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Culture en Mauritanie

Communiqué : le CJJ se félicite de la libération de Cheikh Baye

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Communiqué : le CJJ se félicite de la libération de Cheikh BayeLe Club des Jeunes Journalistes (CJJ) a appris avec une grande satisfaction la libération du journaliste Cheikh Baye Ould Mohamed, lundi 31 Janvier 2017.

Le confrère Cheikh, par ailleurs membre du « Mouvement du 25 février », avait été arrêté, le 30 juin 2016, après avoir jeté une chaussure en direction du Ministre de la Culture et de l’Artisanat, porte-parole du Gouvernement, Mohamed Lemine O. Cheikh. Il avait été ensuite condamné à 3 ans de prison, jeudi 14 juillet 2016.

Le Club des Jeunes Journalistes (CJJ) :

- se félicite de cette libération ;

- appelle les autorités compétentes à préserver les acquis en matière des libertés d’expression et de la presse;

- et exhorte les journalistes et les regroupements de presse à faire bon usage des libertés d’expression et de la presse.

Le Bureau Exécutif du CJJ.
Source : CJJ

 

 

Mauritanie: la chasse aux faux diplômes risque d’éclabousser de hauts fonctionnaires

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Mauritanie: la chasse aux faux diplômes risque d’éclabousser de hauts fonctionnairesLa haute administration mauritanienne est truffée de responsables aux CV remplis de diplômes supérieurs mais incapables de rédiger la moindre correspondance en arabe ou en français et incompétents avérés dans les domaines dans lesquels ils se prétendent experts.

La raison est simple. Un grand nombre d’individus arrivent aux commandes d’importants postes de l’Etat sans avoir l’expertise nécessaire à l’accomplissement de leur tâche.

Ainsi, la présence de faux diplômes dans la haute administration apparaît comme un secret de Polichinelle en Mauritanie. La profondeur du mal est arrivée à un point tel que des voix autorisées s’élèvent pour réclamer des mesures d’assainissement qui permettraient de nettoyer les écuries d’Augias.

Illustration avec une sortie sur les réseaux sociaux de Moctar Ould Dahi, secrétaire général du ministère chargé des Relations avec le Parlement et la société civile, cité par la presse arabophone, qui plaide en faveur «de la création d’une Agence nationale chargée de l’authentification des diplômes des fonctionnaires publics.

Cette mesure conduira des centaines, voire des milliers de responsables de la haute administration mauritanienne au chômage, car les vérifications prouveront l’existence de nombreuses falsifications et de faux diplômes, particulièrement au niveau des emplois supérieurs».


Une chose est sûre, de nombreux cadres se prévalent de gros parchemins sans être jamais passés par la case baccalauréat.

Pour faire face à la situation, outre l’authentification des diplômes, le gouvernement mauritanien réfléchit à la mise en place «d’un nouveau système de recrutement des fonctionnaires publics avec des critères basés sur un bac +2, bac +3, bac +4, bac +5 et bac +7 à la place des appellations actuelles (licence, maîtrise, doctorat), en raison de la détention de diplômes supérieurs par de nombreux cadres mauritaniens qui ne peuvent pas présenter le premier document du cursus universitaire.

Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

Source : Le360 (Maroc)

Qualification de 4 poètes mauritaniens au concours Emirou Chouara

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Qualification de 4 poètes mauritaniens au concours  Emirou ChouaraQuatre poètes mauritaniens, candidats au concours Emirou Chouara (le Prince des Poètes) se sont qualifiés pour cette rude compétition culturelle, organisée à Dubaï, aux Emirats Arabes Unis.

Il s’agit de :

- Cheikh Ould Nouh,

- Anvare Ould Sidi,

- Mohamed Saad Bouh Ould Vally,

- et Cheikhna Ould Haidar

Deux illustres poètes mauritaniens avaient gagné ce trophée en l’occurrence Mohamed Ould Taleb et Sidi Mohamed Ould Bamba. D’autres comme Mohamed Ould Idoumou s’étaient qualifiés pour les phases finales.


Source : Atlasinfo (Mauritanie)

 

 

Maroc : les écoles du réseau turc Gülen sommées de fermer d’ici un mois

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Le ministère de l’Intérieur a ordonné jeudi la fermeture d’ici un mois de toutes les écoles liées au prédicateur turc Fethullah Gülen.

« Les investigations sur les établissements du groupe ‘Mohamed al-Fatih’, liés au Turc Fethullah Gülen, ont montré qu’ils utilisent le secteur de l’enseignement pour répandre l’idéologie de ce groupe et des idées contraires aux principes du système éducatif et religieux marocains », accuse le ministère marocain de l’Intérieur.

« Face au non-respect des avertissements du ministère de l’Éducation nationale (…) pour remédier aux dysfonctionnements enregistrés, il a été décidé de fermer tous les établissements scolaires relevant de ce groupe dans un délai maximum d’un mois », ajoute-t-il dans un communiqué.

Le ministère de l’Intérieur ne précise pas combien d’écoles ou d’élèves sont concernés, mais assure que le gouvernement « œuvrera pour que ces élèves poursuivent leurs cursus » dans d’autres établissements.

Un pays relais pour Gülen ?

Quatre mois auparavant, une délégation de parlementaires turcs était venue en visite dans le royaume chérifien, afin de convaincre les autorités de la « dangerosité » du mouvement Gülen et de son réseau d’écoles privées.

Depuis le putsch manqué du 15 juillet contre le président Recep Tayyip Erdogan, attribué par Ankara à Fethullah Gülen, la confrérie est dans le viseur du gouvernement turc. Celui-ci considère le Maroc comme un pays où le mouvement Fethullah Gülen aurait des relais, notamment financiers.

Fin août, un responsable des écoles mises en cause avait réfuté dans la presse locale tout lien « politique » avec ce mouvement. Sept établissements étaient alors concernés, dont trois à Casablanca, comptant 2 500 étudiants, dont 2 470 Marocains, selon ce même responsable.

Bête noire d’Erdogan

Ancien allié du président turc Erdogan, qui en a fait sa bête noire, Gülen nie toute implication dans le coup d’État manqué de l’été dernier. Installé aux États-Unis, l’homme est à la tête d’un mouvement appelé « Hizmet » (« service », en turc), qui compte un réseau d’écoles, d’ONG et d’entreprises. Le gouvernement turc considère ce mouvement comme une « organisation terroriste ».

