Thu01172019

Last update01:14:13 PM GMT

Back Tribune Libre Tribune Libre Tribune Libre en Mauritanie

Culture en Mauritanie

Formation Artwatch Africa : pour la promotion et la défense des droits des acteurs culturels

  • PDF

 

Formation Artwatch Africa : pour la promotion et la défense des droits des acteurs culturels   Nouakchott a abrité, du 14 au 17 décembre dernier, une formation au profit des acteurs culturels pour la défense et la promotion de leurs droits. Cette formation est assurée par Artwatch Africa qui dépend d’Arterial Network.

Ce regroupement d’artistes et d’acteurs culturels met en lumière les projets à travers la réflexion pour dynamiser la culture à traves le continent africain. En marge de cet atelier, les formateurs ont rencontré la presse pour expliquer davantage le projet et les différents ateliers de formations qu’organise Artwatch Africa.

D’abord, c’est Malik Chaoui, un activisme culturel algérien, formateur d’indiquer que ce projet est initié par Arterial Network pour développer la culture en tant que vecteur. « Le projet a démarré avec les formations sur la liberté d’expression artistique et la créativité » a-t-il dit.

Mr Malik a aussi souligné que «le projet vise en outre à outiller les artistes, les journalistes et tous les acteurs culturels » en vue de défendre leurs droits et jouer un rôle dans la société africaine. Laquelle société, selon notre interlocuteur ou Artwatch Africa, ne connaît pas les droits des acteurs culturels.

D’où l’important du projet, selon lui, « d’avoir une approche basée sur les droits humains en mettant l’accent sur les pouvoirs d’instincts et de développement ». Concernant la formation, il a indiqué que « c’est une pédagogie interactive » qui se fait à l’aide des « instruments légaux ».

Toutefois, des efforts doivent se faire à tous les niveaux, mais la société également doit faire preuve d’une volonté manifeste d’adhérer au projet et d’œuvrer pour une prise de conscience effective afin d’atteindre les objectifs escomptés.

Car « ces formations pourront déclencher une réflexion en vue de changer les choses ou les mentalités par rapport aux droits des acteurs culturels », soutient-il. « La volonté des acteurs peuvent aider à consolider les capacités des individus ».

Mais faudrait-il faire appel à une collaboration de tous pour créer un réseau efficace d’activistes culturels. En Mauritanie, cette formation, la première du genre, va créer un véritable déclin afin d’outiller les participants pour engager des plaidoyers forts à même d’amener les décideurs et les défenseurs des droits de l’homme à une prise de conscience généralisée sur les droits des acteurs culturels vraisemblablement bafoués, de l’avis des artistes.

Pour sa part, Kane Elimane dit Monza, représentant d’Arterial Network pour l’Afrique du Nord, il a d’abord fait la genèse de cette organisation qui a mis en place un réseau d’acteurs culturels dynamiques.

Cette organisation «met également en lumière les projets à travers une réflexion pour dynamiser la culture en Afrique et ce, par le canal des formations, des plaidoyers et la mise en place d’activités pratiques afin de valoriser la culture africaine » a-t-il souligné.

Revenant sur sa corporation, Monza a soutenu que « les artistes mauritaniens doivent s’organiser pour mettre en place des structures et avoir une société collective qui doit prendre en charge la défense des droits des activistes culturels ». Car, selon lui, « l’Etat mauritanien a déjà mis en place une loi sur la propriété intellectuelle, les droits d’auteurs … » qui a été promulguée en mars 2015.

Un pas important à son avis, imprimé par le ministère de la Culture dans le souci de protéger la créativité artistique. Mais, « l’artiste mauritanien a tendance à se victimiser et cela doit cesser » a-t-il dit, soulignant que le ministère a un rôle d’accompagnement et d’assistance loin de jouer celui de l’artiste.

« La Mauritanie a beaucoup de chance de réussite dans ce projet » a-t-il soutenu. Pour Monza, le Ministère doit «créer des espaces culturels, mettre en place des infrastructures nécessaires et il revient aux artistes de proposer des programmes ou des projets ».
Toutefois, le «président 2la rupublik » déplorant le manque d’informations des artistes, pense que ce projet de formation Artwatch Africa « peut aider à la prise de conscience des activistes culturels » par rapport à leurs droits. « En Mauritanie, soutient-il, il s’agit juste de poser des actes concrets pour un développement équitable de la créativité artistiques ».

De son côté, la portugaise Simone Andrade, est revenue sur le projet pour dire que « ces formations constituent un processus pour connaître les droits des artistes ». Par rapport aux attentes, elle soutient qu’il y a déjà « une volonté générale manifeste des acteurs qui fait que ce processus d’autonomisation est en marche ».

Revenant sur l’atelier en question, Simone s’est réjouie de son bon déroulement car « les participants ont manifesté une envie de connaître et d’être outillés pour prendre en charge la question des droits des artistes ».

Rappelons qu’Artwatch Africa entend «constituer une société civile des artistes qui pourra accompagner les Etats à remplir leurs obligations ». Mais, «le chemin est fastidieux et beaucoup restent à faire sur le continent où l’artiste n’est pas reconnu en tant que profession » selon Artwatch Africa.

I. Badiane

 

Tunisiens et Libanais se partagent les clients de Nouakchott

  • PDF

Tunisiens et Libanais se partagent les clients de Nouakchott [Vidéo]A Nouakchott, capitale de la Mauritanie, Libanais et Tunisiens ont investi dans la restauration. Un investissement qui, dans ce pays du nord-ouest de l'Afrique, donne aux expatriés comme aux Mauritaniens la possibilité de découvrir les cuisines libanaise et tunisienne.

"Les restaurants tunisiens et libanais poussent comme des champignons dans la capitale mauritanienne, explique une journaliste de France 24. Les restaurateurs apportent leur spécialité culinaire mais aussi leur culture, leur architecture et leur art de vivre".

