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Culture en Mauritanie

Admission remarquable de 7 mauritaniens au concours de recrutement à l’Ecole Polytechnique de Paris

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Admission remarquable de 7 mauritaniens au concours de recrutement à l’Ecole Polytechnique de ParisSept mauritaniens sur 31 candidats internationaux ont excellé au concours de recrutement à l’École Polytechnique de Paris, enregistrant un effectif d’admis non négligeable, comparativement à leurs collègues postulants issus d’autres États du continent africain.

C’est la première fois que notre pays, accueille cet important concours, conjointement organisé par les promoteurs du Prix Yahya Ould Hamidoune et l’École Supérieure Polytechnique de Nouakchott (ESP), les 3 et 4 mars dernier dans la capitale, Nouakchott.

Les admissibles mauritaniens qui auront leur ticket final, en réalisant les mêmes exploits aux épreuves écrites sont :

1 – Anne Mamadou,

2 – Demba Demba

3 – Ebeye Ahmed Vall

4 - Hemmeyen Ahmed

5 – Mohamed Cheikh Abdel Hamid

6 – Sidi Mohamed Sid’El Moctar

7 - Sidi Oumar Sidi

Traduit de l’Arabe par Cridem
Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

Mauritanie : le front estudiantin dénonce la répression de son mouvement

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Mauritanie : le front estudiantin dénonce la répression de son mouvementDans un communiqué de presse distribué lundi, le front estudiantin pour la défense des droits et des acquis ce qu’il a appelé les pratiques répressives du régime contre le mouvement de protestation des étudiants.

Le front ajoute que cette répression a pris une nouvelle forme dangereuse dont la torture organisée des étudiants dont ont été victimes traités de manière barbare, contraire aux plus simples valeurs des droits de l’homme et contraire au droit de manifester pacifiquement tel que garanti par le droit et la constitution.

Le front impute l’entière responsabilité des conséquences des politiques répressives au ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique contre des étudiants qui se sont sortis pour dénoncer une réalité amère que vit le système de l’enseignement supérieur dans le pays.

Il accuse le ministre d’une gestion unilatérale des questions académique, éducative et des services pour ce qu’elles ont engendré de profonds équilibres qui affectent l’enseignement supérieur.

La police mauritanienne a dispersé jeudi dernier une marche de protestation organisée par le front estudiantin pour la défense des droits et des acquis pour dénoncer les critères appliqués par la commission nationale des bourses pour l’octroi des bourses internes aux étudiants de l’enseignement supérieur.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

 

Pèlerinage 2018 : le paiement des frais se fera dès la fin du tirage au sort

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Pèlerinage 2018 : le paiement des frais se fera dès la fin du tirage au sortNouvelle mesure prise cette année par le ministère des affaires islamiques et de l’enseignement originel pour le pèlerinage 2018.

Le candidat à l’accomplissement de ce devoir religieux devra verser la totalité du montant fixé à 1.500.000 de l’ancienne ouguiya (150.000 MRU), dès la fin du tirage au sort qui se fera en direct sur les écrans de la télévision nationale lundi prochain.

Une mesure accueillie avec scepticisme par les candidats au pèlerinage mais aussi par les propriétaires des agences de voyage qui devront verser la totalité du montant 6 mois avant le départ vers les lieux saints.

Ils considèrent cette mesure contraignante pour eux, et le ministère défend sa position par le fait que certains candidats au pèlerinage se rétractent la veille du pèlerinage.

Autre mesure décidée cette année par les autorités, celle de ne plus prendre en charge l’alimentation des pèlerins et de leur verser un montant de 500 dollars une fois arrivés dans les lieux saints.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

Indice de l’émergence africaine 2017 : la Mauritanie au bas de l’échelle

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Indice de l’émergence africaine 2017 : la Mauritanie au bas de l’échelleLa Mauritanie devra faire des efforts sur le plan politique, économique et social pour entrer dans le cercle restreint des pays émergents en Afrique. En tout cas c’est ce qui ressort du rapport, publié en début de semaine, par l’Observatoire pour l’Emergence en Afrique (OBEMA) qui a étudiée l’Indice de l’Emergence en Afrique pour l’année 2017.

Ainsi, si l’on se fie au classement établi par cette agence, la Mauritanie occupe la 45e place sur les 54 pays africains sélectionnés. Elle se positionne à la catégorie « autre » parmi lesquelles, on a « l’émergent », « seuil », « potentiel », avec une moyenne générale de 38,11.

Le document révèle également que la palme de l’émergence revient à l’Ile Maurice qui occupe la première place avec une moyenne générale de 68,04. Par ailleurs, le TOP 10 de l’émergence africaine s’effectue comme suit :

L’ile Maurice (1er, 68,04)

L’Afrique du sud (2e , 62,74)

Seychelles (3e, 61,31),

Botswana (4e ,60,31)

Cap-Vert (5e , 57,73)

Rwanda (6e ,56,20)

Ghana (7e , 55,45)

Tunisie (8e , 55,17)

Namibie (9e , 55,07,)

Maroc (10e , 54,62).

De l’avis de certains spécialistes la Mauritanie qui est au stade de l’élaboration d’un plan de développement à court et moyen terme (SCAPP), devra batailler ferme pour retrouver le « camp de l’émergence » où beaucoup de pays africains commencent déjà à récolter les fruits de ce programme à long terme, structurel et ambitieux.

A noter que, cet index de l’émergence s’est basé sur 23 indicateurs pour effectuer ce classement. Les critères sont regroupés en quatre dimensions (politique, économique, développement humain, et société).

Source : Les Mauritanies

 

 

La Fondation Save The Children présente une étude sur les enfants en mobilité en Mauritanie

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LLa Fondation Save The Children présente une étude sur les enfants en mobilité en Mauritaniea fondation Save The Children a tenu, jeudi 22 janvier à Nouakchott, une conférence de presse destinée à la présentation d’une étude anthropologique sur la mobilité des enfants en Mauritanie.

L’étude a été réalisée par le projet AFIA (pour la protection des enfants en mobilités contre l’exploitation et la traite) et financée par l’Union Européenne. L’étude a défini la mobilité comme le processus par lequel une personne quitte son pays (ou sa région si la mobilité se fait à l’intérieur d’un même pays).

