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Politique en Mauritanie

Maghama : L’UDP arrache la commune, l’UPR, la députation

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C’est sur un score trop serré (avec un écart de 104 voix) que Hamet Abdoul Kader Thiam, candidat de l’UDP a remporté, samedi 15 septembre, le fauteuil de maire de Maghama,avec 1411 voix, au détriment de Diallo Daouda Samba (1307), de l’UPR. « C’est un séisme politique», commentent les observateurs de la scène politique. Les querelles internes et les coups fourrés ont lézardé le bloc UPR, en dépit des renforts des pontes locaux permettant ainsi au jeune candidat de l’UDP de gagner. Le deuxième essai de Thiam, éliminé au premier tour en 2013, aura été des plus réussis. Le jeune cadre de Tasiast Kinross est attendu de pied ferme par tous les maghamois.
Dés qu’il eut connaissance des résultats, l’ancien secrétaire général du ministère de l’Equipement et des Transports a félicité au téléphone son jeune adversaire. Rendant la politesse à son aîné et néanmoins cousin, Thiam s’est rendu dimanche matin, au domicile de Diallo avant que tous deux n’aillent au cimetière pour assister à l’inhumation d’un ressortissant de la ville.
Faisant preuve de fair play, Samedi matin, les deux concurrents, après une campagne houleuse, se sont retrouvés au centre de vote de l’école 1 de Maghama et ont longuement échangé. « C’est une belle leçon de démocratie  que Diallo et Thiam ont administrée », se sont félicités fonles habitants. L’UPR se réconfortera aux législatives avec la victoire de ses deux candidats, lors du premier tour, avec un suffrage  de 50,41% contre 37,34% à l’UDP. Niang Mamadou a été réélu en compagnie de Hachem Ould Samory face à l’UDP.
Toutefois, le parti de Mint Mouknass a déposé plusieurs recours pour fraude auprès de la CENI.
Par contre, la commune de Daw  est tombée dans l'escarcelle du Parti de l'Unité et du développement (PUD) qui a recueilli  54,94% des voix contre  45,06% pour l'UPR au second tour.
A Dolol, Kane Abdoul Aziz de l’UPR avait mis ses adversaires au KO dès le premier tour en s’adjugeant la municipalité.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

 

Mauritanie : 49,5 % d'électeurs ont voté au 2e tour des législatives et des locales

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Mauritanie : 49,5 % d'électeurs ont voté au 2e tour des législatives et des localesLes Mauritaniens étaient dimanche dans l'attente de la proclamation des résultats du second tour des élections parlementaires, régionales et municipales qui se sont déroulées la veille, tandis que le taux de participation enregistré lors de ce scrutin a atteint les 49,5 %, selon la Commission électorale nationale et indépendante (CENI).

Selon les résultats partiels publiés dimanche par l'Agence mauritanienne d'information (AMI), le parti l’Union pour la république (UPR) a remporté la majorité des communes et des Conseils régionaux qui étaient en ballotage, alors que le taux de participation est estimé par la CENI 49,5 % en baisse par rapport au 1er tour de ces élections ayant enregistré un taux de 73,4 %.

Les résultats provisoires concernant les municipales confirment la dominance de l'UPR qui a remporté la plupart des voix exprimées, selon l'agence mauritanienne.

A Nouakchott, notamment dans la commune de Moughataa, le parti du président Mohamed Ould Abdelaziz a obtenu 4508 voix sur 12 009 inscrits, alors que le taux de participation dans cette municipalité est estimé à 39,70%.

Les bureaux de vote en Mauritanie ont connu une affluence timide samedi pour le second tour des élections législatives et locales, en raison notamment des intempéries enregistrées à Nouakchott, la capitale.

Le second tour devait permettre l'élection de 22 députés, dont quatre autres parlementaires pour les Mauritaniens de l'extérieur, 9 Conseils régionaux et 111 communes, selon la CENI.

Le parti du président Mohamed Ould Abdel Aziz, l’UPR, avait remporté au premier tour, le 1er septembre, 67 des 131 sièges de députés déjà pourvus sur 157 à l’Assemblée nationale, quatre Conseils régionaux sur 13 et une centaine de communes sur 219.

Le parti Tawassoul, mouvance islamique, est arrivé en deuxième position avec 14 députés, tandis que le Rassemblement des forces démocratiques (RFD) et l'Union des forces du progrès (UFD) ont chacun obtenu trois députés.

En ballottage favorable dans les 22 sièges, l’UPR devrait obtenir les 12 qui lui manquent pour s’assurer une majorité absolue à l’Assemblée. A Nouakchott pour les neuf communes et le Conseil régional de la capitale, le parti au pouvoir était confronté au parti Tawassoul, présent au second tour dans sept communes.

M. Ould Abdel Aziz, qui a voté à Nouakchott, s’était félicité des résultats du premier tour, estimant que "les Mauritaniens ont voté pour la stabilité, le développement et le progrès".

Le chef de l’Etat mauritanien avait, en outre, estimé que le second tour "ira dans le même sens" pour son parti.

Source : Radio Algérie

 

 

Scrutins de 2018 ou lecture croisée sur une reconfiguration de la scène politique mauritanienne

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Scrutins de 2018 ou lecture croisée sur une reconfiguration de la scène politique mauritanienneAlors que les électeurs reprennent le chemin des urnes, ce 15 septembre 2018, pour le 2ème tour des scrutins législatifs, municipaux et régionaux, voici un survol exhaustif et une analyse circonspecte du 1er tour qui a eu lieu il y a deux semaines.

Le quintuple scrutin des 1er et 15 septembre 2018, liste nationale, liste régionale, liste des femmes, municipales et régionales, débouchera sans nul doute sur une inédite recomposition de la scène politique mauritanienne. Si l’UPR assure sa mainmise sur le pays, Tawassoul confirme qu’il est aujourd’hui le principal parti de l’opposition, renversant ainsi l’ordre des préséances longtemps détenu par le RFD d’Ahmed Daddah et l’UFP de Mohamed Maouloud.

D’autre part, les scrutins de 2018 marquent le déclin d’anciens partis comme l’APP, El Wiam, le Front Populaire, le RDU, tout en marquant la fin du vote communautariste avec les revers subis par les formations négro-africaines qui comptaient beaucoup sur le vote en leur faveur des populations de la Vallée ou de certains quartiers en milieu urbain à forte présence de noirs, comme Sebkha et El Mina à Nouakchott.

L’UPR s’affirme comme parti-Etat

Si Mohamed Abdel Aziz, parce qu’empêché par la Constitution, n’est pas officiellement président du parti Union Pour la République (UPR), il en est le véritable patron. Celui qui y fait et défait des carrières, n’hésitant pas à faire le ménage aux détours d’une refondation dont il avait confié les rênes à son alter ego, le colonel à la retraite Mohamed Ould Baya. Aussi, le président Ould Abdel Aziz n’a pas hésité à prendre son bâton de pèlerin et à endosser sa tunique de Chef d’Etat pour battre campagne en faveur d’un UPR affaibli par le mauvais choix de ses hommes dans des élections décisives, celles du 1e septembre 2018, où le parti jouait sa survie face à une opposition qui avait décidé de troquer sa sempiternelle position de boycottiste pour une participation active.

Au finish, l’UPR a arraché aux termes du 1er tour des élections législatives, 67 sièges de députés sur les 157 que comptera la future Assemblée nationale. Il fait mieux qu’en 2013 où il avait obtenu seulement 57 sièges au 1er tour, puis 19 sièges au second tour, totalisant 75 députés sur 147. En 2013, l’UPR avait cependant réussi à faire entrer 5 femmes au Parlement sur la liste des femmes, contre 4 seulement en 2018. Il est en ballotage au second tour où 22 sièges restent à pourvoir. C’est surtout à Nouadhibou, Nouakchott et à Zouerate où la compétition sera la plus féroce. L’UPR a aussi emporté, lors du 1er tour, quatre conseils régionaux sur les 13 du pays et 108 communes sur les 219.

La percée de Tawassoul, la chute du RFD et de l’UFP

Reconnu en 2007, les Islamistes de Tawassoul n’ont participé qu’à deux scrutins, les législatives-municipales de 2013 et les scrutins de 2018. Lors des élections de 2006 et 2007, la mouvance islamiste avait soutenu le parti Hatem de Saleh Ould Hanana qui avait réussi à obtenir 2 députés plus 2 autres en coalition avec APP de Messaoud Ould Boulkheïr. Idem pour la présidentielle de 2007, où Saleh Ould Hanena alors candidat avait réussi, avec les Islamistes, à se placer en 12ème position sur 20 candidats avec un score de 7,65% des suffrages.

Passant outre le mot d’ordre de boycott lancé en 2013 par la Coordination de l’opposition démocratique (COD) dont il était membre, Tawassoul, en l’absence des partis leaders de l’opposition, participe aux élections de 2013. Il arrache une victoire historique qui en fera la deuxième force politique en Mauritanie après l’UPR, parvenant à cueillir 16 députés à l’Assemblée Nationale, 14 communes, plus de 500 conseillers et le contrôle de 3 grandes communes à Nouakchott.

