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Culture en Mauritanie

Education nationale : Un sabotage organisé

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Education nationale : Un sabotage organiséLe secteur de l’éducation nationale est incontestablement l’un des plus malades du pays. Inutile de décompter les problèmes structurels pour s’en convaincre. C’est un secret de Polichinelle que rien ne va dans cette école mauritanienne dévoyée.

C’est finalement une impression d’un sabotage organisé aussi bien au niveau central que régional. Chacun fait ce qu’il veut. Les dernières missions organisées par le ministère ont au moins démontré que des milliers d’enseignants (professeurs et instituteurs) sont totalement en dehors du circuit, mais continuent néanmoins à percevoir leurs salaires et indemnités.

Avec la bénédiction et la complicité de hauts responsables de ce ridicule ministère. Chaque personnalité influente a ses protégés. Du ministre au planton. Même les personnes externes ont leur mot à dire : Les généraux, les élus, les notables.

Les déséquilibres des ressources humaines et les disfonctionnements pédagogiques qu’ils occasionnent sont les conséquences directes de ces indésirables incursions et interférences. Au niveau central, chaque direction cache des centaines de fonctionnaires dont certains n’ont jamais servi plus de deux à trois ans.

Chaque direction régionale de l’éducation et inspection départementale a ses hommes et femmes invisibles sauf en période de contrôle. Comment comprendre que le personnel d’une petite inspection puisse être de plusieurs dizaines dont une junte féminine aux rôles imprécis face à des hommes aux desseins inavoués.

En plus de tous ces avatars, deux autres facteurs qui mouillent davantage l’argile viennent s’ajouter: L’envoi massif d’instituteurs (généralement les meilleurs et les plus expérimentés) comme conseillers pédagogiques ou attachés administratifs.

Une hérésie inventée par Ahmed Ould Baye pour contenir le mécontentement des centaines de surveillants généraux reversés au fondamental par les établissements du secondaire. Puis le recrutement intempestif de milliers de contractuels généralement sans niveau ni compétence pour palier au manque engendré par ce sabotage officiel de l’enseignement. La reforme du système éducatif ne se décrète pas.

C’est un choix qui a un prix. En termes d’amélioration substantielle des conditions de travail des enseignants, de suivi administratif rigoureux de leur gestion et de mesures strictes imposées aux plus hautes autorités ayant en charge le pilotage de cet important secteur social.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

BALL BI de Khalifa Sy remporte le grand prix de Nouakshort film2015

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BALL BI de Khalifa Sy remporte le grand prix de Nouakshort film2015Le grand prix de la compétition nationale a été attribué au film BALL BI de Khalifa Sy, par le jury de la 10eme édition du festival Nouakshort film dont les rideaux se sont refermés, dans la nuit du mardi à mercredi, au village de la biodiversité.

« Ball bi » retrace la passion d’un garçon amoureux du ballon rond fan de Messi.Tandis que le prix du jury est revenu à Ishtar & Isis. Pour la compétition internationale, Douwar Souleymane (Maroc) a remporté le grand prix et Wintery Spring (Egypte) le prix du jury.

S’agissant de la compétition d’atelier, Zeinab s’est adjugé le grand prix. Quant au prix du jury, il échoit à Assayad (le pêcheur).

Quatre jours durant, les cinéphiles nouakchottois ont pu suivre la projection de 50 films de 9 pays. Nouakshort film a aussi vibré au rythme de 4 compétitions, et 6 ateliers où 80 jeunes seront initiés aux métiers du cinéma.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

Ouverture de la nouvelle année scolaire en Mauritanie

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Ouverture de la nouvelle année scolaire en MauritanieLa nouvelle année scolaire 2015 – 2016 a été ouverte lundi au niveau des enseignements primaire et secondaire en Mauritanie, a-t-on constaté à Nouakchott. A cette occasion, le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a effectué une tournée dans certains établissements scolaires de la capitale afin de s’enquérir du démarrage de la nouvelle entrée.

De son côté, le ministre de l’éducation nationale, Ba Ousmane, a adressé un discours à la famille scolaire dans lequel il a indiqué que son département a mis en œuvre de nombreux programmes d’amélioration de la qualité de l’enseignement.

Il a également cité certaines des actions menées dans le but de faciliter l’assimilation par les élèves des programmes scolaires.

Il s’agit, entre autres, de la production de 240.000 livres scolaires sur fonds propres de l’Etat, de l’acquisition de 800.000 autres livres scolaires et de la création d’une base de données pour une meilleure gestion des ressources humaines.

Il a été aussi procédé, pour la première fois dans le pays, au recrutement d’inspecteurs de l’enseignement secondaire ainsi qu’au recrutement et redéploiement d’un personnel supplémentaire de 872 éléments composé d’inspecteurs, de professeurs, d’instituteurs et de laborantins pour résorber le déficit existant dans ces corps.

M. Ba a en outre évoqué la création de trois lycées d’excellence et l’ouverture d’une nouvelle filière en langues espagnole et anglaise dans les établissements d’excellence dans les deux plus grandes villes de Mauritanie : Nouakchott et Nouadhibou.

