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Politique en Afrique

Les Algériens s’interrogent sur un retrait anticipé du président Bouteflika

Les Algériens s’interrogent sur un retrait anticipé du président Bouteflika

La seconde hospitalisation en huit mois du président algérien au Val-de-Grâce, à Paris, alimente toutes les spéculations. Bien que le pouvoir se montre rassurant, la presse s'interroge sur la capacité du chef de l’État à achever son mandat.

"Sauf cas de force majeure". À trois mois de la présidentielle, la formule alimente les spéculations en Algérie. Dans une dépêche publiée avant l’annonce de l’admission, lundi 13 janvier, d’Abdelaziz Bouteflika à l’hôpital parisien du Val-de-Grâce, l’agence de presse algérienne APS indiquait que ce dernier "procédera, sauf cas de force majeure, à la convocation du corps électoral pour l’élection présidentielle de 2014 entre les 16 et 17 janvier en cours, conformément aux délais impartis par le code électoral".

Entendez par-là : comme convenu, le chef de l’État fixera la date du prochain scrutin présidentiel excepté s’il ne survient un pépin.

Une précaution que d’aucuns, à Alger, voit comme un démenti involontaire du discours officiel assurant que l’hospitalisation du président algérien, âgé de 76 ans, n’est qu’un contrôle de routine prévu de longue date. "Puisque le déplacement n’est pas dicté par l’urgence, pourquoi alors l’entreprendre à la veille de la convocation du corps électoral ? La présidence ne peut-elle pas l’avancer ou le retarder ? Pourquoi ne l’a-t-elle pas annoncé depuis longtemps ou, du moins, le jour même du déplacement, soit lundi ?" s’interrogeait mardi le quotidien "El Watan".

"Les mêmes qui mettent en images et en mots la communication d’Abdelaziz Bouteflika auraient pu préparer l’opinion depuis quelques jours, en annonçant que cette ‘visite médicale routinière de contrôle’ allait avoir lieu. Mais non ! s’insurgeait de son côté le site d’information TSA. Une fois encore, on met les Algériens devant le fait accompli contribuant en cela à un émoi sur les réseaux sociaux qui, en attendant le communiqué de la présidence, bruissaient de rumeurs toutes plus alarmantes sur la santé du président, voire son décès."

"Cache-t-on la vérité ?"

"Cache-t-on la vérité ?" titre ce mercredi 15 janvier un autre article d’"El Watan" dont des sources affirment que le chef de l’État a été transféré à Paris "en urgence dimanche et non pas lundi et qu’il aurait quitté le pays dans un état de santé détérioré". L’hebdomadaire "Jeune Afrique", basé à Paris, indique pour sa part qu’"une partie de la famille proche du président séjourne également à Paris, depuis lundi, dans un grand hôtel.

"Si la seconde hospitalisation du chef de l’État confirme une réelle dégradation de son état de santé, la question de sa capacité à rester encore au pouvoir jusqu’au mois d’avril prochain - date de l’élection présidentielle - est sérieusement posée. Va-t-il abandonner ?", s’interroge ainsi "El Watan". À en croire le quotidien algérien, le Haut commandement de l’armée a convoqué, lundi, une réunion d’urgence pour "réfléchir à tous les scénarios de crise".

Aujourd’hui que la capacité d’Abdelaziz Bouteflika à achever son mandat est remise en question, la possibilité qu’il puisse officiellement briguer un quatrième mandat à la tête du pays, comme le lui demande le Front de libération nationale (FLN), le parti au pouvoir, semble s’éloigner encore un peu plus. Comment un chef d’État qui, depuis sa première hospitalisation à Paris en juin 2013 pour cause d’AVC, n’a assisté qu’à deux conseils de ministres et effectué aucune apparition publique peut-il prolonger son bail au palais présidentiel ?

"Alors que tout le monde sait que le président est malade, incapable de gérer le pays […] on se pose la question : pourquoi ne veut-il pas laisser l'alternance opérer tout à fait normalement ?" vitupérait, il y a un mois, Sofiane Djilali, président du parti Jil Jadid, lors d’une réunion des formations d’opposition à Alger.

Pour "El Watan", la candidature éminente à la présidentielle du populaire Ali Benflis, ancien Premier ministre d'Abdelaziz Bouteflika, ne serait pas étrangère à cette obstination. Le chef de l'État verrait d’un très mauvais œil l’arrivée au pouvoir de celui à qui il n’a jamais pardonné de l’avoir défié dans les urnes en 2004. "Passer les clés du palais d’El-Mouradia à son pire ennemi serait insupportable, voire inacceptable pour Bouteflika", a confié, sous couvert d’anonymat, un ancien ministre au quotidien algérien.

Reste qu’Abdelaziz Bouteflika n’a toujours pas fait officiellement acte de candidature. L'annonce de la convocation du corps électoral doit se faire 90 jours avant l’élection présidentielle et les postulants à la magistrature suprême doivent se faire connaître au plus tard 45 jours avant le scrutin. Le président algérien dispose donc d’un mois et demi pour faire part de ses intentions.

Source : France 24

 

La coopération au menu de la visite du président malien en Mauritanie

La coopération au menu de la visite du président malien en Mauritanie

Le président IBK est arrivé ce vendredi 10 janvier en Mauritanie pour une visite de trois jours. L'occasion d'un premier tête-à-tête officiel entre les deux chefs d'Etat, mais aussi ressouder les relations entre les deux pays, souvent crispées ces dernières années, en particulier du temps d'ATT.

Nouakchott accusait alors régulièrement Bamako de laxisme face aux groupes terroristes. Aujourd'hui, les deux chefs d'Etat affichent leur bonne entente, une nécessité pour construire une meilleure coopération, notamment en matière de sécurité.

La rencontre, tout en restant solennelle, se veut cordiale. Souriant à sa descente d’avion, le président Ibrahim Boubacar Keïta partage une accolade avec son homologue mauritanien. Les épouses des deux chefs d’Etat sont là et échangent les nouvelles depuis leur dernière rencontre au Sommet de l’Elysée en décembre dernier.

« Nous avons tout en commun »

Cordialité affichée également dans le salon d’honneur de l’aéroport au travers de quelques plaisanteries. Depuis plusieurs années, les relations entre la Mauritanie et le Mali étaient souvent crispées.

Mais face aux nombreux défis, et en particulier sécuritaires, partagés par les deux pays, les présidents IBK et Ould Abdel Aziz ont récemment affiché leur volonté de mieux coopérer.

« Nous avons tout en commun : l’histoire, la géographie, l’anthropologie, beaucoup de choses qui nous font obligation de cheminer ensemble », a souligné le président malien.

