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Culture en Mauritanie

"Timbuktu" triomphe aux César avec sept récompenses, dont celle du meilleur film

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Un triomphe. Le film d'Abderrahmane Sissako Timbuktu a été sacré meilleur film aux César, vendredi 20 février. Il obtient sept récompenses au total, dont celle de la meilleure réalisation et du meilleur scénario original. Adèle Haenel a été sacrée meilleure actrice pour son rôle dans Les Combattants, de Thomas Cailley. Pierre Niney a quant à lui obtenu le César du meilleur acteur pour son interprétation dans Yves Saint Laurent, de Jalil Lespert.


Timbuktu d'Abderrahmane Sissako, fable sur la vie dans le nord du Mali sous la coupe des jihadistes, a remporté sept César : celui du meilleur film, de la meilleure réalisation, du meilleur scénario original, de la meilleure musique originale, du meilleur son, de la meilleure photo et du meilleur montage.

• La comédienne et chanteuse Louane Emera a remporté le César du meilleur espoir féminin pour La Famille Bélier d'Eric Lartigau. Côté masculin, c'est Kévin Azaïs qui est sacré, pour Les Combattants. .

Sean Penn à l'honneur. L'acteur et réalisateur américain engagé, figure d'Hollywood, a reçu une récompense pour l'ensemble de son œuvre, des mains de Marion Cotillard, à qui le César de la meilleure actrice a échappé.

Source : Francetvinfo

 

RSF: La Mauritanie gagne 5 places au classement mondial de la liberté de la presse

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RSF: La Mauritanie gagne 5 places au classement mondial de la liberté de la presse

La Mauritanie est classée 55ème avec une augmentation de 5 places par rapport au classement de 2014, sur un total de 180 pays répertoriés.

La Mauritanie conserve sa place de domination dans ce classement mondial, devant les 4 pays du Maghreb: la Tunisie classée 126ème, l'Algérie 121ème, le Maroc, 130ème, qui a gagné 6 places et la Libye, toujours en chute libre, classée 154ème.

Malgré la progression de la Mauritanie, le pays enregistre actuellement une vague de persécutions des journalistes dont la plus récente est l’affaire du patron de l’agence Essirage de Communication Ahmedou Ould Wedia, actuellement en garde à vue, à la suite de la publication de documents secrets relatifs à l’affaire pendante devant la justice de Maurisbank.

Les critères pris en compte par RSF dans ce classement annuel sont "le niveau des exactions, l’étendue du pluralisme, l’indépendance des médias, l’environnement et l’autocensure, le cadre légal, la transparence et les infrastructures".

D'autre part, "le nombre d'agressions commises à l'encontre des journalistes est toujours trop élevé et la mise en pratique des dispositions garantissant la liberté de l’information tarde à se mettre en place". La situation globale de la liberté de la presse est en "régression brutale", selon RSF:

"Les 2/3 des 180 pays figurant au Classement mondial de la liberté de la presse 2015 font moins bien que dans l’édition précédente"

Pour la cinquième fois consécutive, la Finlande est en tête du classement, suivie de la Norvège et du Danemark.

"La richesse par habitant est corrélée positivement à la liberté de la presse. Une tendance symbolisée par la performance de la Norvège ou du Danemark, qui font partie de la liste des 20 pays ayant le plus important PIB par habitant au monde et qui sont respectivement 2ème et 3ème au Classement mondial 2015", explique l'organisation non gouvernementale.

RSF exprime quelques "inquiétudes", notamment sur l'inscription de l'atteinte au sacré et de la “moralité publique” dans la Constitution, pouvant restreindre la liberté d’expression.

"Les journalistes qui exercent en Libye font l’expérience d’une situation chaotique (...) Face aux violences, plus de quarante professionnels de l’information se sont résolus à fuir leur pays en 2014. Rapporter des informations sur les agissements des milices qui se partagent le pays relève désormais de l’héroïsme", indique Reporter sans frontières.

Source : Rédaction Cridem

 

 

 

 

Sit-in des étudiants de Médecine en grève devant leur ministère de tutelle

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Sit-in des étudiants de Médecine en grève devant leur ministère de tutelleUn groupe d’étudiants de la faculté de Médecine de l’université des sciences de Technologies et de Médecine ont tenu un sit in devant le ministère de l’enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique, ce Lundi 09 Février 2015 aux alentours de9 heures.

Pour cause, le refus de l’administration de repousser « logiquement » la date de leurs examens suites aux retards enregistrés dans les cours du à l’arrivée tardive des missionnaires (chamboulement de calendrier). Tous en blouses blanches, ils ont scandés « Nous voulons juste nos droits » et enfin « la police n’est pas la solution ».

En effet, selon plusieurs sources, l’administration universitaire aurait fait appel à la police pour mâter la révolte. Toujours dans cette logique de « répression et d’intimidation », les étudiants accusent le doyen Ould Mogueya d’être « responsable de tous cela ».

Hier dimanche, nous apprenons de source estudiantine la suspension d’un deuxième étudiant du nom d'Abdou Mohmed Lemine en DCEM1. Ils disent ne pas comprendre pourquoi leur doléance n’est pas satisfaite.

Le ministère de tutelle doit peut être dans la danse pour siffler la fin de la récréation. Pour l’heure, la tension est au rendez vous et le bras de fer se poursuit.

Source : Cridem


 

 

Sit-in ouvert des étudiants de la fac de médecine hors de Nouakchott

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Sit-in ouvert des étudiants de la fac de médecine hors de Nouakchott Les étudiants de la faculté de médecine ont déclenché hier mardi 3 février un sit-in ouvert, suite à ce qu’ils ont appelé leur désillusion de voir le doyen et la présidence de l’université des technologies, des sciences et de médecine résoudre leurs problèmes et satisfaire leurs doléances.

Les étudiants affirment leur détermination de poursuivre le sit-in ouvert, tant que l’'administration de la faculté n’a pas donné des suites favorables à leurs « justes revendications », disent-ils.

Des sources indiquent que le décanat a lancé des tractations avec les étudiants, auxquels, il aurait demandé de revenir sur leur décision et de rentrer à Nouakchott (le nouveau campus universitaire est situé hors de la ville sur l’axe Nouakchott-Nouadhibou « 25 km »).

Les étudiants inflexibles soulignent avoir reçu la visite d’un inconnu, venu leur dire, sans décliner sa fonction, que l’Etat n’acceptera pas qu’ils passent la nuit à ciel ouvert, précisant qu’ils ne renonceront pas à leur mouvement pacifique de contestation tant que leurs problèmes ne sont pas réglés.

Le leader estudiantin Habib Ould Gah a écopé dernièrement 45 jours de suspension suite au mouvement de protestation organisé à la Faculté de Médecine.

