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Culture en Mauritanie

Signature d’un accord pour la reprise des émissions sur les chaînes TV et radios privées

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Signature d’un accord pour la reprise des émissions sur les chaînes TV et radios privéesMohammed Mahmoud Ould Abou al-Ma’ali, membre de l’Union des radios et télévisions privées, a déclaré qu’un accord a été signé avec la société de télédiffusion ( TDM ), qui assure la reprise des émissions et programmes de diffusion sur les chaînes des radios et TV privées, à partir de la semaine prochaine.

Ould Abu al-Maali a ajouté que l’accord prévoit de faire payer présentement par les chaines de radios et Tv privées à TDM, 10% du montant des dettes qu’elles encourent et que le reste de ces dettes sera payé sous forme de versements successifs.

TDM pour sa part a fait bénéficier les chaines radios et TV privées d’une année de grâce, en épongeant les montants des dettes en cours pour cette période. Les chaînes reprendront leurs émissions et programmes de diffusion à partir de mardi prochain.

Source : alwaqie.net
Traduit par Adrar.Info

 

Médias. Le gouvernement d’accord pour la régie publicitaire : La fin d’un embargo ? !

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Médias. Le gouvernement d’accord pour la régie publicitaire : La fin d’un embargo ? !Ouf ! Les médias privés devraient souffler enfin ! Privée de publicité depuis 2012 suite à un arrêté des services de la Primature, la presse indépendante n’a jamais cessé de souffrir le martyr. Conséquences : la disparition de nombre de titres et la détérioration du pouvoir de la presse.

Lors de sa dernière session hebdomadaire, le gouvernement a adopté un projet de loi portant sur la publicité. L’information a d’abord été révélée par la ministre chargée des relatons avec le Parlement et la société civile- tutelle de la Communication- avant d’être relayée le week-end durant, par les médias.

Avec enthousiasme ! Si officiellement, cette mesure, vise à « impulser la roue de l’économie, la protection du consommateur, l’éclairage de l’opinion publique nationale et la mobilisation des ressources financières pour le secteur de la communication, à travers des annonces publicitaires transparentes », pour les journalistes de la presse privée, il s’agit surtout de la fin d’un « traitement particulièrement inamical » que leur ont réservé les Autorités ces dernières années.

Tout a commencé en 2012 après que l’IGE publie un arrêté mettant fin aux chapitres des annonces dans les médias. Pour les services de la Primature, il s’agissait de mettre fin à l’utilisation jugée « d’abusive » que certains directeurs publics et autres hauts fonctionnaires de l’État réservaient aux budgets de communication de leurs départements respectifs.

Il s’agissait aussi, de « se donner du temps » pour réorganiser le volet communication dans le secteur public. Des contrôles effectués par l’IGE avaient ainsi révélé qu’en trois ans (entre 2009 et 2012), coïncidant avec la présidence de Ould Abdel Aziz, près de 12 milliards d’ouguiyas avaient été dépensés dans différents secteurs de communication publique !

Sans laisser de trace… Dans la foulée, un compte avait été ouvert dans les livres du Trésor public dans lequel étaient immédiatement versés, les montants initialement alloués aux annonces, aux publicités, aux abonnements et même aux consultations. Les fonds ainsi réunis devaient servir à des actes d’autorité publique, tels la réhabilitation de centres de santé, d’établissements scolaires, la construction de routes…

Pour la presse privée, cette mesure visait plus particulièrement à la bâillonner voire à la détruire, l’administration publique étant, de part les annonces, les publicités et les abonnements qu’elle octroie, une imposante source de financement.

Ainsi, pendant cinq ans, la presse indépendante fut privée de publicités, du côté de l’administration publique. Heureusement, la mesure ne touchait pas le secteur privé et particulièrement, les sociétés de téléphonie qui ont conservé leur collaboration avec les médias cibles en signant avec nombre d’entre eux des contrats de prestation de services et de publicité.

Cinq ans durant, malgré vents et marées, la presse indépendante se maintint, jouant son rôle de contre-pouvoir et usant de sa force pour dénoncer, condamner mais surtout, informer. Les fonds manquants cruellement, c’est la presse papier qui a le premier souffert de cette situation.

Ils étaient ainsi très nombreux, les journaux qui ont revu à la baisse leur périodicité, et furent aussi nombreux, ceux qui ont mis la clé sous le paillasson. La presse électronique, nouveau venu dans le marché, puis la presse audiovisuelle devaient chacune à leur tour, pâtir de la situation.

Pour survivre, des mesures d’austérité avaient été prises à tous les niveaux : compressions du personnel, réduction de charges, suppression d’activités… La presse, notamment, la presse écrite, vivait avec le minimum, mais continuait à remplir son rôle.

En plus de faibles recettes tirées de la vente des journaux, elle pouvait profiter de la subvention annuelle de l’Etat et de quelques abonnements auprès du privé. Tant bien que mal, elle essaya d’être présente sur la scène.

Chaque fois que l’occasion se présentait, les journalistes lançaient des messages d’alerte en direction des Pouvoirs publics leur rappelant la nécessaire révision de l’Arrêté de l’IGE et soutenant « pas de démocratie sans une presse forte et indépendante ». C’est à cet appel que le gouvernement a réagi jeudi dernier en conseil de ministres.

Reste maintenant à savoir comment vont s’y prendre les Autorités ? Quelles mesures ont-elles prises pour contrôler les ordonnateurs des budgets publics dans leur gestion des chapitres de communication? Comment feront-elles pour que la publicité, les annonces et autres abonnements, soient offerts équitablement et objectivement aux supports médiatiques ?

Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

Arrêt définitif des émissions de programmes sur les télévisions et radios privées

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Arrêt définitif des émissions de programmes sur les télévisions et radios privéesLa société de télédiffusion de Mauritanie (TDM) a décidé ce mardi d’arrêter définitivement la diffusion des programmes sur les chaînes de télévision et de radio privées.

La TDM avait, auparavant, suspendu partiellement la diffusion de ces chaînes, tout en leur permettant, de diffuser leurs programmes de minuit à 14 Heures, à la condition qu’elles rembourseraient à TDM, dans un délai d’une semaine, les dettes qu’elles avaient accumulées.

Les chaines privées n’ont pas respecté cette condition et TDM a procédé à la coupure définitive de tout signal d’émission en leur direction, remplaçant sur les écrans TV, leurs programmes par des rideaux figés.

En Mauritanie, les chaînes de radio et de télévision ont vu le jour depuis 2013. Certaines n’ont pas duré ouvertes longtemps.

D’autres ont continué à diffuser des programmes malgré la dette qu’elles accumulaient au fil du temps et malgré leur l’incapacité parfois à payer les salaires et traitements de leurs propres employés.

Source : anbaa.info

Traduit par Adrar.Info


 

 

Mauritanie: fermeture de toutes les chaînes de télé privées

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Mauritanie: fermeture de toutes les chaînes de télé privéesLa Télédiffusion de Mauritanie S.A a mis sa menace en exécution. Toutes les cinq chaînes de télévision privées du pays ont été fermées ce mardi 17 octobre.

La Télédiffusion de Mauritanie reproche aux chaînes de télévision privées de n'avoir pas honoré leurs redevances.

Cinq chaînes de télévision privées existent en Mauritanie depuis la libéralisation de l'espace audiovisuel en septembre 2011 en application de la loi du 2 juillet 2010 de libéralisation des services audiovisuels.

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

 

Education des filles: 9 pays d’Afrique parmi les 10 «mauvais élèves»

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A l’occasion de la « Journée internationale de la fille », instaurée par l'agence ONU Femmes il y a 6 ans, l’ONG One – cofondée par le chanteur Bono – publie un rapport alarmant sur l’accès à l’éducation des filles dans le monde. Intitulé « Accès des filles à l’éducation dans le monde : les mauvais élèves », cette étude établit le classement des pays où il fait le moins bon être écolière.

Parmi les dix « mauvais élèves », neuf se situent en Afrique : la liste comprend le Soudan du Sud, la République centrafricaine, le Niger, le Tchad, le Mali, la Guinée, le Liberia, le Burkina Faso et l’Ethiopie. L’Afghanistan figure également dans le groupe.

