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Culture en Mauritanie

Mauritanie: retour de la presse écrite dans les kiosques

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Mauritanie: retour de la presse écrite dans les kiosquesAprès plusieurs semaines d'absence faute de papier à l’Imprimerie Nationale, la pressé écrite est de retour dans les kiosques. Cette période d'interruption a duré 15 jours pour les quotidiens gouvernementaux Chaab et Horizons édités par l’Agence mauritanienne d’information (AMI) et un mois pour les éditeurs de la presse écrite privée.

Ce mercredi 17 janvier, Le Quotidien de Nouakchott est paru, selon son directeur de publication, Moussa Samba Sy et jeudi, l’hebdomadaire Le Calame va reprendre le chemin de l’imprimerie.

Pour sa part, Omar Moctar, directeur de publication du quotidien L’Authentique, explique avoir été informé de la disponibilité du papier à l’Imprimerie Nationale tard dans la soirée du mardi. Raison pour laquelle les «parutions ne pourront reprendre qu’à partir de jeudi».

Mais au-delà de cette bonne nouvelle, la page ne semble pas encore définitivement tournée. En effet, «l’Imprimerie nationale a trouvé une dotation provisoire garantissant deux mois de parution. C’est après cette période que la direction attend une solution définitive», a expliqué Ahmed Ould Cheikh, directeur de publication de l’hebdomadaire Le Calame.

A l’origine de cette pénurie de papier, une grave crise financière au niveau de l’Imprimerie Nationale, causée par un retard dans le versement de la subvention de l’Etat et par le non-paiement de prestations au profit d’institutions publiques à hauteur de 30 millions d'ouguiyas (7,31 millions d'euros). Conséquence: les employés se sont retrouvés avec des arriérés de salaires.

Par ailleurs, cette crise financière est intervenue dans le contexte d’une presse écrite confrontée à des problèmes structurels insolubles depuis plusieurs années, et de surcroît menacée d’une disparition à la veille d’échéances électorales capitales en 2018 et 2019.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le360 (Maroc)

 

 

Rwanda : Neil Turok et Paul Kagame, le scientifique et le président

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Alors que les parents du Sud-Africain Neil Turok s’étaient battus pour la démocratie, l’astrophysicien s’est, lui, associé à Paul Kagame pour la recherche. Séduit par la « rationalité » de sa gouvernance.

L’histoire commence sous l’apartheid, en 1962, dans la région du Cap. Le petit Neil n’a que 3 ans lorsque ses parents, Ben et Mary Turok, sont jetés en prison. Ce couple est blanc, mais il veut la libération de la majorité noire. Il milite donc aux côtés du Congrès national africain (ANC) de Nelson Mandela, alors interdit. Les Turok passeront respectivement trois ans et six mois en détention, avant de s’exiler avec leur fils, d’abord au Kenya, puis en Tanzanie et en Grande-Bretagne.

Depuis, le petit Neil est devenu grand. Et même très grand : cet homme souriant, âgé de 59 ans aujourd’hui, est un astrophysicien de renom. Il a travaillé avec le célèbre Stephen Hawking à Cambridge, en Angleterre ; il a enseigné à Princeton, aux États-Unis. Et, depuis 2008, il dirige le prestigieux Institut Périmètre de physique théorique de Waterloo, au Canada.

Une nouvelle élite scientifique africaine

Mais il n’a pas oublié le combat de ses parents. À sa façon et avec ses compétences, il le poursuit. En 2003, il a racheté un petit hôtel désaffecté à Muizenberg, près du Cap, pour y former une nouvelle élite scientifique africaine avec des méthodes d’enseignement innovantes. « En Afrique, l’enseignement souffre, plus encore qu’ailleurs, de l’apprentissage par la répétition et le par-cœur, nous avait-il expliqué lors d’une rencontre à Kigali en avril. Nous avons fondé l’Institut africain de sciences mathématiques [AIMS] avec l’envie de casser cette mentalité. Nous n’avons ni notes ni examens. Et nous encourageons nos étudiants à tout remettre en question. »

Paul Kagame fut l’un des tout premiers chefs d’État africains à s’intéresser à cette initiative. Dès 2008, le président rwandais devient l’un des parrains de l’AIMS, qui commence à ouvrir des centres un peu partout sur le continent. Kigali applique alors son plan de développement Vision 2020, qui prévoit de faire du Rwanda une économie basée sur la connaissance.

Deux ans avant l’échéance, cette ambition paraît inatteignable dans les délais. Kagame ne l’a pas abandonnée pour autant. Ces dernières années, il a même accéléré sa collaboration avec l’AIMS, véritable pierre angulaire du projet.

En 2016, le gouvernement rwandais a obtenu l’installation d’un des campus de l’institution à Kigali en le finançant pour moitié. Cela lui a permis de placer davantage d’étudiants rwandais sur ses bancs. Mais cela ne lui suffisait pas. Après plus d’un an de négociations, le gouvernement a obtenu en 2017 que l’AIMS installe son siège à Kigali.

« L’écosystème de la connaissance »

Ce n’est pas tout : le Rwanda a lancé un projet d’« écosystème de la connaissance », qui doit inclure à terme un institut de recherche dans les sciences quantiques baptisé « Quantum Leap Africa ». Pour cela aussi, l’engagement personnel de Turok sera déterminant : l’institut qu’il dirige, au Canada, est leader dans ces disciplines novatrices. « Les plus grandes sociétés américaines achètent leurs ordinateurs quantiques au Canada : elles sont incapables de les produire elles-mêmes ! souligne-t‑il malicieusement. En dix ans, nous pouvons construire un centre de recherche très sérieux dans ce domaine en Afrique. »

Paul Kagame l’a nommé vice-président de son Conseil national des sciences et technologies, un poste non rémunéré créé pour l’occasion. Il est ainsi devenu l’un de ceux que Kigali appelle binairement les « amis du Rwanda » : les personnalités qui le font bénéficier de leur réseau international, tels les anciens président américain Bill Clinton et Premier ministre britannique Tony Blair.

Celui de Turok est essentiellement composé de grands scientifiques qu’il fait venir dans les centres de l’AIMS, comme le mathématicien français Cédric Villani. En avril, il avait par ailleurs convié à Kigali le Belge François Englert, Prix Nobel de physique, pour l’inauguration de « l’écosystème ». Jusque-là, ce dernier n’avait jamais mis les pieds en Afrique subsaharienne.

