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Culture en Mauritanie

Certains journalistes de Radio Nouakchott dispensés de leurs prestations

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Certains journalistes de Radio Nouakchott dispensés de leurs prestationsUne source au sein de Radio Nouakchott, parle du renvoi de ce média audio indépendant d’un groupe de journalistes, informés au préalable par le directeur exécutif de l’organe de l’existence d’un déficit financier, l’obligeant à réduire son personnel.

La mesure de licenciement, qui intervient après 17 mois de salaires impayés, dont seulement 2 avaient été finalement soldés, a concerné Lahcen Mohamed Lemine, Salma Chaikh El Weli, Assis Hmeity, Tate Ould Zeidane.

Les médias de façon générale et les organes audiovisuels en particulier, vivent une mauvaise situation, consécutive à leur incapacité d’honorer leurs engagements financiers envers les employés ainsi que de l’absence de contrats de travail avec les employés.

Traduit de l’Arabe par Cridem
Source : Elhourriya (Mauritanie)

 

Publication des résultats du Concours d’entrée en 1ere du collège

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Urgent : Publication des résultats du Concours d’entrée en 1ere du collègeLe ministère de l’éducation nationale a publié les résultats du Concours d’entrée en 1ere Année du secondaire des 15 wilayas du pays dont les deux nouvellement créées de Nouakchott.

Grosso modo, 28.000 candidats ont été admis en cette année 2015, à cet important concours national d’entrée au collège. 23.000 admis ont pu obtenir la moyenne. Le seuil d'admissibilité a été fixé à 85 sur 200 points.

Le lauréat du concours, en l’occurrence Mohamed Mohamed Lemine Cheikh Maleinina de l’école Medina 2 à Nouadhibou (Nord) a obtenu 189 points.

Pour plus d'informations, cliquez sur les liens suivants pour télécharger:

Nouakchott Sud (Excel - 2.3 Mo)
Nouakchott Ouest (Excel - 928 ko)
Nouakchott Nord (Excel - 1.9 Mo)
Inchiri (Excel - 111 ko)
Tiris Zemour (Excel - 342 ko)
Guidimakha (Excel - 969 ko)
Tagant (Excel - 444 ko)
Nouadhibou (Excel - 648 ko)
Adrar (Excel - 421 ko)
Trarza (Excel - 1.6 Mo)
Brakna (Excel - 1.4 Mo)
Gorgol (Excel - 1.1 Mo)
Assaba (Excel - 1 Mo)
Hodh Garbi (Excel - 950.5 ko)
Hodh Chargui (Excel - 1.1 Mo)

(Site: http://www.education.gov.mr/spip.php?article238)

Source : Cridem.org

Mauritanie: fermeture de 3 chaînes de télévision privées (actualisé)

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Mauritanie: fermeture de 3 chaînes de télévision privées (Actualisé)La Télédiffusion de Mauritanie TDM-S.A a ordonné la fermeture de trois chaînes de télévision privées, à savoir Dava TV, Chinguetti TV et El-Mourabitoune TV.

Les trois chaines ont été priées d'arrêter d’émettre depuis ce lundi 29 juin (12 :00 GMT). « pour défaut de payement », a expliqué le directeur administratif et financier de la TDM-S.A à Alakhbar.

En application de la loi 045 relative à la libéralisation de l'espace audiovisuel, la Mauritanie a autorisé cinq radios et cinq télévisions privées. Les premières licences ont été remises le 24 septembre 2011.

Source : Al Akhbar (Mauritanie)

Un annuaire divulgue le nombre d’étudiants mauritaniens inscrits à Nouakchott

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Nouakchott accueille 19.862 étudiants de nationalité mauritanienne  dans l’enseignement supérieur, selon un annuaire statistique de l’enseignement supérieur, établi par le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, M. Sidi Ould Salem, commentant jeudi  les résultats de la réunion hebdomadaire du gouvernement.

Ce nouvel outil  « présente un diagnostic de la situation de l’enseignement supérieur sous différents angles tels que la structure juridique des établissements d’enseignement, le nombre des étudiants, leur âge, leur répartition, leur spécialisation, le nombre de professeurs et leur spécialisation ».

Ainsi, il ressort de cet outil que parmi les étudiants « 2400 dépassent l’âge de 30 ans ».

Un constat  qui renvoie à la nécessité de faire respecter l’âge requis pour l’enseignement supérieur.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

Ministère de l’Education Nationale: Silence, on triche !

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Spécial-Bac 2015 : La correction reportée au premier juillet prochain (SOURCE)A la session normale du baccalauréat 2015, la fuite de quelques épreuves, notamment la composition de physique-chimie, pour les séries scientifiques, a défrayé la chronique. Première mesure urgente : les candidats concernés reprendront l’épreuve le lundi 22 Juin. Selon le directeur de l’évaluation et des examens qui a reconnu « l’incommodité pédagogique », une enquête sera diligentée, pour situer les responsabilités dans ce qui, sous d’autres cieux, est assimilée à de la haute trahison et dont les conséquences les plus « bénignes » emporteraient le ministre, à défaut qu’il ait, de  lui-même, démissionné. Des sources proches du ministère craignent que la fuite de l’épreuve de physique ne soit que la partie émergée d’un immense iceberg de tricheries, minutieusement organisées par des réseaux fortement implantés, jouissant de complicités en tous les compartiments du tentaculaire ministère. Il est évident que cette histoire de fuite des épreuves des concours nationaux n’est pas inédite.

