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SNES: Le Ministère de l'Education berne l'opinion publique

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SNES: Le Ministère de l'Ecucation berne l'opinion publiqueDans une déclaration publiée vendredi 07/07/2017 le ministère de l'Education nationale saluait les résultats du baccalauréat après la proclamation des résultats des baccalauréats C, LM et LO, auxquels ont pris part 16382 candidats dont 996 ont obtenu le diplôme, soit un taux de réussite de 6%.

Le nombre de candidats au bac C de cette année est de 2403, ce qui représente 14,67% des candidats des séries mathématiques et littéraires, alors que le nombre de candidats aux baccalauréats LM et LO sont au hombre de 13979, soit 85,33% de ce groupe (Maths et lettres).

Le nombre d’admis aux bacs LM et LO est de 625, soit 4.47% de réussite, un pourcentage ignoré par la déclaration.

Communiqué de presse du ministère bien que les candidats de ce groupe représentent la grande majorité (85,33%) des candidats dont les résultats ont été libérés le 07 Juillet.

Le nombre d’admis au bac C est de 371, soit un taux de réussite de 15,43%, contrairement à la déclaration du ministère qui donne 19,64%.

Une autre duperie contenue dans la déclaration du ministère est quand il parle de «l’amélioration du taux de réussite dans la filière mathématiques cette année, qui a atteint 19,64% contre 17,69% l’année précédente ». En fait, le taux de réussite de cette filière a connu une baisse significative de 18,13% l’année dernière à 15,43% cette année.

Aussi, le timing de la déclaration a fait qu’elle a précédé la publication des résultats bac D avec ses 25720 candidats, c’est à dire plus de la moitié des candidats au bac 2017 toutes filières confondues. Surtout que le taux de réussite à cette filière fait juste 1282, c’est à dire à peine 5%. de réussite. Au Syndicat national de l'enseignement secondaire (SNES):

- Nous appelons le ministère de l’Education nationale et à travers lui les autorités supérieures à œuvrer réellement à améliorer la qualité de l’enseignement et à en relever le niveau ;

- Nous lançons un appel urgent aux enseignants à souder leurs rangs et à se mobiliser immédiatement pour sauver notre système éducatif ;

- Nous demandons à tous les parents, à tous les leaders d'opinion, à tous les décideurs et militants de la société civile et aux politiques d’être attentifs aux alarmes déclenchées par la situation de notre système éducatif et d’agir rapidement pour le tirer d’affaire.

Nouakchott, le 08/07/2017

Le Secrétariat général du SNES Syndicat National de
l’Enseignement Secondaire (SNES)
A 053 Ilot L, BP: 5434
Nouakchott - Mauritanie

Source : SNES

 

 

Vient de paraître: Les gouvernements arabes et l'Islam (1) de Moussa Hormat-Allah

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Vient de paraître: Les gouvernements arabes et l'Islam (1) de Moussa Hormat-AllahPrésentation de l'ouvrage par l'auteur. Si l'on considère le mode de gouvernance en vigueur dans la plupart des Etats arabes d'aujourd'hui, on s'apercevrait que celui-ci, au-delà des apparences, n'a presque plus rien à voir avec les préceptes fondateurs de la religion musulmane. On pourrait même dire que la gestion des sociétés arabes modernes est faite, désormais, sur fond de simples réminiscences de l'islam des premiers temps.

L'égalité, la justice, la solidarité et l'entraide qui faisaient jadis le bien-être, la force et la fierté des musulmans ne sont plus l'objectif premier des nouveaux gouvernants. Loin s'en faut. Les intérêts particuliers et partisans se sont substitués à l'intérêt général. Le pouvoir n'est plus au service du peuple mais d'une oligarchie.

Qu'il s'agisse des régimes monarchiques ou "démocratiques", le prince, – dans le sens machiavélien du terme, – a la haute (plutôt basse) main sur l'Etat et ses richesses.

Toute voix dissonante est étouffée dans l'œuf. Pour la conservation du pouvoir, on a créé, à tous les niveaux de l'Etat, des appareils répressifs visibles ou non visibles, pour assurer, contre vents et marées, la pérennité de ces régimes.

Pas de méprise. Quand on parle de constitution, de parlement, de démocratie ou de l'Etat de droit sous ces latitudes, on est bien dans le déni de la réalité vécue au quotidien. Car comparer les démocraties occidentales avec les régimes politiques arabes, c'est un peu comme si on comparait une photo avec son négatif.

Dans les pays arabes, les institutions sont, généralement, des coquilles vides.

Quel est ce ministre, ce parlementaire ou ce juge qui pourrait avoir l'outrecuidance de se dresser contre la volonté du monarque ou du président? Quel citoyen lésé par l'administration ou par un tiers bien introduit pourrait exiger, en toute transparence et équité, la réparation d'un préjudice subi?

Un mode de gouvernance calamiteux

Tout au long de cet ouvrage, nous étudierons, sous plusieurs aspects, le calamiteux mode de gouvernance de ces dirigeants arabes. Un mode de gouvernance qui révèle leur véritable nature: il s'agit de régimes pour la plupart, dictatoriaux sous le paravent d'un grossier habillage démocratique.

Nous passerons donc en revue, dans un chapitre préliminaire, sous forme de rappel, le contexte historique.

Dans ce chapitre préliminaire, on verra qu'après la mort du Prophète, les califes bien guidés vont instaurer à Médine un système de gouvernance unique en son genre dans toute l'histoire de l'humanité. Un système de gouvernance où la justice, la quiétude, le bonheur et l'épanouissement de l'homme sont au centre des occupations et des préoccupations des nouveaux gouvernants.

Des gouvernants pétris de piété et de dévotion qui, redoutant le courroux divin, ont appliqué à la lettre, - en serviteurs dévoués -, les enseignements du Coran et de la Sounna. Nonobstant les notions de temps et d'espace, ils ont laissé pour la postérité un merveilleux exemple de ce que devrait être la relation idéale entre gouvernants et gouvernés.

Appuyée sur les solides fondements de cet Etat islamique naissant, la Oumma connaîtra son âge d'or avec un rayonnement sans égal des arts, des sciences et de la culture. Le monde islamique deviendra ainsi pendant longtemps le berceau de la civilisation mondiale à telle enseigne que l'Occident chrétien, qui vivait dans une sorte de "barbarie et d'ignorance qui suivirent la décadence de l'empire romain", envoyait les siens pour s'instruire en terre d'islam.

Malheureusement, les musulmans se sont par la suite écartés du précieux cap tracé par le Prophète et ses successeurs. La zizanie, la division, le relâchement dans la pratique religieuse et les guerres fratricides en feront une proie facile pour les ennemis de la Oumma.

L'heure du déclin puis de la décadence a sonné. Les mises en garde prémonitoires de l'Envoyé d'Allah n'ont pas été observées. Les portes de l'asservissement et de la mainmise étrangère sur Dar el islam sont désormais grandes ouvertes.

La colonisation est là avec son pesant joug et ses affres. La Oumma va être dépecée. Les peuples humiliés. Médine, Damas, Baghdad… ne sont plus qu'un lointain souvenir. Les regards sont désormais tournés vers Londres, Paris…

Avec les vagues d'indépendances qui suivirent la fin de cette colonisation, de nouveaux gouvernants arabes vont accéder au pouvoir. Le mode de gouvernance qu'ils adopteront sera l'un des pires de toute l'histoire de la Oumma. C'est ce que nous verrons dans un deuxième chapitre. Nous traiterons alors de cette propension non contenue pour la dictature qui habite les gouvernants arabes de la période postcoloniale.

Nous mettrons aussi en exergue certains fléaux comme la corruption ou la gabegie qui gangrènent la vie politique dans les Etats arabes. En somme, nous passerons en revue un mode de gouvernance souvent en porte-à-faux avec les préceptes de la religion musulmane.

Corruption et gabegie

Dans un troisième chapitre, nous verrons que dans leur quasi-totalité, les gouvernants arabes sont devenus des affidés de l'Occident. Cet Occident les a transformés en gardiens avilis et zélés de ses intérêts au détriment de ceux de leur peuple.