Il est arrivé au pouvoir au milieu d’une catastrophe et il a eu pour stratégie de construire une société basée sur la connaissance, estime Tudok

Turok ne s’en cache pas : il admire Kagame. « Il est arrivé au pouvoir au milieu d’une catastrophe et il a eu pour stratégie de construire un système rationnellement géré et une société basée sur la connaissance. Ce gouvernement avait pensé avant nous à presque tout ce que nous faisons. »

Hésitations avant de se lancer

Pour autant, le scientifique a longuement hésité avant de se lancer dans cette aventure rwandaise. Une implantation à Kigali présentait certes beaucoup d’avantages, comme le soutien de l’État (le Rwanda finance le projet à hauteur de 25 à 30 millions de dollars sur cinq ans et consent à des exemptions de taxes) ou la levée des visas pour les Africains, très utile pour des étudiants venus des quatre coins du continent. Mais elle rencontrait aussi un problème majeur : les violations récurrentes des droits de l’homme, en particulier de la liberté d’expression.

Depuis qu’il a mis fin au génocide des Tutsis et pris le pouvoir en 1994, le Front patriotique rwandais (FPR) de Paul Kagame règne en maître sur le pays. En août 2017, celui-ci a été réélu avec 99 % des voix et 98 % de participation, selon la commission électorale rwandaise.

Des opposants tels que Diane Rwigara n’ont pas pu concourir face à lui. Elle a depuis été arrêtée et placée en détention pour « faux et usage de faux » et « incitation à l’insurrection ».

Certains dissidents du FPR ont pour leur part connu une fin tragique, tel l’ancien chef des renseignements Patrick Karegeya, assassiné dans son exil sud-africain.

Les Occidentaux jugent que leur système est le meilleur. C’est pourtant faux, et on peut le démontrer

La science a pourtant « besoin de discussions ouvertes et de critiques des idées, sans restriction », rappelle Neil Turok. Cette idée est très ancrée dans sa famille. En Afrique du Sud, ses parents, Ben et Mary, élus députés de l’ANC lors des premières élections démocratiques, en 1994, dénoncent sans retenue les dérives de leur parti.

Ben Turok a notamment été l’un des premiers à appeler publiquement l’actuel président, Jacob Zuma, à la démission, en raison des accusations de corruption dont celui-ci faisait l’objet. Il n’est pas certain qu’il aurait pu en faire autant s’il avait été membre du FPR.

Neil Turok a toutefois décidé de se lancer dans l’aventure rwandaise en pariant sur l’avenir : « Nous avons dit clairement au gouvernement que nous n’étions pas son outil. En nous accueillant, il se dit selon moi explicitement favorable à la pensée critique. S’engager est le seul moyen de contribuer à résoudre le problème. »

Peut-être ses propres doutes sur le système démocratique occidental, en particulier depuis l’élection de Donald Trump aux États-Unis, l’ont-ils aidé à passer le cap. « Les Occidentaux jugent que leur système est le meilleur. C’est pourtant faux, et on peut le démontrer, estime-t‑il. Personne n’a le monopole de la bonne façon de gouverner un pays. »

Un discours que Kigali ne renierait pas. « La démocratie est en crise partout, avait ainsi estimé la ministre des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo dans une interview à Jeune Afrique en juillet. Notre pays a décidé de se doter d’un système consensuel. L’affrontement politique n’en fait pas encore partie. »

Neil Turok promet néanmoins que ses étudiants et professeurs se sentiront totalement libres à Kigali. « Ce sont des gens brillants et ouverts. S’il y a quelque chose qu’ils n’aiment pas, ils en parleront. »

Des antennes aux quatre coins du continent

L’Institut africain de sciences mathématiques (AIMS) a été créé en 2003 par Neil Turok en partenariat avec six universités : deux britanniques (Cambridge et Oxford), une française (Paris-Sud 11) et trois sud-africaines (Le Cap, Le Cap-Occidental et Stellenbosch).

Il dispose de six centres répartis sur le continent : en Afrique du Sud (2003), au Sénégal (2011), au Ghana (2012), au Cameroun (2013), en Tanzanie (2014) et au Rwanda (2016). Son siège a été transféré à Kigali en 2017.

Source : jeuneafrique.com

 

Mauritanie : Reprise des quotidiens officiels après 20 jours d’arrêt

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Mauritanie : Reprise des quotidiens officiels après 20 jours d’arrêtLes quotidiens officiels mauritaniens « Horizons » et « Chaab », ont repris mardi 16 janvier courant, leur place dans les kiosques, après un arrêt, qui remonte au 26 décembre dernier, soit 3 semaines de cessation environ.

Un regain favorisé par le règlement de certains départements publics de leurs dettes envers l’imprimerie nationale, afin de faire face à des urgences, dont l’incapacité de se procurer du papier, pour assurer le tirage des journaux publics et indépendants.

L’arrêt de la presse écrite, qui est intervenu après celui des chaînes télévisées privées, pour des raisons liées à des créances impayées à la TDM, a été très largement médiatisé par la presse étrangère.

Traduit de l’Arabe de Cridem
Source : Essahraa (Mauritanie)

 

Mauritanie : la presse toujours absente des kiosques

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Mauritanie : la presse toujours absente des kiosquesEn Mauritanie, des professionnels de la presse estiment à un peu plus de trois millions de FCFA la perte mensuelle due à la non parution des journaux. Depuis plus d'un mois, les kiosques du pays sont vides, officiellement c'est la pénurie de papier à l'imprimerie nationale qui est à l'origine de cette situation.

Certains journalistes commencent à douter de la bonne foi des autorités qui avaient promis de résoudre le problème pendant la première semaine du mois de janvier.

En attendant les conséquences sont ''énormes'' selon Mamadou Sy, président du comité de suivi de la presse mauritanienne.

Source : BBC Afrique

 

 

Mauritanie: il n'y a toujours pas de journaux dans les kiosques du pays

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Mauritanie: il n'y a toujours pas de journaux dans les kiosques du paysIl n'y a toujours pas de presse dans les kiosques mauritaniens. L'imprimerie nationale souffre d'une pénurie de papier. En conséquence, aucun journal privé n'a pu être imprimé depuis près d'un mois.

Au début de l'année, c'est la presse gouvernementale qui a été touchée. Et il règne en Mauritanie un silence médiatique qui inquiète puisque de nombreuses chaînes TV restent également muettes.

« C'est la crise la plus grave que nous vivons depuis trente ans », s'est désolé au téléphone, Mamadou Sy, le président du comité de suivi de la presse mauritanienne. « Malgré les saisies, les arrestations de journalistes, les journaux ont toujours paru » a-t-il conclu. A l'origine du problème, une crise financière au sein de l'imprimerie nationale qui n'aurait plus les moyens d'importer du papier.