Au total, plus de 130 millions de filles à travers le monde ne sont pas scolarisées, en raison de différents facteurs. Les mariages précoces les empêchent de continuer leur scolarité – en Ethiopie, deux filles sur cinq se marient avant leur dix-huitième anniversaire et près d’une sur cinq avant l’âge de quinze ans. Parfois, les jeunes écolières doivent quitter le système scolaire pour aller travailler, car les familles en situation d’extrême pauvreté ne peuvent subvenir aux frais de scolarité. Et si elles le peuvent, elles choisissent d’envoyer les garçons pour étudier. En moyenne, la probabilité qu’une fille ne soit pas scolarisée est 57% plus élevée que la même probabilité pour un garçon. Et cet écart atteint 83% au niveau du lycée. En Afghanistan (pays en 4e position du classement), il y a 100 garçons scolarisés en primaire contre seulement 71 filles. Enfin, les conflits jouent un rôle important : au Nigeria, des centaines d’écoles ont été détruites ou fermées sous l’influence du groupe jihadiste Boko Haram (qui peut se traduire par « l’éducation occidentale est un pêché »), et plus de la moitié des filles de la région n’ont jamais été scolarisées.

De nombreux freins à l'accès à l'éducation

Les jeunes filles qui parviennent à entrer à l’école font quant à elle face à de nombreux obstacles : elles doivent souvent marcher plusieurs kilomètres, peuvent faire l’objet d’agressions sur le chemin, et sont contraintes d’être absentes quand elles ont leurs menstruations, faute d’équipements adaptés. Dans certains pays, le manque d’enseignants et de manuels scolaires est également un frein à leur scolarisation. En RCA, on compte seulement un enseignant pour 80 élèves (contre 1 enseignant pour 12 élèves aux Pays-Bas, et 1 pour 15 aux États-Unis). Conséquence directe : 500 millions de femmes dans le monde ne savent pas lire.

Rédigé à partir de données fournies par l’Unesco, le classement a été effectué à partir de onze indicateurs qui reflètent l’accès à l’éducation pour les filles, l’achèvement et la qualité de leur scolarité, ainsi que la situation générale du secteur de l’éducation. Chaque pays s’est vu attribuer un score sur 100, des scores les plus bas indiquant de mauvais résultats. Le constat démontre une forte corrélation entre un fort taux de pauvreté et une faible scolarisation des filles, bien que le Burundi fasse mentir les statistiques : alors qu’il affiche le revenu national par habitant le plus faible au monde – 286 dollars –, le pays réalise des résultats supérieurs à 18 autres pays, pourtant plus riches.

« Un cri d'alarme et des recommandantions concrètes »

Selon ONE, il faut donner la priorité aux 10 pays où la situation est la plus alarmante. En Guinée, en moyenne, les femmes de 25 ans et plus ont été à l’école pendant moins d’un an. Au Niger, seulement 17% des filles et des femmes âgées de 15 à 24 ans savent lire et écrire.

Ce rapport, loin de se contenter de pointer du doigt des pays, propose des mesures pour améliorer l'accès à l'éducation des filles. S’il souligne la nécessité d’investir dans ce domaine, il rappelle que ce n’est pas suffisant : les politiques publiques doivent être réformées, en parallèle d’une augmentation des ressources financières. Ainsi, One engage chaque gouvernement à affecter 20% de son budget national à l’éducation – par exemple, le Soudan du Sud n’y consacre que 2,6%, et 73% des filles vivant au Soudan du Sud ne vont pas à l’école primaire. Afin de lutter contre les obstacles qui entravent l’accès des filles à l’éducation, One conseille aux gouvernements d’embaucher des enseignants, de favoriser l’accès à internet dans les écoles ou encore de promouvoir l’égalité de genre.

One encourage également les Etats donateurs à augmenter le financement mondial de l’éducation à travers les programmes du Partenariat Mondial pour l'Education, qui ont déjà fait leurs preuves. « Au Niger par exemple, entre 2014 et 2016, le programme a contribué à faire passer le taux d'achèvement du primaire de 51% à 78% et 282 salles de classe supplémentaires ont été construites », explique Friederike Röder, directrice France de One. Mais selon elle, le défi est tel qu'il ne suffit pas de continuer ce qui est déjà en place, et elle appelle donc à « redoubler d'efforts ».

300 millions de dollars sur 3 ans

L'ONG demande à la France « d'annoncer au plus vite sa contribution au PME, car elle pourra entraîner d'autres donateurs », indique la directrice France de One, qui appelle le gouvernement français à contribuer à hauteur de 300 millions de dollars (environ 250 millions d’euros) pour la période 2018-2020. A titre de comparaison, la France avait donné 17 millions d'euros sur la dernière période de trois ans. « Nous souhaitons que ce cri d'alarme soit entendu et pris en compte, pour ne pas avoir à écrire un rapport similaire dans deux ans », conclut Friederike Röder.

Les gouvernements suivront-ils les recommandations de l’ONG ? Une partie de la réponse à cette question sera donnée à Dakar en février 2018 à l’occasion du Partenariat mondial pour l’éducation coparrainée par le France et le Sénégal, au cours duquel les pays donateurs seront présents. Des pays qu’il est d’ailleurs inutile de rechercher dans le classement : la plupart n’y figurent pas. La France, le Canada et l’Allemagne sont absents en raison de « données insuffisantes ». « Les taux de non-scolarisation sont si faibles (...) que ces pays ont décidé de ne pas donner la priorité à la mesure de ces taux », indique l'étude. L’ONG a éliminé les pays pour lesquels les chiffres pour quatre indicateurs ou plus (sur les 11) n’étaient pas disponibles et ne permettaient pas une comparaison fiable. Le classement a donc été calculé sur un ensemble de 122 pays.

Source : RFI

 

Droits des femmes au Maghreb : l’influence de la charia

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Héritage, mariage avec des non-musulmans, gare des enfants, violences... Malgré des avancées, les inégalités hommes-femmes persistent en Afrique du Nord.

Les Constitutions nord-africaines le proclament à l’unisson : tous les citoyens sont égaux devant la loi, sans distinction. Mais rares sont celles qui n’ont pas préalablement déclaré la charia comme source du droit, voire comme « source principale », à l’instar de la Déclaration constitutionnelle libyenne de 2011.

En Tunisie, les députés islamistes avaient échoué à la faire inscrire dans la loi fondamentale de 2014, et la nouvelle liberté prise par les fils de Bourguiba, le 14 septembre, en permettant aux Tunisiennes d’épouser des non-musulmans, a suscité mécaniquement la condamnation du grand imam d’Al-Azhar, l’université islamique du Caire qui se veut le phare du monde sunnite.

Pourtant, dans les codes juridiques maghrébins, l’influence de la charia semble limitée aux domaines du statut personnel et du droit familial, avec pour effet d’assujettir la femme à son « tuteur ».

En Tunisie même, l’héritage se partage toujours selon la coutume islamique : la femme reçoit une demi-part quand l’homme en perçoit une complète. « Cette dualité contradictoire a des racines historiques : le colon a imposé son droit civil mais a laissé le droit familial persister dans les tribunaux islamiques, et la pratique s’est maintenue après les indépendances. Elle a aussi une cause politique, car les régimes n’ont jamais eu le courage de trancher entre le retour franc à la charia et l’adoption complète du droit civil », analyse l’islamologue Mathieu Guidère.

De timides réformes en faveur des femmes

De Nouakchott au Caire, les deux dernières décennies ont enregistré des évolutions légales positives mais bien trop timides pour les défenseurs de l’égalité entre hommes et femmes. La volonté politique est trop faible, quand les forces qui s’opposent à l’abolition des discriminations s’affirment.

Dans les sociétés arabes beaucoup plus libérales des années 1960-1970, une réforme globale aurait été possible, mais le reflux conservateur qui a suivi a éloigné cette perspective. Les militants maghrébins de la modernisation doivent autant lutter pour la conservation d’acquis durement arrachés que pour l’obtention de nouvelles réformes .

Les opinions publiques y sont-elles seulement favorables ? Les meilleurs alliés des conservateurs sont souvent des femmes et, sous prétexte d’honneur, de tradition et de religion, la plupart des hommes – dont bien des libéraux – refusent de remettre en question des privilèges très matériels.

Pour Guidère, « dans le monde musulman, on ne peut attendre que la société change la loi dans un sens progressiste, comme cela est le cas en Occident avec le mariage homosexuel par exemple. Il faut que la loi change la société. La solution ne peut venir que des pouvoirs ». La récente initiative du chef de l’État tunisien en est l’illustration.

