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Culture en Mauritanie

Tirage au sort pour arrêter la liste des pèlerins pour l'année 1436 de l'hégire

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Tirage au sort pour arrêter la liste des pèlerins pour l'année 1436 de l'hégireLe ministre des affaires islamiques et de l'enseignement originel, M. Ahmed Ould Ehel Daoud a présidé lundi soir à la chaîne "El Mauritania" le tirage au sort de la liste des contingents de pèlerins de l'Etat pour l'année 1436 de l'Hégire.

Le tirage au sort s'est déroulé sous le supervision du ministère des affaires islamiques et de l'enseignement originel en présence d'une commission technique de l'agence nationale du registre des populations et des titres sécurisés (ANRPTS), d'un huissier et d'un notaire.

Dans le mot qu'il a prononcé, à cette occasion, le ministre a affirmé que l'opération de tri permet de rapprocher les services de l'Etat des citoyens avant de souligner que le pèlerinage est le plus important de ces services du fait qu'il constitue une opération permanente. Il a ajouté que la diffusion en direct du tirage au sort permet de gagner du temps et d'éviter des dépenses.

Il a aussi noté que les structures concernées veillent à ce que les services parviennent aux citoyens là ou ils se trouvent.

Le ministre a également remarqué, que pour plus de transparence et d'équité, la méthode de tirage au sort est devenue une nécessité du fait que la demande est devenue supérieure à l'offre.

M. Ahmed Ould Ehel Daoud a enfin souligné que la diffusion en direct du tirage au sort permet aux pèlerins de connaître les listes en même temps que lui et d'éviter les erreurs du passé.

De son côté, le directeur adjoint de l'Agence du Registre des Populations et des Titres Sécurisés, M. Sidi Ali Ben Nave a révélé qu'il existe une liste au niveau de chaque wilaya. Il a aussi fait remarquer que le tirage au sort est la méthode la plus adaptée et la plus facile pour réussir l'opération de choix des candidats au pèlerinage.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Nouakchott: plusieurs blessés lors de la dispersion d’une manifestation d’étudiants

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Nouakchott: plusieurs blessés lors de la dispersion d’une manifestation d’étudiants Plusieurs étudiants mauritaniens dont le SG de l'Union Nationale des Etudiants Mauritaniens (UNEM) ont été blessés, ce jeudi 28 mai, lors de la dispersion violente de leur sit-in par les forces de l’ordre, a confié une source estudiantine à Alakhbar.


Les blessés ont été évacués au centre hospitalier de la capitale Nouakchott, selon la même source qui a rappelé qu'un peu plutôt les étudiants avaient été délogés de force des locaux du Ministère de l’Enseignement supérieur.

Plusieurs syndicats d’étudiants mauritaniens regroupés en coalition réclament depuis quelques jours une révision des critères d’octroi de bourses. « Ces sont des critères qui privent la bourse aux étudiants âgés de plus 25 ans, aux étudiants qui après la licence sont restés deux ans avant de s’inscrire au Master et aux étudiants qui ont eu la malchance de reprendre une année en licence.

Ce n’est pas juste ! », avait déclaré Omar Farough Sy, membre de ladite coalition dans une interview à Alakhbar.

Source : Al Akhbar (Mauritanie)

 

Le Théâtre populaire renoue avec les planches : pari gagné !

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L’Association culturelle « Théâtre populaire » a renoué, le 1er Mai, avec la scène, en montant sur les planches au centre culturel de la Communauté Urbaine de Nouakchott (CUN). Forte affluence de gens mordus de théâtre, aux côtés de la ministre de la Culture qui s’est réjouie, durant deux heures d’horloge, à l’humour et au talent des comédiens, dans une chaude ambiance rythmée de m’edh, hip-hop et autres chants populaires. Un spectacle de qualité à la hauteur des espérances de l’assistance.

Les comédiens ont joué une pièce qui jette un regard lucide et critique sur la culture en Mauritanie. Le moins qu’on puisse dire est qu’en quelques gestes et mots, les comédiens sont parvenus à dresser le constat alarmant de l’inexistence d’une réelle politique culturelle dans notre pays. Le département censé s’y consacrer ne tient pas compte des aspirations des comédiens et des autres acteurs du secteur, dans toute leur diversité, qui espèrent se nourrir et vivre décemment de leur métier. Le public n’a pas ancré, dans sa mentalité et ses habitudes, la notion d’assister à un spectacle de théâtre. « Les Mauritaniens », déplore Ahmed ould Mohamed Lemine, président-réalisateur du Théâtre populaire, « n’ont pas encore pris la mesure des concepts de politique culturelle qui doit être ambitieuse, au service de la culture. Notre espoir est de voir un jour le ministère s’imposer en ce sens, avec des prérogatives bien définies ».

L’Association culturelle « Théâtre populaire » est la plus ancienne et la plus dynamique de la scène culturelle mauritanienne plongée dans l’expectative. Des années durant, cette association a bataillé ferme pour tenter de dynamiser le secteur. C’est sur ses maigres fonds propres qu’elle a réussi, depuis 2003, date de sa fondation, à concevoir et « monter » des spectacles originaux, afin d’attirer les Mauritaniens. Mais faute de mécénat culturel, les promoteurs du théâtre restent confrontés à la dure réalité.

Retour à la case départ

De 2004 à 2006, l’association observe une pause. Ses promoteurs délaissent planches et scènes pour s’orienter vers la production télévisuelle où les besoins sont grands. Mais en dépit de la détermination des acteurs et de leur sens élevé du professionnalisme, ils déchanteront vite. Les habitudes ont la peau dure et la censure de la Télévision de Mauritanie (organe d’Etat et pas service public) prend le pas sur une production critique des réalités sociales. La liberté d’expression en subit un rude coup. Les messages des comédiens sur la nécessité d’un changement de comportement et les méfaits de la corruption ambiante sont mal perçus. « Les comédiens étaient animés d’un profond désir de créativité artistique, tenant compte des problèmes des citoyens. Il fallait que nous en exprimions les aspirations, en discuter, même si nous ne sommes pas engagés politiquement », soupire Ahmed ould Mohamed Lemine.

