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Culture en Mauritanie

Bac 2017 : les autorités décidées à sévir contre les fraudeurs

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Ils sont 49.000 candidats, répartis entre 128 centres d’examen dont 65 à Nouakchott, à se pencher lundi sur les premières épreuves du baccalauréat 2017.

Le département de l’éducation a annoncé cette année une batterie de mesures destinées à contrecarrer la fraude dans les centres d’examen. D’abord en obtenant, pendant les quatre jours que doit durer l’examen, la suppression de l’internet vers les mobiles et l’interdiction d’introduire des téléphones dans les salles.

Il a également envisagé des mesures particulièrement dissuasives à l’endroit de ceux qui seront surpris entrain de tricher.

Expulsion pour le reste de l’examen et interdiction formelle pendant deux ans de participer au baccalauréat.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

Près de 50.000 candidats passent le baccalauréat en Mauritanie

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Près de 50.000 candidats passent le baccalauréat en Mauritanie Quelque 49.970 candidats dont 48,24 % sont de sexe féminin ont commencé lundi les épreuves de la première session du baccalauréat en Mauritanie, a-t-on constaté à Nouakchott.

Ces épreuves se déroulent dans 128 centres à travers le pays dont presque la moitié se trouve dans la capitale. Les candidats issus de l’enseignement public sont presque à égalité avec ceux venant de l’enseignement privé.

Une attention particulière a été accordée cette année à la lutte contre la fraude qui a entaché le déroulement du bac ces dernières années, avec notamment l’utilisation des téléphones portables connectés à l’internet.

Des sanctions sévères ont été décidées à l’encontre de tout candidat impliqué dans une quelconque forme de fraude, avec principalement le renvoi définitif de la salle et l’interdiction de passer ce concours pendant les deux prochaines années.

Aussi, la connexion internet sera coupée pendant les heures des épreuves au cours des 4 jours que dure le bac.

Source : Agence de Presse Africaine

 

 

Rite malékite: La Mauritanie pénalise tout discours contraire

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Rite malékite: La Mauritanie pénalise tout discours contraireEn Mauritanie, l’Assemblée Nationale a adopté, ce vendredi 9 juin 2017, un projet de loi « sur la pénalisation de la discrimination ». L’article 10 du projet expose toute personne qui tiendrait un discours contraire et/ou hostile au rite malékite à des peines de prison allant d’une (1) à cinq (5) années.

C’est au niveau du paragraphe de l’article 10 du projet de loi que la pénalisation est inscrite. Il y est indiqué que « quiconque encourage un discours incendiaire contre le rite officiel de la République Islamique de Mauritanie est puni d’un (1) an à cinq (5) ans d’emprisonnement ».

Acté


Défendant le projet de loi devant la chambre basse du parlement, le Ministre de la Justice Me Brahim Ould Daddah a estimé que cette décision « s’inscrit dans le cadre du plan d’action adopté par l’Etat pour empêcher et lutter contre la discrimination et qui comprend une série de mesures politiques, économique et sociales ».

Article 36 du code pénal

A travers ce projet de loi, la Mauritanie compte « doubler la peine des crimes racistes et des discours haineux en les considérant comme des crimes imprescriptibles et à travers l’application de l’article 36 du code pénal », rapporte l’agence officielle d’informations.

L’adoption de cette loi, dont une partie met au ban toutes les personnes qui ne se reconnaissent pas dans le rite malékite intervient à un moment particulier. Il s’agit de la crise avec le Qatar accusé de soutenir le terrorisme et les frères musulmans. Le parti islamiste Tewassoul et les salafistes sont-ils dans le collimateur de l’Etat? Les jours et mois à venir nous en diront plus.

Ce projet de loi vient s’ajouter à d’autres actions du gouvernement, allant dans le sens de la lutte contre « la radicalisation et l’extrémisme ». L’on se rappelle qu’il y a deux ans de cela, le ministère des affaires islamiques et de l’enseignement originel avait initié des séminaires autour du rite malékite et de ses bienfaits.

Au cours d’un de ces séminaires, l’érudit Cheikh Ould Zein Ould Al-Imam, membre de la Ligue des Intellectuels Religieux Mauritaniens, jugeait nécessaire de « promouvoir une culture de tolérance religieuse (à travers le rite malékite Nldr) et de combattre l’idéologie extrémiste qui a commencé à se répandre dans les sociétés du Maghreb ».

Entre la politique de sensibilisation d’alors (2015) et celle de la pénalisation d’aujourd’hui, il y a tout un monde. Les autorités semblent être résolus à mater toute doctrine opposée au rite malékite. Les premières personnes à faire les frais de cette pénalisation seront certainement les frères musulmans et les salafistes.

En Mauritanie, faut-il le rappeler, l’islam est la religion d’Etat. Le rite malékite est de loin le plus répandue dans les foyers et discours. Cependant, des voix discordantes ont commencé à émerger. Est-ce la bonne approche? L’avenir nous le dira.

Source : Le Reflet (Mauritanie)

 

 

Le monument Ball Amadou Tidjane s’en est allé

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Le monument Ball Amadou Tidjane s’en est alléLe meilleur speaker de Radio Mauritanie de tous les temps, Ball Amadou Tidjane décédé mardi soir a été inhumé, ce mercredi 7 juin au cimetière du Ksar. Il a été accompagné vers sa dernière demeure par une foule immense.

Après s’être donné rendez-vous à l’hôpital national, des proches, anciens collègues des médias, beaucoup d’anonymes ont assisté plus tard, à la mosquée Ibn Abass à la prière mortuaire. Grâce à sa voix d’or Ball (82 ans) fut et restera une icône en Mauritanie. Il a servi à la Radio depuis 1968 jusqu’à nos jours.

«Doyen Pour les uns, père pour les autres», Amadou Tidjane a rythmé l'existence de Radio Mauritanie, à travers les communiqués populaires en pulaar devenus au fil du temps les références horaires de bien de ménagères foutankés mais aussi des autres communautés nationales.

Le regretté directeur du Calame Habib Ould Mahfoudh écrivait dans ses " Mauritanides": « En attendant le journal parlé de 13 heures et le déjeuner qui tombait presque en même temps, on écoutait les communiqués en Poulaar de Ball Amadou Tidjane. Depuis, pour presque tous les mauritaniens, la voix de Ball est synonyme de déjeuner».

