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Politique en Afrique

Pacification de l’Afrique: les chefs d’Etat à pied d’œuvre à Addis-Abeba

Pacification de l’Afrique: les chefs d’Etat à pied d’œuvre à Addis-AbebaApanews - L’Union Africaine (UA), dont le 33e Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement se tient dans la capitale éthiopienne, cherche des solutions pour « faire taire les armes » sur le continent.

Le constat est amer : les conflits sont légion en Afrique. Du Sahel à la Corne de l’Afrique en passant par la Centrafrique, ce continent subit de plein fouet les affres de la guerre. Il y a un mois, les islamistes de Shebab ont lancé un assaut contre une base militaire américaine dans la région de Lamu (est du Kenya), régulièrement visée.

Cette attaque, inscrite dans le cadre de leur campagne baptisée « Jérusalem ne sera jamais judaïsée », a été fatale pour eux car quatre assaillants ont été tués et cinq complices présumés auraient été arrêtés.

Malgré ces rudes coups qu’ils reçoivent de la part des armées éthiopiennes et, depuis 2011, kényanes, avec l'appui de l'aviation américaine (effectif en mars dernier), les Shebab ont une réelle capacité de nuisance. Les attentats d’avril 2015 contre l'université de Garissa, avec 142 étudiants non-musulmans exécutés, sont encore frais dans les mémoires.

Il y a un an encore à Nairobi, la capitale kenyane, un commando de cinq hommes armés de kalachnikovs et de grenades a tué 21 personnes dans un complexe hôtelier et de bureaux avant que deux terroristes ne soient tués le lendemain dans une autre attaque. Toutefois, les Shebab confirment qu’ils demeurent la principale menace terroriste dans la Corne de l'Afrique. Comme l’est le groupe Boko Haram au Sahel.

L’initiative G5 Sahel

En proie au terrorisme, cette zone a vu la naissance en 2014 du G5 Sahel. Cette organisation politico-militaire est composée du Burkina Faso, du Mali, du Niger, du Tchad et de la Mauritanie. Son objectif est d’endiguer la menace des groupes terroristes dont la principale force est le représentant de l’Etat Islamique en Afrique de l’ouest : Boko Haram.

En 2019, les quatre premiers pays susmentionnés ont laissé des plumes dans cette guerre asymétrique. Depuis novembre 2017, le G5 Sahel a lancé des opérations militaires même si la réalité est tout autre sur le terrain.

Les nécrologies concernant des éléments des forces armées sont devenues fréquentes au Burkina Faso, sans compter les nombreux civils tués. Selon un décompte fait par des médias, le pays a enregistré près de 500 victimes de janvier à novembre, faisant de 2019 une année noire.

Le Mali n’est pas parvenu à contrôler l’intégralité de son territoire dont une partie est toujours sous le joug des djihadistes en dépit de la présence des forces étrangères (Minusma puis Barkhane). Début novembre, 24 soldats ont été tués dans une attaque terroriste.

Par ailleurs, la Mauritanie peut se réjouir de son accalmie même si des spécialistes préviennent qu’elle n’est pas à l’abri des « menaces djihadistes », auxquelles sont confrontés ses voisins du G5 Sahel. Dans cette zone, les attaques sont également attribuées à des groupes affiliés à Al-Qaida ou à l’État Islamique. Selon des médias locaux, celles-ci auraient fait près de 600 morts.

La crise libyenne en toile de fond

La Libye sera également au cœur des échanges durant ce sommet de l’UA. Ce sera l’occasion pour les chefs d’État africains de faire enfin entendre la voix du continent sur ce dossier.

Après l’effondrement du régime de Mouammar Kadhafi en octobre 2011, divers groupes armés ont plongé ce pays très riche en hydrocarbures dans une crise sans précédent. Pis, Fayez al-Sarraj (reconnu par la communauté internationale) et le maréchal Khalifa Haftar (chef du gouvernement parallèle) se livrent une bataille sans merci pour le contrôle politique de la Libye.

On est très loin de l’époque où ce pays de l’Afrique du nord était un Etat florissant, apportant son soutien financier à d’autres nations du continent. Aujourd’hui, elle « ne peut même plus s’occuper d’elle-même en tant qu’Etat », regrette Ali, citoyen libyen interrogé par APA en 2019 lors du 8e anniversaire de la révolution libyenne.

Comme nombre de ses compatriotes, c’est l’image du corps ensanglanté de Kadhafi qu’ils gardent encore comme souvenir au milieu d’un Etat et d’une population divisés.

A travers le thème de son 33e sommet : « faire taire les armes », l’UA veut « créer des conditions propices au développement de l'Afrique ». La mise en œuvre progressive de la Zone de libre-échange continentale (Zlecaf), lancée en juillet dernier à Niamey (Niger), sera ainsi l’un des principaux sujets de discussion.

Le Conseil de paix et de sécurité travaille aussi sur le financement des opérations de soutien à la paix pour appuyer le projet de l’UA visant à amorcer le décollage économique du continent et de mettre fin aux conflits.

Par ailleurs, au cours de ce sommet de deux jours, l’Egyptien Abdel Fattah al-Sissi, président en exercice de l’UA, va passer le témoin à son homologue sud-africain Cyril Ramaphosa. Ce dernier présidera aux destinées de l’UA en 2020.

Source : Apanews

 

 

Guerre en Libye: les deux camps prêts à transformer la trêve en cessez-le-feu

L’envoyé spécial de l’ONU en Libye Ghassan Salamé. le 18 avril 2019.Les deux camps qui s'opposent en Libye sont d'accord sur le principe pour transformer la trêve en un cessez-le-feu durable, a annoncé l'émissaire de l'ONU pour le pays, Ghassan Salamé, ce 4 février, à Genève.

La commission militaire 5+5, composée de cinq représentants du Gouvernement d'union nationale (GNA), reconnu par l'ONU, et de cinq autres de Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est libyen, est réunie pour la première fois depuis le 3 février pour des négociations indirectes, pour le moment. Les représentants des deux camps ont donné leur accord de principe, mais il faut encore en trouver les modalités, selon Ghassan Salamé, l'émissaire des Nations unies dans le pays.

Une trêve est entrée en vigueur dans le pays, il y a un peu plus de trois semaines, soit plus de huit mois après que Khalifa Haftar a lancé une offensive en direction de Tripoli, la capitale. Mais depuis, les deux camps s'accusent mutuellement, et régulièrement, de violer cette trêve.

Violations des engagements

Cette réunion de la commission militaire, prévue la semaine dernière, avait été reportée faute de participation du camp de Khalifa Haftar. Elle a donc finalement commencé le 3 février, deux jours après sa rencontre avec l'émissaire de l'ONU, près de Benghazi.

Les rencontres internationales se multiplient, ces dernières semaines, autour de la crise libyenne, par crainte d'une internationalisation du conflit. Ghassan Salamé a à nouveau dénoncé ce 4 février les violations des engagements pris lors de la conférence internationale de Berlin du 19 janvier. Il affirme que mercenaires et équipements continuent à arriver en Libye, au profit des deux parties.

« Nous avons des preuves que chaque camp reçoit des armes et des combattants étrangers, a-t-il déclaré. Les deux camps violent l'embargo sur les armes. Et par conséquent, les pays qui les soutiennent militairement les violent aussi. J'espère que ceux qui exportent ces armes réalisent qu'il y a déjà plus de 20 millions d'armes en circulation en Libye. Cela doit cesser. Le pays n'a pas besoin d'armes supplémentaires ».

Aucun pays n'est nommé, rapporte notre correspondant à Genève, Jérémie Lanche. Mais tout le monde comprend que la Turquie, soupçonnée d'envoyer des mercenaires syriens pour aider le gouvernement de Fayez al-Sarraj et la Russie pro-Haftar, voire même la France, sont visées. Pour renforcer un embargo mal en point, Ghassan Salamé compte sur l'aide du Conseil de sécurité de l'ONU. Un projet de résolution, porté par le Royaume-Uni, est en discussion pour demander le retrait des combattants étrangers. Sans que l'on sache vraiment si le texte a des chances d'être adopté.