Le Théâtre populaire revient alors à ses premières amours avec l’organisation de spectacles hors de Nouakchott. Une façon de désenclaver la scène culturelle, en permettant, aux mauritaniens de l’intérieur, d’assister à des représentations théâtrales de qualité. Des manifestations rendues possibles grâce au concours du FNUAP. La troupe se produit à Néma, Maghama, Rosso, Barkéol et Kiffa, suscitant l’engouement du  public. Joignant l’utile à l’agréable, les comédiens en profitent pour sensibiliser le public sur la santé de la reproduction. Afin de redynamiser la scène culturelle moribonde, l’association s’engage dans des actions régulières : « Nous envisageons d’organiser, chaque fin de mois, une représentation à laquelle nous convierons tout le gotha de la culture, en espérant trouver, tôt ou tard, des échos favorables à ce genre d’activités », conclut le courageux Ahmed.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

Maroc : ces polygames qui gouvernent…

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El Habib Choubani, ministre PJD, a repoussé son mariage à la fin de son mandat.Un ministre islamiste qui veut épouser l'une de ses collègues du gouvernement, des membres de l'Istiqlal, de l'USFP ou du PAM bigames... Enquête sur ces politiques qui résistent au changement.

Deux ministres marocains s'aiment et projettent de se marier. Un événement positif pour le royaume. Sauf que le mariage en question est polygame, et que les moindres faits et gestes du gouvernement, à tendance islamiste, sont scrutés. Un cocktail explosif qui a déclenché la plus grande polémique jamais connue par l'équipe d'Abdelilah Benkirane.

Tout commence lors d'un meeting politique, le 5 avril. Hamid Chabat, le tonitruant dirigeant de l'Istiqlal (opposition), dénonce une idylle secrète entre deux ministres du Parti de la justice et du développement (PJD) au sein du gouvernement (islamiste). Il s'agit d'un député de la ville d'Errachidia (sud-est du Maroc) et d'une ministre déléguée dont il ne donne pas les noms.

Sur le coup, les Marocains ne comprennent pas pourquoi le zaïm de l'Istiqlal fustige cette union : le mariage de deux ministres est plutôt une bonne nouvelle. Deux jours plus tard, le quotidien arabophone Al Ahdath Al Maghribyia révèle l'identité des deux tourtereaux. Et ce qui était un simple ragot politique devient une affaire publique.

El Habib Choubani (photo), ministre chargé des Relations avec le Parlement et la société civile, déjà marié, a demandé la main de Soumia Benkhaldoun, ministre déléguée auprès du ministre de l'Enseignement supérieur, divorcée depuis un an.

En clair, le Maroc se trouve face à un cas de polygamie au sein d'un gouvernement censé donner une image positive du pays. Une pratique pourtant en nette régression depuis l'adoption, en 2004, du code de la famille - la Moudawana, ou "code du statut personnel". Lequel ne l'a certes pas interdite, mais l'a tout de même rendue difficile en la soumettant à des conditions draconiennes.

Selon les chiffres officiels, la polygamie ne représentait en 2013 que 0,25 % de l'ensemble des mariages enregistrés. S'ensuit une levée de boucliers contre les deux ministres, avec une série de rebondissements dignes d'un soap opera. Ainsi, Choubani était accompagné par sa première épouse pour faire sa demande. Tollé ! Yasmina Baddou, de l'Istiqlal, dénonce une "honte pour la femme marocaine".

Quant à la militante féministe Latifa El Bouhsini, elle n'hésite pas à parler d'"un acte de trahison", Benkhaldoun ayant pleinement profité du combat pour les droits des femmes en se hissant au poste de ministre - avant de lui tourner le dos en acceptant de devenir deuxième épouse. Secoué, Abdelilah Benkirane, leader du PJD, convoque les deux ministres et leur demande de ne plus se voir.

Puis il les rappelle, leur avoue "son malaise" en tant que chef du gouvernement, et leur fait comprendre qu'ils risquent de perdre leurs fonctions s'ils poursuivent leur démarche. Pour préserver le parti, les deux amoureux décident de reporter leur mariage à la fin de leur mandat. Et finalement, le 12 mai, le cabinet royal a publié un communiqué déclarant que "le roi avait bien voulu donner son accord à une demande de décharge de deux ministres qui ont présenté individuellement leur démission du gouvernement".

Boîte de pandore

La polémique est-elle close ? Pas vraiment. Elle a au contraire ouvert une boîte de Pandore et levé le voile sur la pratique de la polygamie chez les dirigeants politiques marocains. Au sein du gouvernement, Choubani n'est pas une exception : Mustapha Ramid, son collègue de la Justice, a deux épouses et ne s'en est jamais caché. De même que l'ancien ministre d'État, bras droit de Benkirane, feu Abdellah Baha.

Dans les deux chambres du Parlement, la polygamie est relativement répandue en raison de l'âge des députés (plus de 50 ans en général) et de leur niveau d'instruction, plutôt moyen. L'appartenance à un parti conservateur tolérant les mentalités polygames n'est pas déterminante, le phénomène de transhumance entre formations ayant dénaturé les référentiels idéologiques sur toute la scène politique marocaine.

Selon nos investigations, la Chambre des représentants abrite ainsi près de 25 députés polygames, soit 6 % du total des 394 députés, et la Chambre des conseillers 60 sur 262 (23 %).

"Contrairement à la Chambre des représentants, où la majorité des élus sont des cadres, des avocats et des professeurs universitaires, la Chambre des conseillers est le terrain de jeu des propriétaires terriens, des présidents de commune et des notables en tout genre. Riches et puissants, ils considèrent qu'ils peuvent tout acheter. Une femme de plus est un accomplissement", commente un élu.

"Je préfère une deuxième épouse à plusieurs maîtresses. Au moins, la deuxième femme a des droits. Je suis contre ceux qui se réclament d'un système de valeurs voulant abolir la polygamie mais qui n'hésitent pas à tromper leur femme", se défend Abdelaziz Aftati, le chef du groupe PJD à la Chambre des représentants, lui-même bigame.

Selon ses collaborateurs au Parlement, il aurait déployé une grande énergie pour que ses deux femmes aient le même type de maison, les mêmes meubles et équipements, en application du principe coranique de l'équité entre épouses.

Autre député islamiste à assumer publiquement son statut de bigame, Abouzaid El Mokrie El Idrissi, dont chacune des moitiés dispose de son propre domicile.

Ridicule

Si les PJDistes ont toujours été favorables à la polygamie, ils sont loin d'en avoir le monopole.Sur les 61 parlementaires de l'Istiqlal à la Chambre des représentants, 11 sont bigames.

Noureddine Mediane, le chef du groupe, fait même partie des chantres du "bonheur partagé", tout comme Mohamed Lamine Hormatallah, président régional de la Confédération générale des entreprises du Maroc au Sahara, Bouchta Jamaï, membre de la commission parlementaire de l'Intérieur, ou les députés Abdellah Abou Farès et Abdelghafour Ahrared...

