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Culture en Mauritanie

Remise des prix aux lauréats du prix du Président de la République de la récitation du Saint Coran

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Remise des prix aux lauréats du prix du Président de la République de la récitation du Saint Coran Les lauréats de la 3ème édition du concours régional du prix du Président de la République de la récitation du Saint Coran pour l’année 1439 de l’Hégire ont été primés, lundi soir, lors d’une cérémonie présidée par le ministre des affaires islamiques et de l’enseignement originel, M. Ahmed Ould Ehel Daoud.

Au total neuf candidats, représentant la Mauritanie, le Maroc, la Turquie, l’Algérie, le Sénégal, le Mali, le Niger, la Gambie, la Guinée Bissau et la Côte d’Ivoire, ont postulé pour cette édition.

Le premier prix d’un montant de trois cent mille Ouguiyas de la nouvelle monnaie a été remis par le ministre des affaires islamiques et de l’enseignement originel au mauritanien, Dié Ould Baba, tandis que le second prix de deux cent mille Ouguiyas de la nouvelle monnaie a été remis par le wali de Nouakchott Ouest, M. Mahi Ould Hamid, au marocain Abdalla Youssouf Saïd.

Le troisième prix de cent mille Ouguiyas de la nouvelle monnaie a été partagé entre le sénégalais Mohamed Ly et l’ivoirien Diakité Diallo, qui ont reçu leurs distinctions des mains des cheikhs Mohamed Vadel Ould Mohamed Lemine et Mohameden Ould Mahmouden.

S’exprimant pour l’occasion, le ministre des affaires islamiques et de l’enseignement originel a souligné que l’institution d’un prix pour la lecture et la récitation du Saint Coran illustre l’attention particulière qu’accorde le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, à l’islam, aux musulmans, aux érudits, aux imams et aux cheikhs des mahadras.

Il a ajouté que le prix est organisé dans un contexte national marqué par des avancées islamiques notoires en matière de vulgarisation de la sunna, des valeurs islamiques et enseignements spirituels fondés sur la paix, la modération et le rejet de l’extrémisme.

Ce choix se consolide et évolue dans le cadre d’un ambitieux programme du gouvernement matérialisant la vision perspicace du Président de la République pour une société multidisciplinaire empreints d’enseignements islamiques, a conclu le ministre.

Pour sa part, le président du jury, M.Abdallah Hamoudy, du Royaume du Maroc, a précisé que le concours s’est déroulé dans de bonnes conditions, objectives et transparentes, louant l’attention qu’accorde le Président de la République pour ce concours coranique régional et la réputation de savoir des gens du Bilad Chinguitt et leur attachement aux sciences coraniques à travers l’histoire.

La cérémonie de remise des prix s’est déroulée en présence du conseiller du ministre chargé de la communication, du directeur de l’orientation islamique et de plusieurs oulémas, imams et cheikhs de mahadras.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Fuite de l'épreuve des Maths au BEPC (fac-similés)

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Des élèves des écoles privés et publics candidats à l’examen national du BEPC (Brevet 2018), organisé mercredi 6 juin courant, pour une durée de deux jours, ont réussi à fuiter la matière des Mathématiques à travers WhastApp, juste avant le début des épreuves.

« Ce sont les facilités faites cette année par le ministère de l’éducation nationale aux élèves candidats qui sont à l’origine de cette fuite », affirment des surveillants, qui ont déploré l’absence d’équipements de contrôle et d’inspection, en plus de l’autorisation faite aux élèves d’entrer dans les salles munis de leurs Smartphones.

60327 candidats dont 15 484 candidats libres et 16263 candidats issus des écoles privées participent à ces examens au plan national. Le nombre des filles est, lui, de 33592 , soit 55,68%.

Source : Aghchorguit (Mauritanie)

 

 

Mauritanie : Démarrage des examens du brevet de fin d'études du Premier cycle de l'enseignement secondaire

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Mauritanie : Démarrage des examens du brevet de fin d'études du Premier cycle de l'enseignement secondaire Les examens du brevet de fin d'études du premier cycle de l'enseignement secondaire pour l'année scolaire 2017-2018 ont débuté mercredi matin sur toute l'étendue du territoire national.

Participent à ces examens 60327 candidats dont 15 484 candidats libres et 16263 candidats des écoles privées. Le nombre des filles est, lui, de 33592 , soit 55,68%.

Les candidats sont repartis sur 253 centres dont 192 se trouvent à l'intérieur du pays et 60 à Nouakchott, en plus d'un seul centre à Banjul, en Gambie.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

Les professeurs de l’Institut supérieur brûlent leurs diplômes de doctorat devant le Parlement

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Les professeurs de l’Institut supérieur brûlent leurs diplomes de doctorat devant le ParlementUn certain nombre de professeurs coopérants de l’Institut supérieur d’études et de recherches islamiques ont brûlé leurs diplômes de doctorat, en guise de protestation contre la non-satisfaction de leurs revendications, dont, entre autres, la privation de certains droits acquis depuis plus de cinq ans, disent-ils.

Les professeurs ont manifesté devant le Parlement à Nouakchott ce lundi matin (4 juin) et exposé leurs diplômes de doctorat scientifique qu’ils détiennent avant de verser dessus le carburant et d’y mettre le feu.

Dr Abdoullah Mohamed Bamba, l’un des professeurs qui a brûlé son diplôme, a déclaré que le processus de brûler les diplômes est une expression pacifique du mécontentement face à la situation misérable des professeurs coopérants au sein de l’institution de l’Institut Supérieur d’Études et de Recherches Islamiques.

Ould Mohamed Bamba a ajouté que les professeurs ont exprimé des doléances par voie pacifique pour réclamer leurs droits accumulés pendant des années, dont certains sont liés aux droits d’enseignement, d’examens et d’animation de conférences, ainsi que des revendications relatives aux contrats et recrutements .

Il a également souligné que les deux divisions de l’économie islamique, la civilisation et l’information à l’Institut supérieur se fondent essentiellement sur un groupe de professeurs coopérants, indiquant que ces revendications ont été soumises précédemment aux instances concernées pour trouver solution, mais en vain.

Source : alakhbar.info
Traduit par Adrar.Info


 

 

TV Sahel reprend ses émissions après des mois d'interruption

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TV Sahel reprend ses émissions après des mois d'interruptionLa chaine de télévision privée TV Sahel a repris de nouveau ses émissions, après une absence de 8 mois, à la suite de la mesure de suspension dont elle a fait l’objet de la part de l’autorité de régulation, la TDM (Télédiffusion de Mauritanie), pour non paiements de créances cumulées.

Les dettes de 10 chaines TV et Radios privées avaient atteint un milliard MRO, rappelle-t-on. La Télévision El Mourabitounes avait repris ses programmes après deux mois d’arrêt, à la différence des autres chaines qui ont cessé depuis.

