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Politique en Afrique

Tchad : La France est intervenue pour éviter "un coup d'Etat" selon Le Drian

Tchad : La France est intervenue pour éviter RFI - «La France est intervenue militairement au Tchad pour éviter un coup d'État». C'est ce qu'a déclaré hier, mardi 12 février, Jean-Yves Le Drian.

Le chef de la diplomatie française s'exprimait lors de la séance des questions d'actualité à l'Assemblée nationale. C'est la 1ère fois que les autorités françaises parlent de coup d'État à propos de l'intervention de la semaine dernière. Rappelons que des avions de l'opération française Barkhane ont bombardé, au Tchad, pendant plusieurs jours, une colonne de l'UFR, le groupe rebelle de Timane Erdimi.

Interpellé hier à l'Assemblée nationale par le député Jean-Michel Clément du groupe Libertés et Territoires, Jean-Yves Le Drian est notamment revenu sur le contexte dans lequel le gouvernement a décidé d'employer la force armée contre la rébellion de l'UFR.

Pour le ministre des Affaires étrangères, il s'agissait d'empêcher un « coup d'Etat ». « Il y a eu une attaque d’un groupe rebelle venu du Sud libyen, qui est déstabilisé, pour prendre le pouvoir par les armes à Ndjamena et le président Déby nous a demandé par écrit une intervention pour éviter ce coup d’Etat venu du Sud libyen et pour protéger son propre pays.

Ceci est tout à fait conforme au droit international et le Premier ministre en a informé le président du Sénat et de l’Assemblée nationale ».


Jean-Michel Clément dénonce un « mélange des genres »

A la sortie de cette réunion des questions au gouvernement, le député Jean-Michel Clément (du groupe Libertés et Territoires) n'était pas vraiment satisfait par la réponse du ministre. Il questionne notamment la doctrine avancée pour justifier l'intervention française. « Réponse habile, mais elle ne correspond pas, bien évidemment, à nos attentes. La vraie question, quand même, qui est posée derrière - vous l’avez compris -, c’était de connaître les vraies intentions de l’intervention de la France, nous explique Jean-Michel Clément.

Je ne comprends pas bien que l’on ait d’un côté une force G5 qui est censée coordonner les actions de défense dans cette région de l’Afrique et de l’autre côté qu’il y ait des initiatives individuelles de la part du pays qui est censé coordonner les opérations. Il y a un mélange des genres qui n’est pas très rassurant pour les pays dans lesquels nous sommes présents. J’ai presque envie de dire que ça nous rappelle un peu le passé où la France avait quelques interventions qui étaient faites au soutien de causes parfois discutables… »


Youssouf Hamid: il faut revoir les accords de coopération

Youssouf Hamid, le porte parole de l'UFR, dénonce lui plutôt « une ingérence ». Ce mercredi, Jean-Yves Le Drian doit être entendu par la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale. Youssouf Hamid espère que les parlementaires français vont jouer leur rôle. « Le fait de dire que le gouvernement tchadien a fait une demande d’intervention ne suffit pas ! Sur quelles bases elle est intervenue ?, interroge Youssouf Hamid. Le Parlement c’est le peuple... Et nous, on veut que le peuple français sache ce qui se passe ailleurs, en dehors de la France, ce que les militaires français faisaient à l’extérieur du pays. Est-ce que c’est des forces de maintien de la paix, des forces qui aident ici et là, ou bien, des forces d’ingérence dans les problèmes internes d’un pays bombardé ?

Donc il faut aller vers l’aspect juridique. Nous, ce qu’on attend des parlementaires français, c’est qu’ils revoient ces accords dits de coopération. Et puis, voir dans quelle mesure stopper toutes ces ingérences militaires. Ce qu’on leur demande c’est ça ! »


Jean-Yves Le Drian est ce mercredi en fin de journée, devant la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, où la question de l'intervention française sera une fois de plus évoquée par les députés.

Source : RFI

 

 

Sahara: Le Conseil de paix et de sécurité de l’UA dessaisi de la question

Sahara: Le Conseil de paix et de sécurité de l’UA dessaisi de la questionLe 32eme sommet de l’Union africaine, tenu à Addis-Abeba, a consacré la décision du Sommet africain de Nouakchott selon laquelle la question du Sahara marocain est traitée au niveau des Nations unies et que l’UA doit apporter son appui et son soutien au processus onusien, a affirmé le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita.

Ce soutien au processus onusien ne doit pas « créer un processus parallèle ou une littérature différente de celle des Nations Unies», a souligné M. Bourita, précisant dans une déclaration à la presse, que le sommet d’Addis-Abeba est le premier qui ne prend pas de décision sur la question du Sahara parce que les décisions sont prises à l’ONU, à New York.

C’est aussi le premier sommet dans lequel le rapport du Conseil de paix et de sécurité du l’UA ne contient aucune référence à la question du Sahara marocain, a ajouté le ministre.

«Le Conseiller juridique a statué que, sur la base de la décision du Sommet de Nouakchott, des documents juridiques de référence de l’UA et de l’acte constitutif de l’UA, le Conseil de paix et de sécurité du l’UA ne peut d’aucune manière au niveau des ambassadeurs et des ministres, aborder, citer ou se référer à la question du Sahara marocain », a souligné Nasser Bourita.

Il s’agit là d’une clarification juridique importante pour mettre fin à tout débat sur une interprétation de cette décision ou un détournement de ses dispositions pour ressaisir le Conseil de paix et de sécurité de l’UA de cette question, a souligné M. Bourita.

Le sommet d’Addis-Abeba a consacré l’alignement progressif mais réel de l’Union africaine sur les dispositions et la littérature des Nations unies sur la question du Sahara marocain. «Aujourd’hui tous les documents ont été nettoyés, ceux sur les droits de l’Homme, les réfugiés et les questions politiques», a-t-il dit.

Pour ce qui est de la question des réfugiés, le Maroc a introduit dans les débats le besoin d’un recensement des réfugiés là où ils se trouvent et que la question du recensement et de l’identification des réfugiés, est un élément clé pour la quantification de l’aide et pour également avoir une idée précise de la réalité dans les camps des réfugiés et avoir aussi une position précise par rapport à la volonté réelle des réfugiés, a indiqué M. Bourita.

«C’était un débat nécessaire pour que tout ce qui se dit par rapport aux camps de Tindouf en Algérie, soit également abordé ici à Addis-Abeba», a insisté le ministre.

Source : Labass (Maroc)

Venezuela: deux projets de résolution s'opposent au Conseil de sécurité

mediaLes Etats-Unis ont proposé au Conseil de sécurité un projet de résolution sur le Venezuela, l'appelant à faciliter une aide humanitaire internationale et à s'engager vers un scrutin présidentiel, un texte qui a suscité une contre-proposition de la Russie, selon des diplomates.

Le projet américain obtenu samedi par l'AFP exprime « le plein soutien » du Conseil à l'Assemblée nationale vénézuélienne, « seule institution démocratiquement élue au Venezuela ».

