Fri04232021

Last update12:21:14 PM GMT

Back Tribune Libre Tribune Libre Tribune Libre en Mauritanie

Culture en Mauritanie

HAPA: Appel pour l’acquisition de deux nouvelles licences radio et télé

  • PDF

La Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel (HAPA) a lancé mercredi 10 mars, un appel à la concurrence  pour l’acquisition de deux nouvelles licences radio et télévision, conformément aux dispositions de l’article 22 de la loi 045/2010, relative à la communication
audiovisuelle. Cette  offre porte sur « une station télévisuelle et une radio privées commerciales  et généralistes » dans l’objectif « de renforcer le champ médiatique et élargir la liberté d’expression ».
Le retrait des éléments du dossier se fait à partir du jeudi 11 mars 2021, contre le versement de 50.000 MRU (télé) et 30.000 MRU (radio).

Source : lecalame.info

Test-polémique: Report de l'evaluation des enseignants

  • PDF

Test-polémique: Report de l'evaluation des enseignantsLe Calame - A l'issue des concertations avec toutes les organisations syndicales, le Ministère de l’Éducation Nationale, de la Formation Technique et de la Réforme a décidé de reporter l'évaluation des enseignants qui était prévue les 20 et 21 février courant en attendant l'élaboration d'un arrêté de mise en œuvre prenant en compte les résultats des concertations élargies entreprises au cours des derniers jours.

Le ministère invitera incessamment les syndicats pour donner leur avis sur le projet d'arrêté et les modalités retenues pour l'organisation de l'évaluation.

A noter que ce projet d’évaluation des enseignants, décidé par le ministère, a provoqué une levée de boucliers des enseignants. Il risque, en effet, s’il est mené à bien de mettre à nu les carences abyssales du corps enseignant.

Source : Le Calame

Éducation : Enorme pavé dans la mare

  • PDF

Éducation : Enorme pavé dans la mareLe Calame - « Seuls 4% des enseignants seraient en mesure de pratiquer », aurait déclaré, il y a quelques jours à Néma, la capitale du Hodh El Chargui, le ministre de l’Éducation, de la formation technique et de la réforme, jetant ainsi un énorme pavé dans la mare.

Le désaveu cinglant du chef de ce département crucial qu’on n’arrête pas de réformer a suscité une levée de boucliers des intéressés qui ont, en réponse, sonné la mobilisation. Et de tenir sit-in devant la présidence de la République pour manifester leur mécontentement. « Les propos du ministre sont graves et stigmatisants », nous a déclaré une enseignante rencontrée sur place.

Même si l’on peut concéder à cette dame qu’elle peut, avec ses collègues, se sentir visée, force est de reconnaître que le niveau de l’éducation n’a cessé de baisser depuis des années. Il y adonc une part de vérité dans les propos du ministre qui n’a fait, soulignent nos sources, que rappeler les conclusions d’une étude réalisée par un bureau d’études international américain portant sur plusieurs pays. Ce n’est pas un scoop.

Les parents d’élèves le savent et la prolifération des écoles privées et, depuis quelques années, des écoles d’excellence sont là pour le prouver. Même nos enseignants envoient leur progéniture dans les écoles privées ; et les nantis, dans le système français.

À l’instar de nos ministres, généraux et hauts responsables qui se sont attribué l’exclusivité de l’école Polytechnique et autres établissements d’élite. L’enseignement public se dégrade de jour en jour et aucune solution n’est en vue pour le redresser. C’est bel et bien en connaissance de cause que le ministre de l’Éducation tient le propos qu’on lui prête.

Selon nos sources, le ministre se fonde sur une évaluation objective des enseignants et entend redresser la barre. En somme, un cri du cœur. Mais que peut faire notre ministre pour trouver – et faire appliquer… – le remède de cheval dont a besoin son secteur ?

Se basant sur les conclusions de ladite évaluation, le ministère pourrait, dans le cadre de la réforme engagée, commencer par systématiser les tests de niveau afin d’apporter les correctifs nécessaires, via des séminaires de formation, à l’image peut-être du recyclage linguistique organisé, il y a quelques années, au profit de ce qu’on appelait les « moualim potentiellement bilingues ».

L’objectif était de faire d’eux de véritables bilingues, parce que certaines matières scientifiques et les mathématiques devaient être enseignées en Français. Au final, un bilinguisme approximatif aux conséquences désastreuses, nombre d’enseignants déclarés bilingues traînant de sérieuses lacunes.

Des réformes opérées sur coups de tête, laissant l’impression qu’il y a, quelque part, des « responsables »décidés à saborder l’éducation. Tout est fait dans la précipitation, sitôt que parvient le moindre financement, on organise à tour de bras des séminaires et des ateliers.

Tant que les responsables du département ne se départiront pas de cette attitude et que l’apparente volonté politique ne se traduira pas en actes réellement architecturés, construits, cohérents, on n’accumulera perpétuellement que des saupoudrages.

Réaction incompréhensible des enseignants

Bon nombre d’enseignants, notamment ceux regroupés devant les grilles de la présidence de la République, refuseraient toute remise en cause de leur situation actuelle ; autrement dit, se déclarent hostiles à tout test de niveau visant à évaluer puis renforcer leurs capacités.

Mais de quoi ont-ils peur ? Être virés, si leur niveau n’est pas jugé satisfaisant ? On n’en est pas encore là. Certes la réforme pourrait faire des vagues, prévient une source proche du ministère, et les enseignants peuvent s’inquiéter de leurs conséquences. Coup de pied dans la fourmilière en vue ?

En Janvier dernier, lors de l’inauguration des travaux d’un atelier de partage des informations sur l’évaluation des enseignants du Fondamental, le ministre Mohamed Melaïnine ould Eyih, avait, rappelons-le, souligné que « l’évaluation est indispensable aux enseignants en vue d’acquérir, par la formation continue, de nouvelles compétences et d’améliorer ainsi leur expertise. »

Ceux-ci devraient donc plutôt se réjouir d’une telle opportunité et accepter de se remettre en cause, afin de corriger leurs lacunes, progresser et tirer ainsi vers le haut le niveau de notre système éducatif. Nul ne contestera que celui-ci estau plus bas, les résultats aux examens nationaux, en particulier le baccalauréat, sont de plus en plus médiocres, pour ne pas dire catastrophiques.

Tel est l’implacable baromètre pour juger les enseignants. Si ces résultats, au Fondamental et au BEPC, semblent « bons », c’est principalement grâce à la triche devenue courante. Bref et en attendant la concrétisation de l’engagement du président de la République à mettre en place l’école républicaine, tous les acteurs doivent accepter de se remettre en cause.

Un mal profond

Le secteur de l’éducation est malade, ce n’est un secret pour personne en Mauritanie. Acteurs du secteur, parents d’élèves, problème linguistique, idéologie… Le diagnostic a été maintes fois dressé et les maux dont ce secteur stratégique souffre sont légion. Le redresser semble aujourd’hui relever de la quadrature du cercle.

Toute une« Année de l’Éducation »et des journées de réflexion en veux-tu en voilà n’ont pas suffi à trouver le remède-miracle. Des recommandations jugées pertinentes ont été rangées dans les tiroirs ou jetées aux toilettes. De puissantes forces centrifuges tiennent le département. S’y attaquer relève d’un immense défi, tant celui-là paraît miné, rétif à tout changement significatif.