Source : RFI

 

Sénégal: Macky Sall attendu en Mauritanie vers mi Février

Sénégal: Macky Sall attendu en Mauritanie vers mi FévrierSenalioune - Des sources médiatiques, citant des sources officielles du gouvernement sénégalais, ont indiqué que le président sénégalais Macky Sall prévoit de se rendre en Mauritanie les 16 et 17 de ce mois.

Selon les sources, il est prévu que lors de cette prochaine visite, ils discuteront des moyens de coopération et de coordination pour développer les relations entre les deux pays (Mauritanie et Sénégal), qui ont des frontières géographiques et des intérêts communs, dont les plus importants sont les gisements de gaz communs.

Le président mauritanien, Mohamed Ould Ghazouani, s’est rendu au Sénégal après son accession au pouvoir, où il a participé à la Conférence internationale de Dakar sur la sécurité.

Source : Senalioune

 

Mali : selon l’ONU, l’armée peut revenir à Kidal dès le début du mois de février

Mali : selon l’ONU, l’armée peut revenir à Kidal dès le début du mois de févrierLe Monde - Symboliquement, ce sont des unités dites « reconstituées » qui doivent retourner dans la ville, comprenant d’anciens rebelles conformément à l’accord de paix d’Alger.

L’armée malienne peut commencer à se diriger vers Kidal (nord) à partir du 1er février pour reprendre le contrôle de cette ville symbole qui échappe de longue date à l’autorité de l’Etat malien, a indiqué mercredi 29 janvier la mission de l’ONU dans le pays (Minusma).

C’est à l’armée malienne de décider à présent si elle retient cette date de déploiement, a expliqué une source onusienne. Quelques jours de piste lui seraient ensuite nécessaires pour atteindre Kidal au départ de Gao, environ 200 kilomètres plus au sud, où se trouvent déjà quelques centaines de soldats appelés à se déployer à Kidal.

Le retour de l’armée malienne dans cette ville, aujourd’hui sous le contrôle d’anciens rebelles, est anticipé comme une affirmation forte de l’autorité de l’Etat malien sur le territoire, dont de larges pans lui échappent.

Une commission technique, réunie le 24 janvier au quartier général de la Minusma à Bamako, a fait le point sur les aspects logistiques et techniques du retour des forces maliennes à Kidal, a rapporté la mission de l’ONU dans un communiqué.

Le président de la commission, le général Dennis Gyllensporre, commandant de la force de l’ONU, « a demandé la poursuite de la mise en place des équipements du bataillon, tout en soulignant que cela ne devrait pas être un obstacle au déploiement prévu le 1er février », a rapporté la Minusma.

Le retour de l’armée malienne à Kidal constituerait une « étape déterminante dans la mise en œuvre » de l’accord de paix d’Alger de 2015, selon la Minusma.

Sous le contrôle d’anciens rebelles touareg

L’application de cet accord est considérée comme un facteur primordial d’une sortie de crise au Mali, confronté depuis 2012 aux insurrections indépendantistes, salafistes et djihadistes et aux violences intercommunautaires qui ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés. La crise, qui s’est propagée aux pays voisins, s’est aggravée ces derniers mois.

Malgré la présence de bases françaises et des forces onusiennes, Kidal est sous le contrôle d’anciens rebelles séparatistes touareg qui se sont soulevés contre le pouvoir central en 2012 avant de signer un accord de paix à Alger trois ans plus tard.

L’accord piétine et le sort de Kidal est une source de fortes crispations. Les voisins du Mali y soupçonnent ou y dénoncent des alliances entre séparatistes et djihadistes. Pour eux, Kidal a aussi servi de base arrière aux attaques djihadistes.

Kidal donne aussi lieu à des accusations contre la responsabilité imputée à la France dans la situation particulière de la ville, mises en cause que la France réfute mais qui nourrissent certains discours contre la présence militaire française au Mali.

Symboliquement, ce sont des unités dites « reconstituées » de l’armée malienne qui doivent retourner à Kidal. Ces unités comprennent d’anciens rebelles intégrés dans l’armée conformément à l’accord d’Alger.

A ce jour, 1 300 anciens rebelles ont été intégrés dans l’armée et affectés aux unités « reconstituées », dont l’une doit s’établir à Kidal, et deux autres à Gao et Tombouctou.

Le rôle du bataillon « reconstitué » de Kidal consiste « premièrement (à) assurer la protection du gouverneur à Kidal.

Le gouverneur, c’est l’élément numéro un du gouvernement à Kidal », disait en janvier un officiel civil impliqué dans l’opération, Samba Tall. L’armée malienne est sous la pression d’attaques jihadistes qui ont fait des centaines de morts dans ses rangs ces derniers mois.

Source : Le Monde (France)

 

 

Gambie: contre-attaque du gouvernement pour éteindre la contestation anti-présidentielle

Gambie: contre-attaque du gouvernement pour éteindre la contestation anti-présidentielleLa Libre Afrique - Le gouvernement gambien a lancé dimanche une contre-attaque drastique pour éteindre le mouvement de contestation réclamant le départ du président Adama Barrow, interdisant avec effet immédiat le collectif à l’origine d’une manifestation ayant tourné à l’émeute.

La police a procédé à plus de 100 arrestations et ceux qui soutiennent ce mouvement anti-présidentiel devront faire face à des « conséquences graves », a affirmé le gouvernement dans un communiqué.

« Pas une seule personne n’est morte pendant la manifestation d’aujourd’hui », ont affirmé les autorités dans ce communiqué signé du porte-parole du gouvernement, Ebrima Sankareh. Un responsable d’hôpital avait affirmé plus tôt dans la journée que trois personnes avaient été tuées, sans préciser leur identité et les causes de leur décès.

Le bilan de la manifestation, qui a rassemblé plusieurs centaines de personnes dans la banlieue de Banjul, est néanmoins sévère: 137 personnes arrêtées par la police, d’autres en fuite ou tentant de quitter le territoire, selon le gouvernement.

Bien qu’il n’y ait pas eu de décès, « certaines personnes ont subi des blessures ne mettant pas leur vie en danger, dont 18 membres des forces de sécurité et sept civils », selon la même source.

Rassemblés à l’appel du collectif « Operation Three Years Jotna » » (« Trois ans, il est temps », dans un mélange d’anglais et de wolof), les manifestants réclamaient qu’Adama Barrow quitte le pouvoir après trois ans, comme il s’y était engagé en devenant le candidat unique de l’opposition fin 2016.

Des heurts ont éclaté lorsque les manifestants ont voulu dévier de leur itinéraire pour se rapprocher du centre de la capitale gambienne.

La police a fait usage de gaz lacrymogène pour les disperser et les manifestants ont répliqué en lançant des pierres sur les forces de l’ordre et en allumant des pneus sur la voie rapide menant au centre-ville, selon un correspondant de l’AFP.

– « Mouvement subversif » –

Expliquant l’avoir jusqu’ici toléré, le gouvernement considère à présent le collectif anti-présidentiel comme « un mouvement subversif, violent et illégal ». Il lui « interdit à jamais d’agir sur le territoire de la Gambie », selon le communiqué.

Ce mouvement a « toutes les caractéristiques d’un groupe déterminé à renverser illégalement le président élu constitutionnellement, Adama Barrow », ajoute le texte.

Son président, Abdou Njie, a été interpellé dimanche, a rapporté le journaliste de l’AFP. Le gouvernement n’a pas donné d’information à son sujet dimanche soir.

Investi par une coalition de l’opposition pour défier le président Yahya Jammeh, qui dirigeait cette ancienne colonie britannique d’Afrique de l’Ouest d’une main de fer depuis 22 ans, Adama Barrow a remporté la présidentielle du 1er décembre 2016.

Il avait prêté serment à l’ambassade de Gambie à Dakar le 19 janvier 2017, alors que Yahya Jammeh se résignait à partir en exil après une intervention politico-militaire régionale.