Ces gouvernants ont, de surcroît, copié le mode de vie et les institutions des anciennes métropoles. Pour la pérennité de leurs régimes et pour rester dans les bonnes grâces de leurs protecteurs, ils ont greffé des corps étrangers sur des sociétés musulmanes qui finiront, tôt ou tard, par les rejeter.

Dans un quatrième chapitre, nous montrerons que ce suivisme servile les a contraints, au-delà d'un discours patriotique de façade, à faire table rase des intérêts supérieurs de la Oumma. L'infamie du drame palestinien en est la triste illustration.

Après avoir renoncé à la création d'un foyer juif en Ouganda, des puissances occidentales, à l'initiative de la Grande-Bretagne et avec la complicité de l'ONU, ont implanté en plein cœur du monde arabe, un Etat juif.

Depuis, le peuple palestinien martyr endure, au quotidien, des atrocités d'un autre âge. Ce peuple, au-delà d'une solidarité arabe de façade qui se manifeste, ici ou là, pour se donner bonne conscience, livre seul, avec les moyens du bord, dans la privation et le dénuement, une résistance héroïque contre l'envahisseur étranger.

Dans ce conflit, un point de non retour a été atteint. Le troisième lieu saint de l'islam a été occupé. La mosquée d'Al-Qods a été profanée, incendiée. Jérusalem est en voie de totale judaïsation…

Face à ce terrible gâchis, une question se pose, d'entrée de jeu: Que font les gouvernants arabes?

Au-delà des paravents fallacieux – un enfumage bien connu –, la réponse à cette question est claire. Elle tient en un mot: démission.

Démission, non pas dans le sens premier du mot – ce qui aurait été fort louable – mais démission dans le sens figuré du terme, c'est-à-dire, l'attitude détestable d'une personne qui ne veut pas ou ne peut pas remplir sa mission.

Pire, dans cette vile entreprise, certains gouvernants arabes jouent, dans l'ombre, le rôle de supplétifs d'Israël. D'autres, impuissants, regardent ailleurs. Mais tous sont tétanisés à l'idée de provoquer le courroux de l'Occident chrétien.

Sauver Al Qods et libérer la Palestine ou privilégier la pérennité de leur régime et voir se dérouler devant eux le tapis rouge à Paris, Londres ou Washington, leur choix semble avoir été vite fait.

Pourtant, chacun a en tête le miraculeux voyage nocturne du Prophète, entre La Mecque et Jérusalem, relaté dans le Coran: "Gloire à Celui qui, lors d'un voyage nocturne, a emmené Son serviteur de la Mosquée Sacrée (de La Mecque) vers la Mosquée d'Al Qods dont nous avons béni les alentours!"

Pour garder cette mainmise sur la Oumma, tant au niveau des ressources naturelles que dans le domaine géopolitique, les Occidentaux, en connivence avec certains dirigeants musulmans, on fait appel à une vieille recette coloniale: diviser pour régner.

Ils ont ainsi attisé, en sous main, avec beaucoup de doigté et de cynisme, la fracture qui existe entre les deux branches antagonistes de l'islam: la Sounna et la Chiiâ.

Schisme ravivé à dessein

Dans cette espèce de guerre froide, les moyens de chaque camp sont alors mobilisés. Et pour préparer le terrain psychologique, on envoie, en première ligne, les oulémas du pouvoir dont les fatwas, souvent alambiquées, ne sont pas toujours en accord avec l'orthodoxie religieuse.

Nous verrons que ce schisme entre musulmans a été ravivé, à dessein, par des officines spécialisées en vue de sceller la désunion de la Oumma.

Sur fond de considérations géopolitiques et géostratégiques fumeuses, on explique, sur le ton de la confidence, avec une sincérité feinte, à chacun de ces frères ennemis que l'autre constitue un danger pour sa survie et qu'il doit être combattu en tant que tel.

Toutefois, il faut bien noter que cet état conflictuel qui menace l'unité et la cohésion de Dar el islam n'est pas fortuit. Loin s'en faut. Il est le résultat de la conjugaison de plusieurs facteurs: déclin du monde musulman, colonisation, guerres fratricides, absence de démocratisation…

Ce triste constat a créé une situation de fragilité et, partant, de dépendance des pays musulmans vis-à-vis de l'Occident, sur fond d'un sous-développement chronique.

C'est dire qu'au-delà des considérations religieuses, les nuages de la discorde qui s'amoncellent dans le ciel de la Oumma sont dûs principalement à cet état de sous-développement, entretenu par l'exploitation par les gouvernants, à des fins politiques, de la fracture entre les deux branches antagonistes de l'islam.

Pourtant, certains oulémas sounnites de renom comme Youssef Al Qaradaoui relativisent la portée religieuse de ce schisme et soutiennent que l'unité et la cohésion de la Oumma islamique doivent passer avant ce qu'ils considèrent, somme toute, comme des querelles secondaires. C'est ce que nous aborderons dans un cinquième chapitre.

Pour sortir l'Oumma de ce sous-développement endémique, on essayera dans un sixième chapitre, d'explorer les voies et moyens d'un développement endogène, c'est-à-dire un développement qui prend naissance de l'intérieur avec les potentialités propres de chaque pays.

Car, pas de méprise. La modernité de façade de certains Etats arabes ne doit tromper personne. Il s'agit d'un développement artificiel avec autant de gadgets qui ne reposent sur aucun fondement intrinsèque. Il en est ainsi, des petits Manhattan surgis, ici ou là, du désert.

La tour de Dubaï, le plus haut gratte-ciel au monde (850 mètres de haut) qui sera bientôt détrônée par celle de Jeddah (1.000 mètres de haut) en sont une belle et coûteuse illustration.

On construit en hauteur faute d'espace, mais dans le désert on peut manquer de tout, sauf d'espace.

Mais le problème est ailleurs: il faut copier les Américains et faire mieux que le gratte-ciel de l'Empire State Building de New-York.

On pense ainsi pouvoir transposer, à coups de chèques, le degré de développement des pays occidentaux.

On veut rattraper des siècles de retard en brûlant les étapes pour se hisser, comme par enchantement, au niveau des puissances occidentales.

Au lieu d'un développement endogène bâti de l'intérieur, par paliers successifs, sur des bases saines et solides, on a opté pour la formule du prêt à porter. Les petits Manhattan, les hôpitaux, les universités, les ports, les aéroports, etc. sont livrés clé en main et on oublie que la conception, l'exécution, les équipements, la maintenance, tout cela vient de l'étranger. Comble du ridicule, on implante, ici ou là, dans les pays arabes des antennes des musées et des universités occidentales comme c'est le cas notamment pour le Louvre ou la Sorbonne.

Pour attirer l'attention sur un pseudo degré de développement, on a été jusqu'à convoquer la presse pour "une première mondiale": La mise en service à Dubaï d'un drone-taxi sans conducteur. Cet appareil gadget construit par la Chine peut évoluer à une attitude de 300 mètres et voler à une vitesse pouvant aller jusqu'à 100 kms/h. Il peut transporter des passagers d'un point à un autre dans la métropole émiratie.

Au-delà de ce genre de gadgets tape-à-l'œil, les Arabes doivent prendre conscience que l'avenir se joue ailleurs.

Priorité à l’éducation

Car pour ne pas rester éternellement en queue de peloton sur la voie du progrès et de la modernité, les gouvernants arabes doivent donner la priorité absolue à l'éducation et à la santé, qui sont la condition sine qua none de tout développement. Nous nous étendrons plus loin sur le sujet. Les gouvernants arabes doivent aussi intégrer une donne fondamentale: l'union fait la force.

Comment? Transcender les querelles et les divisions entre musulmans notamment entre sunnites et chiites et les velléités de leadership régional qui minent la dynamique, l'unité et la cohésion de la Oumma. Une seule solution est envisageable, renouer avec cet âge d'or et suivre la voie tracée par le Prophète.

Cette voie est déjà balisée: Remettre sur pied, par paliers successifs, une communauté islamique. De quoi s'agit-il? Il s'agit d'élaborer une esquisse en vue de mettre en exergue les voies et moyens susceptibles de favoriser, à terme, la création d'une communauté économique entre les 57 Etats musulmans de par le monde.