Une solidarité de mise

« La solidarité entre les peuples est plus que jamais requise pour affronter les multiples défis auxquels nos pays font face, échanger et convenir d’une politique commune est la meilleure chose que nous puissions faire au profit de nos peuples », a-t-il ajouté.

Le président malien est accompagné d’une importante délégation qui comprend le chef d’état-major général des armées et sept ministres dont les ministres de la Réconciliation et du développement du Nord, des Affaires étrangères, de l’Economie, et celui du Commerce.

« Il est important pour chacun d’établir un contact direct avec son homologue afin de construire des ponts solides dans tous les domaines de la coopération », a précisé un officiel.

Source : RFI

 

Le Président malien à Nouakchott

 

Ibrahim Boubacar Keita alias IBKLe nouveau Président malien Ibrahima Boubakar Keita entreprendra une visite en Mauritanie à partir d'aujourd'hui. Elu il y a quelques mois, IBK serait accompagné d’une importante délégation et devrait séjourner au moins quarante huit heures à Nouakchott.

La visite du Président malien s’inscrit dans la perspective de renforcer les liens bilatéraux historiques qui lient les deux pays voisins ayant une frontière de plus de deux mille kilomètres (2200 exactement). Des rapports qui évoluent en dents de scie, surtout pendant ces cinq dernières années. Le Mali accusant la Mauritanie d’avoir encouragé sa partition en permettant aux Arabes du Nord de faire de Nouakchott une base arrière où se tiennent des rencontres au cours desquelles les principaux chefs Touaregs séparatistes échafaudent leur stratégie qui a fini par la déstabilisation le 22 mars 2011 du régime d’Amadou Toumani Touré par une junte militaire conduite par le capitaine Sanogho.

Aussi, la Mauritanie est-elle quasiment le seul pays de la sous région dont les militaires n’ont pas participé à la force onusienne chargée du maintien de la paix dans le Mali en guerre contre les groupes islamistes armés qui avaient occupé toute sa partie nord, notamment les villes de Tombouctou, Kidal et Gao.

Mieux, le Président Mohamed Ould Abdel Aziz n’avait pas effectué le déplacement de Bamako pour assister à l’investiture du nouveau Président élu. Or, les deux pays constituent des éléments essentiels de la zone sahélo sahélienne où des défis comme le terrorisme, le crime transfrontalier, les trafics de tous ordres font rage. Le Mali et la Mauritanie ont tout intérêt à entretenir d’excellentes relations pour asseoir un véritable partenariat afin de relever avec les autres pays de champ tous ces défis qui menacent la sous région.

Cette visite devrait constituer une occasion importante de renouer sur des bases plus apaisées cette coopération bilatérale entre deux pays condamnés par le voisinage, l’histoire, les liens sociaux et économiques à vivre en parfaite harmonie.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

Sommet de la CEEAC : le départ de Michel Djotodia se précise

Le président centrafricain de la transition. , À l'issue d'un premier huis clos des chefs d'État de la CEEAC à N'Djamena, la démission du président centrafricain deÀ l'issue d'un premier huis clos des chefs d'État de la CEEAC à N'Djamena, la démission du président centrafricain de la transition, Michel Djotodia, semble se préciser. Les signataires des accords de Libreville (janvier 2013) ont été convoqués jeudi, en urgence, dans la capitale tchadienne.

Le huis clos des présidents des pays membres de la Communauté économique des États d'Afrique central (CEEAC) a pris fin jeudi 9 janvier vers 17 h (heures locales) après deux heures de discussions. Si aucune décision officielle n'a été communiquée, le départ de Michel Djotodia de son poste de chef de l'État de la transition semblerait se préciser.

Un avion devait à ce titre acheminer les signataires des accords de Libreville (janvier 2013) membres du Conseil national de transition et les responsables des principaux partis politiques centrafricains. Prévenus par téléphone à la dernière minute, certains d'entre eux, comme Martin Ziguélé, n'ont pas pu embarquer à bord de l'avion qui a quitté Bangui peu avant 19 heures pour N'Djamena.

D'après un diplomate de la CEEAC, Michel Djotodia aurait réaffirmé lors du huis clos sa volonté de quitter son poste de chef de l'État de la transition. Si aucun pays de la sous-région ne semble réellement s'y opposer, les modalités et les contours de son départ ne sont pas encore fixés.

Selon la charte constitutionnelle de transition, c'est au CNT de procéder à "l'élection du nouveau chef de l'État de la transition dans les 15 jours qui suivent le constat de la vacance" du pouvoir.

Après le premier huis clos, les leaders de la CEEAC se sont donné rendez-vous pour une nouvelle session de travail nocturne. Le successeur de Djotodia pourrait être désigné à cette occasion.

Source : Jeuneafrique.com

 

Burkina Faso: hécatombe au sein du parti au pouvoir

Le président burkinabé Blaise Compaoré.Plusieurs figures du parti du président Blaise Compaoré, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), présentent leur démission pour un «profond désaccord sur la conduite et l'orientation actuelle du parti». L'ex-chef du parti et ancien président de l'Assemblée nationale, Roch Marc Christian Kaboré, ainsi que l'ancien et charismatique maire de la capitale Simon Compaoré, membres fondateurs du CDP, figurent parmi les démissionnaires. De nombreux anciens ministres dont Salif Diallo, autrefois très proche et homme de confiance de Blaise Compaoré, quittent également le parti.

Nul ne pouvait s'attendre à une telle hécatombe, car la vague de démissions emporte plusieurs personnalités et non des moindres. De nombreux anciens ministres, des membres fondateurs du parti, y compris un ancien secrétaire exécutif du CDP.

L'ancien et charismatique maire d’Ouagadougou, Simon Compaoré, figure parmi les démissionnaires. « On estime qu’à ce jour, confie-t-il, il faut mener le débat avec tout le monde, y compris l’opposition. Il faut mener le débat sur les questions qui divisent la nation, le peuple burkinabè, et c’est dans la discussion que nous pensons que nous pouvons arriver à sauver le Burkina, sauver ses acquis et lui permettre de continuer à faire son petit bonhomme de chemin ».

Du pain pas assez béni...

Pour l'opposition, qui voudrait voir tous ces dissidents grossir ses rangs, c’est du pain béni. « Sur la question du Sénat et de l’article 37, c’est devenu une question de principe, explique Zéphirin Diabré, chef de file de l'opposition. L’attachement républicain à la limitation des mandats, nous l’avons toujours affirmé haut et fort. L’opposition doit chanter cette chanson-là, et pour nous c’est vraiment du pain béni ! Mais pas assez béni ! Il faut que d’autres pains bénis viennent s’ajouter pour que les choses aillent très vite ».

