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Politique en Afrique

Mali: Ibrahim Boubacar Keïta reçoit les groupes armés

Mali: Ibrahim Boubacar Keïta reçoit les groupes armésLe président malien IBK a reçu ce week-end à Bamako des dirigeants des groupes armés pour consolider le processus de paix. Fait significatif, le général El Hadj Ag Gamou conduisait officiellement la délégation du Gatia, groupe armé progouvernemental.

Sur la photo de la rencontre, on reconnaît d’abord deux poids lourds de la coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, ex-rebellion) : il y a Bilal Ag Cherif et Alghabass Ag Intalla.

Côté groupe du Gatia, malgré son turban, le visage d'El Hadj Ag Gamou est tout de suite reconnu. Il est emmitouflé dans un boubou. La veille de la rencontre avec le président IBK, c’est dans sa tenue militaire qu’il a assisté au défilé lors de la fête de l’indépendance du Mali.

La double casquette du général El Hadj Ag Gamou est donc désormais très officielle. Sous le drapeau national, il est également leader d’un groupe armé.

Avec le président IBK, El Hadj Ag Gamou du Gatia et les responsables de la CMA, ex-rébellion, ont évoqué le processus de paix, surtout la situation à Kidal. Le gouverneur de région est arrivé sur place. Les ex-rebelles de la CMA qui contrôlent la ville lui ont fait plutôt un bon accueil. Et ils travailleront tous au retour progressif de l’Etat sur place.

Quant aux combattants du Gatia, de manière coordonnée, ils repartiront bientôt à la périphérie d’où ils ont récemment été chassés.

Source : RFI

 

 

Libye : l’ONU dévoile sa feuille de route pour redonner un « avenir » au pays

Libye : l’ONU dévoile sa feuille de route pour redonner un « avenir » au pays L’émissaire de l’ONUpour la Libye, Ghassan Salamé, a présenté mercredi sa feuille de route, qui consiste en plusieurs étapes institutionnelles avant l’organisation d’élections générales dans le pays.

« Les Libyens ont trop souffert. Ils méritent la paix et de vivre en paix dans la démocratie et la prospérité », a déclaré le secrétaire général de l’ONU,Antonio Guterres, lors d’une réunion de haut niveau sur la Libye organisée en marge de l’Assemblée générale de l’institution, mercredi 21 septembre.

Celle-ci réunissait une dizaine de dirigeants des pays impliqués directement ou indirectement dans le casse-tête libyen. Parmi les participants figuraient des dirigeants européens, dont le Français
Emmanuel Macron et l’Italien Paolo Gentiloni, en première ligne dans le dossier en raison de la crise migratoire et de la menace terroriste.

Le président égyptien
Abdel Fattah al Sissi, qui soutient l’homme fort de l’est libyen, le maréchal Haftar, était également présent. L’occasion pour l’émissaire de l’ONU, Ghassan Salamé, de présenter sa feuille de route, élaborée depuis sa prise de fonction en juillet au cours de multiples déplacements et rencontres sur le terrain.

Les Libyens « ont droit à un brillant avenir »

« La Libye a de grandes possibilités et ses citoyens ont droit à un brillant avenir », a-t-il déclaré en préambule de sa présentation. Pour l’émissaire onusien, les accords de Skhirat, signés fin 2015 sous l’égide de l’ONU, « restent le seul cadre valable ».

« Mais il y a un large consensus pour les amender », a-t-il poursuivi, annonçant qu’il réunirait prochainement un comité chargé de modifier ces accords, qui ont abouti à l’installation à Tripoli d’un gouvernement reconnu internationalement, mais très faible politiquement.

Le Gouvernement d’entente nationale (GNA) dirigé par
Fayez-al Sarraj – qui était présent à la réunion – peine en effet à établir son autorité et est contesté par un cabinet et un parlement rivaux dans l’est du pays, appuyés par le maréchal Haftar, à la tête d’une autoproclamée armée nationale du pays.

Une nouvelle Constitution soumise à référendum

Ghassan Salamé a ensuite annoncé, sans donner de date, l’organisation aux Nations unies d’une conférence nationale pour réintégrer tous les acteurs « ostracisés ou marginalisés » sur l’échiquier libyen. Selon son plan d’action, une nouvelle Constitution devrait être soumise à référendum d’ici un an et ouvrirait la voie à des élections générales dans le pays.

« Notre devoir est d’être unis derrière cette feuille de route », a déclaré le président français Emmanuel Macron, qui avait organisé en juillet une rencontre entre les frères ennemis libyens Fayez al-Sarraj et Khalifa Haftar.

À l’image de l’initiative française, la plupart des pays ont jusqu’à présent joué cavalier seul et multiplié chacun les initiatives en
Libye, mettant à mal la crédibilité onusienne.

Source : Jeuneafrique.com

 

L'opposition togolaise mobilisée dans la rue pour obtenir la démission du président

L'opposition togolaise mobilisée dans la rue pour obtenir la démission du président Deux semaines après le succès historique des dernières manifestations, l'opposition togolaise était à nouveau dans la rue mercredi pour réclamer la démission du président Faure Gnassingbé, héritier d'une famille au pouvoir depuis 50 ans.

L’opposition à nouveau dans la rue. Plusieurs milliers de Togolais se sont rassemblées, mercredi 20 septembre, dans les rues de Lomé à l'appel de l'opposition pour demander le départ du président Faure Gnassingbé et, dans d'autres quartiers, à la demande du parti au pouvoir pour lui témoigner leur soutien.

L'opposition a commencé sa marche vers 11 h (locales et GMT), rassemblant plusieurs milliers de manifestants sur chacun des trois points de rendez-vous dans la capitale. Dans la foule se dressaient des pancartes portant les inscriptions : "Faure must go" ("Faure doit partir", en anglais) ou encore "Libérez mon pays, 50 ans, ça suffit".

"On n'est pas des jihadistes, on n'est pas des rebelles"

Selon l'équipe de l'AFP sur place, les gendarmes et des militaires, sur des pick-ups équipés de mitrailleuses lourdes, encadraient la marche. Les communications par messagerie mobile ainsi que l'utilisation de la 3G étaient quasiment impossibles. "On n'est pas des jihadistes, on n'est pas des rebelles", se défendait Abdallah, 42 ans, partisan du Parti National Panafricain (PNP) de Tikpi Atchadam, l'un des leaders les plus radicaux du mouvement. "On veut juste la démocratie, on est fatigués."

Le chef de file du PNP, nouveau parti de l'opposition, a réussi à se construire une forte base populaire, notamment issue du centre et du nord du pays, à majorité musulmane, historiquement attachée au pouvoir en place.

"Simulacre de plénière"

L'opposition, qui a connu un succès historique lors de marches des 6 et 7 septembre en rassemblant plus de 100 000 personnes à travers le pays, a prévu deux nouveaux jours de manifestations mercredi et jeudi.

Le gouvernement avait tenté d'apaiser la crise socio-politique en proposant une révision de la Constitution, et notamment de limiter à deux le nombre de mandats présidentiels, mais les députés de l'opposition ont boycotté le vote en bloc mardi à l'Assemblée nationale, dénonçant un "simulacre de plénière" par la voix de son porte-parole Éric Dupuy.

