Tue03192019

Last update10:29:30 AM GMT

Back Tribune Libre Tribune Libre Tribune Libre en Mauritanie

Culture en Mauritanie

Mauritanie. Les médias audiovisuels privés sous la menace d'une fermeture

  • PDF

Mauritanie. Les médias audiovisuels privés sous la menace d'une fermeture Plongés dans des difficultés inextricables, imputables à une espèce de décollage raté dans les années 2010 et à un environnement économique fortement défavorable, les organes audiovisuels privés de Mauritanie sont désormais sous la menace d’une fermeture imminente.

En effet, la société de Télédiffusion de Mauritanie (TDM) a informé les responsables des cinq chaînes de télévision et cinq stations de radios privées du paysage national de l’obligation de procéder au renouvellement de leur licence dans un délai d’une semaine, faute de quoi ils seraient privés du signal et de l’autorisation d’émettre sur les ondes.

A la faveur d’une libéralisation effective depuis 2011, il a été créé cinq chaînes de télévision et cinq radios privées en Mauritanie. Ces médias audiovisuels évoluent dans un environnement marqué par la faiblesse du marché publicitaire et la quasi-inexistence de niches de nature à offrir des revenus conséquents à des organes de presse.

Le renouvellement de la licence valide pour 5 ans est accordé contre le versement de 3 millions de nouvelles ouguiyas pour les télévisions, soit environ 80.000 dollars US, et 1 million de nouvelles ouguiyas, soit 27.000 dollars, pour les radios.

«Un tel montant n’est pas excessif dans l’absolu, mais pour un organe de presse qui n’arrive même pas à attraper la queue du diable, il est hors de portée», souffle une source issue du milieu. Maigre lueur d’espoir cependant, la réglementation en vigueur permet aux propriétaires de ces médias de verser la moitié de la somme exigée et de régler le reliquat suivant un échéancier.

En octobre 2017, la société de Télévision de Mauritanie (TDM) avait ordonné la fermeture des chaînes de télévision privées pour «défaut de paiement de la redevance annuelle». Le problème a été réglé au cas par cas, après quelques mois d’interruption du signal.

Les chaînes de télévision privées de Mauritanie, créées en vertu de la loi 045 de 2010 relative à la libéralisation de l’audiovisuel sont Sahel TV, Mourabitoune TV, Chinguetti TV, DAVA TV et El Watanya TV. Les chaînes de radio sont Radio Nouakchott Libre, Kobenny, Tenwir, FM Mauritanie et Sahara Médias.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya
Source : Le360 (Maroc)

 

 

Mauritanie : Les premiers départs vers le Hadj 2018, ce samedi

  • PDF

Mauritanie : Les premiers départs vers le Hadj 2018, ce samedi Le samedi 4 août 2018 sera la date de départ des premiers pèlerins mauritaniens vers la Mecque pour accomplir le Hadj, a annoncé le Ministre des Affaires Islamiques et de l'Enseignement Originel.

Cette première vague concerne 500 pèlerins qui seront transportés par la compagnie aérienne saoudienne "NAS". Les deniers départs sont prévus le 07 août 2018.

Cette année, les autorités mauritaniennes ont décentralisé les formalités de voyage vers la Mecque. Les pèlerins ont également reçu des formations sur le rituel du Hadj et sur le comportement civique à adopter au départ et à l’arrivée.


Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

TDM: un ultimatum d’une semaine pour les chaines privées

  • PDF

TDM: un ultimatum d’une semaine pour les chaines privées Le directeur de la société de télédiffusion (TDM) a lancé ce lundi un ultimatum d’une semaine aux responsables des chaines privées pour le renouvellement des licences sous peine de se voire de nouveau fermées.

Pour rappel, la licence est renouvelable tous les 5ans au prix de 30 millions d’Ouguiyas (MRO) pour la chaine de télévision et à 10 millions d’Ouguiyas (MRO) pour la station radio. La législation accorde la possibilité de s’acquitter de la moitié de la redevance et de payer le reliquat par tranche.

En octobre 2017, la société de Télédiffusion de Mauritanie avait ordonné la fermeture des 5 télés privées du pays pour "non-paiement de redevance".

Source : Rimeco

 

Misère et bonheur de la presse écrite

  • PDF

Misère et bonheur de la presse écriteCela fait plusieurs semaines que la presse écrite nationale a disparu des kiosques. Raison de cet état de fait : la grève qui avait été déclenchée par les travailleurs de l’Imprimerie nationale pour retard de salaires.

Liée à cette institution par des accords d’impression à faible coût, la presse a ainsi été paralysée puisqu’incapable de soutenir les frais exorbitants de publication dans le privé. Aujourd’hui, cette presse est revenue, pour la grand bonheur de la démocratie dans le pays.

Cette situation est intervenue au moment où nombre de journaux connaissent de graves difficultés à survivre et subissent les effets dévastateurs de la concurrence du Web. La presse écrite a eu son heure de gloire, mais aujourd’hui, elle traverse des moments difficiles. « Vendre des mots aux lecteurs et vendre des lecteurs aux publicitaires », cette formule ne fait plus recette.

Ces dernières années, les ventes n’ont cessé de diminuer. Comme partout dans le monde, la presse écrite souffre le martyr. Et le développement d’Internet a précipité la chute.

Les journaux résistent malgré vents et marées. Les éditeurs de presse essaient tant bien que mal à s’adapter : pour diminuer leurs frais, ils font des économies sur les frais de location de leur siège, l’impression, l’achat du matériel...