Dans le cadre de cette étude l’équipe de travail était composée d’une coordinatrice, un superviseur et sept chercheurs sur le terrain (un pour chacune des régions identifiées par Save The Children).

Les zones d’étude étaient les plus grandes villes du pays, Nouakchott et Nouadhibou, et les régions frontalières de Tarza, Brakna, Gorgol, Guidimakha et Hodh El-Gharbi.

Dans chacune des régions, les chercheurs ont ciblé entre 5 et 10 profils d’enfants en mobilité. Les chercheurs ont réparti son échantillonnage en fonction de raison de mobilité comme suit:

-Les enfants confiés

-Les enfants talibés

-Les enfants travailleurs

-Les enfants apprentis

-Les filles victimes de servitude domestique

-Les enfants travailleurs transfrontaliers

-Les enfants travailleurs saisonniers

-Les enfants en contact avec la justice

Un grand nombre des enfants interrogés dans le cadre de cette étude est issue d’une famille nombreuse. Ces familles ont des économies de subsistances. Dans ces conditions, le poids de chacun des individus de la famille nombreuse peut être pesant s’ils ne travaillent pas, ou bien au contraire, consister en une aide précieuse s’ils le font.

Certains ont mis fin à leurs études car ni eux ni leurs familles ne pouvaient assumer la charge économique que cela représentaient.

«Nous avions tous abandonné l’école en primaire. Moi personnellement quand j’ai quitté l’école j’avais l’âge de 8ans. J’apprenais dans une école publique.

L’enseignement y était bien. Je n’avais aucun problème à l’école. J’ai quitté l’école juste parce que mes parents étaient pauvres. Je n’avais personne pour m’aider dans mes études ni pour alléger la charge qu’endossaient mes parents surtout ma mère…j’avais quitté l’école pour lui venir en aide.

J’apprenais aussi le Coran mais actuellement je ne fait rien à part vendre du bissap car je n’ai pas le temps»
a raconté Nabou Tandie l’un des enfants interrogés.

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

 

La Mauritanie a terminé sa traversée du désert

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L’Adrar est sans aucun doute le joyau de la couronne mauritanienne, mais est malheureusement formellement déconseillée pour des raisons de sécurité. » L’extrait, issu du guide Lonely Planet de l’Afrique de l’Ouest, devrait disparaître de la prochaine édition.

Car la petite ville d’Atar (25 000 habitants), capitale de la région saharienne, est en train de se réconcilier avec le tourisme. En effet, chaque semaine depuis Noël 2017, un avion nolisé par des voyagistes français y amène jusqu’à 100 visiteurs avides de désert depuis Paris.

Voilà 10 ans qu’on n’avait pas vu ça. Une décennie de mauvaise réputation à l’international et de crise au niveau local, que toute la Mauritanie veut maintenant oublier, afin de redevenir attrayante pour les touristes du monde entier.

La frayeur islamiste

Le gardien de la bibliothèque Al Ahmed Mahmoud, Seif Heiba

La dégringolade commence en 2007 par l’assassinat de quatre Français dans le sud du pays. « Un acte qui tenait plus du brigandage que du terrorisme », soutient Kadi Mehdi, directeur de Mauritanides Voyages, agence réceptive à Atar des voyagistes français.

Cela a quand même suffi à éloigner le légendaire rallye Paris-Dakar de l’Afrique. Fin 2009, al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) passe à l’acte en enlevant trois humanitaires espagnols sur l’axe Nouadhibou-Nouakchott.

Et lorsque AQMI exécute un otage français au Mali en 2010, « le ministère des Affaires étrangères français a badigeonné toute la sous-région de rouge », se souvient le professionnel mauritanien, en référence à la couleur utilisée sur les cartes de conseils aux voyageurs pour signifier qu’ils n’y seront pas assistés en cas de pépin.

Fini, donc, les vols depuis la France, ancienne puissance coloniale et principale pourvoyeuse de visiteurs. Mais tous les pays occidentaux ont emboîté le pas et proclamé la mise au ban du pays. « Évitez tout voyage non essentiel en Mauritanie, en raison de la menace terroriste ciblant particulièrement les intérêts occidentaux », peut-on lire sur le site du gouvernement du Canada.

« Mais aucun événement n’a jamais été signalé dans l’Adrar ! s’emporte M. Mehdi. Nous avons été surtout victimes de ce qui s’est passé ailleurs, au Mali, en Algérie et au Niger. »

Le guide Abderrahmane Bouh, de l’agence Ngadi Tours, partage ce sentiment d’injustice : « Il y a eu plus de victimes du terrorisme lors de l’attentat contre Charlie Hebdo que dans toute la Mauritanie depuis 10 ans. »

Rien après les dattes

Sur le terrain, les conséquences sont lourdes. « Ici, il n’y a qu’une petite saison de dattes en été, et le tourisme en hiver », résume Aïcha Youba, gérante de l’auberge Mer et désert à Atar.

La première est victime d’années de sécheresse, et le second s’est vu fortement réduit. « Il ne restait que la clientèle des “babas cool” qui viennent ici en camion, dit M. Bouh. Ils dépensent beaucoup moins que les passagers des charters. »

Le retour de ces avions devenait donc crucial pour l’économie régionale. Kadi Mehdi a milité en ce sens depuis 2014. Il a dû convaincre voyagistes et diplomates français que la sécurité des touristes était bien assurée dans l’Adrar. Ses arguments sont bien rodés : « La Mauritanie a créé et formé une vraie armée, qui est impliquée dans des missions de paix au Sahel.

Le long de la frontière malienne, une large bande de terre a été déclarée zone militaire pour empêcher l’infiltration de djihadistes. »
Le Canada a apporté un certain soutien, en versant 39 millions pour la lutte contre le terrorisme dans l’ensemble du Sahel depuis 2010.

Le déploiement sécuritaire est bien visible sur le terrain : dans chacun des nombreux barrages de police, les passeports des étrangers sont systématiquement contrôlés. Chaque guide partant dans le désert remplit un ordre de mission, tamponné par les forces de l’ordre, avec son itinéraire, tandis que des brigades mobiles parcourent le territoire. Un voyageur ne pourra donc être porté disparu bien longtemps.