"Mes deux femmes partagent le même toit et sont très complices. Quand ma deuxième épouse, toujours étudiante, se rend à ses cours, c'est ma première femme qui la dépose. Elles se considèrent comme des soeurs", assure Noureddine Mediane.

Au sein de l'Union socialiste des forces populaires (USFP), pourtant initiatrice de la grande marche des femmes pour l'amendement du statut du personnel en 2000, on cite le cas du défunt Ahmed Zaïdi, ancien chef du groupe parlementaire de l'USFP. "Peu s'en sont rendu compte, mais deux femmes portaient l'habit de deuil lors de ses funérailles", confie l'un de ses anciens collaborateurs.

À la Chambre des conseillers, le premier vice-président, Mohamed Faouzi Benallal, de l'Istiqlal, comme le deuxième vice-président, Mohamed Fadili, du Mouvement populaire (MP), sont polygames. Le premier a même trois épouses. Abed Chkail, du Parti Authenticité et Modernité (PAM), une formation qui se veut pourtant progressiste, fait lui aussi partie du lot.

"Là au moins, nos hommes politiques réussissent quelque chose ! ironise Soumaya Naamane Guessous, sociologue et grande figure du féminisme au Maroc. Ils naviguent à contre-courant. La nouvelle Constitution accorde des droits élargis aux femmes et le Maroc a adopté depuis plus d'une décennie une Moudawana limitant les possibilités de prendre une deuxième épouse.

Le roi lui-même a donné le ton en épousant une seule femme et en rompant avec la tradition du harem." Sauf que dans la société marocaine, la diminution de la polygamie a uniquement valeur de symbole porté, comme le reste des revendications citoyennes, par l'élite du pays.

Si cette pratique régresse dans les faits, elle reste largement tolérée. Une enquête sur les valeurs religieuses des Marocains (publiée en 2007 et rééditée en 2013), conduite par les chercheurs Hassan Rachik, Mohammed El Ayadi et Mohamed Tozy, révèle ainsi que 44 % d'entre eux y sont favorables.

"La polygamie est tolérée au nom d'un supposé sacrifice de l'homme, qui résorbe ainsi le nombre de femmes célibataires. Au lieu d'y voir le sommet du ridicule, la société perçoit la polygamie comme un acte d'héroïsme. Elle est confortée par une lecture conservatrice du texte religieux", analyse Soumaya Naamane Guessous. Une dualité propre au Maroc : évoluer oui, rompre avec les traditions, quelles qu'elles soient, non.

Séduction

Faut-il voir dans l'émoi suscité par le cas Choubani le prélude à un changement des mentalités, voire à une interdiction définitive de la polygamie comme l'a fait la Tunisie dès le milieu des années 1950 ? Très peu d'hommes politiques poussent en ce sens.

"Nous sommes dans un jeu de séduction et non pas dans le courage politique. Dès qu'un sujet est susceptible de fâcher, les plus démocrates évitent d'en parler. Ils craignent de paraître un peu trop laïques", remarque Guessous.

Et les oulémas ? "Beaucoup de savants musulmans marocains sont contre la polygamie, mais ils n'osent contrarier la croyance du plus grand nombre", affirme Asma Lamrabet, directrice du Centre des études féminines en islam au sein de la Rabita Mohammadia des oulémas du Maroc, une organisation placée sous la tutelle du roi qui réfléchit aux questions religieuses.

Pour cette féministe, l'islam est arrivé dans un contexte où la polygamie était une norme. Il en a fait une exception, en vue de son abolition. "Il a associé l'autorisation de prendre une autre femme à l'impératif de justice entre les épouses.

Une justice présentée dans le Coran comme impossible", argumente-t-elle, citant l'exemple du Prophète qui avait formellement interdit à son gendre, l'imam Ali, de prendre une autre épouse après que celui-ci s'est uni à sa fille, Fatima Zahra.

"Le Prophète voulait qu'avec la génération de sa fille commence une nouvelle ère, où la monogamie serait la norme", conclut Lamrabet. Quatorze siècles après, les esprits des leaders religieux et des politiciens n'ont pas bougé d'un iota.

Et en Algérie...

En l'absence de statistiques officielles, la polygamie demeure un sujet tabou au sein de la classe dirigeante. Les officiels, y compris les ministres islamistes qui ont siégé ou siègent au gouvernement, se gardent d'aborder publiquement cette question, qui relève plutôt de la sphère privée.

En novembre 2014, Naïma Salhi, présidente du Parti de l'équité et de la proclamation (PEP), d'obédience islamiste, a tenté de lancer une campagne en faveur de la polygamie. Raté.

Son initiative a fait pschitt. Largement inspiré de la charia (loi islamique), le code de la famille, adopté en 1984 puis amendé en 2005, autorise la polygamie sous certaines conditions.

Le mari qui souhaite prendre une seconde femme doit ainsi obtenir au préalable le consentement de sa compagne actuelle et celui de la future épouse. Cette nouvelle relation doit également recevoir l'autorisation d'un juge qui, pour s'assurer de la véracité de ce consentement, peut ordonner une enquête sur les aptitudes matérielles du mari à "assurer l'équité et les conditions nécessaires à la vie conjugale".

La loi autorise par ailleurs l'homme à se remarier dans le cas où son épouse souffre d'une maladie handicapante ou si elle n'est pas en mesure de procréer.

Source : Jeuneafrique.com

 

Ariana Miyamoto, la première Miss Japon noire, bataille contre les préjugés

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«Je suis pugnace», confie à l'AFP la reine de beauté, née de père afro-américain et de mère japonaise. «Je m'attendais aux critiques et je mentirais en disant qu'elles ne blessent pas du tout. Je suis Japonaise. Mais elles n'ont fait que renforcer ma motivation», témoigne-t-elle.

Le suicide d'un ami

Née à Sasebo, base navale américaine proche de Nagasaki où se sont rencontrés ses parents, Ariana (au centre de la photo) a subi des brimades à l'école. Si la jeune Afro-Asiatique a participé au concours de Miss Japon, c'est à cause du suicide d'un ami de même couleur, victime du racisme ordinaire. «Mon but était d'attirer l'attention sur la discrimination raciale», souligne-elle.

«Ce qu'a fait Naomi Campbell était incroyable»

«En tant que première Miss Japon noire, je dispose maintenant d'un tremplin pour faire passer mon message. Il est toujours difficile d'être le premier et, à cet égard, ce qu'a fait Naomi Campbell était incroyable», complimente-t-elle. D'ascendance jamaïcaine, Campbell a été la première mannequin noire superstar depuis Joséphine Baker.

L'hostilité qu'elle rencontre contraste avec la volonté affichée par les autorités japonaises de promouvoir l'image d'un «Japon cool» et d'attirer les touristes étrangers, notamment à l'occasion des JO de Tokyo de 2020, pour des raisons il est vrai économiques.