D’autres essaient d’attirer leur lectorat sur la politique ou des sujets de société plus attractifs que l’économie. Certains procèdent à des mesures sociales au sein de leur rédaction. Pour le moment, personne n’a trouvé de solution miracle.

Mais la presse écrite saura sûrement retomber sur ses pattes et surmonter cette nouvelle épreuve, comme elle a su le faire après la dépression qui a suivi le boom de la télévision. En France comme aux USA, dans tous les pays limitrophes (Maroc, Algérie, Mali, Sénégal), la presse écrite est parvenue à revivre, occupant l’espace, se présentant comme un acteur incontournable, car outil premier de la démocratie.

Certes partout, l’Etat a mis la main, le privé aussi. Comme dans ses pays, la presse revivra de ses cendres. Ce n’est qu’une question de temps.

Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

 

La Mauritanie reprend la diffusion papier des journaux gouvernementaux

  • PDF

La Mauritanie reprend la diffusion papier des journaux gouvernementauxLe gouvernement mauritanien a annoncé jeudi la reprise de la publication sur papier de ses journaux officiels Chaab (arabe) et Horizons (français), deux semaines après l'avoir arrêtée au profit de leurs versions électroniques.

Interrogée par l'AFP, la directrice-générale de l'Agence mauritanienne d'information (AMI), qui publie les deux quotidiens, Khadijetou Sghair Said, a avancé des raisons commerciales et techniques pour expliquer ce revirement.

"Nous avons d'une part des contrats (publicitaires) qui étaient en cours et dont la rupture s'accompagne inévitablement de préjudices financiers et, d'autre part, le passage sur le web des journaux nécessite une formation technique et des mesures de protection qui sont en construction", a expliqué la directrice-générale de l'AMI, sans préciser si le retour à la version papier était temporaire ou définitif.

Chaab et Horizons étaient sortis en kiosques pour la dernière fois le 6 juillet, à la suite d'une décision du gouvernement d'en abandonner la version papier, après 43 ans de parution. "Nous allons entreprendre de les continuer sur un format électronique et profiter des nouvelles technologies pour l'amélioration de nos moyens de travail", avait alors expliqué Mme Said.

Les deux quotidiens nationaux, créés en 1975 par le gouvernement, dont ils reflètent l'opinion officielle, étaient publiés par l'imprimerie nationale, qui a repris mercredi ses activités après une rupture de plus d'un mois en raison de problèmes financiers et d'une grève du personnel réclamant le paiement d'arriérés de salaires de plusieurs mois.

Selon des sources officielles, les salaires des travailleurs de l'imprimerie ont été pris en charge par l'Etat, qui lui a également accordé "un fonds de roulement" pour la reprise de ses activités.

Les journaux privés et publics avaient déjà cessé de paraître pendant près d'un mois entre décembre et janvier en raison d'une rupture des stocks de papier de l'imprimerie nationale.

Avec AFP
Source : VOA Afrique

 

 

La HAPA accorde un délai de 10 jours aux opérateurs audiovisuels pour régulariser leur situation

  • PDF

La HAPA accorde un délai de 10 jours aux opérateurs audiovisuels pour régulariser leur situationLa Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel (HAPA) a rendu public jeudi un communiqué dont une copie est parvenue à l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI) dans lequel elle invite les opérateurs du secteur de l’audiovisuel à régulariser leur situation dans un délai de dix jours faute de quoi la loi leur sera appliquée avec rigueur.

Voici le texte intégral de ce communiqué :

« Le conseil de la Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel (HAPA) a, dans sa réunion du 27 juin 2018 au siège de la HAPA et à l’issue de sessions répétées sur un point principal de son ordre du jour au cours de la période écoulée à savoir : l’évaluation de la situation au niveau de la scène médiatique dans notre pays ;

A cet effet, le Conseil constate et décide ce qui suit :


-Il apprécie la réforme entreprise par l’Etat dans le domaine de la libéralisation de l’espace audiovisuel et la ferme volonté politique de propager les libertés ; d’enraciner la démocratie et d’ouvrir les tribunes médiatiques à tous les points de vue et orientations politiques, culturelles, artistiques et sociales, ce qui a permis aux chaines privées d’enrichir la scène politique et de jeter la lumière sur les préoccupations des citoyens ; de donner l’occasion aux acteurs politiques, aux intellectuels et à la société civile d’exprimer leurs points de vue et leurs aspirations, ce qui a contribué à son tour à la solution des problèmes posés d’une part et rehaussé la place que le pays occupe sur la scène internationale d’autre part ;

-L’importance de la prochaine étape, qui sera marquée par les échéances électorales que le pays connaîtra dans le cadre du renouvellement périodique des différents pouvoirs et qui ne manquera pas de décupler l’interaction entre la HAPA et les entreprises de presse de manière générale ;

-L’arrivée à leur terme des délais de diffusion de l’ensemble des chaines de télévision et de toutes les stations radios privées ;

-Le fait que la Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel ait alerté les opérateurs de ces stations au moment opportun afin de régulariser leur situation juridique dont le point le plus important consiste à renouveler leurs licences en plus de la signature du cahier des charges ;

Eu égard aux dispositions de la loi et sur la base de ce qui précède, la Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel décide ce qui suit :

-Accorde un délai de dix (10) jours qui court à partir de ce jour, aux chaines radio et de télévision privées pour régulariser leur situation juridique et prendre toutes les dispositions nécessaires leur permettant de renouveler leur licence ;

-Passé ce délai, les dispositions de la loi seront appliquées dans toute leur rigueur.

