Mon03252019

Last update06:11:56 PM GMT

Back Divers Faits Divers Faits Divers en Afrique

Politique en Afrique

Algérie : la coalition au pouvoir présente la candidature de Bouteflika au scrutin d’avril

Les quatre partis de la coalition au pouvoir en Algérie ont apporté leur soutien officiel samedi à une candidature du président Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat à l'occasion du scrutin d'avril, une démarche qui pourrait précéder une candidature personnelle du chef de l'État.

« Les partis de l’alliance présidentielle présentent Abdelaziz Bouteflika comme candidat à la prochaine élection présidentielle », affirme un communiqué publié à l’issue d’une réunion des dirigeants des quatre formations politiques.

Ont participé à la réunion le président de l’Assemblée, Mouad Bouchareb du parti présidentiel – le Front de libération nationale (FLN) –, le Premier ministre Ahmed Ouyahia, chef du Rassemblement national démocratique (RND), le président du Rassemblement de l’espoir de l’Algérie (TAJ) Amar Ghoul et le président du Mouvement populaire algérien (MPA), Amara Benyounes.

M. Bouteflika n’a toujours pas fait part de ses intentions, à un mois de la clôture des candidatures. Les candidats ont jusqu’au 3 mars minuit (23H00 GMT) pour déposer leur dossier de candidature.

Mais le Premier ministre a affirmé samedi en conférence de presse qu' »il n’y avait aucun doute » sur une candidature du président au scrutin du 18 avril.

M. Bouteflika, 81 ans, est au pouvoir depuis 1999. Diminué par les séquelles d’un accident vasculaire cérébral (AVC) dont il a été victime en 2013, il se déplace en chaise roulante et ses apparitions publiques sont rares.

Boycott de l’opposition

Pour le Premier ministre, l’état de santé de M. Bouteflika « n’empêche pas sa candidature (…), il a eu un AVC en avril 2013 et il a remporté la présidentielle en avril 2014 dans ce même état de santé ».

« Il est évident que M. Bouteflika n’animera pas sa campagne électorale » car sa santé ne le lui permet pas et il n’en a pas besoin « car le peuple le connaît désormais », selon M. Ouyahia.

Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), un parti de l’opposition représenté au Parlement, a annoncé vendredi qu’il ne participerait pas à la présidentielle, affirmant son refus d’un éventuel nouveau mandat du chef de l’Etat.

Le plus ancien parti d’opposition en Algérie, le Front des forces socialistes (FFS), a déclaré qu’il ne présenterait pas de candidat et appelé les Algériens à « boycotter activement, massivement et pacifiquement » le scrutin.

Le général à la retraite Ali Ghediri, 64 ans, est le premier à s’être déclaré candidat depuis l’annonce officielle de la date du scrutin. Largement inconnu en Algérie jusqu’à ces dernières semaines et sans passé politique, il était responsable des ressources humaines au ministère de la Défense jusqu’à sa retraite en 2015.

Le Mouvement de la Société pour la Paix (MSP), principal parti islamiste, a annoncé la candidature de son chef, Abderrazak Makri, qui ne devrait pas trouver de difficulté à réunir les 600 signatures nécessaires pour officialiser sa candidature.

Source : jeuneafrique.com

 

Guinée équatoriale : l’opposition réclame le départ de Yahya Jammeh

Guinée équatoriale : l’opposition réclame le départ de Yahya Jammeh De larges affiches contre la présence de Yahya Jammeh en Guinée équatoriale ont été accrochées à Malabo par des opposants. Ils demandent que "ce dictateur" rentre chez lui pour y être jugé.

Le parti Convergence pour la démocratie sociale (CPDS), deuxième parti d’opposition de Guinée équatoriale, « ne veut pas d’un autre dictateur ». C’est ce qu’indiquaient les affiches brandies mercredi 30 janvier devant son siège, à Malabo.

Le CPDS « demande que ce dictateur de Yahya Jammeh rentre dans son pays, pour répondre de ses actes et crimes commis durant son règne. La Guinée équatoriale ne peut pas se transformer en un pays d’accueil des dictateurs génocidaires », a déclaré Andrés Esono Ondo, secrétaire général du parti.

Le premier parti d’opposition, Citoyens pour l’innovation (CI), dissous en février 2018, s’est dit solidaire de cette démarche. Malabo ne peut accueillir « quelqu’un qui a maltraité son peuple », a déclaré le chef du parti, Gabriel Nse Obiang.

Filmé avec Koffi Olomide

Depuis son départ forcé de Gambie en janvier 2017 après sa défaite face à Adama Barrow, Yahya Jammeh s’est installé dans une ferme dans la province de Wele-Nzas, dont le chef-lieu est Mongomo, le village natal du président guinéen Teodoro Obiang Nguema, au pouvoir depuis plus de 30 ans.

Respectant la consigne fixée par Malabo, l’ex-président gambien n’a été que rarement aperçu en public. Le 31 décembre, pour la Saint-Sylvestre, il était apparu dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux du chanteur congolais Koffi Olomide, en train de danser avec le chanteur, le chef de l’État Teodoro Obiang Nguema, ainsi que son fils devenu vice-président, Teodorin Nguema Obiang.

Source : Jeune Afrique

 

 

Présidentielle en Algérie : la machine pour un 5e mandat d’Abdelaziz Bouteflika se met en marche

Contrairement à sa précédente candidature, qu'il avait déclaré à la veille de l’expiration du délai réglementaire, plusieurs sources ont certifié à Jeune Afrique que l’annonce officielle d’un cinquième mandat de l’actuel chef de l’État algérien, Abdelaziz Bouteflika, est imminente. Sauf imprévu lié à son état de santé.

« Le cinquième mandat est une question tranchée », soutient un membre du bureau politique du Rassemblement national démocratique (RND). Selon lui, les partis de l’Alliance attendent seulement que le président « déclare lui-même sa candidature pour passer à une étape plus active ». La machine pré-électorale est néanmoins déjà en branle.

Ce matin, à l’ouverture du conseil national du RND, son secrétaire général, le Premier ministre Ahmed Ouyahia, a réitéré le soutien de son parti à un cinquième mandat. « En juin, nous avons lancé cet appel, et aujourd’hui nous commençons à entrevoir la lueur de la bougie de cet appel et nous espérons qu’il ne concrétisera ».

Le patron de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), Adelmadjid Sidi Said, a lui aussi lancé un appel au nom de plusieurs organisations syndicales et patronales, ce jeudi 31 janvier, en faveur de la candidature d’Abdelaziz Bouteflika. « Au nom des travailleurs, travailleuses, retraités, directions nationales de l’UGTA, FCE, organisations patronales partenaires de l’UGTA et la famille révolutionnaire de Batna, je déclare Bouteflika notre candidat », a-t-il lancé depuis l’est algérien, où il assistait, en compagnie du président du Forum des chefs d’entreprises (FCE) Ali Haddad, du ministre du Travail Mourad Zemali et du ministre de l’Enseignement supérieur Tahar Hadjar, au congrès constitutif de la Fédération nationale des enseignants universitaires.

Réunion des partis de la majorité le 2 février

Les partis de l’Alliance présidentielle (FLN, TAJ, RND et MPA) comptent quant à eux se réunir, samedi 2 février au siège du Front de libération nationale (FLN), pour élaborer un plan de campagne en coordination avec les autres soutiens du président sortant. Ces formations politiques prévoient, d’après nos sources, l’installation d’une commission électorale nationale qui sera chargée de la mise en place de la logistique de campagne, de l’élaboration d’une stratégie de communication et de la récolte des signatures.

Le FLN tiendra sa première démonstration de force en organisant un grand rassemblement de soutien à la Coupole d’Alger

Cette commission « sera composée des membres des bureaux politiques des partis de l’Alliance présidentielle, et devra exécuter les décisions prises par les directions des quatre partis pour la victoire de notre candidat », a détaillé dans une déclaration publique le président du TAJ, Amar Ghoul. Le même jour, le FLN tiendra sa première démonstration de force dans le cadre de la précampagne électorale, en organisant un grand rassemblement de soutien à la Coupole d’Alger, auquel sont attendus – selon Nadir Boulakroum, directeur de cabinet de Mouad Bouchareb – des anciens SG du parti, à l’instar d’Amar Saadani, Abdelaziz Belkhadem et Djamel Ould Abbès.

« Cela fait plus d’un an que le FLN prépare cette échéance à travers le renouvellement des adhésions de militants, l’élargissement de la base, une meilleure restructuration du parti et l’unification des rangs », affirme pour sa part un autre membre de l’instance de coordination du FLN.

Lettre programme, message à la Nation…

Reste à savoir quelle formule choisira le président sortant pour annoncer sa candidature. Très malade au point de n’avoir pas pu s’adresser au peuple depuis plusieurs années, il déclarera sa candidature à un cinquième mandat par le biais d’une lettre programme adressée aux Algériens, croit savoir le site électronique TSA. Mais cette question n’est pas tranchée . « Elle sera discutée lors de la réunion de ce samedi. La déclaration pourrait effectivement se faire à travers un message à la Nation », a précisé l’ex-ministre Amar Ghoul.

