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Culture en Mauritanie

Répression des bacheliers : Les autorités devraient enquêter sur le comportement des forces de sécurité (HRW)

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Répression des bacheliers : Les autorités devraient enquêter sur le comportement des forces de sécurité (HRW)Human Rights Watch - (Beyrouth) – Le 6 novembre 2019, le gouvernement mauritanien a retiré une règlementation discriminatoire limitant les inscriptions dans les universités, laquelle avait provoqué des manifestations pendant plusieurs semaines, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch.

Cette règlementation en date de 2018, qui limitait l’inscription des nouveaux étudiants dans les universités publiques du pays aux bacheliers âgés de 24 ans maximum, touchant de manière disproportionnée les bacheliers disposant de faibles revenus.

Depuis début octobre, des manifestants, pour la plupart bacheliers, organisaient des rassemblements quasi quotidiens près du ministère de l’Enseignement supérieur à Nouakchott, la capitale.

La police a régulièrement dispersé ces manifestants, en faisant manifestement usage d’une force excessive. Les mesures prises par la police le 5 novembre contre les manifestants ont amené au moins 15 personnes à recevoir des soins dans un hôpital de Nouakchott. Une des manifestantes, Maryam Atallah, a perdu connaissance après avoir été frappée à la tête par la police. Les autorités devraient enquêter sur le comportement des forces de sécurité lors de ces manifestations et faire traduire en justice les auteurs de ces violations.

« Le gouvernement a agi comme il se doit en supprimant les réglementations discriminatoires interdisant aux bacheliers d’accéder à l’enseignement supérieur », a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Human Rights Watch. « Les Mauritaniens ne doivent pas perdre l’occasion de poursuivre des études supérieures simplement parce qu’ils ont atteint l’âge de 25 ans révolus. »
En Mauritanie, l’admission dans un établissement d’enseignement supérieur public repose sur les résultats obtenus par un étudiant potentiel en dernière année du cycle secondaire. Les candidats éligibles doivent s’inscrire à l’université sur une plateforme en ligne centralisée et ne sont informés, au terme de la période d’enregistrement, que de leur domaine d’études principal.

Le gouvernement avait justifié la règlementation de 2018, imposée par le ministre de l’Enseignement supérieur, Sidi Ould Salem, comme une mesure cohérente avec la politique en vigueur dans d’autres pays d’Afrique. En 2018, après un tollé général, les autorités ont assoupli la restriction qui aurait touché 1 400 bacheliers à l’époque. Les critiques soutiennent que cela a nui de manière disproportionnée aux bacheliers pauvres, qui mettent généralement davantage de temps à terminer leurs études et sont moins en mesure de s’acquitter des frais de scolarité des établissements privés.

Les établissements d’enseignement supérieur mauritaniens avaient déjà fixé des seuils d’âge plus limités aux inscriptions, notamment celui de 22 ans maximum pour les nouveaux étudiants en médecine. La décision de 2018 était plus radicale.

Le 6 novembre, un comité ministériel sur la réforme de l’enseignement supérieur a annoncé que les futurs étudiants âgés de plus de 24 ans seraient autorisés à s’inscrire pour l’année universitaire en cours. Le changement affectera environ 700 étudiants potentiels.

Le comité ministériel a également indiqué qu’une décision finale est en attente au sujet d’une réforme complète de l’enseignement supérieur, à l’ordre du jour du gouvernement. Le Président Mohamed Ould Ghazouani, qui a pris ses fonctions le 1er août, a déclaré, lors d’une allocution devant l’Assemblée générale des Nations Unies le 25 septembre, qu’il avait l’intention d’améliorer le système éducatif mauritanien.

Human Rights Watch s’est entretenu avec trois étudiants potentiels ayant déclaré avoir été empêchés de s’inscrire cette année en raison de leur âge, ainsi qu’avec le responsable d’une association de bacheliers et d’étudiants, un militant des droits humains et un journaliste.

Des manifestants ont déclaré à Human Rights Watch que la police avait passé à tabac plusieurs d’entre eux lors de rassemblements pacifiques qui se sont déroulées en plusieurs occasions. Human Rights Watch a examiné des vidéos et des photos qui paraissaient cohérentes avec les témoignages des manifestants. La page Facebook d’une association de bacheliers et d’étudiants montre une vidéo datée du 6 novembre dans laquelle la police, en tenue anti-émeute, matraque des manifestants apparemment pacifiques et traîne une personne sur le dos dans la rue.

« La plupart des [étudiants potentiels] concernés sont pauvres. En Mauritanie, l’enseignement public est de faible qualité, c’est la raison pour laquelle les élèves redoublent plusieurs fois. Les plus aisés, en revanche, peuvent s’offrir une éducation privée », a déclaré Ahmed Mukhtar, président du Syndicat national des étudiants, lui-même étudiant en économie à l’Université de Nouakchott.

Après les manifestations de 2018, a-t-il précisé, le gouvernement avait annoncé des « mesures exceptionnelles » pour orienter les bacheliers concernés vers des cursus qui ne leur convenaient pas, tels que la formation professionnelle.

L’un des étudiants potentiels, Mohamed Maa Eleinein Sid Elkheir, âgé de 25 ans, s’est ainsi vu refuser l’admission à l’étude du droit au motif de son âge. Amad Mohamed Khatri a déclaré avoir passé avec succès son baccalauréat en 2019, après avoir repassé cet examen trois années consécutives. Il a déclaré que des problèmes financiers l’avaient empêché de terminer le lycée plus tôt.

Lors des manifestations, les bacheliers sont restés regroupés, brandissant des bannières rejetant la règlementation. Les personnes interrogées ont déclaré que la police se servait régulièrement de matraques électriques et frappait les manifestants à l’aide de bâtons pour les disperser, généralement après 22 heures.

Mukhtar, qui a rejoint les manifestations par solidarité avec les bacheliers concernés, a déclaré avoir été passé à tabac le 23 octobre : ​​d’après son témoignage, un groupe de jeunes gens « essayait de traverser la rue pour manifester devant le ministère, lorsque la police est venue et a commencé à nous frapper. J’ai essayé de protéger les autres, mais un policier avec une matraque électrique s’en est pris à moi. J’ai été frappé aux bras, aux côtés et aux cuisses. »

Atallah, âgée de 27 ans, étudiante en droit, a déclaré que des problèmes financiers l’avaient empêchée d’obtenir son baccalauréat plus tôt. Elle a déclaré qu’avec d’autres étudiants, elle avait commencé à manifester après avoir tenté de rencontrer le ministre de l’Éducation supérieure mais que leur demandé avait été rejetée : « Après quelques jours de manifestations, la police est venue réprimer notre rassemblement pacifique et a commencé à nous violenter à coups de matraque, moi y compris ».

Parmi les manifestants, Attalah et Sid Elkheir ont été roués de coups par la police le 5 novembre. Selon Sid Elkheir, Attalah est même tombée inconsciente. Des photos de l’incident semblent corroborer ces allégations.

« Quand elle [Attalah] a perdu connaissance, j’étais entre les mains de la police qui n’a cessé de me frapper, même si j’étais incapable de bouger. Quand j’ai relevé la tête et me suis retrouvé du côté opposé de la route avec les autres blessés, j’ai vu qu’elle était transportée à l’hôpital, inconsciente », a relaté Sid Elkheir.

