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Culture en Mauritanie

Les maalmines de Mauritanie : les grands oubliés

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Vidéo : Les maalmines de Mauritanie : les grands oubliésHéritiers d’un patrimoine culturel et d’un savoir faire traditionnel séculaire, les maalmines (forgerons ou artisans) sont des laissés-pour-compte dans la Mauritanie d’aujourd’hui.

Ils sont estimés à près de 600.000 sur une population totale de 4 millions d’habitants. Après avoir joué un rôle majeur dans la survie et le développement des populations nomades dans un désert souvent hostile, ces artisans créateurs sont les grands oubliés d’un Etat ouvert à une mondialisation sans pitié.

Ce qui renforce encore plus leur stigmatisation dans une société qui les a toujours classés au bas de son échelle sociale.

Les vestiges du passé

La Foire Nationale de Nouakchott, située sur la route qui mène à Rosso, a été pendant plus de 40 ans la vitrine culturelle et artistique de la Mauritanie et le temple de son artisanat. C’était l’une des adresses les plus partagées par les touristes qui fréquentaient le pays.

Aujourd’hui, le siège désaffecté de la Foire Nationale est complètement abandonné et l’on y croise plus d’animaux errants que de visiteurs. Derrière le bâtiment central, à l’emplacement de l’ancien parc zoologique, on trouve de vieilles baraques couvertes de tôles rouillées, dans lesquelles se réfugient encore quelques rares maîtres artisans. Ces derniers continuent à y utiliser leurs forges et enclumes pour réparer essentiellement des armes à feu ou pour réaliser les commandes de quelques clients particuliers.

A coté de ces baraques se trouve encore la khaïma (tente bédouine traditionnelle) de Tfeila, collectionneuse et propriétaire d’une coopérative féminine, qui occupe les lieux depuis plus de 25 ans. Nous y croisons Aicha et Mariem, des artisanes qui travaillent le cuir. Elles achèvent la finition des « iliwich », sorte de tapis de prière confectionné à partir de peaux et de poils de chameaux.



Travail sur Illiwich

« Nous venons ici tous les jours chercher du travail comme celui-ci, car c’est la seule chose que nous savons faire » explique Aïcha. « Nous travaillons sous cette khaïma, quel que soit le temps, jusqu’à la tombée de la nuit. Heureusement que Tfeila est là pour nous accueillir et nous donner du travail. Nos hommes aussi travaillent derrière dans les bâtiments que vous voyez là. Ce sont des conditions très difficiles mais nous n’avons pas le choix. Nous devons envoyer nos enfants à l’école, pour qu’ils aient plus de chance que nous, même si cela n’est pas toujours évident. Dès que l’on découvre qu’ils sont maalmines, ils sont aussitôt embêtés et bloqués. C’est injuste, nous sommes aussi des êtres humains et nous voulons vivre comme tout le monde. Voyez le pauvre Brahim, à qui on a volé ses créations. Il a abandonné l’école parce que les enfants l’embêtaient et aujourd’hui on lui vole son travail.»

Brahim, l’espoir

Brahim a 28 ans, il travaille dans l’atelier de son oncle depuis qu’il a 11 ans. « J’ai abandonné l’école en classe de 5ème et je me suis mis à travailler. Oui j’ai essayé de relever des défis. Un jour j’ai entendu quelqu’un dire que l’on ne pouvait pas fabriquer une armoire en ébène. J’ai essayé et j’ai réussi » déclare le jeune garçon avec fierté.



« Puis je me suis lancé dans d’autres fabrications : une malle en ébène démontable, qui se transforme en table, une valise aussi. La malle démontable m’a été rachetée par les autorités pour une foire à Dakar. Elle a remporté un grand prix là bas, tout le monde en parlait, mais personne ne m’a cité comme étant son artisan. Ils n’ont même pas pris la peine de me féliciter ou de m’encourager. J’ai trouvé cela terriblement frustrant. Lorsque des concours sont organisés ici ou ailleurs, le département oublie de m’inscrire ou de m’inviter, alors que je peux fabriquer tout ce qu’une machine moderne peut fabriquer et même mieux !»

Brahim, malgré ses mésaventures, garde le ferme espoir qu’un jour il pourra enfin voyager et participer à un concours international pour présenter son savoir-faire, fruit d’un riche héritage des cultures arabo-berbères et négro-africaines.

La démission de l’Etat

Le plus grand échec de l’Etat, selon Mariem, sociologue, en matière de politique de promotion de l’artisanat du pays, c’est bien l’éducation et la professionnalisation des artisans pour faire face à un marché de plus en plus ouvert aux produits industriels plus concurrentiels.

Ces artisans avaient aussi l’habitude de travailler seuls et n’ont pas d’expérience en matière de création d’entreprises. Leur métier n’a pas été valorisé et par conséquent ne s’est pas ouvert aux autres. Seuls les artisans de souche, qui ont la vocation du métier sont restés à le pratiquer de façon archaïque : les hommes travaillent l’or, l’argent, l’ébène et la corne ; les femmes travaillent le cuir, dessinent le henné et tressent les cheveux.

« La société avait maintenu la caste des maalmines - comme toutes les autres castes serviles (esclaves, griots, éleveurs) - sous contrôle, par une endogamie imposée, pour préserver un savoir-faire nécessaire à la survie de ses membres. Aujourd’hui, grâce au levier de l’éducation, ces communautés encore marginalisées cherchent à s’émanciper pour s’élever dans l’échelle sociale. » Nous explique-t-elle. « C’est le temps qui effacera les stigmatisations de la société, comme partout ailleurs ».

Maïmouna Saleck
Source : Dune Voices

 

 

Tunisie : appel au retrait d’une circulaire interdisant aux femmes d’épouser des non-musulmans

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Une coalition d'associations tunisiennes a appelé lundi au retrait d'une circulaire interdisant le mariage des Tunisiennes musulmanes avec des non-musulmans, en dénonçant "une aberration" violant la liberté de conscience inscrite dans la Constitution de 2014.

« Il est aujourd’hui inadmissible qu’une simple circulaire, de valeur juridique quasiment nulle (…), commande la vie de milliers » de Tunisiennes, a martelé lors d’une conférence de presse Sana Ben Achour, juriste et présidente de l’association Beity.

Une soixantaine d’associations ont signé l’appel à retirer cette circulaire du ministre de la Justice datant de 1973, qui empêche la célébration du mariage des Tunisiennes musulmanes avec des non-musulmans.

Nécessité d’un certificat de conversion

Un certificat de conversion du futur époux est actuellement exigé pour le mariage de toute Tunisienne considérée comme musulmane et désireuse d’épouser un non-musulman -généralement étranger. Et si une Tunisienne se marie à l’étranger avec un non-musulman sans ce papier, son mariage ne peut être enregistré en Tunisie.

Les hommes tunisiens peuvent, eux, se marier avec une non-musulmane.

Il n’existe pas de statistiques fiables et précises sur le sujet mais ce texte « remet en cause un droit fondamental pour tout être humain : le choix libre du conjoint (…). Cette prohibition est une souffrance pour des milliers de Tunisiennes et leurs familles », qui sont « privées de leur droit fondamental à la sécurité juridique », déplore le collectif dans un communiqué.

