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Culture en Mauritanie

Un vent de sincérité a soufflé sur les ondes de la TVM

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Il m’a été donné de suivre, par le fruit d’un pur hasard, l’émission culturelle animée par le brillant Cheikh Sidi Abdellah et dont l’invité était Mohameden Baba Ould Mmed dit Fall Baba.

Cette émission, bien qu’elle ait duré 1 heure 40 minutes a laissé les téléspectateurs sur leur faim, à telle enseigne que l’animateur a promis à l’audience une seconde émission à la fin du mois de Ramadan, avec l’auguste invité.

Téléspectateur que je suis, sur ma faim je suis évidemment resté à l’issue de cette émission que j’ai suivie avec délectation… Et voilà que la télévision nationale, fraîchement dirigée par Kheira Mint Cheikhna, a enfin fait son baptême de feu avec cette nouvelle touche ingénieuse.

Une première d’avoir sur le plateau, les tenants et aboutissants de ce qu’on appelle communément et sans plus, la guerre du Sahara et dont les réalités s’avèrent être plus complexes que l’on pouvait penser. Des révélations hors du commun, d’un homme digne, humble et sincère, dites avec sagesse, mesure et objectivité. Le menu était tout bonnement exquis.

Impressionné, je l’ai été par le parcours de ce Monsieur, qui tour à tour a été instituteur, directeur de publication de la Radio-Mauritanie, puis trois ans après directeur général.

Par la suite, il sera préfet, gouverneur, consul et sans transition homme littéraire de son état, il se convertira en financier en occupant jusqu’à sa retraite, le poste de directeur économique et financier de la Société Nationale Industrielle et Minière ; poumon de l’économie mauritanienne.

Charmé, je l’ai été par l’éloquence, la franchise, la courtoisie et la perspicacité de l’homme, qui dans des moments forts en émotion évoquait dignement les souvenirs de quelques années de souffrances… tues jusqu’ici.

C’est à se demander si notre héros national allait en parler, si l’ancien colonel Mohamed khouna Ould haidalla, qui, au passage en a pris pour son grade, n’avait pas écrit son livre. Ceci est ma lecture, pas du livre, mais de la brillante sortie de Fall Babe, pour qui je voue un profond respect.

Ce soir là, la vedette du livre du colonel lui a été volée par la télévision nationale, en invitant Ould Mmed qui, lui, a toujours volé à hautes altitudes.

Sidi M’bareck


Mali : La véritable histoire de l'incendie des manuscrits de Tombouctou

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Mercredi 23 janvier, les hommes d'Abou Zeid, encore présents à Tombouctou, mettent le feu aux manuscrits de l'un des centres Ahmed Baba, en représailles au soutien de la population à l'offensive franco-malienne. Une semaine plus tard, les informations parcellaires qui arrivent de Tombouctou font état de destructions moins importantes que redouté.

Jeudi 24 janvier, vers 9 heures du matin, Bilal, l'attaché de communication du maire de Tombouctou, et l'un de ses amis s’infiltrent discrètement dans le nouveau centre Ahmed Baba. La veille, en fin d’après-midi, des islamistes radicaux ont incendié de précieux manuscrits, trésors de la « cité aux 333 saints » inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco. Bilal découvre avec effroi l’étendue des dégâts. Au sol, dans la bibliothèque principale, des documents vieux de plusieurs centaines d’années sont réduits à un tas de cendre. « C’était vraiment une scène de désolation, se rappelle-t-il. Les manuscrits avaient été brûlés, les vitres brisées, les armoires démolies… » Équipés d’une caméra, les deux compères prennent rapidement quelques images et quittent les lieux avant d’être repérés.

D’après lui, les auteurs de ce crime culturel sont les hommes d’Abou Zeid, émir d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) installé dans la ville depuis plusieurs mois. « Ils ont fait ça pour punir la population de Tombouctou qui saluait l’offensive des forces françaises et maliennes », affirme Bilal. Puisque le réseau téléphonique est coupé, le jeune homme décide de descendre vers Bamako pour annoncer la triste nouvelle. Samedi matin, de bonne heure, il s’éclipse prudemment de chez lui pour gagner les bords du fleuve Niger. « À ce moment-là, Abou Zeid, son fils et une trentaine d’islamistes  - surtout des Maghrébins - étaient toujours en ville, précise notre témoin. Ils ont du quitter Tombouctou dans la nuit de samedi à dimanche, juste avant l’arrivée des soldats français et maliens dimanche soir. » Bilal parvient ensuite à embarquer à bord d’une pirogue à moteur et vogue jusqu’à Mopti. De là, il gagne Bamako et alerte Hallé Ousmane, le maire de Tombouctou en exil dans la capitale malienne depuis plusieurs mois.

