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Politique en Afrique

Togo : le dialogue de la « dernière chance » pour sortir de la crise

Après six mois de crise politique au Togo, le dialogue de la « dernière chance » doit s'ouvrir lundi entre pouvoir et opposition, suscitant un mélange d'espoir et d'incrédulité dans ce petit pays ouest-africain.

« C’est le dialogue de la dernière chance. L’opposition et le pouvoir ont intérêt à tout faire pour sortir définitivement ce pays de cette situation d’instabilité », affirme à l’AFP Joël Afandjigan, commerçant à Lomé. « Chaque camp doit mettre un peu d’eau dans son vin ».

Pouvoir et opposition ont enfin décidé de se réunir autour de la même table, alors que le président Faure Gnassingbé, actuellement à la tête de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), fait face depuis cinq mois à une très forte contestation populaire.

Des milliers de manifestants

Quasiment chaque semaine, des marches pour demander sa démission et la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels rassemblent des milliers, voire des dizaines de milliers de personnes.

Edoh Klavissou, conducteur de taxi-moto, n’attend rien du dialogue. »Le parti UNIR (Union pour la République, au pouvoir) va encore rouler l’opposition dans la farine. Ils vont encore discuter et signer un autre accord, qui ne sera pas respecté par le gouvernement. C’est la même chose et cela nous fatigue. Nous avons trop dialogué dans ce pays ».

Un « énième dialogue »

Sur les réseaux sociaux, nombreux étaient ces derniers jours les Togolais sceptiques, à critiquer la tenue d’un « énième dialogue » au Togo, gouverné depuis plus de 50 ans par la même famille.

Faure Gnassingbé a succédé en 2005 avec le soutien de l’armée à son père, le général Gnassingbé Eyadéma, qui avait dirigé sans partage le pays pendant 38 ans. Il a été réélu au terme de scrutins contestés par l’opposition en 2010 et 2015.

Depuis l’avènement du multipartisme au début des années 90, une quinzaine de dialogues et de pourparlers se sont tenus à Lomé, sans jamais déboucher sur une alternance politique ni changement majeur.

Un pays exaspéré par les violences

La réforme des mandats présidentiels et du mode de scrutin, déjà prévue par l’Accord politique global (APG) de 2006, n’a jamais vu le jour, alors qu’elle devait permettre d’apaiser un pays exaspéré par les violences (près de 500 morts selon l’ONU) ayant suivi l’élection de Faure Gnassingbé.

L’ONU, l’Union européenne et les ambassades d’Allemagne, de France et des États-Unis à Lomé ont « salué » la semaine dernière la tenue de ce dialogue, encourageant « les acteurs politiques togolais à travailler de bonne foi pour aboutir à un consensus ».

Le président ghanéen Nana Akufo-Addo, l’un des médiateurs de cette crise, est attendu dimanche soir à Lomé, où il accompagnera l’ouverture des discussions lundi.

« La bonne volonté » des deux parties

Toutefois, après quatre jours de travaux préparatoires réunissant des représentants du gouvernement, du parti au pouvoir et de l’opposition, très peu d’informations ont pour l’instant filtré.

« Ce qui nous impressionne, c’est la bonne volonté des deux parties et l’enthousiasme qu’elles manifestent, afin de trouver une solution durable à la crise », a déclaré samedi soir à des journalistes le porte-parole de la délégation ghanéenne, Daniel Osei, sans fournir aucun détail concret.

A propos du rôle du Ghana, il a précisé qu’il s’agissait davantage d’une « facilitation » que d’une « médiation », les chefs d’État de la Cédéao ayant décidé « que la crise trouverait sa solution à travers un dialogue entre togolais ».

Suspense sur l’ordre du jour

Mais à la veille de l’ouverture du dialogue, le suspense demeure entier sur l’ordre du jour et les parties prenantes aux discussions – quels partis pour représenter l’opposition ? Société civile et armée seront-elles présentes?

L’entourage de Faure Gnassingbé a en tous cas répété ces dernières semaines dans la presse locale qu’il ne serait « pas question » de discuter du départ immédiat du chef de l’État ni d’un engagement de sa part à quitter le pouvoir.

Source : jeuneafrique.com

 

Bouteflika veut rallumer la «flamme» de l’UMA

Bouteflika veut rallumer la «flamme» de l’UMAC’est une vaine tentative de raviver un grand corps malade. L’Union du Maghreb arabe est moribonde, minée par la guéguerre que se livrent l’Algérie et le Maroc depuis de nombreuses années.

A l’occasion du 29e anniversaire de l'UMA, le président Bouteflika a une nouvelle fois réaffirmé au roi Mohammed VI «l’attachement constant de l’Algérie à l’Union du Maghreb arabe en tant que choix stratégique et revendication populaire et sa volonté à redynamiser ses institutions et structures pour défendre les intérêts communs, relever les défis croissants et répondre aux attentes et aspirations des peuples maghrébins à davantage d’unité, de complémentarité et d’intégrité».

Le président algérien a souligné que cet anniversaire historique est «une occasion pour rappeler les relations de fraternité, de solidarité et de bon voisinage liant les peuples maghrébins ainsi que les constantes civilisationnelles qu’ils ont en partage et leur communauté de destin».

«C’est là une station qui appelle à évaluer le parcours de l’Union du Maghreb arabe et à développer et adapter son fonctionnement aux impératifs de la conjoncture de manière à consolider et renforcer l’édifice maghrébin», a ajouté le chef de l’Etat, qui a adressé également des messages aux présidents tunisien et mauritanien.

Voilà pour le volet diplomatique. Reste que dans les faits, l’UMA est au mieux une coquille vide, malgré ses 80 millions d’habitants, ses richesses en pétrole, en gaz et en eau. La «communauté de destin» dont les leaders des cinq pays maghrébins avaient jeté les bases lors du sommet de Marrakech, en 1989, n’est jamais parvenue à dépasser le stade des belles intentions.

Et pour cause : l’UMA n’a jamais réussi à se concrétiser en communauté économique et politique afin de parvenir à l’intégration du Maghreb. L’article 2 du traité d’Union officialise la zone de libre-échange et la libre circulation des hommes, des marchandises et des capitaux, mais la disposition est restée purement théorique.

Autres raisons du blocage : les divergences politiques entre les différents gouvernements des Etats membres et le contentieux diplomatique entre le Maroc et l'Algérie sur le Sahara qui ne cesse d'envenimer les relations bilatérales entre ces deux pays. Depuis 1994, la frontière terrestre entre l’Algérie et le Maroc est fermée. Quant au Conseil suprême – l’instance de décision de l’UMA, composée des cinq chefs d’Etat –, il ne s’est pas réuni depuis 1994.

Fin octobre dernier, Mohammed VI a proclamé la fin de l’UMA, dans un discours prononcé à la clôture du sommet de l’Union africaine, que son pays venait de réintégrer. «La flamme de l’UMA s’est éteinte parce que la foi dans un intérêt commun a disparu !» a déclaré le souverain marocain qui a enclenché une opération d’adhésion à la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), signant par la même la mort de l’UMA.

Il ne reste que le secrétaire général de l'Union du Maghreb arabe, Taïeb Bekkouche, à vouloir encore espérer une sortie de crise de l’organisation maghrébine. «La flamme de l’UMA va se rallumer», déclarait-il dans un entretien à un hebdomadaire. Il est bien le seul à croire au miracle.

Mesbah Salim
Source : Elwatane (Algérie)

 

 

Afrique du Sud : Ramaphosa s’engage à « inverser le cours de la corruption » d’État

Le nouveau chef de l'État sud-africain Cyril Ramaphosa s'est engagé vendredi à « renverser le cours de la corruption » à la tête de l'État, alors que la présidence de son prédécesseur Jacob Zuma a été éclaboussée par plusieurs scandales.

« C’est l’année où nous renverserons le cours de la corruption dans les entreprises publiques », a assuré Cyril Ramaphosa lors de la présentation, devant les députés, de son programme gouvernemental.

« Nous allons intervenir de façon décisive pour stabiliser et donner un nouvel élan aux entreprises publiques », a-t-il ajouté, alors que ces sociétés accumulent des dettes abyssales en raison d’une mauvaise gestion et du pillage de leurs ressources.

« De manière indécente »

Cyril Ramaphosa, nouvellement élu à la présidence de la République après la démission mercredi de Jacob Zuma, a également exhorté « les autorités de régulation à agir à l’encontre des personnes qui ont agi de manière indécente et de façon immorale ». Il a estimé avoir donné l’exemple en remaniant dès janvier la direction du géant public sud-africain de l’électricité Eskom.

« Les récentes mesures que nous avons prises à Eskom pour renforcer la bonne gouvernance, éradiquer la corruption et restaurer sa santé financière constituent simplement le début du processus dans lequel nous allons nous engager », a affirmé le chef de l’État.