Source : jeuneafrique.com

 

Le directeur du Calame empêché de voyager

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Placé sous contrôle judiciaire dans l'affaire Bouamatou et autres, et interdit de quitter la ville de Nouakchott, Ahmed ould cheikh, le directeur de publication du Calame (dont le passeport est confisqué par la police) devait assister du 3 au 7 octobre à Rabat à un séminaire organisé par la Commission économique pour l'Afrique sur l'emploi des jeunes. Ses avocats ont introduit une demande auprès du juge chargé du dossier mais, tout comme celle de Samory ould Beye, elle a été refusée sans motif. Les conseils ont fait valoir auprès du juge que, lors du déclenchement de l'affaire, Ahmed était à l'étranger et il est revenu de son plein gré. Il n'y a donc aucun risque qu'il ne revienne pas.  L'argument n'a pas porté, les juges n'ayant aucune marge de manœuvre dans une affaire politique gérée en haut lieu

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Mauritanie : la rentrée scolaire lundi prochain

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Mauritanie : la rentrée scolaire lundi prochain Les élèves ont encore moins d’une semaine, pour profiter des vacances. Des sources officielles ont annoncé la prochaine rentrée scolaire 2017-2018 pour le 2 octobre 2017.

Les mêmes parties ont catégoriquement démenti l’existence d’un report de la date de la rentrée scolaire, fixée précédemment.

Le premier lundi du mois d'octobre de chaque année, correspond à la rentrée scolaire sur toute l’étendue du territoire, stipule la loi mauritanienne.

Traduit de l’Arabe par Cridem
Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

Reports Sans Frontières (RSF) : Série d’interpellations contre la presse en Mauritanie

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Reports Sans Frontières (RSF) : Série d’interpellations contre la presse en Mauritanie Pour la troisième fois en un an, des journalistes ont été arrêtés et longuement interrogés par la police mauritanienne. Reporters sans frontières (RSF) dénonce une tentative des autorités de renforcer son contrôle sur la presse indépendante.

Plusieurs dirigeants des principaux médias francophones privés du pays ont été convoqués -parfois de façon musclée- dans la journée du 25 août par les forces de sécurité mauritanienne, officiellement pour des raisons “en lien avec la sécurité nationale”.

Babacar Baye Ndiaye, rédacteur en chef du site d’information Cridem et sa directrice administrative, Rella Ba; Moussa Samba Sy directeur de publication du Quotidien de Nouakchott et Jeidna Deida fondateur du site d’information Mauriweb ont été interrogés par les hommes de la Brigade des crimes économiques sur leurs liens financiers supposés avec l’opposant en exil Mohamed Ould Bouamatou.

Un quatrième journaliste, Ahmed Ould Cheikh, directeur de l’hebdomadaire Le Calame -connu pour ses éditoriaux acerbes contre le gouvernement- était également recherché mais il se trouvait en déplacement à l’étranger au moment où la police est venu l’interpeller.

Les policiers ont également interrogés les journalistes sur leurs articles évoquant le cas du sénateur Mohamed Ould Ghadde, le leader de la fronde contre la suppression du Sénat, emprisonné depuis le 11 août ou traitant de la très influente Société nationale industrielle et minière de Mauritanie (SNIM), dont les problèmes de gestion ont provoqué d’importantes grèves en 2015. Deux sujets sensibles pour les autorités mauritaniennes.

“Nous condamnons ces méthodes d’intimidation à l’encontre des médias privés en Mauritanie, déclare Reporters sans frontières. Aujourd’hui, il est impossible de critiquer l’action gouvernementale sans être accusé d’être un opposant politique. Or le rôle d’un journaliste est d’informer, ce qui revient parfois à faire entendre une voix alternative.”

Le président du Syndicat des journalistes mauritaniens, Mohamed Salem Ould Dah, qui s’est fait l’écho de la version officielle, assure que les journalistes n’ont pas été interpellés pour leurs activités professionnelles.

En revanche pour Mamadou Sy, directeur de publication du journal Eveil Hebdo, et ancien président du Regroupement de la presse mauritanienne, il s’agit bien d’une tentative de décrédibiliser la presse auprès du public: “il s’agit de faire croire que la presse ne peut survivre que de façon corrompue.

Le plus grave ici, est de montrer du doigt les journalistes pour savoir qui a écrit tel ou tel article ou quels sont les financements des journaux. C’est une atteinte à leur indépendance et à la liberté de la presse. “


La liberté de la presse avait déjà été mise à mal en la mise en février 2016, après l’application d’une directive de l’Inspection générale de l’Etat interdisant à toute administration ou entreprise publique de publier de la publicité ou de prendre un abonnement auprès des journaux de la presse indépendante.

Une mesure qui a eu pour effet d’asphyxier économiquement les médias privés, qui ont en général besoin des revenus publicitaires des structures publiques et parapubliques pour boucler leurs budgets.

En 2017, la Mauritanie occupe la 55ème place du Classement de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières. Le blogueur Mohamed Cheikh Ould Mohamed y est toujours détenu après avoir été condamné à mort pour blasphème, et ce malgré ses rétractations et ses excuses officielles.

Source : Reporters sans frontières

 

 

Mauritanie, les journalistes dénoncent les atteintes aux libertés

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Mauritanie, les journalistes dénoncent les atteintes aux libertésLe jeudi 25 août 2017, la Direction de Répression des Crimes économiques a convoqué les journalistes Moussa Samba Sy (Le Quotidien de Nouakchott), Jedna Deida (Site Mauriweb), Babacar Baye N’Diaye et Mme Rella Bâ (Site Cridem).

Elle s’est aussi rendue au siège du Calame pour la convocation du directeur du journal Ahmed Ould Cheikh, en voyage à l’étranger.

Ingérences dans les médias

Interpellés individuellement, chacun des journalistes a eu à répondre sur le contenu de ses productions de presse, sa ligne éditoriale, ses sources de financement.

Face à cette situation gravissime qui porte atteinte aux libertés et à la dignité des journalistes dans l’exercice de leurs fonctions, nous journalistes, dénonçons avec force le harcèlement des acteurs de presse, l’ingérence flagrante du pouvoir dans les affaires internes des médias, et partant, l’intrusion outrageuse de l’Autorité publique et la confiscation de la liberté de presse.

Après avoir divisé la corporation, mettant fin à ses sources de financement, tenté de décrédibiliser la presse privée, érigé la rétention de l’information en règle absolue, les Autorités publiques sortent aujourd’hui, l’arme de l’intimidation pour mettre sous-scellé l’indépendance du journaliste tant qu’il n’obéît pas aux désidératas du pouvoir.

De tels comportements viennent démontrer le recul des libertés individuelles et prouvent le manque de sincérité dans le discours officiel qui prétend défendre les idéaux de démocratie dans le pays.

Violations des libertés

Partant de ces manquements et faits de violation manifeste des libertés, nous signataires du présent communiqué,

– apportons sans réserve notre solidarité la plus agissante à nos confrères interpellés

– condamnons, avec force ces pratiques que l’on croyait révolues ;

– exigeons l’arrêt immédiat de l’interpellation arbitraire des médias du fait de leur ligne éditoriale ;

– rejetons toute velléité d’utiliser des événements politiques à des fins de règlements de comptes.

Par Nicolas Beau
Source : Mondafrique

 

 

Forte envolée du prix du mouton en Mauritanie

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Forte envolée du prix du mouton en MauritaniePays d’élevage, avec une richesse en petits ruminants estimée à 16 millions de têtes, le prix du mouton reste très élevé en Mauritanie, oscillant entre 40.000 (108 dollars US) et 70.000 ouguiyas (189 dollars US) pour un SMIG fixé à 35.000 ouguiyas (94 dollars US).

Une telle hausse des prix est justifiée par la demande élevée notée pendant la période de la fête religieuse d’Al Adha ou El Aid El kebir (grande fête) ou en encore la Tabaski, prévue le 1er septembre prochain.

En l’absence de statistiques précises, on estime que près de 350.000 bêtes sont abattues à l’occasion de la Tabaski. Même si beaucoup de ménages ne trouvent pas les moyens de prendre leur mouton, il n’en demeure pas moins qu’au sein d’un grand nombre de familles, plusieurs membres font le sacrifice, notamment le père et la mère.

La cherté du mouton est aussi favorisée par la commande sénégalaise qui a atteint cette année 700.000 têtes.

Dans la plupart des cas, les pères de familles font recours aux endettements auprès des vendeurs de bétail pour se procurer leur bélier, une formule qui redouble le prix.