Courant 2017, la récompense arrive : le reclassement de l’Adrar de rouge à orange (« Déconseillé sauf raison impérative ») par le ministère français des Affaires étrangères. Un changement qui n’a rien d’anecdotique, puisqu’il permet aux voyagistes français d’être assurés dans la zone. L’Adrar peut de nouveau exploiter à fond son potentiel touristique.

Du sable, des livres et du thé

Car la Mauritanie a énormément à offrir. Officiellement, c’est une République islamique où la loi impose un islam rigoureux : l’alcool y est interdit, et l’apostasie passible de la peine de mort. Mais la population multiculturelle se montre très tolérante à la différence. Son hospitalité est indéniablement une de ses plus grandes forces.

Trait d’union entre le monde arabe et l’Afrique noire, le pays s’est longtemps limité à quelques villes caravanières, à commencer par Chinguetti, à 80 km d’Atar, autoproclamée septième ville sainte de l’islam.

Fondée en 1264, inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1996 alors qu’elle était victime d’ensablement, elle est célèbre pour les bibliothèques qui se lovent au creux de ses ruelles de pierre. Autrefois une trentaine, il n’en reste maintenant plus que cinq, toujours tenues par les descendants de familles érudites.

« On venait à Chinguetti retranscrire les connaissances apprises ailleurs et troquer des livres », explique Seif Heiba, gardien de la bibliothèque Al Ahmed Mahmoud, créée en 1699. Si les ouvrages religieux dominent, on trouve aussi de l’astronomie, des mathématiques et de la poésie.

Cette dernière prend une place fondamentale dans la culture locale : « La cadence de la poésie permettait à des femmes et à des hommes illettrés de réciter tous les textes difficiles qu’on doit savoir, aussi bien dans le domaine du sacré que des sciences. » Un art qui a valu à la Mauritanie le surnom de « pays au million de poètes ».

Aujourd’hui, c’est les dunes du Sahara qui rendent Chinguetti attrayante : la ville est le point de départ de plusieurs méharées d’une à deux semaines, au cours desquelles on marche paisiblement aux côtés d’une file de dromadaires charriant bagages et nourritures.

Cette manière de voyager est la mieux adaptée au cruel manque d’infrastructures touristiques dans la région et aux connaissances des gens du coin… mais aussi à leurs besoins économiques.

« Notre concept, c’est un tourisme durable qui permet de stopper l’exode rural, soutient Kadi Mehdi. Le premier vol qu’on a reçu représente près de [l’équivalent de 60 000 $] dépensés dans une chaîne de prestations qui compte des guides, des chauffeurs, des chameliers, des auberges… En plus de cela, un touriste peut laisser 200 $ en une semaine en achats locaux, notamment de l’artisanat, dans un pays où le salaire minimum est de 150 $ par mois. »

Le trek le plus populaire est celui ralliant Chinguetti à l’oasis paradisiaque de Terjit, nichée entre deux falaises abruptes. Après trois jours d’erg, la randonnée s’engouffre entre les rochers noirs du massif de l’Adrar, donnant ainsi un bon aperçu de la variété du désert, mais aussi de sa vie : sur le chemin, des nomades sortis de nulle part viennent parfois partager un repas, et restent pour la sieste à l’ombre d’un acacia.

On se douche près d’un puits, au beau milieu d’un troupeau de chèvres, et on dort sous la khaima, la tente des Bédouins. Comme le veut la tradition saharienne, le thé se prend toujours à raison de trois verres.

L’authenticité est présente du début à la fin, et pourrait rapidement transformer la Mauritanie en une destination très tendance. La saison en cours est un test, et pour le prochain exercice, M. Mehdi espère deux vols par semaine, ou un gros-porteur. Et ne doute pas qu’il peut attirer des agences d’autres pays, incluant le Canada.

Car il sait que la conjoncture joue en faveur de son pays, et n’en est pas peu fier : « Partout ailleurs, en Algérie, au Mali ou en Libye, le “Grand Sahara” est fermé. Alors, si vous connaissez des voyagistes intéressés par cette destination à Montréal, parlez-leur de nous : il n’y a qu’en Mauritanie que les gens assoiffés de désert peuvent venir ! »

Combien ça coûte ?

L’aventure a un certain coût : compter 1500 $ pour le voyage organisé depuis Paris, incluant une méharée de 6 jours. Des visiteurs québécois préféreront peut-être organiser l’expédition directement sur place, par exemple en la couplant avec un voyage au Sénégal ; dans ce cas, il faut compter de 380 à 460 $ avec une agence locale.

Source : Le Devoir (Canada)

 

Les forces de l’ordre chargent les étudiants

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Le mouvement de protestation des étudiants de l’université de Nouakchott ne faiblit pas en dépit de la féroce répression. Ce jeudi, les forces de l’ordre ont violement chargé un groupe d’étudiants qui observait un sit in pacifique devant l'Institut Universitaire professionnel.

Plusieurs blessés graves ont été enregistrés. Ainsi, le secrétaire général de l’Union des étudiants patriotes, Moustapha Maouloud et Souma Mohamed ElWeli, secrétaire générale de l’Union Autonome des étudiants ont été passés à tabac alors qu’ils brandissaient des pancartes.

Malgré cette répression, les leaders du mouvement estudiantin ne s’avouent pas vaincus et promettent de continuer le combat jusqu’à la satisfaction de leurs doléances.

Depuis un mois, le Front des étudiants chargés de lutter pour les droits et les acquis des étudiants tient chaque jeudi un sit in ou une marche, devant les locaux du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique pour exiger la satisfaction de leurs doléances.

Lors d’un point de presse tenu mercredi, le Front a annoncé la constitution d’un dossier pour ester en justice les auteurs de la répression du mouvement estudiantin, lors des dernières manifestations. Les dirigeants du mouvement ont dénoncé avec la dernière énergie la « répression barbare » de ces  adhérents.

Sur la même lancée, les  leaders de la contestation projettent de révéler à l’opinion publique nationale, ce qu’ils qualifient de « situation misérable que vivent bon nombre d’entre eux, du fait des politiques unilatérales et improvisées du département de tutelle et partant du régime, destinées, selon eux, à confisquer  les droits des étudiants mauritaniens et la  destruction de leurs acquis. »

Les étudiants attirent également l’attention sur les problèmes et les manquements qui affectent le système éducatif supérieur dans le pays, tant au niveau académique qu’administratif et celui de la qualité des services.
La contestation dans le milieu scolaire gagne plusieurs villes. Un arrêt des cours a été observé à Aioun, Nouadhibou le 13 février dernier en guise de protestation contre « l’injustice de l’administration régionale de l’éducation ».