Rola et Becky deux autres métisses populaires

Ariana Miyamoto n'est pas la seule métisse célèbre au Japon. La popularité de Rola, une modèle d'ascendance bangladaise, japonaise et russe, et de Becky, chanteuse pop et animatrice télé de père britannique, laisse penser que les mentalités évoluent.

Source : AFP

 

Suppression de l’instruction islamique des épreuves du bac

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Suppression de l’instruction islamique des épreuves du bacLe ministère de l'Education nationale a décidé de supprimer la matière de l’instruction islamique des examens du baccalauréat pour les filières scientifiques (D), mathématiques (C) et littéraires (A). Toutefois, cette matière a été retenue pour les épreuves du bac pour la filière des lettres originelles (o).

Cette mesure intervient après l’annonce faite en 2014 par les autorités mauritaniennes d’augmenter le coefficient de l’instruction islamique dans les examens, pour susciter plus d’intérêt des milieux scolaires à cette discipline.

En effet, afin de renforcer l’apprentissage de l’arabe d’une part et d’initier les élèves sur les bonnes valeurs d’autre part, après la recrudescence de la criminalité barbare au cours de l’année passée, notamment dans les milieux de la jeunesse, le département de l’éducation avait recommandé l'augmentation du coefficient et de l'horaire de la discipline de l'instruction islamique.

Traduit de l’Arabe par Cridem

Source : Essirage (Mauritanie)

 

Mauritanie : le ministère de l’enseignement annule les bourses de plus de 3000 étudiants

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Mauritanie : le ministère de l’enseignement annule les bourses de plus de 3000 étudiants

Le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a annulé ce vendredi par arrêté le résultat des travaux de la commission nationale des bourses.

Dans le communiqué de presse publié par l’agence officielle (AMI), cette décision a été prise en raison de certains manquements dans la préparation des travaux de la commission lors de sa dernière session.

L’arrêté du ministère ajoute que la commission sera convoquée prochainement pour une nouvelle réunion sans toutefois préciser la date.

La commission nationale des bourses avait octroyé, lors de sa dernière réunion, 3398 nouvelles bourses dont 2699 au niveau national et 699 autres à l’étranger.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

 

Education en Mauritanie : un secteur interdit aux migrants

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Education en Mauritanie : un secteur interdit aux migrants [Vidéo] En 2014, la Mauritanie a pris une mesure notifiant que désormais l’enseignement est réservé aux Mauritaniens. Une mesure qui risque de pénaliser plus d’un migrant qui œuvre dans ce domaine.

Enseigner en Mauritanie devient de plus en plus difficile pour les étrangers. Cheikh Abba Bayo dispensait des cours depuis 2004. Il est l’une des victimes de cette mesure gouvernementale. « J’ai été expulsé de l’école des Nations où j’enseignais le français après le passage d’une équipe d’inspection du ministère de l’Education », déclare l’enseignant migrant.

D’après les statistiques de l’UNESCO sur l’éducation en 2007, il y avait plus de 20 000 enseignants pour près de 37000 écoles primaires en Mauritanie. Et 5200 professeurs assurent l’enseignement secondaire pour 100 000 élèves, dont un quart dans le secteur privé.

Selon Cheikh Bayo, 80% des enseignants dans les écoles privées mauritaniennes sont des migrants. La Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) parle de 500 à 600 enseignants migrants dont 200 sont issus de la communauté sénégalaise. Ces enseignants du secondaire et du primaire sont très sollicités pour les matières comme le français, l’anglais et les mathématiques.

Une étude du ministère de l’éducation il y a quinze ans soulignait que la quasi-totalité des instituteurs en Mauritanie ne sont pas bilingues, les trois quart ne sont qu’arabophones uniquement et 20% francophones. Les besoins en enseignants francophones restent criants quand le quart des programmes doit être dispensé en français.

Le gouvernement mauritanien a pris dès le début de l’année scolaire 2014-15 une mesure administrative interdisant aux migrants d’enseigner ; elle fait suite à une mesure similaire à l’égard des chauffeurs de taxi et des marins pêcheurs étrangers.

Pour Me. Id Oud Mbareck, Avocat à la Cour, cette nouvelle mesure « n’est pas une loi qui a un caractère législatif mais une mesure administrative qui est en contradiction avec la loi existante ». Et de justifier que le code du travail « n’interdit pas le travail aux migrants, mais exige certaines conditions, à savoir , essentiellement, le permis de travail qui est le principal document permettant aux migrants de travailler librement ».

«L’Etat doit permettre à ces migrants d’accéder au travail parce que aussi c’est une main d’œuvre nécessaire » recommande Me Fatimata M’Baye, présidente de l’Association Mauritanienne des Droits de l’Homme.

Pour sa part, le responsable de la migration au sein de la CGTM, Mamadou Niang a estimé que la gestion du travail «ne peut pas être une gestion sécuritaire mais plutôt administrative, car c’est une gestion du travail ». Et par conséquent, ajoute-t-il, la Mauritanie doit « s’en tenir aux conventions internationales et la réglementation qu’elle a adoptée dans ce sens ».

Les propos de la présidente de l’AMDH divergent avec ceux de Monsieur Mamadou Kane, ambassadeur du Sénégal en Mauritanie, selon lequel « Les textes concernant les droits des migrants n’ont pas été ratifiés par la Mauritanie, ce qui fait la différence avec la plupart des pays récepteurs à savoir les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et d’autres pays de l’Europe de l’Ouest».

« Comment peut- on être interdit de travailler dans un pays alors que l’on dispose de tous les documents exigés pour la résidence dans ce même pays ? » s’interroge Cheikh Abba Bayo aujourd’hui au chômage. Selon lui, « c’est une forme regrettable de discrimination ».

Source : Dune Voices (Mauritanie)

 

"Timbuktu" triomphe aux César avec sept récompenses, dont celle du meilleur film

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Un triomphe. Le film d'Abderrahmane Sissako Timbuktu a été sacré meilleur film aux César, vendredi 20 février. Il obtient sept récompenses au total, dont celle de la meilleure réalisation et du meilleur scénario original. Adèle Haenel a été sacrée meilleure actrice pour son rôle dans Les Combattants, de Thomas Cailley. Pierre Niney a quant à lui obtenu le César du meilleur acteur pour son interprétation dans Yves Saint Laurent, de Jalil Lespert.


