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Culture en Mauritanie

AVIS DE VENTE DE FERRAILLE

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La Mauritano-Tunisienne de Télécommunications (Mattel.SA) informe le public qu’une vente aux enchères à la criée sera organisée le 07/10/2019.

La vente est répartie en six lots détaillés comme suit :

1. Lot Batteries

2. Lot Câbles

3. Lot climatiseurs

4. Lot divers (Bts-B d’énergie –IDU ………….)

5. Mobilier

6. Lot équipement informatique

- Les six lots sont entreposés au Dépôt Mattel à Bouhdida (à côté du Marché Ould Elhassen)

• Ceux qui désirent voir les lots mis en vente peuvent se rendre aux dits dépôts entre le 16/09/2019 et le 30 septembre 2019, de 8H:30 à 16H:00.

• La vente se fera à la criée et sera organisée par un huissier le 07 octobre 2019,

• Les lots seront adjugés au soumissionnaire le plus offrant

• Le paiement se fera en espèce, par chèque certifié ou par versement au compte indiqué par l’huissier de justice. L’enlèvement doit se faire au plus tard 72H après la vente.

• Pour toute information supplémentaire, veuillez contacter le numéro : 36320006

 

Mauritanie: un appel à une arabisation exclusive fait resurgir les vieux démons de la division

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Mauritanie: un appel à une arabisation exclusive fait resurgir les vieux démons de la divisionLe360 Afrique - La "guerre" des langues refait surface, après la publication par une association, d'une déclaration exigeant la fin de l'usage du français dans les documents officiels, provoquant de nombreuses réactions.

Cette semaine, dans les médias locaux comme dans les réseaux sociaux, c'est la foire d'empoignade entre une partie des arabophones et les 30% de Mauritaniens qui sont originaires des rives du fleuve Sénégal et dont les langues maternelles sont le Soninké, le Wolof et le Pular.

La «la guerre» des langues est donc de retour en Mauritanie à cause d’un communiqué de l’Association pour la protection et de la diffusion de l’arabe en Mauritanie, protestant contre l’usage du français dans les documents administratifs officiels, rendu public en début de semaine.

Une sortie médiatique à l’origine de cette inflation de réactions. Cette organisation rappelle que «le français est la langue du colonisateur, alors que l’arabe est la langue officielle de la République islamique de Mauritanie au terme de la constitution».

La déclaration parle aussi des langues nationales «des dialectes utilisés par les communautés négro-africaines : le peul, le soninké et le wolof ». Elle appelle «à mettre fin à l’usage du français, car s’adresser délibérément aux gens dans une langue qu’ils ne comprennent pas constitue un acte prémédité qui ressemble à un défi».

Cette demande relève d’une revendication récurrente de certains arabophones en Mauritanie, pays anciennement colonisé par la France dans lequel l’usage de la langue Molière reste une réalité, en dépit de l’absence de toute référence dans la Constitution.

«Depuis 1967, l’enseignement en Mauritanie a fait l’objet de plusieurs réformes, avec pour objectif principal l’arabisation, en vue d’une plus grande indépendance culturelle. Ces différentes initiatives ont débouché sur des échecs créant un système éducatif médiocre, fortement décrié pourvoyeur d’une école à plusieurs vitesses. Les plus fortunés envoient leurs enfants à l’étranger ou dans des établissements privés jouissant d’une certaine réputation, alors que le public (l'enseignement public, Ndlr) est devenu inexistant du point de vue de la qualité», se désole un spécialiste de l’éducation.

Un constat face auquel les nouvelles autorités semblent sensibles, si on se réfère au communiqué sanctionnant la réunion du gouvernement du jeudi 12 septembre 2019, qui annonce «une concertation élargie avec toutes les compétences, en même temps qu’une action à deux niveaux pour une nouvelle politique éducative capable de redonner confiance à l’école républicaine et restaurer son respect».

Incitation à la discrimination ?

Réagissant à la déclaration de la Défense et la diffusion de la langue arabe, Cyré Ba, un cadre et activiste des Forces de libération africaines de Mauritanie (FLAM), exilé en France depuis plusieurs dizaines d’années, affirme dans une contribution publiée sur le forum «cridem.org » que l’organisation «devrait tomber sous le coup de la loi 023/2018, pénalisant la discrimination ».

Il ouvre le feu sur les auteurs de la déclaration publiée en début de semaine, qualifiés « d’illuminés racistes, partisans du repli identitaire, de l’exclusion et de la décadence ».

La contribution s’insurge contre «une posture à teinte idéologique qui ne fait plus recette dans les pays arabes, lesquels maintiennent et renforcent les langues anglaise et française, qui ne sont plus «étrangères» ou le mandarin pour le commerce. Mieux, au Maghreb, la langue berbère est reconnue et bénéficie de promotion officielle.

Le Maroc, par exemple, dont la population berbère est estimée entre 15 et 20 millions de personnes vivant souvent dans l’Atlas ou en campagne, et n’apprenant l’arabe qu’à l’école comme les populations de notre vallée du fleuve, a officialisé la langue amazighe (berbère) en 2011.

>>>LIRE AUSSI: Mauritanie: que vaut la loi anti-discrimination adoptée jeudi ? Une loi généralisant l’usage de cette langue dans les administrations et à l’école, a été votée à l’unanimité par les députés le 10 juin 2019. Celle-ci permettra la délivrance de nombreux documents administratifs en langue amazighe ou l’inscription de celle dans tous les documents de première importance comme la carte d’identité nationale ou le passeport. Une chaîne de télévision Tamazight est consacrée à la culture berbère. Cas de figure impensable en Mauritanie.

Retournant à l’association son propre argument, Cyré Bâ ajoute que cette dernière s’adresse délibérément aux populations du fleuve dans une langue qu’ils ne comprennent pas, ce qui est une manière de les défier de manière préméditée. "Alors il faudrait demander à ces défenseurs d’une Mauritanie exclusivement arabe, quelle est la place des autres gens", explique-t-il.

"Fait nouveau aggravant, ils assimilent des langues nationales reconnues à des dialectes de communautés négro-africaines. Si les mots ont un sens, c’est le retour de l’indigénat", ajoute-t-il.

Saisir les véritables enjeux pour les populations

Pour sa part, le Pr Lô Gourmo vice-président de l’Union des Forces de Progrès (UFP-opposition), invite les mauritaniens à appréhender les véritables enjeux auxquels fait face le pays. Ce spécialiste du droit signale que «ceux qui font du combat immédiat contre l’usage du français dans la vie administrative du pays un caprice récurrent, sont les mêmes qui cherchent à amplifier le racisme et les discriminations ethniques, sachant que l’arabe, comme langue unique de travail-englobant le Hassanya, un dialecte tiré de cette langue, sera un handicap insurmontable pour les locuteurs du français, pour la plupart appartenant aux communautés négro-africaines».

Et d’ajouter : «Cette guerre des langues qu’on tente de mettre en chantier n’a pour seul effet que de détourner notre peuple multinational de son combat unitaire pour une démocratie pluraliste apaisée et pour un partage équitable des ressources immenses de notre pays».

Enfin, il conclut qu’il «est un droit pour chaque citoyen mauritanien «de converser» avec l’Etat dans sa langue maternelle et dans la langue apprise à travers le système d’éducation national comme langue d’enseignement. Que ce soit le français ou l’ourdou».