En tant qu’État partie au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (CESCR), la Mauritanie est également tenue de veiller à ce que l’enseignement supérieur « soit rendu accessible à tous en pleine égalité, en fonction des capacités de chacun ». Selon l’Observation générale 13 relative au droit à l’éducation, la directive faisant autorité en ce qui concerne la mise en œuvre du Pacte en ce domaine, la « capacité » de chacun doit être évaluée à l’aune de l’ensemble des connaissances et de l’expérience des intéressés. D’après ce Commentaire, les pays ne doivent pas invoquer le critère de l’âge pour empêcher les bacheliers d’accéder à l’enseignement supérieur public.

Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, auquel la Mauritanie est partie, défend les droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique.

Ould Ghazouani doit impérativement demander aux forces de sécurité de l’État de respecter les normes internationales en matière d’application de la loi lors de manifestations, a déclaré Human Rights Watch.

Les Principes de base des Nations Unies sur le recours à la force et l’utilisation des armes à feu par les responsables de l’application des lois stipulent que les forces de sécurité « auront recours autant que possible à des moyens non violents avant de faire usage de la force ou d’armes à feu » et que « lorsque l’usage légitime de la force ou des armes à feu est inévitable », les responsables de l’application des lois « a) en useront avec modération et leur action sera proportionnelle à la gravité de l’infraction et à l’objectif légitime à atteindre » ; « b) s’efforceront de ne causer que le minimum de dommages et d’atteintes à l’intégrité physique et de respecter et de préserver la vie humaine ».

Les forces de sécurité mauritaniennes sont tenues de respecter ces principes.

Source : Human Rights Watch

 

 

Mauritanie : une manifestation des étudiants violemment dispersée par la police

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Mauritanie : une manifestation des étudiants violemment dispersée par la policeSahara Médias - La police mauritanienne a violemment dispersée mardi une manifestation organisée par des étudiants devant le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, blessant sept étudiants au cours de cette opération.

Les blessés ont été transportés à l’hôpital pour recevoir des soins. Les manifestants, de nouveaux bacheliers âgés de plus 25 ans, réclament leur inscription à l’université.

Des personnalités politiques et des militants des droits de l’homme se sont solidarisés avec les manifestants.

Récemment, lors d’une visite à Akjoujt, le premier ministre, Ismael O. Bedde O. Cheikh Sidiya, avait déclaré que le gouvernement est en voie de prendre une décision qui va dans le sens de l’intérêt des étudiants.

Les mauritaniens avaient attendu une décision en faveur des étudiants lors du dernier conseil des ministres, une décision qui n’est pas été arrivée.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

 

Bacheliers non orientés et étudiants vent debout

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Plusieurs centaines d’étudiants et de nouveaux bacheliers  ont tenu un sit-in lundi devant les locaux du  Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et des Technologies de la Communication et de l’Information, répondant ainsi à un appel à la solidarité  du Syndicat National des Etudiants de Mauritanie (SNEM) et d’autres organisations.
Cette manifestation vise notamment « à dénoncer une décision arbitraire du gouvernement refusant d’orienter vers  l’université publique, tous les bacheliers ayant atteint un âge limite de 25 ans.

Mais aussi d’autres problèmes liés au traitement des étudiants : la fin de la couverture sociale à partir de l’âge de 25 ans, le problème du  transport, le déficit en personnel enseignant…..», explique Amadou Adama Dia, responsable à la   communication du SNEM.

Le responsable syndical plaide en faveur de l’ouverture d’un dialogue avec les autorités. Les bacheliers frappés par la limite d’âge et  non orientés à l’université publique sont au nombre de 600. Une précédente  manifestation organisée vendredi après-midi,  avait été émaillée par des  violences policières. Mais le sit-in de ce lundi s’est déroulé sans incident, sous l’encadrement des forces de l’ordre.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Des artistes (griots) manifestent devant la présidence et demandent de mettre fin à la discrimination sociale

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Des artistes (griots) manifestent devant la présidence et demandent de mettre fin à la discrimination socialeAdrar-Info - Un certain nombre d’artistes mauritaniens ont manifesté mardi, devant le palais présidentiel, rejetant ce qu’ils décrivent comme des abus à leur encontre, diffusés dans un clip audio . Ils exigeant que les autorités enquêtent sur l’auteur des propos malveillants qui leur ont été adressés et qu'elles mettent fin au discours de la discrimination sociale qui se propage de plus en plus.

Un certain nombre d’artistes ont déclaré à Alakhbar qu’ils demandent essentiellement de mettre fin au discours de haine qui s’est intensifié, au cours de la période récente, soulignant que l’enregistrement audio qui les diffamait ne leur nuisait pas autant que son auteur qui se cache de crainte pour sa réputation.

L’artiste Baba Ould Hembara a déclaré que la solidarité de tous avec les artistes prouve que cet acte d’abus était isolé, soulignant que l’abus avait atteint le prophète, que la paix soit sur lui , il n’est donc pas surprenant qu’il atteigne les autres.

L’artiste Ouleyou Mint Amar Tichit a remercié toutes les personnes qui ont exprimé leur solidarité avec les Igawen (griots) après ces diffamations , affirmant que cette frange du peuple mauritanien, les griots ont été victimes de nombreuses vexations qu’ils ont tolérées, mais qu’il ne permettront pas et n’accepteront que l’on s’attaque à leur foi religieuse.

Mint Amar Tichit a indiqué que la mise en cause de leur foi religieuse est inacceptable, car ils sont réputés en matière glorification d’Allah et louanges à son prophète, la paix soit sur lui. Ils sont connus pour leur sincère amour pour tous. Comme l’histoire l’atteste.

Elle a ajouté que cette diffamation à leur encontre fut une opportunité pour les nouvelles générations de voir le rang attribué à "Igawen", par le peuple mauritanien et l’ampleur de sa considération et de sa solidarité avec eux, exigeant des autorités d’activer la loi incriminant la discrimination sociale.

Mint Amar Tichit a appelé les Oulémas et religieux du pays à clarifier la question de la licité de la musique, d’un point de vue religieux, confirmant que les artistes n’agiront que dans un cadre permis et légitime et ne se permettraient des choses Haram non autorisées)

Les participants ont levé des slogans condamnant les abus et diffamations à l’endroit des musiciens , exigeant l’équité pour tous et la sanction de l’auteur des propos diffusés dans l’enregistreur du clip audio abusif.

Des avocats et activistes de la société civile ont également assisté à la manifestation.

Source : alakhbar.info
Traduit par Adrar.info


 

Enseignement : la date de dépôt des candidatures pour les auxiliaires prolongée

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Enseignement : la date de dépôt des candidatures pour les auxiliaires prolongéeSaharamédias - Les ministères de l’enseignement secondaire de la formation professionnelle et technique, de l’enseignement fondamental et de la réforme de l’éducation nationale et de l’emploi, de la jeunesse et des sports ont annoncé vendredi la prolongation du dépôt des dossiers pour le choix des postulants au service de l’enseignement jusqu’au vendredi 18 octobre 2019.