Un retrait d’ici novembre 2017 ?

Pour Wahid Ferchichi, de l’Association tunisienne de défense des libertés individuelles (Adli), il est déjà problématique que la circulaire identifie ces Tunisiennes comme étant musulmanes a priori, alors qu’ « aucun certificat ne prouve la religion » en Tunisie.

Mais surtout, la circulaire est en contradiction avec la Constitution, qui prône la liberté de conscience et l’égalité entre les citoyens, a-t-il souligné.

Le collectif espère son retrait d’ici novembre 2017. Pour cela, il entend sensibiliser l’opinion publique et rencontrer les ministres de la Justice, de l’Intérieur ainsi que le chef du gouvernement. Un colloque est aussi prévu sur ce sujet.

La Tunisie, considérée comme pionnière des droits des femmes dans le monde arabe, a adopté une nouvelle Constitution en 2014, qui stipule que « citoyens et citoyennes sont égaux en droits et devoirs ».

Mais les femmes restent discriminées dans plusieurs cas, notamment en matière d’héritage, et le Code du statut personnel (CSP) désigne toujours le mari comme chef de famille.

À Source : Jeuneafrique.com

 

 

En Mauritanie, les femmes fêtent leurs divorces

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VIDÉO. En Mauritanie, les femmes fêtent leurs divorces Si dans la plupart des pays on fête son mariage, en Mauritanie, les femmes fêtent leurs divorces. Dans une vidéo diffusé par AJ+ Arabi, on voit une jeune femme mauritanienne, Om El Fadhel Bent Mohamed expliquer cette tradition: "c'est la 6eme fois que je divorce, ce n'est donc pas ma première fois", affirme-t-elle.

Henné, youyous, danse...tout y est: "Cette fête que nous faisons pour le divorce est une tradition chez nous, c'est quelque chose de normal pour nous, les mauritaniens", explique-t-elle.

"Quand une femme dépasse les 3 mois après le divorce, elle doit se préparer. Elle doit tresser ses cheveux, faire le henné et se maquiller être belle devant les hommes parce qu'elle a encore la perspective de se remarier une autre fois" indique-t-elle.

"La société mauritanienne regarde la femme divorcée d'une façon positive, sans aucune ambiguïté, c'est quelque chose de normal" conclut-elle.

Source : Al Huffington Post Maghreb

 

 

 

Avis de concours : Prix Habib Ould Mahfoudh de la presse, édition 2017

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Pour célébrer la journée Internationale de la liberté de la Presse et pour perpétuer la mémoire du combat de Habib ould Mahfoudh pour la liberté de la presse, sa Fondation organise un concours du meilleur article en Arabe et en français.

Le thème retenu est la liberté d’expression. Le texte inédit ne dépassant pas 2500 caractères doit être expédié à l’adresse : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. Avant le 14 avril 2017.

Les prix des 2 lauréats seront remis au cours d’une cérémonie qui sera organisée le Mercredi 3 mai 2017.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Venez écouter les mains de Mohamed Ould Sidi à la Maison des artistes

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Venez écouter Mohamed Ould Sidi à la maison des artistes

Le Quotidien de Nouakchott - Mohamed Ould Sidi a 30 ans. Il habite la périphérie de Nouakchott. Il est sourd-muet. Pour s’exprimer, Mohamed a choisi l’art plastique.

Ses tableaux (une vingtaine) sont exposés à la Maison des artistes de Nouakchott. Au cours du vernissage de cette exposition, 15 des vingt tableaux exposés ont été achetés, essentiellement par des expatriés.

L’exposition s’étale du 11 au 15 mars.

Source : Le Quotidien de Nouakchott

Dr Mariella Villasante Cervello : Servilité et hiérarchies statutaires en Mauritanie. A propos du discours « anti-esclavagiste » de Biram Dah Abeid publiés dans La Libre Belgique le 25 février 2017

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Dr Mariella Villasante Cervello : Servilité et hiérarchies statutaires en Mauritanie. A propos du discours « anti-esclavagiste » de Biram Dah Abeid publiés dans La Libre Belgique le 25 février 2017[Note d’introduction : Après la publication d’un énième entretien outrancier à Biram Dah Abeid en Occident, cette fois-ci dans le site d’information La libre Belgique, le 25 février 2017, signé par Dorian de Meeûs, j’ai envoyé un petit article pour lever les graves affirmations contraires à la vérité du président de l’IRA.

Marie-France Cros, m’a répondu d’abord par l’affirmative, et finalement elle n’a plus donné de ses nouvelles. De fait, elle est l’auteure de plusieurs articles sur la question depuis 2013[1], qui montrent sa proximité des positions de l’IRA.

Ainsi, j’ai décidé donc de le publier en Mauritanie, dans une version un peu plus longue, car les dernières déclarations de Biram sont bien plus graves que d’habitude et il me semble qu’il est grand temps, pour nous autres chercheurs de base, de commencer à répondre aux versions simplistes et toxiques de certains journalistes en avançant des faits de la réalité mauritanienne.]

• La Mauritanie attire l’attention des médias occidentaux en raison du prétendu « esclavage » qui resterait à peu près immuable dans cette société assez mal connue et assez marginale en Afrique de l’Ouest et en Afrique du Nord. Biram Dah Abeid, président de l’association (non reconnue) Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), créée en 2008, multiplie des déclarations qui dénoncent l’esclavage au sein de la société hassanophone (l’arabe local) de Mauritanie.

Ancien fonctionnaire de la justice, il était greffier, ancien militant dans les associations de défense des droits des « hrâtîn », les groupes serviles hassanophones, il s’est fait bien connaître dans les médias des Etats-Unis et d’Europe, et reçoit une grande attention des Occidentaux, fascinés par la permanence d’un esclavage qu’on croyait disparu en Afrique, mais surtout fascinés par l’histoire qu’on leur raconte : des « Blancs » arabo-berbères auraient (encore !) des esclaves « Noirs ».

• Je conduis des recherches en anthropologie sociale en Mauritanie depuis 1986, et j’ai eu l’honneur de diriger le premier livre collectif sur le thème des Groupes serviles au Sahara. Approche comparative à partir du cas des arabophones de Mauritanie (CNRS-Éditions, 2000). Depuis lors, je suis de près l’évolution sociale du pays. Dans la Chronique politique 2016, j’ai apporté des précisions sur les « formes extrêmes de dépendance » et sur les faux discours de Biram.

• Un portrait de Biram Dah Abeid a été publié par le journal Libération le 23 janvier 2017[2], par Célian Macé. Il rapporte une déclaration mensongère de Biram selon laquelle il est « encore courant en Mauritanie d’offrir un homme ou une femme pour une naissance ou un mariage »… Sans donner aucune preuve bien entendu. En trente ans de recherches en Mauritanie je n’ai jamais entendu une plainte de ce genre ; et les Mauritaniens que j’ai interrogé récemment n’ont jamais eu écho d’un seul cas de « donation d’esclaves ».