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya
Source : Le360 Afrique (Maroc)

 

L'obéisité, un critère de beauté : "la pratique du gavage des filles peine à disparaître en Mauritanie"

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L'obéisité, un critère de beauté : Media Congo - De gré ou de force, elles doivent ingurgiter des quantités insupportables de nourriture pour grossir et plaire à leurs futurs maris. franceinfo Afrique a recueilli le témoignage d'une militante qui dénonce ce rituel ancestral.

On croyait cette coutume traditionnelle totalement disparue en Mauritanie. Il n’en est rien. Cette pratique ancestrale vient d’être portée à l’écran par une réalisatrice italienne. Michela Occhipinti s’est rendue à plusieurs reprises dans ce pays où elle a recueilli de nombreux témoignages.

Elle en a tiré une fiction avec un constat sans appel : si la pratique du gavage n’est plus systématique en Mauritanie, elle est encore largement répandue dans le désert. Elle toucherait 40% des filles. C’est ce que confirme à franceinfo Afrique Aminetou Mint Moctar, présidente de l’Association mauritanienne des Femmes Chefs de Familles (AFCF).

Oui, le gavage n’est plus très répandu, reconnaît-elle, mais ce rite est loin d’avoir disparu dans le pays. Il se maintient particulièrement dans les zones rurales. "Le gavage continue d’exister, parce qu’il s’agit d'un critère de beauté pour les filles. Et beaucoup d’hommes y tiennent énormément.

C’est aussi un signe de richesse. Parce qu’une famille qui ne gave pas ses filles est une famille marginalisée", explique-t-elle.

Madame Mint Moctar décrit à franceinfo Afrique un rituel particulièrement douloureux, qui porte atteinte "à l’intégrité physique de la femme". Pour plaire à un homme, la fille doit absolument prendre du poids et remplir les habits qu’elle porte.

Dès l’âge de trois ans, les petites filles vivent donc un calvaire, dénonce Aminetou Mint Moktar. Elles doivent ingurgiter de très grandes quantités de lait, des denrées alimentaires comme la bouillie et le couscous.

Plus les années passent, plus le régime s’intensifie en graisses de toutes sortes. Du beurre, des arachides… Certaines jeunes femmes prennent jusqu’à vingt kilos en deux mois, en mangeant dix repas quotidiens jour et nuit.

Et ce n’est pas tout. "Faute de disposer d’assez de lait, il y a de nouvelles méthodes plus dangereuses que les femmes des villes utilisent. Elles prennent des hormones de croissance pour animaux, mais aussi des corticoïdes utilisés pour certaines maladies comme l’asthme et les rhumatismes. Ces produits font gonfler la peau et donnent l’illusion d’une prise de poids", se désole Aminetou Mint Moktar.

"Des visages envahis par la barbe et la moustache"

C’est dire l’ampleur des dégâts parmi les filles et les jeunes femmes soumises à ce rituel qui fait gonfler leurs corps comme des ballons. "Il y a eu beaucoup de décès. Le corps de la femme et ses organes ne peuvent pas supporter ce traitement inhumain. Elles souffrent d’hypertension artérielle, succombent aux maladies cardiovasculaires.

D’autres souffrent de malformations osseuses. Certaines voient soudainement leurs visages envahis par la barbe et la moustache…", explique Aminetou Mint Moctar.

Elle observe toutefois que beaucoup de jeunes filles ont compris aujourd’hui le danger que représente le gavage, mais que le chemin reste long pour éradiquer ces traditions bien ancrées dans la société. "Dommage, on n'est pas aidé par des lois qui criminalisent cette pratique.

Aucune loi n’interdit aujourd'hui le gavage qui porte atteinte à l’intégrité physique de la femme. Une violation grave des droits humains", dénonce-t-elle.

La présidente de l’Association mauritanienne des Femmes Chefs de Famille salue l’initiative de Michela Ochippinti, la réalisatrice italienne qui vient de porter à l’écran le sort tragique des femmes mauritaniennes soumises au rituel du gavage. Pour elle, Le mariage de Vérida contribuera à sensibiliser l’opinion publique sur les méfaits de cette pratique archaïque, qui n’a plus sa place en Mauritanie.

Francetvinfo / MCP, via mediacongo.net
Source : Media Congo

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE CONJOINT Signature d’un accord de partenariat stratégique entre Mattel et Huawei

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04 septembre 2019

 

Monsieur Elyes Ben Sassi, Directeur Général de Mattel et Monsieur Nicolas ZHAO, Vice-Président Huawei pour la région de l’Afrique du Nord ont procédé à la signature d’un contrat-cadre portant sur le renforcement de l’infrastructure télécom de Mattel.

Cet accord de partenariat stratégique s’inscrit dans le cadre de la stratégie de Mattel visant à développer la capacité et l’étendu de couverture de son réseau Haut Débit et à offrir à ses clients de nouveaux services innovants et à forte valeur ajoutée.

Dans ce cadre, M. Elyes BEN SASSI a souligné qu’à travers ce projet, Mattel confirme son rôle d’acteur majeur des TICs en Mauritanie, engagé à tout mettre en œuvre pour être au diapason de l’innovation technologique via des équipements 4G Ready et à contribuer au développement des infrastructures de télécommunication en Mauritanie avec la qualité requise conformément aux normes internationales.

« La concrétisation de ce projet, en partenariat avec Huawei, contribuera à l’essor du secteur et permettra à Mattel de conforter son potentiel de croissance sur le marché mauritanien des télécommunications a-t-il souligné. »

Pour sa part, M. Nicolas ZHAO s'est félicité de cette rencontre, qui témoigne de la solidité des relations entre Huawei et Mattel et a assuré que son groupe réitère son engagement ferme à accompagner ses partenaires à atteindre leur plein potentiel, en mettant à leur disposition un line-up complet de solutions, produits et services, à la fois compétitifs et sécurisés, grâce auxquels ils peuvent se développer et prospérer.

« La signature de ce contrat commun est l'aboutissement d’une relation fructueuse de confiance et de partage entre Huawei et Mattel et c'est un jalon important pour notre coopération croissante. Ce partenariat stratégique acte notre engagement pérenne en faveur du développement de l’industrie des télécommunications en Mauritanie ", at-il souligné. »


Par ailleurs, M. Nicolas ZHAO, a également déclaré que l’amélioration continue de la qualité du réseau Mattel aura un impact positif certain sur la performance de l’entreprise et sur la qualité de vie des citoyens en Mauritanie.

 


A propos de Mattel :

La Mauritano-Tunisienne des Télécommunications, Mattel, filiale du Groupe Tunisie Telecom, est le premier opérateur de téléphonie mobile en Mauritanie. Fruit d'une coopération entre opérateurs économiques mauritaniens et tunisiens, Mattel a toujours misé sur la qualité de son réseau, le professionnalisme de son personnel et la proximité avec sa clientèle.

Depuis sa création en 2000, Mattel n’a cessé de moderniser son réseau grâce à des équipements techniques de dernière génération et aux savoir-faire de ses ingénieurs et techniciens formés aux toutes dernières technologies dans les télécoms.

Toujours à l'écoute de sa clientèle, Mattel ne cesse d’enrichir son catalogue d'offres de produits et de services pour satisfaire les besoins et attentes des différentes catégories de sa clientèle. 

