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Culture en Mauritanie

Mauritanie/Médias : le Club des Jeunes Journalistes fête le prix Cheikh Oumar NDIAYE

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[Vidéo & PhotoReportage] Mauritanie/Médias : le Club des Jeunes Journalistes fête le prix Cheikh Oumar NDIAYELe Club des Jeunes Journalistes (CJJ) a célébré le 3 Mai 2019, Journée internationale de la liberté de la presse, la troisième édition du prix Cheikh Oumar NDIAYE pour la promotion du journalisme en Mauritanie.

Dans un mot devant d’illustres invités, Mme Soya Watt, présidente par intérim du Club des Jeunes Journalistes (CJJ), a rappelé que ce prix était "initié pour encourager les jeunes à se dévouer à ce noble métier" de journaliste et "pour primer ces hommes et femmes des médias qui, malgré un secteur marqué par le manque d’espaces et de moyens de formation et de renforcement des capacités, arrivent quand même à faire un travail de qualité".

Journaliste à L’Authentique, au moment de son décès survenu lors d’un accident près de Tintane, en 2015, feu Cheikh Oumar NDIAYE a été le premier président du Club des Jeunes Journalistes (CJJ).

Voici la liste des lauréats Prix Cheikh Oumar Ndiaye 2019 :

Catégorie Télévision

- Mahfoudh Ould Salek, Al-Mourabitoune TV, Reportage sur une artiste plasticienne (en arabe)

- Fatim Youssouf Fall, Al-Mourabitoune TV, Reportage sur l’immigration clandestine (en langue nationale, wolof)

- Hamahoulla Diagana, Sahel TV, Reportage sur la hausse des prix des médicaments (en français)

Catégorie Radio

- Ahmed Selmou, Radio Tenwir, Reportage sur la participation des handicapés dans les élections (en arabe)

- Adama Soumaré, Radio Mauritanie, Reportages sur la migration (en langue nationale, Soninké)

- Amy Fofana, RFI, Reportage sur une artiste plasticienne mauritanienne (en français)

Catégorie Presse écrite/ligne

- Moulaye Aly Ould Hassan, Aqlam, Reportage sur les dockers du Port de Nouakchott (en arabe)

- Hawa Ba, Initiatives News, Reportage sur la planification familiale (en français)

Quant au prix sur la photo, il est allé à Wone Sy, pour son reportage sur les enfants en mobilité (enfant cireur de chaussures). Au total, 25 journalistes avaient postulé à la troisième édition du prix Cheikh Oumar Ndiaye.

© CRIDEM 2019
Source : Cridem.org

 

 

Mauritanie : le syndicat des enseignants du secondaire dénoncent les provocations de leur tutelle

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Mauritanie : le syndicat des enseignants du secondaire dénoncent les provocations de leur tutelleSaharamédias - Le syndicat des professeurs de l’enseignement secondaire (SIPES) a dénoncé les tentatives de menaces illégales dont sont victimes les professeurs de la part de certains directeurs régionaux et directeurs d’établissements, après avoir pris part à une grève qui a paralysé le secteur éducatif dans bon nombre d’établissements d’enseignement du pays à Nouakchott et à l’intérieur.

Dans un communiqué publié lundi, le syndicat dénonce « des pratiques non pédagogiques et non professionnelles comme par exemple l’affectation des professeurs à quelques jours des examens et de l’évaluation de fin d’année, ce qui prouve le peu d’intérêt porté à l’enseignant et à l’enseignement ».

Les professeurs ont mis le ministère en garde contre la prise de sanctions à l’encontre de leurs collègues qui ont usé de leur droit légal d’aller en grève, appelant à l’ouverture d’un dialogue sérieux et responsable avec les partenaires sociaux du secteur éducatif afin d’examiner la plateforme revendicative du syndicat.

Le SIPES a invité les professeurs à se liguer autour de leurs revendications, à faire face à l’arrogance de l’administration et à rester mobilisés pour entreprendre les mesures à même de leur permettre de contraindre le ministère à satisfaire leurs doléances.

Le syndicat estime que le taux de participation au mouvement de grève les 22, 23 et 24 avril dernier traduit le niveau de maturité, de refus de l’injustice et de l’exclusion auquel sont arrivés les professeurs, qui rejettent désormais le statut dans lequel on veut les maintenir.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

Des enseignants manifestent contre des actes de violence à l’endroit de leurs collègues

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Des enseignants manifestent contre des actes de violence à l’endroit de leurs collèguesDes enseignants ont manifesté lundi à Nouakchott et dans d’autres wilayas du pays pour protester contre des actes de violence perpétrés contre certains de leurs collègues ces derniers jours dans des établissements scolaires.

A Nouakchott, à la demande du syndicat libre des enseignants, des enseignants ont observé un arrêt de travail dans les écoles de Toujounine et un sit-in à l’intérieur de l’école «Ould Amar Taleb» où une enseignante avait été agressée.

Le communiqué distribué par le syndicat précise que cet arrêt de travail et le sit-in interviennent en même temps qu’un sit-in symbolique de 5 minutes dans toutes les écoles mauritaniennes pour dénoncer les agressions répétées contre les enseignants dans l’espace scolaire de temps à autre.

Le communiqué ajoute que les enseignants sont agressés dans un silence coupable des autorités officielles incapables de garantir à l’enseignant la protection après avoir confisqué ses droits et détérioré sa situation matérielle et morale.

Le cas le plus récent de ces agressions dont sont victimes les enseignants est celui d’une enseignante agressée vendredi dernier par des parents d’élèves de son établissement.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

Quand Victor Hugo défendait la colonisation de l'Afrique

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Quand Victor Hugo défendait la colonisation de l'AfriqueL'auteur des "Misérables" ou de "Notre-Dame de Paris" était bien un homme de son siècle.

L'écrivain, né en 1802 et mort en 1885, est contemporain de toutes les aventures coloniales de la France. Le grand humaniste a partagé la vision de la "mission civilisatrice" de la France. Comme le montre ce discours de 1879, connu sous le nom de "discours sur l'Afrique".

Les propos d'Hugo ont été tenus le 18 mai 1879, à l'occasion d'un banquet en l'honneur de l'anniversaire de l'abolition de l'esclavage. Le grand homme, alors âgé de 77 ans, y fait un discours introduit par Victor Schœlcher.

Considéré comme un des pères de l'abolition de l'esclavage en 1848, il lance Hugo avec ces mots :

"La cause des Nègres que nous soutenons, et envers lesquels les nations chrétiennes ont tant à se reprocher, devait avoir votre sympathie ; nous vous sommes reconnaissants de l’attester par votre présence au milieu de nous. Cher Victor Hugo (...), quand vous parlez, votre voix retentit par le monde entier ; de cette étroite enceinte où nous sommes enfermés, elle pénètrera jusqu’au cœur de l’Afrique, sur les routes qu’y fraient incessamment d’intrépides voyageurs, pour porter la lumière à des populations encore dans l’enfance, et leur enseigner la liberté, l’horreur de l’esclavage, avec la conscience réveillée de la dignité humaine."

Hugo remercie alors Schœlcher dans une langue que l'on n'oserait plus prononcer aujourd'hui : "Le vrai président d’une réunion comme celle-ci, un jour comme celui-ci, ce serait l’homme qui a eu l’immense honneur de prendre la parole au nom de la race humaine blanche pour dire à la race humaine noire : 'Tu es libre.' Cet homme, vous le nommez tous, messieurs, c’est Schœlcher".