En soulignant une « profonde préoccupation devant la violence et le recours excessif à la force par les unités de sécurité vénézuéliennes contre des manifestants pacifiques et non armés », le texte appelle « à un processus politique conduisant à une élection présidentielle libre, juste et crédible ».

Le projet de Washington demande aussi au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, « d'utiliser ses bons offices » pour obtenir un tel processus électoral.

Il insiste enfin sur la nécessité d'éviter une « détérioration supplémentaire » de la situation humanitaire et « de faciliter l'accès et la livraison d'une aide pour tous ceux qui en ont besoin » dans le pays.

Poursuite des négciations

A ce stade, aucune date n'a encore été avancée par Washington pour une mise au vote du texte américain et les négociations se poursuivent, selon un diplomate. Selon un autre diplomate, si un scrutin est organisé, la Russie, soutien du président Nicolas Maduro et qui accuse les Etats-Unis d'appuyer un « coup d'Etat » au Venezuela, utilisera son droit de veto.

Vendredi, Moscou a proposé à ses 14 partenaires au Conseil de sécurité un « texte alternatif » à celui des Etats-Unis, selon des sources diplomatiques.

Le texte obtenu samedi par l'AFP exprime « l'inquiétude » du Conseil face « aux menaces de recourir à la force contre l'intégrité territoriale et l'indépendance politique » du Venezuela. Il critique aussi « les tentations d'intervenir dans des sujets qui relèvent principalement d'affaires intérieures » à ce pays.

Le projet russe appelle à « un règlement de la situation actuelle [...] via des moyens pacifiques » Il apporte aussi son soutien à « toutes les initiatives visant à trouver une solution politique entre les Vénézuéliens, dont le Mécanisme de Montevideo », sur la base d'un dialogue national.

Source : RFI

 

Présidence de l'Union africaine: après Paul Kagame, voilà Abdel Fattah al-Sissi

L’Union africaine (UA), réunie en sommet, tourne la page Kagame et ouvre un chapitre égyptien. Le président rwandais cède, ce dimanche 10 février, la direction tournante de l’Union africaine à son homologue égyptien. Le 32e sommet de l’Union africaine s’est ouvert à Addis-Abeba avec le traditionnel discours du président de la Commission de l’Union africaine.

Avec notre envoyée spéciale à Addis-Abeba, Léa-Lisa Westerhoff

C’est un discours en forme d’encouragement aux Etats africains à poursuivre sur la voie du multilatéralisme. D’emblée, Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’UA, est revenu sur les crises qui secouent le continent africain.

Il est revenu d’abord sur l’une des plus anciennes, le Sahara occidental, mais aussi sur la Centrafrique. Deux exemples pour lesquels l’Union africaine « a un rôle à jouer », a martelé Moussa Faki. Il a ainsi salué l’accord de paix sur la Centrafrique signé, cette semaine, à Khartoum sous la présidence soudanaise. Il a aussi annoncé la tenue d’une réunion sur le Sahara occidental, à Addis-Abeba, prévue mardi.

Le « salut » dans le multilatéralisme

A l’heure où le multilatéralisme subit des coups de boutoir sans précédent, « c’est là qu’est notre salut », a insisté Moussa Faki Mahamat dans ce discours.

Etait-ce un message au nouveau président qui doit prendre la tête de l’Union africaine ce dimanche, l’Egyptien Abdel Fattah al-Sissi ? Peut-être car beaucoup ici craignent que cette présidence égyptienne ne marque un coup d’arrêt aux multiples réformes initiées par le Rwandais Paul Kagame comme par exemple les taxes sur les importations ou encore des commissaires nommés par le président de la Commission... Ces réformes ont fait parfois grincer des dents les poids lourds du continent, comme l’Egypte.

Manque deux ratifications pour la zone de libre-échange

Ce dimanche matin en tout cas, à huis clos, les chefs de l’Etat ont débattu une nouvelle fois de la mise en place d’une zone de libre-échange sur le continent. Ils ont fait le compte des ratifications, une vingtaine. Il en manque deux encore pour que ce projet entre en vigueur mais le président égyptien s’est d’ores et déjà engagé à le poursuivre.

Source : RFI

 

Algérie : Abdelaziz Bouteflika officiellement candidat à un 5e mandat

Le président algérien « annonce sa candidature à la présidentielle d’avril 2019 », a fait savoir l’Agence de presse officielle ce dimanche. Abdelaziz Bouteflika doit adresser un « message à la nation » dans la journée.

« Le président Abdelaziz Bouteflika annonce sa candidature à la présidentielle d’avril 2019 dans un message adressé à la nation et qui sera diffusé par l’APS ce dimanche », a fait savoir Algérie Presse Service, l’agence de presse d’Etat algérienne.

Une « conférence nationale inclusive » en cas d’élection

Le détail de ce message n’a pour l’heure pas été communiqué, mais l’APS évoque l’intention de Bouteflika, s’il est élu en avril prochain, d’engager « dès cette année » une « conférence nationale inclusive » dont les objectifs seraient «  l’élaboration d’une plateforme politique, économique et sociale » et de « proposer un enrichissement de la Constitution ».

Samedi 9 février, lors d’un meeting qui a réunis plusieurs milliers de personnes à la Couple-du-5-Juillet, sur les hauteurs d’Alger, le coordinateur provisoire du FLN, Mouad Bouchareb,  avait invité le chef de l’Etat à briguer un cinquième mandat. « En votre nom, et par devoir de gratitude, je suis honoré d’annoncer que le FLN présente comme candidat à la prochaine élection présidentielle le moudjahid Abdelaziz Bouteflika », a-t-il lancé à la tribune.

Source : jeuneafrique.com

 

ONU : le Sénégal est capable d’organiser des élections démocratiques

ONU : le Sénégal est capable d’organiser des élections démocratiquesLe représentant spécial du secrétaire général des nations unies pour l’Afrique de l’ouest et le Sahel Mohamed Ben Chambass a affirmé jeudi la capacité du Sénégal à organiser le 24 février des élections présidentielles « démocratiques et crédibles ».

Lors d’une conférence de presse consacrée à la situation sécuritaire dans la région Ben Chambass a déclaré que le Sénégal demeurait l’un des pays de la région disposant d’un système électoral expérimenté capable d’organiser des élections crédibles, démocratiques et transparentes.

Selon le responsable onusien le processus est suffisamment rôdé pour permettre à tous les électeurs le 24 février de voter sans difficultés. Selon lui le peuple sénégalais est un peuple pacifique et que le Sénégal est le seul pays de la région à ne pas avoir connu de coup d’état à cause du caractère pacifique de son peuple.

En novembre dernier Ben Chambass avait émis l’espoir, lors d’un séjour à Dakar, que les élections présidentielles prévues dans certains pays de la région se passent dans de bonnes conditions, ajoutant que les autorités et les partis politiques qui y prennent part doivent prévenir toute tension lors de ces élections et d’organiser des scrutins apaisés, intégrés et crédibles.

