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Politique en Afrique

Le Niger lance une nouvelle force contre le terrorisme et le crime

Le Niger lance une nouvelle force contre le terrorisme et le crimeUne nouvelle cellule « Groupe d’action rapide de surveillance et d’intervention (GARSI) », a été lancé mercredi, sous la présidence du ministre nigérien de la Défense Kalla Moutari à Niamey, dans le but de contribuer à la lutte contre le terrorisme et le crime, rapportent des médias locaux.

Selon M. Moutari, la création de ce groupe a été décidée par les ministres de la Défense et de la Sécurité des pays du G5 Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad et Mauritanie) lors d’une réunion tenue il y a près de trois ans à N’Djamena.

Le GARSI, composé d’officiers, de sous-officiers et d’hommes de troupe de la gendarmerie nationale, “interviendra dans le cadre de la défense opérationnelle du territoire, la lutte contre la criminalité organisée et autres situations d’insécurité”, selon le haut commandant de la gendarmerie nationale, le colonel Salifou Wakasso.

L’unité est équipée par l’UE en matériel, à savoir “de blindés, de pickups Toyota, de motos, de camions-citernes, d’une ambulance, de cuisinières mobiles, de tentes et de drones, tout ce qu’il faut pour une unité de combat avec une grande autonomie”, a indiqué le colonel Wakasso.

Le ministre Moutari a remercié l’UE pour cet appui multiforme, avant de les assurer de faire bon usage du matériel mis à leur disposition. Le Niger subit dans certaines de ces régions frontalières les exactions d’organisations terroristes sur trois fronts très actifs.

Ces organisations comprennent les groupes armés et autres bandits qui contrôlent le Sud de la Libye depuis le renversement en 2011 du gouvernement de Mouammar Kadhafi, des groupes terroristes proches d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), d’Ansar Dine et d’autres mouvements basés dans le Nord du Mali, ainsi que le groupe terroriste Boko Haram logé au Nigeria depuis 2009 et qui sème la terreur dans la région de Diffa (extrême Sud-Est).

Source : African Daily Voice (ADV)

 

L’accord agricole entre le Maroc et l’Union européenne validé par le Parlement européen

Les diplomates marocains se réjouissent de l'adoption par les députés européens de l'accord agricole qui mentionne les produits issus du Sahara. Malgré un score confortable, la bataille n'a pas été facile et n'est pas forcément close.

« Quelle belle victoire », lâche Ahmed Réda Chami, ambassadeur du Maroc auprès de l’Union européenne. Ce 16 janvier dans l’après-midi, en séance plénière au Parlement européen à Strasbourg, l’échange de Lettres concernant l’accord agricole entre le Maroc et l’Union européenne (UE) a été adopté par 444 voix contre 167 et 68 abstentions.

Pour Rabat, l’enjeu était de taille : il s’agissait de faire reconnaître sa capacité à négocier et signer un accord concernant le Sahara occidental. Le texte, en effet, élargit les préférences tarifaires aux produits issus de cette région, toujours contestée. Le ton du communiqué du ministère marocain des Affaires étrangères est donc celui de la satisfaction.

« Ce qu’il faut dire, c’est que ça n’a pas été de tout repos », souligne le diplomate, qui souligne que pendant deux ans, différents acteurs marocains ont été mobilisés pour pousser à l’adoption de l’accord. « Les élus marocains de gauche par exemple, ont pris langue avec des députés européens de leur sensibilité. » La gauche européenne est réputée pour être plus favorable à l’argumentaire indépendantiste.

Lobbying

En décembre 2016, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), suite à une plainte déposée par le Front Polisario, avait décidé que l’accord de libre-échange de 2012 entre l’UE et le Maroc ne s’appliquait pas au Sahara occidental. Depuis, Rabat fait du lobbying pour défendre sa position. En Europe, le Maroc pouvait compter sur des députés qui soutiennent que « les nouveaux tarifs douaniers bénéficieraient de façon significative aux populations locales », contre le point de vue du Polisario et de ses soutiens, qui dénoncent un « accord illégal ».

Du côté des eurodéputés proches du Maroc, on se félicite aussi : « Grâce aux préférences tarifaires accordées par l’Europe, ce sont 7,7 milliards d’euros économisés par les populations du Sahara au profit de l’économie et de l’emploi. Voilà la réalité concrète de cet accord commercial », écrit ainsi en ligne le Français Gilles Pargneaux.

Preuve que le sujet est sensible, la rapporteuse du Parlement européen sur la question et membre de la Commission du commerce international, la Française Patricia Lalonde, démissionne en décembre 2018 de ce poste. Favorable à l’élargissement des préférences tarifaires aux produits issus du Sahara, elle est aussi membre d’EuroMedA, une fondation qui se défend d’être un groupe de pression, mais travaille activement à défendre la position marocaine sur le dossier.

En face, on retrouve notamment Western Sahara Resource Watch (WSRW), enregistré comme groupe de lobbying à Bruxelles. Cette association a condamné le vote du 16 janvier. Deux jours auparavant, des députés européens, notamment de la gauche écologiste, essayaient encore d’imposer des débats sur l’accord, rencontrant l’hostilité d’élus de la droite.

L’accord de pêche à valider

Les fonctionnaires marocains n’ont pas pour autant terminé de batailler : la députée européenne qui a succédé à Patricia Lalonde comme rapporteuse du Parlement européen concernant la résolution sur l’accord, la Hollandaise Marietjes Schaake, a annoncé en ligne ce 16 janvier : « Afin de m’assurer que l’accord respecte les critères de la Cour européenne de Justice (…) je voterai en faveur de la résolution présentée par un groupe (…) de députés afin de demander de nouveau un avis à la Cour… »

Il est fort probable que les députés européens votent à la mi-février à propos de l’accord de pêche entre l’UE et le Maroc. En février 2018, suite à la demande d’un groupe favorable au Front Polisario, Western Sahara Campaign, la CJUE avait estimé que cet accord n’était « pas applicable au Sahara occidental ».

Source : jeuneafrique.com

 

Au Gabon, le gouvernement annonce que les mutins ont été arrêtés

mediaSelon le ministre de la Communication Guy-Bertrand Mapangou, porte-parole du gouvernement, les mutins ont été arrêtés par les unités du GIGN gabonais. La situation est sous contrôle et l'ordre sera complètement rétabli dans deux ou trois heures, affirme-t-il.

Source : RFI

 

Gabon : des militaires s’emparent de la radio d’Etat

Gabon : des militaires s’emparent de la radio d’Etat Des militaires gabonais se sont emparés de la radio nationale, lundi 7 janvier au matin, à Libreville. Aux environs de 6 h 30, ils ont lu un communiqué appelant le peuple gabonais à se « lever » et annonçant la prochaine mise en place d’un « conseil national de restauration » en l’absence du président, Ali Bongo, en convalescence au Maroc.

Des coups de feu ont été entendus au même moment par l’Agence France-Presse (AFP) autour de la Radio-Télévision gabonaise (RTG), sur le boulevard Triomphal, dans le centre de Libreville. Des blindés des forces de sécurité gabonaises bloquaient à 7 heures l’accès à ce boulevard, a constaté un correspondant.