Les efforts déployés pour régler les créances des chaines de télévision privées sont restées vaines, malgré les efforts déployés par l'Union mauritanienne des Radios et des Télévisions, qui n’a plus fait signe depuis également, après son échec à lever cet obstacle financier.

Traduit de l’Arabe par Cridem
Source : El-Mourageb (Mauritanie)

 

Célébration de la Journée mondiale des oiseaux migrateurs au Parc National de Diawling

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En images : la célébration de la Journée mondiale des oiseaux migrateurs au Parc National de DiawlingLa traditionnelle célébration de la Journée mondiale des oiseaux migrateurs a lieu chaque année au mois de mai. Il s’agit d’informer et de sensibiliser le public sur le besoin de protéger les oiseaux, leurs couloirs de migration et surtout leurs sites d’accueils.

En effet, ces merveilles de la nature, en se déplaçant pour se nourrir ou profiter de meilleures conditions de vie parcourent des trajets parsemés de difficultés (chasses, températures extrêmes, manque de nourritures, pièges, empoisonnement etc.). Pour réduire ces risques encourus, il est aujourd’hui nécessaire de coopérer à tous niveau, c'est-à-dire du local à l’international pour améliorer la protection des haltes migratoires.

Cette année 2018, la Journée Mondiale des Oiseaux Migrateurs est célébrée sous la thématique : « unifions nos voix pour la conservation des Oiseaux ». Cela dénote bien du souci d’agir ensemble au-delà des frontières pour servir cette cause.

C’est ainsi que la Mauritanie et le Sénégal à travers Nature Mauritanie l’Association de la Protection de l’Environnement (Mauritanie) et l’Association Nature Communauté-Développement, NCD (Sénégal) avec l’appui du PRCM (Partenariat Régional pour la Conservation de la Zone Côtière et Marine) ont honoré conjointement cette journée dans la Réserve de Biosphère Transfrontalière du Delta du fleuve Sénégal en collaboration avec le Parc National de Diawling et le Parc National des oiseaux de Djoudj.

Plusieurs activités de sensibilisations (sketchs, chants, concours de dessins, projections de films sur la migration, sorties sur le terrain, etc.) ont été menées avec l’école de Ziré Sbekha en Mauritanie et celle de Rhône et des étudiants de Saint Louis du côté Sénégalais.

Ainsi, Nature Mauritanie compte profiter de la journée mondiale des oiseaux migrateurs 2018, afin d’encourager le Gouvernement Mauritanien à continuer ses efforts de conservation des sites importantes pour les oiseaux migrateurs à l’image du Parc National du Diawling, Parc National du Banc d’Arguin mais également les zones humides hors littoral (Lac de Mâle, lac d’Aleg etc.)

Source : Nature Mauritanie

 

 

Enseignement supérieur: L'Algérie a octroyé 200 bourses universitaires au profit de la Mauritanie

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Enseignement supérieur: L'Algérie a octroyé 200 bourses universitaires au profit de la MauritanieL'Algérie et la Mauritanie ont signé un programme exécutif triennal (2018-2021) dans le domaine de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

L’Algérie et la Mauritanie ont signé, mercredi à Alger, un programme exécutif triennal (2018-2021) dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, portant essentiellement sur l’octroi par l’Algérie de 200 bourses universitaires au profit de la Mauritanie dans les différentes spécialités, indique l’APS.

Dans une déclaration à la presse à l’issue de cette signature à laquelle a pris part le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique mauritanien, Sidi Ould Salem, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar a indiqué que “l’Etat algérien a octroyé à la Mauritanie 200 bourses universitaires dans les différentes spécialités, dont 150 en médecine, architecture, technologies et spécialités techniques.

Le reste de ces bourses concernent les Sciences humaines, le master, le doctorat et la post-graduation”.

M. Hadjar a indiqué, à ce propos, que la Mauritanie a octroyé, à son tour, “50 bourses universitaires à l’Algérie dans les domaines des Sciences de la mer, des Sciences humaines, ainsi que dans les spécialités techniques et technologiques”.

Parmi les autres points contenus dans ce programme renouvelable, M. Hadjar a évoqué la possibilité pour les universités des deux pays de conclure “des conventions pour le jumelage, afin que les enseignants des deux pays puissent se déplacer pour assister à des rencontres, ou séminaires scientifiques, ou pour participer à des jurys”.

Le programme appelle également dans l’un de ses articles, poursuit le ministre, à établir des relations entre les centres de recherches dans des questions présentant un intérêt pour les deux pays, notamment dans les domaines de désertification, de la santé, des ressources en eau, des énergies renouvelables, ainsi que dans d’autres sujets d’intérêt commun pour l’Algérie et la Mauritanie.

Pour sa part, le ministre mauritanien a affirmé que son pays s’emploie à la consolidation de la coopération et du partenariat avec l’Algérie dans divers domaines, relevant à cet égard, la nécessité de focaliser également sur le domaine de la Formation professionnelle, en vue d’obtenir ” une main d’œuvre locale et éviter, par conséquent, le recours à des techniciens de l’étranger”.

Il a mis en avant l’importance de réfléchir sur l’échange d’informations dans des domaines qui présentent un intérêt pour les deux pays, notamment dans les sciences et l’innovation, saluant à cet égard, le niveau de l’Enseignement supérieur algérien.

Source : Al Huffington Post Maghreb

 

 

 

 

Lions Club International: La Mauritanie à l'honneur

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Le Lion Fodié Amadou Diagana, du  Club Nouakchott-Caravane vient d'être élu à N'Djamena, Gouverneur du District 403A1. Cette élection s'est déroulée lors du Congrès Convention du District Multiple 403, dans la Capitale du Tchad en présence de plusieurs délégations venant de nombreux pays d'Afrique.

Pour rappel, le Lion Fodié Amadou Diagana est le troisième gouverneur élu à ce poste après les Lions Khattar Ould Alioune et Bâ Samba Diom, lui premier gouverneur mauritanien élu. Les mandats des deux précédents gouverneurs ont connu un franc succès chacun et ont apporté beaucoup aux nécessiteux et à l'image de la Mauritanie. Sortant de la même école "Lionistique",  Fodié Amadou Diagana, Lion sérieux et engagé, il saura certes avec humilité et fierté servir les plus démunis, au sein des pays du District et aussi bien représenter la Mauritanie.

De tradition, le pays d'accueil de chaque gouverneur sortant organise le Congrès Convention. Reste à savoir si la Mauritanie va organiser cet événement au mois de mai 2019. Pour les deux précédents mandats, cela n'a pas été le cas pour cause d'infrastructure hôtelière capable de recevoir les congressistes. Le Congrès accueille en général des milliers de participants venant d'Afrique pour la plupart, mais aussi d'autres continents.

Cependant, entre-temps, la Mauritanie a accueilli l'an dernier le sommet de la Ligue Arabe et se prépare à accueillir le sommet de l'Union Africaine en juillet prochain.