Cinq candidats prennent part à ces élections du 24 février.

Il s’agit de l’actuel président, candidat à sa propre succession, Macky Sall (alliance BENNO BOCK YAKAR), l’ancien premier ministre Idrissa Seck (alliance REWMI , opposition), Ousmane Sanko (alliance PASTIF), le député El Hadj Issa Sall (parti unité et regroupement) et l’ancien ministre des affaires étrangères Madiké Niang (dissident du parti démocratique sénégalais)

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

Maroc : pourquoi l’ambassadeur du roi en Arabie saoudite est retenu à Rabat

Pour exprimer son exaspération face à des gestes jugés hostiles, l'ambassadeur du roi du Maroc en Arabie saoudite a été retenu à Rabat. Un rappel officieux qui révèle l'ampleur des tensions entre les deux pays.

Les nuages s’accumulent dans le ciel des relations entre le Maroc et l’Arabie saoudite. Mustapha Mansouri, ambassadeur du roi à Ryad, a confirmé que son département de tutelle lui a demandé de rester à Rabat jusqu’à nouvel ordre. Une décision qui n’a fait l’objet d’aucune communication de la part du département des Affaires étrangères.

« Rendre une telle décision officielle reviendrait à reconnaître un niveau de crise inédit entre les deux pays, explique à Jeune Afrique un connaisseur de la diplomatie chérifienne. En revanche, il n’est pas rare qu’un ambassadeur soit retenu dans son pays pour exprimer officieusement un mécontentement. »

D’ailleurs, même Mustapha Mansouri tend à minimiser la portée significative de cette vacance temporelle de son poste. « Les relations entre le Maroc et l’Arabie saoudite sont historiques et solides. Entre les pays, il est normal que des divergences ou des différends éclatent de temps en temps. Je suis sûr qu’il ne s’agit que d’une crise passagère et que les relations entre nos deux pays retrouvent leur cours normal », a-t-il déclaré au site d’information le360.ma.

Fritures sur la ligne Riyad-Rabat

À l’origine de cette nouvelle tension entre les deux royaumes, un reportage diffusé par la chaîne Al Arabiya, perçue par Rabat comme mettant en doute l’appartenance du Sahara au Maroc et présentant le Front Polisario comme « le représentant exclusif du peuple sahraoui ». Mais cette salve de ce média saoudien – réputé proche du pouvoir – n’est que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

La fraternité légendaire entre les deux pays a été mise à mal, surtout après que Mohamed Ben Salman a pris les commandes effectives du pays

2018 a été l’année de toutes les crises inavouées entre Rabat et Riyad. La décision du Maroc, en avril dernier, de suspendre sa participation à la coalition militaire au Yémen, n’a pas été du goût du royaume wahhabite. Idem pour la neutralité de Rabat dans le conflit entre le Qatar et les États du Golfe. Depuis, la fraternité légendaire entre les deux pays a été mise à mal, surtout après que le prince héritier Mohamed Ben Salman (MBS) a pris les commandes effectives du pays. Ce dernier a d’ailleurs choisi d’exclure le Maroc de sa tournée régionale, en novembre dernier, au grand soulagement de Rabat qui n’avait pas trop envie d’accueillir cet hôte, dont l’implication directe dans l’assassinat de Jamal Khashoggi tend à se confirmer.

Vote en défaveur du Maroc pour l’organisation du Mondial 2026, diffusion d’une carte du royaume amputée du Sahara lors d’une manifestation publique à Riyad, annulation des vacances annuelles habituelles de la famille régnante à Tanger… autant de gestes inamicaux, voire parfois hostiles à l’égard du Maroc, qui ont ponctué les relations entre les deux pays durant les douze derniers mois. Il semble bien loin le temps où Mohammed VI posait tout sourire à Paris pour un selfie avec le prince MBS

Source : jeuneafrique.com

Côte d’Ivoire : Guillaume Soro démissionne de la présidence de l’Assemblée nationale

La décision était attendue. Guillaume Soro a rendu sa démission le vendredi 8 février de son poste à la tête de l’Assemblée nationale ivoirienne, à l’issue d’une brève session extraordinaire qu'il avait convoquée. La fin d’un suspense qui a tenu en haleine de nombreux Ivoiriens.

« À cet instant précis, je rends ma démission du poste de président de l’Assemblée nationale », a déclaré le 8 février Guillaume Soro, du haut de la tribune de l’Assemblée nationale, d’un ton grave et solennel. Dans un discours bref, il est revenu sur les circonstances de cette démission qui était attendue depuis quelques jours, suite à son refus d’adhérer au Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP du président Alassane Ouattara).

« J’ai eu plusieurs rencontres avec le président de la République » au cours du mois de janvier, a expliqué Guillaume Soro. « Il a été question de mon positionnement idéologique par rapport au RHDP », a-t-il précisé.

« J’étais face à un dilemme »

« J’étais face à un dilemme. Trahir mes convictions, donc sauver un poste confortable, ou descendre de mon piédestal et rendre ma démission de mes fonctions, afin de pouvoir me regarder dans une glace », a encore expliqué l’ex-chef de la rébellion des Forces nouvelles.

C’est sous les applaudissements, y compris de la part de députés membres de la mouvance présidentielle, que les parlementaires ont accompagné leur ex-président, qui a aussitôt quitté l’Assemblée nationale. De fait, il avait déjà vidé ses bureaux et s’était déjà préparé à quitter ses fonctions.

Guillaume Soro n’a pas dévoilé ses futures ambitions, mais de nombreuses fuites provenant de son entourage font état de sa volonté de se porter candidat à la présidentielle de 2020. Ces derniers mois, ses relations entre le président Alassane Ouattara – son ancien mentor – et lui se sont considérablement dégradées, alors qu’il se rapprochait davantage d’Henri Konan Bédié, président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, ex-allié du Rassemblement des républicains – RDR, parti présidentiel). Ce dernier a lui aussi rompu avec Ouattara et a engagé son parti dans l’opposition.

Source : jeuneafrique.com

 

Mali : un mercato politique en faveur du Premier ministre fragilise Ibrahim Boubacar Keïta

Depuis quelques mois, des élus, notamment des députés de l’Assemblée nationale, convergent massivement vers le parti du Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, au détriment de celui du président Ibrahim Boubacar Keïta. De quoi créer des rumeurs sur des tensions entre les deux hommes.

Alors qu’il n’avait que quatre députés à l’Assemblée nationale, le parti du Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga se retrouve désormais avec plus de vingt députés à l’Assemblée. Fin 2018, au moins 17 députés ont migré en seulement deux mois vers son Alliance pour la solidarité au Mali-Convergence des forces patriotiques (Asma-CFP). Au Mali, ce phénomène appelé « transhumance politique » est courant, mais ce dernier record enregistré par l’Asma-CFP sort de l’ordinaire. Le parti du Premier ministre n’était qu’un-micro parti jusqu’en 2013.