Source : Star Africa

La rentrée scolaire maintenue pour le 19 octobre

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La rentrée scolaire maintenue pour le 19 octobre La rumeur circulait déjà depuis quelques jours à propos du report de l’ouverture des classes pour l’année 2015-2016.

Une rumeur démentie par le ministère de l’éducation dans un communiqué publié à Nouakchott.

Dans ce communiqué le ministère réaffirme que la nouvelle année scolaire commencera lundi 19 octobre pour s’achever vendredi 10 juin 2016 à la fin des cours.

Il a invité tous les établissements scolaires du public comme du privé de respecter ces dates et appelé toutes les autorités régionales à respecter ces échéances.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

 

La rentrée 2015-2016: L'école Moctar Ould Dadah ouvre ses portes, le lundi 5 octobre prochain

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La direction de l’école Moctar Ould Dadah informe les parents d'élèves que les inscriptions et réinscriptions pour l'année scolaire 2015-2016 sont ouvertes. Les cours commenceront le lundi 5 octobre 2015 à 8h00 du matin.

L’école Moctar Ould Dadah qui fête par cette rentrée son 10ème anniversaire, dispose d’infrastructures adéquates, d’un corps professoral de haut niveau et des ressources pédagogiques nécessaires. Elle offre à vos enfants une vie associative dans un environnement sain.

La direction de l'école Moctar Ould Dadah vous remercie pour votre confiance.

 

 

L’Aïd Al Adha aura lieu jeudi 24 septembre en Mauritanie « Officiel »

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L’Aïd Al Adha aura lieu jeudi 24 septembre en Mauritanie « Officiel » Les musulmans du monde entier sont fixés. Cette année, l’Aïd Al Adha *, qui correspond au 10e jour du mois de dhul hidja, débutera le 24 septembre 2015. Pour la Mauritanie, la journée du jeudi 24 septembre a été officiellement déclarée, par la Commission centrale d'observation du croissant lunaire, aujourd’hui mardi 15 septembre courant, jour de l’Aid El Kebir.

Sur la base de ces informations, les jours de tachriq pour les pèlerins seront donc les jeudi 24, vendredi 25, samedi 26, dimanche 27 septembre 2015.

Cœur du pèlerinage (hajj), le jour de Arafat, 9e jour de dhul-hidja, correspondra au mercredi 23 septembre. C’est à cette occasion que des millions de pèlerins se rassembleront sur la plaine de Arafat.

Le même jour, dans le reste du monde, des centaines de millions de musulmans jeûneront, avant la fête du lendemain et des jours suivants.

Traduit de l'arabe par Cridem

Source : Essirage

 

Mauritanie: Fermeture de 80 écoles privées

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Mauritanie: Fermeture de 80 écoles privéesLe gouvernement mauritanien a ordonné la fermeture de quatre-vingt écoles privées, accusées de n’avoir pas respecté la réglementation en vigueur.

Ces écoles ont été fermées après une mise en demeure, selon des sources au sein du Ministre de l’Education nationale qui affirment que d’autres écoles pourront connaitre le même sort.

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

Source spéciale : L’AMI dans le collimateur de l’IGE

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Selon une source spéciale citée par Al Akhbar, l’Inspection Générale de l’Etat a dépêché une équipe à l’Agence mauritanienne d'information  sur la base d’une lettre qu’un des responsables de cet établissement aurait envoyée à la Présidence, au ministère et à l’IGE faisant état  de mauvaise gestion administrative et financière qui a noyé l’institution dans des dettes qui avoisinent les 600 millions d’ouguiyas.

Selon la source qui s’est confiée à Al Akhbar, le directeur général de l’AMI, Yarbe Ould Sghair a rétiré le 19 août 2015 un chèque d’un montant de 1 million 700 mille ouguiyas du compte de l’AMI au niveau de la BCI. Or, précise la source, le directeur est en congé depuis le 18 août 2015. La lettre précise que l’AMI est débitrice envers plusieurs établissements, notamment la CNAM pour 130 millions, la CNSS pour 89 millions, la MAURITEL pour 150 millions, l’Imprimerie Nationale pour 102 millions et le groupe Maurdin pour 147 millions.

Ould Sghair contacté par Al Akhbar, a affirmé que le document cité n’est rien d’autre qu’un bulletin de renseignements contenant de fausses informations. Le directeur général de l’AMI précise que son établissement "souffre de dettes accumulées depuis plusieurs années et que sa gestion n’est empreinte d’aucune mauvaise gestion administrative ou financière." Ould Sghair se dit confiant que l’IGE va le démontrer. Espérons-le pour lui.

Source : Cridem

 

Situation de l’enseignement en Mauritanie : Où sont passés les efforts déployés depuis 1999 ?

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Situation de l’enseignement en Mauritanie : Où sont passés les efforts déployés depuis 1999 ?Entre 1999, date de la dernière réforme de l’enseignement, et 2005, date du coup d’Etat sur Ould Taya, pas moins de 16 ministres de l’Education se sont succédé à la tête de l’Enseignement en Mauritanie, soit presque 1 ministre chaque année. Entre 2005 et 2015, 12 ministres.