Cette position leader sur l’échiquier politique national, Tawassoul vient de le confirmer en 2018 où les Islamistes se sont enfin confrontés aux chefs de file de l’opposition radicale, tous ceux qui lui avaient déblayé le terrain en 2013. En effet, le RFD (Rassemblement des forces démocratiques) d’Ahmed Daddah, l’UFP (Union des forces du progrès) de Mohamed Maouloud, longtemps premières force de l’opposition depuis 1991, se sont placé loin de Tawassoul. Alors que les Islamistes faisaient entrer dès le 1er tour, 3 femmes au Parlement, le RFD et l’UFP n’ont pu en faire entrer qu’une seule chacun. Au total, ces deux partis pourraient aligner 5 à 6 députés tout au plus lors de ces législatives de 2018. Mais par contre, il est peu probable qu’ils puissent diriger une commune dans le pays.

C’est triste de constater, pour le RFD et l’UFP, le ravage causé par plus d’une décennie de boycott et d’absence sur la scène politique, qui a fini par faire effriter leur électorat. En 2006, dernier scrutin auquel ces deux partis avaient participé, le RFD avait 16 députés, l’UFP 9 députés et les islamistes dissous au sein du parti HATEM seulement 5 députés. Le RFD contrôlait plusieurs mairies à Nouakchott, notamment Tevragh-Zeina, Teyarett, Le Ksar, avec un raz-de-marée au Trarza, Ouad Naga, Rosso, R’Kiz, Boutilimit, mais aussi dans le Brakna, comme à MBagne, Dar-el-Barka, et plusieurs zones de la Vallée. L’UFP contrôlait aussi plusieurs communes de la région, comme Boghé, Aéré Mbar, sans compter Sebkha à Nouakchott et Tijikja au Tagant.

La déconvenue des partis négro-africains

Les scrutins du 1er septembre 2018 ont surtout été marqués par la déconfiture des partis dirigés par des Négro-africains. L’AJD/MR (Alliance pour la justice et la démocratie-mouvement pour la rénovation) d’Ibrahima Moctar Sarr qui avait réussi en 2013 à obtenir 4 députés à l’Assemblée Nationale, risque de ne pas obtenir l’entrée de son président à l’Assemblée Nationale. Extraordinaire est en effet l’importante perte qu’AJD/MR a enregistré. En 2013, le parti de Sarr totalisait sur la Liste Nationale Mixte, 15.577 voix, soit 2.61% des suffrages exprimés, contre 7.102 voix en 2018, soit la perte de plus de la moitié de son électorat.

Sur la Liste des Femmes, AJD/MR fait partie des 66 partis politiques qui ont enregistré moins de 1% des suffrages, alors qu’en 2013, il avait engrangé plus de 1% des voix pour lui permettre de faire entrer une femme au Parlement. C’est surtout à Boghé, mais aussi à Zouerat où l’AJD/MR semble conserver une partie importante de sa force, étant l’un des protagonistes essentiels, avec APP et Tawassoul à tenir aujourd’hui la dragée haute au parti au pouvoir et son puissant candidat, l’ancien colonel Cheikh Ould Baya. A Nouakchott, le parti a même reculé dans son fief de Sebkha, se contentant des seconds rôles entre les deux candidats en lice.

Le MPR (Mouvement pour la refondation) de Kane Hamidou Baba, ne se porte guère mieux, car sans député à l’issue du scrutin de 2018 ni maire. Le PLEJ (parti pour la liberté, l’égalité et la justice) de Bâ Mamadou Alassane est dans la même situation, absent du prochain Parlement et n’ayant même pas pu s’imposer chez lui à Maghama au Gorgol. En 2016, une partie de son staff politique avait décidé même de le destituer, l’accusant d’avoir "choisi la dictature pour instaurer le désordre et le chaos au sein du parti" (http://www.cridem.org/C_Info.php?article=680835)

Ayant flirté un temps avec la majorité, il se décidera plus tard à basculer dans le camp de l’opposition dite radicale, rappelant à qui veut l’entendre qu’il est le Dialogue personnifié, en référence à son sobriquet de "Bâ Dialogue" hérité du temps où il était ministre de l’Education Nationale sous le règne de Me Moctar Ould Daddah, lors de la 1ère République.

Le parti Arc-en-ciel que dirige Alassane Hamady Soma Bâ dit Balas, vidé des trois quart de son directoire à la veille des scrutins de 2018 pour avoir fait la place belle à la famille restreinte du président du parti sur les têtes de liste, a recueilli moins de 1% des voix ; donc sans député et probablement le moindre conseiller.

Tous ces partis négro-africains ont compté sur les voix de la Vallée, peuplée par une écrasante majorité de populations négro-africaines (Wolofs, Halpulars, Soninkés), ils ont découvert à leurs dépens que le vote communautaire n’est pas une donne politique en Mauritanie.

La forte avancée des partis de la majorité

Dernier refuge des transfuges de l’UPR, tous ces mécontents et ces mal placés sur les listes du parti-état, les partis de la majorité ont connu des percées extraordinaires, à l’image de l’UDP, El Karama ; AND, Sursaut. Ces partis ont surtout percé dans les régions du Fleuve, empiétant avec un grand succès sur les plates-bandes de l’opposition, et le fief désigné des partis négro-africains.

Ainsi, après l’UPR, c’est l’UDP de la ministre Naha Mint Mouknass qui pointe, souvent devant Tawassoul, comme principale force politique dans la Vallée et dans d’autres régions du pays. En effet, sur la Liste Nationale des Femmes et sur la Liste Nationale Mixte, le parti UDP pointe en 3ème position en termes de voix, après l’UPR et Tawassoul. Elle est suivie de Karama qui pointe à la 4ème place, puis vient l’AND de Ould Moine, devant l’UFP et le RFD qui viennent en 5ème et 6ème position.

Paradoxalement, la Vallée a basculé avec armes et bagages dans le giron de l’UPR et de ses satellites, alors que ses populations négro-africaines étaient censées servir de fer lance à l’opposition dite radicale et aux partis d’obédience négro-africaine qui les ont toujours dépeints comme les parias de la Nation et les supposées victimes de politiques racistes et discriminatoires. A Bababé, Boghé, MBagne, ou encore à Sélibaby, Ghabou, Ould Yengé, Mbout, Kaédi, Maghama, Mounguel, les populations ont massivement voté pour l’UPR ; l’UDP ; Karama et Sursaut.

Pourtant en 2013, les partis de la majorité ne faisaient que ramasser les miettes laissées par l’UPR, Tawassoul, APP et El Wiam. En 2006, l’UDP boxait dans la catégorie des poids plumes. Mais en une décennie, le parti de Naha Mint Mouknass est parvenu à s’asseoir un électorat fort et puissant. Quant au parti Karama, sa percée soudaine sur la scène politique reste énigmatique, car en 2013, ce parti avait obtenu certes 6 députés, mais il est parvenu aujourd’hui à damner le pion à bien de partis plus endurcis comme le RFD et l’UFP ;

SAWAB, l’inattendu outsider

S’il y a un parti politique qui a créé la surprise au cours des scrutins du 1er septembre 2018, c’est bien le parti Sawab. L’extraordinaire ascension de ce parti d’obédience Baassiste, qui n’a jamais obtenu le moindre élu depuis sa création en 2004, est due essentiellement à son mariage avec l’aile politique du mouvement IRA et son alliance avec le leader antiesclavagiste Birame Dah Abeid. Malgré son incarcération à la veille du scrutin où il était tête de liste sur la Liste Nationale Mixte, le lauréat du Prix des Nations 2013 pour les Droits de l’Homme, restera le candidat le plus emblématique de ces consultations. Grâce à leur maîtrise de l’action sur le terrain, leur discipline et leur fougue, les militants d’IRA porteront le combat haut et fort.

Grâce à eux ; le parti Sawab compte désormais 3 députés à l’Assemblée Nationale, y compris un candidat qui a fait sa campagne à partir d’une cellule de prison, en plus de Coumba Dado Kane militante infatigable de la cause antiesclavagiste et du président du parti Adessalam Horma. Cela, sans compter les dizaines de conseillers municipaux et régionaux que le parti est parvenu à engranger. Selon un observateur averti de la scène politique, "la coalition Sawab/RAG, a presque obtenu le score de 8% cueilli par Birame Dah Abeid et IRA aux présidentielles de 2014 et le 1% traditionnel de l’électorat de Sawab".

Parmi les partis qui ont enregistré une importante perte de vitesse, le parti El Wiam de BoIdiel Ould Houmeïd et El Vadila de Outhmane Ebou El Maali. Si le parti El Wiam reste incontournable dans la région de Keur Macène, notamment à NDiago, il a perdu beaucoup de terrain sur l’échiquier politique national. En 2013 ; El Wiam comptait 10 députés à l’Assemblée Nationale et contrôlait l’importante commune de Rosso. Aujourd’hui, le parti peine à arracher un seul député ; à moins qu’il ne remporte le duel qui devra l’opposer au second tour au candidat de l’UPR à Keur Macène.

Idem pour El Vadila qui avait en 2013, trois députés, et qui se retrouve avec zéro député dans la prochaine Assemblée Nationale, tandis que son fief de Maghta-Lahjar est en train de lui être arraché par le parti au pouvoir. Autre parti en très grand recul, Hatem de Salah Ould Hanena, qui avait 3 députés en 2013 et la commune d’Aïoun. Mais les années de boycott au sein de l’opposition lui a fait perdre l’essentiel de son électorat de base. Aujourd’hui, faute d’avoir pu obtenir le moindre siège au parlement, il lutte pour récupérer Aïoun.