Vendredi 18 janvier, Adelaziz Bouteflika a convoqué le corps électoral pour un scrutin présidentiel prévu le 18 avril prochain. L’information a mis fin aux spéculations sur la prolongation du mandat en cours du président de la République. Pour beaucoup d’observateurs politiques, une nouvelle candidature était incertaine en raison de son état de santé. « Même s’il annonce sa candidature, personne ne peut jurer qu’il la maintiendra. Le président est malade, comme tout le monde le sait », assène l’islamiste Abderrazak Makri.

« Si les partisans de Bouteflika le presse de rendre officielle sa candidature, c’est pour ne pas laisser le terrain libre au général Ali Ghediri, qui commence à trop occuper la scène médiatique », nous confie une source au sein du FLN. Le général à la retraite, qui a annoncé sa candidature le lendemain de la convocation du corps électoral, prétend déjà avoir rassembler les 60 000 parrainages requis pour la validation de sa candidature par le Conseil constitutionnel. Celui qui s’est lancé pour défi de réunir 2 millions de signatures ne se pose même pas la question si le jeu électoral sera ouvert ou fermé. « Si le président actuel est candidat, je vais l’affronter. Et si le régime met un autre candidat , je l’affronterai aussi avec force et détermination », a-t-il déclaré ce jeudi.

Source : jeuneafrique.com

 

Côte d’Ivoire: annonce d’une démission prochaine de Guillaume Soro de l’Assemblée

En Côte d’Ivoire, depuis des semaines, des rumeurs de démission du président de l’Assemblée nationale courent. Ce lundi matin, dans une déclaration lapidaire, à l’occasion des vœux à la presse, Alassane Ouattara, le président, a clarifié les choses.

« Soro Guillaume démissionnera en février. C’est entendu, c’est acté ». Face à la presse réunie pour les vœux de la nouvelle année, le président a clos la rencontre, en répondant à cette question d’un journaliste. Les rumeurs sur la démission du président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, couraient depuis des jours, voire des semaines, à Abidjan.

Guillaume Soro et Alassane Ouattara se sont rencontrés en tête-à-tête par deux fois, depuis le début de l’année. La dernière fois, c’était jeudi soir et il a été question de cette démission. Ces dernières semaines, les personnalités, figures du RHDP - le parti présidentiel -, avaient appelé à de nombreuses reprises Guillaume Soro à rendre le tabouret.

Absent du congrès RHDP

Vendredi, au lendemain de cette rencontre avec le chef de l’Etat, le président de l’Assemblée nationale publiait un communiqué indiquant simplement qu’il déléguait ses pouvoirs à son vice-président, Oulla Privat, le temps « de son absence du 25 janvier au 20 février ». Guillaume Soro est-il encore à Abidjan ou a-t-il quitté la Côte d’Ivoire ? En tout cas il n’est pas apparu samedi au grand congrès du RHDP.

Le RHDP qui, on le sait, depuis ce congrès, désignera son candidat en 2020. Alassane Ouattara a laissé entendre qu’il pourrait s’agir de primaires ouvertes. Tout le monde pourra être candidat, même les absents, avait déclaré Alassane Ouattara, dans une allusion claire déjà, à Guillaume Soro.

Soure : RFI

 

Algérie : décès du président du Conseil constitutionnel

Mourad Medelci avait été nommé président du Conseil constitutionnel en 2013. Il a rendu l’âme dans la nuit du dimanche 27 janvier.

C’est l’un des plus fins connaisseurs de l’État algérien qui s’éteint. Mourad Medelci, 75 ans, est décédé dans la nuit du 27 janvier, annonce le site TSA-Algérie. Le président du Conseil constitutionnel se battait depuis de longs mois contre une maladie grave. Sa dernière apparition publique remontait aux Cérémonies du 1er novembre à Alger, où il était apparu très affaibli.

Né en 1943 à Tlemcen, Mourad Medelci a occupé différents portefeuilles ministériels entre 1988 et 2013, dont le Commerce, les Finances et les Affaires étrangères. Conseiller à la présidence de la République entre 2002 et 2005, il est nommé président du Conseil Constitutionnel en 2013 par Abdelaziz Bouteflika.

À quelques mois de la présidentielle

Le décès de Mourad Medelci intervient dans un contexte particulier, alors qu’une présidentielle doit se tenir le 18 avril prochain. Le Conseil constitutionnel y tient un rôle majeur : c’est lui qui reçoit et valide les dossiers de candidatures.

Les règles régissant le remplacement du président de l’instance pour décès ont été précisées lors de la révision constitutionnelle de 2016. Le décret présidentiel n°16-201 du 11 Chaoual 1 437 (16 juillet 2016) prévoit que « le décès (…) du président du Conseil constitutionnel donne lieu à une délibération du Conseil constitutionnel intervenant sous la présidence du vice-président ou, en cas d’empêchement de ce dernier, du membre le plus âgé et dont notification est faite au président de la République. »

Intérim assuré par Mohamed Habchi

« Dans ce cas, précise le même article, le vice-président assure l’intérim de la présidence du Conseil constitutionnel jusqu’à la date de désignation du nouveau président. » C’est donc à Mohamed Habchi, nommé en juillet 2016 par Abdelaziz Bouteflika, que revient désormais cette charge.

Le même décret précise, dans son article 6, que « le renouvellement ou le remplacement du président du Conseil constitutionnel s’effectue dans les quinze jours » suivant la notification du décès à la présidence de la République. Le successeur de Mourad Medelci sera donc connu dans les tous prochains jours.

Source : jeuneafrique.com

 

Algérie : le parti islamiste MSP va participer à la présidentielle

Le principal parti islamiste algérien, le Mouvement de la société pour la paix (MSP), a décidé de participer à l'élection présidentielle du 18 avril, a déclaré le 26 janvier son responsable de la communication.

« Le conseil consultatif a décidé à la majorité écrasante de participer à l’élection présidentielle et de présenter le Dr Abderrazak Makri comme candidat du parti », a indiqué Abdellah Bouadji. Se présentant comme islamiste et « modéré » , le MSP a activement soutenu le président Abdelaziz Bouteflika au sein de l’alliance gouvernementale constituée autour de lui, avant de s’en éloigner depuis 2012. Cette annonce intervient dans un contexte où plusieurs partis ont déjà signifié leur intention de boycotter la présidentielle du 18 avril.

À 58 ans, Abderrazak Makri, le président du MSP, s’est résolument installé dans le camp de l’opposition. Réélu triomphalement le 13 mai pour un second quinquennat à la tête du parti – avec 74 % des voix –, l’homme rêve désormais d’incarner l’alternative à un système qu’il juge à bout de souffle, inapte à la gestion du pays, voire dangereux pour sa stabilité.

Un cinquième mandat ?

Le mandat du président Bouteflika, à la tête de l’Algérie depuis 1999, expire le 28 avril prochain. Son camp l’appelle depuis plusieurs mois à se représenter pour un cinquième mandat, mais Bouteflika, 81 ans, n’a pour l’heure pas fait part de ses intentions. Il a jusqu’au 3 mars à minuit pour le faire.

Pour la précédente présidentielle en 2014, il avait déposé sa candidature dans les ultimes jours avant l’expiration du délai.

Source : jeuneafrique.om

 

Présidentielle au Nigeria : Muhammadu Buhari suspend le président de la Cour Suprême

À quelques jours des élections du 16 février, le président nigérian, candidat à sa propre succession, a suspendu le président de la Cour Suprême, mis en cause par le Tribunal du code de conduite. Une éviction qui fait polémique.

« Le président Muhammadu Buhari suspend Walter Samuel Nkanu Onnoghen de son poste de plus haut magistrat du pays et nomme Ibrahim Tanko Muhammad » comme président de la Cour suprême « par intérim », a annoncé vendredi Bashir Ahmad, l’un des porte-parole de la présidence dans un message sur Twitter.

La suspension a été prise « sur ordre du Tribunal du code de conduite (CCT) », un tribunal créé spécialement pour juger les questions éthiques devant lequel Walter Samuel Nkanu Onnoghen était poursuivi depuis une dizaine de jours pour ne pas avoir déclaré plusieurs comptes bancaires en dollars, euros et livres sterling.

Cette affaire fait grand bruit au Nigeria, à moins d’un mois des élections générales dans le pays. Le nouveau président de la Cour suprême, Ibrahim Tanko Muhammad, est un homme du Nord, tout comme le président Buhari, notamment accusé par ses détracteurs de favoriser les musulmans issus de sa région aux postes clé dans le pays et de mener une chasse aux sorcières contre ses opposants politiques au nom de sa lutte contre la corruption.

Abubakar accuse Buhari de « faire pression »

L’opposition a accusé le gouvernement de vouloir se débarrasser du juge suprême – notoirement critique du pouvoir actuel – alors que la Cour qu’il présidait est compétente pour régler les éventuels litiges électoraux.

En début de semaine, le principal adversaire de Muhammadu Buhari à la présidentielle, l’ancien vice-président Atiku Abubakar, avait déjà accusé l’administration Buhari de « faire pression sur une institution gouvernementale indépendante et autonome pour faire démissionner (Onnoghen) ou le mettre à l’écart ».