"L'Afrique n'a pas d'histoire"

Tout à la grandiloquence du moment, Hugo se lance dans une description un brin manichéenne. "La Méditerranée est un lac de civilisation ; ce n’est certes pas pour rien que la Méditerranée a sur l’un de ses bords le vieil univers et sur l’autre l’univers ignoré, c’est-à-dire d’un côté toute la civilisation et de l’autre toute la barbarie."

"Quelle terre que cette Afrique ! L’Asie a son histoire, l’Amérique a son histoire, l’Australie elle-même a son histoire ; l’Afrique n’a pas d’histoire. Une sorte de légende vaste et obscure l’enveloppe. Rome l’a touchée, pour la supprimer"
... Des mots qui ont fait dire que Nicolas Sarkozy aurait pu y trouver une partie de l'inspiration de son discours de Dakar.

Pour Hugo, "le flamboiement tropical, en effet, c’est l’Afrique. Il semble que voir l’Afrique, ce soit être aveuglé. Un excès de soleil est un excès de nuit."

"Eh bien, cet effroi va disparaître." Comment ? "Déjà les deux peuples colonisateurs, qui sont deux grands peuples libres, la France et l’Angleterre, ont saisi l’Afrique ; la France la tient par l’ouest et par le nord ; l’Angleterre la tient par l’est et par le midi. Voici que l’Italie accepte sa part de ce travail colossal."

Il est vrai que, selon l'immortel Hugo, l'Afrique a besoin de ces colons, car elle offre un paysage terrifiant : "Cette Afrique farouche n’a que deux aspects : peuplée, c’est la barbarie ; déserte, c’est la sauvagerie ; mais elle ne se dérobe plus ; les lieux réputés inhabitables sont des climats possibles ; on trouve partout des fleuves navigables ; des forêts se dressent, de vastes branchages encombrent çà et là l’horizon ; quelle sera l’attitude de la civilisation devant cette faune et cette flore inconnues ?"

"Au XIXe siècle, le Blanc a fait du Noir un homme; au XXe siècle, l’Europe fera de l’Afrique un monde"

Les possibilités sont immenses selon Hugo. "Des lacs sont aperçus, qui sait ? Peut-être cette mer Nagaïn dont parle la Bible. De gigantesques appareils hydrauliques sont préparés par la nature et attendent l’homme ; on voit les points où germeront des villes ; on devine les communications ; des chaînes de montagnes se dessinent ; des cols, des passages, des détroits sont praticables ; cet univers, qui effrayait les Romains, attire les Français."

Dans ce discours, Hugo oppose des pays à d'autres, une Europe à une autre, celle des Lumières à celle de l'obscurantisme dans laquelle il met l'Allemagne (nous sommes seulement neuf ans après la défaite de 1870). Dans cette vision binaire du monde, il décrit un début d'union européenne dans le sud du continent... Dans laquelle il intègre l'Angleterre ("Déjà les Etats-Unis du Sud s’esquissent ébauche évidente des Etats-Unis d’Europe").

A charge pour cette "Europe" du progrès de le faire couler sur l'Afrique : "Au dix-neuvième siècle, le Blanc a fait du Noir un homme ; au vingtième siècle, l’Europe fera de l’Afrique un monde. Refaire une Afrique nouvelle, rendre la vieille Afrique maniable à la civilisation, tel est le problème. L’Europe le résoudra."

"En face du fait colonial, son universalisme est pris en défaut"

Et ce discours largement applaudi se termine par une ode au colonialisme, seule solution, selon Hugo, pour régler les problèmes de l'Europe (nous sommes huit ans après la Commune de Paris) :

"Allez, Peuples ! Emparez-vous de cette terre. Prenez-la. A qui ? A personne. Prenez cette terre à Dieu. Dieu donne la terre aux hommes, Dieu offre l’Afrique à l’Europe. Prenez-la. Où les rois apporteraient la guerre, apportez la concorde. Prenez-la, non pour le canon, mais pour la charrue ; non pour le sabre, mais pour le commerce ; non pour la bataille, mais pour l’industrie ; non pour la conquête, mais pour la fraternité (applaudissements prolongés). Versez votre trop-plein dans cette Afrique, et du même coup résolvez vos questions sociales, changez vos prolétaires en propriétaires. Allez, faites ! Faites des routes, faites des ports, faites des villes ; croissez, cultivez, colonisez, multipliez ; et que, sur cette terre, de plus en plus dégagée des prêtres et des princes, l’Esprit divin s’affirme par la paix et l’Esprit humain par la liberté !"

Certes, l'époque se prêtait à ce genre d'envolée sur la "mission civilisatrice" de l'Europe en général, et de la République française en particulier. Et même si l'on ne peut voir les choses avec le regard d'aujourd'hui, déjà certains affichaient des positions anti-colonialistes. On se souvient du duel entre Clémenceau et Ferry (1885) sur le sujet de la colonisation.

Hugo lui même avait critiqué certains aspects militaires de la colonisation de l'Algérie : "Le général Le Flô me disait hier soir, le 16 octobre 1852 : 'Dans les prises d’assaut, dans les razzias, il n’était pas rare de voir les soldats jeter par les fenêtres des enfants que d’autres soldats en bas recevaient sur la pointe de leurs baïonnettes.'"

Comme le dit Gilles Manceron à propos du père de Jean Valjean, "en face du fait colonial, son universalisme est pris en défaut".

Pierre Magnan
Source : Francetvinfo

 

La Mauritanie poursuit son bon en arrière au classement RSF 2019

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La Mauritanie poursuit son bon en arrière au classement RSF 2019Le Reflet - Le classement RSF 2019 sur la liberté de la presse dans le monde a été publié ce jeudi 19 avril 2019. La situation est alarmante au niveau mondial et la Mauritanie n’est pas en reste, selon l’organisation de protection et promotion de la liberté de la presse dans le monde, Reporter Sans Frontières. On pointe à la 94e place !

L’époque où la Mauritanie se glorifiait d’être le 1er pays arabe en matière de liberté de la presse semble bien loin. En effet, avec ses 72 points, la Tunisie dame le pion au pays d’Ould Abdel Aziz. Ce classement RSF de la liberté de la presse sort un jour de conseil des ministres, on verra la tonalité du discours officiel.

Selon RSF, la situation de la Mauritanie se dégrade « faute d’avoir remis en liberté le blogueur défendu par RSF Mohamed Cheikh Ould Mohamed Mkaïtir (…) Libérable depuis un an et demi, il est maintenu en détention au secret par les autorités, officiellement pour des raisons de sécurité ».

Toujours concernant la Mauritanie dans ce classement de liberté de la presse, RSF explique les sujets discriminations et esclavage sont tabous. L’organisation appui son propos par un rappel de l’expulsion « pour la deuxième année consécutive à un photoreporter étranger qui s’y intéressait d’être expulsé de Mauritanie en 2018.»

Avec cette atmosphère de précampagne qui prévaut en Mauritanie, le rang du pays au classement RSF sur la liberté de la presse raisonne comme une sonnette de l’alarme. La presse mauritanienne exsangue continue de faire paie figure à côté des 3 autres pouvoirs. La conjoncture économique a eu raison de beaucoup de médias.

Pour finir, soulignons que selon RSF », l’Afrique enregistre la plus faible dégradation régionale de l’édition 2019. »

Selon L’organisation « la haine des journalistes, les attaques contre les reporters d’investigation, la censure, notamment sur internet et les réseaux sociaux, les pressions économiques et judiciaires contribuent à affaiblir la production d’une information libre, indépendante et de qualité sur un continent où la liberté de la presse a connu d’importantes évolutions en 2018.

