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Politique en Afrique

Tunisie : l’ascension de Youssef Chahed inquiète certains cadres de Nidaa Tounes

Bien que Youssef Chahed soit issu de leur parti, sa fulgurante percée politique contrecarre les ambitions de Hafedh Caïd Essebsi et de Sofiane Toubel, respectivement directeur exécutif et chef du groupe parlementaire de Nidaa Tounes.

Impuissants à freiner la popularité du chef du gouvernement depuis que ce dernier a engagé une lutte anticorruption fin mai, ils craignent que celle-ci aboutisse à la mise en cause d’élus du parti et que Chahed s’impose comme candidat à la présidentielle de 2019.

Selon des sources proches du bureau politique de Nidaa Tounes, certains prépareraient même une campagne anti-Chahed dans les médias et sur les réseaux sociaux axée sur le rôle qu’il a joué jusqu’en 2015 en tant qu’expert international auprès du ministère américain de l’Agriculture dans l’introduction, très contestée en Tunisie, de produits de la firme Monsanto.

Source : Jeuneafrique.com

 

Algérie: pour chef de la diplomatie, les migrants sont une menace pour la sécurité

En Algérie, les déclarations sur les migrants subsahariens qui arrivent dans le pays se suivent. A son tour, le ministre des Affaires étrangères s'attaque aux étrangers clandestins quelques jours après des propos polémiques d'un conseiller du président, Ahmed Ouyahia, qui associait les migrants à la drogue et la criminalité. Abdelkader Messahel va plus loin. Lors d'un atelier international sur le terrorisme, le ministre a parlé d'une «menace pour la sécurité nationale».

Abdelkader Messahel ne fait aucune concession. Il parle de « mesures urgentes » qui doivent être prises par le gouvernement contre le flux important de migrants entouré par des « réseaux organisés ». Alors le chef de la diplomatie algérienne ne précise pas si les mesures doivent cibler les passeurs ou les migrants, mais pour lui la priorité doit être de sauvegarder la souveraineté et la sécurité nationale.

Le week-end dernier, les propos d’Ahmed Ouyahia, conseiller du président, avaient suscité l’indignation des défenseurs des droits de l’homme. Cette fois-ci, le ministre des Affaires étrangères affirme que son pays n’a pas de leçon à recevoir des ONG, y compris des ONG algériennes.

En revanche, les déclarations successives des deux responsables algériens sont assez paradoxales avec le projet du gouvernement d'élaborer une loi sur le droit d'asile. Car les initiatives officielles sont en faveur de l’intégration des migrants. La presse a notamment parlé de projets de délivrance de permis de travail dans les secteurs où l’économie algérienne a besoin de main d’œuvre

 

Maroc : Hamid Chabat évacué manu militari du siège du syndicat de l’Istiqlal

Nouvel épisode dans la guerre des clans qui ronge le plus vieux parti du pays. Hamid Chabat, secrétaire général décrié, a résisté jusqu’au bout avant d'être chassé du siège de la centrale syndicale du parti.

Après la trêve ramadanesque, c’est la reprise des hostilités entre les frères ennemis de l’Istiqlal, ou précisément au sein de son aile syndicale, l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM). Lundi 10 juillet, Hamid Chabat et ses supporters ont refusé de se soumettre à la décision de justice leur intimant de se retirer des locaux de la centrale syndicale à Rabat. Des affrontements ont eu lieu avec les forces de l’ordre, qui ont dû évacuer manu militari le secrétaire général de l’Istiqlal et son entourage.

Le tribunal de première instance de Rabat avait prononcé le jugement d’évacuation le 14 juin dernier, suite à la plainte déposée par Mayara Enaâm. Ce dernier avait été élu secrétaire général de l’UGTM lors d’un congrès tenu, fin avril, mais l’élection avait été contestée par le courant de Hamid Chabat.

Hamid Chabat, secrétaire général de l’Istiqlal, avait lâché les rênes de son bastion syndical en 2013 au profit d’un de ses fidèles, Kefi Cherrat, puis il avait fini par reprendre le poste de secrétaire général de l’UGTM au cours d’un congrès tenu le 7 mai dernier. Un congrès jugé illégal par la justice et qui avait été interrompu après l’intervention des forces de l’ordre. Depuis, le syndicat est divisé entre les fidèles à Mayara Enaâm (dont l’élection a été approuvée par le ministère de l’Intérieur) et le clan de Hamid Chabat, qui a continué d’avoir la mainmise sur le siège du syndicat.

Un syndicat, deux patrons

Derrière cette guerre de sièges de l’UGTM, il y a la lutte acharnée de Chabat pour rétablir son honneur de leader istiqlalien. Décrié par une bonne partie des membres du Conseil exécutif du parti, depuis sa bourde diplomatique avec la Mauritanie − qui a valu à l’Istiqlal d’être banni de la coalition gouvernementale −, Hamid Chabat multiplie les manœuvres pour empêcher la tenue du 17e congrès du parti devant entériner son éjection.

Des manœuvres qui avaient même incité son principal détracteur, Hamdi Ould Rachid, à mobiliser ses troupes, en avril dernier, pour occuper le siège de l’Istiqlal pendant plusieurs jours. Une médiation avait permis de réconcilier les deux clans, mais la tension est toujours présente alors que la date du conclave istiqlalien n’est toujours pas fixée.

Source : Jeuneafrique.com

 

Sénégal: démarrage de la campagne des législatives

Sénégal: demarrage de la campagne des législativesLa campagne électorale pour les élections législatives du 30 juillet s'est ouverte dimanche au Sénégal, un scrutin marqué par une pléthore de listes.

Il y a les listes dirigées par l'ex-président Abdoulaye Wade et celles dirigées par le maire de Dakar Khalifa Sall, en prison pour détournement de fonds présumé.

La campagne qui s'est ouvert ce dimanche va durer jusqu'au 28 juillet, selon la Commission électorale nationale autonome (Cena), chargée de superviser le scrutin qui verra la participation d'un nombre record de 47 listes, contre 24 en 2012.

L'ex-président Wade (2000-2012) va, à 91 ans, conduire une liste de l'opposition. En séjour depuis plusieurs mois en France, il est attendu à Dakar lundi après-midi, selon le Parti démocratique sénégalais (PDS), la formation dont il est toujours le chef.

Une autre liste de l'opposition sera menée par le maire de Dakar, Khalifa Sall, emprisonné depuis mars pour détournement présumé de fonds publics.

Les avocats de Khalifa Sall ont saisi la justice pour demander que lui soit notamment accordée une liberté provisoire pour lui permettre de faire campagne, une affaire pendante devant les juridictions.

Le maire de Dakar doit répondre de dépenses "non justifiées" de plus de 2,7 millions d'euros prélevés sur plusieurs années, selon la justice, dans les caisses de sa mairie, ce qu'il nie.

Khalifa Sall est considéré comme un probable candidat à l'élection présidentielle de 2019 contre le chef de l'Etat Macky Sall, au pouvoir depuis 2012.

Le scrutin du 30 juillet vise à renouveler l'Assemblée nationale, dont le nombre de sièges va passer de 150 à 165, après une révision constitutionnelle adoptée en mars 2016 et créant 15 députés pour représenter la diaspora sénégalaise.