La Turquie a demandé à plusieurs reprises son extradition des États-Unis, sans résultat jusqu’à présent. Après le putsch avorté, les autorités turques ont lancé de vastes purges dans les rangs de l’armée, de la police, de la fonction publique et des médias.

Source : Jeuneafrique.com

 

Une Fatwa (avis juridique) étrange provoque le divorce de 50 épouses en même temps

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Une Fatwa (avis juridique) étrange provoque le divorce de 50 épouses en même tempsIl a été procédé dans un village de l’Est Mauritanien au renouvellement de 50 actes de mariage dont les tenants ont divorcé suite à une Fatwa stipulant : « l’obligation de divorce pour toute épouse qui assisterait à des cérémonies sociales ou de mariage ».

Selon le site « Atlas Info » la fatwa qui émane de l’un des savants de la région se rapporte : « au divorce de l’épouse et la nullité du contrat de mariage entre les conjoints si la femme assisterait simplement à des concerts de musique. Et ce qui est valable pour la femme est applicable aussi bien aux hommes »
Cette Fatwa qui a crée un grand différend entre les prenants et les rejetant s’est propagée au point que le Cheikh émetteur est revenu la dessus, l’interprétant autrement.

Mais ses proches adeptes continuent à la prendre en compte.

Source : Adrar-Info (Mauritanie) via Nawafedh.com

 

L’imam de la mosquée de Nouakchott contre le changement des hymne et drapeau nationaux

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L’imam de la mosquée de Nouakchott contre le changement des hymne et drapeau nationauxL’imam de la grande mosquée de Nouakchott a déclaré son refus de toute modification des hymne et drapeau nationaux du pays, lors de son sermon de ce vendredi 11 novembre.

L’auteur de l’hymne national et le dessinateur du drapeau "ont veillé à ce qu’ils symbolisent l’Islam", selon l’imam qui a cité, à l’occasion, un passage dans l’hymne national exhortant le Mauritanien à "être un défenseur d’Allah" et à "rejeter le mal".

"Toute modification de ces symboles nationaux serait contraire à leur aspect religieux", a-t-il considéré. L’imam a par ailleurs indiqué que le vert sur le drapeau mauritanien "représente la couleur du paradis" et le croissant "symbolise le jeûne et le pèlerinage musulmans".

Et l’étoile à cinq branches renvoie "aux cinq piliers de l’islam" contrairement à celle à six branches "qui symbolise les juifs", a-t-il ajouté.

Le changement de l'hymne et du drapeau nationaux de la Mauritanie a été recommandé au récent Dialogue national. Il pourrait être soumis au référendum avant la fin de l’année 2016.

A noter que le sermon de l’imam de la grande mosquée de Nouakchott n’a pas été diffusé à la télévision nationale comme cela se faisait tous les vendredis, après la prière hebdomadaire.

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

 

 

 

Quinzième anniversaire de la disparition de Habib ould Mahfoudh : Hommage lui a été rendu

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Quinzième anniversaire de la disparition de Habib ould Mahfoudh : Hommage lui a été renduIntellectuel, journaliste, fondateur de l’hebdomadaire Le Calame, Habib Ould Mahfoudh disparut prématurément, voici quinze ans, très exactement le 31 Octobre 2001, à Paris. Il était à peine âgé de 41 ans, laissant inconsolable toute une génération d’admirateurs et d’amis.

Pour honorer l’auteur de « savoureuses chroniques d’anticipation », une cérémonie en sa mémoire a été organisée, dans les locaux du Calame, le lundi 31 Octobre, par la rédaction du journal et la fondation Habib Ould Mahfoudh.

Un aréopage d’amis, d’anciens collaborateurs, de représentants des ministères des Relations avec le Parlement et la Société civile, de la Culture et de l’Artisanat s’est plu à rappeler les principales prises de position du disparu, notamment en faveur des victimes de l'injustice, sa sacralisation de la liberté d'expression, son immense talent littéraire, ainsi que le combat livré pour toujours plus de conscience et de liberté d'expression, au tout début de la démocratisation en Mauritanie.

Unanime avis des intervenants, la disparition de Habib fut une grande perte pour la presse mauritanienne, les intellectuels et l'élite qui ont perdu, avec lui, un homme de principe et un écrivain-journaliste distingué. Habib fut un pionnier de la presse mauritanienne, consentant beaucoup d'efforts pour que la profession recouvre ses lettres de noblesse, ont souligné les uns.

Un exemple de sacrifice et de créativité, ont renchéri les autres. Tous admiratifs, au final, de ce qu’avec ses Mauritanides, « chroniques du temps qui ne passe pas », écrivait-il, il avait su développer un regard panoramique, non seulement, sur son époque mais, aussi, sur le passé et l’avenir.

En somme, tout le monde s’est plu à reconnaître la valeur du travail réalisé par Habib et leur devoir de poursuivre son œuvre. Mais ce qui a été concrétisé, de cette tâche, reste bien en-deçà de la moyenne requise. Les amis du regretté défunt avaient beaucoup promis, les moyens ont trop souvent fait défaut. Ils le reconnaissent et savent, aussi, que ce qui a été fait, se fait et se fera ne pourra jamais traduire la réalité de leurs sentiments envers Habib.

Une « véritable anthologie »

Néanmoins, la Fondation s’attèle à préparer l’édition du tome II des Mauritanides, en engageant des démarches administratives pour l’imprimer. Le ministère de la Culture avait donné son accord de principe, resté sans suite, pour une impression locale. Un partenariat a été scellé, avec l’espace culturel Ciré Camara, pour la tenue d’ateliers de lecture et une mise en scène de l’œuvre.

Lors de la Semaine de la francophonie, en Mars dernier, on en eut une première. La Fondation a également pris part à la journée organisée, par la Commission nationale pour l’éducation, la science et la culture, en y animant une conférence intitulée « Habib Ould Mahfoudh : un passeur culturel de la francophonie ».
En Avril et Mai dernier, s’est tenue la première édition de la dictée Habib, suivie d’une remise des prix aux lauréats. Quant aux perspectives, elles tournent autour de la publication du tome II, comme on l’a dit tantôt, de la préparation du tome III, du lancement de la procédure pour l’édition 2017 de la dictée Habib et d’une exposition de photos.