Les nombreux ministres qui s’y sont succédé n’ont pas réussi à redresser la barre, se heurtant justement à ces forces rétrogrades et à l’absence d’une réelle volonté politique. Seule madame Nebgouha mint Mohamed Vall, nommée sous Sidi ould Cheikh Abdalahi, osa donner un premier coup de pied dans la fourmilière :on se rappelle du tollé que son action suscita.

Malgré d’énormes pressions croisées de toutes parts, la dame de fer résista, prenant des décisions audacieuses. Son passage audit département demeure mémorable. Son nom fut même avancé pour reprendre le poste dans le premier gouvernement de Ghazwani mais elle aurait, prétend la rumeur, décliné l’offre. Ne savait-elle pas à quoi s’attendre ?

Le ministère de l’éducation est un département sensible, dit-on, il implique des milliers de personnes… et leurs problèmes. Parmi les maux dont il souffre, citons en premier chef la cascade de « réformes » sans réflexion approfondie et partagée et, surtout mal ou prou évaluées.

Certaines avancées sur soubassement idéologique et politique, donc contestées et contestables. Selon Oumar Matala, ancien ministre de l’Enseignement secondaire et professeur de son état, ce qui a fait couler nos réformes passées, ce sont « l’improvisation et la politisation […] » Et de préciser :« Le subjectivisme est l’ennemi N°1 de l’enseignement ».

Secondement, l’instabilité à la tête du département. Les ministres s’y sont succédés à la pelle, certains n’ont même pas eu le temps de s’installer, fusions et séparations des départements du Fondamental et du Secondaire déstructurant les organigrammes, comme si l’on ne savait pas où aller.

Troisièmement, le déficit chronique en personnel, entraînant de mauvais recrutements, contractuels puis prestataires de services. Soucieux de combler ledit déficit et pressé par les parents d’élèves, le ministère recrute quasiment tout ce qui lui tombe sous le bras.

Des gens parfois ramassés dans la rue, sans concours ni test sérieux, sont envoyés dans les classes du Fondamental ou chargés de cours dans les établissements secondaires. Et la gestion de la dernière vague de ces contractuels que le ministère n’est pas pressé d’intégrer pose un sérieux problème. On se rappelle de leur sit-in devant le ministère pour réclamer leur intégration.

Certains ont même boycotté les classes. Le déficit des enseignants, au Fondamental comme au Secondaire paraît bel et bien suscité et entretenu par le ministère qui a accepté la multiplication anarchique des établissements.

Les politiques et galonnés portent une grosse part de responsabilité, chacun veut une école pour son propre hameau, les regroupements susceptibles de régler le problème du déficit enseignant sont relégués aux oubliettes. Le personnel est très mal géré, à commencer par le niveau central.

Les différentes directions sont bondées d’oisifs, juste refuges où caser les protégés des ministres, généraux, parents (tribus), etc. Ce système est reproduit au sein des directions régionales où les DREN sont soumis à de très fortes pressions pour placer un tel ou décharger tel autre.

Certains sont détachés de leur fonction alors que le besoin est pressant sur le terrain. Bref, c’est la mauvaise gestion du personnel qui produit le déficit chronique en enseignants.

Et l’on ne peut que constater, dans la réalité quotidienne, la faiblesse de leur niveau, leur complaisance dans les contrôles continus, la triche érigée en pratique courante. On ne redouble presque plus dans nos écoles.

Quatrièmement, les mauvaises conditions de traitements et de travail des enseignants. S’ils étaient naguère des modèles, ils traînent aujourd’hui une déplorable image dans notre société. Peu ou prou respectés et sous-payés, disent-ils, en dépit des primes d’éloignement et autres motivations, les voilà vendeurs de cartes de recharge, taximen, courtiers, etc.

Cinquièmement, la redéfinition périodique des programmes des différentes disciplines et les difficultés des enseignants à intégrer certaines méthodes pédagogiques comme l’Approche Par les Compétences (APC).

Ces changements de méthodes questionnent, avec l’impression d’un simple « copier/coller » sans véritable adaptation. Et cette réécriture perpétuelle des programmes entraîne un déficit en manuels scolaires toujours en retard d’une reformulation.

Cerise (amère)sur le gâteau des problèmes, l’intégration des autres langues nationales que les composantes pulaar, soninké et wolof réclament depuis des décennies. Elles se battent pour l’officialisation puis l’introduction de leurs idiomes dans le système éducatif. Leur absence, estiment-elles, est une grosse épine dans l’édification de l’unité nationale.

En attendant l’école républicaine

C’était l’engagement solennel du président de la République Mohamed ould Ghazwani. Il traduit, semble-t-il, le souci de celui-ci de répondre à une préoccupation majeure du pays. L’école qui devrait cimenter l’unité nationale a connu des tensions, comme dit à l’instant, autour de la question des langues.

L’arabe considéré langue nationale et les autres « dialectes » ou « langues vernaculaires », ce que leurs locuteurs contestent et dénoncent. L’Institut des langues nationales fondé sous Haïdalla peine à s’imposer car il n’y a pas de volonté politique à l’émanciper. Les forces centrifuges établies au sommet de l’État s’y opposent fortement.

L’école républicaine dont parle le président Ghazwani, mais dont on ignore pour le moment le contenu, saura-t-elle dépasser ces clivages et redorer le blason terni de notre école ? Depuis des décennies, les réformes opérées par le ministère ont surtout contribué à diviser les Mauritaniens.

Deux systèmes parallèles d’enseignement ont vu le jour et érigé des barrières entre nos enfants, alors que le rôle de l’école est de cimenter leur unité. Des barrières accentuées par les fameux évènements de 1989.

Depuis, ce ne sont que suspicions et méfiances, même à l’école. Celle républicaine apparemment si chère au Président contribuera-t-elle un tant soit peu à faire tomber ces barrières, à renforcer et consolider l’unité nationale, un autre thème toujours rabâché mais toujours aussi attendue que l’Arlésienne ? Espérons que celle-là ne soit pas confinée à l’état de slogan, comme la lutte contre la corruption d’Ould Abdel Aziz !

Selon nos informations elle passera par une réorganisation systématisée de l’enseignement au Fondamental : construction de deux mille sept cents classes par le ministère de l’Urbanisme et de l’habitat, mise en place de cantines scolaires dans le cadre du Programme national d’alimentation scolaire lancé, il y a quelques jours, dans la localité de Bousteïla au Hodh El Charghi.

D’un coût de quatorze milliards MRO et mis en œuvre avec divers partenaires comme Taazour, CSA, PAM ou l’ONG Counterpart, il touchera huit cent soixante-six écoles sur toute l’étendue du territoire, excepté Nouakchott, pour 147649 élèves.

Dalay Lam

 

Communiqué du ministère de l’Education nationale

  • PDF

Communiqué du ministère de l’Education nationale AMI - Le ministère de l'Éducation nationale, de la Formation technique et de la Réforme a annoncé qu'il était prêt à proroger les contrats des prestataires de services éducatifs qui le souhaitent à la condition qu'ils rejoignent leurs anciens lieux de travail dès la reprise des études lundi prochain.