C'est une page qui semble se tourner.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

Réunion préparatoire des examens nationaux, en particulier le baccalauréat

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Réunion préparatoire des examens nationaux, en particulier le baccalauréat Le ministre de l’Education nationale M. Isselmou Ould Sidi Mokhtar Ould Lehbib s’est réuni samedi soir à Nouakchott avec les chefs des centres d’examens sur toute l’étendue du territoire national.


Le ministre a souligné que cette rencontre offre une bonne occasion de rencontrer le staff chargé de superviser les examens nationaux, en particulier le baccalauréat.

Le ministre a exprimé, au cours de cette rencontre, sa gratitude et ses remerciements à ce staff pour le travail mené au cours de l'année écoulée et pour le succès remarquable des derniers examens, qui a reflété la crédibilité des examens en Mauritanie, soulignant l'importance du rôle joué par le chef du centre en tant que premier et dernier responsable de ce qui se passe dans son centre.

Il a noté la volonté du ministère de prendre toutes les mesures recommandées par les superviseurs des examens et qui sont de nature à contribuer à la réussite de ce processus.

Le ministre a répondu aux différentes questions, qui ont mis l'accent sur les questions techniques, à savoir la réduction des centres d'examens et leur exclusion de la couverture du réseau internet lors des épreuves.

La réunion s’est déroulée en présence de plusieurs responsables de département.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Communiqué de la Présidence de la République fixant l’horaire de travail pendant le mois béni du Ramadan

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Communiqué de la Présidence de la République fixant l’horaire de travail pendant le mois béni du RamadanLa Présidence de la République a rendu public vendredi un communiqué fixant l'horaire du travail pendant le mois béni du Ramadan dont voici le texte intégral :


"La Présidence de la République communique :

Au cours du mois béni de Ramadan, l'horaire de travail dans les services publics est fixé ainsi qu'il suit :

-Du Lundi au Jeudi: de 09 heures à 17 heures.

- Le Vendredi de 9 heures à 12 heures

Sont exemptés de l'application de cet horaire :

-Les Forces Armées Nationales et de Sécurité,

-Les Hôpitaux et Dispensaires,

-Les Etablissements Scolaires,

- La Radio, la télévision, le Rac, les Postes et Télécommunications ».

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

 

Calamités…. Calamités…. Calamités…

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Calamités…. Calamités…. Calamités… L'élection d'un nouveau président, pour le Syndicat des Journalistes Mauritaniens, s'est tenue le dimanche 21 Mai 2017. C'est le journaliste Mohamed Salem Ould Dah qui a été élu, contre le président sortant, Ahmed Salem Ould Moktar Salem. Une victoire aux forceps, puisque seuls 252 des 494 votants (sur 1236 inscrits…) ont porté leur suffrage sur Ould Dah, contre 242 en faveur d'Ould Moktar Salem.

Tout semble s'être passé dans le calme. Le président sortant n'aurait pas, que je sache, contesté les résultats. Pour cela seulement, il est à féliciter. Ainsi la presse (une fois n'est pas coutume) aura-t-elle donné une très belle leçon de démocratie aux Mauritaniens qui en ont fort besoin.

Selon les premières déclarations du nouveau président du SJM, les autorités n'auraient pas interféré (une fois n'est, ici non plus, coutume) dans le déroulement des consultations. Encore une très bonne chose.

Après plusieurs mois de confusion, la presse nationale a donc réussi à dépasser ses clivages pour désigner un nouveau " patron " dont la mission ne sera, pour l'essentiel, que de suppléer son collègue sortant à gérer les problèmes structurels où se débat, depuis sa naissance, la presse nationale.

Une institution qui peine, depuis plus de vingt ans, à prendre son envol, incapable qu'elle est restée de trier entre le bon grain et l'ivraie. La responsabilité de l'Etat est, à cet égard, flagrante.

Plus que compréhensible, comme en tout pays où la démocratie est malmenée, où les droits humains les plus fondamentaux sont foulés, quotidiennement, du pied, où la répression est de règle, la dilapidation des deniers publics monnaie courante, les biens mal acquis fleurissant à bout de champ et des lobbies de toutes sortes maîtres de tous les aspects de la vie nationale.

Naturellement qu'en ces lamentables conditions, une presse forte ne soit jamais bienvenue. Autant en faire un fourre-tout où repris de justice, soldats à la retraite, malades mentaux, bouffons de tout acabit, personnages sans scrupules, jeunes étudiants frais émoulus en quête de sensationnel, agents des renseignements, entremetteurs côtés en haut lieu, dévergondées et autres résidus sociaux s'octroient un titre de journaliste leur permettant de disputer les menus fretins avec les laudateurs, animateurs publics et autres clowns, lors de providentielles réunions, formelles ou informelles, cérémonies de mariages, voire enterrements ou condoléances.

Beaucoup des 1236 inscrits sur la liste électorale du SJM ne sont, au demeurant, en aucune sorte des journalistes. Les responsables de cette élection pastiche sont, malheureusement, les premiers à le savoir.

Plus de sept cents (742) dont un bon paquet de " vrais " journalistes ne sont pas allés voter, en signe de protestation contre cette dangereuse infiltration. Les modalités d'inscription et l'obtention de la carte d'électeur sont loin d'avoir été rigoureuses. De fait, n'importe qui a voté pour n'importe quoi.

Le nouveau bureau du SJM doit le savoir. Son premier défi sera d'avoir le courage d'assainir l'institution dont il vient d'avoir la charge… au risque de remettre en cause sa légitimité. Les frasques qui ont émaillé, par moment, le déroulement de l'élection en disent long sur les difficultés potentielles qui se dressent face à cette nécessité de clarification.

Les youyous de femmes, au passage d'un directeur général d'un média public, ou l'insolence d'un journaliste qui montre, au public, son bulletin, avant de le mettre sous enveloppe, sont éloquents. Ailleurs, la presse est un pouvoir qui fait et défait les hommes et les opinions.