Ceux qui ont aimé Habib l'aiment toujours mais la mémoire s’étiole, alors que les préoccupations quotidiennes et le train de la vie absorbent. Raisons supplémentaires de pérenniser l’hommage au personnage, à ce « florilège de poésie et de prose », « véritable anthologie » qui afficha, haut et fort, constamment ses idées et ses convictions, sans se soucier des risques qu'il prenait et des conséquences qui pouvaient en résulter.

On connaît la suite, son journal battant tous les records de censure. Habib maintint cette ligne de conduite jusqu'à la fin de ses jours. Une ligne de conduite partagée avec son équipe et que celle-ci s’applique à poursuivre, avec toute la rigueur nécessaire : informer juste, dans le respect des règles de la déontologie, en résistant à la tentation du parti pris, de toute inféodation à l'ethnie, la tribu, la région ou autre parti, en faisant ainsi preuve du plus grand courage, celui de dire non, aux tentations de toutes sortes, quand le oui serait tellement plus facile.

Voilà comment ont-ils choisi d'immortaliser l'œuvre de ce grand personnage et homme de lettres, « le plus maure des intellectuels de la Francophonie », dixit Abdoulaye Ciré Ba, « le plus universel des troubadours maures ». Vaste chantier !

Et quand bien même cette continuité serait-elle assurée, le défunt mérite encore plus. Et certains de suggérer que le 31 Octobre soit promu Journée nationale de la presse mauritanienne. C’est notre devoir de journalistes et d’intellectuels, relèvent-ils, de perpétuer au mieux cette commémoration, témoignant ainsi de notre profond respect et notre gratitude. Ô toi, Habib, qui nous a montré le chemin du sens, repose en paix !

Source : Le calame (Mauritanie)

 

 

Syndicat : important déficit de professeurs à Dakhlet Nouadhibou

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Syndicat : important déficit de professeurs à Dakhlet Nouadhibou La coordination régionale du syndicat indépendant de l’enseignement secondaire à Nouadhibou a déclaré que la wilaya accuse un important déficit en professeurs de l’enseignement secondaire, ce qui affecte gravement l’opération pédagogique.

Dans un communiqué publié dimanche, la coordination affirme que les établissements de Nouadhibou ne disposent pas du nombre suffisant de professeurs, et que les établissements de Boulenouar et Chami n’en disposent pas.

Selon ce syndicat, le collège I de Nouadhibou accuse un déficit de 11 professeurs, le collège II six professeurs, le collège Tarhil plus de cinq professeurs, le collège III quatre professeurs, le lycée I quatre professeurs, le lycée II deux professeurs et le collège de Cansado deux professeurs.

Le syndicat ajoute que ce déficit important intervient au moment où des enseignants s’entassent inutilement dans la direction régionale et que d’autres sont affectés à des établissements non encore opérationnels.

Il a critiqué la situation de l’enseignement la qualifiant de « catastrophique » et imputant la responsabilité de celle-ci au ministère de l’éducation, l’association des parents d’élèves et à leurs correspondants.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

 

Culture : Instaurer la confiance / Par Aichetou Mint Ahmedou (*)

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Culture : Instaurer la confiance / Par Aichetou Mint Ahmedou (*)Ces temps-ci le terme "Dialogue" occupe, au niveau national, tous les espaces médiatiques, politiques, sociaux, culturels et même littéraires. L’écrivain poète Aichetou Mint Ahmedou donne son point de vue qu’il importe de lire attentivement.

Je suis très heureuse et très honorée de faire partie de cette prestigieuse assemblée. Je remercie Mme l’ambassadrice Laura Baeza de m’avoir si généreusement invitée. Je remercie aussi Mariem mint Derwich de m’avoir encouragée à parler en public, bien que j’aie toujours le trac.

Le sujet est trop profond et trop vaste pour être traité en quelques pages, donc je vais juste l’effleurer à partir de mes sentiments, de mon idéalisme et de mes rêves.

À l’aube de l’industrialisation forcenée, au zénith de l’individualisme à outrance, le monde souffre d’un mal-être général. Espérons que le dialogue des cultures sera un remède efficace ou au moins un baume bienfaisant. En attendant, le monde est un nid de replis identitaires, d’intolérance et de conflits, précurseurs de la tragédie des peuples.

La littérature devra enraciner la culture du dialogue et instaurer le dialogue des cultures. Pour moi, c’est un grand cri d’amour qui traverserait les siècles et les frontières. Une porte frappée, un cœur ouvert, un formidable élan de générosité et de désintéressement. Un lien est créé entre deux esprits et deux cœurs. S’entendre avec son semblable sur le bien commun, sur les valeurs fondamentales qu’on doit partager sûrement. Un regard neuf est promené sur les êtres et les choses. Une incitation au bonheur.

On est tous semblables au départ. Seuls nous changent l’environnement et l’éducation. Notre apparence est changeante et s’adapte à notre milieu de vie, à travers le temps. Les descendants d’un Européen, par exemple, après un séjour d’un millier d’années en Afrique, deviendront noirs, en réaction à la férocité du soleil dans ces contrées-là. Mais leur dimension humaine restera celle de leur ancêtre blanc.

La littérature doit instaurer la confiance et mettre en avant notre cœur et notre conscience et non notre apparence, superficielle donc et sans importance. Elle s’adressera à la moralité des êtres, à leur humanité, pour les rassembler en une entité homogène, civilisée et paisible. En somme, l’unité dans la diversité.

Dans la littérature, l’auteur se dévoile, décrit son environnement culturel et social. Il confie ses rêves, son histoire, son avenir, son présent, ses espoirs, ses déboires, ses expériences et ses tourments. Il explique l’angle à partir duquel il comprend le monde et le sent. Son lecteur s’enrichit invariablement de la somme de sentiments véhiculés par son écrit et de connaissances, la nature humaine étant fragile, vulnérable et influençable par essence.