Alors que les épreuves décisives se préparent pour le second tour du 15 septembre 2018, la Mauritanie s’apprête à vivre sous une scène politique entièrement remodelée, avec en perspective de spectaculaires rebondissements politiques qui préfigureront l’image du pays après 2019.

Cheikh Aîdara

Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

Mauritanie: le MAE reçoit les ambassadeurs du Maroc et l'Algérie le même jour

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Mauritanie: le MAE reçoit les ambassadeurs du Maroc et l'Algérie le même jourLe ministre mauritanien des Affaires étrangères et de la coopération, Ismaël Ould Cheikh Ahmed, a reçu en audience ce vendredi séparément Hamid Chabar, l’ambassadeur du Maroc et Nourdine Khandoudy, ambassadeur d'Algérie.

Au menu de ces deux audiences, «des questions d’intérêt commun», signale l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI), l'agence de presse officielle, dans deux communiqués différents. Le chef de la diplomatie mauritanienne et les diplomates marocain et algérien se sont notamment entretenus sur les meilleures voies et moyens à même de dynamiser et de renforcer la coopération entre les deux pays.

Les deux communiqués ont été similaires - à s'y méprendre. Évidemment, de telles audiences posent la question de leur objet réel. D'aucuns pensent naturellement à des questions d'ordre régional.

Quel rôle la Mauritanie veut-elle jouer dans la construction du Maghreb, voire dans le conflit du Sahara au point de provoquer de telles rencontres ?

Quoi qu'il en soit, le Maroc, l'Algérie et la Mauritanie partagent un même espace humain, géographique, culturel, religieux, ainsi que l'idée de l’Union du Maghreb Arabe (UMA), aux côtés de la Libye et de la Tunisie. Au-delà du Maghreb, le Maroc qui est de plus en plus tourné politiquement, et surtout économiquement, vers l’espace de la Communauté Economique de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), entend resserrer ses rapports avec la Mauritanie, qui lui ouvre un accès vers le Sud.

Depuis son arrivée en Mauritanie en avril dernier, Hamid Chabat se montre très actif sur les plans diplomatique et économique. Après la présentation de ses lettres de créances au président de la République islamique de Mauritanie, Mohamed Ould Abdelaziz en juin dernier, il a rencontré plusieurs membres du gouvernement mauritanien, notamment les ministres des Affaires étrangères, de la Justice et de la Pêche.

Le diplomate marocain s’est également rendu Nouadhibou, dans le nord du pays, fin juillet dernier, pour des contacts avec la communauté marocaine de la ville, les autorités administratives, les responsables de la Zone Franche de Nouadhibou (ZFN), de la Société Nationale Industrielle et Minière (SNIM) et du port de Nouadhibou.

Ce déplacement a permis d’identifier les importantes opportunités d’investissement que pourraient offrir la capitale économique mauritanienne aux secteurs public et privé du Maroc. Après le déplacement de Nouadhibou, l’ambassadeur a également rencontré le président du patronat mauritanien.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le360 (Maroc)

 

 

Aziz : Le peuple a transmis son message aux extrémistes religieux et aux racistes

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Aziz : Le peuple a transmis son message aux extrémistes religieux et aux racistesLe président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a déclaré que le peuple a transmis son message aux extrémistes religieux et aux extrémistes fondamentalistes, leur signifiant qu’il (le peuple) était conscient de sa réalité et savait où se trouvait son intérêt.

Ould Abdel Aziz a déclaré, en marge de son vote, lors du second tour des élections, samedi matin,15 septembre 2018, que ce qu’il appelle les extrémistes cherchent à détruire le pays comme ils ont détruit d’autres pays arabes. Il a également souligné que ce qu’il appelle les extrémistes religieux ont nui à l’islam sur la planète.

Il a également estimé que les campagnes électorales se sont déroulées dans le calme et la stabilité, ce qui montre la prise de conscience du peuple et son intérêt pour les questions publiques, pour le pays et sa stabilité, en plus de son attachement à la démocratie.

Le président mauritanien a déclaré que la lecture des résultats du premier tour des élections, révèle l’orientation du peuple vers le développement, le progrès et les projets qui lui sont bénéfiques ainsi qu’à la patrie, soulignant que les résultats du second tour refléteront également cette tendance.

Source : www.alakhbar.info

Traduit par Adrar-info.net



Messaoud Ould Boulkheir affirme son soutien à l'UPR à la sortie de son bureau de vote

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Massoud Ould Boulkheir affirme son soutien à l'UPR à la sortie de son bureau de voteLe Président du parti Alliance Populaire Progressiste (APP), Messaoud Ould Boulkheir a fait une déclaration à la presse à la sortie de son bureau de vote affirmant qu’il a choisi de voter pour l’UPR.

Ould Boulkheir a déclaré qu’il a été souvent traité de traitre par ses camarades de l’opposition et aujourd’hui pour ce deuxième tour des élections, il a décidé librement de soutenir le président en exercice Mohamed Ould Abdel Aziz, donc l’UPR.

Il a souligné ce qu’il appelle des situations extrêmes dans lesquelles se trouve le pays actuellement. Le tribalisme est entrain de prendre du terrain, les pauvres se comptent par milliers et le racisme demeure, alors que les hommes politiques sont pressés de compter leur voix pour se retrouver à l’assemblée afin de régler leur compte, a-t-il ajouté.

Cependant, il espère que le président Aziz quittera le pouvoir à la fin de son deuxième mandat, car il a œuvré pour cela. Il reconnait en outre, que le président de la république est le meilleur battant pour maintenir par les brides toutes ces expressions d’intolérance qu’il a suscité dans le pays.

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

 

 


 

 

 

Elections en Mauritanie: peu d'affluence dans les bureaux de vote

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Les électeurs mauritaniens sont appelés aux urnes ce samedi 15 septembre pour des élections locales, régionales et législatives. Après une certaine désorganisation constatée lors du premier tour, ce second tour semble mieux se dérouler mais les citoyens ne se pressent pas dans les bureaux.

Les bureaux de vote ont ouvert pour la plupart à l’heure, donc à 7h30, contrairement à la confusion constatée lors du premier tour, où des électeurs avaient dû passer toute la matinée à la recherche de leurs noms sur la liste électorale et leur bureau de vote. Ce samedi matin il n’y a pas eu de grosses difficultés à ce niveau.

Nous avons, en revanche, constaté une faible affluence devant les bureaux de vote à Nouakchott. Dans le bureau où président mauritanien et son épouse ont accompli leur devoir civique, il y avait à peine une vingtaine personnes. C’est peu: lors du premier tour ils étaient près d’une centaine d’électeurs devant le bureau à la même heure.

Dans une déclaration à la presse, le président Mohamed Ould Abdel Aziz n’a pas ménagé ses adversaires de Tawassoul lors de son vote. Sans les nommer, il a parlé d’« extrémistes dangereux, véhiculant un concept destructeur pour son pays ».

Sur le plan organisationnel, ce samedi, les forces de l’ordre ont été déployées en grand nombre. Les éléments de la police routière ont même empêché certains médias dont Rfi, d’accéder à certains bureaux de vote, sans que les responsables de la commission électorale n’interviennent. Les confrères se sont dit surpris.

Source : RFI

 

 

Élections en Mauritanie : « C’est une victoire amère pour le parti présidentiel », selon l’UFP

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Mohamed Ould Maouloud (UFP) se félicite que l’union de l’opposition ait mis en ballottage le parti présidentiel dans toutes les grandes villes, à l'occasion du premier tour des élections

À 65 ans, Mohamed Ould Maouloud est l’un des plus vieux opposants du pays. Venu du marxisme, il n’a jamais cédé aux sirènes des pouvoirs et il est considéré comme l’un des hommes politiques les plus fermes dans ses convictions. Candidat à la présidentielle de 2007 où il a obtenu 4,92% des suffrages, il est président de l’Union des forces de progrès (UFP). C’est à ce titre qu’il a présidé le Forum pour la démocratie et l’unité (FNDU), regroupant la plus grande frange de l’opposition dite « radicale » au président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Ce professeur d’Histoire devrait pour la première fois siéger comme député dans la nouvelle Assemblée. Son authenticité, et le fait que son parti ne soit pas électoralement très puissant, le classent parmi ceux qui pourraient prétendre porter les couleurs de l’opposition lors de l’élection présidentielle de 2019.

Il dénonce la « pagaille » qui a présidé au premier tour des élections du 1er septembre, voulue selon lui par la majorité. Il se félicite néanmoins que l’union de l’opposition ait mis la formation présidentielle en ballottage dans toutes les grandes villes, et se présente soudée pour le second tour de ce samedi.

Le fichier électoral n’est pas fiable.

Jeune Afrique : Quelles leçons tirez-vous du premier tour des élections législatives, régionales et municipales qui se sont tenues le 1er septembre ?

Mohamed Ould Maouloud : Ces élections ont été très mal organisées. Avec trois scrutins qui se tenaient en même temps, qui plus est pour la première fois en période d’hivernage, la grande pagaille qui en a résulté était inévitable. D’autant plus que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a été constituée – sans notre participation, contrairement à la loi – avec des personnes proches de la majorité et novices auxquels on n’a pas donné le temps de se former. Ils ne sont d’ailleurs pas parvenus à mener à bien le recensement électoral nécessaire en juillet et en août.