Source : lecalame.info

 

Liste des journalistes renvoyés du ministère de l’Education et raisons…

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Liste des journalistes renvoyés du ministére de l’Education et raisons…Le ministère de l’éducation nationale a convoqué un certain nombre de ses employés, qui exerçaient dans les médias indépendants en Mauritanie et leur a signifié qu’il rompt leurs contrats de travail avec le ministère.

Au même moment, le ministère diffusait une circulaire à tous ses services centraux, ainsi que ses administrations régionales et tous ses employés leur exigeant d’adhérer à ce qu’il a décrit comme « l’éthique de la profession ».

Ainsi, le ministère a limogé le directeur du site « Al-Wasat » Saad Bouh Cheikh Mohamed de son poste de chef du département communication en milieu scolaire et l’a été renvoyé à la Direction régionale de l’éducation de Nouakchott-Sud, en tant que professeur.

Le ministère a également convoqué d’autres professionnels dans les médias privés dont certains reconnus de notoriété médiatique dans le pays, notamment:

- Mohamed Vall Ould Omeir, ancien directeur de la chaîne Sahel TV, et actuel directeur du journal « La tribune »

- Cheikh Tijani Dia Directeur du journal « Le Rénovateur »

- Mohamed Ali Ould Abadi, président de l’Union des sites électroniques.

- Aziz Ould Soufi, membre du bureau exécutif du Syndicat des journalistes mauritaniens et rédacteur en chef du site « Essaha »

- El Kory Ould Sneiba , du journal « Le calame »

- Cheikh Ould M’Haimid de la chaîne TV AlMouritaniya

- Atbeira Mint Ahmed de Radio Mauritanie.

Le ministère a indiqué que sa décision intervient pour «corriger certaines violations constatées dans le secteur en matière de non-respect de la profession».

Le ministère a énuméré, dans sa « circularité » certains cas, concernant la réserve quant au secret professionnel, l’ atteinte au prestige de l’autorité hiérarchique de l’administration, l’introduction de certaines donnes politiques dans le travail administratif, l’augmentation du nombre de syndicats au sein du secteur et le déni du principe de continuité dû à l’absentéisme et au chevauchement fonctionnel.

Source : www.alwiam.info
Traduit par Adrar.Info

 

 

 

La Tunisie retirée de la liste des pays musulmans par Al-Azhar ?

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La rumeur affirmant que les autorités de la mosquée Al-Azhar, en Égypte, avait retiré la Tunisie de la liste des pays musulmans a enflammé la toile la semaine dernière. Si les autorités religieuses égyptiennes ont démenti, cette poussée de fièvre n’est que la dernière d’une longue série.

La position avant-gardiste de la Tunisie notamment, et surtout, en matière  de  droits et libertés des femmes n’ont pas toujours été du goût des rigoristes exégètes du Coran. Avec une certaine virulence,  des cheikhs, un peu partout dans le monde musulman, lancent  régulièrement des fatwas contre le mode de vie des Tunisiens.

Depuis la révolution de 2011 et le lancement du processus démocratique après la chute de Ben Ali, le phénomène prend de l’ampleur, et devient récurrent. Aussi, personne ne s’est étonné lorsque les réseaux sociaux ont relayé, mercredi 24 janvier, le fait que la Tunisie aurait été « excommuniée » par Al-Azhar, en Égypte, après que Mohamed Chahat El Jondi, cheikh de l’institution religieuse égyptienne, l’ait accusée de « s’attaquer aux constantes de l’Islam ».

L’épineuse question de l’héritage

Le cheikh égyptien dénonce l’initiative du président tunisien, Béji Caïd Essebsi, qui voudrait que le principe d’égalité inscrit dans la Constitution s’applique pleinement aux Tunisiennes. Il a chargé, en août 2018, une commission des libertés individuelles et de l’égalité d’examiner les conditions d’octroi aux citoyennes des mêmes droits que leurs homologues masculins avec, notamment, une révision du droit successoral.

Un point sensible auquel Bouguiba s’était heurté à la  promulgation du Code du Statut Personnel (CSP) en 1957, qui dote les Tunisiennes des droits les plus larges dans le monde arabe. Partant du fait que l’héritage était clairement codifié dans le Coran et la sunna, l’opposition sur le principe d’égalité dans l’héritage a été si forte que  la question a été remisée.

Aujourd’hui, avec la remise en février du rapport final de la commission, elle est de nouveau d’actualité, tout comme l’abrogation de la dot et la transmission du patronyme de la mère à ses enfants.

Une vieille rivalité

De quoi alimenter la controverse chez les oulémas d’Al-Azhar qui ont toujours vu d’un mauvais œil les avancées de la Tunisie en matière sociale.

L’imam Ahmed El-Tayeb, qui fait autorité, crie à l’hérésie, fustige depuis le mois d’août Béji Caïd Essebsi et considère que la parité dans l’héritage, le mariage des musulmanes avec des non-musulmans et les droits des homosexuels sont des « attaques contre l’islam» et contraires à la charia islamique.

L’autorité religieuse égyptienne a démenti avoir retiré la Tunisie de la liste des pays musulmans. Mais l’ampleur de la polémique ne s’explique pas uniquement par le précédent que pourrait créer la Tunisie. Elle est aussi due à la rivalité qui a longtemps opposé le pôle religieux et universitaire de la Zitouna, à Tunis, à Al-Azhar qui, paradoxalement, a été fondée par les Fatimides venus de Tunisie en 970.

Comme par atavisme historique, les relations entre Égyptiens et Tunisiens sont souvent à lire à l’aune de cette concurrence. Habib Bourguiba et Gamel Abdel Nasser y ont également contribué en leur temps, en voulant se positionner dans les années 1960 comme leader du monde arabe et des indépendances

Source : jeuneafrique.co

 

Inauguration de l’extension du lycée français de Nouakchott: Hommage à la Fondation Bouamatou

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Inauguration de l’extension du lycée français de Nouakchott: Hommage à la Fondation BouamatouL’inauguration de l’extension du lycée français Théodore Monod de Nouakchott a été réalisée ce Vendredi 26 janvier 2018 en présence de nombreux invités.