Amadou Sy
Source : Le Reflet (Mauritanie)

 

La HAPA délivre une nouvelle licence à une chaîne TV appelée "AMAN", maghrebo-africaine

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La HAPA délivre une nouvelle licence à une chaîne TV appelée La Haute Autorité de la Presse et de l’Audio Visuel (HAPA) a octroyé une licence à une nouvelle chaîne de télévision commerciale à caractère général en Mauritanie, appelée AMAN.

Selon des sources provenant de la Hapa, le retrait du dossier visant à obtenir une licence, pour le lancement d’ une nouvelle chaîne TV a été opéré, en échange du versement de 300 000 ouguiyas anciens. Les deux journalistes, Sidi Mokhtar Seyidi et l’ingénieur Sid’ Ahmed Mohammedi, ont présenté un dossier d’acquisition d une licence pour le lancement d’une chaîne TV commerciale à caractère général appelée AMAN.

La Hapa avait annoncé à la mi-mars conformément aux dispositions de la loi n° 045-2010 relative à la communication audiovisuelle, qu’elle lançait des appels d’offres pour une nouvelle licence de chaîne TV en Mauritanie.

Ainsi que la lettre du 12 mars 2019 du ministre de la Culture et de l’Artisanat et des Relations avec le Parlement, contenant une demande officielle adressée à la Haute Autorité de la presse et de l’audio visuel (HAPA) annonçant une invitation à manifestation d’ intérêt pour la création d’une chaîne de télévision commerciale privée à caractère général en République islamique de Mauritanie.

Le délai imparti en première période s’est terminé le 26 mars sans que l’Autorité ait reçu d’offre. Une prolongation du délai a été accordée jusqu’au 9 avril pour le retrait des dossiers et jusqu’au 10 avril pour la réception. La Mauritanie compte à ce jour,quatre chaînes TV privées, Sahel, AlWataniya, AlMourabitoune et Chinguit, tandis que la cinquième chaîne, « Dava », est suspendue depuis un certain temps.

Traduit par Adrar.info
Source :.Alakhbar.info




 

Education nationale : On fait n’importe quoi

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Education nationale : On fait n’importe quoiLe Calame - La déliquescence du système éducatif national est un secret de Polichinelle et constitue certainement la seule chose sur laquelle tous les Mauritaniens sont d’accord.

Voilà qu’après dix ans d’exercice de pouvoir, le président Mohamed Ould Abdel Aziz va quitter et le laisser dans une situation pire que celle dans laquelle il l’a trouvé. Durant cette décennie, une poignée de ministres dont aucun n’a de rapport ni de loin de près avec l’enseignement est passée sans qu’aucun ne puisse mettre en œuvre une quelconque stratégie de nature à sortir le système du marasme dans lequel il se débat depuis plus de vingt ans.

La High et la moyenne classe se complaisant à envoyer leurs enfants dans des écoles privées : nationales, française, camerounaise, malienne, turque et autres où chacun enseigne les contenus qu’il veut suivant les méthodes qu’il veut sans avoir rendre compte à personne.

Les nombreuses autres populations n’ayant un autre choix que d’envoyer leur progéniture dans des établissements complètement délabrés où ni l’assiduité des enseignants ni leur suivi ni leur encadrement ne sont garantis. La dizaine de ministres, qui se sont succédé en dix ans à raison d’à peine quelques mois par ministre dans ce département qui tantôt est érigé en ministère d’état, tantôt de l’éducation, tantôt ministère délégué, tantôt et d’éducation et de la formation professionnelle, n’a servi qu’à ajouter à la confusion et prouver la désinvolture que les autorités nationales ont vis-à-vis de ce secteur social extrêmement important.

Les deux derniers ministres de l’éducation qui y sont passés sont allés directement au ministère de l’assainissement au point que cela a constitué la base de certaines anecdotes croustillantes qui dénotent du désintérêt de cet édifice public.

En plus des nombreux problèmes structurels dont souffre le système, le ministère chargé de son pilotage semble être un véritable repère de mauvaises pratiques liées au népotisme, régionalisme et de corruption paradoxalement parrainés par les plus gros responsables du département. A titre d’exemple comment comprendre la nomination à un poste si stratégique que celui de directeur général adjoint des examens et de l’évaluation d’un jeune professeur à peine sorti de l’Ecole Normale Supérieure (ENS) qui n’a même pas encore fini une année de service ?

Comment nommer un tout aussi jeune instituteur adjoint comme conseiller du ministre chargé de l’enseignement fondamental ? Sinon que de les faire profiter des nouvelles indemnités inégalitairement et injustement partagées sur une partie du personnel de ce ministère. Comment laisser une dizaine d’inspections départementales (El Mina, Ryad, Aleg, Magta Lahjar, Guerrou, Gabou, Bénichab, Rosso, Ouad Naga) sans responsables (Inspecteurs départementaux) alors que leurs budgets seront certainement engagés on ne sait ni à quelles fins ni à quel profit.

C’est depuis longtemps que tous les hauts responsables de l’éducation nationale ont compris la démission totale des autorités de cette fonction régalienne d’éducation des masses et de leur enseignement au point qu’ils ne se sentent plus redevables de rien et peuvent à loisir user et abuser dans ce secteur. Le désintérêt de ce pouvoir qui s’en va à ce département est évident.

Sinon pourquoi alors avoir organisé il y a déjà trois ans de tapageuses journées nationales pour l’éducation et la formation dont les conclusions et les recommandations n’ont eu aucune suite ?

Ben Abdalla
Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Education Primaire en Mauritanie, quel rôle pour les Associations des Parents d’élèves (APE) ?

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Education Primaire en Mauritanie, quel rôle pour les Associations des Parents d’élèves (APE) ?En marge de son 20ème anniversaire et de son Assemblée générale annuelle tenue dans la foulée, l’ONG de développement ECODEV a réuni jeudi 11 avril 2019, un panel d’experts pour débattre des problèmes de l’enseignement en Mauritanie et dégager des pistes de solution.

Le panel était composé de l’ancien ministre, ancien Président de l’Université de Nouakchott, Dr.Bekaye Ould Abdel Maleck, NGaïdé Alassane, Conseiller du Ministre de l’Education Nationale, Cheikh Ould Maata, ancien maire de Riadh et Directeur du Centre d’Etudes et de Recherches Pédagogiques (CERP), El Hadj Ould Rabani, expert planificateur COGES (Conseil de Gestion des Ecoles), Mohamed Ould Tolba de la Banque Mondiale et Dr.Abdallahi Ould Ewah, professeur d’université et gérant du Projet TOME (Transparence dans le budget de l’Education).

La rencontre a été modérée par Dr.Mohamed Lemine Hamady, Expert au CERF et professeur d’université.

Survol général

Introduisant le débat, le modérateur a fait un survol de la situation globale de l’enseignement en Mauritanie, avec chiffres et données à l’appui, comme l’amélioration des infrastructures permettant une capacité d’absorption de tous les enfants en âge scolaire, avec 600.000 enfants qui vont à l’école (statistique de 2018), pour 15.000 enseignants. La Mauritanie compte, selon lui, 4.000 écoles dont 600 pour le privé, avec un ratio de 33 élèves par enseignant et un taux de plus de 100% de scolarisation. Seulement, relève-t-il, le taux d’inscription est de 80%, le taux de déperdition scolaire de 24% , avec un déficit de 145.000 tables-bancs, et 80% des écoles ne disposant ni d’aire de jeu ni de terrain de sport.