Est-ce pour ces raisons qu’il y a eu 520 000 votes annulés sur 2,7 millions de suffrages exprimés ?

Le fichier électoral n’est pas fiable. Ils ont supprimé celui existant puis, dans l’incapacité d’en établir un nouveau dans les délais, ils l’ont comblé de façon mystérieuse pour obtenir 1,4 million d’électeurs inscrits. On a trouvé sur ce fichier beaucoup de personnes décédées… Nous avions demandé à la CENI d’étaler les élections. Il nous a été répondu que ce n’était pas possible pour des raisons financières. En fait, cette pagaille était voulue.

Le président Abdelaziz a également décidé pour la première fois de l’histoire de faire lui-même campagne. Il a utilisé les moyens et l’autorité de l’État pour menacer tous les partis et décourager les candidats qui risquaient de faire du tort à sa formation, l’UPR.

C’est une victoire amère pour le parti présidentiel, car il est en ballottage dans toutes les grandes villes du pays

Comment analysez-vous les résultats du premier tour ?

Le parti présidentiel prétendait avoir 1,115 million de membres. 132 000 votants seulement ont voté pour lui. Si nous additionnons toutes les voix de l’opposition (FNDU, UFP, Tawassoul, RFD, etc), nous le dépassons, avec quelque 150 000 voix. C’est un échec pour le président.

Le scrutin majoritaire avantage le parti présidentiel, car il a la majorité des députés. Mais c’est une victoire amère, car il est en ballottage dans toutes les grandes villes du pays. À Nouakchott, il est en difficulté dans tous les arrondissements et dans tous les scrutins.

Ils ont eu recours à une fraude massive en subtilisant des cartes d’identité et en les confiant à des gens qui voteraient à la place de leurs vrais détenteurs, avec la complicité des présidents de bureaux de vote. Ils ont refusé de nous communiquer les procès-verbaux électoraux, afin de nous empêcher de les contester. Ils ont pré-rempli des bulletins de vote. Malgré toutes ces tricheries, nos adversaires n’ont pas obtenu le raz-de-marée qu’ils escomptaient.

L’opposition se présente-t-elle unie pour le second tour du 15 septembre ?

Hormis l’opposition « collaboratrice » qui a l’habitude de voter avec le parti présidentiel, nous sommes totalement ligués, dans tout le pays, pour vaincre l’UPR.

Source : jeuneafrique.com

 

 

Veillée d’armes avant le 2eme tour des élections législatives, régionales et locales

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« Tawassoul a permis à l’opposition de reprendre du poil de la bête », selon l'anthropologue Mohamed Fall Ould BahLa Mauritanie va vers l’organisation d’un  second tour d’élections législatives, régionales et locales,  le samedi 15 septembre, après une première manche qui s’est déroulée le 01 septembre dernier.
Les résultats du premier tour de ces élections, qui se  traduisent par l’organisation « complexe » de 5 scrutins en une journée, ont été publiés dans la nuit du samedi 08 au dimanche 09 septembre, par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), après une attente qui a duré une semaine.
En dépit de la publication tardive de ces résultats, la date de l’organisation du second  tour reste maintenue au samedi 15 septembre.
Sur la base des chiffres officiels provisoires (sous réserve d’éventuels recours), l’Union Pour la République (UPR), principal parti de l’opposition, a arraché au premier tour  67sièges de députés à l’assemblée nationale sur un total de 157 places à pourvoir, et reste en ballotage au niveau de 22 circonscriptions.
Quant au Rassemblement National pour la Réforme et le Développement (RNRD/TAWASSOUl/mouvance islamiste modérée), il a remporté 14 sièges,
conservant ainsi son statut de première force de l’opposition, et reste en lice dans plusieurs circonscriptions pour le second tour.
Le total des sièges de  députés décrochés par  toute  l’opposition à l’issue du premier tour est de 31.
Dans la bataille  des  régionales, l’Union Pour la République (URP) a gagné 4 présidences de conseils régionaux, mais 9 sièges restent  en ballotage.
Parmi  ces ballotages,  Nouakchott,  au centre d’une bataille dans laquelle l’opposition est en pôle position, grâce aux islamistes de TAWASSOUL.
Par ailleurs, au niveau des municipales, toutes les neufs (9) communes de Nouakchott, et celles d’autres grandes villes du pays,  à l’image de Nouadhibou, Kaédi, Rosso et Boghé,  sont concernées par le deuxième du tour du samedi 15 septembre. Ce qui démontre clairement les enjeux du vote de ce week-end.
Reste à savoir si après la dénonciation par l’opposition,  de « la fraude massive » du premier tour, la CENI entièrement politique au sein de laquelle elle ne siège pas, va rectifier le tir.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Elections 2018 au Hodh : Aioun perdue, Kobenni bascule, Tamchekett acquise, Tintane vacille

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Au Hodh Elgharbi, les résultats du premier tour des élections de 2018  ont mis à nu la réalité du parti au pouvoir dont le nombre de votants est loin des chiffres  atteints par bourrages lors de ses opérations d’adhésion. Un premier fait. Sanctionné dans certaines circonscriptions  pour le mauvais choix de ses candidats, l’UPR a tout simplement récolté ce qu’elle a semé. Second constat. Conséquences : L’UPR a perdu Aioun la très symbolique commune centrale, citadelle de tous les appétits qui tombera inéluctablement soit dans le giron de la coalition de l’opposition (Hatem, Tawassoul, UFP et Elmoustaghbel) soit dans celui de l’UDP, les deux listes qualifiées pour le deuxième tour et qui se livrent une tacite et rude bataille. Il va en ballottage  dans toutes les autres communes urbaines des capitales départementales : Kobenni (avec El Wiam), Tintane (avec Elkarama), Tamchekett (avec l’UDP). Même scénario (second tour) dans  15 communes  rurales sur les 23 que compte la Wilaya (6 à Aioun, 6 à Kobenni, le reste à Tintane).

Sa liste aux régionales va croiser le fer au deuxième tour avec une liste de Tewassoul.

 

Aioun perdue :

A Aioun les candidats UPR aux législatives : l’ingénieur Hamadi Ould Tibari et l’homme d’affaires Oumar Ould Ahmed Said installé en chine où il gère un grand centre  commercial (import/export) aux ramifications un peu partout (Imaginez à quoi pourra lui servir un passeport diplomatique) sont enfin passés avec un score très serré soit un peu plus de 51% des voix. Il faut tout de même souligner les réclamations et recours introduits par Tawassoul qui s’estime victime d’une injustice notamment dans le bureau de vote de Mint Chweydini (300 inscrits) perdu dans les dunes de l’Awkar et dont le président a ramené l’une fermée sur plus de « 200 bulletins nuls ».

Quant au candidat UPR pour  la commune centrale, le professeur Amar Ould Mohamed, choix du général Misgharou, il fut éliminé au premier tour. Une première depuis l’avènement de la démocratie dans le pays vers les années 90 où la commune centrale d’Aioun sort de l’escarcelle  du parti au pouvoir. Très contesté à la base, ce maire sortant s’est vu imposer par le sommet.

Non sans conséquences. La tendance rivale dirigée par l’ancien inspecteur de l’enseignement Mohamed Mahmoud  Ould Hamadi a  saisi l’opportunité et su profiter du mécontentement ambiant au sein de la grande masse électorale mécontente du choix du général qui tenait coûte que coûte  à faire passer son candidat sans coup férir. Vainement. Il, c’est-à-dire Ould Hamadi a donc présenté une liste sous les couleurs de l’UDP dirigée par Mohamed Ould Sidahimdatt, maire de Bennimane (une commune rurale) et qui  a puisé essentiellement son électorat de l’UPR.

D’autres candidats choisis par le général Misgharou pour lui-même ou pour Mohamedou Ould Cheikh Hamahou Allah par procuration sont également sortis de la compétition au premier tour. Il s’agit des têtes de listes UPR dans les communes de Medbougou, Hassi. Les seuls candidats qui lui restent dans la course sont ceux d’Egjert (commune rurale du département d’Aioun) et de Kobenni (commune centrale) tous les deux en ballottage défavorable. Le premier avec une liste du parti des libéraux mauritaniens. Le second avec la très populaire et redoutée députée Fatma Mint Ely Mahmoud qui défend les couleurs du parti E lWiam et réélue pour un deuxième mandat avec le plus grand nombre de voix loin devant l’éternel  candidat de l’UPR, Babah Ould Ahmed Babou répêché à la sauvette. Le troisième député Moussa Ould Bewe a gagné sous les couleurs du Sursaut.

 

Kobenni bascule

La déroute de l’UPR aurait pu être plus  grave. Le parti au pouvoir a failli perdre la représentation au sein de la future assemblée et avec elle la commune de Kobenni  n’eut été la présence de l’ancien ministre et diplomate, Hamadi Ould Meymou  qui a élu domicile à Kobenni durant toute la campagne et s’est investi  pour faire passer les listes de l’UPR. Dans ce département jadis fief des partis au pouvoir, la percée de Mint Ely Mahmoud  et  le retrait de Ould Chekh Hamahou Allah, qui ne s’affiche plus politiquement, combinés aux mauvais choix de l’UPR pour ses candidats, ont contribué à l’émiettement de ce réservoir électoral qui est entrain de basculer dans le camp de l’opposition ou en tout cas sortir de son giron habituel. La députée d’El Wiam, Fatma Mint Ely Mahmoud, cette dame d’acier très populaire à Kobenni, a gagné les cœurs et les esprits des citoyens grâce à des actions de bienfaisance  menées en dehors des saisons électorales. Sa percée à Kobenni a indisposé le géneral qui faisait de certaines contrées sa chasse gardée l’obligeant à  chercher un allié de circonstance pas n’importe lequel : le chérif de Nioro, son ennemi d’hier.