L'opposition refuse en l'état le texte, qui n'applique pas la rétroactivité de la mesure, et qui permettrait au président Faure Gnassingbé, hériter d'une famille au pouvoir au Togo depuis 50 ans et lui-même à la tête du pays depuis 2005, de se représenter en 2020 et en 2025.

N'ayant pas obtenu la majorité des voix nécessaires au Parlement, le projet de révision sera proposé au peuple togolais par referendum "dans les prochains mois", selon un membre du gouvernement.

Le pouvoir brouille les pistes

De son côté, le parti présidentiel, l'Union pour la République (Unir), a décidé lui aussi d'appeler ses militants à manifester, une décision jugée "irresponsable" par Nathaniel Olympio, un des chefs de file de l'opposition.

"C'est une stratégie pour brouiller la manifestation de l'opposition", analysait Comi Toulabor, directeur de recherche au Lam (Les Afriques dans le Monde) à l'Institut d'études politiques de Bordeaux. "C'est très amateur et dangereux dans un contexte actuel explosif, mais cela démontre que le parti n'est pas prêt à lâcher."
Un millier de militants de l'Unir se sont rassemblés sur la plage de Lomé, dans une ambiance calme, certains assis à l'ombre des palmiers.

Source : France24 Avec AFP

G5 Sahel: la conférence de New York fait pschitt

G5 Sahel: la conférence de New York fait pschittOn avait placé beaucoup d'espoirs dans la mini-conférence des 5 pays du G5 Sahel avec ceux censés être leurs principaux partenaires, mais la montagne a accouché d'une souris.

Les Etats-Unis de Trump, sans lesquels il est difficile de forcer la main à l'ONU, ont été très faiblement représentés. A ce sommet de l'Organisation des Nations unies de septembre 2017, certains sujets se sont invités, s'imposant aux dirigeants du monde. Il y a la question du nucléaire dans la péninsule coréenne ou celle des Rohingyas en Birmanie.

Et les tempêtes tropicales qui occupent l'actualité depuis un mois reposent avec acuité l'accord sur le climat dont les Etats-Unis sont sortis, faisant un pied de nez à la communauté internationale.

Mais, à côté de ce débat sur les pluies torrentielles dévastatrices dans l'Atlantique et le Pacifique, le Sahel, une région où il ne tombe que quelques millimètres de pluie par an, entendait focaliser l'attention des participants de ce sommet de New York. Les chefs d'Etat du Mali, du Burkina Faso, du Niger, de la Mauritanie et du Tchad sont préoccupés par le financement de la force de lutte antiterroriste qu'ils viennent de mettre en place avec le soutien de la France.

Hier lundi 18 septembre, comme annoncée, une conférence s'est effectivement tenue en marge du sommet de l'ONU. Y étaient présents Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, Emmanuel Macron, le président français et parrain de la force du G5 Sahel, Federica Mogherini, cheffe de la diplomatie européenne et Alpha Condé président de l'Union africaine jusqu'en janvier prochain.

Trump snobe le G5 Sahel

Ibrahima Boubacar Keita du Mali qui avait convaincu Mahamadou Issoufou du Niger, Mohamed Ould Abdel Aziz de la Mauritanie, Roch-Marc Christian Kaboré du Burkina Faso et Idriss Déby du Tchad d'être présents, pensait fermement que les Etats-Unis allaient au moins être représentés par Rex Tillerson le secrétaire d'Etat américain. Sauf, qu'après avoir entretenu le flou sur sa participation jusqu'à la dernière minute, l'Administration Trump a commis un fonctionnaire de niveau intermédiaire pour assister aux débats. En effet, à cette réunion que les chefs d'Etat voulaient de très haut niveau, l'administration Trump a choisi d'y envoyer un conseiller du Homeland Security, qui est l'équivalent du ministère de l'Intérieur.

On n'a pas besoin d'être connaisseur des rouages de la diplomatie onusienne, pour savoir qu'un conseiller au ministère de l'Intérieur américain ne peut être d'aucun intérêt quand il s'agira de demander à l'ONU de délier les cordons de la bourse. D'autant que le même jour, Trump a envoyé indirectement sa réponse à la sollicitation des pays du G5 Sahel, lors de la première journée, en présentant un vague projet de réforme. Il estime les effectifs de l'administration onusienne pléthoriques et offre même son aide à l'ONU pour travailler à réduire les charges inutiles. Est-ce que le financement que l'ONU pourrait éventuellement accorder à la force du G5 Sahel fait partie de ces dépenses inefficaces auxquelles pense Trump?

Bye bye le financement des Nations Unies

Au niveau du G5 Sahel, tout le monde a désormais la certitude que c'est peine perdue de vouloir conduire Trump à soutenir ce projet du G5 Sahel. L'Administration américaine ne votera jamais pour qu'une partie du milliard de dollars de la Mission multidimensionnelle des Nations unies de stabilisation pour le Mali (Minusma) aille à la force de lutte antiterroriste du G5 Sahel. Pourtant ce financement des Nations unies est le seul qui pourrait avoir un caractère régulier. Les dons et autres contributions de la France ou de l'Union européenne n'interviendront que pour le lancement. C'est également valable pour la conférence des donateurs prévue en décembre prochain à Genève lors de la session de l'Union européenne.

Beaucoup avaient commencé à croire à la force du G5 Sahel. Mais face à un Trump qui fait plus la pluie que le beau temps, les cinq pays de cet espace de savane et de zone semi-désertique n'ont qu'un ciel nuageux comme maigre lot de consolation.

Source : Le360 (Maroc)

 

 

Sans argent, le G5 Sahel continue de tourner à vide

Sans argent, le G5 Sahel continue de tourner à vide La mise sur pied d'une force conjointe anti-terroriste réunissant le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad, annoncée depuis des mois, tarde à se concrétiser.

Projet du G5 Sahel (Burkina, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) financé par les Émirats arabes unis, l’école régionale de guerre de Nouakchott n’ouvrira pas ses portes en septembre comme prévu, mais en janvier 2018, les programmes de formation n’étant pas encore au point.

Alors que les 50 millions d’euros promis par l’UE pour financer une force conjointe n’ont toujours pas été versés au G5 Sahel, l’organisation continue de tourner à vide. Le Mauritanien Najim Elhadj Mohamed, son secrétaire général, est aux abonnés absents, et aucune décision significative n’a été prise sous les présidences tournantes du Tchad – aucun papier n’a été signé – et du Mali, en cours.

En visite en juin à Nouakchott, Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères, n’a pas contribué à faire bouger les lignes. Attendu durant plusieurs heures au siège du G5 Sahel, il n’est resté que quinze minutes sur place…

Source : Jeune Afrique

 

 

Mahammed Dionne reconduit au poste de Premier ministre au Sénégal

Mahammed Dionne reconduit au poste de Premier ministre au Sénégal Au Sénégal, Mahammed boun Abdallah Dionne vient d'être reconduit comme Premier ministre. Un nouveau gouvernement devrait être annoncé dans les prochaines heures.