Une situation bien commode pour les autorités, selon Moussa Samba Sy, président du Regroupement de la presse mauritanienne, qui interprète cette pénurie comme une manière supplémentaire de mettre des bâtons dans les roues de la presse. L'année dernière, le gouvernement a interdit aux institutions publiques de contracter de la publicité dans les médias privés. Les journaux ont ainsi perdu leur principal annonceur.

La presse baillonnée ?

« Cette pénurie de papier provoque un manque à gagner colossal, nous a confié Moussa Samba Sy. L'imprimerie nationale dépend de l'Etat, il n'en faut pas beaucoup plus à certains pour soupçonner que le gouvernement de baillonner ainsi la presse » a-t-il conclu.

Aujourd'hui le paysage médiatique mauritanien est un véritable désert. Car, depuis le mois d'octobre, la plupart des chaînes de télévision privées n'émettent plus, n'ayant pu pu s'acquitter de leur redevance.

Source : RFI

 

 

Sénégal : décès du khalife général des mourides

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Sénégal : décès du khalife général des mouridesC'est la consternation qui a gagné la communauté musulmane mouride en fin de soirée à l'annonce du décès de Serigne Sidy Makhtar Mbacké, le khalife général de la communauté mouride.

Le défunt était connu pour son attachement à l'unification des confréries religieuses musulmanes du Sénégal. C'était un homme courtois et éloigné des mondanités, selon plusieurs témoignages de ses proches et disciples mourides, qui lui vouaient du respect.

Agé de 94 ans, Serigne Sidy Moukhtar Mbacké était alité depuis quelques mois. C'est pour cette raison qu'il était absent durant la cérémonie officielle du Magal de Touba en novembre dernier.

Le vice khalife général des mourides étant déjà décédé, la question de la succession reste pour l'instant sans réponse.

Selon une tradition bien mouride, c'est le droit d'ainesse qui va primer dans ce choix.

Le chef de l'Etat sénégalais est attendu tôt mercredi à Touba où il présentera ses condoléances et celle de la nation sénégalaise.


« Silence papier » : la galère des vendeurs de journaux !

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« Silence papier » : la galère des vendeurs de journaux ! La presse papier n’alimente plus les kiosques et les bureaux depuis une dizaine de jours pour rupture de stocks du papier journal à l’imprimerie nationale.

Si les lecteurs assidus des journaux souffrent de cette situation inédite dans un pays doté d’institutions démocratiques- même si dans la pratique on foule au pied ses valeurs fondamentales, les vendeurs à la criée eux, endurent le plus cette brusque interruption des parutions.

MS, un des plus grands distributeurs de la presse au centre ville se plaint d’avoir en quelques jours être réduit au chômage car dit-il, « c’est la source ma de survie depuis des années ».

Comme lui, ses collègues attendent avec impatience la reprise des activités au plus vite sinon ils sont condamnés à une longue galère. Seul devant un tabac d’infortune garni de vieux journaux à côté, des cartes téléphoniques et autres objets achalandés sur son précieux étal, la déception se lit sur son visage. Avec les ventes des journaux, les petits revendeurs à la criée boostaient leur commerce et arrivaient à fidéliser une clientèle constituée en majorité de fonctionnaires des ministères et d’enseignants.

Des lecteurs « parasites » leur tenaient compagnie une bonne partie de la matinée. Depuis quelques jours, c’est le « silence papier ». Les autorités elles, semblent se complaire dans ce qui s’apparente à une volonté délibérée d’en découdre avec une presse mal considérée par les plus hautes institutions censées garantir la protection et en assurer la promotion. Parent pauvre de la démocratie, la presse privée joue pourtant son rôle dans la régulation du jeu démocratique dans le pays.

C’est la pionnière dans la dénonciation des scandales et autres abus politiques. Sa place ne saurait être supplantée par le numérique ou d’autres supports virtuels. Le plaisir du vrai lecteur au contact physique avec le papier est de loin incomparable à la relation avec l’ordinateur.

A qui profite le supplice ?

Source : Le Rénovateur Quotidien (Mauritanie)

 

 

Abdallahi Ould Ahmed Daamou, Dg Radio Mauritanie : Saura-t-il secouer ce mammouth ?

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Abdallahi Ould Ahmed Daamou, Dg Radio Mauritanie : Saura-t-il secouer ce mammouth ?Le conseil de la Haute autorité de régulation des médias audiovisuels vient de confirmer la nomination de M. Abdallahi Ould Ahmed Daamou, à la tête de Radio Mauritanie. Il remplace, à la tête de cet établissement public, Abdallahi Ould Hormatalh, suspecté de détournement de deniers publics et relevé de ses fonctions.

Après le ministère des relations avec le Parlement et de la société civile, la HAPA donne son feu vert à la nomination du nouveau Dg de Radio Mauritanie.

Devant le conseil de la HAPA, le nouveau Dg a décliné ses ambitions pour la radio : redynamiser ses structures, adapter le contenu des émissions de cette radio mère pour répondre aux attentes des citoyens mauritaniens, à l’intérieur et dans la diaspora, coller à l’évolution rapide des nouvelles technologies de la communication, faire face à la rude concurrence des médias locaux et internationaux.

Certaines régions peinent à capter les émissions de la radio nationale …D’où l’exigence de former et de renforcer la capacité de ce personnel. Comme avec la TVM, les émissions de Radio Mauritanie sont très peu attractives et inclusives.

Un gros challenge pour cet ancien commissaire à la sécurité alimentaire qui avait osé dénoncer l’incapacité des directoires de campagne du candidat Mohamed Ould Abdel Aziz, lors de la présidentielle de 2009, avant d’appeler à un changement de stratégie.

Au palais où il était chargé de mission, Ould Ahmed Daamou recevait les nombreux citoyens qui venaient exposer leurs doléances directement au président de la République.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

Signature d’un accord pour la reprise des émissions sur les chaînes TV et radios privées

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Signature d’un accord pour la reprise des émissions sur les chaînes TV et radios privéesMohammed Mahmoud Ould Abou al-Ma’ali, membre de l’Union des radios et télévisions privées, a déclaré qu’un accord a été signé avec la société de télédiffusion ( TDM ), qui assure la reprise des émissions et programmes de diffusion sur les chaînes des radios et TV privées, à partir de la semaine prochaine.

Ould Abu al-Maali a ajouté que l’accord prévoit de faire payer présentement par les chaines de radios et Tv privées à TDM, 10% du montant des dettes qu’elles encourent et que le reste de ces dettes sera payé sous forme de versements successifs.

TDM pour sa part a fait bénéficier les chaines radios et TV privées d’une année de grâce, en épongeant les montants des dettes en cours pour cette période. Les chaînes reprendront leurs émissions et programmes de diffusion à partir de mardi prochain.