France 24 a été à la rencontre de directeurs de restaurants et de leur clients. Lina el-Haff, directrice d'un restaurant libanais à Nouakchott explique par exemple qu'au début, elle avait surtout des clients étrangers, mais aujourd'hui ce sont des Mauritaniens qu'elle reçoit.

Source : L’Orient Le Jour

 

Lamine Kane, entre ciment et belle étoile.

  • PDF

Né en 1974 à Nouakchott, Lamine part vivre à l'âge de 6 mois au Sénégal où il passe une enfance heureuse parmi ses frères. En 1992, il délaisse les études et quelques jours après l'ouverture des frontières, il revient aux sources, en Mauritanie. Les événements de 1989 l’encouragent à découvrir et mieux comprendre le pays d'où il vient. Métis, de père Al Poular et d'une maman Maure, il s'immerge dans la culture de ses deux familles et découvre les multiples facettes de son pays d'origine, tout en s'accrochant à sa liberté de penser et d'être. Il reprend des études de comptabilité de 1993 à 1994. Ses premiers amis mauritaniens sont les frères Athié, qui l'initient à la musique et il «tombe dedans». Ainsi il apprend à jouer de différents instruments, remplace les musiciens dans les groupes lorsque c'est nécessaire. Il apprend également l'organisation, la production et la mise en scène. Lorsque la fratrie Athié se dissout à travers le monde, Lamine poursuit son parcours musical avec Dandé Jam, Rippo, ngatamaré rippo, Kodé Pinal, Malouma, Howl blues, Mbeuguel Africa, Noura Mint, Walfadjiri.... En 2004, lors d'un atelier à Boston avec Malouma, il apprend la théorie de la musique et son écriture grâce à des ateliers organisés par des partenaires français et décide à son tour d'enseigner pour parler le même langage que les musiciens internationaux et le transmettre aux jeunes de son pays. Avec Walfadjiri, pour parer au manque d'instrumentistes en Mauritanie, il créé un centre de formation car ce sont toujours les mêmes musiciens qui jouent dans les différents groupes de la place. L'idée est de renouveler ce milieu culturel qui tourne sur lui même. On compte actuellement plus de 200 élèves inscrits dont une majorité d’élèves réguliers qui travaillent à devenir professionnels grâce aux cours du centre de formation de musique et de gestion des techniques du spectacle. Lamine regrette que l'industrie musicale soit quasi inexistante en Mauritanie. Il manque toujours des musiciens, peu de groupes sont ouverts aux musiques actuelles, chacun joue sa musique communautaire, exceptés quelques groupes qui jouent tous les types. Il faut brasser, métisser, mais pas sans l'accompagnement des institutions et les structures, le manque de salles de spectacles, de studios, de centres de formation pour les musiciens et les techniciens qui sont pour la plupart autodidactes. Le terrain est méconnu et les investisseurs sont frileux. Le peuple ne demande rien et les institutions doivent proposer des solutions. Les besoins sont nombreux en matériels, en ressources et en formation. Selon lui, en Mauritanie, «Notre problème il est culturel et il faut absolument le régler pour dépasser cette question d’unité nationale, du vivre ensemble, du faire ensemble. La rencontre n'a pas eu lieu, il y a une plaie qu'il faut soigner. Je n'ai jamais su ce qui s'est passé exactement après les indépendances, on en a jamais parlé dans ma famille, pourtant, le besoin de reconnaissance, de vérité et de pardon est nécessaire pour assainir la conscience collective du peuple mauritanien, nous aurions pu tirer les leçons et surtout tirer un modèle avec l'Afrique du Sud pour aboutir à une vraie réconciliation nationale. Tant que les vérités ne sont pas dites et reconnues, la Mauritanie restera divisée au sein même de ses groupes ethniques et entre ses groupes. Chacun doit reconnaître ses responsabilités et demander pardon, tant que justice ne sera pas faite c'est peine perdue. Il faut que nous lavions notre linge sale entre nous d'abord et entre communautés ensuite. Et aussi arrêter avec les histoires de «casting» celui là est forgeron, celui là est noble, celui là est pêcheur... Les étiquettes nous empêchent d'évoluer, nous sommes en 2015, il faut que ça s'arrête ! Nous devons devenir constructifs, tolérants et ouverts, cela manque d'Humanité, nous souffrons d'un «mal-dit» que l'on appelle «hypocrisie». Ces clivages meurtrissent notre pays et entretiennent les plaies douloureuses du passé. Lamine a construit sa liberté, profondément humaniste, il est déçu par les relations dans lesquelles il a évolué. Des projets démarrés à zéro et à chaque fois que les portes étaient prêtes à s'ouvrir, tout s'est effondré en raison d'égoïsme. Aujourd'hui, ses projets s'articulent autour du festival des «musiques métisses» dont il est l'initiateur, et le groupe l'Harmatthan qu'il suit depuis 4 ans. Le groupe prépare actuellement l'enregistrement de son premier album et concourra au prix RFI 2016. Lamine reste engagé, actif et malgré les épreuves, continue de travailler pour le devenir d'une Mauritanie unie et solidaire à l'aide du langage universel de la musique. Les valeurs qui le portent font de lui un homme droit et sincère qui aspire à vivre dans un pays en paix et plus juste. Humblement, il poursuit son combat avec à ses nobles aspirations, ce qui inspire beaucoup de respect à l'égard de ce musicien qui transmet sa passion. Nous lui souhaitons pour lui même d'abord et pour ses projets, le meilleur pour l'avenir.

Magali Boivert

Calendrier des vacances scolaires 2015-2016 (officiel)

  • PDF

Calendrier des vacances scolaires 2015-2016 (officiel)Le ministère de l'Education nationale a rendu public, une circulaire relative au calendrier des vacances arrêté pour l’actuelle année scolaire 2015-2016 et applicable à toutes les écoles et à tous établissements pédagogiques relevant du département sur toute l’étendue du territoire national.