Départ de membres fondateurs du parti d’IBK

Conséquence : une dizaine de ces députés qui ont rejoint l’Asma-CFP ont quitté le parti du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), le Rassemblement pour le Mali (RPM). De quoi créer des tensions au sein de la majorité présidentielle et fragiliser la cohésion au sein du couple exécutif, formé par le président et son Premier ministre. Surtout que « beaucoup de ces députés transhumants étaient des membres fondateurs du parti d’IBK », confie à Jeune Afrique Mamadou Diarrassouba, responsable des sections du RPM et député à l’Assemblée nationale.

Pour limiter les dégâts, fin 2018, des cadres du RPM avaient rencontré le président malien à la Villa des hôtes pour évoquer le départ de leurs députés vers d’autres formations, notamment celle de Soumeylou Boubèye Maïga, qui ne cache plus ses ambitions de succéder à IBK à la tête du pays.

Depuis cette rencontre, la rumeur au sujet d’une tension entre le président et son Premier ministre ne faiblit pas à Bamako. Le 3 février dernier, un photographe de la présidence a immortalisé une poignée de main visiblement glaciale entre les deux personnalités lors des funérailles de la femme d’un ex-Premier ministre. Quelques heures plus tard, cette photo est devenue virale sur les réseaux sociaux, laissant un effet de bombe prendre la place de la rumeur.

« Aucune pression » pour débaucher des hommes politiques

La transhumance de ces députés est, au fond, le reflet de la crise qui touche le parti du président Ibrahim Boubacar Keïta en son sein même. Les députés en question ont quitté le navire RPM, n’ayant pas été investis candidats du parti dans leurs circonscriptions électorales pour les législatives prévues aux mois de mai-juin prochain.

Le RPM est un allié mais nous ne pouvons pas refuser les gens qui viennent chez nous

« La situation est que certains de nos députés ont eu de sérieux challengers au sein de leurs sections. Ces challengers avaient passé cinq ans à faire le travail de terrain au même moment que les députés étaient à Bamako pour travailler à l’Assemblée nationale », explique le député RPM Mamadou Diarrassouba. Qui ajoute : « Si la section locale du parti a décidé de choisir un autre candidat qui n’est pas l’actuel député, c’est qu’il est le mieux placé pour gagner dans cette localité, et il est difficile pour nous de ne pas suivre le choix de la base ».

De leur côté, les dirigeants de l’Asma-CFP affirment n’avoir exercé aucune pression pour débaucher des hommes politiques, dont ceux en provenance du RPM, un parti qu’ils considèrent comme l’un de leurs alliés. « Le RPM est un allié mais nous ne pouvons pas refuser les gens qui viennent chez nous », explique Alou Badara Berthe, vice-président de l’Asma-CFP, précisant que « chacun est venu volontairement ». Selon lui, cette transhumance politique ne fragilise pas la majorité, « au contraire, si ces députés étaient partis dans l’opposition, cela aurait discréditer le pouvoir ».

Nos députés et ministres s’occupent d’eux-mêmes et non de la population

« Nos députés et ministres suivent là où il y a de la verdure »

Les leaders du RPM reconnaissent cependant l’existence du problème. « Il est difficile de retenir quelqu’un qui veut aller vers un autre parti, mais ce qui est regrettable, c’est que quand on est responsable d’un parti politique, cela veut dire qu’on partage ses idéaux, on ne l’utilise pas juste pour accéder à des postes », regrette Mamadou Diarrassouba.

En clair, à cette tension poreuse qu’a créée ce mercato politique à Bamako, sort un autre problème de taille : « Ce mouvement d’un parti politique à un autre prouve que nos députés et ministres suivent là où il y a de la verdure, et s’occupent d’eux-mêmes et non de la population », analyse Moussa Mara, ancien Premier ministre malien.

Source : jeuneafrique.com

 

 

À Ouagadougou, les pays du G5 Sahel réunis pour contrer les violences jihadistes

À Ouagadougou, les pays du G5 Sahel réunis pour contrer les violences jihadistes Jeune Afrique - Les chefs d'État du G5 Sahel (Mali, Mauritanie, Tchad, Niger et Burkina Faso) réunis pour un sommet mardi à Ouagadougou doivent plancher sur des solutions pour tenter d'enrayer la spirale infernale dans laquelle s'enfonce le Burkina.

Les pays du G5 Sahel parviendront-ils à enrayer les attaques qui secouent la région ? Pays hôte, le Burkina Faso est au centre de l’attention du sommet, ouvert mardi 5 février sous haute surveillance en raison du contexte sécuritaire.

« Le Burkina Faso qui était parmi les pays les plus paisibles au moment de la création du G5 Sahel, est aujourd’hui victime d’attaques de terroristes aux visées obscurantistes »,
a ainsi déploré l’ancien chef d’État burundais Pierre Buyoya, représentant de l’Union africaine au sommet.

« L’Union africaine exprime sa solidarité et sa compassion au gouvernement et au peuple burkinabè et les encourage à se mobiliser pour résister ensemble dans l’unité aux actions de déstabilisation des groupes terroristes. Elle les exhorte à fermer toutes les brèches permettant à l’ennemi de prospérer », a-t-il conseillé.

Nous réiterons notre appel au conseil de sécurité de l'ONU à examiner favorablement notre requête de placer la force conjointe du #G5Sahel sous le chapitre VII de la charte des Nations Unies @antonioguterres pic.twitter.com/NAtZiF8Xez

— Roch KABORE (@rochkaborepf) February 5, 2019


14 civils tués, 146 jihadistes « neutralisés »

Lundi à l’aube, 14 civils ont été tués dans le nord du Burkina à Kain, une localité située dans la province du Yatenta, frontalière du Mali. Il s’agit d’une des plus graves attaques enregistrées dans le pays.

En riposte, l’armée, qui s’est montrée incapable d’enrayer la spirale de violence ces derniers mois, assure cette fois avoir mené dans la journée des raids terrestres et aériens dans trois provinces du Nord, au cours desquels elle affirme avoir tué 146 jihadistes, un bilan extrêmement élevé difficile à confirmer.

Les civils comme les forces de l’ordre paient depuis 2015 un lourd tribut dans les attaques jihadistes. Cette dernière attaque porte à près de 300 morts le bilan depuis quatre ans. Les attaques sont attribuées notamment au groupe Ansaroul Islam et au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM).

Critiques

Critiqué pour son manque d’efficacité, le G5 Sahel (Mali, Mauritanie, Tchad, Niger et Burkina Faso) doit notamment trouver un moyen d’aider le Burkina, dont le nord et l’est du pays sont devenus des zones d’insécurité permanentes.

Mais sa force militaire conjointe n’a encore jamais été au contact des jihadistes et elle peine à obtenir des résultats. Son commandant, le général mauritanien Hanena Ould Sidi, a annoncé dimanche avoir mené trois opérations depuis le 15 janvier, sans donner plus de détails.