Pour Mohamed Lemine Hamady, la société civile, notamment les parents d’élèves, sont un partenaire incontournable dans l’amélioration de la qualité de l’enseignement, soulignant la nécessité pour chaque école de disposer d’une association de parents d’élèves. « Tout le monde est aujourd’hui conscient de la crise de l’école en Mauritanie » a-t-il déclaré, ajoutant que la solution est une solution globale qui interpelle tous les acteurs.

Rappelant l’évaluation qui a été réalisée sur la performance du système éducatif, le modérateur a souligné que l’Etat a dépensé des milliards dans l’enseignement sans résultat qualitatif, soulignant que le taux d’admission dans tous les examens nationaux n’a pas dépassé 35%, que 40% des enseignants ne sont pas passés par l’Ecole Nationale des Instituteurs, que sur l’ensemble des enseignants en arabe, seuls 14% maîtrisent la langue, comme seuls 4% des enseignants en français maîtrisent le français. Cela s’est répercuté, a-t-il souligné sur les résultats, avec 26% d’admission à l’entrée en sixième, 29 % au brevet et 15% au baccalauréat.

S’il y a dépenses exhaustives sur les infrastructures, cela s’est traduit de l’autre côté par la baisse de la qualité, a-t-il affirmé, pointant du doigt le système dirigiste et non inclusif qui a jusque-là prévalu, en l’absence de toute implication des acteurs de l’enseignement que sont les parents d’élèves, les centres d’études et les experts indépendants dans la confection des programmes, dans les modèles de gestion de l’enseignement et les programmes pédagogiques. Selon Mohamed Lemine Hamady, toutes les études ont montré que la non implication des APE dans les politiques éducatives sont l’une des causes essentielles de l’échec du système éducatif.

Pour remédier à cette situation, il a suggéré la nécessité d’adopter une stratégie de gouvernance sociale avec les APE comme partenaires centraux, soulignant qu’une étude menée en 2018 a démontré que l’implication des APE encourage la scolarité et le suivi pédagogique.

Cheikh Ould Maata, l’apport des centres d’études et le rôle des APE

Partant de l’expérience du Centre d’études, le CERP, qu’il dirige, l’ancien maire de Riadh à Nouakchott, Cheikh Ould Maata a mis l’accent sur la recherche, la formation et la sensibilisation pour améliorer la qualité de l’enseignement, mais surtout sur l’implication des APE. Ce débat devrait permettre selon lui, de tirer des recommandations qui pourront faire l’objet d’une stratégie capable de recentrer l’apport des parents d’élèves dans le système pédagogique national, ce qui n’est pas encore le cas, a-t-il déploré en substance.

Le Président de la Fédération nationale des associations de parents d’élèves et étudiants, Ahmed Ould Sghaïr, s’est pour sa part félicité du rôle joué par ECODEV dans le domaine de l’éducation, citant les actions à résultats déjà palpables sur le terrain, comme au niveau de Riadh à Nouakchott et de Tidjikja au Tagant, où l’ONG a formé en 2018 quelques 40 bureaux de parents d’élèves dans le suivi pédagogique.

Dr.Bekaye Ould Abdel Maleck et les Zones d’Education Prioritaires (ZEP)

Concept nouveau développé en France dans les années 80 pour harmoniser l’enseignement et offrir une éducation de qualité égale à tous les enfants notamment ceux issus de familles défavorisées, les ZEP servent à renforcer le système éducatif à tous les niveaux et sur l’ensemble du territoire, car comme l’a souligné Dr.Bekaye Ould Abdel Maleck, le système éducatif est un tout, tant et si bien que toute faiblesse dans une des chaînes peut compromettre le fonctionnement de l’ensemble. La ZEP sert ainsi, selon lui, à corriger les incohérences et les disparités dues à des problèmes économiques ou sociaux des parents.

Pour Dr.Bekaye Ould Abdel Maleck, la ZEP est créée selon plusieurs principes et critères, la discrimination positive, la prise en charge totale des enfants des familles défavorisées (bourse, trousse), la faible capacité d’accès, la fragilité socioéconomique, la forte déperdition scolaire. La ZEP est administrée à travers des conseils comprenant l’administration, les communes, les APE, avec des commissions spécialisées, comme celles chargées de lutter contre la violence et la délinquance en milieu scolaire, contre les stupéfiants, etc.

La ZEP a besoin ainsi, selon l’intervenant, d’enseignants payés plus que leurs autres collègues et plus motivés, avec des primes de suggestion spéciale. Des bourses doivent être octroyées aux élèves ainsi qu’une prise en charge totale sur le plan de l’alimentation dans les cantines scolaires et en fournitures, pour compenser des parents dont ils constituent le plus souvent les seules forces de travail. Dr.Bekaye a suggéré d’ouvrir dans une première phase des ZEP modèles dans les localités les plus pauvres, puis généraliser l’approche dans une seconde étape.

Pr.El Hadj Ould Rabani et l’expérience de COGES

Le Conseil de participation communautaire et de gestion des écoles (COGES) est bâti selon Pr.El Hadj Ould Rabani sur un décret qui donne une place centrale aux APE. Il est composé, conformément à l’article 3 du décret, d’un président élu, d’un Secrétaire général et d’un gestionnaire, plus un représentant de la commune, un représentant des APE, un représentant du personnel enseignant et un représentant des élèves. Il se réunit une fois par mois et discute de tous les problèmes scolaires.

Dr.Abdallahi Ould Ewah et le Projet TOME

Le Projet TOME (Transparency Of Mauritanian Education Budget) liant l’ONG ECODEV et le GPSA (Global Partenership For Social Acountability) de la Banque Mondiale a été lancé le 18 janvier 2017 pour une durée de quatre ans. Son objectif est d’améliorer la transparence du Budget et la qualité de l’éducation primaire à travers les outils de la redevabilité sociale dans les Wilayas cibles, Nouakchott Sud et le Tagant.

Sur la base du diagnostic de la stratégie nationale de l’éducation et du Plan national 2001-2011 puis 2012-2020, il est apparu selon Dr.Abdallahi Ould Ewah que le budget alloué à l’éducation représente 4% du PIB, dont 44 % pour l’enseignement fondamental.

« Il y a certes une forte augmentation dans l’accès à l’éducation, beaucoup d’écoles ont été construites, beaucoup d’enseignants recrutés, beaucoup plus d’élèves scolarisés, mais la qualité de l’enseignement a continué à baisser, avec des élèves souffrant de faiblesse générale dans toutes les matières. Un résultat catastrophique » a-t-il arrêté. Et de poursuivre « 100 % des enfants mauritaniens entrent à l’école, mais 90% ressortent dans la rue durant leur parcours scolaire et une fois aux portes du baccalauréat ». Et de se demander « ces enfants vont où ? ».

La plupart vont alimenter les gangs, versent dans la délinquance, la drogue, à la merci des premiers recruteurs djihadistes. Avec des enseignants mal formés (non intéressés par leur métier), mal payés, évoluant dans des classes souvent délabrées, sans aucun matériel didactique, le résultat ne peut être que celui offert par le système actuel, dira-t-il en substance.

La solution réside selon lui dans la redevabilité sociale, telle que préconisée par le Projet TOME, à travers un comité de suivi participatif au niveau de chaque école. Ce principe repose sur le fait que l’éducation est l’affaire de tout le monde et que la solution doit venir aussi bien de l’Etat, du secteur privé, des mécènes, des parents d’élèves, de la société civile, des partenaires, dans un même élan coordonné et planifié.