Le message a été lu par un militaire se présentant comme commandant-adjoint de la garde républicaine, et se disant président d’un Mouvement patriotique des jeunes des forces de défense et de sécurité du Gabon (MPJFDS).

Dans le cadre d’une « opération dignité », ce militaire appelle le peuple gabonais – et notamment la jeunesse – à « prendre le contrôle de la rue ». « L’heure a sonné, il est temps de prendre votre destin en main, dit-il. Le 7 janvier 2019 est la victoire du peuple gabonais soutenu par son armée. » Il appelle également les militaires à prendre le contrôle des moyens de transport, réserves de munitions, casernes ou encore aéroports.

Le militaire annonce par ailleurs la création d’un « conseil national de restauration » pour « assurer la continuité de l’Etat » et « garantir une transition démocratique du pouvoir ». Pour cela, il demande à certaines personnalités de se rendre à l’Assemblée nationale.

« Spectacle désolant »

Le 24 octobre, alors qu’il se trouvait en Arabie saoudite, le président, Ali Bongo, victime d’un accident vasculaire cérébral, a été hospitalisé à Riyad où il a été soigné pendant plus d’un mois avant d’être transféré à Rabat, au Maroc, où il se trouve toujours. Depuis deux mois, la communication officielle a été rare et partielle quant à la santé du chef de l’Etat, alimentant les rumeurs les plus folles sur les réseaux sociaux.

Le 31 décembre, le président a pris la parole pour la première fois depuis son hospitalisation. Cette allocution, peu fluide, a « renforcé les doutes sur [la] capacité [du président Bongo] à assumer les charges liées à la fonction de président de la République », estime le MPJFDS dans son message à la radio. Un « spectacle désolant », perçu comme une « honte pour notre pays, qui a perdu sa dignité ».

La vacance du pouvoir n’a pas été déclarée au Gabon en l’absence du chef de l’Etat. La Cour constitutionnelle a transféré en partie des pouvoirs du président au premier ministre et au vice-président.

Riche principalement de son pétrole et de sa forêt, le Gabon traverse depuis 2015 une période économique difficile qui a été aggravée par la baisse des prix du brut et s’est traduite par du chômage et des grèves à répétition. Plusieurs entreprises tournent au ralenti ou ont mis la clé sous la porte.

Source : Le Monde (France)

 

 

Soudan: les manifestations se poursuivent et la répression s’intensifie

Au Soudan, c’est une nouvelle journée de manifestation qui s’est dessinée en fin de semaine. L’Association soudanaise des professionnels avait appelé à de gros rassemblements, après la prière du vendredi. Les forces de l’ordre se sont déployées en force pour empêcher tout regroupement et la police anti-émeutes a fait usage des gaz lacrymogènes. Joint par RFI, Mohamed Naji, journaliste soudanais, souligne que la répression s’est intensifiée, ces derniers jours.

Suite à l’appel de l’Association soudanaise des professionnels – qui regroupe plusieurs syndicats professionnels - à des rassemblements, après la prière du vendredi, le 4 janvier, les forces de l’ordre se sont déployées, en force, autour des principales places de Khartoum et dans la ville de Oumdourman pour empêcher tout regroupement.

A Oumdourman, des heurts ont éclaté. La police anti-émeutes a lancé des gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants qui sortaient de la mosquée et qui scandaient « Liberté, paix, justice ». La veille, jeudi, le Service national du renseignement et de la sécurité avait procédé à de nombreuses arrestations, notamment de deux éditorialistes de renom, Fais al-Saleh et Korachi Awad.

Joint par RFI, le journaliste soudanais Mohamed Naji a fait état de très nombreuses arrestations. « Une vague d’arrestations qui, cette fois, visait essentiellement les journalistes, connus pour être critiques à l’égard du régime, mais aussi des activistes de la société civile. Plusieurs personnes nous ont dit, par ailleurs, que les services de sécurité cherchaient activement un certain nombre de dirigeants politiques qui sont maintenant entrés dans la clandestinité », dénonce t-il.

« Il s’agit surtout de chercher à éteindre les foyers dans son vif. Le régime en général et les forces de sécurité ont réussi, jusqu’à présent, à 'mater' les manifestations, je veux dire à les contenir et à les disperser. On ne veut donc pas permettre à la rue de se développer au point où les services de sécurité et de police ne soient plus en mesure de contenir la situation. C’est donc alarmant pour le régime. Les gens en ont ras-le-bol. Ils n’ont plus peur du régime. Ils sortent tous les jours et font des manifestations. Cette fois, par conséquent, l’oppression ne marche plus. C’est pour ça que c’est assez alarmant », a ajouté Mohamed Naji.

Ces manifestations, au Soudan, ont commencé, il y a une quinzaine de jours. Initialement organisées pour protester contre la hausse du prix du pain, elles se sont rapidement transformées en marches anti-régime.

Source : RFI

 

Le ministre chinois des Affaires étrangères en visite en Éthiopie, au Burkina Faso, en Gambie et au Sénégal

Au premier jour de sa tournée africaine, Wang Yi a défendu en Éthiopie les investissements chinois sur le continent, relativisant les risques de sur-endettement. Burkina Faso, Sénégal et Gambie constituent la suite de son programme.

Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a relativisé les inquiétudes liées à la dette de l’Afrique à l’égard de la Chine, à son arrivée le 3 janvier en Éthiopie, première étape d’une tournée dans quatre pays africains.

« De manière générale, la dette en Afrique est une problématique qui dure depuis longtemps et est un produit de l’histoire, a-t-il estimé. Elle n’est pas apparue aujourd’hui, et elle encore moins provoquée par la Chine. »

« Nous savons qu’en termes de financement, certains pays africains ont rencontré des difficultés », a reconnu lors d’une conférence de presse à Addis-Abeba le chef de la diplomatie chinoise, qui s’est rendu ensuite au Burkina Faso le 4 janvier, avant la Gambie et le Sénégal.

La Chine est le principal bailleur bilatéral pour les infrastructures en Afrique, pour un total excédant les financements combinés de la Banque africaine de développement (BAD), de l’Union européenne, de la Société financière internationale (IFC), de la Banque mondiale et du G8.

Soutenir les pays africains quand ils en ont besoin

« La Chine y attache beaucoup d’importance, en tant qu’amie et sœur de l’Afrique. Nous sommes toujours prêts à faire un geste quand les pays africains en ont besoin », a-t-il ajouté.

Lors de sa rencontre avec le président de la Commission de l’Union africaine Moussa Faki Mahamat, Wang Yi a annoncé un soutien de 63,9 millions d’euros à la force conjointe du G5 Sahel, 70,3 millions d’euros pour le dépôt militaire de Douala au Cameroun, et 1 million d’euros pour la mission de l’Union africaine en Somalie, rapporte l’agence turque Anadolu Agency.