Le ministère a souligné, dans un communiqué rendu public vendredi, qu'en plus du renouvellement des contrats, l'indemnité d’éloignement sera doublée pour ces prestataires, indiquant que ceux qui n'auront pas rejoint leur lieu de travail pendant cette période seront considérés comme ayant choisi de ne pas renouveler leurs contrats, qui seront, par conséquent résiliés.

Voici le texte de la déclaration :

"Aux termes de leurs contrats de service qui prennent fin le 31 décembre dernier, le ministère de l'Éducation nationale, de la Formation technique et de la Réforme informe les prestataires de services éducatifs que ses directions régionales sont prêtes à accorder un contrat de service éducatif pour une durée d'une année à ceux qui le souhaitent et qui ont rejoint leurs anciens lieux de travail à la reprise des études, le lundi 11 janvier 2021.

Il considère que tout celui qui n'a pas rejoint son lieu de travail à la date susmentionnée aura choisi de ne pas renouveler son contrat. Par conséquent celui-ci est réputé résilié, ce dont le cocontractant a le plein droit.

Notons qu'outre les conditions du contrat de service précédent, les contractants bénéficieront, cette année, du doublement de l'indemnité d’éloignement tout comme les enseignants officiels."

Source : AMI

Une fatwa du Conseil mauritanien des savants déclare la possibilité de tenir des « prières du vendredi »

  • PDF

Une fatwa du Conseil mauritanien des savants déclare la possibilité de tenir des « prières du vendredi »Adrar-Info - Le Conseil mauritanien des savants a publié une fatwa déclarant la possibilité de tenir des «prières du vendredi » dans des conditions qui tiennent compte de la préservation de la santé.

Après avoir passé en revue la situation sanitaire et écouté des experts, le comité scientifique a émis à l’unanimité une fatwa déclarant la possibilité de tenir des prières du vendredi en congrégation aux conditions suivantes:

1- Enlever les tapis de la mosquée

2- Stérilisation dans chaque mosquée

3- Respecter l’espacement de santé requis

4- Réduire le sermon de l’Imam

5- exemption de prier aux personnes âgées et les personnes atteintes de maladies chroniques

6- L’engagement d’un comité de mosquée dirigé par l’imam pour mettre en œuvre la réglementation dans les mosquées. Les autorités publiques sont chargées de mettre en œuvre les procédures dans les mosquées adjacentes aux marchés.

Dans sa fatwa, la commission a appelé tous les musulmans à coopérer à la mise en œuvre des mesures … comme une forme de coopération dans la droiture et la piété.

Source : mourassiloun

Traduit par Adrar-info

Mauritanie: la fermeture des écoles affecte les enseignants du secteur privé

  • PDF

L'École normale d'instituteurs de Noaukchott, en Mauritanie.En Mauritanie, les écoles et universités sensées rouvrir lundi prochain, resteront finalement fermées jusqu’au 11 janvier. Une décision prise mercredi à l’issue du conseil des ministres en raison de l’augmentation des cas de décès et de contamination du Covid-19. Ces dernières semaines, le nombre de décès est passé de 119 à 349 alors que le chiffre de personnes nouvellement contaminées a franchi le cap de 14 000.

Les établissements scolaires et universitaires sont à nouveau fermés depuis le 4 décembre. C’est la troisième fois depuis mars. Mais ce deuxième report en moins d’un mois préoccupe les enseignants et parents d’élèves.

Mody Mohmamed Camara est le président d’une association de parents d’élèves. Ancien ministre de la Santé, il dit comprendre les mesures prises par le gouvernement pour faire face à la pandémie. « Les autorités qui ont une vue d'ensemble de la pandémie ont décidé de prendre des mesures que nous ne pouvons nous qu'appuyer et approuver. Maintenant, nous nous interrogeons sur le fait que des classes soient fermées, que des mosquées soient toujours plus ou moins fréquentées, que des marchés restent encore ouvert

Les enseignants du secteur privé, en revanche, sont largement affectés par la prolongation de la fermeture des écoles.

« C'est une catastrophe pour des milliers de pères de famille qui ne perçoivent pas de salaire lorsque les écoles ferment leurs portes. Contrairement aux enseignants du public, nous vivons dans la peur de ne pas pouvoir assurer en permanence la pitance journalière. L'eau, l'électricité, le loyer n'en parlons même pas », déplore Moustapaha Mohamed, secrétaire général du syndicat national des enseignants du privé.

Les enseignants du secteur privé réclament huit mois d’arriérés de salaires au titre de 2019-2020. Et l’éducation des enfants est mise à mal.

Source : RFI

Éducation : Redéploiement

  • PDF

Le ministère de l'éducation nationale, de la formation technique et de la réforme a décidé de faire retourner dans les classes tous ses fonctionnaires du Fondamental et du secondaire inscrits sur les listes des directions régionales et des inspections departementales. Cette mesure est intervenue à la suite d'une note de service qui a été signée ce mercredi 30 décembre par le secrétaire général du ministère Silli Soumaré. La circulaire a excepté les instituteurs et les professeurs dont l'affectation a fait l'objet d'une note de service paraphée par le secrétaire général qui précise dans sa note redéployant plusieurs centaines d'enseignants (professeurs et instituteurs) que cette mesure intervient dans le cadre d'une gestion efficace du personnel du département de l'éducation nationale .

De loin le plus grand employeur de la fonction publique avec plus de trente mille fonctionnaires au niveau des deux ordres du Fondamental et du secondaire, le ministère de l'éducation est certainement le département où sévit la plus grande pagaille en terme de très mauvaise gestion du personnel. Dans une interview accordée à l'Agence mauritanienne d'information à l'occasion du premier anniversaire de l'arrivée du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani,  l'ancien ministre de l'éducation Adama Bocar Soko a reconnu que plusieurs milliers de ces enseignants ont complètement disparu dans la nature en continuant de percevoir leurs salaires assortis parfois même de toutes les autres indemnités auxquelles n'ont normalement droit que leurs collègues qui travaillent effectivement dans les classes.

Ces dernières années, le ministère a été obligé, pour combler les déficits devenus flagrants et insoutenables, de procéder au recrutement de milliers de profanes sans formation tantôt appelés contractuels tantôt prestataires de service dont il n'avait nullement besoin si ses ressources humaines étaient convenablement gérées.

Source : Le Calame

Le ministre de l’éducation annonce un plan pour le recrutement de 900 enseignants

  • PDF

Le ministre de l’éducation annonce un plan pour le recrutement de 900 enseignantsSahara Médias - Le ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement technique et de la réforme, Mohamed Melaïnine O. Eyih a déclaré que son ministère va recruter 900 enseignants dans le cadre du programme « mes priorités » et 1000 autres dans le cadre du programme élargi en plus de la construction de 2000 classes dans un proche avenir.

Un ensemble de mesures dans le cadre d’un programme destiné à résoudre le problème des ressources humaines.

Le ministre qui a fait cette annonce lors d’une réunion avec les directeurs des écoles fondamentales et secondaires de la ville de Rosso, a réaffirmé que son ministère poursuit son programme de réforme souhaité et que celui-ci sera réalisé par étapes.

Il a ajouté qu’un processus de concertation avec les syndicats a été entamé qu’une formation a été dispensée aux inspecteurs et aux enseignants sur les nouveaux manuels scolaires.