Sacrifiant au passage ses alliés traditionnels pourvu qu’il trouve la bénédiction du chef spirituel. Mais le marabout n’est pas facile à rouler. Maintenant la politique l’intéresse peu ou pas.

Les calculs du général ont été faussés. Et Mint Ely Mahmoud a battu ses candidats à Medbougou et Hassi disqualifiés au premier tour  et menace celui de Kobenni dont le seul recours reste l’ancien ministre et diplomate Hamadi Ould Meymou. Réussira t il à relever le défi  comme il a su très bien faire pour Babah à la députation ? Le deuxième tour est dans quelques jours.

 

Tamchekett  acquise

C’est à Tamchekett où les candidats de l’UPR comme on pouvait s’y attendre ont eu le moins de problèmes. Leur choix a fait l’objet d’un large consensus local.

En effet les députés sortants, Taleb Moustaphe Ould Elbou et le richissime homme d’affaires  Mohamed Lemine Ould Bahah,  propriétaire de Mauricenter à Nouakchott  ont déclaré qu’ils ne sont candidats à rien et passent le flambeau à  leurs cadets ou dauphins. Bel exemple d’alternance. Résultats : ces candidats consensuels  à la députation : maitre Ahemdy Ould Hamady et Abderrahmane Ould Sabar ont réalisé le plus grand score. L’UPR  a aussi gagné dans les communes rurales de Sava, Gaatteydoume, Elmebrouk et Radhi.

Par contre, pour le maire de la commune de Tamchekett, Mohamed Ould Hartane reconduit par l’UPR, la majorité des électeurs ne lui a pas renouvelé la confiance. Il va en ballottage avec une liste UDP.

 

Tintane vacille

A Tintane ancien fief du parti Tawassoul, le richissime homme d’affaires  Sidi Mohamed Ould Seyidi qui a croupi ou plutôt s’est aplati sous le fardeau des impôts (fisc), converti UPR mais dont le cœur vacille entre ses convictions et les intérêts du moment  et  Oumelkheyri Mint Ghazwani une parachutée dont le nom de famille justifie son intrusion sur l’échiquier politique ont assuré les deux fauteuils de députés UPR, le troisième est revenu au parti Tawassoul en la personne de Ould Taleb Nave.

Dans ce département, le parti au pouvoir a perdu les communes de Dev’a et Agharghare qui ont voté Tawassoul largement au premier tour.

Dans la commune centrale, la liste UPR est en ballottage avec une liste du parti Elkarama dirigée par le maire sortant Mohamed Lemine Ould Khatry.

Moustapha Bechir

Cp Hodhs

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Deuxième tour des élections à Rosso : le calme avant la tempête

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Deuxième tour des élections à Rosso : le calme avant la tempêteIls sont plus de 23.000 électeurs qui s’apprêtent à voter à Rosso, lors du deuxième tour des trois scrutins, législatif, municipal et local.

Après la disqualification de 19 listes, à l’issue du premier tour, les regards sont désormais braqués sur les probables alliances qui se joueront lors du deuxième tour samedi prochain, entre la liste de l’union pour la république et celle commune de l’APP et Al Wiam, malgré un important écart lors du premier tour.

Le candidat de l’APP à Rosso, Ahmed Samba O. Abdallahi, semble mal à l’aise et s’est refusé à tout commentaire, suite à la déclaration du président de son parti, Messaoud O. Boulkheir, de soutenir à Zouerate la liste du parti au pouvoir, lors du deuxième tour, face à la liste de l’opposition.

La coordination de l’opposition à Rosso avait signé un accord, à la veille du premier tour, en vertu duquel les partis de l’opposition se soutenaient mutuellement en cas de deuxième tour face aux listes de la majorité présidentielle.

Des activistes de la campagne du candidat de l’APP à Rosso, ont affirmé au correspondant de Sahara Media qu’ils respecteraient l’accord passé avec la coordination de l’opposition en soutenant Tewassoul qui en fera autant pour eux, lors du deuxième tour.

Campagne silencieuse dans la rue, électrique dans les maisons et les bureaux, mystère autour des intentions de vote lors de ce deuxième tour qui aura lieu, comme prévu, samedi 15 septembre.


Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

Une CENI à deux vitesses? Est-ce que l’actuelle CENI sera celle qui organisera la présidentielle de 2019?

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Une CENI à deux vitesses? Est-ce que l’actuelle CENI sera celle qui organisera la présidentielle de 2019? Hier, lundi 10 Septembre 2018, le responsable régional de la CENI au Gorgol, Me Abdallah Moussa Cheikh Sidiya, a rendu le tablier. Sa démission, qui a fini par ne pas être acceptée, fait suite à des pressions quotidiennes exercées sur lui par le vice-président de CENI, Monsieur Ethmane Ould Bidiel qui, a-t-on dit, le sommait régulièrement, non sans arrogance, de lui donner prioritairement les résultats des listes APP et de bien s’occuper de ce parti.

Excédé par les remontrances du vice président et ses injonctions intempestives, le responsable régional de la CENI du Gorgol n’a eu d’autre choix que la démission. Ce fait aurait sans doute pu passer inaperçu s’il ne mettait pas au grand jour la partialité d’un membre de la CENI et pas n’importe lequel, son vice président, Monsieur Ethmane Ould Bidjel.

Désigné par la formation de Messaoud Boulkheir, Ould Bidjel doit, dans la logique de l’actuelle CENI, s’intéresser prioritairement aux résultats de son parti et, peut-être trouver un moyen ou un autre de l’appuyer en faisant trancher, si possible, tout litige en sa faveur. Peut-on en vouloir pour ça à M. Bidjel ? Non, parce qu’il fait exactement comme tous ses autres collègues qui ne ménagent pas d’efforts pour privilégier leurs partis de provenance !

C’est vrai que c’est le comble de l’illégalité mais c’est tout de même vrai que Bidjel et ses collègues de la CENI, désignés par des partis politiques, demeurent moralement engagés à «travailler» pour les formations auxquelles ils doivent leur «sagesse». Donc, il n’est en rien réaliste d’exiger de M. Bidjel et des autres ’’sages’’ de s’en tenir à l’impartialité ! Les conditions dans lesquelles ils ont été désignés ne semblent guère favoriser leur neutralité et il faut le reconnaître!

Nous avons donc bel et bien affaire à une CENI dont les membres, tous affiliés à des partis politiques, sont naturellement et humainement enclins à privilégier ceux qui sont derrière leur désignation. Normal, non?

Dans ces conditions, les formations, qui n’ont pas de ‘’représentants’’ parmi les sages de la CENI, peuvent-elles aller en compétition à chances égales avec les partis politiques qui y sont, eux, bien représentés ? Comment peut-on, dans ces mêmes conditions, négocier l’impératif d’équité devant être de mise entre tous les protagonistes d’une consultation électorale ?

Comment les partis de l’opposition radicale qui ont été empêchés de participer à la mise sur pied de cette CENI, peuvent-ils ne pas être préoccupés, surtout dans les cas de litiges pouvant les opposer aux formations «représentées» dans le noyau dur de cette commission ? A cette question, un militant de parti politique de l’opposition radicale m’a répondu en disant : «Comment peut-on être tranquille en face de «sages» qui sont à la fois juges et parties ?»

En fait, il me semble que la désignation des membres de la CENI sur des bases partisanes n’était pas appropriée et ne pouvait conduire qu’à un déficit de confiance en cette importante institution dont le crédo est intimement lié à sa stricte impartialité.

Là, il est à craindre qu’on ait affaire à une CENI à deux vitesses avec toutes les fâcheuses conséquences que cela puisse avoir sur la gestion et la crédibilité du processus électoral.

Or, dans un souci d’efficacité et, surtout, de respect des valeurs républicaines, les choses devaient être faites autrement : les «sages» devaient être sélectionnés, non sur la base de propositions partisanes mais plutôt sur la base de critères liés à leur profil personnel, notamment à leur âge, à leur droiture, à leur expérience, à leur compétence et à leur savoir-faire. Figurez-vous que parmi les ‘’sages’’ de cette CENI, il y a des jeunes gens que rien ne prédispose à faire partie d’une commission censée gérer le processus électoral de toute une nation.

Ne me parlez pas des autres personnels de la commission qui, eux aussi, ont été choisis, non sur la base de leur compétence mais plutôt en fonction de leur proximité à tel ou tel «sage». Le grincement de dents qui a marqué un peu partout le déroulement du scrutin du 1er Septembre 2018 vient principalement de ces désignations qui sortent, toutes, de l’ordinaire.

Le couac sans précédent qu’a connu, ce lundi, la représentation régionale de la CENI de Kaédi est, lui aussi révélateur de problèmes majeurs au niveau de la gouvernance de la commission.