Au-delà des critiques sur son manque d’inefficacité, cette force s’est aussi signalée négativement : des soldats maliens se sont rendus coupables en 2018 de l’exécution sommaire de douze civils, selon un rapport de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma).

Source : Jeune Afrique

 

RCA: le gouvernement et 14 groupes armés paraphent l’accord de paix de Khartoum

A Khartoum, au Soudan, le gouvernement centrafricain et les quatorze groupes armés viennent d'apposer leurs paraphes sur un accord de paix obtenu au bout de plus de dix jours de négociation sous l'égide de l'Union africaine et de l'ONU. Personne ne connaît pour le moment les détails de ce texte. On devrait le savoir au moment de la signature de l'accord, à Bangui, dans les tous prochains jours.

Un nouvel accord de paix entre gouvernement centrafricain et 14 groupes armés
a été paraphé à Khartoum. La cérémonie a eu lieu en présence du président centrafricain Faustin-Archange Touadera et de celui du pays hôte, le Soudanais Omar el-Béchir, ainsi que du président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat. Le président tchadien était attendu, mais il n'a pas pu faire le déplacement à Khartoum en raison d'un calendrier chargé et d'une réunion du G5 Sahel prévue au Burkina Faso.

Ce paraphe, c'est le couronnement de dix jours d'âpres négociations, sous l'égide de l'Union africaine. Depuis 2013, il y a déjà eu sept accords signés qui ont tous échoué à ramener la paix dans le pays. Nenamoins, celui-ci est le premier négocié directement entre le gouvernement et les principaux leaders des groupes armés centrafricains, 14 au total, après une année et demi de travail préparatoire sur le terrain par un panel africain qui a recueilli les revendications des uns et des autres.

Un accord tenu secret

Cet accord traite de questions très délicates, qui divisent énormément la société centrafricaine : l'amnistie qu'ils évitent de citer dans le texte, le partage du pouvoir, l'intégration des ex-rebelles dans les corps de défense et de sécurité. Pour éviter toutes pressions sur les parties avant qu'il ne soit paraphé, l'accord n'a donc pas été rendu public. Personne, à part la facilitation, n'a eu droit à une copie afin d'éviter les fuites.

Mais la raison principale avancée, c'est celle de la cérémonie solennelle de signature de l'accord à l'Assemblée nationale, confirmée par gouvernement, et prévue demain à Bangui. A ce moment, le texte de l'accord sera dévoilé, histoire de donner la primeur au premier concerné, le peuple centrafricain. Commencera alors le plus dur, selon toutes les parties, la mise en œuvre de cet énième accord de paix pour la Centrafrique.

Pour le moment, toutes les parties, gouvernement et groupes armés, présentes à Khartoum vont prendre l'avion afin de regagner la capitale centrafricaine.

Source : RFI

 

La Force du G5 Sahel cherche 1.574 milliards FCFA pour fonctionner

La Force du G5 Sahel cherche 1.574 milliards FCFA pour fonctionnerLa Force conjointe du G5 Sahel a besoin d’un financement de 2,4 milliards d’euros (1.574,2 milliards de FCFA) pour être opérationnelle, a déclaré dimanche à Ouagadougou le secrétaire permanent de l’organisation.

Selon Mamane Sambo Sidikou, qui s’adressait au Conseil des ministres du G5 Sahel, la mobilisation de cette somme constitue un défi pour l’institution en cette année 2019. Le secrétaire permanent du G5 Sahel a, toutefois, rappelé que d’importants acquis ont été enregistrés en 2018 sur les plans sécuritaire et économique.

A ce propos, il a cité l’adoption du manuel de procédure spécifique du fonds fiduciaire pour la Force conjointe G5 Sahel ainsi que les décisions de création des comités de soutien et de contrôle dudit fonds.

Le Conseil des ministres se tient en prélude à la 5e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat du G5 Sahel prévue mardi dans la capitale burkinabè. Cette rencontre au sommet se tiendra après celles de N’Djamena en novembre 2015, de Nouakchott en 2016, de Bamako en février 2017 et de Niamey en février 2018.

Organe suprême du G5 Sahel constitué de cinq Etats membres (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad), la Conférence des chefs d’Etat fixe les grandes orientations et les options stratégiques de l’organisation. Elle assure la tutelle politique et la gestion des interfaces politiques de toutes les actions de développement et de sécurité des pays du G5 Sahel.

A l’ouverture des travaux, le chef de l’Etat burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, remplacera son homologue nigérien, Mahamadou Issoufou, à la présidence en exercice du G5 Sahel.

Source : Apanews

 

 

Sénégal : coup d’envoi de la campagne présidentielle

La campagne pour l'élection présidentielle du 24 février au Sénégal a débuté dimanche pour trois semaines pendant lesquelles le sortant Macky Sall et ses quatre adversaires vont sillonner le pays.

Alors que ses deux principaux rivaux potentiels, Karim Wade, ex-ministre et fils de l’ancien président Abdoulaye Wade (2000-2012), et Khalifa Sall, dissident du Parti socialiste et maire déchu de Dakar, sont écartés de la course en raison de condamnations judiciaires, le camp présidentiel vise une réélection de Macky Sall au premier tour.

Quelques affiches du président sortant étaient visibles à différents endroits de la capitale pour ce premier jour de campagne, sans grande effervescence, mais entouré d’une importante présence policière, en attendant dans la soirée les meetings de lancement des candidats et la diffusion des premiers spots de campagne télévisés.

Face à Macky Sall, 57 ans, l’ex-Premier ministre Idrissa Seck, 59 ans, orateur brillant qui a suivi l’ascension de son mentor, Abdoulaye Wade, fondateur du Parti démocratique sénégalais (PDS, libéral), avant de connaître la disgrâce en 2004 lors du premier mandat de celui-ci, se présente pour la troisième fois.

Originaire de Thiès (ouest), son fief électoral, d’où il lance sa campagne dimanche, Idrissa Seck a enregistré le ralliement de plusieurs candidats recalés faute du nombre de parrainages suffisants, dont l’ex-Premier ministre Hadjibou Soumaré, un ancien président de l’Assemblée nationale et du Sénat, Pape Diop, et trois anciens ministres.

Madické Niang, le doyen des candidats

Issu lui aussi de la famille libérale, le doyen des candidats, l’avocat Madické Niang, 65 ans, proche de toujours de la famille Wade, s’est attiré les foudres d’Abdoulaye Wade, dont il a été plusieurs fois ministre, pour s’être présenté en alternative à Karim Wade, afin d’éviter selon lui, au PDS d’être absent de l’élection présidentielle.

Ce proche de la puissante confrérie mouride et des milieux religieux débute sa campagne à Mbacké (centre), localité voisine de Touba, ville sainte des mourides, tout comme Macky Sall.