Les Nigérians voteront le 16 février prochain pour choisir leurs président et parlementaires. Candidat à un second mandat, Muhammadu Buhari est fortement critiqué pour son bilan sécuritaire et économique.

Source : jeuneafrique.com

 

Présidentielle en Algérie : le front du boycott s’élargit

Sans attendre le 4 mars, date limite du dépôt des candidatures, pour être fixé sur la décision de l’actuel président de la République de briguer ou non un cinquième mandat, le front du boycott du scrutin présidentiel du 18 avril s’élargit considérablement.

Ce matin , à l’ouverture des travaux du bureau politique du Parti des travailleurs (PT), sa secrétaire générale Louisa Hanoune a estimé qu’il ne fallait pas participer à l’élection présidentielle. « C’est mon avis personnel. Je vais l’exprimer et je vais le défendre devant le comité central de mon parti. » Et pour cause, elle pense que le contexte actuel est plus dangereux que la période qui a précédé les législatives de décembre 1991 : « des élections qui avaient l’odeur du sang et qui ont jeté le pays dans la guerre et le terrorisme », a-t-elle déclaré.

Le climat dans lequel se prépare le prochain scrutin lui rappelle aussi la situation qui prévalait en Tunisie et en Égypte en 2010 : « Les systèmes en place avaient poussé le cynisme et l’arrogance à l’extrême. Ils avaient poussé les peuples dans leurs derniers retranchements. Ce qui a provoqué des soulèvements populaires. »

Le FFS, le RCD et le FJD également tentés

Le conseil national du Front des forces socialistes (FFS), réuni vendredi 25 janvier en session ordinaire, doit rendre publique en fin de journée la position de cette formation politique vis-à-vis de l’échéance électorale d’avril prochain. Mais avant même l’ouverture des travaux, des membres de l’instance présidentielle du FFS ont affirmé à Jeune Afrique que l’option de la non-participation du parti au scrutin présidentiel est déjà actée, précisant qu’il s’agira d’un boycott actif ponctué de meetings pour expliquer le pourquoi d’une telle position. Car, selon les mêmes interlocuteurs, « la présidentielle ne sera pas une élection, mais une mise en scène qui ne changera rien à la crise du système qui dure depuis l’indépendance du pays ».

Le boycott de la prochaine élection présidentielle est aussi la tendance dominante au sein du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD). Le conseil national, convoqué pour le 1er février prochain, entérinera cette option, affirment nos sources – pour qui participer au rendez-vous électoral mettrait le RCD en contradiction avec son analyse de la situation politique du pays. Le Front de la justice et du développement (FJD), présidé par Abdallah Djaballah, s’oriente également vers la même décision.

A contrario, les représentants de la mouvance islamiste, chacun à leur manière, ont validé le processus électoral

A contrario, les représentants de la mouvance islamiste, chacun à leur manière, ont validé le processus électoral. Ainsi, Amar Ghoul, président de Tajamou Amal el-Jazaïr (TAJ), et Ghouini Filali, secrétaire général du parti Islah, applaudissent l’idée d’un cinquième mandat du président sortant ; tandis qu’Abdelkader Bengrina, président du mouvement El-Bina, postule à la magistrature suprême, et Abderrazak Makri, président du Mouvement pour la société et la paix, n’écarte pas sa candidature.

Mouwatana a été le premier à dénoncer activement le cinquième mandat, à travers des rassemblements et des conférences de presse. Dès la convocation du corps électoral, ce mouvement a sommé les prétendants à la magistrature suprême de se retirer si le chef de l’État, 81 ans et amoindri depuis un accident vasculaire cérébral en 2013, persistait à vouloir se présenter.

Source : jeuneafrique.com

 

Burkina : Chérif Sy nommé à la Défense, Alpha Barry maintenu aux Affaires étrangères

Le premier gouvernement de Christophe Dabiré (photo) a été dévoilé jeudi 24 janvier, après la passation de pouvoir avec le Premier ministre sortant, Paul Kaba Thiéba. Le nouveau gouvernement est composé de 32 membres, dont plusieurs ministres qui ont été reconduits à leurs postes.

L’un des grands changements de ce gouvernement est la nomination de Chérif Sy au ministère de la Défense Nationale et des Anciens Combattants. Jusque-là Haut représentant du chef de l’État, son nom avait été cité parmi les pressentis à la primature. Il remplace à ce poste Jean-Claude Bouda.

Cette figure de l’insurrection populaire de 2015 a également été président du Conseil national de la Transition. Il aura la lourde tâche de juguler la crise sécuritaire à laquelle le pays fait face, dans un contexte marqué par des attaques jihadistes.

Des poids lourds reconduits à leurs postes

Autre changement notable, le départ de Rosine Coulibaly à la tête du ministère de l’Économie, des Finances et du Développement. Son successeur, Lassané Kaboré qui officiait jusqu’ici à la Commission de la Cedeao à Abuja au Nigeria fait un come-back après avoir dirigé la direction générale de la Coopération au sein du département de l’Économie jusqu’en 2015.

Simon Compaoré, ministre d’État auprès de la présidence du Faso brille également par son absence. Affaibli par ses ennuis de santé, ce poids lourd du parti au pouvoir, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), ne fait plus partie du gouvernement.

Autre départ majeur, Clément Sawadogo, calcique du MPP, cède la Sécurité à Ousséni Compaoré, inconnu du monde politique burkinabè. « Le président a opté comme pour le choix du Premier ministre pour l’expérience dans la composition du gouvernement. Que ce soit à la Défense, à la Sécurité ou à l’Économie, les nouveaux titulaires sont des hommes d’expérience capables d’apporter des réponses urgentes « , affirme un proche du chef de l’État.

Plusieurs ministres qui détenaient des postes clés au sein du précédent gouvernement ont été reconduits par Christophe Joseph Marie Dabiré. Parmi eux, Alpha Barry, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération ; Rémi Fulgance Dandjinou, ministre de la Communication et des relations avec le Parlement ; Réné Bagoro, ministre de la Justice, garde des Sceaux, ou encore Harouna Kaboré, ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, pour citer les principaux.

On note également la présence de sept femmes sur 32 membres du gouvernement. Le précédent gouvernement comptait six femmes pour un total de 33 membres du gouvernement. Stéphane Wenceslas Sanou a pour sa part été reconduit au secrétariat général de la présidence.


1. Ministre d’État, Ministre de la Défense Nationale et des Anciens Combattants : Monsieur Moumina Chériff SY

2. Ministre d’État, Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale : Monsieur Siméon SAWADOGO

3. Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération : Monsieur Alpha BARRY

4. Ministre de la Sécurité : Monsieur Ousséni COMPAORÉ

5. Ministre de la Justice, Garde des Sceaux : Monsieur Bessolé René BAGORO

6. Ministre de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’Extérieur : Monsieur Paul Robert TIENDREBÉOGO

7. Ministre de l’Éducation Nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales : Monsieur Stanislas OUARO

8. Ministre de la Santé : Madame Léonie Claudine LOUGUE née SORGHO

9. Ministre de l’Économie, des Finances et du Développement : Monsieur Lassané KABORÉ

10. Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation :Monsieur Alkassoum MAÏGA

11. Ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale : Monsieur Séni Mahamadou OUÉDRAOGO

12. Ministre du Développement de l’Économie numérique et des postes : Madame Hadja Fatimata OUATTARA née SANON

13. Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement : Monsieur Remis Fulgance DANDJINOU

14. Ministre de l’Agriculture et des Aménagements

Hydro-agricoles : Monsieur Salif OUEDRAOGO

15. Ministre de l’Eau et de l’Assainissement : Monsieur Niouga Ambroise OUÉDRAOGO

16. Ministre des Infrastructures : Monsieur Éric Wendenmanegha BOUGOUMA

17. Ministre de l’Énergie : Monsieur Bachir Ismaël OUÉDRAOGO

18. Ministre des Mines et des Carrières : Monsieur Oumarou IDANI

19. Ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière : Monsieur Vincent Timbindi DABILGOU

20. Ministre de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire : Madame Hélène Marie Laurence ILBOUDO née MARCHAL

21. Ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat : Monsieur Harouna KABORÉ

22. Ministre des Ressources animales et halieutiques : Monsieur Sommanogo KOUTOU

23. Ministre de la Jeunesse et de la Promotion de l’Entrepreneuriat des Jeunes : Salifo TIEMTORÉ

24. Ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat : Monsieur Maurice Dieudonné BONANET

25. Ministre des Droits humains et de la Promotion civique : Madame Maminata OUATTARA née OUATTARA

26. Ministre de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique : Monsieur Batio BASSIÈRE

27. Ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme : Monsieur Abdoul Karim SANGO

28. Ministre des Sports et des Loisirs : Monsieur Daouda AZOUPIOU

29. Ministre délégué auprès du Ministre de l’Économie, des Finances et du Développement, chargé du Budget : Madame Édith Clémence YAKA

30. Ministre délégué auprès du Ministre de l’Économie, des Finances et du Développement, chargé de l’aménagement du territoire : Madame Pauline ZOURÉ

31. Ministre délégué auprès du Ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale, chargé de la Décentralisation et de la Cohésion sociale : Madame Madiara SAGNON née TOU

32. Ministre délégué auprès du Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, chargé de la Recherche Scientifique et de l’Innovation : Monsieur Urbain Ibrahim COULIDIATI

Source : jeuneafrique.com

 

RDC : Félix Tshisekedi, investi président, jure de « défendre la

Félix Tshisekedi a officiellement été investi le 24 janvier président de la République démocratique du Congo. C'est la première passation de pouvoir légale de l'histoire du pays. Le nouveau président a assuré vouloir « défendre la Constitution » et travailler à la construction d'un « Congo réconcilié ».