L’investissement étranger chinois en Afrique subsaharienne s’est élevé à 298 milliards de dollars entre 2005 et 2018, selon le think tank américain American Enterprise Institute (AEI), considéré conservateur.

La Chine continuera à être le partenaire stratégique de l’Éthiopie

Wang Yi et son homologue éthiopien, Workneh Gebeyehu, se sont félicités des liens étroits unissant leurs deux pays et ont écarté toute idée d’un refroidissement de leurs relations depuis l’arrivée au pouvoir en avril 2018 du Premier ministre réformateur éthiopien, Abiy Ahmed.

« Nous pensons que le processus de réformes en Éthiopie renforcera encore plus nos liens avec la Chine », a déclaré le ministre éthiopien des Affaires étrangères. « La Chine continuera à être le partenaire stratégique de l’Éthiopie. »

Poursuite de la visite au Burkina Faso et au Sénégal

Le chef de la diplomatie chinoise s’est ensuite rendu au Burkina le 4 janvier, où il a rencontré le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry, et doit s’entretenir avec le président de la République, Roch Marc Christian Kaboré.

Le 26 mai 2018, le Burkina Faso, l’un des deux derniers pays du continent, avec le Swaziland, qui reconnaissait encore Taïwan, a cédé à l’offensive de la Chine continentale. Le pays s’était assuré au préalable que la Chine reprendrait à son compte les dix-sept projets d’envergure dans lesquels Taïwan intervenait, dans des secteurs tels que l’agriculture, l’éducation ou la santé.

Wang Yi doit ensuite s’envoler pour le Sénégal et la Gambie. Revenu de la conférence de Pékin début septembre 2018 avec l’organisation du prochain Focac, Macky Sall avait reçu le président chinois Xi Jiping à Dakar en juillet. Un entretien est prévu avec Sidiki Kaba, le chef de la diplomatie sénégalaise.

Source : jeuneafrique.com

 

Maghreb : L’Algérie aussi met le cap vers la CEDEAO

Maghreb : L’Algérie aussi met le cap vers la CEDEAOParalysée par le différend du Sahara, l’Union du Maghreb n’a jamais réellement réussi à séduire ses membres. L’Algérie est la dernière à manifester un intérêt pour la CEDEAO. Les pays du Maghreb font les yeux doux à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest.

Après le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie, c’est au tour de l’Algérie de frapper à la porte de la CEDEAO. C’est du moins ce qu’a annoncé jeudi 27 décembre le ministre algérien du Commerce, Said Djellab, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture d’une foire commerciale à Alger.

«Nous allons négocier sur un accord commercial préférentiel avec la Communauté économique des pays de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) permettant la facilitation d'accès des produits algériens à cette zone qui représente un marché de 300 millions de consommateurs», rapporte l’agence APS.

Le responsable gouvernemental du voisin de l’Est n’a pas pour autant donné une date précise pour le début de ces «négociations» entre les deux parties. Et il en est de même pour la nature précise de l’«accord».

Le Maghreb n’a jamais séduit

L’annonce du ministre Said Djellab ne devrait guère surprendre, d’autant qu’elle s’inscrit dans le cadre d’une politique algérienne visant à marquer sa présence sur le marché économique africain. Une politique lancée depuis quelques mois via une offensive sur la Mauritanie.

Un autre pays qui a déjà mis le cap sur la CEDEAO. Le 19 décembre, les parlementaires mauritaniens ont adopté l'accord, signé le 5 mai 2017, portant sur l’établissement d’un partenariat entre la Mauritanie et le bloc Ouest-africain.

La Tunisie lorgne également le même objectif. En novembre 2017, la Communauté lui a accordé le statut d’observateur. Ce qui lui ouvre la voie à prendre part aux réunions de l’organisation. Une première étape qui donne au gouvernement des raisons d’espérer une prochaine intégration complète.

Contrairement à Rabat, Tunis a une expérience avec le processus d’adhésion aux groupes économiques continentaux. La Tunisie a en effet intégré le Marché commun de l'Afrique orientale et australe, sous son acronyme anglais Comesa, couronnant avec succès plus de deux années de négociations, ponctuées de quelques rebondissements. Le 18 juillet 2018, la Tunisie a été officiellement proclamée le 20e membre de la COMESA.

Si les Etats de l’UMA ont décidé de mettre le cap sur la CEDEAO ou la COMESA, c’est justement parce que le Maghreb ne séduit plus. Le marché, en principe, riche de presque 100 millions de consommateurs est pris en otage par le conflit du Sahara occidental entre les deux frères ennemis : le Maroc et l’Algérie.

Source : Yabiladi (Maroc)

 

 

RDC : le gouvernement demande le départ sous 48 heures de l’ambassadeur de l’Union européenne

Le ministre congolais des Affaires étrangères, Léonard She Okitundu, a donné 48 heures à l’Union européenne pour rappeler son ambassadeur à Kinshasa. Cette « mesure de rétorsion » intervient suite au renouvellement des sanctions de l’UE contre Kinshasa, le 10 décembre.

Le Belge Bart Ouvry va devoir faire ses valises en catastrophe. Le gouvernement congolais a en effet donné 48 heures à l’Union européenne (UE) pour rappeler son ambassadeur à Kinshasa.

Cette « mesure de rétorsion » a été annoncée à Kinshasa, jeudi 27 décembre, par le ministre des Affaires étrangère, Léonard She Okitundu – trois jours avant les élections cruciales censées se tenir le 30 décembre. Sa déclaration a été lue devant les ambassadeurs accrédités à Kinshasa et devant la presse.

Expulsion déguisée

Il l’a justifiée par le « principe de réciprocité », suite au renouvellement pour un an, le 10 décembre, des sanctions individuelles de l’UE contre plusieurs dignitaires du régime de Kinshasa, dont Emmanuel Ramazani Shadary, le candidat de la majorité présidentielle.

« C’est une manière diplomatique de dire qu’on l’expulse », souffle une source officielle congolaise.

Nous avons déjà été trop patients

« J’ai prévenu le Conseil de l’UE, il y a trois semaines, qu’il fallait qu’ils retirent leurs sanctions avant les élections, a expliqué Léonard She Okitundu à Jeune Afrique. Mais les Européens ont fait ce qu’ils appellent une “reconduction technique”, promettant de réexaminer le dossier après les élections. Pour nous, ce réexamen est un non-événement. Nous avons déjà été trop patients ».

Ingérence

Dans sa déclaration, le ministre congolais des Affaires étrangères a par ailleurs estimé que cette mesure sanctionnait « le comportement répréhensible de l’intéressé ». « Il faisait preuve d’activisme aux côtés de l’opposition et de la société civile, en particulier l’Église catholique, ce qui représentait une ingérence », explique à JA Barnabé Kikaya bin Karubi, le conseiller diplomatique du président Joseph Kabila.

Léonard She Okitundu a par ailleurs indiqué que de nouvelles mesures de rétorsion vis-à-vis de l’UE seraient annoncées « au fur et à mesure ».