Ces ministères avaient annoncé le mois dernier le recrutement de 5030 enseignants, 3000 pour le fondamental et 2030 pour l’enseignement secondaire qui vont constituer des réservistes pour les enseignants et les professeurs aptes à être utilisés au besoin par l’un des ministères.

Le communiqué publié les ministères précise que les personnes admises bénéficieront d’un encadrement pédagogique et une formation orientée et serviront dans toutes les wilayas du pays à l’exception de Nouakchott.

Les ministères concernés ajoutent que les personnes recrutées percevront les traitements payés aux contractuels de l’éducation et dès janvier 2020 d’indemnités d’éloignement.

Leurs contrats seront renouvelés annuellement en fonction de leur rendement et les besoins des directions régionales des ministères de l’enseignement fondamental et de la réforme de l’enseignement et de l’enseignement secondaire et de la formation technique et professionnelle.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

Mauritanie/Education : l'Etat annonce le recrutement de 5030 enseignants et professeurs

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Mauritanie/Education : l'Etat annonce le recrutement de 5030 enseignants et professeurs AMI - Le Ministère de l’Enseignement Fondamental, le Ministère de l’Enseignement Secondaire et de la Réforme de l’Education Nationale et de la Formation Technique et Professionnelle et le Ministère de l’Emploi, de la Jeunesse et des Sports ont publié une annonce Conjointe de Sélection de Prestataires Individuels de Services d’Enseignement.

Voici sont texte intégral:

Dans le but de combler le déficit actuel en enseignants et professeurs dans nos écoles, le Ministère de l’Enseignement Fondamental et de la Réforme de l’Education Nationale (MEFREN) et le Ministère de l’Enseignement Secondaire et de la Formation Technique et Professionnelle (MESFTP), en collaboration avec le Ministère de l’Emploi, de la Jeunesse et des Sports (MEJS) organisent un test national de sélection de prestataires individuels de services d’enseignement.

Ce test est ouvert aux jeunes diplômés mauritaniens, y compris les anciens « contractuels », désireux de faire partie d’une réserve de prestataires de service d’enseignement que les ministères souhaitent mettre en place.

Le test écrit aura lieu le dimanche 27 octobre 2019 à Nouakchott.

Les candidats doivent être âgés de 22 ans au moins et de 45 ans au plus. Les profils demandés sont les suivants :

- Pour l’enseignement fondamental : être titulaire du diplôme du baccalauréat ;

- Pour le premier cycle de l’enseignement secondaire : être titulaire d’un DEUG ou d’une Licence dans la discipline demandée ;

- Pour le second cycle de l’enseignement secondaire : être titulaire d’une maîtrise ou d’un master dans la discipline demandée.

Un formulaire de candidature sera disponible à la direction régionale de l’éducation nationale (DREN) dans chaque Wilaya ainsi que sur les sites web des ministères concernés (www.education.gov.mr et http://www.mjs.mr) et devra être dûment rempli par les candidats.

Le dépôt de candidatures sera ouvert au niveau des DREN dans toutes les Wilayas du pays, du mardi 01 octobre 2019 au vendredi 11 octobre 2019, tous les jours ouvrables de 8h à 14h.

Les candidats déclarés admissibles subiront un test oral à l’issue duquel 5030 (3000 pour le fondamental et 2030 pour le secondaire) constitueront une réserve d’enseignants et professeurs éligibles pour être éventuellement déployés par l’un des ministères concernés, en cas de besoin.

Un encadrement de proximité et de formations ciblées seront dispensés aux admis. Les prestataires retenus seront déployés dans toutes les Wilayas du pays sauf pour les wilayas de Nouakchott.

Les prestataires retenus percevront les honoraires habituellement payés aux «contractuels de l’éducation», et bénéficieront d’une prime d’éloignement à compter de janvier 2020.

Les contrats de prestation de services sont renouvelés chaque année en fonction de la performance des prestataires et des besoins du MEFREN/DREN et du MESFTP/DREN.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

AVIS DE VENTE DE FERRAILLE

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La Mauritano-Tunisienne de Télécommunications (Mattel.SA) informe le public qu’une vente aux enchères à la criée sera organisée le 07/10/2019.

La vente est répartie en six lots détaillés comme suit :

1. Lot Batteries

2. Lot Câbles

3. Lot climatiseurs

4. Lot divers (Bts-B d’énergie –IDU ………….)

5. Mobilier

6. Lot équipement informatique

- Les six lots sont entreposés au Dépôt Mattel à Bouhdida (à côté du Marché Ould Elhassen)

• Ceux qui désirent voir les lots mis en vente peuvent se rendre aux dits dépôts entre le 16/09/2019 et le 30 septembre 2019, de 8H:30 à 16H:00.

• La vente se fera à la criée et sera organisée par un huissier le 07 octobre 2019,

• Les lots seront adjugés au soumissionnaire le plus offrant

• Le paiement se fera en espèce, par chèque certifié ou par versement au compte indiqué par l’huissier de justice. L’enlèvement doit se faire au plus tard 72H après la vente.

• Pour toute information supplémentaire, veuillez contacter le numéro : 36320006

 

Mauritanie: un appel à une arabisation exclusive fait resurgir les vieux démons de la division

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Mauritanie: un appel à une arabisation exclusive fait resurgir les vieux démons de la divisionLe360 Afrique - La "guerre" des langues refait surface, après la publication par une association, d'une déclaration exigeant la fin de l'usage du français dans les documents officiels, provoquant de nombreuses réactions.

Cette semaine, dans les médias locaux comme dans les réseaux sociaux, c'est la foire d'empoignade entre une partie des arabophones et les 30% de Mauritaniens qui sont originaires des rives du fleuve Sénégal et dont les langues maternelles sont le Soninké, le Wolof et le Pular.

La «la guerre» des langues est donc de retour en Mauritanie à cause d’un communiqué de l’Association pour la protection et de la diffusion de l’arabe en Mauritanie, protestant contre l’usage du français dans les documents administratifs officiels, rendu public en début de semaine.

Une sortie médiatique à l’origine de cette inflation de réactions. Cette organisation rappelle que «le français est la langue du colonisateur, alors que l’arabe est la langue officielle de la République islamique de Mauritanie au terme de la constitution».

La déclaration parle aussi des langues nationales «des dialectes utilisés par les communautés négro-africaines : le peul, le soninké et le wolof ». Elle appelle «à mettre fin à l’usage du français, car s’adresser délibérément aux gens dans une langue qu’ils ne comprennent pas constitue un acte prémédité qui ressemble à un défi».

Cette demande relève d’une revendication récurrente de certains arabophones en Mauritanie, pays anciennement colonisé par la France dans lequel l’usage de la langue Molière reste une réalité, en dépit de l’absence de toute référence dans la Constitution.

«Depuis 1967, l’enseignement en Mauritanie a fait l’objet de plusieurs réformes, avec pour objectif principal l’arabisation, en vue d’une plus grande indépendance culturelle. Ces différentes initiatives ont débouché sur des échecs créant un système éducatif médiocre, fortement décrié pourvoyeur d’une école à plusieurs vitesses. Les plus fortunés envoient leurs enfants à l’étranger ou dans des établissements privés jouissant d’une certaine réputation, alors que le public (l'enseignement public, Ndlr) est devenu inexistant du point de vue de la qualité», se désole un spécialiste de l’éducation.