Ménage chez Eskom

Cyril Ramaphosa avait commencé à faire le ménage chez Eskom, en tant que nouveau leader du Congrès national africain (ANC), le parti au pouvoir en Afrique du Sud depuis 1994.

Vendredi, il a présenté les grandes lignes de son programme dans le cadre du discours de la nation, prononcé dès le lendemain de son élection.

Il a succédé à Jacob Zuma, contraint de démissionner mercredi soir après avoir été lâché par l’ANC, qui anticipait une catastrophe électorale en 2019 s’il ne se débarrassait pas rapidement du controversé chef de l’État.

Source : jeuneafrique.com

 

Éthiopie : le Premier ministre Hailemariam Desalegn démissionne

Le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn a remis sa lettre de démission ce jeudi. Cette annonce intervient alors que la coalition au pouvoir est déchirée par une profonde crise interne, notamment provoquée par la vague de protestation de 2015-2016 et la violente répression qui a suivi.

L’annonce surprise a été délivrée par la radio d’État Fana. Le Premier ministre Hailemariam Desalegn, en poste depuis 2012, « a remis sa lettre de démission [ce jeudi 15 février, ndlr] », a annoncé le média. Hailemariam, qui a affirmé « avoir fait tout son possible pour résoudre les problèmes de l’Éthiopie », a justifié cette décision par le fait que « sa démission est une solution à ces problèmes ».

Il restera en poste en tant que Premier ministre jusqu’au transfert de pouvoir. « Je resterai à mes fonctions jusqu’à ce que je reçoive la décision finale du Conseil [du Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF), la coalition au pouvoir depuis 1991, ndlr] et de la Chambre [des représentants du peuple, l’Assemblée nationale éthiopienne, ndlr] », a fait savoir Hailemariam Desalegn.

« J’espère que le Conseil de l’EPRDF élira démocratiquement une personne qui me remplacera lors de sa prochaine réunion », a-t-il ajouté, sans donner de précision sur la date de cette réunion ou les noms des candidats à sa succession.

Déchirements au sein de l’EPRDF

Cette démission intervient dans un contexte extrêmement tendu au sein de l’EPRDF. Après les vagues de manifestations de 2015 et 2016, et la répression violente qui a suivi – au moins 940 personnes ont été tuées, selon un bilan de la Commission éthiopienne des droits de l’homme, liée au gouvernement – le parti au pouvoir s’est déchiré sur fond d’affrontements interethniques meurtriers dans le pays.

En septembre 2017, de violents affrontements opposant les deux principaux groupes ethniques du pays – Oromo et Somali – ont ainsi fait « des centaines » de morts, selon les autorités. Un mois plus tard, en octobre 2017, Abadula Gemeda, le président de l’Assemblée nationale, a démissionné de ses fonctions, affirmant vouloir ainsi protester contre le « manque de respect » et la marginalisation de son groupe ethnique et de son parti, l’Organisation démocratique du peuple Oromo (OPDO), l’un quatre partis formant l’EPRDF. Il est finalement revenu sur sa décision par la suite.

Le 3 janvier, jouant l’apaisement, Hailemariam Desalegn avait promis la libération de plus de 500 personnes – dont plusieurs hommes politiques – arrêtées pour leur implication présumée dans ces violences à caractère ethnique. C’est dans ce cadre que, le 16 janvier, l’opposant Merera Gudina, président du Congrès Fédéral Oromo (OFC), a été remis en liberté après une année passée derrière les barreaux.

Par la suite, des discussions ont été lancées avec l’opposition, et le Premier ministre avait promis de procéder à des réformes. Difficile de savoir, aujourd’hui, comment interpréter cette démission surprise d’Hailemariam Desalegn, qui peut être vue comme le signe que les doléances de l’opposition ont été entendues ou, au contraire, que l’EPRDF entend resserrer sa mainmise sur le pouvoir.

Source : jeuneafrique.com

 

Décès de Morgan Tsvangirai, le visage de la résistance à Mugabe

content_imageSon combat lui a valu des procès, des séjours en prison et un passage à tabac en règle. Pendant quinze ans, Morgan Tsvangirai, décédé mercredi à l'âge de 65 ans, a incarné l'opposition au régime de fer de l'ex-président du Zimbabwe Robert Mugabe.

Premier ministre de "cohabitation" de 2009 à 2013, le chef du Mouvement pour un changement démocratique (MDC) a brigué à trois reprises la présidence. A chaque fois il a échoué, victime des fraudes ou des violences imputées au camp de son rival.

Nullement découragé, il voulait tenter sa chance une dernière fois cette année contre Emmerson Mnangagwa, qui a succédé à Robert Mugabe après sa démission en novembre.

Il a été emporté par la maladie avant cette tentative, victime d'un cancer du côlon qu'il combattait en Afrique du Sud.

Lors de toutes ses campagnes, Morgan Tsvangirai s'est présenté comme l'anti-Mugabe. Pourfendeur de la corruption du régime, il voulait aussi rompre avec les pratiques autoritaires de celui qui règne en maître absolu du pays depuis son indépendance en 1980.

Robert Mugabe lui a fait payer ces critiques très cher.

Poursuivi à plusieurs reprises pour "trahison" ou "complot contre le chef de l'Etat", l'opposant a fait plusieurs séjours en prison. Mais la justice l'a à chaque fois acquitté, au terme de longs procès.

Morgan Tsvangirai affirme aussi avoir fait l'objet de quatre tentatives d'assassinat.

En mars 2007, il a été arrêté et copieusement rossé par la police. La diffusion des images de son visage tuméfié soulève l'indignation de la communauté internationale, notamment des Etats-Unis et de l'Union européenne (UE).

- 'Sacrifice' -

"Ils ont brutalisé mon corps", a-t-il dit de son lit d'hôpital. "Mais ils ne briseront jamais mon esprit. Je me battrai jusqu'à ce que le Zimbabwe soit libre (...), il n'y a pas de liberté sans combat et il n'y a pas de liberté sans sacrifice".

L'année suivante, il passe tout près d'une victoire électorale historique. Au premier tour de la présidentielle, il rafle 47% des suffrages et devance Robert Mugabe (43%).

Aussitôt, les nervis du chef de l'Etat se déchaînent contre ses partisans, faisant quelque 200 morts dans leurs rangs. Face au risque d'embrasement, Morgan Tsvangirai préfère retirer sa candidature et laisser le champ libre à son rival.

Ce geste lui vaut les louanges du monde occidental. Son nom est même évoqué pour le prix Nobel de la paix.

D'autant plus qu'il accepte peu après de devenir le Premier ministre de Robert Mugabe, dans un gouvernement dit "d'union nationale", imposé par la communauté internationale soucieuse d'éviter une guerre civile au Zimbabwe.

Mais cette cohabitation contre-nature est un échec. Pendant quatre ans, Morgan Tsvangirai est incapable de faire entendre sa voix et de contester l'autorité du chef de l'Etat.

Robert Mugabe garde la main sur toutes les grandes décisions économiques et le contrôle exclusif de l'appareil sécuritaire, qui continue à réprimer ses critiques. Une expérience amère pour le MDC, qui en sort profondément divisé.

En 2016, Morgan Tsvangirai joue la transparence et annonce qu'il souffre d'un cancer du colon et suit une chimiothérapie.

- Faits d'armes -

Il a déjà été frappé par le destin en 2009. Trois semaines après avoir pris la tête du gouvernement, son épouse Susan est tuée dans un accident de voiture dont lui-même sort blessé.

Né le 12 mars 1952 dans une famille pauvre de la province orientale de Buhera, Morgan Tsvangirai est contraint de quitter adolescent l'école pour gagner sa vie et s'occuper de ses huit frères et soeurs plus jeunes.

Il commence à travailler comme tisserand puis devient contremaître.

Arrivé en politique par le syndicalisme, il n'a pas participé à la lutte des années 1970 pour l'indépendance du Zimbabwe, s'attirant le mépris de la génération Mugabe qui fonde sa légitimité sur ses faits d'armes contre l'ancien régime blanc.

Chef de la plus importante confédération du Zimbabwe (ZCTU), il acquiert la notoriété en organisant et en conduisant les grandes grèves nationales à la fin des années 1990.

En novembre dernier, Morgan Tsvangirai a surpris en s'affichant publiquement aux côtés d'Emmerson Mnangagwa, le successeur de son vieil ennemi Robert Mugabe. Lors de sa cérémonie d'investiture d'abord, puis en le recevant chez lui.

Mais il n'a pas renoncé à dénoncer les ambiguïtés du nouveau maître du pays, serviteur zélé du "camarade Bob".

"Il va devoir travailler très dur pour changer sa personnalité, de façon à pouvoir incarner l'avenir du pays et à se présenter en démocrate et en réformateur", avait-il prévenu.

Source : Seneweb.com

 

Afrique du Sud: le président Jacob Zuma démissionne

Embourbé dans les scandales, le président sud-africain Jacob Zuma a finalement annoncé mercredi soir 14 février sa démission « avec effet immédiat », cédant aux pressions de sa propre formation politique, le Congrès national africain (ANC).