Selon la charte fondatrice de la « Coalition 2016 », le nouveau président devait diriger un gouvernement provisoire pendant trois ans, avant d’organiser une nouvelle élection à laquelle il ne pourrait pas se présenter.

Mais il assure à présent que « personne ne pourra (le) forcer à quitter la présidence avant 2021 », s’attirant les foudres de ses anciens compagnons, qui l’accusent de « trahison ».

Dans son communiqué, le gouvernement exhorte les autorités locales à « conduire les suspects au poste de police le plus proche ». Et avertit que « donner refuge à des fugitifs est une violation de la loi ».

Il demande à tous de « cesser leurs relations avec ce mouvement illégal », ajoutant que « toute personne, station de radio, entreprise ou association » qui contreviendrait à cette directive sera « confrontée à conséquences sévères ».

– Radios fermées –

Les autorités ont également décidé de fermer le temps d’une enquête deux radios, Home Digital FM et King FM, les accusant d’avoir servi de plateforme pour la diffusion de messages incitant à la violence ou à rejoindre le collectif anti-présidentiel, le tout pour « menacer la sécurité de la Gambie ».

Le propriétaire de Home Digital FM, Pa Modou Bojang, et le directeur de King FM, Gibbi Jallow, « aident la police dans son enquête », selon le gouvernement.

Les deux hommes font partie des personnes interpellées, selon un employé de King FM et le secrétaire général du Syndicat des journalistes de Gambie, Saikou Jammeh.

Des milliers de partisans de l’ex-président Yahya Jammeh avaient été autorisés à manifester jeudi pour réclamer son retour d’exil, suscitant la colère et l’incompréhension des victimes de son régime, qui ont à leur tour manifesté samedi par centaines pour réclamer qu’il soit traduit en justice.

AFP
Source : La Libre Afrique (Belgique)

 

 

Libye: les livraisons d'armes se poursuivent malgré la réunion de Berlin, déplore l'ONU

Libye: les livraisons d'armes se poursuivent malgré la réunion de Berlin, déplore l'ONULe Point Afrique - Les livraisons d'armes aux factions rivales libyennes par des Etats étrangers se poursuivent en dépit des engagements pris lors de la récente conférence internationale de Berlin, a dénoncé dimanche l'ONU, en s'inquiétant du sort de la trêve actuelle.

La Mission des Nations unies en Libye (Manul) "regrette profondément les violations flagrantes et persistantes de l'embargo sur les armes", objet d'une résolution du Conseil de sécurité en 2011, "malgré les engagements des pays concernés" pris à Berlin le 19 janvier, est-il écrit dans un communiqué.

Selon la même source, "des vols de fret, entre autres", ont atterri ces dix derniers jours dans l'ouest et l'est de la Libye pour livrer aux belligérants "des armes avancées, des véhicules blindés, des conseillers et des combattants".

Réagissant à cette annonce, l'Allemagne, hôte de la réunion du 19 janvier, s'est dite "préoccupée", en évoquant des rapports "non confirmés mais crédibles de violations de l'embargo des deux côtés".

"Ce qui importe maintenant, c'est de parvenir à un cessez-le-feu stable que le comité militaire 5+5, dont les représentants ont été récemment nommés par les deux parties, va négocier dans les prochains jours", a ajouté dans un communiqué le ministère allemand des Affaires étrangères, se référant à la principale avancée concrète à Berlin -la constitution d'un comité militaire mixte.

En proie au chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est actuellement déchirée entre deux pouvoirs rivaux: celui du gouvernement d'union (GNA), basé à Tripoli (ouest) et reconnu par l'ONU, et celui du maréchal Haftar, l'homme fort de l'est libyen.

Alors que ce conflit menace de dégénérer avec une implication étrangère croissante, les participants à la conférence de Berlin ont pris plusieurs engagements, dont celui de cesser les livraison d'armes.

Ces pays ont aussi promis de s'abstenir de toute ingérence dans les affaires libyennes et de tout acte susceptible d'exacerber le conflit, tel le financement des capacités militaires ou le recrutement de mercenaires.

"Répit bienvenu"

Depuis le 4 avril 2019, la guerre est aux portes de Tripoli: à cette date, le maréchal Haftar, soutenu par la Russie, les Emirats arabes unis et l'Egypte, a lancé une offensive sur la capitale, siège du GNA, de son côté appuyé par la Turquie.

Plus de 2.000 combattants et plus de 280 civils ont été tués, d'après l'ONU. Près de 150.000 Libyens ont été déplacés.

Un cessez-le-feu a été instauré le 12 janvier à l'initiative de Moscou et Ankara, mais il reste précaire, les deux parties s'accusant de violer la trêve.

Dans son communiqué, la Manul souligne que la baisse des combats a tout de même offert "un répit bienvenu pour les habitants de la capitale".

Mais "cette trêve fragile est aujourd'hui menacée par l'acheminement de combattants étrangers, d'armes, de munitions et de systèmes avancés aux parties par les Etats membres, dont plusieurs ont participé à la conférence de Berlin", a insisté la mission de l'ONU, sans identifier ces pays.

Samedi, de nouveaux accrochages autour de Tripoli ont fait au moins un mort -un Marocain, âgé de 42 ans selon Rabat- et blessé sept civils, a indiqué dimanche à l'AFP Amine al-Hachémi, du ministère de la Santé du GNA.

Et les "violations en cours" de l'embargo sur les armes risquent de replonger le pays dans "une nouvelle spirale de combats intenses", a prévenu la Manul.

Pétrole à l'arrêt

Selon un accord signé fin novembre entre Ankara et le GNA, la Turquie apporte un soutien militaire à Tripoli tandis que Moscou, malgré ses dénégations, est soupçonné d'appuyer les pro-Haftar avec des armes, de l'argent et des mercenaires.

Dans ce contexte, la communauté internationale craint de voir le conflit en Libye dégénérer en "nouvelle Syrie".

Ce risque d'escalade se double de craintes de voir l'économie s'effondrer en raison de l'arrêt des exportations du pétrole --la quasi unique source de revenu du pays.

Le 18 janvier, à la veille du sommet de Berlin, des forces pro-Haftar ont bloqué les principaux terminaux et champs pétroliers dans l'est et le sud, entraînant une chute drastique de la production et des pertes estimées à plus de 256 millions de dollars par la Compagnie nationale de Pétrole (NOC).

Les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l'Union européenne ont appelé ces derniers jours à une reprise "immédiate" des opérations pétrolières", en mettant en garde contre le risque d'aggravation de la situation humanitaire.

AFP
Source : Le Point Afrique (France)

 

Umaro Sissoco Embalo, président élu de la Guinée-Bissau : "J'incarne un nouvel espoir"

Umaro Sissoco Embalo, président élu de la Guinée-Bissau : France24 - Lors d’un entretien accordé à France 24, le nouveau président de Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embalo, a exposé les défis qui l’attendaient. Le premier d'entre eux : l’attente d’un jugement de la Cour suprême sur la validité de son élection.

Trois semaines après le scrutin du 29 décembre en Guinée-Bissau, le nouveau président Umaro Sissoco Embalo est toujours dans l'attente d'un jugement de la Cour suprême, qui doit valider son mandat, mis en cause par le candidat déchu Domingos Simoes Pereira.

"Depuis 1998, chaque fois que le président et le Premier ministre et le président de l’Assemblée nationale ont été issus du PAIGC [parti dominant, NDLR], il y a eu un blocage institutionnel", a déclaré Umaro Sissoco Embalo, mardi 21 janvier, à France 24.

"Mais aujourd’hui, ce n’est pas le cas. Ce désordre s’est terminé en Guinée Bissau aujourd’hui parce que j’incarne une nouvelle génération, un nouvel espoir", a-t-il ajouté.

Vainqueur à 53,55 % des voix

La Cour suprême de Guinée-Bissau a annoncé, mardi, attendre une vérification des procès-verbaux, mais a écarté un nouveau comptage des voix du second tour. Les résultats publiés par la commission électorale donnent Umaro Sissoco Embalo vainqueur avec 53,55 % des voix.