Source : jeuneafrique.com

 

Madagascar: Rajoelina élu président selon les résultats officiels provisoires

A Madagascar, les résultats officiels provisoires publiés par la Commission électorale nationale indépendante donnent Andry Rajoelina gagnant de l'élection présidentielle du 19 décembre. L'ancien président de la Transition est arrivé en tête avec 55,66 % des voix. Son adversaire Marc Ravalomanana obtient 44,34 % des suffrages. Andry Rajoelina, 44 ans, est bien connu des Malgaches, puisqu'il a déjà été maire de la capitale en 2007 et a dirigé le pays pendant 5 ans, de 2009 à 2013.

Passer de président non élu à chef de l'Etat choisi par les Malgaches voilà le pari réussi pour Andry Rajoelina. Surnommé « Zandry Kely » (« le petit gars ») par ses sympathisants ou encore « TGV » pour son côté fonceur, il prend la tête du pays à seulement 34 ans, en 2009. Fils de colonel, il est le meneur des manifestations qui poussent Marc Ravalomanana, alors président de la République, à la démission. Une prise de pouvoir, soutenue par les militaires, qualifiée de coup d'Etat par la communauté internationale. Un terme que le principal intéressé a toujours réfuté depuis son retour sur la scène médiatique il y a près d'un an.

« Nous pouvons rétablir une vérité, a-t-il déclaré. Tout le monde connaît la définition du mot "putschiste". C'est quelqu'un qui prend le pouvoir en utilisant des armes et l'armée. Ce n'est pas ce qui s'est passé. Je ne suis pas un putschiste, Andry Rajoelina est un révolutionnaire et un patriote ».

Empêché de se présenter en 2013

Avant d'entrer en politique, ce patron de sociétés publicitaires était aussi connu comme organisateur de soirées. Critiqué pour son inexpérience pendant ses 5 ans à la tête de la Haute Autorité de la Transition, il s'est efforcé pendant sa campagne électorale de convaincre les Malgaches qu'il était « prêt à sauver le pays ». « Je n'étais pas prêt en 2009. Mais le Andry Rajoelina de 2018, ce n'est pas le Andry Rajoelina de 2009. J'ai surmonté des épreuves. J'ai changé. Je me suis préparé et je suis prêt maintenant ! »

Une revanche pour celui qui n'avait pas été autorisé à se présenter à la présidentielle de 2013 et avait alors soutenu le président sortant, Hery Rajoanarimampianina.

La Haute Cour constitutionnelle a maintenant neuf jours pour proclamer les résultats définitifs.

Source : RFI

 

 

La CENI de la Mauritanie à l’école de la Cour du Bénin

La CENI de la Mauritanie à l’école de la Cour du BéninMercredi 26 décembre 2018, Joseph Djogbénou a reçu en audience dans son cabinet, une délégation de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) de la Mauritanie présidée par Abderrahmane Abeid.

Cet échange a permis au président de la CENI d’être éclairé sur le rôle que joue la cour constitutionnelle dans les élections au Bénin. La commission électorale nationale indépendante de la Mauritanie s’est fait représenter par une délégation présidée par Abderrahmane Abeid au cabinet du professeur Joseph Djogbenou.

A l’occasion de cette audience, ces deux grandes personnalités se sont échangés dans un premier temps sur la préparation des élections, ensuite, sur la partition de la haute juridiction dans le processus électoral pour en finir avec le partage des expériences en la matière.

En effet, la justice béninoise représente un exemple à suivre pour la CENI mauritanienne qui de par sa visite au Bénin depuis quelques jours, veut s’enquérir de l’expérience béninoise pour la gestion des élections afin de lui emboîter les pas.

A cet effet, dans son objectif de coopérer avec la commission électorale nationale autonome( Cena ), elle a été conduit au cabinet de Joseph Djogbénou ; président de la cour constitutionnelle par le représentant de la CENA Abou Adam Soulé Boukari qui précise que la législation béninoise met en jeu plusieurs acteurs dans le processus électoral pour pouvoir mieux synchroniser les actions pour une élection crédible et transparente.

Selon la Nation, le professeur Djogbénou a conclu l’échange tout en insistant qu’une élection bien réussi dépend de sa bonne préparation.

Notons qu’après cette audience et divers échanges, Abderrahmane Abeid, président de la CENI mauritanienne, très satisfait et ému s’est réjoui de la richesse de ces connaissances et savoirs qu’il a acquit « C’est une rencontre riche en enseignements. Cela nous permet de mieux affronter nos défis » a-t-il laissé entendre, a rapporté le journal la Nation.

Source : Le Mag Afrik

 

 

Législatives au Togo : un scrutin calme, malgré le boycott de l’opposition

Face aux appels au boycott de l’opposition togolaise et d’une partie de la société civile, le gouvernement a réussi le pari de la tenue effective et sans violence des élections législatives le 20 décembre.

C’est sous une forte présence des forces de sécurité et de défense, déployées dans les villes togolaises, que les électeurs ont voté le 20 décembre pour les élections législatives. Dans les quartiers acquis à la cause du parti au pouvoir – l’Union pour la République (Unir) –, les Togolais ont pris d’assaut les bureaux de vote dès l’ouverture, à 7 heures.

« Voter est un devoir citoyen », a déclaré avec satisfaction un Togolais du quartier de Doumassessé, à Lomé. « Qu’est-ce que ça va changer de boycotter les élections ? Votons et passons à autre chose », confiait de son côté une jeune femme dans le bureau de vote voisin.

Boycott de l’opposition

En revanche, dans les fiefs de l’opposition, de nombreux bureaux de vote étaient déserts. « Ils arrivent mais au compte-gouttes », a précisé un responsable de bureau de vote à Agoè.

Dans le centre du pays, à Sokodé, la ville natale d’un cacique de l’opposition, Tikpi Atchadam, l’affluence a été globalement faible mais « les gens votent normalement », a souligné un représentant de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).

« Je reste chez moi par respect de l’appel au boycott lancé par l’opposition. Cette élection est truquée d’avance », a dénoncé un citoyen de Bé, le fief de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), un parti de l’opposition.

Un scrutin calme

Une faible affluence liée à la crainte de violences ou de représailles des partisans de l’opposition ? Difficile de le savoir. Quelques jours avant le scrutin, deux personnes sont mortes et de nombreux blessés ont été enregistrés dans des manifestations, notamment à Sokodé,

Le scrutin s’est déroulé en grande majorité dans le calme, et aucune tentative visant à empêcher des électeurs de voter, comme cela était redouté, n’a été signalée. De nombreux électeurs se sont néanmoins plaints de difficultés pour retrouver leurs noms sur les listes et de la lenteur dans le processus du vote.

Victoire assurée du camp présidentiel ?

À la veille du scrutin, le ministre de la Sécurité, le général Yark Damehane, avait prévenu ceux qui seraient tentés d’ « empêcher les élections ». La coalition des 14 partis de l’opposition ayant boycotté le scrutin avait notamment appelé à la « mobilisation générale » contre ce « énième hold-up électoral » dans une publication sur les réseaux sociaux.