Des mots ont été prononcés pour la circonstance par le proviseur du lycée, la secrétaire générale du ministère de l’Education nationale, le Directeur de l’Agence pour l’enseignement du français à l’étranger et l’ambassadeur de France en Mauritanie.

Le proviseur s’est félicité de ce bel ouvrage dont bénéficieront les élèves, en majorité mauritaniens et a rendu un vibrant hommage à son prédécesseur. La secrétaire générale du ministère mauritanien de l’Education nationale a souligné l’excellence des relations entre la Mauritanie et la France et des rapports de coopération dont témoigne l’extension du lycée à laquelle ont participé des privés mauritaniens.

Le directeur de l’Agence pour l’enseignement du français à l’étranger a rappelé l’importance du lycée français et le rôle qu’il joue en matière d’enseignement du français. Il a remercié tous les acteurs impliqués dans l’exécution des travaux d’extension du lycée.

L’ambassadeur de France a, pour sa part, remercié les autorités mauritaniennes pour leur appui constant. Il a également tenu à remercier tous ceux qui ont contribué à la réalisation de ce projet avec une mention particulière pour la Fondation Bouamatou. La cérémonie d’inauguration a été suivie d’un cocktail donné à la résidence de l’Ambassadeur.

Pour mémoire, rappelons que le lycée français constitue le fleuron de l’enseignement en Mauritanie, que ses élèves sont constitués à presque 70% de mauritaniens et que le taux de réussite au baccalauréat y dépasse les 90%.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Le Comité de gestion de l'aide publique à la presse privée annonce les résultats de ses délibérations

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Le Comité de gestion de l'aide publique à la presse privée annonce les résultats de ses délibérationsLe Comité de gestion de l'aide publique à la presse privée pour 2017 a livré les résultats de ses délibérations, précisant avoir pris comme critères dans la sélection des médias éligibles à cette aide, l’éthique, la déontologie, le professionnalisme, l’ancienneté, les salaires, le loyer, la régularité pour la presse écrite et le nombre de visiteurs pour les sites.

Le soutien a bénéficié à 262 médias répartis comme suit:

- 171 sites,
- 66 tabloïds, journaux et magazines,
- 5 télévisions,

- 3 stations de radio,

- 17 unions, associations, syndicats et regroupements de presse,

Ces résultats ont couronné les concertations dudit comité, au terme de sa première session ordinaire, relative à la gestion et à la distribution de l’aide publique à la presse privée pour 2017.

Traduit de l’Arabe par Cridem

Mauritanie : une manifestation estudiantine dispersée, plusieurs blessés

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Mauritanie : une manifestation estudiantine dispersée, plusieurs blessésPlusieurs blessés ont été enregistrés lors d’une manifestation estudiantine dispersée par la police, ce jeudi devant le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique à Nouakchott, a-t-on constaté sur place.

Organisée par le Front estudiantin de défense des droits et acquis, cette manifestation vise à exprimer le rejet de nouveaux critères jugés « injustes » dans l’octroi de bourses, arrêtés il y a quelques jours par ledit ministère.

La police a fait usage de grenades de gaz lacrymogène et de matraques pour disperser les manifestants qui scandaient des slogans hostiles aux nouveaux critères édictés par le ministère.

De tels critères conduiront, selon les contestataires, à l’exclusion de plus de 60% des étudiants dans les différents cycles de l’enseignement supérieur.

Parmi les personnes blessées figurent les deux responsables des sections de l’Union nationale des étudiants de Mauritanie à la faculté des technologies et à l’Institut supérieur des études et recherches islamiques et un certain nombre de dirigeants du Front.

Source : Journal du Cameroun

 

L’Assemblée nationale adopte le projet de loi régissant le secteur de la publicité

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L’Assemblée nationale adopte le projet de loi régissant le secteur de la publicité L’Assemblée nationale a adopté mardi, au cours d’une plénière présidée par son premier vice- président, le député Mohamed Yahya Ould Kherchy, le projet de loi portant organisation et promotion du secteur de la publicité.

La ministre des relations avec le parlement et la société civile, Mme Hawa Cheikh Sidiya Tandia a souligné dans son exposé devant les parlementaires le contexte dans lequel a eu lieu conduit à l’élaboration de ce projet de loi, relevant au passage les réformes menées par le gouvernement dans le secteur de la communication, qu’il s’agisse de l’extension ou du pluralisme des médias publics ou de la garantie des libertés de la presse écrite, audiovisuelle ou électronique, ce qui fait que notre pays s’est arrogé une place de premier plan en matière de liberté d’expression sur la scène arabe.

Elle a ajouté que le projet de loi vise régir et promouvoir le sous- secteur de la publicité, qui constitue une source vitale de stimulation des moyens d’information qui en tire l’essentiel de ses ressources.

Mme Hawa Cheikh Sidiya Tandia a rappelé que la publicité est exercée actuellement en l’absence de toute règlementation régissant le secteur et dans un contexte qui requiert le renforcement et le respect des règles de la profession ainsi que de la déontologie, relevant que tous ces facteurs ont conduit à l’élaboration de cette loi qui intervient dans le cadre de la réforme entreprise par le gouvernement pour compléter l’arsenal juridique existant d’une part et assurer des relations claires fondées sur la confiance et la responsabilité entre les différents acteurs opérant dans le domaine d’autre part.

Les députés ont, dans leurs interventions, loué le projet de loi qui délimite les contours du secteur de la publicité dans le pays, notant que cela ne manquera pas d’avoir des répercussions sur l’économie nationale en général et sur les entreprises de presse en particulier.

Ils ont réaffirmé le rôle majeur joué par les médias en matière de changement de mentalités, d’orientation et de conscientisation de la société, demandant la mise en place d’une charte d’honneur pour cette noble profession devant l’éloigner des mauvaises pratiques.

Les députés ont demandé aux journalistes de faire preuve de sincérité et d’attachement à la vérité dans les informations qu’ils publient et à éloigner les médias des tendances sectaires et de tout ce qui est de nature à porter préjudice au pays ou attenter à la cohésion et à l’harmonie de la société.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

Mauritanie: retour de la presse écrite dans les kiosques

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Mauritanie: retour de la presse écrite dans les kiosquesAprès plusieurs semaines d'absence faute de papier à l’Imprimerie Nationale, la pressé écrite est de retour dans les kiosques. Cette période d'interruption a duré 15 jours pour les quotidiens gouvernementaux Chaab et Horizons édités par l’Agence mauritanienne d’information (AMI) et un mois pour les éditeurs de la presse écrite privée.