• Le 25 février 2017, La Libre Belgique a publié un entretien à Biram Dah Abeid, apparemment obtenu à Genève par Dorian de Meeûs, dans lequel il revient sur ses discours outranciers, totalement éloignés de la réalité mauritanienne. Il affirme par exemple :

(1) « Le fait d’appartenir totalement à son maître est inimaginable. Dès l’âge de 8-9 ans, les filles ont déjà toutes été violées plusieurs fois par le maître, ses fils, son chauffeur et son hôte de passage. » (…)

(2) « Mon père, qui devait être esclave, a été affranchi par hasard alors qu’il n’était encore qu’un fœtus dans le ventre de sa mère. (…) Le code de l’esclavage mauritanien inclut les fœtus des femmes esclaves tout comme tout ce qui peut s’apparenter à la moindre propriété privée. » (…)

(3) « L’esclavagisme des Maures Noirs (haratins) pèse de manière exorbitante sur les intérêts politiques, économiques et culturels du pays. Les esclaves offrent des privilèges énormes au groupe minoritaire arabo-berbère qui en possède. [Ils assurent] le prestige et le faste depuis le 12e siècle. »

(1) Ces déclarations sont totalement fausses. Si des fillettes étaient violées de manière si « ordinaire » la justice du pays, les associations de défense des droits humains, l’UNICEF et le Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme de l’ONU, ainsi que les ambassades occidentales auraient dénoncé ces crimes atroces. Les viols sont condamnés par la société et par la justice, et il ne s’agit pas d’un fait divers commun comme l’affirme Biram Abeid.

• Après la grande sécheresse des années 1970, l’esclavage ancien, celui qui relie des maîtres à des personnes possédées de manière licite suivant les normes coutumières et islamiques, a quasiment disparu en Mauritanie. Malgré cela, l’État et les journalistes continuent à parler d’« esclavage », un raccourci dangereux.

Car ce qui persiste c’est la hiérarchie statutaire qui sépare les personnes selon leurs origines libres ou serviles chez les hassanophones, mais aussi chez les communautés africaines du pays : les Halpulaar’en (Tukolor et Peul), les Soninké et les Wolof. En effet, la hiérarchie distingue les personnes selon leurs origines paternelles libres (avec des gradations entre les nobles et les roturiers), ou serviles (avec des gradations allant de la forme extrême de dépendance à l’autonomie complète).

L’idéologie servile se maintient par la perception d’une transmission par les mères du « sang impur » des esclaves statutaires. La hiérarchie se reproduit par la fermeture relative des mariages. La grande majorité des « hrâtîn » sont libres et autonomes, aussi bien dans les campagnes que dans les villes. Certains cas de mauvais traitements ou de surexploitation sont encore présents dans le pays, mais ils sont rares, et régulièrement dénoncés par les associations de défense des groupes serviles, notamment SOS-Esclaves.

(2) L’affranchissement des esclaves licites (en arabe abîd) pouvait se faire par décision des maîtres ; mais les enfants à naître n’étaient affranchis que par le père qui libérait la mère de l’enfant à naître (umm walad). Il semble donc étrange le cas de libération exposé par Biram Abeid.

(3) Contrairement à ce qu’avance Biram Abeid, les hrâtîn —et les affranchis des communautés africaines (les machube pulaar, les komo soninké, les jam wolof) dont il ne parle pas—, sont marginaux dans le pays. Cela dit, des nombreux descendants d’affranchis ont réalisé des parcours extraordinaires et occupent des postes d’ambassadeurs et de ministres.

Citons un exemple illustre, celui du ministre actuel de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Monsieur Sidi Salem, brillant physicien formé en France, et qui, lors d’un entretien que nous avons eu à Nouakchott le 21 février 2017, m’expliquait qu’il ne ressentait aucun problème pour son intégration réussie dans la société, et qu’il avait des relations respectueuses avec tout le monde, en tant que cadre national qui défend l’État, la nation et la citoyenneté.

• En 2007, l’État mauritanien a adopté une nouvelle loi qui criminalise l’esclavage, et en 2015, une autre loi qui le déclare « crime contre l’humanité » ; une agence nationale (www.tadamoun.mr) s’occupe de concrétiser ces mesures étatiques. Bien évidemment, beaucoup reste à faire, mais on ne peut pas prétendre que rien n’a été commencé.

• Finalement, il semble navrant qu’un dirigeant comme Biram Dah Abeid, qui reçoit des prix internationaux, et qui est un pur produit de la mobilité sociale des groupes serviles mauritaniens, puisse instrumentaliser son appartenance statutaire et inventer un « esclavage généralisé » pour obtenir une place politique, surtout à l’international. Ce faisant, il instrumentalise la juste cause de l’égalité sociale républicaine à des fins personnels ; ce qu’il vient de montrer par son rapprochement du pouvoir mauritanien en janvier 2017, car il voudrait se représenter comme candidat à la présidence en 2019…

Source : Adrar-info (Mauritanie)

 

 

Maroc : la pop star Saad Lamjarred entendue en France dans une nouvelle affaire d’agression sexuelle

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Les ennuis du chanteur marocain avec la justice française ne sont pas finis. Il est une nouvelle fois poursuivi par une Franco-Marocaine qui l'accuse de l'avoir battue et d'avoir abusé d'elle.

Le chanteur de pop marocain Saad Lamjarred, mis en examen pour « viol aggravé » et écroué en France, a été entendu par des policiers dans une autre affaire d’agression sexuelle présumée, a-t-on appris, jeudi 23 février, de source proche de l’enquête.

Saad Lamjarred, 31 ans, une star au Maroc et dans le monde arabe, a été entendu le 14 février par les enquêteurs de la police judiciaire dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris après la plainte, en novembre, d’une jeune femme qui assure avoir été abusée par le chanteur en 2015 lors de vacances au Maroc, a précisé cette source, confirmant une information du Parisien.

Une non-affaire selon la défense

« Mon client, qui conteste totalement les faits, n’a pas été déféré devant un juge à la suite de sa garde à vue. C’est une non-affaire », a estimé l’un ses avocats, Me Éric Dupond-Moretti, sollicité par l’AFP.

Originaire de Rabat, Saad Lamjarred a été mis en examen le 28 octobre pour « viol aggravé » et « violences volontaires aggravées » et placé en détention provisoire. Il est soupçonné d’avoir agressé deux jours plus tôt une jeune femme de 20 ans dans sa chambre d’hôtel à Paris où il devait se produire en concert. « Il a été entendu par le juge très longuement la semaine dernière et continue à démentir toute implication », d’après une source proche du dossier.

L’arrestation à Paris du chanteur, dont les clips ont été visionnés des centaines de millions de fois sur internet, avait fait les gros titres de la presse au Maroc et mis en émoi les réseaux sociaux. Ses avocats avaient rapidement déposé une demande de remise en liberté, mais la Cour d’appel de Paris a confirmé le 7 novembre son placement en détention provisoire.

Violences et abus

Dans cette nouvelle affaire d’agression présumée, la victime franco-marocaine de 28 ans dit avoir été agressée un soir d’avril 2015 dans l’appartement de Saad Lamjarred à Casablanca. Elle affirme que ce dernier, sous l’emprise de l’alcool et de stupéfiants, lui a porté un coup de poing au visage et abusé d’elle, d’après Le Parisien.