Par décret numéro 2017-1531 en date du 6 septembre 2017, et conformément à la Constitution, notamment en ses articles 43 et 49, S.E.M. Macky Sall, président de la République, a nommé Mahammed boun Abdallah Dionne Premier ministre de la République du Sénégal.

Le premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, avait donné sa démission et celle du gouvernement au président de la République mardi. Le Secrétaire général du gouvernement avait immédiatement annoncé la formation d'un nouveau gouvernement dans les prochains jours.

Le chef de l'État a composé son 3e gouvernement, après les résultats des élections législatives du 30 juillet dernier. ​

Source : VOA Afrique

 

Kenya: la nouvelle élection présidentielle aura lieu le 17 octobre

La Cour suprême kényane avait invalidé ce 1er septembre l’élection d’Uhuru Kenyatta et ordonné l’organisation de nouvelles élections sous 60 jours. Trois jours plus tard, la plus haute juridiction du pays a donné une nouvelle date pour le prochain scrutin, à savoir le 17 octobre.

Le Kenya organisera une nouvelle élection présidentielle le 17 octobre, après l’invalidation par la Cour suprême du scrutin du 8 août à l’issue duquel le président sortant Uhuru Kenyatta avait été déclaré vainqueur, a annoncé ce lundi 4 septembre la Commission électorale (IEBC). La Commission a été très critiquée pour les irrégularités commises dans la transmission des résultats. La Cour suprême a ainsi observé qu’elle avait « échoué, négligé ou refusé » de conduire les élections conformément à la loi.

L’IEBC a répété ce lundi attendre avec impatience le jugement complet de la Cour suprême, sensé détailler ce qui lui est reproché, et qui doit être publié au plus tard le 22 septembre.

« A la lumière du jugement de la Cour suprême, il est impératif qu’un jugement détaillé soit communiqué pour permettre à la commission d’identifier les secteurs qui nécessitent des améliorations dans l’organisation de cette nouvelle élection, a-t-elle noté. La Commission appelle toutes les parties à la patience et à la compréhension alors que nous travaillons ensemble pour organiser des élections libres, justes, crédibles et pacifiques ».

Selon l’IEBC, un appel d’offre doit d’ailleurs être lancé pour émettre de nouveaux bulletins de vote en vue de ce scrutin, rapporte Laure Broulard, correspondante de Jeune Afrique au Kenya :

Le vendredi 1er septembre, la  majorité des sept juges de la Cour suprême avaient invalidé l’élection du président sortant, Uhuru Kenyatta, donné vainqueur avec 54,27% des voix contre 44,74% à Raila Odinga, 72 ans.

L’opposant, déjà battu en 1997, 2007 et 2013, avait immédiatement remis en cause les résultats et saisi la Cour suprême pour demander l’invalidation du scrutin. Très virulent, Raila Odinga réclame désormais le départ des responsables de la Commission électorale (IEBC), qu’il accuse d’avoir intentionnellement favorisé Uhuru Kenyatta allant jusqu’à traiter les membres de la commission de « hyènes ».

Après avoir déclaré dans un premier temps qu’il respectait le jugement de la Cour, le président a changé de ton le lendemain en s’en prenant à des juges qui avaient « décidé qu’ils avaient plus de pouvoirs que plus de 15 millions de Kényans ayant fait la queue pour voter ». « Il y a un problème et nous devons le régler », avait-il mis en garde.

Le monde judiciaire s’est offusqué de ces remarques du président sortant. Le bâtonnier de l’Ordre des avocats du Kenya, Isaac Okero, les qualifiant de « menaçantes et inappropriées ».

« Un comportement qui honore l’Afrique »

Dans un message posté sur son profil Facebook ce lundi, Raila Odinga, s’est félicité d’avoir entre temps reçu le soutien de Peter Munya, gouverneur du district de Meru. Celui qui est aussi à la tête du Parti de l’unité nationale (PNU) a accepté de rejoindre la NASA, la « Super alliance nationale », nom de la coalition formée autour de Raila Odinga pour contrer Uhuru Kenyatta.

« Nous nous battons pour l’État de droit et trouvons cela normal que tous ceux qui se sont sentis lésés par la mascarade électorale du mois dernier ait choisi de rejoindre nos rangs, écrit l’opposant sur le réseau social. Nous accueillons à bras ouverts tous les Kényans avec le même état esprit qui souhaitent rejoindre la NASA tandis que nous poursuivons avec résolution nos efforts pour libérer notre bien-aimée nation ».

La décision de la Cour suprême a été une surprise pour nombre d’observateurs de la vie politique kényane et a été saluée, notamment, par l’Union africaine, dont le président en exercice, le président guinéen Alpha Condé, a applaudi ce lundi « un comportement qui honore l’Afrique et prouve que désormais la démocratie s’installe sur le continent ».

Source : Jeuneafrique.com

 

 

Election annulée au Kenya: surprise et embarras de la communauté internationale

Le président Kenyatta s'est adressé à la nation, vendredi 1er septembre, après l'annonce de l'annulation du scrutin du 8 août. Déclaré vainqueur le 11 août dernier, les chancelleries n'avaient pas tardé à le féliciter pour sa réélection.

Si toutes les déclarations publiées vendredi 1er septembre insistent sur la nécessité d'un nouveau scrutin transparent, crédible et pacifique au Kenya, elles cachent mal l'embarras de certaines chancelleries et surtout des missions d'observations internationales après l’annulation de l’élection présidentielle du 8 août par la Cour suprême.

« Tout processus électoral peut être amélioré et nous continuerons à soutenir les institutions du Kenya dans ce travail important ». Voilà la teneur d'une déclaration cosignée vendredi par 24 ambassadeurs étrangers, dont l'américain, le britannique et le français. Rappelons qu'Emmanuel Macron avait félicité Uhuru Kenyatta pour sa victoire dès le 13 août.

Moussa Faki Mahamat, de son côté, affirme que la commission de l'Union africaine, dont il est le président, « continuera de suivre de près le processus électoral ». L'UA a une mission d'observation sur place dirigée par l'ex-président sud-africain Thabo Mbeki qui avait rapidement donné son satisfecit au dépouillement des bulletins et à la transmission des résultats.

Mais certaines missions d'observation étaient clairement sur la défensive vendredi, d'autant que les motivations précises de la décision de la Cour suprême ne sont pas encore publiées. Ainsi, la mission de l'Union européenne dit avoir pointé dès le 10 août des difficultés des membres de bureaux de vote à remplir les PV ou encore, le 16 août, les retards dans la publication de ces PV.

Les mêmes problèmes avaient été soulevés par l'organisation américaine NDI qui reste prudente dans sa dernière déclaration.

Quant à la mission du centre Carter, dirigée par l'américain John Kerry et la Sénégalaise, Aminata Touré, elle se défend en faisant valoir que la décision de la Cour suprême est « focalisée sur les problèmes de transmission des résultats et non sur le processus de vote et de décompte des voix ».

Source : RFI

Le Kenya repart en campagne après l'invalidation de l'élection présidentielle

Du côté du président Uhuru Kenyatta comme chez l’opposition coalisée derrière Raila Odinga, on prépare la prochaine bataille présidentielle. L’élection du 8 août a été annulée par la Cour suprême, mais un nouveau scrutin devrait se tenir dans 60 jours. Un délai très court, qui suppose pour les candidats de ne pas perdre de temps.