Sa puissance et son influence sont tributaires de son organisation et de sa rigueur, en termes d'accès au corps médiatique, à la moralité et à la capacité de ses membres à discerner entre leurs choix personnels et le traitement professionnel et neutre de l'information. Cela devrait être l'ambition de la presse et la volonté de l'Etat. Mais, en Mauritanie, les écuries d'Augias attendent toujours d'être nettoyées.

El Kory Sneiba
Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Médias : le journaliste Jean-Karim Fall est décédé

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Le journaliste franco-sénégalais de France 24 est décédé brutalement le 26 mai, en Sicile, alors qu'il couvrait le G7. Il avait 59 ans.

« C’était un grand », disent tous les journalistes africains et européens qui l’ont connu. Jean-Karim Fall, journaliste à France 24, était un reporter exceptionnel et il est mort en reportage. Il est décédé brutalement dans sa chambre d’hôtel, le 26 mai, lors du sommet du G7 à Taormina en Sicile.

Né en mars 1958 d’un père sénégalais et d’une mère française, « JKF », comme l’appelaient ses collègues, est un diplômé de l’Ecole supérieure de journalisme (ESJ) de Lille, qui a tout de suite choisi de suivre l’actualité africaine.

Grand reporter à Radio France Internationale (RFI), il a couvert aussi bien la visite mouvementée de François Mitterrand chez Thomas Sankara, en novembre 1986, que la mise à sac de Kinshasa par la soldatesque de Mobutu, en septembre 1991, ou la guerre civile au Liberia dans les années 1990.

Très fin connaisseur de l’Afrique et de ses décideurs

Le 7 décembre 1993, alors qu’il est correspondant de RFI à Abidjan, il est le premier à annoncer au monde la mort de Félix Houphouët-Boigny. Reporter tout terrain, Jean-Karim Fall n’était pas une tête brûlée. De par son père, l’ancien ministre et ambassadeur sénégalais Abdel Kader Pierre Fall, il avait appris l’art de la diplomatie et de la « palabre » avec les soldats ou les rebelles de tous poils et réussissait ainsi à se sortir des situations les plus difficiles.

Chef du service Afrique de RFI à partir de 1996, Jean-Karim Fall, par son professionnalisme, a beaucoup contribué au développement de la « radio mondiale » sur le continent africain. Depuis 2012, il était passé à France 24, où il était à la fois rédacteur en chef, interviewer et chroniqueur. Toujours affable avec ses interlocuteurs, il savait les mettre en confiance.

Ainsi en avril dernier à Paris, le chef de l’Etat guinéen, Alpha Condé, lui avait confié sur France 24 qu’il avait gentiment reproché à Idriss Déby Itno d’avoir accueilli Marine Le Pen à N’Djamena. Parce qu’il était autant sénégalais que français, il acceptait de commenter l’actualité de tous les pays… sauf celle de son Sénégal bien aimé. Un grand est parti.

A sa famille et à ses proches, la rédaction de Jeune Afrique – et plus particulièrement ceux d’entre nous qui ont pu apprécier sa confraternité et sa courtoisie – présente ses condoléances attristées.

Source : Jeuneafrique.com

 

 

Mauritanie : les professeurs de l’enseignement technique et professionnel en grève pendant 5 jours

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 Mauritanie : les professeurs de l’enseignement technique et professionnel en grève pendant 5 joursLe syndicat national des professeurs de l’enseignement technique et professionnel sont entrés en grève lundi pendant cinq jours pour protester le peu d’intérêt porté à leurs doléances par le ministère de l’éducation nationale.

Selon le syndicat la grève a été suivie à 95% dans certains établissements et même 100% dans d’autres.

Le syndicat précise que ce mouvement de grève est intervenu pour dénoncer la manipulation et les erreurs répétées et injustifiées à l’égard des émoluments et droits des professeurs, la mauvaise gestion du secteur et le peu d’intérêt qui lui est porté.

Il demande le paiement des indemnités d’équipement, de l’éloignement, de la craie et de l’encadrement, ajoutant que ces indemnités sont une ligne rouge qui ne saurait être tue.

Le syndicat a réaffirmé sa détermination à poursuivre leur mouvement jusqu’à l’obtention de leurs droits, ajoutant que le retard de paiement de ces indemnités est une injustice à l’endroit surtout des enseignants dans les régions éloignées.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

Mauritanie : les autorités empêchent l’organisation d’une manifestation chiite et convoquent l’ambassadeur d’Iran

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Mauritanie : les autorités empêchent l’organisation d’une manifestation chiite et convoquent l’ambassadeur d’IranLes autorités mauritaniennes ont empêché la tenue d’une réunion destinée à mettre en place un haut conseil pour les chiites de Mauritanie, au même moment le ministre des affaires étrangères convoquait l’ambassadeur d’Iran en Mauritanie pour lui signifier le refus de la Mauritanie de toute activité de nature à toucher le rite sunnite du pays.

Cette information a été publiée par le journaliste mauritanien Khalil O. J’Doud, correspondant itinérant de la télévision « Al Arabia » en Afrique du nord et de l’ouest sur sa page Twitter, ajoutant que le directeur de la sûreté de l’état a convoqué les personnes qui préparaient cette réunion.

Selon O. J’Doud les personnes à l’origine de cette initiative, inconnues sur les scènes religieuse, culturelle et politique, ont été mis en garde par le directeur de la sûreté de l’état contre de telle initiative dans l’avenir.

Les mêmes sources ajoutent que ce groupe entretient des relations avec des milieux chiites, iraniens et libanais, dont la plupart sont actifs au Sénégal voisin.

A propos de la convocation de l’ambassadeur iranien, la même source précise qu’elle est intervenue quelques heures avant le départ du président Aziz

vers l’Arabie Saoudite où il devait prendre part au sommet islamo-américain. La même source ajoute que le ministre des affaires étrangères a signifié au diplomate iranien le rejet de la Mauritanie de telles initiatives et lui a demandé de transmettre à Téhéran un message clair, celui du refus de la Mauritanie d’accepter une quelconque interférence dans ses affaires intérieures et la question religieuse dans le pays

La Mauritanie avait déjà interdit toute activité liée au Hezbollah libanais ou destinée à changer le rite malékite de la société mauritanienne, ceci au moment où les personnes qui ont adhéré au rite chiite, ont nié toute relation avec l’ambassade iranienne à Nouakchott.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

 

Mauritanie: face à l'éternel casse-tête du système éducatif

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Mauritanie: face à l'éternel casse-tête du système éducatif Le gouvernement mauritanien prépare une réforme du système éducatif, la énième d’une série marquée par le syndrome de l’échec permanent depuis 1967, avec pour résultat une réalité qui plonge le niveau de performance des élèves dans les abysses de la médiocrité.