Silencieuse pendant plusieurs mois, elle avait décidé de porter plainte après la mise en examen du chanteur en octobre, puis avait retiré sa plainte « par peur », d’après la source proche du dossier, mais les investigations se sont poursuivies.

Saad Lamjarred est également mis en cause aux États-Unis dans une affaire de viol datant de 2010, dans laquelle il nie aussi toute implication. À ce jour, son dernier clip « Ghaltana » (« Tu as tort ») a été visionné près de 110 millions de fois sur internet et son titre phare, « Lm3allem » (« C’est toi le boss »), plus de 450 millions de fois.

Source : Jeuneafrique.com

 

Soudan: trois temples découverts par un archéologue suisse

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Soudan: trois temples découverts par un archéologue suisseUn archéologue suisse vient de mettre au jour au Soudan trois temples construits il y a des milliers d'années. Une découverte qui pourrait apporter un nouvel éclairage sur l'histoire de l'Afrique.

Les trois structures de forme ronde et ovale que l'on situe entre 2 000 et 1 500 ans avant Jésus-Christ ont été découvertes cet hiver dans le nord du Soudan. Une architecture très originale dans cette région proche de Kerma, la capitale du royaume nubien.

En effet, les temples de cette région sont habituellement de forme carrée ou rectangulaire. Et de manière plus générale, on trouve très peu de temples ronds dans le monde.

Pour Charles Bonnet, l'archéologue suisse à l'origine de cette fouille, on ne peut faire aucun lien avec des influences égyptiennes et nubiennes qui dominent cette région du Soudan. Pour l'instant impossible de déterminer les racines exactes de ces édifices, mais il semblerait qu'il s'agisse d'un héritage proprement africain.

La thèse avancée par l'archéologue tend à démontrer que cette partie du monde était défendue par une coalition menée par le roi de Kerma comprenant des gens du Darfour et du centre Soudan, contre des Egyptiens, qui à l'époque voulait contrôler le commerce en Afrique centrale.

Le scientifique espère que ses récentes découvertes permettront de mieux comprendre l’Afrique antique et de développer dans quelques années une Soudanologie au même titre que l’Egyptologie.

Source : RFI

 

Communiqué : le CJJ se félicite de la libération de Cheikh Baye

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Communiqué : le CJJ se félicite de la libération de Cheikh BayeLe Club des Jeunes Journalistes (CJJ) a appris avec une grande satisfaction la libération du journaliste Cheikh Baye Ould Mohamed, lundi 31 Janvier 2017.

Le confrère Cheikh, par ailleurs membre du « Mouvement du 25 février », avait été arrêté, le 30 juin 2016, après avoir jeté une chaussure en direction du Ministre de la Culture et de l’Artisanat, porte-parole du Gouvernement, Mohamed Lemine O. Cheikh. Il avait été ensuite condamné à 3 ans de prison, jeudi 14 juillet 2016.

Le Club des Jeunes Journalistes (CJJ) :

- se félicite de cette libération ;

- appelle les autorités compétentes à préserver les acquis en matière des libertés d’expression et de la presse;

- et exhorte les journalistes et les regroupements de presse à faire bon usage des libertés d’expression et de la presse.

Le Bureau Exécutif du CJJ.
Source : CJJ

 

 

Mauritanie: la chasse aux faux diplômes risque d’éclabousser de hauts fonctionnaires

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Mauritanie: la chasse aux faux diplômes risque d’éclabousser de hauts fonctionnairesLa haute administration mauritanienne est truffée de responsables aux CV remplis de diplômes supérieurs mais incapables de rédiger la moindre correspondance en arabe ou en français et incompétents avérés dans les domaines dans lesquels ils se prétendent experts.

La raison est simple. Un grand nombre d’individus arrivent aux commandes d’importants postes de l’Etat sans avoir l’expertise nécessaire à l’accomplissement de leur tâche.

Ainsi, la présence de faux diplômes dans la haute administration apparaît comme un secret de Polichinelle en Mauritanie. La profondeur du mal est arrivée à un point tel que des voix autorisées s’élèvent pour réclamer des mesures d’assainissement qui permettraient de nettoyer les écuries d’Augias.

Illustration avec une sortie sur les réseaux sociaux de Moctar Ould Dahi, secrétaire général du ministère chargé des Relations avec le Parlement et la société civile, cité par la presse arabophone, qui plaide en faveur «de la création d’une Agence nationale chargée de l’authentification des diplômes des fonctionnaires publics.

Cette mesure conduira des centaines, voire des milliers de responsables de la haute administration mauritanienne au chômage, car les vérifications prouveront l’existence de nombreuses falsifications et de faux diplômes, particulièrement au niveau des emplois supérieurs».


Une chose est sûre, de nombreux cadres se prévalent de gros parchemins sans être jamais passés par la case baccalauréat.

Pour faire face à la situation, outre l’authentification des diplômes, le gouvernement mauritanien réfléchit à la mise en place «d’un nouveau système de recrutement des fonctionnaires publics avec des critères basés sur un bac +2, bac +3, bac +4, bac +5 et bac +7 à la place des appellations actuelles (licence, maîtrise, doctorat), en raison de la détention de diplômes supérieurs par de nombreux cadres mauritaniens qui ne peuvent pas présenter le premier document du cursus universitaire.

Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

Source : Le360 (Maroc)

Qualification de 4 poètes mauritaniens au concours Emirou Chouara

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Qualification de 4 poètes mauritaniens au concours  Emirou ChouaraQuatre poètes mauritaniens, candidats au concours Emirou Chouara (le Prince des Poètes) se sont qualifiés pour cette rude compétition culturelle, organisée à Dubaï, aux Emirats Arabes Unis.

Il s’agit de :

- Cheikh Ould Nouh,

- Anvare Ould Sidi,

- Mohamed Saad Bouh Ould Vally,

- et Cheikhna Ould Haidar

Deux illustres poètes mauritaniens avaient gagné ce trophée en l’occurrence Mohamed Ould Taleb et Sidi Mohamed Ould Bamba. D’autres comme Mohamed Ould Idoumou s’étaient qualifiés pour les phases finales.


Source : Atlasinfo (Mauritanie)

 

 

Maroc : les écoles du réseau turc Gülen sommées de fermer d’ici un mois

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Le ministère de l’Intérieur a ordonné jeudi la fermeture d’ici un mois de toutes les écoles liées au prédicateur turc Fethullah Gülen.

« Les investigations sur les établissements du groupe ‘Mohamed al-Fatih’, liés au Turc Fethullah Gülen, ont montré qu’ils utilisent le secteur de l’enseignement pour répandre l’idéologie de ce groupe et des idées contraires aux principes du système éducatif et religieux marocains », accuse le ministère marocain de l’Intérieur.

« Face au non-respect des avertissements du ministère de l’Éducation nationale (…) pour remédier aux dysfonctionnements enregistrés, il a été décidé de fermer tous les établissements scolaires relevant de ce groupe dans un délai maximum d’un mois », ajoute-t-il dans un communiqué.

Le ministère de l’Intérieur ne précise pas combien d’écoles ou d’élèves sont concernés, mais assure que le gouvernement « œuvrera pour que ces élèves poursuivent leurs cursus » dans d’autres établissements.