Timbuktu d'Abderrahmane Sissako, fable sur la vie dans le nord du Mali sous la coupe des jihadistes, a remporté sept César : celui du meilleur film, de la meilleure réalisation, du meilleur scénario original, de la meilleure musique originale, du meilleur son, de la meilleure photo et du meilleur montage.

• La comédienne et chanteuse Louane Emera a remporté le César du meilleur espoir féminin pour La Famille Bélier d'Eric Lartigau. Côté masculin, c'est Kévin Azaïs qui est sacré, pour Les Combattants. .

Sean Penn à l'honneur. L'acteur et réalisateur américain engagé, figure d'Hollywood, a reçu une récompense pour l'ensemble de son œuvre, des mains de Marion Cotillard, à qui le César de la meilleure actrice a échappé.

Source : Francetvinfo

 

RSF: La Mauritanie gagne 5 places au classement mondial de la liberté de la presse

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RSF: La Mauritanie gagne 5 places au classement mondial de la liberté de la presse

La Mauritanie est classée 55ème avec une augmentation de 5 places par rapport au classement de 2014, sur un total de 180 pays répertoriés.

La Mauritanie conserve sa place de domination dans ce classement mondial, devant les 4 pays du Maghreb: la Tunisie classée 126ème, l'Algérie 121ème, le Maroc, 130ème, qui a gagné 6 places et la Libye, toujours en chute libre, classée 154ème.

Malgré la progression de la Mauritanie, le pays enregistre actuellement une vague de persécutions des journalistes dont la plus récente est l’affaire du patron de l’agence Essirage de Communication Ahmedou Ould Wedia, actuellement en garde à vue, à la suite de la publication de documents secrets relatifs à l’affaire pendante devant la justice de Maurisbank.

Les critères pris en compte par RSF dans ce classement annuel sont "le niveau des exactions, l’étendue du pluralisme, l’indépendance des médias, l’environnement et l’autocensure, le cadre légal, la transparence et les infrastructures".

D'autre part, "le nombre d'agressions commises à l'encontre des journalistes est toujours trop élevé et la mise en pratique des dispositions garantissant la liberté de l’information tarde à se mettre en place". La situation globale de la liberté de la presse est en "régression brutale", selon RSF:

"Les 2/3 des 180 pays figurant au Classement mondial de la liberté de la presse 2015 font moins bien que dans l’édition précédente"

Pour la cinquième fois consécutive, la Finlande est en tête du classement, suivie de la Norvège et du Danemark.

"La richesse par habitant est corrélée positivement à la liberté de la presse. Une tendance symbolisée par la performance de la Norvège ou du Danemark, qui font partie de la liste des 20 pays ayant le plus important PIB par habitant au monde et qui sont respectivement 2ème et 3ème au Classement mondial 2015", explique l'organisation non gouvernementale.

RSF exprime quelques "inquiétudes", notamment sur l'inscription de l'atteinte au sacré et de la “moralité publique” dans la Constitution, pouvant restreindre la liberté d’expression.

"Les journalistes qui exercent en Libye font l’expérience d’une situation chaotique (...) Face aux violences, plus de quarante professionnels de l’information se sont résolus à fuir leur pays en 2014. Rapporter des informations sur les agissements des milices qui se partagent le pays relève désormais de l’héroïsme", indique Reporter sans frontières.

Source : Rédaction Cridem

 

 

 

 

Sit-in des étudiants de Médecine en grève devant leur ministère de tutelle

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Sit-in des étudiants de Médecine en grève devant leur ministère de tutelleUn groupe d’étudiants de la faculté de Médecine de l’université des sciences de Technologies et de Médecine ont tenu un sit in devant le ministère de l’enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique, ce Lundi 09 Février 2015 aux alentours de9 heures.

Pour cause, le refus de l’administration de repousser « logiquement » la date de leurs examens suites aux retards enregistrés dans les cours du à l’arrivée tardive des missionnaires (chamboulement de calendrier). Tous en blouses blanches, ils ont scandés « Nous voulons juste nos droits » et enfin « la police n’est pas la solution ».

En effet, selon plusieurs sources, l’administration universitaire aurait fait appel à la police pour mâter la révolte. Toujours dans cette logique de « répression et d’intimidation », les étudiants accusent le doyen Ould Mogueya d’être « responsable de tous cela ».

Hier dimanche, nous apprenons de source estudiantine la suspension d’un deuxième étudiant du nom d'Abdou Mohmed Lemine en DCEM1. Ils disent ne pas comprendre pourquoi leur doléance n’est pas satisfaite.

Le ministère de tutelle doit peut être dans la danse pour siffler la fin de la récréation. Pour l’heure, la tension est au rendez vous et le bras de fer se poursuit.

Source : Cridem


 

 

Sit-in ouvert des étudiants de la fac de médecine hors de Nouakchott

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Sit-in ouvert des étudiants de la fac de médecine hors de Nouakchott Les étudiants de la faculté de médecine ont déclenché hier mardi 3 février un sit-in ouvert, suite à ce qu’ils ont appelé leur désillusion de voir le doyen et la présidence de l’université des technologies, des sciences et de médecine résoudre leurs problèmes et satisfaire leurs doléances.

Les étudiants affirment leur détermination de poursuivre le sit-in ouvert, tant que l’'administration de la faculté n’a pas donné des suites favorables à leurs « justes revendications », disent-ils.

Des sources indiquent que le décanat a lancé des tractations avec les étudiants, auxquels, il aurait demandé de revenir sur leur décision et de rentrer à Nouakchott (le nouveau campus universitaire est situé hors de la ville sur l’axe Nouakchott-Nouadhibou « 25 km »).

Les étudiants inflexibles soulignent avoir reçu la visite d’un inconnu, venu leur dire, sans décliner sa fonction, que l’Etat n’acceptera pas qu’ils passent la nuit à ciel ouvert, précisant qu’ils ne renonceront pas à leur mouvement pacifique de contestation tant que leurs problèmes ne sont pas réglés.

Le leader estudiantin Habib Ould Gah a écopé dernièrement 45 jours de suspension suite au mouvement de protestation organisé à la Faculté de Médecine.

Traduit de l'Arabe par Cridem
Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

Nouakchott : Bras de fer entre les étudiants et l’administration de la Faculté de médecine

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Nouakchott :bras de fer entre les étudiants et l’administration de la Faculté de médecineLe bras de fer se poursuit entre les étudiants et l’administration de la Faculté de médecine à l'université des sciences et techniques de Nouakchott. Le calendrier des examens et le choix du représentant des étudiants divisent les deux parties, depuis trois jours. «Les professeurs étrangers ont débuté tard les cours qui, du coup, ont été intensifs.

Et malgré que la faute revienne à l’administration, celle-là a refusé de nous accorder un temps de révision avant les examens»
, ont dénoncé les étudiants.