Peu de détails filtrent pour le moment sur les grands axes de la nouvelle orientation de ce secteur vital pour l’avenir et le développement du pays. Toutefois, celle-ci devrait se traduire par la réservation exclusive des premières années du cycle fondamental à l’enseignement public et donc la suppression de l’intervention du privé au niveau de l’école primaire.

Une orientation peu claire, qui suscite déjà un torrent de commentaires sur le registre du rejet. Les symboles les plus récents de l’échec de l’école mauritanienne au cours des dernières années sont le taux de réussite au bac pour les années 2013 et 2016 qui se situent en dessous du 10%.

D’où ce commentaire de Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, premier ministre en 2013. «Malgré tous les efforts consentis, notre système éducatif manque toujours de crédibilité, enregistrant un recul des niveaux et une inadéquation avec les besoins du marché de l’emploi, en plus de la faiblesse de l’encadrement pédagogique, de la mauvaise planification et du manque de recyclage et de formation».

Ce constat établi par un officiel est conforté par un rapport de la Banque mondiale établi il y a quelques années. Ce document constate certes "qu’au cours des 15 dernière années, la Mauritanie a accompli des progrès substantiels en matière de scolarisation passant d’un brut de 43% à 85,6%, principalement grâce à une progression du taux d’accès ds enfants en âge de scolarisation qui passe de 78% à 93%".

Toutefois, poursuit-il, "il est illusoire de penser qu’un taux proche de l’unité est un indicateur de scolarisation universelle, ce qui compte ce sont les enfants qui terminent le cycle avec un niveau d’acquisition acceptable".

Dans le cas de la Mauritanie, on entre ainsi au cœur d’un faible niveau de rétention «puisque 55% seulement des élèves accédant en première année de l'option française terminent le cycle primaire. La situation est encore plus accentuée quand on introduit les variables liées au genre et au lieu de résidence. Il y a un très fort taux de déperdition chez les jeunes filles et les élèves en milieu rural», note le document de la Banque Mondiale (BM).

Partant, il urge d'aller «vers un système éducatif plus performant, plus efficace et plus équitable. Aborder des aspects structurels jusque-là relativement négligés pour les 15 prochaines années», souligne la Banque mondiale.

Ce rapport relève aussi que l’enseignement des cours multiples en double flux, largement mis en œuvre pendant les années 1990, qui ont permis des avancées en termes de couverture quantitative, ont aussi montré leurs limites. Alors, il faut s’attaquer à des sujets plus structurels tels que celui du financement public et privé, de la rémunération des enseignants, de la qualité des services offerts, les arrangements institutionnels, les questions liées à la gestion.

Le gouvernement met actuellement en œuvre un Plan national de développement du secteur de l’éducation (PNDSE).

Toutefois, la polémique liée à la vente par le gouvernement, de certains sites abritant les premières écoles construites à Nouakchott, après l’accession à l’indépendance du pays, est venue jeter le trouble dans l’esprit des spécialistes de l’éducation. Ces pionniers déplorent les petits calculs d’épicier d’une administration sans vision pour l’avenir.

Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya
Source : Le360 (Maroc)

 

Cérémonie de remise des prix de l’Edition 2017 de la dictée Habib ould Mahfoudh

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La Fondation Habib Ould Mahfoudh a organisé le samedi 08 avril 2017 au Nouakchott Hotel la cérémonie de remise des prix de l’Edition 2017 de la DICTEE HABIB MAHFOUDH dont l’épreuve s’est déroulée le dimanche 26 mars dans les locaux de l’ENS.

La cérémonie de remise des prix a vu l’affluence d’un large panel d’hommes de culture mais aussi de leaders politique et de membres de la société Civile. Une autre partie du public était constituée des parents d’élèves des lauréats, des directeurs des établissements secondaires et des professeurs du CREL sans compter un grand nombre d’amis de feu Habib

Après une séance de rafraîchissement au restaurant de l’hôtel, le Président d’honneur de la Fondation, monsieur Sedenne Ould Abdel Fettah, a prononcé un mot de bienvenue dans lequel il a remercié les organisateurs de cette manifestation ainsi que les sponsors et les partenaires. Monsieur Elemine Ould Mohamed Baba, conseiller scientifique, procéda ensuite à la distribution des attestations aux établissements, aux partenaires et aux membres du jury.

L’assistance visionna par la suite deux  reportages sur le déroulement de l’Edition 2016 et de l’édition 2017 en plus d’une vidéo relative aux activités caritatives de la Fondation qui a pris en charge l’inscription et le suivi de 11 élèves.

Commença alors la distribution des prix aux 5 lauréats:

1er prix ex-æquo : Lissong El Hadj Malik des Ecoles Privées Diam Ly, remis par Monsieur Mohamed Haybitna Ould Sidi Hayba, homme de lettres et ancien professeur de Habib

1er prix ex-æquo :  Medina El Hadj Oumar Kane du Groupement des Ecoles privées Ismaïla Nalla Kane (Excellence) remis par monsieur N’gaidé, Conseiller pour la coopération au Ministère de l’Education Nationale

2ème prix ex-æquo:  Mama Yéro Youssouf  Koïta des Ecoles privées Al-Baraka

2ème prix ex-æquo: Mansour Tane M’Boddj des Ecoles privées Al-Baraka

Les 2 prix ont été remis par Madame Fatimetou Mint Abdel Malik, Maire de Tevragh Zeina

3 ème prix: Mohamed Ali Ould Mohamed Fall du Lycée Excellence II, remis par Madame Oum ElKhayri Mint Ghazwani, députée

La remise des prix a été ponctuée par des lectures des textes de Mauritanides par messieurs Abdoulaye Ciré Ba, Ahmed Ould El Bou et Brahim Ould Abdellahi pour être clôturée par le Clip de Maalouma Mint Meyadh dédié à Habib.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Les syndicats des étudiants s’en prennent au ministre de l’enseignement supérieur

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Les syndicats des étudiants s’en prennent au ministre de l’enseignement supérieur Le Front national pour la défense des droits et des acquis, dans un communiqué distribué mardi, a accusé le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, d’être responsable de ce qu’il a appelé « la déchéance sans précédent du système éducatif dans le pays ».