Traduit de l'Arabe par Cridem
Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

Nouakchott : Bras de fer entre les étudiants et l’administration de la Faculté de médecine

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Nouakchott :bras de fer entre les étudiants et l’administration de la Faculté de médecineLe bras de fer se poursuit entre les étudiants et l’administration de la Faculté de médecine à l'université des sciences et techniques de Nouakchott. Le calendrier des examens et le choix du représentant des étudiants divisent les deux parties, depuis trois jours. «Les professeurs étrangers ont débuté tard les cours qui, du coup, ont été intensifs.

Et malgré que la faute revienne à l’administration, celle-là a refusé de nous accorder un temps de révision avant les examens»
, ont dénoncé les étudiants.

Les étudiants ont également accusé l’administration de refuser de reconnaître leur représentant « qui a été pourtant élu à 62% lors d’un vote», selon eux.

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

Oumar Ball : Du pinceau à la toile…« Tel père tel fils… ce qui recèle de l’inné n’a rien d’acquis »

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Il se noOumar Ball : Du pinceau à la toile…« Tel père tel fils… ce qui recèle de l’inné n’a rien d’acquis »mme Oumar Ball né en 1985 d’origine de Bababé (dans le sud de la Mauritanie). Ce jeune artiste peuhl est auteur de belles toiles, de belles sculptures.

Oumar a embrassé très vite l’art, au coté de son père peintre et sculpteur très connu sous le nom de Issa Ball. Un lien fort entre lui et son père a alimenté son appétence pour l’art. D’abord timide, silencieux, puis ouvert, et communicatif, petit à petit Oumar se trace une voie.

Après des années d’apprentissage il trouve enfin sa plus belle forme d’expression à travers la peinture. Sa source de réflexion est tout ce qui l’entoure, le paysage, le mode de vie pastoral, l’inconnu, les animaux. On aurait cru qu’il reprenait les mêmes personnages dans les fameux compte du Fouta à l’époque où « les Animaux et les Hommes vivaient en parfaite harmonie ».

Oumar repeint l’homme dans toutes ses facettes, la femme dans son quotidien, le portrait de l’inconnu, en amont le vécu ordinaire est devenu l’inspiration de notre jeune peintre et sculpteur.

Mais la valeur de l’homme n’attend point le nombre d’années. Très vite Oumar se fait une signature que tous apprécient. Son talent lui ouvre les portes du succès. A 15 ans il offre sa première exposition à l’Institut Français de Mauritanie (Centre Culturel Français à l’époque).

C’était une découverte de nouveau talent, d’un jeune penseur qui s’exprime à travers l’image, pour le public. Le monde artistique le côtoie et distingue une nouvelle forme d’expression, et un nouveau langage qu’il faut promouvoir à travers l’Univers.

Omar participe d’abord à une formation en France à la résidence « les Arts verts » en 2010 et plus tard à plusieurs expositions individuelles et collectives dans le monde, précisément en Espagne et en France, toujours dans le but de partager sa passion de l’art.

« Lors de mes voyages je passe parfois du temps dans les écoles, où j’échange avec les enfants, et je les fais voyager dans mon pays à travers des animations d’art plastique, je leur dessine la carte de mon pays et leur donne une vision colorée de l’endroit qui m’a vu naitre » dit-il.

« C’est si important de créer cette complicité avec les enfants au delà des frontières, pour que ces derniers puissent découvrir que derrière chaque talent il y’a une Nation toute entière » renchérit Oumar.

« Je vis de mon art et je fais vivre mon art », pour cela Oumar donne des courts d’art Plastique au Lycée Français Theodore Monod à Nouakchott pour les élèves du Primaire et de la Maternelle. Des moments d’échanges et de partage que le jeune artiste offre afin de construire un monde coloré pour les touts petits.

Houleye Kane
Source : Le Rénovateur Quotidien (Mauritanie)

 

 

Alakhbar, classée de nouveau en tête des entreprises de presse mauritaniennes

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Alakhbar, classée de nouveau en tête des entreprises de presse mauritaniennesL’Agence d’Information indépendante (Alakhbar) a occupé, pour la troisième année consécutive, la première place dans le classement des sites d’informations mauritaniens par le Comité de gestion et de distribution du Fonds d’Appui à la Presse Privée.

Le comité a validé 168 demandes de subvention dont 52 journaux papier, 94 sites d’information en ligne, 10 chaînes de télévision et de stations de radio et de 12 associations et regroupements de presse.

Un baromètre de 25 points a été établi par le comité pour classer les entreprises de presses. Il est basé sur les critères de fréquence de consultation, vitesse de publication, crédibilité, productivité,etc.

L’agence Alakhbar a été placée en tête du classement général et de celui des sites d’information en ligne avec 23,5 points. Il est suivi de l’Agence Tawary (23pt) puis de Sahara Media (22,5pt).

Pour la presse papier, le quotidien L’authentique a occupé la première place avec 22,5 pt. Il est suivi d’Emel Jedid (22,05pt) puis du quotidien Nouakchott Info (22,025pt)

Concernant les chaînes de télévison privées, El Mourabitoune est venue en première position avec 22,75 points. Elle est suivie de Sahel TV (18pt) puis d’El-Watanya (16,5pt)

Et Sahara Media a dominé le classement des radios privées avec 18 points. Elle est suivie de Radio Tenwir (17pt) puis de Radio Nouakchott libre (17pt).

Le fonds d’appui à la presse privée a été créé en mars 2011. Il est géré par un comité de huit membres: le président, issu de la Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel (HAPA), deux représentants du ministère de la Communication, un autre du ministère des Finances et quatre membres de la presse privée.

Le fonds accorde chaque année 200 millions d’ouguiyas (500’000 euros) de subvention aux entreprises de presse en fonction de leur niveau de conformité aux critères de sélection.

L’aide concerne: impression et tirage de journaux, subvention des salaires, facilitation de formations, hébergement et maintenance de site d’information, location de siège pour certains groupements de presse et autres.

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

Un rappeur sous les verrous en Mauritanie

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Un rappeur sous les verrous en Mauritanie

Hamada, du groupe Awlad Leblad, arrêté il y a une semaine a été mis lundi sous mandat de dépôt à la prison civile de Nouakchott. Le jeune homme a été inculpé pour consommation et détention de stupéfiants mais aussi pour attentat aux moeurs islamiques.

Ses amis assurent avoir reçu plusieurs fois des menaces du pouvoir, qui n'aurait pas apprécié certains morceaux du groupe trop critiques. Ses proches dénoncent aujourd'hui un montage alors que pour les autorités, il s'agit simplement d'une affaire de droit commun.

La première décision avait été de laisser le jeune rappeur en liberté sous contrôle judiciaire après sa garde à vue. Mais le parquet mauritanien a interjeté appel et a eu finalement gain de cause. Hamada du groupe Awlad Leblad dort donc depuis lundi à la prison civile de Nouakchott en attendant la fin de l'instruction. Le jeune homme est poursuivi pour attentat à la pudeur et aux bonnes moeurs islamiques, détention et consommation de stupéfiants.

