Tue11202018

Last update07:23:07 PM GMT

Back Tribune Libre Tribune Libre Tribune Libre en Mauritanie

Culture en Mauritanie

Tichit (Mauritanie), berceau du savoir et fief de pauvreté

  • PDF

Tichit (Mauritanie), berceau du savoir et fief de pauvreté Classée patrimoine mondial par l’UNESCO, Tichit, cité historique située aux confins du désert mauritanien à la lisière de la Majabat El Koubra, fascine ses visiteurs par son architecture pittoresque, ses bibliothèques aux manuscrits millénaires et par l’hétéroclisme de sa population fruit d’un brassage de peuples venus de différents horizons.

La tribu négroïde des Macinas y cohabite avec les Chorvas descendants du vénérable Cherif Abdel Moumine fondateur de Tichit. Jadis carrefour commercial, cette cité historique a eu son heure de gloire au huitième siècle à travers son rayonnement culturel et la qualité de vie de ses habitants qui comptaient parmi les plus aisés en cette période.

Ces derniers se procuraient l’essentiel de leurs besoins grâce aux échanges qu’ils effectuaient avec les riches négociants venus du Maghreb. Mais du fait de l’enclavement, de la sécheresse et la rareté des ressources naturelles, cette ville longtemps négligée par les pouvoirs publics et par ses propres fils, n’est plus aujourd’hui que l’ombre d’elle-même.

« Je me nomme Mohamed Ould Mbay je suis aveugle de naissance. J’éprouve toutes les peines du monde à subvenir aux besoins de ma famille. Ma seule source de revenu c’est une palmeraie qui n’en est plus une, à cause de la rareté des eaux et de l’ensablement.

Ici nous vivons difficilement mais Allah est Clément et Miséricordieux. Il y a quatre ans nous avons nourri l’espoir de voir notre quotidien s’améliorer grâce au festival des villes anciennes dont on nous disait qu’il allait avoir des répercussions positives tant sur le plan socioculturel que sur le plan économique.

Malheureusement ce festival a plutôt contribué à nous appauvrir davantage. Les commerçants de Tichit ont saisi l’occasion de l’arrivée massive des festivaliers pour faire monter les prix qui depuis lors ne sont pas redescendus » indique-t-il avant de rajouter « Je prie Allah pour que Tichit retrouve son lustre d’antan. Ici on ne manquait de rien, on vivait dans l’opulence ».

Cette complainte du vieux aveugle en dit long sur la détérioration progressive des conditions de vie des populations de Tichit qui croupissent dans la pauvreté et la misère.

Sadah Ould Badeya maître-maçon et Mohamed oud Daoud, Muezzin de la grande mosquée de Tichit et maçon à ses heures, ne nourrissent plus les mêmes égards vis-à-vis de leur métier qui ne leur rapporte plus grand-chose.

« Je reste plus d’un mois sans que quelqu’un me sollicite. Les rares personnes qui me contactent c’est, très souvent, pour des travaux de réfection de vieilles bâtisses et même dans ce cas le payement est soit minime soit très étalé dans le temps.

On avait fondé l’espoir que l’appui de l’UNESCO (20.000.000UM) pour les maçons et les tailleurs de pierre de Tichit allait nous aider mais c’est tout le contraire. Ce montant, dit-on, a été détourné. En tout cas il n’a jamais atterri entre les mains des réels bénéficiaires »
indique Ould Badeya.

Précarité et vie difficile, les exploitants de la Sebkha de Tichit en savent eux-aussi quelque chose. « Jamais de mémoire de Tichitois nous n’avons connu une pareille situation. La pauvreté étale ses tentacules et gagne de plus en plus de terrain. L’exploitation de l’Imersad (sel pour consommation animale) ne nourrit plus son homme.

Les taxes imposées par la commune sont lourdes et l’écoulement du produit ne rapporte plus comme avant »
déclare Cheikhna Ould Sidi Mbay exploitant du sel de la sebkha de Tichit.

Les artisans sont également embarqués dans la même galère, ils n’arrivent plus à écouler leurs produits et se retrouvent en situation de cessation d’activités.

« Nous ne fabriquons plus de produits artisanaux, faute de moyens. La matière première et les matériaux de base (peau, fer, petit outillage ect) nous font défaut.

Au début avec l’arrivée massive des touristes surtout lors du Rallye Paris-Dakar, on parvenait facilement à écouler nos produits mais plus maintenant. Nous souhaitons vivement que ce Rallye revienne en Mauritanie pour que nous puissions relancer nos activités »
, clame Mariem Vall l’air dépité.

Aussi, du fait de la rareté des eaux (Tichit a connu plus de deux décennies de déficit pluviométrique) les activités agropastorales sont devenues quasi-impossibles. Nombre de paysans phoénicicoles ont déserté Tichit pour aller se réfugier soit à Tidjikja soit à Nouakchott. A Tidjikja le quartier El Qhadima est peuplé de populations originaires de Tichit chassées par la pauvreté et la misère.

C’est également le cas des éleveurs de la tribu Ladem et les chasseurs Nemadis qui faute de pâturages et de gibiers se retrouvent à Nouakchott comme vigile, gardien d’immeuble, vendeur de carte de recharge mais aussi comme mendiants.

Tichit berceau d’une riche culture arabo-africaine dont les traces sont encore vivaces (des dizaines de milliers de manuscrits, une architecture typique et des modes culturels uniques : chants et danses négroïdes, chants liturgiques), apparait aujourd’hui sous le visage hideux de la misère et la précarité.

Bourgade très enclavée (elle se trouve à plus de 200 Km de Tidjikja sur l’une des routes les plus accidentées de la Mauritanie) Tichit est en train de subir de plein fouet les effets néfastes de la sécheresse conjuguée à la négligence de l’administration mauritanienne.

Source : DuneVoices (Mauritanie)

Femmes muselées", l’exposition de l’artiste peintre Amy Sow pour marquer la journée des femmes

  • PDF

L’artiste peintre mauritanienne Amy Sow a poussé mardi un cri du cœur sur la situation des femmes en affirmant que le monde n'a plus le droit de fermer les yeux comme si de rien n’était, lors la Journée internationale des droits des femmes qu’elle a marqué par une exposition, à l’Institut Français de Mauritanie (IFM), intitulée "femmes muselées".

Je chante, je crie, je défends, je dénonce, je peins les maux de notre société aveuglée par la haine, le racisme, la féodalité, le tribalisme et l'égoïsme qui gagnent du terrain, je dis stop aux vicieux de cette ère où nous femmes du monde souffrons de mépris, de non liberté d'expression, la violence et le viol devenus une monnaies courantes, a lancé Amy Sow, devant un parterre de femmes et d’hommes qui l’ont acclamée, à la fin de son discours.

