Conférence a désigné, Monsieur IBRAHIM SANI ABANI pour assurer les fonctions de Secrétaire Général par intérim de la Communauté et lui demande de prendre les mesures nécessaires au bon fonctionnement du Secrétariat Général.

16. A cet effet, la Conférence lui demande de procéder au redéploiement du personnel et à la régularisation de toutes les situations administratives qui le requièrent.

17. La Conférence demande aux Etats membres de payer leurs contributions au budget de la Communauté sur la base du barème décidé à l’occasion de sa 12ème Session ordinaire tenue en juillet 2010 à N’Djamena.

• Examen et adoption de la Session extraordinaire du Conseil exécutif tenue à N’Djamena (Tchad)

18. La Conférence a également suivi une communication du Ministre des Affaires Etrangères et de l’Intégration Africaine de la République du Tchad qui a présenté les conclusions de la Session extraordinaire du Conseil Exécutif ayant précédé la présente Conférence.

19. En adoptant ce rapport, la Conférence a également adopté les textes ci-après y annexés :

• le Règlement intérieur de la Conférence des Chefs d’Etat et/ou de Gouvernement ;
• le Règlement intérieur du Conseil Exécutif ;
• le Règlement financier de la Communauté ;
• les Statuts et Règlement intérieur du Personnel de la Communauté.

20. La Conférence a pris note de l’offre de la Tunisie d’abriter un atelier sur la promotion des investissements et des mécanismes financiers et bancaires dans l’espace CEN-SAD et demande au Président Directeur Général de la BSIC de prendre les dispositions nécessaires avec la partie tunisienne pour la tenue effective de cet atelier.

• Au titre des questions politiques, de paix et de Sécurité

21. La Session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et/ou de Gouvernement a exprimé sa grande préoccupation face à la dégradation de la situation sécuritaire d’ensemble notamment du fait de l’existence de groupes terroristes et des conséquences du printemps arabe dans les pays concernés.

22. La Conférence demande au Président en exercice et au Secrétaire Général par intérim de réactiver tous les cadres de concertations en matière de gestion des questions de sécurité et de stabilité notamment la Réunion des Ministres de la Sécurité, la Réunion des Ministres de la Défense et celle des Services de Sécurité Extérieure pour examiner et proposer aux instances des solutions à la mesure des différentes menaces.

23. A cet égard, la Conférence demande au Secrétaire Général par intérim de convenir avec les autorités égyptiennes, des modalités de l’organisation d’une réunion des Ministres chargés de la défense et les Chefs de service de renseignement afin de proposer aux instances les voies et moyens pour combattre le terrorisme et les différentes formes de criminalités transfrontalières. Elle lui demande également d’étudier avec la partie égyptienne les modalités de création, en Egypte, d’un Centre communautaire de lutte contre le terrorisme.

24. La Conférence a exprimé sa grande préoccupation sur la question du terrorisme, phénomène qui menace tout l’espace CEN-SAD et qui doit être éradiqué collectivement par tous les Etats, conformément aux pertinentes résolutions adoptées dans le cadre des Nations Unies, de l’Union Africaine, de l’OCI et des organisations régionales.

25. S’agissant des situations particulières, elle est parvenue aux conclusions suivantes :

• Sur la Somalie

26. La Conférence s’est félicitée des progrès accomplis sur la voie de la stabilisation de la situation politique et sociale en Somalie. Elle s’est en particulier félicitée de la mise en place d’institutions constitutionnelles.

27. La Conférence exprime sa reconnaissance à l’Union Africaine et aux Nations Unies dont les efforts ont permis le retour progressif de la sécurité à travers notamment l’action de l’AMISOM.

28. La Conférence exhorte les pays membres de la CEN-SAD, l’Union Africaine, les Nations Unies et les autres composantes de la Communauté internationale à continuer à apporter l’assistance et le soutien au peuple et aux autorités somaliennes pour un retour définitif de la sécurité et la stabilité sociale. Dans ce cadre, elle demande de poursuivre les efforts pour vaincre les groupes terroristes, favoriser le retour des réfugiés et personnes déplacées et relancer l’économie de ce pays.

• Sur le Soudan

29. La Conférence salue les progrès accomplis dans les discussions avec la rébellion du Darfour ayant abouti à la signature, à Doha, le 10 février 2013, d’un Accord entre le Gouvernement Soudanais et le Mouvement pour la Justice et l’Equité (MJE) ainsi que celle d’Addis-Abeba, le 27 septembre 2012 avec le Soudan du Sud.



30. Elle exprimé son soutien au Gouvernement soudanais dans sa volonté de consolider la paix et la sécurité et l’encourage à poursuivre le dialogue dans le cadre notamment du Panel de haut niveau en vue de parvenir à un Accord définitif avec le Soudan du Sud.

• Sur le Mali

31. La Conférence se félicite des efforts diplomatiques des pays membres de la CEN-SAD et de l’ensemble de la Communauté internationale qui ont permis l’adoption des résolutions 2071 et 2085 du Conseil de Sécurité des Nations Unies ayant jeté les bases d’une intervention internationale au Mali en vue d’aider à la résolution de la crise politique et sécuritaire dans ce pays.

32. La Conférence des Chefs d’Etat et/ou de Gouvernement salue l’intervention des forces armées françaises qui ont stoppé l’avancée des groupes terroristes vers le sud du Mali et créé les conditions d’une reconquête des territoires occupés.

33. Elle condamne l’occupation du territoire malien par des groupes armés et exprime son rejet total de toutes actions visant à remettre en cause l’intégrité territoriale et l’unité nationale du Mali.

34. La Conférence exprime ses remerciements aux pays membres ci-après qui contribuent à la force d’intervention au Mali : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana, Guinée, Libéria, Niger, Nigeria, Sénégal, Tchad, Togo. Elle exprime également ses remerciements aux Etats qui ont décidé de soutenir financièrement le Mali à l’occasion de la Conférence des Donateurs tenue le 29 janvier 2013 à Addis-Abeba.

35. La Conférence exprime sa haute appréciation à Son Excellence Monsieur IDRISS DEBY ITNO, Président de la République du Tchad pour la contribution déterminante en troupes à la MISMA.