Trésor culturel

Lundi 28 janvier, en moins de quelques heures, l’information fait le tour de la planète. Tous les médias rapportent que les partisans de la charia ont mis le feu aux célèbres manuscrits avant de prendre la fuite. Mais le flou domine et aucun bilan précis n’est établi. Mardi, Shamil Jeppie, directeur du projet sud-africain de conservation de ces manuscrits, met fin aux craintes. Il annonce que plus de 90 % des ouvrages ont été sauvés : « En fait, on a beaucoup exagéré. Il y a eu des dégâts et certains objets ont été détruits ou volés, mais beaucoup moins que ce qu'on a dit dans un premier temps. » Selon lui, la grande majorité des documents avait été mis à l'abri avant l'arrivée des islamistes à Tombouctou. Une partie avait été transférée à Bamako et l’autre soigneusement cachée par les habitants de la ville.

Les ouvrages restants étaient partagés entre l’ancien et le nouveau centre Ahmed Baba, construit en 2009 par les Sud-Africains. Seul le nouvel édifice a été incendié par les islamistes. Les manuscrits qui n’avaient pas encore été transférés depuis l’ancien bâtiment ont donc été préservés. Sur les 200 000 (certains évoquent 300 000) pièces répertoriées dans la région de la boucle du Niger, environ 30 000 étaient conservés dans les centres Ahmed Baba de Tombouctou. Le reste est entre les mains des familles locales, qui se transmettent leur patrimoine de génération en génération. Si aucun bilan officiel n’a encore été dressé, des sources maliennes évoquent aujourd’hui le chiffre de 2000 écrits brûlés par les islamistes, la semaine dernière.

Les manuscrits de Tombouctou représentent un véritable trésor culturel, qui remonte à l'époque où la cité mythique était la capitale intellectuelle et spirituelle de l'Islam en Afrique, aux XVè et XVIè siècles. Certains sont encore plus anciens, datant du XIIè siècle ou de l'ère pré-islamique. Essentiellement rédigés en arabe et en ajami, mais aussi en peul, ils traitent d'astronomie, de musique, de botanique, de pharmacie, de droit, d'histoire ou encore de politique. Leurs supports sont variés : parchemin, papier d'Orient, peaux de moutons, et parfois même

La Mauritanie vice-présidente du Conseil des droits de l'Homme

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La Mauritanie et les Maldives, qui prévoient la peine de mort pour leurs ressortissants qui renoncent à la foi musulmane, ont été élus lundi à la vice-présidence du Conseil des droits de l'Homme des Nations unies pour 2013. Cet organe, qui compte 47 Etats membres, sera présidé l'an prochain par la Pologne, assistée également par l'Equateur et la Suisse.

La Mauritanie et les Maldives ont été désignées en tant que représentants de leurs groupes géographiques respectifs. Une organisation de libres-penseurs, l'Union internationale humaniste et éthique (UIHE), a publié un rapport sur les persécutions et les discriminations subies par les athées et les humanistes dans le monde dans lequel elle accuse les régimes au pouvoir à Nouakchott et à Malé de faire de l'islam l'unique religion d'Etat possible.

D'après cette étude, l'apostasie -ou abandon public et volontaire d'une religion- y est hors la loi et quiconque s'y livre peut revenir sur sa décision pendant un délai de trois jours, sous peine d'être condamné à mort et de voir ses biens confisqués par l'Etat.
20minutes Avec Reuters

La maison des cinéastes tire le rideau sur la 7ème édition de "Nouakchort Film"