Je vois l’’être humain comme un livre ouvert à une page blanche, où la vie annote sa chronique, où chaque rencontre, chaque lecture remplit une page vierge. Nos lectures nous marquent à jamais, sans qu’on en ait conscience. Les mots sont volatiles et pourtant si indélébiles. Le lecteur sera ainsi amélioré, reconstruit avec des matériaux plus viables, plus solides et plus humains.

Et de fil en aiguille, une société va se rapprocher d’un autre modèle de société et le profil culturel des uns se fondra dans celui des autres. Ce sera alors un pas de géant vers une citoyenneté commune, la citoyenneté du monde. L’idéal.

On écrit, on transmet et on influence. On lit, on assimile, on influence aussi. On a échangé et on a partagé. Cela illustre un peu le rôle de la littérature dans l’universalité de l’éducation des hommes et l’universalité de leur rapprochement.

Les enfants des anciens colonisés comme moi, qui écrivent dans la langue de la métropole, établissent un dialogue interculturel intense entre leur ancien et leur nouveau moi, tant leurs lectures les immergent dans un monde différent du leur. Ils subissent des changements dans leur perception des autres, dans la gestion de la vie quotidienne et même dans leur comportement. Ils pourraient vivre ensemble, sans heurts ni frictions, avec la descendance de ces anciens colons, tellement ils les connaissent maintenant, tellement ils les comprennent, les respectent et les acceptent jusqu’au fond de leurs différences.

Au temps de la colonisation, la rencontre des cultures a engendré une résistance spontanée et énormément d’antagonismes, parce que la culture dominante a utilisé la force pour que les cultures autochtones épousent ses idées et son mode de vie, contrairement à la littérature, qui suggère la rencontre de cultures plutôt comme une source de paix.

L’homme de littérature, qui est la base du dialogue des genres et des cultures, doit réfléchir le monde, le soupeser, l’analyser, le renifler et le palper sous toutes les coutures, pour produire des conclusions capables de faire du bien à l’humanité, sans distinction de race, de culture, de religion ou de nationalité.

Le dialogue aura la possibilité de s’étendre à plus de communautés, de toucher un maximum de populations, porté qu’il sera par la littérature qui transcende les frontières spatiales et temporelles, virtuelles et réelles. Et l’internet est un formidable moyen de propagation et de diffusion de la littérature à l’échelle planétaire. Les cultures sont appelées à se mélanger et l’internet accélère ce processus de brassage des idées et des idéologies.

Un jour, la littérature arrivera à convaincre le monde que la diversité des races, des cultures et des religions est une source inépuisable de richesse, où chaque peuple aurait intérêt à s’abreuver, jusqu’à la satiété, pour le bonheur et la sécurité de l’humanité.

Quand on parle mondialisation, on comprend écoute et ouverture aux autres, naissance de l’homme, citoyen de l’univers et non de frontières étriquées, bâties selon une conception réductrice et ségrégationniste du monde. C’est un non formidable aux nationalismes divers, au chauvinisme et à la xénophobie.

Dans le contexte de la mondialisation, il n’est plus envisageable de rester dans son coin, replié sur soi et sur son ethnie, ignorant les autres et le monde. La rencontre est inévitable. Échanges, partage et respect deviennent des concepts brandis triomphalement par l’homme qui se veut résolument tourné vers la modernité et le bien-être général. En connaissant mieux les autres et en se connaissant mieux soi-même, on avance inexorablement sur la route du progrès social et culturel, du bonheur.

On se compare et on s’identifie aux autres, on se juge par rapport à eux et c’est la littérature qui permet cette introspection, ce voyage au fond de soi et des êtres, cette inquisition intra et interhumaine, cette recherche permanente du moi et des autres. Une formidable confrontation des êtres et de leur vision du monde.

Je pense aussi que la littérature, quand elle les englobe, humanise, épure, adoucit la documentation sociologique, philosophique, historique ou autres. Elle la dote de sentiments, d’esthétique, de musique, de poésie et la rend donc plus assimilable et plus accessible à la multitude.

Je perçois l’être humain comme une main tendue. Si cette main tendue ne s’exprime pas physiquement ni oralement, les yeux le disent clairement et le cœur le scande au rythme de ses battements. L’être humain a besoin de l’autre pour exister, pour vivre, pour aimer, pour apprendre, pour devenir, pour comprendre. Tout seul, il dépérit et s’il ne disparaît pas, il perd au moins son humanité.

Cette main tendue sera-t-elle saisie par la littérature, qui rapprochera deux mondes, réconciliera deux cultures et fera du respect de l’autre dans sa différence l’objectif des décennies à venir.

Tout cela relève plutôt du domaine des rêves, mais j’ai souvent entendu dire qu’il n’est pas interdit de rêver …

Pour conclure, je transcrirai ici quelques fragments que j’ai écrits, au sujet de mon rapport à l’écriture et à la lecture :

La lecture me tire de ma léthargie, de mon incertitude, de la solitude de mon esprit, de cette tristesse latente, dont je n’arrive pas à déterminer la source, pour la tarir à jamais ou m’en désaltérer à mourir. Sans elle, je suis là, indécise, sans savoir exactement pourquoi. Je tâtonne dans les méandres d’un jour blême qui refuse de se découvrir à moi, qui me tend ses mains pour abandonner les miennes tout de suite après. Je ne sais plus si c’est l’incertitude et un vague désespoir qui me tiennent sous leur coupe ou si c’est moi qui les tiens. J’en tresserais bien un collier dont j’ornerais la frontière de mes sensations.