La Rédaction

 

Mauritanie: climat morose pour la Journée de la liberté de la presse

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Mauritanie: climat morose pour la Journée de la liberté de la presseLa Mauritanie célèbre ce jeudi 3 mai la Journée internationale de la liberté de la presse. Et ce, alors le pays est passé de la 57e à la 72e position au classement de l'organisation Reporters sans frontières.

Disparition des médias audiovisuels privés, fermeture de plusieurs radios, pressions judiciaires exercées sur plusieurs journalistes : le bilan n'est pas reluisant. Et ce mercredi, les directeurs de quatre publications ont été placés sous contrôle judiciaire pour présomption de corruption.

Depuis le premier septembre 2017, les journalistes placés sous contrôle judiciaire ne peuvent même plus quitter la ville de Nouakchott. Ils sont soumis à un pointage tous les lundis à la sûreté nationale.

C’est le cas de Moussa Samba Sy, directeur d’un quotidien de Nouakchott et président du regroupement de la presse mauritanienne. Il dit avoir été empêché d’aller à la Mecque pour le pèlerinage : « J’ai été interdit d’aller à La Mecque, au pèlerinage de la Mecque pour lequel j’étais programmé cette année. »

Moussa Samba Sy y voit une volonté du pouvoir d’intimider et de museler la presse : « Nous avons mis le doigt sur les tares du régime, sur les imperfections. Nous critiquons au jour le jour les actions du gouvernement.

Et c’est cela qu’on nous reproche. Cette procédure n’est qu’une intimidation à l’égard de la presse mauritanienne et une tentative de la museler. »


Quant aux accusations de corruption dont les directeurs font l’objet, leur avocat Maître El Yezid Ould Yezid, attend toujours des preuves : « Pratiquement un an après le début de l’instruction, nous attendons toujours un début de preuve de ces corruptions, début de preuve qui n’arrive toujours pas.»

Les poursuites contre les journalistes ont fait chuter la Mauritanie dans le classement annuel établi par Reporters sans frontières.

Source : RFI

 

 

Lettre à Michel Onfray sur les relations tumultueuses entre l’Occident et l’Orient (1)/Par Ahmedou Ould Moustapha

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Monsieur

De mes précédentes lettres vous avez probablement retenu des griefs contre moi, peut-être parce que les argumentations qui y sont développées étaient trop serrées ou, pire encore, manquaient de logique au point de nuire à l’agrément que l’on pourrait trouver à les lire, peut-être aussi parce que prégnante fut l’impatience que vous avez dû endurer depuis près de quatre mois dans l’attente de la suite que voici ; ce n’est pas rien en effet que de se voir subir, sans explication, une si longue attente, d’aucuns trouveraient cela trop frustrant sinon lassant !

Et si jamais ces deux suppositions n’étaient pas que de simples déductions infondées, mais de véritables ressentiments, alors il faudrait bien me comprendre :

Concernant la première, j’ai essayé autant que faire se peut d’éviter les redites et les contradictions mais au cas où vous en avez trouvé une ou plusieurs, sachez qu’elles ne me gênent nullement, même si elles s’accommodent peu au respect de la langue, elles n’ont jamais freiné l’évolution des idées, d’autant plus que vous-même et bon nombre de vos pairs n’êtes pas toujours cohérents dans vos discours et vous n’en souffrez aucunement.

De surcroit, vos illustres maîtres tels que Platon et Descartes fourmillent en contradictions mais cela n’a affaibli en rien la puissance de leurs systèmes de pensée. Ce sont, et vous le savez mieux que moi, quelques esprits critiques moins importants qui se sont acharnés sur leurs œuvres jusqu’à leur découvrir des contradictions qu’il est inutile d’exposer ici… ce n’est pas mon propos.

S’agissant du retard que j’ai pris pour la présente, c’est un contretemps lié à un évènement  inattendu qui m’a empêché d’entamer sa rédaction. Mais maintenant que cet événement appartient au passé, je m’en vais tout de suite vous la livrer. Encore qu’il faille, auparavant, attirer l’attention sur ceci : les changements brusques de ton et de thèmes que l’on pourrait  entrevoir dans les lignes suivantes ne traduisent rien d’autre que les pulsions désordonnées d’un monde arabo-musulman dont les systèmes de valeurs ont été violement bouleversés depuis plus d’un siècle (colonisation et soubresauts des indépendances, conflit israélo-palestinien, invasions du Liban, d’Afghanistan et d’Irak, ‘’printemps arabe’’, guerres asymétriques contre la Syrie et le Yémen, conflit de leadership irano-saoudien …) et dans lequel sont toujours plongés les peuples, notamment cette partie de leur jeunesse dont la réaction se poursuit de nos jours dans une dialectique de protestation et de lutte sous une forme aveuglement violente, teintée de spiritualité dogmatique et sectaire, dépourvue de réflexion structurée et de méthode, condamnable aussi bien sur le plan moral que religieux.

C’est ici l’occasion de rappeler que le sujet de la présente, déjà annoncé tout au début de ma correspondance, portait sur la relation tumultueuse, dès l’origine, entre l’Occident et ce monde arabo-musulman. Il faut également rappeler que ma dernière lettre s’achevait par cette conclusion que toute doctrine dont la motivation première était d’imposer sa suprématie, surtout quand c’est au moyen d’une force brutale, ne pouvait engendrer que rejet, haine et violence.

Cette figure est aujourd’hui doublement représentée par, d’un côté, le Wahabisme qui inspire par sa rhétorique les groupuscules dits islamistes radicaux et, de l’autre, la doctrine militaire des Etats Unis qu’ils impriment au devant de leur diplomatie et qui se traduit par une politique d’hostilité à l’égard de tout pays qui n’accepte pas de se soumettre à leur diktat ou à leur propre vision du monde.

L’éternel prétexte du face à face imaginaire des religions

En effet, aussitôt après la Guerre Froide, alors menée contre le communisme et dont il est sorti vainqueur, il fallait nécessairement que le gouvernement américain, leader du monde occidental, trouvât un nouvel ennemi pour nourrir sa doctrine dominatrice. Il imagina des ennemis qu’il désigna sans tarder : le régime iranien, les régimes de Saddam Hussein, des Talibans en Afghanistan, de Mouammar Kadhafi et à présent celui de Bachar Al Assad.

Tous ces régimes furent balayés par des interventions militaires illégales, aveugles et impitoyables, sauf le premier qui sera épargné, sans doute parce qu’il eût pu se donner les moyens de se défendre, mais il sera continuellement sous la menace des bases militaires américaines implantées dans tous les pays qui lui sont frontaliers et sous des sanctions économiques permanentes. Le seul et unique tort de ces régimes aura été de partager la même volonté de ne pas se courber devant l’impérialisme américain.