36. La Conférence approuve l’allocation par le Secrétariat Général de la CEN-SAD d’un montant de 500 millions de FCFA à la MISMA.


37. La Conférence lance un appel à tous les Etats membres de la CEN-SAD à continuer à apporter leur appui au processus politique, diplomatique et militaire en cours en vue de parvenir à une stabilisation définitive de la situation au Mali et à la lutte globale contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée dans tout l’espace sahélo-saharien.

38. La Conférence a pris bonne note du Plan de M. Romano PRODI pour la sécurité et le développement au Sahel et exhorte les institutions financières à lui apporter l’appui nécessaire à sa mise en œuvre.

39. La Session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et/ou de Gouvernement a adopté une Déclaration Spéciale sur la situation au Mali et demande au Secrétaire Général par intérim de la transmettre à toutes les institutions africaines et internationales pertinentes. Elle instruit le Secrétaire Général par intérim de suivre et d’appuyer les autres actions en cours. Elle approuve la transformation de la MISMA en mission des Nations Unies avec toutefois le même mandat et des moyens conséquents.

• Sur la Libye

40. La Conférence des Chefs d’Etat et/ou de Gouvernement s’est félicitée du bon déroulement des élections législatives du 7 juillet 2012 ayant conduit à l’installation d’une Assemblée constituante et à la mise en place d’un Gouvernement.

41. Elle exprime son soutien aux autorités libyennes dans leurs efforts pour stabiliser davantage la situation socio-politique notamment en mettant fin au règne des milices et en procédant à la récupération des armes en circulation.

42. La Conférence demande aux autorités libyennes d’entreprendre les démarches nécessaires avec les pays voisins en vue d’une lutte coordonnée contre la circulation illicite des armes qui est porteuse de menace pour la sécurité des pays de la région.

43. Elle demande au Secrétaire Général par intérim, à l’Union Africaine et aux Nations Unies de prendre toutes mesures de soutien nécessaire pour appuyer la Libye dans cette voie.

44. La Conférence lance un appel aux composantes de la société libyenne pour apporter tout leur concours aux efforts des autorités libyennes en vue du retour définitif de la stabilité et de la sécurité sur l’ensemble du territoire.

45. La Conférence salue la tenue à Paris d’une Conférence ministérielle sur la promotion de la démocratie, de la stabilité et du développement en Libye et appelle à un soutien effectif aux conclusions de ses travaux.

• Sur la République Centrafricaine

46. La Conférence salue la signature, sous l’égide de la CEEAC, de l’Accord de cessez-le-feu et de l’Accord politique sur la résolution de la crise politico-sécuritaire, signés à Libreville le 11 janvier 2013 entre le Gouvernement Centrafricain et les mouvements armés et appelle les parties prenantes à mettre en œuvre toutes les dispositions dudit Accord.

47. La Conférence exprime son rejet de toute velléité de prise de pouvoir par les armes et exhorte les acteurs politiques centrafricains à inscrire leurs actions dans le cadre d’une solution politique négociée en vue de résoudre toutes revendications politiques ou catégorielles.

48. La Conférence se félicite de la prompte décision du Président en exercice de la CEEAC de l’envoi de forces d’interposition qui a permis de créer les conditions d’un dialogue.

49. La Conférence encourage les parties prenantes à mettre en œuvre les dispositions des accords de Libreville en vue du retour définitif de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans ce pays.



50. La Conférence invite les Etats membres et les partenaires multilatéraux et bilatéraux à apporter assistance et appui au Gouvernement d’Union Nationale pour le cantonnement des troupes rebelles, la préparation et la tenue effective des élections.

51. Elle exprime son soutien à la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de Centrale (CEEAC) et demande au Secrétaire Général par intérim de la CEN-SAD d’appuyer la CEEAC dans le cadre du suivi de la mise en œuvre desdits accords.

52. La Conférence a relevé l’intime relation entre la sécurité et le développement et a appelé à la poursuite des efforts internationaux et régionaux pour prévenir, gérer, et régler les crises et conflits, développer la concorde, la fraternité et le bon voisinage constructifs.

53. La Conférence souligne à cet égard, la nécessité que la Communauté œuvre à élaborer et mettre en application des programmes de soutien aux pays membres notamment dans le domaine de la lutte contre l’insécurité alimentaire, la promotion des infrastructures de communication, la promotion du commerce intercommunautaire et la lutte contre la désertification.

54. A cet égard, la Conférence réitère sa demande aux organes dirigeants de la BSIC de prendre les décisions nécessaires pour permettre à la banque d’intervenir davantage dans le domaine de la promotion du développement économique, social et culturel dans les Etats membres.

• Au titre des questions internationales

55. La Session extraordinaire de la Conférence a examiné des questions internationales notamment l’impact des changements climatiques, la crise financière internationale et les relations entre la Communauté et les autres entités notamment l’Union Africaine, les sept autres Communautés Economiques Régionales, les partenaires stratégiques multilatéraux, l’assèchement du Lac Tchad, etc.

56. A cet égard, la Conférence appelle les Etats membres à renforcer leur coopération pour faire prévaloir leurs intérêts communs au sein des instances internationales dans l’examen desdites questions.

57. Elle a prescrit au Secrétaire Général par intérim de veiller à travailler en parfaite intelligence avec l’Union Africaine, les autres Communautés Economiques Régionales et organisations d’intégration.

58. La Conférence demande également au Secrétariat Général de la CEN-SAD de se concerter avec les instances de décision de l’Union du Maghreb Arabe, de la CEDEAO et de la CEEAC aux fins d’identifier les actions pour rapprocher davantage les quatre Communautés Economiques Régionales qui travaillent dans la même aire géographique. A cet effet, elle demande à la Commission de l’Union Africaine et la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique d’apporter tout l’appui technique et institutionnel à cette démarche.

• Au titre des questions administratives

59. La Conférence a pris note du rapport présenté par le Secrétaire Général par intérim et a salué les efforts fournis pour maintenir l’institution dans son rôle et ses missions de Communauté Economique Régionale. Elle décide de la nomination de Monsieur IBRAHIM SANI ABANI comme Secrétaire Général par intérim jusqu’à l’entrée en fonction du nouveau Secrétaire Exécutif.