La CENI saura-t-elle s’en sortir ? Saura-t-elle voir le bout du tunnel ? Faut-il avoir peur pour le 2e tour et pour l’après 2e tour? Faut-il avoir peur pour la présidentielle de 2019 si rien n’est fait d’ici là pour garantir l’équité entre les protagonistes et la stricte neutralité de la commission? Faut-il redouter que d’autres couacs ne viennent ternir davantage les échéances actuelles déjà entachées par les votes multiples, la duplication frauduleuse des bulletins de vote, l’achat de consciences, les mauvais dépouillements, la mauvaise compilation des résultats et tout le reste ?

En tout cas, un tour de vis doit impérativement être fait pour que les «sages» puissent rester sages et pour que la classe politique puisse, dans son ensemble se reconnaître dans la CENI dont la création répond d’abord au souci de favoriser l’équité et l’apaisement.

Ely Abdellah

 

 

L’UPR rafle la mise

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Sur 157 sièges de députés en jeu, l’UPR (parti au pouvoir) en a raflé 67 contre 14 pour Tawassoul. L’UPR a déjà remporté quatre conseils régionaux sur les 13 du pays et 108 communes sur 219.

Grâce à sa coalition avec le RAG, mouvance politique de IRA, SAWAB engrange trois fauteuils ( avec Biram Dah Abeïd, Abdesalam Horma et Mme Coumba Dada Kane), le RFD, trois sièges (Me El Id Ould Mohameden, Abderrahmane ould Mini et Mme Nana ) ainsi que l’UFP(Mohamed Ould Maouloud, Kadiata Malick Diallo et Khalilou Ould Dedde).Adil et Al Mostaqbel avec Mme Maalouma Mint Bilal feront leur entrée au parlement tout comme Messaoud Ould Boulkheïr et Ladji Traoré elu pour la première fois.
Et au second tour les ballotages sont plus favorables à l’opposition qui a plus de réserves de voix et de reports de voix. Le RFD appelle dans ce sens à voter tout sauf l’UPR pour tous les scrutins.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Elections 2018 : Boghé risque de tomber

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Législatives en Mauritanie: l'UPR et Tawassoul en tête Selon les résultats provisoires proclamés par la Commission Electorale Indépendante tard dans la soirée du samedi 8 septembre 2018, l’Union Pour la République va affronter à Boghé dans un deuxième tour très aléatoire une très forte coalition AJD/MR/Tawassoul conduite par le colonel ophtalmologue retraité Sid ‘Ely Ould Ahmedou qui a failli  le faire chavirer dès le premier tour. Plusieurs raisons expliquent cette déroute du parti au pouvoir dans une ville qui dispose pourtant de beaucoup de cadres (le ministre de la défense, la ministre du commerce et du tourisme, le SG du ministre du pétrole, l’ambassadeur de la Mauritanie au Brésil, le trésorier général adjoint, trois généraux retraités et bien d’autres) qui n’auraient, de l’avis de beaucoup de ses ressortissants, pas voulu mettre la main à la poche pour sortir le magot nécessaire pour convaincre la réticence de leurs militants fatigués par des promesses ante-électorales généralement sans lendemain.

Il ya aussi le fait  que le choix des candidats pour briguer les postes de députés et de maire de Boghé ne fait pas l’unanimité au sein même des cadres locaux de l’Union Pour la République. Le choix de l’UPR du transfuge de l’UFP Bâ Adama Moussa n’a pas été bien accueilli et a même été considéré comme un manque de confiance exprimé à l’égard de ceux qui n’ont jamais été que du côté du pouvoir depuis l’indépendance de la Mauritanie à nos jours. Il ya aussi que le profil de deux candidats à la députation dont l’un est imposé par le général Dia Adama Oumar (Ngaidé Hamath Abderrahmane) et l’autre (Malek Ainina Ould Maham) par la ministre du commerce ne convainc pas certaines tendances du parti, notamment celle dont le candidat (Yall Abdoulaye) déjà proposé a été remplacé sans autre forme de procès que celle de satisfaire la revendication du groupe des généraux.

Il ya enfin que la coalition AJD/MR et Tawassoul est très représentative des populations de Boghé puisqu’elle puise dans le vivier électoral traditionnel des Halaybé et autres composantes négro-africaines historiquement opposées au pouvoir et s’allie la sympathie d’un grand électorat de la communauté Maure de la Moughataa de Boghé dont certains responsables estiment qu’ils ont toujours été lésés dans le partage des postes électifs et dans les nominations administratives. Aux élections de 2014, le parti de l’AJD/MR a trainé l’UPR à un deuxième tour dont il s’est défait très difficilement. Cette année, la campagne électorale de l’UPR a commencé tardivement à Boghé puisque plusieurs jours ont passé sans que rien ne bouge. Selon plusieurs observateurs comme D.M ou Z.A.B : ‘’la campagne n’a commencé qu’avec l’arrivée du général à la retraite Ndiaga Dieng. Avant lui, c’était très morose et on ne voyait personne bouger’’. Pendant la campagne, le général retraité a mobilisé son groupe politique de l’escale composé entre autres de Mohamed El Hadi Macina, ancien SG du Ministère de l’intérieur et de la décentralisation, du diplomate et ancien maire de Boghé, Massar Sissoko, du Dr Sy Baba Ould Hmeid, coordinateur du projet de la résilience de l’insécurité alimentaire au Sahel et autres cadres comme Daha Sy  Mohamed Ould Breihmatt, Aili Ould Abed et autres pour aller sillonner villages et campements et demander aux populations de voter en faveur de l’Union Pour la République. Cette action a certainement été salutaire et a évité au parti au pouvoir de se faire battre à plate couture au premier tour par la coalition AJD/MR/Tawassoul.

Dans la perspective du premier tour, la ministre du commerce qui était coordinatrice de campagne UPR au Tagant est revenue en renfort à Boghé. Elle aurait tenu une réunion à la maison des associations où elle n’aurait pas été tendre envers les populations et les cadres sur lesquels selon les propos de la ministre une ‘’croix sera apposée’’ en cas de défaite de l’UPR. Des menaces déjà proférées en pleine campagne par le ministre de l’hydraulique qui coordonnait la campagne au Brakna au cours des meetings organisés dans les départements. A cinq jours du deuxième tour, les deux protagonistes affutent leurs armes pour une passe de celles-ci qui ne devrait pas été facile. Si d’aventure, la citadelle de Boghé tombe dans l’escarcelle de cette opposition très peu aimée par Mohamed Ould Abdel Aziz et son pouvoir, cela présagerait d’une révision de fond en comble de toute la stratégie du système dans une ville aussi symbolique que Boghé. Une nouvelle stratégie dans laquelle tous les gros responsables UPR actuels, notamment les ministres de la défense et du commerce ne devraient pas jouer des rôles prépondérants puisqu’ils devraient payer les frais d’une défaite qu’ils n’ont rien fait pour éviter.

El Kory Sneiba

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Le Mali a son nouveau gouvernement et une nouvelle cheffe de la diplomatie

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La liste du nouveau gouvernement a été publiée ce dimanche soir 9 septembre à Bamako. Une équipe plus resserrée tandis que douze ministres quittent le gouvernement avec le départ surprise du chef de la diplomatie, remplacé par une femme.

Le nouveau gouvernement malien compte 32 membres, contre 36 dans l’ancienne équipe, dont onze femmes cette fois. Avec un départ remarqué, celui du ministre des Affaires étrangères, Tiéman Hubert Coulibaly, pourtant proche du président Ibrahim Boubacar Keïta. A sa place, l’actuelle conseillère diplomatique du chef de l’Etat malien, Kamissa Camara, très connue dans les ONG, qui prônent notamment la bonne gouvernance. Kamissa Camara a notamment un carnet d’adresses aux Etats-Unis.

Parmi les nouveaux entrants, Lassine Bouaré, un proche du Premier ministre. Il hérite du ministère de la Cohésion nationale, de la Paix et de la Réconciliation.

Le ministère de la Réforme de l’administration est renforcé. Il sera aussi chargé de la Transparence de la vie publique, en d’autres termes de la lutte contre la corruption. Et c’est une femme qui l’occupera : Safia Boly.

Par ailleurs, les ministères de la Communication, de l’Administration territoriale, de la Sécurité, de la Culture, notamment, ne changent pas de titulaire.

L’ancien ministre de la Défense, Tiéna Coulibaly, dirige désormais le département de la Justice, et l’ancien ministre du Pétrole, Tiémoko Sangaré, prend sa place.

Dans la formation de la nouvelle équipe, le président et son Premier ministre ont choisi des membres de la majorité présidentielle, de la société civile et au moins une personne proche des groupes armés. L’un des objectifs de la nouvelle équipe est d’organiser les élections législatives.

Source : RFI

 

Alliance Electorale de l'Opposition Démocratique : Déclaration sur le 1er tour

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Alliance Electorale de l'Opposition Démocratique : Déclaration sur le 1er tourLe rideau est tombé sur le premier tour des élections municipales, régionales et législatives. Ces élections ont connu de graves entorses et de nombreuses violations de la loi, aussi bien au niveau de la préparation et de la campagne électorale, qu’au niveau du scrutin et du dépouillement des votes.

Au niveau de la préparation : L’échéance a été organisée dans des conditions telles qu’il est impossible de garantir un minimum de sérieux, d’organisation et de crédibilité. Ainsi, le pouvoir a tenu à organiser cinq scrutins concomitamment, dans l’improvisation et dans un laps de temps très court et non adapté.