De source judiciaire, tout a commencé par la plainte du père d'une jeune fille qui se serait retrouvée, dans une chambre, avec le jeune homme qui n'était pas son mari. La plainte a entraîné une perquisition, qui aurait conduit à la saisie de quelques grammes de haschich. Pour la justice il s'agit d'une banale affaire de droit commun mais pour ou le groupe de rap, l'affaire est politique.

Dans une émission télévisée, un ami de Hamada assure qu'il paie le prix fort de son engagement contre le pouvoir et que le groupe avait été menacé plusieurs fois de représailles. Alors a-t-on voulu faire taire un jeune artiste trop insolent comme le disent ses proches sous prétexte de saisie de drogue ?

A Nouakchott certains rappeurs assurent que ce groupe n'est pas le plus virulent sur la scène musicale locale, et qu'il n'est pas le plus constant non plus dans sa critique envers le président. Reste qu'un des derniers morceaux du groupe intitulé « Dégage » s'adresse clairement au chef de l'Etat Mohamed Ould Abdelaziz.

Source : Radio France Internationale

Avec "Timbuktu", Abderrahmane Sissako rêve d'un Oscar pour l'Afrique

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Avec Timbuktu", film magistral d'Abderrahmane Sissako sur la vie quotidienne à Tombouctou occupé par les islamistes, est le premier film mauritanien candidat à l'Oscar du meilleur film étranger, et il est parvenu à se hisser en pré-sélection. Déjà une victoire en soi, a expliqué le cinéaste à l'AFP.

Gagner un Oscar "serait avant tout une victoire de l'Afrique. Etre dans une +short list+, c'est déjà quelque chose de rare pour le continent, et quand ça arrive on a l'impression que c'est lui qui avance, qu'on parlera de lui différemment ne serait-ce qu'un instant", a-t-il déclaré en marge du festival du film de Palm Springs, en Californie.

Le fait que ce film "au propos actuel" touche les gens, "y compris les votants" de l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences, qui décerne les Oscars, "est une satisfaction", ajoute-t-il.

Cette coproduction française concourt avec huit autres titres retenus parmi un record de 83 films, aux côtés du polonais "Ida" ou du russe "Leviathan". La liste des cinq finalistes sera annoncée le 15 janvier avant la cérémonie de remise des prestigieuses statuettes dorées le 22 février.

"Timbuktu", à la cinématographie épurée et lumineuse, sortira le 28 janvier aux Etats-Unis. Il est depuis le 10 décembre sur les écrans français après avoir remporté le prix du jury oecuménique au festival de Cannes, entre autres distinctions, et récolté des critiques dithyrambiques.

L'actualité brûlante liée aux massacres du groupe Etat Islamique en Syrie et en Irak a contribué à la visibilité du film.

- Phénomène d'identification -

"Depuis la première à Cannes, il y a eu un phénomène d'identification à la victime en Europe et aux Etats-Unis," avec les vidéos d'exécutions d'otages occidentaux diffusées par les islamistes sur internet et relayées par les médias, "mais l'EI n'a pas commencé par couper les têtes d'Américains. Il y a des exécutions de masse, des viols quotidiens" loin des caméras, souligne le réalisateur âgé de 53 ans.

"Timbuktu" dépeint le courage des habitants qui se battent pour garder leur dignité, leur vie, et notamment des femmes, contraintes d'abord de se couvrir le corps et le visage jusqu'à ne plus pouvoir travailler, d'adolescentes mariées de force, violées, au risque d'être tuées.

Les hommes, les femmes résistent, continuent à chanter même sous la torture, à jouer au football même sans ballon, à parler à l'envahisseur pour le mettre face à ses contradictions.

"Cette forme de résistance, c'est la survie même, elle existe partout, mais on ne les voit pas. Combien de femmes qui ont refusé d'être violées et qui sont mortes? Imaginez ce qui se passe en Syrie en ce moment", interroge le réalisateur qui a voulu montrer que "la principale victime, c'est l'islam".
Tombouctou, occupée en 2012 par les islamistes d'Aqmi et d'Ansar Dine, "est une ville connue pour sa religiosité, mais aussi pour sa foi ouverte qui n'exclut pas les autres, sa compassion. C'est ça qui a été pris en otage", estime le cinéaste aux cheveux marqués d'une mèche blanche.

Le film devait initialement être tourné au Mali. "A un mois du tournage à Tombouctou, qui était déjà libérée (par l'opération militaire française Serval, ndlr), il y a eu un attentat suicide devant la garnison. Là, je me suis dit que c'était naïf d'amener une équipe étrangère de Français, de Belges. On aurait été des cibles privilégiées. On a finalement tourné à Oualata, en Mauritanie, avec le soutien de l'Etat, qui a décidé de sécuriser le plateau".

Le film n'a pas encore été montré au Mali, mais l'a été en Mauritanie, où le cinéaste s'est réinstallé il y a quatre ans après de nombreuses années passées en France. "La sortie nationale était nécessaire pour pouvoir concourir aux Oscars", remarque notamment Abderrahmane Sissako, qui fait le constat de la déshérence du cinéma en Afrique, un continent où les salles de cinéma ont largement péréclité et où la production de films est anémique.

Après "En attendant le bonheur", "Bamako" et "Timbuktu", ce cinéaste travaille sur un nouveau projet, beaucoup moins politique, "sur la Chine et l'Afrique, avant tout une histoire d'amour. Je veux montrer la mondialisation, la réalité d'un monde qui change".

Source : Le Point (France)

 

 

Démarrage de la 5ème édition du Festival des villes anciennes

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Les manifestations de la 5ème édition du Festival des villes anciennes à Chinguitty ont démarré il y a quelques instants sous la supervision du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz.

Le Chef de l’Etat a coupé le ruban symbolique marquant le lancement des différentes activités du festival.

Il a ensuite visité l’exposition des produits des villes anciennes organisée parallèlement au Festival qui comporte divers aspects liés à la vie des citoyens de ces cités.

La ministre de la culture et de l’artisanat, Mme Vatma Vall Mint Soueinae a souligné dans un discours pour la circonstance, que la Mauritanie sous la direction clairvoyante du Président de la République est devenu un Etat démocratique qui jouit de la sécurité et de la stabilité et qui avance à pas sûrs sur la voie du développement et du progrès, de la consécration de la justice et de l’égalité en plus de l’ancrage de la bonne gouvernance.

De même, le pays s’est réconcilié avec lui-même et s’est prémuni contre les répercussions négatives de la mondialisation qui menace les spécificités culturelles nationales de tous les pays.

Ce festival, ajoute -t- elle, est une opportunité pour faire revivre ces cités anciennes à tous les niveaux notamment celui du développement local où la réalisation de projets vitaux englobant des infrastructures et la mise à disposition de services d’enseignement, d’électricité, d’eau de santé de lutte contre la désertification et d’appui aux franges les plus défavorisées est de nature à les encourager à rester dans leur terroir.