Chaque jour quand on ouvre les yeux sur le monde, on se dit : qu'on a de l'espoir de vivre et de lutter contre ces pratiques immondes, a-t-elle dit, en marquant son discours par des déclarations d’Euclide (mathématicien de la Grèce antique) et du docteur congolais, Denis Mukwegué, communément appelé " le réparateur des femmes" pour célébrer la femme.

C’est une journée particulière pour toutes les dames. Je vois aussi qu’il y’a beaucoup d’hommes présents à cette exposition, cela veut dire que l’on est vraiment dans la complémentarité, la diversité et j’en suis vraiment touché, lançait à l’assistance le directeur délégué de l’institut français de Mauritanie (IFM), Stéphane Blanchon, quelques minutes plutôt.

L’exposition a réuni des femmes qui se sont illustrées dans le domaine de l’égalité, de la justice et de la démocratie, à l’image d’Aminétou Mint El moctar, Kadiata Malick Diallo ou encore Marième Daddah.

"Museler quelqu’un, c’est l’empêcher de parler, on martyrise quelque part en bâillonnant la femme, donc qu’on empêche de parler. Ici, certainement, en Mauritanie, les femmes ont encore beaucoup de choses à gagner. Il y’a des femmes africaines qui sont plus malheureuses que les mauritaniennes. Néanmoins, il y’a du chemin à parcourir, il n’y a pas de doute là-dessus.

La place de la femme dans la société telle qu’elle soit est inéluctable. Elle a du chemin à parcourir et elle l’a bien parcouru. Aujourd’hui, les femmes sont confrontés à la modernité, c’est très brutal mais j’ai confiance en elle", déclare Marième Daddah, président de la Fondation Moktar Ould Daddah.

"Femmes muselées", une exposition d’Amy Sow, du 08 au 19 Mars, à découvrir à l’Institut Français de Mauritanie (IFM).

Par Babacar Baye NDIAYE
Source : Cridem.org

 

Mauritanie : des journalistes et des rappeurs lancent un journal télé baptisé « Chi-Taari journal rappé »

  • PDF

 Mauritanie : des journalistes et des rappeurs lancent un journal télé baptisé « Chi-Taari journal rappé » Un journal télévisé présenté sous forme de musique rap. Le concept a été lancé en Mauritanie par un collectif de journalistes et de rappeurs. Ils ont baptisé leur journal « Chi-Taari journal rappé » (un jeu de mots entre « quoi de neuf ? », et « du nouveau »).

C’est un journal fait par les jeunes pour informer les jeunes. La phase d’essai est maintenant terminée. L’épisode pilote du journal a été posté sur YouTube le 23 février 2016 : https://www.youtube.com/watch?v=Pgt48ZdHQUg

D’autres épisodes ont été réalisés et postés. Le feed-back des internautes est attendu.

Tous les membres de l’équipe, dont une femme, ne se considèrent pas moins comme des journalistes à part entière. Ils se succèdent à l’écran. Les hommes apparaissent sanglés dans un costume cravate. Le flot d’informations est délivré dans les 5 langues nationales de la Mauritanie.

Le concept du journal rappé existe déjà au Sénégal et en Côte d’Ivoire. Au Sénégal, il connaît un succès sur Internet et sur les antennes de la chaîne 2STV.

En juin 2015, on en était déjà à la 3ème saison du « Journal rappé ». Le ton est critique et railleur. On y est en rupture avec l’information traditionnelle.

Source : Agence Ecofin

 

Livres : le Sahara, à la vie, à la mort

  • PDF

Avec "Le Tambour des larmes", le romancier mauritanien Beyrouk signe un texte envoûtant dans lequel les femmes paient cher leur liberté d'aimer et où le monde nomade doit faire face à la modernité. C'est une histoire de viols au pays des Maures.

Celui du cœur de la belle Rayhana, de haut lignage puisque issue de la tribu des Oulad Mahmoud, séduite puis abandonnée par un non moins bel ingénieur. Celui de la maternité de Rayhana, à laquelle son implacable mère vole le « petit cœur », fruit de ces amours interdites. Enfin, celui du Sahara par le monde moderne, qui en bafoue les chaudes traditions nomades autant qu’il y apporte la liberté urbaine. Le Tambour des larmes n’est pas une bluette !

Avec ce roman, M’Barek Ould Beyrouk continue à confronter le passé et le présent, la tradition et la justice, confrontation dramatique qu’il avait déjà mise en scène dans Et le ciel a oublié de pleuvoir (2006), Nouvelles du désert (2009) et Le Griot de l’émir (2013).

Une fois de plus, c’est une femme qui cristallise toutes les contradictions. La fière Lolla, héroïne d’Et le ciel, est la sœur jumelle de Rayhana. Toutes deux refusent d’aliéner leur liberté d’aimer ; toutes deux le paient cher.

Lolla proclame : « Je n’appartiendrai ni aux tentes blanches des seigneurs des sables ni au mobilier cossu des citadins parvenus », et Rayhana vole le tambour sacré de sa tribu pour la punir – on pourrait dire « l’émasculer » – du vol de son enfant, mais vient s’échouer à Nouakchott, « où l’on ne respire pas ». Ces deux rebelles sont prêtes à mourir pour une justice qui transcende celle des tribus.

Chair noire, sang blanc

C’est tragique parce qu’il n’y a pas d’autre choix possible qu’un désert somptueux mais inhumain ou une ville humanisée mais sèche comme l’erg. Pas d’autre choix que des us et coutumes si protecteurs mais conçus au rythme des dromadaires ou l’individualisme de la cité si enivrant mais tellement froid.

Ces deux femmes, tout comme le griot de l’émir, incarnent évidemment Beyrouk lui-même, qui, avec un art consommé de la narration et du flash-back, entretient le suspense en nous plongeant dans les affres physiques et morales de ses personnages.

Car il est lui aussi déchiré. De sa plume de poète, il enchante le souvenir des traditions, des chants sur les dunes, des étoiles du désert, des djinns portés par les vents qu’il ne se lasse pas de chanter, mais tout indique qu’il a choisi la modernité.

Né à Atar, aux portes du désert, en 1957, fils d’un instituteur, il a tâté du droit, discipline de raison. Puis créé un journal, Mauritanie demain, entreprise de passion. Depuis huit mois, il est le conseiller du président mauritanien dans le domaine de la culture, poste de raison.

Gageons qu’il continuera de bouleverser ses lecteurs en incarnant la très métisse Mauritanie dans des personnages écartelés entre leur chair noire et leur sang blanc. « J’ai commencé à écrire le roman d’un garçon perdu des quartiers populaires de Nouakchott, annonce-til. Soumis à la pression des vidéos, de la télévision, son quotidien est fait de violence. » Son héros succombera-til au fondamentalisme, voire au terrorisme ?