Premier test pour cette nouvelle opposition : la manifestation du 18 janvier, journée « de protestation » contre la modification de la Constitution.

Source : RFI

 

 

Tunisie : les premiers articles de la Constitution adoptés

Sahbi Atig, chef du groupe parlementaire islamiste Ennahda, arrive à l'Assemblée constituante.La Constituante tunisienne, où les islamistes d'Ennahda sont majoritaires, a adopté samedi les deux premiers articles de la future Constitution, rejetant l'islam comme source de droit tout en en faisant la religion du pays, conformément à un compromis avec l'opposition.

"La Tunisie est un Etat libre, indépendant et souverain. L'islam est sa religion, l'arabe est sa langue et la République est son régime. Il n'est pas possible d'amender cet article", est-il inscrit dans l'article Premier adopté par 146 voix sur 149 élus votants. Les députés ont aussi approuvé l'article 2, lui aussi non amendable, prévoyant l'instauration d'un "Etat à caractère civil, basé sur la citoyenneté, la volonté du peuple et la primauté du droit".

Ennahda s'était rangée dès le printemps 2012 derrière la formulation de l'article 1, déjà inscrite dans la Constitution de 1959, indiquant renoncer à l'introduction de la charia (loi islamique) dans la Loi fondamentale. L'hémicycle a d'ailleurs rejeté deux amendements, l'un proposant l'islam et l'autre le Coran et la sunna (ensemble des paroles du Prophète, de ses actions et de ses jugements) comme "source principale de la législation".

"Adopter l'islam comme source principale de la législation donnera un soutien spirituel à tous les droits et libertés", a jugé un défenseur de la loi islamique, Mohamed Hamdi du petit parti "Courant de l'amour". "Nous sommes dans le système de la loi temporelle et les amendements demandés sont contre la modernité", a réagi Mahmoud Baroudi, un élu séculier de l'Alliance démocratique.

Un autre article abordant ce thème doit encore être étudié dans ce premier chapitre titré "dispositions générales", le n°6 qui fait de l'Etat "le gardien de la religion", "le protecteur du sacré" et le "garant de la liberté de conscience". Un total de 146 articles et quelque 250 amendements doivent être étudiés au total. Selon différents partis, un consensus assez large a été négocié pour permettre l'adoption du texte à la majorité des deux-tiers des 217 élus et éviter la tenue d'un référendum.

Un climat chaotique

Malgré cela, le président de l'Assemblée nationale constituante (ANC), Mustapha Ben Jaafar a été contraint vendredi et samedi d'ordonner des interruptions de séance en raison de disputes et protestations, notamment sur les règles régissant les interventions. Vendredi, premier jour des débats consacrés au préambule de la Constitution, M. Ben Jaafar avait clos la séance vers 23H00 face aux tensions pour finalement prononcer samedi matin le fin du débat sur ce texte de six paragraphes.

Ce climat chaotique a fait l'objet de critiques sévères des journaux tunisiens qui doutent de la capacité des députés de tenir leur promesse d'adopter la Constitution avant le 14 janvier, 3e anniversaire de la révolution qui déclencha le Printemps arabe. Le quotidien La Presse s'est indigné des "scènes désolantes qui nous ont été données de suivre", comparant l'hémicycle à "une arène sauvage où tous les coups bas sont permis".

L'adoption de la Constitution, puis d'une loi et d'une commission électorales avant le 14 janvier, sont les clefs de voûte d'un accord entre opposants et Ennahda pour résoudre une profonde crise déclenchée le 25 juillet par l'assassinat du député de gauche Mohamed Brahmi, le deuxième en 2013 attribué à la mouvance jihadiste. A l'issue de ce processus, Ennahda s'est engagé à laisser le gouvernement à des indépendants dirigés par l'actuel ministre de l'Industrie, Mohamed Jomaâ.

Le Premier ministre islamiste Ali Larayedh a cependant exclu de démissionner avant que l'ANC n'achève ces travaux, bien que le principal médiateur de la crise, le syndicat UGTT, table sur son remplacement le 8 janvier. Élue en octobre 2011, la Constituante devait achever sa mission en un an, mais le processus a été ralenti par un climat politique délétère, l'essor de groupes jihadistes armés et des conflits sociaux.

Ses travaux ont aussi été minés par l’absentéisme des élus, les erreurs de procédures et un boycott de l'opposition de plusieurs mois après l'assassinat de Mohamed Brahmi. Les détracteurs d'Ennahda jugent les islamistes responsables, au moins par leur laxisme, de l'essor de la mouvance jihadiste.


Source : Jeuneafrique.com

 

Urgent/Madagascar : Hery Rajaonarimampianina remporte la présidentielle

L'ancien ministre malgache des Finances était soutenu parprésident sortant Andry Rajoelina. Il devance Robinson Jean Louis, soutenu par l’ancien chef d’Etat en exil Marc Ravalomanana et obtient 53,50% des voix au second tour, contre 46,50% à son rival, selon des chiffres définitifs communiqués ce vendredi par la commission électorale.

Source : RFI

 

Sénégal : le patron du groupe de presse Walfadjri en garde à vue

Sidy Lamine Niasse, le 16 juillet 2004 à Dakar.Président directeur général du groupe Walfadjri, l'un des principaux groupes de presse privés du Sénégal, Sidy Lamine Niass a été placé en garde à vue lundi soir. Il est accusé de "troubles à l'ordre public et offense au chef de l'État" après avoir critiqué la gestion du président Macky Sall et affirmé détenir des "preuves" de son "enrichissement illicite".

Sidy Lamine Niass, président directeur général du groupe Walfadjri, l'un des principaux groupes de presse privés du Sénégal, a été placé en garde à vue, lundi 30 décembre dans la soirée, à Dakar. Selon les médias locaux, le patron de presse est accusé de "troubles à l'ordre public et offense au chef de l'État".

Il avait été convoqué par la section recherches de la gendarmerie après avoir critiqué la gestion du président Macky Sall et affirmé détenir des "preuves" de son "enrichissement illicite" au cours d'une interview diffusée samedi par sa télévision. Sidy Lamine Niass avait été convoqué une première fois samedi par la gendarmerie mais cette convocation avait été, selon lui, "annulée".

"Je vais répondre à cette deuxième convocation qui n'est plus juridique mais politique. Le pouvoir veut nous imposer la force", avait-il affirmé lundi à la presse en se rendant à la gendarmerie.

La gendarmerie n'a de son côté souhaité faire aucun commentaire.