Quant à la France et l’Angleterre, bien qu’elles aient toutes les deux un statut de grande puissance et qu’elles soient membres du Conseil de Sécurité, plus personne ne se fait  d’illusions sur la qualité intellectuelle et éthique de leurs dirigeants politiques et cela, depuis au moins une génération. Leur grandissante perte d’autonomie en matière de politique étrangère est manifeste, bien qu’elles veuillent donner l’impression de défendre les mêmes intérêts stratégiques que ceux des Etats Unis. Or ces intérêts sont plutôt liés aux industries d’armement, aux compagnies pétrolières et aux banques privées qui sont toujours à l’origine des guerres que mènent ces pays occidentaux en terre d’Islam, soit directement par leurs armées soit indirectement sous forme de guerres civiles initiées par leurs services de renseignements, parce qu’elles en ont besoin pour maintenir ou développer leurs activités respectives, elles les font donc déclencher chaque fois que nécessaire.

Prenons, par exemple, le cas de la France. Que lui reste-t-il de la politique gaullienne de souveraineté qui persistait tant bien que mal jusqu’à la période du président Chirac ?

C’est le président Sarkozy qui a inauguré le mouvement de subordination de la diplomatie française  à celle des Etats Unis, quelles que soient par ailleurs les motivations de celle-ci.

Il a ainsi donné tous les gages nécessaires pour que la diplomatie française puisse acquérir un statut d’auxiliaire actif et docile, n’ayant aucune marge de manœuvre dans son engagement derrière les positions américaines, ce qui va se traduire par le retour de la France dans le giron du commandement intégré de l’OTAN, une organisation exclusivement contrôlée par le gouvernement américain et dont le but ultime est d’arbitrer les flux  énergétiques au profit des cercles économiques dirigeants des Etats-Unis ; sans parler de son rôle de funeste supplétif occupant le devant de la scène, à la place du véritable maître d’œuvre, l’OTAN en l’occurrence, pour couvrir ou endosser les responsabilités de celle-ci dans ses actions militaires illégalement menées en Libye et qui ont conduit au chaos actuel que vit ce pays – actions militaires illégales parce qu’elles avaient transgressé le contenu et les limites de la résolution du Conseil de Sécurité, prise en 2013 afin de contenir humainement et géographiquement la guerre civile qui faisait alors rage en Lybie.

Puis advint l’épisode du président François Hollande qui va accélérer ce mouvement de subordination, contrairement aux attentes de la majorité de ses électeurs. On se souvient de son discours de campagne contre la finance, en 2012, à Bourget où il disait : « mon adversaire dans cette bataille, je vais vous le dire, il n’a pas de nom et il est invisible, il ne se présentera jamais et pourtant il gouverne, cet adversaire, c’est le monde de la finance » ; mais on retiendra surtout ses tentatives infructueuses de va-t-en guerre en Syrie, après avoir été élu président, comme pour exécuter la menace des Etats-Unis en lieu et place de l’armée américaine, en chien de garde pour parler autrement.

Quant au président Macron, il vaut mieux se douter de sa capacité à mener une diplomatie  souveraine, d’autant qu’il avait été désigné comme le candidat des banquiers transnationaux et des capitaines d’industries qui partagent les mêmes intérêts économiques et appartiennent tous à la même classe dominante, pour ne pas dire oligarchie financière. Encore qu’il ne fait pas montre d’une volonté de devenir autre chose que le représentant de cette classe là, celle qui renforce son influence politique par son pouvoir économique et financier. Aux Etats Unis, elle est clairement au grand jour ; en Europe, elle est présente dans les corridors des pouvoirs, elle manipule les dirigeants politiques qui ne peuvent prendre aucune  décision économique importante sans elle ; son influence va même jusqu’à inspirer ou faire modifier les décisions de la Commission Européenne.

Voilà pourquoi la diplomatie française ne semble plus vraiment dépendre de décisions  prises à Paris, au moins en ce qui concerne les grands dossiers de conflits régionaux et de sécurité internationale ; elle n’est plus capable de jouer le rôle d’intermédiaire entre les pays puissants et les moins puissants. Elle fait comme si la France n’avait plus envie de redécouvrir la géographie et de reconsidérer sa position actuelle par rapport à la Russie, ne serait-ce que du fait pourtant évident qu’elle se situe tout juste à l’extrémité ouest des frontières de la grande Eurasie qui, elle, est en pleine croissance économique.

L’autre vérité est que, pour renforcer davantage son pouvoir d’influence, cette classe  économique et financière exerce une forte pression sur certains intellectuels au moyen d’insidieuses corruptions et à travers les grands médias qui les invitent, qui lui appartiennent en majorité et auxquels elle verse régulièrement d’importants soutiens financiers pour mener campagne en cas de besoin et se transformer en levier de sensibilisation ou d’orientation des opinions publiques, surtout durant les interventions militaires des pays occidentaux en terre d’Islam.

C’est ainsi que ces dirigeants politiques et intellectuels, qui sont affidés à ladite classe dominante, trouvent éternellement prétexte dans ce face-à-face imaginaire de la Chrétienneté et de l’Islam, usant comme au moyen âge de grossiers mensonges pour justifier des agressions militaires ici ou là, toujours contre les pays musulmans potentiellement riches ou géostratégiquement importants, en foulant au pied le droit et la raison qui sont pourtant indispensables dans les relations entre nations et la conduite du monde. Les mêmes intellectuels viennent d’ailleurs d’inventer ‘’ le totalitarisme islamique’’, qu’il faut combattre, disent-ils, avec une volonté sans faille et l’unité requise, en d’autres termes avec des interventions militaires aussi aveugles qu’impitoyables. Le paradoxe est qu’ils récusent partout ailleurs les dogmes religieux au nom des principes de laïcité mais sans jamais renoncer à l’héritage des guerres de religions contre l’Islam.

Il serait intéressant à ce propos de lire encore une fois l’immense poète Al Maari :

« Le mensonge a détruit les habitants de la terre

Leurs descendants se sont groupés en sectes

Qui ne peuvent fraterniser

Si l’inimitié n’avait été dans leur nature

Dès l’origine

Mosquée, Eglise  et Synagogue n’auraient fait qu’une »

(A suivre)

Source : lecalame.info (Mau

 

Mauritanie: la solution de l'université d'al-Azhar pour contrer le fondamentalisme

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Mauritanie: la solution de l'université d'al-Azhar pour contrer le fondamentalismeNouakchott devrait abriter très prochainement un centre d’études islamiques régional sous l’autorité de l’université al-Azhar du Caire. Cette décision est le principal résultat d’une visite en Mauritanie il y a quelques jours, du Cheikh de la grande institution sunnite malékite égyptienne, à vocation mondiale, Cheikh Ahmed al-Tayeb.