En vertu de cette circulaire, le calendrier précise entre autres dates se rapportant à ces congés pédagogiques, celles des deux premiers trimestres de l’année scolaire et des grandes vacances de fin d’année.

- Vacances du premier trimestre : du mercredi 23 décembre 2015 au lundi 4 janvier 2016,
- Vacances du second trimestre : du jeudi 31 mars au lundi 11 avril 2016.

- Vacances de fin d’année (pour les élèves non candidats à des concours nationaux) : du vendredi 10 juin au 3 octobre 2016.

La circulaire revient également sur les journées chômées et payées : fêtes de l’Aid plus deux journées, une avant et une après.

Traduit de l’Arabe par Cridem



Source : Atlasinfo (Mauritanie)

 

Ministère de la Culture : Lancement du Programme National de Revitalisation du Patrimoine des Valeurs

  • PDF

La cérémonie de lancement du Programme National de Revitalisation du Patrimoine des Valeurs, organisée sous le haut patronage du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a eu lieu ce lundi 7 décembre, au Palais des Congrès. Celle-ci a été présidée par le Premier ministre, M. Yahya Ould Hademine.

Le programme se fixe comme objectif la réécriture d'un contrat social national, à travers la restitution et la revalorisation de notre patrimoine moral fondé sur vingt de ses valeurs fondamentales collectées, classifiées et répertoriées dans un Guide largement distribué à l’occasion.

Dans le discours qu'il a prononcé face à un parterre d’invités, le Premier ministre a invité tous les mauritaniens » à contribuer à la consolidation de l'identité culturelle nationale, à faire connaître notre patrimoine et nos valeurs vertueuses ». Il leur a aussi demandé de « cultiver la tolérance, la solidarité, l'entraide, le respect de l'autre, la culture de la paix dans le monde et la reconnaissance du droit à la différence, tout en soulignant « l'engagement de l'Etat mauritanien à préserver toutes les composantes du patrimoine culturel et antique de la patrie ».

Bien culturel réduit à une simple marchandise

Quant à Madame la Ministre de la Culture et de l’Artisanat, Hindou Mint Ainina, elle a affirmé dans un discours lu devant l’assistance, que la « richesse de notre culture, sa diversité, la complémentarité de ses composantes et l’exigence de sa préservation, nécessitent la promotion, le développement et la valorisation de son patrimoine ; face à la globalisation envahissante où le bien culturel se réduit à une simple marchandise, ce qui risque d’ébranler, à défaut d’un grand effort national, les fondements qui constituent le socle de toute Nation ».

Pour Madame la Ministre « l’acte le plus marquant cette année reste l’élaboration et l’adoption par le Gouvernement du Plan National de développement culturel qui a été coopté et validé par l’UNESCO avant son lancement officiel, et c’est là un signe fort qui nous encourage à continuer sa mise en place et à en entendre les résultats escomptés avec plus d’assurance ».

Elle a indiqué que les «résultats attendus de l’exécution de ce Programme sont ceux qui doivent ressortir naturellement d’une révision profonde du référentiel des valeurs par la société, et avec la contribution de tous ses membres, car, sans cette révision, le système social ne pourra pas offrir la stabilité requise pour sa pérennité », tout en soulignant aussi que la « réussite du Programme sera visible à travers les comportements des individus qui seront les seuls artisans de cette dynamique de restauration. Entre autres changements positifs, nous devons voir l’émergence d’une nouvelle génération de citoyens qui respectent l’Etat, ses symboles et ses biens. Et parmi ses comportements qui doivent être rejetés par la société dans son ensemble, entre autres, les opérations de falsification de marchandises importées ou produites localement ; ou encore le détournement des biens privés et publics et la mendicité sous toutes ses formes ».

« Nous devons aussi arriver à voir émerger de nouvelles formes d’entraide sociale, et le maintien d’un climat de sérénité et de fraternité dans l’espace public, participant de ce fait à l’ancrage de la modération et du refus de l’extrémisme », interpelle-t-elle.

Synthèse de Mamadou Alassane THIAM pour GPS.mr

 

Handifestival culturel international : Les rideaux sont tombés

  • PDF

Handifestival culturel international : Les rideaux sont tombés   Les rideaux sont tombés sur la 5ème édition du festival culturel international pour personnes handicapées qui s’est déroulé à Nouakchott du 02 au 03 décembre en cours. Le Groupe Musical des Personnes Handicapées de Mauritanie organisateur de cette manifestation a indiqué lors de la clôture de cet évènement qu’en dépit des difficultés financières, l’organisation technique et matérielle n’a pas fait défaut.

Outre la Mauritanie, pays organisateur, le Mali, le Libéria, la Gambie, la Guinée Bissau, le Sénégal et le Togo ont pris part à ce rendez-vous culturel des personnes handicapées. Tout est bien qui finit bien.

Le festival culturel international pour personnes handicapées s’est clôturé ce 03 décembre, jour de la célébration de la journée internationale des personnes handicapées. C’est tard dans la soirée et par le truchement d’un concert au stade de Sebkha, au cours duquel les différentes troupes culturelles venues pour la circonstance se sont produites devant un nombreux public.

La troupe des handicapés de Thiès a ravi la vedette pour avoir présenté un chœur d’ouverture et une pièce théâtrale mettant en exergue la fille handicapée et le risque de VIH/SIDA. Un balai au rythme du Mbalax a été très applaudi par l’assistance.

Le Togolais Prince Allé Allé, lui a également émerveillé le public par son morceau chanté en playback. Enfin, après un intermède musical et folklorique offert par les artistes locaux, le président du comité d’organisation, Camara Mohamed a tenu à remercier les invités et les participants qui ont effectué le déplacement à Nouakchott.