Donc, une défaillance notoire dans le suivi des réformes, chaque nouveau arrivant faisant table-rase de toutes les mesures qui le précèdent e avant d’engager un nouveau recommencement.

C’est là, selon les spécialistes, la première preuve que l’enseignement n’a jamais été une priorité réelle pour les autorités mauritaniennes qui se sont succédé. Pas moins de 67 Milliards d’ouguiyas ont jusque-là été injectés, selon eux, dans le secteur de l’éducation.

Le résultat n’est pas toujours des meilleurs avec des infrastructures scolaires en délabrement, un corps enseignant toujours en mendicité et le plus bas niveau d’admission au Baccalauréat dans toute la région ouest-africaine et au Maghreb, avec un taux de réussite qui n’a jamais dépassé les 7 ou 8%. Il y a un gros problème sur lequel les Mauritaniens doivent réfléchir, face aux moyens financiers énormes débloqués et la petitesse des résultats atteints, se plaignent les techniciens.

Pourtant, l’histoire nous renseigne qu’un pays comme le Japon, écrasé et détruit en 1945, n’a atteint un tel degré de développement aujourd’hui que grâce à l’enseignement.

Les pays scandinaves qui accusaient un énorme retard par rapport au reste de l’Europe à la fin de la dernière guerre n’ont dû leur essor que grâce à l’effort de la communauté européenne qui a réservé plus de 45% de son PIB pour rehausser le niveau de l’enseignement dans ces pays, ce qui leur a permis de vaincre leur retard de développement.

L’enseignement est la pierre angulaire de tout développement, de tout progrès. Les futurs cadres du pays ne seront que le produite de l’enseignement. Bon, ils le seront, médiocres, la Mauritanie se retrouvera entre les mains des médiocres qui signeront sa disparition.

Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

Recrutement de 400 instituteurs pour subir la formation aux ENI

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Recrutement de 400 instituteurs pour subir la formation aux ENIUn concours externe sera organisé le Samedi 10 Octobre 2015 à 8h pour le recrutement de 400 instituteurs pour subir la formation aux ENIs de Nouakchott, d’Aioun, d’Akjoujt et de Kaédi.

Les épreuves écrites de ce concours ouvert aux personnes de nationalité mauritanienne titulaires du Baccalauréat de l’enseignement secondaire et âgées de 18 ans au mois et de 36 ans au plus à la date du concours, se tiendront dans les quatre ENIS d’Aioun, de Nouakchott, d’Akjoujt et de Kaédi, à raison de 100 candidats par centre.

Les places à pourvoir se repartissent pour tous les centres à 140 instituteurs arabes et 140 enseignants français. Les 120 postes restants seront réservés à des instituteurs bilingues.

Pour plus des renseignements

http://www.concours.gov.mr/VisAvis.aspx?av=114AV0

Source : Cridem



Dérives dans la presse : la HAPA en colère

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Dérives dans la presse : la HAPA en colèreLa Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel (HAPA) relève des dérives dans le traitement et la diffusion de l’information, en violation des règles déontologiques et professionnelles, et réitère sa détermination à faire respecter la réglementation dans ce domaine, à travers une déclaration rendue publique mardi.

Dans un monitoring, la HAPA note et désapprouve l’attitude « de nombreux médias qui ne cessent d’enfreindre les dispositions légales et les règles de l’éthique professionnelle, en ignorant les textes fondateurs de la liberté de la presse.

Ces médias qui n’arrivent pas à prendre conscience des enjeux de la liberté de la presse et son impact sur l’intérêt et l’ordre public, publient fréquemment des informations avant d’en vérifier la fiabilité.
Souvent, la paix civile, la cohésion nationale et la dignité humaine sont mises en péril par certains journalistes qui n’arrivent pas à concilier le couple liberté/responsabilité ».

Ainsi, plusieurs médias (dont la déclaration ne précise pas les noms) "sont accusés de relayer la rumeur et d’en faire une source fiable de l’information, avec des journalistes incapables de faire la distinction entre vie privée et vie publique ".

Résultats de ce comportement professionnellement condamnable, « des accusations sans preuves, la calomnie, la diffamation, l’outrage à la personne du chef de l’Etat et l’atteinte à l’honneur et à la dignité des membres de sa famille, devenues monnaies courantes ».

La censure, rappelle-t-on, a été abolie en Mauritanie en 2006.

Depuis quelques années, le développement des Nouvelles Technologies entraîne une multiplication des organes électroniques, alliés à l’avènement d’une dizaine de chaînes de radios et de télévisions privées.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Tagant : La ministre de la Culture sur les traces des villes anciennes et autres lieux de mémoire

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Madame Hindou mint Aïnina, ministre de la Culture et de l’artisanat, a mis à profit sa présence au festival des dattes de Tidjikja, du 31 Juillet au 2 Août, pour visiter certaines cités historiques et autres lieux de mémoire du Tagant. Un périple qui devait permettre, à Mint Aïnina, de constater, de visu, l’immense potentiel que recèle cette wilaya.