60. La Conférence demande à tous les Etats membres à continuer à payer leurs contributions et arriérés de contributions au budget de la Communauté.

61. La Conférence salue l’engagement du Gouvernement libyen et lui demande de continuer à assister le Secrétariat Général afin de lui permettre de retrouver la plénitude de ses moyens matériels et humains.

• Dates et Lieu de la 13ème Session Ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et/ou de Gouvernement de la CEN-SAD

62. La Conférence a accueilli favorablement l’offre du Royaume du Maroc d’abriter sa 13ème Session ordinaire. Elle demande au Secrétariat Général d’en convenir les dates avec les autorités du Royaume du Maroc.

63. La Conférence a également examiné l’offre de la Tunisie d’abriter sa 14ème Session ordinaire. Elle a pris bonne note de cette offre.

64. Avant la cérémonie de clôture les Chefs d’Etat et/ou de Gouvernement et les Chefs de délégation ont procédé à la signature du Traité révisé adopté à l’occasion de la présente session.

65. La cérémonie de clôture de … …

66. Les Chefs d’Etat et/ou de Gouvernement ont, à cette occasion, adressé une motion de remerciements à Son Excellence Monsieur IDRISS DEBY ITNO, Président de la République Tchad, Chef de l’Etat, Président en exercice de la Conférence.

Fait à N’Djamena, le 16 février 2013

La Conférence

Mali: des soldats maliens accusés de torture

Les soldats des armées française, malienne et nigérienne continuent de progresser dans le nord du Mali. Mais dans les zones reprises, l'armée malienne est accusée de recourir à la torture et aux meutres contre les suspects.

Dans le Nord du Mali, l'armée malienne a régulièrement recours à la torture et au meurtre contre les suspects de soutien aux groupes islamistes armés au temps de leur domination, ont constaté des médecins et militaires maliens, des soldats français et un journaliste de l'AFP.

L'ampleur du phénomène reste difficilement quantifiable: s'agit-il d'une stratégie de contre-insurrection dans une région plus favorable aux islamistes qu'ailleurs au Mali, ou de dérapages d'esprits échauffés?

Le colonel Saliou Maïga dirige la gendarmerie de Gao, à 1200 km au nord-est de Bamako. Il a recensé plusieurs cas de torture et penche pour la deuxième hypothèse: "les soldats, s'ils ne sont pas contrôlés par leurs chefs, peuvent faire n'importe quoi".

Certains de ces militaires, souvent mal encadrés, sont portés sur l'alcool, voire la drogue. Et si les islamistes ont commis de nombreuses exactions (amputations, lapidations...) au nom de la loi islamique, ces soldats semblent également avoir peu de respect pour la vie humaine.

Plusieurs ont ainsi tiré sur des personnes désarmées passant à proximité lors d'affrontements avec un petit groupe de jihadistes, le 10 février dans le centre de Gao, a constaté un journaliste de l'AFP. Des militaires maliens et français estiment que les victimes civiles ce jour-là (au moins trois morts et 15 blessés) étaient "essentiellement" dues à l'armée malienne.

Les accusations d'exactions contre cette dernière se multiplient depuis le début de l'opération française Serval le 11 janvier, dans la presse, de la part d'ONG (Human Rights Watch, Amnesty International, Fédération internationale des droits de l'Homme) et des communautés arabes et touareg.

Ces deux ethnies sont surnommées "peaux blanches" par la population noire majoritaire, qui les accuse souvent d'être "tous des terroristes" et mène aussi, par endroits, des représailles ethniques sans discrimination.

Acide dans les narines

Les ONG parlent de "graves abus", dont des meurtres, dans et autour de la ville de Niono (ouest), d'"une série d'exécutions sommaires" près de Mopti et Sévaré (centre), où sont également rapportées des "violences sexuelles contre des femmes", et dans d'autres localités dans "les zones d'affrontements".

Un journaliste de l'AFP a pu voir quatre "peaux blanches", à Gao et Tombouctou, portant des traces de torture: brûlures de cigarettes, à l'électricité, à l'acide, os brisés, marques de coups et de strangulation, balles dans le corps, violences sexuelles.

Dans l'une des villes (à leur demande, l'AFP ne nomme ni ne localise les victimes), un homme affirme qu'après l'avoir tabassé et brûlé à la cigarette, des soldats maliens lui ont versé de l'acide dans les narines. "C'est peut-être parce que je suis Tamashek (Touareg), je ne vois pas d'autre raison", juge-t-il. "Je sais qu'il n'est pas un islamiste", assure son médecin, qui lui prédit une courte existence: "l'acide va entraîner un rétrécissement de l'oesophage, voire un cancer".

Ailleurs, une "peau blanche" gît sur son lit de douleur, des os brisés, plusieurs balles dans le corps. Là encore, l'armée a sévi, dit le jeune blessé à l'AFP. Son médecin précise qu'il a été violé.

A Tombouctou, des journalistes de l'agence américaine Associated Press (AP) ont également affirmé avoir découvert deux Arabes enterrés dans le sable, près de la ville. La famille de l'un d'eux a expliqué que la victime avait été arrêtée par les forces maliennes deux semaines auparavant. Plus de nouvelles ensuite, jusqu'à la découverte de son cadavre.

Des soldats français écoeurés

Depuis, des soldats maliens sont venus plusieurs fois voir les journalistes d'AP, selon une source militaire française et un journaliste sur place. Pas de menaces physiques, selon ces sources, mais une insistante pression psychologique. L'agence n'a pas souhaité s'exprimer.

A Gao et Tombouctou, des soldats français ayant vu agir leurs homologues maliens confient leur écoeurement. "Ils traitent leurs prisonniers comme des chiens", dit l'un. Un autre explique: "la hiérarchie (de l'armée française) a semblé inquiète, mais ensuite ça se joue à Paris". Le porte-parole de l'opération Serval à Bamako, le lieutenant-colonel Emmanuel Dosseur, n'a pas souhaité faire de commentaire sur le sujet.

lexpress.fr

Mauritanie: Romano Prodi annonce la création « d’un fonds » pour aider le Sahel

L’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU pour le Sahel, l’Italien Romano Prodi, a annoncé jeudi à Nouakchott la création d’un « fonds » pour aider les pays de cette région secouée par la guerre au Mali, a constaté un journaliste de l’AFP.