Pas de temps mort pour le président kényan. Trois heures à peine après la décision de la Cour suprême, Uhuru Kenyatta était devant des centaines de partisans, encore sous le choc, dans un quartier populaire de Nairobi. « Le président de la Cour suprême et ses hommes viennent de dire que cette élection est annulée. Nous retournons donc au charbon, la campagne reprend », a lancé, debout à travers le toit d'un 4x4, les manches relevées, le président Kenyatta.

Celui que l’élection du 8 août avait donné gagnant a donc tenté de mobiliser ses troupes, tout en affichant une très grande confiance quant à l’issu de la nouvelle présidentielle. « Aujourd'hui je suis debout devant vous sans aucune hésitation, sans peur, en remerciant les Kényans. Vous nous avez déjà donné la majorité au Sénat, parmi les gouverneurs, les assemblées locales jusqu'ici à Nairobi, où [son parti] Jubilee est majoritaire », a poursuivi Uhuru Kenyatta en swahili, langue nationale du pays.

« On n'a pas peur ! Et vous, vous avez peur ? Etes-vous prêts à y aller ? Alors, qu'on en finisse. Nous allons leur montrer que nous sommes de vrais hommes ! » a-t-il lancé devant une foule en liesse, promettant que « personne ne pourra distinguer Nairobi de Londres d'ici deux ans. » Fini donc, l'air un peu hagard et le ton hésitant de son premier discours de la journée, dans lequel Uhuru Kenyatta s’était engagé à « respecter » une décision qu'il a dit ne pas approuver.

Devant ses fidèles, le président sortant a aussi insisté une nouvelle fois sur la nécessité de garantir le calme dans ce pays traumatisé par le souvenir des violences post-électorales de 2013. Photos de la manifestation à l’appui, il a publié plusieurs tweets, dont l’un appelle notamment au maintien de la paix.

« Nous ne laisserons plus jamais une élection être volée au Kenya »

Dans le même temps, les partisans de Raila Odinga sont sortis par milliers dans les rues pour exprimer leur joie suite à la décision de la Cour suprême d’invalider la réélection d’Uhuru Kenyatta. Dans un bidonville de la capitale, Kibera, où les partisans de l’opposition avaient affronté la police il y a trois semaines après l’annonce des résultats qui donnaient Uhuru Kenyatta gagnant, l’heure était à la célébration, a remarqué notre correspondante sur place.

Dans les rues de Kibera, la foule en délire dansait et chantait « Tibim », « révolution », le mot d’ordre de l’opposition. Suzanne Akini s’écarte un moment de la foule et lance : « Nous sommes très heureux, nous sommes très enthousiastes, nous remercions Dieu, nous remercions la Cour [suprême], le juge Maraga. » La femme poursuit avec joie quand elle évoque le président de la Cour suprême : « Que dieu bénisse Maraga, il a nous a rendu justice ! Nous ne laisserons plus jamais une élection être volée au Kenya…. Rail Tibim ! »

Dans le bidonville de Kibera, fief de Raila Odinga, on est enthousiaste à l’idée d’aller voter une seconde fois. « Oui, il a une chance, il a 99 % de chances, parce que ses votes ont été volés. Il sera le prochain président », veut croire un habitant, Georges Otieno, plein de confiance dans la victoire de l’opposant.

La foule parade dans les rues du bidonville, ralliant les jeunes enfants, les vendeuses de fruits, et les conducteurs de minibus qui prennent part à la danse en sifflant. « Nous allons vraiment fêter cela. Je vais aller acheter de la viande, et des sodas, et nous allons manger tous ensemble, avec les enfants, et les voisins », explique une femme un peu en retrait.

Ce soir, les violences des dernières semaines semblent bien loin à Kibera, et les habitants du bidonville sont pleins d’espoir, célébrant également une confiance retrouvée dans leur système judiciaire.

Source : RFI

 

Élections générales en Angola : victoire sans surprise du parti au pouvoir

Au pouvoir depuis quatre décennies en Angola, le Mouvement populaire pour la libération de l'Angola (MPLA) a remporté les élections générales disputées mercredi avec plus de 64 % des suffrages, a annoncé jeudi la Commission nationale électorale (CNE).

Avec ce scrutin, le MPLA dispose d’une majorité absolue de 220 sièges au Parlement. Les députés du parti nommeront ensuite leur candidat, l’actuel ministre de la Défense Joao Lourenço (photo), à la tête du pays. Celui-ci succédera au président José Eduardo dos Santos, qui a décidé de quitter le pouvoir après un règne sans partage de trente-huit ans. Celui-ci conservera toutefois la présidence du MPLA jusqu’en 2022.

Les deux principaux concurrents du MPLA – l’Unita (Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola) et la Casa-CE – ont respectivement recueilli 24,04 % et 8,56 % des voix, a précisé au cours d’une conférence de presse la porte-parole de la CNE, Julia Ferreira.

La promesse d’un « miracle économique »

Bientôt âgé de 75 ans, José Eduardo dos Santos, fatigué par la maladie, avait annoncé à la fin de l’année dernière qu’il ne briguerait pas de nouveau mandat. Son successeur Joao Lourenço, un ancien général de 64 ans, hérite d’un pays secoué depuis trois ans par une grave crise économique, causée par la chute brutale des prix du pétrole, sa principale ressource. Ce qui ne l’a pas empêché de promettre durant la campagne un « miracle économique » et de lutter contre la corruption.

Les adversaires du régime accusent José Eduardo dos Santos d’avoir fait main basse sur la plupart des richesses du pays, une situation symbolisée par la nomination l’an dernier de sa fille Isabel, considérée comme la femme la plus riche d’Afrique, à la tête de la compagnie pétrolière nationale, la Sonangol. Malgré sa manne pétrolière, l’Angola reste un des pays les plus pauvres de la planète.

Source : Jeuneafrique.com

 

Libye : le mystère plane sur l’enlèvement de l’ancien Premier ministre Ali Zeidan à Tripoli

Ali Zeidan a été enlevé le 13 août dans la capitale libyenne par des hommes armés, qui le retiennent captif depuis maintenant neuf jours, a-t-on appris mardi 22 août.

Ali Zeidan avait dirigé le gouvernement libyen de novembre 2012 à mars 2014, avant de fuir le pays à la suite de son limogeage par le Parlement. Ses adversaires l’accusaient alors de détournement de fonds publics. D’après Karam Khaled, un ami qui l’accompagnait à Tripoli, Ali Zeidan était de retour en Libye pour répondre à ses détracteurs. Il envisageait de tenir une conférence de presse le 13 août.

Une visite « préparée avec le GNA »

Selon la même source, sa visite dans la capitale libyenne aurait été préparée en coordination avec le chef du gouvernement d’union (GNA), Fayez al-Sarraj. « C’est le GNA qui a préparé la visite, y compris le protocole à l’aéroport et la réservation d’hôtel », a affirmé Karam Khaled.