Qu’Allah guide nos pas. »


Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Communiqué du Regroupement de la Presse de Mauritanie

  • PDF

Depuis deux semaines la Mauritanie qui se prépare à accueillir le sommet de l’Union africaine, est sans doute le seul pays au monde sans journaux. Raison de cet état de fait : la grève déclenchée par les travailleurs de l’Imprimerie Nationale pour des impayés de salaires.

Ayant cédé plus de 50% de la subvention annuelle que lui accorde l’Etat à l’Imprimerie nationale sous forme d’appui à l’impression, la presse mauritanienne est la première victime de cette situation puisque ne disposant plus de fonds pour l’édition de ses journaux dans des Imprimeries alternatives.

Devant cette situation inacceptable, le Regroupement de la Presse Mauritanienne (RPM) :

- Proteste vivement contre l’indifférence des Autorités ;

- Prend à témoin l’opinion nationale et internationale sur les raisons de la non-parution des journaux

- interpelle les autorités publiques pour trouver une solution urgente et pérenne assurant la parution régulière des journaux ;

- Sollicite l’appui de l’ensemble des acteurs public et privés, épris de liberté et de démocratie afin de ne pas laisser perdurer une telle situation ;

- Présente ses excuses au nom des journaux, aux lecteurs sevrés de lecture.

Nouakchott, le 26 juin 2018
Le Président

 

Mauritanie: coupure d’internet pendant les examens

  • PDF

Mauritanie: coupure d’internet pendant les examens En Mauritanie, les usagers d’internet ont été privés de ce service ces derniers jours de 8 heures à 18 heures 30. Une mesure prise par le gouvernement pour éviter les cas de tricheries durant les épreuves du baccalauréat. Une mesure qui passe mal chez les usagers du net.

Les usagers désapprouvent la suspension volontaire du service d’internet, comme Mohamed : « Déjà que nous avons un internet qui a un débit très faible. Et avec cette histoire de baccalauréat, on nous coupe internet pendant cinq jours soi-disant pour rendre le bac crédible, pour que les candidats au baccalauréat ne trichent pas. On a besoin d’internet pour bosser. Cela n’est jamais arrivé, dans n’importe quel pays du monde ».

Abdourahmane
, un autre utilisateur du net, estime que la coupure du service internet l’a pénalisé : « Il faut à un moment donné chercher d’autres alternatives qui ne pénalisent pas le secteur privé en général, tout ce qui est restaurants, tourismes, fast food qui veulent se connecter via internet, pour voir les informations au niveau mondial ».

Le ministre mauritanien de l’Education nationale, Eslamou Ould Sidi El Mokhtar, a défendu les actes posés par son département dans ce cadre : « Nous accordons une grande importance à ce diplôme national qui ouvre la voie de l’enseignement supérieur aux futurs bacheliers. C’est pourquoi nous renforçons les mesures de surveillance des épreuves ».

L’internet sera coupé à nouveau à partir du 15 juillet à l’occasion de la session complémentaire du baccalauréat.

Source : RFI

 

 

Près de 50 mille candidats passent le BAC 2018 en Mauritanie

  • PDF

Près de 50 mille candidats passent le BAC 2018 en MauritanieIls sont 50.045 à passer ce lundi 18 juin courant leur première journée de l’examen national phare de 4 jours qu’est le Baccalauréat, révèlent des sources officielles.

24.482 est l’effectif des filles candidates à ces épreuves soit 49% du nombre total des postulants, qui passent cet examen national dans 132 centres dont 71 ouverts dans les wilayas de l’intérieur du pays.

Les filières arabes et française concernées par ces épreuves sont les lettres modernes (AA, AB), les lettres originelles (O), les mathématiques (CA, CB), les sciences naturelles (DA, DB) et techniques (T)

Source : Essahraa (Mauritanie)

 

 

La fête d'El Fitr célébrée vendredi en Mauritanie

  • PDF

La fête d'El Fitr célébrée vendredi en Mauritanie La commission nationale d'observation des croissants lunaires annonce que la fête d'El Fitr sera célébrée vendredi en Mauritanie.

La commission nationale d'observation des croissants lunaires a annoncé, dans un communiqué publié jeudi soir à Nouakchott, que le croissant lunaire du mois de Chewal 1439 de l'Hégire a été observé, dans la nuit de jeudi à vendredi en Mauritanie.

Par conséquent, la commission affirme que la fête d'El Fitr sera célébrée dans le pays vendredi.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

Sénégal-Mauritanie : les pèlerins sénégalais bloqués sur les berges du fleuve

  • PDF

Sénégal-Mauritanie: les pèlerins sénégalais bloqués sur les berges du fleuvePlus de 30 véhicules transportant des Sénégalais qui veulent effectuer le pèlerinage annuel à Nimzat sont actuellement retenus à Rosso. La police et la gendarmerie mauritaniennes réclament à chacun des passagers la somme de 53.000 francs CFA (80 euros) pour les laisser passer la frontière.

Des fidèles musulmans sénégalais appartenant à la confrérie «Qadriya» risquent de manquer le pèlerinage annuel à Nimzat cette année. Ils sont bloqués à Rosso, à la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie. La police et la gendarmerie mauritaniennes leur demandent de payer une assurance de 53.000 francs CFA (79,6 euros) pour passer la frontière.

"On nous réclame la somme de 53.000 francs CFA pour entrer en Mauritanie. C'est la police et la gendarmerie mauritaniennes qui nous ont bloqués ici. Auparavant, on payait 15.000 francs CFA et aujourd’hui, ils nous demandent de payer 4 fois plus. Ce que nous refusons. Tous les chauffeurs sont là et ils ont décidé de ne pas payer", a déclaré Djiby Diop chauffeur de transport en commun joint par téléphone.