Un pays relais pour Gülen ?

Quatre mois auparavant, une délégation de parlementaires turcs était venue en visite dans le royaume chérifien, afin de convaincre les autorités de la « dangerosité » du mouvement Gülen et de son réseau d’écoles privées.

Depuis le putsch manqué du 15 juillet contre le président Recep Tayyip Erdogan, attribué par Ankara à Fethullah Gülen, la confrérie est dans le viseur du gouvernement turc. Celui-ci considère le Maroc comme un pays où le mouvement Fethullah Gülen aurait des relais, notamment financiers.

Fin août, un responsable des écoles mises en cause avait réfuté dans la presse locale tout lien « politique » avec ce mouvement. Sept établissements étaient alors concernés, dont trois à Casablanca, comptant 2 500 étudiants, dont 2 470 Marocains, selon ce même responsable.

Bête noire d’Erdogan

Ancien allié du président turc Erdogan, qui en a fait sa bête noire, Gülen nie toute implication dans le coup d’État manqué de l’été dernier. Installé aux États-Unis, l’homme est à la tête d’un mouvement appelé « Hizmet » (« service », en turc), qui compte un réseau d’écoles, d’ONG et d’entreprises. Le gouvernement turc considère ce mouvement comme une « organisation terroriste ».

La Turquie a demandé à plusieurs reprises son extradition des États-Unis, sans résultat jusqu’à présent. Après le putsch avorté, les autorités turques ont lancé de vastes purges dans les rangs de l’armée, de la police, de la fonction publique et des médias.

Source : Jeuneafrique.com

 

Une Fatwa (avis juridique) étrange provoque le divorce de 50 épouses en même temps

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Une Fatwa (avis juridique) étrange provoque le divorce de 50 épouses en même tempsIl a été procédé dans un village de l’Est Mauritanien au renouvellement de 50 actes de mariage dont les tenants ont divorcé suite à une Fatwa stipulant : « l’obligation de divorce pour toute épouse qui assisterait à des cérémonies sociales ou de mariage ».

Selon le site « Atlas Info » la fatwa qui émane de l’un des savants de la région se rapporte : « au divorce de l’épouse et la nullité du contrat de mariage entre les conjoints si la femme assisterait simplement à des concerts de musique. Et ce qui est valable pour la femme est applicable aussi bien aux hommes »
Cette Fatwa qui a crée un grand différend entre les prenants et les rejetant s’est propagée au point que le Cheikh émetteur est revenu la dessus, l’interprétant autrement.

Mais ses proches adeptes continuent à la prendre en compte.

Source : Adrar-Info (Mauritanie) via Nawafedh.com

 

L’imam de la mosquée de Nouakchott contre le changement des hymne et drapeau nationaux

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L’imam de la mosquée de Nouakchott contre le changement des hymne et drapeau nationauxL’imam de la grande mosquée de Nouakchott a déclaré son refus de toute modification des hymne et drapeau nationaux du pays, lors de son sermon de ce vendredi 11 novembre.

L’auteur de l’hymne national et le dessinateur du drapeau "ont veillé à ce qu’ils symbolisent l’Islam", selon l’imam qui a cité, à l’occasion, un passage dans l’hymne national exhortant le Mauritanien à "être un défenseur d’Allah" et à "rejeter le mal".

"Toute modification de ces symboles nationaux serait contraire à leur aspect religieux", a-t-il considéré. L’imam a par ailleurs indiqué que le vert sur le drapeau mauritanien "représente la couleur du paradis" et le croissant "symbolise le jeûne et le pèlerinage musulmans".

Et l’étoile à cinq branches renvoie "aux cinq piliers de l’islam" contrairement à celle à six branches "qui symbolise les juifs", a-t-il ajouté.

Le changement de l'hymne et du drapeau nationaux de la Mauritanie a été recommandé au récent Dialogue national. Il pourrait être soumis au référendum avant la fin de l’année 2016.

A noter que le sermon de l’imam de la grande mosquée de Nouakchott n’a pas été diffusé à la télévision nationale comme cela se faisait tous les vendredis, après la prière hebdomadaire.

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

 

 

 

Quinzième anniversaire de la disparition de Habib ould Mahfoudh : Hommage lui a été rendu

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Quinzième anniversaire de la disparition de Habib ould Mahfoudh : Hommage lui a été renduIntellectuel, journaliste, fondateur de l’hebdomadaire Le Calame, Habib Ould Mahfoudh disparut prématurément, voici quinze ans, très exactement le 31 Octobre 2001, à Paris. Il était à peine âgé de 41 ans, laissant inconsolable toute une génération d’admirateurs et d’amis.

Pour honorer l’auteur de « savoureuses chroniques d’anticipation », une cérémonie en sa mémoire a été organisée, dans les locaux du Calame, le lundi 31 Octobre, par la rédaction du journal et la fondation Habib Ould Mahfoudh.

Un aréopage d’amis, d’anciens collaborateurs, de représentants des ministères des Relations avec le Parlement et la Société civile, de la Culture et de l’Artisanat s’est plu à rappeler les principales prises de position du disparu, notamment en faveur des victimes de l'injustice, sa sacralisation de la liberté d'expression, son immense talent littéraire, ainsi que le combat livré pour toujours plus de conscience et de liberté d'expression, au tout début de la démocratisation en Mauritanie.

Unanime avis des intervenants, la disparition de Habib fut une grande perte pour la presse mauritanienne, les intellectuels et l'élite qui ont perdu, avec lui, un homme de principe et un écrivain-journaliste distingué. Habib fut un pionnier de la presse mauritanienne, consentant beaucoup d'efforts pour que la profession recouvre ses lettres de noblesse, ont souligné les uns.

Un exemple de sacrifice et de créativité, ont renchéri les autres. Tous admiratifs, au final, de ce qu’avec ses Mauritanides, « chroniques du temps qui ne passe pas », écrivait-il, il avait su développer un regard panoramique, non seulement, sur son époque mais, aussi, sur le passé et l’avenir.

En somme, tout le monde s’est plu à reconnaître la valeur du travail réalisé par Habib et leur devoir de poursuivre son œuvre. Mais ce qui a été concrétisé, de cette tâche, reste bien en-deçà de la moyenne requise. Les amis du regretté défunt avaient beaucoup promis, les moyens ont trop souvent fait défaut. Ils le reconnaissent et savent, aussi, que ce qui a été fait, se fait et se fera ne pourra jamais traduire la réalité de leurs sentiments envers Habib.

Une « véritable anthologie »

Néanmoins, la Fondation s’attèle à préparer l’édition du tome II des Mauritanides, en engageant des démarches administratives pour l’imprimer. Le ministère de la Culture avait donné son accord de principe, resté sans suite, pour une impression locale. Un partenariat a été scellé, avec l’espace culturel Ciré Camara, pour la tenue d’ateliers de lecture et une mise en scène de l’œuvre.