Un constat face auquel les nouvelles autorités semblent sensibles, si on se réfère au communiqué sanctionnant la réunion du gouvernement du jeudi 12 septembre 2019, qui annonce «une concertation élargie avec toutes les compétences, en même temps qu’une action à deux niveaux pour une nouvelle politique éducative capable de redonner confiance à l’école républicaine et restaurer son respect».

Incitation à la discrimination ?

Réagissant à la déclaration de la Défense et la diffusion de la langue arabe, Cyré Ba, un cadre et activiste des Forces de libération africaines de Mauritanie (FLAM), exilé en France depuis plusieurs dizaines d’années, affirme dans une contribution publiée sur le forum «cridem.org » que l’organisation «devrait tomber sous le coup de la loi 023/2018, pénalisant la discrimination ».

Il ouvre le feu sur les auteurs de la déclaration publiée en début de semaine, qualifiés « d’illuminés racistes, partisans du repli identitaire, de l’exclusion et de la décadence ».

La contribution s’insurge contre «une posture à teinte idéologique qui ne fait plus recette dans les pays arabes, lesquels maintiennent et renforcent les langues anglaise et française, qui ne sont plus «étrangères» ou le mandarin pour le commerce. Mieux, au Maghreb, la langue berbère est reconnue et bénéficie de promotion officielle.

Le Maroc, par exemple, dont la population berbère est estimée entre 15 et 20 millions de personnes vivant souvent dans l’Atlas ou en campagne, et n’apprenant l’arabe qu’à l’école comme les populations de notre vallée du fleuve, a officialisé la langue amazighe (berbère) en 2011.

>>>LIRE AUSSI: Mauritanie: que vaut la loi anti-discrimination adoptée jeudi ? Une loi généralisant l’usage de cette langue dans les administrations et à l’école, a été votée à l’unanimité par les députés le 10 juin 2019. Celle-ci permettra la délivrance de nombreux documents administratifs en langue amazighe ou l’inscription de celle dans tous les documents de première importance comme la carte d’identité nationale ou le passeport. Une chaîne de télévision Tamazight est consacrée à la culture berbère. Cas de figure impensable en Mauritanie.

Retournant à l’association son propre argument, Cyré Bâ ajoute que cette dernière s’adresse délibérément aux populations du fleuve dans une langue qu’ils ne comprennent pas, ce qui est une manière de les défier de manière préméditée. "Alors il faudrait demander à ces défenseurs d’une Mauritanie exclusivement arabe, quelle est la place des autres gens", explique-t-il.

"Fait nouveau aggravant, ils assimilent des langues nationales reconnues à des dialectes de communautés négro-africaines. Si les mots ont un sens, c’est le retour de l’indigénat", ajoute-t-il.

Saisir les véritables enjeux pour les populations

Pour sa part, le Pr Lô Gourmo vice-président de l’Union des Forces de Progrès (UFP-opposition), invite les mauritaniens à appréhender les véritables enjeux auxquels fait face le pays. Ce spécialiste du droit signale que «ceux qui font du combat immédiat contre l’usage du français dans la vie administrative du pays un caprice récurrent, sont les mêmes qui cherchent à amplifier le racisme et les discriminations ethniques, sachant que l’arabe, comme langue unique de travail-englobant le Hassanya, un dialecte tiré de cette langue, sera un handicap insurmontable pour les locuteurs du français, pour la plupart appartenant aux communautés négro-africaines».

Et d’ajouter : «Cette guerre des langues qu’on tente de mettre en chantier n’a pour seul effet que de détourner notre peuple multinational de son combat unitaire pour une démocratie pluraliste apaisée et pour un partage équitable des ressources immenses de notre pays».

Enfin, il conclut qu’il «est un droit pour chaque citoyen mauritanien «de converser» avec l’Etat dans sa langue maternelle et dans la langue apprise à travers le système d’éducation national comme langue d’enseignement. Que ce soit le français ou l’ourdou».

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya
Source : Le360 Afrique (Maroc)

 

L'obéisité, un critère de beauté : "la pratique du gavage des filles peine à disparaître en Mauritanie"

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L'obéisité, un critère de beauté : Media Congo - De gré ou de force, elles doivent ingurgiter des quantités insupportables de nourriture pour grossir et plaire à leurs futurs maris. franceinfo Afrique a recueilli le témoignage d'une militante qui dénonce ce rituel ancestral.

On croyait cette coutume traditionnelle totalement disparue en Mauritanie. Il n’en est rien. Cette pratique ancestrale vient d’être portée à l’écran par une réalisatrice italienne. Michela Occhipinti s’est rendue à plusieurs reprises dans ce pays où elle a recueilli de nombreux témoignages.

Elle en a tiré une fiction avec un constat sans appel : si la pratique du gavage n’est plus systématique en Mauritanie, elle est encore largement répandue dans le désert. Elle toucherait 40% des filles. C’est ce que confirme à franceinfo Afrique Aminetou Mint Moctar, présidente de l’Association mauritanienne des Femmes Chefs de Familles (AFCF).

Oui, le gavage n’est plus très répandu, reconnaît-elle, mais ce rite est loin d’avoir disparu dans le pays. Il se maintient particulièrement dans les zones rurales. "Le gavage continue d’exister, parce qu’il s’agit d'un critère de beauté pour les filles. Et beaucoup d’hommes y tiennent énormément.

C’est aussi un signe de richesse. Parce qu’une famille qui ne gave pas ses filles est une famille marginalisée", explique-t-elle.

Madame Mint Moctar décrit à franceinfo Afrique un rituel particulièrement douloureux, qui porte atteinte "à l’intégrité physique de la femme". Pour plaire à un homme, la fille doit absolument prendre du poids et remplir les habits qu’elle porte.

Dès l’âge de trois ans, les petites filles vivent donc un calvaire, dénonce Aminetou Mint Moktar. Elles doivent ingurgiter de très grandes quantités de lait, des denrées alimentaires comme la bouillie et le couscous.

Plus les années passent, plus le régime s’intensifie en graisses de toutes sortes. Du beurre, des arachides… Certaines jeunes femmes prennent jusqu’à vingt kilos en deux mois, en mangeant dix repas quotidiens jour et nuit.

Et ce n’est pas tout. "Faute de disposer d’assez de lait, il y a de nouvelles méthodes plus dangereuses que les femmes des villes utilisent. Elles prennent des hormones de croissance pour animaux, mais aussi des corticoïdes utilisés pour certaines maladies comme l’asthme et les rhumatismes. Ces produits font gonfler la peau et donnent l’illusion d’une prise de poids", se désole Aminetou Mint Moktar.

"Des visages envahis par la barbe et la moustache"

C’est dire l’ampleur des dégâts parmi les filles et les jeunes femmes soumises à ce rituel qui fait gonfler leurs corps comme des ballons. "Il y a eu beaucoup de décès. Le corps de la femme et ses organes ne peuvent pas supporter ce traitement inhumain. Elles souffrent d’hypertension artérielle, succombent aux maladies cardiovasculaires.