Le ministre a tenu à rappeler le nombre important de dysfonctionnements et ses diversités au niveau de l’enseignement, qui n’a jamais bénéficié des moyens nécessaires qu’exige le processus de parachèvement de la réforme.

Il a réaffirmé par ailleurs que le ministère accorde un intérêt particulier pour l’amélioration des conditions des enseignants, avant d’ajouter que le plan régional adopté par la wilaya va constituer un outil de référence pour le ministère et que tous les problèmes de l’enseignement seront intégrés dans ce programme.

Ould Eyih a par ailleurs assisté à la réhabilitation de l’école de l’enseignement technique et professionnel de Rosso dans le cadre des festivités commémoratives du 60ème anniversaire de l’indépendance nationale.

Cette réhabilitation, selon le directeur de cette école, Ishak O. Dekih, va permettre d’adapter aux normes les raccordements électriques, les extensions du réseau d’assainissement, le réseau d’adduction d’eau potable, l’appui pour la consolidation des infrastructures existantes, la restauration des allées et les espaces verts à l’intérieur de l’établissement.

Il a ajouté que cet établissement a formé depuis sa création en 1993, différentes promotions dans des domaines variés comme par exemple la menuiserie, l’électricité domestique, le froid, les engins agricoles et l’énergie renouvelable.

Source : Sahara Medias

Aichetou Mint Ahmedou : «La littérature mauritanienne est stagnante, par manque … »

  • PDF

Aichetou Mint Ahmedou : «La littérature mauritanienne est stagnante, par manque … »Farafinainfo - Semaine Mauritanienne de l’Indépendance – Toute petite, Mint Ahmedou rêvait de devenir mécanicienne.

Elle est finalement devenue professeure de sciences naturelles, présentement directrice des Etudes dans un lycée de Nouakchott. Aichetou Mint Ahmedou est l’auteure de «Couleur du Vent». Rencontre avec une écrivain et poétesse mauritanienne «très fière d’avoir réussi à écrire quelque chose que les autres aiment».

Joyeux et bel anniversaire à la République Islamique de Mauritanie, qui fête ses 60 ans d’indépendance ! Merci beaucoup, que Dieu apaise l’Afrique entière et la couvre de fleurs et de bonheur.

Qu’est-ce que l’on peut lui souhaiter de mieux pour les prochaines années ?

Le meilleur qui pourrait lui arriver, c’est un véritable essor économique, l’égalité des chances pour tout le monde, une société rassérénée et satisfaite et moins de chômage chez les jeunes diplômés.

La Mauritanie de demain, vous la voyez comment ?

Je la vois ou en tout cas j’espère la voir réconciliée, apaisée, profitant de ses ressources et richesses naturelles bien gérées et bien distribuées, l’éducation, la justice et la santé réformées et assainies.

Quel regard portez-vous sur la littérature mauritanienne ?

La littérature mauritanienne est stagnante, par manque d’intérêt général. Les gens lisent peu, les éditeurs sont frileux et fauchés et les auteurs découragés. C’est en tout cas, ce qui ressort pour moi de l’ambiance générale, bien que je ne sois pas très informée sur le milieu, les auteurs n’ayant pratiquement pas de contact entre eux, ne profitant presque pas de promotion et ignorant souvent s’il y a de nouvelles publications ou pas. Je dois avouer pour être honnête que je vis un peu en marge de tout ça, étant peut-être la plus découragée.

Avez-vous écrit un autre livre après «La Couleur du Vent» ? Si oui parlez-nous de ce livre ?

J’ai songé pendant quelque temps à en écrire un autre, ou au moins une suite au premier, mais la peine que j’ai eue à le publier et l’ambiance à l’africaine dans laquelle j’évolue et qui tue l’inspiration m’ont fait abandonner jusqu’à l’idée de réécrire. Pour écrire, il faut du calme, de la sérénité et être libre de son temps, sans l’épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête des gens qui sont à la recherche du gîte et du couvert.

Comment vous êtes venue l’inspiration pour écrire «La Couleur du Vent» ?

J’ai toujours adoré écrire, même si je ne gardais pas tout. J’ai écrit très tôt. Dès le collège. C’était pour moi une source de bonheur et de quiétude. Les circonstances de l’époque aussi s’y prêtaient. Puis, j’ai eu envie d’écrire quelque chose de long, quelque chose dans lequel je serais souvent plongée, dans lequel je me reconnaîtrais et dans lequel mes lecteurs se reconnaîtraient. Et quelque chose qui ferait connaître aux lecteurs francophones intéressés par la lecture au sujet des sociétés la communauté à laquelle j’appartiens et qui est un peu méconnue, surtout son visage contemporain.

Peut-on réellement vivre de sa plume en Mauritanie en tant qu’écrivain ?

Jamais, c’est inconcevable. Si les livres ne sont pas achetés par des milliers ou des millions de personnes, commercialisés à l’étranger et traduits dans plusieurs langues, l’auteur ne peut absolument pas vivre de ses publications. Cela m’étonnerait que quelqu’un écrive pour gagner de l’argent, mais je sais que les gens qui le font ou essayent de le faire existent évidemment. Personnellement, pour moi, ça procède plus de la fiction.

Pourquoi les femmes mauritaniennes écrivaines se comptent sur les doigts d’une main ?

Je crois qu’elles ne sont pas les seules, les hommes se comptent sur les doigts de la main aussi. Parce qu’on est une population très peu nombreuse, très jeune et pas encore totalement instruite.

Quel conseil donneriez-vous aux jeunes filles et garçons qui aimeraient vous emboîter le pas ?

Comme je l’ai déjà écrit quelque part, pour écrire il faut d’abord avoir la vocation, et surtout lire énormément. Le style s’acquiert au fil des lectures et des différents apprentissages de la langue. Un auteur peut être la somme de plusieurs autres auteurs sans pour autant être accusé de plagiat et un auteur peut en rappeler un autre mais chacun aura son style propre et sa propre histoire.

Entretien réalisé par Camara Mamady

Mauritanie : suppression de l’oral dans les concours nationaux

  • PDF

Mauritanie : suppression de l’oral dans les concours nationauxSahara Médias - La commission nationale des concours en Mauritanie a annoncé ce vendredi la suppression de l’épreuve orale dans les concours nationaux.

Dans une déclaration faite à Sahara Medias, le président de la commission, Cheikhna O. Idoumou a dit que l’épreuve orale sera remplacée par une rencontre avec le candidat destinée simplement à s’assurer de sa présence.

La commission a ajouté qu’elle ouvrira la porte aux plaintes de tous les participants aux concours et que la liste des admis sera établie suivant l’ordre de mérite et non plus par ordre alphabétique.

Le président de la commission a remis aujourd’hui le rapport annuel 2019 de la commission au premier ministre, Mohamed O. Bilal.

Au cours de l’année dernière 15 concours nationaux ont été organisés en Mauritanie pour le recrutement de 2858 fonctionnaires, des concours auxquels ont participé 80.000 candidats.

Source : Saharamédias

Souleymane Ball, l’artisan du "vivre ensemble"

  • PDF

Naissance d’une association pour vulgariser l’œuvre de Thierno Souleymane Ball, l’artisan du Initiatives News - La salle de conférences du Musée National a abrité samedi après midi le lancement de l’Assemblée constitutive de l’Association Mauritanienne pour la Renaissance de l’œuvre de Ceerno Souleymane Ball.