Lors de la Semaine de la francophonie, en Mars dernier, on en eut une première. La Fondation a également pris part à la journée organisée, par la Commission nationale pour l’éducation, la science et la culture, en y animant une conférence intitulée « Habib Ould Mahfoudh : un passeur culturel de la francophonie ».
En Avril et Mai dernier, s’est tenue la première édition de la dictée Habib, suivie d’une remise des prix aux lauréats. Quant aux perspectives, elles tournent autour de la publication du tome II, comme on l’a dit tantôt, de la préparation du tome III, du lancement de la procédure pour l’édition 2017 de la dictée Habib et d’une exposition de photos.

Ceux qui ont aimé Habib l'aiment toujours mais la mémoire s’étiole, alors que les préoccupations quotidiennes et le train de la vie absorbent. Raisons supplémentaires de pérenniser l’hommage au personnage, à ce « florilège de poésie et de prose », « véritable anthologie » qui afficha, haut et fort, constamment ses idées et ses convictions, sans se soucier des risques qu'il prenait et des conséquences qui pouvaient en résulter.

On connaît la suite, son journal battant tous les records de censure. Habib maintint cette ligne de conduite jusqu'à la fin de ses jours. Une ligne de conduite partagée avec son équipe et que celle-ci s’applique à poursuivre, avec toute la rigueur nécessaire : informer juste, dans le respect des règles de la déontologie, en résistant à la tentation du parti pris, de toute inféodation à l'ethnie, la tribu, la région ou autre parti, en faisant ainsi preuve du plus grand courage, celui de dire non, aux tentations de toutes sortes, quand le oui serait tellement plus facile.

Voilà comment ont-ils choisi d'immortaliser l'œuvre de ce grand personnage et homme de lettres, « le plus maure des intellectuels de la Francophonie », dixit Abdoulaye Ciré Ba, « le plus universel des troubadours maures ». Vaste chantier !

Et quand bien même cette continuité serait-elle assurée, le défunt mérite encore plus. Et certains de suggérer que le 31 Octobre soit promu Journée nationale de la presse mauritanienne. C’est notre devoir de journalistes et d’intellectuels, relèvent-ils, de perpétuer au mieux cette commémoration, témoignant ainsi de notre profond respect et notre gratitude. Ô toi, Habib, qui nous a montré le chemin du sens, repose en paix !

Source : Le calame (Mauritanie)

 

 

Syndicat : important déficit de professeurs à Dakhlet Nouadhibou

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Syndicat : important déficit de professeurs à Dakhlet Nouadhibou La coordination régionale du syndicat indépendant de l’enseignement secondaire à Nouadhibou a déclaré que la wilaya accuse un important déficit en professeurs de l’enseignement secondaire, ce qui affecte gravement l’opération pédagogique.

Dans un communiqué publié dimanche, la coordination affirme que les établissements de Nouadhibou ne disposent pas du nombre suffisant de professeurs, et que les établissements de Boulenouar et Chami n’en disposent pas.

Selon ce syndicat, le collège I de Nouadhibou accuse un déficit de 11 professeurs, le collège II six professeurs, le collège Tarhil plus de cinq professeurs, le collège III quatre professeurs, le lycée I quatre professeurs, le lycée II deux professeurs et le collège de Cansado deux professeurs.

Le syndicat ajoute que ce déficit important intervient au moment où des enseignants s’entassent inutilement dans la direction régionale et que d’autres sont affectés à des établissements non encore opérationnels.

Il a critiqué la situation de l’enseignement la qualifiant de « catastrophique » et imputant la responsabilité de celle-ci au ministère de l’éducation, l’association des parents d’élèves et à leurs correspondants.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

 

Culture : Instaurer la confiance / Par Aichetou Mint Ahmedou (*)

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Culture : Instaurer la confiance / Par Aichetou Mint Ahmedou (*)Ces temps-ci le terme "Dialogue" occupe, au niveau national, tous les espaces médiatiques, politiques, sociaux, culturels et même littéraires. L’écrivain poète Aichetou Mint Ahmedou donne son point de vue qu’il importe de lire attentivement.

Je suis très heureuse et très honorée de faire partie de cette prestigieuse assemblée. Je remercie Mme l’ambassadrice Laura Baeza de m’avoir si généreusement invitée. Je remercie aussi Mariem mint Derwich de m’avoir encouragée à parler en public, bien que j’aie toujours le trac.

Le sujet est trop profond et trop vaste pour être traité en quelques pages, donc je vais juste l’effleurer à partir de mes sentiments, de mon idéalisme et de mes rêves.

À l’aube de l’industrialisation forcenée, au zénith de l’individualisme à outrance, le monde souffre d’un mal-être général. Espérons que le dialogue des cultures sera un remède efficace ou au moins un baume bienfaisant. En attendant, le monde est un nid de replis identitaires, d’intolérance et de conflits, précurseurs de la tragédie des peuples.

La littérature devra enraciner la culture du dialogue et instaurer le dialogue des cultures. Pour moi, c’est un grand cri d’amour qui traverserait les siècles et les frontières. Une porte frappée, un cœur ouvert, un formidable élan de générosité et de désintéressement. Un lien est créé entre deux esprits et deux cœurs. S’entendre avec son semblable sur le bien commun, sur les valeurs fondamentales qu’on doit partager sûrement. Un regard neuf est promené sur les êtres et les choses. Une incitation au bonheur.

On est tous semblables au départ. Seuls nous changent l’environnement et l’éducation. Notre apparence est changeante et s’adapte à notre milieu de vie, à travers le temps. Les descendants d’un Européen, par exemple, après un séjour d’un millier d’années en Afrique, deviendront noirs, en réaction à la férocité du soleil dans ces contrées-là. Mais leur dimension humaine restera celle de leur ancêtre blanc.

La littérature doit instaurer la confiance et mettre en avant notre cœur et notre conscience et non notre apparence, superficielle donc et sans importance. Elle s’adressera à la moralité des êtres, à leur humanité, pour les rassembler en une entité homogène, civilisée et paisible. En somme, l’unité dans la diversité.

Dans la littérature, l’auteur se dévoile, décrit son environnement culturel et social. Il confie ses rêves, son histoire, son avenir, son présent, ses espoirs, ses déboires, ses expériences et ses tourments. Il explique l’angle à partir duquel il comprend le monde et le sent. Son lecteur s’enrichit invariablement de la somme de sentiments véhiculés par son écrit et de connaissances, la nature humaine étant fragile, vulnérable et influençable par essence.

Je vois l’’être humain comme un livre ouvert à une page blanche, où la vie annote sa chronique, où chaque rencontre, chaque lecture remplit une page vierge. Nos lectures nous marquent à jamais, sans qu’on en ait conscience. Les mots sont volatiles et pourtant si indélébiles. Le lecteur sera ainsi amélioré, reconstruit avec des matériaux plus viables, plus solides et plus humains.

Et de fil en aiguille, une société va se rapprocher d’un autre modèle de société et le profil culturel des uns se fondra dans celui des autres. Ce sera alors un pas de géant vers une citoyenneté commune, la citoyenneté du monde. L’idéal.

On écrit, on transmet et on influence. On lit, on assimile, on influence aussi. On a échangé et on a partagé. Cela illustre un peu le rôle de la littérature dans l’universalité de l’éducation des hommes et l’universalité de leur rapprochement.