Au niveau de la culture, le festival va valoriser le patrimoine matériel et immatériel de ces villes éclairant à nouveau la beauté de leurs arts et égayant la diversité de leur littérature ainsi que la richesse de leurs traditions et la solidité de leur unité en plus de l’attention portée à leurs manuscrits, à leur architecture et fabrications locales.

La ministre a souligné la détermination de son département à oeuvrer pour l’élaboration d’une stratégie intégrée qui prend en compte le principe de la valorisation de notre patrimoine culturel.

Le maire de Chinguitty, M. Mohamed Ould Amara a, après ses souhaits de bienvenue, apprécié l’attention que voue le Président de la République au patrimoine culturel de ces villes et son souci d’ouvrir personnellement le Festival annuel qui leur est consacré, festival qui englobe, dit-il, des aspects culturels, artistiques, intellectuels et littéraires sans compter les expositions de produits et les compétitions de tir à la cible.

AMI

 

 

Commission de distribution du Fonds de la presse : La nouvelle équipe installée après une douloureuse césarienne

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Commission de distribution du Fonds de la presse : La nouvelle équipe installée après une douloureuse césarienne

Le ministère chargé des Relations avec le Parlement et la Société civile, qui joue également le rôle du ministère de la Communication, qui a été défalqué dans le nouvel organigramme du gouvernement, vient de procéder à la nomination de la nouvelle Commission chargée de la distribution du Fonds de la presse.

Il s’agit d’un fonds public de 200 Millions d’UM attribué aux médias, audiovisuel, presse écrite et électronique, suivant des critères de sélection qui n’ont jamais fait l’objet d’unanimité.

Le retard pris dans la mise en place de la commission, qui intervient presqu’à la fin de l’exercice budgétaire était dû à des dissensions au sein des associations de presse. Ces derniers avaient en effet récusé la représentativité d’une association qu’ils considèrent comme fantoche. Les tentatives d’arbitrage se sont ainsi heurtées pendant des mois aux dissensions internes à la profession, avant qu’un compromis soit trouvé.

La Commission de distribution du fonds de la presse, présidée par Cheikh Ould Abba, ex-ministre de la Communication lors de la transition 2005-2007, est composée de deux représentants du Ministère chargé des Relations avec le Parlement, en l’occurrence Imam Cheikh Ould Ely et Ahmed Ould Moustapha.

Elle comprend également un représentant du Ministère des Finances, Fall Khayar et de quatre représentants des associations de presse, notamment Aly Mohamed Ould Ebnou du Regroupement des éditeurs de la presse écrite, Eby Ould Mohamed Bouna, de l’association de la presse électronique, Abdouty Ould Aly de l’association des médias audiovisuel et Aziz Ould Soufi du Syndicat des journalistes de Mauritanie.

Conformément aux dispositions de l’article 3 des dispositions internes de la commission, les membres cités sont nommés pour une année. Et l’année est bel et bien celle en cours. Est-ce à dire que cette commission devra présenter les résultats de son travail au terme des deux semaines qui restent de la présente année ? Certainement !

Source : L’Authentique Quotidien (Mauritanie)

 

Classement mondial de la liberté de la presse 2014 : La Mauritanie grimpe de 7 points

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Classement mondial de la liberté de la presse 2014 : La Mauritanie grimpe de 7 points

La Mauritanie occupe le rang 60 dans le classement mondial de la liberté de la presse 2014 de Reporters Sans Frontières (RSF). Notre pays a consolidé sa domination du monde arabe en matière de la liberté de presse, grimpant de 7 points talonnant de près le Japon, qui a régressé de 6 points.

Dans ce nouveau classement, le Sénégal, présenté comme la démocratie par excellence du continent africain occupe le rang 62. Le Maroc, l’Algérie et la Tunisie sont respectivement classés 136, 121 et 133.

L’édition 2014 du « Classement mondial de la liberté de la presse » révèle l’impact négatif des conflits sur la liberté de l’information et ses acteurs. Le rang d’un certain nombre de pays est également affecté par une interprétation trop large et abusive du concept de la protection de la sécurité nationale, aux dépens du droit d’informer et d’être informé.

Cette dernière tendance constitue une menace croissante au niveau global, dangereuse pour la liberté de l’information jusqu’au cœur des « États de droit ».

La Finlande conserve son rang de meilleur élève, en occupant pour la quatrième année consécutive la première place du classement. Elle est talonnée, comme dans la dernière édition, par les Pays Bas et la Norvège.

À l’extrême opposé, en queue de classement, le « trio infernal » réunit à nouveau le Turkménistan, la Corée du Nord et l’Érythrée, des pays où la liberté de la presse est tout simplement inexistante. Malgré les quelques rares turbulences qui ont pu les traverser en 2013, ces pays continuent de représenter des trous noirs de l’information et de véritables enfers pour les journalistes.

Le classement est établi cette année sur 180 pays contre 179 dans l’édition précédente. Nouvel entrant, le Bélize se situe d’emblée à une place enviable (29e). Les cas de violences envers les journalistes y sont rares.

Quelques bémols cependant : des procédures pour « diffamation » assorties de lourdes demandes en réparation, des exceptions relatives à la sécurité nationale nuisibles à la bonne application de la loi sur l’accès à l’information publique (Freedom of Information Act), et une gestion des fréquences par le gouvernement parfois inéquitable.

Source : Rapid Info (Mauritanie)

 

Quand les jeunes innovent

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Mohamed Lemine Ould Khlil, jeune mauritanien fraîchement titulaire d’un Master en Management n’a pas perdu son temps. Aussitôt rentré de Tunis où il a obtenu son diplôme, il a crée avec les moyens du bord son entreprise.

LATI-Entreprise a pour objectifs entre autres, de rendre accessible en Mauritanie des services informatiques de grande qualité à des prix étudiés, tout en bénéficiant  de nouvelles technologies de pointe.

 

Cette nouvelle génération innovatrice, porteuse de grands projets et stratégies qu’elle met en œuvre au service du pays mérite d’être citée et encouragée. Cette jeunesse nous change d’une époque récente où les jeunes diplômés attendent que leurs parents leur soutirent un poste sous pression dans tel ou tel département. Le rôle de la jeunesse d’aujourd’hui est de se creuser une place, de faire profiter le pays de son savoir selon le besoin du marché, comme c’est le cas pour notre jeune entrepreneur Mohamed Lemine Ould Khlil. Innover, entreprendre ; quand on est jeune, c’est bien possible.

Gps

Société: Journée internationale de la violence faite aux femmes

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Société: Journée internationale de la violence faite aux femmes.

C’est aujourd’hui 25 novembre 2014 que l’on célèbre la journée internationale de la violence faite aux femmes, une recommandation des nations unies à leur endroit. De part le monde, des femmes ont porté haut le flambeau de la lutte de leur droit à une parité dont la portée assez large pour le développement global du plein potentiel de la gent féminine est toujours attendu.

En Afrique en général, et en Mauritanie en particulier, nous sommes très loin du bon compte à l’heure de la parité, même si le mauritanien a à son actif la « galanterie » à l’endroit de la femme. C’est en effet, l’un des rares pays de la sous région où la femme est choyée, adulée, couvée au point qu’elle semble être le cœur et l’âme de son conjoint.