On a noté la présence de hautes personnalités du monde de la culture, d’anciens ministres, d’anciens diplomates, le directeur du musée ainsi qu’une présence notable des hommes politiques entre autres Chbih Ould Cheikh Maalainine, Kane Hamidou Baba, Bâ Mamadou Alassane, Siniya Mint Sidi Heiba…

A noter également la présence d’éminents chefs religieux dont Oustaz AmadouYéro Kidé ainsi que d’un représentant de l’ambassadeur du Maroc à Nouakchott, le président du Conseil Régional du Brakna et le maire de Dar Naim.

Un rassembleur

Après la traditionnelle lecture du coran, le conservateur du musée a prononcé un mot au nom du directeur de cette institution dans lequel il a affirmé que Thierno Souleymane Ball est une personnalité hors pair. C’est dit-il un phénomène religieux et scientifique qui a jeté les bases de l’unité nationale. Il a par ailleurs mis en exergue les liens de sang entre la famille du Cheikh avec certaines familles arabes. Il a ajute-t-il créé des liens solides entre les tribus et les ethnies du pays, une unité nationale dont on a besoin et qu’on doit conserver et renforcer, préconise-t-il.

A son tour, Mme Khadjetou Ly, présidente du comité préparatoire après avoir souhaité la bienvenue aux invités a souligné que « Cette association vise à combler un vide et de restaurer une vérité historique. Ses objectifs sont de faire connaître, diffuser et valoriser l’œuvre de Thierno Souleymane Ball et mettre en valeur sa contribution à l’unité nationale. L’association est ouverte à tous les mauritaniens sans distinction aucune. »

Et pour entrer dans le vif du sujet, la parole a été donnée à Sow Abdoulaye, chercheur et enseignant à l’Université de Nouakchott pour présenter le grand Cheikh.

"Thierno Souleymane Ball en avance sur Rousseau et sur Machiavel"

Pour le professeur Sow il n’est pas possible de présenter Thierno Souleymane Ball en quelques minutes. L’homme a instauré un état théocratique au Fouta en 1776. L’érudit a subi une solide formation et a muri sa pensée. Il s’est révolté contre la souffrance qui était infligée aux habitants du Fouta.

Concernant sa pensée, le professeur Sow a noté que Thierno Souleymane Ball était un homme très fin sur le plan politique. Il voulait mettre fin aux privilèges liés à la naissance mais sans brusquer les choses.

A son actif l’instauration de comportements démocratiques et de bonne gouvernance tels que : l’audit, la veille citoyenne, l’obligation de rendre compte, la défense du droit des femmes, la lutte contre les pratiques esclavagistes, la démocratisation de l’enseignement. De ce fait souligne le professeur Sow l’héritage de Thierno Souleymane Ball est en avance sur Rousseau, sur Machiavel et sur bien des penseurs du siècle des Lumières. Donc l’œuvre de Thierno Souleymane Ball conclut-il est un bréviaire pour les démocraties africaines et il faut arrêter de dire que les valeurs universelles viennent de l’Occident.

Dans son intervention, Oustaz AmadouYéro Kidé est revenu sur le parcours de Thierno Souleymane Ball. Il est né à Bodé. Il est né dans une famille maraboutique et a étudié dans les mahadras familiales. Après avoir récité le coran, il a voyagé à Tidjikja puis à Male dans le Brakna où il a étudié chez le cheikh El Vadil Ould Taleb. Puis il st rentré chez lui pour enseigner le coran. Ensuite il est parti vers l’Est à Pire dans le Cayor. Là il a rejoint un groupe de marabouts dont Tafsirou Diabira, l’Almamy Cheikh Abdoul Kadr Kane, Ibrahima Diallo…Et ce groupe a commencé à réfléchir sur la Révolution Torodo et c’était lui le chef. Objectif : instaurer la justice dans le cadre d’une République islamique basée sur le coran et la sunna et au sein de laquelle seuls les oulémas sont habilités à diriger.

Le cheikh Ball était courageux et il est mort à Dinga, une localité situé à l’Est de la ville de Kaédi. Avant de mourir il a imposé les conditions de l’imamat : Réciter le coran et trois autres livres de base de l’islam.

Dans un mot adressé à l’assistance, Chbih Ould Cheikh Maalainine a affirmé d’emblée que ce sont les mauritaniens d’abord qui doivent prendre des leçons de Thierno Souleymane Ball. Il a appelé et invité à rompre avec la vision européenne des choses. « Ce pays est trop divisé sur le plan des relations humaines entre ethnies, a-t-il martelé. A nous de tirer les leçons de ce grand penseur. On a besoin de Thierno Souleymane Ball pas en 1776 mais aujourd’hui. On a besoin d’un choix clair et légitime de nos dirigeants. »

Un bureau multicolore

Après une pause pour la prière du maghrib une commission des sages dirigée par Chbih Ould Cheikh Maalainine a planché sur le bureau de l’association. C’est ainsi que Amadou Jaavar Ball a été désigné président. Six vice-présidents ont été désigné : Siniya Mint Sidi Heiba comme première vice-présidente, 2ème vice président : Abdel Aziz Wane, Djinda Ball troisième vice-présidente, 4ème vice président : Saidou Zlimane Kane, Momma Ould El Kotob, maire de Dar Naim comme cinquième vice président et le 6ème vice président : Moustapha Mohamed El Béchir Ball.

Chbih Cheikh Maalainine a été désigné Secrétaire Général. Trésoriere : Khadjetou Ly ; Commissaire aux comptes : Habibatou Kane ; Chargé de l’Organisation :Hawoly Ball ; Chargé de la Communication : El Wely Sidi Heiba ; Chargé de la jeunesse : Mamadou Ibrahima Ball ; Chargée des femmes : Aissata Ball.

Un comité scientifique a également été mis en place, il est dirigé par le professeur Sow Abdoulaye.

Dans un mot prononcé après sa désignation comme président de l’association Amadou Jaavar Ball a annoncé qu’une visite annuelle sera organisé pour aller se recueillir sur la tombe du marabout (voyages à Dinga et à Bodé, des colloques seront également régulièrement organisés. L’association va également travailler pour la vulgarisation de son œuvre et son enseignement dans les écoles. Ce patrimoine dit-il qui a été occulté doit être déterré pour qu’on le fasse connaître à l’humanité.

Pour Kane Hamidou Baba, l’unité nationale et la cohésion sociale a besoin de symboles forts comme Thierno Souleymane Ball qui a refusé la colonisation et l’esclavage.

Siniya Mint Sidi Heiba a estimé quant à elle que : « Cette association vise un objectif noble : réunir les mauritaniens. Ils doivent être tous derrière elle pour travailler main dans la main au service de l’unité nationale et la cohabitation pacifique entre les communautés. »

Bakari Guèye

Source : Initiatives News

Éducation : Édition des nouveaux manuels

  • PDF

Éducation : Édition des nouveaux manuelsLe Calame - Le ministre de l'éducation nationale, de la formation professionnelle et de la réforme a supervisé ce jeudi 8 octobre le lancement des travaux des ateliers pour l'édition des nouveaux manuels scolaires sur la base des nouveaux programmes que des experts nationaux ont revus et mis à niveau en rapport avec les objectifs et les orientations de la réforme du système éducatif.