L’écriture est inséparable de cette tristesse-là, toujours à l’affût d’un mot, d’une image, pour que, telle une déferlante, elle ravage tout sur son passage. Écrire, ce bonheur et ce chagrin emmêlés, inextricables. Devrait-on pleurer de bonheur ou rire de chagrin ? Pourquoi sommes-nous ainsi ? Je ne sais pas, je sais seulement et c’est de plus en plus clair pour moi, que nous les écrivains et poètes, pour notre malheur ou pour notre bonheur, je ne sais pas non plus, nous sommes de la race malheureuse des artistes, des écorchés vif, des mélancoliques, des insatisfaits, des rêveurs incorrigibles, des idéalistes aux mains vides et aux cœurs débordants d’amour de la vie, d’amour de la beauté. Et nous n’avons pas dit notre dernier mot …

Je voudrais faire un tour
Du côté des désirs,
À la recherche de quoi,
Je ne saurais le dire…
Enfanter dans la douleur,
Enfanter dans le plaisir… C’est toujours cela écrire …
Le partager est une
Partie de ce délire …

· À ceux qui aiment écrire
qui aiment le monde
qui aiment lire
qui aiment l’humanité
avec ses défauts et ses qualités
qui aiment la vie,
ont peur de s’y aventurer
tout en le faisant quand même
pour qui tout est prétexte
à fêter l’existence
à fêter tout ce qui a
ou n’a pas d’importance
le bonheur d’être là
le bonheur d’être ailleurs
tout en rêvant d’autre chose
chose si proche
et si loin à la fois
l’espoir incertain
de la tenir en main
tout en appréhendant
ce moment-là
la vie, le bonheur
l’existence, tous ses aléas
un grand point d’interrogation
que nous avons envie
de tenir dans nos bras

Ces derniers poèmes sont extraits du site : www.aichetouma.com

(*) Intervention de Aichetou à Tunis lors LITTÉRATURE ET DIALOGUE Quatrième Rencontre Euromaghrébine d’Écrivains. Un projet financé par la Délégation de l’Union européenne en Tunisie

Source : Adrar Info (Mauritanie)

 

Mauritanie: les télés et radios privées menacées de fermeture

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Mauritanie: les télés et radios privées menacées de fermetureToutes les chaînes de télévisons et les stations de radios privées mauritaniennes seront fermées si elles ne règlent pas leurs arriérées de taxes dues à la société de Télédiffusion de Mauritanie, d’ici le premier novembre 2016.

Ces arriérés s’élèvent à 250 Millions d’ouguiyas pour chacune des chaînes Sahel TV et Al-Wataniya, 216 Millions d’ouguiyas pour Al-Mourabitoune TV et à 170 Millions d’ouguiyas pour chacune des chaînes Dava TV et Chinguetti TV.

Pour Radio SaharMedia, Koboni, Radio Nouakchott libre, Tenwir et Mauritanides, ces arriérés s’élèvent à 30 Millions d’Ouguiyas pour chacune.

A noter que la radio Mauritanides a complètement interrompu ses programmes depuis longtemps. La Radio Nouakchott libre a, elle, suspendu temporairement ses programmes.

Et pour des raisons de grève des employés, Sahel TV a récemment suspendu ses bulletins d’information.

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

 

La culture mauritanienne à l'honneur à Dakar avec "Ziz Fashion"

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C’est dans le cadre enchanteur de l’hôtel Terrou-Bi que Abdoul Aziz Ould Sidaty Dieng, plus connu sous le sobriquet "Ziz Fashion", a organisé une manifestation culturelle de haute facture pour mettre en valeur la culture africaine, mauritanienne en particulier.

Pour le promoteur de l’évènement, surnommé l’ambassadeur de la culture mauritanienne, il s’agit à travers cette édition de "Ziz Fashion", le deuxième du genre, de porter encore très haut la culture africaine.

"L’objectif premier, c’est de montrer mes bijoux. Et à travers cela, ouvrir une belle vitrine pour la Mauritanie et vendre la culture mauritanienne qui est très riche. Cela permet de montrer aussi que nous, les Mauritaniens, nous sommes fiers et aimons travailler. Car la jeunesse mauritanienne est dynamique", a indiqué Abdoul Aziz Ould Sidaty Dieng en marge de la cérémonie.

Présidé par l’ambassadeur de la République de Mauritanie au Sénégal, ce rendez-vous de la culture a été marqué par la présence d’une grande frange de la mode sénégalaise.

Cette édition organisée au Sénégal est une manière pour "Ziz Fashion" de marquer encore une fois de plus la proximité culturelle des deux pays et des deux peuples qui sont frères. Il a invité à une plus grande promotion de notre culture et des atouts culturels du continent. Et cela passe, d’après le promoteur, par l’organisation de tels évènements par des Africains dans leur continent, mais également partout ailleurs dans le monde où cela va permettre de faire connaître notre patrimoine.

"Je suis très satisfait et très content de le faire au Sénégal, à Dakar, à New-York, à Abidjan au Gabon, en Italie ou à Paris et un peu partout dans le monde", insiste-t-il.

Durant cette manifestation, la beauté et la mode africaine ont été bien représentées. C’est pourquoi le promoteur a tiré un bilan plus que satisfaisant de la manifestation qui, souligne-t-il, est un franc succès.

"Ziz Fashion" donne rendez à l’Afrique et au monde de la culture au mois de novembre à Nouakchott pour un festival de grande ampleur qui sera inscrit sur le sceau de la diversité. "En Mauritanie, nous tiendrons très bientôt un "Ziz Fashion Show" pour montrer la culture mauritanienne dans sa diversité. Toutes les ethnies seront représentées : les Peuls, les Maures, les Wolofs, les Sarakholé. Cet évènement se tiendra au mois de novembre. Et ce sera pour montrer toute la culture mauritanienne."

Une boutique de "Ziz Fashion", ouverte dans le hall de l’hôtel Terrou-Bi a été visitée par l’ambassadeur de la République Islamique de Mauritanie qui a salué un grand évènement qui promeut la culture.

Source : Ziz Fashion

Ambassadeur de la mode mauritanienne

Vive la Mauritanie !

Mauritanie: Tariq Ramadan expulsé du pays, ses conférences annulées

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Mauritanie: Tariq Ramadan expulsé du pays, ses conférences annulées [Vidéo]Le professeur et islamologue Tariq Ramadan, a été expulsé de la Mauritanie, tôt ce samedi matin.

Invité par l’ONG Marmite du Partage, en partenariat avec l'Association Main dans la Main, Tariq devait faire trois conférences à Nouakchott. La Mauritanie est le huitième pays musulman à interdire au penseur, l’accès à son territoire.

Dans un post publié sur sa page facebook, le théologien déclare : "le gouvernement (mauritanien) me refuse l’entrée sans explication et m’expulse. Pas d’entrée et pas de conférences", écrit-il depuis l’aéroport international de Nouakchott, vers 1h du matin.