Un marché commun qui pourrait déboucher, le moment venu, – dans dix, vingt ans ou plus – sur une union économique, voire une union politique. Face aux défis de tous genres qu'affronte la Oumma, à commencer par la survie même du modèle civilisationnnel islamique dans un monde éclaté, le temps est venu où celle-ci doit pouvoir dépasser ses divisions et ses querelles intestines.

Cette institution panislamique pourra porter le nom d'Union des Peuples Musulmans (UPM). Son siège devra être à Médine, lieu de naissance de la Oumma islamique.

Nous reviendrons plus en détail, dans les développements qui vont suivre, sur cette question. Mais, on peut dire, d'ores et déjà, que sept pays musulmans serviront de fer de lance, de locomotive pour tracter ce convoi du salut.

Ces sept pays sont: l'Egypte, le Nigéria, l'Arabie Saoudite, l'Iran, le Pakistan, la Turquie et l'Indonésie.

Trois de ces sept pays à savoir la Turquie, l'Indonésie et l'Arabie Saoudite, figurent parmi les 20 pays les plus riches du monde. C'est à ce titre qu'ils font partie du fameux G20.

Les quatre autres pays restant (l'Egypte, le Nigéria, l'Iran et le Pakistan) figurent, eux aussi, en bonne place, sur la même liste. Par leur richesse, ils sont, en effet, pour certains, dans les trente premiers et, pour les autres, dans les quarante premiers.

Un autre point important mérite également d'être mis en exergue: Le temps de la présence aussi envahissante que stérile de l'Occident dans les pays musulmans est révolu. La "coopération" avec les anciennes métropoles devra désormais se fondre dans le multilatéralisme. Le monde musulman ne peut continuer à être une chasse gardée de l'Occident.

Les traumatismes consécutifs à la colonisation sont encore vivaces dans la mémoire collective. Par ailleurs, le pillage systématique de ses ressources naturelles par le biais de relations économiques postcoloniales pour le moins inégales, accentuées par les effets pervers de la mondialisation, ont eu des conséquences dévastatrices: la dette, la faim, la paupérisation, bref, le sous-développement et des perspectives d'avenir quasi obstruées.

Le monde musulman est aujourd'hui à la croisée des chemins. Il est confronté à un double défi: restaurer la Oumma en renouant avec l'esprit fondateur de Médine et trouver une alternative à l'Occident, c'est-à-dire un partenaire fiable dans une coopération équitable et décomplexée. Ce partenaire pourrait être la Chine.

Renouer avec cet esprit de Médine est un passage obligé. Car le monde musulman finira, tôt ou tard, par s'ébrouer et par retrouver son aura d'antan. Les révolutions arabes, qui ont mis à feu et à sang nombre de pays arabes, doivent être perçues comme une étape dans un processus inéluctable: le retour du califat, le vrai.

Lame de fond

Les gouvernants arabes décriés, qui continuent à s'accrocher au pouvoir au prix des pires exactions, n'ont pas encore compris la signification et la portée véritables de ce que d'aucuns décrivent, à tort, comme un épiphénomène. Vouloir endiguer cette lame de fond qui déferle sur les capitales arabes reviendrait à vouloir arrêter la mécanique inexorable du temps.

Les révolutions arabes, l'incurie et la corruption des gouvernants arabes et la violence aveugle des mouvements islamistes radicaux qui fauche la vie de tant d'innocents ont donné naissance, en haute mer, à un cyclone ravageur qui viendra à bout de l'ordre établi. Ce sont les prémices, les signes avant-coureurs d'un nouveau et salutaire chamboulement au double plan politique et sociétal.

L'histoire nous enseigne que les révolutions mettent toujours du temps avant de parvenir à leur objectif.

Il en est ainsi de la plus emblématique des révolutions, la révolution française qui a mis près de quatre-vingts ans avant de balayer définitivement le régime monarchique. Les révolutions arabes ne dérogent pas à cette règle.

Dans son livre sur les révolutions arabes, l'ancien président tunisien, le Pr Marzouki qui fut un témoin et un acteur de cette onde de choc, abonde dans le même sens.

Si, comme dans toute révolution, le mouvement révolutionnaire arabe mettra du temps avant d'accomplir son destin, est-ce à dire pour autant que les mouvements islamistes radicaux qui sévissent un peu partout, vont jouer le rôle de porte-étendard de ce bouleversement en gestation? Nullement.

C'est pourquoi, il faut d'emblée, préciser pour le lecteur néophyte, qu'au-delà de son pseudo califat, "l'Etat islamique" de même qu'Al Qaïda et les autres groupuscules sanguinaires n'ont rien à voir, absolument rien à voir, ni de près ni de loin, avec l'islam qui est une religion de paix, de tolérance et de concorde.

Les massacres à grande échelle des populations civiles innocentes et les exactions en tous genres dont ils réclament la paternité, les disqualifient à jamais. Du reste, tout donne à penser que ces cavaliers de la terreur s'affaibliront, au fil du temps, voire disparaîtront sous les coups de boutoir de leurs nombreux ennemis.

Leur seul mérite aura été, avec le concours d'autres facteurs, d'accélérer le processus d'un retour inéluctable du califat. Nous disons et soulignons bien le mot "inéluctable". Car, il s'agit d'une prophétie du Messager d'Allah.

Nous rappelons pour ceux qui ne le savent pas que les prédictions de l'Envoyé de Dieu, confrontées aux faits, se sont toujours révélées exactes. Rigoureusement exactes. Sans exception aucune.

Nous parlerons, plus loin, en détail, dans un septième chapitre, de ce hadith dont tous les transmetteurs de hadiths s'accordent sur l'authenticité.

Mais, d'ores et déjà, il faut tordre le coup à une idée reçue. Dans l'entendement populaire, quand on évoque le retour du califat, on pense toujours à l'avènement du Messie (al Mahdi).

Pour lever tout éventuel quiproquo sur l'avènement du retour de ce califat, le Dr. Husâm Ad-Dîn Ibn Mûsâ Afânah, professeur de droit et de fondements de la jurisprudence à l'Université de Jérusalem (Palestine), précise bien que l'ère du califat dont parle le hadith est bien celle du pouvoir absolu que nous vivons présentement dans le monde musulman et que "Ce califat ne correspond pas au règne du Mahdî attendu.

Car l'apparition du Mahdî attendu est un signe de l'imminence de l'Heure dernière et son règne se situera peu avant le retour de Jésus (PSL) comme cela est clairement énoncé dans de nombreux hadiths".


Ce hadith est un puissant viatique. L’histoire est en marche. Une page se tourne, lentement mais sûrement. Une autre, pleine de promesses et d'espoir, s'ouvre pour le plus grand bonheur de la Oumma.

Qu'il s'agisse des révolutions arabes, d'Al Qaïda ou de l'Etat islamique et, probablement, d'autres formes de lutte à venir, toutes ces manifestations bien qu'elles soient de nature différente, constituent autant de soubresauts désordonnés qui secouent une société arabe qui cherche à renouer avec un glorieux passé perdu.

Sont-ce là, les prémices de la réalisation de la prophétie du Messager d'Allah sur le retour inéluctable du califat, le vrai? Un califat fondé sur la base d'une adhésion spontanée des musulmans sur fond de douceur, de bonté et de solidarité.

Un califat qui fera oublier à jamais les fléaux qui gangrènent la société arabe comme le culte de la personnalité, l'autoritarisme, les détournements massifs de deniers publics, la corruption, la gabegie, l'arbitraire, la répression, le népotisme, le clientélisme, le goût de la facilité avec pour corollaire le rejet de l'effort, l'absence de vision, etc.

Cet avènement béni, les Arabes l'appellent de tous leurs vœux.

Moussa Hormat-Allah
Professeur d’Université

(1) Disponible dans les librairies et dans d’autres points de vente à Nouakchott.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Diplômée au BEPC… alors qu’elle y était absente !