Source : alwaqie.net
Traduit par Adrar.Info

 

Médias. Le gouvernement d’accord pour la régie publicitaire : La fin d’un embargo ? !

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Médias. Le gouvernement d’accord pour la régie publicitaire : La fin d’un embargo ? !Ouf ! Les médias privés devraient souffler enfin ! Privée de publicité depuis 2012 suite à un arrêté des services de la Primature, la presse indépendante n’a jamais cessé de souffrir le martyr. Conséquences : la disparition de nombre de titres et la détérioration du pouvoir de la presse.

Lors de sa dernière session hebdomadaire, le gouvernement a adopté un projet de loi portant sur la publicité. L’information a d’abord été révélée par la ministre chargée des relatons avec le Parlement et la société civile- tutelle de la Communication- avant d’être relayée le week-end durant, par les médias.

Avec enthousiasme ! Si officiellement, cette mesure, vise à « impulser la roue de l’économie, la protection du consommateur, l’éclairage de l’opinion publique nationale et la mobilisation des ressources financières pour le secteur de la communication, à travers des annonces publicitaires transparentes », pour les journalistes de la presse privée, il s’agit surtout de la fin d’un « traitement particulièrement inamical » que leur ont réservé les Autorités ces dernières années.

Tout a commencé en 2012 après que l’IGE publie un arrêté mettant fin aux chapitres des annonces dans les médias. Pour les services de la Primature, il s’agissait de mettre fin à l’utilisation jugée « d’abusive » que certains directeurs publics et autres hauts fonctionnaires de l’État réservaient aux budgets de communication de leurs départements respectifs.

Il s’agissait aussi, de « se donner du temps » pour réorganiser le volet communication dans le secteur public. Des contrôles effectués par l’IGE avaient ainsi révélé qu’en trois ans (entre 2009 et 2012), coïncidant avec la présidence de Ould Abdel Aziz, près de 12 milliards d’ouguiyas avaient été dépensés dans différents secteurs de communication publique !

Sans laisser de trace… Dans la foulée, un compte avait été ouvert dans les livres du Trésor public dans lequel étaient immédiatement versés, les montants initialement alloués aux annonces, aux publicités, aux abonnements et même aux consultations. Les fonds ainsi réunis devaient servir à des actes d’autorité publique, tels la réhabilitation de centres de santé, d’établissements scolaires, la construction de routes…

Pour la presse privée, cette mesure visait plus particulièrement à la bâillonner voire à la détruire, l’administration publique étant, de part les annonces, les publicités et les abonnements qu’elle octroie, une imposante source de financement.

Ainsi, pendant cinq ans, la presse indépendante fut privée de publicités, du côté de l’administration publique. Heureusement, la mesure ne touchait pas le secteur privé et particulièrement, les sociétés de téléphonie qui ont conservé leur collaboration avec les médias cibles en signant avec nombre d’entre eux des contrats de prestation de services et de publicité.

Cinq ans durant, malgré vents et marées, la presse indépendante se maintint, jouant son rôle de contre-pouvoir et usant de sa force pour dénoncer, condamner mais surtout, informer. Les fonds manquants cruellement, c’est la presse papier qui a le premier souffert de cette situation.

Ils étaient ainsi très nombreux, les journaux qui ont revu à la baisse leur périodicité, et furent aussi nombreux, ceux qui ont mis la clé sous le paillasson. La presse électronique, nouveau venu dans le marché, puis la presse audiovisuelle devaient chacune à leur tour, pâtir de la situation.

Pour survivre, des mesures d’austérité avaient été prises à tous les niveaux : compressions du personnel, réduction de charges, suppression d’activités… La presse, notamment, la presse écrite, vivait avec le minimum, mais continuait à remplir son rôle.

En plus de faibles recettes tirées de la vente des journaux, elle pouvait profiter de la subvention annuelle de l’Etat et de quelques abonnements auprès du privé. Tant bien que mal, elle essaya d’être présente sur la scène.

Chaque fois que l’occasion se présentait, les journalistes lançaient des messages d’alerte en direction des Pouvoirs publics leur rappelant la nécessaire révision de l’Arrêté de l’IGE et soutenant « pas de démocratie sans une presse forte et indépendante ». C’est à cet appel que le gouvernement a réagi jeudi dernier en conseil de ministres.

Reste maintenant à savoir comment vont s’y prendre les Autorités ? Quelles mesures ont-elles prises pour contrôler les ordonnateurs des budgets publics dans leur gestion des chapitres de communication? Comment feront-elles pour que la publicité, les annonces et autres abonnements, soient offerts équitablement et objectivement aux supports médiatiques ?

Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

Arrêt définitif des émissions de programmes sur les télévisions et radios privées

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Arrêt définitif des émissions de programmes sur les télévisions et radios privéesLa société de télédiffusion de Mauritanie (TDM) a décidé ce mardi d’arrêter définitivement la diffusion des programmes sur les chaînes de télévision et de radio privées.

La TDM avait, auparavant, suspendu partiellement la diffusion de ces chaînes, tout en leur permettant, de diffuser leurs programmes de minuit à 14 Heures, à la condition qu’elles rembourseraient à TDM, dans un délai d’une semaine, les dettes qu’elles avaient accumulées.

Les chaines privées n’ont pas respecté cette condition et TDM a procédé à la coupure définitive de tout signal d’émission en leur direction, remplaçant sur les écrans TV, leurs programmes par des rideaux figés.

En Mauritanie, les chaînes de radio et de télévision ont vu le jour depuis 2013. Certaines n’ont pas duré ouvertes longtemps.

D’autres ont continué à diffuser des programmes malgré la dette qu’elles accumulaient au fil du temps et malgré leur l’incapacité parfois à payer les salaires et traitements de leurs propres employés.

Source : anbaa.info

Traduit par Adrar.Info


 

 

Mauritanie: fermeture de toutes les chaînes de télé privées

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Mauritanie: fermeture de toutes les chaînes de télé privéesLa Télédiffusion de Mauritanie S.A a mis sa menace en exécution. Toutes les cinq chaînes de télévision privées du pays ont été fermées ce mardi 17 octobre.

La Télédiffusion de Mauritanie reproche aux chaînes de télévision privées de n'avoir pas honoré leurs redevances.

Cinq chaînes de télévision privées existent en Mauritanie depuis la libéralisation de l'espace audiovisuel en septembre 2011 en application de la loi du 2 juillet 2010 de libéralisation des services audiovisuels.