Les étudiants ont également accusé l’administration de refuser de reconnaître leur représentant « qui a été pourtant élu à 62% lors d’un vote», selon eux.

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

Oumar Ball : Du pinceau à la toile…« Tel père tel fils… ce qui recèle de l’inné n’a rien d’acquis »

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Il se noOumar Ball : Du pinceau à la toile…« Tel père tel fils… ce qui recèle de l’inné n’a rien d’acquis »mme Oumar Ball né en 1985 d’origine de Bababé (dans le sud de la Mauritanie). Ce jeune artiste peuhl est auteur de belles toiles, de belles sculptures.

Oumar a embrassé très vite l’art, au coté de son père peintre et sculpteur très connu sous le nom de Issa Ball. Un lien fort entre lui et son père a alimenté son appétence pour l’art. D’abord timide, silencieux, puis ouvert, et communicatif, petit à petit Oumar se trace une voie.

Après des années d’apprentissage il trouve enfin sa plus belle forme d’expression à travers la peinture. Sa source de réflexion est tout ce qui l’entoure, le paysage, le mode de vie pastoral, l’inconnu, les animaux. On aurait cru qu’il reprenait les mêmes personnages dans les fameux compte du Fouta à l’époque où « les Animaux et les Hommes vivaient en parfaite harmonie ».

Oumar repeint l’homme dans toutes ses facettes, la femme dans son quotidien, le portrait de l’inconnu, en amont le vécu ordinaire est devenu l’inspiration de notre jeune peintre et sculpteur.

Mais la valeur de l’homme n’attend point le nombre d’années. Très vite Oumar se fait une signature que tous apprécient. Son talent lui ouvre les portes du succès. A 15 ans il offre sa première exposition à l’Institut Français de Mauritanie (Centre Culturel Français à l’époque).

C’était une découverte de nouveau talent, d’un jeune penseur qui s’exprime à travers l’image, pour le public. Le monde artistique le côtoie et distingue une nouvelle forme d’expression, et un nouveau langage qu’il faut promouvoir à travers l’Univers.

Omar participe d’abord à une formation en France à la résidence « les Arts verts » en 2010 et plus tard à plusieurs expositions individuelles et collectives dans le monde, précisément en Espagne et en France, toujours dans le but de partager sa passion de l’art.

« Lors de mes voyages je passe parfois du temps dans les écoles, où j’échange avec les enfants, et je les fais voyager dans mon pays à travers des animations d’art plastique, je leur dessine la carte de mon pays et leur donne une vision colorée de l’endroit qui m’a vu naitre » dit-il.

« C’est si important de créer cette complicité avec les enfants au delà des frontières, pour que ces derniers puissent découvrir que derrière chaque talent il y’a une Nation toute entière » renchérit Oumar.

« Je vis de mon art et je fais vivre mon art », pour cela Oumar donne des courts d’art Plastique au Lycée Français Theodore Monod à Nouakchott pour les élèves du Primaire et de la Maternelle. Des moments d’échanges et de partage que le jeune artiste offre afin de construire un monde coloré pour les touts petits.

Houleye Kane
Source : Le Rénovateur Quotidien (Mauritanie)

 

 

Alakhbar, classée de nouveau en tête des entreprises de presse mauritaniennes

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Alakhbar, classée de nouveau en tête des entreprises de presse mauritaniennesL’Agence d’Information indépendante (Alakhbar) a occupé, pour la troisième année consécutive, la première place dans le classement des sites d’informations mauritaniens par le Comité de gestion et de distribution du Fonds d’Appui à la Presse Privée.

Le comité a validé 168 demandes de subvention dont 52 journaux papier, 94 sites d’information en ligne, 10 chaînes de télévision et de stations de radio et de 12 associations et regroupements de presse.

Un baromètre de 25 points a été établi par le comité pour classer les entreprises de presses. Il est basé sur les critères de fréquence de consultation, vitesse de publication, crédibilité, productivité,etc.

L’agence Alakhbar a été placée en tête du classement général et de celui des sites d’information en ligne avec 23,5 points. Il est suivi de l’Agence Tawary (23pt) puis de Sahara Media (22,5pt).

Pour la presse papier, le quotidien L’authentique a occupé la première place avec 22,5 pt. Il est suivi d’Emel Jedid (22,05pt) puis du quotidien Nouakchott Info (22,025pt)

Concernant les chaînes de télévison privées, El Mourabitoune est venue en première position avec 22,75 points. Elle est suivie de Sahel TV (18pt) puis d’El-Watanya (16,5pt)

Et Sahara Media a dominé le classement des radios privées avec 18 points. Elle est suivie de Radio Tenwir (17pt) puis de Radio Nouakchott libre (17pt).

Le fonds d’appui à la presse privée a été créé en mars 2011. Il est géré par un comité de huit membres: le président, issu de la Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel (HAPA), deux représentants du ministère de la Communication, un autre du ministère des Finances et quatre membres de la presse privée.

Le fonds accorde chaque année 200 millions d’ouguiyas (500’000 euros) de subvention aux entreprises de presse en fonction de leur niveau de conformité aux critères de sélection.

L’aide concerne: impression et tirage de journaux, subvention des salaires, facilitation de formations, hébergement et maintenance de site d’information, location de siège pour certains groupements de presse et autres.

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

Un rappeur sous les verrous en Mauritanie

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Un rappeur sous les verrous en Mauritanie

Hamada, du groupe Awlad Leblad, arrêté il y a une semaine a été mis lundi sous mandat de dépôt à la prison civile de Nouakchott. Le jeune homme a été inculpé pour consommation et détention de stupéfiants mais aussi pour attentat aux moeurs islamiques.

Ses amis assurent avoir reçu plusieurs fois des menaces du pouvoir, qui n'aurait pas apprécié certains morceaux du groupe trop critiques. Ses proches dénoncent aujourd'hui un montage alors que pour les autorités, il s'agit simplement d'une affaire de droit commun.

La première décision avait été de laisser le jeune rappeur en liberté sous contrôle judiciaire après sa garde à vue. Mais le parquet mauritanien a interjeté appel et a eu finalement gain de cause. Hamada du groupe Awlad Leblad dort donc depuis lundi à la prison civile de Nouakchott en attendant la fin de l'instruction. Le jeune homme est poursuivi pour attentat à la pudeur et aux bonnes moeurs islamiques, détention et consommation de stupéfiants.