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Diplômée au BEPC… alors qu’elle y était absente !La réussite de candidats absents, lors du déroulement des épreuves, est un fait marquant du BEPC 2017. La tricherie, le manque de sérieux et l’iniquité entre les candidats en resteront la signature, notamment au centre de Sélibaby 3.

Quelle surprise, pour ne pas dire indignation, d’y constater la réussite d’Assa Lassana Diakité, épouse de Farba Tamboura, directeur des études au lycée de Sélibaby. Car elle n’a pas traité un seul sujet de l’examen. Inscrite au lycée privé El Khayar de Sélibaby, sous le numéro 42767, elle devait subir les épreuves au centre susdit.

Mais certaine de « l’appui » de son époux, elle ne s’y est pas même présentée, préférant se rendre à l’examen du centre qataro-mauritanien de Sélibaby qui se déroulait en même temps que le brevet.

Comment aura-t-elle donc réussi au BEPC ? L’épouse de l’administrateur scolaire devait occuper la première place, à la salle 12. Elle a été relevée absente, tout comme Aminata Oumar Diallo, inscrite sous le numéro 42767 ; et Oumou Abdallahi Anne, inscrite sous le numéro 42797 qui ont, comme elle, préféré le centre qataro-mauritanien, tentant, en vain, de se faire représenter par d’autres candidates.

Il aura donc fallu toute une complicité de profs, surveillants, jusqu’à celle du chef de centre, Madiké Gueye, directeur de Sélibaby 1, pour que tous les sujets du BEPC soient déclarés traités par la bonne dame qui a obtenu, en conséquence, une « heureuse » moyenne de 13, 26 (voir mauribac.com).

Cela confirme que les tricheurs sont les soi-disant « responsables » et non pas les candidats. Seuls donc les pauvres perdent leur temps à travailler ou à croire au sérieux. C’est du moins la leçon que retient plus d’un à Sélibaby.

Les candidats et leurs parents exigent que lumière soit faite sur cette affaire. « Une enquête doit être ouverte, pour punir les auteurs des tels actes contraires au principe de l’égalité de chance entre les élèves », s’indigne un parent contacté lors de la publication des résultats.

« Ce cas patent de fraude exige d’autant plus lourdes sanctions qu’il met en cause des personnes censées combattre de telles pratiques. Des irresponsables grèvent l’Etat d’un lourd budget, pour les surveillances, et le discréditent, en même temps : ils doivent subir les conséquences de leurs actes ».


Préférant garder l’anonymat, une candidate inscrite dans la même salle que les absentes renchérit : « Si l’épouse du DE du lycée a obtenu le BEPC, sans se présenter à aucune des épreuves, c’est qu’elle était certaine que son mari et les collègues de ce dernier traiteraient, pour elle, tous les sujets.

D’ailleurs »,
ajoute-t-elle, « Assa n’est pas la seule à bénéficier de ces faveurs. La fille du proviseur du lycée m’a laissé entendre que son père remplaçait certaines copies par d’autres traitées par des profs ». Ce n’est donc apparemment secret pour personne qu’elle allait, elle aussi, réussir.

Seuls les pauvres et ceux qui n’ont personne pour traiter les sujets à leur place s’en tiennent au peu qu’ils ont retenu des cours et des révisions. La certitude de « réussir » semble, ainsi, réservée aux seuls parents, sinon « partenaires financiers », des responsables de l’administration scolaire, des professeurs et des surveillants.

Un proche d’une des candidates qui n’ont pas réussi à faire accepter leur remplacement exige, lui aussi, toute la lumière sur cette affaire et des sanctions à l’encontre des fautifs et de leurs complices. On attend les réactions du DREN du Guidimakha et du MEN.

Que signifie la conscience professionnelle, quand les responsables de nos écoles sont les premiers à s’inscrire en faux contre les principes de leur profession ?

Ben Abdalla
Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

La Mauritanie célèbre demain dimanche l’Aïd El Fitr Al Moubarak

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La Mauritanie célèbre demain dimanche l’Aïd El Fitr Al MoubarakLa Mauritanie célèbre ce dimanche l’Aïd El Fitr Al Moubarak.

La Commission centrale chargée de l’observation des croissants lunaires a annoncé, dans un communiqué rendu public samedi soir à Nouakchott, la confirmation de la vision du croissant lunaire du mois de Chawal de l’année 1438 de l’Hégire samedi soir, soit la nuit du dimanche.

La commission a ajouté que sur la base de cette vision, le premier jour de l’Aïd El Fitr Al Moubarak ce dimanche.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

Bac 2017 : les autorités décidées à sévir contre les fraudeurs

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Ils sont 49.000 candidats, répartis entre 128 centres d’examen dont 65 à Nouakchott, à se pencher lundi sur les premières épreuves du baccalauréat 2017.

Le département de l’éducation a annoncé cette année une batterie de mesures destinées à contrecarrer la fraude dans les centres d’examen. D’abord en obtenant, pendant les quatre jours que doit durer l’examen, la suppression de l’internet vers les mobiles et l’interdiction d’introduire des téléphones dans les salles.

Il a également envisagé des mesures particulièrement dissuasives à l’endroit de ceux qui seront surpris entrain de tricher.

Expulsion pour le reste de l’examen et interdiction formelle pendant deux ans de participer au baccalauréat.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

Près de 50.000 candidats passent le baccalauréat en Mauritanie

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Près de 50.000 candidats passent le baccalauréat en Mauritanie Quelque 49.970 candidats dont 48,24 % sont de sexe féminin ont commencé lundi les épreuves de la première session du baccalauréat en Mauritanie, a-t-on constaté à Nouakchott.

Ces épreuves se déroulent dans 128 centres à travers le pays dont presque la moitié se trouve dans la capitale. Les candidats issus de l’enseignement public sont presque à égalité avec ceux venant de l’enseignement privé.

Une attention particulière a été accordée cette année à la lutte contre la fraude qui a entaché le déroulement du bac ces dernières années, avec notamment l’utilisation des téléphones portables connectés à l’internet.

Des sanctions sévères ont été décidées à l’encontre de tout candidat impliqué dans une quelconque forme de fraude, avec principalement le renvoi définitif de la salle et l’interdiction de passer ce concours pendant les deux prochaines années.

Aussi, la connexion internet sera coupée pendant les heures des épreuves au cours des 4 jours que dure le bac.

Source : Agence de Presse Africaine

 

 

Rite malékite: La Mauritanie pénalise tout discours contraire

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Rite malékite: La Mauritanie pénalise tout discours contraireEn Mauritanie, l’Assemblée Nationale a adopté, ce vendredi 9 juin 2017, un projet de loi « sur la pénalisation de la discrimination ». L’article 10 du projet expose toute personne qui tiendrait un discours contraire et/ou hostile au rite malékite à des peines de prison allant d’une (1) à cinq (5) années.

C’est au niveau du paragraphe de l’article 10 du projet de loi que la pénalisation est inscrite. Il y est indiqué que « quiconque encourage un discours incendiaire contre le rite officiel de la République Islamique de Mauritanie est puni d’un (1) an à cinq (5) ans d’emprisonnement ».

Acté


Défendant le projet de loi devant la chambre basse du parlement, le Ministre de la Justice Me Brahim Ould Daddah a estimé que cette décision « s’inscrit dans le cadre du plan d’action adopté par l’Etat pour empêcher et lutter contre la discrimination et qui comprend une série de mesures politiques, économique et sociales ».

Article 36 du code pénal

A travers ce projet de loi, la Mauritanie compte « doubler la peine des crimes racistes et des discours haineux en les considérant comme des crimes imprescriptibles et à travers l’application de l’article 36 du code pénal », rapporte l’agence officielle d’informations.

L’adoption de cette loi, dont une partie met au ban toutes les personnes qui ne se reconnaissent pas dans le rite malékite intervient à un moment particulier. Il s’agit de la crise avec le Qatar accusé de soutenir le terrorisme et les frères musulmans. Le parti islamiste Tewassoul et les salafistes sont-ils dans le collimateur de l’Etat? Les jours et mois à venir nous en diront plus.