Source : BBC Afrique

Afrique : Après des réformes majeures, le prochain sommet de l'UA se tiendra en Mauritanie

Afrique : Après des réformes majeures, le prochain sommet de l'UA se tiendra en Mauritanie Nouakchott, la capitale de la Mauritanie, va accueillir la prochaine Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine (UA) entre juin et juillet 2018, a-ton appris. Quelques réformes importantes ont été prises.

Cette décision a été prise le dernier jour du 29e sommet de l’Union Africaine qui s'est tenu à Addis-Abeba en Ethiopie. Si l’information est confirmée, la Mauritanie abritera pour la première fois de son histoire la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA.

Pour les responsables mauritaniens cette nouvelle « est une suite logique du sommet arabe de 2016 » organisé à Nouakchott. La Mauritanie avait accueilli le 1er sommet des États arabes de son histoire.

La réception des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA peut être considérée comme une victoire diplomatique de la Mauritanie deux ans après avoir présidé aux destinées de l’institution continentale. Depuis sa création en 1963, l’organisation peine à remplir pleinement ses objectifs. L’UA est non seulement dépendante financièrement mais en plus elle a montré son incapacité à résoudre les conflits qui ont secoué le continent noire.

L'UA vient d'enregistrer plusieurs réformes majeures, notamment le passage d'un seul président à trois présidents, l'acquisition d'une taxe de 0,2% sur le tarif des importations

- Le passage d'un seul président à trois présidents. Présidée jusque-là par un président élu pour un an d’exercice, l’UA sera désormais gérée par trois présidents. Celui en exercice, son prédécesseur et son probable successeur. Donc pour cette année, on aura une troïka composée par Alpha Condé, le président en exercice, son prédécesseur Idriss Déby, et le probable successeur. Le nom de Paul Kagamé du Rwanda est avancé pour succéder à Alpha Condé. Pour plus d’efficacité, l’Union Africaine a décidé d’organiser désormais deux sommets par an au lieu d’un seul jusqu’ici.

- "L'Union africaine vient de trouver une formule de se financer elle-même", a déclaré l'économiste Carlos Lopes. La décision a été prise par les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UA. Carlos Lopes, qui est membre du comité de réforme de l'UA piloté par le président rwandais Paul Kagamé, a dit son optimisme face à la solution retenue par les chefs d'Etat. "Je pense que l’Union africaine a trouvé la formule. 0,2% sur le tarif des importations du continent permettent d’avoir même plus que ce dont a besoin l’Union Africaine. Ceci dit, il y a un certain nombre de trépidations, de difficultés qui sont liés au fait que, techniquement, pour n’importe quelle mesure tarifaire, il y a des éléments de négociations commerciales, il y a aussi des éléments de cadre juridique national".

Ajoutant : "Il y a certains pays qui évoquent que leur constitution ne permet pas telle chose, d’autres qui pensent que l’OMC pourrait constituer un obstacle. Nous avons passé en revue l’ensemble de ces difficultés et nous estimons qu’elles sont toutes gérables. Bien sûr, ça va prendre du temps jusqu’à ce que tout le monde soit confortable… ». Selon Carlos Lopes, dix pays sont dèja prêts à contribuer et une douzaine de pays additionnels en route. « Je pense qu’on a mis la machine en marche. Si on arrive avant la fin de l’année à avoir tous les pays africains qui sont déjà dans ce mouvement, je pense que le pari sera gagné », dit-il.

Source : Agence d'Information d'Afrique

 

Un partenariat Afrique-Europe pour construire la paix

Un partenariat Afrique-Europe pour construire la paix Les présidents des pays du G5 Sahel ont, dans une tribune écrite cette semaine pour la Frankfurter Allgemeine Zeitung, réaffirmé leur engagement dans la lutte contre le terrorisme aux côtés des Européens.

Roch Marc Christian Kaboré du Burkina, le Malien Ibrahim Boubacar Keïta, Mohamed Ould Abdel Aziz de Mauritanie, Mahamadou Issoufou du Niger, le Tchadien Idriss Déby Itno mais aussi la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini ont apposé leurs signatures au bas de la tribune parue mercredi dans le journal de Francfort.

Face aux ravages causés par les islamistes depuis leur installation il y a quelques années dans la région du Sahel, la réponse ne peut qu’être interne au continent.

C’est bien la conviction des chefs d’Etat du G5 Sahel pour qui l’adoption le 6 février 2017 d’une résolution prévoyant la création d'une force conjointe pour protéger leurs frontières de la menace terroriste est une "initiative sans précédent". C’est aussi, selon eux, un grand pas vers "le règlement des problèmes africains par les Africains eux-mêmes".

Même si dans les textes de la résolution, c’est aux Etats du G5 Sahel qu’il revient la charge d’attribuer les ressources à cette force, l’Union européenne s’est engagée à débloquer 50 millions d'euros pour soutenir les troupes anti-djihadistes. Il s’agit là d’un "message ferme à l’endroit des terroristes et des organisations criminelles" qui parsèment la région, indiquent les chefs d’Etat.

Les signataires de la tribune saluent aussi la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU qui a autorisé le déploiement d’une force antiterroriste dans le Sahel. Mais au-delà de l’aspect sécuritaire, qui est une condition pour le développement, les chefs d’Etat ont aussi souligné le besoin pour les jeunes de la région d’avoir un avenir et des perspectives.

L’Europe et l’Afrique font face aux mêmes menaces mais ils gardent aussi un même espoir : celui de vivre dans un monde en paix, indique le texte. "Notre partenariat vise donc à réacquérir la paix pour construire ensemble un avenir commun", concluent-ils.

Crise migratoire : "Secouristes en danger"


Jeudi, la ville italienne de Tallinn a accueilli une rencontre des ministres de l’Intérieur de l’Union européenne pour trouver des solutions aux flux de migrants illégaux vers les côtes italiennes. Au cours de cette réunion, l’UE a salué l’initiative d’un "code de conduite" pour les ONG qui mènent les opérations de sauvetage en mer.

L’idée de ce code est de limiter les sauvetages de migrants par les bateaux privés car certains estiment que leur présence encouragerait les migrants à venir vers l’Europe. "Secouristes en danger", commente la Süddeutschezeitung. Le journal de Munich rappelle que 40% des sauvetages de migrants en provenance des côtes lybiennes sont entreprises par des ONG.

"Sans elles, il y aurait cette annéee plus de morts que les 2.250 qu’on a connus", poursuit le journal. "Ce n’est donc pas justifié de les éloigner de la zone de mort, car des études montrent qu’il n’y a pas de corrélation entre le nombre de migrants qui arrivent sur les côtes européennes et les aides fournies par les secouristes", conclut le journal.

L’idée de ce code est de limiter les sauvetages de migrants par les bateaux privés car certains estiment que leur présence encouragerait les migrants à venir vers l’Europe. "Secouristes en danger", commente la Süddeutschezeitung . Le journal de Munich rappelle que 40% des sauvetages de migrants en provenance des côtes lybiennes sont entreprises par des ONG.

"Sans elles, il y aurait cette année plus de morts que les 2.250 qu’on a connus", poursuit le journal. "Ce n’est donc pas justifié de les éloigner de la zone de mort, car des études montrent qu’il n’y a pas de corrélation entre le nombre de migrants qui arrivent sur les côtes européennes et les aides fournies par les secouristes", conclut le journal.