La Mauritanie n’est pourtant pas terre d’extrémisme, et, dans cet ouvrage, Beyrouk pourrait réconcilier la tradition et la modernité. « Dans les milieux urbanisés, il existe des personnes radicalisées, explique-t-il, mais j’espère que le reste du peuple mauritanien ne dérapera pas jusque-là. Notre islam malékite imprègne notre vie de tous les jours tout comme notre poésie. Il est tellement vieux et tellement pétri de soufisme qu’il résistera. »

À moins que Beyrouk ne préfère arroser le macadam de la capitale de sang et de larmes, comme il l’a fait pour le sable du Sahara

Source : Jeune Afrique

 

 

DSM : Communiqué à l'attention de l'opinion publique nationale

  • PDF

ADSM : Communiqué à l'attention de l'opinion publique nationaleL ’Association des Docteurs Scientifiques Mauritaniens (ADSM) s’étonne et s’inquiète de la volonté désastreuse du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique de délabrer l’accès aux postes et fonctions de l’enseignement supérieur, par un nouveau décret organisant les concours de recrutement d’enseignants de l’enseignement supérieur. En effet, ledit décret présente une pléthorique d’aberrations et d’incohérences que nous pouvons évoquer en quelques points :

1- Le décret abroge le rôle de la Commission Nationale des Concours. De ce fait, les recours et réclamations se font désormais auprès de la même autorité à l'origine de ce préjudice, en l’occurrence le ministère de l’enseignement supérieur lui-même.

2- Un tiers du nombre total de notes (50 point sur 150) est laissé à l’appréciation d’une commission nommée par le Ministre chargé de l’enseignement supérieur.

Cette marge assez importante permettra facilement à la commission de recaler, repêcher ou déclasser les candidats. A défaut d’une commission composée uniquement d’experts indépendants, les jugements biaisés deviennent inéluctables et impacteront négativement toute présomption de transparence et d’objectivité.

3- Le diplôme supérieur obtenu (DESA, Magistère, Doctorat ou HDR) ne crée plus de différence entre les candidats selon le nouveau décret. Ce qui représente une absurdité sans précédent en la matière.

4- L’expérience pédagogique des candidats (calculée sur la base de dernières 4 années avant le concours) est sous-estimée. L’enseignement dans la spécialité est noté sur 20% de l’expérience globale du candidat évaluée sur 100 points, alors que la grille prévoit curieusement 10% de cette expérience globale aux « enseignements hors spécialité » ! L’encadrement d’étudiants (Master, Licence …) n’est plus considéré comme expérience pédagogique selon le décret.

5- La valorisation des publications scientifiques se fait désormais par Facteur d’Impact du journal (FI), ce qui est bien, sauf que la limitation de celui-ci à l’intervalle de 0 à 3 est une injustice flagrante à l’égard des travaux publiés dans des journaux dont le FI est beaucoup plus élevé que 3. Notons également que dans certains journaux, on adopte souvent un ordre alphabétique des auteurs. Les candidats se trouvent dans de pareils cas, peuvent être injustement mal notés par la grille du décret.

6- La rédaction en langues étrangère (Français et Anglais), bien qu’elle soit pertinente, mais on peut constater que la modalité de l’évaluation de cette « rédaction » (sur 20 points) reste à expliciter dans la grille faisant partie intégrante du décret.

7- Le nouveau décret instaure une forme de disparité gravissime de chances entre les candidats sur la base du genre et de l’âge. Il stipule qu’au détriment des candidats du genre masculin, une candidate du genre féminin reçoit un bonus de 20% du total qu’elle aurait obtenu sur 100 points. De même, les candidats avec un âge supérieur à 32 ans subissent arbitrairement des pénalités allant de 5 à 15%. Ce qui dépasse abusivement toute conception d'une discrimination qui serait "positive". L’ADSM attire l’attention de tous sur la contradiction flagrante du présent décret avec l’article N°2 de la constitution de la République Islamique de Mauritanie et l’article N° 15 de la loi N° 93-09 du 18 janvier 1993 portant statut général des fonctionnaires et agents contractuels de l’Etat. L’ADSM observe donc à l'évidence qu'il s'agit d'un texte réglementaire qui vient instaurer et légaliser un tas d'injustices inacceptables. Nous invitons donc, respectueusement, l'honorable conseil constitutionnel de bien vouloir estimer l’inconstitutionnalité de ce décret en déclarant sa nullité juridique et réglementaire.

En fin, l’ADSM réaffirme sa détermination et se réserve le droit d’user de tous les moyens légaux pour fustiger l’ensemble de mesures catastrophiques incluses dans le nouveau décret ainsi que les défaillances qui s’enchaînent au niveau de l’enseignement supérieur, auprès de l’opinion publique et des autorités supérieures de l’Etat, dans l’objectif ultime de veiller sur l’intégrité et l’émancipation de notre enseignement supérieur et la promotion d’une véritable recherche scientifique.

Nouakchott, 18 février 2016

Association des Docteurs Scientifiques Mauritaniens

Le bureau exécutif

Source : ADSM

 

 

ANAM : Lancement de l’atelier de mobilisation des autorités locales, élus locaux et OSC non spécialisées pour la prise en compte des personnes handicapées dans leurs programmes

  • PDF

L’Association Nationale des Aveugles de Mauritanie (ANAM) a lancé, officiellement, le lundi 15 Février courant, au Centre de la Formation pour la Promotion Féminine de Nouakchott, son atelier de mobilisation des autorités locales, Elus locaux et Organisations de la société non spécialisées des Wilayas de Nouakchott, pour la prise en compte des personnes handicapées dans leurs programmes.

La cérémonie a été lancée en présence du Secrétaire Général du Ministère des Affaires sociales, de l’Enfance et de la Famille, M. Mohamed Mahmoud Ould Ahmed Ould Sidi Yahya, de la Maire de Tévragh-Zeina, Mme Fatimetou Mint Abdel Malek et de des maires du Ksar et d’El Mina. De nombreuses associations de personnes handicapées, d’organisations de la société civile et des élus de Nouakchott y ont pris part.

L’occasion a été un échange de discours entre le Président de l’Association des Aveugles de Mauritanie (ANAM) M. Mohamed Salem Ould Bouh, et le Secrétaire Général du MASEF. Le Secrétaire Général du MASEF a indiqué que « le Ministère poursuivra son appui aux associations et organisations actives dans le domaine du handicap afin de surmonter le complexe du handicap et d’insérer les personnes handicapées dans la vie active ». Le Président de l’ANAM a affirmé que «la rencontre s’inscrit dans le cadre  lancement futur d’une série d’ateliers et de séminaires organisés en partenariat avec les communes de Nouakchott ».

Des prises de parole ont été faites déplorant la situation des personnes handicapées et appelant les autorités locales, élus et organisations de la société civile à une grande mobilisation en faveur des personnes handicapées.