Les salariés, eux, se rabattent sur les banques pour obtenir des découverts qu’ils rembourseront à des intérêts élevés.

La fête de la Tabaski représente une précieuse occasion pour une catégorie de travailleurs, en l’occurrence les dépeceurs.

Pour un prix moyen de 2.000 ouguiyas (5,4 dollars) par unité, ces ouvriers font fortune le jour de la fête où ils passent le gros de la journée à l’abattoir dans les grandes villes. Dans les villages, ils sont réservés à l’avance par les familles qui rivalisent de rapidité dans la préparation de la viande, surtout les premières grillades du foie, des intestins et des membres de la bête.

La tradition veut que l’auteur du sacrifice ne rompe son jeûne qu’avec un morceau de viande de son mouton.

Source : Apanews

 

Scandale: les candidats admissibles des Classes Préparatoires de l'Ecole Supérieure Polytechnique sacrifiés

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Scandale: les candidats admissibles des Classes Préparatoires de l'Ecole Supérieure Polytechnique sacrifiésL'Ecole Supérieure Polytechnique de Nouakchott (ESP) est l'ancienne Ecole Polytechnique mise en place par le Ministère de la Défense et qui a absorbé, il y a deux ans, l'Ecole de Mines de Mauritanie (EMiM) et l'Ecole des Métiers du Génie Civil d'Aleg.

L'ESP abrite aussi l'Institut Préparatoire aux Grandes Ecoles d'Ingénieurs (IPGEI), voie d'excellence pour accéder aux études d'ingénieurs. L'IPGEI sélectionne les meilleurs lauréats du baccalauréat de Mathématiques (Bac "C") et en compose des classes de Math-Physique (MP et MP*) et Math-Physique et Sciences de l'Ingénieur (MPSI).

Ces élèves sont destinés à se présenter aux concours des écoles d'ingénieurs mauritaniennes (ESP), marocaines, tunisiennes mais aussi françaises les plus cotées. La préparation au sein de l'IPGEI dure de deux ans (appelés "3/2") à trois ans (appelés "5/2").

Cette année, l'IPGEI a présenté sa première promotion aux concours d'entrée en écoles d'ingénieurs françaises (notamment le Concours Communs Polytechniques, CCP) où 9 élèves ont été admissibles à passer les oraux après avoir réussi les épreuves écrites. Pour une première expérience, ce résultat est plus qu'honorable. Mais ce fut sans compter avec l'épreuve la plus redoutable, la plus pernicieuse, la plus difficile à préparer et qui porte deux noms: "bureaucratie et médiocrité".

Le 4 juillet 2017, apparait sur le site du CCP la liste suivante de 9 candidats admissibles.

Deux candidats parmi les neufs admissibles, choisissent de ne pas passer ces oraux et de confirmer leur admission dans d'autres écoles qui les ont acceptés sans oraux (Ecole d'actuariat). Ils libèrent par cette acceptation deux horaires de passage aux oraux des CCP.

Pour les 7 autres élèves, commencent la période (trop courte) de préparation aux oraux mais surtout de constitution du dossier de demande de visa pour la France. Ils réussissent, bon an mal an, à réunir toutes les pièces demandées sauf la réservation du vol Nouakchott-Paris, dont devait se charger l'Administration (Direction de l'ESP, Ministère...?).

Pour les 3 candidats convoqués pour le 13/07/2017, une réservation fut obtenue le 7 juillet suivie de rendez-vous à l'ambassade de France pour le retrait des visas fixé pour le 11/07. Mais, à leur arrivée le 11/07, ils découvrirent que les visas ne sont pas prêts! L'Administration finit par obtenir de la direction des CCP de reculer les dates de leurs passages aux oraux en récupérant les créneaux des deux candidats admissibles qui avaient choisi d'intégrer l'Ecole d'Actuariat. Deux candidats sur les trois finissent donc par décoller vers Paris pour passer les fameux oraux. Le troisième restera sur le bord de la route, éliminé pour non présentation à l'épreuve des TIPE (Travaux d'Initiative Personnelle Encadré) et pour non obtention de visa!

Sur le groupe des 9 premiers candidats admissibles aux Concours Communs Polytechniques (CCP), ils restent 4 élèves stressés à mort par l'approche des oraux et empêtrés dans des démarches bureaucratiques que l'Administration auraient dû anticiper et prendre en charge.

Les quatre rescapés finirent par avoir une réservation pour le vol Nouakchott-Paris le 10 juillet. L'un d'entre eux obtient un rendez-vous le 13 juillet pour récupérer son visa. Pour les trois autres, les rendez-vous étaient fixés pour le 17/07.

L'un des candidats dont la date de passage était prévue le 18/07 se présentant le 13/07 à l'ambassade de France pour retirer son visa, se vit signifier que ce dernier n'est pas encore prêt et qu'il devait revenir...le mardi 18 juillet, jour de son oral à Paris, pour le retirer! Pris de panique, il remua ciel et terre pour faire repousser sa date de passage et obtint qu'un nouveau créneau lui soit attribué le 20 juillet. Mais, arrivé le 18/07, l'ambassade lui signifia que son visa est "toujours à l'étude"! Les 3 autres camarades reçurent une réponse similaire. Tous les 4 seront éliminés pour non présentation aux oraux.

Renseignements pris sur les raisons de tous ces blocages, les malheureux candidats découvrirent que leur billet d'avion et leur frais d'hébergement ont été annulés par l'administration.

Ainsi, l'histoire retiendra que la première promotion des Classes Préparatoire de l'ESP de Nouakchott fut sacrifiée par une combinaison implacable de bureaucratie et de médiocrité sans précédent. Cinq candidats sur les sept qui ont eu le mérite de réussir des écrits très difficiles et qu'ils ont préparés pendant deux ans, ont été éliminés parce qu'empêchés de se rendre sur le lieux de l'oral.

Mohamed BABA, Professeur
Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

SNES: Le Ministère de l'Education berne l'opinion publique

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SNES: Le Ministère de l'Ecucation berne l'opinion publiqueDans une déclaration publiée vendredi 07/07/2017 le ministère de l'Education nationale saluait les résultats du baccalauréat après la proclamation des résultats des baccalauréats C, LM et LO, auxquels ont pris part 16382 candidats dont 996 ont obtenu le diplôme, soit un taux de réussite de 6%.

Le nombre de candidats au bac C de cette année est de 2403, ce qui représente 14,67% des candidats des séries mathématiques et littéraires, alors que le nombre de candidats aux baccalauréats LM et LO sont au hombre de 13979, soit 85,33% de ce groupe (Maths et lettres).

Le nombre d’admis aux bacs LM et LO est de 625, soit 4.47% de réussite, un pourcentage ignoré par la déclaration.

Communiqué de presse du ministère bien que les candidats de ce groupe représentent la grande majorité (85,33%) des candidats dont les résultats ont été libérés le 07 Juillet.

Le nombre d’admis au bac C est de 371, soit un taux de réussite de 15,43%, contrairement à la déclaration du ministère qui donne 19,64%.

Une autre duperie contenue dans la déclaration du ministère est quand il parle de «l’amélioration du taux de réussite dans la filière mathématiques cette année, qui a atteint 19,64% contre 17,69% l’année précédente ». En fait, le taux de réussite de cette filière a connu une baisse significative de 18,13% l’année dernière à 15,43% cette année.

Aussi, le timing de la déclaration a fait qu’elle a précédé la publication des résultats bac D avec ses 25720 candidats, c’est à dire plus de la moitié des candidats au bac 2017 toutes filières confondues. Surtout que le taux de réussite à cette filière fait juste 1282, c’est à dire à peine 5%. de réussite. Au Syndicat national de l'enseignement secondaire (SNES):

- Nous appelons le ministère de l’Education nationale et à travers lui les autorités supérieures à œuvrer réellement à améliorer la qualité de l’enseignement et à en relever le niveau ;

- Nous lançons un appel urgent aux enseignants à souder leurs rangs et à se mobiliser immédiatement pour sauver notre système éducatif ;

- Nous demandons à tous les parents, à tous les leaders d'opinion, à tous les décideurs et militants de la société civile et aux politiques d’être attentifs aux alarmes déclenchées par la situation de notre système éducatif et d’agir rapidement pour le tirer d’affaire.