Source : Deutsche Welle

 

 

Taïeb Baccouche : « La flamme de l’Union du Maghreb arabe va se rallumer »

Le secrétaire général de l'Union du Maghreb arabe (UMA) croit toujours au miracle. Il était au sommet de l'Union africaine lundi et mardi, à Addis-Abeba, pour tenter de rapprocher son organisation du reste des pays africains.

Le secrétaire général de l’Union du Maghreb arabe (UMA), Taïeb Baccouche, a été invité au 29e sommet de l’Union africaine (UA) qui s’est clôturé le mardi 4 juillet, en Éthiopie. À la tête d’une organisation agonisante en raison du conflit entre le Maroc et l’Algérie, il est venu tisser de nouvelles relations avec le reste des pays du continent et essayer de donner un nouveau souffle au rêve maghrébin.

Jeune Afrique : pourquoi êtes-vous présent à ce 29e sommet de l’Union africaine ?

Taïeb Baccouche : L’UMA assiste pour la première fois à ce sommet. Elle fait partie des huit cercles régionaux de l’UA. Mais il n’y a pas encore suffisamment de coordination entre ces cercles. Je suis présent à ce sommet dans cet objectif : développer les relations de l’UMA avec le reste des cercles régionaux africains d’un côté, et avec la présidence de l’UA de l’autre.

Depuis votre prise de fonction il y a neuf mois, vous n’avez encore été reçu ni par le roi du Maroc ni par le président algérien. Comment expliquez-vous cela ?

Je ne suis pas un ambassadeur qui doit être reçu par le chef d’État. Le secrétaire général de l’UMA ne présente pas de lettres d’accréditation. Il est désigné par les chefs d’État eux-mêmes, suite à une candidature présentée par un des leurs. En l’occurrence, c’est le président tunisien, Béji Caid Essebssi, qui avait proposé mon nom. D’ailleurs, j’ai reçu une lettre de félicitations du roi du Maroc le jour même de ma désignation. Et j’avais déjà rencontré le président, Abdelaziz Bouteflika, lorsque j’étais ministre des Affaires étrangères de la Tunisie.

J’attends la tenue du sommet des ministres des Affaires étrangères de l’UMA pour présenter ma nouvelle stratégie

Le fait que je n’ai pas encore eu d’entretiens avec ces deux chefs d’État depuis ma prise de fonction ne renvoie à aucune position officielle à l’égard de l’UMA ou à l’égard de ma personne. J’attends la tenue du sommet des ministres des Affaires étrangères de l’UMA d’ici la fin de l’année pour présenter ma nouvelle stratégie. Par la suite, je rendrai visite aux chefs d’État pour la leur présenter.

Pourtant, au moment de l’annonce de son adhésion à l’UA en janvier, le roi du Maroc avait signifié que l’UMA a été bel et bien enterrée…

Il n’a pas dit qu’elle était enterrée mais que sa flamme s’était éteinte. Vous savez, dès qu’il y a du vent, une flamme peut s’éteindre mais on peut toujours la rallumer. Ce que le roi voulait dire, c’est qu’il était déçu par les relations entre certains pays du Maghreb. Un travail politique est nécessaire pour dépasser les antagonismes. Il faut regarder vers l’avenir.

Dès qu’il y a du vent, une flamme peut s’éteindre mais on peut toujours la rallumer

Le Maroc et l’Algérie ne se parlent presque plus. Comment faites-vous pour rester optimiste ?

Il y a un dicton arabe qui dit : « Quand une crise atteint son sommet, elle débouche toujours sur une solution. » Je pense que la réconciliation viendra. Il ne faut pas baisser les bras.

On dit à Tunis que pourriez bien perdre votre poste à la tête de l’UMA et que le ministre tunisien des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, cherche à vous remplacer…

Ce sont là les élucubrations puériles de certains journalistes. C’est archi-faux. Il n’y a aucun complot contre moi. Mon nom a été proposé par le chef de l’État tunisien et j’ai son soutien. Le ministre, Khemaies Jhinaoui, fait partie du Conseil des ministres de l’UMA. Il ne peut pas y avoir de lutte de pouvoir entre nous. Au contraire, nous collaborons ; nous nous voyions souvent à Tunis et à Rabat.

Il n’y a aucun complot contre moi

Que prône votre nouvelle stratégie à la tête de l’UMA ?

Je ne peux pas la dévoiler pour le moment. Mais elle prône une révision des textes fondateurs qui datent de la date de création de l’UMA en 1989. Il s’agit également d’activer les structures qui n’ont pas fonctionné et d’élargir le champ d’action de ce regroupement régional.

Source : Jeuneafrique.com

 

Union africaine : les présents et les absents du 29e sommet des chefs d’État

Les dirigeants du continent se retrouvent ce lundi à Addis-Abeba pour un sommet de transition. Plusieurs poids lourds du continent seront absents.

Le défilé des berlines présidentielles devant les palaces d’Addis-Abeba a débuté dimanche 2 juillet au soir. Pendant deux jours, la capitale éthiopienne abritera le 29e sommet des chefs d’État et de gouvernement africains. Principal sujet à l’ordre du jour : la réforme de l’Union africaine (UA). Certaines des crises qui secouent le continent, notamment celles au Mali, au Soudan du Sud et en Libye seront également au coeur des discussions entre dirigeants africains.

Le président en exercice de l’UA, le Guinéen Alpha Condé, est arrivé à Addis-Abeba à la veille du sommet pour présider une série de réunions, dont une sur l’Initiative africaine pour les énergies renouvelables, un des mécanismes installés par la Conférence sur le Climat, la Cop 21, à Paris.

Dimanche, Denis Sassou-Nguesso (Congo-Brazzaville) a, quant a lui, dirigé une rencontre du Comité de haut niveau de l’UA pour la Libye. Fayez al-Sarraj, le chef du gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale, avait fait le déplacement, ainsi qu’une partie des voisins du pays en crise.

Le G5 Sahel au grand complet

Alassane Ouattara a lui atterri dès samedi soir, en compagnie de son épouse, Dominique. Le Président ivoirien est arrivé directement de Paris, où il a pris part à la remise du prix Félix Houphouët-Boigny pour la paix. Réunis en sommet hier dimanche, les présidents du G5 Sahel, Idriss Déby Itno (Tchad), Roch Marc Christian Kaboré (Burkina Faso), Ibrahim Boubacar Keïta (Mali) et Mahamadou Issoufou (Niger), devraient, quant à eux, arriver à l’aube ce lundi matin après un vol direct en provenance de Bamako.

Présent pour le sommet historique de janvier dernier marquant le retour du Maroc au sein de l’UA, Mohammed VI sera cette fois-ci représenté par son frère, le prince Moulay Rachid, qui prononcera un discours en son nom. Le souverain marocain a été chargé de présenter un rapport sur le thème de la migration, en liaison avec le sujet choisi pour cette 29è édition : « tirer pleinement parti du dividende démographique en investissant dans la jeunesse ».