A propos de Huawei :

Huawei est un fournisseur global de solutions dans le domaine des technologies de l’information et des communications (TIC), travaillant avec 45 des 50 plus importants opérateurs sur le marché mondial. Grâce à son investissement auprès de ses clients en matière d’innovation et à des partenariats forts, Huawei propose des solutions efficaces de bout en bout dans les réseaux télécoms, les terminaux mobiles et le Cloud Computing. En fournissant des solutions et des services compétitifs, les 180 000 collaborateurs de Huawei affirment leur engagement dans la création de valeur pour les opérateurs télécom, les entreprises et les consommateurs. Les produits et solutions Huawei sont déployés dans plus de 170 pays, au service de plus d’un tiers de la population mondiale. Créée en 1987, Huawei est une entreprise privée, détenue à 100% par ses employés.

Message de condoléances تعزية

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ترفع الإدارة العامة لشركة ماتال و جميع عمالها تعازيها الصادقة إلى السيد محمد بوعماتو و كافة أفراد عائلته اثر وفاة المغفور لها بإذن الله الوالدة اغلانا منت محمد خونا راجين من الله العلي القدير أن يدخلها فسيح جناته و إنا لله وإنا إليه راجعون.

La Direction Générale de Mattel et l’ensemble de son personnel présentent leurs sincères condoléances à Monsieur Mohamed BOUAMATOU ainsi qu’à toute sa famille, suite au décès de sa chère et regrettée mère, Aghlana Mint Mohamed Khouna.

Qu’ALLAH le Tout puissant lui accorde Son infinie miséricorde et l’accueille dans son éternel Paradis.

 

La commission de surveillance déclare que ce dimanche est le 1er jour de l’an 1441 de l’Hégire

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La commission de surveillance déclare que ce dimanche est le 1er jour de l’an 1441 de l’HégireAMI - La commission de surveillance déclare que demain dimanche est le 1er jour de l’an 1441 de l’Hégire.

La commission nationale de surveillance du croissant lunaire a annoncé, samedi soir à Nouakchott à l’issue de ses délibérations sur la vision du croissant lunaire que ce dimanche 1 Septembre 2019 est le 1er jour de l’an 1441 de l’Hégire. La commission a précisé que la croissant a été aperçu par un groupe de personnes dans certaines wilayas du pays.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

Pas d’école efficace sans enseignants informés, formés et motivés

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Pas d’école efficace sans enseignants informés, formés et motivésUn nouveau Ministre de l’Education nationale, vient de prendre ses fonctions: Convaincus du rôle qu’il peut jouer pour redresser notre école agonisante, nous portons à sa connaissance qu’Il n'y a pas 36 solutions pour toucher simultanément l’ensemble des enseignants du pays.

Laissés à eux mêmes sans aucune documentation et sans formation préalable on ne peut espérer d’eux des prestations qui servent les intérêts de l’école. La grande erreur des stages éclairs, qui se perpétue depuis des décennies, a montré ses limites et ne sert qu’à justifier des dépenses inutiles.

Selon notre expérience de 35 ans et celle des pays beaucoup plus avancés, la seule stratégie qui permet d’aider l’enseignant dans l’exercice de son métier c’est de le former, le sensibiliser sur place par des Revues spécialisées qui lui serviront de vade-mecum et de boussole auxquelles il se réfèrera dans sa pratique quotidienne de classe et sa formation permanente.

Même du temps colonial, chaque enseignant dans les coins les plus reculés de Mauritanie recevait au moins 3 à 4 revues pédagogiques par abonnement du FED: « Le journal des instituteurs » « Tout l’univers » « L’école et la vie » et d’autres.. Ces outils incontournables avaient pour objectif:

- L’Information (arrêtés, circulaires, avis, orientation et politique du département)

- La sensibilisation et vulgarisation (sur les actualités pédagogiques et culturelles en Mauritanie et ailleurs élaborés par des professionnels, développer les notions de patriotismes et du civisme.)

- La Motivation (par les jeux de cours modèles dans toutes les disciplines et d’exercices proposés à tous les élèves pour créer l’émulation entre écoles, entre enseignants et entre élèves.

- La Formation (des cours de pédagogie générale et spéciale, psychologie et même déontologie, les droits et les devoirs de l’enseignant : congés grossesse, maladie, absentéisme etc)… est soucieuse des stratégies du département pour redresser le système éducatif mauritanien.

L’Institut Pédagogique National qui dispose de moyens (imprimerie et budget pour la formation continue) doit être mis à contribution pour justifier son existence et mettre à profit l’expérience de ses nombreux conseillers et toutes les expertises nationales et internationales.

Cheikh Mohamed El Arbi
Source : Cheikh Mohamed El Arbi

 

La télévision la « mauritanienneé retire son communiqué

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La télévision officielle la Mauritanienne a retiré de sa page Facebook un communiqué publié il y a douze heures dans lequel elle confirmait qu'elle allait continuer à diffuser les dossiers consacrés aux ‘’grandes et nombreuses réalisations de la dernière décennie’’. Le communiqué précisait que  ni les incriminations des uns et leur désapprobation ni les campagnes des autres et leur indignation n'y feraient rien et qu'elle restera un espace qui va continuer à valoriser les actions concrètes de développement. Alors quelle est la raison de cette volteface ?

Même si pour cette fois, un président élu remplace un autre président élu sans revenir ni sur les conditions d’arrivée au pouvoir de l'un ni sur celles de l'élection de l'autre, l'attitude de la télévision Mauritanienne est totalement inédite puisque les médias officiels (TV, radios ou agences d'information) de 1978 à 2019 ont habitué leurs téléspectateurs, auditeurs ou lecteurs à des campagnes de dénigrement systématiques des systèmes déchus et aux panégyriques grossiers et complètement exagérés de ceux qui les ont remplacés.

Tous les Mauritaniens se rappellent encore la fameuse émission  radiophonique ‘’Crimes et erreurs du régime déchu’’ ayant suivi le coup d'état du dix juillet 1978 qui a renversé feu Mokhtar Ould Daddah. Tout comme chacun sait que depuis le six août 2008 jusqu'au premier août 2019, les médias officiels ne parlaient que de Mohamed Ould Abdel Aziz, de sa rectification, de ses projets et de ses ‘’grandioses’’ réalisations.

Source : lecalame.info

 

L’Erudit Ould Cheikh Sidi Yahya loue la gestion officielle du dossier de Ould M’Khaitir

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L’Erudit Ould Cheikh Sidi Yahya loue la gestion officielle du dossier de Ould M’KhaitirAl-akhbar - Le prédicateur Cheikh Mohamed Ould Sidi Yahya a salué dans un enregistrement audio, largement partagé sur les réseaux sociaux, la gestion officielle du dossier de l’auteur de l’article blasphématoire contre le Prophète (PSL) Mohamed Cheikh Ould M’Khaitir, louant la démarche entreprise par le Président et relative à leur consultation sur le verdict portant sur sa libération.

L’Erudit s’est félicité également de l’amendement de la loi mauritanienne aggravant les sanctions contre les apostats, afin de les dissuader de toute atteinte à la religion et à la chose sacrée.

Le Cheikh a appelé aussi ses disciples à éviter toute insulte envers les Oulémas ayant assisté à la réunion convoquée par le Président Mohamed Ould Abdel Aziz, pour discuter le dossier Ould M’Khaitir, soulignant qu’ils ont adopté un avis de jurisprudence.

L’application des verdicts relève des compétences du Sultan et non des personnes, a-t-il dit, mettant en garde contre la mauvaise interprétation de ses propos, comme par exemple son intention d’appliquer des lois ne relevant pas de ses prérogatives.