Un fait pas tout à fait inédit

La vente, à Boghé, en 2000, des épreuves de sciences naturelles, par un président de jury au directeur général d’un complexe d’écoles privées, est connue de tous. Les deux hommes – l’un fut radié du corps professoral et l’autre interdit d’exercer dans l’enseignement privé en Mauritanie – sont, aujourd’hui, fort bien placés dans la profession : le premier nommé à plusieurs postes de responsabilité et le second, « respectable » patron d’une des plus grandes écoles privées nationales. Ce n’est peut-être qu’en Mauritanie que les autorités scolaires permettent, aux candidats des examens nationaux, d’accéder aux salles avec des outils NTIC (portables de toutes sortes et accessoires accrochés aux oreilles). Toutes choses qui permettent aux élèves de frauder massivement, via les réseaux sociaux. A côté de cela, les centres d’examen sont pris d’assaut par des sortes de cellules de crise, constituées des professeurs des établissements privés qui reçoivent, par téléphone high tech, à la minute près, les sujets distribués en salles, avant d’en renvoyer, par le même canal, les corrections à leurs élèves. Des opérations poursuivies du concours d’entrée en sixième, au BEPC et jusqu’au Baccalauréat. Ce qui se passe à l’intérieur est pire. Des professeurs théoriquement surveillants procèdent directement, dans certains centres, à la correction au tableau de toutes les épreuves. Les élèves n’ont plus alors à fournir que l’effort de « mal » recopier les réponses. Voilà pourquoi, chaque année, des milliers de candidats « émigrent » vers les centres réputés forteresses de la tricherie organisée. Le règne de la fraude, en Mauritanie, est un secret de Polichinelle. Tout le monde le sait. Le ministre et ses principaux collaborateurs. Même la direction de l’évaluation et des examens connaît le danger et l’ampleur du phénomène. Mais personne ne fait rien pour l’arrêter. L’essentiel est de claquer, chaque année, des centaines de millions, pour organiser des séances de vastes arnaques au bout desquelles les meilleurs tricheurs empocheront les parchemins qui leur ouvriront la porte des universités étrangères, déjà très dégoûtées par le piètre niveau de la plupart des étudiants mauritaniens ; ou celle de l’université de Nouakchott, temple de la triche et de la malversation. Malheureusement, la complicité est partout. Dans son intervention, le porte-parole du gouvernement a minimisé le scandale de la fuite des épreuves de physique, allant jusqu’à disculper son collègue du ministère de l’Education nationale. Officiellement, le bureau national des associations des parents d’élèves, très inféodé au ministère, n’a pas réagi. Cependant, quelques parents rencontrés expriment, fortement, leur indignation et demandent que les responsabilités soient clairement situées, dans cette dangereuse affaire. Du côté des centaines de syndicats de l’enseignement, seul le SIPES (Syndicat des Professeurs de l’Enseignement Secondaire) a, dans un communiqué, timidement dénoncé la grave faute. Pour les enseignants, ce n’est pas véritablement une grande surprise. Selon M.H.B, professeur : « Il est très rare qu’un concours se fasse sans que diverses de ses épreuves ne soient mises à disposition de certains candidats, au moins vingt-quatre heures à l’avance. L’omnipotence des réseaux et l’interférence, entre le privé et le public, facilitent toutes les manigances ». Pour S.R, un inspecteur de l’enseignement fondamental : « C’est très compliqué, pour comprendre tout ça. Beaucoup de facteurs entrent dans ce laisser-aller scolaire. Mais quelle différence, entre la fuite des épreuves et leur correction au tableau, par les professeurs, le jour de l’examen ? » Crise structurelle du système éducatif national. Sa refondation s’accommode très mal de la fraude. Mais, en attendant, silence, on triche !

Sneïba El Kory

Encadré : Que des têtes tombent !

« L’épreuve de physique et chimie du Baccalauréat a fuité », nous a avoué le directeur des examens et concours. Une enquête serait ouverte, pour situer les responsabilités et prendre, probablement, des sanctions. Pour faire tomber ou sauter des têtes. Mais, dans un pays normal, des têtes seraient tombées d’elles-mêmes, avant de remonter toute la chaîne. Les premiers responsables n’attendraient pas d’être poussés vers la sortie, ils auraient pris les devants.

En Mauritanie, tout est à l’envers ou presque. Dans ce pays, on ne démissionne pas et il est même très rare de « faire démissionner » quelqu’un. Des scandales sont tout le temps dénoncés mais les sanctions suivent rarement. Parfois même, ce sont les auteurs de forfaits graves qui reviennent, avec des promotions inédites. Inimaginable, dans un pays normal. De tels faits sont particulièrement graves, quand ils se produisent au niveau de l’éducation. Celle-ci est le cœur de la Nation et conditionne donc tout le reste du pays. Nos administrateurs et autres décideurs apprennent trop tôt à tricher. De l’école à la boutique, il n’y a qu’un pas.

A l’école, les écoliers ne redoublent presque plus. Le passage en classe supérieure fonctionne comme un système pousse-pousse. C’est en Mauritanie seulement qu’on peut se retrouver, lors de la première composition, avec un résultat de 98% de blâmes et d’exclus et, en composition de passage, avec 99% d’admis. Les résultats sont, dans la majorité des cas, toujours modifiés. Du fondamental à l’Université. La nullité du niveau est d’autant plus normale que les enseignants sont, à l’ordinaire moins que médiocres. Comment voulez-vous qu’ils dispensent un enseignement de qualité ? La triche leur permet de « masquer » leurs insuffisances devant la tutelle et l’opinion

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

Les indemnités prévues pour les correcteurs du Bac suscitent une polémique au ministère

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Les indemnités prévues pour les  correcteurs du Bac suscitent une polémique au ministèreLes indemnités relatives au repas des correcteurs des examens nationaux, en particulier des épreuves du Bac 2015 ont suscité une vive polémique entre les Professeurs sélectionnés pour les corrections et la direction des examens.

