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Politique en Mauritanie

Ouverture de l'ambassade du Royaume-Uni en Mauritanie

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Ouverture de l'ambassade du Royaume-Uni en MauritanieLe ministre du pétrole, de l’énergie et des mines, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération par intérim, M. Mohamed Ould Abdel Vettah, a supervisé, vendredi à Nouakchott, en compagnie du ministre délégué auprès du ministre britannique chargé du Moyen- Orient et de l’Afrique du Nord, M. Alistair Burt, l’ouverture à Nouakchott de la première ambassade du Royaume-Uni.

Les deux ministres ont coupé le ruban symbolisant le coup d’envoi des activités de cette chancellerie, en présence de plusieurs invités de marque.

Le ministre par intérim des affaires étrangères et de la coopération a inscrit cet événement dans le cadre de la polarisation de la Mauritanie de l’investissement extérieur, en particulier britannique, mettant en exergue les atouts économiques et fiscaux de notre pays et soulignant le climat de sécurité, de stabilité et de transparence qui y prévaut.

Le ministre délégué britannique a souligné, dans son mot pour la circonstance, l’importance de cet acquis, qui permettra de renforcer la coopération entre le Royaume Uni et la Mauritanie, en particulier dans les domaines du commerce, de l’investissement, de la sécurité et de la défense.

AMI
Source : Mauriweb (Mauritanie)

 

 

Riyad dément avoir donné l'ordre de tuer le journaliste Jamal Khashoggi

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mediaLe ministre saoudien de l'Intérieur parle de « mensonge » et « d'allégations infondées », alors que le journaliste saoudien critique du pouvoir n'a plus donné signe de vie depuis le 2 octobre, jour de sa visite au consulat saoudien d'Istanbul. Une délégation saoudienne est arrivée à Istanbul pour prendre part à l'enquête.

Le démenti saoudien aura mis onze jours à sortir, suite à la disparition du journaliste. Les autorités saoudiennes avaient déjà qualifié « d'infondées » les accusations d'assassinat à l'intérieur du consulat.

Mais, depuis, rien. Silence radio après les informations de la Turquie, signalant l'arrivée de quinze Saoudiens à Istanbul juste avant la disparition de Jamal Khashoggi. Néant après la révélation de l'existence d'enregistrements.

Il aura finalement fallu attendre que les accusations du Washington Post, l'un des employeurs du journaliste, remontent au plus haut de l'Etat saoudien, impliquant directement le prince hériter Mohamed Ben Salman, pour que Ryad s’exprime. « Non, nous n'avons pas donné l'ordre de tuer », ont donc fini par déclarer les autorités saoudiennes.

L'Arabie saoudite semble avoir sous-estimé la portée de cette affaire

Cette disparition d’un journaliste, dans un pays étranger, a non seulement un impact diplomatique non négligeable auprès de ses alliés, mais aussi des conséquences économiques.

Certains investisseurs s’éloignent en effet du royaume. C’est le cas, par exemple, du Britannique Richard Branson, qui a gelé plusieurs de ses projets dans le pays.

Plusieurs médias américains ont également décidé d'annuler leur présence à une conférence économique dédiée aux investissements, organisée du 23 au 25 à Ryad. Des économistes, des entrepreneurs et des institutionnels leur ont emboîté le pas, à l'image du patron de la chaîne de VTC Uber, ou du président de la banque mondiale.

La directrice du FMI, Christine Lagarde, a en revanche décidé de maintenir sa présence à ce sommet, même si elle se déclare « horrifiée » par cette affaire.

Source : RFI

 

Le Royaume-Uni est impatient de nouer des relations étroites avec la Mauritanie (ministre britannique)

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Le Royaume-Uni est impatient de nouer des relations étroites avec la Mauritanie ( Ministre britannique ) Le Président de la République Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz a reçu en audience, vendredi au palais présidentiel à Nouakchott, M. Alistair Burt, ministre délégué auprès du ministre britannique chargé du Moyen- Orient et de l’Afrique du Nord, en visite actuellement dans notre pays.