D’autres souffrent de malformations osseuses. Certaines voient soudainement leurs visages envahis par la barbe et la moustache…", explique Aminetou Mint Moctar.

Elle observe toutefois que beaucoup de jeunes filles ont compris aujourd’hui le danger que représente le gavage, mais que le chemin reste long pour éradiquer ces traditions bien ancrées dans la société. "Dommage, on n'est pas aidé par des lois qui criminalisent cette pratique.

Aucune loi n’interdit aujourd'hui le gavage qui porte atteinte à l’intégrité physique de la femme. Une violation grave des droits humains", dénonce-t-elle.

La présidente de l’Association mauritanienne des Femmes Chefs de Famille salue l’initiative de Michela Ochippinti, la réalisatrice italienne qui vient de porter à l’écran le sort tragique des femmes mauritaniennes soumises au rituel du gavage. Pour elle, Le mariage de Vérida contribuera à sensibiliser l’opinion publique sur les méfaits de cette pratique archaïque, qui n’a plus sa place en Mauritanie.

Francetvinfo / MCP, via mediacongo.net
Source : Media Congo

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE CONJOINT Signature d’un accord de partenariat stratégique entre Mattel et Huawei

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04 septembre 2019

 

Monsieur Elyes Ben Sassi, Directeur Général de Mattel et Monsieur Nicolas ZHAO, Vice-Président Huawei pour la région de l’Afrique du Nord ont procédé à la signature d’un contrat-cadre portant sur le renforcement de l’infrastructure télécom de Mattel.

Cet accord de partenariat stratégique s’inscrit dans le cadre de la stratégie de Mattel visant à développer la capacité et l’étendu de couverture de son réseau Haut Débit et à offrir à ses clients de nouveaux services innovants et à forte valeur ajoutée.

Dans ce cadre, M. Elyes BEN SASSI a souligné qu’à travers ce projet, Mattel confirme son rôle d’acteur majeur des TICs en Mauritanie, engagé à tout mettre en œuvre pour être au diapason de l’innovation technologique via des équipements 4G Ready et à contribuer au développement des infrastructures de télécommunication en Mauritanie avec la qualité requise conformément aux normes internationales.

« La concrétisation de ce projet, en partenariat avec Huawei, contribuera à l’essor du secteur et permettra à Mattel de conforter son potentiel de croissance sur le marché mauritanien des télécommunications a-t-il souligné. »

Pour sa part, M. Nicolas ZHAO s'est félicité de cette rencontre, qui témoigne de la solidité des relations entre Huawei et Mattel et a assuré que son groupe réitère son engagement ferme à accompagner ses partenaires à atteindre leur plein potentiel, en mettant à leur disposition un line-up complet de solutions, produits et services, à la fois compétitifs et sécurisés, grâce auxquels ils peuvent se développer et prospérer.

« La signature de ce contrat commun est l'aboutissement d’une relation fructueuse de confiance et de partage entre Huawei et Mattel et c'est un jalon important pour notre coopération croissante. Ce partenariat stratégique acte notre engagement pérenne en faveur du développement de l’industrie des télécommunications en Mauritanie ", at-il souligné. »


Par ailleurs, M. Nicolas ZHAO, a également déclaré que l’amélioration continue de la qualité du réseau Mattel aura un impact positif certain sur la performance de l’entreprise et sur la qualité de vie des citoyens en Mauritanie.

 


A propos de Mattel :

La Mauritano-Tunisienne des Télécommunications, Mattel, filiale du Groupe Tunisie Telecom, est le premier opérateur de téléphonie mobile en Mauritanie. Fruit d'une coopération entre opérateurs économiques mauritaniens et tunisiens, Mattel a toujours misé sur la qualité de son réseau, le professionnalisme de son personnel et la proximité avec sa clientèle.

Depuis sa création en 2000, Mattel n’a cessé de moderniser son réseau grâce à des équipements techniques de dernière génération et aux savoir-faire de ses ingénieurs et techniciens formés aux toutes dernières technologies dans les télécoms.

Toujours à l'écoute de sa clientèle, Mattel ne cesse d’enrichir son catalogue d'offres de produits et de services pour satisfaire les besoins et attentes des différentes catégories de sa clientèle. 

A propos de Huawei :

Huawei est un fournisseur global de solutions dans le domaine des technologies de l’information et des communications (TIC), travaillant avec 45 des 50 plus importants opérateurs sur le marché mondial. Grâce à son investissement auprès de ses clients en matière d’innovation et à des partenariats forts, Huawei propose des solutions efficaces de bout en bout dans les réseaux télécoms, les terminaux mobiles et le Cloud Computing. En fournissant des solutions et des services compétitifs, les 180 000 collaborateurs de Huawei affirment leur engagement dans la création de valeur pour les opérateurs télécom, les entreprises et les consommateurs. Les produits et solutions Huawei sont déployés dans plus de 170 pays, au service de plus d’un tiers de la population mondiale. Créée en 1987, Huawei est une entreprise privée, détenue à 100% par ses employés.

Message de condoléances تعزية

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ترفع الإدارة العامة لشركة ماتال و جميع عمالها تعازيها الصادقة إلى السيد محمد بوعماتو و كافة أفراد عائلته اثر وفاة المغفور لها بإذن الله الوالدة اغلانا منت محمد خونا راجين من الله العلي القدير أن يدخلها فسيح جناته و إنا لله وإنا إليه راجعون.

La Direction Générale de Mattel et l’ensemble de son personnel présentent leurs sincères condoléances à Monsieur Mohamed BOUAMATOU ainsi qu’à toute sa famille, suite au décès de sa chère et regrettée mère, Aghlana Mint Mohamed Khouna.

Qu’ALLAH le Tout puissant lui accorde Son infinie miséricorde et l’accueille dans son éternel Paradis.

 

La commission de surveillance déclare que ce dimanche est le 1er jour de l’an 1441 de l’Hégire

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La commission de surveillance déclare que ce dimanche est le 1er jour de l’an 1441 de l’HégireAMI - La commission de surveillance déclare que demain dimanche est le 1er jour de l’an 1441 de l’Hégire.

La commission nationale de surveillance du croissant lunaire a annoncé, samedi soir à Nouakchott à l’issue de ses délibérations sur la vision du croissant lunaire que ce dimanche 1 Septembre 2019 est le 1er jour de l’an 1441 de l’Hégire. La commission a précisé que la croissant a été aperçu par un groupe de personnes dans certaines wilayas du pays.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

Pas d’école efficace sans enseignants informés, formés et motivés

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Pas d’école efficace sans enseignants informés, formés et motivésUn nouveau Ministre de l’Education nationale, vient de prendre ses fonctions: Convaincus du rôle qu’il peut jouer pour redresser notre école agonisante, nous portons à sa connaissance qu’Il n'y a pas 36 solutions pour toucher simultanément l’ensemble des enseignants du pays.

Laissés à eux mêmes sans aucune documentation et sans formation préalable on ne peut espérer d’eux des prestations qui servent les intérêts de l’école. La grande erreur des stages éclairs, qui se perpétue depuis des décennies, a montré ses limites et ne sert qu’à justifier des dépenses inutiles.