Ce programme initié par Handicap International Maghreb est financé par le Gouvernement de la Finlande, et fait l’objet d’un partenariat, pour on exécution, entre l’ANAM et SOS Paires Educateurs, une ONG mauritanienne.

L’atelier ouvert ce lundi marque le départ d’un programme d’ateliers qui se tiendront dans les trois Wilayas de Nouakchott pour une période d’étalant sur trois mois, selon le chronogramme établi par les partenaires.

Comme on le sait, l’implication des acteurs ciblés par l’atelier, à travers l’inclusion dans leurs programmes de développement des préoccupations des personnes handicapées, est d’une importance capitale. Car ceux-ci étant des acteurs directs dans le cadre de la promotion de la citoyenneté du fait de leurs qualités de législateurs ou délibérateurs des chambres parlementaires et municipales, et des forums d’organisations d’ONG. De par leurs statuts, ils sont les premiers porte-paroles des citoyens.

Ainsi, Ces acteurs seront appelés à s’investir sur le terrain afin de donner plus d’impulsion et de dynamique aux actions déjà engagées à travers la mise en place par les pouvoirs publics d’instruments juridiques qui manquent encore de souffle du fait de l’inachèvement des textes d’application dédiés à la promotion et à la protection des personnes handicapées.

Mamadou Alassane THIAM pour Gps.mr

Comité pour le respect de l’éthique et de la déontologie de presse (CRED) : Communiqué de Presse

  • PDF

Comité pour le respect de l’éthique et de la déontologie de presse (CRED) : Communiqué de Presse Le Bureau Exécutif du Comité pour le respect de l’éthique et de la déontologie de la presse (CRED) a été surpris de lire par voie de presse un communiqué en date du 16 janvier 2016 relatif à la démission de son président, Dr.Abderrahmane Ould Horma Ould Babana. Ce qui a poussé le bureau à convoquer le 26 janvier suivant une réunion d’information à ce sujet.

Une fois renseignés sur les contours de cette démission, largement étayée par un argumentaire raisonnable et logique du président du CRED et que les membres du Bureau Exécutif ont d’ailleurs jugé assez justifiable, constat a été cependant fait que les procédures par lesquelles la démission a été présentée sont entachées de vice de forme aussi bien sur le plan administratif que juridique.

D’autre part :

- Vu l’impérieuse nécessité pour le CRED de poursuivre sa mission jusqu’à la tenue de la prochaine assemblée générale et,

- Vu les difficultés dans lesquelles se trouve actuellement la presse nationale

Le Bureau Exécutif, après délibération, a rejeté à l’unanimité de ses membres, la démission du Dr.Abderrahmane Ould Horma Ould Babana de son poste de président du CRED et lui a demandé de poursuivre ses charges.

Le Bureau s’est engagé en contrepartie, à s’investir davantage dans sa mission qu’elle compte mener désormais avec toute l’abnégation requise, avec le concours des confrères, des partenaires et de l’ensemble des acteurs du milieu de la presse. Il compte s’y investir pleinement et résolument jusqu’à l’atteinte des objectifs pour lesquels cette institution a été créée, à savoir veiller au respect strict de l’éthique et de la déontologie du métier de journaliste en Mauritanie.

Membres du Bureau Exécutif présent :

-Dr.Abderrahmane Ould Horma Ould Babana, président

-El Hacene Ould Ahmed, Vice-président

-Mohameden Ould Jdoud, Rapporteur

-Abdel Ghoudouss Ahmed Meky

-Yedaly Fall

-Cheikh Aïdara

-Isselmou Ould Sidi Hamoud

-Mohamed Feïly Ould Samba Vall dit Antar


Nouakchott, le 28 janvier 2016

Source : CRED

 

Madrid : La Mauritanie parmi les 4 meilleurs pavillons du festival « Fitur »

  • PDF

Madrid : La Mauritanie parmi les 4 meilleurs pavillons du festival FiturLa Mauritanie figure parmi les 4 nations primées sur les 170 participantes, au festival touristique « Fitur », rapporte l’AMI.

Selon l’Agence officielle d’information, notre pays est « le seul pays africain parmi les 4 pays primés » ajoutant que « les trois autres sont le Japon, le Mexique et le Népal ».

Madrid, capitale espagnole a abrité le Festival touristique "Fitur". Cette manifestation annuelle, rassemble différents acteurs du secteur du tourisme du monde. Le pavillon mauritanien était animé par l’Office National du Tourisme.

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

Nouadhibou : La SNIM porte plainte contre des journalistes

  • PDF

Nouadhibou : La SNIM porte plainte contre des journalistes Le Procureur de la République de Nouadhibou, a décidé de convoquer plusieurs journalistes suite à une plainte déposée par la Société Nationale Industrielle et Minière de Mauritanie (SNIM), rapportent des sources.

La plainte intervient après la publication par des médias francophones, d’un article sur la société minière, confie des sources à Alakhbar.

Moussa Samba Sy Président du Regroupement de la Presse de Mauritanie (RPM), le responsable du site CRIDEM et deux autres journalistes figurent parmi les journalistes concernés.

Nos sources indiquent par ailleurs, qu’ils (les journalistes) ont déjà été convoqués par le procureur de la République de Nouadhibou.

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

 

Tourisme: Une forte participation de la Mauritanie au Festival de Madrid

  • PDF

La capitale espagnole Madrid a abrité, ce matin, l’ouverture du pavillon de la Mauritanie au Festival touristique Fitur 2016. Le pavillon organisé et animé par l’Office National du Tourisme, a été un centre d’attraction pour de nombreux visiteurs et professionnels du secteur du Tourisme.

Dans une déclaration à la presse, le Directeur Général de l’ONT M. Mohamed Mahmoud Ould Ne a indiqué que l’élargissement du stand, ainsi que de la participation, de notre pays entre dans le cadre de la stratégie du département du Commerce et du Tourisme visant à faire de ce dernier un pilier de l’économie nationale.

Il a également évoqué la diversité des potentialités touristiques du pays, mises en exergue au pavillon, et a souligné la situation sécuritaire exemplaire de notre pays malgré une conjoncture internationale et régionale relativement instable.

Le Directeur de l’office s’est également appesanti sur le retrait de la Mauritanie de la zone rouge espagnol, ajoutant que ce retrait représente un exploit pour les secteurs du tourisme et de l’investissement dans le pays, et qu’il est une raison, entre autres, du renforcement de la participation de notre pays à cette édition du festival.

Le Festival Fitur de Madrid est une rencontre annuelle entre les différents acteurs du secteur du tourisme dans le monde (officiels, artisans, investisseurs, hôteliers…). Il a accueilli 120000 professionnels de 165 pays en 2015 en provenance de 165 pays.