Plusieurs millions Um du budget du ministère de l’éducation nationale ont été orientés vers ce chapitre, sans qu’ils soient dépensés, en raison du mois béni du Ramadan, révèlent des sources. Le ministère de l’éducation a consacré plusieurs millions Um pour l’achat de gâteaux et de boissons pour les servir aux correcteurs, au cours de leur travail, sauf que cette prestation est devenue impossible avec le début du mois béni du Ramadan, indique-t-on.

Des Professeurs qui avaient exigé la perception cash de la contrevaleur de leur repas individuel se sont vus signifiés un refus catégorique du ministère, lequel a motivé cette conduite, par le fait qu’il a déjà réglé les commandes de fourniture des repas, précisant qu’il est impossible de revenir sur cette décision.

Le département a par ailleurs proposé, à titre de solution alternative, de servir les gâteaux et les boissons après la rupture de jeun, pour parer ainsi à l’impossibilité de verser des indemnités aux Professeurs mobilisés pour la correction du Bac à partir du 1er juillet prochain, correspondant au début de la seconde dizaine du mois béni du Ramadan.

Cette affaire continue de susciter une grande controverse au sein du ministère, en raison de l’opacité du sort de plusieurs millions UM destinés à un objectif, pour lequel, ils n’ont pas été versés jusqu’à l’instant.

Traduit de l’Arabe par Cridem
Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

 

Baccalauréat : Une école privée de la place aurait mis en place un réseau de tricherie

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Urgent-Bac : Une école privée de la place aurait mis en place un réseau de tricherieUne école privée de la place aurait mis en place un réseau de tricherie dans le cadre du bac 2015.

L’école créée par des professeurs aurait fait inscrire au bac 2015 des élèves dont la «mission» consiste à acheminer les épreuves vers des groupes de professeurs chargés de traiter lesdites épreuves avant d’envoyer les corrigés à leurs élèves via les réseaux sociaux.

Le stratagème aurait fonctionné d’autant plus qu’un bon nombre de candidats au bac auraient franchi les portes de centres d’examen avec leurs téléphones portables et autres tablettes.

Source : Mauriweb (Mauritanie)

 

Reconduction de l’opération Ramadan en 2015

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Reconduction de l’opération Ramadan en 2015En dépit des « rumeurs » annonçant sa suppression, l’opération Ramadan pour l’année 2015 a été officiellement lancée jeudi après -midi par la Ministre du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme, Mme Naha Mint Mouknass à la Foire Nationale d’El Mina.

Cette opération a pour objectif « d’améliorer les conditions de vie des populations en allégeant les prix des denrées essentielles au profit des couches les plus vulnérables ».

Ainsi, la Société Nationale d’Import Export (SONIMEX) va rendre disponibles différents stocks de denrées de première nécessité à des prix réduits : 1 kg de riz (130 ouguiyas), sucre (160), huile (300), oignons, lait en poudre (120), pâtes céréalières, pommes de terre…..

Ces produits en dessous du prix pratiqué sur le marché seront placés dans des boutiques témoins au niveau de sept (7) communes de Nouakchott.

Le jeûne musulman du mois de Ramadan, signale-t-on, est observé en Mauritanie depuis le jeudi 18 juin.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

Le 1er jour du ramadan jeudi 18 juin 2015

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Le 1er jour du ramadan jeudi 18 juin 2015 La commission centrale de l'observation du croissant lunaire s'est réuni dans les locaux du ministère de l'intérieur et de la décentralisation le mardi soir 29 chaabane correspondant au 16 juin 2015 pour l'observation de la vision du croissant lunaire du ramadan.

Après avoir pris contact avec toutes les wilayas et moughataas, la commission n'a pu arriver à établir la vision du croissant lunaire ce mardi.

Par conséquent, le premier jour du mois du ramadan est le jeudi 18 juin 2015.

Source : AMI

 

Mauritanie : La DEC parle officiellement des fuites de l’épreuve de la physique-chimie du baccalauréat

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Mauritanie : La DEC parle officiellement des fuites de l’épreuve de la physique-chimie du baccalauréatLe Directeur des examens et des concours (DEC), Mr Yedaly Ould Meguett, a confirmé, sur le plateau de la télévision nationale, El Mouritaniya, la fuite de l’épreuve de la physique-chimie pour la série scientifique à la première session du baccalauréat 2015, selon une source informée.

A ce sujet, Ould Meguett, a déclaré qu'une enquête est ouverte et qu'elle suit son cours et que les responsables de cette fuite seront punis selon la loi. Le parton de la DEC a par la suite précisé que l’examen du bac continu.

Quant à l’épreuve de la physique-chimie, elle sera recommencée et la date fixée sera communiquée officiellement. Selon nos informations, nous avons appris sur ces fuites que plusieurs professeurs ont été interpellés par un service de la gendarmerie nationale et parmi eux un professeur d’une grande expérience.

Il n’est pas exclu que des chefs services au ministère de l’éducation, des directeurs d’écoles privées et des professeurs soient entendus dans cette affaire.

Toujours en ce qui concerne ce bac, hier, mardi 16 juin, à 16 heures, le président du centre d'examen du collège Arafat 3, où se trouvent les candidats de la Série "mathématiques" a ouvert l'enveloppe de l'épreuve d'arabe à la place de l'anglais et d'ailleurs devant quelques candidats,apprend-on de sources informées.

Source : Tawary (Mauritanie)

 

Baccalauréat 2015 : Fuite des épreuves de physique-chimie

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Les épreuves de physique Chimie des séries scientifiques comptant pour la session normale du Baccalauréat de l’année 2015 ont été connues la veille de l’examen. Ainsi, beaucoup des candidats de Nouakchott et probablement des villes de l’intérieur ont tout simplement pu faire recours à des professeurs pour procéder aux corrections et ne plus avoir à fournir que le simple effort de recopier les solutions. Si ces informations se vérifient, cela suppose que la direction des examens et de l’évaluation du ministère de l’éducation nationale doit refaire cet important examen national en proposant de nouvelles épreuves.