La gestion de l’opération, au départ très complexe, a été confiée à une commission dépourvue de légitimité, dont les membres ont été désignés sur des bases loin des critères de l’indépendance, du professionnalisme et de l’expertise.

De même, les démembrements de cette commission ont été choisis suivant les mêmes considérations de parenté, d’appartenance partisane et de népotisme.

Naturellement, on ne pouvait pas attendre, d’une élection organisée dans de telles conditions et par une telle commission, que l’anarchie générale qui a eu lieu, l’embarras des électeurs et les agissements irresponsables et inacceptables de la part de la Commission et de ses démembrements, ce qui a ouvert la voie toute grande à toute sorte de fraude, de manipulations et d’infractions. A cela s’est ajouté l’arrestation et l’incarcération de candidats à la veille du démarrage de la campagne.

Au niveau de la Campagne : Violant de manière flagrante la loi et les règles de la compétition démocratique, le pouvoir a jeté tout son poids dans la bataille au profit de son parti et le chef de l’Etat a assuré lui-même, sans vergogne, la direction de la campagne de ce parti, mobilisant l’Etat entier, ses ministres, son administration, ses moyens et son autorité et recourant à la menace et l’intimidation contre ceux qui ne votent pas pour son camp.

Autre violation des lois organisant la campagne et sa déontologie, le chef du régime s’est lancé, de manière délibérée, dans des attaques contre des composantes respectables de l’opposition démocratique, tenant à leur sujet un discours plein de haine, de diffamation, d’invectives et d’accusations graves et sans fondement, sans que la Commission électorale ne manifeste la moindre objection, alors que c’est à elle que revient la responsabilité de contrôler la campagne pour s’assurer de la neutralité de l’administration et du respect de la loi et de la déontologie de la campagne.

Au niveau du scrutin et du dépouillement des voix : Tout le monde a pu constater ce qui s’est passé, en matière de complaisance avec le parti du pouvoir dans la désignation des présidents et des membres des bureaux de vote, les changements des représentants de la Commission des chefs de bureaux de vote à la demande des notables locaux, l’empêchement des représentants des partis de l’opposition d’être présents dans les bureaux de vote, les manipulations des bulletins de vote, l’usage répandu de bulletins préalablement marqués et le refus de remettre les procès-verbaux de vote aux représentants de l’opposition présents.

Nous avons plus d’une fois mis la commission électorale devant ses responsabilités, à chacune de ces étapes, et ce au cours de rencontres qui nous ont réunis avec elle et à travers des mémorandums écrits qui lui ont été remis. De même, nous l’avons sommée d’enquêter sur de nombreuses transgressions et infractions avérées et documentées, sans jamais recevoir de réaction positive de sa part. Elle s’est contentée de faire des promesses, se réfugiant dans le flou et fuyant ses responsabilités.

La Coalition Electorale de l’Opposition Démocratique :

• Condamne vigoureusement le comportement du pouvoir, en matière de mobilisation de l’Etat au service du son parti, ainsi que les accusations graves, arbitraires, diffamatoires et injurieuses, portées par le chef du régime contre des composantes importantes de l’opposition ; accusations qui constituent une menace contre la paix civile et la cohésion nationale.

• Considère que ces élections constituent une usurpation de la volonté des électeurs, à cause de la fraude massive et des transgressions scandaleuses qui les ont marquées et des manipulations généralisées de leurs résultats.

• Tient le pouvoir pour responsable de l’opportunité ratée, qui pouvait contribuer à résoudre la crise politique dont souffre le pays, en ce moment délicat de son histoire. Il le tient aussi pour responsable des conséquences qui pourraient découler de son obstination à poursuivre la prise en otage de l’Etat, en vue de l’exécution de son projet unilatéral ; projet destructeur qui constitue une aventure aux suites imprévisibles pour la stabilité et l’unité du pays. Nous ferons face, avec détermination, à ce projet tout comme d’ailleurs l’ensemble des mauritaniens soucieux de l’avenir de la Mauritanie et il ne passera jamais !

• Appelle tous les partis, tous les acteurs politiques et tous les mauritaniens attachés au changement démocratique à la mobilisation, au vote massif en faveur des listes de l’opposition démocratique au deuxième tour, ainsi qu’en faveur de toutes les listes concurrentes du parti du pouvoir et à faire face, avec vigilance, force et détermination, aux tentatives de fraude et de malversation.

• Condamne avec la dernière énergie la poursuite de l’emprisonnement arbitraire de Mr Biram Dah Abeid élu député à l’Assemblée Nationale et exige sa libération immédiate.

Nouakchott, 9 septembre 2018

L’Alliance Electorale de l’Opposition Démocratique

Source : FNDU

Elections en Mauritanie: l'UPR se félicite, Tawassoul mobilise pour le 2e tour

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Elections en Mauritanie: l'UPR se félicite, Tawassoul mobilise pour le 2e tour Au lendemain de l'annonce des résultats du 1er tour des élections régionales, législatives et municipales du 1er septembre, l'opposition a dénoncé dimanche soir à Nouakchott une «mascarade électorale».

Dans une conférence de presse, l'opposant Ahmed ould Daddah, leader du RFD, -qui s'exprimait au nom de l'opposition- a dénoncé également l'incompétence de la Céni et la faiblesse de ses structures qui ont selon lui permis au parti au pouvoir et à l'administration de «falsifier les élections».

L'opposition appelle à une large coalition contre le parti au pouvoir au second tour et à la remise en liberté de l'opposant Biram Ould Dah Ould Abeid, élu député. Les résultats du 1er tour donnent sans surprise le parti présidentiel en tête... suivi par les islamistes du parti Tawassoul qui confortent leur place de première force de l'opposition comme lors du précédent scrutin législatif en 2013.

De nombreuses circonscriptions sont en ballotage mais d'ores et déjà la plupart des grandes figures politiques ont été élues, notamment dans l'opposition.

Cette année aucun parti n'a boycotté le scrutin. C'est donc une assemblée plus colorée que la précédente qui se dessine avec déjà une trentaine d'opposants élus dont la moitié appartiennent au parti islamiste Tawassoul.

L'UPR se félicite de son succès et de la participation de l'opposition

Le parti au pouvoir, l'UPR est satisfait du score de 67 sièges (sur 157), remportés dès le premier tour comme en témoigne son coordinateur, membre du conseil national, Mokhtar ould Dahi.

« On peut dire même que nos objectifs ont été atteints, puisque notre objectif c’était d’assurer l’UPR seul, plus de 50 %». Le parti et ses alliés sont également en ballottage favorable dans toutes les circonscriptions qui restent à pourvoir. Et Mokhtar ould Dahi se félicite aussi de la représentation de l'opposition dans les futures instances. « Et l’opposition aussi, sera là, l’opposition de tous les Mauritaniens. Et là c’est un point aussi positif, puisque toute l’opposition mauritanienne, tous les partis politiques mauritaniens sont représentés », y compris «l’opposition radicale et l’opposition boycottiste» qui a participé au scrutin. « L’Assemblée nationale prochaine va être l’expression du paysage politique national en général… Alliés politiques, opposition radicale, opposition dialoguiste… Et ce sera vraiment une vraie Assemblée nationale dont nous aurons vraiment une majorité aisée ».

L'opposition Tawassoul mobilise pour le second tour

Du côté de l'opposition justement, on dénonce une «mascarade électorale». A l'issue du premier tour des législatives, les islamistes de Tawassoul ont remporté 14 sur les 31 sièges revenus à l'opposition radicale. Une avance qui pouvait être plus importante s'il n'y avait de pas de fraudes massives et la mainmise du pouvoir sur la Céni, selon Jemil ould Mansour, candidat à la présidence du conseil régional de Nouakchott. « Dans des conditions où le parti UPR utilise les moyens de l’Etat, la force de l’Etat, la crédibilité de l’Etat et le chef de l’Etat, et dans des conditions où il y a une commission électorale indépendante qui a été créée par une seule partie, dans des conditions où on a pris la décision de participer tardivement, nous croyons que ce score est honorable».

Aussi la bataille du deuxième tour sera une bataille décisive, nous explique Jemil ould Mansour. « Les partis de l’opposition – et je les remercie ici – ont pris la décision de soutenir les listes de tout parti d’opposition qui va en ballotage avec le parti au pouvoir ». En l’occurrence le parti Tawassoul puisque c'est lui qui sera le plus souvent opposé au parti UPR selon Jemil Mansour. «Nous allons travailler pour arracher» ces victoires parce que «Il faut arracher ces postes au niveau de la députation, au niveau des communes. Et nous allons arracher dans le deuxième tour encore plusieurs postes et plusieurs communes ».

Les personnalités déjà élues

Parmi les personnalités dont l'élection est déjà actée, on peut citer Mohamed ould Maouloud un des dirigeants de la coalition du FNDU, l'ancien Premier ministre Yahya ould Ahmed EL Waqf, ou encore Biram Dah Abeid, le militant anti-esclavagiste qui fait son entrée à l'assemblée sans avoir pu faire campagne puisqu'il est en prison depuis près d'un mois suite à une plainte déposée contre lui.

Dans le camp de l'opposition dite modérée, sont notamment élus les leaders Messaoud ould Boulkheir et Boydiel ould Houmeid.