D’après lui, les ravisseurs ont dû s’y prendre à deux fois pour enlever l’ancien chef de gouvernement. Le 12 août, des hommes armés se sont présentés à son hôtel avant d’être repoussés par des gardes. « Des hommes armés du même groupe sont revenus le lendemain et nous avons été obligés de leur remettre M. Zeidan quand nous avons appris qu’il s’agissait de la brigade des révolutionnaires de Tripoli », une milice loyale au GNA. « Depuis, nous n’avons aucune information sur son lieu de détention ou son état », a-t-il ajouté, fustigeant le « silence » du GNA.

Le GNA responsable ?

Joint par téléphone depuis les Émirats arabes unis où il réside, le fils de l’ancien Premier ministre a également indiqué n’avoir aucune nouvelle de son père. « Nous n’avons rien jusqu’ici. L’avocat de mon père assure qu’il n’y a aucune affaire devant la justice. Il s’agit bel et bien d’un enlèvement et non d’une arrestation », a-t-il déclaré, en soulignant la responsabilité du GNA dans cette affaire.

C’était la première fois qu’Ali Zeidan retournait à Tripoli depuis son limogeage en mars 2014. Il avait quitté le pays malgré une interdiction de voyage émise par le procureur général pour implication présumée dans une affaire de détournement de fonds publics. Quand il était Premier ministre, il avait déjà été enlevé durant plusieurs heures par un groupe armé.

Source : Jeuneafrique.com

 

Gabon: l’opposant Jean Ping lance un appel à la désobéissance civile

Gabon: l’opposant Jean Ping lance un appel à la désobéissance civileAu Gabon, Jean Ping a relancé, vendredi 18 août, le bras de fer avec le régime d'Ali Bongo. L'opposant, défait lors de la présidentielle du 27 août 2016, ne reconnaît toujours pas la victoire d'Ali Bongo.

Dans un discours à la Nation, Jean Ping explique avoir épuisé toutes les voies de recours et demande désormais aux Gabonais de se lever comme un seul homme pour faire partir le chef de l'Etat. Un discours qui ne passe pas dans les rangs du pouvoir.

Drapeau national, micro-cravate et téléprompteur, Jean Ping en costume sombre a tout mis en œuvre pour rendre ce discours très solennel. « Monsieur Jean Ping, président de la République », pouvait-on lire au bas de l'écran.

L'homme qui conteste toujours la réélection d'Ali Bongo a dit avoir épuisé toutes les voies de recours, d'où son appel à la désobéissance civile.

« À partir de ce jour, je ne vous retiens plus. En conséquence, je demande aux populations et à tous les Gabonais de la diaspora de se lever comme un seul homme pour marquer solennellement mon arrivée au pouvoir. Je vous enjoins d’organiser, dès aujourd’hui et sans limite, jusqu’au départ des putschistes, toute manifestation civique », a-t-il déclaré.

Le ministre de l'Intérieur, Lambert Noël Matha, a réagi par un communiqué écrit pour appeler les Gabonais au ressaisissement, au risque de subir les affres de la loi. De son côté, le Parti démocratique gabonais a mandaté son porte-parole, Léandre Kiki, pour lire un communiqué à la télévision nationale.

« Le parti démocratique gabonais condamne avec la plus grande énergie les appels à la désobéissance civile lancés par monsieur Jean Ping, acte hautement reprochable, inacceptable et à l’encontre de l’intérêt supérieur de la Nation », a-t-il tenu à souligner.

Aucun trouble n'a été signalé, les Librevillois ont vaqué à leurs occupations.

Source : RFI

 

 

Référendum constitutionnel au Mali: IBK jette l'éponge, jusqu'à nouvel ordre

Dans une adresse solennelle aux Maliens dans la nuit de vendredi à samedi, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a décidé de surseoir au référendum sur le projet de de révision sur la nouvelle Constitution. Sur la question, deux camps, partisans et opposants de la révision constitutionnelle, se défiaient de plus en plus ouvertement.

Plus question, jusqu’à nouvel ordre, d’organiser un référendum sur le projet de nouvelle Constitution. Le président malien IBK, s’adressant aux Maliens très tard dans la nuit de vendredi à samedi à la télévision nationale, a déclaré : « J’ai décidé, en toute responsabilité, de surseoir à l’organisation d’un référendum sur la révision constitutionnelle. Pour le Mali, aucun sacrifice n’est de trop ! »

Pour justifier sa décision, le président IBK évoque les tensions perceptibles sur le terrain ces derniers temps, au sujet du référendum. « J’ai enregistré avec inquiétude la montée des radicalités. Ces alarmes, nous les avons partagées, vous et moi. Je vous ai entendu exprimer vos craintes de voir notre cher pays dériver vers des affrontements tragiques ».

Incontestablement, le chef de l’Etat malien a tenu un discours d’apaisement. Il s’est même déclaré prêt à ouvrir un dialogue inclusif et dépassionné sur le sujet : nous devons nous écouter, a-t-il poursuivi.

Peu avant son allocution, autre geste de décrispation, IBK a reçu au palais présidentiel une délégation de la plateforme « Touche pas à ma Constitution », plateforme très présente sur le terrain de la contestation.

Source : RFI

 

Burkina Faso : Salif Diallo, président de l’Assemblée nationale, décédé à Paris

Le président de l'Assemblée nationale du Burkina Faso et chef du parti au pouvoir, Salifou Diallo, est décédé, ce samedi 19 août, à Paris, en France, à l’âge de 60 ans, a annoncé le gouvernement burkinabè, sans préciser les circonstances du décès.

Le Burkina était déjà abasourdi par l’attentat de dimanche dernier. Le voici à présent assommé politiquement avec l’annonce de la mort de Salif Diallo. Le président de l’Assemblée nationale, âgé de 60 ans, est décédé dans la nuit de vendredi à samedi, à Paris.

Salif Diallo était un personnage clef de la vie politique burkinabé. Natif de Ouahigouya, dans la province du Yatenga, il fut ministre dans différents gouvernements, depuis le début des années 90.

Très proche de Blaise Compaoré, les deux hommes se brouillent et Diallo, en disgrâce, est nommé ambassadeur en Autriche, en 2008, ce qui ressemble fortement à un exil décidé par le patron de Kosyam, le palais présidentiel.

La revanche est cependant consommée six ans plus tard, en 2014, lorsqu’il fonde, avec Simon Compaoré et Roch Marc Christian Kabore, le Mouvement du peuple pour le progrès  (MPP) dont Salif Diallo devient le vice-président. C’est à la suite de la victoire du parti aux élections législatives de novembre 2015 qu’il prend le perchoir à l’Assemblée nationale.

Avec ce décès, le triumvirat - Kabore, Compaoré, Diallo - qui a contribué à la chute de Blaise Compaoré perd l’un de ses piliers essentiels. La majorité présidentielle est durement ébranlée.

Source : RFI

 

Rwanda : Paul Kagame prête serment à Kigali

Devant des milliers de Rwandais et de très nombreux chefs d'État africains, Paul Kagame a prêté serment ce vendredi 18 août, ouvrant pour de bon son troisième mandat.