Maurisahel

Lancement officiel du Manuel d'éducation à la citoyenneté des jeunes en Mauritanie

  • PDF

Le ministère de la culture et de l’artisanal et le Bureau de l'UNESCO pour le Maghreb et la Commission Nationale pour l'Education, la culture et les Sciences ont lancé officiellement mardi le Manuel d'Education à la Citoyenneté et aux Droits de l'Homme pour les jeunes en Mauritanie co-édité avec le soutien de l'Agence espagnole pour la coopération internationale au développement (AECID.

Le Manuel est composé de 20 fiches thématiques offrant des connaissances sur les conventions et standards internationaux en matière de citoyenneté et de droits de l'homme ; une contextualisation aux cadres normatifs nationaux; des questions clés à explorer avec les jeunes ainsi que des exercices interactifs.

Cet outil vise à aider les jeunes de Mauritanie à mieux comprendre l'esprit des droits l'homme, à le mettre en perspective dans leur contexte social, politique, économique et culturel, à en parler, et aussi à exercer leur rôle de citoyen informé et éclairé.

Quant aux formateurs, enseignants et éducateurs, professionnels ou bénévoles, ils y trouveront un manuel de référence et des moyens concrets d’inciter les jeunes à la participation citoyenne active et à la défense des droits de l’homme.

Cet événement sera une occasion exceptionnelle pour échanger entre les différents acteurs sur les enjeux de l’éducation à la citoyenneté et aux droits de l’homme en Mauritanie aujourd’hui, ainsi que sur les perspectives d’utilisation future de ce manuel dans le cadre de formations de formateurs. Les résultats d’une étude à ce sujet y seront présentés.

Prendront part à la conférence de lancement une série d’experts chercheurs et hauts fonctionnaires mauritaniens actifs dans le domaine de l’éducation citoyenne.

AMI

Sidi Ould Maayouf retire sa plainte contre deux journalistes

  • PDF

Sidi Ould Maayouf retire sa plainte contre deux journalistesSuite à une convocation du juge Abdallahi Ould Mohamed Salem, substitut du procureur de la République, Mehdi Ould Lemrabott, directeur du site Moushahide et Brahim Ould Khattry directeur du site Charg Today, se sont rendus jeudi 14 janvier au palais de justice de Nouakchott.

Ils devaient comparaître devant une cour correctionnelle suite à une plainte pour diffamation de Sidi Ould Maayouf, ex ministre. Finalement le procès n’a pas eu lieu. Le plaignant a retiré sa plainte.

Vers 10 heures, Mehdi et Brahim, accompagnés d’une dizaine de collègues venus les soutenir ont fait un bref sit-in devant le palais de justice.

Source : Rédaction Cridem

 

 

Un éminent érudit mauritanien appelle à cesser les guerres au nom de l’Islam

  • PDF

Un éminent érudit mauritanien appelle à cesser les guerres au nom de l’Islam Un éminent érudit mauritanien, l’Imam Abdellahi Ould Beye, a appelé toutes les parties dans les conflits au nom de l’Islam à «déposer » les armes, apprend-on mercredi sur sa page facebook.

L’imam Ould Boya qui avait démissionné de l’Union Internationale des Oulémas pour « s’éloigner de sa politisation", expliquaient à l’époque certaines sources, indique sur sa page qu’il en appelle à faire prévaloir la paix entre musulmans du monde et appelle à mettre un terme «à ces guerres folles» qui alimentent les médias et auxquelles personnes n’a d’intérêt.

Cheikh Ould Boya exhorte toutes les parties aux différents conflits « d’abdiquer au nom d’Allah» et à consacrer leurs énergies à l’éducation et à la reconstruction.

Source : Mauriweb (Mauritanie)

Formation Artwatch Africa : pour la promotion et la défense des droits des acteurs culturels

  • PDF

 

Formation Artwatch Africa : pour la promotion et la défense des droits des acteurs culturels   Nouakchott a abrité, du 14 au 17 décembre dernier, une formation au profit des acteurs culturels pour la défense et la promotion de leurs droits. Cette formation est assurée par Artwatch Africa qui dépend d’Arterial Network.

Ce regroupement d’artistes et d’acteurs culturels met en lumière les projets à travers la réflexion pour dynamiser la culture à traves le continent africain. En marge de cet atelier, les formateurs ont rencontré la presse pour expliquer davantage le projet et les différents ateliers de formations qu’organise Artwatch Africa.

D’abord, c’est Malik Chaoui, un activisme culturel algérien, formateur d’indiquer que ce projet est initié par Arterial Network pour développer la culture en tant que vecteur. « Le projet a démarré avec les formations sur la liberté d’expression artistique et la créativité » a-t-il dit.

Mr Malik a aussi souligné que «le projet vise en outre à outiller les artistes, les journalistes et tous les acteurs culturels » en vue de défendre leurs droits et jouer un rôle dans la société africaine. Laquelle société, selon notre interlocuteur ou Artwatch Africa, ne connaît pas les droits des acteurs culturels.

D’où l’important du projet, selon lui, « d’avoir une approche basée sur les droits humains en mettant l’accent sur les pouvoirs d’instincts et de développement ». Concernant la formation, il a indiqué que « c’est une pédagogie interactive » qui se fait à l’aide des « instruments légaux ».

Toutefois, des efforts doivent se faire à tous les niveaux, mais la société également doit faire preuve d’une volonté manifeste d’adhérer au projet et d’œuvrer pour une prise de conscience effective afin d’atteindre les objectifs escomptés.

Car « ces formations pourront déclencher une réflexion en vue de changer les choses ou les mentalités par rapport aux droits des acteurs culturels », soutient-il. « La volonté des acteurs peuvent aider à consolider les capacités des individus ».

Mais faudrait-il faire appel à une collaboration de tous pour créer un réseau efficace d’activistes culturels. En Mauritanie, cette formation, la première du genre, va créer un véritable déclin afin d’outiller les participants pour engager des plaidoyers forts à même d’amener les décideurs et les défenseurs des droits de l’homme à une prise de conscience généralisée sur les droits des acteurs culturels vraisemblablement bafoués, de l’avis des artistes.

Pour sa part, Kane Elimane dit Monza, représentant d’Arterial Network pour l’Afrique du Nord, il a d’abord fait la genèse de cette organisation qui a mis en place un réseau d’acteurs culturels dynamiques.

Cette organisation «met également en lumière les projets à travers une réflexion pour dynamiser la culture en Afrique et ce, par le canal des formations, des plaidoyers et la mise en place d’activités pratiques afin de valoriser la culture africaine » a-t-il souligné.