Kagamé arrivé, Kabila annoncé

Parmi les autres présidents présents, il y a le Rwandais, Paul Kagamé, initiateur du projet de réforme de l’Union africaine qui doit être un des thèmes majeurs de ce 29è sommet. Le Gabonais, Ali Bongo Odimba, l’Équato-Guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo sont également attendus.

La présence du président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a été annoncée par certains membres de son entourage. Quant à l’Angola, poids lourd du continent, il se fera représenté par le ministre de la Défense, José Lourenço, l’ancien général désigné comme successeur à Eduardo Dos Santos.

Absence de poids lourds

Le plus grand absent à cette messe africaine sera certainement le Sud-Africain Jacob Zuma. La tenue du sommet a coïncidé avec une conférence cruciale du parti au pouvoir, l’ANC, en proie à des divisions internes. Il sera représenté par sa ministre des Affaires étrangères, Maite Nkoana Mashabane.

Autre poids lourd du continent absent, Muhammadu Buhari. Depuis près d’un mois, le président nigérian est à Londres pour des raisons médicales. Yemi Osinbajo, son vice-président, le remplacera.

Manqueront aussi à l’appel le président sénégalais, Macky Sall, dont le pays se prépare à tenir des élections législatives le 30 juillet. Il se fera représenter par le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mankeur Ndiaye. Le président égyptien, Abdefettah al-Sissi, en raison de le visite officielle qu’il effectue actuellement en Hongrie, ne sera pas là non plus. De même pour le Camerounais, Paul Biya, qui n’a pas foulé le parquet du centre de conférences de l’UA depuis une décennie, ainsi que pour le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, affaibli par la maladie, et qui a dépêché à ce sommet son Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune.

El Béchir ne vient pas

L’absence du président soudanais, Omar El Béchir, est, en revanche, une surprise. Sous mandat d’arrêt de la CPI, le président aime habituellement défier la justice internationale en retrouvant ses pairs. Il se fera représenter par son numéro 2, Hassabo Mohamed Abdul-Rahman.

Source : jeuneafrique.com

 

Quand Carlos envisageait d’assassiner le Roi Hassan II

Quand Carlos envisageait d’assassiner le Roi Hassan II…Un livre paru cette semaine en France révèle un plan élaboré par le terroriste vénézuélien Ramirez Sanchez alias Carlos pour assassiner l’ancien roi du Maroc Hassan II, avec le concours de l’ancien régime algérien de Houari Boumediene.

Ce livre à l’origine d’importantes controverses est écrit par le journaliste, Laszlo Liszekay, qui a réalisé une série d’interviews ces derniers mois avec Carlos, qui a révélé que l’attentat n’a pas pu être exécuté à cause de la mort du chef de l’état algérien.

Le livre intitulé « le monde comme le voit Carlos », souligne la relation profonde qui liait les deux hommes, car Carlos reconnaissait que le 27 septembre 1978 il avait perdu l’un de ses plus importants soutiens et l’un des plus influents, en la personne du président Boumediene décédé ce jour là.

L’auteur du livre ajoute qu’à l’arrivée au pouvoir de Chadli Benjedid celui-ci a limogé les deux plus puissantes personnalités du régime Boumediene, Ahmed Darya, directeur de la sureté générale et Saleh Hijab commandant du commissariat central d’Alger.

Ce dernier « célèbre boucher et tueur à gages » selon l’auteur du livre, était chargé d’échafauder avec Carlos le plan destiné à assassiner le souverain marocain.

Le journaliste livre certains détails de ce plan, qui consistait à envoyer deux commandos distincts au Maroc dont chacun ignorait l’existence de l’autre.

Les initiateurs du plan disposaient d’un informateur marocain qu’ils étaient les seuls à connaître qui devait leur communiquer la route que doit emprunter le roi Hassan II en quittant Rabat.

Chacun des 2 commandos devait prendre position sur l’une des deux voies susceptibles d’être empruntées par le cortège royal, quand l’informateur les aura communiquées.

L’informateur marocain des deux compères n’était autre que le général Ahmed Dlémi, homme de confiance du roi Hassan II, mort dans un accident de la route le 22 Janvier 1988.

Après la mort du président Boumediene et le limogeage de Darya et Hijab, le projet d’assassiner le roi du Maroc a été abandonné, la collaboration entre Carlos et le pouvoir algérien s’étant arrêtée.

Carlos est détenu en France depuis 23 ans après avoir été arrêté par des forces spéciales françaises au Soudan.

Il purge une peine de détention à perpétuité pour de multiples attentats qui ont fait plusieurs victimes dans les années 70 et 80 du siècle dernier.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

Fin de mission: descente du drapeau de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire

La descente du drapeau de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a marqué, jeudi, la fin définitive de cette mission de maintien de la paix après 13 années de présence dans le pays.

Le drapeau bleu incrusté au centre du sigle de l’Organisation des Nations Unies (ONU) ne flottera plus dans le ciel ivoirien.

Une cérémonie de descente du drapeau onusien, au siège de l’ONUCI, en présence du Ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, de la Représentante Spéciale du Secrétaire général des Nations unies, Aïchatou Mindaoudou, chef de l’opération et des ambassadeurs de France, de Grande-Bretagne a consacré, par cet acte, la fin de la mission de paix en Côte d’Ivoire.

Pour l’occasion, le Ministre d’Etat Hamed Bakayoko a exprimé la ‘’gratitude’’ du gouvernement et du peuple ivoirien à l’ONUCI pour ‘’le travail accompli’’.

‘’Votre mission en Côte d’Ivoire a été un succès. Notre pays a retrouvé la paix’’, a dit M. Bakayoko s’adressant à Mme Aïchatou Mindaoudou.

Pour la Représentante Spéciale du Secrétaire général de l’ONU, ‘’cette cérémonie marque la fin de l’ONUCI’’, soulignant que ‘’ce succès serait impossible sans l’engagement du gouvernement et de l’ensemble des populations à aller à la paix’’.

La Résolution 2284 des Nations Unies met fin, vendredi, à la mission de paix de l'ONUCI qui a transféré ses fonctions résiduelles au Gouvernement et aux différents partenaires. Mme Aïchatou Mindaoudou a été reçue par le Chef de l’Etat Alassane Ouattara.

Source : APA

 

GAMBIE : La cache du parc automobile de Jammeh découverte

GAMBIE : La cache du parc automobile de Jammeh découverteLes nouvelles autorités gambiennes viennent de faire une importante découverte. Elles ont mis la main sur un impressionnant parc automobile de Yahya Jammeh. Au moment de son exil en Guinée Equatoriale en janvier dernier, l’ex-Président gambien avait fait embarquer plusieurs véhicules dont deux Rolls-Royce et une Mercedes-Benz lui appartenant dans l’avion-cargo à lui affrété par le Président tchadien Idriss Déby Itno. Les véhicules  que Jammeh n’avait pas pu convoyer avaient été cachés dans une forêt près de Kanilaï. Mais  il y a un mois, la cache a été découverte lors d’une opération de sécurisation menée par les militaires de la Cedeao.