NGaïdé Alassane, encore sur le rôle des APE

Conseiller du Ministre de l’Education Nationale en charge de la Promotion du Partenariat avec les syndicats et les APE, NGaïdé Alassane, est revenu sur le rôle des APE, comme partenaire essentiel du système éducatif. Il a évoqué l’institutionnalisation de ce partenariat entre le Ministère et les APE à travers la révision en cours du Décret 137-1999, soulignant que les parents d’élèves disposent pour leurs actions de prérogatives tirées du circulaire du ministre, de la mise en place de comités de veille, entre autres mécanismes d’intervention. Des discussions, questions et interventions pertinentes de la part des participants ont par la suite émaillé les débats.

Cheikh Aïdara
Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

 

La Mauritanie est le pays où l’internet est le plus cher

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La Mauritanie est le pays où l’internet est le plus cherSaharamédias - Un site britannique a affirmé que la Mauritanie est le pays où les services de l’internet domestique sont les plus chers, selon une étude publiée à la fin de 2018 et qui a porté sur 230 pays.

La Mauritanie pointe à la dernière place dans le coût moyen de l’abonnement mensuel de l’internet domestique, derrière la Guinée et la Namibie, alors que la première place dans ce classement est occupée par l’Ukraine suivie de Sri Lanka et l’Iran.

Une autre étude publiée par le même site à Londres à propos du coût d’un Giga pour des données cellulaires fixe la Mauritanie à la 66ème place, devant le Sénégal à la 70ème, l’Algérie à la 114ème, le Mali 170ème alors que le Maroc se classe 28ème.

Le pays le plus cher dans ce classement est le Zimbabwe où les données cellulaires sont vendues en moyenne à 75 dollars.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

 

Mauritanie : bientôt un fonds de promotion de la publicité pour les médias

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Mauritanie : bientôt un fonds de promotion de la publicité pour les médiasAprès plusieurs années de crise entre les autorités mauritaniennes et les acteurs des médias privés, le gouvernement a décidé de franchir le pas pour mettre fin aux dissonances.

En effet, le gouvernement a adopté, jeudi 28 mars, un projet de loi portant création d’un Fonds de Promotion de la Publicité, de la Communication et de la Production Audiovisuelle. Selon le document, « les modalités de gestion font être fixées ainsi qu’une communication relative au bilan du département pour la période 2009-2018 et les perspectives ».

Cette législation permettra ainsi aux médias de se doter de nouvelles sources de revenus en dehors du fonds d’aide publique à la presse.

Une allocution annuelle, chiffrée à environ 200 millions d’ouguiyas, soit 600000 dollars .Un montant partagé entre la presse écrite, la presse en ligne, les radios et télévisions privées et l’imprimerie nationale.

À noter que les médias privés mauritaniens ne bénéficient pas d’annonces publicitaires, qui constituent la principale source de financement d’un organe de presse.

Cette situation expose le plus souvent les médias à un déficit de ressources .Et du coup, ils ont toujours du mal à honorer leurs charges fiscales vis-à-vis de la de la télédiffusion mauritanienne (TDM).

L’instance a plusieurs fois envoyé des lettres de mise en demeure aux radios et télévisions de la place pour qu’ils payent leurs taxes.

Ibrahima Junior Dia
Source : Les Mauritanies

 

 

Mauritanie/Enseignement : Les examens nationaux anticipés (Officiel)

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Mauritanie/Enseignement : Les examens nationaux anticipés (Officiel)Tawary - Le ministère mauritanien de l’Éducation nationale et de la formation professionnelle a rendu public, ce lundi 25 Mars, une note modifiant le calendrier des examens nationaux diffusé en début d'année scolaire.

Selon le document, le concours d’entrée en première année du collège est prévu les 27 et 28 mai. Tandis que les épreuves de l’examen du BEPC se dérouleront du 29 au 31 mai et ceux de la première session du baccalauréat du 10 au 13 juin.

Selon le calendrier des examens et des vacances publié en octobre 2018, les examens étaient prévus en juin prochain. De l’avis des observateurs, cette modification est relative à l’élection présidentielle dont le premier tour pourrait avoir lieu le 22 juin.

Source : Tawary (Mauritanie)

 

 

La Mauritanie privée d'une loi pour lutter contre les violences faites aux femmes

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La Mauritanie privée d'une loi pour lutter contre les violences faites aux femmesFrancetvinfo - Malgré les revers subis au Parlement, les militantes des droits des femmes ne s'en laissent pas conter et se battent pour une législation plus protectrice dans ce pays conservateur d'Afrique de l'Ouest.

"Nous (...) avons besoin (d'une loi, NDLR), car on sait que les violences à l'égard des femmes montent en flèche", malgré le manque de statistiques officielles, s'insurge Aminetou Mint El Moctar, présidente de l'Association des femmes cheffes de famille (AFCF), citée par l'AFP, au sujet d'un texte rejeté pour la deuxième année consécutive par l'Assemblée nationale.

Des ONG, dont l'AFCF, ont participé à la rédaction de ce projet de loi sur les violences fondées sur le genre. Approuvé en mars 2016 par le gouvernement, ce texte prévoyait en particulier l'aggravation des peines pour viol, la pénalisation du harcèlement sexuel et la création de chambres spécifiques dans les tribunaux pour les affaires de violences sexuelles.

Rencontrée au siège de l'association avec sa fille de 5 ans, Zahra (un nom d'emprunt) raconte à l'AFP comment celle-ci a été agressée par un voisin : "Il a pris ma fille pendant que je dormais, il l'a emmenée et il l'a violée." Cette fois, l'âge de la victime et le profil du violeur, un pédophile récidiviste, ont assuré une rapide condamnation à dix ans de prison.

Mais en Mauritanie, les auteurs d'agressions sexuelles effectuent rarement la totalité de leur peine, selon l'AFCF. Dans cette affaire, le coupable "va purger une année (de sa peine, NDLR), tout au plus. Après, il peut payer une caution pour obtenir une liberté provisoire. Et puis, quand il y aura une amnistie générale, il va en bénéficier", prévient Mariem, l'une des assistantes sociales qui suit le dossier de Zahra.

Contre l'homosexualité et les "hommes efféminées"



D'où la nécessité d'une loi spécifique, selon les militantes des droits des femmes. Périodiquement, elles organisent des sit-in à l'Assemblée nationale, rappelant que le texte été élaboré par des associations de la société civile, des oulémas et des juristes. Et ce sur la base de la charia, qui est la source du droit en République islamique de Mauritanie.

Majorité et opposition confondues, l'Assemblée nationale a rejeté la loi en janvier 2017. Puis une seconde fois, via la commission parlementaire de l'Orientation islamique, en décembre 2018.

Et ce malgré l'intervention du ministère de la Justice, qui a introduit dans le texte des dispositions sans lien direct avec les violences sexuelles, notamment sur la sanction de l'adultère, ou réduisant certaines peines prévues initialement, en cas de coups et blessures ou de séquestration par le conjoint.

Ces amendements n'ont pas suffi à amadouer les députés, qui ont en particulier renâclé sur le concept de "genre", considéré comme relevant de valeurs étrangères. Ils ont aussi rejeté certains articles portant sur le droit de voyager sans autorisation du mari, ou autorisant les organisations d'aide aux victimes à se constituer parties civiles.

"La loi prévoit des sanctions qui, pour notre société musulmane, relèvent de l'immixtion dans la vie privée", a expliqué la députée du parti islamiste Tewassoul (opposition) Zeinabou Mint Taghi. Elle a cité l'exemple des peines prévues pour un homme qui voudrait interdire aux femmes de sa famille de se promener dans des vêtements moulants, comme des pantalons serrés, ou à sa fille de vivre seule sans être mariée.