Traduit de l’Arabe par Cridem
Source : Al-akhbar (Mauritanie)

 

 

Mauritanie: pour éviter la triche au bac, une solution inédite... Au grand dam des internautes

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Mauritanie: pour éviter la triche au bac, une solution inédite... Au grand dam des internautes Le360 Afrique - La coupure d’Internet entre 8 heures et 18 heures pendant les journées de déroulement du baccalauréat, mais aussi du brevet d’études secondaires et du concours d’entrée en première année au lycée, devient une habitude qui s’installe en Mauritanie. Ses conséquences sont fâcheuses sur l'économie.

C’est de nouveau le calvaire depuis ce lundi avec l’entame des épreuves du bac, session ordinaire en ce mois de juin 2019. Ainsi, ceux qui travaillent de manière continue sur Internet et les addicts de la Toile, qui s’en servent à titre de distraction, sont dans l’obligation de faire de longues distances pour trouver un hypothétique endroit couvert par le réseau de l'un des opérateurs de télécoms.

Les autorités affirment appliquer cette mesure depuis 2018, pour couper l’herbe sous le pied des fraudeurs et des tricheurs, dans le contexte d’un pays au système éducatif reste fortement décrié, et qui enregistre régulièrement "des scandales" de tricheries, dénoncés tant par les professeurs que par le grand public.

Cependant, la coupure d'Internet a de graves conséquences pour l’économie, comme en attestent les protestations véhémentes d’un chef d’entreprise à Nouakchott, qui dénonce cette mesure, qu'il juge désastreuse pour les petites et moyennes entreprises ou industries.

"Je me retrouve coupé de mes partenaires intérieurs et extérieurs pendant plusieurs journées d’affilée. Une situation qui plombe mon travail et cause des pertes évaluées à plusieurs millions sur une période de près d’une semaine. Les autorités devraient faire preuve de plus d’imagination et d’ingéniosité pour trouver une parade contre la fraude aux examens", témoigne-t-il.

Mêmes paroles amères chez Mohamed, un jeune internaute: "dans tous les pays d’Afrique, on organise des examens et concours, tout en respectant les droits des usagers d’Internet. Alors pourquoi ne serions pas capables de faire comme les autres, tout en respectant les règles nécessaires au fonctionnement normal de notre économie", se plaint-il.

A.B, de son côté, déplore "l’absence d’associations actives dédiées à la défense des droits des consommateurs, notamment les abonnés à Internet, victimes de décisions irréfléchies, qui ne garantissent nullement l’intégrité des opérations relatives aux concours et examens".

Au vu de ces désagréments, couper Internet, est-ce donc si efficace?

Par notre correspondant à Nouakchott

Bac 2019: Nouveau scandale

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Bac 2019: Nouveau scandaleLe Calame - Comme prévu, les examens du baccalauréat ont commencé ce lundi 10 juin sur l'ensemble du territoire national.

Cette année, le nombre de candidats toutes filières confondues a atteint 44717. Premier jour. Première fausse note avec la distribution de l'épreuve des Mathématiques destinées aux séries scientifiques à celles des séries lettres Modernes.

Ce n'est qu'après de vives protestations des élèves des séries littéraires relatives à la difficulté des épreuves que les surveillants se sont rendus compte de la grosse bourde pour se précipiter et reprendre les sujets espérant éviter leur fuite.

Finalement, les candidats des séries littéraires n'ont pas fait comme prévu les Mathématiques et attendront pour cela jeudi ou vendredi. D'autre part, le ministère de l'éducation aurait déjà commis des professeurs pour préparer d'autres sujets de Mathématiques à proposer aux élèves des séries scientifiques.

Il y a deux ans, les épreuves de Physique Chimie ont fuité sans qu'aucun responsable de la direction des examens dirigée par Yedaly Ould Meguett (frère du général Mohamed Ould Meguett) ne soit inquiété.

Des scandales répétitifs comme en 2000 lorsque les épreuves du Baccalauréat ont été tout simplement vendus par des responsables de l'éducation qui ont été sévèrement sanctionnés à travers la radiation et l'interdiction d'enseigner en Mauritanie avant d'être réhabilités et même promus à de hautes responsabilités en 2009 sous le pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

Mauritanie/Médias : le Club des Jeunes Journalistes fête le prix Cheikh Oumar NDIAYE

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[Vidéo & PhotoReportage] Mauritanie/Médias : le Club des Jeunes Journalistes fête le prix Cheikh Oumar NDIAYELe Club des Jeunes Journalistes (CJJ) a célébré le 3 Mai 2019, Journée internationale de la liberté de la presse, la troisième édition du prix Cheikh Oumar NDIAYE pour la promotion du journalisme en Mauritanie.

Dans un mot devant d’illustres invités, Mme Soya Watt, présidente par intérim du Club des Jeunes Journalistes (CJJ), a rappelé que ce prix était "initié pour encourager les jeunes à se dévouer à ce noble métier" de journaliste et "pour primer ces hommes et femmes des médias qui, malgré un secteur marqué par le manque d’espaces et de moyens de formation et de renforcement des capacités, arrivent quand même à faire un travail de qualité".

Journaliste à L’Authentique, au moment de son décès survenu lors d’un accident près de Tintane, en 2015, feu Cheikh Oumar NDIAYE a été le premier président du Club des Jeunes Journalistes (CJJ).

Voici la liste des lauréats Prix Cheikh Oumar Ndiaye 2019 :

Catégorie Télévision

- Mahfoudh Ould Salek, Al-Mourabitoune TV, Reportage sur une artiste plasticienne (en arabe)

- Fatim Youssouf Fall, Al-Mourabitoune TV, Reportage sur l’immigration clandestine (en langue nationale, wolof)

- Hamahoulla Diagana, Sahel TV, Reportage sur la hausse des prix des médicaments (en français)

Catégorie Radio

- Ahmed Selmou, Radio Tenwir, Reportage sur la participation des handicapés dans les élections (en arabe)

- Adama Soumaré, Radio Mauritanie, Reportages sur la migration (en langue nationale, Soninké)

- Amy Fofana, RFI, Reportage sur une artiste plasticienne mauritanienne (en français)

Catégorie Presse écrite/ligne

- Moulaye Aly Ould Hassan, Aqlam, Reportage sur les dockers du Port de Nouakchott (en arabe)

- Hawa Ba, Initiatives News, Reportage sur la planification familiale (en français)

Quant au prix sur la photo, il est allé à Wone Sy, pour son reportage sur les enfants en mobilité (enfant cireur de chaussures). Au total, 25 journalistes avaient postulé à la troisième édition du prix Cheikh Oumar Ndiaye.

© CRIDEM 2019
Source : Cridem.org

 

 

Mauritanie : le syndicat des enseignants du secondaire dénoncent les provocations de leur tutelle

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Mauritanie : le syndicat des enseignants du secondaire dénoncent les provocations de leur tutelleSaharamédias - Le syndicat des professeurs de l’enseignement secondaire (SIPES) a dénoncé les tentatives de menaces illégales dont sont victimes les professeurs de la part de certains directeurs régionaux et directeurs d’établissements, après avoir pris part à une grève qui a paralysé le secteur éducatif dans bon nombre d’établissements d’enseignement du pays à Nouakchott et à l’intérieur.

Dans un communiqué publié lundi, le syndicat dénonce « des pratiques non pédagogiques et non professionnelles comme par exemple l’affectation des professeurs à quelques jours des examens et de l’évaluation de fin d’année, ce qui prouve le peu d’intérêt porté à l’enseignant et à l’enseignement ».