Ce front, considéré le plus grand rassemblement de syndicats estudiantins en Mauritanie, cite un certain nombre de décisions prises par le ministre, comme par exemple la suppression pour deux ans successives des inscriptions pour le master dans la faculté des sciences juridiques et économiques, hypothéquant l’avenir académique des étudiants par des mesures arrêtées, sans concertation, par le ministère.

Le front ajoute que les politiques improvisées et les décisions individuelles qui président à la gestion du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, ont entraîné le système académique dans un cycle infernal de crises qui s’entrelacent et se compliquent à chaque étape des mesures improvisées par le ministre.

Il a appelé les étudiants à exprimer leur rejet des décisions du ministère et à se solidariser avec leurs collègues à l’étranger, en participant à une grande marche prévue demain mercredi devant le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

Les maalmines de Mauritanie : les grands oubliés

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Vidéo : Les maalmines de Mauritanie : les grands oubliésHéritiers d’un patrimoine culturel et d’un savoir faire traditionnel séculaire, les maalmines (forgerons ou artisans) sont des laissés-pour-compte dans la Mauritanie d’aujourd’hui.

Ils sont estimés à près de 600.000 sur une population totale de 4 millions d’habitants. Après avoir joué un rôle majeur dans la survie et le développement des populations nomades dans un désert souvent hostile, ces artisans créateurs sont les grands oubliés d’un Etat ouvert à une mondialisation sans pitié.

Ce qui renforce encore plus leur stigmatisation dans une société qui les a toujours classés au bas de son échelle sociale.

Les vestiges du passé

La Foire Nationale de Nouakchott, située sur la route qui mène à Rosso, a été pendant plus de 40 ans la vitrine culturelle et artistique de la Mauritanie et le temple de son artisanat. C’était l’une des adresses les plus partagées par les touristes qui fréquentaient le pays.

Aujourd’hui, le siège désaffecté de la Foire Nationale est complètement abandonné et l’on y croise plus d’animaux errants que de visiteurs. Derrière le bâtiment central, à l’emplacement de l’ancien parc zoologique, on trouve de vieilles baraques couvertes de tôles rouillées, dans lesquelles se réfugient encore quelques rares maîtres artisans. Ces derniers continuent à y utiliser leurs forges et enclumes pour réparer essentiellement des armes à feu ou pour réaliser les commandes de quelques clients particuliers.

A coté de ces baraques se trouve encore la khaïma (tente bédouine traditionnelle) de Tfeila, collectionneuse et propriétaire d’une coopérative féminine, qui occupe les lieux depuis plus de 25 ans. Nous y croisons Aicha et Mariem, des artisanes qui travaillent le cuir. Elles achèvent la finition des « iliwich », sorte de tapis de prière confectionné à partir de peaux et de poils de chameaux.



Travail sur Illiwich

« Nous venons ici tous les jours chercher du travail comme celui-ci, car c’est la seule chose que nous savons faire » explique Aïcha. « Nous travaillons sous cette khaïma, quel que soit le temps, jusqu’à la tombée de la nuit. Heureusement que Tfeila est là pour nous accueillir et nous donner du travail. Nos hommes aussi travaillent derrière dans les bâtiments que vous voyez là. Ce sont des conditions très difficiles mais nous n’avons pas le choix. Nous devons envoyer nos enfants à l’école, pour qu’ils aient plus de chance que nous, même si cela n’est pas toujours évident. Dès que l’on découvre qu’ils sont maalmines, ils sont aussitôt embêtés et bloqués. C’est injuste, nous sommes aussi des êtres humains et nous voulons vivre comme tout le monde. Voyez le pauvre Brahim, à qui on a volé ses créations. Il a abandonné l’école parce que les enfants l’embêtaient et aujourd’hui on lui vole son travail.»

Brahim, l’espoir

Brahim a 28 ans, il travaille dans l’atelier de son oncle depuis qu’il a 11 ans. « J’ai abandonné l’école en classe de 5ème et je me suis mis à travailler. Oui j’ai essayé de relever des défis. Un jour j’ai entendu quelqu’un dire que l’on ne pouvait pas fabriquer une armoire en ébène. J’ai essayé et j’ai réussi » déclare le jeune garçon avec fierté.



« Puis je me suis lancé dans d’autres fabrications : une malle en ébène démontable, qui se transforme en table, une valise aussi. La malle démontable m’a été rachetée par les autorités pour une foire à Dakar. Elle a remporté un grand prix là bas, tout le monde en parlait, mais personne ne m’a cité comme étant son artisan. Ils n’ont même pas pris la peine de me féliciter ou de m’encourager. J’ai trouvé cela terriblement frustrant. Lorsque des concours sont organisés ici ou ailleurs, le département oublie de m’inscrire ou de m’inviter, alors que je peux fabriquer tout ce qu’une machine moderne peut fabriquer et même mieux !»

Brahim, malgré ses mésaventures, garde le ferme espoir qu’un jour il pourra enfin voyager et participer à un concours international pour présenter son savoir-faire, fruit d’un riche héritage des cultures arabo-berbères et négro-africaines.

La démission de l’Etat

Le plus grand échec de l’Etat, selon Mariem, sociologue, en matière de politique de promotion de l’artisanat du pays, c’est bien l’éducation et la professionnalisation des artisans pour faire face à un marché de plus en plus ouvert aux produits industriels plus concurrentiels.

Ces artisans avaient aussi l’habitude de travailler seuls et n’ont pas d’expérience en matière de création d’entreprises. Leur métier n’a pas été valorisé et par conséquent ne s’est pas ouvert aux autres. Seuls les artisans de souche, qui ont la vocation du métier sont restés à le pratiquer de façon archaïque : les hommes travaillent l’or, l’argent, l’ébène et la corne ; les femmes travaillent le cuir, dessinent le henné et tressent les cheveux.