La nouvelle université islamique, qui va porter le nom de «Hassan Ashaari» sera dédiée à toute la région ouest-africaine pour «la promotion des valeurs d’un islam malékite, soufi, ouvert et tolérant» dans un contexte mondial de développement du radicalisme à l’origine d’un djihad violent, source d’insécurité au Moyen-Orient et dans le Sahel.

Il s’agit ainsi de promouvoir la doctrine «Ashaari», un célèbre théologien, fondateur d’une grande école de pensée pour combattre le fondamentalisme, de plus en plus présent au Sahel et en Afrique de l’Ouest.

La tourmente dans laquelle est plongé le Mali depuis mars 2012 illustre parfaitement cette évolution géostratégique et sécuritaire porteuse de tous les dangers pour la région et au-delà, l’Occident, notent les observateurs.

En Mauritanie, la constitution fait de l’islam une religion d’Etat et tous les Mauritaniens sont musulmans à 100%. Ils sont également malékites dans la quasi-totalité, même si le rite n’est pas cité de manière explicite par la loi fondamentale.

Historiquement, de nombreux érudits et ulémas mauritaniens ont contribué à la propagation d’un islam sunnite modéré dans l’espace ouest-africain.

Toutefois, la Mauritanie fait face à la montée des courants radicaux depuis une dizaine d’années. Signe inquiétant, certains djihadistes du Sahel ont fréquenté des Mahadras (écoles coraniques) du pays.

Enfin, il faut souligner que l'institution al-Azhar est loin de faire l'unanimité aujourd'hui dans le monde musulman et sunnite.

Ainsi, bien que classé dans la mouvance dite modérée, l’islam politique mauritanien, à travers la voix de Mohamed Jemil Mansour, ancien leader du Rassemblement national pour la réforme et le développement (RNRD, Tawassoul), a profité de la visite du Cheikh d’al-Azhar à Nouakchott pour dénoncer «sa complicité dans la répression et les crimes politiques» commis par le régime égyptien.


Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le360 (Maroc)

 

L’une des plus célèbres artistes mauritaniennes se plaint de son interdiction de voyager à l'étranger

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L’une des plus célèbres artistes mauritaniennes se plaint de son interdiction de voyager à l'étrangerLa diva de la musique mauritanienne Malouma Mint Meidah, également membre du Sénat dissous, s’est plainte de la mesure d’interdiction de voyager à l’étranger dont elle fait l’objet, depuis sa soumission au « contrôle judiciaire sans raison aucune », avoue-t-elle.

«Mon passeport m’a été confisqué depuis une année par les autorités sécuritaires, à la suite de mon opposition à tout amendement illégal de la Constitution », a-t-elle déclaré dans une récente interview télévisée.

"J’ai reçu de nombreuses invitations d'organisateurs de festivals artistiques internationaux, sans que je puisse y participer, à cause de la police mauritanienne qui m’empêche de voyager hors de la capitale", a-t-elle dit.

« L’hostilité que me vouent les systèmes de Taya et de Aziz est due au fait que mes clips critiquent les tabous politiques et se solidarisent des citoyens contre l’injustice des régimes», a-t-elle ajouté.

« La particularité de la proximité de mon art des sentiments du peuple sont à l’origine de cette malveillance que les pouvoirs dictatoriaux me réservent », a-t-elle précisé, qualifiant son interdiction de voyage de scandale pour le Président, puisque cette mesure la prive de représenter la Mauritanie avec son art dans les festivals internationaux.

Traduit de l’Arabe par Cridem
Source : Al-Quds Al-Arabi (Royaume-Uni)

 

 

Lancement à Tidjikja de la 2e étape du rallye des sciences

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Lancement à Tidjikja de la 2e étape du rallye des sciences Le rallye des sciences organisé par le ministère de l’Education Nationale pour l’obtention du prix du Président de la République a été lancé, mardi, à Tidjikja, sous la supervision du wali du Tagant.

A ces compétitions de trois jours en mathématiques, physique et sciences naturelles, participent aux côtés des élèves issus du Tagant, d’autres élèves de classes terminales (4e et 7e année du secondaire) issus de trois wilayas : les deux Hodhs et l’Assaba, à raison de neuf concourants par wilaya.

Dans une allocution qu’il a prononcée à cette occasion, le wali du Tagant, M. Diallo Amadou Samba a affirmé que le lancement de la 2e étape du rallye des sciences constitue une réelle opportunité de compétitivité, de persévérance et de sérieux, appelant les comités d'arbitrage à être transparents, justes et sincères dans les tâches qui leur sont confiées.

Il a ajouté que cet événement vise à encourager l'excellence, en particulier dans les disciplines scientifiques auxquelles le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, accorde une importance capitale.

Pour sa part, le directeur régional de l’Education nationale au Tagant, M. Mohamed Lemine Ould Abdel Kerim, s’est félicité de la supervision par le wali de cette manifestation au cours de laquelle les lauréats du prix du Président de la Républiques seront choisis.

L’évènement s’est déroulé en présence du Hakem et du Maire de Tidjikja ainsi que des autorités sécuritaires de la wilaya.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Le Président de la République reçoit le Sheikh d'Al-Azhar

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Le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a reçu, en audience, lundi au palais présidentiel à Nouakchott, Dr. Ahmed el-Tayeb, Sheikh d’Al-Azhar, en visite actuellement en Mauritanie.

A sa sortie d’audience, le Sheikh d’Al-Azhar a déclaré à l’AMI qu’il est très heureux d’être reçu par le Président de la République à qui il a exprimé les remerciements pour sa personne et pour le peuple Mauritanien pour l’accueil chaleureux et l’hospitalité généreuse dont il a été l’objet depuis son arrivée en Mauritanie.

"Nos entretiens ont porté sur les voies et moyens permettant de réaliser nos aspirations en matière du renforcement des relations de coopération culturelle entre Al –Azhar Echerif et les mahadras mauritaniens.

Le Président de la République reçoit le Sheikh d'Al-Azhar J’ai entamé ma tournée par la Mauritanie, grand pôle de résistance en Afrique et dans le monde arabe. Elle est également le berceau de l’enseignement juste et fidèle des concepts de l’islam et des avis religieux objet de consensus des Oulémas de l’Oumma Islamique. J’estime que cette approche est la plus efficace pour l’immunisation contre l’excès et l’extrême violent, phénomènes qui sont à l’origine des affrontements et de combats entre les musulmans.

Il a été question également de l’image que présente l’Islam aux autres religions qui portent atteinte à notre sainte religion l'Islam et sa culture sacrée"
, a- t-il, souligné.

Au sujet de la coopération au niveau spirituel et intellectuel, le Sheikh d’Al-Azhar a précisé qu’il a été convenu de créer en Mauritanie un centre relevant d’Al –Azhar, dénommé centre d’El Imam Al Achaari, afin de faire régner cette rite modérée et réconciliant au sein des communautés musulmanes.