Nouakchott, le 08/07/2017

Le Secrétariat général du SNES Syndicat National de
l’Enseignement Secondaire (SNES)
A 053 Ilot L, BP: 5434
Nouakchott - Mauritanie

Source : SNES

 

 

Vient de paraître: Les gouvernements arabes et l'Islam (1) de Moussa Hormat-Allah

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Vient de paraître: Les gouvernements arabes et l'Islam (1) de Moussa Hormat-AllahPrésentation de l'ouvrage par l'auteur. Si l'on considère le mode de gouvernance en vigueur dans la plupart des Etats arabes d'aujourd'hui, on s'apercevrait que celui-ci, au-delà des apparences, n'a presque plus rien à voir avec les préceptes fondateurs de la religion musulmane. On pourrait même dire que la gestion des sociétés arabes modernes est faite, désormais, sur fond de simples réminiscences de l'islam des premiers temps.

L'égalité, la justice, la solidarité et l'entraide qui faisaient jadis le bien-être, la force et la fierté des musulmans ne sont plus l'objectif premier des nouveaux gouvernants. Loin s'en faut. Les intérêts particuliers et partisans se sont substitués à l'intérêt général. Le pouvoir n'est plus au service du peuple mais d'une oligarchie.

Qu'il s'agisse des régimes monarchiques ou "démocratiques", le prince, – dans le sens machiavélien du terme, – a la haute (plutôt basse) main sur l'Etat et ses richesses.

Toute voix dissonante est étouffée dans l'œuf. Pour la conservation du pouvoir, on a créé, à tous les niveaux de l'Etat, des appareils répressifs visibles ou non visibles, pour assurer, contre vents et marées, la pérennité de ces régimes.

Pas de méprise. Quand on parle de constitution, de parlement, de démocratie ou de l'Etat de droit sous ces latitudes, on est bien dans le déni de la réalité vécue au quotidien. Car comparer les démocraties occidentales avec les régimes politiques arabes, c'est un peu comme si on comparait une photo avec son négatif.

Dans les pays arabes, les institutions sont, généralement, des coquilles vides.

Quel est ce ministre, ce parlementaire ou ce juge qui pourrait avoir l'outrecuidance de se dresser contre la volonté du monarque ou du président? Quel citoyen lésé par l'administration ou par un tiers bien introduit pourrait exiger, en toute transparence et équité, la réparation d'un préjudice subi?

Un mode de gouvernance calamiteux

Tout au long de cet ouvrage, nous étudierons, sous plusieurs aspects, le calamiteux mode de gouvernance de ces dirigeants arabes. Un mode de gouvernance qui révèle leur véritable nature: il s'agit de régimes pour la plupart, dictatoriaux sous le paravent d'un grossier habillage démocratique.

Nous passerons donc en revue, dans un chapitre préliminaire, sous forme de rappel, le contexte historique.

Dans ce chapitre préliminaire, on verra qu'après la mort du Prophète, les califes bien guidés vont instaurer à Médine un système de gouvernance unique en son genre dans toute l'histoire de l'humanité. Un système de gouvernance où la justice, la quiétude, le bonheur et l'épanouissement de l'homme sont au centre des occupations et des préoccupations des nouveaux gouvernants.

Des gouvernants pétris de piété et de dévotion qui, redoutant le courroux divin, ont appliqué à la lettre, - en serviteurs dévoués -, les enseignements du Coran et de la Sounna. Nonobstant les notions de temps et d'espace, ils ont laissé pour la postérité un merveilleux exemple de ce que devrait être la relation idéale entre gouvernants et gouvernés.

Appuyée sur les solides fondements de cet Etat islamique naissant, la Oumma connaîtra son âge d'or avec un rayonnement sans égal des arts, des sciences et de la culture. Le monde islamique deviendra ainsi pendant longtemps le berceau de la civilisation mondiale à telle enseigne que l'Occident chrétien, qui vivait dans une sorte de "barbarie et d'ignorance qui suivirent la décadence de l'empire romain", envoyait les siens pour s'instruire en terre d'islam.

Malheureusement, les musulmans se sont par la suite écartés du précieux cap tracé par le Prophète et ses successeurs. La zizanie, la division, le relâchement dans la pratique religieuse et les guerres fratricides en feront une proie facile pour les ennemis de la Oumma.

L'heure du déclin puis de la décadence a sonné. Les mises en garde prémonitoires de l'Envoyé d'Allah n'ont pas été observées. Les portes de l'asservissement et de la mainmise étrangère sur Dar el islam sont désormais grandes ouvertes.

La colonisation est là avec son pesant joug et ses affres. La Oumma va être dépecée. Les peuples humiliés. Médine, Damas, Baghdad… ne sont plus qu'un lointain souvenir. Les regards sont désormais tournés vers Londres, Paris…

Avec les vagues d'indépendances qui suivirent la fin de cette colonisation, de nouveaux gouvernants arabes vont accéder au pouvoir. Le mode de gouvernance qu'ils adopteront sera l'un des pires de toute l'histoire de la Oumma. C'est ce que nous verrons dans un deuxième chapitre. Nous traiterons alors de cette propension non contenue pour la dictature qui habite les gouvernants arabes de la période postcoloniale.

Nous mettrons aussi en exergue certains fléaux comme la corruption ou la gabegie qui gangrènent la vie politique dans les Etats arabes. En somme, nous passerons en revue un mode de gouvernance souvent en porte-à-faux avec les préceptes de la religion musulmane.

Corruption et gabegie

Dans un troisième chapitre, nous verrons que dans leur quasi-totalité, les gouvernants arabes sont devenus des affidés de l'Occident. Cet Occident les a transformés en gardiens avilis et zélés de ses intérêts au détriment de ceux de leur peuple.

Ces gouvernants ont, de surcroît, copié le mode de vie et les institutions des anciennes métropoles. Pour la pérennité de leurs régimes et pour rester dans les bonnes grâces de leurs protecteurs, ils ont greffé des corps étrangers sur des sociétés musulmanes qui finiront, tôt ou tard, par les rejeter.

Dans un quatrième chapitre, nous montrerons que ce suivisme servile les a contraints, au-delà d'un discours patriotique de façade, à faire table rase des intérêts supérieurs de la Oumma. L'infamie du drame palestinien en est la triste illustration.

Après avoir renoncé à la création d'un foyer juif en Ouganda, des puissances occidentales, à l'initiative de la Grande-Bretagne et avec la complicité de l'ONU, ont implanté en plein cœur du monde arabe, un Etat juif.

Depuis, le peuple palestinien martyr endure, au quotidien, des atrocités d'un autre âge. Ce peuple, au-delà d'une solidarité arabe de façade qui se manifeste, ici ou là, pour se donner bonne conscience, livre seul, avec les moyens du bord, dans la privation et le dénuement, une résistance héroïque contre l'envahisseur étranger.

Dans ce conflit, un point de non retour a été atteint. Le troisième lieu saint de l'islam a été occupé. La mosquée d'Al-Qods a été profanée, incendiée. Jérusalem est en voie de totale judaïsation…

Face à ce terrible gâchis, une question se pose, d'entrée de jeu: Que font les gouvernants arabes?

Au-delà des paravents fallacieux – un enfumage bien connu –, la réponse à cette question est claire. Elle tient en un mot: démission.

Démission, non pas dans le sens premier du mot – ce qui aurait été fort louable – mais démission dans le sens figuré du terme, c'est-à-dire, l'attitude détestable d'une personne qui ne veut pas ou ne peut pas remplir sa mission.

Pire, dans cette vile entreprise, certains gouvernants arabes jouent, dans l'ombre, le rôle de supplétifs d'Israël. D'autres, impuissants, regardent ailleurs. Mais tous sont tétanisés à l'idée de provoquer le courroux de l'Occident chrétien.

Sauver Al Qods et libérer la Palestine ou privilégier la pérennité de leur régime et voir se dérouler devant eux le tapis rouge à Paris, Londres ou Washington, leur choix semble avoir été vite fait.

Pourtant, chacun a en tête le miraculeux voyage nocturne du Prophète, entre La Mecque et Jérusalem, relaté dans le Coran: "Gloire à Celui qui, lors d'un voyage nocturne, a emmené Son serviteur de la Mosquée Sacrée (de La Mecque) vers la Mosquée d'Al Qods dont nous avons béni les alentours!"

Pour garder cette mainmise sur la Oumma, tant au niveau des ressources naturelles que dans le domaine géopolitique, les Occidentaux, en connivence avec certains dirigeants musulmans, on fait appel à une vieille recette coloniale: diviser pour régner.