Ce fonds, créé par l’ONU, est « destiné à aider la région pour que le Sahel soit au moins au même niveau de développement que les autres pays d’Afrique », a déclaré M. Prodi à la presse à l’issue d’une rencontre avec le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz.

« Tous les pays du monde ont exprimé leur disposition à apporter leur appui à la région et leur préoccupation vis-à-vis de la situation au Sahel et des menaces de terrorisme » dans cette région, a ajouté M. Prodi, ancien président du Conseil italien.

Il a rappelé que ces menaces ne concernent pas la seule sécurité au Sahel, mais « toute la sécurité internationale ».

Il a affirmé que sa rencontre avec le président Aziz lui avait permis de constater « la forte volonté de la Mauritanie de travailler avec nous et avec tous les pays du Sahel pour préparer une action partagée en vue du développement et de la paix au Sahel ».

M. Prodi, accompagné de Saïd Djinnit, représentant de l’ONU en Afrique de l’Ouest, a entamé mercredi au Sénégal une tournée régionale qui, après la Mauritanie, doit le conduire au Burkina Faso et au Niger.

Outre des entretiens avec les chefs d’Etat de ces pays, MM. Prodi et Djinnit doivent également rencontrer « des représentants de la société civile », selon un communiqué de l’ONU publié à Dakar.

Après celle de décembre 2012, il s’agit de la deuxième visite conjointe de MM. Prodi et Djinnit dans la sous-région, rappelle l’ONU en précisant qu’elle « s’inscrit dans les efforts visant à développer une stratégie régionale pour le Sahel ».

Pour M. Prodi, il s’agit de la quatrième visite dans la région depuis sa nomination comme envoyé spécial de l’ONU en octobre 2012.

Depuis, la France est intervenue militairement à partir du 11 janvier au Mali pour stopper une avancée des groupes islamistes armés vers le sud du pays alors qu’ils occupaient depuis neuf mois toute sa partie nord.

Cette intervention, aux côtés de l’armée malienne et d’autres armées africaines, se poursuit et a permis de reprendre aux islamistes les grandes villes du nord du Mali: Tombouctou et Gao.

maliactu.net

 

Ennahda appelle à manifester à Tunis pour défendre sa "légitimité" à gouverner

La composition d'un nouveau cabinet ministériel apolitique, attendue ce week-end, a été une nouvelle fois reportée sine die, a annoncé le Premier ministre tunisien, Hamadi Jebali. Les islamistes d'Ennahda appellent à manifester samedi à Tunis.

Toujours pas de nouveau gouvernement en vue. Le Premier ministre tunisien, Hamadi Jebali, a annoncé vendredi de nouvelles consultations, lundi, sur son initiative de former un gouvernement apolitique.

Il reporte ainsi, sine die, la composition du nouveau cabinet et prolonge la profonde crise politique dans le pays. "Il y a une évolution et des progrès sur tous les point soulevés (...) C'est pour cela que nous avons décidé de poursuivre les discussions lundi", a-t-il déclaré à la presse à l'issue de pourparlers avec les dirigeants des différents partis.

"Les délais sont importants mais le plus important est l'intérêt de la Tunisie et de trouver une solution pour le peuple", a justifiéHamadi Jebali.

Les discussions de vendredi ont réuni les principaux chefs politiques, dont ceux de la coalition au pouvoir : Rached Ghannouchi pour Ennahda, Mustapha Ben Jaafar pour Ettakatol et Mohamed Abbou du Congrès pour la République (CPR), parti du président Moncef Marzouki.

L'opposition y était notamment représentée par Béji Caïd Essebsi, chef de Nidaa Tounès, un parti centriste en plein essor, Néjib Chebbi, pour le Parti Républicain et Kamel Morjane, ex-ministre du président déchu Zine Al Abidine Ben Ali et chef du parti Moubadara.

L'appel à manifester d'Ennahda

Jeudi, le Premier ministre tunisien avait annoncé qu'il démissionnerait samedi si la composition du gouvernement de technocrates qu'il appelle de ses voeux ne faisait pas le consensus. Il avait lancé cette initiative le jour de l'assassinat retentissant de l'opposant anti-islamiste de gauche Chokri Belaïd, le 6 février. Mais celle-ci est rejetée par Ennahda qui propose en retour un cabinet alliant technocrates et figures politiques.

Ce parti, dont Hamadi Jebali est le numéro deux, organise samedi une grande manifestation à Tunis pour défendre sa "légitimité" à diriger le pays comme il le fait depuis 14 mois.

Ennahda a fait bloc avec le CPR et deux autres petites formations : si les députés de ces mouvements restent solidaires de leurs directions, ils disposent d'une majorité suffisante pour censurer le chef du gouvernement à l'Assemblée nationale constituante (ANC), composée de 217 sièges. Il leur suffit de réunir 109 votes hostiles pour le faire.

Jebali soutenu par l'opposition laïque

Le Premier ministre bénéficie toutefois du soutien de l'opposition laïque, des organisations syndicales et patronales ainsi que d'une large part de la société civile, pour qui un cabinet apolitique est la seule solution pour stabiliser le pays, deux ans après la révolution qui a renversé Ben Ali.

Les proches de Chokri Belaïd, assassiné devant son domicile tunisois de trois balles tirées à bout portant, prévoient samedi deux cérémonies à sa mémoire, alors qu'aucune avancée dans l'enquête n'a été annoncée. L'une aura lieu dans le sud de Tunis, l'autre à Jendouba (nord-ouest du pays).

Outre l'interminable crise politique, la rédaction de la Constitution est dans l'impasse, faute de compromis sur la nature du futur régime. Hamadi Jebali a souligné que sa démarche visait aussi à accélérer ce travail pour organiser des élections au plus vite.

Les conflits sociaux souvent violents se sont multipliés sur fond de misère et chômage, à l'origine de la révolution. Sans oublier l'essor d'une mouvance salafiste jihadiste qui déstabilise régulièrement le pays par des attaques.