Ces pèlerins en partance pour le rassemblement religieux annuel à Nimzat, une localité de la région du Trarza, à l’ouest de la Mauritanie risquent de passer la fête de l’Aïd el-Fitr à la frontière entre les deux pays. Leur situation est d’autant plus inquiétante «qu’ils ne disposent d'aucun moyen pour appeler les autorités des deux pays afin qu’elles leur viennent en aide».

A noter qu’à chaque fin du mois de ramadan, des milliers de fidèles musulmans sénégalais, disciples de Cheikh Saad Bouh, convergent vers la localité de Nimzat. Ils s'y rendent pour se recueillir au mausolée de ce Cheikh soufi, un des descendants du prophète Mohammed.

De notre correspondant à Dakar
Moustapha Cissé

Source : Le360 (Maroc)

 

Remise des prix aux lauréats du prix du Président de la République de la récitation du Saint Coran

  • PDF

Remise des prix aux lauréats du prix du Président de la République de la récitation du Saint Coran Les lauréats de la 3ème édition du concours régional du prix du Président de la République de la récitation du Saint Coran pour l’année 1439 de l’Hégire ont été primés, lundi soir, lors d’une cérémonie présidée par le ministre des affaires islamiques et de l’enseignement originel, M. Ahmed Ould Ehel Daoud.

Au total neuf candidats, représentant la Mauritanie, le Maroc, la Turquie, l’Algérie, le Sénégal, le Mali, le Niger, la Gambie, la Guinée Bissau et la Côte d’Ivoire, ont postulé pour cette édition.

Le premier prix d’un montant de trois cent mille Ouguiyas de la nouvelle monnaie a été remis par le ministre des affaires islamiques et de l’enseignement originel au mauritanien, Dié Ould Baba, tandis que le second prix de deux cent mille Ouguiyas de la nouvelle monnaie a été remis par le wali de Nouakchott Ouest, M. Mahi Ould Hamid, au marocain Abdalla Youssouf Saïd.

Le troisième prix de cent mille Ouguiyas de la nouvelle monnaie a été partagé entre le sénégalais Mohamed Ly et l’ivoirien Diakité Diallo, qui ont reçu leurs distinctions des mains des cheikhs Mohamed Vadel Ould Mohamed Lemine et Mohameden Ould Mahmouden.

S’exprimant pour l’occasion, le ministre des affaires islamiques et de l’enseignement originel a souligné que l’institution d’un prix pour la lecture et la récitation du Saint Coran illustre l’attention particulière qu’accorde le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, à l’islam, aux musulmans, aux érudits, aux imams et aux cheikhs des mahadras.

Il a ajouté que le prix est organisé dans un contexte national marqué par des avancées islamiques notoires en matière de vulgarisation de la sunna, des valeurs islamiques et enseignements spirituels fondés sur la paix, la modération et le rejet de l’extrémisme.

Ce choix se consolide et évolue dans le cadre d’un ambitieux programme du gouvernement matérialisant la vision perspicace du Président de la République pour une société multidisciplinaire empreints d’enseignements islamiques, a conclu le ministre.

Pour sa part, le président du jury, M.Abdallah Hamoudy, du Royaume du Maroc, a précisé que le concours s’est déroulé dans de bonnes conditions, objectives et transparentes, louant l’attention qu’accorde le Président de la République pour ce concours coranique régional et la réputation de savoir des gens du Bilad Chinguitt et leur attachement aux sciences coraniques à travers l’histoire.

La cérémonie de remise des prix s’est déroulée en présence du conseiller du ministre chargé de la communication, du directeur de l’orientation islamique et de plusieurs oulémas, imams et cheikhs de mahadras.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Fuite de l'épreuve des Maths au BEPC (fac-similés)

  • PDF

Des élèves des écoles privés et publics candidats à l’examen national du BEPC (Brevet 2018), organisé mercredi 6 juin courant, pour une durée de deux jours, ont réussi à fuiter la matière des Mathématiques à travers WhastApp, juste avant le début des épreuves.

« Ce sont les facilités faites cette année par le ministère de l’éducation nationale aux élèves candidats qui sont à l’origine de cette fuite », affirment des surveillants, qui ont déploré l’absence d’équipements de contrôle et d’inspection, en plus de l’autorisation faite aux élèves d’entrer dans les salles munis de leurs Smartphones.

60327 candidats dont 15 484 candidats libres et 16263 candidats issus des écoles privées participent à ces examens au plan national. Le nombre des filles est, lui, de 33592 , soit 55,68%.

Source : Aghchorguit (Mauritanie)

 

 

Mauritanie : Démarrage des examens du brevet de fin d'études du Premier cycle de l'enseignement secondaire

  • PDF

 

Mauritanie : Démarrage des examens du brevet de fin d'études du Premier cycle de l'enseignement secondaire Les examens du brevet de fin d'études du premier cycle de l'enseignement secondaire pour l'année scolaire 2017-2018 ont débuté mercredi matin sur toute l'étendue du territoire national.

Participent à ces examens 60327 candidats dont 15 484 candidats libres et 16263 candidats des écoles privées. Le nombre des filles est, lui, de 33592 , soit 55,68%.