Il a ajouté que l’attribution des bourses d’études par Al –Azhar sera intensifiée au profit des étudiants Mauritaniens qu’ils soient issus des mahadras ou de l’enseignement public dans les différents domaines islamiques enseignés à Al-Azhar et les autres sciences techniques et expérimentales comme l’ingénierie, la médecine et la pharmacie.

"A cet effet une commission a été mise sur pied et entamera ses travaux bientôt,en coordination avec les autorités compétentes", a- t-il, conclu.

L’entrevue s’est déroulée en présence du ministre des affaires islamiques et de l’enseignement originel, M. Ahmed Ould Ehil Daoud et de l’ambassadeur d’Egypte à Nouakchott, SEM. . Majed Naffaa Mosleh.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

Jémil Ould Mansour : Cheikh Al-Azhar partenaire dans l’écoulement du sang des Égyptiens

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Jémil Ould Mansour : Cheikh Al-Azhar partenaire dans l’écoulement du sang des ÉgyptiensLe penseur islamique Mohamedd Jemil Ould Mansour a déclaré que le cheikh d’Al-Azhar Ahmed al-Tayeb a donné une image choquante des érudits musulmans et de la facilité de soumission qu’ils adoptent face à l’injustice et la tyrannie. Il est également un partenaire de Sissi dans la mort d’Egyptiens innocents et la destruction de leur pays. 

« Ould Mansour a indiqué, dans un post sur son compte sur le réseautage social Facebook, que : » La position d’Ahmed Tayeb est une violation flagrante du statut d’un savant du niveau du cheikh Al-Azhar, en cette étape que connaît l’Egypte.

Au lieu de promulguer la vérité, choisir de se faire ignorer ou mieux !! se taire, il s’est rangé dans le camp du coup d’état sanglant du général Sissi. »

Texte du post de Jemil :

J’ai suivi une partie de ce qui a été écrit à l’occasion de la visite du Cheikh d’Al-Azhar, Ahmed al-Tayeb en Mauritanie, et j’ai jugé approprié de donner mon point de vue, souhaitant qu’il soit utile:

1 – J’ai constaté en l’attitude du Dr Ahmed Tayeb , une violation claire de ce que devrait être la position d’un savant, cheikh d’Al-Azhar, en ce qui concerne ce qui se passe en Egypte . Au lieu de promulguer la vérité, choisir de se faire ignorer ou mieux !! se taire, il s’est rangé dans le camp du coup d’état sanglant du général Sissi, qui a tué le rêve des Egyptiens, a versé leur sang et ruiné leur pays.

Il a ainsi donné une vile image des savants musulmans et la facilité de leur soumission à l’injustice, la tyrannie. Il n’est que normal de critiquer la position de ce savant et démontrer ses aspects apparents que tout le monde constate.

2- Les missions de Al-Azhar Al-Sharif étaient destinées , notamment en Afrique , à la diffusion du savoir par la plus grande institution scientifique sunnite du monde , avant qu’elle ne se transforme en une adresse pour promouvoir le discours politique et l’alliance politique. Les indices malheureux se multiplient et renforcent la menace qui pèse sur la nation ,sa religion , sa liberté et son avenir .

3- Certains de ceux qui ont écrit et commenté la visite en Mauritanie du Cheikh Al Azhar ont utilisé des mots offensants et inappropriés concernant cette université. Ce phénomène qui s’est propagé récemment ,ne convient pas à ceux qui l’utilisent. Lancer des polémiques humiliantes ne se justifie pas, quelque soit la gravité et l’ampleur de la violation commises par l’intéressé.

La moquerie et l’insulte sont déplorables et expriment le comportement de qui détient des idées irrespectueuses .Une bonne attitude exige un bon style et des phrases décentes.

Source : zahraa.mr
Traduit par Adrar.Info


 

 

Admission remarquable de 7 mauritaniens au concours de recrutement à l’Ecole Polytechnique de Paris

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Admission remarquable de 7 mauritaniens au concours de recrutement à l’Ecole Polytechnique de ParisSept mauritaniens sur 31 candidats internationaux ont excellé au concours de recrutement à l’École Polytechnique de Paris, enregistrant un effectif d’admis non négligeable, comparativement à leurs collègues postulants issus d’autres États du continent africain.

C’est la première fois que notre pays, accueille cet important concours, conjointement organisé par les promoteurs du Prix Yahya Ould Hamidoune et l’École Supérieure Polytechnique de Nouakchott (ESP), les 3 et 4 mars dernier dans la capitale, Nouakchott.

Les admissibles mauritaniens qui auront leur ticket final, en réalisant les mêmes exploits aux épreuves écrites sont :

1 – Anne Mamadou,

2 – Demba Demba

3 – Ebeye Ahmed Vall

4 - Hemmeyen Ahmed

5 – Mohamed Cheikh Abdel Hamid

6 – Sidi Mohamed Sid’El Moctar

7 - Sidi Oumar Sidi

Traduit de l’Arabe par Cridem
Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

Mauritanie : le front estudiantin dénonce la répression de son mouvement

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Mauritanie : le front estudiantin dénonce la répression de son mouvementDans un communiqué de presse distribué lundi, le front estudiantin pour la défense des droits et des acquis ce qu’il a appelé les pratiques répressives du régime contre le mouvement de protestation des étudiants.

Le front ajoute que cette répression a pris une nouvelle forme dangereuse dont la torture organisée des étudiants dont ont été victimes traités de manière barbare, contraire aux plus simples valeurs des droits de l’homme et contraire au droit de manifester pacifiquement tel que garanti par le droit et la constitution.

Le front impute l’entière responsabilité des conséquences des politiques répressives au ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique contre des étudiants qui se sont sortis pour dénoncer une réalité amère que vit le système de l’enseignement supérieur dans le pays.

Il accuse le ministre d’une gestion unilatérale des questions académique, éducative et des services pour ce qu’elles ont engendré de profonds équilibres qui affectent l’enseignement supérieur.

La police mauritanienne a dispersé jeudi dernier une marche de protestation organisée par le front estudiantin pour la défense des droits et des acquis pour dénoncer les critères appliqués par la commission nationale des bourses pour l’octroi des bourses internes aux étudiants de l’enseignement supérieur.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

 

Pèlerinage 2018 : le paiement des frais se fera dès la fin du tirage au sort

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Pèlerinage 2018 : le paiement des frais se fera dès la fin du tirage au sortNouvelle mesure prise cette année par le ministère des affaires islamiques et de l’enseignement originel pour le pèlerinage 2018.

Le candidat à l’accomplissement de ce devoir religieux devra verser la totalité du montant fixé à 1.500.000 de l’ancienne ouguiya (150.000 MRU), dès la fin du tirage au sort qui se fera en direct sur les écrans de la télévision nationale lundi prochain.

Une mesure accueillie avec scepticisme par les candidats au pèlerinage mais aussi par les propriétaires des agences de voyage qui devront verser la totalité du montant 6 mois avant le départ vers les lieux saints.