Ce mercredi 17 janvier, Le Quotidien de Nouakchott est paru, selon son directeur de publication, Moussa Samba Sy et jeudi, l’hebdomadaire Le Calame va reprendre le chemin de l’imprimerie.

Pour sa part, Omar Moctar, directeur de publication du quotidien L’Authentique, explique avoir été informé de la disponibilité du papier à l’Imprimerie Nationale tard dans la soirée du mardi. Raison pour laquelle les «parutions ne pourront reprendre qu’à partir de jeudi».

Mais au-delà de cette bonne nouvelle, la page ne semble pas encore définitivement tournée. En effet, «l’Imprimerie nationale a trouvé une dotation provisoire garantissant deux mois de parution. C’est après cette période que la direction attend une solution définitive», a expliqué Ahmed Ould Cheikh, directeur de publication de l’hebdomadaire Le Calame.

A l’origine de cette pénurie de papier, une grave crise financière au niveau de l’Imprimerie Nationale, causée par un retard dans le versement de la subvention de l’Etat et par le non-paiement de prestations au profit d’institutions publiques à hauteur de 30 millions d'ouguiyas (7,31 millions d'euros). Conséquence: les employés se sont retrouvés avec des arriérés de salaires.

Par ailleurs, cette crise financière est intervenue dans le contexte d’une presse écrite confrontée à des problèmes structurels insolubles depuis plusieurs années, et de surcroît menacée d’une disparition à la veille d’échéances électorales capitales en 2018 et 2019.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le360 (Maroc)

 

 

Rwanda : Neil Turok et Paul Kagame, le scientifique et le président

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Alors que les parents du Sud-Africain Neil Turok s’étaient battus pour la démocratie, l’astrophysicien s’est, lui, associé à Paul Kagame pour la recherche. Séduit par la « rationalité » de sa gouvernance.

L’histoire commence sous l’apartheid, en 1962, dans la région du Cap. Le petit Neil n’a que 3 ans lorsque ses parents, Ben et Mary Turok, sont jetés en prison. Ce couple est blanc, mais il veut la libération de la majorité noire. Il milite donc aux côtés du Congrès national africain (ANC) de Nelson Mandela, alors interdit. Les Turok passeront respectivement trois ans et six mois en détention, avant de s’exiler avec leur fils, d’abord au Kenya, puis en Tanzanie et en Grande-Bretagne.

Depuis, le petit Neil est devenu grand. Et même très grand : cet homme souriant, âgé de 59 ans aujourd’hui, est un astrophysicien de renom. Il a travaillé avec le célèbre Stephen Hawking à Cambridge, en Angleterre ; il a enseigné à Princeton, aux États-Unis. Et, depuis 2008, il dirige le prestigieux Institut Périmètre de physique théorique de Waterloo, au Canada.

Une nouvelle élite scientifique africaine

Mais il n’a pas oublié le combat de ses parents. À sa façon et avec ses compétences, il le poursuit. En 2003, il a racheté un petit hôtel désaffecté à Muizenberg, près du Cap, pour y former une nouvelle élite scientifique africaine avec des méthodes d’enseignement innovantes. « En Afrique, l’enseignement souffre, plus encore qu’ailleurs, de l’apprentissage par la répétition et le par-cœur, nous avait-il expliqué lors d’une rencontre à Kigali en avril. Nous avons fondé l’Institut africain de sciences mathématiques [AIMS] avec l’envie de casser cette mentalité. Nous n’avons ni notes ni examens. Et nous encourageons nos étudiants à tout remettre en question. »

Paul Kagame fut l’un des tout premiers chefs d’État africains à s’intéresser à cette initiative. Dès 2008, le président rwandais devient l’un des parrains de l’AIMS, qui commence à ouvrir des centres un peu partout sur le continent. Kigali applique alors son plan de développement Vision 2020, qui prévoit de faire du Rwanda une économie basée sur la connaissance.

Deux ans avant l’échéance, cette ambition paraît inatteignable dans les délais. Kagame ne l’a pas abandonnée pour autant. Ces dernières années, il a même accéléré sa collaboration avec l’AIMS, véritable pierre angulaire du projet.

En 2016, le gouvernement rwandais a obtenu l’installation d’un des campus de l’institution à Kigali en le finançant pour moitié. Cela lui a permis de placer davantage d’étudiants rwandais sur ses bancs. Mais cela ne lui suffisait pas. Après plus d’un an de négociations, le gouvernement a obtenu en 2017 que l’AIMS installe son siège à Kigali.

« L’écosystème de la connaissance »

Ce n’est pas tout : le Rwanda a lancé un projet d’« écosystème de la connaissance », qui doit inclure à terme un institut de recherche dans les sciences quantiques baptisé « Quantum Leap Africa ». Pour cela aussi, l’engagement personnel de Turok sera déterminant : l’institut qu’il dirige, au Canada, est leader dans ces disciplines novatrices. « Les plus grandes sociétés américaines achètent leurs ordinateurs quantiques au Canada : elles sont incapables de les produire elles-mêmes ! souligne-t‑il malicieusement. En dix ans, nous pouvons construire un centre de recherche très sérieux dans ce domaine en Afrique. »

Paul Kagame l’a nommé vice-président de son Conseil national des sciences et technologies, un poste non rémunéré créé pour l’occasion. Il est ainsi devenu l’un de ceux que Kigali appelle binairement les « amis du Rwanda » : les personnalités qui le font bénéficier de leur réseau international, tels les anciens président américain Bill Clinton et Premier ministre britannique Tony Blair.

Celui de Turok est essentiellement composé de grands scientifiques qu’il fait venir dans les centres de l’AIMS, comme le mathématicien français Cédric Villani. En avril, il avait par ailleurs convié à Kigali le Belge François Englert, Prix Nobel de physique, pour l’inauguration de « l’écosystème ». Jusque-là, ce dernier n’avait jamais mis les pieds en Afrique subsaharienne.