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Les rideaux sont tombés sur la septième édition du Festival de film de court métrage dénommé « Nouakchort Film », sur une bonne note pour le septième art mauritanien avec la consécration de la « vengeance de Fayza » du réalisateur Yéro Djigo. Un chef d’œuvre qui traite de la violence à l’égard des femmes. Cette cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs grandes personnalités telles que le représentant du Président de la Communauté Urbaines de Nouakchott, des représentants de la région île de France etc.
Dans son mot, le directeur du festival, Mohamed Ould Idoumou, n’a pas manqué d’adresser ses vifs remerciements aux personnalités qui ont bien voulu prendre part à la cérémonie. Il a aussi exprimé sa gratitude à l’égard de son équipe pour le bon déroulement du festival, remerciant également tous ceux et celles qui ont tant soit peu contribué à la réussite de cet événement. Dans son adresse, Ould Idoumou a salué le rôle précieux joué par la maison des cinéastes mauritaniens qui depuis sa création n’a jamais cessé de soutenir et développer le talent des jeunes évoluant dans ce domaine.
Pour sa part, le représentant du Président de la Communauté Urbaine de Nouakchott, a apprécié à juste valeur le partenariat fructueux et dynamique entre la Communauté Urbaine de Nouakchott et l’île de France. Un partenariat, rappelons-le, fécond qui s’étend à plusieurs autres domaines.
Notons par ailleurs que plusieurs prix et distinctions ont été décernés aux plus méritants, en marge de la cérémonie. Il faut souligner que cette rencontre est devenue au fil des ans, un rendez-vous incontournables des inconditionnels du septième art mauritanien. Elle comprend des projections de courts métrages locaux et internationaux pour libérer le génie créateur des jeunes talents afin de faire éclore des films originaux.

Démarrage de la 3ème édition de « La Mauritanie à Paris »

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La capitale française, Paris a abrité hier le lancement de la 3ème édition de « La semaine de la Mauritanie à Paris », organisée par le Ministère mauritanien du commerce, de l’industrie, de l’artisanat et du tourisme. Notons que les activités de cette exposition se déroulent jusqu’au 28 octobre courant au niveau de la Chambre de commerce et de l’industrie de Paris.

Elle est destinée à relancer l’activité touristique dans le pays en berne depuis quelques temps en raison des menaces qui planent sur le sahel de façon générale. Une semaine durant les participants vont vendre l’image de marque de la Mauritanie et faire mieux connaitre le pays. Ce sera également une occasion pour faire la promotion des produits artisanaux traditionnels de la Mauritanie dans toute sa diversité, ainsi que des débats et des échanges sur les opportunités d’investissement et de partenariat dans tous les domaines en Mauritanie. Il est également prévu d’animer un spectacle musical pour présenter le patrimoine musical national du pays toutes les cultures confondues.

Etats Généraux de l’Education : La Commission saura-t-elle surmonter les difficultés ?

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Le Premier ministre Moulaye Ould Mohamed Laghdaf a procédé, la semaine dernière, à l’installation de la Commission nationale chargée de la supervision et de la préparation des Etats Généraux de l’Education (EGE). Cette commission de seize membres est présidée par le Pr d’Université Hamady Ould Hamoudi, et comprend des enseignants issus des secteurs du fondamental, secondaire et de l’Originel.

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660.000 dollars d'aide publique à la presse privée en Mauritanie

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Soixante-deux organes privés mauritaniens (32 journaux, 23 sites électroniques et sept groupes de presse) vont bénéficier cette année de l'aide publique à la presse d'un montant global de 200 millions d'ouguiyas, soit environ 660.000 dollars américains. Selon un communiqué publié par la Commission chargée de la distribution de cette aide, celle-ci a étudié 108 dossiers qui lui ont été soumis et procédé à "un tri objectif".

L’aide publique à la presse privée en Mauritanie est instituée par une loi, rappelle-t-on.

PANA

Le ramadan s’annonce dur pour les ménages

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Le ramadan de cette année s’annonce dure pour les ménages, dont les paniers sont déjà plombés par la cherté des denrées de première nécessité, et aussi des ressources financières. Vendredi ou samedi, les mauritaniens, à l’instar de tous les musulmans dans le monde, renoueront avec le jeûne. Le ramadan est un mois sacré, un moment de pénitence. Les musulmans jeûneront pendant 30 jours pour expier leurs péchés et obtenir la miséricorde d’Allah. C’est surtout une période de purification, de recueillement et de méditation.

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Baccalauréat 2012 : Des résultats catastrophiques

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Les résultats du baccalauréat pour l’année 2012 ont été rendus publics, le 12 Juillet courant. Le moins que l’on puisse dire est qu’ils sont catastrophiques. En Mauritanie, sur un total de 31281 candidats au baccalauréat, seulement 2848 ont été admis, soit un taux d’admission de 9%. Des résultats catastrophiques qui illustrent la déliquescence du système éducatif national. Dire que, parmi ces admis, 1433, soit 50,32% ont obtenu une moyenne strictement égale à 10. Et que l’écrasante majorité, sinon la totalité de ces derniers, sont repêchés avec une moyenne inférieure que le ministère a arrondie à 10, comme d’habitude.