Ces résultats, Domingos Simoes Pereira les conteste et la Cour suprême, qu'il a saisie, a rendu ces derniers jours deux arrêts maintenant le statu quo. La commission électorale estime "définitifs" les résultats qu'elle a annoncés.

Source : France24

 

Le Maroc intègre les eaux du Sahara occidental dans son espace maritime

Le Maroc intègre les eaux du Sahara occidental dans son espace maritimeAtlantico - Le Maroc a intégré mercredi les eaux du Sahara occidental dans son espace maritime, en adoptant deux lois élargissant sa compétence juridique sur cette ancienne colonie espagnole au statut toujours indéfini.

"Ces lois visent à réactualiser l'arsenal juridique national", en phase avec "la souveraineté totale du royaume sur ses frontières effectives, terrestres et maritimes", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, avant l'adoption du texte au Parlement à Rabat.

Ces lois, établissant la compétence juridique du Maroc sur l'espace maritime couvrant les eaux territoriales de Tanger (nord) à Lagouira, à la frontière mauritanienne, ont été adoptées à l'unanimité par les députés et saluée par des applaudissements.

La question du statut du Sahara occidental, toujours considéré comme un "territoire non autonome" par l'ONU en l'absence d'un règlement définitif, oppose depuis des décennies le Maroc au Front Polisari, qui milite pour l'indépendance et réclame un référendum d'autodétermination.

Cette vaste étendue désertique située au nord de la Mauritanie, bordée par environ 1000 km de côte atlantique, est en grande partie contrôlée par le Maroc, qui veut une "autonomie sous contrôle" pour la zone qu'il considère comme partie intégrante de son territoire.

En gestation depuis des années, la délimitation des eaux, au statut toujours indéfini, a par le passé suscité des tensions entre le Maroc et l'Espagne, notamment après des explorations pétrolières dans la zone.

Le dossier sera abordé vendredi à l'occasion de la première visite à Rabat de la nouvelle ministre espagnole des Affaires étrangères, Arancha Gonzalez, a indiqué M. Bourita après le vote.

"Nous ne voulons pas imposer un fait accompli mais nous sommes prêts au dialogue avec l'Espagne dans le cadre de nos droits essentiels et souverains", a-t-il dit devant le Parlement.

Mi-décembre, le gouvernement espagnol avait rappelé au Maroc que la délimitation des frontières maritimes avec des pays voisins était régie par "un accord mutuel".

AFP
Source : Atlantico (France)

 

Tunisie : Hédi Baccouche, artisan du coup d’État de Ben Ali, meurt à 90 ans

Hédi Baccouche, ancien Premier ministre de la Tunisie, dans sa maison à Tunis le 18 novembre 2013L’ancien Premier ministre de Ben Ali et artisan du coup d’État médical du 7 novembre, Hédi Baccouche, est décédé dans sa 90e année, dans son Sahel natal.

Ce destourien, profondément attaché à Bourguiba, avait intégré à l’âge de 13 ans dans les années 1940, les circuits du Néo-Destour, parti phare qui a mené la lutte de libération nationale. Avec une licence en histoire obtenue à la Sorbonne et un diplôme de Sciences-Po Paris, le militant du syndicat étudiant de l’Union générale des étudiants de Tunisie (UGET) symbolise la nouvelle génération des bâtisseurs de la Tunisie moderne.

Successivement gouverneur, maire, patron de l’Office national des pêches, ambassadeur, député, directeur du parti, ministre, chef du gouvernement, il a évolué dans les arcanes du pouvoir et du Parti socialiste destourien (PSD), traversé des temps de disgrâce, notamment pour avoir œuvré à la politique collectiviste menée par le ministre des Finances et du Plan, Ahmed Ben Salah.

Il est revenu aux affaires dans le gouvernement Hédi Nouira (1970-1980) mais en restant un homme discret, à la fois admiratif et critique, du leader Habib Bourguiba. Il n’en sera pas moins le principal instigateur de la destitution du raïs et de la prise de pouvoir de Ben Ali en 1987.

Un retraité de la politique toujours sollicité

Il s’en explique longuement dans son ouvrage En toute franchise, paru en 2018 chez Sud Éditions, qui résonne aujourd’hui comme un témoignage d’un homme de son temps mais aussi un testament politique.

Devenu Premier ministre de Ben Ali, son compagnon de lycée, l’auteur de la déclaration du 7 novembre 1987 sera limogé moins de deux ans plus tard.

Membre de la Chambre des conseillers et du comité central du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), parti de Ben Ali dissous au lendemain de la révolution de 2011, Hédi Baccouche se tenait depuis en retrait de la vie publique mais son avis était régulièrement sollicité par les nouveaux acteurs politiques.

Passionné d’information et toujours alerte, il suivait avec grand intérêt les évènements qui agitent la région et écoutait les différentes opinions, sans faire de commentaires. Il réservait les analyses approfondies à ses amis proches, dont Béchir Ben Yahmed, fondateur de Jeune Afrique.

Source : jeuneafrique.com

 

 

Museveni: "les Africains ont échoué à protéger la Libye contre les occidentaux"

Museveni: BBC Afrique - Le président ougandais Yoweri Museveni affirme que les Africains n'ont pas réussi à protéger la Libye.

Il a reproché aux pays africains de ne pas protéger la Libye contre l'intervention militaire des États-Unis et d'une coalition dirigée par l'OTAN en mars 2011. Le président Museveni a déclaré à Allan Kasujja, de la BBC, que les pays africains auraient dû opposer une résistance militaire pour "donner une leçon" aux puissances occidentales.

"Les pays africains n'auraient pas dû permettre aux pays occidentaux d'attaquer la Libye. Nous aurions dû intervenir. Nous avons essayé diplomatiquement, mais nous aurions pu intervenir même militairement", explique-t-il.

Selon lui, l'Afrique aurait pu intervenir et "donner une leçon à ces gens".

"La Libye était un pays africain attaqué par des puissances étrangères, nous aurions dû intervenir", ajoute-t-il.

Le président Museveni a également qualifié de "symbolique" l'invitation des États africains au sommet de Berlin qui s'est tenu la semaine dernière.

Le président russe Vladimir Poutine, le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président français Emmanuel Macron et le premier ministre britannique Boris Johnson ont participé à ce sommet.

Source : BBC Afrique

 

 

Gambie : l’ex-président Jammeh serait « immédiatement arrêté » s’il revenait

Le dernier meeting du président Yahya Jammeh, en novembre 2016 à Banjul (Gambie).L’ex-président gambien Yahya Jammeh, en exil en Guinée équatoriale depuis sa chute il y a trois ans, serait « immédiatement arrêté » s’il revenait au pays et poursuivi pour les crimes commis durant ses 22 ans de pouvoir, a affirmé dimanche le ministre de la Justice, après une récente manifestation pour le retour de l’ex-dirigeant.

« Si jamais l’ancien président Yahya Jammeh retournait au pays, il serait immédiatement arrêté et poursuivi pour les plus graves affaires », a déclaré Abubacarr Tambadou, dans un discours consacré à la nouvelle année judiciaire en Gambie.

Dans un récent enregistrement diffusé sur les réseaux sociaux, Jammeh réclamait le respect de ce qu’il considère comme ses droits, et notamment celui de rentrer. Des milliers de ses partisans ont également manifesté jeudi dans la capitale Banjul pour réclamer son retour d’exil. Cette polémique survient alors que les travaux de la Commission Vérité Réconciliation doivent reprendre lundi matin.

« Crimes contre l’humanité »

« Après un an d’auditions (de témoins) et alors que nous entrons probablement dans la seconde et dernière année, on ne peut plus écarter les crimes contre l’humanité commis en Gambie entre juillet 1994 et janvier 2017, sous l’ancien président Yahya Jammeh. Ceux identifiés par la Commission seront portés devant la justice », a ajouté Tambadou.