De source judiciaire, tout a commencé par la plainte du père d'une jeune fille qui se serait retrouvée, dans une chambre, avec le jeune homme qui n'était pas son mari. La plainte a entraîné une perquisition, qui aurait conduit à la saisie de quelques grammes de haschich. Pour la justice il s'agit d'une banale affaire de droit commun mais pour ou le groupe de rap, l'affaire est politique.

Dans une émission télévisée, un ami de Hamada assure qu'il paie le prix fort de son engagement contre le pouvoir et que le groupe avait été menacé plusieurs fois de représailles. Alors a-t-on voulu faire taire un jeune artiste trop insolent comme le disent ses proches sous prétexte de saisie de drogue ?

A Nouakchott certains rappeurs assurent que ce groupe n'est pas le plus virulent sur la scène musicale locale, et qu'il n'est pas le plus constant non plus dans sa critique envers le président. Reste qu'un des derniers morceaux du groupe intitulé « Dégage » s'adresse clairement au chef de l'Etat Mohamed Ould Abdelaziz.

Source : Radio France Internationale

Avec "Timbuktu", Abderrahmane Sissako rêve d'un Oscar pour l'Afrique

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Avec Timbuktu", film magistral d'Abderrahmane Sissako sur la vie quotidienne à Tombouctou occupé par les islamistes, est le premier film mauritanien candidat à l'Oscar du meilleur film étranger, et il est parvenu à se hisser en pré-sélection. Déjà une victoire en soi, a expliqué le cinéaste à l'AFP.

Gagner un Oscar "serait avant tout une victoire de l'Afrique. Etre dans une +short list+, c'est déjà quelque chose de rare pour le continent, et quand ça arrive on a l'impression que c'est lui qui avance, qu'on parlera de lui différemment ne serait-ce qu'un instant", a-t-il déclaré en marge du festival du film de Palm Springs, en Californie.

Le fait que ce film "au propos actuel" touche les gens, "y compris les votants" de l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences, qui décerne les Oscars, "est une satisfaction", ajoute-t-il.

Cette coproduction française concourt avec huit autres titres retenus parmi un record de 83 films, aux côtés du polonais "Ida" ou du russe "Leviathan". La liste des cinq finalistes sera annoncée le 15 janvier avant la cérémonie de remise des prestigieuses statuettes dorées le 22 février.

"Timbuktu", à la cinématographie épurée et lumineuse, sortira le 28 janvier aux Etats-Unis. Il est depuis le 10 décembre sur les écrans français après avoir remporté le prix du jury oecuménique au festival de Cannes, entre autres distinctions, et récolté des critiques dithyrambiques.

L'actualité brûlante liée aux massacres du groupe Etat Islamique en Syrie et en Irak a contribué à la visibilité du film.

- Phénomène d'identification -

"Depuis la première à Cannes, il y a eu un phénomène d'identification à la victime en Europe et aux Etats-Unis," avec les vidéos d'exécutions d'otages occidentaux diffusées par les islamistes sur internet et relayées par les médias, "mais l'EI n'a pas commencé par couper les têtes d'Américains. Il y a des exécutions de masse, des viols quotidiens" loin des caméras, souligne le réalisateur âgé de 53 ans.

"Timbuktu" dépeint le courage des habitants qui se battent pour garder leur dignité, leur vie, et notamment des femmes, contraintes d'abord de se couvrir le corps et le visage jusqu'à ne plus pouvoir travailler, d'adolescentes mariées de force, violées, au risque d'être tuées.

Les hommes, les femmes résistent, continuent à chanter même sous la torture, à jouer au football même sans ballon, à parler à l'envahisseur pour le mettre face à ses contradictions.

"Cette forme de résistance, c'est la survie même, elle existe partout, mais on ne les voit pas. Combien de femmes qui ont refusé d'être violées et qui sont mortes? Imaginez ce qui se passe en Syrie en ce moment", interroge le réalisateur qui a voulu montrer que "la principale victime, c'est l'islam".
Tombouctou, occupée en 2012 par les islamistes d'Aqmi et d'Ansar Dine, "est une ville connue pour sa religiosité, mais aussi pour sa foi ouverte qui n'exclut pas les autres, sa compassion. C'est ça qui a été pris en otage", estime le cinéaste aux cheveux marqués d'une mèche blanche.

Le film devait initialement être tourné au Mali. "A un mois du tournage à Tombouctou, qui était déjà libérée (par l'opération militaire française Serval, ndlr), il y a eu un attentat suicide devant la garnison. Là, je me suis dit que c'était naïf d'amener une équipe étrangère de Français, de Belges. On aurait été des cibles privilégiées. On a finalement tourné à Oualata, en Mauritanie, avec le soutien de l'Etat, qui a décidé de sécuriser le plateau".

Le film n'a pas encore été montré au Mali, mais l'a été en Mauritanie, où le cinéaste s'est réinstallé il y a quatre ans après de nombreuses années passées en France. "La sortie nationale était nécessaire pour pouvoir concourir aux Oscars", remarque notamment Abderrahmane Sissako, qui fait le constat de la déshérence du cinéma en Afrique, un continent où les salles de cinéma ont largement péréclité et où la production de films est anémique.

Après "En attendant le bonheur", "Bamako" et "Timbuktu", ce cinéaste travaille sur un nouveau projet, beaucoup moins politique, "sur la Chine et l'Afrique, avant tout une histoire d'amour. Je veux montrer la mondialisation, la réalité d'un monde qui change".

Source : Le Point (France)

 

 

Démarrage de la 5ème édition du Festival des villes anciennes

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Les manifestations de la 5ème édition du Festival des villes anciennes à Chinguitty ont démarré il y a quelques instants sous la supervision du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz.

Le Chef de l’Etat a coupé le ruban symbolique marquant le lancement des différentes activités du festival.

Il a ensuite visité l’exposition des produits des villes anciennes organisée parallèlement au Festival qui comporte divers aspects liés à la vie des citoyens de ces cités.

La ministre de la culture et de l’artisanat, Mme Vatma Vall Mint Soueinae a souligné dans un discours pour la circonstance, que la Mauritanie sous la direction clairvoyante du Président de la République est devenu un Etat démocratique qui jouit de la sécurité et de la stabilité et qui avance à pas sûrs sur la voie du développement et du progrès, de la consécration de la justice et de l’égalité en plus de l’ancrage de la bonne gouvernance.

De même, le pays s’est réconcilié avec lui-même et s’est prémuni contre les répercussions négatives de la mondialisation qui menace les spécificités culturelles nationales de tous les pays.

Ce festival, ajoute -t- elle, est une opportunité pour faire revivre ces cités anciennes à tous les niveaux notamment celui du développement local où la réalisation de projets vitaux englobant des infrastructures et la mise à disposition de services d’enseignement, d’électricité, d’eau de santé de lutte contre la désertification et d’appui aux franges les plus défavorisées est de nature à les encourager à rester dans leur terroir.