« La société avait maintenu la caste des maalmines - comme toutes les autres castes serviles (esclaves, griots, éleveurs) - sous contrôle, par une endogamie imposée, pour préserver un savoir-faire nécessaire à la survie de ses membres. Aujourd’hui, grâce au levier de l’éducation, ces communautés encore marginalisées cherchent à s’émanciper pour s’élever dans l’échelle sociale. » Nous explique-t-elle. « C’est le temps qui effacera les stigmatisations de la société, comme partout ailleurs ».

Maïmouna Saleck
Source : Dune Voices

 

 

Tunisie : appel au retrait d’une circulaire interdisant aux femmes d’épouser des non-musulmans

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Une coalition d'associations tunisiennes a appelé lundi au retrait d'une circulaire interdisant le mariage des Tunisiennes musulmanes avec des non-musulmans, en dénonçant "une aberration" violant la liberté de conscience inscrite dans la Constitution de 2014.

« Il est aujourd’hui inadmissible qu’une simple circulaire, de valeur juridique quasiment nulle (…), commande la vie de milliers » de Tunisiennes, a martelé lors d’une conférence de presse Sana Ben Achour, juriste et présidente de l’association Beity.

Une soixantaine d’associations ont signé l’appel à retirer cette circulaire du ministre de la Justice datant de 1973, qui empêche la célébration du mariage des Tunisiennes musulmanes avec des non-musulmans.

Nécessité d’un certificat de conversion

Un certificat de conversion du futur époux est actuellement exigé pour le mariage de toute Tunisienne considérée comme musulmane et désireuse d’épouser un non-musulman -généralement étranger. Et si une Tunisienne se marie à l’étranger avec un non-musulman sans ce papier, son mariage ne peut être enregistré en Tunisie.

Les hommes tunisiens peuvent, eux, se marier avec une non-musulmane.

Il n’existe pas de statistiques fiables et précises sur le sujet mais ce texte « remet en cause un droit fondamental pour tout être humain : le choix libre du conjoint (…). Cette prohibition est une souffrance pour des milliers de Tunisiennes et leurs familles », qui sont « privées de leur droit fondamental à la sécurité juridique », déplore le collectif dans un communiqué.

Un retrait d’ici novembre 2017 ?

Pour Wahid Ferchichi, de l’Association tunisienne de défense des libertés individuelles (Adli), il est déjà problématique que la circulaire identifie ces Tunisiennes comme étant musulmanes a priori, alors qu’ « aucun certificat ne prouve la religion » en Tunisie.

Mais surtout, la circulaire est en contradiction avec la Constitution, qui prône la liberté de conscience et l’égalité entre les citoyens, a-t-il souligné.

Le collectif espère son retrait d’ici novembre 2017. Pour cela, il entend sensibiliser l’opinion publique et rencontrer les ministres de la Justice, de l’Intérieur ainsi que le chef du gouvernement. Un colloque est aussi prévu sur ce sujet.

La Tunisie, considérée comme pionnière des droits des femmes dans le monde arabe, a adopté une nouvelle Constitution en 2014, qui stipule que « citoyens et citoyennes sont égaux en droits et devoirs ».

Mais les femmes restent discriminées dans plusieurs cas, notamment en matière d’héritage, et le Code du statut personnel (CSP) désigne toujours le mari comme chef de famille.

À Source : Jeuneafrique.com

 

 

En Mauritanie, les femmes fêtent leurs divorces

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VIDÉO. En Mauritanie, les femmes fêtent leurs divorces Si dans la plupart des pays on fête son mariage, en Mauritanie, les femmes fêtent leurs divorces. Dans une vidéo diffusé par AJ+ Arabi, on voit une jeune femme mauritanienne, Om El Fadhel Bent Mohamed expliquer cette tradition: "c'est la 6eme fois que je divorce, ce n'est donc pas ma première fois", affirme-t-elle.

Henné, youyous, danse...tout y est: "Cette fête que nous faisons pour le divorce est une tradition chez nous, c'est quelque chose de normal pour nous, les mauritaniens", explique-t-elle.

"Quand une femme dépasse les 3 mois après le divorce, elle doit se préparer. Elle doit tresser ses cheveux, faire le henné et se maquiller être belle devant les hommes parce qu'elle a encore la perspective de se remarier une autre fois" indique-t-elle.

"La société mauritanienne regarde la femme divorcée d'une façon positive, sans aucune ambiguïté, c'est quelque chose de normal" conclut-elle.

Source : Al Huffington Post Maghreb

 

 

 

Avis de concours : Prix Habib Ould Mahfoudh de la presse, édition 2017

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Pour célébrer la journée Internationale de la liberté de la Presse et pour perpétuer la mémoire du combat de Habib ould Mahfoudh pour la liberté de la presse, sa Fondation organise un concours du meilleur article en Arabe et en français.

Le thème retenu est la liberté d’expression. Le texte inédit ne dépassant pas 2500 caractères doit être expédié à l’adresse : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. Avant le 14 avril 2017.

Les prix des 2 lauréats seront remis au cours d’une cérémonie qui sera organisée le Mercredi 3 mai 2017.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Venez écouter les mains de Mohamed Ould Sidi à la Maison des artistes

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Venez écouter Mohamed Ould Sidi à la maison des artistes

Le Quotidien de Nouakchott - Mohamed Ould Sidi a 30 ans. Il habite la périphérie de Nouakchott. Il est sourd-muet. Pour s’exprimer, Mohamed a choisi l’art plastique.

Ses tableaux (une vingtaine) sont exposés à la Maison des artistes de Nouakchott. Au cours du vernissage de cette exposition, 15 des vingt tableaux exposés ont été achetés, essentiellement par des expatriés.

L’exposition s’étale du 11 au 15 mars.

Source : Le Quotidien de Nouakchott

Dr Mariella Villasante Cervello : Servilité et hiérarchies statutaires en Mauritanie. A propos du discours « anti-esclavagiste » de Biram Dah Abeid publiés dans La Libre Belgique le 25 février 2017

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Dr Mariella Villasante Cervello : Servilité et hiérarchies statutaires en Mauritanie. A propos du discours « anti-esclavagiste » de Biram Dah Abeid publiés dans La Libre Belgique le 25 février 2017[Note d’introduction : Après la publication d’un énième entretien outrancier à Biram Dah Abeid en Occident, cette fois-ci dans le site d’information La libre Belgique, le 25 février 2017, signé par Dorian de Meeûs, j’ai envoyé un petit article pour lever les graves affirmations contraires à la vérité du président de l’IRA.