En l’absence de la coalition de l’opposition, le camp présidentiel est assuré de remporter les législatives voire d’obtenir les 4/5 des sièges (73 députés sur 91 contre 62 actuellement) ; ce qui lui ouvrirait la voie pour opérer la révision constitutionnelle au Parlement et, ainsi, faire passer tout seul les réformes institutionnelles dont l’enjeu principal est la participation du président Faure Gnassingbé à la présidentielle de 2020 voire de 2025.

De même, ce scrutin pourrait permettre à l’opposition modérée de gagner quelques sièges au Parlement et d’accroître sa voix au chapitre, même si la légitimité du futur Parlement devrait être remise en cause.

Quant à la coalition des 14 partis de l’opposition, elle a manifestement perdu deux batailles majeures : ses nombreuses marches n’ont pu empêcher la tenue effective des législatives et son boycott le prive d’avoir des députés pour peser désormais sur les débats au Parlement, voire sur le sens des réformes constitutionnelles.

Source : Jeunefrique.com

 

Le ministre sénégalais des pêches et de l’économie maritime à Nouakchott

Le ministre sénégalais des pêches et de l’économie maritime à Nouakchott Le ministre sénégalais des pêches et de l’économie maritime, M. Oumar Gueye, est arrivé lundi soir à Nouakchott, dans le cadre d’une visite de deux jours dans notre pays.

Cette visite s’inscrit dans le cadre des rencontres bilatérales qu’échangent les ministres des pêches des deux pays qui sont liés par un protocole d’accord depuis quelques années.

Le ministre sénégalais a été accueilli à l’aéroport international de Nouakchott Oumtounsy par le ministre des pêches et de l’économie maritime, M. Yahya Ould Abd Dayem.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Elections en RDC: Kabila quitte la scène mais reste en coulisses

Elections en RDC: Kabila quitte la scène mais reste en coulissesA 47 ans, le président congolais Joseph Kabila est loin de songer à une retraite politique s'il devient le premier "ex-président" à avoir quitté le pouvoir par les urnes en République démocratique du Congo.

"En tout cas, je ne songe pas à aller en vacances aux Bahamas, ni même en Espagne, à Dubaï ou ailleurs", a lancé M. Kabila au quotidien belge Le Soir avant les élections prévues le 23 décembre. Tous ses prédécesseurs ont été tués ou renversés, à commencer par son père Laurent-Désiré, qu'il a remplacé après son assassinat du 16 janvier 2001.

Que va faire celui qui est encore le plus jeune chef d’État africain si la RDC réussit son pari: une première transmission pacifique du pouvoir ? "Blague à part, je resterai certainement dans mon pays, où je vais m’occuper de beaucoup de choses", avait-il ajouté devant la journaliste du Soir.

"Dans la vie comme en politique, je n'exclus rien", a-t-il ajouté devant des médias britanniques et américains, à qui il a suggéré d'attendre jusqu'en 2023 la réponse sur son avenir politique.

La date n'est pas choisie au hasard. Si les élections se déroulent comme prévu, le successeur de M. Kabila sera élu pour un mandat de cinq ans, jusqu'en 2023, selon la Constitution.

La Loi fondamentale prévoit "un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois". Avec deux ans de retard, M. Kabila a choisi en août de ne pas briguer par la force un troisième mandat consécutif.

M. Kabila a désigné in extremis un "dauphin", l'ex-ministre de l'Intérieur Emmanuel Ramazani Shadary, qui a évidemment pour mission de remporter l'élection présidentielle de 2018.

Le président congolais a déjà préparé son avenir matériel et politique. "Je vais aussi m’occuper de mes fermes", a-t-il avancé au Soir, référence à ses propriétés rurales de Kingakati près de Kinshasa ou dans le Katanga.

- Haute main sur l'armée -

Une enquête de l'agence Bloomberg en décembre 2016 avait avancé que lui et sa famille s'étaient constitués "un réseau de +business+ qui s'étend à tous les recoins de l'économie congolaise".
D'un point de vue politique, la Constitution garantit à l'ancien président de la République un poste de sénateur à vie.

De plus, le président Kabila a pris soin de constituer une coalition politique des cadres de sa majorité, le Front commun pour le Congo (FCC). M. Kabila reste "l'autorité morale" du FCC selon l'expression consacrée en RDC.

Par ailleurs, l'actuel président garde la haute main sur l'armée et l'appareil sécuritaire, les pivots de l’État congolais.

A la veille de désigner son "dauphin" le 8 août, M. Kabila était apparu sur les ondes de la chaîne d’État RTNC pour installer un nouvel état-major, avec à sa tête le général Célestin Mbala.
M. Kabila a aussi promu au poste d'inspecteur général des armées John Numbi, soupçonné d'être responsable de la mort du militant des droits de l'Homme Floribert Chebeya et de son chauffeur.

John Numbi fait partie des 14 personnalités congolaises sanctionnées par l'Union européenne pour "violations des droits de l'Homme".

"Moi, je fais pleinement confiance à tous ceux qui ont été sanctionnés, et surtout les officiers"
, a lancé M. Kabila au Soir, en dénonçant ces sanctions.

Parmi les 14 sanctionnés, figurent deux autres fidèles du président Kabila, qui occupent deux postes ultra-stratégiques dans l'appareil sécuritaire: les patrons des renseignements intérieurs et militaires.

Une source de la présidence explique en substance: Kabila va continuer à contrôler la sécurité et le jeu politique. Le président élu gérera les affaires courantes et l'économie.

Encore faut-il que les conditions politiques permettent à M. Kabila de vraiment quitter le pouvoir. La période s'annonce très agitée entre le jour des élections, la proclamation des résultats prévue le 30 décembre, les recours très probables devant la Cour constitutionnelle, et la "prestation de serment" du nouveau président élu annoncée pour le 12 janvier 2019.

"Le président de la République reste en fonction jusqu'à l'installation effective du nouveau président élu", rappelle opportunément la Constitution.

Source : Romandie News

 

 

Le patron des entrepreneurs marocains demande la suppression du visa entre la Mauritanie et le Maroc

Le patron des entrepreneurs marocains demande la suppression du visa entre la Mauritanie et le MarocLe patron des entrepreneurs marocains demande la suppression du visa entre la Mauritanie et le Maroc.

Le président de l’union générale des entrepreneurs marocains, Salah Eddine Mezouar a appelé lundi 17 Décembre à la suppression du visa entre la Mauritanie et le Maroc, qui demeure, selon lui, un obstacle devant les échanges commerciaux entre les deux pays, unis par des relations ancestrales et qui partagent un destin commun.

Intervenant à l’ouverture du forum économique mauritano-marocain, Mizwar a dit que la question du visa est actuellement sur la table des responsables politiques, ajoutant qu’ils œuvrent au niveau du forum à renforcer l’action commune.

Mizwar a insisté sur la nécessité de traduire le rapprochement entre les deux pays à travers un ensemble de décisions et de profiter du climat actuel pour impulser le processus et le mettre sur les meilleures voies.