Au niveau de la culture, le festival va valoriser le patrimoine matériel et immatériel de ces villes éclairant à nouveau la beauté de leurs arts et égayant la diversité de leur littérature ainsi que la richesse de leurs traditions et la solidité de leur unité en plus de l’attention portée à leurs manuscrits, à leur architecture et fabrications locales.

La ministre a souligné la détermination de son département à oeuvrer pour l’élaboration d’une stratégie intégrée qui prend en compte le principe de la valorisation de notre patrimoine culturel.

Le maire de Chinguitty, M. Mohamed Ould Amara a, après ses souhaits de bienvenue, apprécié l’attention que voue le Président de la République au patrimoine culturel de ces villes et son souci d’ouvrir personnellement le Festival annuel qui leur est consacré, festival qui englobe, dit-il, des aspects culturels, artistiques, intellectuels et littéraires sans compter les expositions de produits et les compétitions de tir à la cible.

AMI

 

 

Commission de distribution du Fonds de la presse : La nouvelle équipe installée après une douloureuse césarienne

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Commission de distribution du Fonds de la presse : La nouvelle équipe installée après une douloureuse césarienne

Le ministère chargé des Relations avec le Parlement et la Société civile, qui joue également le rôle du ministère de la Communication, qui a été défalqué dans le nouvel organigramme du gouvernement, vient de procéder à la nomination de la nouvelle Commission chargée de la distribution du Fonds de la presse.

Il s’agit d’un fonds public de 200 Millions d’UM attribué aux médias, audiovisuel, presse écrite et électronique, suivant des critères de sélection qui n’ont jamais fait l’objet d’unanimité.

Le retard pris dans la mise en place de la commission, qui intervient presqu’à la fin de l’exercice budgétaire était dû à des dissensions au sein des associations de presse. Ces derniers avaient en effet récusé la représentativité d’une association qu’ils considèrent comme fantoche. Les tentatives d’arbitrage se sont ainsi heurtées pendant des mois aux dissensions internes à la profession, avant qu’un compromis soit trouvé.

La Commission de distribution du fonds de la presse, présidée par Cheikh Ould Abba, ex-ministre de la Communication lors de la transition 2005-2007, est composée de deux représentants du Ministère chargé des Relations avec le Parlement, en l’occurrence Imam Cheikh Ould Ely et Ahmed Ould Moustapha.

Elle comprend également un représentant du Ministère des Finances, Fall Khayar et de quatre représentants des associations de presse, notamment Aly Mohamed Ould Ebnou du Regroupement des éditeurs de la presse écrite, Eby Ould Mohamed Bouna, de l’association de la presse électronique, Abdouty Ould Aly de l’association des médias audiovisuel et Aziz Ould Soufi du Syndicat des journalistes de Mauritanie.

Conformément aux dispositions de l’article 3 des dispositions internes de la commission, les membres cités sont nommés pour une année. Et l’année est bel et bien celle en cours. Est-ce à dire que cette commission devra présenter les résultats de son travail au terme des deux semaines qui restent de la présente année ? Certainement !

Source : L’Authentique Quotidien (Mauritanie)

 

Classement mondial de la liberté de la presse 2014 : La Mauritanie grimpe de 7 points

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Classement mondial de la liberté de la presse 2014 : La Mauritanie grimpe de 7 points

La Mauritanie occupe le rang 60 dans le classement mondial de la liberté de la presse 2014 de Reporters Sans Frontières (RSF). Notre pays a consolidé sa domination du monde arabe en matière de la liberté de presse, grimpant de 7 points talonnant de près le Japon, qui a régressé de 6 points.

Dans ce nouveau classement, le Sénégal, présenté comme la démocratie par excellence du continent africain occupe le rang 62. Le Maroc, l’Algérie et la Tunisie sont respectivement classés 136, 121 et 133.

L’édition 2014 du « Classement mondial de la liberté de la presse » révèle l’impact négatif des conflits sur la liberté de l’information et ses acteurs. Le rang d’un certain nombre de pays est également affecté par une interprétation trop large et abusive du concept de la protection de la sécurité nationale, aux dépens du droit d’informer et d’être informé.

Cette dernière tendance constitue une menace croissante au niveau global, dangereuse pour la liberté de l’information jusqu’au cœur des « États de droit ».

La Finlande conserve son rang de meilleur élève, en occupant pour la quatrième année consécutive la première place du classement. Elle est talonnée, comme dans la dernière édition, par les Pays Bas et la Norvège.

À l’extrême opposé, en queue de classement, le « trio infernal » réunit à nouveau le Turkménistan, la Corée du Nord et l’Érythrée, des pays où la liberté de la presse est tout simplement inexistante. Malgré les quelques rares turbulences qui ont pu les traverser en 2013, ces pays continuent de représenter des trous noirs de l’information et de véritables enfers pour les journalistes.

Le classement est établi cette année sur 180 pays contre 179 dans l’édition précédente. Nouvel entrant, le Bélize se situe d’emblée à une place enviable (29e). Les cas de violences envers les journalistes y sont rares.

Quelques bémols cependant : des procédures pour « diffamation » assorties de lourdes demandes en réparation, des exceptions relatives à la sécurité nationale nuisibles à la bonne application de la loi sur l’accès à l’information publique (Freedom of Information Act), et une gestion des fréquences par le gouvernement parfois inéquitable.

Source : Rapid Info (Mauritanie)

 

Quand les jeunes innovent

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Mohamed Lemine Ould Khlil, jeune mauritanien fraîchement titulaire d’un Master en Management n’a pas perdu son temps. Aussitôt rentré de Tunis où il a obtenu son diplôme, il a crée avec les moyens du bord son entreprise.

LATI-Entreprise a pour objectifs entre autres, de rendre accessible en Mauritanie des services informatiques de grande qualité à des prix étudiés, tout en bénéficiant  de nouvelles technologies de pointe.

 

Cette nouvelle génération innovatrice, porteuse de grands projets et stratégies qu’elle met en œuvre au service du pays mérite d’être citée et encouragée. Cette jeunesse nous change d’une époque récente où les jeunes diplômés attendent que leurs parents leur soutirent un poste sous pression dans tel ou tel département. Le rôle de la jeunesse d’aujourd’hui est de se creuser une place, de faire profiter le pays de son savoir selon le besoin du marché, comme c’est le cas pour notre jeune entrepreneur Mohamed Lemine Ould Khlil. Innover, entreprendre ; quand on est jeune, c’est bien possible.

Gps