Tidjikja :Ghadima entre au Patrimoine national

La randonnée a commencé par une visite guidée de la Ghadima, ancienne ville de Tidjikja, fondée en 1660. Sur les lieux, Hindou mint Ainina, accompagnée des ministres de l’Agriculture et du Commerce, ainsi que du directeur général de l’agence Tadaamoun, s’est arrêtée à l’ancienne maison de l’érudit Sidi Abdoullah ould El Hadj Brahim qui repose à Ghouba, une localité située à soixante kilomètres au sud-est de Tidjikja. La délégation ministérielle s’est ensuite rendue à la maison d’une autre figure, Taleb ould Hankouch, où ses petits-fils, fortement mobilisés, avaient, pour l’occasion, dépoussiéré l’ancienne bâtisse, véritable chef d’œuvre architectural et culturel. Toutes choses qu’il faudrait réhabiliter et conserver pour les générations futures.

Taleb ould Hankouch fut le grand disciple de Sidi Abdoullah Ould El Hadj Brahim, son khalife même. Connu pour son érudition, il fut aussi le plus grand notaire du Tagant, sollicité de partout pour son savoir en matière de fiqh. Les cités de Chinguitti, Ouadane et Tichitt firent appel à lui pour trancher divers litiges dont certains étaient cocasses. C’est lui qui trancha l’épineuse question de l’imamat d’Ouadane. Ses actes sont archivés en Algérie. Il a contribué à propager le savoir en différents foyers du pays et dans les pays voisins.

La réhabilitationde ce patrimoine architectural et culturel se réalisera-t-elle grâce à l’entrée officielle de Ghadima, au registre du Patrimoine national. La remise, par madame la ministre, d’un document l’attestant, à Saleck ould Saleck, maire de Tidjikja, le jour même du lancement du Festival des dattes, permet de l’espérer. Désormais, une plaque apposée à l’entrée de la Ghadima immortalise cette promotion nationale. Une décision qui fut d’ailleurs signée, a-t-on appris, dès le premier festival des dattes de Tidjikja, en 2009, mais longtemps gardée dans les tiroirs du ministère de la Culture et de l’artisanat. Des hommes comme Yahya ould Béchir s’étaient beaucoup investis dans ce projet. Désormais donc, Tidjikja attend les retombées que cette reconnaissance pourrait lui rapporter. On attend avec impatience la réhabilitation du cœur de la ville. Au cours d’un atelier sur le développement du tourisme au Tagant, des intervenants ont d’ailleurs déploré la reconstruction, en béton de certaines maisons du centre-ville, qui dénature l’ancienne architecture.

Rachid : Pour une réhabilitationde l’ancienne ville

L’autre étape importante aura été, pour Mint Aïnina, le déplacement à Rachid, une autre cité historique. Cette agglomération oasienne, encastrée entre deux montagnes, à l’Est et à l’Ouest, et nantie d’un bel oued, au Nord-ouest, fut fondée au lendemain de la destruction, le 16 Août 1908, de l’ancienne cité historique, établie, en 1723, sur les flancs montagneux. A Rachid, Mint Ainina n’a pas visité la ville ancienne et s’est contentée, au pied de la montagne, des explications du maire, le docteur Mohamed ould Dié, sur la fondation de la cité et sa destruction par l’armée coloniale. Madame la ministre s’est étonnée de ce que des mesures n’aient pas été prises pour faire connaître, réhabiliter et promouvoir ce précieux patrimoine. Elle a exprimé la volonté du gouvernement de rectifier les choses, via son Programme national de développement du patrimoine national. Une annonce accueillie avec intérêt par le maire de Waahaat. A Rachid, la ministre et ses collègues devaient également visiterune exposition de produits artisanaux et agricoles, une foire de dattes et la source d’Irigi. Un programme perturbé par un orage tombé, la veille, sur la ville. Nous y reviendrons.

 

Un mausolée pour Boubacar Ben Amer, un des chefs de guerre des Almoravides

Autre arrêt ministériel : le tombeau de Boubacar Ben Amer, sis en l’oued El Meksem dans la commune de Boubacar Ben Amer (Ghoudiya). Boubacar fut le chef des Almoravides venus guerroyer pour l’islam dans ce qu’on appelait Bilad as-Soudan. Il trouva la mort àl’endroit qui porte, depuis, son nom. Ici, la ministre a été reçue par le maire de la commune, maître Saleck ould Abdel Jelil. Dans sa déclaration sur place, Mint Aïnina a rappelé que le développement et la promotion du patrimoine culturel du pays est une priorité de son département qui a concocté, à cette fin, un programme national, et ensuite exprimé son souhait que « cet endroit devienne un lieu de visites », ajoutant : « il faut, en conséquence, lui donner un cadre approprié d’accueil ». Même son de cloche chez le maire de la commune qui a demandé, en outre, la construction d’un mausolée pour l’illustre homme et un geste à l’endroit des familles qui assurent, sur place, le gardiennage du tombeau.