Ce projet de loi vient s’ajouter à d’autres actions du gouvernement, allant dans le sens de la lutte contre « la radicalisation et l’extrémisme ». L’on se rappelle qu’il y a deux ans de cela, le ministère des affaires islamiques et de l’enseignement originel avait initié des séminaires autour du rite malékite et de ses bienfaits.

Au cours d’un de ces séminaires, l’érudit Cheikh Ould Zein Ould Al-Imam, membre de la Ligue des Intellectuels Religieux Mauritaniens, jugeait nécessaire de « promouvoir une culture de tolérance religieuse (à travers le rite malékite Nldr) et de combattre l’idéologie extrémiste qui a commencé à se répandre dans les sociétés du Maghreb ».

Entre la politique de sensibilisation d’alors (2015) et celle de la pénalisation d’aujourd’hui, il y a tout un monde. Les autorités semblent être résolus à mater toute doctrine opposée au rite malékite. Les premières personnes à faire les frais de cette pénalisation seront certainement les frères musulmans et les salafistes.

En Mauritanie, faut-il le rappeler, l’islam est la religion d’Etat. Le rite malékite est de loin le plus répandue dans les foyers et discours. Cependant, des voix discordantes ont commencé à émerger. Est-ce la bonne approche? L’avenir nous le dira.

Source : Le Reflet (Mauritanie)

 

 

Le monument Ball Amadou Tidjane s’en est allé

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Le monument Ball Amadou Tidjane s’en est alléLe meilleur speaker de Radio Mauritanie de tous les temps, Ball Amadou Tidjane décédé mardi soir a été inhumé, ce mercredi 7 juin au cimetière du Ksar. Il a été accompagné vers sa dernière demeure par une foule immense.

Après s’être donné rendez-vous à l’hôpital national, des proches, anciens collègues des médias, beaucoup d’anonymes ont assisté plus tard, à la mosquée Ibn Abass à la prière mortuaire. Grâce à sa voix d’or Ball (82 ans) fut et restera une icône en Mauritanie. Il a servi à la Radio depuis 1968 jusqu’à nos jours.

«Doyen Pour les uns, père pour les autres», Amadou Tidjane a rythmé l'existence de Radio Mauritanie, à travers les communiqués populaires en pulaar devenus au fil du temps les références horaires de bien de ménagères foutankés mais aussi des autres communautés nationales.

Le regretté directeur du Calame Habib Ould Mahfoudh écrivait dans ses " Mauritanides": « En attendant le journal parlé de 13 heures et le déjeuner qui tombait presque en même temps, on écoutait les communiqués en Poulaar de Ball Amadou Tidjane. Depuis, pour presque tous les mauritaniens, la voix de Ball est synonyme de déjeuner».

C'est une page qui semble se tourner.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

Réunion préparatoire des examens nationaux, en particulier le baccalauréat

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Réunion préparatoire des examens nationaux, en particulier le baccalauréat Le ministre de l’Education nationale M. Isselmou Ould Sidi Mokhtar Ould Lehbib s’est réuni samedi soir à Nouakchott avec les chefs des centres d’examens sur toute l’étendue du territoire national.


Le ministre a souligné que cette rencontre offre une bonne occasion de rencontrer le staff chargé de superviser les examens nationaux, en particulier le baccalauréat.

Le ministre a exprimé, au cours de cette rencontre, sa gratitude et ses remerciements à ce staff pour le travail mené au cours de l'année écoulée et pour le succès remarquable des derniers examens, qui a reflété la crédibilité des examens en Mauritanie, soulignant l'importance du rôle joué par le chef du centre en tant que premier et dernier responsable de ce qui se passe dans son centre.

Il a noté la volonté du ministère de prendre toutes les mesures recommandées par les superviseurs des examens et qui sont de nature à contribuer à la réussite de ce processus.

Le ministre a répondu aux différentes questions, qui ont mis l'accent sur les questions techniques, à savoir la réduction des centres d'examens et leur exclusion de la couverture du réseau internet lors des épreuves.

La réunion s’est déroulée en présence de plusieurs responsables de département.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Communiqué de la Présidence de la République fixant l’horaire de travail pendant le mois béni du Ramadan

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Communiqué de la Présidence de la République fixant l’horaire de travail pendant le mois béni du RamadanLa Présidence de la République a rendu public vendredi un communiqué fixant l'horaire du travail pendant le mois béni du Ramadan dont voici le texte intégral :


"La Présidence de la République communique :

Au cours du mois béni de Ramadan, l'horaire de travail dans les services publics est fixé ainsi qu'il suit :

-Du Lundi au Jeudi: de 09 heures à 17 heures.

- Le Vendredi de 9 heures à 12 heures

Sont exemptés de l'application de cet horaire :

-Les Forces Armées Nationales et de Sécurité,

-Les Hôpitaux et Dispensaires,

-Les Etablissements Scolaires,

- La Radio, la télévision, le Rac, les Postes et Télécommunications ».

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

 

Calamités…. Calamités…. Calamités…

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Calamités…. Calamités…. Calamités… L'élection d'un nouveau président, pour le Syndicat des Journalistes Mauritaniens, s'est tenue le dimanche 21 Mai 2017. C'est le journaliste Mohamed Salem Ould Dah qui a été élu, contre le président sortant, Ahmed Salem Ould Moktar Salem. Une victoire aux forceps, puisque seuls 252 des 494 votants (sur 1236 inscrits…) ont porté leur suffrage sur Ould Dah, contre 242 en faveur d'Ould Moktar Salem.

Tout semble s'être passé dans le calme. Le président sortant n'aurait pas, que je sache, contesté les résultats. Pour cela seulement, il est à féliciter. Ainsi la presse (une fois n'est pas coutume) aura-t-elle donné une très belle leçon de démocratie aux Mauritaniens qui en ont fort besoin.

Selon les premières déclarations du nouveau président du SJM, les autorités n'auraient pas interféré (une fois n'est, ici non plus, coutume) dans le déroulement des consultations. Encore une très bonne chose.

Après plusieurs mois de confusion, la presse nationale a donc réussi à dépasser ses clivages pour désigner un nouveau " patron " dont la mission ne sera, pour l'essentiel, que de suppléer son collègue sortant à gérer les problèmes structurels où se débat, depuis sa naissance, la presse nationale.

Une institution qui peine, depuis plus de vingt ans, à prendre son envol, incapable qu'elle est restée de trier entre le bon grain et l'ivraie. La responsabilité de l'Etat est, à cet égard, flagrante.

Plus que compréhensible, comme en tout pays où la démocratie est malmenée, où les droits humains les plus fondamentaux sont foulés, quotidiennement, du pied, où la répression est de règle, la dilapidation des deniers publics monnaie courante, les biens mal acquis fleurissant à bout de champ et des lobbies de toutes sortes maîtres de tous les aspects de la vie nationale.

Naturellement qu'en ces lamentables conditions, une presse forte ne soit jamais bienvenue. Autant en faire un fourre-tout où repris de justice, soldats à la retraite, malades mentaux, bouffons de tout acabit, personnages sans scrupules, jeunes étudiants frais émoulus en quête de sensationnel, agents des renseignements, entremetteurs côtés en haut lieu, dévergondées et autres résidus sociaux s'octroient un titre de journaliste leur permettant de disputer les menus fretins avec les laudateurs, animateurs publics et autres clowns, lors de providentielles réunions, formelles ou informelles, cérémonies de mariages, voire enterrements ou condoléances.

Beaucoup des 1236 inscrits sur la liste électorale du SJM ne sont, au demeurant, en aucune sorte des journalistes. Les responsables de cette élection pastiche sont, malheureusement, les premiers à le savoir.

Plus de sept cents (742) dont un bon paquet de " vrais " journalistes ne sont pas allés voter, en signe de protestation contre cette dangereuse infiltration. Les modalités d'inscription et l'obtention de la carte d'électeur sont loin d'avoir été rigoureuses. De fait, n'importe qui a voté pour n'importe quoi.