Les professeurs ont mis le ministère en garde contre la prise de sanctions à l’encontre de leurs collègues qui ont usé de leur droit légal d’aller en grève, appelant à l’ouverture d’un dialogue sérieux et responsable avec les partenaires sociaux du secteur éducatif afin d’examiner la plateforme revendicative du syndicat.

Le SIPES a invité les professeurs à se liguer autour de leurs revendications, à faire face à l’arrogance de l’administration et à rester mobilisés pour entreprendre les mesures à même de leur permettre de contraindre le ministère à satisfaire leurs doléances.

Le syndicat estime que le taux de participation au mouvement de grève les 22, 23 et 24 avril dernier traduit le niveau de maturité, de refus de l’injustice et de l’exclusion auquel sont arrivés les professeurs, qui rejettent désormais le statut dans lequel on veut les maintenir.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

Des enseignants manifestent contre des actes de violence à l’endroit de leurs collègues

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Des enseignants manifestent contre des actes de violence à l’endroit de leurs collèguesDes enseignants ont manifesté lundi à Nouakchott et dans d’autres wilayas du pays pour protester contre des actes de violence perpétrés contre certains de leurs collègues ces derniers jours dans des établissements scolaires.

A Nouakchott, à la demande du syndicat libre des enseignants, des enseignants ont observé un arrêt de travail dans les écoles de Toujounine et un sit-in à l’intérieur de l’école «Ould Amar Taleb» où une enseignante avait été agressée.

Le communiqué distribué par le syndicat précise que cet arrêt de travail et le sit-in interviennent en même temps qu’un sit-in symbolique de 5 minutes dans toutes les écoles mauritaniennes pour dénoncer les agressions répétées contre les enseignants dans l’espace scolaire de temps à autre.

Le communiqué ajoute que les enseignants sont agressés dans un silence coupable des autorités officielles incapables de garantir à l’enseignant la protection après avoir confisqué ses droits et détérioré sa situation matérielle et morale.

Le cas le plus récent de ces agressions dont sont victimes les enseignants est celui d’une enseignante agressée vendredi dernier par des parents d’élèves de son établissement.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

Quand Victor Hugo défendait la colonisation de l'Afrique

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Quand Victor Hugo défendait la colonisation de l'AfriqueL'auteur des "Misérables" ou de "Notre-Dame de Paris" était bien un homme de son siècle.

L'écrivain, né en 1802 et mort en 1885, est contemporain de toutes les aventures coloniales de la France. Le grand humaniste a partagé la vision de la "mission civilisatrice" de la France. Comme le montre ce discours de 1879, connu sous le nom de "discours sur l'Afrique".

Les propos d'Hugo ont été tenus le 18 mai 1879, à l'occasion d'un banquet en l'honneur de l'anniversaire de l'abolition de l'esclavage. Le grand homme, alors âgé de 77 ans, y fait un discours introduit par Victor Schœlcher.

Considéré comme un des pères de l'abolition de l'esclavage en 1848, il lance Hugo avec ces mots :

"La cause des Nègres que nous soutenons, et envers lesquels les nations chrétiennes ont tant à se reprocher, devait avoir votre sympathie ; nous vous sommes reconnaissants de l’attester par votre présence au milieu de nous. Cher Victor Hugo (...), quand vous parlez, votre voix retentit par le monde entier ; de cette étroite enceinte où nous sommes enfermés, elle pénètrera jusqu’au cœur de l’Afrique, sur les routes qu’y fraient incessamment d’intrépides voyageurs, pour porter la lumière à des populations encore dans l’enfance, et leur enseigner la liberté, l’horreur de l’esclavage, avec la conscience réveillée de la dignité humaine."

Hugo remercie alors Schœlcher dans une langue que l'on n'oserait plus prononcer aujourd'hui : "Le vrai président d’une réunion comme celle-ci, un jour comme celui-ci, ce serait l’homme qui a eu l’immense honneur de prendre la parole au nom de la race humaine blanche pour dire à la race humaine noire : 'Tu es libre.' Cet homme, vous le nommez tous, messieurs, c’est Schœlcher".

"L'Afrique n'a pas d'histoire"

Tout à la grandiloquence du moment, Hugo se lance dans une description un brin manichéenne. "La Méditerranée est un lac de civilisation ; ce n’est certes pas pour rien que la Méditerranée a sur l’un de ses bords le vieil univers et sur l’autre l’univers ignoré, c’est-à-dire d’un côté toute la civilisation et de l’autre toute la barbarie."

"Quelle terre que cette Afrique ! L’Asie a son histoire, l’Amérique a son histoire, l’Australie elle-même a son histoire ; l’Afrique n’a pas d’histoire. Une sorte de légende vaste et obscure l’enveloppe. Rome l’a touchée, pour la supprimer"
... Des mots qui ont fait dire que Nicolas Sarkozy aurait pu y trouver une partie de l'inspiration de son discours de Dakar.

Pour Hugo, "le flamboiement tropical, en effet, c’est l’Afrique. Il semble que voir l’Afrique, ce soit être aveuglé. Un excès de soleil est un excès de nuit."

"Eh bien, cet effroi va disparaître." Comment ? "Déjà les deux peuples colonisateurs, qui sont deux grands peuples libres, la France et l’Angleterre, ont saisi l’Afrique ; la France la tient par l’ouest et par le nord ; l’Angleterre la tient par l’est et par le midi. Voici que l’Italie accepte sa part de ce travail colossal."

Il est vrai que, selon l'immortel Hugo, l'Afrique a besoin de ces colons, car elle offre un paysage terrifiant : "Cette Afrique farouche n’a que deux aspects : peuplée, c’est la barbarie ; déserte, c’est la sauvagerie ; mais elle ne se dérobe plus ; les lieux réputés inhabitables sont des climats possibles ; on trouve partout des fleuves navigables ; des forêts se dressent, de vastes branchages encombrent çà et là l’horizon ; quelle sera l’attitude de la civilisation devant cette faune et cette flore inconnues ?"

"Au XIXe siècle, le Blanc a fait du Noir un homme; au XXe siècle, l’Europe fera de l’Afrique un monde"

Les possibilités sont immenses selon Hugo. "Des lacs sont aperçus, qui sait ? Peut-être cette mer Nagaïn dont parle la Bible. De gigantesques appareils hydrauliques sont préparés par la nature et attendent l’homme ; on voit les points où germeront des villes ; on devine les communications ; des chaînes de montagnes se dessinent ; des cols, des passages, des détroits sont praticables ; cet univers, qui effrayait les Romains, attire les Français."

Dans ce discours, Hugo oppose des pays à d'autres, une Europe à une autre, celle des Lumières à celle de l'obscurantisme dans laquelle il met l'Allemagne (nous sommes seulement neuf ans après la défaite de 1870). Dans cette vision binaire du monde, il décrit un début d'union européenne dans le sud du continent... Dans laquelle il intègre l'Angleterre ("Déjà les Etats-Unis du Sud s’esquissent ébauche évidente des Etats-Unis d’Europe").

A charge pour cette "Europe" du progrès de le faire couler sur l'Afrique : "Au dix-neuvième siècle, le Blanc a fait du Noir un homme ; au vingtième siècle, l’Europe fera de l’Afrique un monde. Refaire une Afrique nouvelle, rendre la vieille Afrique maniable à la civilisation, tel est le problème. L’Europe le résoudra."