Sidy Lamine Niasse est fondateur et propriétaire de Walfadjri, un groupe qui édite un quotidien, possède plusieurs chaînes de radio et une télévision.

Arabisant dans un pays où la langue officielle est le français, il est connu pour ses critiques virulentes contre les différents régimes qui se sont succédé au Sénégal depuis l'indépendance en 1960.

À la veille de la présidentielle de février-mars 2012, il avait organisé un rassemblement à Dakar pour exiger le départ du président Wade.

Source : Jeune Afrique (avec AFP)



 

Egypte: la police arrête des journalistes d'Al-Jazeera

Egypte: la police  arrête des journalistes d'Al-Jazeera La police secrète égyptienne a arrêté deux journalistes de la chaîne Al-Jazeera, un Australien et un Egyptien, soupçonnés d'avoir diffusé illégalement des informations portant atteinte à la "sécurité nationale", a annoncé lundi le ministère de l'Intérieur.

La chaîne satellitaire basée au Qatar a confirmé ces arrestations et ajouté que la police retenait également deux autres de ses employés.

Des officiers de la Sécurité nationale ont perquisitionné dimanche leur bureau improvisé installé dans un hôtel du Caire, arrêté les deux reporters et confisqué leur matériel, a expliqué le ministère dans un communiqué.

Le texte ne donne pas l'identité des deux journalistes, indiquant seulement que l'un est "membre des Frères musulmans", la confrérie du président Mohamed Morsi destitué par l'armée, et l'autre de nationalité australienne.

Selon l'antenne anglophone d'Al-Jazeera, il s'agit du chef du bureau du Caire, Mohamed Adel Fahmy et de l'Australien Peter Greste. La chaîne ajoute qu'avec eux sont retenus le producteur Baher Mohamed et le caméraman Mohamed Fawzi.

Les journalistes "ont diffusé en direct des informations portant atteinte à la sécurité nationale", a affirmé le ministère de l'Intérieur, ajoutant qu'ils avaient été trouvés en possession de "publications" des Frères musulmans.

Ces arrestations surviennent quelques jours après que les autorités ont déclaré la confrérie "organisation terroriste". Quiconque est trouvé en possession de publications ou d'enregistrements diffusés par les Frères musulmans est désormais passible de peines allant jusqu'à cinq ans de prison.

Peter Greste, un ancien journaliste de la BBC, a remporté le prix Peabody en 2011 pour un documentaire sur la Somalie. M. Fahmy, qui a travaillé pour CNN, est un journaliste renommé au Caire, sans lien connu avec Frères musulmans.

Les autorités installées début juillet par l'armée après l'éviction du premier président élu démocratiquement d'Egypte accusent Al-Jazeera de soutenir les Frères musulmans, et ses filiales en Egypte ont fait les frais de l'implacable répression menée contre la confrérie, qui avait remporté toutes les élections depuis la chute du président Hosni Moubarak début 2011.

Plusieurs journalistes d'Al-Jazeera sont en détention, dont Abdallah Elshami, arrêté le 14 août alors qu'il couvrait la dispersion dans un bain de sang de rassemblements pro-Morsi au Caire.

Le gouvernement a déclaré les Frères musulmans "organisation terroriste" la semaine passée après un attentat suicide à la voiture piégée contre la police ayant fait 15 morts, pourtant condamné par la confrérie et revendiqué par des jihadistes sans lien connu avec les Frères musulmans.

Source : JA.com

 

Madagascar: le candidat du pouvoir largement en tête

Madagascar: le candidat du pouvoir largement en tête Hery Rajaonarimampianina, le candidat du régime à l'élection présidentielle de Madagascar, était largement en tête après le dépouillement lundi des bulletins de plus de 96% des bureaux de vote.

Selon les chiffres mis en ligne sur le site internet de la Cenit (Commission électorale), M. Rajaonarimampianina, soutenu par le président sortant Andry Rajoelina, a recueilli 53,3% des suffrages, après dépouillement de 19. 291 bureaux de vote sur 20. 001. Il devance Robinson Jean Louis (46,7%), adoubé par l'ex-président déchu Marc Ravalomanana. Ces chiffres sont "bruts" et non officiels, précise la Cenit.

Source : Jeune Afrique

 

Madagascar: le candidat du pouvoir largement en tête

http://www.jeuneafrique.com/photos/AFP/795e3c87f5bdeb426bc3278c9e4cf1aec4008799.jpgHery Rajaonarimampianina, le candidat du régime à l'élection présidentielle de Madagascar, était largement en tête après le dépouillement lundi des bulletins de plus de 96% des bureaux de vote.

Selon les chiffres mis en ligne sur le site internet de la Cenit (Commission électorale), M. Rajaonarimampianina, soutenu par le président sortant Andry Rajoelina, a recueilli 53,3% des suffrages, après dépouillement de 19. 291 bureaux de vote sur 20. 001. Il devance Robinson Jean Louis (46,7%), adoubé par l'ex-président déchu Marc Ravalomanana. Ces chiffres sont "bruts" et non officiels, précise la Cenit.

Source : Jeune Afrique

 

Mali : Bamako veut juger l'ex-président Amadou Toumani Touré pour "haute trahison"

Amadou Toumani Touré, l'ancien président malien.Le gouvernement malien a demandé que des poursuites pour "haute trahison" soient engagées contre l'ex-président Amadou Toumani Touré (ATT), accusé d'avoir laissé le nord du Mali tomber aux mains de groupes armés.

"C'est sur saisine du gouvernement malien que le parquet de la Cour suprême du Mali demande à la Haute Cour de justice d'engager (des) poursuites pour 'haute trahison' contre l'ancien président Amadou Toumani Touré", a expliqué à l'AFP un membre de la Cour suprême.

Selon la même source, le parquet de la Cour supême a demandé "à l'Assemblée nationale d'autoriser l'ouverture d'une enquête pour 'haute trahison'".

Selon la loi malienne, c’est la Haute Cour de justice qui peut juger un président ou ex président de la République. Ses membres sont choisis parmi les députés.

ATT, accusé d'avoir "détruit un outil de défense nationale"

Amadou Toumani Touré, renversé en mars 2012 par un coup d'État mené par le capitaine Amadou Sanogo, est accusé d'avoir "facilité la pénétration et l’installation des forces étrangères sur le territoire national, notamment en ne leur opposant aucune résistance", a indiqué le gouvernement dans un communiqué vendredi.

L'ancien président est également accusé d'avoir "détruit ou détérioré volontairement un outil de défense nationale" et d’avoir participé à "une entreprise de démoralisation de l’armée", selon le communiqué.