Il est arrivé au pouvoir au milieu d’une catastrophe et il a eu pour stratégie de construire une société basée sur la connaissance, estime Tudok

Turok ne s’en cache pas : il admire Kagame. « Il est arrivé au pouvoir au milieu d’une catastrophe et il a eu pour stratégie de construire un système rationnellement géré et une société basée sur la connaissance. Ce gouvernement avait pensé avant nous à presque tout ce que nous faisons. »

Hésitations avant de se lancer

Pour autant, le scientifique a longuement hésité avant de se lancer dans cette aventure rwandaise. Une implantation à Kigali présentait certes beaucoup d’avantages, comme le soutien de l’État (le Rwanda finance le projet à hauteur de 25 à 30 millions de dollars sur cinq ans et consent à des exemptions de taxes) ou la levée des visas pour les Africains, très utile pour des étudiants venus des quatre coins du continent. Mais elle rencontrait aussi un problème majeur : les violations récurrentes des droits de l’homme, en particulier de la liberté d’expression.

Depuis qu’il a mis fin au génocide des Tutsis et pris le pouvoir en 1994, le Front patriotique rwandais (FPR) de Paul Kagame règne en maître sur le pays. En août 2017, celui-ci a été réélu avec 99 % des voix et 98 % de participation, selon la commission électorale rwandaise.

Des opposants tels que Diane Rwigara n’ont pas pu concourir face à lui. Elle a depuis été arrêtée et placée en détention pour « faux et usage de faux » et « incitation à l’insurrection ».

Certains dissidents du FPR ont pour leur part connu une fin tragique, tel l’ancien chef des renseignements Patrick Karegeya, assassiné dans son exil sud-africain.

Les Occidentaux jugent que leur système est le meilleur. C’est pourtant faux, et on peut le démontrer

La science a pourtant « besoin de discussions ouvertes et de critiques des idées, sans restriction », rappelle Neil Turok. Cette idée est très ancrée dans sa famille. En Afrique du Sud, ses parents, Ben et Mary, élus députés de l’ANC lors des premières élections démocratiques, en 1994, dénoncent sans retenue les dérives de leur parti.

Ben Turok a notamment été l’un des premiers à appeler publiquement l’actuel président, Jacob Zuma, à la démission, en raison des accusations de corruption dont celui-ci faisait l’objet. Il n’est pas certain qu’il aurait pu en faire autant s’il avait été membre du FPR.

Neil Turok a toutefois décidé de se lancer dans l’aventure rwandaise en pariant sur l’avenir : « Nous avons dit clairement au gouvernement que nous n’étions pas son outil. En nous accueillant, il se dit selon moi explicitement favorable à la pensée critique. S’engager est le seul moyen de contribuer à résoudre le problème. »

Peut-être ses propres doutes sur le système démocratique occidental, en particulier depuis l’élection de Donald Trump aux États-Unis, l’ont-ils aidé à passer le cap. « Les Occidentaux jugent que leur système est le meilleur. C’est pourtant faux, et on peut le démontrer, estime-t‑il. Personne n’a le monopole de la bonne façon de gouverner un pays. »

Un discours que Kigali ne renierait pas. « La démocratie est en crise partout, avait ainsi estimé la ministre des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo dans une interview à Jeune Afrique en juillet. Notre pays a décidé de se doter d’un système consensuel. L’affrontement politique n’en fait pas encore partie. »

Neil Turok promet néanmoins que ses étudiants et professeurs se sentiront totalement libres à Kigali. « Ce sont des gens brillants et ouverts. S’il y a quelque chose qu’ils n’aiment pas, ils en parleront. »

Des antennes aux quatre coins du continent

L’Institut africain de sciences mathématiques (AIMS) a été créé en 2003 par Neil Turok en partenariat avec six universités : deux britanniques (Cambridge et Oxford), une française (Paris-Sud 11) et trois sud-africaines (Le Cap, Le Cap-Occidental et Stellenbosch).

Il dispose de six centres répartis sur le continent : en Afrique du Sud (2003), au Sénégal (2011), au Ghana (2012), au Cameroun (2013), en Tanzanie (2014) et au Rwanda (2016). Son siège a été transféré à Kigali en 2017.

Source : jeuneafrique.com

 

Mauritanie : Reprise des quotidiens officiels après 20 jours d’arrêt

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Mauritanie : Reprise des quotidiens officiels après 20 jours d’arrêtLes quotidiens officiels mauritaniens « Horizons » et « Chaab », ont repris mardi 16 janvier courant, leur place dans les kiosques, après un arrêt, qui remonte au 26 décembre dernier, soit 3 semaines de cessation environ.

Un regain favorisé par le règlement de certains départements publics de leurs dettes envers l’imprimerie nationale, afin de faire face à des urgences, dont l’incapacité de se procurer du papier, pour assurer le tirage des journaux publics et indépendants.

L’arrêt de la presse écrite, qui est intervenu après celui des chaînes télévisées privées, pour des raisons liées à des créances impayées à la TDM, a été très largement médiatisé par la presse étrangère.

Traduit de l’Arabe de Cridem
Source : Essahraa (Mauritanie)

 

Mauritanie : la presse toujours absente des kiosques

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Mauritanie : la presse toujours absente des kiosquesEn Mauritanie, des professionnels de la presse estiment à un peu plus de trois millions de FCFA la perte mensuelle due à la non parution des journaux. Depuis plus d'un mois, les kiosques du pays sont vides, officiellement c'est la pénurie de papier à l'imprimerie nationale qui est à l'origine de cette situation.

Certains journalistes commencent à douter de la bonne foi des autorités qui avaient promis de résoudre le problème pendant la première semaine du mois de janvier.

En attendant les conséquences sont ''énormes'' selon Mamadou Sy, président du comité de suivi de la presse mauritanienne.

Source : BBC Afrique

 

 

Mauritanie: il n'y a toujours pas de journaux dans les kiosques du pays

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Mauritanie: il n'y a toujours pas de journaux dans les kiosques du paysIl n'y a toujours pas de presse dans les kiosques mauritaniens. L'imprimerie nationale souffre d'une pénurie de papier. En conséquence, aucun journal privé n'a pu être imprimé depuis près d'un mois.

Au début de l'année, c'est la presse gouvernementale qui a été touchée. Et il règne en Mauritanie un silence médiatique qui inquiète puisque de nombreuses chaînes TV restent également muettes.