De plus, la notion de "genre", contenue dans l'intitulé, ouvrirait la voie à des "manifestations pour réclamer les droits des hommes efféminés", alors que l'homosexualité est interdite en Mauritanie, a-t-elle ajouté. "Nous avons donc rejeté cette loi pour la rendre conforme à la charia islamique et à nos spécificités culturelles".



"Un pas en avant"
, un pas en arrière


Une autre députée d'opposition, Nana Mint Cheikhna, du Rassemblement des forces démocratiques (RFD), se déclare en revanche favorable à cette loi, même si elle lui reproche des imprécisions. "Les femmes ont évidement besoin d'une protection", dans une société où elles sont "considérées comme mineures dans les esprits et dans beaucoup de pratiques", souligne-t-elle.

Dans un rapport publié en septembre 2018, l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) avait salué le texte finalement repoussé par l'Assemblée comme "un pas en avant". Elle le juge néanmoins "loin d'être satisfaisant, notamment parce qu'il maintient la criminalisation des relations sexuelles consensuelles hors mariage et l'interdiction de l'avortement".

"La loi mauritanienne ne définit et ne pénalise pas convenablement les violences sexuelles", selon HRW,. L'organisation déplore, exemples à l'appui, que "si les femmes ou filles n'arrivent pas à convaincre les autorités judiciaires de la nature non consensuelle d'un rapport sexuel, d'accusatrices, elles peuvent se muer en accusées".

L'ONG regrettait en outre que le texte ne porte pas sur "plusieurs autres formes de violences fondées sur le genre", comme l'excision, déjà criminalisée dans la loi mauritanienne, ainsi que les mariages forcés.

Source : Francetvinfo

 

 

Mauritanie: malgré leur grève, les écoles privées invitées à s'acquitter de leurs impôts

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Mauritanie: malgré leur grève, les écoles privées invitées à s'acquitter de leurs impôtsAprès une journée de grève, observée jeudi dernier, pour protester contre une «pression fiscale» exercée contre les établissements d'enseignement privé, le gouvernement mauritanien et les propriétaires de ces établissements semblent encore bien éloignés d’une dynamique de négociations.

Pire encore, un véritable dialogue de sourds s'est désormais instauré entre les protagonistes. L'illustration la plus patente en est cette déclaration du ministre mauritanien de la culture et de l’artisanat, Sidi Mohamed ould Maham.

En tant que porte-parole du gouvernement, et en réaction à l’arrêt de travail observé le jeudi 24 janvier dernier, ce responsable a invité hier à Nouakcott les propriétaires des écoles privées du pays à s’acquitter de leurs impôts dûs à l'Etat.

En plus de cette pression fiscale qu'ils critiquent fortement, ces propriétaires d’établissements scolaires privés revendiquent également l’application d’un texte de loi, relégué dans l'oubli depuis plusieurs années, et régissant le secteur de l’enseignement privé.

De son côté, le porte-parole du gouvernement mauritanien considère que «que ces grévistes ne sont pas dans leur bon droit en entreprenant le mouvement».

Sidi Mohamed Ould Maham a d'ailleurs étayé ses propos en opposant cet argument selon lequel «ces écoles ont bénéficié d’une période de grâce fiscale de cinq années à partir de la date de leur création. Aujourd’hui, les propriétaires devraient simplement s’acquitter des impôts conformément à un principe citoyen.

Mais il est regrettable de constater qu’au liieu d’adopter cette attitude responsable, ils entreprennent une action de nature à porter préjudice au cursus scolaire des enfants, en perturbant leurs études par des journées de grève intempestives et injustifiées».
Cet argument va-t-il être entendu?

Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya
Source : Le360 Afrique (Maroc)

 

 

La chaine El Mouritaniye limoge Mouna Mint Deye de son poste

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La chaine El Mouritaniye limoge Mouna Mint Deye de son poste La chaîne mauritanienne El Mouritaniye a licencié la leader au sein du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD) Mouna Mint Deye, employée de la chaine depuis plus de deux décennies, ont révélé des sources.

Le Directeur de la chaine Abdallahi Ould Ahmed Damou a effectivement signé la décision de licenciement de Mint Deye, rapportent les sources précitées.

Trois autres journalistes avaient été limogés dernièrement de la chaine. Il s’agit de :

- Sid’Ahmed Ould Tebakh,

- Ahmed Ould Hacen,

- Moctar Ould Elmine


Traduit de l’Arabe par Cridem
Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

Olympiades des sciences 2019 : 4700 élèves participent pour gagner le prix du Président de la République

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Olympiades des sciences 2019 : 4700 élèves participent pour gagner le prix du Président de la RépubliqueLes Olympiades des matières scientifiques pour l'année 2019 ont démarré, dimanche au niveau national, avec la participation de 4700 concurrents issus des 4ème et 7ème scientifique du secondaire pour s'adjuger le Prix du Président de la République dans le domaine scientifique.

Les épreuves se déroulent en trois étapes dont la première est ouverte devant tous élèves des 4ème et 7ème scientifique du secondaire, la 2ème est accessible seulement à 50% des participants à la première étape et qui ont obtenu au moins 5 points et la 3ème est ouverte devant les concurrents ayant obtenu plus de 5 points dont les trois premiers des 4ème année et les trois premiers des 7ème année dans les disciplines des sciences, physique, chimie et mathématiques. Il n'est pas permis à un concurrent de participer à plus d'une matière.

Pour s’enquérir des conditions du déroulement des olympiades, le conseiller de la ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle chargé de l’enseignement secondaire, secrétaire général par intérim, M. Mahmouden El Ghadi El Adel, s’est rendu dans les centres d’examen ouverts aux lycées de Toujounine I, d’Arafat II et des garçons II.

Sur place, le secrétaire général par intérim a suivi des explications sur les approches suivies en matière de surveillance et de supervision du concours et interviewé les candidats sur la compatibilité des épreuves avec leurs programmes scolaires.

Au terme de sa tournée dans les centres d’examens, M. Mahmouden El Ghadi El Adel a déclaré à l’AMI qu’il s’est rendu dans les centres d’examen dans les premières heures pour constater les lacunes et insuffisances pour les combler le plutôt possible.

Il a ajouté que ces olympiades revêtent une grande importance et donne l’opportunité à l’émulation positive entre les élèves, tout comme elles permettent de rehausser leur niveau d’études dans les domaines scientifiques.

Le secrétaire général a également souligné que l’organisation de ce concours entre dans le cadre des efforts consentis par le département de l’éducation nationale pour la promotion des matières scientifique et stimuler le génie créateurs des postulants et les mieux préparer scientifiquement aux exigences de la mondialisation.

Des compétitions similaires sont organisées dans toutes les capitales des wilayas du pays dans un climat marqué la discipline, l’ordre et la saine concurrence, selon les sources du ministère de l’éducation nationale.

Le secrétaire général était accompagné, au cours de ces visites, par le wali mouçaid de Nouakchott Ouest, du hakem du Ksar et des responsables du ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Nouakchott abrite un colloque sur le rôle du soufisme dans la diffusion du savoir

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Nouakchott abrite un colloque sur le rôle du soufisme dans la diffusion du savoirUn colloque scientifique sur le rôle du soufisme dans la diffusion du savoir et la consolidation des liens spirituels et de la paix sociale a été ouvert vendredi soir à Nouakchott, a constaté APA. 