Il a réaffirmé la profondeur des relations entre la Mauritanie et le Maroc ajoutant que ce qui les unit est beaucoup plus important que ce qui les divise.

Le président de l’union générale des entrepreneurs marocains, a dit que ce forum est le premier du genre dans sa dimension et qu’il doit consacrer une impulsion des relations entre les deux pays, dans les domaines de l’investissement et la mise sur place des règles des prestations communes.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

 

Depuis 40 ans, le Maroc et l’Algérie évitent la guerre (Ould Abdallah, ancien ministre mauritanien)

Depuis 40 ans, le Maroc et l’Algérie évitent la guerre (ancien ministre mauritanien)Le Maroc et l’Algérie ont montré depuis 40 ans un leadership extrêmement responsable qui a évité la guerre entre eux et j’espère que ça va continuer jusqu’à un règlement satisfaisant pour tout le monde de la question du Sahara, a déclaré vendredi l’ancien ministre des affaires étrangères mauritanien, Ahmedou Ould Abdallah.

Se prononçant sur l’invitation au dialogue du Maroc à l’Algérie lancé par le roi Mohammed VI, Ould Abdallah a précisé, en marge de la 7e édition de la conférence internationale Atlantic Dialogues, qui se tient à Marrakech du 13 au 15 décembre, qu’"une main tendue est toujours très bonne chose. Dans le contexte actuel de notre conférence, ici, où nous sommes préoccupés par les questions internationales comme l’OTAN, le commerce internationale… le fait de mentionner les relations Algérie-Maroc est extrêmement important".

« Parce que nous discutons aujourd’hui de la paix, dans la région, en Afrique et dans le monde, il est tout à fait intéressant et important que la paix commence d’abord à la maison. Donc, entre les pays du Maghreb et entre les maghrébins et les pays de la zone sahélienne » a-t-il ajouté.

Selon l’ancien chef de la diplomatie de la Mauritanie et directeur du think tank C4S, « il est très important de noter que, contrairement à d’autres pays, les relations entre le Maroc et l’Algérie, sur le plan par exemple aérien, humain et de la représentation diplomatique, elles ne sont pas rompues. Au contraire, elles se développent. On peut souhaiter mieux… l’ouverture des frontières et, en particulier, les échanges entre personnes et entre produits ».

« Je ne veux tourner trop autour du pot. Il y a la question du Sahara qui est un problème complexe. Les deux pays ont montré depuis 40 ans un leadership extrêmement responsable qui a évité la guerre entre eux et j’espère que ça va continuer jusqu’à un règlement satisfaisant pour tout le monde », a-t-il conclu.

Source : Morocco Mail

 

 

Tunisie : le secrétaire général de l'Union du Maghreb arabe tente de ressusciter une organisation moribonde

Tunisie : le secrétaire général de l'Union du Maghreb arabe tente de ressusciter une organisation moribondeLe secrétaire général de l’Union du Maghreb arabe, Taïeb Baccouche, a révélé avoir convié les chefs de la diplomatie des cinq pays d’Afrique du Nord à préparer la résurrection de l’organisation, moribonde depuis 1994. L’Algérie et le Maroc se disputent déjà la paternité de l’initiative.

C’est au cours d’une table ronde de l’Union syndicale des travailleurs du Maghreb arabe, organisée le 8 décembre 2018 sous le slogan «capables de construire un grand Maghreb arabe», que Taïeb Baccouche a rendu publique son initiative.

Le secrétaire général de l’Union du Maghreb Arabe (UMA), créée en 1989, y a annoncé avoir adressé des correspondances aux ministres des Affaires étrangères des Etats membres les conviant à une réunion restreinte à Tunis, pour préparer le 7e sommet des chefs d’Etats de cette organisation.

L'UMA paralysée depuis 24 ans par le conflit du Sahara occidental

Selon le site La Presse de Tunis, Taïeb Baccouche a déclaré que l’Algérie, la Tunisie, la Libye et la Mauritanie avaient accepté son invitation, précisant que chacun de ces pays avait exprimé le souhait d’accueillir le Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’UMA.

Universitaire, syndicaliste et homme politique tunisien, Taïeb Baccouche a également annoncé que le chef de la diplomatie marocaine avait pour sa part affirmé «la disposition de son pays à accueillir les travaux du 7e sommet de l’Union à l’occasion du 30e anniversaire de sa création».

La réanimation de l’UMA, paralysée depuis 24 ans par le différend entre l’Algérie et le Maroc sur la question du Sahara occidental, a d’ores et déjà entraîné une surenchère entre les deux pays.

Le site La Presse de Tunis, repris par les sites marocains Ya Biladi et Maroc diplomatique, rapporte que Taïeb Baccouche a souligné que ses efforts pour la tenue du 7e sommet prévu en Libye mais reporté depuis 2007, vont dans le sens de l’appel lancé récemment par le roi Mohamed VI à l’Algérie.

Alger et Rabat s'attribuent la paternité de l'initiative

Les sites Maroc Diplomatique et Ya Biladi insistent eux sur l’idée que cette réactivation de l’organisation régionale est la conséquence de l’appel du souverain marocain, le 6 novembre 2018, à l’Algérie à ouvrir un dialogue franc et direct. Dans son discours à l’occasion du 43e anniversaire de la Marche verte sur le Sahara occidental, le roi Mohamed VI a proposé aux responsables algériens de mettre en place «un mécanisme conjoint de concertation et de dialogue» pour transcender les différends conjoncturels, obstacles au développement des relations bilatérales.

De son côté, l’agence officielle algérienne, Algérie Presse Service (APS), a rappelé qu’Alger avait demandé, sans dire quand, au secrétaire général de l’UMA d’organiser dans les plus brefs délais une réunion des chefs de la diplomatie du Maghreb.

"Une initiative qui s’inscrit en droite ligne de la conviction intime et maintes fois exprimée par l’Algérie de la nécessité de relancer l’édification de l’ensemble maghrébin et de la réactivation de ses instances", écrit l’APS.

Se félicitant dans son édition du 26 novembre 2018, que l’Union européenne et la France aient salué l’appel d'Alger, l’APS rappelle que l’Algérie avait accueilli en juillet 2012 une session extraordinaire du conseil des ministres maghrébins des Affaires étrangères, consacrée à la lutte contre le terrorisme et à la coordination sécuritaire dans la région.

La Tunisie se pose en médiateur

Selon Ya Biladi, depuis la main tendue du monarque, la diplomatie tunisienne s’active pour réunir chez elle les chefs des Etats de l’UMA en mars 2019, en marge du prochain sommet de la Ligue arabe.

Expliquant les efforts de médiation de son pays, le ministre tunisien des Affaires étrangères a réaffirmé son credo. "Il n’y aura pas de Maghreb sans le Maroc et l’Algérie", a déclaré Khemaïs Jhinaoui, le 7 décembre dernier, au site arabi21.

Source : Francetvinfo

Sahara occidental: la réunion de Genève se termine sans tension ni avancées

Köhler: une Les protagonistes du dossier du Sahara occidental se sont retrouvés pendant deux jours à Genève sous l’égide des Nations unies.