Les candidats sont repartis sur 253 centres dont 192 se trouvent à l'intérieur du pays et 60 à Nouakchott, en plus d'un seul centre à Banjul, en Gambie.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

Les professeurs de l’Institut supérieur brûlent leurs diplômes de doctorat devant le Parlement

  • PDF

Les professeurs de l’Institut supérieur brûlent leurs diplomes de doctorat devant le ParlementUn certain nombre de professeurs coopérants de l’Institut supérieur d’études et de recherches islamiques ont brûlé leurs diplômes de doctorat, en guise de protestation contre la non-satisfaction de leurs revendications, dont, entre autres, la privation de certains droits acquis depuis plus de cinq ans, disent-ils.

Les professeurs ont manifesté devant le Parlement à Nouakchott ce lundi matin (4 juin) et exposé leurs diplômes de doctorat scientifique qu’ils détiennent avant de verser dessus le carburant et d’y mettre le feu.

Dr Abdoullah Mohamed Bamba, l’un des professeurs qui a brûlé son diplôme, a déclaré que le processus de brûler les diplômes est une expression pacifique du mécontentement face à la situation misérable des professeurs coopérants au sein de l’institution de l’Institut Supérieur d’Études et de Recherches Islamiques.

Ould Mohamed Bamba a ajouté que les professeurs ont exprimé des doléances par voie pacifique pour réclamer leurs droits accumulés pendant des années, dont certains sont liés aux droits d’enseignement, d’examens et d’animation de conférences, ainsi que des revendications relatives aux contrats et recrutements .

Il a également souligné que les deux divisions de l’économie islamique, la civilisation et l’information à l’Institut supérieur se fondent essentiellement sur un groupe de professeurs coopérants, indiquant que ces revendications ont été soumises précédemment aux instances concernées pour trouver solution, mais en vain.

Source : alakhbar.info
Traduit par Adrar.Info


 

 

TV Sahel reprend ses émissions après des mois d'interruption

  • PDF

TV Sahel reprend ses émissions après des mois d'interruptionLa chaine de télévision privée TV Sahel a repris de nouveau ses émissions, après une absence de 8 mois, à la suite de la mesure de suspension dont elle a fait l’objet de la part de l’autorité de régulation, la TDM (Télédiffusion de Mauritanie), pour non paiements de créances cumulées.

Les dettes de 10 chaines TV et Radios privées avaient atteint un milliard MRO, rappelle-t-on. La Télévision El Mourabitounes avait repris ses programmes après deux mois d’arrêt, à la différence des autres chaines qui ont cessé depuis.

Les efforts déployés pour régler les créances des chaines de télévision privées sont restées vaines, malgré les efforts déployés par l'Union mauritanienne des Radios et des Télévisions, qui n’a plus fait signe depuis également, après son échec à lever cet obstacle financier.

Traduit de l’Arabe par Cridem
Source : El-Mourageb (Mauritanie)

 

Célébration de la Journée mondiale des oiseaux migrateurs au Parc National de Diawling

  • PDF

En images : la célébration de la Journée mondiale des oiseaux migrateurs au Parc National de DiawlingLa traditionnelle célébration de la Journée mondiale des oiseaux migrateurs a lieu chaque année au mois de mai. Il s’agit d’informer et de sensibiliser le public sur le besoin de protéger les oiseaux, leurs couloirs de migration et surtout leurs sites d’accueils.

En effet, ces merveilles de la nature, en se déplaçant pour se nourrir ou profiter de meilleures conditions de vie parcourent des trajets parsemés de difficultés (chasses, températures extrêmes, manque de nourritures, pièges, empoisonnement etc.). Pour réduire ces risques encourus, il est aujourd’hui nécessaire de coopérer à tous niveau, c'est-à-dire du local à l’international pour améliorer la protection des haltes migratoires.

Cette année 2018, la Journée Mondiale des Oiseaux Migrateurs est célébrée sous la thématique : « unifions nos voix pour la conservation des Oiseaux ». Cela dénote bien du souci d’agir ensemble au-delà des frontières pour servir cette cause.

C’est ainsi que la Mauritanie et le Sénégal à travers Nature Mauritanie l’Association de la Protection de l’Environnement (Mauritanie) et l’Association Nature Communauté-Développement, NCD (Sénégal) avec l’appui du PRCM (Partenariat Régional pour la Conservation de la Zone Côtière et Marine) ont honoré conjointement cette journée dans la Réserve de Biosphère Transfrontalière du Delta du fleuve Sénégal en collaboration avec le Parc National de Diawling et le Parc National des oiseaux de Djoudj.

Plusieurs activités de sensibilisations (sketchs, chants, concours de dessins, projections de films sur la migration, sorties sur le terrain, etc.) ont été menées avec l’école de Ziré Sbekha en Mauritanie et celle de Rhône et des étudiants de Saint Louis du côté Sénégalais.

Ainsi, Nature Mauritanie compte profiter de la journée mondiale des oiseaux migrateurs 2018, afin d’encourager le Gouvernement Mauritanien à continuer ses efforts de conservation des sites importantes pour les oiseaux migrateurs à l’image du Parc National du Diawling, Parc National du Banc d’Arguin mais également les zones humides hors littoral (Lac de Mâle, lac d’Aleg etc.)

Source : Nature Mauritanie

 

 

Enseignement supérieur: L'Algérie a octroyé 200 bourses universitaires au profit de la Mauritanie

  • PDF

Enseignement supérieur: L'Algérie a octroyé 200 bourses universitaires au profit de la MauritanieL'Algérie et la Mauritanie ont signé un programme exécutif triennal (2018-2021) dans le domaine de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

L’Algérie et la Mauritanie ont signé, mercredi à Alger, un programme exécutif triennal (2018-2021) dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, portant essentiellement sur l’octroi par l’Algérie de 200 bourses universitaires au profit de la Mauritanie dans les différentes spécialités, indique l’APS.