Il faut rappeler que cette manifestation a pour but de promouvoir par le biais de la culture, les droits et l’intégration socio-économiques des personnes vivant avec un handicap.

Mais aussi permettre aux artistes handicapées de se produire dans un environnement de saine émulation et amicale, d’assurer la visibilité de la créativité et des productions des artistes handicapées.

Mais également de valoriser leur talent et génie dans les différentes formes d’expression artistiques, culturelles et scientifiques. Outre ces volets, il y aura des rencontres de basket-ball sur fauteuil roulant mais aussi des conférences sur les thèmes de l’unité, de la Paix et le respect des droits de l’homme ; fille handicapée et le risque de VIH/SIDA et l’excision.

I.Badiane
Source : Journal Tahalil (Mauritanie)

Lancement de la campagne du programme national pour la revitalisation du patrimoine des valeurs.

  • PDF

Le ministère de la culture et de l’artisanat s’apprête à lancer la campagne du programme national  pour la revitalisation du patrimoine des valeurs. Le but majeur de ce programme est la réécriture d’un contrat social national, à travers la restitution et la revalorisation de notre patrimoine moral, construit et consolidé à partir de ses valeurs fondamentales.

La cérémonie d’ouverture aura lieu le lundi 7 décembre au palais des congrès sous le haut patronage du Président de la République. La campagne durera une semaine sur l’étendue du territoire.

Les grands axes de la campagne comprendront le plaidoyer, la mobilisation et la vulgarisation, à l’aide de production des outils de communication. Au menu durant la semaine de campagne, des conférences-débats ; causeries, organisation de séances éducatives, réunions avec les décideurs locaux, les leaders coutumiers. L’organisation de grands meetings, la sensibilisation en milieu scolaire, tournées de sensibilisation, diffusion et animation des émissions télévisées et radiophoniques, organisation des spectacles de théâtres, des chorales etc…

Le plaidoyer se fera à travers des réunions d’information avec les leaders des partis politiques, les élus, les leaders de la société civile, les syndicats, les journalistes, les corps socioprofessionnels, les administrateurs et les différents segments de l’Etat.  D’autres grands axes traduiront la formation, la recherche, la publication, le renforcement des capacités nationales en matière de législation et d’organisation, ainsi que le suivi-évaluation.

En définitive, le programme national de revitalisation du patrimoine des valeurs permettra l’émergence d’une nouvelle génération de citoyens qui respectent l’Etat, ses symboles et ses biens. L’émergence d’un climat de sérénité et de fraternité dans l’espace public et entre les membres de la société. Le bon fonctionnement du dispositif technique et législatif de gestion des ressources humaines conformément au code de bonne conduite à ses usagers ; administrations, syndicats, entreprises, société civile etc…

Gps

 

 

LE PARC NATIONAL DU DIAWLING

  • PDF

 

Un peu d'histoire...

La sécheresse sahélienne des années 1970 et la construction, en 1986, du barrage «anti sel» de Diama, ont gravement impacté le delta, au point de le rendre désertique.

Pour compenser ces impacts négatifs, et grâce au savoir traditionnel local, le parc régule, depuis 1994, l’inondation des plaines au moyen d’un système hydraulique performant constitué d’ouvrages et de vannes. Les eaux du fleuve Sénégal qui transitent par les bassins du parc alimentent un estuaire de plusieurs milliers d’hectares, unique en Mauritanie.

Chaque année, l’ouverture et la fermeture des ouvrages gouvernent la mise en eau des bassins et assurent l’alternance d’une saison inondée (juillet - mars) et d’une période plus sèche (avril - juin).

Le parc classé en 1994 par la convention RAMSAR, zone humide d’importance internationale, représente depuis 2005 le noyau central de la Réserve de Biosphère Transfrontalière du bas delta du fleuve Sénégal.

Selon le niveau d’inondation des bassins, la recharge de la nappe phréatique et la diminution de la salinité la végétation s’étend et les ressources naturelles se régénèrent offrant aux visiteurs un spectacle constamment renouvelé.

Le parc...

Le territoire offre une grande diversité de paysages. Les plaines arides des sebkhas (zones hyper-salées) s’étendent vers la forêt d’Acacia de Ziré. Pour profiter de la fraicheur du littoral, il faut poursuivre l’excursion vers la dune côtière où les oasis bordées de palmiers surplombent l’Océan.

La mangrove se découvre au fil d’une balade en pirogue dans les îles du sud. Cette forêt, inondée en permanence, constitue un site de nidification majeur pour certains oiseaux et une vaste zone d’alimentation et de frayère (reproduction) pour une grande variété de mollusques, de poissons et de crustacés.

Le Parc accueille l’unique site connu de nidification des flamants nains en Afrique de l’Ouest. Le succès de cette reproduction est directement lié à la gestion des inondations des cuvettes du bas delta.

Sur terre, le phacochère et le varan, peu peureux, sont visibles toute la journée alors que le chacal doré, le serval ou la mangouste des marais se découvrent la nuit.

L'homme et la nature...

Une des spécificités du parc est celle d’impliquer les communautés dans la gestion durable des ressources naturelles. Les populations pratiquent leurs activités traditionnelles, sources de revenus, tout en préservant l’environnement. La gestion concertée de l’eau permet de maintenir la pêche, le maraîchage, le pâturage, l’artisanat et la cueillette.

Dans les jardins maraîchers, navets, betteraves et oignons sont produits et acheminés vers les centres urbains. Le nénuphar, prélevé dans les bassins, représente une source d’alimentation et de commerce.

L’alternance de l’eau douce et salée, assure la croissance du Sporobulus robustus, graminée fortement appréciée par les troupeaux et récoltée pour produire les nattes artisanales.

Les gousses d’Acacia nilotica sont cueillies pour le tannage du cuir et les bulbes de cypéracées (herbacées) sont traités pour produire l’encens traditionnel.