Après une ultime bravade télévisée dans l'après-midi, le chef de l'Etat a annoncé en soirée qu'il obtempérait aux ordres de son parti, qui le menaçait d'un vote de défiance au Parlement.

C'est à la fin de son allocution télévisée que Jacob Zuma a finalement annoncé sa démission. Une démission qu'il dit motivée par la crainte de voir des violences ou des divisions au sein de son parti, l'ANC.

« Aucune vie ne devrait être perdue en mon nom. Mais aussi, l'ANC ne devrait jamais être divisé en mon nom. J'en suis arrivé à la décision de démissionner de mon poste de président de la République, une décision à effet immédiat. Même si je suis en désaccord avec le leadership de mon organisation. »

« Je dois accepter que mon parti et mes compatriotes veulent me renvoyer, a-t-il poursuivi. J'ai toujours été un membre discipliné de l'ANC. Aussi longtemps que je vivrais, je continuerai à servir le peuple sud-africain mais aussi l'ANC, l'organisation que j'ai servi toute ma vie. »

Depuis son arrivée à la tête de l'ANC en décembre, le vice-président du pays, Cyril Ramaphosa, tentait d'obtenir un départ en douceur du chef de l'Etat, éclaboussé par les scandales, afin d'éviter une catastrophe électorale en 2019.

Faute d'une réponse de sa part, le parti avait décidé mercredi à la mi-journée de le forcer à quitter le pouvoir, en annonçant le vote dès jeudi d'une motion défiance dont l'issue ne faisait aucun doute. « J'ai été contraint de démissionner en raison de la motion de défiance », a expliqué le président lors de son allocution.

Source : RFI

 

Afrique du Sud : l’ANC va déposer une motion de défiance, Zuma juge « injuste » sa révocation

Le président sud-africain, que le parti a « révoqué » mardi 13 février, a désormais jusqu'à ce jeudi pour démissionner. Le groupe parlementaire du Congrès national africain (ANC) a annoncé ce mercredi son intention de déposer une motion de défiance, ouvrant la voie à l'élection de Cyril Ramaphosa.

C’est le trésorier général de l’ANC, Paul Mashatile, qui l’a annoncé ce mercredi 14 février lors d’une conférence de presse au Cap, au lendemain de la révocation de Jacob Zuma. Le parti déposera ce jeudi devant le parlement une motion de défiance contre Jacob Zuma si celui-ci n’a pas démissionné avant. « Nous ne pouvons plus faire attendre l’Afrique du Sud, la décision doit être mise en œuvre et nous devons procéder au processus parlementaire », a argué Paul Mahatile, qui a précisé que l’ANC prendra attache avec « les autres partis », notamment ceux qui, dans l’opposition, ont déposé de précédentes motions de défiance contre Zuma.

« Rien de nouveau n’est apparu. J’ai demandé “Qu’est-ce que j’ai fait ?” et personne n’est capable de me donner les raisons » qui ont conduit à sa révocation, a déclaré le principal intéressé dans une interview accordée à la chaîne publique SABC, et diffusée ce mercredi en début d’après-midi.

« C’est très injuste que ce sujet soit soulevé en permanence », a également déclaré Jacob Zuma dans ce long entretien au cours duquel il a, plusieurs fois, répété son sentiment que le Comité national exécutif (NEC) de l’ANC avait pris une décision « sans preuve ». « Je veux que l’on puisse me dire ce que j’ai fait de mal », a-t-il martelé, laissant clairement entendre qu’il n’avait pas l’intention de démissionner avant l’ultimatum lancé par son parti, qui expire ce jeudi.

Le président sud-africain a par ailleurs assuré qu’un communiqué sera diffusé dans le courant de l’après-midi, ce jeudi.

Depuis son élection à la tête de l’ANC en décembre, le vice-président, Cyril Ramaphosa, cherche à pousser vers la sortie le président sud-africain Jacob Zuma, éclaboussé par des affaires de corruption, afin d’éviter une catastrophe probable aux élections de 2019.

La direction de l’ANC s’est finalement décidée ce mardi à exiger le départ de Zuma, après des semaines de tractations et d’atermoiements, mais sans imposer de calendrier précis.

Selon le secrétaire général du parti, Ace Magashule, le président a accepté le principe de se retirer, mais à ses conditions, dans un délai de trois à six mois, ce que l’ANC juge inacceptable.

« Nous ne lui avons donné aucune date butoir » mais « je sais que le président va répondre demain » (mercredi) à l’ordonnance du parti de quitter le pouvoir, a précisé Magashule.

L’ANC affirme chercher une solution à l’amiable

Magashule plaide en faveur d’une solution à l’amiable : « Nous le respectons comme un chef qui a contribué au combat de libération (contre l’apartheid). Il n’y a aucune raison de l’humilier ». Dans la même situation en 2008, Thabo Mbeki, avait obtempéré sans rechigner. C’est donc en théorie la fin pour Jacob Zuma.

Muet depuis plusieurs jours, le président sud-africain n’a cependant aucune obligation juridique de respecter la décision de son parti. S’il refuse de partir, seule une motion de défiance adoptée par le parlement sud-africain lui imposerait de partir.

La décision de l’ANC a signé son arrêt de mort politique

D’après Ben Payton, analyste au cabinet Maplecroft, « la décision de l’ANC a signé son arrêt de mort » politique. « Il n’a pas d’échappatoire possible (…) s’il refuse de démissionner, il sera contraint de partir par un vote de défiance qu’il est sûr de perdre ».

La posture « arrogante » de Jacob Zuma

Mais la résilience démontrée à plusieurs reprises par Jacob Zuma depuis le début de la crise incite à la prudence. Lundi soir encore, il a opposé une fin de non-recevoir à Cyril Ramaphosa, venu personnellement dans sa résidence de Pretoria le prier de se retirer. Le président « était très arrogant. Il a dit qu’il n’irait nulle part, parce qu’il n’a rien fait de mal », a expliqué un membre de la direction de l’ANC cité par la presse locale.

Pour l’opposition, cet épisode est la preuve de la faiblesse du nouveau patron de l’ANC, qui réclame la dissolution du Parlement et des élections anticipées. « Le fait est que Jacob Zuma reste président et garde le pouvoir », a déploré le chef de l’Alliance démocratique (DA), Mmusi Maimane.

L’ANC a été « humiliée » par Jacob Zuma, a renchéri la principale centrale syndicale du pays (Cosatu). « Le temps est venu pour l’ANC de mettre fin à ce théâtre politique lamentable », a-t-elle ajouté.

Source : jeuneafique.com

 

Afrique du Sud: l'ANC

Afrique du Sud: l'ANC exige le départ du président Jacob ZumaLe Congrès national africain (ANC), le parti au pouvoir en Afrique du Sud, a confirmé mardi avoir exigé du président Jacob Zuma qu'il quitte le pouvoir et annoncé que le chef de l'Etat donnerait sa réponse mercredi.

"Le NEC (Comité national exécutif, organe de décision de l'ANC) a décidé de rappeler son camarade Jacob Zuma", a déclaré le secrétaire général de l'ANC, Ace Magashule.

"Nous ne lui avons donné aucune date butoir" mais "je sais que le président va répondre demain", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse à Johannesburg. Le président Zuma, dont le second et dernier mandat expire en 2019, est empêtré dans de nombreux scandales de corruption qui ternissent l'image de l'ANC.

"Nous sommes déterminés à restaurer l'intégrité des institutions publiques, créer la stabilité économique et relancer l'économie de façon urgente", a ajouté Ace Magashule.

Le président Zuma n'est pas contraint constitutionnellement de se soumettre à la décision de son parti. S'il refuse d'obtempérer, le parti peut saisir le Parlement et voter une motion de défiance.

En cas de démission du président, le vice-président de l'Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa, patron de l'ANC, le remplacera, a confirmé M. Magashule.

Source : Romandie News (Suisse)

 

 

Guinée : la Ceni proclame les résultats au compte-gouttes, cinq jours après les élections locales

La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a débuté vendredi soir la proclamation officielle des résultats des élections communales tenues le 4 février. Ces résultats très partiels, qui ne concernent que seize circonscriptions, consacrent l’avance du RPG Arc-en-ciel, au pouvoir, et son principal challenger : l’Union des forces démocratiques de Guinée.

Les Guinéens devront s’armer de patience. Cinq jours après le scrutin local du 4 février, nombre d’entre eux étaient déçus en constatant que la totalité des résultats n’étaient pas encore disponibles. Au contraire, ce sont des résultats très partiels qui ont été proclamés, symboliquement, dans la soirée, par le président de la Ceni, Amadou Salif Kébé, essentiellement entouré des commissaires et autres collaborateurs de l’institution électorale.

Nombre de sièges, notamment ceux réservés au corps diplomatique, sont restés vacants, tandis que les représentants des institutions internationales, qui avaient participé aux deux plénières du jour, avaient pris congé deux heures avant la cérémonie.