Dans son allocution, le ministre a rappelé l'importance du livre scolaire et félicité les experts nationaux qui ont, plusieurs semaines durant, travaillé au toilettage des programmes pour les adapter au nouveau contexte dans la perspective d'une école républicaine.

Le ministre a confirmé que les livres des deux premières années du Fondamental et de celles du secondaire seront disponibles dès l'ouverture de l'année scolaire prochaine 2020/2021 prévue le 15 novembre.

Les manuels des autres niveaux seront édités dans les délais convenables. Le ministère de l'éducation nationale, de la formation professionnelle et de la réforme se prépare à lancer de larges concertations nationales auxquelles participeront tous les acteurs concernés par l'opération pédagogique et dont le document référentiel est déjà élaboré.

Source : Le Calame

Mauritanie: Le SJM demande la libération du journaliste Hacen Lebatt

  • PDF

 

Mauritanie: Le SJM demande la libération du journaliste Hacen LebattAlakhbar - Le Président du Syndicat des Journalistes Mauritaniens (SJM), Mohamed Salem Ould Dah, a appelé ce vendredi, à la libération immédiate du journaliste Hacen Lebatt qui a été condamné à 12 mois de prison, après une plainte de la Banque Mauritanienne d’Investissement (BMI).

La plainte de la BMI fait suite à une publication en ligne dans laquelle le journaliste a évoqué le « transfert d’un Milliard d’ouguiyas », lors de la campagne présidentielle de 2019, sur un compte qui appartiendrait à l'ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz et logé à la Banque Mauritanienne d’investissement.

Source : Alakhbar

Bac 2020 à Néma: Quand l’histoire a failli se répéter

  • PDF

Bac 2020 à Néma: Quand l’histoire a failli se répéterLe Calame - La notion de l'État, tout le monde le sait, n'existe quasiment pas en nos contrées perdues. La tribu,le clan,le groupe ou bien la région priment tout. À Néma, capitale du Hodhech-Charghi, c’est ce climat qui a toujours prévalu, en dépit des efforts des hautes autorités nationalesà concrétiser et ancrer ladite notion.

Trop de cadres, intellectuels et élus, pourtant censés émancipés, avec un certain degré d'éveil citoyen, entretiennent cetirrespect de l'État,en seule vue de leurs intérêts particuliers.

L'examen de la première session du baccalauréat, du 19 au 22 Septembre, a encore vérifié cette hypothèse. Cela fait deux ans que le taux d'admis, au centre du lycée de Néma,est très élevé par rapport au reste du pays. 470reçus en 2018, alors que le président du centre avait reconnu avoir été « débordé ».

On comptait, cette année, mille cent candidats à Néma, alors que le nombre d'inscrits en Terminale, public et privé confondus, n'atteint pas deux cents en cette ville !Un tel massif afflux de candidats venus « d'ailleurs » : beaucoup de ressortissants de Néma et du Hodhech-Charghi, certes, mais aussi des autres régions dupays, surtout de Nouakchott ; avait de quoi mettre la puce à l’oreilledu ministère de l’Éducationqui a donc décidé, cette année, de bien superviser le bac à Néma.

La présidence du centre au lycée où l'on a enregistré la majorité des candidats nouveaux venus fut confiée à un vieux briscard des examens :cela fait en effet vingt ans que Mohamed ould Sidi Yaraf,professeur et cadre au cabinet du ministre,les supervise tous.

Arrivé à Néma le Jeudi17 Septembre, conscient de la difficulté et de la délicatesse de sa mission, il prend directement contact avec le wali Cheikh ouldAbdallahiouldEwah, pour lui remettre les malles contenant les épreuves. Celui-ci convoque aussitôt une réunion de sécurité.Y assistent toutes les autorités civiles et militaires de la ville.

D'habitude, la sécurité des centres d'examen dans les grandes agglomérations est confiée à la police. Mais l’expérimenté Ould Sidi Yarafdemande au wali de charger plutôt la Garde de la sécurité de l’examen au lycée, le plus grand et difficile à gérer des trois centres locaux.

D’esprit ouvert et responsable, le wali répond favorablement à sa requête. SassDiop, le directeur régional de l'Éducation, assure, de son côté, avoir pris de nouvelles mesures pour le bon déroulement de l’épreuve : cette année, la surveillance ne sera confiée ni aux enseignants du Fondamental, ni aux contractuels, ni aux agents PNP, comme c’était auparavant de règle. Seuls les professeurs du Secondaire sans aucun antécédent suspicieux en auront la charge. Un atout majeur, semble-t-il.

Le jour J arrive enfin. La Garde boucle l'accès et les environs du lycée. Les surveillants tiennent les salles, sous la vigilance du président qui circule partout, l'œilaux aguets. Le wali et sa délégation viennent assister, comme d'habitude,à l'ouverture de la première enveloppe. Puis l'examen commence.

Des parents de candidats tentent de se rassembler devant le lycée. La Garde les renvoie au loin. Mais des cellules de triche sont organisées dans des maisons du quartier ; des professeurs mobilisés pour résoudre les sujets.

Çava marcher comme d’habitude, les réponses parvenir sans problèmes aux candidats ?Déception : la Garde veille ; et bien !Le président et son staff cernent les salles. On essaie de lancer des papiers-réponses par-dessusle mur Ouest. Ils sont aussitôt récupérés par le président qui ordonne à des gardes de se placersur le mur pour mieux surveiller l'extérieur : les tentatives cessent aussitôt.

La première matinée, quelque dix candidats sont pris en flagrant délit de triche, via téléphone numérique, et chassés illico de l'épreuve d'instruction religieuse. Ces deux échecséprouvent le moral des parents fraudeurs. Insultes et injures xénophobes se multiplient devant le lycée.

Une certaine Messouda, adjointe au maire, se présente aux gardes qui informent le président.Ce dernier accepte de la recevoir. Elle passe un moment à l'insulter et le menacer. « Vil ressortissant du Trarza, tues venu pour faire échouer nos enfants ! », ose cette mégère qui ne cessera, les jours suivants, d’ameuter les gens devant le lycée.

Une main de fer

Le même jour, une campagne sur les media sociaux fait courir toutes sortes de rumeurs sur le président du centre. De hauts responsables et élus locaux prennent contact avec le ministre de l'Éducation pour qualifier Ould Sidi Yaraf de tous les maux. Leditministre demande des explications au directeur des examens.

Celui-ci lui répond que ce président a été choisi parcequ'il est capable de bien mener sa mission et de ramenerà l'ordre le centre fautif. Les autorités de Néma confirment, le wali félicitant même Mohamed ould Sidi Yarafd’avoir tenu l’examend’une main de fer. Au final, c’est en vain queles cellules de triche se seront échinées, durant les quatre jours du bac, à tout tenter pour faire parvenir des réponses aux candidats.

Sans la rigueur, la compétence et la responsabilité du wali, épaulé par ses collaborateurs et, surtout, le colonel de la Garde, le président du centre aurait subi le sort de son prédécesseur en 1996. Aux dernières nouvelles, certains parents, dont de hauts responsables, font courir la rumeur infondée que le bac a été annulé à Nema et qu'il sera réorganisé.