Une enquête doit être diligentée pour que les responsables de ces pratiques graves assimilées sous d’autres cieux à de la haute trahison doivent répondre de leurs actes. Surtout pas comme l’ont fait les responsables des célèbres tricheries des années 2000 dont l’un a été nommé directeur général d’une juteuse institution nationale et l’autre continue à gérer impunément quelques unes des plus grandes écoles privées de Nouakchott.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

La commission d'observation invite les citoyens à observer le croissant lunaire

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La commission d'observation invite les citoyens à observer le croissant lunaire La commission centrale d'observation des croissants lunaires a invité, dans un communiqué parvenu aujourd'hui mardi à l'AMI, les autorités administratives, ses sous commissions et tous les citoyens à l'aider, ce soir, à constater l'observation du croissant lunaire qui marque le début du Ramadan de l'année 1436 de l'hégire.

La commission a indiqué qu'elle est parvenue à prouver que l'observation du croissant qui marque le début du mois de Chaabane correspondait au lundi soir, du 29 Rajeb 1436 de l'hégire qui correspond au 18 mai 2015.

Le communiqué précise que la commission se réunit ce soir au ministère de l'intérieur et de la décentralisation pour Recueillir les résultats de l'observation à travers le réseau administratif de commandement (RAC).

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Fermeture des papeteries du centre-ville, quelques jours avant le début des épreuves du Bac

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Fermeture des papeteries du centre-ville, quelques jours avant le début des épreuves du BacLes autorités sécuritaires ont fermé plusieurs papeteries opérant dans le centre-ville de Nouakchott, au moment où des rumeurs intempestives, évoquent une fuite des sujets du baccalauréat 2014-2015, dont les épreuves seront organisées la semaine prochaine sur toute l’étendue du territoire national.

Les candidats à cet examen national s’échangent actuellement des carnets de poche, photocopiés par centaines par les papeteries, en vue de les écouler à prix d’or, dans le cadre de la préparation des élèves à une tricherie organisée au cours de leur participation au Bac.

Des campagnes similaires portant fermeture des papeteries du centre-ville avaient été organisées par le passé, pour parer aux éventuelles fuites des épreuves du Bac, souvent citées, identifiant parfois les sujets qui seront présentés aux candidats le Jour J.

Les épreuves d’entrée en première année du collègue avaient commencé lundi dernier pour prendre fin mardi, suivies le lendemain par celles du Brevet soit le diplôme de fin des études du premier cycle.

Source : Essahraa (Mauritanie)

 

Tirage au sort pour arrêter la liste des pèlerins pour l'année 1436 de l'hégire

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Tirage au sort pour arrêter la liste des pèlerins pour l'année 1436 de l'hégireLe ministre des affaires islamiques et de l'enseignement originel, M. Ahmed Ould Ehel Daoud a présidé lundi soir à la chaîne "El Mauritania" le tirage au sort de la liste des contingents de pèlerins de l'Etat pour l'année 1436 de l'Hégire.

Le tirage au sort s'est déroulé sous le supervision du ministère des affaires islamiques et de l'enseignement originel en présence d'une commission technique de l'agence nationale du registre des populations et des titres sécurisés (ANRPTS), d'un huissier et d'un notaire.

Dans le mot qu'il a prononcé, à cette occasion, le ministre a affirmé que l'opération de tri permet de rapprocher les services de l'Etat des citoyens avant de souligner que le pèlerinage est le plus important de ces services du fait qu'il constitue une opération permanente. Il a ajouté que la diffusion en direct du tirage au sort permet de gagner du temps et d'éviter des dépenses.

Il a aussi noté que les structures concernées veillent à ce que les services parviennent aux citoyens là ou ils se trouvent.

Le ministre a également remarqué, que pour plus de transparence et d'équité, la méthode de tirage au sort est devenue une nécessité du fait que la demande est devenue supérieure à l'offre.

M. Ahmed Ould Ehel Daoud a enfin souligné que la diffusion en direct du tirage au sort permet aux pèlerins de connaître les listes en même temps que lui et d'éviter les erreurs du passé.

De son côté, le directeur adjoint de l'Agence du Registre des Populations et des Titres Sécurisés, M. Sidi Ali Ben Nave a révélé qu'il existe une liste au niveau de chaque wilaya. Il a aussi fait remarquer que le tirage au sort est la méthode la plus adaptée et la plus facile pour réussir l'opération de choix des candidats au pèlerinage.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Nouakchott: plusieurs blessés lors de la dispersion d’une manifestation d’étudiants

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Nouakchott: plusieurs blessés lors de la dispersion d’une manifestation d’étudiants Plusieurs étudiants mauritaniens dont le SG de l'Union Nationale des Etudiants Mauritaniens (UNEM) ont été blessés, ce jeudi 28 mai, lors de la dispersion violente de leur sit-in par les forces de l’ordre, a confié une source estudiantine à Alakhbar.


Les blessés ont été évacués au centre hospitalier de la capitale Nouakchott, selon la même source qui a rappelé qu'un peu plutôt les étudiants avaient été délogés de force des locaux du Ministère de l’Enseignement supérieur.

Plusieurs syndicats d’étudiants mauritaniens regroupés en coalition réclament depuis quelques jours une révision des critères d’octroi de bourses. « Ces sont des critères qui privent la bourse aux étudiants âgés de plus 25 ans, aux étudiants qui après la licence sont restés deux ans avant de s’inscrire au Master et aux étudiants qui ont eu la malchance de reprendre une année en licence.