Dans une déclaration à la presse à l’issue de cette signature à laquelle a pris part le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique mauritanien, Sidi Ould Salem, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar a indiqué que “l’Etat algérien a octroyé à la Mauritanie 200 bourses universitaires dans les différentes spécialités, dont 150 en médecine, architecture, technologies et spécialités techniques.

Le reste de ces bourses concernent les Sciences humaines, le master, le doctorat et la post-graduation”.

M. Hadjar a indiqué, à ce propos, que la Mauritanie a octroyé, à son tour, “50 bourses universitaires à l’Algérie dans les domaines des Sciences de la mer, des Sciences humaines, ainsi que dans les spécialités techniques et technologiques”.

Parmi les autres points contenus dans ce programme renouvelable, M. Hadjar a évoqué la possibilité pour les universités des deux pays de conclure “des conventions pour le jumelage, afin que les enseignants des deux pays puissent se déplacer pour assister à des rencontres, ou séminaires scientifiques, ou pour participer à des jurys”.

Le programme appelle également dans l’un de ses articles, poursuit le ministre, à établir des relations entre les centres de recherches dans des questions présentant un intérêt pour les deux pays, notamment dans les domaines de désertification, de la santé, des ressources en eau, des énergies renouvelables, ainsi que dans d’autres sujets d’intérêt commun pour l’Algérie et la Mauritanie.

Pour sa part, le ministre mauritanien a affirmé que son pays s’emploie à la consolidation de la coopération et du partenariat avec l’Algérie dans divers domaines, relevant à cet égard, la nécessité de focaliser également sur le domaine de la Formation professionnelle, en vue d’obtenir ” une main d’œuvre locale et éviter, par conséquent, le recours à des techniciens de l’étranger”.

Il a mis en avant l’importance de réfléchir sur l’échange d’informations dans des domaines qui présentent un intérêt pour les deux pays, notamment dans les sciences et l’innovation, saluant à cet égard, le niveau de l’Enseignement supérieur algérien.

Source : Al Huffington Post Maghreb

 

 

 

 

Lions Club International: La Mauritanie à l'honneur

  • PDF

Le Lion Fodié Amadou Diagana, du  Club Nouakchott-Caravane vient d'être élu à N'Djamena, Gouverneur du District 403A1. Cette élection s'est déroulée lors du Congrès Convention du District Multiple 403, dans la Capitale du Tchad en présence de plusieurs délégations venant de nombreux pays d'Afrique.

Pour rappel, le Lion Fodié Amadou Diagana est le troisième gouverneur élu à ce poste après les Lions Khattar Ould Alioune et Bâ Samba Diom, lui premier gouverneur mauritanien élu. Les mandats des deux précédents gouverneurs ont connu un franc succès chacun et ont apporté beaucoup aux nécessiteux et à l'image de la Mauritanie. Sortant de la même école "Lionistique",  Fodié Amadou Diagana, Lion sérieux et engagé, il saura certes avec humilité et fierté servir les plus démunis, au sein des pays du District et aussi bien représenter la Mauritanie.

De tradition, le pays d'accueil de chaque gouverneur sortant organise le Congrès Convention. Reste à savoir si la Mauritanie va organiser cet événement au mois de mai 2019. Pour les deux précédents mandats, cela n'a pas été le cas pour cause d'infrastructure hôtelière capable de recevoir les congressistes. Le Congrès accueille en général des milliers de participants venant d'Afrique pour la plupart, mais aussi d'autres continents.

Cependant, entre-temps, la Mauritanie a accueilli l'an dernier le sommet de la Ligue Arabe et se prépare à accueillir le sommet de l'Union Africaine en juillet prochain.

La Rédaction

 

Mauritanie: climat morose pour la Journée de la liberté de la presse

  • PDF

Mauritanie: climat morose pour la Journée de la liberté de la presseLa Mauritanie célèbre ce jeudi 3 mai la Journée internationale de la liberté de la presse. Et ce, alors le pays est passé de la 57e à la 72e position au classement de l'organisation Reporters sans frontières.

Disparition des médias audiovisuels privés, fermeture de plusieurs radios, pressions judiciaires exercées sur plusieurs journalistes : le bilan n'est pas reluisant. Et ce mercredi, les directeurs de quatre publications ont été placés sous contrôle judiciaire pour présomption de corruption.

Depuis le premier septembre 2017, les journalistes placés sous contrôle judiciaire ne peuvent même plus quitter la ville de Nouakchott. Ils sont soumis à un pointage tous les lundis à la sûreté nationale.

C’est le cas de Moussa Samba Sy, directeur d’un quotidien de Nouakchott et président du regroupement de la presse mauritanienne. Il dit avoir été empêché d’aller à la Mecque pour le pèlerinage : « J’ai été interdit d’aller à La Mecque, au pèlerinage de la Mecque pour lequel j’étais programmé cette année. »

Moussa Samba Sy y voit une volonté du pouvoir d’intimider et de museler la presse : « Nous avons mis le doigt sur les tares du régime, sur les imperfections. Nous critiquons au jour le jour les actions du gouvernement.

Et c’est cela qu’on nous reproche. Cette procédure n’est qu’une intimidation à l’égard de la presse mauritanienne et une tentative de la museler. »


Quant aux accusations de corruption dont les directeurs font l’objet, leur avocat Maître El Yezid Ould Yezid, attend toujours des preuves : « Pratiquement un an après le début de l’instruction, nous attendons toujours un début de preuve de ces corruptions, début de preuve qui n’arrive toujours pas.»