La Commission a été établie en 2017 et a débuté ses auditions en janvier 2019. Sa mission est d’enquêter sur les violations des droits humains entre 1994 et 2016, favoriser la recherche de la justice et des réparations pour les victimes, oeuvrer à la réconciliation.

Officier arrivé à la tête de la Gambie par un coup d’État en 1994, Yahya Jammeh a dirigé pendant 22 ans un régime de féroce répression. Il a été poussé à s’exiler en Guinée équatoriale en janvier 2017, cédant à une intervention militaire africaine après avoir rejeté sa défaite à la présidentielle face à Adama Barrow.

Dans un communiqué publié à l’époque, l’Union africaine, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest et les Nations unies s’engageaient à œuvrer pour le respect de la sécurité et des droits de Yahya Jammeh, et notamment celui de rentrer en tant que citoyen et ancien chef de l’État.

Source : jeuneafrique.com

 

Gambie : Des milliers de manifestants réclament le retour de Jammeh.

Gambie : Des milliers de manifestants réclament le retour de Jammeh.Des milliers de partisans de l’ancien président gambien Yahya Jammeh, qui a dirigé pendant 22 ans un régime de féroce répression, ont manifesté jeudi dans la capitale Banjul pour réclamer son retour d’exil, ont constaté des correspondants de l’AFP.

Officier arrivé à la tête de la Gambie par un coup d’État en 1994, puis élu et réélu, Yahya Jammeh a été poussé à s’exiler en Guinée Équatoriale en janvier 2017, cédant à une intervention militaire africaine après avoir rejeté sa défaite à la présidentielle face à l’opposant Adama Barrow, toujours au pouvoir aujourd’hui.

Dans un communiqué publié à l’époque, l’Union africaine, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest et les Nations unies s’engageaient à oeuvrer pour le respect de la sécurité et des droits de Yahya Jammeh, et notamment celui de rentrer en tant que citoyen et ancien chef de l’État.

A l’appel du parti de Yahya Jammeh, l’Alliance patriotique pour la réorientation et la construction (APRC), les manifestants ont pris la direction du siège de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples pour y déposer une pétition destinée à l’Union africaine.

« Avant son départ, il y a eu un accord pour qu’il puisse rentrer dans le pays. Nous avons besoin de notre chef de parti », a déclaré à l’AFP l’un des manifestants, Ismaila Colley, 26 ans, en décrivant l’ex-président comme un « homme de paix », alors que, depuis un an, une Commission Vérité et Réconciliation entend les témoignages accablants des victimes des atrocités commises sous Yahya Jammeh.

« Les temps sont durs sous l’actuel gouvernement, c’est pourquoi nous voulons que l’ancien président revienne et reprenne les rênes du pays à Adama Barrow », a expliqué dans le cortège, encadré par les forces de l’ordre, Maïmuna Jaju, une commerçante de 23 ans.

L’ancien dictateur s’est fait entendre samedi pour soutenir la manifestation, dans un enregistrement diffusé sur les réseaux sociaux.

Ce petit pays d’Afrique de l’Ouest, enclavé dans le Sénégal à l’exception d’une étroite façade atlantique, connaît une recrudescence de mobilisation politique.

Des milliers de Gambiens ont défilé dimanche en faveur du maintien au pouvoir pour cinq ans du président Barrow, malgré son engagement initial à ne servir que trois ans.

Les partisans d’un départ de M. Barrow comptaient faire de même le 19 ou le 20 janvier, mais leur demande d’autorisation de manifester a été rejetée. La manifestation pro-Jammeh de jeudi a en revanché été autorisée.

Source : AFP

 

Présidentielle au Togo : sept candidats retenus par la Cour constitutionnelle

Vote dans un bureau de Lomé, en 2015 (photo d'illustration).La Cour constitutionnelle a publié sa décision vendredi et retenu sept candidats sur les dix enregistrés par la commission électorale, parmi lesquels le président Faure Gnassingbé, en lice pour un quatrième mandat.

Parmi les autres candidats, figurent Jean-Pierre Fabre, chef de file historique de l’opposition et président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), et l’ancien Premier ministre et président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD), Kodjo Agbéyomé.

La Commission électorale nationale indépendante (Céni) avait enregistré le 8 janvier, les dossiers de dix personnalités.

La Cour constitutionnelle a rejeté les dossiers de deux candidats, pour « insuffisance du nombre de signatures d’électeurs » en leur faveur.

Le troisième (indépendant) avait entre temps décidé de retirer sa candidature.

Révision constitutionnelle

La campagne électorale pour cette présidentielle doit démarrer le 6 février et prendre fin le 20 février. Environ 10.000 gendarmes et policiers membres d’une « Force sécurité élection présidentielle » (FOSEP) seront déployés à travers le pays en vue de sécuriser le scrutin, selon les autorités.

L’actuel président Faure Gnabssingbé, au pouvoir depuis 2005, a été réélu en 2010 et en 2015 au terme de scrutins contestés.

En mai 2019, les députés ont voté une révision constitutionnelle qui permet non seulement au président Gnassingbé de se représenter en 2020 et 2025, mais aussi de bénéficier d’une immunité à vie « pour les actes posés pendant les mandats présidentiels ».

Source : jeuneafrique.com

 

Sahara occidental : le Gabon et la Guinée ouvrent à leur tour un consulat

Sahara occidental : le Gabon et la Guinée ouvrent à leur tour un consulatL'Orient-Le Jour - La Guinée et le Gabon ont inauguré vendredi un consulat général au Sahara occidental, ouvrant ainsi, après les Comores et la Gambie, des représentations diplomatiques étrangères dans la partie contrôlée par le Maroc de cette ancienne colonie espagnole.

La Guinée a toujours eu "une position constante, claire et positive quant à la question du Sahara marocain", a déclaré le ministre des Affaires étrangères marocain Nasser Bourita lors de l'inauguration du consulat de ce pays à Dakhla, grand port de pêche du Sahara occidental situé sur l'Atlantique, selon un communiqué officiel.

Le consulat du Gabon a été inauguré dans la foulée, a indiqué le ministère marocain des Affaires étrangères.

L'Algérie, qui soutient le mouvement indépendantiste Front Polisario, avait qualifié de "violation flagrante" du droit international la décision "unilatérale" de la Gambie d'ouvrir une représentation consulaire après son inauguration officielle, le 7 janvier, également à Dakhla.

"Cet acte provocateur vise à saper le processus de règlement de la question du Sahara occidental mené sous l'égide des Nations unies" et transgresse le droit "imprescriptible du peuple sahraoui à l'autodétermination", selon un communiqué des Affaires étrangères publié la semaine dernière.

Les Comores ont ouvert le bal diplomatique en choisissant la ville de Laayoune pour installer leur consulat général mi-décembre.

La question du statut du Sahara occidental, toujours considéré comme "territoire non autonome" par l'ONU en l'absence d'un règlement définitif, oppose depuis des décennies le Maroc et le mouvement indépendantiste Front Polisario. Cette vaste étendue désertique située au nord de la Mauritanie est en grande partie contrôlée par le Maroc, qui veut une "autonomie sous contrôle" pour la zone qu'il considère comme partie intégrante de son territoire.

Le Front Polisario milite pour l'indépendance et réclame un référendum d'autodétermination. Les discussions pour un règlement politique sont au point mort depuis des décennies, malgré une récente tentative de relance de l'ONU. Après avoir réuni par deux fois le Maroc, le Front Polisario, l'Algérie et la Mauritanie à la même table, le représentant spécial de l'ONU Horst Köhler, 76 ans, a quitté son poste en mai dernier pour "raison de santé". Depuis aucun successeur n'a été nommé.

Déterminé à "protéger ses intérêts suprêmes", le Maroc a préparé deux projets de loi établissant sa compétence juridique sur l'espace maritime couvrant les eaux territoriales "de Tanger à Lagouira", village côtier de l'extrême sud du Sahara occidental. Le débat de ces textes a été reporté sine die fin décembre, selon la presse marocaine.