Les enfants des anciens colonisés comme moi, qui écrivent dans la langue de la métropole, établissent un dialogue interculturel intense entre leur ancien et leur nouveau moi, tant leurs lectures les immergent dans un monde différent du leur. Ils subissent des changements dans leur perception des autres, dans la gestion de la vie quotidienne et même dans leur comportement. Ils pourraient vivre ensemble, sans heurts ni frictions, avec la descendance de ces anciens colons, tellement ils les connaissent maintenant, tellement ils les comprennent, les respectent et les acceptent jusqu’au fond de leurs différences.

Au temps de la colonisation, la rencontre des cultures a engendré une résistance spontanée et énormément d’antagonismes, parce que la culture dominante a utilisé la force pour que les cultures autochtones épousent ses idées et son mode de vie, contrairement à la littérature, qui suggère la rencontre de cultures plutôt comme une source de paix.

L’homme de littérature, qui est la base du dialogue des genres et des cultures, doit réfléchir le monde, le soupeser, l’analyser, le renifler et le palper sous toutes les coutures, pour produire des conclusions capables de faire du bien à l’humanité, sans distinction de race, de culture, de religion ou de nationalité.

Le dialogue aura la possibilité de s’étendre à plus de communautés, de toucher un maximum de populations, porté qu’il sera par la littérature qui transcende les frontières spatiales et temporelles, virtuelles et réelles. Et l’internet est un formidable moyen de propagation et de diffusion de la littérature à l’échelle planétaire. Les cultures sont appelées à se mélanger et l’internet accélère ce processus de brassage des idées et des idéologies.

Un jour, la littérature arrivera à convaincre le monde que la diversité des races, des cultures et des religions est une source inépuisable de richesse, où chaque peuple aurait intérêt à s’abreuver, jusqu’à la satiété, pour le bonheur et la sécurité de l’humanité.

Quand on parle mondialisation, on comprend écoute et ouverture aux autres, naissance de l’homme, citoyen de l’univers et non de frontières étriquées, bâties selon une conception réductrice et ségrégationniste du monde. C’est un non formidable aux nationalismes divers, au chauvinisme et à la xénophobie.

Dans le contexte de la mondialisation, il n’est plus envisageable de rester dans son coin, replié sur soi et sur son ethnie, ignorant les autres et le monde. La rencontre est inévitable. Échanges, partage et respect deviennent des concepts brandis triomphalement par l’homme qui se veut résolument tourné vers la modernité et le bien-être général. En connaissant mieux les autres et en se connaissant mieux soi-même, on avance inexorablement sur la route du progrès social et culturel, du bonheur.

On se compare et on s’identifie aux autres, on se juge par rapport à eux et c’est la littérature qui permet cette introspection, ce voyage au fond de soi et des êtres, cette inquisition intra et interhumaine, cette recherche permanente du moi et des autres. Une formidable confrontation des êtres et de leur vision du monde.

Je pense aussi que la littérature, quand elle les englobe, humanise, épure, adoucit la documentation sociologique, philosophique, historique ou autres. Elle la dote de sentiments, d’esthétique, de musique, de poésie et la rend donc plus assimilable et plus accessible à la multitude.

Je perçois l’être humain comme une main tendue. Si cette main tendue ne s’exprime pas physiquement ni oralement, les yeux le disent clairement et le cœur le scande au rythme de ses battements. L’être humain a besoin de l’autre pour exister, pour vivre, pour aimer, pour apprendre, pour devenir, pour comprendre. Tout seul, il dépérit et s’il ne disparaît pas, il perd au moins son humanité.

Cette main tendue sera-t-elle saisie par la littérature, qui rapprochera deux mondes, réconciliera deux cultures et fera du respect de l’autre dans sa différence l’objectif des décennies à venir.

Tout cela relève plutôt du domaine des rêves, mais j’ai souvent entendu dire qu’il n’est pas interdit de rêver …

Pour conclure, je transcrirai ici quelques fragments que j’ai écrits, au sujet de mon rapport à l’écriture et à la lecture :

La lecture me tire de ma léthargie, de mon incertitude, de la solitude de mon esprit, de cette tristesse latente, dont je n’arrive pas à déterminer la source, pour la tarir à jamais ou m’en désaltérer à mourir. Sans elle, je suis là, indécise, sans savoir exactement pourquoi. Je tâtonne dans les méandres d’un jour blême qui refuse de se découvrir à moi, qui me tend ses mains pour abandonner les miennes tout de suite après. Je ne sais plus si c’est l’incertitude et un vague désespoir qui me tiennent sous leur coupe ou si c’est moi qui les tiens. J’en tresserais bien un collier dont j’ornerais la frontière de mes sensations.

L’écriture est inséparable de cette tristesse-là, toujours à l’affût d’un mot, d’une image, pour que, telle une déferlante, elle ravage tout sur son passage. Écrire, ce bonheur et ce chagrin emmêlés, inextricables. Devrait-on pleurer de bonheur ou rire de chagrin ? Pourquoi sommes-nous ainsi ? Je ne sais pas, je sais seulement et c’est de plus en plus clair pour moi, que nous les écrivains et poètes, pour notre malheur ou pour notre bonheur, je ne sais pas non plus, nous sommes de la race malheureuse des artistes, des écorchés vif, des mélancoliques, des insatisfaits, des rêveurs incorrigibles, des idéalistes aux mains vides et aux cœurs débordants d’amour de la vie, d’amour de la beauté. Et nous n’avons pas dit notre dernier mot …

Je voudrais faire un tour
Du côté des désirs,
À la recherche de quoi,
Je ne saurais le dire…
Enfanter dans la douleur,
Enfanter dans le plaisir… C’est toujours cela écrire …
Le partager est une
Partie de ce délire …

· À ceux qui aiment écrire
qui aiment le monde
qui aiment lire
qui aiment l’humanité
avec ses défauts et ses qualités
qui aiment la vie,
ont peur de s’y aventurer
tout en le faisant quand même
pour qui tout est prétexte
à fêter l’existence
à fêter tout ce qui a
ou n’a pas d’importance
le bonheur d’être là
le bonheur d’être ailleurs
tout en rêvant d’autre chose
chose si proche
et si loin à la fois
l’espoir incertain
de la tenir en main
tout en appréhendant
ce moment-là
la vie, le bonheur
l’existence, tous ses aléas
un grand point d’interrogation
que nous avons envie
de tenir dans nos bras

Ces derniers poèmes sont extraits du site : www.aichetouma.com

(*) Intervention de Aichetou à Tunis lors LITTÉRATURE ET DIALOGUE Quatrième Rencontre Euromaghrébine d’Écrivains. Un projet financé par la Délégation de l’Union européenne en Tunisie

Source : Adrar Info (Mauritanie)

 

Mauritanie: les télés et radios privées menacées de fermeture

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Mauritanie: les télés et radios privées menacées de fermetureToutes les chaînes de télévisons et les stations de radios privées mauritaniennes seront fermées si elles ne règlent pas leurs arriérées de taxes dues à la société de Télédiffusion de Mauritanie, d’ici le premier novembre 2016.

Ces arriérés s’élèvent à 250 Millions d’ouguiyas pour chacune des chaînes Sahel TV et Al-Wataniya, 216 Millions d’ouguiyas pour Al-Mourabitoune TV et à 170 Millions d’ouguiyas pour chacune des chaînes Dava TV et Chinguetti TV.