FRANCE 24 avec dépêches

 

Des casques bleus au Mali d'ici trois semaines

Le Conseil de sécurité des Nations unies devrait parvenir dans un délai de deux à trois semaines à un accord sur le déploiement de casques bleus au Mali, a déclaré Hervé Ladsous, secrétaire général adjoint de l'ONU aux opérations de maintien de la paix, mardi 12 février. Le déploiement de la force onusienne devrait se faire avant les élections, prévues au plus tard le 31 juillet, censées rétablir unpouvoir civil démocratiquement élu au Mali après le coup d'Etat militaire de mars 2012, a-t-il précisé.

Les casques bleus déployés au Mali pourraient être environ six mille, mais leur nombre dépendra de celui de la Misma, censée compter huit mille soldats à terme. Le déploiement d'une force de maintien de la paix de l'ONU nécessite une résolution du Conseil de sécurité mais aussi l'accord des autorités maliennes. Ces dernières se sont montrées réticentes jusqu'à présent, de crainte qu'un tel déploiement n'entérine une partition de fait du Mali, à l'image du Soudan. Les modalités de la collaboration entre cette force de l'ONU et la Misma, la force africaine sous mandat onusien, restent à définir.

DES OBSERVATEURS POUR ÉVITER UN CYCLE DES REPRÉSAILLES

La Haute-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Navi Pillay, a lancé mardi un appel solennel à tous les protagonistes du conflit malien pour qu'ils "empêchent les représailles""Les attaques et les ripostes risquent d'entraîner le Mali dans une spirale de violence catastrophique", a déclaré Mme Pillay devant le Conseil de sécurité, qui débattait de la protection des civils dans les conflits armés.

Des associations de défense des droits de l'homme ont accusé les troupes gouvernementales maliennes, qui ont repris le contrôle du nord du Mali aux côtés des forces françaises, de s'en prendre aux civils d'origine arabe ou touareg, soupçonnés d'être complices des islamistes.

Mme Pillay a rappelé que des observateurs de l'ONU chargés des droits de l'homme étaient arrivés la semaine dernière à Bamako. Lors du débat, l'ambassadeur français à l'ONU, Gérard Araud, a souhaité un "déploiement rapide"de ces observateurs prévus par la résolution 2085 de l'ONU sur le Mali.

LES CRAINTES D'UN ENLISEMENT

Face à l'évolution sur le terrain, le Canada fait part de ses hésitations."Je me dois de rester prudent à propos de l'envoi potentiel de centaines de militaires canadiens sur le sol malien, comme certains l'ont réclamé", a déclaré le ministre des affaires étrangères canadien, John Baird, répétant que son gouvernement n'enverrait aucune troupe de combat. "C'est vraiment une insurrection qui est en train de se produire sur le terrain, comme ce que nous avons vu en Irak ou enAfghanistan", a averti le chef de la diplomatie lors d'une audition devant le comité permanent des affaires étrangères et du développement international de la Chambre des communes.

M. Baird s'est dit également dubitatif quant à la volonté de Bamako d'autoriser une mission de maintien de la paix de l'ONU, comme le souhaite la France. Il a ajouté que son gouvernement n'avait "pas pris de décision sur le fait de fournir ou non de la formation [militaire]", alors que l'Union européenne doit déployer ces jours-ci quatre cent cinquante soldats européens, dont deux cents instructeurs. "J'aurais des inquiétudes à fournir une formation à des militaires qui ont mené un coup d'Etat et renversé un gouvernement démocratiquement élu", a fait valoir M. Baird.

SÉCURISER LES FRONTIÈRES LIBYENNES

La Libye a sollicité, mardi, l'aide des puissances occidentales et des pays voisins pour assurer la sécurité à ses frontières et empêcher les islamistes chassés du nord du Mali de s'y installer. La crise malienne a elle-même éclaté avec l'irruption de miliciens tribaux équipés d'armes récupérées à la faveur du soulèvement libyen, qui allaient et venaient en toute liberté malgré les frontières.

Les Etats et organisations représentés, parmi lesquels figuraient les Etats-Unis, l'ONU, la Ligue arabe, l'Union européenne et l'Union africaine, ont adopté un "plan de développement de la sécurité nationale" et un "plan de développement de lajustice et de l'Etat de droit", selon un communiqué du Quai d'Orsay. Le ministre des affaires étrangères libyen, Mohammed Abdelaziz, a précisé que la France, la Grande-Bretagne, la Turquie et d'autres avaient promis une aide technique et matérielle, mais il a souhaité davantage pour assurer la sécurité des 4 000 kilomètres de frontières.

Une bombe artisanale désamorcée

L'armée française a désamorcé mercredi matin une bombe artisanale composée de 600 kilos d'explosifs dans le centre de Gao.

Posé dans la cour d une maison abandonnée, au vu et au su de tous, l'engin, composé de quatre fûts métalliques remplis d'explosifs d'où dépassaient des fils pour la détonnation, se trouvait non loin d'un hôtel ou logent des dizaines de journalistes étrangers.

Des cartouches de mitrailleuse lourde traînaient également sur le sol de la cour, ainsi que quelques obus à l'intérieur de la maison.


Le Monde

Tunisie : Ennahda sur une braise ardente

En Tunisie, la déchirure au sein de la coalition au pouvoir se poursuit. Celle d’Ennahda ne fait que commencer...

Le projet de remaniement gouvernemental réfléchi par le Premier ministre tunisien, Hamadi Jebali, continue de diviser la coalition au pouvoir. Ce dernier, issu de la frange modérée du parti islamiste Ennahda, a annoncé qu’il quitterait son poste s’il ne parvenait pas à créer, dans le milieu de la semaine, un gouvernement composé de technocrates. Une idée que rejettent formellement les conservateurs "Ennahdistes". Une opposition de taille, puisque c’est à l’Assemblée Nationale Constituante (ANC), où justement le parti islamiste est majoritaire, 89 sièges sur 217, de valider le gouvernement qu’entend former Jebali.