Selon notre expérience de 35 ans et celle des pays beaucoup plus avancés, la seule stratégie qui permet d’aider l’enseignant dans l’exercice de son métier c’est de le former, le sensibiliser sur place par des Revues spécialisées qui lui serviront de vade-mecum et de boussole auxquelles il se réfèrera dans sa pratique quotidienne de classe et sa formation permanente.

Même du temps colonial, chaque enseignant dans les coins les plus reculés de Mauritanie recevait au moins 3 à 4 revues pédagogiques par abonnement du FED: « Le journal des instituteurs » « Tout l’univers » « L’école et la vie » et d’autres.. Ces outils incontournables avaient pour objectif:

- L’Information (arrêtés, circulaires, avis, orientation et politique du département)

- La sensibilisation et vulgarisation (sur les actualités pédagogiques et culturelles en Mauritanie et ailleurs élaborés par des professionnels, développer les notions de patriotismes et du civisme.)

- La Motivation (par les jeux de cours modèles dans toutes les disciplines et d’exercices proposés à tous les élèves pour créer l’émulation entre écoles, entre enseignants et entre élèves.

- La Formation (des cours de pédagogie générale et spéciale, psychologie et même déontologie, les droits et les devoirs de l’enseignant : congés grossesse, maladie, absentéisme etc)… est soucieuse des stratégies du département pour redresser le système éducatif mauritanien.

L’Institut Pédagogique National qui dispose de moyens (imprimerie et budget pour la formation continue) doit être mis à contribution pour justifier son existence et mettre à profit l’expérience de ses nombreux conseillers et toutes les expertises nationales et internationales.

Cheikh Mohamed El Arbi
Source : Cheikh Mohamed El Arbi

 

La télévision la « mauritanienneé retire son communiqué

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La télévision officielle la Mauritanienne a retiré de sa page Facebook un communiqué publié il y a douze heures dans lequel elle confirmait qu'elle allait continuer à diffuser les dossiers consacrés aux ‘’grandes et nombreuses réalisations de la dernière décennie’’. Le communiqué précisait que  ni les incriminations des uns et leur désapprobation ni les campagnes des autres et leur indignation n'y feraient rien et qu'elle restera un espace qui va continuer à valoriser les actions concrètes de développement. Alors quelle est la raison de cette volteface ?

Même si pour cette fois, un président élu remplace un autre président élu sans revenir ni sur les conditions d’arrivée au pouvoir de l'un ni sur celles de l'élection de l'autre, l'attitude de la télévision Mauritanienne est totalement inédite puisque les médias officiels (TV, radios ou agences d'information) de 1978 à 2019 ont habitué leurs téléspectateurs, auditeurs ou lecteurs à des campagnes de dénigrement systématiques des systèmes déchus et aux panégyriques grossiers et complètement exagérés de ceux qui les ont remplacés.

Tous les Mauritaniens se rappellent encore la fameuse émission  radiophonique ‘’Crimes et erreurs du régime déchu’’ ayant suivi le coup d'état du dix juillet 1978 qui a renversé feu Mokhtar Ould Daddah. Tout comme chacun sait que depuis le six août 2008 jusqu'au premier août 2019, les médias officiels ne parlaient que de Mohamed Ould Abdel Aziz, de sa rectification, de ses projets et de ses ‘’grandioses’’ réalisations.

Source : lecalame.info

 

L’Erudit Ould Cheikh Sidi Yahya loue la gestion officielle du dossier de Ould M’Khaitir

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L’Erudit Ould Cheikh Sidi Yahya loue la gestion officielle du dossier de Ould M’KhaitirAl-akhbar - Le prédicateur Cheikh Mohamed Ould Sidi Yahya a salué dans un enregistrement audio, largement partagé sur les réseaux sociaux, la gestion officielle du dossier de l’auteur de l’article blasphématoire contre le Prophète (PSL) Mohamed Cheikh Ould M’Khaitir, louant la démarche entreprise par le Président et relative à leur consultation sur le verdict portant sur sa libération.

L’Erudit s’est félicité également de l’amendement de la loi mauritanienne aggravant les sanctions contre les apostats, afin de les dissuader de toute atteinte à la religion et à la chose sacrée.

Le Cheikh a appelé aussi ses disciples à éviter toute insulte envers les Oulémas ayant assisté à la réunion convoquée par le Président Mohamed Ould Abdel Aziz, pour discuter le dossier Ould M’Khaitir, soulignant qu’ils ont adopté un avis de jurisprudence.

L’application des verdicts relève des compétences du Sultan et non des personnes, a-t-il dit, mettant en garde contre la mauvaise interprétation de ses propos, comme par exemple son intention d’appliquer des lois ne relevant pas de ses prérogatives.

Traduit de l’Arabe par Cridem
Source : Al-akhbar (Mauritanie)

 

 

Mauritanie: pour éviter la triche au bac, une solution inédite... Au grand dam des internautes

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Mauritanie: pour éviter la triche au bac, une solution inédite... Au grand dam des internautes Le360 Afrique - La coupure d’Internet entre 8 heures et 18 heures pendant les journées de déroulement du baccalauréat, mais aussi du brevet d’études secondaires et du concours d’entrée en première année au lycée, devient une habitude qui s’installe en Mauritanie. Ses conséquences sont fâcheuses sur l'économie.

C’est de nouveau le calvaire depuis ce lundi avec l’entame des épreuves du bac, session ordinaire en ce mois de juin 2019. Ainsi, ceux qui travaillent de manière continue sur Internet et les addicts de la Toile, qui s’en servent à titre de distraction, sont dans l’obligation de faire de longues distances pour trouver un hypothétique endroit couvert par le réseau de l'un des opérateurs de télécoms.

Les autorités affirment appliquer cette mesure depuis 2018, pour couper l’herbe sous le pied des fraudeurs et des tricheurs, dans le contexte d’un pays au système éducatif reste fortement décrié, et qui enregistre régulièrement "des scandales" de tricheries, dénoncés tant par les professeurs que par le grand public.

Cependant, la coupure d'Internet a de graves conséquences pour l’économie, comme en attestent les protestations véhémentes d’un chef d’entreprise à Nouakchott, qui dénonce cette mesure, qu'il juge désastreuse pour les petites et moyennes entreprises ou industries.

"Je me retrouve coupé de mes partenaires intérieurs et extérieurs pendant plusieurs journées d’affilée. Une situation qui plombe mon travail et cause des pertes évaluées à plusieurs millions sur une période de près d’une semaine. Les autorités devraient faire preuve de plus d’imagination et d’ingéniosité pour trouver une parade contre la fraude aux examens", témoigne-t-il.

Mêmes paroles amères chez Mohamed, un jeune internaute: "dans tous les pays d’Afrique, on organise des examens et concours, tout en respectant les droits des usagers d’Internet. Alors pourquoi ne serions pas capables de faire comme les autres, tout en respectant les règles nécessaires au fonctionnement normal de notre économie", se plaint-il.

A.B, de son côté, déplore "l’absence d’associations actives dédiées à la défense des droits des consommateurs, notamment les abonnés à Internet, victimes de décisions irréfléchies, qui ne garantissent nullement l’intégrité des opérations relatives aux concours et examens".

Au vu de ces désagréments, couper Internet, est-ce donc si efficace?