Un rendez-vous pour remettre sur les rails un processus au point mort depuis 2012. Si la rencontre s’est déroulée sans heurts, aucune véritable avancée n’a été effectuée. Seul annonce, une prochaine réunion se tiendra lors du premier trimestre 2019.

De nos envoyées spéciales à Genève,

Un rendez-vous « sans pression », c’est ainsi que cette table ronde de Genève était présentée dès son annonce par des sources diplomatiques qui prévenaient : il ne faut pas en attendre beaucoup. Et elles avaient raison. L’émissaire des Nations unies pour le Sahara occidental, Horst Kohler, en charge du dossier depuis un peu plus d’un an n’avait pas mis la barre très haute.

Son objectif était avant tout de réunir autour d’une même table les acteurs du dossier. Mission réussie puisque pendant deux jours à Genève le Maroc, le Front Polisario, l’Algérie et la Mauritanie se sont retrouvés et ont discuté.

A la conférence de presse finale, le mot « succès » est revenu plusieurs fois de la part de l’ONU, du Maroc et du Front Polisario. Pour Horst Kohler tout d’abord, ces deux jours de réunion ont été intenses. « Ma conviction demeure qu’une solution pacifique à ce conflit est possible », a déclaré l’ex-président allemand. « D’après nos discussions, il est clair pour moi que personne ne gagne à maintenir le statu quo ».

Des bonnes volontés affichées

Toutes les parties ont d’ailleurs signé le communiqué final. Elles reconnaissent « que la coopération et l'intégration régionale, plutôt que la confrontation, étaient les meilleurs moyens de relever les nombreux et importants défis auxquels la région est confrontée ». Et en conférence de presse, le Maroc et le Front Polisario ont salué la sincérité des échanges, un certain engagement, la bonne atmosphère et les volontés de part et d'autre.

Des déclarations pleines de bonnes intentions même si la réalité de ces deux jours de discussions n’a pas été si simple. Effectivement, à Genève, les délégations sont venues. Après quelques rebondissements protocolaires, une fois que les questions du plan de table et les étiquettes ont été réglées, tous ont bien accepté de s’asseoir autour de la table. Chaque pays a même dressé son bilan de la situation, mais tout le monde a convenu que personne n’était d’accord. Et les protagonistes se sont séparés, deux heures plus tôt que prévu.

La résolution 24.40 des Nations unies

La question du statut du Sahara occidental n’a pas été évoquée, tout comme le partage des richesses ou bien la situation des réfugiés. C’est la résolution 24.40 du Conseil de sécurité de l’ONU qui a finalement retenu toute l’attention des participants. Une résolution, vraisemblablement libre d’interprétation, puisque Nasser Bourita, ministre marocain des Affaires étrangères, estime qu’elle ouvre la voie à une autonomie du Sahara occidental, quand Khatri Addouh, président du Parlement de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) y a salué l’engagement des Nations unies pour un référendum d’autodétermination.

Si tous les participants ont été invités à s’exprimer, les sujets qui fâchent n’ont donc pas été abordés. C’est d’ailleurs au moment où les gages de bonne volonté ont été évoqués que les choses se sont tendues. Le Front Polisario a évoqué la libération des prisonniers politiques sahraouis, la possibilité que des observateurs des droits de l’homme des Nations unies puissent se rendre au Sahara occidental ou encore que le CICR procède à la recherche des personnes disparues durant le conflit armé qui s’est achevé en 1991. Des propositions balayées d’un revers de main par Nasser Bourita qui a demandé que l’on fasse table rase du passé pour se concentrer sur l’avenir.

Pas de tiret à part Maroc-Algérie

Enfin dernier aspect de cette réunion, de nombreux observateurs attendaient de savoir si les tensions bilatérales entre le Maroc et l’Algérie allaient s’inviter à la réunion de Genève. Le Maroc estime que dans ce dossier du Sahara occidental, son voisin a une « responsabilité flagrante » et qu’il soutient le Front Polisario. Une problématique qui empoisonne les relations entre les deux pays. Mais si les avantages économiques de travailler ensemble ont été mis en avant lors de cette réunion, notamment par Horst Kohler, il n’a pas été question de leur relation bilatérale. Le chef de la diplomatie marocaine a d’ailleurs déclaré en conférence de presse « que ce n’était pas le lieu ». Quant à la délégation algérienne, elle ne s'est pas du tout exprimée publiquement durant ces deux jours.

Finalement, le but de cette rencontre était de pouvoir en prévoir une autre. C’est chose faite puisque les délégations se sont engagées à se revoir, sur le même format, durant le premier trimestre 2019. C’est-à-dire avant que le Conseil de sécurité des Nations unies se penche sur le renouvellement du mandat de Mission de l’ONU au Sahara fin avril prochain, mais probablement après le prochain sommet de l’Union africaine prévu fin janvier à Addis-Abeba, en Ethiopie, où le Maroc et la RASD siégeront dans le même hémicycle.

Source : RFI

 

 

Köhler: une "solution pacifique" au conflit du Sahara est "possible"

Köhler: une "Une solution pacifique" au conflit dans le Sahara occidental est "possible", a estimé jeudi l'envoyé spécial de l'ONU à l'issue d'une table ronde de deux jours entre les parties à Genève, les premières discussions depuis 2012.

Chargé du dossier depuis 2017, l'ex-président allemand Horst Kohler a également annoncé qu'il entendait organiser une nouvelle réunion sur le même format au premier trimestre 2019.

Six ans après l'échec de négociations directes, le Maroc et le Front Polisario, qui se sont fait la guerre jusqu'au cessez-le-feu de 1991, ont participé aux discussions à Genève en présence de représentants de l'Algérie et de la Mauritanie.

"Une solution pacifique à ce conflit est possible", a déclaré Kohler, lors d'un point de presse. "D'après nos discussions, il est clair pour moi que personne ne gagne à maintenir le statu quo", a-t-il ajouté.

Présentée par l'ONU comme un "premier pas vers un processus renouvelé de négociations en vue de parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental", la réunion à Genève s'est tenue dans "une atmosphère d'engagement sérieux et de respect mutuel", a relevé l'envoyé de l'ONU.

Rabat, dont la délégation à Genève était conduite par le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita, rejette toute solution autre qu'une autonomie sous sa souveraineté, en invoquant la nécessité de préserver la stabilité régionale.

Le dernier cycle de négociations directes lancé par l'ONU en mars 2007 s'était enlisé en raison de désaccords entre le Maroc et le Polisario sur le statut du territoire et sur la composition du corps électoral pour le référendum d'autodétermination.


Source : H24info (Maroc) avec AFP

G5 Sahel: promesses de "près de 2 milliards d'euros", les besoins de financement "largement couverts"

G5 Sahel: promesses de Les travaux de la conférence de coordination avec les partenaires et bailleurs de fonds du G5- Sahel, pour le financement du Programme d’investissements prioritaires ont été clôturés, jeudi après-midi, au centre des conférences internationales de Nouakchott.