D’après « Enquete » , il s’agit de voitures de luxe dont une Chrysler qui étaient tellement bien dissimulées qu’elles pouvaient passer inaperçues. Mieux, il n’y avait pas l’ombre d’un gardien sur les lieux. Toujours est-il que la cache a été découverte. C’est dire que le régime d’Adama Barrow entend récupérer dans la mesure du possible les biens dont son prédécesseur se serait emparé. D’ailleurs, depuis le mois de mai dernier, la Justice gambienne a gelé les biens de l'ex-Président Yahya Jammeh, soupçonné d'avoir détourné plus de 44 millions d'euros avant son départ en exil, selon le ministre de la Justice. Lors d’une conférence de presse tenue le 22 mai 2017, le ministre de la Justice, Abubacar Tambadou, a déclaré que l’ex-homme fort de Banjul avait personnellement ou indirectement procédé au retrait illégal d’au moins 50 millions de dollars de la Banque centrale de fonds appartenant à l’État.

 

Source : Dakaractu.com

 

Le roi du Maroc "mécontent" du retard dans le programme de développement d'Al-Hoceima

Le roi du Maroc Le roi Mohammed VI a fait part dimanche soir au cours d'un Conseil des ministres de "sa déception, son mécontentement et sa préoccupation" pour le retard qu'accuse le programme de développement dédié à la ville d'Al-Hoceima.

Cette ville du nord du Maroc, dans la région du Rif, est agitée depuis presque huit mois par un mouvement de contestation qui revendique le développement de cette région historiquement frondeuse qu'il juge "marginalisée".

Lors de la réunion qu'il a présidée à Casablanca, capitale économique du royaume, le souverain marocain a tancé ses ministres pour la "non exécution", "dans les délais impartis", des projets inscrits dans le programme "Manarat Al Moutawassit" (2015-2019) dédié à Al-Hoceima, selon un communiqué du cabinet royal.

Pour répondre aux revendications dans le Rif, l'Etat marocain a relancé ou accéléré ce vaste programme de projets d'infrastructures doté d'une enveloppe de 600 millions d'euros, affirmant qu'il répondait à "90%" aux revendications des contestataires et qu'il sera "achevé dans les délais" (2019).

Mais la police a également procédé depuis le 26 mai à plus d'une centaine d'arrestations, dont les principaux meneurs du mouvement de contestation, accusés notamment "d'atteinte à la sécurité intérieure".

De nombreuses voix s'élèvent depuis pour réclamer leur libération, alors que des tentatives de médiation menées par des associations et des élus locaux ont toutes échoué.

Le roi Mohammed VI a ordonné aux ministres de l'Intérieur et des Finances de "mener les enquêtes nécessaires à ce sujet", afin qu'ils "fixent les responsabilités et établissent un rapport dans les plus brefs délais", a ajouté le cabinet royal.

Il a aussi décidé de "ne pas autoriser les ministres concernés à bénéficier du congé annuel afin qu'ils assurent le suivi des projets mentionnés".

Selon le cabinet royal, Mohammed VI a "mis l'accent sur la nécessité d'éviter la politisation des projets sociaux et de développement réalisés ou leur exploitation à des fins étroites".

Au cours de ce Conseil des ministres, le premier depuis la désignation du gouvernement marocain début avril, le monarque marocain a appelé à accélérer l'adoption d'un projet de loi renforçant l'indépendance du pouvoir judiciaire, et nommé de nouveaux gouverneurs, notamment à Al-Hoceima.
Par ailleurs, le roi du Maroc a nommé une dizaine d'ambassadeurs, notamment en Chine, en Arabie Saoudite, en Mauritanie, en Espagne, au Cannada, en Ukraine, en Roumanie, en République Tchèque, au Ghana et à Cuba, ainsi qu'un ambassadeur permanent auprès de l'Office des Nations unies à Genève et un autre auprès de l'Union africaine.

Source : Romandie News (Suisse)

 

 

Affaire «GuptaLeaks»: plusieurs pontes de l'ANC confirment la véracité des emails

En Afrique du Sud, l’affaire dite des «Gupta Leaks» continue de défrayer la chronique depuis plusieurs semaines. Ce scandale d’Etat concerne une série d'emails échangés entre la riche famille d’hommes d’affaires Gupta et des membres du gouvernement. Aujourd’hui, plusieurs pontes de l’ANC, le parti au pouvoir, ont confirmé la véracité de ces correspondances épistolaires.

Vendredi soir, devant un parterre de délégués du parti ANC, Gwede Mantashe, le secrétaire général a déclaré : « Il y a quelque chose de positif concernant la divulgation des ces courriels, jusqu’à aujourd’hui, quatre de nos camarades ont avoué, oui quatre », at-il répété au cours de la conférence sur la politique de l’ANC pour la province du Gauteng.

Mantashe a également demandé que ceux qui ont reconnu leur correspondance électronique avec la famille Gupta admettent également leurs relations privilégiées avec le président Jacob Zuma. Parmi les quatre personnes impliquées il y a notamment la ministre des Communications, Ayanda Dlodlo, qui a reconnu avoir profité d’un voyage à Dubai gracieusement offert par la famille de businessmen indiens, ou encore Lakela Kaunda, la conseillère de Zuma, qui a admis avoir été administrateur non exécutif d’une de leurs entreprises en 2008, ajoutant qu’elle avait démissionné six mois plus tard.

Ces révélations tombent mal pour le chef de l’Etat, qui le 22 juin dernier au Parlement, avait demandé que toutes ces informations soient vérifiées, sachant que ces courriels concernent également l’un de ses fils. Après la naturalisation des Gupta par le ministre des Finances, et ce malgré les réticences des services de l’immigration, les soupçons de corruption aux plus hautes sphères de l’Etat continuent d’enfler.

Source : RFI

Le G5 Sahel et le casse-tête du financement

Le G5 Sahel et le casse-tête du financementAprès le feu vert donné par l’ONU mercredi 21 juin, l'engagement des pays de Sahel de fournir les militaires, il ne reste plus que le financement pour mettre en place la force conjointe des pays du G5 Sahel qui aura pour mission de lutter contre le terrorisme et le trafic transfrontaliers.

Financement qui est loin d’être réuni pour le moment. Un sommet des chefs d'Etat des G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) se tiendra à Bamako le 2 juillet prochain en présence du président français Emmanuel Macron pour essayer de récolter des fonds. La tâche paraît difficile.

Pour être efficace, il lui faut de l'argent, et le risque d'inefficacité et le manque des moyens minimiseront forcément l'impact de la force jointe conjointe du G5 Sahel, cette force destinée à coordonner avec Barkhane la lutte contre le terrorisme et même à remplacer les Français dans l'avenir.

Le financement est donc crucial mais il est loin d'être bouclé, ce qui déçoit les pays africains. A ce stade, seule une aide à hauteur de 50 millions d'euros est promise par l'Union européenne. Des sources diplomatiques à l'ONU confient que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne rechignent à affecter des fonds onusiens à cette force.

L'ONU a donc demandé un délai de deux mois pour étudier une solution financière satisfaisante. Le texte de la résolution prévoit déjà qu'il revient aux pays du G5 de donner à cette force les ressources dont elle a besoin. Mais on est loin du compte, d'où l'idée d'une prochaine conférence des donateurs.

Sur les réseaux sociaux on compare déjà la force conjointe G5 à la Minusma. Selon des internautes africains, cette dernière n'a pas réussi a empêcher les attaques des groupes terroristes qui ont même étendu leurs champs d'action ce dernier temps.