En voulant "imposer" son gouvernement avec ou sans l’aval de l’ANC, le Premier ministre prend des risques. Ce "forcing non-démocratique" a fini par fâcher certains laïcs et une grande partie de la population. Mais en réalité, son choix de ne pas suivre l’avis de l’ANC est, dans le contexte actuel, totalement démocratique. Selon la loi d’organisation provisoire des pouvoirs publics, le Premier ministre peut en effet « créer, modifier et supprimer les ministères et les secrétariats d’Etat, et fixer leurs attributions et prérogatives, après délibération du Conseil des ministres et information du président de la République ». Et en l’intronisant à la tête du gouvernement en décembre 2011, l’ANC lui a octroyé ce droit.

Ennahda, une crise attendue

Ce que réclament les « alliés » d’Ennahda au pouvoir, c’est-à-dire le CPR, mené par le président Moncef Marzouki, et Ettakatol, dont le président de l’ANC, Mustapha Jaafar, est le Secrétaire général, est l’abandon par Ennahda des ministères régaliens. Une revendication que refuse strictement le bord conservateur du parti. En signe de protestation, trois ministres et deux secrétaires d’Etat de la coalition gouvernementale, membres du CPR, ont annoncé leur démission. Les cadres du parti présidentiel ont toutefois refusé de les acter. Déterminés, les cinq ministres doivent rendre leur décision définitive ce lundi. Elle fait suite à l’ultimatum lancé une semaine auparavant pour presser un remaniement gouvernemental.

La division au sein même d’Ennahda, qui dure publiquement depuis mercredi, mène la troïka vers l’implosion. Jusqu’à lors, car majoritaire, c’était uni que le parti islamiste imposait ses décisions au sein de la coalition. Mais suite au bras de fer entre conservateurs et modérés, le risque de fissure est bien présent.

Hamadi Jebali ne flanche pas. Selon lui, les ministères de l’Intérieur, de la Justice et des Affaires étrangères, doivent être cédés à des technocrates pour garder une impartialité la plus totale. Les « Ennahdistes » radicaux ont prévenu qu’ils descendraient dans la rue pour défendre la « légitimité des urnes ». Une guérilla interne qui ne semble pas prête à être résolue.

Division islamiste, boycott, opposition… Un cafouillage politique qui ne permet pas de poursuivre la rédaction de la nouvelle Constitution qui dure maintenant depuis des mois, faute de consensus. Or, sans loi fondamentale, la tenue de nouvelles élections ne peut avoir lieu. Tout un patatrac qui agace sérieusement la population en attente de réformes économiques et sociales significatives.

Afrik.com

MALI. L'explosion à Gao aurait été causée par l'aviation française

Selon plusieurs témoins, un commissariat où se trouvaient des islamistes armés a été bombardé et totalement détruit.

L’explosion qui a secoué avant l’aube la ville de Gao au nord du Mali lundi 11 février aurait été causée par un bombardement de l’armée française, ont annoncé plusieurs témoins à l’Agence France-Presse (AFP). Les forces françaises se seraient attaquées à un commissariat dans le nord de la ville où se trouvaient des islamistes armés qui avaient affronté des soldats de l'armée malienne, a-t-il été précisé.

Plusieurs personnes ont déclaré avoir vu "un hélicoptère" de l'armée française bombarder le bâtiment. Ce dernier est désormais totalement détruit, et des débris de corps aux alentours ont été repérés par un journaliste de l’AFP. Un autre témoin a affirmé de son côté qu'un des islamistes qui se trouvait à l'intérieur du commissariat s'était également fait exploser.

Gao avait été déjà cible de deux attentats suicides en 48 heures et d'attaques répétées des islamistes notamment dimanche où un commando a affronté des soldats maliens.

Par ailleurs, des combats ayant duré plusieurs heures dimanche se sont interrompus à la tombée de la nuit, les forces françaises et maliennes ayant a priori éliminé le groupe islamiste qui les harcelait dans le centre de Gao. Des sources françaises et maliennes ont toutefois confié leur crainte de la poursuite de la présence de francs-tireurs dans la ville.

Les échanges de tirs entre soldats maliens et islamistes avaient éclaté en début d'après-midi dimanche au coeur de Gao, près du commissariat central, qui était le siège de la police islamique quand les djihadistes occupaient Gao. "Après des échanges de tirs nourris, l'armée française est intervenue", a-t-il ajouté, affirmant avoir vu un cadavre, "probablement un civil tué par une balle perdue".


Une source de sécurité a évalué à "plusieurs dizaines" le nombre d'assaillants, et selon un officier de l'armée malienne, "beaucoup d'islamistes" auraient été tués lors de ces combats, mais des journalistes sur place n'étaient pas encore en mesure de vérifier cette information.

L'attaque a été revendiquée par le Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), l'un des groupes armés qui occupait depuis des mois Gao et le nord du Mali, y multipliant les exactions.

Les islamistes armés, pilonnés par des frappes aériennes françaises, chassés quasiment sans combats des villes du nord du Mali qu'ils occupaient depuis près de dix mois, multiplient depuis plusieurs jours les actions: attentats suicides, pose de mines le long des routes et désormais opérations armées en pleine ville.

Nouvel Obs

Tunisie : Le Qatar, derrière l'assassinat de Chokri Belaïd ?

 

Le professeur franco-syrien Bassam Tahhan accuse clairement le Qatar d'être derrière l'élimination de Chokri Belaïd. Il vient de le déclarer à la radio iranienne d'expression française.

Cette thèse est tout à fait possible car Chokri Belaïd est l'un des rares hommes politiques tunisiens à avoir violemment critiqué le Qatar ces dernières semaines. Ce qui confirmerait d'ailleurs l'implication d'Ennahda dans cet assassinat politique, puisque ce parti est aux ordres de Doha. Quelques heures avant sa mort, Chokri Belaïd a accordé une interview au journal "Al-Khaliij" (le Golfe) qui parait à Sharjah.

Il a employé l'expression "crime politique" seize fois, a affirmé que ce qui se passe en Syrie est une conspiration israélo-américaine soutenue par les pays du Golfe, et qu'Ennahda préparait des plans terroristes en Tunisie.

Propos largement suffisants aux islamistes pour le liquider physiquement. T.S. reproduit ici un article tel qu'il a été publié dans le journal "Algérie Patriotique", aujourd'hui 7 février 2013.