La vanité des gens qui se croient, chez eux, maîtres du Monde, ne craint ni le ridicule ni l’opprobre nationale. Mais il leur faudra bien apprendre, tôt ou tard, que l’État est certes un service mais régalien. Et le plus tôt sera le mieux… s’ils tiennent à conserver leur position sociale : la roue tourne. Inexorablement.

Haiba S.

Source : Le Calame

Décision de maintenir la matière fuitée dans les examens du concours d’entrée au collège

  • PDF

Décision de maintenir la matière fuitée dans les examens du concours d’entrée au collège Al-akhbar - Le ministère de l'Éducation nationale et de la Formation professionnelle et technique a instruit ce vendredi 2 octobre courant, les centres d’examen de distribuer la matière fuitée jeudi soir et prévue dans le cadre des examens relatifs au concours d’entrée en première année du secondaire.

Une décision prise malgré les preuves attestant que le sujet en langue arabe a été fuité et largement partagée sur Whatsapp et Facebook.

Les commissions chargées de superviser les épreuves dans les centres d’examen avaient retiré momentanément le sujet fuité avant de le redistribuer de nouveau sur orientation de la tutelle, apprend-on.

Quelques 100120 candidats dont 51,56% de filles et 19157 issus des écoles privées passent les épreuves dans 1019 centres dont 145 à Nouakchott, 874 à l’intérieur du pays et 1 centre à Bamako.

Edité par Al-akhbar

Traduit de l’Arabe par Cridem

L'Article Original

 

Mauritanie: Des centaines de milliers d'usagers privés d'internet

  • PDF

Mauritanie: Des centaines de milliers d'usagers privés d'internet Infosplusgabon - Les usagers d’Internet mobile en Mauritanie sont privés de ce service du samedi 19 au mardi 22 septembre 2020, à cause de l’organisation des épreuves du baccalauréat.

Cette mesure dont l’objectif est d’empêcher « la triche » dans le déroulement de l’examen, est appliquée par les trois opérateurs de téléphonie mobile de la place, à savoir la MAURITEL (filiale de Maroc Télécom), CHINUITEL (filiale de la soudanaise EXPRESSO) et la Mauritano Tunisienne des Télécommunications (MATTEL- association entre Tunisie Télécom et des privés nationaux).

Cette situation porte un énorme préjudice à des centaines de milliers d’usagers, qui ne retrouvent la connexion que pendant la soirée, sauf pour quelques rares privilégiés.

Au plan économique, des pertes sont réelles pour certains secteurs, notamment dans l’informel, dont l’impact reste à évaluer.

FIN/ INFOSPLUSGABON/AZS/GABON2020

Démarrage des épreuves du baccalauréat sur toute l'étendue du territoire national

  • PDF

Démarrage des épreuves du baccalauréat sur toute l'étendue du territoire nationalAMI - Les épreuves du baccalauréat pour l'année 2019-2020 ont débuté, samedi sur toute l'étendue du territoire national.

Le nombre des candidats à ces examens a atteint, cette année, 49754 répartis sur 136 centres dont 81 à l'intérieur du pays. Le pourcentage des filles aux examens est de 50,80%, soit 25274 filles.

Les examens, qui durent quatre jours, se déroulent au niveau de plusieurs filières : lettres originelles ; lettres modernes ; mathématiques ; sciences naturelles ; et option bac technique.

Source : AMI

 

Mattel lance l’opération « Ramadan 2020 » pour la distribution des aides alimentaires aux familles les plus nécessiteuses

  • PDF

Sous l’impulsion de son Directeur Général, Monsieur Elyes Ben Sassi, Mattel a lancé l’opération « Ramadan 2020 » pour la distribution des aides alimentaires aux familles les plus nécessiteuses de Nouakchott.

En collaboration avec l’ONG Besma We Amel pour la 2ème année consécutive, la caravane de Mattel a sillonné les quartiers périphériques de Nouakchott pour aller à la rencontre des populations les plus défavorisées afin de les aider à subvenir à leurs besoins durant ce mois béni du Ramadan.

A cet occasion, Monsieur Elyes Ben Sassi a déclaré « cette opération s’inscrit dans le cadre de la stratégie de Mattel en tant qu’entreprise citoyenne et responsable. Notre démarche RSE se poursuit tout au long de l’année à travers plusieurs initiatives couvrant aussi bien les aspects sociaux que culturels et sportifs »

 

 

L’association de la femme mauritanienne annonce son rejet de la loi sur le genre

  • PDF

L’association de la femme mauritanienne annonce son rejet de la loi sur le genreAdrar-Info - L’Association de la femme mauritanienne pour l’éducation et la culture a annoncé son rejet de la loi, qui a été ratifiée par le gouvernement, lors de sa réunion de mercredi dernier, et l’a décrite comme « monté sans les conseils de la charia et sans aucun fondement dans les nobles valeurs de notre société ».

L’association, dirigée par la professeur El Mouvida Sid’El Moctar, a déclaré que le projet de loi « décrit les caractéristiques d’une vie sociale et culturelle qui contredit la charia et transforme les relations familiales en un conflit entre conjoints et entre parents et enfants, ce qui propage les mauvaises moeurs et reduit les relations parentales».

L’association a déclaré dans son communiqué que « la dignité de la femme et le bonheur de la famille résident en le système social de l’islam et son application avec l’obligeance et la générosité que cela signifie ».

« Les violations des droits des femmes sont étrangères à notre société et à notre culture, et les combattre reviendrait à se reférer à la glorieuse charia».

Le communiqué souligne que le crime de viol nécessite la promulgation de lois dissuasives qui barrent la voie aux criminels et protègent les femmes, ainsi que le rétablissement des valeurs via la propagation de l’esprit de foi en Dieu et la peur de ses sanctions.

L’association qui s’active dans les domaines culturel et éducatif a souligné que la famille, est restée le rempart de la communauté musulmane face aux tentatives d’occidentalisation. Son secret reste son adhésion à ses nobles valeurs par une éducation appropriée et une prise en charge responsable des enfants.

Tout comme l’islam a organisé des relations au sein de la famille, fondées sur des droits et des devoirs interdépendants et détaillés et a exhorté à la cohésion et à la compassion.

Source : alakhbar.info

Traduit par Adrar.info

 

 

En Mauritanie, la ruée vers l’or se transforme en trafic d’objets archéologiques

  • PDF

En Mauritanie, la ruée vers l’or se transforme en trafic d’objets archéologiquesYahoo Actualités - De plus en plus d’orpailleurs en Mauritanie vendent sur Facebook des objets historiques trouvés au cours de leurs recherches, notamment des pièces de monnaie et des petites statues datant du Moyen-Âge.

Le phénomène s’amplifie depuis que le pays est le théâtre d’une ruée vers l’or, et des archéologues tirent la sonnette d’alarme sur cette dérive. Ils exhortent les autorités à mieux surveiller l’orpaillage artisanal afin qu’il n’impacte pas les sites archéologiques éparpillés dans tout le pays.

Environ 16 000 individus pratiquent légalement l’orpaillage artisanal en Mauritanie, selon les chiffres officiels. Parmi eux, certains s’adonnent visiblement au trafic d’objets historiques. Plusieurs groupes Facebook proposent à la revente essentiellement des dinars en or, des pièces de monnaie en bronze, des petites statues qui date du Moyen-Âge. On en trouve par exemple ici.