AFP
Source : L'Orient-Le Jour (Liban)

 

 

Niger: Remaniement dans la haute sphère militaire (officiel)

Niger: Remaniement dans la haute sphère militaire (officiel)Sahel-Intelligence - Le gouvernement nigérien, réuni lundi en conseil des ministres à Niamey, a procédé au remaniement du commandement militaire par le départ du chef d’état-major des Forces armées nigériennes (FAN), le général de corps d’armée Ahmed Mohamed, en poste depuis janvier 2018, remplacé par le général de division Salifou Modi, selon de source officielle à Niamey.

De même, selon un communiqué du gouvernement diffusé sur la radio nationale, le général de brigade Seydou Bagué est nommé chef d’état-major de l’armée de Terre, en remplacement du général de brigade Sidikou Abdou Issa, qui devient inspecteur général des armées.

Le général de brigade Didili Amadou va occuper le poste de secrétaire général du ministère de la Défense.

Ces décisions interviennent après une recrudescence d’attaques terroristes qui ont causé de sérieuses pertes dans les rangs des forces armées nigériennes, dont celle de Chinogadar (ouest), proche de la frontière avec le Mali, jeudi dernier, la plus meurtrière que le pays ait connue, avec 89 soldats tués selon le bilan officiel.

Source : Sahel-Intelligence

 

 

Ghazouani invité au sommet de Brazzaville sur la crise libyenne

Ghazouani invité au sommet de Brazzaville sur la crise libyenneApanews - Le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, est invité au sommet des pays membres du Comité de haut niveau sur la crise en Libye, a déclaré dimanche à Nouakchott, Jean Claude Gakosso, ministre congolais des Affaires étrangères.

Ce sommet devra se tenir le 25 janvier à Brazzaville, a précisé M. Gakosso qui venait de remettre au premier ministre mauritanien une invitation adressée au président Ghazouani de son homologue congolais, Denis Sassou Nguesso, président du Comité de haut niveau.

M. Nguesso invite ses pairs du Comité à se retrouver pour formuler des propositions de sortie de crise allant dans le sens d’une réconciliation des forces libyennes, des frères libyens, a expliqué le chef de la diplomatie congolaise.

Ce dernier a souligné qu’il ne saurait être envisagé d’aller à des élections générales tant qu’il n’y a pas l’apaisement, tant qu’il n’y a pas un minimum de réconciliation entre les Libyens.

Il a ajouté que la situation en Libye « est entrée dans un tournant très inquiétant », évoquant un très gros risque d’internationalisation du conflit dans ce pays.

« Le peuple libyen a déjà assez souffert, et l’Afrique doit parler d’une seule et même voix et se faire entendre dans le concert des Nations puisqu’il y a déjà un processus piloté par les Nations Unies représentées par M. Ghassam Salamé », a aussi plaidé l’émissaire congolais à Nouakchott.

M. Gakosso a rappelé le sommet prochain en Allemagne, considérant que l’Afrique, concernée au premier chef dès lors que la Libye est un pays africain et membre fondateur de l’Union Africaine, ne peut pas rester les bras croisés.

Source : Apanews

 

Sommet du G5 Sahel à Pau : Emmanuel Macron veut resserrer le front antijihadiste

Sommet du G5 Sahel à Pau : Emmanuel Macron veut resserrer le front antijihadisteFrance24 - Emmanuel Macron et ses homologues du G5 Sahel se réunissent lundi et mardi à Pau, dans le sud de la France. Les chefs d'État doivent évoquer la lutte contre le jihadisme au Sahel alors que la situation sécuritaire ne cesse de se dégrader. Jeudi dernier, l'armée nigérienne a perdu 89 soldats dans une attaque jihadiste.

Emmanuel Macron réunit les chefs d'États africains du G5 Sahel lundi 13 et mardi 14 janvier à Pau. Outre les présidents du Tchad, Niger, Burkina Faso, Mali, Mauritanie, le sommet accueillera le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, le président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki, et le président du Conseil européen, Charles Michel.

Le choix de Pau est hautement symbolique. Sept des treize soldats français qui ont perdu la vie dans un accident d'hélicoptère au Mali, en novembre dernier, venaient du 5e régiment d'hélicoptères de combat de la ville. Une cérémonie pour leur rendre hommage sera organisée.

Sentiment antifrançais

Pour la France et ses partenaires, ce sommet sera l'occasion de s’accorder sur la stratégie, les moyens et les engagements pris par chacun dans la région du Sahel. La France agit dans la région avec l’opération Barkhane. Mais la présence des 4 500 soldats français soulève de nombreuses critiques sur le terrain, ce qui ne manque pas d’irriter Emmanuel Macron.

"Ces dernières semaines, le président français a critiqué ceux qui dénoncent la présence française. Il ne comprend pas ces critiques au sein de la population civile et de certains hommes politiques", explique Clovis Casali, envoyé spécial de France 24 à Pau. En lançant son invitation, Emmanuel Macron avait d'ailleurs averti qu'il mettrait toutes les options sur la table, y compris celle d'un retrait ou d'une baisse des effectifs de Barkhane.

Le sentiment antifrançais se développe en particulier au Mali, où un millier de personnes ont encore manifesté vendredi à Bamako pour réclamer le départ des troupes françaises et étrangères. Lundi, Paris veut avant tout obtenir une déclaration commune des cinq pays qui soulignera que la France agit à la demande de ses dirigeants, afin de "relégitimiser" sa présence, explique la présidence.

"Il faut tout d'abord obtenir des responsables politiques une position nette sur ce qu'ils souhaitent ou pas", a tranché samedi la ministre des Armées, Florence Parly. "La rencontre sera décisive, en ce qu'elle permettra de mettre sur la table toutes les questions, tous les griefs, toutes les solutions", avait jugé pour sa part le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, début janvier.

Appel aux Européens

Outre son volet politique, le sommet de Pau vise aussi à revoir la stratégie militaire contre les jihadistes dans cette zone aussi vaste que l'Europe et appeler à une participation accrue des alliés internationaux, surtout européens. Le président nigérien, Mahamadou Issoufou, entend ainsi lancer "un appel à la solidarité internationale" pour que le Sahel et la France ne soient pas seuls dans ce combat contre le "fléau" jihadiste.

La France est par ailleurs en train de mettre sur pied une opération baptisée "Tacouba", réunissant des forces spéciales d'une dizaine de pays européens. Paris espère que le sommet de Pau convaincra des Européens réticents, favorables à la lutte contre les jihadistes dans la région mais inquiets de voir la France critiquée.

Autre inquiétude, les hésitations des Américains, dont l'appui militaire dans la région est irremplaçable, explique l'Élysée. Car depuis l'attaque d'Inates, le sang ne cesse de couler dans cette zone sahélienne semi-désertique, devenue depuis 2012 le terrain d'action de plusieurs groupes jihadistes, pour certains affiliés à Al-Qaïda ou à l'organisation État islamique. Jeudi dernier, l'armée nigérienne a subi l’une de ses pires pertes dans une attaque jihadiste : 89 soldats tués, dans le camp de Chinégodar, près du Mali.

Le sommet lui-même, initialement prévu le 16 décembre, avait été reporté après une attaque jihadiste au camp d’Inates (Niger) ayant fait 71 morts. Selon l'ONU, plus de 4 000 personnes ont été tuées dans des attaques terroristes en 2019 au Burkina Faso, au Mali et au Niger. Le nombre des déplacés a décuplé, approchant le million.

Avec AFP
Source : France24

 

 

Au Mali, le sentiment antifrançais gagne du terrain

Manifestation anti-française à Bamako, le 10 janvier.L’hymne malien résonne sur la place de l’indépendance de Bamako, la capitale. La main droite sur le cœur, un homme brandit une pancarte proclamant « A bas la France ». Vendredi 10 janvier, le drapeau français brûle sous les cris de près de 1 000 personnes rassemblées à l’appel d’organisations de la société civile et de personnalités politiques pour demander le départ de l’opération « Barkhane » et des forces internationales de leur pays. Des manifestations qui se multiplient depuis quelques mois.