Ce respect à sa dignité humaine et à ses droits, c’est à elle de se l’approprier, c’est un test grandeur nature pour toutes celles qui se considèrent à tort ou à raison comme de premières dames.

De côté de nos politiques, y a-t-il une volonté réelle de promouvoir la gent féminine, en dehors du clin d’œil à sa valeur électorale ? L’élection présidentielle passée qui a vu la participation d’une femme qui n’a récolté que des miettes a montré que nous ne sommes pas aussi généreux que prévu à l’égard de nos braves dames, du moins en politique.

C’est une forme de violence surtout dans un pays ou les femmes constituent 52% de la population. Une violence qui est censée s’appliquer aux fonctions électives ainsi qu’aux postes de direction de certaines sociétés entièrement ou partiellement nationales.

La parité absolue pour la femme mauritanienne n’est pas pour demain, du côté de l’attelage gouvernemental, celles qui s’attendaient à un signal fort de sa part avec leur entrée, ont dû prendre leur mal en patience, sans être misogyne, loin s’en faut, Aziz ne semble pas encore tout à fait disposé à réserver une grande part à ces bonnes dames.

D’abord, elles sont « que » quatre face aux hommes en conseil des ministres. Loin d’être un manque de considération de la part du président, il y a des femmes qui trônent à la tête de certaines structures importantes, à l’image de la Communauté Urbaine de Nouakchott –CUN- où à la Commission Nationale des Droits de l’Homme et dans d’autres structures médicales.

En cette journée internationale sur la violence faite aux femmes, la Mauritanie se doit de renforcer l’engagement et les actions aux niveaux national et local en conformité avec les dispositions internationales à cet effet.

Du fait de certaines pesanteurs sociales, il nous faut braver certains tabous à l’image de violence sexuelle, les mutilations génitales féminines, et les crimes dits « d’honneur ». On tue de nos jours trop d’enfants dans le pays. Qui est à l’origine de cette pire forme de violence ?

ADN

Source : Rédaction Cridem

 

La Melahfa, une tenue typiquement africaine

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La Melahfa, une tenue typiquement africaine

La melahfa où voile que porte la mauritanienne est une tenue typiquement africaine, elle n’est pas arabe (de même que le boubou-dara-a- chez les hommes). Le port de cette tenue ne se retrouve dans le Maghreb arabe que chez la mauritanienne et cher la femme sahraouie, mais vous ne la trouverez nulle part chez les autres peuplades de l’Afrique du nord, encore moins chez les arabes d’Asie, alors que même sous une exception apparente, on la retrouve chez la femme targuie (touareg) du Niger et au Mali, au niveau de la femme du Tchad, du Soudan, de l’Erythrée, de la Somalie et de l’Ethiopie.

Donc c’est au sein des peuples négroïdes qu’on trouve ce type de vêtement. A vouloir concevoir la melahfa dans l’univers arabophone, devient un contre sens, à l’échelle de ses origines africaines, son port renvoie à l’ensemble de valeurs culturelles que l’on ne retrouve que dans les us et coutumes de certains peuples des pays de la bande sahélo-sahélienne cités plus haut.

Au-delà de cette réalité, il y a l’africanisme de cette tenue bien de chez nous, qui nie tout ce qu’elle peut partager avec les autres peuples arabes où maghrébins.

La jeune mauresque portait un boubou avec de beaux ornements au cou, une tenue qu’elle abandonnait à sa puberté pour la melfa.

Sa tête était bien faite d’un assemblage appelé « harf et guêtaaya » dont les objets les plus typiques étaient certainement les trois « jdaayel », les deux « gurja » que l’on met sous trois premiers, ensuite vint la « guitaaya » et le « chemel a gava » bien maintenu au devant de la tête, visible avec ses bijoux en or où en argent, le « boute » au milieu d’autres parures sur le « chemel a gava ».
La mauritanienne maure portait des perles rares d’une grande beauté à l’image de « El morvi », « leublah », « haba el guirya », « niil » et « zen-zair » entre autres. Ces perles pouvaient à elles seules servir de monnaie d’échange pour acheter du cheptel, car elles avaient de la valeur. Une valeur qui le demeure du reste, pour les connaisseurs.

Chez les hommes, l’esthétique traditionnelle n’était pas en reste sous ses jours les plus « originaux », avec le boubou fendu au milieu (cheuguete ilkhiyra) était la tenue d’apparat et le « mbeumbaay » qui est devenu le « seurwal », servait de pantalon bouffant.

La quête fiévreuse de notre mauritanité, ne sera une thèse soutenable que sous la quête de l’affirmation de notre identité culturelle, et ne va s’organiser que dans le cadre d’une mise en exergue d’une particularité avec l’univers de schlems bien propres à nous qui sont loin d’un renouveau culturel, esthétique où artistique, c’est bien plus que cela, quand l’identité prend forme dans le cadre d’une particularité sans rapport avec l’universel. Il faut que l’universel porte le particulier pour que celui-ci soit un particularisme, à l’image de notre port vestimentaire qui est bien de chez nous.

Que des mauritaniens qui cherchent à s’identifier, s’approprient un autre concept pour penser leur histoire et leur identité, cette identité n’en est pas une, parce qu’on se réfère à l’autre pour se particulariser même si comme dit l’adage « l’habit ne fait pas le moine ».

ADN
Source : Rédaction Cridem

 

 

Maroc : le prince Moulay Rachid se marie, un événement haut en couleurs

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Le prince Moulay Rachid et Lalla Oum Keltoum Boufarès.Le Maroc célèbre sur trois jours le mariage du prince Moulay Rachid, frère du roi Mohammed VI et deuxième dans l'ordre de la succession monarchique. Un événement dans la vie de la famille royale.

Depuis jeudi 13 novembre, Rabat vit au rythme du mariage du prince Moulay Rachid avec Lalla Oum Keltoum Boufarès. Façades badigeonnées, trottoirs repeints...la ville s'est dotée de ses plus beaux atouts pour célébrer cet événement attendu dans la famille royale marocaine depuis le 15 juin dernier, date de la conclusion de l'acte de mariage.

Nombre de personnalités très proches de Mohammed VI ont été invitées. Sur l'estrade royale, on pouvait voir le président gabonais Ali Bongo Ondimba et son épouse Sylvia, Bernadette Chirac, Cheikha Maouza, épouse de l'ancien émir du Qatar Hamad Bin Khalifa Al Thani, Ahmed Ben Abdellah El Qasbi, conseiller du prince héritier saoudien, Georges Ouégnin, conseiller du président ivoirien et Mehdi Jomaâ, chef du gouvernement tunisien.