Ce n’est pas juste ! », avait déclaré Omar Farough Sy, membre de ladite coalition dans une interview à Alakhbar.

Source : Al Akhbar (Mauritanie)

 

Le Théâtre populaire renoue avec les planches : pari gagné !

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L’Association culturelle « Théâtre populaire » a renoué, le 1er Mai, avec la scène, en montant sur les planches au centre culturel de la Communauté Urbaine de Nouakchott (CUN). Forte affluence de gens mordus de théâtre, aux côtés de la ministre de la Culture qui s’est réjouie, durant deux heures d’horloge, à l’humour et au talent des comédiens, dans une chaude ambiance rythmée de m’edh, hip-hop et autres chants populaires. Un spectacle de qualité à la hauteur des espérances de l’assistance.

Les comédiens ont joué une pièce qui jette un regard lucide et critique sur la culture en Mauritanie. Le moins qu’on puisse dire est qu’en quelques gestes et mots, les comédiens sont parvenus à dresser le constat alarmant de l’inexistence d’une réelle politique culturelle dans notre pays. Le département censé s’y consacrer ne tient pas compte des aspirations des comédiens et des autres acteurs du secteur, dans toute leur diversité, qui espèrent se nourrir et vivre décemment de leur métier. Le public n’a pas ancré, dans sa mentalité et ses habitudes, la notion d’assister à un spectacle de théâtre. « Les Mauritaniens », déplore Ahmed ould Mohamed Lemine, président-réalisateur du Théâtre populaire, « n’ont pas encore pris la mesure des concepts de politique culturelle qui doit être ambitieuse, au service de la culture. Notre espoir est de voir un jour le ministère s’imposer en ce sens, avec des prérogatives bien définies ».

L’Association culturelle « Théâtre populaire » est la plus ancienne et la plus dynamique de la scène culturelle mauritanienne plongée dans l’expectative. Des années durant, cette association a bataillé ferme pour tenter de dynamiser le secteur. C’est sur ses maigres fonds propres qu’elle a réussi, depuis 2003, date de sa fondation, à concevoir et « monter » des spectacles originaux, afin d’attirer les Mauritaniens. Mais faute de mécénat culturel, les promoteurs du théâtre restent confrontés à la dure réalité.

Retour à la case départ

De 2004 à 2006, l’association observe une pause. Ses promoteurs délaissent planches et scènes pour s’orienter vers la production télévisuelle où les besoins sont grands. Mais en dépit de la détermination des acteurs et de leur sens élevé du professionnalisme, ils déchanteront vite. Les habitudes ont la peau dure et la censure de la Télévision de Mauritanie (organe d’Etat et pas service public) prend le pas sur une production critique des réalités sociales. La liberté d’expression en subit un rude coup. Les messages des comédiens sur la nécessité d’un changement de comportement et les méfaits de la corruption ambiante sont mal perçus. « Les comédiens étaient animés d’un profond désir de créativité artistique, tenant compte des problèmes des citoyens. Il fallait que nous en exprimions les aspirations, en discuter, même si nous ne sommes pas engagés politiquement », soupire Ahmed ould Mohamed Lemine.

Le Théâtre populaire revient alors à ses premières amours avec l’organisation de spectacles hors de Nouakchott. Une façon de désenclaver la scène culturelle, en permettant, aux mauritaniens de l’intérieur, d’assister à des représentations théâtrales de qualité. Des manifestations rendues possibles grâce au concours du FNUAP. La troupe se produit à Néma, Maghama, Rosso, Barkéol et Kiffa, suscitant l’engouement du  public. Joignant l’utile à l’agréable, les comédiens en profitent pour sensibiliser le public sur la santé de la reproduction. Afin de redynamiser la scène culturelle moribonde, l’association s’engage dans des actions régulières : « Nous envisageons d’organiser, chaque fin de mois, une représentation à laquelle nous convierons tout le gotha de la culture, en espérant trouver, tôt ou tard, des échos favorables à ce genre d’activités », conclut le courageux Ahmed.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

Maroc : ces polygames qui gouvernent…

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El Habib Choubani, ministre PJD, a repoussé son mariage à la fin de son mandat.Un ministre islamiste qui veut épouser l'une de ses collègues du gouvernement, des membres de l'Istiqlal, de l'USFP ou du PAM bigames... Enquête sur ces politiques qui résistent au changement.

Deux ministres marocains s'aiment et projettent de se marier. Un événement positif pour le royaume. Sauf que le mariage en question est polygame, et que les moindres faits et gestes du gouvernement, à tendance islamiste, sont scrutés. Un cocktail explosif qui a déclenché la plus grande polémique jamais connue par l'équipe d'Abdelilah Benkirane.

Tout commence lors d'un meeting politique, le 5 avril. Hamid Chabat, le tonitruant dirigeant de l'Istiqlal (opposition), dénonce une idylle secrète entre deux ministres du Parti de la justice et du développement (PJD) au sein du gouvernement (islamiste). Il s'agit d'un député de la ville d'Errachidia (sud-est du Maroc) et d'une ministre déléguée dont il ne donne pas les noms.

Sur le coup, les Marocains ne comprennent pas pourquoi le zaïm de l'Istiqlal fustige cette union : le mariage de deux ministres est plutôt une bonne nouvelle. Deux jours plus tard, le quotidien arabophone Al Ahdath Al Maghribyia révèle l'identité des deux tourtereaux. Et ce qui était un simple ragot politique devient une affaire publique.

El Habib Choubani (photo), ministre chargé des Relations avec le Parlement et la société civile, déjà marié, a demandé la main de Soumia Benkhaldoun, ministre déléguée auprès du ministre de l'Enseignement supérieur, divorcée depuis un an.