Ils ont ainsi attisé, en sous main, avec beaucoup de doigté et de cynisme, la fracture qui existe entre les deux branches antagonistes de l'islam: la Sounna et la Chiiâ.

Schisme ravivé à dessein

Dans cette espèce de guerre froide, les moyens de chaque camp sont alors mobilisés. Et pour préparer le terrain psychologique, on envoie, en première ligne, les oulémas du pouvoir dont les fatwas, souvent alambiquées, ne sont pas toujours en accord avec l'orthodoxie religieuse.

Nous verrons que ce schisme entre musulmans a été ravivé, à dessein, par des officines spécialisées en vue de sceller la désunion de la Oumma.

Sur fond de considérations géopolitiques et géostratégiques fumeuses, on explique, sur le ton de la confidence, avec une sincérité feinte, à chacun de ces frères ennemis que l'autre constitue un danger pour sa survie et qu'il doit être combattu en tant que tel.

Toutefois, il faut bien noter que cet état conflictuel qui menace l'unité et la cohésion de Dar el islam n'est pas fortuit. Loin s'en faut. Il est le résultat de la conjugaison de plusieurs facteurs: déclin du monde musulman, colonisation, guerres fratricides, absence de démocratisation…

Ce triste constat a créé une situation de fragilité et, partant, de dépendance des pays musulmans vis-à-vis de l'Occident, sur fond d'un sous-développement chronique.

C'est dire qu'au-delà des considérations religieuses, les nuages de la discorde qui s'amoncellent dans le ciel de la Oumma sont dûs principalement à cet état de sous-développement, entretenu par l'exploitation par les gouvernants, à des fins politiques, de la fracture entre les deux branches antagonistes de l'islam.

Pourtant, certains oulémas sounnites de renom comme Youssef Al Qaradaoui relativisent la portée religieuse de ce schisme et soutiennent que l'unité et la cohésion de la Oumma islamique doivent passer avant ce qu'ils considèrent, somme toute, comme des querelles secondaires. C'est ce que nous aborderons dans un cinquième chapitre.

Pour sortir l'Oumma de ce sous-développement endémique, on essayera dans un sixième chapitre, d'explorer les voies et moyens d'un développement endogène, c'est-à-dire un développement qui prend naissance de l'intérieur avec les potentialités propres de chaque pays.

Car, pas de méprise. La modernité de façade de certains Etats arabes ne doit tromper personne. Il s'agit d'un développement artificiel avec autant de gadgets qui ne reposent sur aucun fondement intrinsèque. Il en est ainsi, des petits Manhattan surgis, ici ou là, du désert.

La tour de Dubaï, le plus haut gratte-ciel au monde (850 mètres de haut) qui sera bientôt détrônée par celle de Jeddah (1.000 mètres de haut) en sont une belle et coûteuse illustration.

On construit en hauteur faute d'espace, mais dans le désert on peut manquer de tout, sauf d'espace.

Mais le problème est ailleurs: il faut copier les Américains et faire mieux que le gratte-ciel de l'Empire State Building de New-York.

On pense ainsi pouvoir transposer, à coups de chèques, le degré de développement des pays occidentaux.

On veut rattraper des siècles de retard en brûlant les étapes pour se hisser, comme par enchantement, au niveau des puissances occidentales.

Au lieu d'un développement endogène bâti de l'intérieur, par paliers successifs, sur des bases saines et solides, on a opté pour la formule du prêt à porter. Les petits Manhattan, les hôpitaux, les universités, les ports, les aéroports, etc. sont livrés clé en main et on oublie que la conception, l'exécution, les équipements, la maintenance, tout cela vient de l'étranger. Comble du ridicule, on implante, ici ou là, dans les pays arabes des antennes des musées et des universités occidentales comme c'est le cas notamment pour le Louvre ou la Sorbonne.

Pour attirer l'attention sur un pseudo degré de développement, on a été jusqu'à convoquer la presse pour "une première mondiale": La mise en service à Dubaï d'un drone-taxi sans conducteur. Cet appareil gadget construit par la Chine peut évoluer à une attitude de 300 mètres et voler à une vitesse pouvant aller jusqu'à 100 kms/h. Il peut transporter des passagers d'un point à un autre dans la métropole émiratie.

Au-delà de ce genre de gadgets tape-à-l'œil, les Arabes doivent prendre conscience que l'avenir se joue ailleurs.

Priorité à l’éducation

Car pour ne pas rester éternellement en queue de peloton sur la voie du progrès et de la modernité, les gouvernants arabes doivent donner la priorité absolue à l'éducation et à la santé, qui sont la condition sine qua none de tout développement. Nous nous étendrons plus loin sur le sujet. Les gouvernants arabes doivent aussi intégrer une donne fondamentale: l'union fait la force.

Comment? Transcender les querelles et les divisions entre musulmans notamment entre sunnites et chiites et les velléités de leadership régional qui minent la dynamique, l'unité et la cohésion de la Oumma. Une seule solution est envisageable, renouer avec cet âge d'or et suivre la voie tracée par le Prophète.

Cette voie est déjà balisée: Remettre sur pied, par paliers successifs, une communauté islamique. De quoi s'agit-il? Il s'agit d'élaborer une esquisse en vue de mettre en exergue les voies et moyens susceptibles de favoriser, à terme, la création d'une communauté économique entre les 57 Etats musulmans de par le monde.

Un marché commun qui pourrait déboucher, le moment venu, – dans dix, vingt ans ou plus – sur une union économique, voire une union politique. Face aux défis de tous genres qu'affronte la Oumma, à commencer par la survie même du modèle civilisationnnel islamique dans un monde éclaté, le temps est venu où celle-ci doit pouvoir dépasser ses divisions et ses querelles intestines.

Cette institution panislamique pourra porter le nom d'Union des Peuples Musulmans (UPM). Son siège devra être à Médine, lieu de naissance de la Oumma islamique.

Nous reviendrons plus en détail, dans les développements qui vont suivre, sur cette question. Mais, on peut dire, d'ores et déjà, que sept pays musulmans serviront de fer de lance, de locomotive pour tracter ce convoi du salut.

Ces sept pays sont: l'Egypte, le Nigéria, l'Arabie Saoudite, l'Iran, le Pakistan, la Turquie et l'Indonésie.

Trois de ces sept pays à savoir la Turquie, l'Indonésie et l'Arabie Saoudite, figurent parmi les 20 pays les plus riches du monde. C'est à ce titre qu'ils font partie du fameux G20.

Les quatre autres pays restant (l'Egypte, le Nigéria, l'Iran et le Pakistan) figurent, eux aussi, en bonne place, sur la même liste. Par leur richesse, ils sont, en effet, pour certains, dans les trente premiers et, pour les autres, dans les quarante premiers.

Un autre point important mérite également d'être mis en exergue: Le temps de la présence aussi envahissante que stérile de l'Occident dans les pays musulmans est révolu. La "coopération" avec les anciennes métropoles devra désormais se fondre dans le multilatéralisme. Le monde musulman ne peut continuer à être une chasse gardée de l'Occident.

Les traumatismes consécutifs à la colonisation sont encore vivaces dans la mémoire collective. Par ailleurs, le pillage systématique de ses ressources naturelles par le biais de relations économiques postcoloniales pour le moins inégales, accentuées par les effets pervers de la mondialisation, ont eu des conséquences dévastatrices: la dette, la faim, la paupérisation, bref, le sous-développement et des perspectives d'avenir quasi obstruées.

Le monde musulman est aujourd'hui à la croisée des chemins. Il est confronté à un double défi: restaurer la Oumma en renouant avec l'esprit fondateur de Médine et trouver une alternative à l'Occident, c'est-à-dire un partenaire fiable dans une coopération équitable et décomplexée. Ce partenaire pourrait être la Chine.

Renouer avec cet esprit de Médine est un passage obligé. Car le monde musulman finira, tôt ou tard, par s'ébrouer et par retrouver son aura d'antan. Les révolutions arabes, qui ont mis à feu et à sang nombre de pays arabes, doivent être perçues comme une étape dans un processus inéluctable: le retour du califat, le vrai.

Lame de fond

Les gouvernants arabes décriés, qui continuent à s'accrocher au pouvoir au prix des pires exactions, n'ont pas encore compris la signification et la portée véritables de ce que d'aucuns décrivent, à tort, comme un épiphénomène. Vouloir endiguer cette lame de fond qui déferle sur les capitales arabes reviendrait à vouloir arrêter la mécanique inexorable du temps.