De plus en plus de voix s’élèvent pour accuser le Qatar d’être l’ordonnateur de l’assassinat de l’opposant tunisien Chokri Belaïd, secrétaire général du parti des Patriotes démocrates unifié. Bassam Tahhan, politologue et professeur de géostratégie de renommée mondiale et auteur de plusieurs livres sur le monde arabe, dans une interview à la radio iranienne francophone, n’a pas hésité à accuser le Qatar d’être derrière cet assassinat, jetant ainsi un véritable pavé dans la mare si pestilentielle de cette monarchie qui ne cesse de faire parler d’elle à travers le Globe. La raison ?

Pour ce spécialiste du monde arabe, «Chokri Belaïd a beaucoup critiqué le Qatar». Une semaine avant son assassinat, il avait multiplié les sorties médiatiques pour dénoncer les prédicateurs islamistes du Golfe qui venaient «semer leur poison» en Tunisie. Il avait accablé l’Arabie Saoudite et le Qatar, deux pays à la doctrine dangereuse pour le peuple tunisien. «Tout le monde sait que le Qatar a aidé le parti Ennahda à arriver au pouvoir.

Tout le monde sait aussi que le Qatar est en Libye et que probablement l'arme du crime viendrait de Libye, puisque les armes livrées par l'Otan à ce pays passent maintenant dans les pays voisins, la Tunisie, le Mali, et d'autres...», a souligné Bassam Tahhan qui a mis en garde les autres pays arabes contre cet «ami» qui est le Qatar.

Source Tunisie.secret.com

Tunisie : Le Premier ministre annonce la formation d’un gouvernement de technocrates

Le Premier ministre tunisien Hamadi Jebali a annoncé la formation d'un gouvernement de technocrates "sans appartenances politiques". Une décision qui intervient dans un contexte de crise suscitée par l'assassinat de l'opposant Chokri Belaïd.

Il y pensait depuis plusieurs jours pour résoudre la crise gouvernementale. Face à l’intransigeance des ultras de son parti qui ne voulait céder aucun portefeuille régalien, le Premier ministre Hamadi Jebali (Ennahdha) a finalement annoncé la formation d’un gouvernement de technocrates, dans un contexte d’extrême tension populaire causée par l’assassinat de l’opposant de gauche Chokri Belaïd, mercredi 6 février.

« J'ai décidé de former un gouvernement de compétences nationales sans appartenance politique qui aura un mandat limité à la gestion des affaires du pays jusqu'à la tenue d'élections dans les plus brefs délais », a-t-il déclaré dans une adresse télévisée à la Nation.

L'ANC aura le dernier mot

Le Premier ministre assure que cette décision était arrêtée avant l’assassinat de Belaïd. Celui-ci « a accéléré ma prise de position pour laquelle j'assume ma responsabilité entière devant Dieu et devant notre peuple », a-t-il déclaré. Jebali ne fixe cependant pas de date pour l’annonce de la liste des nouveaux ministres, laquelle devra être confirmée par l'Assemblée nationale constituante (ANC). Depuis des mois, la troïka au pouvoir ne parvenait pas à s’entendre sur la distribution des ministères régaliens.

Les alliés laïcs des islamistes réclamaient que ces ministères soient confiés à des indépendants, ce à quoi la frange dure d'Ennahdha se refusait. Les nouvelles élections générales ne pourront pas avoir lieu avant l'adoption d'une Constitution dont la rédaction est dans l'impasse depuis des mois faute de compromis à la Constituante formée en octobre 2011.

(Avec AFP)



Mali : importantes frappes aériennes, 30 avions engagés

Bamako souhaite que l'opération française se poursuive -Le ministre malien des Affaires étrangères, Tieman Hubert Coulibaly, a souhaité que l'opération militaire française Serval se poursuive au Mali « face à des combattants aguerris dont il faut détruire l'arsenal ».

« Avec l'arrêt de la progression des terroristes et la libération des trois grandes villes du Nord, l'opération Serval va permettre l'installation dans cette zone de l'armée malienne et de la Misma, la Mission internationale de soutien au Mali. Mais face à des combattants aguerris dont il faut détruire l'arsenal, nous souhaitons que la mission continue. D'autant que la dimension aérienne est très importante », a déclaré M. Coulibaly dans un entretien au Journal du dimanche .

-D' »importantes frappes aériennes » ont été effectuées dans la nuit de samedi à dimanche au nord de Kidal et dans la région de Tessalit, au Mali, a annoncé le porte-parole de l'état-major des armées françaises. Le colonel Thierry Burkhard a précisé que ces bombardements visaient « des dépôts logistiques et des centres d'entraînement » des groupes islamistes armés, dans ces zones proches de la frontière avec l'Algérie. Pour ces opérations de frappes, au total « 30 appareils ont été engagés »: « chasseurs bombardiers, avions ravitailleurs, de reconnaissance », a-t-on souligné de même source.

 

 

Mali François Hollande est arrivé à Tombouctou

Le président François Hollande est arrivé samedi à Tombouctou, où il a été accueilli par des soldats français et maliens qui ont récemment repris cette ville emblématique du nord du Mali aux groupes islamistes armés qui l'occupaient, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le président français, accompagné du président malien par intérim Dioncounda Traoré, doit notamment visiter une mosquée historique, le centre de conservation de précieux manuscrits anciens et rencontrer la foule. Sur la place principale de Tombouctou, des centaines de personnes sont déjà rassemblées pour "dire merci" à laFrance. La ville a été placée sous très haute surveillance.

Hollande devrait se rendre ce soir au Mali

Selon Libération, le chef de l'Etat sera à Bamako samedi, où il doit rencontrer le président malien. Puis se rendra à Tombouctou, récemment reprise par les soldats français et maliens.

François Hollande se rendrait sur le terrain des opérations au Mali. Selon Libération , le chef de l'Etat décollera ce soir pour arriver demain matin à Bamako. Là, il doit y rencontrer le président par intérim, Dioncounda Traoré. Avant de se rendre à Tombouctou, récemment reprise par les soldats français et maliens. Toujours selon le quotidien, «à l'Elysée, on affirme ne pas vouloir emmener de journalistes depuis Paris dans ce déplacement».