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

 

Education des filles: 9 pays d’Afrique parmi les 10 «mauvais élèves»

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A l’occasion de la « Journée internationale de la fille », instaurée par l'agence ONU Femmes il y a 6 ans, l’ONG One – cofondée par le chanteur Bono – publie un rapport alarmant sur l’accès à l’éducation des filles dans le monde. Intitulé « Accès des filles à l’éducation dans le monde : les mauvais élèves », cette étude établit le classement des pays où il fait le moins bon être écolière.

Parmi les dix « mauvais élèves », neuf se situent en Afrique : la liste comprend le Soudan du Sud, la République centrafricaine, le Niger, le Tchad, le Mali, la Guinée, le Liberia, le Burkina Faso et l’Ethiopie. L’Afghanistan figure également dans le groupe.

Au total, plus de 130 millions de filles à travers le monde ne sont pas scolarisées, en raison de différents facteurs. Les mariages précoces les empêchent de continuer leur scolarité – en Ethiopie, deux filles sur cinq se marient avant leur dix-huitième anniversaire et près d’une sur cinq avant l’âge de quinze ans. Parfois, les jeunes écolières doivent quitter le système scolaire pour aller travailler, car les familles en situation d’extrême pauvreté ne peuvent subvenir aux frais de scolarité. Et si elles le peuvent, elles choisissent d’envoyer les garçons pour étudier. En moyenne, la probabilité qu’une fille ne soit pas scolarisée est 57% plus élevée que la même probabilité pour un garçon. Et cet écart atteint 83% au niveau du lycée. En Afghanistan (pays en 4e position du classement), il y a 100 garçons scolarisés en primaire contre seulement 71 filles. Enfin, les conflits jouent un rôle important : au Nigeria, des centaines d’écoles ont été détruites ou fermées sous l’influence du groupe jihadiste Boko Haram (qui peut se traduire par « l’éducation occidentale est un pêché »), et plus de la moitié des filles de la région n’ont jamais été scolarisées.

De nombreux freins à l'accès à l'éducation

Les jeunes filles qui parviennent à entrer à l’école font quant à elle face à de nombreux obstacles : elles doivent souvent marcher plusieurs kilomètres, peuvent faire l’objet d’agressions sur le chemin, et sont contraintes d’être absentes quand elles ont leurs menstruations, faute d’équipements adaptés. Dans certains pays, le manque d’enseignants et de manuels scolaires est également un frein à leur scolarisation. En RCA, on compte seulement un enseignant pour 80 élèves (contre 1 enseignant pour 12 élèves aux Pays-Bas, et 1 pour 15 aux États-Unis). Conséquence directe : 500 millions de femmes dans le monde ne savent pas lire.

Rédigé à partir de données fournies par l’Unesco, le classement a été effectué à partir de onze indicateurs qui reflètent l’accès à l’éducation pour les filles, l’achèvement et la qualité de leur scolarité, ainsi que la situation générale du secteur de l’éducation. Chaque pays s’est vu attribuer un score sur 100, des scores les plus bas indiquant de mauvais résultats. Le constat démontre une forte corrélation entre un fort taux de pauvreté et une faible scolarisation des filles, bien que le Burundi fasse mentir les statistiques : alors qu’il affiche le revenu national par habitant le plus faible au monde – 286 dollars –, le pays réalise des résultats supérieurs à 18 autres pays, pourtant plus riches.

« Un cri d'alarme et des recommandantions concrètes »

Selon ONE, il faut donner la priorité aux 10 pays où la situation est la plus alarmante. En Guinée, en moyenne, les femmes de 25 ans et plus ont été à l’école pendant moins d’un an. Au Niger, seulement 17% des filles et des femmes âgées de 15 à 24 ans savent lire et écrire.

Ce rapport, loin de se contenter de pointer du doigt des pays, propose des mesures pour améliorer l'accès à l'éducation des filles. S’il souligne la nécessité d’investir dans ce domaine, il rappelle que ce n’est pas suffisant : les politiques publiques doivent être réformées, en parallèle d’une augmentation des ressources financières. Ainsi, One engage chaque gouvernement à affecter 20% de son budget national à l’éducation – par exemple, le Soudan du Sud n’y consacre que 2,6%, et 73% des filles vivant au Soudan du Sud ne vont pas à l’école primaire. Afin de lutter contre les obstacles qui entravent l’accès des filles à l’éducation, One conseille aux gouvernements d’embaucher des enseignants, de favoriser l’accès à internet dans les écoles ou encore de promouvoir l’égalité de genre.

One encourage également les Etats donateurs à augmenter le financement mondial de l’éducation à travers les programmes du Partenariat Mondial pour l'Education, qui ont déjà fait leurs preuves. « Au Niger par exemple, entre 2014 et 2016, le programme a contribué à faire passer le taux d'achèvement du primaire de 51% à 78% et 282 salles de classe supplémentaires ont été construites », explique Friederike Röder, directrice France de One. Mais selon elle, le défi est tel qu'il ne suffit pas de continuer ce qui est déjà en place, et elle appelle donc à « redoubler d'efforts ».

300 millions de dollars sur 3 ans

L'ONG demande à la France « d'annoncer au plus vite sa contribution au PME, car elle pourra entraîner d'autres donateurs », indique la directrice France de One, qui appelle le gouvernement français à contribuer à hauteur de 300 millions de dollars (environ 250 millions d’euros) pour la période 2018-2020. A titre de comparaison, la France avait donné 17 millions d'euros sur la dernière période de trois ans. « Nous souhaitons que ce cri d'alarme soit entendu et pris en compte, pour ne pas avoir à écrire un rapport similaire dans deux ans », conclut Friederike Röder.

Les gouvernements suivront-ils les recommandations de l’ONG ? Une partie de la réponse à cette question sera donnée à Dakar en février 2018 à l’occasion du Partenariat mondial pour l’éducation coparrainée par le France et le Sénégal, au cours duquel les pays donateurs seront présents. Des pays qu’il est d’ailleurs inutile de rechercher dans le classement : la plupart n’y figurent pas. La France, le Canada et l’Allemagne sont absents en raison de « données insuffisantes ». « Les taux de non-scolarisation sont si faibles (...) que ces pays ont décidé de ne pas donner la priorité à la mesure de ces taux », indique l'étude. L’ONG a éliminé les pays pour lesquels les chiffres pour quatre indicateurs ou plus (sur les 11) n’étaient pas disponibles et ne permettaient pas une comparaison fiable. Le classement a donc été calculé sur un ensemble de 122 pays.

Source : RFI

 

Droits des femmes au Maghreb : l’influence de la charia

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Héritage, mariage avec des non-musulmans, gare des enfants, violences... Malgré des avancées, les inégalités hommes-femmes persistent en Afrique du Nord.