Ils considèrent cette mesure contraignante pour eux, et le ministère défend sa position par le fait que certains candidats au pèlerinage se rétractent la veille du pèlerinage.

Autre mesure décidée cette année par les autorités, celle de ne plus prendre en charge l’alimentation des pèlerins et de leur verser un montant de 500 dollars une fois arrivés dans les lieux saints.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

Indice de l’émergence africaine 2017 : la Mauritanie au bas de l’échelle

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Indice de l’émergence africaine 2017 : la Mauritanie au bas de l’échelleLa Mauritanie devra faire des efforts sur le plan politique, économique et social pour entrer dans le cercle restreint des pays émergents en Afrique. En tout cas c’est ce qui ressort du rapport, publié en début de semaine, par l’Observatoire pour l’Emergence en Afrique (OBEMA) qui a étudiée l’Indice de l’Emergence en Afrique pour l’année 2017.

Ainsi, si l’on se fie au classement établi par cette agence, la Mauritanie occupe la 45e place sur les 54 pays africains sélectionnés. Elle se positionne à la catégorie « autre » parmi lesquelles, on a « l’émergent », « seuil », « potentiel », avec une moyenne générale de 38,11.

Le document révèle également que la palme de l’émergence revient à l’Ile Maurice qui occupe la première place avec une moyenne générale de 68,04. Par ailleurs, le TOP 10 de l’émergence africaine s’effectue comme suit :

L’ile Maurice (1er, 68,04)

L’Afrique du sud (2e , 62,74)

Seychelles (3e, 61,31),

Botswana (4e ,60,31)

Cap-Vert (5e , 57,73)

Rwanda (6e ,56,20)

Ghana (7e , 55,45)

Tunisie (8e , 55,17)

Namibie (9e , 55,07,)

Maroc (10e , 54,62).

De l’avis de certains spécialistes la Mauritanie qui est au stade de l’élaboration d’un plan de développement à court et moyen terme (SCAPP), devra batailler ferme pour retrouver le « camp de l’émergence » où beaucoup de pays africains commencent déjà à récolter les fruits de ce programme à long terme, structurel et ambitieux.

A noter que, cet index de l’émergence s’est basé sur 23 indicateurs pour effectuer ce classement. Les critères sont regroupés en quatre dimensions (politique, économique, développement humain, et société).

Source : Les Mauritanies

 

 

La Fondation Save The Children présente une étude sur les enfants en mobilité en Mauritanie

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LLa Fondation Save The Children présente une étude sur les enfants en mobilité en Mauritaniea fondation Save The Children a tenu, jeudi 22 janvier à Nouakchott, une conférence de presse destinée à la présentation d’une étude anthropologique sur la mobilité des enfants en Mauritanie.

L’étude a été réalisée par le projet AFIA (pour la protection des enfants en mobilités contre l’exploitation et la traite) et financée par l’Union Européenne. L’étude a défini la mobilité comme le processus par lequel une personne quitte son pays (ou sa région si la mobilité se fait à l’intérieur d’un même pays).

Dans le cadre de cette étude l’équipe de travail était composée d’une coordinatrice, un superviseur et sept chercheurs sur le terrain (un pour chacune des régions identifiées par Save The Children).

Les zones d’étude étaient les plus grandes villes du pays, Nouakchott et Nouadhibou, et les régions frontalières de Tarza, Brakna, Gorgol, Guidimakha et Hodh El-Gharbi.

Dans chacune des régions, les chercheurs ont ciblé entre 5 et 10 profils d’enfants en mobilité. Les chercheurs ont réparti son échantillonnage en fonction de raison de mobilité comme suit:

-Les enfants confiés

-Les enfants talibés

-Les enfants travailleurs

-Les enfants apprentis

-Les filles victimes de servitude domestique

-Les enfants travailleurs transfrontaliers

-Les enfants travailleurs saisonniers

-Les enfants en contact avec la justice

Un grand nombre des enfants interrogés dans le cadre de cette étude est issue d’une famille nombreuse. Ces familles ont des économies de subsistances. Dans ces conditions, le poids de chacun des individus de la famille nombreuse peut être pesant s’ils ne travaillent pas, ou bien au contraire, consister en une aide précieuse s’ils le font.

Certains ont mis fin à leurs études car ni eux ni leurs familles ne pouvaient assumer la charge économique que cela représentaient.

«Nous avions tous abandonné l’école en primaire. Moi personnellement quand j’ai quitté l’école j’avais l’âge de 8ans. J’apprenais dans une école publique.

L’enseignement y était bien. Je n’avais aucun problème à l’école. J’ai quitté l’école juste parce que mes parents étaient pauvres. Je n’avais personne pour m’aider dans mes études ni pour alléger la charge qu’endossaient mes parents surtout ma mère…j’avais quitté l’école pour lui venir en aide.

J’apprenais aussi le Coran mais actuellement je ne fait rien à part vendre du bissap car je n’ai pas le temps»
a raconté Nabou Tandie l’un des enfants interrogés.

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

 

La Mauritanie a terminé sa traversée du désert

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L’Adrar est sans aucun doute le joyau de la couronne mauritanienne, mais est malheureusement formellement déconseillée pour des raisons de sécurité. » L’extrait, issu du guide Lonely Planet de l’Afrique de l’Ouest, devrait disparaître de la prochaine édition.

Car la petite ville d’Atar (25 000 habitants), capitale de la région saharienne, est en train de se réconcilier avec le tourisme. En effet, chaque semaine depuis Noël 2017, un avion nolisé par des voyagistes français y amène jusqu’à 100 visiteurs avides de désert depuis Paris.

Voilà 10 ans qu’on n’avait pas vu ça. Une décennie de mauvaise réputation à l’international et de crise au niveau local, que toute la Mauritanie veut maintenant oublier, afin de redevenir attrayante pour les touristes du monde entier.

La frayeur islamiste

Le gardien de la bibliothèque Al Ahmed Mahmoud, Seif Heiba

La dégringolade commence en 2007 par l’assassinat de quatre Français dans le sud du pays. « Un acte qui tenait plus du brigandage que du terrorisme », soutient Kadi Mehdi, directeur de Mauritanides Voyages, agence réceptive à Atar des voyagistes français.

Cela a quand même suffi à éloigner le légendaire rallye Paris-Dakar de l’Afrique. Fin 2009, al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) passe à l’acte en enlevant trois humanitaires espagnols sur l’axe Nouadhibou-Nouakchott.

Et lorsque AQMI exécute un otage français au Mali en 2010, « le ministère des Affaires étrangères français a badigeonné toute la sous-région de rouge », se souvient le professionnel mauritanien, en référence à la couleur utilisée sur les cartes de conseils aux voyageurs pour signifier qu’ils n’y seront pas assistés en cas de pépin.