 

Mali : l'armée française progresse à Kidal

 

L'armée française a pris position mercredi sur l'aéroport de Kidal, la dernière grande ville du nord du Mali sous le contrôle de groupes armés, après avoir repris en 48 heures aux islamistes, avec l'armée malienne, Gao et Tombouctou. Des "éléments français ont été mis en place cette nuit à Kidal", à 1 500 kilomètres de Bamako, dans l'extrême nord-est du Mali, près de la frontière algérienne, a affirmé mercredi à Paris le porte-parole de l'état-major des armées françaises, le colonel Thierry Burkhard. Il confirmait ainsi des témoignages faisant état de l'atterrissage sur l'aéroport de Kidal d'un avion français, dans la nuit de mardi à mercredi. "Ils ont pris position sur l'aérodrome", a déclaré un responsable de l'administration locale, dont le témoignage a été confirmé par des notables touareg de la région et une source de sécurité régionale.

L'arrivée de soldats français à Kidal intervient après la reconquête, au côté de l'armée malienne et sans grande résistance, des deux plus grandes villes du nord du Mali, Gao et Tombouctou, qui étaient aux mains de groupes islamistes armés qui y ont multiplié les exactions depuis plus de neuf mois. Kidal était le fief d'Ansar Dine (Défenseurs de l'islam), dirigé par Iyad Ag Ghaly (ex-rebelle touareg), un groupe islamiste armé allié à al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi). Mais un groupe dissident d'Ansar Dine, le Mouvement islamique de l'Azawad (MIA), a récemment affirmé tenir Kidal avec les rebelles touareg du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA). Le MIA a assuré rejeter le terrorisme et prôner une "solution pacifique" à la crise.

Observateurs internationaux

Selon une source de sécurité malienne, les principaux responsables des groupes islamistes, dont Ag-Ghaly et l'Algérien Abou Zeïd, un des émirs d'Aqmi, se sont réfugiés dans le massif des Ifoghas, les montagnes au nord de Kidal, près de la frontière algérienne. Des centaines de personnes ont fui Kidal vers des villages plus au nord, vers l'Algérie, selon le Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU, qui affirme que l'accès à la nourriture et aux biens de première nécessité a été sérieusement affecté par le conflit et la fermeture de la frontière.

Dans toutes les villes reconquises, les soldats français ont toujours pris soin d'apparaître aux côtés de militaires maliens, à qui ils laissent le soin de patrouiller les rues. Mais à Kidal, le MIA et le MNLA ont affirmé leur vive hostilité à la présence de soldats maliens, craignant des exactions contre les communautés arabe et touareg. À Tombouctou, au lendemain de l'entrée des soldats français et maliens, des centaines de personnes, visiblement très pauvres, ont attaqué mardi des magasins tenus, selon elles, par "des Arabes", "des Algériens", "des Mauritaniens", accusés d'avoir soutenu les islamistes armés liés à al-Qaida.

Face au "risque d'exactions" et de représailles, le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault a souhaité "le déploiement rapide d'observateurs internationaux" pour veiller "au respect des droits de l'homme". Human Rights Watch avait évoqué dès lundi "des risques élevés de tensions interethniques" dans le Nord, où la rivalité est forte entre les minorités arabes et touareg souvent assimilées à des islamistes, et les Noirs, majoritaires au Mali. La situation se complique également sur le plan humanitaire à Tombouctou, où les habitants se plaignent de la hausse du prix de la nourriture. L'armée malienne poursuit ses opérations de sécurisation, à la recherche de mines et d'armes abandonnées par les islamistes, mais aussi d'éventuels combattants restés en ville.

"Aux Africains de prendre le relais"

Les témoignages se sont multipliés sur la destruction par les islamistes en fuite de précieux manuscrits de Tombouctou datant de plusieurs siècles dans cette cité qui fut la capitale intellectuelle et spirituelle de l'islam en Afrique subsaharienne aux XVe et XVIe siècles, mais le nombre exact des manuscrits brûlés n'est pas connu. L'opération sur Tombouctou est survenue deux jours après la prise de Gao, plus importante ville du nord et un des bastions islamistes, à 1 200 km au nord-est de Bamako. Une colonne de soldats nigériens et maliens a aussi fait son entrée mardi, sous les vivats des habitants, à Ansongo, à 80 km au sud de Gao.

De son côté, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a affirmé au journal Le Parisien que les forces françaises quitteraient "rapidement" le Mali. "Maintenant, c'est aux pays africains de prendre le relais", a-t-il souligné, assurant que "les terroristes sont désorganisés. Très atteints". À Bamako, se projetant dans l'après-guerre, les députés ont voté mardi la mise en place d'une "feuille de route" politique, qui prévoit une discussion avec certains groupes armés dans le cadre de la "réconciliation nationale". Le président malien par intérim Dioncounda Traoré a déclaré espérer des élections avant le 31 juillet. À Addis Abeba, une conférence de donateurs internationaux a levé 455 millions de dollars (338 millions d'euros), destinés aux besoins militaires et humanitaires du Mali.

AFP

 

Offensive de l’armée française au Mali : Tombouctou dans le collimateur

Apparemment, la progression des forces françaises et maliennes, au nord du pays, ne semble pas se faiblir. En effet, après la reprise de la ville de Gao hier par les forces loyalistes, aux mains des islamistes du MUJAO, la prochaine destination n’est autre que la cité mythique de Tombouctou, située aux confins du désert et contrôlée par AQMI.
L’aviation française pilonne sans arrêt les positions islamistes dans les grandes villes du Nord Mali, une situation qui facilite l’entrée de l’armée française et malienne dans ces villes. Ainsi, la maison du Chef d’Ançar Dine situé à Kidal, l’autre grande ville du Nord aurait également été prise pour cible par les bombardements aériens.
Généralement, les forces loyalistes ne rencontrent aucune résistance sur leur chemin et ce grâce à l’entrée en action des avions français. Notons que cette intervention française est saluée par une grande majorité des dirigeants. Ce témoignage de soutien a été réitéré notamment par le Président sortant de l’Union Africaine et Président du Bénin, M. Yayi Boni, lors du 20
ème sommet des Chefs d’Etats et de gouvernements africains, qui se tient actuellement, à Addis-Abeba, auquel participe notre ministre des affaires étrangères.