Les Constitutions nord-africaines le proclament à l’unisson : tous les citoyens sont égaux devant la loi, sans distinction. Mais rares sont celles qui n’ont pas préalablement déclaré la charia comme source du droit, voire comme « source principale », à l’instar de la Déclaration constitutionnelle libyenne de 2011.

En Tunisie, les députés islamistes avaient échoué à la faire inscrire dans la loi fondamentale de 2014, et la nouvelle liberté prise par les fils de Bourguiba, le 14 septembre, en permettant aux Tunisiennes d’épouser des non-musulmans, a suscité mécaniquement la condamnation du grand imam d’Al-Azhar, l’université islamique du Caire qui se veut le phare du monde sunnite.

Pourtant, dans les codes juridiques maghrébins, l’influence de la charia semble limitée aux domaines du statut personnel et du droit familial, avec pour effet d’assujettir la femme à son « tuteur ».

En Tunisie même, l’héritage se partage toujours selon la coutume islamique : la femme reçoit une demi-part quand l’homme en perçoit une complète. « Cette dualité contradictoire a des racines historiques : le colon a imposé son droit civil mais a laissé le droit familial persister dans les tribunaux islamiques, et la pratique s’est maintenue après les indépendances. Elle a aussi une cause politique, car les régimes n’ont jamais eu le courage de trancher entre le retour franc à la charia et l’adoption complète du droit civil », analyse l’islamologue Mathieu Guidère.

De timides réformes en faveur des femmes

De Nouakchott au Caire, les deux dernières décennies ont enregistré des évolutions légales positives mais bien trop timides pour les défenseurs de l’égalité entre hommes et femmes. La volonté politique est trop faible, quand les forces qui s’opposent à l’abolition des discriminations s’affirment.

Dans les sociétés arabes beaucoup plus libérales des années 1960-1970, une réforme globale aurait été possible, mais le reflux conservateur qui a suivi a éloigné cette perspective. Les militants maghrébins de la modernisation doivent autant lutter pour la conservation d’acquis durement arrachés que pour l’obtention de nouvelles réformes .

Les opinions publiques y sont-elles seulement favorables ? Les meilleurs alliés des conservateurs sont souvent des femmes et, sous prétexte d’honneur, de tradition et de religion, la plupart des hommes – dont bien des libéraux – refusent de remettre en question des privilèges très matériels.

Pour Guidère, « dans le monde musulman, on ne peut attendre que la société change la loi dans un sens progressiste, comme cela est le cas en Occident avec le mariage homosexuel par exemple. Il faut que la loi change la société. La solution ne peut venir que des pouvoirs ». La récente initiative du chef de l’État tunisien en est l’illustration.

Source : jeuneafrique.com

 

Le directeur du Calame empêché de voyager

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Placé sous contrôle judiciaire dans l'affaire Bouamatou et autres, et interdit de quitter la ville de Nouakchott, Ahmed ould cheikh, le directeur de publication du Calame (dont le passeport est confisqué par la police) devait assister du 3 au 7 octobre à Rabat à un séminaire organisé par la Commission économique pour l'Afrique sur l'emploi des jeunes. Ses avocats ont introduit une demande auprès du juge chargé du dossier mais, tout comme celle de Samory ould Beye, elle a été refusée sans motif. Les conseils ont fait valoir auprès du juge que, lors du déclenchement de l'affaire, Ahmed était à l'étranger et il est revenu de son plein gré. Il n'y a donc aucun risque qu'il ne revienne pas.  L'argument n'a pas porté, les juges n'ayant aucune marge de manœuvre dans une affaire politique gérée en haut lieu

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Mauritanie : la rentrée scolaire lundi prochain

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Mauritanie : la rentrée scolaire lundi prochain Les élèves ont encore moins d’une semaine, pour profiter des vacances. Des sources officielles ont annoncé la prochaine rentrée scolaire 2017-2018 pour le 2 octobre 2017.

Les mêmes parties ont catégoriquement démenti l’existence d’un report de la date de la rentrée scolaire, fixée précédemment.

Le premier lundi du mois d'octobre de chaque année, correspond à la rentrée scolaire sur toute l’étendue du territoire, stipule la loi mauritanienne.

Traduit de l’Arabe par Cridem
Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

Reports Sans Frontières (RSF) : Série d’interpellations contre la presse en Mauritanie

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Reports Sans Frontières (RSF) : Série d’interpellations contre la presse en Mauritanie Pour la troisième fois en un an, des journalistes ont été arrêtés et longuement interrogés par la police mauritanienne. Reporters sans frontières (RSF) dénonce une tentative des autorités de renforcer son contrôle sur la presse indépendante.

Plusieurs dirigeants des principaux médias francophones privés du pays ont été convoqués -parfois de façon musclée- dans la journée du 25 août par les forces de sécurité mauritanienne, officiellement pour des raisons “en lien avec la sécurité nationale”.

Babacar Baye Ndiaye, rédacteur en chef du site d’information Cridem et sa directrice administrative, Rella Ba; Moussa Samba Sy directeur de publication du Quotidien de Nouakchott et Jeidna Deida fondateur du site d’information Mauriweb ont été interrogés par les hommes de la Brigade des crimes économiques sur leurs liens financiers supposés avec l’opposant en exil Mohamed Ould Bouamatou.

Un quatrième journaliste, Ahmed Ould Cheikh, directeur de l’hebdomadaire Le Calame -connu pour ses éditoriaux acerbes contre le gouvernement- était également recherché mais il se trouvait en déplacement à l’étranger au moment où la police est venu l’interpeller.

Les policiers ont également interrogés les journalistes sur leurs articles évoquant le cas du sénateur Mohamed Ould Ghadde, le leader de la fronde contre la suppression du Sénat, emprisonné depuis le 11 août ou traitant de la très influente Société nationale industrielle et minière de Mauritanie (SNIM), dont les problèmes de gestion ont provoqué d’importantes grèves en 2015. Deux sujets sensibles pour les autorités mauritaniennes.

“Nous condamnons ces méthodes d’intimidation à l’encontre des médias privés en Mauritanie, déclare Reporters sans frontières. Aujourd’hui, il est impossible de critiquer l’action gouvernementale sans être accusé d’être un opposant politique. Or le rôle d’un journaliste est d’informer, ce qui revient parfois à faire entendre une voix alternative.”

Le président du Syndicat des journalistes mauritaniens, Mohamed Salem Ould Dah, qui s’est fait l’écho de la version officielle, assure que les journalistes n’ont pas été interpellés pour leurs activités professionnelles.