Le parti au pouvoir remporte la grande majorité des sièges de l'assemblée attribués au premier tour. Mais certains de ses candidats sont encore en ballotage. C'est le cas du maire de la grande ville minière Zouerate, Cheikh ould Baya.

D'autres figures politiques elles n'auront pas la chance d'aller au second tour. On peut citer le coordonnateur de la majorité présidentielle Ethmane cheikh Aboul Maali, la chanteuse Malouma Mint Meïdah, l'ancien putschiste et député Saleh ould Hannena. Est également éliminée, Malouma Mint Bilal, une des vedettes du Parlement sortant dont les interventions avaient animé les débats de la précédente législature.

Source : RFI

 

 

Législatives en Mauritanie: l'UPR et Tawassoul en tête

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En Mauritanie, après une longue attente, la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a rendu publics samedi tard dans la soirée, les résultats du premier tour des scrutins municipaux, régionaux et législatifs du 1er septembre dernier. Des résultats qui donnent le parti au pouvoir en tête au Parlement, suivi des islamistes du parti Tawassoul.

L'Union pour la République (UPR), à l’issue du premier tour, totalise déjà 67 siéges sur les 157 que comptera le futur Parlement mauritanien.

Le parti au pouvoir a réalisé ses meilleurs scores dans le centre et l’est du pays. Il devra cependant attendre le deuxième tour programmé le samedi 15 septembre pour avoir idée précise sur la nouvelle configuration du Parlement.

Une assemblée qui sera marquée par l’entrée en force des islamistes de Tawassoul qui remportent 14 sièges sur les 31 raflés par les partis d’opposition.

D’autres formations de l’opposition retrouveront l’hémicycle après une absence de cinq ans en raison du boycott. Elles avaient boycotté les municipales et législatives de 2013. C’est notamment le cas du Rassemblement des forces démocratiques, le RFD d’Ahmed ould Daddah et de l’Union des Forces de progrès (FNDU) de Mohamed ould Maouloud.

Seront également représentés au Parlement, le parti Adil (Pacte national pour la démocratie et le développement) de l’ancien Premier ministre Yahya Ould Ahmed El Waghef et l’APP, Alliance populaire progressiste de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Messaoud Ould Boulkheir.

Source : RFI

Le président Ould Abdel Aziz assiste au défilé militaire célébrant le 70e anniversaire de la Corée du Nord

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Le régime de Pyongyang a célébré dimanche son 70ème anniversaire par un grand défilé militaire.

La Corée du Nord a organisé dimanche un défilé militaire pour célébrer son 70ème anniversaire mais s'est abstenue de montrer les missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) qui lui ont valu de multiples sanctions internationales. Soldats, pièces d'artillerie et chars ont défilé devant le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un dans le centre de Pyongyang. Mais seuls ont été exposés des missiles de courte portée.

Le président Ould Abdel Aziz a assisté à ce défilé militaire célébrant le 70e anniversaire de la Corée du Nord, en compagnie d’une forte délégation composée entre autres du ministre des affaires étrangères et de la coopération, Ismail Ould Cheikh Ahmed, ou encore du ministre de l’économie et des finances, Moktar Ould Djay.

La veille de ce défilé militaire, alors qu’il se trouvait encore en Chine dans le cadre d’une visite de travail et d’amitié, le dirigeant mauritanien avait adressé à son homologue nord-coréen Kim Jong Un un message de félicitation.

La date du 9 Septembre commémore la fondation en 1948 de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), son nom officiel. La Corée du Nord s’est abstenue d’exposer des missiles balistiques intercontinentaux.

Par la rédaction de cridem.org,
avec Europe1 et Agence Mauritanienne d’Information (AMI)

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Source : Rédaction Cridem

 

 

Proclamation des résultats du scrutin du 1er septembre 2018

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Proclamation des résultats du scrutin du 1er septembre 2018 Le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), Monsieur Mohamed Vall Ould Bellal, a proclamé samedi soir à Nouakchott les résultats du scrutin du 1er septembre 2018 pour l’élection des députés à l’assemblée nationale, des conseillers régionaux et des conseillers municipaux dans une déclaration dont voici le texte intégral :

"Chers concitoyens,

C’est pour un grand honneur de proclamer, au nom du comité directeur de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), les résultats du premier tour des élections législatives, régionales et municipales, organisées le 1er septembre 2018.

Je tiens, avant tout, à exprimer la satisfaction du comité directeur de la CENI pour la participation du peuple mauritanien à ces élections dans le calme et la discipline, marquant ainsi sa maturité politique et son attachement à la démocratie.

Je saisis cette occasion pour adresser mes remerciements aux acteurs politiques, aux candidats et aux électeurs dans leur ensemble, pour la compréhension et la patience avec lesquelles ils ont attendu le dépouillement et la proclamation des résultats de ce scrutin.

Je saisis cette occasion pour souligner que la CENI partage avec tous la volonté et l’ambition fermes d’organiser des élections sans aucun grief, malgré les difficultés énormes qui ont pesé sur ce scrutin : temps limité pour la préparation, participation sans précédent de l’ensemble de l’échiquier politique, cinq scrutins en un, saison des pluies qui a empêché la circulation dans bon nombre de régions, et bien d’autres contraintes et obstacles objectifs qui rendent impossible l’inexistence de certaines carences procédurales et logistiques ici et là.

Nos remerciements vont aussi aux autorités civiles et militaires pour avoir assuré les opérations électorales sur l’ensemble du territoire national, aux observateurs nationaux et internationaux et aux médias publics et privés pour leur contribution positive au succès de ces élections.

Chers concitoyens,

Je viens maintenant à la proclamation des résultats.

•Conformément aux dispositions de l’article 2 de la loi organique N. 2012/027 du 12 avril 2012, modifiée par la loi organique N.2018/005 du 12 février 2018 relative à la création de la Commission Electorale Nationale Indépendante ;

•Vu le décret N. 108/2018 du 21 juin 2018 portant convocation du collège électoral en vue de l’élection des députés à l’assemblée nationale, des conseillers régionaux et des conseillers municipaux ;

Et en applications des lois et règlements relatifs aux élections législatifs, régionales et municipales, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a procédé à l’organisation des élections législatives, régionales et municipales le 1er septembre 2018 sur la base des données suivantes :

1/ Par rapport à l’élection des députés à l’assemblée nationale

Pour l’élection des députés, le scrutin a été organisé dans 49 circonscriptions. Ont participé à ces élections 96 partis politiques et 16 coalitions de partis, à travers 540 listes en compétitions pour 157 sièges parlementaires répartis comme suit :

●Circonscriptions au niveau des moughataas : 99 sièges ;

●Conscriptions uniques de Nouakchott :18 sièges ;

●Liste nationale : 20 sièges ;

●Liste nationale des femmes :20 sièges.

2/ Par rapport à l’élection des conseillers régionaux

Le scrutin a été organisé dans 13 régions sur l’ensemble du territoire national. Ont participé à ce scrutin 52 partis politiques et 16 coalitions de partis, à travers 160 listes en compétition pour 285 sièges.

3/ Par rapport aux élections municipales

Le scrutin a été organisé dans 219 communes sr l’ensemble du territoire national. Ont participé à cette élection 84 partis politiques et 32 coalitions de partis, à travers 1552 listes en compétition pour 3831 sièges.

4/Résultats des élections

Les résultats qui vous seront communiqués sont établis sur la base des procès-verbaux sanctionnant les opérations électorales dans 4080 bureaux de vote, répartis sur l’étendue du territoire national et dans six (6) circonscriptions électorales externes situées dans six pays d’Afrique, d’Asie et d’Europe, selon les données suivantes :

•Nombre d’inscrits :1.417.823

•Nombre de votants :1.041.199

Nombre de bulletins nuls:

-élections municipales :124.105

-élections législatives départementales: 185.521

-élections régionales :219.670

•Suffrages exprimés :

Elections municipales :901.979

Elections législatives Départementales :838.518

Elections régionales :800.379

•Taux de participation :73,44%

En définitive, le premier tour a permis de trancher la compétition au niveau des circonscriptions ainsi qu’il suit :

•Au niveau des législatives, les résultats de la compétition ont été tranchés dans 37 circonscriptions et 12 attendent le second tour :

•Au niveau des élections régionales, les résultats de la compétition ont été tranchés dans 4 circonscriptions et 9 attendent le second tour ;

•Au niveau des municipales, les résultats de la compétition ont été tranchés dans 111 communes et 108 passent au second tout.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

Rosso : Deuxième tour entre le pouvoir au pouvoir et une coalition de 2 partis

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Rosso : le parti au pouvoir en ballotage avec une coalition de 2 partisLa ville de Rosso s’est acheminée vers un deuxième tour pour les législatives entre l’UPR, parti au pouvoir et une liste commune entre l’APP et Al Wiam.

La première liste a recueilli 39,32% (5541 voix) contre 11,8% (1671 voix) pour la seconde. Tewassoul est arrivé en troisième position avec 1038 voix soit 7%.

Le parti au pouvoir a présenté l’ancien ministre Ba Madine et l’homme d’affaires et ancien député Mohamed Vall O. El Alem dit Ould Moutali. La liste commune APP-Al Wiam a présenté Ahmed O. Samba et l’ancien député de la moughata Ahmed Taleb Diagne.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)