Le nouveau bureau du SJM doit le savoir. Son premier défi sera d'avoir le courage d'assainir l'institution dont il vient d'avoir la charge… au risque de remettre en cause sa légitimité. Les frasques qui ont émaillé, par moment, le déroulement de l'élection en disent long sur les difficultés potentielles qui se dressent face à cette nécessité de clarification.

Les youyous de femmes, au passage d'un directeur général d'un média public, ou l'insolence d'un journaliste qui montre, au public, son bulletin, avant de le mettre sous enveloppe, sont éloquents. Ailleurs, la presse est un pouvoir qui fait et défait les hommes et les opinions.

Sa puissance et son influence sont tributaires de son organisation et de sa rigueur, en termes d'accès au corps médiatique, à la moralité et à la capacité de ses membres à discerner entre leurs choix personnels et le traitement professionnel et neutre de l'information. Cela devrait être l'ambition de la presse et la volonté de l'Etat. Mais, en Mauritanie, les écuries d'Augias attendent toujours d'être nettoyées.

El Kory Sneiba
Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Médias : le journaliste Jean-Karim Fall est décédé

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Le journaliste franco-sénégalais de France 24 est décédé brutalement le 26 mai, en Sicile, alors qu'il couvrait le G7. Il avait 59 ans.

« C’était un grand », disent tous les journalistes africains et européens qui l’ont connu. Jean-Karim Fall, journaliste à France 24, était un reporter exceptionnel et il est mort en reportage. Il est décédé brutalement dans sa chambre d’hôtel, le 26 mai, lors du sommet du G7 à Taormina en Sicile.

Né en mars 1958 d’un père sénégalais et d’une mère française, « JKF », comme l’appelaient ses collègues, est un diplômé de l’Ecole supérieure de journalisme (ESJ) de Lille, qui a tout de suite choisi de suivre l’actualité africaine.

Grand reporter à Radio France Internationale (RFI), il a couvert aussi bien la visite mouvementée de François Mitterrand chez Thomas Sankara, en novembre 1986, que la mise à sac de Kinshasa par la soldatesque de Mobutu, en septembre 1991, ou la guerre civile au Liberia dans les années 1990.

Très fin connaisseur de l’Afrique et de ses décideurs

Le 7 décembre 1993, alors qu’il est correspondant de RFI à Abidjan, il est le premier à annoncer au monde la mort de Félix Houphouët-Boigny. Reporter tout terrain, Jean-Karim Fall n’était pas une tête brûlée. De par son père, l’ancien ministre et ambassadeur sénégalais Abdel Kader Pierre Fall, il avait appris l’art de la diplomatie et de la « palabre » avec les soldats ou les rebelles de tous poils et réussissait ainsi à se sortir des situations les plus difficiles.

Chef du service Afrique de RFI à partir de 1996, Jean-Karim Fall, par son professionnalisme, a beaucoup contribué au développement de la « radio mondiale » sur le continent africain. Depuis 2012, il était passé à France 24, où il était à la fois rédacteur en chef, interviewer et chroniqueur. Toujours affable avec ses interlocuteurs, il savait les mettre en confiance.

Ainsi en avril dernier à Paris, le chef de l’Etat guinéen, Alpha Condé, lui avait confié sur France 24 qu’il avait gentiment reproché à Idriss Déby Itno d’avoir accueilli Marine Le Pen à N’Djamena. Parce qu’il était autant sénégalais que français, il acceptait de commenter l’actualité de tous les pays… sauf celle de son Sénégal bien aimé. Un grand est parti.

A sa famille et à ses proches, la rédaction de Jeune Afrique – et plus particulièrement ceux d’entre nous qui ont pu apprécier sa confraternité et sa courtoisie – présente ses condoléances attristées.

Source : Jeuneafrique.com

 

 

Mauritanie : les professeurs de l’enseignement technique et professionnel en grève pendant 5 jours

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 Mauritanie : les professeurs de l’enseignement technique et professionnel en grève pendant 5 joursLe syndicat national des professeurs de l’enseignement technique et professionnel sont entrés en grève lundi pendant cinq jours pour protester le peu d’intérêt porté à leurs doléances par le ministère de l’éducation nationale.

Selon le syndicat la grève a été suivie à 95% dans certains établissements et même 100% dans d’autres.

Le syndicat précise que ce mouvement de grève est intervenu pour dénoncer la manipulation et les erreurs répétées et injustifiées à l’égard des émoluments et droits des professeurs, la mauvaise gestion du secteur et le peu d’intérêt qui lui est porté.

Il demande le paiement des indemnités d’équipement, de l’éloignement, de la craie et de l’encadrement, ajoutant que ces indemnités sont une ligne rouge qui ne saurait être tue.

Le syndicat a réaffirmé sa détermination à poursuivre leur mouvement jusqu’à l’obtention de leurs droits, ajoutant que le retard de paiement de ces indemnités est une injustice à l’endroit surtout des enseignants dans les régions éloignées.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

Mauritanie : les autorités empêchent l’organisation d’une manifestation chiite et convoquent l’ambassadeur d’Iran

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Mauritanie : les autorités empêchent l’organisation d’une manifestation chiite et convoquent l’ambassadeur d’IranLes autorités mauritaniennes ont empêché la tenue d’une réunion destinée à mettre en place un haut conseil pour les chiites de Mauritanie, au même moment le ministre des affaires étrangères convoquait l’ambassadeur d’Iran en Mauritanie pour lui signifier le refus de la Mauritanie de toute activité de nature à toucher le rite sunnite du pays.

Cette information a été publiée par le journaliste mauritanien Khalil O. J’Doud, correspondant itinérant de la télévision « Al Arabia » en Afrique du nord et de l’ouest sur sa page Twitter, ajoutant que le directeur de la sûreté de l’état a convoqué les personnes qui préparaient cette réunion.

Selon O. J’Doud les personnes à l’origine de cette initiative, inconnues sur les scènes religieuse, culturelle et politique, ont été mis en garde par le directeur de la sûreté de l’état contre de telle initiative dans l’avenir.

Les mêmes sources ajoutent que ce groupe entretient des relations avec des milieux chiites, iraniens et libanais, dont la plupart sont actifs au Sénégal voisin.

A propos de la convocation de l’ambassadeur iranien, la même source précise qu’elle est intervenue quelques heures avant le départ du président Aziz

vers l’Arabie Saoudite où il devait prendre part au sommet islamo-américain. La même source ajoute que le ministre des affaires étrangères a signifié au diplomate iranien le rejet de la Mauritanie de telles initiatives et lui a demandé de transmettre à Téhéran un message clair, celui du refus de la Mauritanie d’accepter une quelconque interférence dans ses affaires intérieures et la question religieuse dans le pays

La Mauritanie avait déjà interdit toute activité liée au Hezbollah libanais ou destinée à changer le rite malékite de la société mauritanienne, ceci au moment où les personnes qui ont adhéré au rite chiite, ont nié toute relation avec l’ambassade iranienne à Nouakchott.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

 

Mauritanie: face à l'éternel casse-tête du système éducatif

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Mauritanie: face à l'éternel casse-tête du système éducatif Le gouvernement mauritanien prépare une réforme du système éducatif, la énième d’une série marquée par le syndrome de l’échec permanent depuis 1967, avec pour résultat une réalité qui plonge le niveau de performance des élèves dans les abysses de la médiocrité.

Peu de détails filtrent pour le moment sur les grands axes de la nouvelle orientation de ce secteur vital pour l’avenir et le développement du pays. Toutefois, celle-ci devrait se traduire par la réservation exclusive des premières années du cycle fondamental à l’enseignement public et donc la suppression de l’intervention du privé au niveau de l’école primaire.

Une orientation peu claire, qui suscite déjà un torrent de commentaires sur le registre du rejet. Les symboles les plus récents de l’échec de l’école mauritanienne au cours des dernières années sont le taux de réussite au bac pour les années 2013 et 2016 qui se situent en dessous du 10%.

D’où ce commentaire de Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, premier ministre en 2013. «Malgré tous les efforts consentis, notre système éducatif manque toujours de crédibilité, enregistrant un recul des niveaux et une inadéquation avec les besoins du marché de l’emploi, en plus de la faiblesse de l’encadrement pédagogique, de la mauvaise planification et du manque de recyclage et de formation».