"En face du fait colonial, son universalisme est pris en défaut"

Et ce discours largement applaudi se termine par une ode au colonialisme, seule solution, selon Hugo, pour régler les problèmes de l'Europe (nous sommes huit ans après la Commune de Paris) :

"Allez, Peuples ! Emparez-vous de cette terre. Prenez-la. A qui ? A personne. Prenez cette terre à Dieu. Dieu donne la terre aux hommes, Dieu offre l’Afrique à l’Europe. Prenez-la. Où les rois apporteraient la guerre, apportez la concorde. Prenez-la, non pour le canon, mais pour la charrue ; non pour le sabre, mais pour le commerce ; non pour la bataille, mais pour l’industrie ; non pour la conquête, mais pour la fraternité (applaudissements prolongés). Versez votre trop-plein dans cette Afrique, et du même coup résolvez vos questions sociales, changez vos prolétaires en propriétaires. Allez, faites ! Faites des routes, faites des ports, faites des villes ; croissez, cultivez, colonisez, multipliez ; et que, sur cette terre, de plus en plus dégagée des prêtres et des princes, l’Esprit divin s’affirme par la paix et l’Esprit humain par la liberté !"

Certes, l'époque se prêtait à ce genre d'envolée sur la "mission civilisatrice" de l'Europe en général, et de la République française en particulier. Et même si l'on ne peut voir les choses avec le regard d'aujourd'hui, déjà certains affichaient des positions anti-colonialistes. On se souvient du duel entre Clémenceau et Ferry (1885) sur le sujet de la colonisation.

Hugo lui même avait critiqué certains aspects militaires de la colonisation de l'Algérie : "Le général Le Flô me disait hier soir, le 16 octobre 1852 : 'Dans les prises d’assaut, dans les razzias, il n’était pas rare de voir les soldats jeter par les fenêtres des enfants que d’autres soldats en bas recevaient sur la pointe de leurs baïonnettes.'"

Comme le dit Gilles Manceron à propos du père de Jean Valjean, "en face du fait colonial, son universalisme est pris en défaut".

Pierre Magnan
Source : Francetvinfo

 

La Mauritanie poursuit son bon en arrière au classement RSF 2019

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La Mauritanie poursuit son bon en arrière au classement RSF 2019Le Reflet - Le classement RSF 2019 sur la liberté de la presse dans le monde a été publié ce jeudi 19 avril 2019. La situation est alarmante au niveau mondial et la Mauritanie n’est pas en reste, selon l’organisation de protection et promotion de la liberté de la presse dans le monde, Reporter Sans Frontières. On pointe à la 94e place !

L’époque où la Mauritanie se glorifiait d’être le 1er pays arabe en matière de liberté de la presse semble bien loin. En effet, avec ses 72 points, la Tunisie dame le pion au pays d’Ould Abdel Aziz. Ce classement RSF de la liberté de la presse sort un jour de conseil des ministres, on verra la tonalité du discours officiel.

Selon RSF, la situation de la Mauritanie se dégrade « faute d’avoir remis en liberté le blogueur défendu par RSF Mohamed Cheikh Ould Mohamed Mkaïtir (…) Libérable depuis un an et demi, il est maintenu en détention au secret par les autorités, officiellement pour des raisons de sécurité ».

Toujours concernant la Mauritanie dans ce classement de liberté de la presse, RSF explique les sujets discriminations et esclavage sont tabous. L’organisation appui son propos par un rappel de l’expulsion « pour la deuxième année consécutive à un photoreporter étranger qui s’y intéressait d’être expulsé de Mauritanie en 2018.»

Avec cette atmosphère de précampagne qui prévaut en Mauritanie, le rang du pays au classement RSF sur la liberté de la presse raisonne comme une sonnette de l’alarme. La presse mauritanienne exsangue continue de faire paie figure à côté des 3 autres pouvoirs. La conjoncture économique a eu raison de beaucoup de médias.

Pour finir, soulignons que selon RSF », l’Afrique enregistre la plus faible dégradation régionale de l’édition 2019. »

Selon L’organisation « la haine des journalistes, les attaques contre les reporters d’investigation, la censure, notamment sur internet et les réseaux sociaux, les pressions économiques et judiciaires contribuent à affaiblir la production d’une information libre, indépendante et de qualité sur un continent où la liberté de la presse a connu d’importantes évolutions en 2018.

Amadou Sy
Source : Le Reflet (Mauritanie)

 

La HAPA délivre une nouvelle licence à une chaîne TV appelée "AMAN", maghrebo-africaine

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La HAPA délivre une nouvelle licence à une chaîne TV appelée La Haute Autorité de la Presse et de l’Audio Visuel (HAPA) a octroyé une licence à une nouvelle chaîne de télévision commerciale à caractère général en Mauritanie, appelée AMAN.

Selon des sources provenant de la Hapa, le retrait du dossier visant à obtenir une licence, pour le lancement d’ une nouvelle chaîne TV a été opéré, en échange du versement de 300 000 ouguiyas anciens. Les deux journalistes, Sidi Mokhtar Seyidi et l’ingénieur Sid’ Ahmed Mohammedi, ont présenté un dossier d’acquisition d une licence pour le lancement d’une chaîne TV commerciale à caractère général appelée AMAN.

La Hapa avait annoncé à la mi-mars conformément aux dispositions de la loi n° 045-2010 relative à la communication audiovisuelle, qu’elle lançait des appels d’offres pour une nouvelle licence de chaîne TV en Mauritanie.

Ainsi que la lettre du 12 mars 2019 du ministre de la Culture et de l’Artisanat et des Relations avec le Parlement, contenant une demande officielle adressée à la Haute Autorité de la presse et de l’audio visuel (HAPA) annonçant une invitation à manifestation d’ intérêt pour la création d’une chaîne de télévision commerciale privée à caractère général en République islamique de Mauritanie.

Le délai imparti en première période s’est terminé le 26 mars sans que l’Autorité ait reçu d’offre. Une prolongation du délai a été accordée jusqu’au 9 avril pour le retrait des dossiers et jusqu’au 10 avril pour la réception. La Mauritanie compte à ce jour,quatre chaînes TV privées, Sahel, AlWataniya, AlMourabitoune et Chinguit, tandis que la cinquième chaîne, « Dava », est suspendue depuis un certain temps.

Traduit par Adrar.info
Source :.Alakhbar.info




 

Education nationale : On fait n’importe quoi

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Education nationale : On fait n’importe quoiLe Calame - La déliquescence du système éducatif national est un secret de Polichinelle et constitue certainement la seule chose sur laquelle tous les Mauritaniens sont d’accord.

Voilà qu’après dix ans d’exercice de pouvoir, le président Mohamed Ould Abdel Aziz va quitter et le laisser dans une situation pire que celle dans laquelle il l’a trouvé. Durant cette décennie, une poignée de ministres dont aucun n’a de rapport ni de loin de près avec l’enseignement est passée sans qu’aucun ne puisse mettre en œuvre une quelconque stratégie de nature à sortir le système du marasme dans lequel il se débat depuis plus de vingt ans.

La High et la moyenne classe se complaisant à envoyer leurs enfants dans des écoles privées : nationales, française, camerounaise, malienne, turque et autres où chacun enseigne les contenus qu’il veut suivant les méthodes qu’il veut sans avoir rendre compte à personne.