En clair, le Maroc se trouve face à un cas de polygamie au sein d'un gouvernement censé donner une image positive du pays. Une pratique pourtant en nette régression depuis l'adoption, en 2004, du code de la famille - la Moudawana, ou "code du statut personnel". Lequel ne l'a certes pas interdite, mais l'a tout de même rendue difficile en la soumettant à des conditions draconiennes.

Selon les chiffres officiels, la polygamie ne représentait en 2013 que 0,25 % de l'ensemble des mariages enregistrés. S'ensuit une levée de boucliers contre les deux ministres, avec une série de rebondissements dignes d'un soap opera. Ainsi, Choubani était accompagné par sa première épouse pour faire sa demande. Tollé ! Yasmina Baddou, de l'Istiqlal, dénonce une "honte pour la femme marocaine".

Quant à la militante féministe Latifa El Bouhsini, elle n'hésite pas à parler d'"un acte de trahison", Benkhaldoun ayant pleinement profité du combat pour les droits des femmes en se hissant au poste de ministre - avant de lui tourner le dos en acceptant de devenir deuxième épouse. Secoué, Abdelilah Benkirane, leader du PJD, convoque les deux ministres et leur demande de ne plus se voir.

Puis il les rappelle, leur avoue "son malaise" en tant que chef du gouvernement, et leur fait comprendre qu'ils risquent de perdre leurs fonctions s'ils poursuivent leur démarche. Pour préserver le parti, les deux amoureux décident de reporter leur mariage à la fin de leur mandat. Et finalement, le 12 mai, le cabinet royal a publié un communiqué déclarant que "le roi avait bien voulu donner son accord à une demande de décharge de deux ministres qui ont présenté individuellement leur démission du gouvernement".

Boîte de pandore

La polémique est-elle close ? Pas vraiment. Elle a au contraire ouvert une boîte de Pandore et levé le voile sur la pratique de la polygamie chez les dirigeants politiques marocains. Au sein du gouvernement, Choubani n'est pas une exception : Mustapha Ramid, son collègue de la Justice, a deux épouses et ne s'en est jamais caché. De même que l'ancien ministre d'État, bras droit de Benkirane, feu Abdellah Baha.

Dans les deux chambres du Parlement, la polygamie est relativement répandue en raison de l'âge des députés (plus de 50 ans en général) et de leur niveau d'instruction, plutôt moyen. L'appartenance à un parti conservateur tolérant les mentalités polygames n'est pas déterminante, le phénomène de transhumance entre formations ayant dénaturé les référentiels idéologiques sur toute la scène politique marocaine.

Selon nos investigations, la Chambre des représentants abrite ainsi près de 25 députés polygames, soit 6 % du total des 394 députés, et la Chambre des conseillers 60 sur 262 (23 %).

"Contrairement à la Chambre des représentants, où la majorité des élus sont des cadres, des avocats et des professeurs universitaires, la Chambre des conseillers est le terrain de jeu des propriétaires terriens, des présidents de commune et des notables en tout genre. Riches et puissants, ils considèrent qu'ils peuvent tout acheter. Une femme de plus est un accomplissement", commente un élu.

"Je préfère une deuxième épouse à plusieurs maîtresses. Au moins, la deuxième femme a des droits. Je suis contre ceux qui se réclament d'un système de valeurs voulant abolir la polygamie mais qui n'hésitent pas à tromper leur femme", se défend Abdelaziz Aftati, le chef du groupe PJD à la Chambre des représentants, lui-même bigame.

Selon ses collaborateurs au Parlement, il aurait déployé une grande énergie pour que ses deux femmes aient le même type de maison, les mêmes meubles et équipements, en application du principe coranique de l'équité entre épouses.

Autre député islamiste à assumer publiquement son statut de bigame, Abouzaid El Mokrie El Idrissi, dont chacune des moitiés dispose de son propre domicile.

Ridicule

Si les PJDistes ont toujours été favorables à la polygamie, ils sont loin d'en avoir le monopole.Sur les 61 parlementaires de l'Istiqlal à la Chambre des représentants, 11 sont bigames.

Noureddine Mediane, le chef du groupe, fait même partie des chantres du "bonheur partagé", tout comme Mohamed Lamine Hormatallah, président régional de la Confédération générale des entreprises du Maroc au Sahara, Bouchta Jamaï, membre de la commission parlementaire de l'Intérieur, ou les députés Abdellah Abou Farès et Abdelghafour Ahrared...

"Mes deux femmes partagent le même toit et sont très complices. Quand ma deuxième épouse, toujours étudiante, se rend à ses cours, c'est ma première femme qui la dépose. Elles se considèrent comme des soeurs", assure Noureddine Mediane.

Au sein de l'Union socialiste des forces populaires (USFP), pourtant initiatrice de la grande marche des femmes pour l'amendement du statut du personnel en 2000, on cite le cas du défunt Ahmed Zaïdi, ancien chef du groupe parlementaire de l'USFP. "Peu s'en sont rendu compte, mais deux femmes portaient l'habit de deuil lors de ses funérailles", confie l'un de ses anciens collaborateurs.

À la Chambre des conseillers, le premier vice-président, Mohamed Faouzi Benallal, de l'Istiqlal, comme le deuxième vice-président, Mohamed Fadili, du Mouvement populaire (MP), sont polygames. Le premier a même trois épouses. Abed Chkail, du Parti Authenticité et Modernité (PAM), une formation qui se veut pourtant progressiste, fait lui aussi partie du lot.