Revenant sur sa corporation, Monza a soutenu que « les artistes mauritaniens doivent s’organiser pour mettre en place des structures et avoir une société collective qui doit prendre en charge la défense des droits des activistes culturels ». Car, selon lui, « l’Etat mauritanien a déjà mis en place une loi sur la propriété intellectuelle, les droits d’auteurs … » qui a été promulguée en mars 2015.

Un pas important à son avis, imprimé par le ministère de la Culture dans le souci de protéger la créativité artistique. Mais, « l’artiste mauritanien a tendance à se victimiser et cela doit cesser » a-t-il dit, soulignant que le ministère a un rôle d’accompagnement et d’assistance loin de jouer celui de l’artiste.

« La Mauritanie a beaucoup de chance de réussite dans ce projet » a-t-il soutenu. Pour Monza, le Ministère doit «créer des espaces culturels, mettre en place des infrastructures nécessaires et il revient aux artistes de proposer des programmes ou des projets ».
Toutefois, le «président 2la rupublik » déplorant le manque d’informations des artistes, pense que ce projet de formation Artwatch Africa « peut aider à la prise de conscience des activistes culturels » par rapport à leurs droits. « En Mauritanie, soutient-il, il s’agit juste de poser des actes concrets pour un développement équitable de la créativité artistiques ».

De son côté, la portugaise Simone Andrade, est revenue sur le projet pour dire que « ces formations constituent un processus pour connaître les droits des artistes ». Par rapport aux attentes, elle soutient qu’il y a déjà « une volonté générale manifeste des acteurs qui fait que ce processus d’autonomisation est en marche ».

Revenant sur l’atelier en question, Simone s’est réjouie de son bon déroulement car « les participants ont manifesté une envie de connaître et d’être outillés pour prendre en charge la question des droits des artistes ».

Rappelons qu’Artwatch Africa entend «constituer une société civile des artistes qui pourra accompagner les Etats à remplir leurs obligations ». Mais, «le chemin est fastidieux et beaucoup restent à faire sur le continent où l’artiste n’est pas reconnu en tant que profession » selon Artwatch Africa.

I. Badiane

 

Tunisiens et Libanais se partagent les clients de Nouakchott

  • PDF

Tunisiens et Libanais se partagent les clients de Nouakchott [Vidéo]A Nouakchott, capitale de la Mauritanie, Libanais et Tunisiens ont investi dans la restauration. Un investissement qui, dans ce pays du nord-ouest de l'Afrique, donne aux expatriés comme aux Mauritaniens la possibilité de découvrir les cuisines libanaise et tunisienne.

"Les restaurants tunisiens et libanais poussent comme des champignons dans la capitale mauritanienne, explique une journaliste de France 24. Les restaurateurs apportent leur spécialité culinaire mais aussi leur culture, leur architecture et leur art de vivre".

France 24 a été à la rencontre de directeurs de restaurants et de leur clients. Lina el-Haff, directrice d'un restaurant libanais à Nouakchott explique par exemple qu'au début, elle avait surtout des clients étrangers, mais aujourd'hui ce sont des Mauritaniens qu'elle reçoit.

Source : L’Orient Le Jour

 

Lamine Kane, entre ciment et belle étoile.

  • PDF

Né en 1974 à Nouakchott, Lamine part vivre à l'âge de 6 mois au Sénégal où il passe une enfance heureuse parmi ses frères. En 1992, il délaisse les études et quelques jours après l'ouverture des frontières, il revient aux sources, en Mauritanie. Les événements de 1989 l’encouragent à découvrir et mieux comprendre le pays d'où il vient. Métis, de père Al Poular et d'une maman Maure, il s'immerge dans la culture de ses deux familles et découvre les multiples facettes de son pays d'origine, tout en s'accrochant à sa liberté de penser et d'être. Il reprend des études de comptabilité de 1993 à 1994. Ses premiers amis mauritaniens sont les frères Athié, qui l'initient à la musique et il «tombe dedans». Ainsi il apprend à jouer de différents instruments, remplace les musiciens dans les groupes lorsque c'est nécessaire. Il apprend également l'organisation, la production et la mise en scène. Lorsque la fratrie Athié se dissout à travers le monde, Lamine poursuit son parcours musical avec Dandé Jam, Rippo, ngatamaré rippo, Kodé Pinal, Malouma, Howl blues, Mbeuguel Africa, Noura Mint, Walfadjiri.... En 2004, lors d'un atelier à Boston avec Malouma, il apprend la théorie de la musique et son écriture grâce à des ateliers organisés par des partenaires français et décide à son tour d'enseigner pour parler le même langage que les musiciens internationaux et le transmettre aux jeunes de son pays. Avec Walfadjiri, pour parer au manque d'instrumentistes en Mauritanie, il créé un centre de formation car ce sont toujours les mêmes musiciens qui jouent dans les différents groupes de la place. L'idée est de renouveler ce milieu culturel qui tourne sur lui même. On compte actuellement plus de 200 élèves inscrits dont une majorité d’élèves réguliers qui travaillent à devenir professionnels grâce aux cours du centre de formation de musique et de gestion des techniques du spectacle. Lamine regrette que l'industrie musicale soit quasi inexistante en Mauritanie. Il manque toujours des musiciens, peu de groupes sont ouverts aux musiques actuelles, chacun joue sa musique communautaire, exceptés quelques groupes qui jouent tous les types. Il faut brasser, métisser, mais pas sans l'accompagnement des institutions et les structures, le manque de salles de spectacles, de studios, de centres de formation pour les musiciens et les techniciens qui sont pour la plupart autodidactes. Le terrain est méconnu et les investisseurs sont frileux. Le peuple ne demande rien et les institutions doivent proposer des solutions. Les besoins sont nombreux en matériels, en ressources et en formation. Selon lui, en Mauritanie, «Notre problème il est culturel et il faut absolument le régler pour dépasser cette question d’unité nationale, du vivre ensemble, du faire ensemble. La rencontre n'a pas eu lieu, il y a une plaie qu'il faut soigner. Je n'ai jamais su ce qui s'est passé exactement après les indépendances, on en a jamais parlé dans ma famille, pourtant, le besoin de reconnaissance, de vérité et de pardon est nécessaire pour assainir la conscience collective du peuple mauritanien, nous aurions pu tirer les leçons et surtout tirer un modèle avec l'Afrique du Sud pour aboutir à une vraie réconciliation nationale. Tant que les vérités ne sont pas dites et reconnues, la Mauritanie restera divisée au sein même de ses groupes ethniques et entre ses groupes. Chacun doit reconnaître ses responsabilités et demander pardon, tant que justice ne sera pas faite c'est peine perdue. Il faut que nous lavions notre linge sale entre nous d'abord et entre communautés ensuite. Et aussi arrêter avec les histoires de «casting» celui là est forgeron, celui là est noble, celui là est pêcheur... Les étiquettes nous empêchent d'évoluer, nous sommes en 2015, il faut que ça s'arrête ! Nous devons devenir constructifs, tolérants et ouverts, cela manque d'Humanité, nous souffrons d'un «mal-dit» que l'on appelle «hypocrisie». Ces clivages meurtrissent notre pays et entretiennent les plaies douloureuses du passé. Lamine a construit sa liberté, profondément humaniste, il est déçu par les relations dans lesquelles il a évolué. Des projets démarrés à zéro et à chaque fois que les portes étaient prêtes à s'ouvrir, tout s'est effondré en raison d'égoïsme. Aujourd'hui, ses projets s'articulent autour du festival des «musiques métisses» dont il est l'initiateur, et le groupe l'Harmatthan qu'il suit depuis 4 ans. Le groupe prépare actuellement l'enregistrement de son premier album et concourra au prix RFI 2016. Lamine reste engagé, actif et malgré les épreuves, continue de travailler pour le devenir d'une Mauritanie unie et solidaire à l'aide du langage universel de la musique. Les valeurs qui le portent font de lui un homme droit et sincère qui aspire à vivre dans un pays en paix et plus juste. Humblement, il poursuit son combat avec à ses nobles aspirations, ce qui inspire beaucoup de respect à l'égard de ce musicien qui transmet sa passion. Nous lui souhaitons pour lui même d'abord et pour ses projets, le meilleur pour l'avenir.