Kasr El Barka : inscrire la cité au patrimoine national

L’ultime étape de la ministre au chevet des cités historiques et autres lieux de mémoire fut Ghasr El Barka, dans la commune de N’Beïka. Accueillant Mint Aïnina en grand rassemblement, le maire de la commune, Sidi Mohamed ould Mohamed Vall, a résumé son ambition pour la cité historique dans une formule introductive : « Ghasr El Barka sur Google : d’une cité oubliée à une cité classée au patrimoine national ». Le maire a ensuite demandé la protection de l’endroit par une clôture en grillage, pour éviter sa dégradation par les animaux en divagation et l’érosion. Ghrini voudrait voir cette cité des érudits sortir de l’oubli et tous les Mauritaniens profiter de son riche passé culturel. Des doléances que la ministre s’est hâtée d’accepter, en prenant l’engagement d’entamer la procédure pour l’inscription de Ghasr El Barka au registre du patrimoine national, avant la fin 2015. Elle a également répondu favorablement à la requête du maire pour la protection du site. Une position fort appréciée par le maire et les citoyens réunis ce jour.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

La liberté de la presse dans le monde arabe : La Mauritanie risque de tomber de son piédestal

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La liberté de la presse dans le monde arabe : La Mauritanie risque de tomber de son piédestalTrois années consécutives à la tête du classement de la liberté de la presse dans le monde arabe, selon Reporter Sans Frontière (RFS), la Mauritanie pourrait bien tomber de son piédestal avec pas moins de 12 violences recensées en 2015 contre des journalistes.

C’est ce que révèle le dernier rapport publié par le Réseau des défenseurs de la liberté de presse dans le monde arabe « SENAD ».

Ainsi, rien que dans la première moitié de l’année en cours, trois cas de violences verbales contre des journalistes mauritaniens ont été répertoriés, en plus d’un cas d’agression physique, un cas de blessure, une convocation par les services de sécurité pour enquête, une arrestation arbitraire, une menace de mort, une exaction, un cas de confiscation et d’effacement des contenus d’une caméra, un cas de menaces physique et un cas de piratage d’un site d’information. Douze cas de violences contre la liberté de presse qui risqueront de ternir l’image de la liberté d’exercice de la profession de journaliste en Mauritanie.

Au niveau du monde arabe, le réseau « SENAD » affirme avoir recensé depuis le 1er janvier 2015 à nos jours, quelques 1462 violations contre 550 journalistes dans le monde arabe, dont 48 violations collectives.

Le rapport a ainsi répertorié quelques 50 genres de violations contre les journalistes dans le monde arabe, le plus répandu étant le refus de couverture, suivi par les agressions physiques, les arrestations arbitraires, les procès non équitables.

Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

6e édition du festival des dattes de Tidjikja: Les organisateurs rendent public le programme

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La commission d’organisation de la 6eme édition du festival des dattes de Tidjikdja, prévu du 31 juillet  au 2 août a  rendu public ce 28 juillet le programme concocté pour les festivaliers.

En effet, après la cérémonie d’ouverture officielle et une soirée culturelle et artistique, un dîner de gala, dans la soirée du vendredi 31, place de la commune, les festivaliers visiteront, le lendemain matin, samedi, les stands de la foire des dattes, des produits artisanaux, des manuscrits, les moyens d’exhaure traditionnels etc. Une occasion pour les visiteurs de découvrir la production locale dans sa diversité  mais aussi celle venue d’autres régions productrices et donc de déguster quelques variétés fraîches de dattes.

L’édition 2015 sera également marquée par l’inauguration du programme d’employabilité de 79 jeunes mis en place par l’ONG CAMM, des conférences/débats sur l'Islam et cohésion sociale, la problématique de l’eau à Tidjikdja, le développement local, un concours de lecture du Coran, des compétitions culturelles et sportives, des consultations médicales gratuites à l’hôpital de Tidjikja.

Il est également prévu une visite de l’oued de Tidjikja, le samedi, avant de visiter l’ancienne ville cité de Rachid, située à 45 km au nord-ouest de Tidjikja où les festivaliers vont déjeuner avant de retourner à Tidjikja.

Les lauréats des concours recevront leurs récompenses au cours d’une soirée culturelle et  artistique de clôture, le dimanche 2 août.

La publication de ce programme vise, à en croire les organisateurs, à couper court à certaines rumeurs circulant à Tidjikja et dans certains salons de Nouakchott et  qui feraient croire que les activités du festival allaient être décentralisés dans les communes de la Wilaya, Rachid, Nimlane, Goudiya et N'Beika,

Programme

 

Vendredi 31 juillet 2015

Inscription des candidats aux  concours  (Récitation coranique, poésie.) : 09 H – 17 H

Inscription aux consultations médicales : 09 H – 17 H

Mise en place de  l'Espace des expositions  (Foire des dattes,  produits artisanaux,...):09 H – 17 H

 

Atelier sur l’Islam et la cohésion sociale (Salle des fêtes de la Commune) : 9 H – 13H

 

Inauguration du programme d’employabilité de 79 jeunes mis en place par l’ONG CAMM : 16 H

Diner de Gala (à l’auberge) :19 H 30

Ouverture officielle du festival (Place de la Commune) :21H 30

Soirée artistique et culturelle:22H 30

vSamedi 1er août 2015

09 H 00 :

Démarrage des activités de la Foire des dattes,  des produits artisanaux, manuscrits, médecine traditionnelle, équipements de forage et d’irrigation.