Les poursuites contre les journalistes ont fait chuter la Mauritanie dans le classement annuel établi par Reporters sans frontières.

Source : RFI

 

 

Lettre à Michel Onfray sur les relations tumultueuses entre l’Occident et l’Orient (1)/Par Ahmedou Ould Moustapha

  • PDF

Monsieur

De mes précédentes lettres vous avez probablement retenu des griefs contre moi, peut-être parce que les argumentations qui y sont développées étaient trop serrées ou, pire encore, manquaient de logique au point de nuire à l’agrément que l’on pourrait trouver à les lire, peut-être aussi parce que prégnante fut l’impatience que vous avez dû endurer depuis près de quatre mois dans l’attente de la suite que voici ; ce n’est pas rien en effet que de se voir subir, sans explication, une si longue attente, d’aucuns trouveraient cela trop frustrant sinon lassant !

Et si jamais ces deux suppositions n’étaient pas que de simples déductions infondées, mais de véritables ressentiments, alors il faudrait bien me comprendre :

Concernant la première, j’ai essayé autant que faire se peut d’éviter les redites et les contradictions mais au cas où vous en avez trouvé une ou plusieurs, sachez qu’elles ne me gênent nullement, même si elles s’accommodent peu au respect de la langue, elles n’ont jamais freiné l’évolution des idées, d’autant plus que vous-même et bon nombre de vos pairs n’êtes pas toujours cohérents dans vos discours et vous n’en souffrez aucunement.

De surcroit, vos illustres maîtres tels que Platon et Descartes fourmillent en contradictions mais cela n’a affaibli en rien la puissance de leurs systèmes de pensée. Ce sont, et vous le savez mieux que moi, quelques esprits critiques moins importants qui se sont acharnés sur leurs œuvres jusqu’à leur découvrir des contradictions qu’il est inutile d’exposer ici… ce n’est pas mon propos.

S’agissant du retard que j’ai pris pour la présente, c’est un contretemps lié à un évènement  inattendu qui m’a empêché d’entamer sa rédaction. Mais maintenant que cet événement appartient au passé, je m’en vais tout de suite vous la livrer. Encore qu’il faille, auparavant, attirer l’attention sur ceci : les changements brusques de ton et de thèmes que l’on pourrait  entrevoir dans les lignes suivantes ne traduisent rien d’autre que les pulsions désordonnées d’un monde arabo-musulman dont les systèmes de valeurs ont été violement bouleversés depuis plus d’un siècle (colonisation et soubresauts des indépendances, conflit israélo-palestinien, invasions du Liban, d’Afghanistan et d’Irak, ‘’printemps arabe’’, guerres asymétriques contre la Syrie et le Yémen, conflit de leadership irano-saoudien …) et dans lequel sont toujours plongés les peuples, notamment cette partie de leur jeunesse dont la réaction se poursuit de nos jours dans une dialectique de protestation et de lutte sous une forme aveuglement violente, teintée de spiritualité dogmatique et sectaire, dépourvue de réflexion structurée et de méthode, condamnable aussi bien sur le plan moral que religieux.

C’est ici l’occasion de rappeler que le sujet de la présente, déjà annoncé tout au début de ma correspondance, portait sur la relation tumultueuse, dès l’origine, entre l’Occident et ce monde arabo-musulman. Il faut également rappeler que ma dernière lettre s’achevait par cette conclusion que toute doctrine dont la motivation première était d’imposer sa suprématie, surtout quand c’est au moyen d’une force brutale, ne pouvait engendrer que rejet, haine et violence.

Cette figure est aujourd’hui doublement représentée par, d’un côté, le Wahabisme qui inspire par sa rhétorique les groupuscules dits islamistes radicaux et, de l’autre, la doctrine militaire des Etats Unis qu’ils impriment au devant de leur diplomatie et qui se traduit par une politique d’hostilité à l’égard de tout pays qui n’accepte pas de se soumettre à leur diktat ou à leur propre vision du monde.

L’éternel prétexte du face à face imaginaire des religions

En effet, aussitôt après la Guerre Froide, alors menée contre le communisme et dont il est sorti vainqueur, il fallait nécessairement que le gouvernement américain, leader du monde occidental, trouvât un nouvel ennemi pour nourrir sa doctrine dominatrice. Il imagina des ennemis qu’il désigna sans tarder : le régime iranien, les régimes de Saddam Hussein, des Talibans en Afghanistan, de Mouammar Kadhafi et à présent celui de Bachar Al Assad.

Tous ces régimes furent balayés par des interventions militaires illégales, aveugles et impitoyables, sauf le premier qui sera épargné, sans doute parce qu’il eût pu se donner les moyens de se défendre, mais il sera continuellement sous la menace des bases militaires américaines implantées dans tous les pays qui lui sont frontaliers et sous des sanctions économiques permanentes. Le seul et unique tort de ces régimes aura été de partager la même volonté de ne pas se courber devant l’impérialisme américain.

Quant à la France et l’Angleterre, bien qu’elles aient toutes les deux un statut de grande puissance et qu’elles soient membres du Conseil de Sécurité, plus personne ne se fait  d’illusions sur la qualité intellectuelle et éthique de leurs dirigeants politiques et cela, depuis au moins une génération. Leur grandissante perte d’autonomie en matière de politique étrangère est manifeste, bien qu’elles veuillent donner l’impression de défendre les mêmes intérêts stratégiques que ceux des Etats Unis. Or ces intérêts sont plutôt liés aux industries d’armement, aux compagnies pétrolières et aux banques privées qui sont toujours à l’origine des guerres que mènent ces pays occidentaux en terre d’Islam, soit directement par leurs armées soit indirectement sous forme de guerres civiles initiées par leurs services de renseignements, parce qu’elles en ont besoin pour maintenir ou développer leurs activités respectives, elles les font donc déclencher chaque fois que nécessaire.