Au milieu de ce cortège de personnalités politiques, il y avait l'incontournable Melissa Toscane, présidente du festival international de Marrakech et le producteur de musique d'origine marocaine Red One. Jeudi, premier jour des festivités, et comme le veut la coutume, le roi du Maroc a reçu les offrandes des délégations des 16 régions du Royaume sur un long défilé qui a commencé depuis l'avenue Bab Rouah, jouxtant le Palais royal, jusqu'à la place El Méchouar. Le soir, au milieu d'un millier d'invités, la mariée s'est prêtée au traditionnel hénné. Vêtue d'un caftan vert, visage caché par un voile, elle a été portée, ainsi que son époux, dans un palanquin en bois au milieu de la musique andalouse et des chants populaires.

Les cérémonies de mariages royaux obéissent à un rituel ancestral qui se déroule sur 3 jours. Au sein du Palais royal, la fête se poursuit jusqu'à samedi 15 novembre, où le Roi du Maroc présidera un dîner officiel à l'honneur de ses convives. D'autres invités et artistes internationaux devraient rejoindre les festivités, dont Cheb Khaled. Contrairement aux cérémonies de mariage des princes Moulay Ismail, cousin du roi, et de Lalla Soukaina, sa nièce, tous les deux célébrés en privé, celui du prince Moulay Rachid a été transmis en direct à la télévision nationale, comme cela été le cas de celui de son frère, le roi du Maroc avec Lalla Salma en 2002.

Source : Jeuneafrique.com

 

Les Mahadras bientôt dans le système d’enseignement général

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La Mauritanie va bénéficier de l’assistance de l’Organisation Islamique pour l’Education, la Science et la Culture (ISESCO)  en vue de la création d’un centre pédagogique pilote dont l’objectif est  la réalisation d’un programme pilote d’insertion de l’enseignement des Mahadras (écoles coraniques traditionnels) dans le système d’enseignement général, a révélé mardi soir  le Directeur Général de cette organisation, Abdel Aziz Ethman Toueijiri.

Cité par la presse gouvernementale au terme d’une audience avec le président Mohamed Ould Abdel Aziz, le  haut responsable de l’ISESCO a expliqué que ce programme qui résulte de la signature de deux (2) conventions avec les autorités mauritaniennes,  sera financé par la Banque Islamique de Développement (BID), sans toutefois préciser le montant des ressources devant être allouées  à cette opération.

Par ailleurs, en collaboration avec divers organismes internationaux, l’ISESCO entend « élargir la coopération avec la Mauritanie  et les autres pays de l’environnement ouest africain  dans les domaines de l’éducation, de la science et de la culture ».

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

Deuxième édition "Culture Métisse": Concerts et Ateliers du 28 au 31 octobre à Nouakchott

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Deuxième édition La deuxième édition «Culture Métisse» organisée par l’association «Nouakchott Music Action» aura lieu du 28 au 31 octobre à Nouakchott (Mauritanie).

Une célébration de la mixité culturelle et sociale durant quatre jours dans un esprit de partage, d’échange et de découverte, Cultures Métisse, événement de la rentrée mettant en avant la diversité culturelle, propose un voyage convivial et festif à la découverte de la richesse des cultures, aussi bien présente à Nouakchott que dans la sous région.

Une occasion de réunir, d’unifier des personnes d’origines diverses dans le but de célébrer les différences et complémentarités des peuples et des cultures et de s’ouvrir et d’apprendre grâce aux autres. Cultures Métisses, c’est l’accomplissement d’un patchwork de mélanges, de couleurs, qui font la richesse de notre société.

Au menu cette deuxième édition, des ateliers de formation, résidence de création musicale, et des concerts entre autres… en plus des artistes locaux, d’autres artistes internationaux seront de la partie tels que le groupe TAF’LEUSTH de Tombouctou (Mali), etc.…

Il faut rappeler que l’association « Nouakchott Music Action » a été créée à Nouakchott le 20 octobre 2008. Elle a pour objectif de contribuer à la promotion de l’art et de la culture musicale au sein de la société mauritanienne.

Source : Cheikh Oumar NDiaye

 

Abderrahmane Ahmed Salem, fondateur de Nouakshort Films : "Notre cinéma doit être un miroir de l'Humain, et non pas d'identités partisanes exclusives"

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Abderrahmane Ahmed Salem, fondateur de Nouakshort Films :

Du 23 au 27 octobre, cinéastes et cinéphiles ont rendez-vous à la neuvième édition de la semaine du cinéma organisée par la Maison des Cinéastes fondée par un iconoclaste du champ culturel mauritanien. Un capitaine Haddock du cinéma, pipe ou cigarette en bouche, chapeau, casquette ou béret vissé sur la tête. Entretien éclair après une rencontre non moins prévue, et improvisée, avec l'image d’Épinal de l'embryon de cinéma mauritanien qui émerge de plus en plus.

C'est la neuvième édition de la semaine du cinéma, rebaptisée il y a 3 ans Nouakshort Films. Quels enseignements tirez-vous de l'évolution du cinéma mauritanien ?

Il y a d'abord l'éducation d'un public cinéphile. On commence à avoir un public de plus en plus fidèle, et de plus en plus large, année après année. Ensuite, au niveau de la qualité, on a plus de court-métrages de qualité. Enfin, la présence régulière de cinéastes des cinq continents, permet de dire que le cinéma mauritanien rencontre d'autres cinémas, et donc s'offre une perspective d'exportation.

Il y a une autre dimension dans l'évolution du cinéma mauritanien qui montre sa maturité : nous assistons à l'émergence d'une nouvelle génération de jeunes cinéastes mauritaniens, qui commence à sortir de la géographie du pays, à faire leurs films à l'extérieur, à faire partie de festivals, sans l'appui de la maison des cinéastes. Je pense à Ousmane Diagana qui prépare son 4ème film, à Djibril Diaw, qui revient dans son dernier film sur la mémoire de 1989, Saddam Ould Bane, Mohamed Betine, Zeïne El Abidine. Ce sont tous des jeunes très prometteurs, de plus en plus indépendants de la maison des cinéastes, qui a pu les appuyer à un moment de leurs parcours.

Quelle serait selon vous la spécificité du cinéma mauritanien à vos yeux ?

Nous sommes un pays arc-en-ciel, il ne devrait même pas encore y avoir de débat là-dessus ! En ce sens, notre spécificité est un universalisme, une tolérance que l'on doit montrer dans notre cinéma, mais également tous nos autres arts, de la poésie à la photo en passant par la peinture, la musique ou la sculpture. Notre histoire, nos différentes cultures, notre géographie nous imposent d'être un miroir de l'Humain, et non pas d'identités partisanes exclusives.

Pour moi donc, je ne conçois pas un cinéma, un art mauritanien, qui ne prendrait pas en compte cette diversité, qui ne la valoriserait pas. Cette diversité était notre point fort, malheureusement elle devient un handicap aujourd'hui.

Le succès d'estime récent d'Abderrahmane Sissako dans les festivals internationaux, c'est le cinéma mauritanien qui est récompensé ?