Des centaines de personnes se pressaient déjà à huit heures et demie ce 18 août aux abords du stade Amaharo − « paix » en kinyarwanda −. Le quartier de Remera, à Kigali, qui jouxte le stade, était quant à lui bouclé et quadrillé par la police. Dans l’enceinte de l’édifice, une foule d’environ 30 000 personnes attendait sagement la prestation de serment du « Perezida » Paul Kagame, 59 ans, chef de l’État depuis 23 ans, et réélu avec plus de 98% des voix début août pour un troisième mandat.

De nombreux chefs d’État africains présents

À l’intérieur du stade, le soleil tapait fort. Les spectateurs, nombreux à être venus avec des maillots de l’équipe nationale rwandaises ou des t-shirts du Front patriotique rwandais (FPR), tentaient de se protéger la tête de la chaleur à l’aide des milliers de petits drapeaux rwandais distribués aux abords du stade. À l’ombre, derrière et sur les côtés de la tribune qui attendait le Président, des dizaines d’officiels patientaient.

Butera Knowless, star nationale, a pris le micro pour un show qui n’a pas calmé l’impatience de la foule. Vers dix heures, un groupe de batteurs de tambours a finalement pris place face à l’estrade d’honneur, et la foule s’est tue pour admirer le défilé des chefs d’État invités. Pendant plus d’une heure, ce fut de fait un long ballet de voitures, entrant et sortant par cortège de trois, déposant chaque convive devant la tribune.

Brahim Ghali, président de la République arabe sahraouie démocratique a ouvert le bal. Ont suivi Alpha Condé, président de la Guinée et actuel président de l’Union africaine, Denis Sassou-Nguesso, président de la République du Congo, le vice-président nigérian Yemi Osinbajo, Omar el-Béchir du Soudan, Salva Kiir du Soudan du Sud − tous deux très chaleureusement applaudis par la foule − Faustin Archange Touadéra de la République centrafricaine (dont des troupes sont entraînées à Kigali), et le Gabonais Ali Bongo Ondimba,  qui n’a pas manqué de saluer les tribunes après avoir fait face, comme tous les autres, aux troupes rwandaises.

Parmi les invités Denis Sassou-Nguesso, Ali Bongo Ondimba, Macky Sall…

Étaient aussi présents Mahamadou Issoufou du Niger, le Sénégalais Macky Sall, Faure Gnassingbé du Togo, Uhuru Kenyatta, le président kenyan fraîchement réélu et très applaudi lui aussi, Ismaïl Omar Guelleh de Djibouti, le Zambien Edgar Lungu, Hage Geingob de Namibie, Manuel Pinto da Costa de Sao Tomé-et-Principe, et Idriss Déby Itno du Tchad. Moussa Faki, président de la Commission de l’Union africaine était également de la partie. Yoweri Museveni, le président ougandais a quant à lui explosé les compteurs à l’applaudimètre, salué par des tribunes en effervescence quand son nom a été prononcé.

Rares sont les présidents qui peuvent s’enorgueillir d’un tel débarquement d’homologues pour une cérémonie d’investiture…

Paul Kagame, star du jour

Le ballet terminé, ou presque, Paul Kagame a fait son entrée entre dans le stade, et est monté sur une estrade accompagné de son épouse. « Ni wowe ! » (« Que toi! ») s’est alors égosillé le stade pendant dix minutes.

Ce sont des religieux qui ont d’abord pris la parole, face au Président. Le musulman Salih Nshimiyimana a ouvert le bal, suivi de l’archevêque anglican Onesphore Rwaje puis de Monseigneur Philippe Rukamba, représentant des catholiques. Louise Mushikiwabo, ministre des Affaires étrangères, a à son tour pris le micro pour saluer les autres invités : des présidents de parlements, des ambassadeurs, des ministres comoriens, marocains, swazilandais, maliens, tunisiens, malgaches… Parmi eux, Aubin Minaku Ndjalandjoko, président de l’Assemblée nationale de la RDC, ainsi qu’Amina J. Mohammed, vice-secrétaire générale des Nations Unies et Daniel Kablan Duncan, vice-président de Côte d’Ivoire.

Sous les yeux d’un représentant de la justice rwandaise en robe rouge, Paul Kagame s’est alors installé à un pupitre pour prêter serment, son épouse à ses côtés. La foule exultait. Idem lorsqu’assis face à une table, il a signé des documents formalisant son entrée en fonction, la caméra géante du stade offrant à tous un gros plan sur sa main. On lui a a lors tendu les attributs de sa fonction : un drapeau, une constitution, un sabre, un bouclier.

Un orateur qui connaît ses gammes

Le président rwandais est alors descendu de son estrade pour passer les troupes en revue. Ce n’est que vers 14h qu’il a pris la parole, pour un discours d’une trentaine de minutes, en kinyarwanda, ponctué d’anglais. Il a salué ses deux challengers à l’élection présidentielle, qui ont récolté à deux un peu plus d’un pour cent des voix. Il a aussi remercié ceux qui s’engageaient en politique − particulièrement les jeunes et les femmes. Il a aussi rendu hommage à « l’Afrique qui a été là lorsque le Rwanda avait besoin d’elle », une Afrique dont il a précisé « qu’elle n’a pas de problème civilisationnel » et qu’elle dispose des ressources humaines suffisantes, sans avoir besoin à regarder à l’étranger.

Et de vanter les réussites du Rwanda en matière d’équité sociale, et d’investissements dans la recherche et les nouvelles technologies. Kagame ne s’est pas attardé sur le passé douloureux du pays, à qui il a dessiné un avenir radieux. « Le Rwanda revient de loin, très loin et veut aller loin, très loin », avait aussi lâché la ministre Mushikiwabo en ouverture de son discours.

Il dégage une forme d’austérité, mais Kagamé n’en est pas moins un orateur rompu à l’exercice. Ce jeudi, il a concédé apprécier la chanson qui a émergé durant sa campagne électorale. La tête légèrement relevée, il n’a eu besoin que de suspendre un peu son discours pour que le stade l’entonne avec joie. « Il n’y a aucun combat qui me fasse peur » dit le refrain.

« Il n’y a aucun combat qui me fasse peur »

Puis le président a rejoint sa chaise. Le « MC », comme le présentait l’écran géant, a annoncé un dernier tour de piste pour les compagnies militaires et la fanfare et l’hymne national a résonné. Pas un spectateur qui ne connaisse pas les paroles.

La foule s’est alors dirigée vers la sortie, retenue plusieurs dizaines de minutes par des policiers distribuant des bouteilles d’eau, le temps que les invités officiels repartent en voiture. Le ciel s’est assombri et la pluie a commencé à tomber.

Source : Jeuneafrique.com

 

 

Sahara occidental: l'ex-président allemand Koehler nouvel émissaire de l'ONU

L'ancien président allemand Horst Koehler a été formellement nommé mercredi nouvel émissaire de l'ONU pour le Sahara occidental, chargé de relancer les discussions entre le Maroc et le Front Polisario, selon un communiqué des Nations unies.

Le choix de Horst Koehler, 74 ans, avait été annoncé début juin par l'ONU. Il remplace l'Américain Christopher Ross, qui avait démissionné en avril après des années de tensions entre l'ONU et le Maroc à propos de ce territoire très disputé.

Economiste et ancien banquier, M. Koehler, marié et père de deux enfants, a présidé l'Allemagne de 2004 à 2010 après avoir dirigé le Fonds monétaire international (FMI) et présidé la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd).