En revanche pour Mamadou Sy, directeur de publication du journal Eveil Hebdo, et ancien président du Regroupement de la presse mauritanienne, il s’agit bien d’une tentative de décrédibiliser la presse auprès du public: “il s’agit de faire croire que la presse ne peut survivre que de façon corrompue.

Le plus grave ici, est de montrer du doigt les journalistes pour savoir qui a écrit tel ou tel article ou quels sont les financements des journaux. C’est une atteinte à leur indépendance et à la liberté de la presse. “


La liberté de la presse avait déjà été mise à mal en la mise en février 2016, après l’application d’une directive de l’Inspection générale de l’Etat interdisant à toute administration ou entreprise publique de publier de la publicité ou de prendre un abonnement auprès des journaux de la presse indépendante.

Une mesure qui a eu pour effet d’asphyxier économiquement les médias privés, qui ont en général besoin des revenus publicitaires des structures publiques et parapubliques pour boucler leurs budgets.

En 2017, la Mauritanie occupe la 55ème place du Classement de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières. Le blogueur Mohamed Cheikh Ould Mohamed y est toujours détenu après avoir été condamné à mort pour blasphème, et ce malgré ses rétractations et ses excuses officielles.

Source : Reporters sans frontières

 

 

Mauritanie, les journalistes dénoncent les atteintes aux libertés

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Mauritanie, les journalistes dénoncent les atteintes aux libertésLe jeudi 25 août 2017, la Direction de Répression des Crimes économiques a convoqué les journalistes Moussa Samba Sy (Le Quotidien de Nouakchott), Jedna Deida (Site Mauriweb), Babacar Baye N’Diaye et Mme Rella Bâ (Site Cridem).

Elle s’est aussi rendue au siège du Calame pour la convocation du directeur du journal Ahmed Ould Cheikh, en voyage à l’étranger.

Ingérences dans les médias

Interpellés individuellement, chacun des journalistes a eu à répondre sur le contenu de ses productions de presse, sa ligne éditoriale, ses sources de financement.

Face à cette situation gravissime qui porte atteinte aux libertés et à la dignité des journalistes dans l’exercice de leurs fonctions, nous journalistes, dénonçons avec force le harcèlement des acteurs de presse, l’ingérence flagrante du pouvoir dans les affaires internes des médias, et partant, l’intrusion outrageuse de l’Autorité publique et la confiscation de la liberté de presse.

Après avoir divisé la corporation, mettant fin à ses sources de financement, tenté de décrédibiliser la presse privée, érigé la rétention de l’information en règle absolue, les Autorités publiques sortent aujourd’hui, l’arme de l’intimidation pour mettre sous-scellé l’indépendance du journaliste tant qu’il n’obéît pas aux désidératas du pouvoir.

De tels comportements viennent démontrer le recul des libertés individuelles et prouvent le manque de sincérité dans le discours officiel qui prétend défendre les idéaux de démocratie dans le pays.

Violations des libertés

Partant de ces manquements et faits de violation manifeste des libertés, nous signataires du présent communiqué,

– apportons sans réserve notre solidarité la plus agissante à nos confrères interpellés

– condamnons, avec force ces pratiques que l’on croyait révolues ;

– exigeons l’arrêt immédiat de l’interpellation arbitraire des médias du fait de leur ligne éditoriale ;

– rejetons toute velléité d’utiliser des événements politiques à des fins de règlements de comptes.

Par Nicolas Beau
Source : Mondafrique

 

 

Forte envolée du prix du mouton en Mauritanie

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Forte envolée du prix du mouton en MauritaniePays d’élevage, avec une richesse en petits ruminants estimée à 16 millions de têtes, le prix du mouton reste très élevé en Mauritanie, oscillant entre 40.000 (108 dollars US) et 70.000 ouguiyas (189 dollars US) pour un SMIG fixé à 35.000 ouguiyas (94 dollars US).

Une telle hausse des prix est justifiée par la demande élevée notée pendant la période de la fête religieuse d’Al Adha ou El Aid El kebir (grande fête) ou en encore la Tabaski, prévue le 1er septembre prochain.

En l’absence de statistiques précises, on estime que près de 350.000 bêtes sont abattues à l’occasion de la Tabaski. Même si beaucoup de ménages ne trouvent pas les moyens de prendre leur mouton, il n’en demeure pas moins qu’au sein d’un grand nombre de familles, plusieurs membres font le sacrifice, notamment le père et la mère.

La cherté du mouton est aussi favorisée par la commande sénégalaise qui a atteint cette année 700.000 têtes.

Dans la plupart des cas, les pères de familles font recours aux endettements auprès des vendeurs de bétail pour se procurer leur bélier, une formule qui redouble le prix.

Les salariés, eux, se rabattent sur les banques pour obtenir des découverts qu’ils rembourseront à des intérêts élevés.

La fête de la Tabaski représente une précieuse occasion pour une catégorie de travailleurs, en l’occurrence les dépeceurs.

Pour un prix moyen de 2.000 ouguiyas (5,4 dollars) par unité, ces ouvriers font fortune le jour de la fête où ils passent le gros de la journée à l’abattoir dans les grandes villes. Dans les villages, ils sont réservés à l’avance par les familles qui rivalisent de rapidité dans la préparation de la viande, surtout les premières grillades du foie, des intestins et des membres de la bête.

La tradition veut que l’auteur du sacrifice ne rompe son jeûne qu’avec un morceau de viande de son mouton.

Source : Apanews

 

Scandale: les candidats admissibles des Classes Préparatoires de l'Ecole Supérieure Polytechnique sacrifiés

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Scandale: les candidats admissibles des Classes Préparatoires de l'Ecole Supérieure Polytechnique sacrifiésL'Ecole Supérieure Polytechnique de Nouakchott (ESP) est l'ancienne Ecole Polytechnique mise en place par le Ministère de la Défense et qui a absorbé, il y a deux ans, l'Ecole de Mines de Mauritanie (EMiM) et l'Ecole des Métiers du Génie Civil d'Aleg.

L'ESP abrite aussi l'Institut Préparatoire aux Grandes Ecoles d'Ingénieurs (IPGEI), voie d'excellence pour accéder aux études d'ingénieurs. L'IPGEI sélectionne les meilleurs lauréats du baccalauréat de Mathématiques (Bac "C") et en compose des classes de Math-Physique (MP et MP*) et Math-Physique et Sciences de l'Ingénieur (MPSI).

Ces élèves sont destinés à se présenter aux concours des écoles d'ingénieurs mauritaniennes (ESP), marocaines, tunisiennes mais aussi françaises les plus cotées. La préparation au sein de l'IPGEI dure de deux ans (appelés "3/2") à trois ans (appelés "5/2").