"Là au moins, nos hommes politiques réussissent quelque chose ! ironise Soumaya Naamane Guessous, sociologue et grande figure du féminisme au Maroc. Ils naviguent à contre-courant. La nouvelle Constitution accorde des droits élargis aux femmes et le Maroc a adopté depuis plus d'une décennie une Moudawana limitant les possibilités de prendre une deuxième épouse.

Le roi lui-même a donné le ton en épousant une seule femme et en rompant avec la tradition du harem." Sauf que dans la société marocaine, la diminution de la polygamie a uniquement valeur de symbole porté, comme le reste des revendications citoyennes, par l'élite du pays.

Si cette pratique régresse dans les faits, elle reste largement tolérée. Une enquête sur les valeurs religieuses des Marocains (publiée en 2007 et rééditée en 2013), conduite par les chercheurs Hassan Rachik, Mohammed El Ayadi et Mohamed Tozy, révèle ainsi que 44 % d'entre eux y sont favorables.

"La polygamie est tolérée au nom d'un supposé sacrifice de l'homme, qui résorbe ainsi le nombre de femmes célibataires. Au lieu d'y voir le sommet du ridicule, la société perçoit la polygamie comme un acte d'héroïsme. Elle est confortée par une lecture conservatrice du texte religieux", analyse Soumaya Naamane Guessous. Une dualité propre au Maroc : évoluer oui, rompre avec les traditions, quelles qu'elles soient, non.

Séduction

Faut-il voir dans l'émoi suscité par le cas Choubani le prélude à un changement des mentalités, voire à une interdiction définitive de la polygamie comme l'a fait la Tunisie dès le milieu des années 1950 ? Très peu d'hommes politiques poussent en ce sens.

"Nous sommes dans un jeu de séduction et non pas dans le courage politique. Dès qu'un sujet est susceptible de fâcher, les plus démocrates évitent d'en parler. Ils craignent de paraître un peu trop laïques", remarque Guessous.

Et les oulémas ? "Beaucoup de savants musulmans marocains sont contre la polygamie, mais ils n'osent contrarier la croyance du plus grand nombre", affirme Asma Lamrabet, directrice du Centre des études féminines en islam au sein de la Rabita Mohammadia des oulémas du Maroc, une organisation placée sous la tutelle du roi qui réfléchit aux questions religieuses.

Pour cette féministe, l'islam est arrivé dans un contexte où la polygamie était une norme. Il en a fait une exception, en vue de son abolition. "Il a associé l'autorisation de prendre une autre femme à l'impératif de justice entre les épouses.

Une justice présentée dans le Coran comme impossible", argumente-t-elle, citant l'exemple du Prophète qui avait formellement interdit à son gendre, l'imam Ali, de prendre une autre épouse après que celui-ci s'est uni à sa fille, Fatima Zahra.

"Le Prophète voulait qu'avec la génération de sa fille commence une nouvelle ère, où la monogamie serait la norme", conclut Lamrabet. Quatorze siècles après, les esprits des leaders religieux et des politiciens n'ont pas bougé d'un iota.

Et en Algérie...

En l'absence de statistiques officielles, la polygamie demeure un sujet tabou au sein de la classe dirigeante. Les officiels, y compris les ministres islamistes qui ont siégé ou siègent au gouvernement, se gardent d'aborder publiquement cette question, qui relève plutôt de la sphère privée.

En novembre 2014, Naïma Salhi, présidente du Parti de l'équité et de la proclamation (PEP), d'obédience islamiste, a tenté de lancer une campagne en faveur de la polygamie. Raté.

Son initiative a fait pschitt. Largement inspiré de la charia (loi islamique), le code de la famille, adopté en 1984 puis amendé en 2005, autorise la polygamie sous certaines conditions.

Le mari qui souhaite prendre une seconde femme doit ainsi obtenir au préalable le consentement de sa compagne actuelle et celui de la future épouse. Cette nouvelle relation doit également recevoir l'autorisation d'un juge qui, pour s'assurer de la véracité de ce consentement, peut ordonner une enquête sur les aptitudes matérielles du mari à "assurer l'équité et les conditions nécessaires à la vie conjugale".

La loi autorise par ailleurs l'homme à se remarier dans le cas où son épouse souffre d'une maladie handicapante ou si elle n'est pas en mesure de procréer.

Source : Jeuneafrique.com

 

Ariana Miyamoto, la première Miss Japon noire, bataille contre les préjugés

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«Je suis pugnace», confie à l'AFP la reine de beauté, née de père afro-américain et de mère japonaise. «Je m'attendais aux critiques et je mentirais en disant qu'elles ne blessent pas du tout. Je suis Japonaise. Mais elles n'ont fait que renforcer ma motivation», témoigne-t-elle.

Le suicide d'un ami

Née à Sasebo, base navale américaine proche de Nagasaki où se sont rencontrés ses parents, Ariana (au centre de la photo) a subi des brimades à l'école. Si la jeune Afro-Asiatique a participé au concours de Miss Japon, c'est à cause du suicide d'un ami de même couleur, victime du racisme ordinaire. «Mon but était d'attirer l'attention sur la discrimination raciale», souligne-elle.

«Ce qu'a fait Naomi Campbell était incroyable»

«En tant que première Miss Japon noire, je dispose maintenant d'un tremplin pour faire passer mon message. Il est toujours difficile d'être le premier et, à cet égard, ce qu'a fait Naomi Campbell était incroyable», complimente-t-elle. D'ascendance jamaïcaine, Campbell a été la première mannequin noire superstar depuis Joséphine Baker.

L'hostilité qu'elle rencontre contraste avec la volonté affichée par les autorités japonaises de promouvoir l'image d'un «Japon cool» et d'attirer les touristes étrangers, notamment à l'occasion des JO de Tokyo de 2020, pour des raisons il est vrai économiques.