Hommage aux victimes des violences post-électorales

Avant d’entamer son allocution, le président de la Ceni a fait observer une minute de silence à la mémoire des victimes des violences post-électorales, qui ont fait au moins sept morts. « Après plus de dix ans d’attente, nous avons finalement eu l’heureuse opportunité de nous rendre aux urnes le 4 février pour renouveler le mandat de nos élus au niveau de 342 communes urbaines et rurales », a-t-il ensuite rappelé, avant de se réjouir du vote serein des Guinéens.

Toutefois, précise aussitôt, Amadou Salif Kébé « la Ceni ne dispose pas encore de la totalité des résultats des procès-verbaux du scrutin communal. Certains ne sont pas encore parvenus à notre commission de totalisation des votes. D’autres procès-verbaux font l’objet de contentieux devant les juges dans les circonscriptions : il est impératif que les juridictions statuent avant la proclamation. C’est vous dire que les résultats disponibles d’environ 263 procès-verbaux sur 342 qui seront proclamés au fur et à mesure de leur traitement sont les résultats définitifs mais partiels ». Et d’en appeler au sens « de responsabilité et de fair-play. Une élection est une compétition et non la guerre ».

Aucun résultat à Conakry

Si le président de la Ceni annonce que 263 procès-verbaux ont été reçus par son institution, il n’a pourtant rendu publics que ceux « qui ne font l’objet d’aucun recours ». Ces résultats sont issus de seize circonscriptions électorales de l’intérieur du pays, dont deux de la préfecture de Fria, trois de Koundara, cinq de Gaoual, deux de Boffa (toutes relevant de la région administrative de Boké, au nord) et quatre de la préfecture de Kindia (Ouest).

Aucun résultant concernant les chefs-lieux de ces deux régions (le centre-ville de Boké et celui de Kindia) n’ont toutefois été publiés. Les résultats actuellement disponibles confirment la suprématie du parti au pouvoir, le RPG Arc-en-ciel (qui totalise 143 sièges, toutes circonscriptions confondues) et du principal parti d’opposition, l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), de Cellou Dalein Diallo (139 sièges).

Loin derrière, en troisième position, pointe l’Union des forces républicaines (UFR), de Sidya Touré, avec 33 sièges. Des partis de moindre envergure et des candidatures indépendantes se partagent les miettes aux côtés du PEDN de l’ancien Premier ministre Lansana Kouyaté (8 sièges), de l’UPR de Bah Ousmane (3 sièges) et du GPT de Kassory Fofana (2 sièges) – tous deux ministres d’État du président Alpha Condé.

La publication des résultats devait se poursuivre ce samedi.

Source : jeuneafrique.com

 

Sénégal-Mauritanie : le casse-tête des accords de pêche

Macky Sall est arrivé à Nouakchott jeudi 8 février pour une visite de deux jours à l’invitation de Mohamed Ould Abdelaziz. Le code des pêches mauritanien adopté en 2015, qui a durci les conditions d’exercice de l’activité dans le pays, devrait être au centre des discussions. Fin janvier un pêcheur sénégalais, tué par les garde-côtes mauritaniens.

La mort du jeune pêcheur sénégalais Serigne Fallou Sall, 19 ans, tué samedi 27 janvier par des garde-côtes mauritaniens, a jeté une lumière crue sur la tension régnant entre les deux pays dans la gestion des activités de pêche. Ces dernières années, les nouvelles de pêcheurs tués et d’arraisonnements d’embarcations, en majorité originaires du célèbre port traditionnel Guet Ndar à Saint-Louis, dans le nord-ouest du Sénégal, émaillent régulièrement l’actualité.

Un nouveau code mauritanien plus restrictif

En 2016, le non-renouvellement, faute d’un nouveau protocole d’entente, de l’accord de pêche conclu entre Dakar et Nouakchott en 2001, et réglementant l’activité des pêcheurs guet ndariens en Mauritanie, a ajouté à la tension. Les deux rounds de négociations qui se sont tenus dans les deux capitales en février et mars 2016, n’ont pas pu lever les points de blocage.

Des négociations d’autant plus difficiles que le nouveau code des pêches mauritanien, promulgué en 2015, a durci les conditions d’exercice de la pêche par les étrangers dans le pays.Il exige dorénavant le débarquement obligatoire sur place des prises réalisées par les pêcheurs étrangers avant toute exportation. Une mesure qui s’est vue opposer un refus catégorique des pêcheurs saint-louisiens, qui perdent par conséquent leur quota annuel de 50 000 tonnes de poissons, accordé en vertu de l’accord entre les deux gouvernements.

Des milliers de pêcheurs privés d’activité

Pas moins de 400 embarcations sénégalaises ont, du jour au lendemain, été contraintes de se replier dans leur pays. La pratique de l’affrètement, c’est-à-dire le fait d’embarquer des pêcheurs étrangers à bord de pirogues immatriculées en Mauritanie, n’a, de même, pas échappé aux rigueurs du nouveau texte.

Des milliers de Sénégalais établis en Mauritanie depuis plusieurs décennies, qui s’étaient associés à des mareyeurs locaux afin de pouvoir pêcher avec des pirogues localement immatriculées, se sont vu interdire de poursuivre leurs activités.

Selon nombre de spécialistes du sous-secteur, les empiétements de ces pêcheurs artisanaux dans les eaux territoriales mauritaniennes sont d’autant plus difficiles à prévenir qu’une délimitation matérielle de la frontière maritime entre les deux pays est quasi inexistante. Les deux gouvernements ont cependant évoqué l’éventualité de la mise en place de patrouilles communes de surveillance de la frontière.

Le Sénégal compte 20 000 embarcations officiellement immatriculées. La raréfaction continue des ressources halieutiques – due à une demande croissante, à la surpêche, à la pêche illicite – et une tradition séculaire d’ethnies fortement spécialisées dans la pêche, poussent les pêcheurs sénégalais à pousser toujours plus loin au-delà des frontières maritimes de leur pays. Certains opéreraient jusque dans les eaux angolaises.

De nombreux accords de pêches

Des accords de pêche lient le Sénégal aux pays de la sous-région : Gambie, Guinée Bissau et Cap-Vert, notamment. Selon nos sources au ministère sénégalais de la Pêche, des négociations sont en cours pour nouer un accord avec la Guinée équatoriale.

La thèse de la raréfaction de la ressource halieutique est cependant relativisée, au sein du ministère de la Pêche. La preuve ? Les débarquements de la pêche artisanale connaîtront une hausse en 2017 et, probablement, connaîtront la même progression dans les prochaines années. En 2016, ils se sont chiffrés à 398 000 tonnes de poisson (pour une valeur de 127 milliards de F CFA).

« Ce qui se passe, c’est que des unités de production se sont installées et ciblent, par exemple, la sardinelle qui est maintenant exportée, alors qu’auparavant elle était destinée à la consommation locale», analyse ce fonctionnaire du ministère de la Pêche, qui a requis l’anonymat.

Il réfute également le fait que des navires chinois, russes, ukrainiens, et de l’Union européenne écument les eaux nationales et pillent ses ressources halieutiques.  Une critique récurrente, qui s’appuie sur les accords scellés entre le gouvernement sénégalais et ces pays.

« Un accord nous lie à l’Union européenne concernant le thon, et d’autre part, les démersaux [espèces de poissons vivant sur le fond de la mer, NDLR], à titre expérimental. Il permet aux chercheurs d’avoir une idée de la richesse ou de la biomasse de ces espèces », répond-t-on au ministère.

Les critiques porteraient plutôt, selon le ministère, sur les autorisations de pêche qui avaient été octroyées durant le régime précédent et qui ont été retirées dès l’arrivée de Macky Sall, en 2012.

Les vrais fléaux, pour la ressource halieutique, demeurent la pêche illégale et la piraterie. Un phénomène contre lequel a notamment alerté l’ONG Greenpeace, dont le navire Esperanza a sillonné l’Atlantique pendant plusieurs mois en 2017, traquant les navires ne respectant pas la législation des pêches dans les eaux nationales des pays du littoral ouest-africain.

En juin, les services de la Direction de la protection et de surveillance des pêches (DPSP) ont ainsi arraisonné huit bateaux chinois qui pêchaient illégalement, tous feux éteins, dans les eaux territoriales sénégalaises.

Divers leviers sont actionnés pour lutter contre le phénomène, tel que le renforcement de la surveillance des côtes ou encore le durcissement des sanctions infligées aux délinquants. Dorénavant, un navire étranger arraisonné au Sénégal, devra payer entre 500 millions et 1 milliard de FCFA d’amende, contre 50 à 100 millions F CFA auparavant.

Source : jeuneafrique.com

 

Sahara occidental : le Maroc veut déposer une motion visant à exclure la RASD de l’Union africaine

La diplomatie marocaine, qui renforce sa représentation à Addis-Abeba, où siège son représentant auprès de l'Union africaine, veut aller vers le dépôt d'une motion d'exclusion de l'UA à l'encontre de la la République arabe sahraouie démocratique (RASD).