Magali Boivert

Calendrier des vacances scolaires 2015-2016 (officiel)

  • PDF

Calendrier des vacances scolaires 2015-2016 (officiel)Le ministère de l'Education nationale a rendu public, une circulaire relative au calendrier des vacances arrêté pour l’actuelle année scolaire 2015-2016 et applicable à toutes les écoles et à tous établissements pédagogiques relevant du département sur toute l’étendue du territoire national.

En vertu de cette circulaire, le calendrier précise entre autres dates se rapportant à ces congés pédagogiques, celles des deux premiers trimestres de l’année scolaire et des grandes vacances de fin d’année.

- Vacances du premier trimestre : du mercredi 23 décembre 2015 au lundi 4 janvier 2016,
- Vacances du second trimestre : du jeudi 31 mars au lundi 11 avril 2016.

- Vacances de fin d’année (pour les élèves non candidats à des concours nationaux) : du vendredi 10 juin au 3 octobre 2016.

La circulaire revient également sur les journées chômées et payées : fêtes de l’Aid plus deux journées, une avant et une après.

Traduit de l’Arabe par Cridem



Source : Atlasinfo (Mauritanie)

 

Ministère de la Culture : Lancement du Programme National de Revitalisation du Patrimoine des Valeurs

  • PDF

La cérémonie de lancement du Programme National de Revitalisation du Patrimoine des Valeurs, organisée sous le haut patronage du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a eu lieu ce lundi 7 décembre, au Palais des Congrès. Celle-ci a été présidée par le Premier ministre, M. Yahya Ould Hademine.

Le programme se fixe comme objectif la réécriture d'un contrat social national, à travers la restitution et la revalorisation de notre patrimoine moral fondé sur vingt de ses valeurs fondamentales collectées, classifiées et répertoriées dans un Guide largement distribué à l’occasion.

Dans le discours qu'il a prononcé face à un parterre d’invités, le Premier ministre a invité tous les mauritaniens » à contribuer à la consolidation de l'identité culturelle nationale, à faire connaître notre patrimoine et nos valeurs vertueuses ». Il leur a aussi demandé de « cultiver la tolérance, la solidarité, l'entraide, le respect de l'autre, la culture de la paix dans le monde et la reconnaissance du droit à la différence, tout en soulignant « l'engagement de l'Etat mauritanien à préserver toutes les composantes du patrimoine culturel et antique de la patrie ».

Bien culturel réduit à une simple marchandise

Quant à Madame la Ministre de la Culture et de l’Artisanat, Hindou Mint Ainina, elle a affirmé dans un discours lu devant l’assistance, que la « richesse de notre culture, sa diversité, la complémentarité de ses composantes et l’exigence de sa préservation, nécessitent la promotion, le développement et la valorisation de son patrimoine ; face à la globalisation envahissante où le bien culturel se réduit à une simple marchandise, ce qui risque d’ébranler, à défaut d’un grand effort national, les fondements qui constituent le socle de toute Nation ».

Pour Madame la Ministre « l’acte le plus marquant cette année reste l’élaboration et l’adoption par le Gouvernement du Plan National de développement culturel qui a été coopté et validé par l’UNESCO avant son lancement officiel, et c’est là un signe fort qui nous encourage à continuer sa mise en place et à en entendre les résultats escomptés avec plus d’assurance ».

Elle a indiqué que les «résultats attendus de l’exécution de ce Programme sont ceux qui doivent ressortir naturellement d’une révision profonde du référentiel des valeurs par la société, et avec la contribution de tous ses membres, car, sans cette révision, le système social ne pourra pas offrir la stabilité requise pour sa pérennité », tout en soulignant aussi que la « réussite du Programme sera visible à travers les comportements des individus qui seront les seuls artisans de cette dynamique de restauration. Entre autres changements positifs, nous devons voir l’émergence d’une nouvelle génération de citoyens qui respectent l’Etat, ses symboles et ses biens. Et parmi ses comportements qui doivent être rejetés par la société dans son ensemble, entre autres, les opérations de falsification de marchandises importées ou produites localement ; ou encore le détournement des biens privés et publics et la mendicité sous toutes ses formes ».

« Nous devons aussi arriver à voir émerger de nouvelles formes d’entraide sociale, et le maintien d’un climat de sérénité et de fraternité dans l’espace public, participant de ce fait à l’ancrage de la modération et du refus de l’extrémisme », interpelle-t-elle.

Synthèse de Mamadou Alassane THIAM pour GPS.mr

 

Handifestival culturel international : Les rideaux sont tombés

  • PDF

Handifestival culturel international : Les rideaux sont tombés   Les rideaux sont tombés sur la 5ème édition du festival culturel international pour personnes handicapées qui s’est déroulé à Nouakchott du 02 au 03 décembre en cours. Le Groupe Musical des Personnes Handicapées de Mauritanie organisateur de cette manifestation a indiqué lors de la clôture de cet évènement qu’en dépit des difficultés financières, l’organisation technique et matérielle n’a pas fait défaut.

Outre la Mauritanie, pays organisateur, le Mali, le Libéria, la Gambie, la Guinée Bissau, le Sénégal et le Togo ont pris part à ce rendez-vous culturel des personnes handicapées. Tout est bien qui finit bien.

Le festival culturel international pour personnes handicapées s’est clôturé ce 03 décembre, jour de la célébration de la journée internationale des personnes handicapées. C’est tard dans la soirée et par le truchement d’un concert au stade de Sebkha, au cours duquel les différentes troupes culturelles venues pour la circonstance se sont produites devant un nombreux public.