Les deux autres candidats, Ousmane Sonko, 44 ans, figure montante de l’opposition, et Issa Sall, 63 ans, chef du Parti de l’Unité et du Rassemblement (PUR), tous deux élus députés en 2017, commencent pour leur part leur campagne à Dakar.

Le discours patriotique d’Ousmane Sonko, ancien inspecteur des impôts radié en 2016 de la fonction publique pour manquement à son devoir de réserve, après avoir notamment dénoncé l’opacité selon lui de l’attribution de contrats d’exploitation d’hydrocarbures, séduisent une partie de la population.

Mais d’autres secteurs de l’opinion restent sceptiques face à certaines de ses déclarations fracassantes et à son manque d’expérience politique.

Source : jeuneafrique.com

 

Afrique: Voici les pays du continent ou règne la démocratie (Economist Intelligence Unit)

Afrique: Voici les pays du continent ou règne la démocratie (Economist Intelligence Unit) L’Economist Intelligence Unit (EIU) a fait un état des lieux de la démocratie en Afrique. Les 50 pays considérés dans cette étude ont été classés en fonction de leur niveau de démocratie. l’EIU en a distingué quatre formes, dans lesquelles il a réparti les pays classés: dans la catégorie complète, imparfaite, hybride et autoritaire.

Un seul pays du continent a une démocratie complète, tous les autres sont à cheval, ou carrément autoritaires. Ci-dessous la liste complète

Pleine Démocratie

Maurice
Imparfaite

Cap Vert, Botswana, Afrique du Sud, Lesotho, Ghana, Tunisie, Namibie, Sénégal

Hybride

Bénin, Zambie, Malawi, Tanzanie, Mali, Libéria, madagascar, Ouganda, Kenya, Maroc, Burkina Faso, Sierra Leone, Nigeria, Gambie, Côte d’Ivoire.

Autoritaire

Mauritanie, Niger, Comores, Angola, Gabon, Algérie, Egyote, Ethiopie, Rwanda, Congo, Cameroun, Zimbabwe, Guinée, Togo, Swaziland, Djibouti, Erythrée, Burundi, Lybie, Soudan, Guinée Bissau, Guinée Equatoriale, Tchad, République Centrafricaine, RDC.

Hartman N'CHO
Source : Afrikmag

Algérie : la coalition au pouvoir présente la candidature de Bouteflika au scrutin d’avril

Les quatre partis de la coalition au pouvoir en Algérie ont apporté leur soutien officiel samedi à une candidature du président Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat à l'occasion du scrutin d'avril, une démarche qui pourrait précéder une candidature personnelle du chef de l'État.

« Les partis de l’alliance présidentielle présentent Abdelaziz Bouteflika comme candidat à la prochaine élection présidentielle », affirme un communiqué publié à l’issue d’une réunion des dirigeants des quatre formations politiques.

Ont participé à la réunion le président de l’Assemblée, Mouad Bouchareb du parti présidentiel – le Front de libération nationale (FLN) –, le Premier ministre Ahmed Ouyahia, chef du Rassemblement national démocratique (RND), le président du Rassemblement de l’espoir de l’Algérie (TAJ) Amar Ghoul et le président du Mouvement populaire algérien (MPA), Amara Benyounes.

M. Bouteflika n’a toujours pas fait part de ses intentions, à un mois de la clôture des candidatures. Les candidats ont jusqu’au 3 mars minuit (23H00 GMT) pour déposer leur dossier de candidature.

Mais le Premier ministre a affirmé samedi en conférence de presse qu' »il n’y avait aucun doute » sur une candidature du président au scrutin du 18 avril.

M. Bouteflika, 81 ans, est au pouvoir depuis 1999. Diminué par les séquelles d’un accident vasculaire cérébral (AVC) dont il a été victime en 2013, il se déplace en chaise roulante et ses apparitions publiques sont rares.

Boycott de l’opposition

Pour le Premier ministre, l’état de santé de M. Bouteflika « n’empêche pas sa candidature (…), il a eu un AVC en avril 2013 et il a remporté la présidentielle en avril 2014 dans ce même état de santé ».

« Il est évident que M. Bouteflika n’animera pas sa campagne électorale » car sa santé ne le lui permet pas et il n’en a pas besoin « car le peuple le connaît désormais », selon M. Ouyahia.

Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), un parti de l’opposition représenté au Parlement, a annoncé vendredi qu’il ne participerait pas à la présidentielle, affirmant son refus d’un éventuel nouveau mandat du chef de l’Etat.

Le plus ancien parti d’opposition en Algérie, le Front des forces socialistes (FFS), a déclaré qu’il ne présenterait pas de candidat et appelé les Algériens à « boycotter activement, massivement et pacifiquement » le scrutin.

Le général à la retraite Ali Ghediri, 64 ans, est le premier à s’être déclaré candidat depuis l’annonce officielle de la date du scrutin. Largement inconnu en Algérie jusqu’à ces dernières semaines et sans passé politique, il était responsable des ressources humaines au ministère de la Défense jusqu’à sa retraite en 2015.

Le Mouvement de la Société pour la Paix (MSP), principal parti islamiste, a annoncé la candidature de son chef, Abderrazak Makri, qui ne devrait pas trouver de difficulté à réunir les 600 signatures nécessaires pour officialiser sa candidature.

Source : jeuneafrique.com

 

Guinée équatoriale : l’opposition réclame le départ de Yahya Jammeh

Guinée équatoriale : l’opposition réclame le départ de Yahya Jammeh De larges affiches contre la présence de Yahya Jammeh en Guinée équatoriale ont été accrochées à Malabo par des opposants. Ils demandent que "ce dictateur" rentre chez lui pour y être jugé.

Le parti Convergence pour la démocratie sociale (CPDS), deuxième parti d’opposition de Guinée équatoriale, « ne veut pas d’un autre dictateur ». C’est ce qu’indiquaient les affiches brandies mercredi 30 janvier devant son siège, à Malabo.

Le CPDS « demande que ce dictateur de Yahya Jammeh rentre dans son pays, pour répondre de ses actes et crimes commis durant son règne. La Guinée équatoriale ne peut pas se transformer en un pays d’accueil des dictateurs génocidaires », a déclaré Andrés Esono Ondo, secrétaire général du parti.

Le premier parti d’opposition, Citoyens pour l’innovation (CI), dissous en février 2018, s’est dit solidaire de cette démarche. Malabo ne peut accueillir « quelqu’un qui a maltraité son peuple », a déclaré le chef du parti, Gabriel Nse Obiang.

Filmé avec Koffi Olomide

Depuis son départ forcé de Gambie en janvier 2017 après sa défaite face à Adama Barrow, Yahya Jammeh s’est installé dans une ferme dans la province de Wele-Nzas, dont le chef-lieu est Mongomo, le village natal du président guinéen Teodoro Obiang Nguema, au pouvoir depuis plus de 30 ans.