Selon Ahmed Maouloud Eida El-Hilal, responsable du Laboratoire de l'histoire et du patrimoine mauritanien à l’université de Nouakchott, beaucoup de pièces en or proposées à la vente sur Facebook remontent à la période de l’État des Almoravides, un État formé sur une alliance de tribus berbères, et qui s’est étendu sur la Mauritanie, le Maroc, une partie du Sénégal et une partie de l’Andalousie entre le XIe et le XIIe siècle.

La publication ci-dessous, issue du compte Facebook d'un orpailleur, propose par exemple des pièces retrouvées dans le sud-est du pays. Pour Ahmed Maouloud Eida El-Hilal, elle pourrait signifier que des orpailleurs sont de plus en plus proches des cités archéologiques du Sud-Est comme Aoudaghost et Koumbi.

Le 12 janvier, un individu publiait sur le groupe Facebook "Etebtab" une série de photos de pièces archéologiques en bronze. Ahmed Maouloud Eida El-Hilal estime que ces pièces remontent à l’ère de l’État de Banou Mérine, un royaume d’Afrique du Nord entre le XIIIe et le XVe siècle. Selon lui, "l’étoile de David fait partie des symboles utilisés par la culture arabo-musulmane à cette époque".

Nous avons contacté par téléphone un orpailleur qui a mis en vente ces pièces. Il nous a affirmé les avoir trouvées dans le cadre de son activité d’orpaillage dans la région d’Ain Bentili, dans l’extrême nord du pays. Elles étaient selon lui à un mètre de profondeur.

Il dit avoir trouvé ces pièces avec le détecteur de métaux qu’il utilise pour repérer l’or. Il nous a proposé de vendre chaque pièce à 1 million d’ouguiya la pièce (soit environ 2 500 euros) et nous a envoyé ces photos pour prouver qu’il est le vrai détenteur de ces pièces.

Ahmed Maouloud Eida El-Hilal est inquiet car selon lui, les sites archéologiques manquent de surveillance. Il propose d’intensifier les missions d’inspections pour en éloigner les orpailleurs :

J’ai averti depuis des années des répercussions sur les sites archéologiques de la ruée vers l’or. Mais en Mauritanie, il n’y a pas d’administrations régionales du patrimoine pour assurer un contrôle effectif et je vois depuis des années des orpailleurs qui mettent en vente des pièces historiques sur les réseaux sociaux.

J’appelle les autorités à intensifier la surveillance des activités des orpailleurs et à arrêter toute personne qui vole des pièces et les recèle dans des trafics d’objets.

Ces pratiques sont des infractions flagrantes aux lois qui protègent le patrimoine du pays depuis 1972, lesquelles sont cependant inappliquées. L’État devrait veiller à la récupération de ces pièces, leur place est dans le musée national ou dans les mains des spécialistes du patrimoine et de la culture.

La publication d'Ahmed Maouloud Eida El-Hilal pour alerter sur le danger que porte l'orpaillage artisanal sur les sites archéologiques.

Depuis la découverte de l’or près de la mine de Tasiast et aux alentours de la ville minière de Zouerat, des milliers de Mauritaniens sont partis à la recherche d’or en pratiquant un orpaillage artisanal. Des milliers d'appareils de détection de métaux ont été vendus.

Plusieurs industriels d’or étrangers opèrent en Mauritanie, essentiellement au nord du pays, tels que les sociétés canadiennes Kinross et Algold. Elles sont tenues de remettre les pièces archéologiques trouvées au cours de leurs activités aux autorités compétentes.

Depuis 2016, l’orpaillage artisanal individuel est réglementé : une autorisation est requise pour l’exercer. Seize mille autorisations ont été accordées en 2016 aux demandeurs d’orpaillage artisanal. Mais selon les chiffres de RFI , 20 000 Mauritaniens, avec ou sans autorisation, exercent déjà cette activité.

Selon les chiffres de la Banque centrale mauritanienne, qui détient le monopole de l’achat de l’or trouvé par les orpailleurs, l’activité d'orpaillage artisanal a produit 0,5 tonne d'or essentiellement trouvé dans la zone de Guelb N'Dour, au nord-est du pays, où 4 000 orpailleurs sont autorisés.

Sans prendre en compte cette production artisanale, la production annuelle d’or de la Mauritanie se situe en 2019 aux environs de 7,6 tonnes d’or (soit 245 856,76 onces d’or).

Article écrit par Omar Tiss.
Source : Yahoo Actualités

 

Mauritanie: Où sont passés les manuels scolaires ?

  • PDF

Mauritanie: Où sont passés les manuels scolaires ?L’Institut Pédagogique National (IPN) est dans la ligne de mire des autorités mauritaniennes suite à la rupture de stock prématuré des manuels scolaires.

Au niveau de la plupart des établissements scolaires et du corps enseignant, la grogne monte depuis quelque temps. Et dans les rares kiosques de l’IPN disséminés sur le vaste territoire de la capitale, les rayons sont la plupart du temps désespérément vides. Par contre dans les marchés comme celui de la Capitale les manuels sont disponibles en grande quantité mais à des prix prohibitifs, entre deux et trois mille suivant la cupidité du vendeur.

Ce marché à ciel ouvert génère de gros profits pour ses ténors qui pourtant agissent dans l’illégalité la plus totale, une situation kafkaïenne qui en étonne plus d’un.

A l’occasion de sa dernière tournée dans certains établissements scolaires de la capitale, le premier ministre a eu la mauvaise surprise de constater de visu la grave pénurie de manuels scolaires et une enquête serait diligentée pour en savoir plus sur l’utilisation des importants fonds destinés à la disponibilisation du livre mais aussi à ce louche trafic des manuels scolaires qui fait des ravages depuis des années.

Rappelons qu’en 2015 qui fût décrétée « Année de l’Enseignement », l’IPN avait enclenché une vaste opération visant à mettre fin au trafic du livre scolaire.

Ainsi, dans un communiqué dudit institut rendu public le 1er janvier on pouvait lire : «Pour contrecarrer les spéculations sur les manuels scolaires, la Direction de l’Institut pédagogique National (IPN) a engagé depuis un mois des investigations de terrain en collaboration avec les autorités administratives et sécuritaires. »

Par ailleurs, la direction de l’IPN annonçait dans la foulée avoir ouvert une enquête pour déterminer les responsabilités et les sources de ce trafic illicite qui alimente le marché noir et permet à certains de faire de bonnes affaires sur le dos des pauvres élèves qui, en principe, devraient bénéficier d’une distribution gratuite de ces manuels, dont la fabrication est entièrement prise en charge par l’Etat.

Donc, si réellement l’enquête avait suivi son cours normal, des têtes devraient tomber car, on imagine mal le développement d’un trafic d’une telle ampleur sans des complicités internes.

Mais depuis on n’a plus entendu parler de cette enquête et le trafic avait repris de plus belle.

Espérons que cette fois-ci sera la bonne et que le gouvernement va enfin prendre ses responsabilités en mettant fin à ce trafic et en mettant ses responsables hors d’état de nuire.

Bakari Guèye
Source : Initiatives News (Mauritanie)