 

« Je jure solennellement devant dieu et la nation d’observer et de défendre la Constitution et les lois de la République », a déclaré Félix Tshisekedi depuis le Palais de la nation à Kinshasa où il a été investi devant plusieurs milliers de personnes, promettant de « maintenir son indépendance et l’intégrité de son territoire ».

Après la prestation de serment, aux alentours de 14h10 (13h10 GMT), plusieurs coups de canons ont été tirés, tandis que Félix Tshisekedi s’est vu remettre les symboles de sa charge. Le président sortant Joseph Kabila a remis au président élu le drapeau de la République démocratique du Congo, dans un geste particulièrement symbolique et historique pour le pays. Il s’est également vu remettre le texte de la Constitution, qu’il a brandi devant la foule enthousiaste.

Joseph Kabila et Félix Tshisekedi se sont ensuite donné une longue accolade, avant de se serrer la main. Le président sortant a ensuite quitté l’estrade, pour rejoindre la tribune, encadré par sa garde rapprochée.

« Nous honorons un Congo réconcilié »

Nous ne célébrons pas la victoire d’un camp contre un autre, nous honorons un Congo réconcilié

C’est ceint de l’écharpe de président de la République que Félix Tshisekedi a ensuite pris la parole. « C’est un jour historique (…). Nous ne célébrons pas la victoire d’un camp contre un autre, nous honorons un Congo réconcilié », a déclaré le président de la RDC, promettant de construire un pays qui « ne sera pas un Congo de la division, de la haine ou du tribalisme ».

Évoquant une « étape dans la transition démocratique » du pays, il a insisté sur le fait que son investiture était « le commencement d’un autre combat dans lequel nous voulons engager le peuple congolais : le combat pour le mieux être des citoyens de ce pays ».

« Nous nous engageons à respecter nos obligations constitutionnelles », a-t-il par ailleurs insisté. Félix Tshisekedi a également tenu à saluer les deux candidats arrivés derrière lui selon les résultats proclamés par la Ceni et validés par la Cour constitutionnelle : Martin Fayulu – « notre frère » – qu’il a qualifié de « soldat du peuple », ainsi qu’Emmanuel Ramazani Shadary.

« Notre dispositif électoral mérite des ajustements

Félix Tshisekedi s’est engagé à « recenser tous les prisonniers politiques (…) en vue de leur prochaine libération »

S’il a salué le fait que l’élection avait été organisée « pour la première fois sur fonds propres et sans intervention extérieure », il a également souligné que « notre dispositif électoral mérite des ajustements ». Autre point abordé, et non des moindres : Félix Tshisekedi s’est engagé à « recenser tous les prisonniers politiques (…) en vue de leur prochaine libération ».

Il a rendu hommage à son père, Étienne Tshisekedi, un « combattant ». « Cet homme d’exception dont le sort personnel est lié à l’histoire de notre pays », dont il a vanté « le charisme, la rigueur morale, la ténacité et le dévouement ».

Il a également salué en Joseph Kabila, « l’un des acteurs de la matérialisation de l’alternance démocratique ». « Nous n’oublions rien de nos combats politiques, des moments difficiles traversés dans un climat politique non apaisé », a-t-il souligné, avant d’affirmer, s’adressant à Kabila, qu’« aucun de ces moments n’a pu altérer votre détermination à permettre au peuple congolais de se choisir librement ses dirigeants ».

Discours interrompu quelques minutes

Alors qu’il abordait la question de l’importance des ressources du sous-sol congolais, Félix Tshisekedi a interrompu de manière surprenante à son discours. Apparemment très ému, il a soudain suspendu le fil de son texte, a adressé des remerciements à la foule et aux personnalités présentes, avant de clore.

Après quelques minutes de flottement, il a repris le fil de son discours. « J’ai connu un petit moment de faiblesse », a-t-il déclaré, avant de reprendre son texte en listant une série d’engagements dans les domaines sociaux, économiques et diplomatiques.

Se disant favorable à une nouvelle loi électorale, il a également promis l’organisation prochaine d’un recensement, en vue de procéder à « un rééquilibrage nécessaire » entre les provinces.

Il a terminé son discours d’investiture en remerciant, « au nom du peuple Congolais que je représente en tant que président de la République » les personnalités de haut rang venues y assister. « Vive la RDC, vive la renaissance africaine », a-t-il lancé avant de quitter l’estrade sous les acclamations de la foule.

Des milliers de partisans présents

« L’émotion est à la hauteur du moment historique (…). Joseph Kabila quitte la scène, du moins son fauteuil, par la grande porte », s’était réjoui Vidiye Tshimanga, porte-parole de Félix Tshisekedi, quelques minutes avant la cérémonie, où des centaines de personnes avaient afflué dès le début de la matinée, dont près de 2 000 partisans de l’UDPS.

À son arrivée à 13h10 (12h10 GMT), Joseph Kabila a rejoint Félix Tshisekedi – arrivé quelques minutes plus tôt avec son épouse – à la tribune d’honneur après avoir parcouru le tapis rouge le menant à celle-ci, tout en saluant la foule compacte présente. Barbe et crâne rasés, le président sortant est allé saluer le président élu. Les deux hommes se sont donné l’accolade, avant que la cérémonie ne démarre officiellement.

Des invités de haut rang

Seul chef d’État présent, le président kényan Uhuru Kenyatta avait fait le déplacement ce jeudi avec Raila Odinga, tandis que plusieurs pays étaient représentés par des responsables de haut rang. Parmi eux, le Zimbabwe et le Burundi  avec leur vice-président, l’Angola avec son chef de la diplomatie, le Maroc avec le président de la chambre des représentants, le Gabon par son Premier ministre Julien Nkoghe Bekale, ou encore l’Afrique du Sud par son ministre du Développement. L’Union africaine était représentée par un chargé politique, tandis que le Sénégal et le Ghana avaient de leur côté dépêché un représentant. Dix-sept chefs d’État avaient été invité.

L’ancien Premier ministre togolais Edem Kodjo, médiateur du dialogue conclu en octobre 2016 par un premier accord entre le pouvoir et une frange de l’opposition, avait également fait le déplacement.

Parmi les chefs de l’État africains absents, Denis Sassou Nguesso, le président du Congo-Brazzaville (représenté par son ministre des Affaires étrangères), ou encore le président rwandais Paul Kagame.

Source : jeuneafrique.com

 

Benjamin Netanyahu bientôt au Maroc ?

Benjamin Netanyahu bientôt au Maroc ? Le Premier ministre israélien pourrait y rencontrer le roi du Maroc Mohammed VI et ce, avant les élections générales prévues en Israël le 9 avril prochain. C’est ce qu’affirme le journal marocain "Le Desk".

D’autres médias ont déjà relayé cette information qui reste pourtant à confirmer. Citant "une source sûre", le journal arabophone Al Ousboue Assahafi "fait savoir que des contacts ont lieu entre le cabinet de Netanyahu et plusieurs responsables marocains.

Objectif : recevoir le Premier ministre de l’Etat hébreu après la visite du pape François au Maroc, prévue les 30 et 31 mars prochain, affirme le site marocain Le Siteinfo.

Cette visite couronnerait la campagne africaine du Premier ministre israélien. Il vient en effet d’effectuer "une visite qualifiée d’historique au Tchad durant laquelle les deux pays ont rétabli leurs relations diplomatiques, rompues depuis les années 1970", rappelle le média algérien TSA. Le Mali pourrait lui aussi se rapprocher d'Israël. Son Premier ministre pourrait se rendre en Israël, selon le Times of Israël.

La venue au Maroc d'un Premier ministre israélien ne serait cependant pas une première. En 1999, Ehud Barak s’était rendu aux funérailles du roi Hassan II. Pour Benjamin Netanyahu, ce serait cependant un succès diplomatique dans sa politique d'ouverture diplomatique vers l'Afrique et le monde arabo-musulman.

Cette rencontre entre le roi Mohammed VI au Maroc et le Premier ministre israélien Netanyahu serait encouragée par les Américains. Selon plusieurs médias (TSA, Le Monde juif, pressTV), le Maroc serait prêt à recevoir le Premier ministre israélien, si les Américains adoptent une position plus favorable à Rabat dans le dossier du Sahara occidental.

Pierre Magnan

Source : Francetvinfo

 

 

Présidentielle en Algérie : quand les déclarations de candidature tournent à la farce politique

Outre les déclarations d'intention de sérieux prétendants, comme l'ex-chef de gouvernement Ali Benflis ou le général Ali Ghediri, l’opération de retrait des formulaires de candidature à l'élection présidentielle du 18 avril tourne depuis quelques jours au grand cirque, avec des déclarations toutes plus farfelues les unes que les autres.