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Lancement de la première édition du Festival « Nous les Femmes » par la Fondation Thédel Mbaye

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Ce jeudi 14 juin 2012, le stade de Sebkha a abrité la cérémonie de lancement de la première édition du festival « Nous les Femmes » organisé par la Fondation qui porte le nom de l’une des grandes divas de la musique mauritanienne et surnommée également la Reine du Yella, Thiédel Mbaye. Cette cérémonie s’est déroulée en présence d’un représentant du ministère de la culture, celui de la Communauté Urbaine de Nouakchott, de la maire de Sebkha ainsi que plusieurs personnalités. Notons que dans le cadre de ce festival culturel qui dure deux jours (14 et 15 juin 1012), plusieurs activités sont prévues. Parmi celles-ci, on peut citer des conférences-débats sur le genre, des expositions, des projections,  des concerts de musique…

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Déclaration de la coalition des syndicats de l'enseignement secondaire

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Les syndicats des professeurs de l’Enseignement secondaire, SNES et SIPES, viennent de sortir d’une série de grèves et de manifestations. Ces activités ont été conduites en pleine conformité avec la Constitution et les lois en vigueur dans le pays. Elles ont pour objectif d’attirer l'attention des autorités et de l'opinion publique sur les conditions difficiles des Professeurs, censés représenter les classes moyennes de la société, son avant-garde et sa rampe de lancement sur la voie du développement.

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Une profonde vague de blues venue du désert

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Le geste est lent et raffiné. La démarche étudiée. Lorsque Maâlouma Bent Ould Meydah, la diva de Mauritanie, monte sur scène, c’est presque un rituel. La sensibilité est convoquée dans la beauté de la simplicité. Maâlouma est une femme sans âge. Habillée d’une melahfa, tenue traditionnelle aux couleurs de la nuit, l’invitée de marque du troisième Festival international des arts de l’Ahaggar a entamé son concert, samedi soir à l’esplanade du 1er Novembre à Tamanrasset, par une chanson aux sonorités rock. Une manière d’impliquer le public nombreux et jeune. Elle passe ensuite, soutenue par les choristes Hawa et Zeina, au blues. Maâlouma, aux capacités vocales impressionnantes, ne s’interdit rien.

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L’Agence d’information Tawary souffle sa deuxième bougie

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A l’occasion de la célébration de son 2ème anniversaire, le site d’information Tawary.com a organisé une conférence-débat, ce jeudi 09 Février 2012, au cinéma Galaxie de Nouakchott.  Placée sous le thème « Analyser le passé pour préparer l’avenir du site », cette rencontre a enregistré la présence d’un parterre de hautes personnalités parmi lesquelles, Yahya Ould Mohamed ElWaghef, Président du parti Adil, Ahmed Ould Sidi Baba, Président du RDU, Maalouma Mint El Meidah, Sénatrice du RFD, le Secrétaire Général du parti Unité et Développement, Ahmed Ould Abdel Kader, député et grand poète, les députés Ahmed Ould Hadi et ElGhassem Ould Belal, le communicateur Babah Ould Sidi Abdallah, Maitre Bouhbeybeni, Président de l’Ordre National des avocats….

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Un Festival national sur la diversité culturelle se déroulera du 27 au 29 décembre en Mauritanie

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Nouakchott (PANA via Mauritanie-web) - Un Festival national sur la diversité culturelle (FNDC) se déroulera en Mauritanie du 27 au 29 décembre sous l'égide du ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports et de celui du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme. «La manifestation vise à montrer la diversité, la complémentarité, les fortes similitudes, les emprunts et l’interpénétration de la culture de toutes les communautés nationales qui entretiennent un rapport de proximité depuis plusieurs centaines d’années», a déclaré à la PANA le directeur de la Culture et des Arts, Adnan Ould Beyrouck.

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Une litterature des sables

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Pourquoi se cache-t-elle?? Jusqu’à quand?? Elle n’est pas intégrée dans les programmes scolaires. La plupart des Mauritaniens n’en ont jamais entendu parler. Pourtant, il existe, en Mauritanie, une littérature francophone de qualité. Ce constat a conduit une poignée d’universitaires mauritaniens à lancer, l’an dernier, l’idée d’un colloque sur le sujet. L’université de Nouakchott a donné son feu vert pour accueillir la rencontre, qui se tiendra dans ses locaux les 14 et 15 décembre prochains et réunira des experts nationaux et étrangers.

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