Respectant la consigne fixée par Malabo, l’ex-président gambien n’a été que rarement aperçu en public. Le 31 décembre, pour la Saint-Sylvestre, il était apparu dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux du chanteur congolais Koffi Olomide, en train de danser avec le chanteur, le chef de l’État Teodoro Obiang Nguema, ainsi que son fils devenu vice-président, Teodorin Nguema Obiang.

Source : Jeune Afrique

 

 

Présidentielle en Algérie : la machine pour un 5e mandat d’Abdelaziz Bouteflika se met en marche

Contrairement à sa précédente candidature, qu'il avait déclaré à la veille de l’expiration du délai réglementaire, plusieurs sources ont certifié à Jeune Afrique que l’annonce officielle d’un cinquième mandat de l’actuel chef de l’État algérien, Abdelaziz Bouteflika, est imminente. Sauf imprévu lié à son état de santé.

« Le cinquième mandat est une question tranchée », soutient un membre du bureau politique du Rassemblement national démocratique (RND). Selon lui, les partis de l’Alliance attendent seulement que le président « déclare lui-même sa candidature pour passer à une étape plus active ». La machine pré-électorale est néanmoins déjà en branle.

Ce matin, à l’ouverture du conseil national du RND, son secrétaire général, le Premier ministre Ahmed Ouyahia, a réitéré le soutien de son parti à un cinquième mandat. « En juin, nous avons lancé cet appel, et aujourd’hui nous commençons à entrevoir la lueur de la bougie de cet appel et nous espérons qu’il ne concrétisera ».

Le patron de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), Adelmadjid Sidi Said, a lui aussi lancé un appel au nom de plusieurs organisations syndicales et patronales, ce jeudi 31 janvier, en faveur de la candidature d’Abdelaziz Bouteflika. « Au nom des travailleurs, travailleuses, retraités, directions nationales de l’UGTA, FCE, organisations patronales partenaires de l’UGTA et la famille révolutionnaire de Batna, je déclare Bouteflika notre candidat », a-t-il lancé depuis l’est algérien, où il assistait, en compagnie du président du Forum des chefs d’entreprises (FCE) Ali Haddad, du ministre du Travail Mourad Zemali et du ministre de l’Enseignement supérieur Tahar Hadjar, au congrès constitutif de la Fédération nationale des enseignants universitaires.

Réunion des partis de la majorité le 2 février

Les partis de l’Alliance présidentielle (FLN, TAJ, RND et MPA) comptent quant à eux se réunir, samedi 2 février au siège du Front de libération nationale (FLN), pour élaborer un plan de campagne en coordination avec les autres soutiens du président sortant. Ces formations politiques prévoient, d’après nos sources, l’installation d’une commission électorale nationale qui sera chargée de la mise en place de la logistique de campagne, de l’élaboration d’une stratégie de communication et de la récolte des signatures.

Le FLN tiendra sa première démonstration de force en organisant un grand rassemblement de soutien à la Coupole d’Alger

Cette commission « sera composée des membres des bureaux politiques des partis de l’Alliance présidentielle, et devra exécuter les décisions prises par les directions des quatre partis pour la victoire de notre candidat », a détaillé dans une déclaration publique le président du TAJ, Amar Ghoul. Le même jour, le FLN tiendra sa première démonstration de force dans le cadre de la précampagne électorale, en organisant un grand rassemblement de soutien à la Coupole d’Alger, auquel sont attendus – selon Nadir Boulakroum, directeur de cabinet de Mouad Bouchareb – des anciens SG du parti, à l’instar d’Amar Saadani, Abdelaziz Belkhadem et Djamel Ould Abbès.

« Cela fait plus d’un an que le FLN prépare cette échéance à travers le renouvellement des adhésions de militants, l’élargissement de la base, une meilleure restructuration du parti et l’unification des rangs », affirme pour sa part un autre membre de l’instance de coordination du FLN.

Lettre programme, message à la Nation…

Reste à savoir quelle formule choisira le président sortant pour annoncer sa candidature. Très malade au point de n’avoir pas pu s’adresser au peuple depuis plusieurs années, il déclarera sa candidature à un cinquième mandat par le biais d’une lettre programme adressée aux Algériens, croit savoir le site électronique TSA. Mais cette question n’est pas tranchée . « Elle sera discutée lors de la réunion de ce samedi. La déclaration pourrait effectivement se faire à travers un message à la Nation », a précisé l’ex-ministre Amar Ghoul.

Vendredi 18 janvier, Adelaziz Bouteflika a convoqué le corps électoral pour un scrutin présidentiel prévu le 18 avril prochain. L’information a mis fin aux spéculations sur la prolongation du mandat en cours du président de la République. Pour beaucoup d’observateurs politiques, une nouvelle candidature était incertaine en raison de son état de santé. « Même s’il annonce sa candidature, personne ne peut jurer qu’il la maintiendra. Le président est malade, comme tout le monde le sait », assène l’islamiste Abderrazak Makri.

« Si les partisans de Bouteflika le presse de rendre officielle sa candidature, c’est pour ne pas laisser le terrain libre au général Ali Ghediri, qui commence à trop occuper la scène médiatique », nous confie une source au sein du FLN. Le général à la retraite, qui a annoncé sa candidature le lendemain de la convocation du corps électoral, prétend déjà avoir rassembler les 60 000 parrainages requis pour la validation de sa candidature par le Conseil constitutionnel. Celui qui s’est lancé pour défi de réunir 2 millions de signatures ne se pose même pas la question si le jeu électoral sera ouvert ou fermé. « Si le président actuel est candidat, je vais l’affronter. Et si le régime met un autre candidat , je l’affronterai aussi avec force et détermination », a-t-il déclaré ce jeudi.

Source : jeuneafrique.com

 

Côte d’Ivoire: annonce d’une démission prochaine de Guillaume Soro de l’Assemblée

En Côte d’Ivoire, depuis des semaines, des rumeurs de démission du président de l’Assemblée nationale courent. Ce lundi matin, dans une déclaration lapidaire, à l’occasion des vœux à la presse, Alassane Ouattara, le président, a clarifié les choses.

« Soro Guillaume démissionnera en février. C’est entendu, c’est acté ». Face à la presse réunie pour les vœux de la nouvelle année, le président a clos la rencontre, en répondant à cette question d’un journaliste. Les rumeurs sur la démission du président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, couraient depuis des jours, voire des semaines, à Abidjan.

Guillaume Soro et Alassane Ouattara se sont rencontrés en tête-à-tête par deux fois, depuis le début de l’année. La dernière fois, c’était jeudi soir et il a été question de cette démission. Ces dernières semaines, les personnalités, figures du RHDP - le parti présidentiel -, avaient appelé à de nombreuses reprises Guillaume Soro à rendre le tabouret.