À peine le corps électoral convoqué pour le scrutin présidentiel du jeudi 18 avril, le siège du ministère de l’Intérieur devient une ruche pour les prétendants qui viennent retirer les formulaires de souscription individuelle. Mardi 22 janvier, ce département avait enregistré pas moins de 61 lettres d’intention de candidature – onze émanant de responsables de partis politiques agréés, cinquante de postulants indépendants. Et nul doute que ce chiffre connaîtra une hausse substantielle dans les prochains jours.

Le retrait des formulaires d’inscription est le prélude d’un long parcours du combattant pour la collecte des parrainages. Selon la loi électorale, le candidat doit recueillir les signatures de 600 élus répartis dans 25 wilayas (départements), ou bien 60 000 signatures d’électeurs recueillies à travers au moins 25 départements, avec un nombre minimal de signatures exigées pour chacune des wilayas qui ne saurait être inférieur à 1 500.

Les prétendants doivent déposer, au plus tard le 5 mars, leurs dossiers complets devant le Conseil constitutionnel. C’est à cette dernière institution qu’il revient de valider ou d’invalider les candidatures à l’élection présidentielle – en 2014, sur les 12 aspirants à la candidature, le Conseil n’en avait retenu que six.

En attendant, l’opération de retrait des formulaires tourne au grand cirque. Propos décousus, déclarations saugrenues, promesses farfelues, engagements risibles, formules indigentes… les prétendants se lancent dans un concours qui ressemble davantage au bêtisier de fin d’année qu’à une élection à la magistrature suprême. Sur les réseaux sociaux, les Algériens sont partagés entre rire, moquerie, consternation et affliction, devant ce spectacle qui leur rappelle le téléfilm « Carnaval fi dachra (Carnaval dans le douar) », une satire politique sur les promesses électorales d’un candidat à une marie d’un village du pays profond. Florilège.

NB : les traductions ont été assurées par l’auteur de ces lignes.

• Assira Nassira : « Mon niveau est moyen »

« Comptant sur Dieu le Tout-puissant, je suis venue déposer ma candidature. Ne vous étonnez pas, mon niveau est moyen. Mais j’ai l’habitude de travailler indirectement avec les politiques. Il y a des choses avec lesquelles il faut s’adresser au peuple. Mon programme ? J’aime le peuple et le pays et rien d’autre ne m’intéresse. Je suis avec le démuni. Comptons sur Dieu et plus tard on en parlera. »

• Salah Karmache : « Je ne mange que des steaks »

« Mon programme est la construction de l’État et le développement des réformes pour le peuple. Ahmed Ouyahia ? Celui qui est contre moi, je serai contre lui direct. Celui qui me ferme la porte, je lui fermerai les portes (…) Je ne mange que des steaks. Que des steaks. Président de l’Algérie, tu manges des steaks. Avec l’aide de Dieu, on fera confiance au peuple et le peuple nous fera confiance. Je serai élu avec 100 % des voix. »

• Mustapha Moula : « Améliorer un méta-processeur vide »

« J’ai constaté que je suis capable d’assumer des responsabilités, et la réussite viendra d’abord de Dieu, ensuite du peuple algérien. Ma candidature est le fruit d’un effort soutenu dans le domaine de l’informatique et le développement des programmes et la tentative d’améliorer un processeur et un méta-processeur vide. (…) Nous allons exploiter ce que nous avons, et en même temps développer l’industrie. J’ai déjà commencé à fabriquer un avion naturel avec des ailes en terre. (…) Nous devons être des leaders de l’informatique. Y a pas que les Américains qui sont leaders de l’informatique. Nous allons avoir un poids dans ce monde. Mon programme ? Je suis moi-même le programme. »

• Ayache Hefaïfa : « Je suis parmi les dix premiers »

« Mon programme est, en premier et dernier lieu, la continuité de l’État. J’ai fait des changements dans mon programme de candidat en 2009 et en 2014. Il y a des changements parce qu’entre le troisième et le quatrième mandat, il y a un cinquième mandat. Maintenant, le changement est d’améliorer la société algérienne pour que le citoyen ait confiance. Il ne faut pas qu’il voit Hefaïfa comme un commerçant, mais comment Hefaïfa peut transmettre des messages. Je ne peux pas vous dire une chose, mais ce que je peux vous dire est que je suis classé parmi les dix premiers candidats. »

• Chafik Senhadji : « Donner une démocratie stratégique »

« Notre équipe a préparé un programme pour libérer les énergies, dénoncer l’exclusion, intégrer toutes les catégories dans l’innovation pour donner une démocratie stratégique et intelligente. »

Source : Jeuneafrique.com

 

Le G5 Sahel sollicite Ouattara pour un fonds de 1.500 milliards FCFA

Le G5 Sahel sollicite Ouattara pour un fonds de 1.500 milliards FCFA Le secrétaire permanent du G5 Sahel, Maman Sambo Sidikou, à la recherche de financements pour l’opérationnalisation de cette structure regroupant cinq pays, dont le Mali, la Mauritanie, le Tchad, le Niger et le Burkina, a sollicité mardi le soutien du président ivoirien Alassane Ouattara, pour une levée de fonds de 1.500 milliards de FCFA, au cours d’une visite à Abidjan.

Le G5 Sahel à la recherche d'un financement

Reçu en audience par M. Ouattara, Sambo Sidikou a "demandé le soutien du chef de l’Etat ivoirien pour la levée d'un fonds de 1.500 milliards de FCFA auprès de partenaires pour le financement de 40 projets essentiels dans les domaines de la gouvernance, de la sécurité, de la résilience, du développement humain et des infrastructures".

Le secrétaire permanent du G5 Sahel a également souhaité l’intervention d’Alassane Ouattara "auprès des banques régionales telles que la Banque Ouest africaine de développement (BOAD) et la Banque africaine de développement (BAD), pour le financement de projets de développement dans l'espace sahélien".

Après le coup d’Etat de 2012 au Mali et l’installation des djihadistes dans le Sahel, le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad ont créé le groupe de pays du G5 Sahel en 2014, pour favoriser une coopération plus étroite et relever les défis régionaux majeurs auxquels ils devaient faire face, notamment la pauvreté, le terrorisme et le trafic d'êtres humains.

Depuis lors, cette force a élaboré plusieurs projets conjoints, mais non encore effectifs sur le terrain, faute de financement.

Début décembre 2018, lors de la Conférence de coordination des partenaires et des bailleurs du G5 Sahel à Nouakchott (capitale mauritanienne), le chef de l’Etat nigérien, Mahamadou Issoufou, président en exercice du G5 sahel a sollicité une contribution annuelle de 13 milliards de FCFA de chaque pays membre, pour le financement de l’organisation, estimant que "les promesses" faites par certains pays à ce sujet, "tardent à se concrétiser".
Au cours de cette conférence, l’Union européenne (UE) qui accompagne cette force conjointe a débloqué une nouvelle enveloppe de 82 milliards de FCFA, "pour renforcer son soutien" à l’opérationnalisation de cette force.

Au total, la coopération au développement de l'UE et ses Etats membres avec les pays du G5 Sahel s'élève à 5.247 milliards de FCFA sur la période 2014-2020.

Source : Afrique-sur7

 

 

Burkina Faso : l’économiste Christophe Dabiré nommé Premier ministre

Christophe Dabiré a été nommé Premier ministre par le président Roch Marc Christian Kaboré. Il prend la suite de Paul Kaba Thieba, qui a récemment présenté sa démission ainsi que celle de son gouvernement. L'économiste aura la lourde tâche de conduire un exécutif confronté à un contexte sécuritaire et économique délicat.

Roch Marc Christian Kaboré aura déjoué tous les pronostics. Après plusieurs jours de rumeurs sur les réseaux sociaux, l’identité du successeur de Paul Kaba Thieba – qui a présenté sa démission ainsi que celle de son gouvernement le 18 janvier – a été dévoilée sur la télévision nationale, le 21 janvier. À la surprise générale, le chef de l’État a choisi un économiste expérimenté pour conduire l’action gouvernementale : Christophe Joseph Marie Dabiré.

« J’ai confié à Christophe Dabiré la mission de conduire le gouvernement », a écrit Roch Marc Christian Kaboré sur Twitter, lui adressant par ailleurs « tous [ses] vœux de succès dans ses fonctions de Premier ministre ».

Un profil « intéressant »

Plusieurs fois ministre sous Blaise Compaoré, le nouveau Premier ministre sexagénaire avait notamment été commis au département de la Santé (de 1992 à 1997) et de l’Enseignement supérieur. Élu député sous la bannière du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) alors au pouvoir (1997-2002), puis également de 2002 à 2007, il avait été promu Commissaire chargé du Commerce de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) jusqu’en 2017.

Sa nomination incarne l’espoir d’un renouveau pour l’intérêt du Burkina Faso

« C’est un économiste d’un certain âge qui a l’avantage de la connaissance du terrain et de la sagesse. Sa nomination incarne l’espoir d’un renouveau pour l’intérêt du Burkina Faso », décrypte un cadre du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), le parti au pouvoir.