Dans les couloirs de l’UA, les diplomates marocains ne font pas mystère de leur intention de déposer, à terme, une motion d’exclusion à l’encontre de la République arabe sahraouie démocratique (RASD).

Ils ont quelques raisons d’y croire au vu des résultats de l’élection du Maroc au sein du Conseil paix et sécurité. Le 26 janvier, trente-neuf pays avaient voté en sa faveur (soit plus des deux tiers des États membres) et seize s’étaient abstenus.

Convaincre les indécis

Selon nos sources, bien que le vote soit électronique, et donc secret, les Marocains ont une idée de l’identité de ces indécis et comptent mener un intense lobbying pour les convaincre.

Dans le même temps, Rabat déploie à Addis-Abeba sa plus importante représentation diplomatique en Afrique. Un immeuble de sept étages, en construction près de l’aéroport de Bole, abritera les bureaux de Nezha Alaoui M’Hamdi, l’ambassadrice chargée des relations bilatérales, et ceux de Mohamed Arrouchi, le représentant permanent du Maroc auprès de l’UA.

Des représentants d’autres ministères marocains (Justice, Agriculture, Économie, Environnement), ainsi que les renseignements extérieurs (DGED) y seront également installés.

Source : jeuneafrique.com

 

Le président nigérien Mahamadou Issoufou prend la tête du G5 Sahel

Le président nigérien Mahamadou Issoufou prend la tête du G5 SahelAprès les chefs d'état-major des pays du G5 Sahel, lundi 5 février, ce sont les chefs d'Etat qui sont réunis à Niamey depuis ce matin. De nombreux partenaires de l’organisation participent aussi à ce nouveau sommet qui devrait notamment permettre de faire un point sur le financement de la force militaire.

Les chefs d'Etat vont plancher sur la recherche de financements complémentaires. En janvier, à Bamako, ils ont décidé de mettre en place un fonds fiduciaire pour accueillir les contributions, mais malgré les engagements de l'Union européenne et de plusieurs pays, comme l’Arabie saoudite, le compte n’y est toujours pas.

Ce matin, le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, l'a rappelé à la tribune, seuls 294 millions d'euros ont été mobilisés sur les 450 qu'attendent les pays membres. Et toujours, aucun mécanisme de financement pérenne n'a pour l'instant été trouvé.

Les chefs d'Etat vont donc faire un point cet après-midi sur la question avant le prochain rendez-vous, la conférence des donateurs du 23 février, à Bruxelles.

Deux opérations transfrontalières ont déjà été menées

La force du G5 est pour l'instant en rodage. Deux opérations transfrontalières ont déjà été menées avec les premiers bataillons disponibles. Deux QG sont prêts à Sévaré au Mali où se trouve le commandement, et à Niamey au Niger.

Mais ce qu'on appelle les fuseaux centre au Tchad et ouest en Mauritanie ne sont pas encore opérationnels même si les choses commencent à s'organiser, en tout cas du côté de la frontière Mali / Mauritanie.

Le président français Emmanuel Macron a fait savoir à plusieurs reprises qu'il souhaitait que la force remporte rapidement ses premières victoires. Florence Parly, la ministre française de la Défense, se trouve d'ailleurs à Niamey aujourd'hui auprès des chefs d'Etat du G5. Elle a par ailleurs demandé, il y a quelques jours, au Japon de fournir une aide financière ou matérielle au G5.

A l'occasion de ce sommet, le G5 change aussi de présidence. Le président IBK passe le flambeau à son homologue nigérien Mahamadou Issoufou, pour une année de présidence tournante. A cette occasion, le secrétaire permanent est lui aussi remplacé.

Maman Sidikou, l'ancien patron de la Monusco en RDC
, remplace un autre Nigérien Mohamed El Hadj Najim en poste depuis la création de l'organisation. Maman Sidikou va désormais travailler en tandem avec le président Issoufou pour accompagner l'action militaire, par des projets de développement.

Source : RFI

 

 

Saint-Louis Offshore Profond : Le dernier forage a été un échec

Saint-Louis Offshore Profond : Le dernier forage a été un échec"Requin Tigre 1" a été un échec. Kosmos Energy, qui forait le dernier puits de sa seconde phase d’exploration, dans le Saint-Louis Offshore profond, au large de la Mauritanie et du Sénégal, n’a pas rencontré d’hydrocarbures.

En effet, le puits "Requin Tigre1" a été foré à une profondeur de 5200 mètres. Ceci, pour évaluer les réservoirs cénomaniens et albiens. L’exploration a été entièrement effectué. Mais, elle n’a pas produit les attentes escomptées.

Les responsables de la compagnie indiquent que «L’analyse post-puits est actuellement en cours pour déterminer les raisons pour lesquelles elle a échoué. Les connaissances de l’exploration du puits, ainsi que nos connaissances actuelles, fourniront un avantage concurrentiel et amélioreront notre compréhension des systèmes pétroliers du Crétacé en eaux profondes au large de la Mauritanie et du Sénégal ».

Cependant, il faut rappeler que les autres puits que la Compagnie a forés, tels que "Yaakar", "Tortue", "Marsouin", "Teranga", ont tous connu un succès. Requin Tigre est le seul puits qui n’a pas tenu ses promesses.

Kosmos compte procéder à une évaluation approfondie avant de passer à sa seconde phase d’exploration au large de la Mauritanie et du Sénégal, prévue dans le second trimestre de cette année.

Source : Metrodakar (Sénégal)

 

 

Sahara Occidental: le Polisario prêt à des "négociations directes" avec le Maroc

Sahara Occidental: le Polisario prêt à des Le Front Polisario, qui lutte pour l'indépendance du Sahara occidental, est "prêt" à des "négociations directes" avec le Maroc qui en contrôle la majeure partie, a indiqué lundi à Alger un haut responsable du mouvement indépendantiste sahraoui.

Une délégation sahraouie a été reçue le 25 janvier à Berlin par le nouvel envoyé spécial de l'ONU Horst Koehler, nommé en août, qui a "entamé des discussions séparées" avec le Polisario et Rabat, a expliqué Mohamed Salem Ould Salek, "ministre des Affaires étrangères" de la République arabe sahraouie et démocratique (RASD).

"Il s'agit d'une nouvelle phase de discussions destinées à préparer une nouvelle phase de négociations directes" entre les deux parties, a-t-il précisé lors d'une conférence de presse à Alger.

La RASD, proclamée par le Polisario en 1976, est "prête à entrer en négociation directe avec le Royaume du Maroc pour faire la paix", a-t-il assuré. L'Algérie, rival diplomatique du Maroc voisin, soutient la RASD.

Le gouvernement marocain avait annoncé le 25 janvier qu'une délégation du royaume chérifien rencontrerait également M. Koehler à une date non précisée.

Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental est passé en 1975 en grande partie sous contrôle du Maroc. Le Front Polisario contrôle environ un tiers du territoire sahraoui, le long des frontières algérienne et mauritanienne.

Après 16 ans de conflit armé entre Rabat et le Polisario, un cessez-le-feu a été proclamé en 1991. Un référendum d'autodétermination prévu par l'ONU a été constamment repoussé depuis 1992 en raison de désaccords continus sur la composition du corps électoral.

Le Polisario et Rabat n'ont plus négocié directement depuis l'échec en 2012 d'un cycle de cinq ans de pourparlers.

Le Maroc propose d'accorder une large autonomie du Sahara occidental, avec un gouvernement et un parlement locaux, mais refuse de discuter de la souveraineté marocaine sur le territoire. Le Front Polisario réaffirme lui "le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination" via un référendum et revendique l'indépendance du territoire.

Fin janvier, M. Koehler a invité "les deux parties au conflit ainsi que les pays voisins", Algérie et Mauritanie, à prendre part aux discussions, a précisé M. Ould Salek.

Source : Slate Afrique

 

 

Guinée-Bissau : l'ONU et l'UA inquiètes

Guinée-Bissau : l'ONU et l'UA inquiètesL'Union africaine et l'Organisation des Nations unies disent être inquiets de la crise politique en Guinée-Bissau.

Le président de la Commission de l'UA et le secrétaire général de l'ONU ont dénoncé dans un communiqué conjoint les mesures prises par ceux qui, selon eux, cherchent à "entraver" et à "empêcher une résolution de la crise".

Moussa Faki et Antonio Guterres dénoncent entre autres mesures celles qui ont été récemment prises par les autorités bissau-guinéennes pour empêcher le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) de convoquer et de tenir son congrès.

Ils appellent toutes les autorités concernées à garantir les droits de l'homme et à assurer le respect du droit humanitaire.

L'ONU et l'UA appellent aussi le gouvernement bissau-guinéen à lever immédiatement toutes les restrictions au droit de réunion pacifique, à la participation politique et à la liberté d'expression.