Le Conseil de sécurité a adopté en avril une résolution exhortant le Maroc et le Front Polisario (soutenu par l'Algérie) à reprendre les négociations, qui sont dans l'impasse depuis 2012.

Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental est depuis 1975 en grande partie sous contrôle du royaume marocain, qui le considère comme partie intégrante de son territoire. Le Front Polisario en réclame l'indépendance.

Rabat propose d'accorder l'autonomie à ce territoire mais le Front Polisario réclame un référendum d'indépendance organisé par l'ONU.

Source : AFP

 

Afrique du Sud – Zimbabwe : ce que l’on sait de l’affaire Grace Mugabe

Le dimanche 13 août au soir, la Première dame du Zimbabwe aurait agressé une bande d’amis dans une chambre d’hôtel en Afrique du Sud. Résultat : une plainte pour agression a été déposée par l’une des présumées victimes. Retour sur les faits.

« Nous l’avons suppliée d’arrêter ». Ce sont les mots du mannequin sud-africain Gabriella Engels qui, lundi 14 août, a porté plainte contre Grace Mugabe pour agression auprès des autorités sud-africaines. La veille au soir, vers 21 heures, la jeune femme de 20 ans se trouvait dans une chambre d’un hôtel-appartement du quartier huppé de Sandton à Johannesburg, quand la Première dame du Zimbabwe a fait irruption.

Elle aurait frappé la jeune femme au visage avec la prise d’une rallonge électrique, l’accusant de faire la bringue avec ses fils. Le mannequin n’a pas hésité à partager des photos de ses blessures sur les réseaux sociaux. « J’étais dans une chambre d’hôtel à me détendre avec des amis. Grace Mugabe et ses deux fils (Bellarmine Chatunga et Robert Junior) étaient dans la chambre d’à côté », a-t-elle raconté sur les ondes de l’antenne sud-africaine East Coast Radio. Selon elle, les deux fils se seraient enfuis tandis que Grace Mugabe l’agressait, elle et ses deux amies, sous les yeux d’une dizaine de gardes du corps.

Le mannequin a par la suite expliqué sur les réseaux sociaux n’avoir aucun lien particulier avec les fils Mugabe. De quoi jeter la confusion sur les tenants de l’altercation qu’elle dénonce.

Le ministre sud-africain de la Police, Fikile Mbalula, a indiqué mardi 15 août qu’une enquête pour coups et blessures impliquant la Première dame de 52 ans avait été ouverte. « Elle devra se présenter au tribunal ce jour pour répondre des faits », a-t-il ajouté en précisant que même les détenteurs d’un passeport diplomatique devaient répondre de leurs actes.

Immunité diplomatique pour Grace Mugabe

Toutefois, ce mercredi 16 août, Grace Mugabe n’a toujours pas été confrontée aux autorités sud-africaines. Pis, elle aurait purement et simplement accéléré son retour au Zimbabwe. La police de Sandton se refuse à confirmer l’information mais une source gouvernementale zimbabwéenne anonyme affirme que la Première dame a bel et bien fait son retour au pays. De surcroît, cette source rapporte que Grace Mugabe clame que les accusations portées contre elle sont la résultante d’un complot médiatique.

Cette affaire pourrait-elle jeter un froid sur les relations diplomatiques entre l’Afrique du Sud et le Zimbabwe ? Rien n’est moins sûr… Clayson Monyela, porte-parole du ministère des Affaires Étrangères sud-africain a déclaré que le gouvernement n’avait pas à intervenir dans la mesure où la visite de Grace Mugabe en Afrique du Sud était d’ordre privé. Qui plus est, le Zimbabwe a requis l’immunité diplomatique pour la Première dame.

Sizakele Nkosi-Malobane, la ministre de la Sécurité pour la province du Gauteng (qui englobe Johannesburg), a toutefois insisté sur la nécessité de porter l’affaire devant les tribunaux à l’antenne de la radio Jacaranda FM. « Nous espérons que tout cela enverra un message fort à ces leaders qui abusent de leurs pouvoirs et agressent des personnes innocentes dans notre pays ». Dans tous les cas,  Robert Mugabe est attendu à Pretoria dans le cadre du 37ème sommet de la Communauté de développement des pays d’Afrique australe qui se tiendra les 19 et 20 août prochains.

Une Première dame coutumière du fait

Au Zimbabwe, où personne ne semble s’étonner de cet acte de violence de la part de Grace Mugabe, c’est l’opposition qui appelle à l’arrestation de la Première dame. « On ne peut pas tabasser une jeune fille seulement parce qu’elle sort avec son fils », a clamé le leader du Parti communiste zimbabwéen, Nqabutho Mabhena, interrogé par le quotidien sud-africain Mail & Guardian.

Ce n’est pas la première fois que Grace Mugabe est impliquée dans une affaire de violences. En 2009, elle aurait frappé un photographe britannique à Hong-Kong. Quant aux fils Mugabe, Robert Junior, 25 ans, et son frère Bellarmine Chatunga, 21 ans, on ne compte plus le nombre de fois où ils se sont retrouvés mêlés à des affaires défrayant la chronique en Afrique du Sud. Depuis leur arrivée dans le pays, leurs frasques sont régulièrement rapportées par les gazettes. En juillet dernier, ils ont été expulsés d’un luxueux appartement de Sandton après moult plaintes du voisinage. En cause : des fêtes à tout va incluant alcool, drogues et jolies filles…

Source : Jeuneafrique.com

 

Algérie : le Premier ministre Abdelmadjid Tebboune limogé – Ahmed Ouyahia nommé

Le Premier ministre algérien Abdelmadjid Tebboune a été démis mardi de ses fonctions trois mois après sa nomination à la tête du gouvernement, a annoncé la présidence, citée par les médias officiels. Il est remplacé par Ahmed Ouyahia.

« Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a mis fin aux fonctions du Premier ministre Abdelmadjid Tebboune et a nommé Ahmed Ouyahia », jusqu’ici chef de cabinet du chef de l’Etat, a précisé la présidence dans un communiqué reproduit par l’agence APS.

Le communiqué précise que, « près consultation de la majorité parlementaire, le Président de la République a nommé M. Ahmed Ouyahia, Premier ministre ».

Ahmed Ouyahia était jusqu’à présent directeur de cabinet de la présidence de la République.

Source : Jeuneafrique.com

 

Kenya: Uhuru Kenyatta réélu avec 54,27% des voix

mediaLe président sortant Uhuru Kenyatta a été annoncé vainqueur de l'élection présidentielle kényane. Avec 54,27% des voix, il devance son principal concurrent, Raila Odinga.

Source : RFI

 

Elections au Kenya: Kenyatta donné en tête, Odinga dénonce un «piratage»

Uhuru Kenyatta est en tête face à Raila Odinga, selon des chiffres encore provisoires publiés par la Commission électorale ce mercredi 9 août, portant sur les résultats de 94% des bureaux de vote. La coalition d'opposition ne reconnaît pas ces chiffres provisoires, Raila Odinga juge que « le piratage a affecté la crédibilité des élections ».