Les nombreuses autres populations n’ayant un autre choix que d’envoyer leur progéniture dans des établissements complètement délabrés où ni l’assiduité des enseignants ni leur suivi ni leur encadrement ne sont garantis. La dizaine de ministres, qui se sont succédé en dix ans à raison d’à peine quelques mois par ministre dans ce département qui tantôt est érigé en ministère d’état, tantôt de l’éducation, tantôt ministère délégué, tantôt et d’éducation et de la formation professionnelle, n’a servi qu’à ajouter à la confusion et prouver la désinvolture que les autorités nationales ont vis-à-vis de ce secteur social extrêmement important.

Les deux derniers ministres de l’éducation qui y sont passés sont allés directement au ministère de l’assainissement au point que cela a constitué la base de certaines anecdotes croustillantes qui dénotent du désintérêt de cet édifice public.

En plus des nombreux problèmes structurels dont souffre le système, le ministère chargé de son pilotage semble être un véritable repère de mauvaises pratiques liées au népotisme, régionalisme et de corruption paradoxalement parrainés par les plus gros responsables du département. A titre d’exemple comment comprendre la nomination à un poste si stratégique que celui de directeur général adjoint des examens et de l’évaluation d’un jeune professeur à peine sorti de l’Ecole Normale Supérieure (ENS) qui n’a même pas encore fini une année de service ?

Comment nommer un tout aussi jeune instituteur adjoint comme conseiller du ministre chargé de l’enseignement fondamental ? Sinon que de les faire profiter des nouvelles indemnités inégalitairement et injustement partagées sur une partie du personnel de ce ministère. Comment laisser une dizaine d’inspections départementales (El Mina, Ryad, Aleg, Magta Lahjar, Guerrou, Gabou, Bénichab, Rosso, Ouad Naga) sans responsables (Inspecteurs départementaux) alors que leurs budgets seront certainement engagés on ne sait ni à quelles fins ni à quel profit.

C’est depuis longtemps que tous les hauts responsables de l’éducation nationale ont compris la démission totale des autorités de cette fonction régalienne d’éducation des masses et de leur enseignement au point qu’ils ne se sentent plus redevables de rien et peuvent à loisir user et abuser dans ce secteur. Le désintérêt de ce pouvoir qui s’en va à ce département est évident.

Sinon pourquoi alors avoir organisé il y a déjà trois ans de tapageuses journées nationales pour l’éducation et la formation dont les conclusions et les recommandations n’ont eu aucune suite ?

Ben Abdalla
Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Education Primaire en Mauritanie, quel rôle pour les Associations des Parents d’élèves (APE) ?

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Education Primaire en Mauritanie, quel rôle pour les Associations des Parents d’élèves (APE) ?En marge de son 20ème anniversaire et de son Assemblée générale annuelle tenue dans la foulée, l’ONG de développement ECODEV a réuni jeudi 11 avril 2019, un panel d’experts pour débattre des problèmes de l’enseignement en Mauritanie et dégager des pistes de solution.

Le panel était composé de l’ancien ministre, ancien Président de l’Université de Nouakchott, Dr.Bekaye Ould Abdel Maleck, NGaïdé Alassane, Conseiller du Ministre de l’Education Nationale, Cheikh Ould Maata, ancien maire de Riadh et Directeur du Centre d’Etudes et de Recherches Pédagogiques (CERP), El Hadj Ould Rabani, expert planificateur COGES (Conseil de Gestion des Ecoles), Mohamed Ould Tolba de la Banque Mondiale et Dr.Abdallahi Ould Ewah, professeur d’université et gérant du Projet TOME (Transparence dans le budget de l’Education).

La rencontre a été modérée par Dr.Mohamed Lemine Hamady, Expert au CERF et professeur d’université.

Survol général

Introduisant le débat, le modérateur a fait un survol de la situation globale de l’enseignement en Mauritanie, avec chiffres et données à l’appui, comme l’amélioration des infrastructures permettant une capacité d’absorption de tous les enfants en âge scolaire, avec 600.000 enfants qui vont à l’école (statistique de 2018), pour 15.000 enseignants. La Mauritanie compte, selon lui, 4.000 écoles dont 600 pour le privé, avec un ratio de 33 élèves par enseignant et un taux de plus de 100% de scolarisation. Seulement, relève-t-il, le taux d’inscription est de 80%, le taux de déperdition scolaire de 24% , avec un déficit de 145.000 tables-bancs, et 80% des écoles ne disposant ni d’aire de jeu ni de terrain de sport.

Pour Mohamed Lemine Hamady, la société civile, notamment les parents d’élèves, sont un partenaire incontournable dans l’amélioration de la qualité de l’enseignement, soulignant la nécessité pour chaque école de disposer d’une association de parents d’élèves. « Tout le monde est aujourd’hui conscient de la crise de l’école en Mauritanie » a-t-il déclaré, ajoutant que la solution est une solution globale qui interpelle tous les acteurs.

Rappelant l’évaluation qui a été réalisée sur la performance du système éducatif, le modérateur a souligné que l’Etat a dépensé des milliards dans l’enseignement sans résultat qualitatif, soulignant que le taux d’admission dans tous les examens nationaux n’a pas dépassé 35%, que 40% des enseignants ne sont pas passés par l’Ecole Nationale des Instituteurs, que sur l’ensemble des enseignants en arabe, seuls 14% maîtrisent la langue, comme seuls 4% des enseignants en français maîtrisent le français. Cela s’est répercuté, a-t-il souligné sur les résultats, avec 26% d’admission à l’entrée en sixième, 29 % au brevet et 15% au baccalauréat.

S’il y a dépenses exhaustives sur les infrastructures, cela s’est traduit de l’autre côté par la baisse de la qualité, a-t-il affirmé, pointant du doigt le système dirigiste et non inclusif qui a jusque-là prévalu, en l’absence de toute implication des acteurs de l’enseignement que sont les parents d’élèves, les centres d’études et les experts indépendants dans la confection des programmes, dans les modèles de gestion de l’enseignement et les programmes pédagogiques. Selon Mohamed Lemine Hamady, toutes les études ont montré que la non implication des APE dans les politiques éducatives sont l’une des causes essentielles de l’échec du système éducatif.

Pour remédier à cette situation, il a suggéré la nécessité d’adopter une stratégie de gouvernance sociale avec les APE comme partenaires centraux, soulignant qu’une étude menée en 2018 a démontré que l’implication des APE encourage la scolarité et le suivi pédagogique.

Cheikh Ould Maata, l’apport des centres d’études et le rôle des APE

Partant de l’expérience du Centre d’études, le CERP, qu’il dirige, l’ancien maire de Riadh à Nouakchott, Cheikh Ould Maata a mis l’accent sur la recherche, la formation et la sensibilisation pour améliorer la qualité de l’enseignement, mais surtout sur l’implication des APE. Ce débat devrait permettre selon lui, de tirer des recommandations qui pourront faire l’objet d’une stratégie capable de recentrer l’apport des parents d’élèves dans le système pédagogique national, ce qui n’est pas encore le cas, a-t-il déploré en substance.

Le Président de la Fédération nationale des associations de parents d’élèves et étudiants, Ahmed Ould Sghaïr, s’est pour sa part félicité du rôle joué par ECODEV dans le domaine de l’éducation, citant les actions à résultats déjà palpables sur le terrain, comme au niveau de Riadh à Nouakchott et de Tidjikja au Tagant, où l’ONG a formé en 2018 quelques 40 bureaux de parents d’élèves dans le suivi pédagogique.