Le sommet arabe y est-il pour quelque chose? Aucune réponse à cette question pour le moment. Les autorités ne se sont pas officiellement exprimées sur ce sujet.

Quoiqu’il en soit, Tariq a pris le chemin du retour ce samedi (7h du matin). Il avait cependant fait une vidéo, destinée aux mauritaniens. Avec sa sérénité qu’ont connait, Ramadan souligne que s’il ne rentre pas, « le discours rentrera » en Mauritanie.

« Les personnes qui ont acheté des tickets (pour la conférence de Tariq) seront remboursées, si elles viennent au siège de l’ONG avec leurs tickets », indique une source au sein de l’ONG Marmite du Partage.

Du côté des organisateurs, c’est l’incompréhension qui règne en maitre. La cellule de communication promet néanmoins de publier un communiqué, dans les heures à venir, une fois le choc passé. En attendant, sur les réseaux sociaux l’indignation est au rendez vous.

Notons en outre, que la venue du célèbre Tariq Ramadan en Mauritanie, est première, était du moins. L’homme, penseur moderne, est Persona non grata dans beaucoup pays.

Tariq Ramadan est rappelons le, Professeur d’études islamiques contemporaines à l’université d’Oxford et Senior Research Fellow à l’université de Doshisha (Kyoto, Japon), entre autres titres.

Source : Le Quotidien de Nouakchott

 

Mauritanie: 12 milliards, 12 hectares et 24 mois pour construire la Grande mosquée de Nouakchott

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Mauritanie: 12 milliards, 12 hectares et 24 mois pour construire la Grande mosquée de NouakchottLa capitale Nouakchott, se dotera d'une mosquée bâtie sur 12 hectares, indique le communiqué qui sanctionne les travaux du conseil des ministres, jeudi 14 juillet. La Ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de l'Aménagement du Territoire, Amal Mint Maouloud a précisé que cet édificecoûtera12 milliards d'ouguiyas.

Selon la ministre, les travaux de cette mosquée débuteront fin 2016 et pour «une durée de 30 mois». Soit 6 mois de plus que la durée annoncée dans le communiqué du conseil des ministres. La mosquée qui sera bâtie sur le site de l'ancien aéroport international de Nouakchott, aura une capacité «d'accueil de 15 milles personnes».

Selon Mint Maouloud, la construction de cette grande mosquée équipée «d'installations complètes en plus (un complexe islamique, de places pour les prieurs des deux sexes, d'une mahadra et d'une résidence pour l'Imam)», démontre la volonté du pouvoir à «moderniser Nouakchott» ainsi que son «attachement à l'Islam».

Notons par ailleurs que sur les 12 hectares réservés à la mosquée, «près 32 400m2 de surfaces (seront) bâties et (près) de 84 000m2" pour les aménagements extérieurs» indique le communiqué du conseil des ministres.

Source : Sen360 (Sénégal)

 

 

Election au syndicat de l’enseignement du supérieur à l’université de Nouakchott

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Election du syndicat de l’enseignement du supérieur à l’université de NouakchottL’élection au syndicat national des enseignants du supérieur en Mauritanie a eu lieu aujourd’hui, samedi 9 juillet, dans les locaux de l’Université de Nouakchott.

Deux candidats sont en lisse, il s’agit du Pr Mohamed lemine Ould Chamekh, candidat du parti au pouvoir et un candidat indépendant après le retrait du candidat de la mouvance islamique de la course.

Selon les dernières informations qui nous sont parvenues, le candidat du parti au pouvoir aurait recueilli la totalité des voix et cela à quelques heures avant la proclamation des résultats définitifs.

Source : Tawary (Mauritanie)

 

 

Des journées de concertation pour la réforme de la presse

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Des journées de concertation pour la réforme de la presse Contrairement à ce qui était prévu, la commission de préparation des Etats Généraux de la presse en Mauritanie vient de communiquer que les journées de concertation pour la réforme de la presse indépendante vont se dérouler les 11,12,13,14 juillet.

Etant programmées auparavant au mois d’août, le comité de préparation jetant un véritable pavé dans la mare a pris de court tout le monde en annonçant cette date. En tout cas, pour nous, en tant que presse régionale, le temps imparti ne suffisant pas, nous ne pouvons participer à ces journées.

D’ailleurs plusieurs voix concordantes ont déjà crié à une véritable mascarade un échec programmé du fait du manque de sérieux, du cafouillage du comité d’organisation de ces journées de concertation sur la presse.

Bakari Gueye l’un des plus anciens journalistes de la presse francophone met en relief les griefs qui sont un véritable frein à l’émancipation de la presse nationale : régionalisme, tribalisme, ethnicisme, politisation à outrance, favoritisme, amateurisme, incompétence et le manque criant de volonté politique de la part des pouvoirs publics.

Dans tous les cas, le comité d’organisation pense que ces 4 journées de réflexion sur la presse seront l’occasion de discuter et surtout de trouver des solutions idoines aux multiples problèmes récurrents dans lesquels nage la presse depuis belle lurette.

Dans sa déclaration distribuée ce vendredi 8 juillet le comité d’organisation a expliqué que l’objectif de ces journées est de mettre sur une seule table les professionnels de la presse dans un climat serein sans marginalisation ni exclusion. Empreintes de dynamisme et d’harmonie, ces journées vont frayer la voie à une nouvelle période. A l’issue de cette concertation, le comité d’organisation s’attend à un changement fondamental qui va ouvrir des horizons nouveaux pour la renaissance d’une presse libre unifiée, responsable et professionnelle.


Source : Nordinfo (Mauritanie)

 

 

 

Concours d’entrée au Prytanée militaire : Quand l’armée joue au plus fin

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Concours d’entrée au Prytanée militaire : Quand l’armée joue au plus fin Le concours d’entrée en première année au Prytanée militaire de Nouakchott a vécu. C’était samedi dernier. Créé pour encourager l’excellence dans le milieu scolaire, cet établissement risque de n’accueillir l’an prochain que des fils de militaire.

En fait, au matin de ce jour, près de 95% des enfants acheminés sur place, l’étaient à bord de voitures militaires, conduites par leurs parents… militaires. En vérité, tout porte à croire que les militaires ont créé cet établissement pour leur seule progéniture. Les faits sont là qui le confirment : en amont d’abord !