Amadou Toumani Touré avait été renversé, après dix ans au pouvoir, par un coup d'État qui avait précipité la chute du nord du Mali aux mains de rebelles touareg et de groupes islamistes armés.

Les jihadistes ont occupé cette région pendant neuf mois avant d'en être en partie chassés par une intervention militaire internationale lancée par la France en janvier 2013 et toujours en cours. Les putschistes avaient justifié le renversement d'ATT par l'incapacité d'un État corrompu à lutter contre la montée des périls dans le nord du pays - groupes jihadistes et criminels, rébellion touareg...

Source : AFP

 

Décès de Nelson Mandela: les Sud-Africains se recueillent dans l'union

Des milliers de Sud-Africains se sont spontanément rassemblés, ce samedi 7 décembre, pour rendre un hommage empreint de gratitude à « Tata (papa) Mandela ».Ce dimanche 8 décembre, les croyants sud-africains, tous cultes confondus, sont appelés à prier pour Nelson Mandela, décédé jeudi soir à l'âge de 95 ans, en l’église Regina Mundi, haut lieu de la lutte contre l’apartheid. Une cérémonie nationale sera organisée mardi au stade Soccer City de Soweto, d’une capacité de 94 mille personnes. La dépouille de Mandela sera ensuite acheminée en procession dans la capitale Pretoria mercredi jeudi et vendredi, avant l’inhumation dans son village natal de Qunu dimanche.

Ils sont des centaines de fidèles, toutes générations confondues, tous endimanchés, dont quelques blancs. En présence de nombreuses équipes de télévision, ils se sont recueillis à l’église Regina Mundi de Soweto, tôt ce dimanche matin pour prier et souhaiter à Nelson Mandela qu’il repose en paix.

Peu de larmes, peu de chagrin. Finalement, tout le monde ici semblait préparé à son départ. Le père Sébastien a dit que Nelson Mandela avait certes pris congé, mais que ses valeurs doivent demeurer éternelles.

«Nelson Mandela, ce n’est pas un nom de rue, ce n’est pas un nom de bâtiment. Ce sont des valeurs dont il faut nous nourrir chaque jour. C’est le don de soi, le combat pour la paix et la fraternité», a dit le père dans cette église Regina Mundi, rebaptisée Parlement de Soweto durant l’apartheid. Elle a en effet abrité de nombreuses réunions clandestines, et a servi de refuge aux étudiants pourchassés par la police durant les émeutes de 1976, en témoignent ici et là des impacts de balles dans l’église.

Les Sud-Africains ce dimanche, dans tout le pays et au-delà des barrières raciales et religieuses, se recueillent ensemble pour Mandela. Qui dans des églises, qui dans des temples, qui dans des mosquées, qui lors de cérémonies œcuméniques, qui sous des arbres…

Pour Marcella, une jeune comptable de 26 ans qui a étudié dans une université aux côtés de blancs, c’était le plus bel hommage que les Sud-Africains puissent rendre au père de la Nation arc-en-ciel. C’est l’hommage qu’il aurait souhaité : l'image d’un peuple uni, digne, debout et serein que relaient les caméras au monde entier.

Source : RFI

 

Mauritanie : la diplomatie sur un fil

Ramtane Lamamra, ministre algérien des Affaires étrangères, reçu par Mohamed Ould Abdelaziz.En quittant la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) en 1999, la Mauritanie avait renoncé à son statut de trait d'union entre le monde arabe et l'Afrique subsaharienne, statut hérité du père de la nation, Moktar Ould Daddah. Mais le choix d'une appartenance exclusive à l'organisation fantôme qu'est l'Union du Maghreb arabe (UMA) a fait entrer sa politique régionale dans un terrain miné depuis plus de trente ans par la question du Sahara occidental. Cette option stratégique a imposé à la diplomatie mauritanienne de jouer les funambules entre les enfants terribles du Maghreb, l'Algérie et le Maroc, ce qui requiert une vigilance de tous les instants. "Nous surveillons les états d'âme d'Alger et les humeurs de Rabat comme le lait sur le feu, assure un diplomate mauritanien à la retraite. Mais nous aussi avons la souveraineté susceptible."

Grossièrement résumée, la diplomatie des gouvernements mauritaniens successifs s'en est tenue à un non-alignement prudent, mais constant, à l'égard des deux grands voisins du nord. À tel point que les commissions mixtes avec chacun d'entre eux se tiennent toujours à des dates rapprochées. Ainsi, le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal s'est rendu à Nouakchott en mars 2013 pour présider la commission algéro-mauritanienne avec son homologue Moulay Ould Mohamed Laghdaf. Lequel, un mois plus tard, accueillait le chef du gouvernement marocain, Abdelilah Benkirane, pour présider la commission maroco-mauritanienne. De même, alors que les Algériens s'apprêtent à construire une route de 1 000 km entre Tindouf l'algérienne et Choum la mauritanienne, les Marocains offrent de leur côté un nouveau siège au ministère des Affaires étrangères mauritanien.

Pas d'ambassade de la RASD à Nouakchott

Ce souci d'équilibre ne signifie pas pour autant que Nouakchott accepte que l'on marche sur ses ­platebandes. Et Mohamed Ould Abdelaziz sait montrer sa mauvaise humeur. En décembre 2012, il a reçu le chef de la diplomatie du Polisario, alors qu'un ministre d'État marocain, Abdellah Baha, le bras droit de Benkirane, qui se trouvait au même moment à Nouakchott pour le congrès du parti islamiste Tawassoul, n'a pas été convié au palais présidentiel. Crise de nerfs au Maroc.

Aziz donne-t-il du crédit aux rumeurs qui accusent les services marocains d'être derrière la tentative d'assassinat qui l'a ciblé le 13 octobre 2012 ? "Pas du tout, explique notre diplomate à la retraite. Le président Ould Abdelaziz était convalescent, et le roi du Maroc avait dépêché un sous-chef de bureau de son ambassade à Paris pour prendre de ses nouvelles. Le Polisario a en revanche envoyé son chef de la diplomatie, Mohamed Salem Ould Salek... Même si nous ne reconnaissons pas la RASD [République arabe sahraouie démocratique], la différence saute aux yeux." Simple courroux protocolaire ? Rien n'est moins sûr. Le président Ould Abdelaziz récidivait, le 18 septembre dernier, en recevant à nouveau le ministre des Affaires étrangères sahraoui quelques heures avant de s'envoler pour Bamako afin d'assister à l'investiture du président Ibrahim Boubacar Keita, aux côtés de... Mohammed VI. Il est cependant peu probable que la diplomatie mauritanienne ait décidé d'évoluer sur la question du Sahara occidental au détriment du Maroc. Cela relève plus du coup de semonce que d'une charge d'artillerie. La présence d'une ambassade de la RASD à Nouakchott n'est pas pour demain.