Par notre correspondant à Nouakchott

Bac 2019: Nouveau scandale

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Bac 2019: Nouveau scandaleLe Calame - Comme prévu, les examens du baccalauréat ont commencé ce lundi 10 juin sur l'ensemble du territoire national.

Cette année, le nombre de candidats toutes filières confondues a atteint 44717. Premier jour. Première fausse note avec la distribution de l'épreuve des Mathématiques destinées aux séries scientifiques à celles des séries lettres Modernes.

Ce n'est qu'après de vives protestations des élèves des séries littéraires relatives à la difficulté des épreuves que les surveillants se sont rendus compte de la grosse bourde pour se précipiter et reprendre les sujets espérant éviter leur fuite.

Finalement, les candidats des séries littéraires n'ont pas fait comme prévu les Mathématiques et attendront pour cela jeudi ou vendredi. D'autre part, le ministère de l'éducation aurait déjà commis des professeurs pour préparer d'autres sujets de Mathématiques à proposer aux élèves des séries scientifiques.

Il y a deux ans, les épreuves de Physique Chimie ont fuité sans qu'aucun responsable de la direction des examens dirigée par Yedaly Ould Meguett (frère du général Mohamed Ould Meguett) ne soit inquiété.

Des scandales répétitifs comme en 2000 lorsque les épreuves du Baccalauréat ont été tout simplement vendus par des responsables de l'éducation qui ont été sévèrement sanctionnés à travers la radiation et l'interdiction d'enseigner en Mauritanie avant d'être réhabilités et même promus à de hautes responsabilités en 2009 sous le pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

Mauritanie/Médias : le Club des Jeunes Journalistes fête le prix Cheikh Oumar NDIAYE

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[Vidéo & PhotoReportage] Mauritanie/Médias : le Club des Jeunes Journalistes fête le prix Cheikh Oumar NDIAYELe Club des Jeunes Journalistes (CJJ) a célébré le 3 Mai 2019, Journée internationale de la liberté de la presse, la troisième édition du prix Cheikh Oumar NDIAYE pour la promotion du journalisme en Mauritanie.

Dans un mot devant d’illustres invités, Mme Soya Watt, présidente par intérim du Club des Jeunes Journalistes (CJJ), a rappelé que ce prix était "initié pour encourager les jeunes à se dévouer à ce noble métier" de journaliste et "pour primer ces hommes et femmes des médias qui, malgré un secteur marqué par le manque d’espaces et de moyens de formation et de renforcement des capacités, arrivent quand même à faire un travail de qualité".

Journaliste à L’Authentique, au moment de son décès survenu lors d’un accident près de Tintane, en 2015, feu Cheikh Oumar NDIAYE a été le premier président du Club des Jeunes Journalistes (CJJ).

Voici la liste des lauréats Prix Cheikh Oumar Ndiaye 2019 :

Catégorie Télévision

- Mahfoudh Ould Salek, Al-Mourabitoune TV, Reportage sur une artiste plasticienne (en arabe)

- Fatim Youssouf Fall, Al-Mourabitoune TV, Reportage sur l’immigration clandestine (en langue nationale, wolof)

- Hamahoulla Diagana, Sahel TV, Reportage sur la hausse des prix des médicaments (en français)

Catégorie Radio

- Ahmed Selmou, Radio Tenwir, Reportage sur la participation des handicapés dans les élections (en arabe)

- Adama Soumaré, Radio Mauritanie, Reportages sur la migration (en langue nationale, Soninké)

- Amy Fofana, RFI, Reportage sur une artiste plasticienne mauritanienne (en français)

Catégorie Presse écrite/ligne

- Moulaye Aly Ould Hassan, Aqlam, Reportage sur les dockers du Port de Nouakchott (en arabe)

- Hawa Ba, Initiatives News, Reportage sur la planification familiale (en français)

Quant au prix sur la photo, il est allé à Wone Sy, pour son reportage sur les enfants en mobilité (enfant cireur de chaussures). Au total, 25 journalistes avaient postulé à la troisième édition du prix Cheikh Oumar Ndiaye.

© CRIDEM 2019
Source : Cridem.org

 

 

Mauritanie : le syndicat des enseignants du secondaire dénoncent les provocations de leur tutelle

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Mauritanie : le syndicat des enseignants du secondaire dénoncent les provocations de leur tutelleSaharamédias - Le syndicat des professeurs de l’enseignement secondaire (SIPES) a dénoncé les tentatives de menaces illégales dont sont victimes les professeurs de la part de certains directeurs régionaux et directeurs d’établissements, après avoir pris part à une grève qui a paralysé le secteur éducatif dans bon nombre d’établissements d’enseignement du pays à Nouakchott et à l’intérieur.

Dans un communiqué publié lundi, le syndicat dénonce « des pratiques non pédagogiques et non professionnelles comme par exemple l’affectation des professeurs à quelques jours des examens et de l’évaluation de fin d’année, ce qui prouve le peu d’intérêt porté à l’enseignant et à l’enseignement ».

Les professeurs ont mis le ministère en garde contre la prise de sanctions à l’encontre de leurs collègues qui ont usé de leur droit légal d’aller en grève, appelant à l’ouverture d’un dialogue sérieux et responsable avec les partenaires sociaux du secteur éducatif afin d’examiner la plateforme revendicative du syndicat.

Le SIPES a invité les professeurs à se liguer autour de leurs revendications, à faire face à l’arrogance de l’administration et à rester mobilisés pour entreprendre les mesures à même de leur permettre de contraindre le ministère à satisfaire leurs doléances.

Le syndicat estime que le taux de participation au mouvement de grève les 22, 23 et 24 avril dernier traduit le niveau de maturité, de refus de l’injustice et de l’exclusion auquel sont arrivés les professeurs, qui rejettent désormais le statut dans lequel on veut les maintenir.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

Des enseignants manifestent contre des actes de violence à l’endroit de leurs collègues

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Des enseignants manifestent contre des actes de violence à l’endroit de leurs collèguesDes enseignants ont manifesté lundi à Nouakchott et dans d’autres wilayas du pays pour protester contre des actes de violence perpétrés contre certains de leurs collègues ces derniers jours dans des établissements scolaires.

A Nouakchott, à la demande du syndicat libre des enseignants, des enseignants ont observé un arrêt de travail dans les écoles de Toujounine et un sit-in à l’intérieur de l’école «Ould Amar Taleb» où une enseignante avait été agressée.

Le communiqué distribué par le syndicat précise que cet arrêt de travail et le sit-in interviennent en même temps qu’un sit-in symbolique de 5 minutes dans toutes les écoles mauritaniennes pour dénoncer les agressions répétées contre les enseignants dans l’espace scolaire de temps à autre.

Le communiqué ajoute que les enseignants sont agressés dans un silence coupable des autorités officielles incapables de garantir à l’enseignant la protection après avoir confisqué ses droits et détérioré sa situation matérielle et morale.

Le cas le plus récent de ces agressions dont sont victimes les enseignants est celui d’une enseignante agressée vendredi dernier par des parents d’élèves de son établissement.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

Quand Victor Hugo défendait la colonisation de l'Afrique

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Quand Victor Hugo défendait la colonisation de l'AfriqueL'auteur des "Misérables" ou de "Notre-Dame de Paris" était bien un homme de son siècle.