Chaque année, ce sont les militaires qui sont les premiers informés, de la date d’organisation du concours d’entrée dans cette école et conséquemment, utilisent le temps nécessaire pour la confection des dossiers de leurs enfants. Et chaque année, les services de l’armée chargés de la communication, attendent deux jours avant la date buttoir du dépôt des candidatures, pour rendre public le communiqué consacrant la tenue dudit concours.

Certes, cette année, l’armée a innové dans la manière en créant des centres de réception de dossiers dans l’ensemble des wilayas du pays. Mais en n’offrant aux potentiels candidats qu’un maximum de deux jours pour la constitution de leurs dossiers, elle sait que c’est peine perdue pour eux.

Ainsi, 90% des 350 candidats qui ont finalement déposé leurs dossiers de candidature, et qui ont été admis, in fine, à passer le concours du jour, auraient un père, un oncle ou un proche, en fonction dans l’armée nationale, le cas échéant, un parent proche, retraité de l’armée.

Et « charité bien ordonnée commençant par soi-même », l’état major national a agi en amont, dans les textes régissant les textes de loi du Prytanée : 10% de l’effectif reviennent de fait chaque année, directement à l’armée nationale ! Sont donc finalement mises en jeu pour la première année scolaire, 40 places, qui risquent de profiter particulièrement à la famille militaire représentée dans les rangs des candidats à près de 90% de l’effectif.

Ces faits déplorables puisque favorisant des enfants cibles par rapport à d’autres appartenant tous au même pays, et devant par conséquent jouir des mêmes droits, ne s’arrêtent pas là.

En effet, chaque année, l’effectif arrêté au départ, est gonflé pendant l’année scolaire où il n’est pas rare de voir des nouveaux élèves qui n’ont pas passé le concours, présentés à l’administration scolaire. Il s’agirait « d’enfants bien nés » appartenant à des familles « particulières » qui tirent leur puissance et leur force d’influence de leur tribu, de leur richesse ou de la place qu’elles occupent dans les rangs des forces armées ou dans le Système.

C’est ce qui explique que depuis sa création, le Prytanée militaire a chaque fois vu ses effectifs de départ, gonflés. L’école, dispensant l’un des meilleurs enseignements de la place étant l’établissement scolaire le mieux équipé et qui offre de surcroît, des débouchées certaines, est convoitée de tous ! Seulement, en général, ces enfants ne réussissent pas, du fait de leur faible niveau et sont systématiquement renvoyés de l’école au terme de leur première année.

En tout état de cause, le concours a été organisé samedi dernier. Les candidats ont passé les trois épreuves dans la discipline. La surveillance a été stricte, même si… Dans quelques semaines, les résultats vont tomber. On verra alors le pourcentage de représentativité de la famille des forces armées dans le nouvel effectif.

Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

 

Pas de bourses pour les étudiants mauritaniens dans les universités privées étrangères

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Les étudiants mauritaniens poursuivant un cursus dans les universités étrangères quelque que soit  la filière et leur performance,  n’ont pas  droit à la bourse. Telle la décision de la Commission Nationale des Bourses (CNB) de niveau II, au cours de sa dernière session tenue il y a quelques semaines.

L’institution  est restée inflexible sur ce point, en dépit toutes les raisons objectives  qui militent en faveur de l’octroi de la bourse  à  certains étudiants au profil très intéressant pour l’avenir des ressources humaines de qualité en Mauritanie.

Tel est le cas notamment de ce jeune étudiant du nom d’Alassane Tidiane Barro, engagé dans un cursus d’ingénieur des systèmes industriels de niveau 3 en France,  laissé en rade sur la base de l’alibi de l’inscription dans une école privée.

Pourtant, il y a quelques années, ceux qui accomplissaient une année réussie dans le privé bénéficiaient automatiquement de la bourse pour la suite.

Ce constat renvoie au contexte d’un pays qui régresse dans le domaine de l’éducation et de la formation.

Par ailleurs,  quel que soit le statut de l’école qui garantit le cursus de formation, le bon sens voudrait qu’on garde à l’éprit  un fait basic : l’étudiant est  lui de nationalité mauritanienne  et mérite le soutien de l’Etat à partir du moment où il accomplit de brillantes études.

Décidemment, la logique n’est pas  le trait dominant de la mentalité de ceux qui gouvernent la Mauritanie.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

Environnement: le REPEEM actualise ses statuts

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Le réseau des parlementaires et élus locaux pour l’environnement en Mauritanie, REPEEM, a tenu une réunion pour la discussion et l’enrichissement des statuts et du règlement intérieur du réseau.

La réunion a été l’occasion pour le président du réseau, le député Sidi Baba Ould Lahah, de mettre en exergue les activités marquantes du réseau et de souligner l’importance de l’actualisation des textes pour la réalisation d’œuvres plus performantes dans l’avenir.

Il a dans ce sens indiqué que cette réunion permettra aux différents membres du réseau d’apporter leurs remarques et suggestions sur les éventuels manquements, et les voix et moyens de les surpasser à l’avenir.

Pour sa part le représentant de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, UICN, M Mohamed Lemine Ould Baba a rappelé l’importance du travail du réseau pour la préservation de l’environnement en Mauritanie, surtout qu’il est doté d’une capacité d’influence sur les textes et législations relatives à ce domaine.

Il a exhorté les parlementaires et élus locaux à davantage de sensibilisation au niveau de leurs collègues au parlement et dans les administrations locales, exprimant son souhait pour une prochaine adhésion du réseau à l’UICN en Mauritanie.

La réunion s’est tenue en présence de plusieurs membres de l’assemblée nationale et du sénat, et plusieurs conseillers municipaux.

 

Maurisahel

Vatican : rencontre historique entre le pape et le grand imam d’Al-Azhar

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C'est la première fois qu'une telle rencontre se déroule au Vatican. Le pape François a reçu lundi le cheikh Ahmed al-Tayeb, le grand imam de la mosquée d'Al-Azhar, la plus prestigieuse institution de l'islam sunnite.