Organisé par la Confrérie générale des mourides, le colloque prend le fondateur de celle-ci, le Sénégalais Cheikh Ahmedou Bamba, comme modèle dans son thème de réflexion.  "Par ses visées et ses aboutissants, la rencontre illustre clairement les liens étroits multiséculaires existant entre les érudits et leaders soufis de la Mauritanie et du Sénégal", a souligné le ministre mauritanien des Affaires islamiques et de l’Enseignement originel, Ahmed Ould Ahil Daoud à l’ouverture de la rencontre.

Il a ajouté que le monde islamique a besoin, « aujourd’hui plus que jamais, de s’inspirer des comportements inculqués par le soufisme dans les domaines de l’éducation des générations, de la probité et de l’abstinence de tout acte réprouvable ».

Ould Ahil Daoud a également préconisé la mise en place d’un système de pensée et d’illumination basé sur la science, l’amour, la tolérance, la fraternité et l’entente.

Selon lui, le présent colloque constitue la meilleure solution face aux maux qui irritent le monde d’aujourd’hui, à savoir, entre autres, la déviation et l’extrémisme et le meilleur moyen pour immuniser « nos pensées » contre l’intégrisme.

S’exprimant à la même occasion au nom de la confrérie mouride, Mohamed El Béchir Mbacké a appelé au renforcement des relations spirituelles entre la Mauritanie et le Sénégal grâce à leur impact positif sur le renforcement du tissu social et la vulgarisation du savoir et de la tolérance.

Source : Journal du Cameroun

 

 

Des féministes mauritaniennes : « nous voulons être protégées et la loi sur le genre n’est pas la meilleurs solution »

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Des féministes mauritaniennes : « nous voulons être protégées et la loi sur le genre n’est pas la meilleurs solution »

Des activistes féminines mauritaniennes ont dénoncé ce jeudi la décision du gouvernement mauritanien de retirer la loi sur la violence contre le genre rejetée par la commission par la commission d’orientation islamique de l’assemblée nationale, exigeant leur protection contre le harcèlement et la violence.

Ces femmes avaient manifesté devant l’assemblée nationale pour demander l’élaboration d’une législation les protégeant après le rejet, pour la deuxième fois par l’assemblée nationale de la loi incriminant la violence contre le genre ;

Dans une déclaration faite à Sahara Medias, l’activiste Bintou Bokoum a dit que la femme mauritanienne court un danger programmé et qu’elle est systématiquement harcelée dans toutes les institutions et les administrations.

Bokoum a accusé le gouvernement mauritanien de trainer dans l’adoption de lois protégeant la femme ajoutant que la loi contre la violence contre le genre n’est pas la meilleure pour protéger la femme et que les femmes continueraient leur lutte jusqu’à ce qu’elles soient totalement protégées.

Pour sa part, une autre activiste Souma Mohamed El Weli a dit que le but de ce sit-in est d’exiger une loi qui protège la femme contre la violence ajoutant elle aussi que la loi contre la violence faite au genre n’était pas la meilleure, rappelant aux députés leur rôle dans l’adoption des lois protégeant les citoyens.

Cette loi controversée retirée cette semaine par le gouvernement, avait déjà été présentée à l’ancien parlement qui avait demandé au gouvernement des éclaircissements sur au moins sept articles de la loi, considérés contraires à la religion musulmane dont notamment l’article 19 relatif à la pratique des libertés générales.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

Mauritanie : la loi sur le genre de nouveau rejetée par le parlement

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Mauritanie : la loi sur le genre de nouveau rejetée par le parlement La commission d’orientation islamique, des ressources humaines et des affaires culturelles issue de l’assemblée nationale mauritanienne a rejeté mardi la loi sur la violence sur le genre et a décidé son renvoi au gouvernement pour le retirer, selon les sources de Sahara Medias recueillies auprès de parlementaires.

Le député Mohamed Bouya O. Cheikh Mohamed Vadel s’est félicité de cette décision, dans un Tweet publié sur sa page Facebook. La commission avait suivi un exposé présenté par le ministre mauritanien de la justice Dia Mokhtar Malal au cours duquel il a détaillé les différents articles de la loi controversée.

Cette loi qui vise à pénaliser la violence basée sur le genre avait déjà été présentée à l’ancienne assemblée nationale qui l’avait rejeté considérant que certains articles étaient contraires à la religion musulmane.

L’ancien parlement avait demandé la révision de 7 articles de la loi, considérant qu’ils étaient contraires à la religion musulmane, notamment l’article 19 qui prévoit une peine d’un an à deux ans de prison pour tout époux qui empêcherait sa femme de s’adonner à ses libertés générales.

Les activistes des droits de l’homme en Mauritanie estiment que cette loi va combler le vide juridique dont souffre le système judiciaire dans le pays et qu’elle devra alléger les souffrances des victimes des violences. Ces organisations s’étaient exprimées auparavant à travers des communiqués et avaient demandé l’application de cette loi sur le terrain.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

 

En 2018, 80 journalistes ont été tués dans le monde

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En 2018, 80 journalistes ont été tués dans le monde « La haine contre les journalistes proférée par des leaders politiques a des conséquences dramatiques sur le terrain », met en garde Reporters sans frontières dans son bilan annuel.

Après trois années de baisse, les violences contre les journalistes sont reparties à la hausse en 2018, avec 80 journalistes tués à travers le monde, selon le bilan annuel de Reporters sans frontières (RSF) publié mardi 18 décembre. En 2017, 65 journalistes avaient été tués dans l’exercice de leur mission d’information.

Parmi les victimes cette année, 63 journalistes professionnels, soit une hausse de 15 %, treize non-professionnels (contre sept en 2017) et quatre collaborateurs de médias, souligne l’organisation non gouvernementale sise à Paris, déplorant une violence « inédite » contre les reporters. Plus de 700 journalistes professionnels ont été tués ces dix dernières années, selon RSF.

Violences démultipliées

Plus de la moitié de ceux qui sont morts dans l’exercice de leur fonction ont été « sciemment visés et assassinés », à l’instar de l’éditorialiste saoudien Jamal Khashoggi, tué au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul (Turquie) le 2 octobre, et du journaliste slovaque Jan Kuciak, mort le 21 février.

« La haine contre les journalistes proférée, voire revendiquée, par des leaders politiques, religieux ou des “businessmen” sans scrupule a des conséquences dramatiques sur le terrain et se traduit par une hausse inquiétante des violations à l’égard des journalistes », déplore Christophe Deloire, secrétaire général de RSF.

« Démultipliés par les réseaux sociaux, qui portent à cet égard une lourde responsabilité, ces sentiments haineux légitiment ces violences et affaiblissent, un peu plus chaque jour, le journalisme et, avec lui, la démocratie », s’inquiète-t-il, cité dans un communiqué.

L’Afghanistan, le plus meurtrier

Les victimes sont majoritairement des hommes (77 pour trois femmes), travaillant localement (75 journalistes locaux et cinq étrangers). C’est l’Afghanistan qui a été le pays le plus meurtrier pour les journalistes cette année avec quinze tués, détrônant la Syrie, qui occupait cette place depuis 2012 et reste le deuxième pays le plus dangereux avec onze reporters tués.

Le 30 avril, un double attentat à Kaboul a causé la mort de neuf journalistes, parmi lesquels le photographe de l’Agence France-Presse Shah Marai Fezi et des reporters de Radio Free Europe et Tolo News. Cet attentat est le plus important commis contre des journalistes depuis le massacre de Maguindanao, aux Philippines, en 2009, dans lequel au moins trente-deux avaient été tués.

Autre fait notable pour RSF, près de la moitié des journalistes se sont fait tuer dans des pays en paix, comme le Mexique (neuf reporters assassinés, troisième pays le plus dangereux), l’Inde (six morts) et les Etats-Unis (six morts) qui font leur entrée dans ce sombre palmarès à la suite de la fusillade sanglante contre la rédaction du Capitol Gazette.