« C'est la crise la plus grave que nous vivons depuis trente ans », s'est désolé au téléphone, Mamadou Sy, le président du comité de suivi de la presse mauritanienne. « Malgré les saisies, les arrestations de journalistes, les journaux ont toujours paru » a-t-il conclu. A l'origine du problème, une crise financière au sein de l'imprimerie nationale qui n'aurait plus les moyens d'importer du papier.

Une situation bien commode pour les autorités, selon Moussa Samba Sy, président du Regroupement de la presse mauritanienne, qui interprète cette pénurie comme une manière supplémentaire de mettre des bâtons dans les roues de la presse. L'année dernière, le gouvernement a interdit aux institutions publiques de contracter de la publicité dans les médias privés. Les journaux ont ainsi perdu leur principal annonceur.

La presse baillonnée ?

« Cette pénurie de papier provoque un manque à gagner colossal, nous a confié Moussa Samba Sy. L'imprimerie nationale dépend de l'Etat, il n'en faut pas beaucoup plus à certains pour soupçonner que le gouvernement de baillonner ainsi la presse » a-t-il conclu.

Aujourd'hui le paysage médiatique mauritanien est un véritable désert. Car, depuis le mois d'octobre, la plupart des chaînes de télévision privées n'émettent plus, n'ayant pu pu s'acquitter de leur redevance.

Source : RFI

 

 

Sénégal : décès du khalife général des mourides

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Sénégal : décès du khalife général des mouridesC'est la consternation qui a gagné la communauté musulmane mouride en fin de soirée à l'annonce du décès de Serigne Sidy Makhtar Mbacké, le khalife général de la communauté mouride.

Le défunt était connu pour son attachement à l'unification des confréries religieuses musulmanes du Sénégal. C'était un homme courtois et éloigné des mondanités, selon plusieurs témoignages de ses proches et disciples mourides, qui lui vouaient du respect.

Agé de 94 ans, Serigne Sidy Moukhtar Mbacké était alité depuis quelques mois. C'est pour cette raison qu'il était absent durant la cérémonie officielle du Magal de Touba en novembre dernier.

Le vice khalife général des mourides étant déjà décédé, la question de la succession reste pour l'instant sans réponse.

Selon une tradition bien mouride, c'est le droit d'ainesse qui va primer dans ce choix.

Le chef de l'Etat sénégalais est attendu tôt mercredi à Touba où il présentera ses condoléances et celle de la nation sénégalaise.


« Silence papier » : la galère des vendeurs de journaux !

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« Silence papier » : la galère des vendeurs de journaux ! La presse papier n’alimente plus les kiosques et les bureaux depuis une dizaine de jours pour rupture de stocks du papier journal à l’imprimerie nationale.

Si les lecteurs assidus des journaux souffrent de cette situation inédite dans un pays doté d’institutions démocratiques- même si dans la pratique on foule au pied ses valeurs fondamentales, les vendeurs à la criée eux, endurent le plus cette brusque interruption des parutions.

MS, un des plus grands distributeurs de la presse au centre ville se plaint d’avoir en quelques jours être réduit au chômage car dit-il, « c’est la source ma de survie depuis des années ».

Comme lui, ses collègues attendent avec impatience la reprise des activités au plus vite sinon ils sont condamnés à une longue galère. Seul devant un tabac d’infortune garni de vieux journaux à côté, des cartes téléphoniques et autres objets achalandés sur son précieux étal, la déception se lit sur son visage. Avec les ventes des journaux, les petits revendeurs à la criée boostaient leur commerce et arrivaient à fidéliser une clientèle constituée en majorité de fonctionnaires des ministères et d’enseignants.

Des lecteurs « parasites » leur tenaient compagnie une bonne partie de la matinée. Depuis quelques jours, c’est le « silence papier ». Les autorités elles, semblent se complaire dans ce qui s’apparente à une volonté délibérée d’en découdre avec une presse mal considérée par les plus hautes institutions censées garantir la protection et en assurer la promotion. Parent pauvre de la démocratie, la presse privée joue pourtant son rôle dans la régulation du jeu démocratique dans le pays.

C’est la pionnière dans la dénonciation des scandales et autres abus politiques. Sa place ne saurait être supplantée par le numérique ou d’autres supports virtuels. Le plaisir du vrai lecteur au contact physique avec le papier est de loin incomparable à la relation avec l’ordinateur.

A qui profite le supplice ?

Source : Le Rénovateur Quotidien (Mauritanie)

 

 

Abdallahi Ould Ahmed Daamou, Dg Radio Mauritanie : Saura-t-il secouer ce mammouth ?

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Abdallahi Ould Ahmed Daamou, Dg Radio Mauritanie : Saura-t-il secouer ce mammouth ?Le conseil de la Haute autorité de régulation des médias audiovisuels vient de confirmer la nomination de M. Abdallahi Ould Ahmed Daamou, à la tête de Radio Mauritanie. Il remplace, à la tête de cet établissement public, Abdallahi Ould Hormatalh, suspecté de détournement de deniers publics et relevé de ses fonctions.

Après le ministère des relations avec le Parlement et de la société civile, la HAPA donne son feu vert à la nomination du nouveau Dg de Radio Mauritanie.

Devant le conseil de la HAPA, le nouveau Dg a décliné ses ambitions pour la radio : redynamiser ses structures, adapter le contenu des émissions de cette radio mère pour répondre aux attentes des citoyens mauritaniens, à l’intérieur et dans la diaspora, coller à l’évolution rapide des nouvelles technologies de la communication, faire face à la rude concurrence des médias locaux et internationaux.

Certaines régions peinent à capter les émissions de la radio nationale …D’où l’exigence de former et de renforcer la capacité de ce personnel. Comme avec la TVM, les émissions de Radio Mauritanie sont très peu attractives et inclusives.

Un gros challenge pour cet ancien commissaire à la sécurité alimentaire qui avait osé dénoncer l’incapacité des directoires de campagne du candidat Mohamed Ould Abdel Aziz, lors de la présidentielle de 2009, avant d’appeler à un changement de stratégie.

Au palais où il était chargé de mission, Ould Ahmed Daamou recevait les nombreux citoyens qui venaient exposer leurs doléances directement au président de la République.

Source : Le Calame (Mauritanie)