Bien sûr, mais pas seulement, c'est aussi et avant tout un cinéaste africain ! C'est ce cinéma aussi qui est récompensé. Il représente un continent africain qui montre là une vision universaliste de l'être humain. C'est la récompense de ses efforts individuels, mais aussi de ceux d'une nouvelle génération africaine douée.

Le fait de voir le drapeau mauritanien à Cannes, et bientôt à Los Angeles, aux Oscars, est bénéfique à tous les mauritaniens, des footballeurs aux politiciens (sourire).

Qu'est-ce qui manque au cinéma mauritanien pour le voir chaque année, produire des projets de qualité, de l'écriture au montage, en passant par la réalisation ?

Je suis optimiste de nature, je poserai donc la question dans l'autre sens : que ne manque-t-il pas ?! (rires). La liste est longue, mais l'essentiel résidera toujours dans la volonté politique de lancer et pérenniser un cinéma national. S'il y a cette volonté de monter une industrie culturelle et viable économiquement, tout le reste viendra naturellement. Le point de départ sera toujours politique, et qui consiste à dépasser le cadre des discours. C'est ce qui se passe en Europe, en Afrique au Nigeria, au Burkina, au Mali, au Sénégal, en Afrique du Sud, où leurs états ont permis de viabiliser leurs talents locaux de cinéma; par des textes, des mécanismes de financement, des institutions...

Une telle industrie culturelle peut se développer chez nous par la formation, l'accueil de grosses productions, la diffusion, des textes organisationnels etc.

Qu'est-ce qui pourrait pousser à l'émergence d'une telle volonté ?

La Mauritanie a besoin du cinéma pour plusieurs raisons : c'est d'abord un art qui dépasse l'obstacle des langues. Et dans un pays où se parlent cinq langues, on a besoin d'un langage qui nous réunit. Ensuite ce pays est schizophrène de sa mémoire. Elle l'oublie, souvent volontairement, dans un mécanisme d'ailleurs qui lui fait répéter les erreurs du passé. Le cinéma peut et doit participer activement à la reconstruction objective de la mémoire historique et culturelle de ce pays.

Le projet Kennache justement nous a permis de récupérer des bobines à gauche à droite, auprès de l’état et des privés, à l’INA en France, en Espagne à la médiathèque de la Catalogne... Plus de 300 films ont ainsi été collectés, et pour certains convertis au format numérique et archivés dans une base de données, formant un embryon de lieu de conservation de la mémoire audiovisuelle de la Mauritanie.

Education nationale : La mise en scène continue

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Education nationale : La mise en scène continueComme prévu, les établissements scolaires nationaux des ordres primaire et secondaire ont rouvert leurs portes sur l’ensemble du territoire national, le lundi 13 octobre 2014. Le ministre ad hoc a décidé d’aller donner le coup d’envoi de la nouvelle année depuis les rassemblements populaires de Bouratt, en ce que les autorités appellent le « Triangle de l’espoir ».

Il y a quelques semaines, une mesure spéciale du Premier ministre demandait, à tous les départements ministériels, de restituer tous les enseignants détachés à leur ministère d’origine. Dans sa déclaration de lundi à Bouratt, Bâ Ousmane, notre ministre de l’Education nationale, a fait savoir que la lutte contre l’absentéisme des enseignants constituerait, cette année, une composante essentielle de la politique scolaire nationale.

A Nouakchott, des responsables centraux ont entrepris quelques visites de terrain en diverses écoles, pour s’assurer que tout se passe bien. Voilà comment commence une année sans que rien de fondamental ne soit véritablement entrepris.

Les problèmes structurels sont en l’état. Les conclusions des Etats Généraux et de la Formation, organisés le 3 février 2013, encore bien sagement rangées dans les tiroirs du ministère.

Au cours des vacances, les sessions de recyclage linguistique, au profit de plusieurs centaines d’instituteurs et de professeurs, ont été organisées. Exactement comme les années précédentes.

Comme toujours, un important pactole de plusieurs dizaines voire de centaines de millions d’ouguiyas sont claqués, sans qu’aucun impact ne soit ressenti, à quelque niveau que ce soit.

Administrativement, tout continue à se passer comme avant. Les dernières affectations des inspecteurs départementaux sont tout aussi éloquentes et prouvent que les pratiques basées sur le népotisme, le régionalisme, le tribalisme, la corruption et autres ont encore de beaux jours devant elles.

Les syndicats d’enseignement qui se comptent par dizaines se mobilisent, avec les associations de parents d’élèves, à la veille de chaque ouverture, pour jouer leur rôle dans la mise en scène. Cette année, les exigences de la nouvelle semaine imposent des horaires scolaires rectifiés qui s’étaleront, désormais, six jours sur sept.

On annonce, dans les écoles, l’imminente arrivée d’outils de gestion pour enseignants, directeurs et encadreurs. Le ministre prévoit de renforcer les opérations de suivi, à tous les niveaux de la chaîne. Des directives fermes ont été données en ce sens, via les directions régionales, à tous les responsables des établissements du fondamental et du secondaire.

Côté motivation, rien de spécial et c’est là où le bât blesse. La seule chose en vue reste la promesse électorale du candidat Mohamed ould Abdel Aziz d’augmenter les salaires à partir de l’année 2015. Mais il n’est plus candidat.

A part cela, les conditions matérielles des enseignants restent un des problèmes structurels les plus importants qui compromettent tous les efforts entrepris pour refondre un système éducatif agonisant depuis, au moins, trois décennies. Une nouvelle année scolaire commence.

Une nouvelle mise en scène qui entretient la diversion et « traîne les branches » sur les échecs successifs qu’enregistre, année après année, une école déliquescente.

Un Etat qui joue le jeu en faisant la sourde oreille. Un peuple en désespoir. Un pays qui va à l’abîme, sous les tentacules d’une ignorance organisée qui répand les disfonctionnements dans tous les compartiments d’une nation en panne.

Bâ Ousmane peut-il secouer le mammouth ?

Question légitime pour les parents d’élèves, les enseignants et les syndicats de l’enseignement, à l’audition du discours que le ministre de l’Education, Bâ Ousmane, a prononcé, la veille de la rentrée scolaire fixée ce 13 octobre 2014, comme à l’examen des mesures qu’il a prises, depuis sa confirmation à ce poste.

Dans son propos, le ministre entend combattre un mal endémique dans le secteur de l’éducation : l’absentéisme et la déperdition scolaire. Face à des conditions de vie de plus en plus difficiles et avec le bourgeonnement des écoles privées, les enseignants sont, effet, fort enclins, système D aidant, à chercher ailleurs, souvent, d’ailleurs, avec la complicité du personnel d’encadrement.

L’école publique et la qualité de l’enseignement en pâtissent fortement. S’y ajoutent les détachements et les affectations de complaisance qui vident certaines écoles. L’intermède, entre 2007 et 2008, de Nebgouha Mint Mohamed Vall permit d’endiguer, un temps, le phénomène, mais il est revenu au galop, avec le coup d’Etat de 2008.