Source : Jeuneafrique.com

 

Mali: aucune majorité obtenue au premier tour des législatives

Opération de vote à Bamako, lors du premier tour des élections législatives au Mali, le 24 novembre 2013.Au Mali, aucun parti politique ni aucune coalition de partis n’a obtenu la majorité aux élections législatives du 24 novembre, selon les résultats provisoires annoncés par le gouvernement, ce mercredi 27 novembre. Un second tour est prévu pour le 15 décembre et le taux de participation a été de 38,4 %. Une faible participation reconnue par le ministre malien de l’Administration du territoire, Moussa Sinko.

Plus de six millions d’électeurs étaient appelés à voter pour ces législatives censées parachever le retour à l’ordre constitutionnel, interrompu lors du coup d’Etat de mars 2012.

Le taux de participation - 38,48 % des voix, soit environ dix points de moins qu’au second tour de la présidentielle du 11 août – semble avoir été regretté par le ministre malien de l’Administration du territoire. Il est « en deçà de nos attentes », a reconnu Moussa Sinko Coulibaly, en annonçant les résultats provisoires.

Par ailleurs, on s’achemine vers un second tour car dans la quasi-totalité des 55 circonscriptions électorales, à peine environ 10 sièges de députés sur les 147, ont été pourvus au premier tour.

Parmi les rares élus dès le premier tour, figurent deux rebelles touaregs de la région de Kidal, dans le nord du pays. Ils portent les couleurs du Rassemblement pour le Mali (RPM), le parti au pouvoir.

La seule femme candidate malheureuse à la dernière présidentielle - Haïdara Aïchata Cissé, dite « Chato » -  était également candidate aux législatives et elle est élue dans la région de Gao. Soumaïla Cissé, candidat malheureux à la présidentielle d’août dernier, est lui aussi élu, dès le premier tour.

Par ailleurs, dans la capitale malienne, aucun des 14 sièges de députés n’a été pourvu. Le second tour sera très probablement animé.

Soulagement

Malgré la faible participation, un sentiment de soulagement s’est fait sentir au lendemain de ce premier tour des législatives car on craignait des attentats jihadistes sachant que, plus de dix mois après l’intervention militaire française, les groupes jihadistes continuent de mener attaques et attentats dans le nord du Mali.

Depuis fin septembre, une dizaine de soldats maliens et tchadiens ainsi que des civils y ont été tués parmi lesquels les deux envoyés spéciaux de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, à Kidal, le 2 novembre.

Soulagement également lorsque les observateurs nationaux et étrangers avaient par ailleurs salué le bon déroulement du scrutin qui, hormis quelques incidents dans le nord du pays – provoqués par des indépendantistes touaregs - s’était passé dans le calme.

Pour le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, élu en août, l’objectif est de donner à son parti, le Rassemblement pour le Mali (RPM) et à ses alliés, une majorité confortable dans la nouvelle Assemblée nationale de 147 membres.

Source : RFI

 

Rencontre inédite en marge du troisième sommet arabo-africain : Vers un réchauffement des relations mauritano-maliennes

Rencontre inédite en marge du troisième sommet arabo-africain : Vers un réchauffement des relations mauritano-maliennes

La rencontre était attendue depuis longtemps. Elle n’aura finalement eu lieu que depuis hier seulement. En effet, en marge du troisième sommet arabo-africain qui s’est ouvert hier mardi 19 novembre à Koweït, le Président IBK a eu un entretien avec son homologue de la Mauritanie, Mohamed Ould Abdel Aziz.

Cette réunion a été élargie aux Présidents du Burkina Faso, Blaise Compaoré et du Niger Mahamadou Issoufou. Même si de façon officielle rien n’a filtré de cette rencontre à huis clos, il semblerait selon nos informations que c’est la sécurité qui a largement dominé les débats en plus du renforcement des relations bilatérales.

Rappelons que c’est la première fois que les Présidents de ces différents pays se retrouvent ensemble.

Le sujet, il y a lieu de préciser que l’axe Bamako-Nouakchott n’était plus tellement au beau fixe. Un froid s’était installé entre les deux pays sans qu’on sache réellement ce que l’un reprochait à l’autre. Une situation qui a alimenté beaucoup de rumeurs et de supputations.

Ainsi, certains avaient estimé que le Président mauritanien voyait très mal le manque d’attention du président IBK à son égard, lequel, lors de sa tournée de remerciement au lendemain de son élection, a ignoré l’étape mauritanienne.

Ceux qui appuient cette thèse invoquent le fait que le Président IBK continue de reprocher à son homologue mauritanien sa non-implication dans la résolution de la crise qui a ébranlé le nord du Mali presque une année durant et d’avoir accueilli à bras ouvert sur son sol les indépendantistes du MNLA.

Il semblerait aussi que c’est la raison pour laquelle le Président mauritanien n’a pas pris part à la cérémonie de début de mandat du président IBK qui s’est déroulée le 19 septembre dernier au stade du 26 mars en présence de plusieurs dirigeants du monde, dont le Souverain marocain, Sa Majesté Mohammed VI.

Par ailleurs, le Burkina Faso et la Mauritanie entretiennent également des rapports tumultueux en raison du mandat d’arrêt international délivré par les autorités mauritaniennes contre le conseiller spécial de Blaise Compaoré, Moustapha Ould Limam Chavii. Cet homme est accusé par les autorités de son pays d’origine d’avoir tenté de déstabiliser le régime mauritanien.

Cette rencontre est donc une bonne occasion pour ces pays d’arrondir les angles et de repartir sur de nouvelles bases d’autant plus que les défis du moment les obligent à se parler. Selon le ministre malien des Affaires étrangères, Zahabi Ould Sidi Mohamed, cette rencontre a permis de lever certaines équivoques qui ont miné les relations entre tous ces pays.

Rappelons que c’est aujourd’hui, mercredi 20 novembre, qu’ont pris fin les travaux du 19e sommet économique arabo-africain au Koweït sous le thème 'Partenaires dans le développement et l’investissement’. La déclaration sanctionnant les travaux de cette rencontre, qui a regroupé environ 66 Chefs d’Etat ou représentants de pays, a mis un accent particulier sur la nécessité du renforcement de la coopération entre les deux ensembles dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale.

Dans le volet économique, il s’agissait surtout de favoriser et faciliter l’investissement, augmenter le volume des échanges et des flux d’investissement et appuyer les initiatives en cours en faveur du développement industriel.