La rencontre avait débuté, auparavant, dans la matinée, en présence du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, et sous l’égide de Son Excellence Issoufou Mahamadou, qui avait à ses côtés ses pairs du Burkina, du Tchad et de la République du Mali, représentée par son ministre de la défense et des anciens combattants.

Clôturant la conférence, Son Excellence Monsieur Issoufou Moahamadou a vivement remercié les partenaires pour leur participation aux travaux ainsi que pour les intentions de financement exprimées.

Il a exhorté également les partenaires à concrétiser leurs engagements en vue de la mise en œuvre effective du Programme d’investissements prioritaires(PIP) pour sa phase 2019-2021. La cérémonie de clôture a donné à la lecture du communiqué sanctionnant la rencontre par le secrétaire permanent du G5 Sahel, M. Maman Sambo Sidikou.

Le document précise que les gouvernements du G5-Sahel et leurs partenaires techniques et financiers ont convenu de poursuivre les discussions dans le cadre de consultations thématiques et sectorielles axées sur les grands défis de mise en œuvre du PIP, tout comme ils ont convenu d’un cadre de suivi des résultats de la conférence de coordination avec les partenaires et bailleurs de fonds du G5- Sahel et du suivi des engagements pris.

Au sujet des investissements obtenus, le communiqué souligne qu’à l’issue des discussions et échanges les partenaires ont fait des annonces de financement qui s’élèvent à près de deux milliards d’Euro, ce qui témoigne de la qualité de la coopération entre les États membres du G5-Sahel et leurs partenaires.

Le communiqué note enfin qu’en plus de ces financements, le Royaume d’Arabie Saoudite a annoncé 50 millions de dollars au profit de la force conjointe.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

Sahara occidental: la régionalisation au menu du 2e jour de réunion à Genève

Deuxième et dernier jour de table ronde, ce jeudi, à Genève pour évoquer l’avenir du Sahara occidental. Si le Front Polisario et le Maroc sont présents pour ces discussions, les pays voisins, comme l’Algérie et la Mauritanie, ont aussi été conviés. Au menu de cette dernière journée, l’intégration régionale.

De nos envoyées spéciales à Genève,

« Opportunités et challenges de l’intégration régionale », c’est sur ce thème que planchent ce jeudi matin les responsables des différentes délégations présentes à Genève. Une notion économique avant d’être géostratégique. L’idée d’Horst Kohler, l’émissaire des Nations unies pour la question du Sahara occidental, c’est sans doute de mettre en avant les opportunités économiques dont pourraient bénéficier les pays de la région s’ils s’entendaient et travaillaient ensemble.

Le responsable onusien a donc fait ce choix de l’économie plutôt que de la politique pour une entrée en matière en douceur. La veille, les participants ont fait le point sur l’état du dossier. L’ordre du jour de ces discussions laisse donc vraisemblablement de côté l’épineuse question du statut juridique du Sahara occidental.

Voir l’aspect « gagnant-gagnant »

Il faut dire que se concentrer sur l’aspect économique a plusieurs avantages pour l’émissaire de l’ONU. De nombreuses études ont démontré que si l’Algérie et le Maroc se réconciliaient, les pays de la région gagneraient chacun deux à trois points de PIB par an. Finalement, ce serait « gagnant-gagnant » pour tout le monde.

Mais il n’est pas dit que le Front Polisario l’entende de cette oreille. La région du Sahara occidental est riche : la côte est immense, les eaux poissonneuses, le sol regorge de phosphates. Des richesses exploitées pour l’heure par le Maroc qui en est devenu le deuxième producteur mondial. Le royaume a multiplié les investissements. Mais quand les Marocains parlent de développement de la région, les Sahraouis eux y voient plutôt le pillage de leurs ressources.

Difficultés humanitaires

Autre point sensible : évoquer la région du Sahara occidental, c’est aussi aborder l’aspect humanitaire. En l’absence de recensement, on estime qu’il y a entre 100 000 et 200 000 réfugiés sahraouis. Des hommes, des femmes et des enfants qui vivent dans des conditions précaires dans des camps situés principalement près de la ville algérienne de Tindouf et de la frontière avec le Maroc et la Mauritanie. Une situation qui sera au cœur d’éventuelles prochaines négociations.

Ces négociations seront d’ailleurs abordées lors des dernières discussions ce jeudi après-midi. En effet, le programme onusien prévoit d’envisager la suite de ce processus. Toutes les parties présentes à Genève doivent désormais se mettre d’accord sur le planning des réunions à venir. L’annonce d’un prochain rendez-vous pourrait donc intervenir dès la conférence de presse finale de Horst Kohler attendue après cette ultime journée de table ronde.

Le Sahara occidental en dix dates clés

16 octobre 1975 : la Cour internationale de justice de La Haye se prononce pour l’autodétermination de la population du territoire.

6 novembre 1975 : le roi du Maroc Hassan II organise la « Marche verte » pour marquer l’appartenance du Sahara occidental au royaume.

14 novembre 1975 : un accord signé avec l’Espagne cède au Maroc le nord et le centre du Sahara occidental et à la Mauritanie le sud du territoire. La Mauritanie y renoncera six ans plus tard.

27 février 1976 : le Front Polisario proclame la République arabe sahraouie démocratique (RASD).

12 novembre 1984 : le Maroc quitte l’Union africaine (OUA) après l’admission de la République arabe sahraouie démocratique.

6 septembre 1991 : un cessez-le-feu entre en vigueur mettant fin à 16 ans de guerre. Il est sous la surveillance d’une Mission de l’ONU (Minurso).

Mars 2012 : les discussions de Manhasset aux Etats-Unis, menées sous l’égide de l’ONU, s’achèvent sur un échec.

30 janvier 2017 : le Maroc réintègre l’Union africaine acceptant de fait de siéger aux côté de la RASD.

16 août 2017 : Horst Kohler, ancien président allemand, est nommé nouvel émissaire de l’ONU pour la Sahara occidental.

5 et 6 décembre 2018 : nouvelle table-ronde à Genève sous l’égide de l’ONU.

Source : RFI

 

Le Premier ministre marocain présent au sommet du G5

Le premier ministre marocain présent au sommet du G5 Le gouvernement marocain a annoncé que son premier ministre prendra part au sommet des partenaires et donateurs du G5 Sahel prévu jeudi à Nouakchott.

Selon un communiqué du gouvernement marocain cette conférence à laquelle prendront part des chefs d’état et de gouvernement ainsi que les représentants des donateurs est destinée à mobiliser les ressources nécessaires au premier programme d’investissement des 5 pays du Sahel.

La capitale mauritanienne abrite ce mercredi et demain jeudi Une conférence sans précédent des donateurs et partenaires du groupe G5, la première à se tenir dans l’une des capitales des pays du Sahel.

Il s’agit de la deuxième conférence après celle tenue à Bruxelles en février, au début de cette année et qui avait permis de mobiliser 414 millions de dollars en faveur de la force commune du G5.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)