« L'élection kényane 2017 est une fraude et le piratage a affecté la crédibilité de cette élection. Ces résultats sont faux, c'est une imposture », a accusé Raila Odinga lors d'une conférence de presse ce mercredi matin. L'opposant historique kényan affirme détenir des preuves de l'intrusion de pirates informatiques dans le système de la Commission électorale (IEBC), mardi dans l'après-midi. Preuve qu'il refuse cependant de rendre public afin, dit-il, de « protéger [sa] source ».

Selon des résultats provisoires disponibles à 9h30 T.U. sur le site de la Commission électorale - et portant sur le dépouillement de 94% des bureaux de vote -, le président sortant Uhuru Kenyatta est crédité de 54,38% des suffrages, soit dix points de plus que Raila Odinga (44,75%).

Quelques heures avant la publication de ces chiffres, dans la nuit, le camp de Raila Odinga avait déjà reproché à la Commission électorale indépendante (IERC) de ne pas être assez transparente et de ne pas communiquer ses procès-verbaux (PV) qui seraient susceptibles de confirmer les chiffres transmis électroniquement et diffusés en temps réel sur le site internet de la Commission.

Le directeur général de l’institution, Ezra Chiloba, a alors répondu que les résultats affichés étaient bien basés sur les fameux PV et que le décompte allait continuer.

Situation tendue

Depuis hier soir, le chef de l’Etat fait la course en tête devant son principal adversaire, mais avec des premiers chiffres à regarder avec beaucoup de prudence. Il restait alors encore 30% des voix à compiler. Tout était encore possible, et avec l’opposition qui conteste avant la fin de cette compilation, la situation se tend.

« Nous entrons désormais dans la phase la plus critique du cycle électoral », avait prévenu le chef de l'IEBC, Wafula Chebukati, en début de soirée, hier, appelant les Kényans à la patience. La commission électorale a justifié son choix de poursuivre la diffusion régulière des résultats partiels par souci de « transparence envers les électeurs et le peuple kényan ».

En 2007, les protestations après les résultats avaient entraîné une terrible crise. Les violences avaient fait plus de 1 000 morts et un demi-million de déplacés. En 2013, Raila Odinga, qui était déjà candidat,  avait contesté et porté l’affaire devant la Cour suprême, mais sans succès.

Le taux de participation n'a pas encore été communiqué par l'IEBC. Six autres petits candidats étaient en lice dans cette élection et leurs voix ne pesaient pas plus d'1% au total, toujours selon les résultats partiels de la Commission électorale.

Source : RFI

 

Afrique du Sud: échec de la motion de défiance contre Zuma, malgré les scandales

Avec un total de 198 voix en faveur de son maintien (177 en faveur de son départ), Jacob Zuma a encore une fois échappé à une possible destitution. Depuis le début de son mandat en 2009, le président sud-africain a été la cible de nombreuses motions de défiance au Parlement. De l'affaire Nkandla au « Guptagate », Jacob Zuma s'est empêtré dans une série de scandales mélant politique, conflits d’intérêts et soupçons de corruption.

• Le scandale de Nkandla

Du nom de la résidence secondaire de Jacob Zuma, le scandale de « Nkandla » est le plus emblématique de sa présidence. Il fait l’objet d’un bras de fer entre le président Zuma et son opposition depuis plusieurs années. Le chef de l’État  sud-africain est soupçonné d’avoir utilisé 20 millions d’euros d'argent public pour rénover sa luxueuse résidence privée, dont les travaux ont démarré en 2009.

La médiatrice de la République l’a enjoint à rembourser une part de la somme, mais il ne s’y plie finalement qu’en septembre 2016, au terme d’une décision de la Cour constitutionnelle qui le condamne à rembourser 500 000 euros.

Mais le scandale continue. D’une part, le montant est nettement inférieur à la totalité des dépenses et à celui réclamé par l’opposition. D’autre part, l’attention se concentre sur la provenance de cet argent.

Aujourd’hui, la justice enquête sur la banque qui a prêté de l'argent au président Jacob Zuma pour ce remboursement. Une banque détenue à 25% par une entreprise publique qui est soupçonnée de nombreuses irrégularités.

• « Le Guptagate »

Le Guptagate éclate en juin 2017, au moment de la publication de milliers de mails échangés entre le chef d’Etat et son entourage. Ces mails révèlent l'ampleur des liens entre le pouvoir et la famille Gupta, une puissante famille d'hommes d'affaires d’origine indienne.

Les Gupta accumulent les passe-droits et privilèges. En 2013, par exemple, l’un de leurs avions privés atterrit dans une base militaire sans aucune permission de l’armée.

La presse sud-africaine parle aussi de « pillage économique » : de l’argent public aurait servi à financer une partie du mariage de l’un des membres de la famille Gupta. Plus de 400 millions de dollars de pots-de-vin ont également été versés à la famille Gupta par la compagnie ferroviaire publique dans le cadre d'un appel d'offres pour l'achat de locomotives.

Les mails suggèrent même que les Gupta contrôlent les décisions de l’Etat. En 2016, deux membres de l’ANC ont affirmé que la famille leur aurait proposé un poste de ministre. Jacob Zuma n’a jamais caché son amitié pour les Gupta, mais a toujours nié être sous leur influence.

• Le limogeage de Pravin Gordhan

La mainmise des Gupta sur les affaires publiques atteint son point critique en mars 2017, lorsque le très respecté ministre des Finances Pravin Gordhan est limogé par Jacob Zuma. Il avait été nommé pour lutter contre la corruption et avait ouvert une enquête concernant un contrat de livraison passé par l’une des filiales des sociétés de l’empire Gupta. Or, l’un des postes proposés par la famille indienne à des membres de l’ANC incluait justement celui de ministre des Finances.

En mars dernier, le président Zuma procède à un important remaniement ministériel. Pravin Gordhan fait partie des personnes écartées. C’était son principal détracteur, les deux hommes s’affrontaient publiquement depuis des mois.

Les nouveaux ministres sont tous des fidèles du président, y compris le remplaçant de Gordhan. Son propre parti, l’ANC s’y oppose, mais rien n’y fait : la colère monte alors d’un cran, des milliers de Sud-Africains participant aux manifestations demandant la démission de Jacob Zuma.


Jacob Zuma a résisté à 9 motions de défiance

L'opposition avait souhaité un vote à bulletin secret pour que les membres de la majorité puissent s'exprimer sans pression. Avec ce système, elle n'aura gagné qu'une trentaine de voix par rapport à la dernière motion déposée en avril. Insuffisant pour faire tomber le chef de l'Etat et son gouvernement.

Jacob Zuma aura donc résisté à 9 motions de défiance et à une opposition tenace. De plus en plus tenace à mesure que les scandales politico-financiers éclatent.

Les scandales qui ont émaillé la présidence de Jacob Zuma ont profondément divisé jusqu'au sein de son parti l'ANC, parti historique, le parti de la lutte anti-apartheid. Son secrétaire général et son vice-président ont réclamé des enquêtes judiciaires contre Jacob Zuma et les défections se multiplient. Il faut désormais préparer le congrès de l'ANC au mois de décembre, au cours duquel le parti doit se choisir un nouveau leader.

Source : RFI