Rola et Becky deux autres métisses populaires

Ariana Miyamoto n'est pas la seule métisse célèbre au Japon. La popularité de Rola, une modèle d'ascendance bangladaise, japonaise et russe, et de Becky, chanteuse pop et animatrice télé de père britannique, laisse penser que les mentalités évoluent.

Source : AFP

 

Suppression de l’instruction islamique des épreuves du bac

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Suppression de l’instruction islamique des épreuves du bacLe ministère de l'Education nationale a décidé de supprimer la matière de l’instruction islamique des examens du baccalauréat pour les filières scientifiques (D), mathématiques (C) et littéraires (A). Toutefois, cette matière a été retenue pour les épreuves du bac pour la filière des lettres originelles (o).

Cette mesure intervient après l’annonce faite en 2014 par les autorités mauritaniennes d’augmenter le coefficient de l’instruction islamique dans les examens, pour susciter plus d’intérêt des milieux scolaires à cette discipline.

En effet, afin de renforcer l’apprentissage de l’arabe d’une part et d’initier les élèves sur les bonnes valeurs d’autre part, après la recrudescence de la criminalité barbare au cours de l’année passée, notamment dans les milieux de la jeunesse, le département de l’éducation avait recommandé l'augmentation du coefficient et de l'horaire de la discipline de l'instruction islamique.

Traduit de l’Arabe par Cridem

Source : Essirage (Mauritanie)

 

Mauritanie : le ministère de l’enseignement annule les bourses de plus de 3000 étudiants

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Mauritanie : le ministère de l’enseignement annule les bourses de plus de 3000 étudiants

Le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a annulé ce vendredi par arrêté le résultat des travaux de la commission nationale des bourses.

Dans le communiqué de presse publié par l’agence officielle (AMI), cette décision a été prise en raison de certains manquements dans la préparation des travaux de la commission lors de sa dernière session.

L’arrêté du ministère ajoute que la commission sera convoquée prochainement pour une nouvelle réunion sans toutefois préciser la date.

La commission nationale des bourses avait octroyé, lors de sa dernière réunion, 3398 nouvelles bourses dont 2699 au niveau national et 699 autres à l’étranger.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

 

Education en Mauritanie : un secteur interdit aux migrants

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Education en Mauritanie : un secteur interdit aux migrants [Vidéo] En 2014, la Mauritanie a pris une mesure notifiant que désormais l’enseignement est réservé aux Mauritaniens. Une mesure qui risque de pénaliser plus d’un migrant qui œuvre dans ce domaine.

Enseigner en Mauritanie devient de plus en plus difficile pour les étrangers. Cheikh Abba Bayo dispensait des cours depuis 2004. Il est l’une des victimes de cette mesure gouvernementale. « J’ai été expulsé de l’école des Nations où j’enseignais le français après le passage d’une équipe d’inspection du ministère de l’Education », déclare l’enseignant migrant.

D’après les statistiques de l’UNESCO sur l’éducation en 2007, il y avait plus de 20 000 enseignants pour près de 37000 écoles primaires en Mauritanie. Et 5200 professeurs assurent l’enseignement secondaire pour 100 000 élèves, dont un quart dans le secteur privé.

Selon Cheikh Bayo, 80% des enseignants dans les écoles privées mauritaniennes sont des migrants. La Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) parle de 500 à 600 enseignants migrants dont 200 sont issus de la communauté sénégalaise. Ces enseignants du secondaire et du primaire sont très sollicités pour les matières comme le français, l’anglais et les mathématiques.

Une étude du ministère de l’éducation il y a quinze ans soulignait que la quasi-totalité des instituteurs en Mauritanie ne sont pas bilingues, les trois quart ne sont qu’arabophones uniquement et 20% francophones. Les besoins en enseignants francophones restent criants quand le quart des programmes doit être dispensé en français.

Le gouvernement mauritanien a pris dès le début de l’année scolaire 2014-15 une mesure administrative interdisant aux migrants d’enseigner ; elle fait suite à une mesure similaire à l’égard des chauffeurs de taxi et des marins pêcheurs étrangers.

Pour Me. Id Oud Mbareck, Avocat à la Cour, cette nouvelle mesure « n’est pas une loi qui a un caractère législatif mais une mesure administrative qui est en contradiction avec la loi existante ». Et de justifier que le code du travail « n’interdit pas le travail aux migrants, mais exige certaines conditions, à savoir , essentiellement, le permis de travail qui est le principal document permettant aux migrants de travailler librement ».

«L’Etat doit permettre à ces migrants d’accéder au travail parce que aussi c’est une main d’œuvre nécessaire » recommande Me Fatimata M’Baye, présidente de l’Association Mauritanienne des Droits de l’Homme.

Pour sa part, le responsable de la migration au sein de la CGTM, Mamadou Niang a estimé que la gestion du travail «ne peut pas être une gestion sécuritaire mais plutôt administrative, car c’est une gestion du travail ». Et par conséquent, ajoute-t-il, la Mauritanie doit « s’en tenir aux conventions internationales et la réglementation qu’elle a adoptée dans ce sens ».

Les propos de la présidente de l’AMDH divergent avec ceux de Monsieur Mamadou Kane, ambassadeur du Sénégal en Mauritanie, selon lequel « Les textes concernant les droits des migrants n’ont pas été ratifiés par la Mauritanie, ce qui fait la différence avec la plupart des pays récepteurs à savoir les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et d’autres pays de l’Europe de l’Ouest».

« Comment peut- on être interdit de travailler dans un pays alors que l’on dispose de tous les documents exigés pour la résidence dans ce même pays ? » s’interroge Cheikh Abba Bayo aujourd’hui au chômage. Selon lui, « c’est une forme regrettable de discrimination ».

Source : Dune Voices (Mauritanie)