Pour Radio SaharMedia, Koboni, Radio Nouakchott libre, Tenwir et Mauritanides, ces arriérés s’élèvent à 30 Millions d’Ouguiyas pour chacune.

A noter que la radio Mauritanides a complètement interrompu ses programmes depuis longtemps. La Radio Nouakchott libre a, elle, suspendu temporairement ses programmes.

Et pour des raisons de grève des employés, Sahel TV a récemment suspendu ses bulletins d’information.

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

 

La culture mauritanienne à l'honneur à Dakar avec "Ziz Fashion"

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C’est dans le cadre enchanteur de l’hôtel Terrou-Bi que Abdoul Aziz Ould Sidaty Dieng, plus connu sous le sobriquet "Ziz Fashion", a organisé une manifestation culturelle de haute facture pour mettre en valeur la culture africaine, mauritanienne en particulier.

Pour le promoteur de l’évènement, surnommé l’ambassadeur de la culture mauritanienne, il s’agit à travers cette édition de "Ziz Fashion", le deuxième du genre, de porter encore très haut la culture africaine.

"L’objectif premier, c’est de montrer mes bijoux. Et à travers cela, ouvrir une belle vitrine pour la Mauritanie et vendre la culture mauritanienne qui est très riche. Cela permet de montrer aussi que nous, les Mauritaniens, nous sommes fiers et aimons travailler. Car la jeunesse mauritanienne est dynamique", a indiqué Abdoul Aziz Ould Sidaty Dieng en marge de la cérémonie.

Présidé par l’ambassadeur de la République de Mauritanie au Sénégal, ce rendez-vous de la culture a été marqué par la présence d’une grande frange de la mode sénégalaise.

Cette édition organisée au Sénégal est une manière pour "Ziz Fashion" de marquer encore une fois de plus la proximité culturelle des deux pays et des deux peuples qui sont frères. Il a invité à une plus grande promotion de notre culture et des atouts culturels du continent. Et cela passe, d’après le promoteur, par l’organisation de tels évènements par des Africains dans leur continent, mais également partout ailleurs dans le monde où cela va permettre de faire connaître notre patrimoine.

"Je suis très satisfait et très content de le faire au Sénégal, à Dakar, à New-York, à Abidjan au Gabon, en Italie ou à Paris et un peu partout dans le monde", insiste-t-il.

Durant cette manifestation, la beauté et la mode africaine ont été bien représentées. C’est pourquoi le promoteur a tiré un bilan plus que satisfaisant de la manifestation qui, souligne-t-il, est un franc succès.

"Ziz Fashion" donne rendez à l’Afrique et au monde de la culture au mois de novembre à Nouakchott pour un festival de grande ampleur qui sera inscrit sur le sceau de la diversité. "En Mauritanie, nous tiendrons très bientôt un "Ziz Fashion Show" pour montrer la culture mauritanienne dans sa diversité. Toutes les ethnies seront représentées : les Peuls, les Maures, les Wolofs, les Sarakholé. Cet évènement se tiendra au mois de novembre. Et ce sera pour montrer toute la culture mauritanienne."

Une boutique de "Ziz Fashion", ouverte dans le hall de l’hôtel Terrou-Bi a été visitée par l’ambassadeur de la République Islamique de Mauritanie qui a salué un grand évènement qui promeut la culture.

Source : Ziz Fashion

Ambassadeur de la mode mauritanienne

Vive la Mauritanie !

Mauritanie: Tariq Ramadan expulsé du pays, ses conférences annulées

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Mauritanie: Tariq Ramadan expulsé du pays, ses conférences annulées [Vidéo]Le professeur et islamologue Tariq Ramadan, a été expulsé de la Mauritanie, tôt ce samedi matin.

Invité par l’ONG Marmite du Partage, en partenariat avec l'Association Main dans la Main, Tariq devait faire trois conférences à Nouakchott. La Mauritanie est le huitième pays musulman à interdire au penseur, l’accès à son territoire.

Dans un post publié sur sa page facebook, le théologien déclare : "le gouvernement (mauritanien) me refuse l’entrée sans explication et m’expulse. Pas d’entrée et pas de conférences", écrit-il depuis l’aéroport international de Nouakchott, vers 1h du matin.

Le sommet arabe y est-il pour quelque chose? Aucune réponse à cette question pour le moment. Les autorités ne se sont pas officiellement exprimées sur ce sujet.

Quoiqu’il en soit, Tariq a pris le chemin du retour ce samedi (7h du matin). Il avait cependant fait une vidéo, destinée aux mauritaniens. Avec sa sérénité qu’ont connait, Ramadan souligne que s’il ne rentre pas, « le discours rentrera » en Mauritanie.

« Les personnes qui ont acheté des tickets (pour la conférence de Tariq) seront remboursées, si elles viennent au siège de l’ONG avec leurs tickets », indique une source au sein de l’ONG Marmite du Partage.

Du côté des organisateurs, c’est l’incompréhension qui règne en maitre. La cellule de communication promet néanmoins de publier un communiqué, dans les heures à venir, une fois le choc passé. En attendant, sur les réseaux sociaux l’indignation est au rendez vous.

Notons en outre, que la venue du célèbre Tariq Ramadan en Mauritanie, est première, était du moins. L’homme, penseur moderne, est Persona non grata dans beaucoup pays.

Tariq Ramadan est rappelons le, Professeur d’études islamiques contemporaines à l’université d’Oxford et Senior Research Fellow à l’université de Doshisha (Kyoto, Japon), entre autres titres.

Source : Le Quotidien de Nouakchott

 

Mauritanie: 12 milliards, 12 hectares et 24 mois pour construire la Grande mosquée de Nouakchott

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Mauritanie: 12 milliards, 12 hectares et 24 mois pour construire la Grande mosquée de NouakchottLa capitale Nouakchott, se dotera d'une mosquée bâtie sur 12 hectares, indique le communiqué qui sanctionne les travaux du conseil des ministres, jeudi 14 juillet. La Ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de l'Aménagement du Territoire, Amal Mint Maouloud a précisé que cet édificecoûtera12 milliards d'ouguiyas.

Selon la ministre, les travaux de cette mosquée débuteront fin 2016 et pour «une durée de 30 mois». Soit 6 mois de plus que la durée annoncée dans le communiqué du conseil des ministres. La mosquée qui sera bâtie sur le site de l'ancien aéroport international de Nouakchott, aura une capacité «d'accueil de 15 milles personnes».

Selon Mint Maouloud, la construction de cette grande mosquée équipée «d'installations complètes en plus (un complexe islamique, de places pour les prieurs des deux sexes, d'une mahadra et d'une résidence pour l'Imam)», démontre la volonté du pouvoir à «moderniser Nouakchott» ainsi que son «attachement à l'Islam».

Notons par ailleurs que sur les 12 hectares réservés à la mosquée, «près 32 400m2 de surfaces (seront) bâties et (près) de 84 000m2" pour les aménagements extérieurs» indique le communiqué du conseil des ministres.

Source : Sen360 (Sénégal)