Absent du congrès RHDP

Vendredi, au lendemain de cette rencontre avec le chef de l’Etat, le président de l’Assemblée nationale publiait un communiqué indiquant simplement qu’il déléguait ses pouvoirs à son vice-président, Oulla Privat, le temps « de son absence du 25 janvier au 20 février ». Guillaume Soro est-il encore à Abidjan ou a-t-il quitté la Côte d’Ivoire ? En tout cas il n’est pas apparu samedi au grand congrès du RHDP.

Le RHDP qui, on le sait, depuis ce congrès, désignera son candidat en 2020. Alassane Ouattara a laissé entendre qu’il pourrait s’agir de primaires ouvertes. Tout le monde pourra être candidat, même les absents, avait déclaré Alassane Ouattara, dans une allusion claire déjà, à Guillaume Soro.

Soure : RFI

 

Algérie : décès du président du Conseil constitutionnel

Mourad Medelci avait été nommé président du Conseil constitutionnel en 2013. Il a rendu l’âme dans la nuit du dimanche 27 janvier.

C’est l’un des plus fins connaisseurs de l’État algérien qui s’éteint. Mourad Medelci, 75 ans, est décédé dans la nuit du 27 janvier, annonce le site TSA-Algérie. Le président du Conseil constitutionnel se battait depuis de longs mois contre une maladie grave. Sa dernière apparition publique remontait aux Cérémonies du 1er novembre à Alger, où il était apparu très affaibli.

Né en 1943 à Tlemcen, Mourad Medelci a occupé différents portefeuilles ministériels entre 1988 et 2013, dont le Commerce, les Finances et les Affaires étrangères. Conseiller à la présidence de la République entre 2002 et 2005, il est nommé président du Conseil Constitutionnel en 2013 par Abdelaziz Bouteflika.

À quelques mois de la présidentielle

Le décès de Mourad Medelci intervient dans un contexte particulier, alors qu’une présidentielle doit se tenir le 18 avril prochain. Le Conseil constitutionnel y tient un rôle majeur : c’est lui qui reçoit et valide les dossiers de candidatures.

Les règles régissant le remplacement du président de l’instance pour décès ont été précisées lors de la révision constitutionnelle de 2016. Le décret présidentiel n°16-201 du 11 Chaoual 1 437 (16 juillet 2016) prévoit que « le décès (…) du président du Conseil constitutionnel donne lieu à une délibération du Conseil constitutionnel intervenant sous la présidence du vice-président ou, en cas d’empêchement de ce dernier, du membre le plus âgé et dont notification est faite au président de la République. »

Intérim assuré par Mohamed Habchi

« Dans ce cas, précise le même article, le vice-président assure l’intérim de la présidence du Conseil constitutionnel jusqu’à la date de désignation du nouveau président. » C’est donc à Mohamed Habchi, nommé en juillet 2016 par Abdelaziz Bouteflika, que revient désormais cette charge.

Le même décret précise, dans son article 6, que « le renouvellement ou le remplacement du président du Conseil constitutionnel s’effectue dans les quinze jours » suivant la notification du décès à la présidence de la République. Le successeur de Mourad Medelci sera donc connu dans les tous prochains jours.

Source : jeuneafrique.com

 

Algérie : le parti islamiste MSP va participer à la présidentielle

Le principal parti islamiste algérien, le Mouvement de la société pour la paix (MSP), a décidé de participer à l'élection présidentielle du 18 avril, a déclaré le 26 janvier son responsable de la communication.

« Le conseil consultatif a décidé à la majorité écrasante de participer à l’élection présidentielle et de présenter le Dr Abderrazak Makri comme candidat du parti », a indiqué Abdellah Bouadji. Se présentant comme islamiste et « modéré » , le MSP a activement soutenu le président Abdelaziz Bouteflika au sein de l’alliance gouvernementale constituée autour de lui, avant de s’en éloigner depuis 2012. Cette annonce intervient dans un contexte où plusieurs partis ont déjà signifié leur intention de boycotter la présidentielle du 18 avril.

À 58 ans, Abderrazak Makri, le président du MSP, s’est résolument installé dans le camp de l’opposition. Réélu triomphalement le 13 mai pour un second quinquennat à la tête du parti – avec 74 % des voix –, l’homme rêve désormais d’incarner l’alternative à un système qu’il juge à bout de souffle, inapte à la gestion du pays, voire dangereux pour sa stabilité.

Un cinquième mandat ?

Le mandat du président Bouteflika, à la tête de l’Algérie depuis 1999, expire le 28 avril prochain. Son camp l’appelle depuis plusieurs mois à se représenter pour un cinquième mandat, mais Bouteflika, 81 ans, n’a pour l’heure pas fait part de ses intentions. Il a jusqu’au 3 mars à minuit pour le faire.

Pour la précédente présidentielle en 2014, il avait déposé sa candidature dans les ultimes jours avant l’expiration du délai.

Source : jeuneafrique.om

 

Présidentielle au Nigeria : Muhammadu Buhari suspend le président de la Cour Suprême

À quelques jours des élections du 16 février, le président nigérian, candidat à sa propre succession, a suspendu le président de la Cour Suprême, mis en cause par le Tribunal du code de conduite. Une éviction qui fait polémique.

« Le président Muhammadu Buhari suspend Walter Samuel Nkanu Onnoghen de son poste de plus haut magistrat du pays et nomme Ibrahim Tanko Muhammad » comme président de la Cour suprême « par intérim », a annoncé vendredi Bashir Ahmad, l’un des porte-parole de la présidence dans un message sur Twitter.

La suspension a été prise « sur ordre du Tribunal du code de conduite (CCT) », un tribunal créé spécialement pour juger les questions éthiques devant lequel Walter Samuel Nkanu Onnoghen était poursuivi depuis une dizaine de jours pour ne pas avoir déclaré plusieurs comptes bancaires en dollars, euros et livres sterling.

Cette affaire fait grand bruit au Nigeria, à moins d’un mois des élections générales dans le pays. Le nouveau président de la Cour suprême, Ibrahim Tanko Muhammad, est un homme du Nord, tout comme le président Buhari, notamment accusé par ses détracteurs de favoriser les musulmans issus de sa région aux postes clé dans le pays et de mener une chasse aux sorcières contre ses opposants politiques au nom de sa lutte contre la corruption.

Abubakar accuse Buhari de « faire pression »

L’opposition a accusé le gouvernement de vouloir se débarrasser du juge suprême – notoirement critique du pouvoir actuel – alors que la Cour qu’il présidait est compétente pour régler les éventuels litiges électoraux.

En début de semaine, le principal adversaire de Muhammadu Buhari à la présidentielle, l’ancien vice-président Atiku Abubakar, avait déjà accusé l’administration Buhari de « faire pression sur une institution gouvernementale indépendante et autonome pour faire démissionner (Onnoghen) ou le mettre à l’écart ».

Les Nigérians voteront le 16 février prochain pour choisir leurs président et parlementaires. Candidat à un second mandat, Muhammadu Buhari est fortement critiqué pour son bilan sécuritaire et économique.

Source : jeuneafrique.com