Moussa Faki et Antonio Guterres ont par ailleurs réitéré, dans leur communiqué, leur soutien à l'Accord de Conakry qui, entre autres, prévoit la nomination d'un Premier ministre consensuel, ce qui a été fait depuis le 30 janvier avec le choix d'Artur Da Silva pour ce poste.

Ils appellent les principaux acteurs politiques à appliquer fidèlement et de toute urgence cet accord, ainsi que la feuille de route de la Cédéao qu'ils ont tous signés.

Source : BBC Afrique

 

 

Adhésion du Maroc à la CEDEAO : la véritable étude d’impact officiellement lancée

Adhésion du Maroc à la CEDEAO : la véritable étude d’impact officiellement lancée [Document]La Commission de la CEDEAO vient de lancer un appel à propositions destiné aux groupes de réflexion et de recherches basés dans la sous-région pour la réalisation d’une étude approfondie sur les implications économiques de l’adhésion du Maroc au sein de l’organisation.

Il s’agit de la première étape pour l’élaboration de l’étude d’impact que les Chefs d’Etat et de gouvernement ont demandé à la Commission afin de se prononcer définitivement sur la demande du Royaume qui a déjà obtenu l’accord de principe.

La fameuse étude d'impact de la CEDEAO sur l'adhésion du Maroc en son sein qui a fuité en décembre dernier n'était pas vraiment la bonne. Il est vrai que les auteurs du document n'ont jamais été rendus publics bien que le texte ait « fuité » et repris par plusieurs médias, et la CEDEAO n'en a jamais fait cas officiellement.

« La véritable étude d'impact reste à venir », écrivait alors La Tribune Afrique sur ses pages.

C'est aussi ce que vient de confirmer l'appel à proposition que vient de lancer, ce 1er février, la présidence de la Commission à travers son département d'analyse des politiques économiques pour la réalisation « d'une étude approfondie sur les implications économiques de la CEDEAO » de la demande d'adhésion du Maroc,, notamment en ce qui concerne le commerce et l'investissement. (Analysis of Economic Relations between Morocco and selected ECOWAS Member States: Trade and Investment)

L'appel à propositions qui est ouvert aux cabinets, centres de recherche et groupes de réflexion basés dans la l'espace communautaire devrait traiter des « questions relatives au commerce et à l'investissement » en s'appuyant sur les implications dans six pays préalablement définis. Il s'agit du Nigeria, du Ghana, de la Côte d'Ivoire, du Sénégal, du Mali et du Togo. Des pays qui, même si l'appel à proposition ne le mentionne pas, constituent les principales économies de la sous-région et où les inquiétudes des opérateurs économiques ont été les plus vives.

Selon les termes de l'appel à proposition, les candidats intéressés ont jusqu'au 2 mars 2018 pour soumissionner à travers des propositions qui ne devraient pas dépasser 15 pages et en respectant toutes les exigences en la matière notamment pour ce qui est de la présentation, la méthodologie, les hypothèses ainsi que des indicateurs et références. Le candidat qui sera sélectionné à l'issue de l'évaluation des différentes propositions va poursuivre le processus avec la Commission, ce qui conduira à l'élaboration de l'étude définitive d'impact, laquelle sera par la suite soumise à l'appréciation du comité de cinq pays mis en place lors du 52e Sommet d'Abuja de décembre dernier pour «une étude approfondie sur les implications de l'adhésion ».

Le comité composé de Chefs d'Etat et de gouvernement de cinq (5) pays notamment le Togo, la Côte d'Ivoire, le Ghana, la Guinée et le Nigeria va à son tour soumettre ses recommandations à l'une des Conférences des leaders de la Communauté au titre de l'année. C'est en effet le délai que s'est donné la CEDEAO pour se prononcer sur la demande d'adhésion du Maroc au sein de l'organisation.

Opportunités, craintes et défis

Dans la note de cadrage qui sert de décor contextuel à l'étude, la Commission reprend pour l'essentiel les arguments récurrents sur les « pour » et les « contre » l'adhésion du Maroc à la Communauté économique régionale (CER) ouest-africaine. « De l'avis général, cette adhésion devrait permettre au Maroc de développer davantage ses relations commerciales avec la région CEDEAO, en s'appuyant sur ses relations étroites avec l'UE et sur une base industrielle en plein croissance » relève le document qui fait cas aussi du fait que bien qu'aucun des Etats membres de la Communauté ne partage une frontière avec le Maroc, « son adhésion lui permettrait de bénéficier des avantages du libre-échange et de la libre circulation des personnes avec les autres Etats membres de la CEDEAO ».

« En intégrant le Maroc, le bloc des 15 membres deviendrait la 16ème économie mondiale avec 115 milliards de dollars supplémentaires et un PIB avoisinant les 745 milliards de dollars, devant la Turquie et juste après l'Indonésie. Avec sa position géographique et économique stratégique, le Maroc serait une plate-forme vitale pour les pays de la CEDEAO afin de sécuriser les marchés européens, américains et arabes ».

Des arguments favorables donc au Maroc qui cherche certes à renforcer les liens dans la région CEDEAO même si son principal partenaire commercial reste l'UE. « Alors que le Maroc pourrait être un bon partenaire commercial puisqu'il est aussi l'un des principaux producteurs de phosphate en Afrique, sa demande soulève quelques questions sur les motivations exactes de cette décision » note la même source qui se réfère à différents rapports s'inscrivant dans le même registre du débat ambiant sur la question.

« Le Maroc est déjà un investisseur majeur dans la région de la CEDEAO et a signé de nombreux accords de coopération économique avec les Etats membres de la communauté » relève le document qui reconnait toutefois que malgré les liens étroits entre le Maroc et les États membres de la CEDEAO, les échanges entre les deux parties restent faibles. Le volume des échanges est ainsi inférieur à 1 milliard de dollars par an, soit moins de 4% des exportations marocaines et moins de 2% de son commerce mondial.

« Certains observateurs pensent que le Maroc pourrait chercher à tirer profit de l'économie ouest-africaine. D'autres, estiment que ce pays d'Afrique du Nord pourrait considérer son admission dans l'organisation ouest-africaine comme une opportunité pour se repositionner sur la scène continentale et on craint également que cette admission du Maroc dans la CEDEAO ne modifie les positions économiques des pays membres en profitant de l'Accord de libéralisation des échanges au sein de l'espace communautaire ».

Des craintes dont font régulièrement cas les organisations patronales des pays membres de la CEDEAO et que le Maroc compte dissiper d'ici la fin du processus de l'étude d'impact de l'organisation.

Un long processus

La CEDEAO a par ailleurs rappelé que c'est forte de son succès comme organisation régionale et modèle d'intégration et de coexistence régionale, plusieurs pays africains ont exprimé leur volonté de s'y joindre. Parmi ces derniers, des pays comme le Tchad, la Tunisie, la Mauritanie et le Maroc poursuit la note qui ajoute que certains de ces pays aient bénéficié du statut d '«observateur», le Royaume a fait un pas de plus pour déposer auprès de l'autorité des Chefs d'Etat une demande formelle d'adhésion à la CEDEAO.

Le 51ème sommet ordinaire de l'organisation qui s'est tenu en juin à Monrovia au Liberia, a donné son accord de principe à la demande du Maroc de rejoindre ce groupement régional, compte tenu des liens de coopération forts et multidimensionnels » rappelle le document. C'est donc dans ce cadre que le sommet a chargé la Commission de la CEDEAO d'examiner les implications d'une telle adhésion conformément aux dispositions du Traité révisé de l'organisation et à Abuja en décembre dernier, le 52ème Sommet a mis en place le Comité des chefs d'Etat et de gouvernement qui chapeaute le processus et à l'issue duquel le Maroc sera fixé sur son sort. A défaut d'une intégration pleine et entière à court terme, le scénario le plus plausible qui se dessine, c'est une intégration progressive dans la droite ligne de l'établissement de la Zone de libre-échange continentale (ZLEC) que l'Union africaine (UA) veut instaurer en Afrique.

La CEDEAO joue donc la prudence et pendant ce temps, la diplomatie marocaine maintient son optimisme en misant sur la dynamique de la coopération entre les deux parties, laquelle a connu une nouvelle impulsion sous Mohammed VI surtout ces dernières années.

Par Aboubacar Yacouba Barma
Source : La Tribune Afrique (France)

 

Afrique du Sud : Jacob Zuma menacé par une nouvelle motion de défiance

Les députés sud-africains sont appelés à se prononcer le 22 février sur une nouvelle motion de défiance visant le très controversé président Jacob Zuma, pressé au sein-même de son propre parti à démissionner au plus vite.

Mis en cause dans plusieurs affaires de corruption, le chef de l’Etat a réussi jusque-là à repousser plusieurs votes de défiance.

Mais ses soutiens ont fondu depuis l’élection en décembre à la tête du Congrès national africain (ANC) au pouvoir du vice-président Cyril Ramaphosa, dont les partisans plaident pour un départ de Jacob Zuma avant la fin de son mandat en 2019.