Les bassins constituent des zones de pêche de subsistance essentielles pour les pêcheurs Taghrédient

Magali BOIVERT

Propos recueillis auprès de Blandine Melis( conseiller technique en conservation du PND)

Photographie: Hellio Van Ingen

Education nationale : Un sabotage organisé

  • PDF

Education nationale : Un sabotage organiséLe secteur de l’éducation nationale est incontestablement l’un des plus malades du pays. Inutile de décompter les problèmes structurels pour s’en convaincre. C’est un secret de Polichinelle que rien ne va dans cette école mauritanienne dévoyée.

C’est finalement une impression d’un sabotage organisé aussi bien au niveau central que régional. Chacun fait ce qu’il veut. Les dernières missions organisées par le ministère ont au moins démontré que des milliers d’enseignants (professeurs et instituteurs) sont totalement en dehors du circuit, mais continuent néanmoins à percevoir leurs salaires et indemnités.

Avec la bénédiction et la complicité de hauts responsables de ce ridicule ministère. Chaque personnalité influente a ses protégés. Du ministre au planton. Même les personnes externes ont leur mot à dire : Les généraux, les élus, les notables.

Les déséquilibres des ressources humaines et les disfonctionnements pédagogiques qu’ils occasionnent sont les conséquences directes de ces indésirables incursions et interférences. Au niveau central, chaque direction cache des centaines de fonctionnaires dont certains n’ont jamais servi plus de deux à trois ans.

Chaque direction régionale de l’éducation et inspection départementale a ses hommes et femmes invisibles sauf en période de contrôle. Comment comprendre que le personnel d’une petite inspection puisse être de plusieurs dizaines dont une junte féminine aux rôles imprécis face à des hommes aux desseins inavoués.

En plus de tous ces avatars, deux autres facteurs qui mouillent davantage l’argile viennent s’ajouter: L’envoi massif d’instituteurs (généralement les meilleurs et les plus expérimentés) comme conseillers pédagogiques ou attachés administratifs.

Une hérésie inventée par Ahmed Ould Baye pour contenir le mécontentement des centaines de surveillants généraux reversés au fondamental par les établissements du secondaire. Puis le recrutement intempestif de milliers de contractuels généralement sans niveau ni compétence pour palier au manque engendré par ce sabotage officiel de l’enseignement. La reforme du système éducatif ne se décrète pas.

C’est un choix qui a un prix. En termes d’amélioration substantielle des conditions de travail des enseignants, de suivi administratif rigoureux de leur gestion et de mesures strictes imposées aux plus hautes autorités ayant en charge le pilotage de cet important secteur social.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

BALL BI de Khalifa Sy remporte le grand prix de Nouakshort film2015

  • PDF

BALL BI de Khalifa Sy remporte le grand prix de Nouakshort film2015Le grand prix de la compétition nationale a été attribué au film BALL BI de Khalifa Sy, par le jury de la 10eme édition du festival Nouakshort film dont les rideaux se sont refermés, dans la nuit du mardi à mercredi, au village de la biodiversité.

« Ball bi » retrace la passion d’un garçon amoureux du ballon rond fan de Messi.Tandis que le prix du jury est revenu à Ishtar & Isis. Pour la compétition internationale, Douwar Souleymane (Maroc) a remporté le grand prix et Wintery Spring (Egypte) le prix du jury.

S’agissant de la compétition d’atelier, Zeinab s’est adjugé le grand prix. Quant au prix du jury, il échoit à Assayad (le pêcheur).

Quatre jours durant, les cinéphiles nouakchottois ont pu suivre la projection de 50 films de 9 pays. Nouakshort film a aussi vibré au rythme de 4 compétitions, et 6 ateliers où 80 jeunes seront initiés aux métiers du cinéma.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

Ouverture de la nouvelle année scolaire en Mauritanie

  • PDF

Ouverture de la nouvelle année scolaire en MauritanieLa nouvelle année scolaire 2015 – 2016 a été ouverte lundi au niveau des enseignements primaire et secondaire en Mauritanie, a-t-on constaté à Nouakchott. A cette occasion, le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a effectué une tournée dans certains établissements scolaires de la capitale afin de s’enquérir du démarrage de la nouvelle entrée.

De son côté, le ministre de l’éducation nationale, Ba Ousmane, a adressé un discours à la famille scolaire dans lequel il a indiqué que son département a mis en œuvre de nombreux programmes d’amélioration de la qualité de l’enseignement.

Il a également cité certaines des actions menées dans le but de faciliter l’assimilation par les élèves des programmes scolaires.

Il s’agit, entre autres, de la production de 240.000 livres scolaires sur fonds propres de l’Etat, de l’acquisition de 800.000 autres livres scolaires et de la création d’une base de données pour une meilleure gestion des ressources humaines.

Il a été aussi procédé, pour la première fois dans le pays, au recrutement d’inspecteurs de l’enseignement secondaire ainsi qu’au recrutement et redéploiement d’un personnel supplémentaire de 872 éléments composé d’inspecteurs, de professeurs, d’instituteurs et de laborantins pour résorber le déficit existant dans ces corps.

M. Ba a en outre évoqué la création de trois lycées d’excellence et l’ouverture d’une nouvelle filière en langues espagnole et anglaise dans les établissements d’excellence dans les deux plus grandes villes de Mauritanie : Nouakchott et Nouadhibou.

Source : Star Africa

La rentrée scolaire maintenue pour le 19 octobre

  • PDF

La rentrée scolaire maintenue pour le 19 octobre La rumeur circulait déjà depuis quelques jours à propos du report de l’ouverture des classes pour l’année 2015-2016.

Une rumeur démentie par le ministère de l’éducation dans un communiqué publié à Nouakchott.