Source: L'Indépendant

 

Mali : le général Sanogo devant la justice

Le capitaine Amadou Sanogo, devenu général, pourrait être auditionné dès mardi 19 novembre.Ce mardi 19 novembre 2013, le général Amadou Sanogo doit se présenter devant la justice malienne. Selon une source judiciaire malienne, il doit être interrogé sur une première affaire: le contre coup d'Etat du 30 avril 2012. Ce jour là, alors qu'il venait de prendre le pouvoir quasiment un mois avant, une nouvelle tentative de putsch survient. Les militaires sont arrêtés, d'autres torturés, d'autres encore portés disparus. Sanogo a-t-il joué un rôle ? C'est ce que la justice veut savoir.

Finalement, c’est en principe ce mardi à 9 heures (TU), que le général Amadou Sanogo se présente devant le juge d’instruction Yaya Karambé.

Il sera dans un premier temps entendu sur l’affaire de la tentative du contrecoup d’Etat du 30 avril 2012. Ce jour-là, des militaires maliens, notamment des Bérets rouges, tentent de renverser le général Amadou Sanogo qui, quasiment un mois avant prenait le pouvoir par un coup d’Etat.

De nombreuses questions

Ils échouent, une terrible répression s’abat sur eux. Certains Bérets rouges seront torturés à l’électricité, d’autre seront portés disparus ou encore purement et simplement exécutés. Le général Amadou Sanogo était-il impliqué dans cette tuerie ? A-t-il donné des ordres ? En d’autres termes et selon l’expression consacrée, est-il responsable mais pas coupable ?

La justice malienne veut savoir, surtout au moment où des compagnons du même général ont tenu des témoignages qui l’accablent. L’entourage du juge d’instruction Yaya Karembé prévient : nul n’est au-dessus de la loi au Mali.

Source : RFI

 

Mali : le touareg à l’origine de l’enlèvement des journalistes identifié

 

 

 

Bayes Ag Bakabo aurait planifié les enlèvements de Ghislaine Dupont et Claude Verlon pour le compte d’Aqmi. Son complice, dont le nom n’a pas été communiqué, aurait également été identifié.

L’enquête avance. Un touareg soupçonné d’avoir « planifié » l’enlèvement le 2 novembre à Kidal (nord-est du Mali) des deux journalistes français tués juste après, a été formellement identifié, a appris jeudi l’AFP de sources sécuritaires maliennes et régionales. Cet homme est le propriétaire de la voiture qui a servi à l’enlèvement, selon une source sécuritaire malienne proche de l’enquête. « Nous avons informé la France de l’identification formelle du propriétaire du véhicule des ravisseurs. Il s’agit de Bayes Ag Bakabo, un Touareg », sa précisé cette source.

Bayes Ag Bakabo « est très fortement soupçonné d’avoir planifié les enlèvements pour le compte d’Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) qu’il a fréquenté assidûment un moment », a précisé cette source malienne. Son complice, dont le nom n’a pas été communiqué, « est de la famille de Hama Lamine Sall, de nationalité mauritanienne, et dont la mère est Touareg ». « Nous sommes sur leur trace », a-t-elle ajouté.

Selon cette source, Bayes Ag Bakabo appartient à « la même tribu » qu’Ambéry Ag Rhissa, un responsable de la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) à Kidal que les deux journalistes venaient juste d’interviewer. C’est devant son domicile qu’ils ont été enlevés, avant d’être tués moins de deux heures plus tard à une dizaine de kilomètres de la ville. Une source militaire africaine à Kidal, également proche de l’enquête, a confirmé cette information en précisant que « Bayes Ag Bakabo s’est recyclé un moment dans le MNLA » après son engagement avec Aqmi.

 Exécution provoqué par la panne du véhicule des ravisseurs

 La source malienne a précisé que l’exécution de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, journalistes à Radio France Internationale (RFI), pourrait avoir été provoquée par « la panne » du véhicule des ravisseurs et leur crainte d’être traqués et rattrapés par l’armée française lancée à leur recherche.

Cette source a affirmé que les deux journalistes étaient initialement « très probablement » destinés à être remis à la katiba (unité combattante) d’Aqmi dirigée par Abdelkrim Targui. Celui-ci est un ancien lieutenant touareg d’Abou Zeïd, un des chefs d’Aqmi tué en début d’année lors de l’offensive militaire tchadienne et française dans le massif des Ifoghas, dans la région de Kidal.

Dans une déclaration mercredi à l’agence de presse mauritanienne en ligne Sahara Medias, Aqmi a revendiqué l’assassinat de Ghislaine Dupont, 57 ans, et Claude Verlon, 55 ans. « Cette opération intervient en réponse aux crimes quotidiens commis par la France contre les Maliens et à l’oeuvre des forces africaines et internationales contre les musulmans de l’Azawad », nom donné par les Touareg au nord du Mali, selon l’organisation.

lesechos.fr

Sanogo, définitivement out ?

Sanogo, définitivement out ?

L'avenir du Gal Sanogo, préoccupe encore, malgré l'opération "Saniya" ou le grand nettoyage qui a eu lieu la semaine dernière à Kati et permis d'appréhender une trentaine de mutins. Pour le Gal récemment nommé, le garde-à-vous est aussi obligatoire. Si des rumeurs courent qu'il sera nommé "Conseiller aux affaires militaires du Président", cela met certains en colère.

"Comment peut-on nommer quelqu'un qui tout le temps où il a dirigé le soi disant Comité de réformes de l'armée, n'a rien fait, sinon troubler la quiétude des habitants de Kati?",exprime Malé enseignant à Kati Plateau.

Dans les rues de la ville, le calme est revenu. On est même soulagé de cette opération qui a permis de calmer les ardeurs des ex putschistes. " Ils avaient tellement investi l'autorité dans la ville garnison, qu'il fallait faire des détours pour aller dans certains endroits", se réjouit Fanta commerçante. 

'Parfois même pour aller à l'hôpital, c'était des passages par le camp Soundjata Keita qui était devenu un vrai far west". Quant à l'avenir du Gal Sanogo, dont les éléments ont été appréhendés, la question divise. "Il faut le faire quitter le pays !", clame Ahmed, étudiant au Conservatoire. S'il veut sauver sa peau, qu'il parte du Mali."

Sanogo en danger ? A plusieurs reprises, la vie du militaire a été menacée. Surtout du temps où il était encore l'homme fort de l'ex junte, à l'époque où toute la République devisait sur les hauteurs de la ville. Avec son bâton magique en main. Fini le temps de l'Accord Cadre, des sorties médiatiques musclées à la télévision nationale. Fin du Sanogo show.