Ce constat établi par un officiel est conforté par un rapport de la Banque mondiale établi il y a quelques années. Ce document constate certes "qu’au cours des 15 dernière années, la Mauritanie a accompli des progrès substantiels en matière de scolarisation passant d’un brut de 43% à 85,6%, principalement grâce à une progression du taux d’accès ds enfants en âge de scolarisation qui passe de 78% à 93%".

Toutefois, poursuit-il, "il est illusoire de penser qu’un taux proche de l’unité est un indicateur de scolarisation universelle, ce qui compte ce sont les enfants qui terminent le cycle avec un niveau d’acquisition acceptable".

Dans le cas de la Mauritanie, on entre ainsi au cœur d’un faible niveau de rétention «puisque 55% seulement des élèves accédant en première année de l'option française terminent le cycle primaire. La situation est encore plus accentuée quand on introduit les variables liées au genre et au lieu de résidence. Il y a un très fort taux de déperdition chez les jeunes filles et les élèves en milieu rural», note le document de la Banque Mondiale (BM).

Partant, il urge d'aller «vers un système éducatif plus performant, plus efficace et plus équitable. Aborder des aspects structurels jusque-là relativement négligés pour les 15 prochaines années», souligne la Banque mondiale.

Ce rapport relève aussi que l’enseignement des cours multiples en double flux, largement mis en œuvre pendant les années 1990, qui ont permis des avancées en termes de couverture quantitative, ont aussi montré leurs limites. Alors, il faut s’attaquer à des sujets plus structurels tels que celui du financement public et privé, de la rémunération des enseignants, de la qualité des services offerts, les arrangements institutionnels, les questions liées à la gestion.

Le gouvernement met actuellement en œuvre un Plan national de développement du secteur de l’éducation (PNDSE).

Toutefois, la polémique liée à la vente par le gouvernement, de certains sites abritant les premières écoles construites à Nouakchott, après l’accession à l’indépendance du pays, est venue jeter le trouble dans l’esprit des spécialistes de l’éducation. Ces pionniers déplorent les petits calculs d’épicier d’une administration sans vision pour l’avenir.

Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya
Source : Le360 (Maroc)

 

Cérémonie de remise des prix de l’Edition 2017 de la dictée Habib ould Mahfoudh

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La Fondation Habib Ould Mahfoudh a organisé le samedi 08 avril 2017 au Nouakchott Hotel la cérémonie de remise des prix de l’Edition 2017 de la DICTEE HABIB MAHFOUDH dont l’épreuve s’est déroulée le dimanche 26 mars dans les locaux de l’ENS.

La cérémonie de remise des prix a vu l’affluence d’un large panel d’hommes de culture mais aussi de leaders politique et de membres de la société Civile. Une autre partie du public était constituée des parents d’élèves des lauréats, des directeurs des établissements secondaires et des professeurs du CREL sans compter un grand nombre d’amis de feu Habib

Après une séance de rafraîchissement au restaurant de l’hôtel, le Président d’honneur de la Fondation, monsieur Sedenne Ould Abdel Fettah, a prononcé un mot de bienvenue dans lequel il a remercié les organisateurs de cette manifestation ainsi que les sponsors et les partenaires. Monsieur Elemine Ould Mohamed Baba, conseiller scientifique, procéda ensuite à la distribution des attestations aux établissements, aux partenaires et aux membres du jury.

L’assistance visionna par la suite deux  reportages sur le déroulement de l’Edition 2016 et de l’édition 2017 en plus d’une vidéo relative aux activités caritatives de la Fondation qui a pris en charge l’inscription et le suivi de 11 élèves.

Commença alors la distribution des prix aux 5 lauréats:

1er prix ex-æquo : Lissong El Hadj Malik des Ecoles Privées Diam Ly, remis par Monsieur Mohamed Haybitna Ould Sidi Hayba, homme de lettres et ancien professeur de Habib

1er prix ex-æquo :  Medina El Hadj Oumar Kane du Groupement des Ecoles privées Ismaïla Nalla Kane (Excellence) remis par monsieur N’gaidé, Conseiller pour la coopération au Ministère de l’Education Nationale

2ème prix ex-æquo:  Mama Yéro Youssouf  Koïta des Ecoles privées Al-Baraka

2ème prix ex-æquo: Mansour Tane M’Boddj des Ecoles privées Al-Baraka

Les 2 prix ont été remis par Madame Fatimetou Mint Abdel Malik, Maire de Tevragh Zeina

3 ème prix: Mohamed Ali Ould Mohamed Fall du Lycée Excellence II, remis par Madame Oum ElKhayri Mint Ghazwani, députée

La remise des prix a été ponctuée par des lectures des textes de Mauritanides par messieurs Abdoulaye Ciré Ba, Ahmed Ould El Bou et Brahim Ould Abdellahi pour être clôturée par le Clip de Maalouma Mint Meyadh dédié à Habib.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Les syndicats des étudiants s’en prennent au ministre de l’enseignement supérieur

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Les syndicats des étudiants s’en prennent au ministre de l’enseignement supérieur Le Front national pour la défense des droits et des acquis, dans un communiqué distribué mardi, a accusé le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, d’être responsable de ce qu’il a appelé « la déchéance sans précédent du système éducatif dans le pays ».

Ce front, considéré le plus grand rassemblement de syndicats estudiantins en Mauritanie, cite un certain nombre de décisions prises par le ministre, comme par exemple la suppression pour deux ans successives des inscriptions pour le master dans la faculté des sciences juridiques et économiques, hypothéquant l’avenir académique des étudiants par des mesures arrêtées, sans concertation, par le ministère.

Le front ajoute que les politiques improvisées et les décisions individuelles qui président à la gestion du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, ont entraîné le système académique dans un cycle infernal de crises qui s’entrelacent et se compliquent à chaque étape des mesures improvisées par le ministre.

Il a appelé les étudiants à exprimer leur rejet des décisions du ministère et à se solidariser avec leurs collègues à l’étranger, en participant à une grande marche prévue demain mercredi devant le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

Les maalmines de Mauritanie : les grands oubliés

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Vidéo : Les maalmines de Mauritanie : les grands oubliésHéritiers d’un patrimoine culturel et d’un savoir faire traditionnel séculaire, les maalmines (forgerons ou artisans) sont des laissés-pour-compte dans la Mauritanie d’aujourd’hui.

Ils sont estimés à près de 600.000 sur une population totale de 4 millions d’habitants. Après avoir joué un rôle majeur dans la survie et le développement des populations nomades dans un désert souvent hostile, ces artisans créateurs sont les grands oubliés d’un Etat ouvert à une mondialisation sans pitié.

Ce qui renforce encore plus leur stigmatisation dans une société qui les a toujours classés au bas de son échelle sociale.

Les vestiges du passé

La Foire Nationale de Nouakchott, située sur la route qui mène à Rosso, a été pendant plus de 40 ans la vitrine culturelle et artistique de la Mauritanie et le temple de son artisanat. C’était l’une des adresses les plus partagées par les touristes qui fréquentaient le pays.

Aujourd’hui, le siège désaffecté de la Foire Nationale est complètement abandonné et l’on y croise plus d’animaux errants que de visiteurs. Derrière le bâtiment central, à l’emplacement de l’ancien parc zoologique, on trouve de vieilles baraques couvertes de tôles rouillées, dans lesquelles se réfugient encore quelques rares maîtres artisans. Ces derniers continuent à y utiliser leurs forges et enclumes pour réparer essentiellement des armes à feu ou pour réaliser les commandes de quelques clients particuliers.

A coté de ces baraques se trouve encore la khaïma (tente bédouine traditionnelle) de Tfeila, collectionneuse et propriétaire d’une coopérative féminine, qui occupe les lieux depuis plus de 25 ans. Nous y croisons Aicha et Mariem, des artisanes qui travaillent le cuir. Elles achèvent la finition des « iliwich », sorte de tapis de prière confectionné à partir de peaux et de poils de chameaux.