L'écrivain, né en 1802 et mort en 1885, est contemporain de toutes les aventures coloniales de la France. Le grand humaniste a partagé la vision de la "mission civilisatrice" de la France. Comme le montre ce discours de 1879, connu sous le nom de "discours sur l'Afrique".

Les propos d'Hugo ont été tenus le 18 mai 1879, à l'occasion d'un banquet en l'honneur de l'anniversaire de l'abolition de l'esclavage. Le grand homme, alors âgé de 77 ans, y fait un discours introduit par Victor Schœlcher.

Considéré comme un des pères de l'abolition de l'esclavage en 1848, il lance Hugo avec ces mots :

"La cause des Nègres que nous soutenons, et envers lesquels les nations chrétiennes ont tant à se reprocher, devait avoir votre sympathie ; nous vous sommes reconnaissants de l’attester par votre présence au milieu de nous. Cher Victor Hugo (...), quand vous parlez, votre voix retentit par le monde entier ; de cette étroite enceinte où nous sommes enfermés, elle pénètrera jusqu’au cœur de l’Afrique, sur les routes qu’y fraient incessamment d’intrépides voyageurs, pour porter la lumière à des populations encore dans l’enfance, et leur enseigner la liberté, l’horreur de l’esclavage, avec la conscience réveillée de la dignité humaine."

Hugo remercie alors Schœlcher dans une langue que l'on n'oserait plus prononcer aujourd'hui : "Le vrai président d’une réunion comme celle-ci, un jour comme celui-ci, ce serait l’homme qui a eu l’immense honneur de prendre la parole au nom de la race humaine blanche pour dire à la race humaine noire : 'Tu es libre.' Cet homme, vous le nommez tous, messieurs, c’est Schœlcher".

"L'Afrique n'a pas d'histoire"

Tout à la grandiloquence du moment, Hugo se lance dans une description un brin manichéenne. "La Méditerranée est un lac de civilisation ; ce n’est certes pas pour rien que la Méditerranée a sur l’un de ses bords le vieil univers et sur l’autre l’univers ignoré, c’est-à-dire d’un côté toute la civilisation et de l’autre toute la barbarie."

"Quelle terre que cette Afrique ! L’Asie a son histoire, l’Amérique a son histoire, l’Australie elle-même a son histoire ; l’Afrique n’a pas d’histoire. Une sorte de légende vaste et obscure l’enveloppe. Rome l’a touchée, pour la supprimer"
... Des mots qui ont fait dire que Nicolas Sarkozy aurait pu y trouver une partie de l'inspiration de son discours de Dakar.

Pour Hugo, "le flamboiement tropical, en effet, c’est l’Afrique. Il semble que voir l’Afrique, ce soit être aveuglé. Un excès de soleil est un excès de nuit."

"Eh bien, cet effroi va disparaître." Comment ? "Déjà les deux peuples colonisateurs, qui sont deux grands peuples libres, la France et l’Angleterre, ont saisi l’Afrique ; la France la tient par l’ouest et par le nord ; l’Angleterre la tient par l’est et par le midi. Voici que l’Italie accepte sa part de ce travail colossal."

Il est vrai que, selon l'immortel Hugo, l'Afrique a besoin de ces colons, car elle offre un paysage terrifiant : "Cette Afrique farouche n’a que deux aspects : peuplée, c’est la barbarie ; déserte, c’est la sauvagerie ; mais elle ne se dérobe plus ; les lieux réputés inhabitables sont des climats possibles ; on trouve partout des fleuves navigables ; des forêts se dressent, de vastes branchages encombrent çà et là l’horizon ; quelle sera l’attitude de la civilisation devant cette faune et cette flore inconnues ?"

"Au XIXe siècle, le Blanc a fait du Noir un homme; au XXe siècle, l’Europe fera de l’Afrique un monde"

Les possibilités sont immenses selon Hugo. "Des lacs sont aperçus, qui sait ? Peut-être cette mer Nagaïn dont parle la Bible. De gigantesques appareils hydrauliques sont préparés par la nature et attendent l’homme ; on voit les points où germeront des villes ; on devine les communications ; des chaînes de montagnes se dessinent ; des cols, des passages, des détroits sont praticables ; cet univers, qui effrayait les Romains, attire les Français."

Dans ce discours, Hugo oppose des pays à d'autres, une Europe à une autre, celle des Lumières à celle de l'obscurantisme dans laquelle il met l'Allemagne (nous sommes seulement neuf ans après la défaite de 1870). Dans cette vision binaire du monde, il décrit un début d'union européenne dans le sud du continent... Dans laquelle il intègre l'Angleterre ("Déjà les Etats-Unis du Sud s’esquissent ébauche évidente des Etats-Unis d’Europe").

A charge pour cette "Europe" du progrès de le faire couler sur l'Afrique : "Au dix-neuvième siècle, le Blanc a fait du Noir un homme ; au vingtième siècle, l’Europe fera de l’Afrique un monde. Refaire une Afrique nouvelle, rendre la vieille Afrique maniable à la civilisation, tel est le problème. L’Europe le résoudra."

"En face du fait colonial, son universalisme est pris en défaut"

Et ce discours largement applaudi se termine par une ode au colonialisme, seule solution, selon Hugo, pour régler les problèmes de l'Europe (nous sommes huit ans après la Commune de Paris) :

"Allez, Peuples ! Emparez-vous de cette terre. Prenez-la. A qui ? A personne. Prenez cette terre à Dieu. Dieu donne la terre aux hommes, Dieu offre l’Afrique à l’Europe. Prenez-la. Où les rois apporteraient la guerre, apportez la concorde. Prenez-la, non pour le canon, mais pour la charrue ; non pour le sabre, mais pour le commerce ; non pour la bataille, mais pour l’industrie ; non pour la conquête, mais pour la fraternité (applaudissements prolongés). Versez votre trop-plein dans cette Afrique, et du même coup résolvez vos questions sociales, changez vos prolétaires en propriétaires. Allez, faites ! Faites des routes, faites des ports, faites des villes ; croissez, cultivez, colonisez, multipliez ; et que, sur cette terre, de plus en plus dégagée des prêtres et des princes, l’Esprit divin s’affirme par la paix et l’Esprit humain par la liberté !"

Certes, l'époque se prêtait à ce genre d'envolée sur la "mission civilisatrice" de l'Europe en général, et de la République française en particulier. Et même si l'on ne peut voir les choses avec le regard d'aujourd'hui, déjà certains affichaient des positions anti-colonialistes. On se souvient du duel entre Clémenceau et Ferry (1885) sur le sujet de la colonisation.

Hugo lui même avait critiqué certains aspects militaires de la colonisation de l'Algérie : "Le général Le Flô me disait hier soir, le 16 octobre 1852 : 'Dans les prises d’assaut, dans les razzias, il n’était pas rare de voir les soldats jeter par les fenêtres des enfants que d’autres soldats en bas recevaient sur la pointe de leurs baïonnettes.'"

Comme le dit Gilles Manceron à propos du père de Jean Valjean, "en face du fait colonial, son universalisme est pris en défaut".

Pierre Magnan
Source : Francetvinfo