Marie-France Cros, m’a répondu d’abord par l’affirmative, et finalement elle n’a plus donné de ses nouvelles. De fait, elle est l’auteure de plusieurs articles sur la question depuis 2013[1], qui montrent sa proximité des positions de l’IRA.

Ainsi, j’ai décidé donc de le publier en Mauritanie, dans une version un peu plus longue, car les dernières déclarations de Biram sont bien plus graves que d’habitude et il me semble qu’il est grand temps, pour nous autres chercheurs de base, de commencer à répondre aux versions simplistes et toxiques de certains journalistes en avançant des faits de la réalité mauritanienne.]

• La Mauritanie attire l’attention des médias occidentaux en raison du prétendu « esclavage » qui resterait à peu près immuable dans cette société assez mal connue et assez marginale en Afrique de l’Ouest et en Afrique du Nord. Biram Dah Abeid, président de l’association (non reconnue) Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), créée en 2008, multiplie des déclarations qui dénoncent l’esclavage au sein de la société hassanophone (l’arabe local) de Mauritanie.

Ancien fonctionnaire de la justice, il était greffier, ancien militant dans les associations de défense des droits des « hrâtîn », les groupes serviles hassanophones, il s’est fait bien connaître dans les médias des Etats-Unis et d’Europe, et reçoit une grande attention des Occidentaux, fascinés par la permanence d’un esclavage qu’on croyait disparu en Afrique, mais surtout fascinés par l’histoire qu’on leur raconte : des « Blancs » arabo-berbères auraient (encore !) des esclaves « Noirs ».

• Je conduis des recherches en anthropologie sociale en Mauritanie depuis 1986, et j’ai eu l’honneur de diriger le premier livre collectif sur le thème des Groupes serviles au Sahara. Approche comparative à partir du cas des arabophones de Mauritanie (CNRS-Éditions, 2000). Depuis lors, je suis de près l’évolution sociale du pays. Dans la Chronique politique 2016, j’ai apporté des précisions sur les « formes extrêmes de dépendance » et sur les faux discours de Biram.

• Un portrait de Biram Dah Abeid a été publié par le journal Libération le 23 janvier 2017[2], par Célian Macé. Il rapporte une déclaration mensongère de Biram selon laquelle il est « encore courant en Mauritanie d’offrir un homme ou une femme pour une naissance ou un mariage »… Sans donner aucune preuve bien entendu. En trente ans de recherches en Mauritanie je n’ai jamais entendu une plainte de ce genre ; et les Mauritaniens que j’ai interrogé récemment n’ont jamais eu écho d’un seul cas de « donation d’esclaves ».

• Le 25 février 2017, La Libre Belgique a publié un entretien à Biram Dah Abeid, apparemment obtenu à Genève par Dorian de Meeûs, dans lequel il revient sur ses discours outranciers, totalement éloignés de la réalité mauritanienne. Il affirme par exemple :

(1) « Le fait d’appartenir totalement à son maître est inimaginable. Dès l’âge de 8-9 ans, les filles ont déjà toutes été violées plusieurs fois par le maître, ses fils, son chauffeur et son hôte de passage. » (…)

(2) « Mon père, qui devait être esclave, a été affranchi par hasard alors qu’il n’était encore qu’un fœtus dans le ventre de sa mère. (…) Le code de l’esclavage mauritanien inclut les fœtus des femmes esclaves tout comme tout ce qui peut s’apparenter à la moindre propriété privée. » (…)

(3) « L’esclavagisme des Maures Noirs (haratins) pèse de manière exorbitante sur les intérêts politiques, économiques et culturels du pays. Les esclaves offrent des privilèges énormes au groupe minoritaire arabo-berbère qui en possède. [Ils assurent] le prestige et le faste depuis le 12e siècle. »

(1) Ces déclarations sont totalement fausses. Si des fillettes étaient violées de manière si « ordinaire » la justice du pays, les associations de défense des droits humains, l’UNICEF et le Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme de l’ONU, ainsi que les ambassades occidentales auraient dénoncé ces crimes atroces. Les viols sont condamnés par la société et par la justice, et il ne s’agit pas d’un fait divers commun comme l’affirme Biram Abeid.

• Après la grande sécheresse des années 1970, l’esclavage ancien, celui qui relie des maîtres à des personnes possédées de manière licite suivant les normes coutumières et islamiques, a quasiment disparu en Mauritanie. Malgré cela, l’État et les journalistes continuent à parler d’« esclavage », un raccourci dangereux.

Car ce qui persiste c’est la hiérarchie statutaire qui sépare les personnes selon leurs origines libres ou serviles chez les hassanophones, mais aussi chez les communautés africaines du pays : les Halpulaar’en (Tukolor et Peul), les Soninké et les Wolof. En effet, la hiérarchie distingue les personnes selon leurs origines paternelles libres (avec des gradations entre les nobles et les roturiers), ou serviles (avec des gradations allant de la forme extrême de dépendance à l’autonomie complète).

L’idéologie servile se maintient par la perception d’une transmission par les mères du « sang impur » des esclaves statutaires. La hiérarchie se reproduit par la fermeture relative des mariages. La grande majorité des « hrâtîn » sont libres et autonomes, aussi bien dans les campagnes que dans les villes. Certains cas de mauvais traitements ou de surexploitation sont encore présents dans le pays, mais ils sont rares, et régulièrement dénoncés par les associations de défense des groupes serviles, notamment SOS-Esclaves.

(2) L’affranchissement des esclaves licites (en arabe abîd) pouvait se faire par décision des maîtres ; mais les enfants à naître n’étaient affranchis que par le père qui libérait la mère de l’enfant à naître (umm walad). Il semble donc étrange le cas de libération exposé par Biram Abeid.