« Le profil du nouveau Premier ministre est intéressant et prouve que le président veut continuer dans la gestion économique. Il faut maintenant voir quelles nominations politiques suivront dans la composition du gouvernement », glisse un proche du chef de l’État.

Des défis sécuritaire et économique

La nomination de Christophe Dabiré intervient trois jours après la démission de Paul Kaba Thieba, ainsi que celle de son gouvernement, acceptée par le président Roch Marc Christian Kaboré. Décrit par ses compagnons comme un homme politique averti et un technocrate modéré, il aura fort à faire à la tête du gouvernement. Relance économique, grogne des fonctionnaires et surtout lutte contre le terrorisme feront partie des priorités de la nouvelle équipe.

Depuis l’élection de Kaboré en novembre 2015, la question sécuritaire a rapidement été primordiale avec la première attaque jihadiste à Ouagadougou (30 morts), peu après sa nomination. Les attaques, présentes dans le nord du pays début 2015, se sont étendues à une large partie du territoire, devenant de plus en plus fréquentes et meurtrières.

Au total, les attaques contre les forces de sécurité et de défense ont fait près de 300 victimes. En dépit des critiques virulentes de l’opposition et même d’une frange de la majorité présidentielle, Paul Kaba Thieba avait cependant été reconduit deux fois à la tête du gouvernement après des précédents remaniements.

Dans un contexte d’explosion de la masse salariale – qui a bondi de 334,36 milliards de francs CFA en 2013 à plus de 700 milliards de F CFA l’an dernier -, le gouvernement de Christophe Dabiré devra également relancer l’économie et maîtriser l’équilibre budget. À commencer par l’investissement public, qui accuse une baisse de 5% à 258,725 milliards de F CFA dans le budget 2019.

Source : jeuneafrique.com

 

Présidentielle en Algérie : le général à la retraite Ali Ghediri annonce sa candidature

Le général à la retraite Ali Ghediri a indiqué samedi qu'il comptait se présenter à l'élection présidentielle en Algérie prévue le 18 avril, devenant le premier prétendant à se déclarer depuis l'annonce officielle de la date du scrutin.

Promu général en 2000, M. Ghediri, 64 ans, a été directeur des ressources humaines du ministère de la Défense pendant une dizaine d’années jusqu’à sa retraite en 2015.

Vendredi, la présidence de la République a fixé l’élection présidentielle au 18 avril.

M. Ghediri a dit, dans communiqué, vouloir « une remise en cause, sans tabous, de l’ordre établi », et précisé s’inscrire « dans le cadre d’un projet novateur ».

« Sursaut salutaire »

« Le clanisme et la prédation ont érigé le régime politique en oligarchie », a-t-il dénoncé. « Face à cette situation qui menace l’existence et la cohésion nationales, un sursaut salutaire est possible », a-t-il promis.

Le général s’est récemment fait remarquer par des déclarations dans la presse qui lui ont valu une sévère mise en garde du ministère de la Défense, qui a souligné l’obligation de réserve à laquelle sont astreints les militaires.

Le mandat du président Bouteflika, à la tête de l’Algérie depuis 1999, expire le 28 avril prochain. Son camp l’appelle depuis plusieurs mois à se représenter pour un cinquième mandat, mais M. Bouteflika, 81 ans, n’a pour l’heure pas fait part de ses intentions. Il a jusqu’au 4 mars pour le faire.

Source : jeuneafrique.com

 

Présidentielle en RDC : l’Union africaine annule in extremis sa mission à Kinshasa

L'Union africaine a annulé sine die sa mission prévue lundi 21 janvier en République démocratique du Congo (RDC), après la proclamation par la Cour constitutionnelle congolaise de la victoire de l'opposant Félix Tshisekedi à la présidentielle.

L’information a d’abord été confirmée « off the record » à Jeune Afrique ce dimanche, depuis le Rwanda, où Moussa Faki, le président de la Commission de l’Union africaine, avait fait escale, samedi 19 janvier, après avoir assisté à l’investiture du président malgache Andry Rajoelina.

L’organisation panafricaine vient d’officialiser dans un communiqué la décision de reporter sine die la visite d’une délégation de haut niveau prévue à Kinshasa le 21 janvier. Cellec- devait être conduite par le Rwandais Paul Kagame, président en exercice de l’UA, et par le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki.

Jeudi, à Addis Abeba, plusieurs chefs d’État et de gouvernement, réunis à huis clos, avaient appelé à la « suspension » des résultats électoraux fournis par la Ceni, à leurs yeux entachés de « sérieux doutes ». Selon nos informations, ils devaient proposer à Joseph Kabila l’alternative suivante : soit la Ceni proclame la victoire de Martin Fayulu ; soit une nouvelle élection inclusive devra se tenir, organisée par une personnalité consensuelle, à laquelle les opposants exilés seraient autorisés à concourir.

Premières félicitations pour Tshisekedi

La proclamation par la Cour constitutionnelle de la victoire de Félix Tshisekedi, dans la nuit de samedi à dimanche, semble avoir changé la donne.

Alors que Martin Fayulu a appelé la communauté internationale à ne pas reconnaître le président Tshisekedi, ce dernier a reçu les premières félicitations de dirigeants africains. La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a ainsi plaidé pour le « respect » de la « souveraineté » de la RDC. Outre l’organisation de l’Afrique australe, les présidents Uhuru Kenyatta (Kenya), John Pombe Magufuli (Tanzanie) et Pierre Nkurunziza (Burundi) ont également félicité Félix Tshisekedi sur Twitter.

Le vainqueur reconnu par la Cour constitutionnelle a par ailleurs reçu, ce dimanche, les félicitations de l’Afrique du Sud. « Le président Cyril Ramaphosa a félicité M. Félix Tshisekedi Tshilombo », annonce ainsi un communiqué de la présidence sud-africaine, appelant « toutes les parties prenantes en RDC à respecter la décision de la Cour constitutionnelle ».

La Commission de l’Union africaine indique quant à elle dans son communiqué qu’elle « prend note de la proclamation [des résultats] définitifs des élections présidentielle, législatives et provinciales », appelant « tous les acteurs concernés » à œuvrer à « la préservation de la paix et de la stabilité ainsi qu’à la promotion de la concorde nationale ».

Apaisement

De son côté, le président officiellement élu a cherché l’apaisement. « Ce n’est pas la victoire d’un camp contre un autre », a-t-il déclaré dans une vidéo. « Demain, le Congo que nous allons former ne sera pas un Congo de la division, de la haine et du tribalisme. Ce sera un Congo réconcilié, un Congo fort, un Congo tourné vers le développement, son développement, dans la paix et la sécurité pour tous. […] Au travail ! »

Source : jeuneafrique.com

 

RDC : Martin Fayulu s’autoproclame « seul président légitime » du pays

Ses requêtes rejetées et la victoire de Félix Tshisekedi confirmée par la cour constitutionnelle avant le lever du soleil, l'opposant Martin Fayulu a dénoncé le 20 janvier, un « coup d'État constitutionnel » annonçant qu'il se considère désormais comme « le seul président légitime » de la RDC.

Quelques minutes après l’arrêt de la haute cour, l’opposant a convoqué la presse dans son hôtel, proche de la résidence présidentielle, dans la commune de Gombe.

« Par cet arrêt, la Cour constitutionnelle vient, une fois de plus, de confirmer qu’à l’instar de la Ceni, elle est au service d’un individu et d’un régime dictatorial qui ne respecte ni les lois de la république ni les règles les plus élémentaires de la démocratie et de la morale », a lancé l’opposant qui espérait obtenir de la cour le recomptage manuel des voix.

« Ce n’est ni plus ni moins un coup d’État constitutionnel, car il porte à la magistrature suprême un non élu (…) je me considère désormais comme le seul président légitime de la République démocratique du Congo », a-t-il ajouté, entouré de ses proches et de quelques jeunes militants.

Appel à la communauté internationale

Après avoir demandé aux Congolais de « ne pas reconnaître tout individu qui se prévaudrait illégitimement de cette qualité ni obéir aux ordres qui émaneraient de lui », M. Fayulu a appelé ses compatriotes à organiser « des manifestations pacifiques sur toute l’étendue du territoire national » pour protester contre la décision de la Cour constitutionnelle.

À la communauté internationale, le perdant a demandé de « ne pas reconnaître un pouvoir qui n’a ni légitimité ni qualité légale pour représenter le peuple congolais ».

Par la publication des résultats définitifs, Kinshasa passe outre l’appel de l’Union africaine qui a émis de « sérieux doutes » sur les résultats publiés le 10 janvier dernier par la Ceni.

L’Union africaine avait demandé à la Cour de suspendre la publication de sa décision finale pour donner une chance à la mission de bons offices que l’organisation projette d’envoyer à Kinshasa le 21 janvier.

Cette délégation devrait être conduite par le président en exercice de l’organisation, le Rwandais Paul Kagame, le chef de la commission de l’UA Moussa Faki Mahamat et quelques chefs d’État dont le Sud-Africain Cyril Ramaphosa.

Nationalisation de « frustrations personnelles »

Dans le camp du président sortant Joseph Kabila où l’on digère la défaite d’Emmanuel Ramazani Shadary (23 %), le verdict de la haute cour fait l’unanimité. La réaction de Fayulu est, en réalité, « l’expression du désarroi d’un leader qui n’a rien de démocratique. C’est en réalité un leader autocratique qui voudrait par ces appels punir le peuple », a réagi le porte-parole de la majorité présidentielle, Alain Atundu , joint par Jeune Afrique.