Alors que les présidents des pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) sont attendus en France, à Pau, lundi 13 janvier, pour « éclaircir leur position » vis-à-vis de l’opération « Barkhane », le sentiment antifrançais gagne du terrain au Mali.

« Ce n’est pas contre le peuple français que nous sommes en colère, mais contre la politique de son Etat », insiste un technicien opposé à l’intervention de l’armée française dans son pays depuis 2013. Lui qui ne rate pas une manifestation et refuse de s’approvisionner dans les stations essence Total fustige la durée de l’opération « Barkhane » et son manque de résultats. « Comment voulez-vous que l’on comprenne que la cinquième puissance mondiale, avec tous les moyens techniques et technologiques à sa disposition, n’arrive pas à arrêter des bandits sur des motos ? », interroge-t-il.

Une pétition pour une intervention russe

De cette impatience est né le Groupe des patriotes du Mali (GPM). Ses membres n’ont pas oublié le 30 janvier 2013, quand l’armée française est entrée dans Kidal, ville du nord du Mali connue pour être le fief des rebelles, « et qu’ils ont empêché les soldats maliens de les suivre », ajoute Seydou Sidibé, du GPM. Aujourd’hui en première ligne dans l’organisation des manifestations, ils sont également à l’origine d’une pétition réclamant une intervention russe signée, selon eux, par 8 millions de Maliens. Selon un sondage publié mercredi 11 décembre 2019 par le site Maliweb, une aide russe « pour sortir définitivement de la crise » aurait la faveur de 89,4 % de la population, et 80 % aurait une opinion défavorable de la France. Pourtant, cette enquête a été uniquement réalisée « dans le district de Bamako »

Pour l’heure, le ressentiment contre l’ancienne puissance coloniale fait plus de bruit que de mal. Les manifestants se présentent en général par dizaines, tout au plus par centaines dans les cortèges à Kati, Kayes, ou autour du rond-point de l’Indépendance de Bamako.

Selon Baba Dakono, chercheur au sein de l’Institut de recherche et de sécurité, l’impopularité française doit être relativisée. « On entend de plus en plus de gens contre l’intervention française ou contre l’intervention étrangère tout court, convient-il dans un entretien avec le média malien Studio Tamani. Des voix très audibles, qui donnent l’impression qu’il s’agit d’une opinion majoritaire. Mais lorsque l’on se rapproche des théâtres d’opération, les gens vous diront qu’il y a des choses à améliorer mais que sans eux, les choses seraient pires. »

Grogne multifactorielle

La critique portée par une partie de la population est « légitime », selon un diplomate européen en poste à Bamako. La grogne est multifactorielle, avance-t-il, et résulte notamment « de l’écart perçu entre l’évolution de la situation et l’ampleur des moyens consacrés par la communauté internationale ». Un manque de compréhension qui réveille les démons de la colonisation chez certains et que d’autres n’hésitent pas à utiliser pour diffuser de « fausses informations » d’après le diplomate. Ainsi le chanteur Salif Keïta accusait-il la France de soutenir le terrorisme, dans une vidéo publiée le 14 novembre 2019.

Si certains se mobilisent pour dénoncer les méfaits présumés de l’intervention française, à l’image du GPM, le bruit court à Bamako que les manifestations sont le résultat d’une instrumentalisation. C’est ce qu’affirme Mamadou Sinsy Coulibaly, patron du Conseil national du patronat du Mali. Connu dans le pays pour son engagement contre la corruption et son franc-parler, il affirme qu’une petite frange de la société malienne opposée à la présence française est « manipulée par ceux qui ont échoué à résoudre la crise dans le monde politique, et qui souhaitent maintenant remettre sur d’autres la faute. De l’argent est viré à des leaders d’opinion pour l’organisation de marches et la galvanisation du sentiment antifrançais ».

Un argument qui rappelle les propos d’Emmanuel Macron, le 4 décembre 2019, depuis le Royaume-Uni. « Je ne peux, ni ne veux, avoir des soldats français sur quelque sol du Sahel que ce soit, alors même que l’ambiguïté persiste à l’égard de mouvements antifrançais, parfois portée par des responsables politiques », avait-il déclaré lors d’une conférence de presse. Soucieux de calmer le jeu, le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, a exprimé sa « gratitude » envers les forces internationales, lors de ses vœux à la nation, le 31 décembre, et appelé à ne pas confondre les Maliens avec « une minorité d’activistes, de francs-tireurs ou de forces centrifuges qui cherchent à faire feu de tout bois, y compris le jeu des terroristes ».

Source : lemonde.fr

 

Tunisie : le gouvernement de Habib Jemli rejeté par le Parlement

Tunisie : le gouvernement de Habib Jemli rejeté par le ParlementLe Monde - Les députés tunisiens ont refusé, vendredi 10 janvier soir, la confiance au gouvernement proposé par le candidat du parti d’inspiration islamiste Ennahda, Habib Jemli, relançant les laborieuses négociations pour trouver un cabinet, trois mois après les élections législatives.

Au terme d’une longue journée de débats, et de négociations jusqu’à la dernière minute dans les couloirs du Parlement, seuls 72 députés sur 219 ont approuvé le gouvernement, très loin de la majorité requise de 109 voix.

Il revient désormais au président Kaïs Saïed, un universitaire farouchement indépendant et très critique du système parlementaire, de désigner un autre futur premier ministre susceptible de convaincre les députés.

Selon la Constitution, M. Saïed a un délai de dix jours pour engager des consultations afin de trouver « la personnalité jugée la plus apte de former un gouvernement dans un délai maximum d’un mois ».

Constat d’échec pour Ennahdha

Ce vote est un constat d’échec pour Ennahda, qui a été directement ou indirectement au pouvoir une bonne partie des neuf dernières années, et ce rebondissement risque de retarder les réformes attendues pour relancer une économie en berne.

Le Parlement issu du scrutin législatif du 6 octobre, est composé d’une multitude de partis antagonistes. Ennahda ne détient que 54 sièges sur 217, bien qu’il en soit le principal parti, et les négociations laborieuses entre les partis pour former une coalition gouvernementale avaient échoué.

Habib Jemli, choisi le 15 novembre par Ennahda pour former le gouvernement, avait donc décidé de constituer un cabinet de personnalités « indépendantes », choisies « sur la base de la compétence, l’intégrité (…) et leur capacité à la concrétisation ». Mais le gouvernement fourni et disparate qu’il a dévoilé le 2 janvier a rapidement été critiqué comme n’étant ni clairement partisan, ni réellement indépendant.

Illustrant les difficultés pour la classe politique divisée à constituer un gouvernement fort et consensuel, Ennahda avait admis jeudi soir avoir des « réserves » concernant l’équipe présentée par son candidat.

Pas d’alliés naturels pour le président Saïed

L’élue anti-islamiste Abir Moussi avait de son côté asséné : « Nous n’allons pas accorder notre confiance à un gouvernement d’Ennahda et des Frères musulmans. » Et d’autres députés mettaient en cause la compétence de certains ministres.

Qalb Tounes, deuxième force au Parlement avec 38 sièges et parti du patron de télévision Nabil Karoui – candidat battu à l’élection présidentielle – a déploré le manque d’indépendance et de programme du cabinet proposé. Des observateurs et membres de la société civile avaient fustigé la nomination de magistrats considérés comme pro-Ennahda à la tête des ministères régaliens, tels que la justice et l’intérieur.

Le président Saïed, très largement élu en octobre, n’a pas d’allié naturel dans l’hémicycle, et peu de choses laissent imaginer les alliances envisageables pour constituer une nouvelle coalition gouvernementale. Peu après le vote, des députés assurant représenter plusieurs blocs importants, dont Qalb Tounes, ont annoncé avoir constitué un front qu’ils présenteraient au président dans l’espoir que ce dernier leur confie la tâche de constituer le prochain exécutif.