Les révolutions arabes, l'incurie et la corruption des gouvernants arabes et la violence aveugle des mouvements islamistes radicaux qui fauche la vie de tant d'innocents ont donné naissance, en haute mer, à un cyclone ravageur qui viendra à bout de l'ordre établi. Ce sont les prémices, les signes avant-coureurs d'un nouveau et salutaire chamboulement au double plan politique et sociétal.

L'histoire nous enseigne que les révolutions mettent toujours du temps avant de parvenir à leur objectif.

Il en est ainsi de la plus emblématique des révolutions, la révolution française qui a mis près de quatre-vingts ans avant de balayer définitivement le régime monarchique. Les révolutions arabes ne dérogent pas à cette règle.

Dans son livre sur les révolutions arabes, l'ancien président tunisien, le Pr Marzouki qui fut un témoin et un acteur de cette onde de choc, abonde dans le même sens.

Si, comme dans toute révolution, le mouvement révolutionnaire arabe mettra du temps avant d'accomplir son destin, est-ce à dire pour autant que les mouvements islamistes radicaux qui sévissent un peu partout, vont jouer le rôle de porte-étendard de ce bouleversement en gestation? Nullement.

C'est pourquoi, il faut d'emblée, préciser pour le lecteur néophyte, qu'au-delà de son pseudo califat, "l'Etat islamique" de même qu'Al Qaïda et les autres groupuscules sanguinaires n'ont rien à voir, absolument rien à voir, ni de près ni de loin, avec l'islam qui est une religion de paix, de tolérance et de concorde.

Les massacres à grande échelle des populations civiles innocentes et les exactions en tous genres dont ils réclament la paternité, les disqualifient à jamais. Du reste, tout donne à penser que ces cavaliers de la terreur s'affaibliront, au fil du temps, voire disparaîtront sous les coups de boutoir de leurs nombreux ennemis.

Leur seul mérite aura été, avec le concours d'autres facteurs, d'accélérer le processus d'un retour inéluctable du califat. Nous disons et soulignons bien le mot "inéluctable". Car, il s'agit d'une prophétie du Messager d'Allah.

Nous rappelons pour ceux qui ne le savent pas que les prédictions de l'Envoyé de Dieu, confrontées aux faits, se sont toujours révélées exactes. Rigoureusement exactes. Sans exception aucune.

Nous parlerons, plus loin, en détail, dans un septième chapitre, de ce hadith dont tous les transmetteurs de hadiths s'accordent sur l'authenticité.

Mais, d'ores et déjà, il faut tordre le coup à une idée reçue. Dans l'entendement populaire, quand on évoque le retour du califat, on pense toujours à l'avènement du Messie (al Mahdi).

Pour lever tout éventuel quiproquo sur l'avènement du retour de ce califat, le Dr. Husâm Ad-Dîn Ibn Mûsâ Afânah, professeur de droit et de fondements de la jurisprudence à l'Université de Jérusalem (Palestine), précise bien que l'ère du califat dont parle le hadith est bien celle du pouvoir absolu que nous vivons présentement dans le monde musulman et que "Ce califat ne correspond pas au règne du Mahdî attendu.

Car l'apparition du Mahdî attendu est un signe de l'imminence de l'Heure dernière et son règne se situera peu avant le retour de Jésus (PSL) comme cela est clairement énoncé dans de nombreux hadiths".


Ce hadith est un puissant viatique. L’histoire est en marche. Une page se tourne, lentement mais sûrement. Une autre, pleine de promesses et d'espoir, s'ouvre pour le plus grand bonheur de la Oumma.

Qu'il s'agisse des révolutions arabes, d'Al Qaïda ou de l'Etat islamique et, probablement, d'autres formes de lutte à venir, toutes ces manifestations bien qu'elles soient de nature différente, constituent autant de soubresauts désordonnés qui secouent une société arabe qui cherche à renouer avec un glorieux passé perdu.

Sont-ce là, les prémices de la réalisation de la prophétie du Messager d'Allah sur le retour inéluctable du califat, le vrai? Un califat fondé sur la base d'une adhésion spontanée des musulmans sur fond de douceur, de bonté et de solidarité.

Un califat qui fera oublier à jamais les fléaux qui gangrènent la société arabe comme le culte de la personnalité, l'autoritarisme, les détournements massifs de deniers publics, la corruption, la gabegie, l'arbitraire, la répression, le népotisme, le clientélisme, le goût de la facilité avec pour corollaire le rejet de l'effort, l'absence de vision, etc.

Cet avènement béni, les Arabes l'appellent de tous leurs vœux.

Moussa Hormat-Allah
Professeur d’Université

(1) Disponible dans les librairies et dans d’autres points de vente à Nouakchott.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Diplômée au BEPC… alors qu’elle y était absente !

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Diplômée au BEPC… alors qu’elle y était absente !La réussite de candidats absents, lors du déroulement des épreuves, est un fait marquant du BEPC 2017. La tricherie, le manque de sérieux et l’iniquité entre les candidats en resteront la signature, notamment au centre de Sélibaby 3.

Quelle surprise, pour ne pas dire indignation, d’y constater la réussite d’Assa Lassana Diakité, épouse de Farba Tamboura, directeur des études au lycée de Sélibaby. Car elle n’a pas traité un seul sujet de l’examen. Inscrite au lycée privé El Khayar de Sélibaby, sous le numéro 42767, elle devait subir les épreuves au centre susdit.

Mais certaine de « l’appui » de son époux, elle ne s’y est pas même présentée, préférant se rendre à l’examen du centre qataro-mauritanien de Sélibaby qui se déroulait en même temps que le brevet.

Comment aura-t-elle donc réussi au BEPC ? L’épouse de l’administrateur scolaire devait occuper la première place, à la salle 12. Elle a été relevée absente, tout comme Aminata Oumar Diallo, inscrite sous le numéro 42767 ; et Oumou Abdallahi Anne, inscrite sous le numéro 42797 qui ont, comme elle, préféré le centre qataro-mauritanien, tentant, en vain, de se faire représenter par d’autres candidates.

Il aura donc fallu toute une complicité de profs, surveillants, jusqu’à celle du chef de centre, Madiké Gueye, directeur de Sélibaby 1, pour que tous les sujets du BEPC soient déclarés traités par la bonne dame qui a obtenu, en conséquence, une « heureuse » moyenne de 13, 26 (voir mauribac.com).

Cela confirme que les tricheurs sont les soi-disant « responsables » et non pas les candidats. Seuls donc les pauvres perdent leur temps à travailler ou à croire au sérieux. C’est du moins la leçon que retient plus d’un à Sélibaby.

Les candidats et leurs parents exigent que lumière soit faite sur cette affaire. « Une enquête doit être ouverte, pour punir les auteurs des tels actes contraires au principe de l’égalité de chance entre les élèves », s’indigne un parent contacté lors de la publication des résultats.

« Ce cas patent de fraude exige d’autant plus lourdes sanctions qu’il met en cause des personnes censées combattre de telles pratiques. Des irresponsables grèvent l’Etat d’un lourd budget, pour les surveillances, et le discréditent, en même temps : ils doivent subir les conséquences de leurs actes ».


Préférant garder l’anonymat, une candidate inscrite dans la même salle que les absentes renchérit : « Si l’épouse du DE du lycée a obtenu le BEPC, sans se présenter à aucune des épreuves, c’est qu’elle était certaine que son mari et les collègues de ce dernier traiteraient, pour elle, tous les sujets.

D’ailleurs »,
ajoute-t-elle, « Assa n’est pas la seule à bénéficier de ces faveurs. La fille du proviseur du lycée m’a laissé entendre que son père remplaçait certaines copies par d’autres traitées par des profs ». Ce n’est donc apparemment secret pour personne qu’elle allait, elle aussi, réussir.

Seuls les pauvres et ceux qui n’ont personne pour traiter les sujets à leur place s’en tiennent au peu qu’ils ont retenu des cours et des révisions. La certitude de « réussir » semble, ainsi, réservée aux seuls parents, sinon « partenaires financiers », des responsables de l’administration scolaire, des professeurs et des surveillants.

Un proche d’une des candidates qui n’ont pas réussi à faire accepter leur remplacement exige, lui aussi, toute la lumière sur cette affaire et des sanctions à l’encontre des fautifs et de leurs complices. On attend les réactions du DREN du Guidimakha et du MEN.