Travail sur Illiwich

« Nous venons ici tous les jours chercher du travail comme celui-ci, car c’est la seule chose que nous savons faire » explique Aïcha. « Nous travaillons sous cette khaïma, quel que soit le temps, jusqu’à la tombée de la nuit. Heureusement que Tfeila est là pour nous accueillir et nous donner du travail. Nos hommes aussi travaillent derrière dans les bâtiments que vous voyez là. Ce sont des conditions très difficiles mais nous n’avons pas le choix. Nous devons envoyer nos enfants à l’école, pour qu’ils aient plus de chance que nous, même si cela n’est pas toujours évident. Dès que l’on découvre qu’ils sont maalmines, ils sont aussitôt embêtés et bloqués. C’est injuste, nous sommes aussi des êtres humains et nous voulons vivre comme tout le monde. Voyez le pauvre Brahim, à qui on a volé ses créations. Il a abandonné l’école parce que les enfants l’embêtaient et aujourd’hui on lui vole son travail.»

Brahim, l’espoir

Brahim a 28 ans, il travaille dans l’atelier de son oncle depuis qu’il a 11 ans. « J’ai abandonné l’école en classe de 5ème et je me suis mis à travailler. Oui j’ai essayé de relever des défis. Un jour j’ai entendu quelqu’un dire que l’on ne pouvait pas fabriquer une armoire en ébène. J’ai essayé et j’ai réussi » déclare le jeune garçon avec fierté.



« Puis je me suis lancé dans d’autres fabrications : une malle en ébène démontable, qui se transforme en table, une valise aussi. La malle démontable m’a été rachetée par les autorités pour une foire à Dakar. Elle a remporté un grand prix là bas, tout le monde en parlait, mais personne ne m’a cité comme étant son artisan. Ils n’ont même pas pris la peine de me féliciter ou de m’encourager. J’ai trouvé cela terriblement frustrant. Lorsque des concours sont organisés ici ou ailleurs, le département oublie de m’inscrire ou de m’inviter, alors que je peux fabriquer tout ce qu’une machine moderne peut fabriquer et même mieux !»

Brahim, malgré ses mésaventures, garde le ferme espoir qu’un jour il pourra enfin voyager et participer à un concours international pour présenter son savoir-faire, fruit d’un riche héritage des cultures arabo-berbères et négro-africaines.

La démission de l’Etat

Le plus grand échec de l’Etat, selon Mariem, sociologue, en matière de politique de promotion de l’artisanat du pays, c’est bien l’éducation et la professionnalisation des artisans pour faire face à un marché de plus en plus ouvert aux produits industriels plus concurrentiels.

Ces artisans avaient aussi l’habitude de travailler seuls et n’ont pas d’expérience en matière de création d’entreprises. Leur métier n’a pas été valorisé et par conséquent ne s’est pas ouvert aux autres. Seuls les artisans de souche, qui ont la vocation du métier sont restés à le pratiquer de façon archaïque : les hommes travaillent l’or, l’argent, l’ébène et la corne ; les femmes travaillent le cuir, dessinent le henné et tressent les cheveux.

« La société avait maintenu la caste des maalmines - comme toutes les autres castes serviles (esclaves, griots, éleveurs) - sous contrôle, par une endogamie imposée, pour préserver un savoir-faire nécessaire à la survie de ses membres. Aujourd’hui, grâce au levier de l’éducation, ces communautés encore marginalisées cherchent à s’émanciper pour s’élever dans l’échelle sociale. » Nous explique-t-elle. « C’est le temps qui effacera les stigmatisations de la société, comme partout ailleurs ».

Maïmouna Saleck
Source : Dune Voices

 

 

Tunisie : appel au retrait d’une circulaire interdisant aux femmes d’épouser des non-musulmans

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Une coalition d'associations tunisiennes a appelé lundi au retrait d'une circulaire interdisant le mariage des Tunisiennes musulmanes avec des non-musulmans, en dénonçant "une aberration" violant la liberté de conscience inscrite dans la Constitution de 2014.

« Il est aujourd’hui inadmissible qu’une simple circulaire, de valeur juridique quasiment nulle (…), commande la vie de milliers » de Tunisiennes, a martelé lors d’une conférence de presse Sana Ben Achour, juriste et présidente de l’association Beity.

Une soixantaine d’associations ont signé l’appel à retirer cette circulaire du ministre de la Justice datant de 1973, qui empêche la célébration du mariage des Tunisiennes musulmanes avec des non-musulmans.

Nécessité d’un certificat de conversion

Un certificat de conversion du futur époux est actuellement exigé pour le mariage de toute Tunisienne considérée comme musulmane et désireuse d’épouser un non-musulman -généralement étranger. Et si une Tunisienne se marie à l’étranger avec un non-musulman sans ce papier, son mariage ne peut être enregistré en Tunisie.

Les hommes tunisiens peuvent, eux, se marier avec une non-musulmane.

Il n’existe pas de statistiques fiables et précises sur le sujet mais ce texte « remet en cause un droit fondamental pour tout être humain : le choix libre du conjoint (…). Cette prohibition est une souffrance pour des milliers de Tunisiennes et leurs familles », qui sont « privées de leur droit fondamental à la sécurité juridique », déplore le collectif dans un communiqué.

Un retrait d’ici novembre 2017 ?

Pour Wahid Ferchichi, de l’Association tunisienne de défense des libertés individuelles (Adli), il est déjà problématique que la circulaire identifie ces Tunisiennes comme étant musulmanes a priori, alors qu’ « aucun certificat ne prouve la religion » en Tunisie.

Mais surtout, la circulaire est en contradiction avec la Constitution, qui prône la liberté de conscience et l’égalité entre les citoyens, a-t-il souligné.

Le collectif espère son retrait d’ici novembre 2017. Pour cela, il entend sensibiliser l’opinion publique et rencontrer les ministres de la Justice, de l’Intérieur ainsi que le chef du gouvernement. Un colloque est aussi prévu sur ce sujet.

La Tunisie, considérée comme pionnière des droits des femmes dans le monde arabe, a adopté une nouvelle Constitution en 2014, qui stipule que « citoyens et citoyennes sont égaux en droits et devoirs ».

Mais les femmes restent discriminées dans plusieurs cas, notamment en matière d’héritage, et le Code du statut personnel (CSP) désigne toujours le mari comme chef de famille.

À Source : Jeuneafrique.com

 

 

En Mauritanie, les femmes fêtent leurs divorces

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VIDÉO. En Mauritanie, les femmes fêtent leurs divorces Si dans la plupart des pays on fête son mariage, en Mauritanie, les femmes fêtent leurs divorces. Dans une vidéo diffusé par AJ+ Arabi, on voit une jeune femme mauritanienne, Om El Fadhel Bent Mohamed expliquer cette tradition: "c'est la 6eme fois que je divorce, ce n'est donc pas ma première fois", affirme-t-elle.

Henné, youyous, danse...tout y est: "Cette fête que nous faisons pour le divorce est une tradition chez nous, c'est quelque chose de normal pour nous, les mauritaniens", explique-t-elle.

"Quand une femme dépasse les 3 mois après le divorce, elle doit se préparer. Elle doit tresser ses cheveux, faire le henné et se maquiller être belle devant les hommes parce qu'elle a encore la perspective de se remarier une autre fois" indique-t-elle.

"La société mauritanienne regarde la femme divorcée d'une façon positive, sans aucune ambiguïté, c'est quelque chose de normal" conclut-elle.

Source : Al Huffington Post Maghreb

 

 

 

Avis de concours : Prix Habib Ould Mahfoudh de la presse, édition 2017

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Pour célébrer la journée Internationale de la liberté de la Presse et pour perpétuer la mémoire du combat de Habib ould Mahfoudh pour la liberté de la presse, sa Fondation organise un concours du meilleur article en Arabe et en français.

Le thème retenu est la liberté d’expression. Le texte inédit ne dépassant pas 2500 caractères doit être expédié à l’adresse : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. Avant le 14 avril 2017.

Les prix des 2 lauréats seront remis au cours d’une cérémonie qui sera organisée le Mercredi 3 mai 2017.

Source : lecalame.info (Mauritanie)