Dans ce communiqué le ministère réaffirme que la nouvelle année scolaire commencera lundi 19 octobre pour s’achever vendredi 10 juin 2016 à la fin des cours.

Il a invité tous les établissements scolaires du public comme du privé de respecter ces dates et appelé toutes les autorités régionales à respecter ces échéances.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

 

La rentrée 2015-2016: L'école Moctar Ould Dadah ouvre ses portes, le lundi 5 octobre prochain

  • PDF

La direction de l’école Moctar Ould Dadah informe les parents d'élèves que les inscriptions et réinscriptions pour l'année scolaire 2015-2016 sont ouvertes. Les cours commenceront le lundi 5 octobre 2015 à 8h00 du matin.

L’école Moctar Ould Dadah qui fête par cette rentrée son 10ème anniversaire, dispose d’infrastructures adéquates, d’un corps professoral de haut niveau et des ressources pédagogiques nécessaires. Elle offre à vos enfants une vie associative dans un environnement sain.

La direction de l'école Moctar Ould Dadah vous remercie pour votre confiance.

 

 

L’Aïd Al Adha aura lieu jeudi 24 septembre en Mauritanie « Officiel »

  • PDF

L’Aïd Al Adha aura lieu jeudi 24 septembre en Mauritanie « Officiel » Les musulmans du monde entier sont fixés. Cette année, l’Aïd Al Adha *, qui correspond au 10e jour du mois de dhul hidja, débutera le 24 septembre 2015. Pour la Mauritanie, la journée du jeudi 24 septembre a été officiellement déclarée, par la Commission centrale d'observation du croissant lunaire, aujourd’hui mardi 15 septembre courant, jour de l’Aid El Kebir.

Sur la base de ces informations, les jours de tachriq pour les pèlerins seront donc les jeudi 24, vendredi 25, samedi 26, dimanche 27 septembre 2015.

Cœur du pèlerinage (hajj), le jour de Arafat, 9e jour de dhul-hidja, correspondra au mercredi 23 septembre. C’est à cette occasion que des millions de pèlerins se rassembleront sur la plaine de Arafat.

Le même jour, dans le reste du monde, des centaines de millions de musulmans jeûneront, avant la fête du lendemain et des jours suivants.

Traduit de l'arabe par Cridem

Source : Essirage

 

Mauritanie: Fermeture de 80 écoles privées

  • PDF

Mauritanie: Fermeture de 80 écoles privéesLe gouvernement mauritanien a ordonné la fermeture de quatre-vingt écoles privées, accusées de n’avoir pas respecté la réglementation en vigueur.

Ces écoles ont été fermées après une mise en demeure, selon des sources au sein du Ministre de l’Education nationale qui affirment que d’autres écoles pourront connaitre le même sort.

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

Source spéciale : L’AMI dans le collimateur de l’IGE

  • PDF

Selon une source spéciale citée par Al Akhbar, l’Inspection Générale de l’Etat a dépêché une équipe à l’Agence mauritanienne d'information  sur la base d’une lettre qu’un des responsables de cet établissement aurait envoyée à la Présidence, au ministère et à l’IGE faisant état  de mauvaise gestion administrative et financière qui a noyé l’institution dans des dettes qui avoisinent les 600 millions d’ouguiyas.

Selon la source qui s’est confiée à Al Akhbar, le directeur général de l’AMI, Yarbe Ould Sghair a rétiré le 19 août 2015 un chèque d’un montant de 1 million 700 mille ouguiyas du compte de l’AMI au niveau de la BCI. Or, précise la source, le directeur est en congé depuis le 18 août 2015. La lettre précise que l’AMI est débitrice envers plusieurs établissements, notamment la CNAM pour 130 millions, la CNSS pour 89 millions, la MAURITEL pour 150 millions, l’Imprimerie Nationale pour 102 millions et le groupe Maurdin pour 147 millions.

Ould Sghair contacté par Al Akhbar, a affirmé que le document cité n’est rien d’autre qu’un bulletin de renseignements contenant de fausses informations. Le directeur général de l’AMI précise que son établissement "souffre de dettes accumulées depuis plusieurs années et que sa gestion n’est empreinte d’aucune mauvaise gestion administrative ou financière." Ould Sghair se dit confiant que l’IGE va le démontrer. Espérons-le pour lui.

Source : Cridem

 

Situation de l’enseignement en Mauritanie : Où sont passés les efforts déployés depuis 1999 ?

  • PDF

Situation de l’enseignement en Mauritanie : Où sont passés les efforts déployés depuis 1999 ?Entre 1999, date de la dernière réforme de l’enseignement, et 2005, date du coup d’Etat sur Ould Taya, pas moins de 16 ministres de l’Education se sont succédé à la tête de l’Enseignement en Mauritanie, soit presque 1 ministre chaque année. Entre 2005 et 2015, 12 ministres.

Donc, une défaillance notoire dans le suivi des réformes, chaque nouveau arrivant faisant table-rase de toutes les mesures qui le précèdent e avant d’engager un nouveau recommencement.

C’est là, selon les spécialistes, la première preuve que l’enseignement n’a jamais été une priorité réelle pour les autorités mauritaniennes qui se sont succédé. Pas moins de 67 Milliards d’ouguiyas ont jusque-là été injectés, selon eux, dans le secteur de l’éducation.

Le résultat n’est pas toujours des meilleurs avec des infrastructures scolaires en délabrement, un corps enseignant toujours en mendicité et le plus bas niveau d’admission au Baccalauréat dans toute la région ouest-africaine et au Maghreb, avec un taux de réussite qui n’a jamais dépassé les 7 ou 8%. Il y a un gros problème sur lequel les Mauritaniens doivent réfléchir, face aux moyens financiers énormes débloqués et la petitesse des résultats atteints, se plaignent les techniciens.

Pourtant, l’histoire nous renseigne qu’un pays comme le Japon, écrasé et détruit en 1945, n’a atteint un tel degré de développement aujourd’hui que grâce à l’enseignement.