Hausse des détentions

Par ailleurs, le nombre de journalistes détenus dans le monde est lui aussi en hausse, souligne RSF : 348, contre 326 en 2017 (+ 7 %), une augmentation qui concerne particulièrement les non-professionnels.

Cinq pays détiennent à eux seuls plus de la moitié des reporters emprisonnés : l’Iran, l’Arabie saoudite, l’Egypte, la Turquie et la Chine, plus grande prison de journalistes du monde avec soixante détenus, dont les trois quarts sont des non-professionnels.

« Avec le durcissement de la réglementation concernant Internet, ces journalistes sont emprisonnés, dans des conditions souvent inhumaines, pour un simple post ou un billet d’information sur les réseaux sociaux ou une messagerie privée », regrette Reporters sans frontières.

Le nombre d’otages a lui aussi augmenté de 11 % avec soixante journalistes captifs à ce jour, contre cinquante-quatre en 2017. Cinquante-neuf d’entre eux sont retenus au Moyen-Orient (Syrie, Irak et Yémen). Parmi eux, six sont des étrangers.

Enfin, RSF a enregistré trois nouveaux cas de journalistes disparus au cours de l’année, deux en Amérique latine et un en Russie. L’organisation considère qu’un reporter est porté disparu lorsqu’il n’y a pas suffisamment d’éléments pour déterminer s’il a été victime d’un homicide ou d’un enlèvement, et qu’aucune revendication crédible n’a été diffusée.

Source : Le Monde (France)

 

 

La semaine africaine des sciences en Mauritanie: Du 24 au 30 décembre

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La Mauritanie accueillera la seconde édition de la semaine africaine des sciences qui seLa semaine africaine des sciences en Mauritanie: Du 24 au 30 décembre tiendra du 24 au 30 décembre 2018 à Nouakchott, Nouadhibou et Rosso.

La semaine africaine des sciences est un rendez-vous annuel, organisé par le Next Einstein forum, en vue de promouvoir et vulgariser la science, la technologie et l’innovation à travers le continent. C’est aussi une plate-forme qui regroupe les meilleurs talents du continent.

Depuis le 1 septembre 2018, l’Afrique vit au rythme de la Science. Trente-cinq pays se sont engagés cette année à célébrer cet évènement. C’est dans ce contexte que la Mauritanie par le biais de son ambassadeur, le Dr. Ba Abdoulaye Sidiki, nommé lors du dernier sommet du Next Einstein forum organisé le 26 mars 2018 à Kigali, au Rwanda, compte organiser cette première édition Mauritanienne de la Semaine Africaine des Science.

C’est un évènement grandiose que son ambassadeur compte faire, à travers un programme détaillé, qui verra la participation de scientifiques de renom, aussi bien nationaux que de la Diaspora. Il sera question au cours de cette semaine africaine, de mettre la lumière sur la science, de susciter l’envie et la curiosité des plus jeunes, à s’investir davantage dans les filières scientifiques pour combler le retard de notre pays dans les domaines techniques.

Une attention toute particulière sera portée à la place de la femme mauritanienne dans la science, et des distinctions seront faites allant dans ce sens. En effet, l’idée est de faire vivre la Mauritanie à travers trois villes Pivots choisies pour l’occasion, en l’occurrence Nouakchott, Nouadhibou et Rosso, au rythme d’activités scientifiques intenses.

Des conférences ainsi que des panels de haute volée sont aussi prévus, pour mettre à profit cette semaine. Ce sera aussi l’occasion de faire la promotion de nos plus éminents scientifiques, permettant ainsi de faire connaitre leurs travaux et réalisations.

Cet évènement sera une opportunité pour les jeunes entrepreneurs mauritaniens, de faire connaitre leurs talents à travers leurs réalisations, malgré les faibles moyens dont ils disposent. Des salons d’exposition sont prévus à cet effet.

Aussi, il y aura des activités expérimentales qui seront dédiées à la petite enfance, pour davantage aiguiser leur curiosité dès le bas âge, à travers des démonstrations scientifiques.

Une grande couverture médiatique, qui verra la participation des médias aussi bien nationaux qu’internationaux, sera au rendez-vous lors de cette semaine africaine des sciences.

A l’issue de cette semaine, un comité scientifique, déjà désigné pour l’occasion, se chargera de recueillir toutes les propositions qui seront issues de cette rencontre, et les mettre à la disposition de tous les mauritaniens dans un document scientifique détaillé.

Rappelons que le Next Einstein Forum est la plus grande plate-forme, regroupant les scientifiques africains ; laquelle est une initiative de l’Institut africain des sciences mathématiques (AIMS), en partenariat avec la Fondation Robert-Bosh.

Cette édition du NEF sera placée sous le haut patronage du gouvernement Mauritanien et des différents partenaires ayant en Mauritanie acceptés d’accompagner la science, la technologie, l’entreprenariat et l’innovation.

Source : Africa Diaspora

 

 

L'Adrar mauritanien vu du ciel, un renouveau saharien

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Le temps d'une méharée entre Chinguetti et Tergit, notre reporter Jean-Marc Porte a sillonné le désert de Mauritanie, territoire des nomades chargé d'histoire. Une destination à retrouver dans notre dernier numéro.

Vu du ciel, le désert mauritanien est à la fois magnifique et inhospitalier. Avec ses grandes ondulations de sable et ses reliefs rocailleux parfois trompés par des oasis surgies de nulle part, il offre au voyageur un dépaysement sans égal à seulement trois heures d'avion de la France.

Durant une semaine, notre grand reporter Jean-Marc Porte a embarqué pour une méharée entre la célèbre ville de Chinguetti et l'oasis de Tergit. Une liaison aussi classique que majeure dans l'univers de l'Adrar mauritanien.

Immersion chez les nomades

Traverser ces régions à dos de dromadaire, c'est naviguer au cœur d'espaces naturels préservés comme l'erg Amatlich, corridor de sable de plus de 300 km de long et désert "total".

Au détour des cols, éléments clefs dans la géographie des déplacements qui ouvrent des passages difficiles et servent de points de repères, oasis et cités antiques se dévoilent. Chinguetti, la septième ville sainte de l'Islam, avalée progressivement par les sables de l'erg Ouarane, fait partie des merveilles incontournables de ce voyage. Grand centre d'échange culturel au XVIe siècle, la ville est classée depuis 1996 au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO.

Après avoir cheminé, de bivouac en bivouac, à travers les montagnes, l'oasis de Tanouchet et les impressionnantes ruines de grand ksour de Ouadanne, le trek se termine à Tergit, "must-do" de l'Adrar à 500 m d'altitude.

Le retour de la Mauritanie

Destination "black-listée" ces dix dernières années en raison d'une menace terroriste jugée trop élevée par le Quai d'Orsay, la Mauritanie a connu un nouveau tournant en 2017. Dans ses recommandations aux voyageurs, le ministère des Affaires étrangères a fait passer le plateau de l'Adrar en zone orange au lieu de zone rouge.

Conséquence : la destination a fait son retour l'hiver dernier dans les brochures de quelques agences comme Terdav, Allibert, Nomade Aventure, La Balaguère et Point-Voyages. Cette année, quasiment toutes les agences ont inscrit la Mauritanie dans leur programme.

Une destination mythique, à découvrir dans le dernier numéro de Trek Magazine.

https://www.trekmag.com/news-video-adrar-mauritanien-vu-ciel-renouveau-saharien

Source : Trek Magazine