Source : RFI

 

Afrique du Sud : le vote de défiance contre Jacob Zuma pourra se faire à bulletin secret

La Cour constitutionnelle sud-africaine a rendu sa décision : le vote de défiance contre le chef de l’État peut se faire à bulletin secret. La plus haute juridiction du pays avait été saisie par l’opposition, qui réclamait ce type de vote à l’Assemblée nationale en raison des risques de menaces pesant sur les députés.

La décision de la Cour constitutionnelle a été rendue ce jeudi. Le vote de la motion de défiance contre Jacob Zuma, que l’opposition veut déposer à l’Assemblée nationale, pourra se faire à bulletin secret. La présidente de l’Assemblée avait affirmé qu’elle n’était pas en mesure d’organiser ce vote à bulletin secret. Mais selon la plus haute juridiction sud-africaine, elle dispose des « pouvoirs constitutionnels » pour le faire.

La Cour n’a cependant pas pris de position ferme. La décision n’oblige pas la présidente de l’Assemblée à faire voter à bulletin secret, comme le demande l’opposition. Mais désormais, elle ne pourra plus arguer que cela lui est interdit en droit.

Scandales à répétition

L’opposition réclame le vote à bulletin secret car elle estime que dans une telle configuration, une partie des députés de l’ANC voterait la défiance. Un vote public leur ferait courir trop de risques. En mai dernier, le président sud-africain avait d’ailleurs échappé de peu à une motion de défiance à l’intérieur même de son parti, l’ANC.

C’est un nouveau coup dur pour Jacob Zuma, déjà très largement fragilisé par la succession d’affaires le concernant, lui ou son gouvernement. Le dernier scandale en date, les « GuptaLeaks », l’a encore un peu plus décrédibilisé aux yeux d’une large partie de l’opinion sud-africaine.

Source : jeuneafrique.com

 

Le Libanais Ghassan Salamé nommé émissaire onusien en Libye

Le Libanais Ghassan Salamé nommé émissaire onusien en Libye Le Conseil de sécurité de l'ONU a entériné mardi soir 20 juin la nomination par le Secrétaire général d'un envoyé spécial pour la Libye.

Après une prolongation en catastrophe de quatre mois de l'envoyé actuel Martin Kobler faute de consensus autour des personnalités proposées pour ce poste, la nomination du médiateur international et ancien ministre libanais de la Culture Ghassan Salamé a fait consensus. Si la mission s'annonce complexe, le nouvel émissaire possède plusieurs atouts pour aborder le dossier.

Armé déjà d'un capital de sympathie chez les Libyens et s'appuyant sur son expérience en tant que médiateur dans la résolution de crises internationales, Ghassan Salamé, le nouvel émissaire onusien pour la Libye, a plusieurs cartes en main.

Il entretient des relations amicales avec plusieurs personnalités politiques en Libye et dans les pays du Golfe, des Etats influents dans le dossier libyen, comme le Qatar, l'Arabie saoudite et les Emirats.

Son expérience internationale lui donne un atout supplémentaire. Il a été conseiller de l'ex-secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan. Dans ce cadre, il a effectué plusieurs missions notamment en Irak et en Birmanie.

Ghassan Salamé est également un ami personnel du secrétaire général actuel de l'ONU, Antonio Guterres, ce qui joue en sa faveur pour cette tâche complexe. D'après nos sources, plusieurs personnalités précédemment approchées avaient refusé la mission.

Les attentes des Libyens sont grandes

Le nouvel envoyé spécial à Tripoli a une profonde connaissance des dossiers de la région et notamment celui de la Libye. Un dossier ne lui est pas étranger car ce n'est pas la première fois qu'il s’y attèle. Il avait déjà initié à Genève, en 2015, une série de dialogues inter-libyens entre les différents acteurs de la crise, ce qui avait été alors considéré comme un succès.

De plus, à Tripoli, la nomination de Ghassan Salamé a suscité une vague d'espoir chez les Libyens. Après l'échec des cinq prédécesseurs, la population croit en les capacités du Libanais pour une sortie prochaine de la crise.

Des politiques et des intellectuels lui ont déjà envoyé des lettres ouvertes pour la réorganisation de la mission onusienne pour la Libye. Une rencontre est prévue entre le nouvel émissaire et Martin Kobler dans les tous prochains jours. Ce dernier terminera sa mission fin juin.

Tâche ardue


Renouer le dialogue, entre les partis libyens, c'est la tâche la plus importante à laquelle doit s'employer dès son arrivée le nouvel émissaire de l'ONU pour la Libye. Car dans ce pays déchiré et proie au chaos depuis 2011, la société est profondément divisée. L'Etat l'est aussi.

Ghassan Salamé doit alors traiter avec les deux gouvernements qui se partagent le pouvoir dans le pays. L'accord politique signé en décembre 2015 au Maroc est toujours en panne et son amendement prévu ne s'est pas concrétisé plus de 18 mois après sa signature.

Dans une Libye, toujours sous la menace de l’organisation EI, il n’est pas facile de réunir tout le monde autour de la table. Et donc il va falloir mettre le maréchal Khalifa Haftar, Saïf al-Islam Kadhafi et les islamistes sur la même table de dialogue national. Ce dialogue doit également inclure la représentation la plus large de la société libyenne, y compris les tribus, pour avoir sa chance de réussir.

La tâche de Ghassan Salamé s’annonce ardue tant la Libye est faite d'appartenances et des sensibilités. Selon des analystes cette mission « sera encore plus complexe pour lui que pour ces prédécesseurs ».

La tâche sera d'autant plus difficile car en plus des défis intérieurs propres à la Libye, il y a les circonstances régionales et la volonté internationale d’en finir avec cette crise. Pour l'heure, résoudre la crise libyenne est devenu une priorité pour l'Union européenne. Cela ne paraît pas le cas des Etats-Unis qui gardent toujours le mystère sur sa vraie position.

Par RFI
Source : Jeune Afrique

 

 

 

Des milliers de manifestants au Mali contre le référendum constitutionnel

Des milliers de manifestants au Mali contre le référendum constitutionnelL’opposition avait appelé à une grande marche dans les rues de Bamako, la capitale malienne.

« Non à la révision de la Constitution ! », « touche pas à ma Constitution ! », scandaient des manifestants arborant T-shirt et casquette rouges, signes de leur colère. Ils étaient plusieurs milliers à manifester à Bamako, samedi 17 juin, à l’appel de l’opposition et de la société civile, contre un référendum sur un projet de révision de la Constitution, prévu le 9 juillet.

La marche d’une dizaine de kilomètres, encadrée sans incident par la police, a réuni trois cent mille personnes, selon les organisateurs, neuf mille, selon les forces de l’ordre. Une précédente manifestation, d’une centaine de personnes, contre la révision constitutionnelle, le 8 juin à Bamako, avait été dispersée par la police.

Cette révision de la Constitution de 1992, la première depuis vingt-cinq ans, vise notamment à « mettre en œuvre certains engagements de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali » signé en mai-juin 2015 entre le gouvernement et l’ex-rébellion à dominante touareg dans le nord du pays. Elle prévoit aussi la création d’un Sénat et d’une Cour des comptes.