Fini, donc, les vols depuis la France, ancienne puissance coloniale et principale pourvoyeuse de visiteurs. Mais tous les pays occidentaux ont emboîté le pas et proclamé la mise au ban du pays. « Évitez tout voyage non essentiel en Mauritanie, en raison de la menace terroriste ciblant particulièrement les intérêts occidentaux », peut-on lire sur le site du gouvernement du Canada.

« Mais aucun événement n’a jamais été signalé dans l’Adrar ! s’emporte M. Mehdi. Nous avons été surtout victimes de ce qui s’est passé ailleurs, au Mali, en Algérie et au Niger. »

Le guide Abderrahmane Bouh, de l’agence Ngadi Tours, partage ce sentiment d’injustice : « Il y a eu plus de victimes du terrorisme lors de l’attentat contre Charlie Hebdo que dans toute la Mauritanie depuis 10 ans. »

Rien après les dattes

Sur le terrain, les conséquences sont lourdes. « Ici, il n’y a qu’une petite saison de dattes en été, et le tourisme en hiver », résume Aïcha Youba, gérante de l’auberge Mer et désert à Atar.

La première est victime d’années de sécheresse, et le second s’est vu fortement réduit. « Il ne restait que la clientèle des “babas cool” qui viennent ici en camion, dit M. Bouh. Ils dépensent beaucoup moins que les passagers des charters. »

Le retour de ces avions devenait donc crucial pour l’économie régionale. Kadi Mehdi a milité en ce sens depuis 2014. Il a dû convaincre voyagistes et diplomates français que la sécurité des touristes était bien assurée dans l’Adrar. Ses arguments sont bien rodés : « La Mauritanie a créé et formé une vraie armée, qui est impliquée dans des missions de paix au Sahel.

Le long de la frontière malienne, une large bande de terre a été déclarée zone militaire pour empêcher l’infiltration de djihadistes. »
Le Canada a apporté un certain soutien, en versant 39 millions pour la lutte contre le terrorisme dans l’ensemble du Sahel depuis 2010.

Le déploiement sécuritaire est bien visible sur le terrain : dans chacun des nombreux barrages de police, les passeports des étrangers sont systématiquement contrôlés. Chaque guide partant dans le désert remplit un ordre de mission, tamponné par les forces de l’ordre, avec son itinéraire, tandis que des brigades mobiles parcourent le territoire. Un voyageur ne pourra donc être porté disparu bien longtemps.

Courant 2017, la récompense arrive : le reclassement de l’Adrar de rouge à orange (« Déconseillé sauf raison impérative ») par le ministère français des Affaires étrangères. Un changement qui n’a rien d’anecdotique, puisqu’il permet aux voyagistes français d’être assurés dans la zone. L’Adrar peut de nouveau exploiter à fond son potentiel touristique.

Du sable, des livres et du thé

Car la Mauritanie a énormément à offrir. Officiellement, c’est une République islamique où la loi impose un islam rigoureux : l’alcool y est interdit, et l’apostasie passible de la peine de mort. Mais la population multiculturelle se montre très tolérante à la différence. Son hospitalité est indéniablement une de ses plus grandes forces.

Trait d’union entre le monde arabe et l’Afrique noire, le pays s’est longtemps limité à quelques villes caravanières, à commencer par Chinguetti, à 80 km d’Atar, autoproclamée septième ville sainte de l’islam.

Fondée en 1264, inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1996 alors qu’elle était victime d’ensablement, elle est célèbre pour les bibliothèques qui se lovent au creux de ses ruelles de pierre. Autrefois une trentaine, il n’en reste maintenant plus que cinq, toujours tenues par les descendants de familles érudites.

« On venait à Chinguetti retranscrire les connaissances apprises ailleurs et troquer des livres », explique Seif Heiba, gardien de la bibliothèque Al Ahmed Mahmoud, créée en 1699. Si les ouvrages religieux dominent, on trouve aussi de l’astronomie, des mathématiques et de la poésie.

Cette dernière prend une place fondamentale dans la culture locale : « La cadence de la poésie permettait à des femmes et à des hommes illettrés de réciter tous les textes difficiles qu’on doit savoir, aussi bien dans le domaine du sacré que des sciences. » Un art qui a valu à la Mauritanie le surnom de « pays au million de poètes ».

Aujourd’hui, c’est les dunes du Sahara qui rendent Chinguetti attrayante : la ville est le point de départ de plusieurs méharées d’une à deux semaines, au cours desquelles on marche paisiblement aux côtés d’une file de dromadaires charriant bagages et nourritures.

Cette manière de voyager est la mieux adaptée au cruel manque d’infrastructures touristiques dans la région et aux connaissances des gens du coin… mais aussi à leurs besoins économiques.

« Notre concept, c’est un tourisme durable qui permet de stopper l’exode rural, soutient Kadi Mehdi. Le premier vol qu’on a reçu représente près de [l’équivalent de 60 000 $] dépensés dans une chaîne de prestations qui compte des guides, des chauffeurs, des chameliers, des auberges… En plus de cela, un touriste peut laisser 200 $ en une semaine en achats locaux, notamment de l’artisanat, dans un pays où le salaire minimum est de 150 $ par mois. »

Le trek le plus populaire est celui ralliant Chinguetti à l’oasis paradisiaque de Terjit, nichée entre deux falaises abruptes. Après trois jours d’erg, la randonnée s’engouffre entre les rochers noirs du massif de l’Adrar, donnant ainsi un bon aperçu de la variété du désert, mais aussi de sa vie : sur le chemin, des nomades sortis de nulle part viennent parfois partager un repas, et restent pour la sieste à l’ombre d’un acacia.

On se douche près d’un puits, au beau milieu d’un troupeau de chèvres, et on dort sous la khaima, la tente des Bédouins. Comme le veut la tradition saharienne, le thé se prend toujours à raison de trois verres.

L’authenticité est présente du début à la fin, et pourrait rapidement transformer la Mauritanie en une destination très tendance. La saison en cours est un test, et pour le prochain exercice, M. Mehdi espère deux vols par semaine, ou un gros-porteur. Et ne doute pas qu’il peut attirer des agences d’autres pays, incluant le Canada.

Car il sait que la conjoncture joue en faveur de son pays, et n’en est pas peu fier : « Partout ailleurs, en Algérie, au Mali ou en Libye, le “Grand Sahara” est fermé. Alors, si vous connaissez des voyagistes intéressés par cette destination à Montréal, parlez-leur de nous : il n’y a qu’en Mauritanie que les gens assoiffés de désert peuvent venir ! »

Combien ça coûte ?

L’aventure a un certain coût : compter 1500 $ pour le voyage organisé depuis Paris, incluant une méharée de 6 jours. Des visiteurs québécois préféreront peut-être organiser l’expédition directement sur place, par exemple en la couplant avec un voyage au Sénégal ; dans ce cas, il faut compter de 380 à 460 $ avec une agence locale.

Source : Le Devoir (Canada)