Le chef de l’Etat doit prononcer le 8 février devant le Parlement son discours annuel sur l’état de la Nation.

La nouvelle motion de défiance qui le vise a été déposée par le parti d’opposition des Combattants pour la liberté économique (EFF, gauche radicale).

« Président discrédité »

L’un de ses dirigeants, Floyd Shivambu, a toutefois regretté que le vote ait été programmé après le discours prévu du président. « Pourquoi écouter Jacob Zuma le 8 alors qu’il partira le 22 ? », s’est-il interrogé devant la presse.

Le principal parti d’opposition, l’Alliance démocratique (DA), s’est elle aussi prononcée pour le report de son discours. « Les Sud-Africains ne peuvent tout simplement pas se soir imposer un discours prononcé par un président discrédité », a plaidé le chef de son groupe parlementaire, John Steenhuisen.

Selon la chaîne de télévision publique SABC, la direction de l’ANC doit se retrouver dimanche pour discuter, une nouvelle fois, d’un départ anticipé du président.

Contacté par l’AFP, l’ANC n’a pas commenté cette réunion.

Le mandat du chef de l’Etat peut être écourté par sa démission, un vote de défiance au Parlement ou une procédure de destitution. Il peut aussi être rappelé par son parti.

Source : jeuneafrique.com

 

 

Sahara occidental : le Maroc proteste contre le rapport « Paix et sécurité » au sommet de l’UA

Rabat a demandé l'amendement de certains passages du rapport « Paix et sécurité », présenté dimanche par le Commissaire paix et sécurité, accusant le document d'être en contradiction avec la position de l'ONU sur le statut du Sahara occidental.

Le sommet de l’UA a connu une nouvelle discorde sur la question du Sahara occidental. La cause : le rapport du Commissaire paix et sécurité, l’Algérien Smaïl Chergui, soumis aux chefs d’État dimanche 28 janvier, qui contient, selon la diplomatie marocaine, des passages en contradiction avec le langage de l’ONU.

Certains paragraphes de ce rapport ont été rejetés par les Marocains, particulièrement les paragraphes 117 et 118. Ces derniers demandent aux chefs d’État africains d’exhorter le Maroc, pays membre de l’UA, d’accepter le retour de la mission de l’UA pour le Sahara occidental à Laâyoune. Cette mission, dirigée par le Mozambicain Joakim Albert Chissani, n’est pas reconnue par Rabat.

Les mêmes passages demandent l’instauration d’une mission de surveillance des droits de l’homme dans le territoire du Sahara, une question hautement sensible pour le Maroc, qui avait réussi à faire échouer un projet similaire à l’ONU en 2013.

Au sein du CPS, le Maroc compte faire barrage en amont

Également épinglé par les Marocains, un passage qui demande à la fondation suisse Crans Montana de ne plus organiser son forum annuel à Dakhla. « Cette conférence ne doit pas se tenir dans une ville située dans le Sahara occidental », lit-on dans ce document. Par conséquent, les États membres, la société civile et tous les acteurs africains « sont appelés à boycotter cet événement ».

Le rapport du Commissaire Smaïl Chergui n’est pas soumis au vote. Et les chefs d’État ne sont pas obligés de l’appliquer.

Selon les statuts de l’UA, il fait l’objet d’une simple prise de note, accompagnée des commentaires des pays membres. Vingt pays, tous amis du Maroc, ont émis des commentaires reproduisant les mêmes réserves marocaines.

L’enjeu n’était donc pas énorme, mais depuis leur adhésion à l’UA en janvier 2016, les Marocains se font un devoir de traquer toutes les expressions qu’ils considèrent comme étant en contradiction avec le langage de l’ONU.

À partir de mars prochain, date à laquelle le Maroc prendra officiellement son siège au sein du Conseil paix et sécurité (CPS), il compte agir en amont pour faire barrage à toute expression qui lui est hostile dans les rapports qu’il élabore.

Source : jeuneafrique.com

 

Egypte: des personnalités appellent au boycott de la présidentielle

Egypte: des personnalités appellent au boycott de la présidentielleCinq personnalités égyptiennes ont appelé dimanche au boycott de la présidentielle prévue en mars pour laquelle le chef de l'Etat sortant Abdel Fattah al-Sissi est candidat à sa propre succession, accusant le régime "d'empêcher toute compétition loyale".

M. Sissi, au pouvoir depuis 2014, est actuellement le seul candidat officiellement en lice pour l'élection dont le premier tour est prévu entre les 26 et 28 mars. Les aspirants à la présidence ont jusqu'à lundi pour déposer leur candidature.

L'appel de ces personnalités a été lancé alors que la course à la présidentielle, où M. Sissi part largement favori, a vu depuis quelques semaines plusieurs prétendants écartés par les autorités. D'autres se sont dits découragés, dénonçant des pressions sur leurs partisans.

Les signataires condamnent "toutes les mesures administratives et sécuritaires prises par le régime actuel pour empêcher toute compétition loyale lors de la prochaine élection" présidentielle.

Le texte, signé entre autres par deux anciens candidats à la présidentielle de 2012, Mohamed Anouar El-Sadate, le neveu de l'ancien président Sadate, et Abdel Moneim Aboul Foutouh, ancien dirigeant des Frères musulmans, appelle "notre grand peuple à boycotter totalement cette élection".

Il dénonce aussi "le climat de peur" ayant accompagné le processus électoral ainsi qu'"un calendrier électoral ne donnant pas aux candidats une réelle chance de se présenter".

Hicham Geneina, ex-président de l'Autorité de contrôle des comptes publics et grand pourfendeur de la corruption, a aussi signé le texte. Démis de ses fonctions en 2016 par le président Sissi, il était le responsable de campagne d'un candidat récemment écarté de la présidentielle, l'ex-chef d'Etat-major Sami Anan.

Il a été blessé samedi à l'arme blanche au Caire, son entourage évoquant un "motif politique" pour cette "attaque". Sami Anan a été écarté de la présidentielle et selon des membres de sa campagne, ni sa famille, ni ses avocats n'ont pu le joindre depuis sa comparution mardi devant un procureur militaire.

Le texte appelant au boycott a également été signé par Hazem Hosni, professeur de sciences politiques à l'université du Caire et Essam Heggy, un éminent scientifique égyptien.

Mercredi, l'avocat défenseur des droits de l'Homme Khaled Ali avait annoncé qu'il renonçait à se présenter à la présidentielle de mars.

D'autres adversaires potentiels ont été ces dernières semaines écartés ou découragés comme l'ancien Premier ministre Ahmed Chafiq.

Source : Romandie News (Suisse)

 

 

Union africaine : les cinq enjeux du sommet d’Addis Abeba

Sous la présidence de Paul Kagame, l'organisation africaine entend accélérer sa réforme lors du sommet qui se tient en Éthiopie jusqu'au 29 janvier. Mais d'autres dossiers seront mis sur la table. Tour d'horizon des enjeux de ce 30e sommet de l'UA.

À partir d’aujourd’hui, les couloirs de l’Union africaine (UA) vont reprendre leur agitation habituelle. Les ministres des Affaires étrangères ont déjà commencé à affluer dans l’enceinte africaine, à Addis Abeba, pour préparer les décisions des chefs d’État, qui se réuniront les 28 et 29 janvier. Cette année encore, l’Afrique a changé après le départ de certains présidents qu’on disait inamovibles. Voici les cinq temps forts qui devraient marquer ce 30e sommet.

• Trois réformes

On en parle depuis un an et demi (quatre sommets avec celui-ci), mais cette réforme de l’Union africaine (UA) ne sera pas, comme d’autres sujets, un serpent de mer. C’est en tout cas ce qu’entend démontrer Paul Kagame, le président rwandais, qui prendra le relais du président guinéen Alpha Condé à la tête de l’UA à l’issue de ce sommet.

Concocté par un comité mis en place en juillet 2016, composé notamment de l’ancien patron de la Banque africaine de développement (BAD), Donald Kaberuka, de l’économiste camerounais Acha Leke ou encore de Carlos Lopes, l’ancien secrétaire général de la commission économique pour l’Afrique des Nations unies, la réforme comprend trois points principaux :

La rationalisation du champ d’action de l’UA : paix et sécurité, affaires politiques, intégration économique, les moyens pour l’Afrique de faire entendre sa voix sur la scène internationale.

Le réajustement des institutions, en améliorant la division des tâches entre l’UA, les organisations et les institutions régionales. Il pourrait comprendre aussi la suppression d’un sommet annuel sur les deux aujourd’hui organisés.

• L’autofinancement de l’UA à travers une taxe de 0,2% sur les importations « éligibles », qui ne sont pas soumises aux règles de l’OMC.