« Le message à retenir, c’est notre rencontre », a affirmé le pape François au grand imam d’Al-Azhar, le cheikh Ahmed al-Tayeb, selon des propos rapportés par son entourage à la presse, le 23 mai. L’audience privée, qui a duré une trentaine de minutes, a été « très cordiale », a commenté le père Federico Lombardi, porte-parole du Vatican, dans un communiqué.

Deuxième rencontre

Cette visite historique avait été annoncée jeudi dernier. Début 2000, Jean-Paul II avait rendu visite au grand imam d’Al-Azhar, qui était alors le cheikh Mohammed Sayed Tantawi, au Caire. Mais, c’est la première fois que le représentant de la plus prestigieuse institution de l’islam sunnite était reçu au Vatican.

La rencontre marque une nouvelle étape dans la réconciliation après dix ans de relations tenues des deux institutions religieuses, en raison des propos controversés de Benoît XVI lors d’un discours à Ratisbonne (Allemagne) en 2006, semblant établir un lien entre islam et violence. Depuis son arrivée, le pape François multiplie les messages de tolérance, faisant du dialogue inter-confessionnel l’une de ses priorités.

Source : JeuneAfrique.com

 

 

Dictée Habib Ould Mahfoudh : Remise des prix

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Dictée Habib Ould Mahfoudh : Remise des prix [PhotoReportage]Dimanche 22 mai, Nouakchott. Cérémonie de remise des prix (voir liste des lauréats) de la première édition de la dictée Habib Ould Mahfoudh. La présidente de la Fondation Habib Mahfoudh (FHM), Taghla Mint Abeidallah (veuve de Habib), des amis du célèbre chroniqueur, des représentants des établissements scolaires...étaient présents.

11 prix ont été distribués (5 pour le fondamental, 5 pour le secondaire et le prix de la ponctualité.) Apres le mot de bienvenue de Hindou Mint Ainina, ex ministre de la culture, un reportage du journaliste Ahmed El bou sur la dictée organisée le 08 mai 2016 a été projeté.

Les élèves d’une quinzaine d’établissements scolaires publics et privés ont pris part à la dictée. Le CREL (centre de renforcement de l’enseignement des langues) et l’ENS (école normale superieure) ont appuyé son organisation. Les représentants de ces établissements ont reçu des attestations de la FHM.

Les membres du jury (Jiddou Ould Mohamed Mahmoud, Ba Abou Bekry, Mountagha Sow et Sidi Ould Mohamed Mahmoud) ont également reçu des attestations.

Les écoles privées Al Mourad ont offert deux inscriptions gratuites pour l’année scolaire 2016-2017 a deux élèves issus de familles économiquement faibles. La FHM et ses compagnons ont offert deux inscriptions et prise en charge à deux apprenants.

Autre temps forts de cette cérémonie : la chanson hommage à Habib de de Malouma Mint Meyda. La musicienne, dans la pénombre éclairée d’une bougie, face a un portrait de Habib, à fait couler quelques larmes dans la salle…

La cérémonie a été ponctuée de lecture de certaines chroniques de Habib. Le lecteur : Brahim Ould Abdallah…Extrait : « l’événement politique majeur en Mauritanie est le remaniement ministériel. Tout le temps, on a en tête le remaniement.

Avant d’avoir lieu, il est l’objet de belles acrobaties raisonnées, de supputations raisonnables, de jolies projections et de perspicaces analyses. Quand il arrive, on passe au décodage, à la lecture entre les lignes, on joue à débusquer les intentions secrètes du président de la République…

Et quand le remaniement attendu n’arrive pas, qu’à cela ne tienne ! Nos fins analystes trouvent toujours la raison du pourquoi du comment et se mettront à raisonner de plus belle sur le remaniement imminent qui suivra celui qui n’a pas eu lieu… »
Apres lecture ont comprend mieux le sens de l’ouvrage recueil des Mauritanides de Habib. Ce titre est : « Chronique du temps qui ne passe pas », qui ne passe, hélas, pas…

Liste des lauréats

Prix de la ponctualité : Mohamed Salem Ould N’dehmer

Niveau secondaire :

-Premier prix : Mohamed Khalifa Diakité (Al Baraka)
-2eme prix : Nema Mint Didi Tajidine (El Maarif)
-3eme prix : Mohamedou Cissé (Lycée de Garçons II)
-4eme: Mohamed Ould Mohamed Idoumou (Ecoles Modernes)
-5eme prix Mamadou Mamadou Djigo (Lycée Militaire)

Niveau Fondamental :

Premier prix ex-aequo : Mohamed Mahmoud Ould Wari ( Groupement scolaire Al Mourad) et Mohamed Moctar Ould Mohamed Mahmoud (Ecole Iman)

2eme prix Khalilou Ould Baba (Groupement scolaire Al Mourad)

3eme prix : Mohamed El Ghaly Belahi (Groupement scolaire Al Mourad)

4eme prix : Sow Moustapha (Candidat libre)

Khalilou Diagana

 

 

Démarrage d'un festival soninké

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 Démarrage d'un festival soninké Un festival soninké a débuté jeudi à Nouakchott, sous le thème : action de sauvegarde de patrimoine culturel soninké, pour une durée de 4 jours. La manifestation prévoit une exposition des produits artisanaux soninkés, des instruments de musique et des exposés et conférences sur le patrimoine culturel soninké.

S'exprimant à cette occasion, le directeur de la culture et des arts, M. Adnan Ould Beyrouk, a souligné que le patrimoine soninké constitue une source de fierté pour tout le peuple mauritanien.

Pour sa part, M. Abdou Salam Kissima Tandia, directeur de la manifestation, il a souligné l'intérêt du festival, organisé sous le signe de ''Gango'' qui symbolise l'appel à l'unité, à la cohésion, à la paix et au développement. Il a, encore, salué le soutien des partenaires à l'organisation de cette rencontre culturelle.

Pour sa part, le représentant du programme de l'union européenne pour l'appui à la société civile, M. El Hacen Ould Mohamed Abdallahi, a appelé à l'organisation annuelle de ce festival riche en compétitions.

Pour sa part, M. Ladji Traoré, secrétaire général de l'association mauritanienne pour la langue et la culture soninké, il a salué la participation de tous les intervenants dans le champ culturel.

Source : Agence Mauritanienne d'Information