La troupe des handicapés de Thiès a ravi la vedette pour avoir présenté un chœur d’ouverture et une pièce théâtrale mettant en exergue la fille handicapée et le risque de VIH/SIDA. Un balai au rythme du Mbalax a été très applaudi par l’assistance.

Le Togolais Prince Allé Allé, lui a également émerveillé le public par son morceau chanté en playback. Enfin, après un intermède musical et folklorique offert par les artistes locaux, le président du comité d’organisation, Camara Mohamed a tenu à remercier les invités et les participants qui ont effectué le déplacement à Nouakchott.

Il faut rappeler que cette manifestation a pour but de promouvoir par le biais de la culture, les droits et l’intégration socio-économiques des personnes vivant avec un handicap.

Mais aussi permettre aux artistes handicapées de se produire dans un environnement de saine émulation et amicale, d’assurer la visibilité de la créativité et des productions des artistes handicapées.

Mais également de valoriser leur talent et génie dans les différentes formes d’expression artistiques, culturelles et scientifiques. Outre ces volets, il y aura des rencontres de basket-ball sur fauteuil roulant mais aussi des conférences sur les thèmes de l’unité, de la Paix et le respect des droits de l’homme ; fille handicapée et le risque de VIH/SIDA et l’excision.

I.Badiane
Source : Journal Tahalil (Mauritanie)

Lancement de la campagne du programme national pour la revitalisation du patrimoine des valeurs.

  • PDF

Le ministère de la culture et de l’artisanat s’apprête à lancer la campagne du programme national  pour la revitalisation du patrimoine des valeurs. Le but majeur de ce programme est la réécriture d’un contrat social national, à travers la restitution et la revalorisation de notre patrimoine moral, construit et consolidé à partir de ses valeurs fondamentales.

La cérémonie d’ouverture aura lieu le lundi 7 décembre au palais des congrès sous le haut patronage du Président de la République. La campagne durera une semaine sur l’étendue du territoire.

Les grands axes de la campagne comprendront le plaidoyer, la mobilisation et la vulgarisation, à l’aide de production des outils de communication. Au menu durant la semaine de campagne, des conférences-débats ; causeries, organisation de séances éducatives, réunions avec les décideurs locaux, les leaders coutumiers. L’organisation de grands meetings, la sensibilisation en milieu scolaire, tournées de sensibilisation, diffusion et animation des émissions télévisées et radiophoniques, organisation des spectacles de théâtres, des chorales etc…

Le plaidoyer se fera à travers des réunions d’information avec les leaders des partis politiques, les élus, les leaders de la société civile, les syndicats, les journalistes, les corps socioprofessionnels, les administrateurs et les différents segments de l’Etat.  D’autres grands axes traduiront la formation, la recherche, la publication, le renforcement des capacités nationales en matière de législation et d’organisation, ainsi que le suivi-évaluation.

En définitive, le programme national de revitalisation du patrimoine des valeurs permettra l’émergence d’une nouvelle génération de citoyens qui respectent l’Etat, ses symboles et ses biens. L’émergence d’un climat de sérénité et de fraternité dans l’espace public et entre les membres de la société. Le bon fonctionnement du dispositif technique et législatif de gestion des ressources humaines conformément au code de bonne conduite à ses usagers ; administrations, syndicats, entreprises, société civile etc…

Gps

 

 

LE PARC NATIONAL DU DIAWLING

  • PDF

 

Un peu d'histoire...

La sécheresse sahélienne des années 1970 et la construction, en 1986, du barrage «anti sel» de Diama, ont gravement impacté le delta, au point de le rendre désertique.

Pour compenser ces impacts négatifs, et grâce au savoir traditionnel local, le parc régule, depuis 1994, l’inondation des plaines au moyen d’un système hydraulique performant constitué d’ouvrages et de vannes. Les eaux du fleuve Sénégal qui transitent par les bassins du parc alimentent un estuaire de plusieurs milliers d’hectares, unique en Mauritanie.

Chaque année, l’ouverture et la fermeture des ouvrages gouvernent la mise en eau des bassins et assurent l’alternance d’une saison inondée (juillet - mars) et d’une période plus sèche (avril - juin).

Le parc classé en 1994 par la convention RAMSAR, zone humide d’importance internationale, représente depuis 2005 le noyau central de la Réserve de Biosphère Transfrontalière du bas delta du fleuve Sénégal.

Selon le niveau d’inondation des bassins, la recharge de la nappe phréatique et la diminution de la salinité la végétation s’étend et les ressources naturelles se régénèrent offrant aux visiteurs un spectacle constamment renouvelé.

Le parc...

Le territoire offre une grande diversité de paysages. Les plaines arides des sebkhas (zones hyper-salées) s’étendent vers la forêt d’Acacia de Ziré. Pour profiter de la fraicheur du littoral, il faut poursuivre l’excursion vers la dune côtière où les oasis bordées de palmiers surplombent l’Océan.

La mangrove se découvre au fil d’une balade en pirogue dans les îles du sud. Cette forêt, inondée en permanence, constitue un site de nidification majeur pour certains oiseaux et une vaste zone d’alimentation et de frayère (reproduction) pour une grande variété de mollusques, de poissons et de crustacés.

Le Parc accueille l’unique site connu de nidification des flamants nains en Afrique de l’Ouest. Le succès de cette reproduction est directement lié à la gestion des inondations des cuvettes du bas delta.

Sur terre, le phacochère et le varan, peu peureux, sont visibles toute la journée alors que le chacal doré, le serval ou la mangouste des marais se découvrent la nuit.

L'homme et la nature...

Une des spécificités du parc est celle d’impliquer les communautés dans la gestion durable des ressources naturelles. Les populations pratiquent leurs activités traditionnelles, sources de revenus, tout en préservant l’environnement. La gestion concertée de l’eau permet de maintenir la pêche, le maraîchage, le pâturage, l’artisanat et la cueillette.

Dans les jardins maraîchers, navets, betteraves et oignons sont produits et acheminés vers les centres urbains. Le nénuphar, prélevé dans les bassins, représente une source d’alimentation et de commerce.

L’alternance de l’eau douce et salée, assure la croissance du Sporobulus robustus, graminée fortement appréciée par les troupeaux et récoltée pour produire les nattes artisanales.

Les gousses d’Acacia nilotica sont cueillies pour le tannage du cuir et les bulbes de cypéracées (herbacées) sont traités pour produire l’encens traditionnel.

Les bassins constituent des zones de pêche de subsistance essentielles pour les pêcheurs Taghrédient

Magali BOIVERT

Propos recueillis auprès de Blandine Melis( conseiller technique en conservation du PND)

Photographie: Hellio Van Ingen