Dissolution de l’Assemblée possible

Si le candidat choisi par M. Saïed échouait à son tour à former un gouvernement, l’heure serait alors à la dissolution de l’Assemblée, au risque de retarder encore les mesures nécessaires pour juguler l’inflation et le chômage pesant sur les ménages tunisiens.

Tunis a contracté en 2016 auprès du Fonds monétaire international (FMI) un programme prévoyant 2,6 milliards d’euros en contrepartie de vastes réformes, dont certaines sont contestées. Mais en raison de retards accumulés, le pays n’a touché jusque-là que 1,4 milliard d’euros sur ces prêts, alors que le programme s’achève en avril et que les premiers remboursements sont dus en novembre cette année.

A l’approche du neuvième anniversaire mardi de la chute du régime de Zine El Abidine Ben Ali, des mobilisations ont eu lieu notamment dans des zones marginalisées de l’intérieur du pays. Et la puissante centrale syndicale UGTT prévoit une manifestation mardi à Tunis.

Le Monde avec AFP
Source : Le Monde (France)

 

Togo : dix candidats confirmés pour la conquête du fauteuil présidentiel

Lors d'une séance de dépouillement des votes, à Lomé, au Togo, en 2015 (photo d'illustration).Dix candidats à l’élection présidentielle ont été confirmés à la Ceni lors de la clôture du dépôt de candidatures, le 8 janvier à minuit. Neuf personnalités politiques, indépendantes ou issues de partis de l’opposition, affronteront le président sortant, Faure Gnassingbé, le 22 février prochain.

Alors que 24 formulaires de candidatures à l’élection présidentielle du 22 février prochain ont été retirés à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), seuls dix d’entre eux ont finalement été retournés à la date de clôture des dépôts, ce mercredi 8 janvier à minuit.

Parmi les aspirants à la magistrature suprême figurent de grands noms comme Faure Gnassingbé, président sortant et candidat de l’Union pour la République (Unir), Jean-Pierre Fabre, ancien chef de file de l’opposition (ANC), et Agbéyomé Kodjo, le candidat de la coalition des forces démocratiques.

Pour Innocent Kagbara (40 ans), candidat du Parti démocratique panafricain (PDP), « le processus est irréversible ». « Je serai le prochain président car seul un centriste pourra assurer l’alternance de manière pacifique au Togo », proclame-t-il. De son côté, Kpétigo Afiwa, dernière candidate à se faire enregistrer en tant qu’indépendante et probablement seule femme en lice, veut briser le signe indien en devenant la première présidente du Togo.

Selon nos informations, Aubin Thon (Nouvelle Vision, indépendant), Wolou Komi (Pacte socialiste pour le Renouveau, PSR), Tchassona Traoré (MCD) et Aimé Gogué (ADDI) seront eux aussi candidats à l’élection présidentielle.

« Manque de transparence »

Si Kpétigo Afiwa a déposé son dossier sans obstacle, son collègue Kondo, également indépendant n’a pas franchi ce cap pour manque de pièce de caution fixée à 20 millions de francs CFA (environ 30 500 euros). « Je ne compte pas en rester là. Je vais introduire devant la Cour constitutionnelle une réclamation pour une diligence », a-t-il confié.

Gerry Taama, pourtant investi, s’est pour sa part désisté 24 heures avant la clôture, pointant du doigt l’impréparation des partis de l’opposition et la « modicité des intentions » du Nouvel engagement togolais (NET), son parti, qui visait un score de 10 à 15 %. « Score louable, certes, mais insuffisant pour réaliser l’alternance sans un apport conséquent des autres formations politiques de l’opposition », explique Vincent Améganvi, le secrétaire général.

Les absents au prochain scrutin restent le Comité d’action pour le renouveau (CAR), fondé par l’ancien Premier ministre Yaovi Agboyibo, qui avait déjà boycotté le scrutin de 2015, dénonçant le « manque de transparence ». L’Union des forces du changement (UFC), fondé par Gilchrist Olympio, fils du premier président  Sylvanus Olympio, n’a pour sa part pas présenté de candidat, promettant toutefois de donner de consignes de vote.

Source : jeuneafrique.com

 

 

Libye: devant l’ONU, Ghassan Salamé dénonce toujours les ingérences étrangères

Libye: devant l’ONU, Ghassan Salamé dénonce toujours les ingérences étrangèresRFI Afrique - Alors que la Turquie envoie des hommes et des drones soutenir en Libye le gouvernement d’union nationale de Fayez el-Sarraj, le représentant du secrétaire général des Nations Unies pour la Libye Ghassan Salamé de passage à New York a à nouveau pointé du doigt tous les pays étrangers qui s’intercalent dans le conflit.

Ghassan Salamé a presque réussi à rester calme, ce lundi, à l’ONU, mais il avait l’air las, et fatigué. L’envoyé spécial du secrétaire général pour la Libye a pris son poste à l’été 2017, avec pour mission de réconcilier le pays, et de lui redonner un État solide. Mais voilà, avec l’envoi de troupes turques en renfort du GNA, le gouvernement d’union nationale, le conflit libyen s’internationalise.

À son dernier passage à New York, il y a quelques mois, Ghassan Salamé avait déjà mis en garde les pays étrangers qui violent l’embargo sur les armes décidé en 2011, y compris des pays qui siègent au Conseil de sécurité. Il les avait suppliés de ne plus se mêler du conflit.
Ce lundi, Ghassan Salamé s’est montré encore une fois très sévère à l'égard du Conseil de sécurité, incapable de s'entendre depuis avril sur une résolution réclamant un cessez-le-feu en Libye.

« Restez hors de Libye ! Le pays souffre de toutes ces interventions étrangères, souffre d’armes vendues, données à la Libye, souffre d’interventions militaires étrangères qui cherchent à installer des bases dans le pays. Toutes ces interventions étrangères rendent les choses vraiment difficiles. Ce que je demande au Conseil de sécurité, et à ces pays, est très clair : restez hors de la Libye ! Il y a assez d’armes dans le pays, ils n’en ont pas besoin de plus. Il y a assez de mercenaires. Donc, arrêtez d’en envoyer, comme c’est le cas actuellement », a-t-il déclaré légèrement en colère devant la presse hier, expliquant que l’ingérence étrangère ne faisait qu’empirer la situation.

Alors que les diplomates onusiens attendent avec impatience la confirmation de la tenue d’une conférence internationale sur la Libye en Allemagne d’ici fin janvier, Ghassan Salamé a confié qu’Angela Merkel pourrait décider de sa tenue avec Vladimir Poutine, qu’elle rencontre samedi.

■ Le président congolais plaide pour l'Afrique ait l'initiative

À l’occasion des vœux du corps diplomatique, le président congolais, Denis Sassou Nguesso, a plaidé, pour que l’Union africaine soit au cœur de toute initiative visant à résoudre la crise libyenne. Le président congolais, également président du comité de haut niveau de l’Union africaine (UA) sur la Libye, a fait savoir que l’un des objectifs de l’UA en 2020 était de faire taire les armes en Afrique et en Libye singulièrement.

Pour lui, toute initiative visant à faire taire ces armes venues d’ailleurs et n’associant pas l’Afrique était vouée à l’échec, allusion faite sans nul doute à la démarche de la Turquie qui veut envoyer des troupes en terre libyenne. « La Libye est un pays africain et les victimes du conflit libyen sont essentiellement en Afrique. Dès lors, toute stratégie de règlement de la crise libyenne tendant à marginaliser le continent africain pourrait se révéler complètement inefficace et contre-productive », a laissé entendre le chef de l’État congolais.

Les déclarations du président congolais sont soutenues par des diplomates africains. C’est le cas de Christophe Muzungu, ambassadeur de la République démocratique du Congo (RDC) en poste à Brazzaville. « Vous savez, on ne peut pas régler le problème d’une maison sans les propriétaires de la maison. C’est impossible », a lâché M. Muzungu.

Avec notre correspondante à New York, Carrie Nooten
Source : RFI Afrique