Début des concours  de récitation coranique et de poésie (Délégation régionale des affaires islamiques) :

Lancement des consultations médicales (Hôpital Régional) ;

 

09 H 30:

 

Excursion de l’oued de Tidjikja & Visite de la cité de  Rachid et déjeuner sur place.

.     17 H 00:

Début des compétitions sportives

21H 30 : Soirée artistique et culturelle

 

Dimanche 2 août 2015

09 H -13 H 00:

Atelier sur la problématique de l’eau

Atelier sur le Développement Local : 15H-18H

17 H –19 H :

Finales des compétitions culturelles et sportives

Clôture des consultations médicales

 

21H 30 : Soirée artistique et culturelle (cérémonie de clôture, remise des prix et des trophées).

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Nécrologie : Religion/ Ahmed Cherif Aidara n’est plus

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Nécrologie : Religion/ Ahmed Cherif Aidara n’est plusAhmed Chérif Aïdara a Tara! (Il est parti). Le fils de Chems Dine Aidara, une grande figure religieuse vient de tirer sa référence, c’est une étoile de l’islam qui vient de s’éteindre. En effet, le fondateur de la deuxième mosquée de Nouakchott n’est plus. L’homme pour ceux qui ne connaissent pas était originaire de Oualata dans le Hodh, chérif de par son ascendance, rien ne pouvait venir à bout de sa foi et de sa conviction religieuse.

L’islam dans les veines, l’a toujours renforcé qu’il était dans la vérité divine. C’était un homme admirable qui avait placé très haut la barre de la religion musulmane, celle qui vous pénètre les tréfonds de l’âme.

C’est le premier président de cette nation qui lui octroyé le terrain qui abrite la mosquée et les appartements de sa concession. Religieux fils de religieux Moctar Ould Daddah était fasciné par cet homme qui avait demandé « un toit pour une maison de Dieu » avant sa propre maison.

C’est feu Bâ Mamoudou Samboly qui trouve la solution, en lui cédant le terrain qui devait revenir à l’Etat-major de la Garde Nationale, qui se trouve à quelques encablures de ce lieu de culte tidiane.

En saint homme qui maitrise le coran et les connaissances ésotériques il va achever la mosquée en 1962 pour confier son imamat à Thierno Daouda Bâ en 1964. C’est son fidèle compagnon qui a cheminé avec lui pas à pas en cette dure période, à nos jours. Il n’est pas exagéré de dire que c’est un homme de Dieu de la dimension de Daouda Bâ qui vient de perdre une part de lui-même.

Tous deux avec leurs disciples, ils ont couvé la tarîqa ti diane et entouré de leurs bras l’étendard de l’islam. Chérif Ahmed Aîdara qui à des enfants cadres a toujours exhorté les disciples à ne jamais tendre la main pour vivre. Pour lui seul le travail peut vous permettre de garder votre honneur et votre dignité.

L’âge aidant l’homme qui priait le vendredi assis sur son grand « ilouwich », s’est absenté quatre vendredis. Il était malade. La veille de son décès, l’homme qui était veuf depuis six mois, aurait dit que « Hawa Malal, (la mère de ses enfants) me réclame auprès d’elle ». C’est ce qu’il fît, la rejoignant le samedi dernier, quittant ce bas monde.

Ina l’il laahi wa ina ileyi rajihoun.

Source : ADN - Cridem

 

Festival des dattes de Tidjikja: La Batha et les grands axes de la ville nettoyés

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Festival des dattes de Tidjikja: La Batha et les grands axes de la ville nettoyésLes préparatifs de la 5ème édition du festival des dattes de Tidjikja se poursuivent activement, rapportent des sources proches de l'organisation, à Tidjikja, la capitale régionale du Tagant.

Les commissions d'organisation, foire et d accueil/hébergement ont définitivement été pourvues hier samedi à Tidjikja où se trouve Saleck Ould Saleck, maire de la commune pour les derniers réglages.

Parallèlement à cela, la mairie a organisé une campagne d’assainissement de la batha et des principaux axes de la ville. Son objectif est de rendre la ville attractive pour les nombreux festivaliers attendus dans 5 jours à Tidjikja.

Le festival s'ouvre en effet le 31 juillet. Interrogé par Le Calame sur le retrait de certains présidents de commissions, Saleck Ould Saleck, qui se trouve sur place, dit n'être au courant de rien sinon que le président de la République a accepté de patronner le festival cette année, une première dans l'histoire de la création de cet événement, ce dont-il se félicite. Et Saleck Ould Saleck d'ajouter que ce retrait n'affectera en rien les préparatifs et le déroulement du festival.