Prenons, par exemple, le cas de la France. Que lui reste-t-il de la politique gaullienne de souveraineté qui persistait tant bien que mal jusqu’à la période du président Chirac ?

C’est le président Sarkozy qui a inauguré le mouvement de subordination de la diplomatie française  à celle des Etats Unis, quelles que soient par ailleurs les motivations de celle-ci.

Il a ainsi donné tous les gages nécessaires pour que la diplomatie française puisse acquérir un statut d’auxiliaire actif et docile, n’ayant aucune marge de manœuvre dans son engagement derrière les positions américaines, ce qui va se traduire par le retour de la France dans le giron du commandement intégré de l’OTAN, une organisation exclusivement contrôlée par le gouvernement américain et dont le but ultime est d’arbitrer les flux  énergétiques au profit des cercles économiques dirigeants des Etats-Unis ; sans parler de son rôle de funeste supplétif occupant le devant de la scène, à la place du véritable maître d’œuvre, l’OTAN en l’occurrence, pour couvrir ou endosser les responsabilités de celle-ci dans ses actions militaires illégalement menées en Libye et qui ont conduit au chaos actuel que vit ce pays – actions militaires illégales parce qu’elles avaient transgressé le contenu et les limites de la résolution du Conseil de Sécurité, prise en 2013 afin de contenir humainement et géographiquement la guerre civile qui faisait alors rage en Lybie.

Puis advint l’épisode du président François Hollande qui va accélérer ce mouvement de subordination, contrairement aux attentes de la majorité de ses électeurs. On se souvient de son discours de campagne contre la finance, en 2012, à Bourget où il disait : « mon adversaire dans cette bataille, je vais vous le dire, il n’a pas de nom et il est invisible, il ne se présentera jamais et pourtant il gouverne, cet adversaire, c’est le monde de la finance » ; mais on retiendra surtout ses tentatives infructueuses de va-t-en guerre en Syrie, après avoir été élu président, comme pour exécuter la menace des Etats-Unis en lieu et place de l’armée américaine, en chien de garde pour parler autrement.

Quant au président Macron, il vaut mieux se douter de sa capacité à mener une diplomatie  souveraine, d’autant qu’il avait été désigné comme le candidat des banquiers transnationaux et des capitaines d’industries qui partagent les mêmes intérêts économiques et appartiennent tous à la même classe dominante, pour ne pas dire oligarchie financière. Encore qu’il ne fait pas montre d’une volonté de devenir autre chose que le représentant de cette classe là, celle qui renforce son influence politique par son pouvoir économique et financier. Aux Etats Unis, elle est clairement au grand jour ; en Europe, elle est présente dans les corridors des pouvoirs, elle manipule les dirigeants politiques qui ne peuvent prendre aucune  décision économique importante sans elle ; son influence va même jusqu’à inspirer ou faire modifier les décisions de la Commission Européenne.

Voilà pourquoi la diplomatie française ne semble plus vraiment dépendre de décisions  prises à Paris, au moins en ce qui concerne les grands dossiers de conflits régionaux et de sécurité internationale ; elle n’est plus capable de jouer le rôle d’intermédiaire entre les pays puissants et les moins puissants. Elle fait comme si la France n’avait plus envie de redécouvrir la géographie et de reconsidérer sa position actuelle par rapport à la Russie, ne serait-ce que du fait pourtant évident qu’elle se situe tout juste à l’extrémité ouest des frontières de la grande Eurasie qui, elle, est en pleine croissance économique.

L’autre vérité est que, pour renforcer davantage son pouvoir d’influence, cette classe  économique et financière exerce une forte pression sur certains intellectuels au moyen d’insidieuses corruptions et à travers les grands médias qui les invitent, qui lui appartiennent en majorité et auxquels elle verse régulièrement d’importants soutiens financiers pour mener campagne en cas de besoin et se transformer en levier de sensibilisation ou d’orientation des opinions publiques, surtout durant les interventions militaires des pays occidentaux en terre d’Islam.

C’est ainsi que ces dirigeants politiques et intellectuels, qui sont affidés à ladite classe dominante, trouvent éternellement prétexte dans ce face-à-face imaginaire de la Chrétienneté et de l’Islam, usant comme au moyen âge de grossiers mensonges pour justifier des agressions militaires ici ou là, toujours contre les pays musulmans potentiellement riches ou géostratégiquement importants, en foulant au pied le droit et la raison qui sont pourtant indispensables dans les relations entre nations et la conduite du monde. Les mêmes intellectuels viennent d’ailleurs d’inventer ‘’ le totalitarisme islamique’’, qu’il faut combattre, disent-ils, avec une volonté sans faille et l’unité requise, en d’autres termes avec des interventions militaires aussi aveugles qu’impitoyables. Le paradoxe est qu’ils récusent partout ailleurs les dogmes religieux au nom des principes de laïcité mais sans jamais renoncer à l’héritage des guerres de religions contre l’Islam.

Il serait intéressant à ce propos de lire encore une fois l’immense poète Al Maari :

« Le mensonge a détruit les habitants de la terre

Leurs descendants se sont groupés en sectes

Qui ne peuvent fraterniser

Si l’inimitié n’avait été dans leur nature

Dès l’origine

Mosquée, Eglise  et Synagogue n’auraient fait qu’une »

(A suivre)

Source : lecalame.info (Mau