Les ministres successifs à ce département que tout le monde qualifie, à juste titre, de malade, se soucient peu de son avenir ; ils ne se sont contentés que de « gérer » le quotidien.

Sinon, comment comprendre qu’on ait gardé, dans les tiroirs, les recommandations des états généraux de l’Education ? Même si l’on ne partage pas la manière dont ces assises furent organisées, on doit, quand même, reconnaître qu’elles constituent une certaine avancée, à défaut d’une avancée certaine.

Avant son discours-programme, Bâ Ousmane s’est attaqué à un dossier particulièrement délicat : le retour au bercail des enseignants et professeurs détachés dans d’autres structures.

Une tâche particulièrement ardue, pour cet homme d’OuldYengé. Un dossier que ses prédécesseurs gardèrent toujours au frais, craignant d’en faire les frais. Bâ Ousmane saura-t-il le conduire à bon port ? Oui, si Mohamed Ould Abdel Aziz lui a donné carte blanche et si les autres généraux et ses collègues ministres le laissent tranquille. Un sacrée paire de manches, sinon deux.

Mais le ministre de l’Education semble fermement décidé à ausculter et secouer le mammouth, avant d’apporter un remède approprié à cegrand malade que lui a confié le président de la République. Pour nombre d’observateurs mais, aussi, du personnel enseignant, Bâ Ousmane fait preuve d’une grande détermination, pour ne pas dire témérité, à mener à bien sa mission.

Notre système éducatif est effectivement malade, très malade même, et il faut mener des initiatives audacieuses pour le guérir, ce qui requiert le concours de tous les partenaires de l’école : parents d’élèves, enseignants, syndicats et, bien entendu, le ministère.

Secouer le mammouth mais également le dégraisser. Il s’agit de le vider d’un personnel pléthorique, dans des bureaux plus souvent virtuels que réels, d’ailleurs. Le département en regorge tant qu’il en est devenu une sorte de refuge. Un enseignant pour vingt-cinq élèves et un bureaucrate pour vingt-cinq enseignants, telle devrait la norme.

On en est très, très loin. Le ministre doit donc balayer devant sa porte. Une mesure qui devrait permettre de revoir sérieusement le budget, pourvoir certaines écoles en enseignants et les doter, toutes, de crédits de fonctionnement assez conséquents pour financer de vrais outils didactiques. Bon courage, monsieur le ministre !

Ben Abdella

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Sortir les idéologies de l’école

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Sortir les idéologies de l’école

Si le secteur de l’éducation ne fonctionne plus en Mauritanie, c’est bien parce que chez nous, celui-ci a été plongé dans un monde qui n’est pas le sien : les idéologies. L’école ne rime en effet jamais avec la politique et encore moins avec la propagande. D’aucuns sont d’avis que l’école mauritanienne, exacerbée depuis toujours par les idéologies, est malade. Notre système éducatif ne se porte pas au mieux de sa forme. Il est en agonie. Et cette agonie ne date pas d’aujourd’hui.

Le temps de savourer notre indépendance en 1960 et voilà que notre système éducatif est alité. Feu Moctar Ould Daddah n’y a rien pu faire avant de perdre le pouvoir. Ses successeurs encore moins. Plus grave, le système éducatif national sera plongé par ceux-ci dans la pire des spirales qui mènent vers la mort !

L’éducation a été en fait, pourrie par les régimes militaires successifs. Supplétifs d’une idéologie obscurantiste, sectaire et sans vision objective de l’avenir, les militaires ont réduit le système éducatif à la simple expression d’une identité.

Le reste, tout le reste, a été laissé de côté. Plus de quarante ans durant, le système éducatif mauritanien n’a cessé de dévier de la trajectoire qui devait être la sienne. Il s’est évertué à nous arrimer à un monde arabe qui est, pourtant, à l’instar de toutes les zones des pays sous-développés, à la recherche d’une voie pour son émancipation.

Au lieu d’être à la quête du même objectif, nous avons « neutralisé » et stigmatisé nos autres atouts en noyant des pans entiers de notre personnalité propre et de notre héritage socioculturel intrinsèque dans un brouillard indescriptible. Nous avons tout laissé de côté, nié notre existence, sacrifié même notre âme, pour être confondus au monde arabe. A force de vouloir faire comme le corbeau, nous avons fini par devenir un monstre hybride tiraillé entre les multiples facettes de ce qui est supposé constituer son essence.

En d’autres termes, en voulant trop mimer les autres, nous sommes devenus le pays qui dispose du plus médiocre système éducatif au monde. La contre-performance est terrible. C’est même un couperet, car des pays comme les Comores et le Yémen (pour ne comparer qu’avec nos frères) font, de loin, mieux que nous en la matière. Notre école est une école à former des cancres. Elle ne produit plus de génies.

Elle est aussi une usine à fabriquer des chômeurs, non seulement parce que la situation économique empire au fil des régimes, mais aussi parce que, au pays des mille poètes, le développement passe d’abord par l’affirmation de l’identité par la seule... poésie ! Si le monde ne peut se passer de mots, il y a, cependant, des mots qui se transforment, facilement en maux !

Malgré l’absence d’un large consensus national autour de la question, ceux qui se sont érigés en kamikazes et en ultimes sauveurs du système éducatif national n’ont pas droit à l’erreur. Aujourd’hui qu’ils ont été appelés au chevet de notre système éducatif, ils doivent être conscients de leur responsabilité et des espoirs que le peuple mauritanien nourrit à leur égard. Ils tiennent entre leurs mains le destin des futures générations et au-delà, celui du pays. Ils doivent revisiter les fondements sur lesquels toute cette bérézina a été fondée en rompant, définitivement, avec l’aliénation de l’enseignement à l’idéologie.

Le système éducatif doit être un outil de formation de l’homme, un creuset pour la fabrication d’un citoyen pétri de valeurs nobles et sacrées. Il ne doit pas être un instrument de domination, d’asservissement, de négation de l’autre et encore moins une voie ouverte de domination ou un outil pour ramener le peuple aux siècles de l’obscurantisme religieux et des époques des "coupeurs de route" qui dominaient le monde au temps de la longue nuit de l’époque barbare.

Le degré du développement du monde et les avancées scientifiques et technologiques atteints par l’humanité constituent autant des atouts que des défis auxquels nous serons obligés d’adopter, puis à adapter et auquel il faudra, peut-être, se confronter pour rester ce que nous devons être. Le système éducatif qui doit être imaginé pour la Mauritanie de demain doit se fonder l’égalité, la confiance et la solidarité de l’ensemble des pans de notre peuple.

Ce système que nous voulons nouveau, doit tirer son existence des impératifs du développement harmonieux du pays en intégrant toutes ses valeurs, toutes ses cultures, toutes ses langues pour faire de tout cela une belle synthèse qui offrira une réelle opportunité de développement de la Mauritanie et une exceptionnelle possibilité d’ouverture sur le monde par la plus lumineuse des fenêtres : celle de la science !

MOMS
Source : L'Authentique (Mauritanie)