Cette année, l'IPGEI a présenté sa première promotion aux concours d'entrée en écoles d'ingénieurs françaises (notamment le Concours Communs Polytechniques, CCP) où 9 élèves ont été admissibles à passer les oraux après avoir réussi les épreuves écrites. Pour une première expérience, ce résultat est plus qu'honorable. Mais ce fut sans compter avec l'épreuve la plus redoutable, la plus pernicieuse, la plus difficile à préparer et qui porte deux noms: "bureaucratie et médiocrité".

Le 4 juillet 2017, apparait sur le site du CCP la liste suivante de 9 candidats admissibles.

Deux candidats parmi les neufs admissibles, choisissent de ne pas passer ces oraux et de confirmer leur admission dans d'autres écoles qui les ont acceptés sans oraux (Ecole d'actuariat). Ils libèrent par cette acceptation deux horaires de passage aux oraux des CCP.

Pour les 7 autres élèves, commencent la période (trop courte) de préparation aux oraux mais surtout de constitution du dossier de demande de visa pour la France. Ils réussissent, bon an mal an, à réunir toutes les pièces demandées sauf la réservation du vol Nouakchott-Paris, dont devait se charger l'Administration (Direction de l'ESP, Ministère...?).

Pour les 3 candidats convoqués pour le 13/07/2017, une réservation fut obtenue le 7 juillet suivie de rendez-vous à l'ambassade de France pour le retrait des visas fixé pour le 11/07. Mais, à leur arrivée le 11/07, ils découvrirent que les visas ne sont pas prêts! L'Administration finit par obtenir de la direction des CCP de reculer les dates de leurs passages aux oraux en récupérant les créneaux des deux candidats admissibles qui avaient choisi d'intégrer l'Ecole d'Actuariat. Deux candidats sur les trois finissent donc par décoller vers Paris pour passer les fameux oraux. Le troisième restera sur le bord de la route, éliminé pour non présentation à l'épreuve des TIPE (Travaux d'Initiative Personnelle Encadré) et pour non obtention de visa!

Sur le groupe des 9 premiers candidats admissibles aux Concours Communs Polytechniques (CCP), ils restent 4 élèves stressés à mort par l'approche des oraux et empêtrés dans des démarches bureaucratiques que l'Administration auraient dû anticiper et prendre en charge.

Les quatre rescapés finirent par avoir une réservation pour le vol Nouakchott-Paris le 10 juillet. L'un d'entre eux obtient un rendez-vous le 13 juillet pour récupérer son visa. Pour les trois autres, les rendez-vous étaient fixés pour le 17/07.

L'un des candidats dont la date de passage était prévue le 18/07 se présentant le 13/07 à l'ambassade de France pour retirer son visa, se vit signifier que ce dernier n'est pas encore prêt et qu'il devait revenir...le mardi 18 juillet, jour de son oral à Paris, pour le retirer! Pris de panique, il remua ciel et terre pour faire repousser sa date de passage et obtint qu'un nouveau créneau lui soit attribué le 20 juillet. Mais, arrivé le 18/07, l'ambassade lui signifia que son visa est "toujours à l'étude"! Les 3 autres camarades reçurent une réponse similaire. Tous les 4 seront éliminés pour non présentation aux oraux.

Renseignements pris sur les raisons de tous ces blocages, les malheureux candidats découvrirent que leur billet d'avion et leur frais d'hébergement ont été annulés par l'administration.

Ainsi, l'histoire retiendra que la première promotion des Classes Préparatoire de l'ESP de Nouakchott fut sacrifiée par une combinaison implacable de bureaucratie et de médiocrité sans précédent. Cinq candidats sur les sept qui ont eu le mérite de réussir des écrits très difficiles et qu'ils ont préparés pendant deux ans, ont été éliminés parce qu'empêchés de se rendre sur le lieux de l'oral.

Mohamed BABA, Professeur
Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

SNES: Le Ministère de l'Education berne l'opinion publique

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SNES: Le Ministère de l'Ecucation berne l'opinion publiqueDans une déclaration publiée vendredi 07/07/2017 le ministère de l'Education nationale saluait les résultats du baccalauréat après la proclamation des résultats des baccalauréats C, LM et LO, auxquels ont pris part 16382 candidats dont 996 ont obtenu le diplôme, soit un taux de réussite de 6%.

Le nombre de candidats au bac C de cette année est de 2403, ce qui représente 14,67% des candidats des séries mathématiques et littéraires, alors que le nombre de candidats aux baccalauréats LM et LO sont au hombre de 13979, soit 85,33% de ce groupe (Maths et lettres).

Le nombre d’admis aux bacs LM et LO est de 625, soit 4.47% de réussite, un pourcentage ignoré par la déclaration.

Communiqué de presse du ministère bien que les candidats de ce groupe représentent la grande majorité (85,33%) des candidats dont les résultats ont été libérés le 07 Juillet.

Le nombre d’admis au bac C est de 371, soit un taux de réussite de 15,43%, contrairement à la déclaration du ministère qui donne 19,64%.

Une autre duperie contenue dans la déclaration du ministère est quand il parle de «l’amélioration du taux de réussite dans la filière mathématiques cette année, qui a atteint 19,64% contre 17,69% l’année précédente ». En fait, le taux de réussite de cette filière a connu une baisse significative de 18,13% l’année dernière à 15,43% cette année.

Aussi, le timing de la déclaration a fait qu’elle a précédé la publication des résultats bac D avec ses 25720 candidats, c’est à dire plus de la moitié des candidats au bac 2017 toutes filières confondues. Surtout que le taux de réussite à cette filière fait juste 1282, c’est à dire à peine 5%. de réussite. Au Syndicat national de l'enseignement secondaire (SNES):

- Nous appelons le ministère de l’Education nationale et à travers lui les autorités supérieures à œuvrer réellement à améliorer la qualité de l’enseignement et à en relever le niveau ;

- Nous lançons un appel urgent aux enseignants à souder leurs rangs et à se mobiliser immédiatement pour sauver notre système éducatif ;

- Nous demandons à tous les parents, à tous les leaders d'opinion, à tous les décideurs et militants de la société civile et aux politiques d’être attentifs aux alarmes déclenchées par la situation de notre système éducatif et d’agir rapidement pour le tirer d’affaire.

Nouakchott, le 08/07/2017

Le Secrétariat général du SNES Syndicat National de
l’Enseignement Secondaire (SNES)
A 053 Ilot L, BP: 5434
Nouakchott - Mauritanie

Source : SNES