« Il exprime ses frustrations personnelles qu’il voudrait nationaliser pour leur donner une connotation faussemSent démocratique », a ajouté le dernier porte-parole du régime Kabila, qui considère que la défaite de son camp « n’est pas totale » . Et pour cause : « Nous avons 350 députés, nous sommes toujours dans le jeu de la gouvernance ».

L’élection de Félix Tshisekedi matérialise la première passation pacifique du pouvoir depuis l’indépendance de la RDC en 1960. Sauf changement de dernière minute, le cinquième président de la RDC, sera investi mardi 22 janvier.

Source : jeuneafrique.com

 

Présidentielle en RDC : la Cour constitutionnelle confirme la victoire de Félix Tshisekedi

Alors que plusieurs chefs d'État africains lui demandaient de surseoir à sa décision, la Cour constitutionnelle de la RDC a confirmé, dans la nuit, la victoire de l'opposant Félix Tshisekedi à la présidentielle.

La Cour constitutionnelle congolaise n’aura pas attendu l’arrivée des chefs d’État africains à Kinshasa, prévue ce lundi 21 janvier. Elle a en effet prononcé, dans la nuit de samedi à dimanche, son arrêt sur les contentieux électoraux, alors qu’un mini-sommet de haut-niveau, organisé 48 heures plus tôt à Addis Abeba, appelait à « la suspension de la publication des résultats définitifs de la présidentielle » du 30 décembre.

Après plusieurs heures de délibéré, la Cour constitutionnelle a confirmé la victoire de l’opposant Félix Tshisekedi. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) l’avait crédité de 38, 57 % des suffrages exprimés contre 34, 83 % pour Martin Fayulu, l’autre opposant, candidat de la coalition Lamuka (« Réveille-toi ! », en lingala).

« Proclame élu à la majorité simple président de la République M. Félix Tshisekedi», a ainsi annoncé  Benoît Lwamba Bintu, le président de la Cour constitutionnelle.

Moyens non fondés

Rejetés pour la plupart, ou jugés très généraux ou non soutenus par des preuves, autrement dit « non fondés »,  les trois moyens – deux principaux et un subsidiaire – présentés par les avocats de Martin Fayulu n’ont pas convaincu les juges. Ils consistaient en la dénonciation de la « violation de la loi électorale », de la « non prise en compte des résultats affichés devant les bureaux de vote » et de « l’exclusion » des citoyens de Beni, Butembo et Yumbi du scrutin présidentiel.

Félix Tshisekedi est le nouveau président de la République. Il faut s’y habituer

Le camp de Martin Fayulu attendait de la Cour constitutionnelle, entre autres, l’annulation des « résultats erronés » mais aussi la décision d’ordonner le recomptage manuel des voix bureau de vote par bureau de vote, centre de vote par centre de vote et circonscription par circonscription. En vain.

Après cette décision de la Cour constitutionnelle, une question se pose : les chefs d’État africains qui avaient prévu de venir à Kinshasa ce 21 janvier maintiendront-ils leur projet ? « Félix [Tshisekedi] est le nouveau président de la République. Il faut s’y habituer », a simplement commenté un proche de Joseph Kabila, le chef de l’État sortant.

Source : jeuneafrique.com

 

Madagascar : Andry Rajoelina a prêté serment

Ce 19 janvier, Andry Rajoelina est (re)devenu officiellement le Président de la République de Madagascar. Lors de la cérémonie d’investiture, il a rappelé ses engagements à développer rapidement le pays.

Tout le stade se tient debout, silencieux, solennel. Dans les gradins, la mosaïque d’ombrelles et de drapeaux aux couleurs de Madagascar est statique, sous un soleil de plomb. Ce matin du 19 janvier, à 10h30, Andry Rajoelina gravit lentement les marches vers la tribune présidentielle, dans le stade de Mahamasina, au cœur de la capitale malgache, Antananarivo. En contrebas, les corps d’armée le saluent, épées face au visage.

Après quelques paroles protocolaires, l’homme de 44 ans, main levée et tournée vers son peuple, prête serment. Il devient officiellement le Président de la République de Madagascar. Le public éclate en applaudissements et en clameurs. Andry Rajoelina embrasse sa femme et ses enfants avant de signer les documents officiels et de recevoir les insignes du pouvoir, alors qu’une vingtaine de coups de canon retentissent dans l‘air.

Pour assister au spectacle, les gens se sont pressés dès 6 heures du matin, comme Jessy, 19 ans, étudiant en programmation informatique, qui confie à Jeune Afrique : « Le pays mérite Rajoelina. Je suis sûr qu’il m’aidera plus que ne l’aurait fait Ravalomanana. »

Chefs d’État et capitaines d’industries

Dans la tribune des officiels, se trouvaient beaucoup de personnalités politiques importantes pour le parti du nouveau président, le Mapar, comme les députés Tinoka Roberto, et Ninah, mais aussi des capitaines d’industries proches de Rajoelina depuis de longues années, comme Mamy Ravatomanga, PDG de Sodiat, et Naina Andriantsitohaina, président du conseil d’administration de la Banque malgache de l’océan Indien qui fut le coordinateur de la campagne de Rajoelina. Hassanein Hiridjee, le PDG du groupe Axian, était aussi au rendez-vous..

L’opposition politique était représentée notamment par le ministre de l’Industrie, fidèle à Ravalomanana, Guy Rivo Randrianarisoa, qui avait appelé, début janvier, à l’arrêt des « violences » contre les manifestants qui contestaient les chiffres des élections.

Les trois anciens chefs d’État, Didier Ratsiraka, Hery Rajaonarimampianina et Marc Ravalomanana assistaient au spectacle depuis la tribune présidentielle, avec, derrière eux, Norbert Lala Ratsirahonana, l’éternel conseiller, qui a successivement accompagné « Marc », « Andry », « Hery », puis « Andry » de nouveau. Dans cette tribune avait aussi pris place Alphonse Maka, le président du conseil de réconciliation malgache, très impliqué dans l’unité nationale.

Tout proches étaient installés les autres chefs d’État invités pour l’occasion : le présidents du Ghana, Nana Akufo-Addo, le président de la Guinée, Alpha Condé, le président de la Namibie et président en exercice de la SADC, Hage Geingob, le président de la Zambie, Edgar Lungu, le président de l’Union des Comores, Azali Assoumani.

Ont aussi répondu présent le vice-président de la Côte d’Ivoire, Daniel Kablan Duncan, l’ancien président du Mozambique et de l’Union africaine, Joaquim Chissano, le vice-président des Seychelles, Vincent Meriton et l’ancien président français Nicolas Sarkozy. Ce dernier a d’ailleurs eu tout loisir de discuter avec ses voisins de table, Andry Rajoelina et Alpha Condé, la veille, dans le salon panoramique de l’hôtel Carlton, lors d’un dîner avec tous les présidents.

Appel à l’unité

Dans le stade, l’envoyé officiel de la France, le secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères Jean-Baptiste Lemoyne, se tenait avec les autres VIP, dans les gradins. La France était aussi représentée par le président Région de La Réunion, Didier Robert. En tout, 35 pays et organismes internationaux ont envoyé des représentants.

Prenant la parole après son investiture officielle, Andry Rajoelina a salué les trois ex-présidents présents et dit un mot en mémoire du président défunt, Albert Zafy. Il a félicité la Ceni pour « l’accomplissement de sa mission cruciale », et salué la « droiture et la neutralité » de la HCC. « Comme un bateau à voiles, le peuple malagasy vacille, tangue, mais jamais il ne sombre. Vous tous, je vous conduirai à bon port, le port du développement, de l’émergence et de la réussite. Nous allons rétablir la fierté nationale. »

Il a insisté sur ses engagements pour développer le pays. « On me surnomme TGV. Seul, je marche vite, mais ensemble nous irons loin. J’ai besoin de chaque force vive de la nation. (…) Le projet de la nouvelle ville sera la vitrine de l’océan Indien. Un projet symbolique qui sortira de terre cette année même. »

Andry Rajoelina a aussi rappelé le caractère particulier de l’endroit. L’enceinte de Mahamasina -littéralement, « qui rend sacré »- contient en effet une roche importante dans des croyances traditionnelles. Le premier président de Madagascar, Philibert Tsiranana, a proclamé l’indépendance sur cette même pierre, le 26 juin 1960. C’est aussi dans cette plaine de Mahamasina, avant la construction du stade, que fut couronné le roi Radama II en 1861.