Les pays scandinaves qui accusaient un énorme retard par rapport au reste de l’Europe à la fin de la dernière guerre n’ont dû leur essor que grâce à l’effort de la communauté européenne qui a réservé plus de 45% de son PIB pour rehausser le niveau de l’enseignement dans ces pays, ce qui leur a permis de vaincre leur retard de développement.

L’enseignement est la pierre angulaire de tout développement, de tout progrès. Les futurs cadres du pays ne seront que le produite de l’enseignement. Bon, ils le seront, médiocres, la Mauritanie se retrouvera entre les mains des médiocres qui signeront sa disparition.

Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

Recrutement de 400 instituteurs pour subir la formation aux ENI

  • PDF

Recrutement de 400 instituteurs pour subir la formation aux ENIUn concours externe sera organisé le Samedi 10 Octobre 2015 à 8h pour le recrutement de 400 instituteurs pour subir la formation aux ENIs de Nouakchott, d’Aioun, d’Akjoujt et de Kaédi.

Les épreuves écrites de ce concours ouvert aux personnes de nationalité mauritanienne titulaires du Baccalauréat de l’enseignement secondaire et âgées de 18 ans au mois et de 36 ans au plus à la date du concours, se tiendront dans les quatre ENIS d’Aioun, de Nouakchott, d’Akjoujt et de Kaédi, à raison de 100 candidats par centre.

Les places à pourvoir se repartissent pour tous les centres à 140 instituteurs arabes et 140 enseignants français. Les 120 postes restants seront réservés à des instituteurs bilingues.

Pour plus des renseignements

http://www.concours.gov.mr/VisAvis.aspx?av=114AV0

Source : Cridem



Dérives dans la presse : la HAPA en colère

  • PDF

Dérives dans la presse : la HAPA en colèreLa Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel (HAPA) relève des dérives dans le traitement et la diffusion de l’information, en violation des règles déontologiques et professionnelles, et réitère sa détermination à faire respecter la réglementation dans ce domaine, à travers une déclaration rendue publique mardi.

Dans un monitoring, la HAPA note et désapprouve l’attitude « de nombreux médias qui ne cessent d’enfreindre les dispositions légales et les règles de l’éthique professionnelle, en ignorant les textes fondateurs de la liberté de la presse.

Ces médias qui n’arrivent pas à prendre conscience des enjeux de la liberté de la presse et son impact sur l’intérêt et l’ordre public, publient fréquemment des informations avant d’en vérifier la fiabilité.
Souvent, la paix civile, la cohésion nationale et la dignité humaine sont mises en péril par certains journalistes qui n’arrivent pas à concilier le couple liberté/responsabilité ».

Ainsi, plusieurs médias (dont la déclaration ne précise pas les noms) "sont accusés de relayer la rumeur et d’en faire une source fiable de l’information, avec des journalistes incapables de faire la distinction entre vie privée et vie publique ".

Résultats de ce comportement professionnellement condamnable, « des accusations sans preuves, la calomnie, la diffamation, l’outrage à la personne du chef de l’Etat et l’atteinte à l’honneur et à la dignité des membres de sa famille, devenues monnaies courantes ».

La censure, rappelle-t-on, a été abolie en Mauritanie en 2006.

Depuis quelques années, le développement des Nouvelles Technologies entraîne une multiplication des organes électroniques, alliés à l’avènement d’une dizaine de chaînes de radios et de télévisions privées.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Tagant : La ministre de la Culture sur les traces des villes anciennes et autres lieux de mémoire

  • PDF

Madame Hindou mint Aïnina, ministre de la Culture et de l’artisanat, a mis à profit sa présence au festival des dattes de Tidjikja, du 31 Juillet au 2 Août, pour visiter certaines cités historiques et autres lieux de mémoire du Tagant. Un périple qui devait permettre, à Mint Aïnina, de constater, de visu, l’immense potentiel que recèle cette wilaya.

Tidjikja :Ghadima entre au Patrimoine national

La randonnée a commencé par une visite guidée de la Ghadima, ancienne ville de Tidjikja, fondée en 1660. Sur les lieux, Hindou mint Ainina, accompagnée des ministres de l’Agriculture et du Commerce, ainsi que du directeur général de l’agence Tadaamoun, s’est arrêtée à l’ancienne maison de l’érudit Sidi Abdoullah ould El Hadj Brahim qui repose à Ghouba, une localité située à soixante kilomètres au sud-est de Tidjikja. La délégation ministérielle s’est ensuite rendue à la maison d’une autre figure, Taleb ould Hankouch, où ses petits-fils, fortement mobilisés, avaient, pour l’occasion, dépoussiéré l’ancienne bâtisse, véritable chef d’œuvre architectural et culturel. Toutes choses qu’il faudrait réhabiliter et conserver pour les générations futures.

Taleb ould Hankouch fut le grand disciple de Sidi Abdoullah Ould El Hadj Brahim, son khalife même. Connu pour son érudition, il fut aussi le plus grand notaire du Tagant, sollicité de partout pour son savoir en matière de fiqh. Les cités de Chinguitti, Ouadane et Tichitt firent appel à lui pour trancher divers litiges dont certains étaient cocasses. C’est lui qui trancha l’épineuse question de l’imamat d’Ouadane. Ses actes sont archivés en Algérie. Il a contribué à propager le savoir en différents foyers du pays et dans les pays voisins.