Selon nos sources, Ahmed Ould Zeine, Mohamed Nemine et Ould Mohamed El Hacen se seraient retirés de l'organisation pour marquer leur désaccord par rapport aux préparatifs et à la gestion du festival.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

Ould Dedew met aux enchères le turban d’Ould Adoud pour soutenir la Palestine

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Ould Dedew met aux enchères le turban d’Ould Adoud pour soutenir la Palestine Selon le site Alakhbar.info, le Cheikh Mohamed El Hacen Oud Dedew a exposé vendredi à Nouakchott le turban de l’érudit Mohamed Salem Ould Addoud pour une vente aux enchères.

Le site ajoute que la somme que vaudrait cet habit du savant mauritanien disparu il y a quelques années, sera destinée à la cause palestinienne.

Toujours selon Alakhbar.info, la ligue nationale pour le soutien de la cause palestinienne a déclaré que l’exposition durera deux jours et que pour l’instant les propositions ont atteint 4 millions d’ouguiyas dès les premières minutes de l’ouverture des enchères.

L’érudit Ould Dedew, cité par la même source médiatique a affirmé à l’ouverture du premier congrès d’Al Quds qui se tient à Nouakchott que la cause palestinienne doit rester dans le cœur de tout le monde et que c’est la seule question prioritaire susceptible de rassembler tous les musulmans de partout dans le monde.

Source : Kissima Diagana

 

Démarrage des journées économiques de la Mauritanie à Milan

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L'Exposition universelle de Milan 2015, en Italie, a abrité, le 21 juillet, le lancement des journées économiques de la Mauritanie, présidée par la Ministre de la Culture et de l'Artisanat Madame Hindou Mint Ainina et organisées par l'Autorité de la Zone Franche de Nouadhibou.

La cérémonie marquée par la participation d'une importante délégation gouvernementale, a été l'occasion pour la Ministre de la Culture de mettre en exergue la coopération entre la Mauritanie et l'Union Européenne à différents niveaux et remercier la Direction de l'Exposition de Milan pour son appui.

Elle a également indiqué que ces journées représentent une opportunité pour les deux parties et serviront à éclairer les acteurs du milieu économique sur les opportunités d'investissement en Mauritanie. L’objectif est de permettre aux opérateurs économiques italiens de découvrir les évolutions notables  que la Mauritanie a connues à la suite des différentes réformes engagées par les pouvoirs publics ces dernières années.

Pour sa part le président de l'Autorité de la Zone Franche de Nouadhibou, Monsieur Mohamed Ould Daf a présenté, lors de son intervention, la Zone Franche de Nouadhibou, soulignant qu'elle a été créée dans le cadre d'une stratégie économique globale mise en place par le Président de la République,Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz.

Le Président de l’AFZN a,aussi,remercié la Banque Mondiale pour sa coopération avec l’Autorité et son accompagnement continu.

Dans un cadre similaire, le ministre du Pétrole, de l’Energie et des Mines a présenté les potentialités énergétiques du pays et ses multiples ressources en matière d'industries extractives. Trois présentations ont été faites, dans ce sens, par des responsables dudit ministère.

Dans le domaine du Tourisme, la Ministre du Commerce, de l'Industrie et du Tourisme,Madame Naha mint Hamdy Ould Mouknass s’est appesanti surla situation sécuritaire exemplaire du pays actuellement et a exposé ses atouts touristiques, ainsi que la stratégie de son secteur qui s'étend sur le court et long terme.« La Mauritanie est un havre de paix et de sécurité »,affirma-t-elle.

Une projection d’un film documentaire sur le tourisme en Mauritanie a eu lieu, à la fin de l’intervention de madame la Ministre.

La cérémonie de démarrage a connu la présence des ministres des Pêches, de l'Elevage et de l'Agriculture,ainsi que l’Ambassadrice de la Mauritanie en Italie, le Commissaire Adjoint aux droits de l’Homme,ainsi que plusieurs hommes d'affaires et représentants d'entreprises et des responsables des différents secteurs ministériels concernés.

La fin de la journée a été marquée par l'organisation de rencontres individuelles entre les différents ministres et les acteurs économiques étrangers. Ces rencontres ont été l’occasion  de fournir des explications détaillées des conditions générales de l'investissement dans le pays et ses perspectives prometteuses.

Maurisahel

Examens nationaux : Le grand fiasco

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Examens nationaux : Le grand fiascoAvec la publication la veille de l’Id d’El fitr des résultats du BEPC, l’issue de tous les examens nationaux est désormais connue : Un fiasco total sur toute la ligne. Impossible de dire autre chose. Les faits et les chiffres sont là. Le calcul (Regu’le) est imprescriptible (matedress) comme on dit chez nous.

Au concours d’entrée en sixième, les taux de passage ont atteint cette année la barre des quatre vingt points (80) sur les deux cents (200). A Nouakchott, il suffisait pour un élève d’avoir quatre vingt cinq points (85) pour réussir.

Et, malgré les nombreuses interférences des instituteurs surveillants et les comités ad hoc de correction/tricherie constitués par certains établissements privés aux abords des centres d’examen, c’est à peine si trente pour cent (30%) des candidats ont été admis au concours d’entrée en sixième.