« Trop de pouvoirs au président »

« La nouvelle Constitution donne trop de pouvoirs au président de la République », estime Oumar Diallo, un membre de la société civile. « Comment peut-on organiser un référendum au moment où une partie du territoire est occupée ? » s’interroge-t-il, en allusion aux zones du nord et du centre du pays victimes d’attaques djihadistes et où la présence de l’Etat est faible.

« Avec (ces) dizaines de milliers de manifestants, c’est un véritable carton rouge pour le gouvernement, qui doit retirer ce projet de Constitution », a déclaré Djiguiba Keita, un responsable de l’opposition.

Le précédent scrutin, les élections municipales, avait dû être reporté à plusieurs reprises, pour finalement se tenir en novembre 2016 dans une partie seulement du territoire, en raison des violences dans le pays, en particulier dans le Nord.

Malgré la signature de l’accord de paix, des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU. Le Nord était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes liés à Al-Qaida, qui en ont en grande partie été chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, toujours en cours.



Source : Le Monde (France) avec AFP

 

Mali – Tiébilé Dramé : « Nous réclamons le retrait du projet de révision constitutionnelle »

Au Mali, l'opposition et une partie de la société civile se mobilisent contre le projet de révision constitutionnelle, qui sera soumis à référendum le 9 juillet. À la veille d'une nouvelle manifestation à Bamako, ce samedi, l'opposant Tiébilié Dramé, le président du Parti pour la renaissance nationale (Parena), explique pourquoi il réclame le retrait "pur et simple" de ce projet.

Jeune Afrique : Que reprochez-vous au projet de révision constitutionnelle souhaité par Ibrahim Boubacar Keïta ?

Tiébilé Dramé : Il est issu d’un processus unilatéral, sans concertation, et sans dialogue avec les forces vives du pays. La Constitution qu’on veut réformer est le fruit d’un consensus républicain élaboré en 1991, pendant la conférence nationale. La démocratie malienne est née dans des circonstances particulières. Il y a eu du sang versé dans ce pays. Cette Constitution, encore en vigueur, a été écrite avec le sang des martyrs. On ne peut pas la changer à la hussarde de façon si cavalière. Quand on veut réformer une telle Constitution, un minimum de dialogue préalable est nécessaire.

Cela n’a pas été fait ?

Non, pas du tout ! Ce projet de Constitution a été préparé en catimini, puis adopté en Conseil des ministres et envoyé à l’Assemblée nationale. Les initiateurs de cette révision constitutionnelle auraient dû prendre le temps de s’asseoir et d’en parler avec les forces vives du pays.

Ce projet de nouvelle Constitution avait-il été évoqué lors de la récente conférence d’entente nationale, qui s’est clôturée début avril ?

Non. Mais en tant que responsables politiques raisonnables, nous pensions que cette conférence d’entente nationale aurait pu être l’occasion d’aborder une question aussi importante. Nous avions d’ailleurs fait cette suggestion lorsque nous avions été sollicités.

Avec ce projet de révision constitutionnelle, le Président nommera, nommera, nommera…

Pourquoi affirmez-vous que ce projet de révision constitutionnelle va renforcer les pouvoirs du président de la République ?

Ce texte codifie les dérives autoritaires observées ces dernières années et renforce les pouvoirs du président de la République. Si ce projet est adopté, celui-ci nommera et révoquera le Premier ministre comme il veut, là où même le roi du Maroc tient compte du vote des électeurs. Le président de la République désignera aussi le président de la Cour constitutionnelle – en plus d’en nommer trois membres – alors qu’il était jusqu’à présent élu par ses pairs. Le président de la République désignera également le tiers des membres du Sénat. En bref, le Président nommera, nommera, nommera… L’hyper-présidentialisation et la personnalisation du pouvoir à outrance : voilà ce qu’on veut codifier à travers ce projet de révision constitutionnelle.

S’il est adopté, pensez-vous que ce projet aura une influence sur la présidentielle de 2018 ?

Si les pouvoirs du président sont renforcés comme cela, pourquoi pas ? N’oublions pas que le président de la Cour constitutionnelle proclame les résultats de l’élection présidentielle et que la Cour constitutionnelle tranche les contentieux électoraux.

Ne faut-il pas, comme l’affirme le pouvoir exécutif, moderniser les institutions de la République ?

L’exécutif n’a pas fait ce projet pour moderniser nos institutions mais pour renforcer les pouvoirs du Président. Quant à nous, nous ne disons pas que la Constitution ne doit pas être révisée. Elle n’est pas le Coran, ni la Bible. Elle peut donc être révisée, mais elle doit l’être en prenant le temps d’instaurer un dialogue, de discuter avec les parties prenantes, et de procéder aux concertations nécessaires avant de mettre au point un projet de révision.

Nous n’en sommes pas encore au référendum, ni à une campagne en faveur du « non ».

Comment comptez-vous mobiliser les Maliens en faveur du « non » au référendum du 9 juillet ?

Nous n’en sommes pas encore au référendum, ni à une campagne en faveur du « non ». Nous réclamons le retrait pur et simple de ce projet qui divise le pays au moment où il a besoin d’être rassemblé. Nous avons créé une plateforme qui s’appelle « An tè, A Bana » (« Nous refusons, un point c’est tout », en bambara). Une centaine d’associations, une trentaine de partis politiques et la confédération syndicale des travailleurs du Mali y ont adhéré, tout comme le syndicat libre de la magistrature (Sylima). Des artistes également, dont des jeunes rappeurs et le chroniqueur Ras Bath, qui est un des porte-paroles de ce mouvement d’opposition. Les bases de notre plateforme s’élargissent d’heure en heure.

Combien de personnes espérez-vous à la manifestation prévue ce samedi à Bamako ?

Nous verrons. Nous mobilisons le plus largement possible. Nous invitons tous les Bamakois à sortir, ainsi que les Maliens dans le reste du pays et ceux de la diaspora. Il y a un mouvement important qui se met en place. Le président de la République devrait en tenir compte et retirer ce projet.

Dans les conditions sécuritaires actuelles, vouloir faire un référendum est une fuite en avant inqualifiable

Vous affirmez aussi qu’il est impossible d’organiser un tel référendum sur l’ensemble du territoire national dans les conditions sécuritaires actuelles au Mali…

La région de Kidal est en proie à une guerre civile inter-tribale. L’autorité de l’État ne s’y exerce pas. L’insécurité est quasi-généralisée dans les autres régions du Nord et du Centre. Au moins 500 personnes ont été tuées au Mali depuis le début de l’année. Il y a également une dizaine de personnes détenues en otage. Dans ces conditions, est-il vraiment sage de vouloir faire un référendum, en sachant que dans de nombreuses zones du pays, il ne sera pas possible de battre campagne ni d’organiser le scrutin ? C’est une fuite en avant inqualifiable.

Si ce référendum a lieu, en reconnaîtrez-vous quand même les résultats ?

Je n’envisage pas la tenue de ce référendum. Je ne crois pas que le Président va persister dans l’erreur de vouloir l’organiser. Il ne peut pas rester sourd aux appels venant de tout le pays et de la diaspora, l’invitant à adopter la seule décision qu’on attend de lui : retirer ce projet. Je rappelle qu’il y a eu un précédent similaire dans l’histoire de notre pays. En 2001, Alpha Oumar Konaré avait aussi voulu changer la Constitution. L’Assemblée nationale avait voté la loi et la campagne référendaire avait commencé, mais le président Konaré, réalisant qu’il n’y avait pas de consensus autour de ce projet, avait finalement adressé un message à la nation pour arrêter le processus.