La réhabilitationde ce patrimoine architectural et culturel se réalisera-t-elle grâce à l’entrée officielle de Ghadima, au registre du Patrimoine national. La remise, par madame la ministre, d’un document l’attestant, à Saleck ould Saleck, maire de Tidjikja, le jour même du lancement du Festival des dattes, permet de l’espérer. Désormais, une plaque apposée à l’entrée de la Ghadima immortalise cette promotion nationale. Une décision qui fut d’ailleurs signée, a-t-on appris, dès le premier festival des dattes de Tidjikja, en 2009, mais longtemps gardée dans les tiroirs du ministère de la Culture et de l’artisanat. Des hommes comme Yahya ould Béchir s’étaient beaucoup investis dans ce projet. Désormais donc, Tidjikja attend les retombées que cette reconnaissance pourrait lui rapporter. On attend avec impatience la réhabilitation du cœur de la ville. Au cours d’un atelier sur le développement du tourisme au Tagant, des intervenants ont d’ailleurs déploré la reconstruction, en béton de certaines maisons du centre-ville, qui dénature l’ancienne architecture.

Rachid : Pour une réhabilitationde l’ancienne ville

L’autre étape importante aura été, pour Mint Aïnina, le déplacement à Rachid, une autre cité historique. Cette agglomération oasienne, encastrée entre deux montagnes, à l’Est et à l’Ouest, et nantie d’un bel oued, au Nord-ouest, fut fondée au lendemain de la destruction, le 16 Août 1908, de l’ancienne cité historique, établie, en 1723, sur les flancs montagneux. A Rachid, Mint Ainina n’a pas visité la ville ancienne et s’est contentée, au pied de la montagne, des explications du maire, le docteur Mohamed ould Dié, sur la fondation de la cité et sa destruction par l’armée coloniale. Madame la ministre s’est étonnée de ce que des mesures n’aient pas été prises pour faire connaître, réhabiliter et promouvoir ce précieux patrimoine. Elle a exprimé la volonté du gouvernement de rectifier les choses, via son Programme national de développement du patrimoine national. Une annonce accueillie avec intérêt par le maire de Waahaat. A Rachid, la ministre et ses collègues devaient également visiterune exposition de produits artisanaux et agricoles, une foire de dattes et la source d’Irigi. Un programme perturbé par un orage tombé, la veille, sur la ville. Nous y reviendrons.

 

Un mausolée pour Boubacar Ben Amer, un des chefs de guerre des Almoravides

Autre arrêt ministériel : le tombeau de Boubacar Ben Amer, sis en l’oued El Meksem dans la commune de Boubacar Ben Amer (Ghoudiya). Boubacar fut le chef des Almoravides venus guerroyer pour l’islam dans ce qu’on appelait Bilad as-Soudan. Il trouva la mort àl’endroit qui porte, depuis, son nom. Ici, la ministre a été reçue par le maire de la commune, maître Saleck ould Abdel Jelil. Dans sa déclaration sur place, Mint Aïnina a rappelé que le développement et la promotion du patrimoine culturel du pays est une priorité de son département qui a concocté, à cette fin, un programme national, et ensuite exprimé son souhait que « cet endroit devienne un lieu de visites », ajoutant : « il faut, en conséquence, lui donner un cadre approprié d’accueil ». Même son de cloche chez le maire de la commune qui a demandé, en outre, la construction d’un mausolée pour l’illustre homme et un geste à l’endroit des familles qui assurent, sur place, le gardiennage du tombeau.

Kasr El Barka : inscrire la cité au patrimoine national

L’ultime étape de la ministre au chevet des cités historiques et autres lieux de mémoire fut Ghasr El Barka, dans la commune de N’Beïka. Accueillant Mint Aïnina en grand rassemblement, le maire de la commune, Sidi Mohamed ould Mohamed Vall, a résumé son ambition pour la cité historique dans une formule introductive : « Ghasr El Barka sur Google : d’une cité oubliée à une cité classée au patrimoine national ». Le maire a ensuite demandé la protection de l’endroit par une clôture en grillage, pour éviter sa dégradation par les animaux en divagation et l’érosion. Ghrini voudrait voir cette cité des érudits sortir de l’oubli et tous les Mauritaniens profiter de son riche passé culturel. Des doléances que la ministre s’est hâtée d’accepter, en prenant l’engagement d’entamer la procédure pour l’inscription de Ghasr El Barka au registre du patrimoine national, avant la fin 2015. Elle a également répondu favorablement à la requête du maire pour la protection du site. Une position fort appréciée par le maire et les citoyens réunis ce jour.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

La liberté de la presse dans le monde arabe : La Mauritanie risque de tomber de son piédestal

  • PDF

La liberté de la presse dans le monde arabe : La Mauritanie risque de tomber de son piédestalTrois années consécutives à la tête du classement de la liberté de la presse dans le monde arabe, selon Reporter Sans Frontière (RFS), la Mauritanie pourrait bien tomber de son piédestal avec pas moins de 12 violences recensées en 2015 contre des journalistes.

C’est ce que révèle le dernier rapport publié par le Réseau des défenseurs de la liberté de presse dans le monde arabe « SENAD ».

Ainsi, rien que dans la première moitié de l’année en cours, trois cas de violences verbales contre des journalistes mauritaniens ont été répertoriés, en plus d’un cas d’agression physique, un cas de blessure, une convocation par les services de sécurité pour enquête, une arrestation arbitraire, une menace de mort, une exaction, un cas de confiscation et d’effacement des contenus d’une caméra, un cas de menaces physique et un cas de piratage d’un site d’information. Douze cas de violences contre la liberté de presse qui risqueront de ternir l’image de la liberté d’exercice de la profession de journaliste en Mauritanie.

Au niveau du monde arabe, le réseau « SENAD » affirme avoir recensé depuis le 1er janvier 2015 à nos jours, quelques 1462 violations contre 550 journalistes dans le monde arabe, dont 48 violations collectives.

Le rapport a ainsi répertorié quelques 50 genres de violations contre les journalistes dans le monde arabe, le plus répandu étant le refus de couverture, suivi par les agressions physiques, les arrestations arbitraires, les procès non équitables.

Source : L'Authentique (Mauritanie)