Pour le baccalauréat, c’est seulement 7,51% qui représentent 3341 candidats de plus de la quarantaine de mille toutes options confondues qui ont « entendu la balle » (admis) en session normale.

Avec des moyennes qui frisent le ridicule comme celle du premier du BAC Technique qui n’était que de 11,96/20 et des prestations de certains centres qui font froid au dos comme le centre de Mbout qui n’a eu qu’un seul admis (1) sur ses 173 candidats.

Au BEPC, le jury a été obligé de faire admettre des élèves avec des moyennes de 8 pour obtenir un pitoyable 11% d’admis sur tout le territoire national. Des preuves si quelqu’un en a encore besoin que le département de l’éducation s’enfonce de plus en plus.

Et ce ne sont pas les 3000 contractuels recrutés mani militari dont 99% n’ont jamais dépassé le collège qui sauveront un système éducatif à 99% agonisant.

Les milliards mal gérés du projet éducation /formation piloté par des profanes parachutés par de puissantes personnalités du pouvoir, les juteux marchés du livre scolaire (un milliard) et des infrastructures de complaisance (cinquantaine de collèges et centaines de classes) démographiquement et pédagogiquement indéfendables sont une manifestation incontestable du mauvais usage des biens publics.

Le secteur de l’éducation ne marche pas. C’est tout simple. C’est tout grave. La démagogie et les beaux discours n’y feront rien. Il faut agir. Aux grands maux, les grands remèdes.

Des reformes de fond pour des problèmes structurels. Des professionnels capables de concevoir des politiques et des stratégies salvatrices. En attendant que les premiers responsables (le président et son gouvernement) s’y mettent, les résultats ne surprennent personne. Qui sème le vent, récolte la tempête.

Source : Le Calame (Mauritanie)

Salons « El Henna » pour se faire belle

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Salons « El Henna » pour se faire belle La Nouakchottoise, d’entre toutes les Mauritaniennes ne recule devant aucun sacrifice pour rester coquette. Les salons de beauté pullulent ; parmi eux, les salons traditionnels d’embellissement et de jouvence. Généralement situés dans les marchés ou les quartiers populaires, proches de leur clientèle, ceux-ci gardent ce cachet convivial traditionnel qui est à l’origine de leur popularité grandissante auprès des femmes.

Parce que leur rôle ne se limite pas simplement à la manucure, pédicure et autres tresses ; ils constituent surtout des lieux de réunions où on parle de choses de femmes, ou on se refile les derniers trucs à la mode : le tissu dernier cri, la teinture en vogue, les meilleures compositions pour s’épiler…le tout entre brouhaha et les incontournables « Tagiine » (collation), « Zriig » (boisson de lait coupé à l’eau) et thé.

Ne dit-on pas que « qui veut des nouvelles, se rend dans les salons de coiffure » ? Les clientes sont généralement de futures mariées ou des femmes qui préparent une cérémonie quelconque. Là, elles passent une journée entre les mains des tresseuses et surtout des « forgeronnes », réputées pour leur savoir faire dans le Henné.

Tout un art. Les artisanes découpent de minces bandes de collants adhésifs du genre sparadrap, avec lesquelles elles dessinent sur les mains et pieds des clientes, des arabesques nées d’une imagination fertile.

Comme tout art, cet embellissement est subjectif ; mais il demande une bonne connaissance des coutumes et surtout de la psychologie des clientes. Toutes choses qui dépendent de la région, du milieu social…Informations que la causerie, la finesse des maîtresses du séant permettent d’acquérir discrètement.

Ensuite elles appliquent le henné, cette plante venue d’orient. Séchée, pilée, tamisée est malaxée dans de l’eau, jusqu’à l’obtention d’une pâte homogène, elle est appliquée délicatement sur les mille et une figures formées par le sparadrap. Après une journée ou une nuit, on enlève tout et on enduit les organes traités d’huile. Ça fait noircir le henné. Après on lave avec de l’eau tout court.

Chacune de ces figures et de ces arabesques, procure des renseignements sur la situation matrimoniale de celle-ci, son appartenance sociale voire même sa région d’origine. Pour les ignorants que nous sommes, ce sont là de belles décorations ! Sans plus. Un cérémonial qui attire de plus en plus de femmes que les prix des prestations n’apeurent pas.

Amar Fall
Source : L'Authentique (Mauritanie)

La fête d'El Fitr célébrée vendredi en Mauritanie

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La fête d'El Fitr célébrée vendredi en MauritanieC'est ce qu'indique un communiqué de la Commission centrale d'observation des croissants lunaires, au terme de sa réunion tenue jeudi soir à Nouakchott.

Le communiqué qui a été lu par le président de ladite commission, le magistrat Mohamed Mahmoud Ould Ghali précise que plusieurs témoignages de citoyens dans divers coins du pays confirment la vision, jeudi soir, du croissant annonçant le début du mois de Chewal de l'année 1436 de l'Hegire.

Source : Agence Mauritanienne d'Information