Dr.Bekaye Ould Abdel Maleck et les Zones d’Education Prioritaires (ZEP)

Concept nouveau développé en France dans les années 80 pour harmoniser l’enseignement et offrir une éducation de qualité égale à tous les enfants notamment ceux issus de familles défavorisées, les ZEP servent à renforcer le système éducatif à tous les niveaux et sur l’ensemble du territoire, car comme l’a souligné Dr.Bekaye Ould Abdel Maleck, le système éducatif est un tout, tant et si bien que toute faiblesse dans une des chaînes peut compromettre le fonctionnement de l’ensemble. La ZEP sert ainsi, selon lui, à corriger les incohérences et les disparités dues à des problèmes économiques ou sociaux des parents.

Pour Dr.Bekaye Ould Abdel Maleck, la ZEP est créée selon plusieurs principes et critères, la discrimination positive, la prise en charge totale des enfants des familles défavorisées (bourse, trousse), la faible capacité d’accès, la fragilité socioéconomique, la forte déperdition scolaire. La ZEP est administrée à travers des conseils comprenant l’administration, les communes, les APE, avec des commissions spécialisées, comme celles chargées de lutter contre la violence et la délinquance en milieu scolaire, contre les stupéfiants, etc.

La ZEP a besoin ainsi, selon l’intervenant, d’enseignants payés plus que leurs autres collègues et plus motivés, avec des primes de suggestion spéciale. Des bourses doivent être octroyées aux élèves ainsi qu’une prise en charge totale sur le plan de l’alimentation dans les cantines scolaires et en fournitures, pour compenser des parents dont ils constituent le plus souvent les seules forces de travail. Dr.Bekaye a suggéré d’ouvrir dans une première phase des ZEP modèles dans les localités les plus pauvres, puis généraliser l’approche dans une seconde étape.

Pr.El Hadj Ould Rabani et l’expérience de COGES

Le Conseil de participation communautaire et de gestion des écoles (COGES) est bâti selon Pr.El Hadj Ould Rabani sur un décret qui donne une place centrale aux APE. Il est composé, conformément à l’article 3 du décret, d’un président élu, d’un Secrétaire général et d’un gestionnaire, plus un représentant de la commune, un représentant des APE, un représentant du personnel enseignant et un représentant des élèves. Il se réunit une fois par mois et discute de tous les problèmes scolaires.

Dr.Abdallahi Ould Ewah et le Projet TOME

Le Projet TOME (Transparency Of Mauritanian Education Budget) liant l’ONG ECODEV et le GPSA (Global Partenership For Social Acountability) de la Banque Mondiale a été lancé le 18 janvier 2017 pour une durée de quatre ans. Son objectif est d’améliorer la transparence du Budget et la qualité de l’éducation primaire à travers les outils de la redevabilité sociale dans les Wilayas cibles, Nouakchott Sud et le Tagant.

Sur la base du diagnostic de la stratégie nationale de l’éducation et du Plan national 2001-2011 puis 2012-2020, il est apparu selon Dr.Abdallahi Ould Ewah que le budget alloué à l’éducation représente 4% du PIB, dont 44 % pour l’enseignement fondamental.

« Il y a certes une forte augmentation dans l’accès à l’éducation, beaucoup d’écoles ont été construites, beaucoup d’enseignants recrutés, beaucoup plus d’élèves scolarisés, mais la qualité de l’enseignement a continué à baisser, avec des élèves souffrant de faiblesse générale dans toutes les matières. Un résultat catastrophique » a-t-il arrêté. Et de poursuivre « 100 % des enfants mauritaniens entrent à l’école, mais 90% ressortent dans la rue durant leur parcours scolaire et une fois aux portes du baccalauréat ». Et de se demander « ces enfants vont où ? ».

La plupart vont alimenter les gangs, versent dans la délinquance, la drogue, à la merci des premiers recruteurs djihadistes. Avec des enseignants mal formés (non intéressés par leur métier), mal payés, évoluant dans des classes souvent délabrées, sans aucun matériel didactique, le résultat ne peut être que celui offert par le système actuel, dira-t-il en substance.

La solution réside selon lui dans la redevabilité sociale, telle que préconisée par le Projet TOME, à travers un comité de suivi participatif au niveau de chaque école. Ce principe repose sur le fait que l’éducation est l’affaire de tout le monde et que la solution doit venir aussi bien de l’Etat, du secteur privé, des mécènes, des parents d’élèves, de la société civile, des partenaires, dans un même élan coordonné et planifié.

NGaïdé Alassane, encore sur le rôle des APE

Conseiller du Ministre de l’Education Nationale en charge de la Promotion du Partenariat avec les syndicats et les APE, NGaïdé Alassane, est revenu sur le rôle des APE, comme partenaire essentiel du système éducatif. Il a évoqué l’institutionnalisation de ce partenariat entre le Ministère et les APE à travers la révision en cours du Décret 137-1999, soulignant que les parents d’élèves disposent pour leurs actions de prérogatives tirées du circulaire du ministre, de la mise en place de comités de veille, entre autres mécanismes d’intervention. Des discussions, questions et interventions pertinentes de la part des participants ont par la suite émaillé les débats.

Cheikh Aïdara
Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

 

La Mauritanie est le pays où l’internet est le plus cher

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La Mauritanie est le pays où l’internet est le plus cherSaharamédias - Un site britannique a affirmé que la Mauritanie est le pays où les services de l’internet domestique sont les plus chers, selon une étude publiée à la fin de 2018 et qui a porté sur 230 pays.

La Mauritanie pointe à la dernière place dans le coût moyen de l’abonnement mensuel de l’internet domestique, derrière la Guinée et la Namibie, alors que la première place dans ce classement est occupée par l’Ukraine suivie de Sri Lanka et l’Iran.

Une autre étude publiée par le même site à Londres à propos du coût d’un Giga pour des données cellulaires fixe la Mauritanie à la 66ème place, devant le Sénégal à la 70ème, l’Algérie à la 114ème, le Mali 170ème alors que le Maroc se classe 28ème.

Le pays le plus cher dans ce classement est le Zimbabwe où les données cellulaires sont vendues en moyenne à 75 dollars.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

 

Mauritanie : bientôt un fonds de promotion de la publicité pour les médias

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Mauritanie : bientôt un fonds de promotion de la publicité pour les médiasAprès plusieurs années de crise entre les autorités mauritaniennes et les acteurs des médias privés, le gouvernement a décidé de franchir le pas pour mettre fin aux dissonances.

En effet, le gouvernement a adopté, jeudi 28 mars, un projet de loi portant création d’un Fonds de Promotion de la Publicité, de la Communication et de la Production Audiovisuelle. Selon le document, « les modalités de gestion font être fixées ainsi qu’une communication relative au bilan du département pour la période 2009-2018 et les perspectives ».

Cette législation permettra ainsi aux médias de se doter de nouvelles sources de revenus en dehors du fonds d’aide publique à la presse.

Une allocution annuelle, chiffrée à environ 200 millions d’ouguiyas, soit 600000 dollars .Un montant partagé entre la presse écrite, la presse en ligne, les radios et télévisions privées et l’imprimerie nationale.

À noter que les médias privés mauritaniens ne bénéficient pas d’annonces publicitaires, qui constituent la principale source de financement d’un organe de presse.

Cette situation expose le plus souvent les médias à un déficit de ressources .Et du coup, ils ont toujours du mal à honorer leurs charges fiscales vis-à-vis de la de la télédiffusion mauritanienne (TDM).

L’instance a plusieurs fois envoyé des lettres de mise en demeure aux radios et télévisions de la place pour qu’ils payent leurs taxes.

Ibrahima Junior Dia
Source : Les Mauritanies