Source : Jeuneafrique.com

 

L’Afrique ne peut être un « ventre mou » face au « terrorisme »

L’Afrique ne peut être un « ventre mou » face au « terrorisme »Le président sénégalais Macky Sall a souligné lundi sa volonté de faire en sorte que l’Afrique ne soit pas un « ventre mou dans la lutte contre le terrorisme », à l’issue d’un entretien à Paris avec son homologue français Emmanuel Macron.

Le président français a salué « le rôle majeur que le Sénégal joue et a joué dans la lutte contre le terrorisme au Sahel », lors d’une déclaration en compagnie de son homologue sénégalais devant la presse au palais de l’Elysée. « Le Sénégal a été à nos côtés depuis le départ », a ajouté M. Macron soulignant que « les premiers éléments de l’opération française Serval au Mali s’étaient déployés à partir du Sénégal ».

Ce pays « déjà fortement engagé, deviendra dans les prochaines semaines le premier contributeur à la mission de maintien de la paix des Nations unies au Mali », a-t-il ajouté.

Décidée par son prédécesseur François Hollande, l’opération militaire Serval, menée de janvier 2013 à juillet 2014, a permis de repousser l’offensive de groupes armés islamistes qui menaçaient l’intégrité du Mali.

« Mon souhait est que la France puisse continuer cet échange stratégique, militaire et de sécurisation » avec le Sénégal mais aussi avec d’autres pays de la Cédéao, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest, a-t-il dit à propos de l’organisation régionale qui regroupe 15 pays.

« Dans le domaine de la défense et de la lutte contre le terrorisme (…) le rôle de la France dans le monde, en Afrique et particulièrement en Afrique de l’Ouest et du Centre doit être magnifié (…) pour nous permettre de faire face à cette vague de radicalisme qui déstabilise nos Etats », a affirmé pour sa part le président sénégalais Macky Sall.

Celui-ci a ainsi a « salué » l’opération Barkhane lancée le 1er août 2014 pour prendre le relais de Serval et étendre les opérations contre les groupes armés djihadistes à toute la région sahélo-saharienne, en partenariat avec les cinq pays (G5) de la zone (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad).

« Avec vous, nous allons accompagner la région, la Cédéao, le G5, tous les pays, pour que l’Afrique ne soit pas le ventre mou dans la lutte conte le terrorisme », a assuré le président sénégalais, faisant valoir que « la sécurité du Sahel c’est aussi la sécurité de l’Europe ».

Le Mali et le Burkina Faso ont été le théâtre d’attentats ces dernières années, dont ceux de Bamako en novembre 2015 (20 morts) et d’Ouagadougou en janvier 2016 (30 morts). Le Tchad et le Niger sont quand à eux confrontés à l’extension de l’insurrection du groupe djihadiste nigérian Boko Haram.


Source : LaLibre (Belgique)

 

 

Dakar rappelle son ambassadeur au Qatar

Dakar rappelle son ambassadeur au Qatar Le Sénégal a annoncé le rappel de son ambassadeur au Qatar et s'est dit solidaire des pays de la péninsule arabique et de l'Egypte qui ont rompu leurs relations diplomatiques avec Doha en l'accusant de "soutien au terrorisme".

Dakar "décide, à compter de ce jour mercredi 7 juin 2017, de rappeler en consultation son ambassadeur au Qatar", affirme un communiqué du ministère sénégalais des Affaires étrangères.

Il dit suivre "avec une vive préoccupation, la situation en cours dans la région du Golfe" et "exprime sa solidarité agissante à l'Arabie saoudite, aux Emirats arabes unis, à Bahreïn et à l'Egypte", affirme le communiqué.

Ces quatre pays, ainsi que le Yémen et les Maldives, ont rompu lundi toute relation avec le Qatar qu'ils accusent de "soutenir le terrorisme". La Mauritanie les a rejoints mardi en rompant à son tour ses liens diplomatiques avec Doha.

Source : VOA Afrique (Avec AFP)

 

 

Mali: l'UE annonce une aide de 50 M EUR pour créer une force conjointe du G5 Sahel

Mali: l'UE annonce une aide de 50 M EUR pour créer une force conjointe du G5 Sahel La chef de la diplomatie de l'Union européenne, Federica Mogherini, a annoncé lundi à Bamako une aide de 50 millions d'euros pour permettre aux pays du G5 Sahel de créer une force conjointe destinée à lutter notamment contre la menace jihadiste.

A cette occasion, le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a indiqué que les effectifs prévus pour cette force avaient récemment été doublés, de 5.000 à 10.000 hommes, par les chefs d'Etat du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad).

Ces déclarations ont été faites dans la capitale malienne lors de la rencontre annuelle entre la représentante de l'UE et les ministres des Affaires étrangères du G5 Sahel.

Mme Mogherini s'est dite "fière" de pouvoir annoncer "une contribution de 50 millions d'euros pour soutenir le déploiement de la force conjointe".

"Cela va être une contribution qui va arriver vite et qui j'espère va montrer la bonne direction aux autres partenaires du G5 Sahel",
a-t-elle ajouté.

Les participants ont salué la décision adoptée au dernier sommet de l'organisation, le 6 février à Bamako, de "création immédiate de la force conjointe du G5 Sahel dont le mandat régional est de lutter contre le terrorisme, la criminalité transnationale organisée et l'immigration irrégulière", selon un communiqué conjoint.

Lors d'une réunion des chefs d'état-major du G5 Sahel en mars, les Etats membres ont approuvé un plan prévoyant des effectifs de 5.000 militaires, policiers et civils, dont sept bataillons de 650 soldats chacun.

Mais les présidents des cinq pays, réunis en mai en Arabie saoudite en marge du sommet américano-arabo-musulman, ont décidé de doubler ce volume, a affirmé le chef de la diplomatie malienne.

"Les chefs d'Etat du G5 Sahel qui se sont réunis à Ryad il y a juste quelques semaines ont décidé de porter ces 5.000 hommes à 10.000 hommes, ceci montre vraiment leur engagement parce que c'est un espace qui est très vaste", a souligné M. Diop.

Mme Mogherini a ensuite été reçue par le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, de même que les ministres des Affaires du G5 Sahel. Lors du sommet du G7 en Italie fin mai, le président nigérien Mahamadou Issoufou a appelé les grandes puissances et l'ONU à "doter de moyens nécessaires" la force conjointe du G5 Sahel.

En janvier 2017, le Niger, le Mali et le Burkina Faso ont décidé de créer sur leurs frontières communes une force de sécurisation du Liptako-Gourma - zone à cheval sur les trois pays - qui n'a pas encore été mise sur pied et doit constituer une composante de la future force conjointe du G5 Sahel.

La décision initiale de création de cette force conjointe remonte au sommet du G5 Sahel en novembre 2015 à N'Djamena, la capitale tchadienne.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Les jihadistes ont été en grande partie chassés de cette région par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, et qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et dans le sud du pays et le phénomène déborde de plus en plus souvent sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

Source : Romandie News (Suisse)