Le futur gouvernement attendu pour le début de semaine

À l’issue d’un défilé et d’une revue militaire qui ont clôturé la cérémonie, les officiels se sont tous dirigés vers une imposante réception au palais présidentiel d’Iavoloha : un repas aux 2 200 invités. C’est là que, la veille, le président sortant Hery Rajaonarimampianina avait officiellement passé les pouvoirs à Andry Rajoelina, après s’être entretenu une quarantaine de minutes à huis clos avec lui. Immédiatement après la fin de la cérémonie, le staff de la présidence avait décroché le portrait de « Hery » du mur…

Dans l’après midi de ce samedi, le gouvernement Ntsay a démissionné. « Mais, comme cela se fait toujours à Madagascar, les ministres restent en place pour expédier les affaires courantes jusqu’à la nomination du nouveau gouvernement qui devrait tomber d’ici à mercredi prochain », explique à Jeune Afrique Lalatiana Rakotondrazafy, collaboratrice proche de Rajoelina et directrice générale de Free FM.

Après l’investiture, Jean-Baptiste Lemoyne et Didier Robert ont encouragé à « conforter » les liens entre la France et Madagascar. Quant à Marc Ravalomanana, après l’investiture, il a pris son temps pour rejoindre sa voiture, un sourire toujours accroché aux lèvres. Évoquant le déroulement pacifique des élections, il a déclaré : « Les autres chef d’État africains devraient prendre exemple sur Madagascar. »

Source : jeuneafrique.com

 

Benyamin Nétanyahou au Tchad : les enjeux d’une visite inédite

Benyamin Nétanyahou au Tchad : les enjeux d’une visite inéditeLe Monde Afrique - Promesse tenue. Après une visite sans précédent en Israël du président tchadien Idriss Déby, fin novembre 2018, Benyamin Nétanyahou avait promis de faire le déplacement à N’Djamena.

Ce sera chose faite dimanche 20 janvier. Outre l’échange de bons procédés, ce déplacement pourrait être l’occasion pour les deux pays de rétablir leurs relations diplomatiques, interrompues en 1972. Pays à majorité musulmane (55 %), le Tchad avait des contacts réguliers, en coulisses, avec l’Etat hébreu.

« Nos relations spéciales se sont poursuivies tout le temps », avait ainsi reconnu Idriss Déby lors de sa visite « historique » à Jérusalem. Le fait d’assumer une reconnaissance mutuelle pleine corroborerait par ailleurs le discours officiel israélien, selon lequel la question palestinienne est devenue secondaire aux yeux du monde.

Les deux autres pays de la région, avec lesquels Israël espère établir des relations similaires, sont le Mali et le Niger.

Développer la coopération sécuritaire


Cette visite du premier ministre israélien est directement gérée Meir Ben-Shabbat, le chef du Conseil de sécurité nationale, le ministère des affaires étrangères étant ainsi une nouvelle fois mis sur la touche dans une affaire sensible. La raison en est sans doute le soutien militaire apporté, en équipements, par l’Etat hébreu aux autorités tchadiennes. Celles-ci ont des soldats déployés sur plusieurs fronts : au nord contre une nouvelle rébellion à la frontière libyenne, au sud-ouest contre les insurgés islamistes nigérians de Boko Haram« ces derniers mois, la situation est redevenue alarmante », constate un officier tchadien de haut rang, impatient de voir prospérer cette nouvelle collaboration israélo-tchadienne.

« Nous avons déjà reçu du matériel et des conseillers israéliens, mais il fallait tenir cela secret. Maintenant, nous allons pouvoir traiter officiellement », précise cet officier. De bonne source, depuis au moins 2016, des discussions se sont tenues à l’ambassade du Tchad à Paris entre responsables des services de renseignements des deux pays, Mossad et Agence nationale de sécurité, afin de développer leur coopération sécuritaire.

En juillet 2016, M. Nétanyahou avait effectué une tournée inédite en Afrique de l’Est, visitant l’Ouganda, le Kenya, le Rwanda et l’Ethiopie. Le premier ministre développe la même stratégie sur le continent africain qu’au Moyen Orient, avec les pays du Golfe. Il essaie d’identifier les convergences d’intérêts, notamment sur le plan sécuritaire, et les menaces communes (terrorisme islamiste, expansion iranienne, etc.). Dans le cas du Tchad, Israël voit aussi l’intérêt de ce rapprochement dans sa quête d’un poste d’observateur au sein de l’Union africaine (UA). Le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, est un ancien premier ministre du Tchad.

Dans le domaine des relations internationales, même les adversaires de M. Nétanyahou reconnaissent son habilité et son expérience. Elles lui ont permis à la fois d’établir une proximité incomparable avec l’administration Trump, une relation soutenue avec Vladimir Poutine, ainsi que des échanges inédits avec la Chine et l’Inde. Dans le cadre de cette extension de la surface diplomatique israélienne, l’Afrique est un continent important. Il s’agit d’y exporter les technologies israéliennes, par exemple en agriculture (irrigation), ainsi que les équipements de surveillance et les armements. Mais l’objectif est aussi de briser l’alignement historique du continent en faveur des Palestiniens dans les grandes enceintes multilatérales, comme à l’Assemblée générale de l’ONU.

Multiplier les alliances


Benyamin Nétanyahou compte utiliser la politique étrangère comme un argument de campagne, alors que le pays se trouve à trois mois d’un scrutin national anticipé. Cet argument comptera dans la dernière ligne droite, en mars, lorsque les électeurs seront amenés à comparer le profil des principaux candidats au poste de premier ministre.

Prétendant à un cinquième mandat, M. Nétanyahou veut s’imposer comme un profil rassurant et familier, le seul doté de la carrure d’homme d’Etat. Deux rendez-vous devraient y contribuer. Il se rendra aux Etats-Unis fin mars pour participer à la conférence de l’Aipac, l’organisation pro-israélienne de droite. Il devrait aussi recevoir le président brésilien Jair Bolsonaro, à quelques jours du scrutin du 9 avril, en espérant que ce dernier annoncera le transfert de l’ambassade de son pays vers Jérusalem.

Après vingt-huit années à la tête du Tchad, Idriss Déby, lui, ne se soucie guère des problèmes de réélection. En revanche, s’il est une pièce centrale de la politique française au Sahel, le président tchadien a toujours pris soin de multiplier les alliances pour consolider son pouvoir. Quelques jours avant Benjamin Nétanyahou, Giuseppe Conte, le chef du gouvernement italien, était à N’Djamena.

Au sujet de la venue du premier ministre israélien, un général tchadien fait part d’une inquiétude rarement exprimée dans ce type de milieu : « La présidence a de plus en plus de mal à empêcher les critiques sur les réseaux sociaux, dit-il. Or, les Israéliens sont très bons dans les technologies qui permettent de contrôler Internet. Cette visite risque donc de diminuer encore la liberté d’expression au Tchad. »

Par Piotr Smolar et Cyril Bensimon
Source : Le Monde Afrique (France)

 

 

Algérie : l’élection présidentielle aura lieu le 18 avril 2019

Algérie : l’élection présidentielle aura lieu le 18 avril 2019 Jeune Afrique - Le président a convoqué le vendredi 18 janvier le corps électoral pour la tenue du scrutin présidentiel qui aura lieu le jeudi 18 avril prochain, a indiqué un communiqué de la présidence algérienne. Fin du suspense.

L’élection présidentielle aura finalement lieu le jeudi 18 avril 2019 en Algérie. « En application de l’article 136 de la loi organique relative au régime électoral, Monsieur Abdelaziz Bouteflika, président de la République a pris ce jour [le vendredi 18 janvier, ndlr], un décret présidentiel convoquant le corps électoral pour l’élection présidentielle qui se déroulera le jeudi 18 avril 2019 », précise le communiqué repris par l’agence officielle APS.

La veille, le gouvernement algérien avait commencé à préparer les esprits en expliquant que l’administration était prête pour l’organisation du scrutin présidentiel. « L’expérience de l’administration centrale ou locale la rend apte à fournir tous les moyens humains et matériels pour organiser cette élection lorsque le président de la République aura décidé de convoquer le corps électoral », affirmait le ministre de l’Intérieur au cours d’une conférence de presse.

La convocation du corps électoral va permettre de lancer officiellement la course à cette présidentielle si particulière. Selon la réglementation, les prétendants doivent déposer leurs dossiers de candidature au plus tard le 4 mars prochain devant le Conseil constitutionnel.

Fin aux rumeurs

L’annonce présidentielle met ainsi un terme aux spéculations sur la date de l’organisation de cette élection, et à celles faisant état du report de l’élection présidentielle pour laisser place à une période de transition.

Depuis plusieurs semaines, des rumeurs laissaient également entendre que le président algérien était tenté de soumettre un projet de révision constitutionnelle avant l’échéance présidentielle afin de créer un poste de vice-président.

Flou autour de la candidature de Bouteflika

Âgé de 81 ans, très malade, le chef de l’État apparaît peu en public mais entretient le silence sur ses intentions futures. Ses partisans et ses soutiens le prient de briguer un cinquième mandat, en dépit de son état de santé, au nom de la continuité et de la stabilité.

Les partis de l’opposition ont déjà dénoncé à maintes reprises l’idée que Bouteflika puisse se représenter en avril prochain au motif que son état de santé ne lui permet ni de faire une campagne électorale ni d’assumer pleinement ses fonctions. Sauf surprise, le président sortant ne devrait pas rompre le silence sur son avenir avant courant février.

Lors de l’élection présidentielle de 2014, Abdelaziz Bouteflika avait attendu le 22 février pour annoncer sa candidature pour un quatrième mandat.

Source : jeuneafrique.com