(3) Contrairement à ce qu’avance Biram Abeid, les hrâtîn —et les affranchis des communautés africaines (les machube pulaar, les komo soninké, les jam wolof) dont il ne parle pas—, sont marginaux dans le pays. Cela dit, des nombreux descendants d’affranchis ont réalisé des parcours extraordinaires et occupent des postes d’ambassadeurs et de ministres.

Citons un exemple illustre, celui du ministre actuel de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Monsieur Sidi Salem, brillant physicien formé en France, et qui, lors d’un entretien que nous avons eu à Nouakchott le 21 février 2017, m’expliquait qu’il ne ressentait aucun problème pour son intégration réussie dans la société, et qu’il avait des relations respectueuses avec tout le monde, en tant que cadre national qui défend l’État, la nation et la citoyenneté.

• En 2007, l’État mauritanien a adopté une nouvelle loi qui criminalise l’esclavage, et en 2015, une autre loi qui le déclare « crime contre l’humanité » ; une agence nationale (www.tadamoun.mr) s’occupe de concrétiser ces mesures étatiques. Bien évidemment, beaucoup reste à faire, mais on ne peut pas prétendre que rien n’a été commencé.

• Finalement, il semble navrant qu’un dirigeant comme Biram Dah Abeid, qui reçoit des prix internationaux, et qui est un pur produit de la mobilité sociale des groupes serviles mauritaniens, puisse instrumentaliser son appartenance statutaire et inventer un « esclavage généralisé » pour obtenir une place politique, surtout à l’international. Ce faisant, il instrumentalise la juste cause de l’égalité sociale républicaine à des fins personnels ; ce qu’il vient de montrer par son rapprochement du pouvoir mauritanien en janvier 2017, car il voudrait se représenter comme candidat à la présidence en 2019…

Source : Adrar-info (Mauritanie)

 

 

Maroc : la pop star Saad Lamjarred entendue en France dans une nouvelle affaire d’agression sexuelle

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Les ennuis du chanteur marocain avec la justice française ne sont pas finis. Il est une nouvelle fois poursuivi par une Franco-Marocaine qui l'accuse de l'avoir battue et d'avoir abusé d'elle.

Le chanteur de pop marocain Saad Lamjarred, mis en examen pour « viol aggravé » et écroué en France, a été entendu par des policiers dans une autre affaire d’agression sexuelle présumée, a-t-on appris, jeudi 23 février, de source proche de l’enquête.

Saad Lamjarred, 31 ans, une star au Maroc et dans le monde arabe, a été entendu le 14 février par les enquêteurs de la police judiciaire dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris après la plainte, en novembre, d’une jeune femme qui assure avoir été abusée par le chanteur en 2015 lors de vacances au Maroc, a précisé cette source, confirmant une information du Parisien.

Une non-affaire selon la défense

« Mon client, qui conteste totalement les faits, n’a pas été déféré devant un juge à la suite de sa garde à vue. C’est une non-affaire », a estimé l’un ses avocats, Me Éric Dupond-Moretti, sollicité par l’AFP.

Originaire de Rabat, Saad Lamjarred a été mis en examen le 28 octobre pour « viol aggravé » et « violences volontaires aggravées » et placé en détention provisoire. Il est soupçonné d’avoir agressé deux jours plus tôt une jeune femme de 20 ans dans sa chambre d’hôtel à Paris où il devait se produire en concert. « Il a été entendu par le juge très longuement la semaine dernière et continue à démentir toute implication », d’après une source proche du dossier.

L’arrestation à Paris du chanteur, dont les clips ont été visionnés des centaines de millions de fois sur internet, avait fait les gros titres de la presse au Maroc et mis en émoi les réseaux sociaux. Ses avocats avaient rapidement déposé une demande de remise en liberté, mais la Cour d’appel de Paris a confirmé le 7 novembre son placement en détention provisoire.

Violences et abus

Dans cette nouvelle affaire d’agression présumée, la victime franco-marocaine de 28 ans dit avoir été agressée un soir d’avril 2015 dans l’appartement de Saad Lamjarred à Casablanca. Elle affirme que ce dernier, sous l’emprise de l’alcool et de stupéfiants, lui a porté un coup de poing au visage et abusé d’elle, d’après Le Parisien.

Silencieuse pendant plusieurs mois, elle avait décidé de porter plainte après la mise en examen du chanteur en octobre, puis avait retiré sa plainte « par peur », d’après la source proche du dossier, mais les investigations se sont poursuivies.

Saad Lamjarred est également mis en cause aux États-Unis dans une affaire de viol datant de 2010, dans laquelle il nie aussi toute implication. À ce jour, son dernier clip « Ghaltana » (« Tu as tort ») a été visionné près de 110 millions de fois sur internet et son titre phare, « Lm3allem » (« C’est toi le boss »), plus de 450 millions de fois.

Source : Jeuneafrique.com

 

Soudan: trois temples découverts par un archéologue suisse

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Soudan: trois temples découverts par un archéologue suisseUn archéologue suisse vient de mettre au jour au Soudan trois temples construits il y a des milliers d'années. Une découverte qui pourrait apporter un nouvel éclairage sur l'histoire de l'Afrique.

Les trois structures de forme ronde et ovale que l'on situe entre 2 000 et 1 500 ans avant Jésus-Christ ont été découvertes cet hiver dans le nord du Soudan. Une architecture très originale dans cette région proche de Kerma, la capitale du royaume nubien.

En effet, les temples de cette région sont habituellement de forme carrée ou rectangulaire. Et de manière plus générale, on trouve très peu de temples ronds dans le monde.

Pour Charles Bonnet, l'archéologue suisse à l'origine de cette fouille, on ne peut faire aucun lien avec des influences égyptiennes et nubiennes qui dominent cette région du Soudan. Pour l'instant impossible de déterminer les racines exactes de ces édifices, mais il semblerait qu'il s'agisse d'un héritage proprement africain.

La thèse avancée par l'archéologue tend à démontrer que cette partie du monde était défendue par une coalition menée par le roi de Kerma comprenant des gens du Darfour et du centre Soudan, contre des Egyptiens, qui à l'époque voulait contrôler le commerce en Afrique centrale.

Le scientifique espère que ses récentes découvertes permettront de mieux comprendre l’Afrique antique et de développer dans quelques années une Soudanologie au même titre que l’Egyptologie.

Source : RFI