• Passage de relais Condé-Kagame

Ces trois grands axes ne seront certainement pas complètement entérinés durant cette réunion, mais certaines décisions sont attendues plus que d’autres. C’est le cas, par exemple, de la suppression d’un sommet annuel, qui changerait en profondeur le fonctionnement de l’institution, et, bien sûr, du financement de l’UA.

Alors que 2017 devait être l’année de mise en place de cette dernière réforme, seuls 21 États sont aujourd’hui entrés dans le processus, et 14 (comprenant des membres de la Cédéao, de la Cemac, l’Éthiopie, le Kenya et le Rwanda) ont déjà commencé à collecter les fonds.

La date butoir, initialement fixée à janvier 2018, a finalement été repoussée d’un an. Mais le président Kagame, qui a fait parvenir à ses pairs, le 7 janvier, un projet mis à jour, pourrait néanmoins se satisfaire d’avoir d’ores et déjà fait bouger les lignes sur ce point.

Le président rwandais est au cœur de l’Union africaine depuis que lui a été confiée la tâche, en juillet 2016, de mener la réforme de l’institution panafricaine. Mais en juillet 2017, son élection pour prendre la succession de Guinéen Alpha Condé à la tête de l’UA lui a donné la perspective d’une année supplémentaire pour mener à bien son projet.

Au terme de ce 30e sommet, le passage de relais sera donc une formalité. Mais il est attendu par de nombreux Africains qui voient en Paul Kagame celui qui a réussi à propulser son pays au rang des bons élèves en moins de 25 ans.

• Une lutte qui démange

Le thème retenu par l’Union africaine pour 2018 a dû en froisser plus d’un : « Gagner la lutte contre la corruption : un chemin durable vers la transformation de l’Afrique ». Un mot d’ordre qui succédera à une année consacrée à la jeunesse et au défi démographique, et plus globalement à des thèmes pour lesquels personne ou presque ne s’était passionné.

Dans l’hémicycle, le Sud-Africain Jacob Zuma, dont les affaires à répétition ternissent la fin de mandat, mais aussi l’Équato-Guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, dont le fils Teodorin a été condamné en octobre à Paris dans l’affaire des biens mal acquis, ont dû se demander si ce choix était dirigé contre eux…

Il est d’autant plus percutant qu’il sera porté par Paul Kagame, chantre de la lutte anti-corruption chez lui.

Côté angolais, l’affaire est plus subtile. João Lourenço, élu en août, en a fait lui aussi son cheval de bataille, en s’attaquant aux intérêts de la famille de son prédécesseur, José Eduardo dos Santos.

Mais dans le même temps, l’ancien vice-président Manuel Vicente, proche (ou devenu proche) de Lourenço, est actuellement jugé au Portugal dans une affaire de corruption. Or l’Angola refuse jusqu’à présent d’extrader celui qui fut aussi le grand patron de la société nationale pétrolière, Sonangol.

• Maroc-Algérie : la bataille n’aura pas lieu

Ce sommet de l’UA verra le renouvellement des deux tiers du Conseil Paix et sécurité (CPS), l’organe le plus prestigieux de l’organisation. Dix sièges sur quinze sont à pourvoir : trois pour l’Afrique de l’Ouest, deux pour l’Afrique de l’Est, deux pour l’Afrique centrale, deux pour l’Afrique australe et, enfin, un siège pour l’Afrique du Nord.

Occupé jusque-là par l’Algérie, c’est ce dernier qui fait l’actualité. Depuis que les Marocains ont fait courir le bruit de leur intention de briguer le poste, plusieurs participants au sommet s’attendaient à une bataille acharnée entre les deux frères ennemis du Maghreb. Mais ce ne sera pas le cas. Le Maroc est en effet seul en lice depuis le retrait surprise de la candidature algérienne.

Le 22 janvier, le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, a annoncé que son pays ne se représenterait pas pour ce mandat de deux ans mais qu’il briguerait celui (de trois ans) assumé par l’Égypte jusqu’en 2019, et ce « dans le cadre de l’application du principe de rotation entre les pays membres de l’organisation ».

Dans les cercles de l’UA, le retrait de l’Algérie est interprété comme « un choix tactique » face à « une victoire annoncée » des Marocains. Mais l’Algérie n’est pas vraiment perdante puisqu’elle conserve le prestigieux poste de commissaire pour la paix et la sécurité, sa chasse gardée depuis sa création en 2001.

Le mandat de son détenteur, Smaïl Chergui – qui a succédé à son compatriote Ramtane Lamamra – ne prendra fin qu’en 2021.

Sauf imprévu, les élections pour le renouvellement des deux tiers du CPS, prévues ce vendredi 26 janvier, permettraient donc aux Marocains de mettre un pied dans cet organe qui gère toutes les questions sécuritaires du continent, les crises régionales et les relations de l’UA avec les institutions internationales.

• Du sang frais

Actualité oblige, ils seront les stars de ce sommet. Le 30e sommet de l’UA marquera en effet le baptême du feu des nouveaux présidents du Liberia, du Zimbabwe et de l’Angola au sein de l’enceinte africaine.

Si la participation du Libérien Georges Weah est confirmée par son entourage, on attend aussi l’arrivée du Zimbabwéen, Emmerson Mnangagwa et de l’Angolais, João Lourenço, qui avait déjà assisté au sommet de l’UA en juillet dernier, en tant que ministre de la Défense et futur successeur de dos Santos. Ce dernier n’avait plus assisté à un tel sommet depuis 2010. « Leur présence aura valeur de symbole dans une UA en renouvellement », explique un expert de l’organisation continentale. Elle permettra de dévoiler leurs intentions en terme de politique étrangère et leur engagement dans la réforme de l’organisation panafricaine.

Source : jeuneafrique.com

 

Exclusif- Mauritanie-Sénégal: Les dessous d’un entretien téléphonique Macky SALL- Ould Abdel Aziz

Exclusif- Mauritanie-Sénégal: Les dessous d’un entretien téléphonique Macky SALL- Ould Abdel AzizLes échanges téléphoniques entre le Président Macky SALL et l'homme fort de Nouakchott d'une demi-heure ont permis de dissiper les petits nuages. De supposées écoutes téléphoniques captées par des pylônes de services secrets déployés dans la zone du Sahel entre le Chef de l'état Macky SALL et le lobbyiste mauritanien, ex conseiller de Blaise Compaoré avaient offusqué Mohamed Ould Abdel Aziz.

Les deux chefs d'état se sont longuement entretenus sur les soubresauts géopolitiques du moment avant de se quitter sur des procédés de politesse de présentation de meilleurs vœux.

Mohamed Ould Abdel Aziz et Macky SALL se sont parlé. Selon des informations autorisées parvenues à Confidentiel Afrique, cet entretien téléphonique entre les deux Chefs d’état voisins immédiats, d’une demi- heure, a permis de dissiper de petits nuages et de renouer le fil sur l’axe Dakar- Nouakchott. De source bien informée, c’est le Président Macky SALL qui a décidé de faire les premiers pas en câblant son homologue mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz. Il l’a fait avec grandeur et respect pour un ainé et voisin stratégique.

Confidentiel Afrique a appris de sources autorisées, que la supposée affaire d’écoute téléphonique, jusque là non authentifiée par des sources diplomatiques, entre le mauritanien Moustapha Limam Chafi, un des proches du Président déchu Blaise Compaoré et le Chef de l’état Macky SALL et dans laquelle était évoquée la thèse d’un rapt planifié du mauritanien à Dakar, par les services secrets mauritaniens, avait beaucoup agacé et offusqué l’homme fort de Nouakchott.

D’ailleurs nos sources évoquent même que ce supposé enregistrement sonore entre Macky SALL et l’opposant Moustapha Chafi aurait atterri sur la table du Président Ould Abdel Aziz. Cette écoute téléphonique avait été captée par les pylônes des services secrets extérieurs qui surveillent la zone du Sahel.

Mais, certains conseillers du Chef de l’état mauritanien ont murmuré dans l’oreille d’Ould Abdel Aziz en indiquant que cet enregistrement sonore n’était qu’un pur montage pour le mettre en mal avec son homologue sénégalais Macky SALL. Dans une édition précédente, Confidentiel Afrique écrivait : Qui veut la tête de Moustapha Limam Chafi ?. Ce dernier avait soutenu octobre 2017, qu’il faisait l’objet d’acharnement et de filature de la part des services secrets de Nouakchott.

À priori, cet entretien téléphonique entre les deux voisins a beaucoup aplani le climat de froideur sur l’axe Dakar- Nouakchott. Une source autorisée nous a révélé que l’affaire Chafi n’a pas du tout été évoquée au cours de ce coup de fil. Les deux Présidents ont échangé sur les soubresauts géopolitiques du moment et se sont souhaité mutuellement les meilleurs vœux d’une rare civilité, une marque d’amitié et de confiance. Un entretien au bout du fil qui rétablit les ponts à seulement une semaine du prochain Sommet de l’Union africaine qui va se tenir à Addis- Abeba (République Fédérale d’Éthiopie).

Source : Le Calame (Mauritanie)