Que signifie la conscience professionnelle, quand les responsables de nos écoles sont les premiers à s’inscrire en faux contre les principes de leur profession ?

Ben Abdalla
Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

La Mauritanie célèbre demain dimanche l’Aïd El Fitr Al Moubarak

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La Mauritanie célèbre demain dimanche l’Aïd El Fitr Al MoubarakLa Mauritanie célèbre ce dimanche l’Aïd El Fitr Al Moubarak.

La Commission centrale chargée de l’observation des croissants lunaires a annoncé, dans un communiqué rendu public samedi soir à Nouakchott, la confirmation de la vision du croissant lunaire du mois de Chawal de l’année 1438 de l’Hégire samedi soir, soit la nuit du dimanche.

La commission a ajouté que sur la base de cette vision, le premier jour de l’Aïd El Fitr Al Moubarak ce dimanche.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

Bac 2017 : les autorités décidées à sévir contre les fraudeurs

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Ils sont 49.000 candidats, répartis entre 128 centres d’examen dont 65 à Nouakchott, à se pencher lundi sur les premières épreuves du baccalauréat 2017.

Le département de l’éducation a annoncé cette année une batterie de mesures destinées à contrecarrer la fraude dans les centres d’examen. D’abord en obtenant, pendant les quatre jours que doit durer l’examen, la suppression de l’internet vers les mobiles et l’interdiction d’introduire des téléphones dans les salles.

Il a également envisagé des mesures particulièrement dissuasives à l’endroit de ceux qui seront surpris entrain de tricher.

Expulsion pour le reste de l’examen et interdiction formelle pendant deux ans de participer au baccalauréat.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

Près de 50.000 candidats passent le baccalauréat en Mauritanie

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Près de 50.000 candidats passent le baccalauréat en Mauritanie Quelque 49.970 candidats dont 48,24 % sont de sexe féminin ont commencé lundi les épreuves de la première session du baccalauréat en Mauritanie, a-t-on constaté à Nouakchott.

Ces épreuves se déroulent dans 128 centres à travers le pays dont presque la moitié se trouve dans la capitale. Les candidats issus de l’enseignement public sont presque à égalité avec ceux venant de l’enseignement privé.

Une attention particulière a été accordée cette année à la lutte contre la fraude qui a entaché le déroulement du bac ces dernières années, avec notamment l’utilisation des téléphones portables connectés à l’internet.

Des sanctions sévères ont été décidées à l’encontre de tout candidat impliqué dans une quelconque forme de fraude, avec principalement le renvoi définitif de la salle et l’interdiction de passer ce concours pendant les deux prochaines années.

Aussi, la connexion internet sera coupée pendant les heures des épreuves au cours des 4 jours que dure le bac.

Source : Agence de Presse Africaine

 

 

Rite malékite: La Mauritanie pénalise tout discours contraire

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Rite malékite: La Mauritanie pénalise tout discours contraireEn Mauritanie, l’Assemblée Nationale a adopté, ce vendredi 9 juin 2017, un projet de loi « sur la pénalisation de la discrimination ». L’article 10 du projet expose toute personne qui tiendrait un discours contraire et/ou hostile au rite malékite à des peines de prison allant d’une (1) à cinq (5) années.

C’est au niveau du paragraphe de l’article 10 du projet de loi que la pénalisation est inscrite. Il y est indiqué que « quiconque encourage un discours incendiaire contre le rite officiel de la République Islamique de Mauritanie est puni d’un (1) an à cinq (5) ans d’emprisonnement ».

Acté


Défendant le projet de loi devant la chambre basse du parlement, le Ministre de la Justice Me Brahim Ould Daddah a estimé que cette décision « s’inscrit dans le cadre du plan d’action adopté par l’Etat pour empêcher et lutter contre la discrimination et qui comprend une série de mesures politiques, économique et sociales ».

Article 36 du code pénal

A travers ce projet de loi, la Mauritanie compte « doubler la peine des crimes racistes et des discours haineux en les considérant comme des crimes imprescriptibles et à travers l’application de l’article 36 du code pénal », rapporte l’agence officielle d’informations.

L’adoption de cette loi, dont une partie met au ban toutes les personnes qui ne se reconnaissent pas dans le rite malékite intervient à un moment particulier. Il s’agit de la crise avec le Qatar accusé de soutenir le terrorisme et les frères musulmans. Le parti islamiste Tewassoul et les salafistes sont-ils dans le collimateur de l’Etat? Les jours et mois à venir nous en diront plus.

Ce projet de loi vient s’ajouter à d’autres actions du gouvernement, allant dans le sens de la lutte contre « la radicalisation et l’extrémisme ». L’on se rappelle qu’il y a deux ans de cela, le ministère des affaires islamiques et de l’enseignement originel avait initié des séminaires autour du rite malékite et de ses bienfaits.

Au cours d’un de ces séminaires, l’érudit Cheikh Ould Zein Ould Al-Imam, membre de la Ligue des Intellectuels Religieux Mauritaniens, jugeait nécessaire de « promouvoir une culture de tolérance religieuse (à travers le rite malékite Nldr) et de combattre l’idéologie extrémiste qui a commencé à se répandre dans les sociétés du Maghreb ».

Entre la politique de sensibilisation d’alors (2015) et celle de la pénalisation d’aujourd’hui, il y a tout un monde. Les autorités semblent être résolus à mater toute doctrine opposée au rite malékite. Les premières personnes à faire les frais de cette pénalisation seront certainement les frères musulmans et les salafistes.

En Mauritanie, faut-il le rappeler, l’islam est la religion d’Etat. Le rite malékite est de loin le plus répandue dans les foyers et discours. Cependant, des voix discordantes ont commencé à émerger. Est-ce la bonne approche? L’avenir nous le dira.

Source : Le Reflet (Mauritanie)

 

 

Le monument Ball Amadou Tidjane s’en est allé

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Le monument Ball Amadou Tidjane s’en est alléLe meilleur speaker de Radio Mauritanie de tous les temps, Ball Amadou Tidjane décédé mardi soir a été inhumé, ce mercredi 7 juin au cimetière du Ksar. Il a été accompagné vers sa dernière demeure par une foule immense.

Après s’être donné rendez-vous à l’hôpital national, des proches, anciens collègues des médias, beaucoup d’anonymes ont assisté plus tard, à la mosquée Ibn Abass à la prière mortuaire. Grâce à sa voix d’or Ball (82 ans) fut et restera une icône en Mauritanie. Il a servi à la Radio depuis 1968 jusqu’à nos jours.

«Doyen Pour les uns, père pour les autres», Amadou Tidjane a rythmé l'existence de Radio Mauritanie, à travers les communiqués populaires en pulaar devenus au fil du temps les références horaires de bien de ménagères foutankés mais aussi des autres communautés nationales.

Le regretté directeur du Calame Habib Ould Mahfoudh écrivait dans ses " Mauritanides": « En attendant le journal parlé de 13 heures et le déjeuner qui tombait presque en même temps, on écoutait les communiqués en Poulaar de Ball Amadou Tidjane. Depuis, pour presque tous les mauritaniens, la voix de Ball est synonyme de déjeuner».

C'est une page qui semble se tourner.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

Réunion préparatoire des examens nationaux, en particulier le baccalauréat

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Réunion préparatoire des examens nationaux, en particulier le baccalauréat Le ministre de l’Education nationale M. Isselmou Ould Sidi Mokhtar Ould Lehbib s’est réuni samedi soir à Nouakchott avec les chefs des centres d’examens sur toute l’étendue du territoire national.


Le ministre a souligné que cette rencontre offre une bonne occasion de rencontrer le staff chargé de superviser les examens nationaux, en particulier le baccalauréat.

Le ministre a exprimé, au cours de cette rencontre, sa gratitude et ses remerciements à ce staff pour le travail mené au cours de l'année écoulée et pour le succès remarquable des derniers examens, qui a reflété la crédibilité des examens en Mauritanie, soulignant l'importance du rôle joué par le chef du centre en tant que premier et dernier responsable de ce qui se passe dans son centre.

Il a noté la volonté du ministère de prendre toutes les mesures recommandées par les superviseurs des examens et qui sont de nature à contribuer à la réussite de ce processus.

Le ministre a répondu aux différentes questions, qui ont mis l'accent sur les questions techniques, à savoir la réduction des centres d'examens et leur exclusion de la couverture du réseau internet lors des épreuves.

La réunion s’est déroulée en présence de plusieurs responsables de département.

Source : Agence Mauritanienne d'Information