L'avenir du Gal

Désormais, Sanogo peut-il rester au Mali et vivre en toute quiétude ? Si beaucoup de Maliens ont apprécié le discours du président IBK sur les troubles de lundi dernier, on estime encore qu'il faut protéger le Gal. " Nous l'avons fait mettre à l'abri quelque part, prévient un proche collaborateur du pouvoir, quant à le nommer, conseiller, c'est tout simplement ridicule". Le discours comme quoi c'est grâce au Coup d'Etat, qu'IBK a accédé au pouvoir est obsolète désormais", poursuit-il.

Si le capitaine Daddis de Guinée, qui a eu la vie sauve après une tentative d'assassinat manquée, est désormais exilé à Ouagadougou au Burkina, beaucoup montrent du doigt le sort du Gal Sanogo. "On pourrait l'envoyer quelque part où il ne ferait pas trop de vagues", admet un militaire sous couvert d'anonymat. Général, au garde-à-vous !

Source : Journal du Mali

 

Mali: nouveaux affrontements à Kidal entre armée et rebelles

http://www.jeuneafrique.com/photos/AFP/c5a76f496e6bba9e0f841aeeecfad4099aa99adb.jpgDes affrontements ont opposé soldats maliens et hommes du MNLA pour la deuxième journée consécutive lundi à Kidal, dans le nord-est du Mali, fragilisant un peu plus la situation dans ce bastion de la rébellion touareg.

Selon un responsable de l'armée joint sur place, les militaires ont riposté à l'attaque d'une de leurs positions "par des troupes du MNLA", le Mouvement national de libération de l'Azawad.

Des habitants ont rapporté de leur coté avoir entendu des échanges nourris de coups de feu à partir de 07H00 (locales et GMT). Les tirs ont baissé d'intensité peu après 09H00.

"Notre position" devant une banque dans le centre-ville "a été attaquée tôt ce (lundi) matin par les troupes du MNLA. Nous ripostons, nous contrôlons la situation", a dit le militaire, membre du commandement des forces maliennes à Kidal, sans plus de détails.

Les tirs ont poussé les riverains à se calfeutrer, selon des habitants joints au téléphone depuis Bamako.

"On ne voit rien. Tout le monde est rentré à la maison dans le secteur. On ne sait pas ce qui se passe. Nous avons peur", a indiqué un des habitants.

Ces échanges de tirs se produisent pour la deuxième journée de suite à Kidal, chef-lieu de région à plus de 1. 500 km au nord-est de Bamako et fief du MNLA.

Dimanche, des responsables du gouvernorat de la ville avaient affirmé à l'AFP que des échanges de tirs avaient impliqué des soldats maliens et des hommes armés non identifiés, mais le MNLA a soutenu qu'il s'agissait d'une de ses unités, en faisant état de trois blessés dans ses rangs et dénonçant une "provocation" de l'armée.

Ces violences se sont déroulées non loin d'une banque où, le 27 septembre, des militaires maliens avaient été visés par une attaque à la grenade lancée par des hommes non identifiés et qui ont pris la fuite. Deux soldats y avaient été légèrement blessés.

Samedi, la ville a reçu un renfort de soldats maliens venus d'Aguelhoc, localité plus au nord, d'après un responsable local.

Le MNLA avait déclenché en janvier 2012 une offensive contre l'armée malienne dans le Nord ayant ouvert la voie à la crise la plus grave de l'histoire du pays: 18 mois de soubresauts politico-militaires, marqués par la prise de contrôle du Nord malien par des groupes armés jihadistes.

Ces groupes islamistes ont occupé pendant plusieurs mois en 2012 Kidal et plusieurs villes du Nord d'où ils ont été chassés à partir de janvier 2013 par une intervention militaire franco-africaine, toujours en cours.

Le MNLA a pris le contrôle de Kidal en février, profitant du reflux des islamistes. Il y a refusé la présence de l'armée et de l'administration maliennes jusqu'à la signature, en juin, d'un accord avec le gouvernement de Bamako, à la veille de l'élection présidentielle.

Cet accord paraphé à Ouagadougou avait permis le cantonnement des hommes du MNLA et l'arrivée, début juillet, de soldats maliens, puis de l'administration à Kidal.

Mais le 26 septembre, les trois groupes armés signataires de l'accord de Ouagadougou ont annoncé qu'ils suspendaient leur participation aux discussions prévues avec le gouvernement, l'accusant de ne pas respecter ses engagements. Bamako a assuré être toujours disposé au dialogue.

Le MNLA a réitéré ses accusations dimanche.

"Les autorités maliennes ne respectent aucun de leurs engagements (. . . ), elles ne cessent d'aller de provocation en provocation dans le but évident de mettre le feu aux poudres et d'entraîner ainsi d'inévitables affrontements entre l'armée malienne et le MNLA", a accusé Mossa Ag Attaher, porte-parole de la rébellion.


Source : JA

 

Sénégal: le président sud-africain Jacob Zuma en visite mardi

Sénégal: le président sud-africain Jacob Zuma en visite mardi Le président sud-africain Jacob Zuma est attendu mardi à Dakar "pour une visite de travail et d'amitié de deux jours", qui sera marquée par la signature d'accords de coopération, a annoncé dimanche la présidence sénégalaise.

Durant son séjour, M. Zuma s'entretiendra avec son homologue sénégalais Macky Sall avec, à l'ordre du jour de leurs échanges, "les relations entre les deux pays et les questions internationales", a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Mercredi, le président sud-africain visitera Gorée, au large de Dakar, île mémoire de la traite transatlantique. Les deux pays signeront également des accords de coopération, selon le texte, qui ne fournit pas de détails.

Cette visite a été annoncée par la présidence sud-africaine dans un communiqué distinct, selon lequel M. Zuma sera accompagné au Sénégal de plusieurs ministres, dont ceux de la Défense, de la Culture, de l'Agriculture et du Développement économique.

La délégation sud-africaine abordera avec la partie sénégalaise des questions dans plusieurs domaines spécifique d'intérêt pour les deux pays, dont la sécurité, la culture, l'économie, l'agriculture, d'après la même source.

Des hommes d'affaires des deux pays tiendront un forum économique le 3 octobre à Dakar.

En 2012, l'Afrique du Sud a exporté vers le Sénégal des biens (incluant produits alimentaires, ressources minérales et machinerie) pour un montant de 830,5 millions de rands (près de 39,9 milliards de FCFA / près de 60,9 millions d'euros).

Pour la même période, ses importations du Sénégal (incluant poisson, bois, produits textiles et œuvres d'art), ont atteint près de 12,5 millions de rands (plus de 599 millions de FCFA / 915. 000 euros).


Source : Jeuneafrique.com