A sa sortie d’audience, le ministre britannique a fait la déclaration suivante : "J'ai eu l'honneur de rencontrer le président ce matin à l'occasion de ma visite en Mauritanie pour superviser l'ouverture de la nouvelle ambassade de Grande-Bretagne avec l'ambassadeur Samuel Thomas.

J’ai découvert, au cours de la rencontre, la profondeur de la compréhension du président et son ambitieuse vision de l'avenir dans le but de nouer des relations étroites avec le Royaume-Uni, dans le respect des intérêts communs des deux pays, dans les domaines de sécurité, de commerce, de développement de la langue anglaise et d'éducation.


Le Royaume-Uni est impatient de nouer des relations étroites avec la Mauritanie, c’est pourquoi le nouvel ambassadeur est arrivé à Nouakchott, aux côtés de Shell et de BP, afin de créer une nouvelle relation commerciale offrant des emplois et des opportunités aux citoyens mauritaniens et contribuant au développement de l’économie. Nous sommes convaincus que nos relations se développeront et se renforceront davantage.

Je suis très satisfait de mes discussions à Nouakchott, je tiens à saluer le rôle joué par la Mauritanie dans le Groupe G5 du Sahel grâce à l'engagement de Son Excellence le Président de la République pour la sécurité et la stabilité de la région. Le Royaume-Uni peut apporter son soutien dans ce domaine, en plus des domaines commercial et culturel. Je suis également heureux de cette visite et de ma rencontre avec le Président de la République."


L’audience s’est déroulée en présence du directeur de cabinet du Président de la République, M. Ahmed Ould Bahya, du conseiller à la présidence, M. Mohamed Salem Ould Merzoug, du chargé de mission à la présidence, M. Zeydane Ould H’meida et de l’ambassadeur britannique accrédité en Mauritanie SEM. Samuel Thomas.


Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

Lettre des Oulémas et élection de Boidjel : le porte parole du gouvernement se justifie

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La lettre des Oulémas et l’élection de Boidjel : le porte parole du gouvernement se justifie… Le ministre de la culture, de l’artisanat, porte parole officiel du gouvernement, Mohamed Lemine O. Cheikh, lors d’un point de presse jeudi, a réagi à la lettre adressée par des oulémas au président de la république demandant la réouverture du centre de formation des oulémas fermé récemment par les autorités mauritaniennes.

Le ministre rappelle que le ministère des affaires islamiques et de l’enseignement origine a recensé 9000 « Alem » (érudit) et que les divergences entre ceux-ci est une miséricorde.

Interrogé sur l’élection du président Al Wiam, Boidjel O. Houmeid au poste de premier vice-président de l’assemblée nationale, un poste qui devait échoir à l’UPR, le ministre a dit que Boidjel a été élu en sa qualité de membre de la majorité présidentielle et que la formation majoritaire pouvait céder le poste au choix.

Interrogé sur la présence dans l’hémicycle de membres du gouvernement élus députés, le ministre a dit que ceux-ci disposent d’un mois pour faire leur choix, soit choisir le portefeuille ministériel ou la députation.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

 

L’Assemblée Nationale se réunit en plénière pour l’élection des membres de son bureau

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L’Assemblée Nationale se réunit en plénière pour l’élection des membres de son bureau L’Assemblée Nationale vient de tenir une plénière consacrée à l’élection de son bureau. Il s’agit,en plus du président de la chambre, de cinq vices- présidents, de cinq secrétaires, d’un questeur et d’un rapporteur du budget de l’État.

La plénière s’est déroulée, sous la présidence du député Cheikh Ould Baya, président de l’Assemblée Nationale. Pour les postes des 1ers, 4èmes et 5èmes vice-présidents l’UPR a présenté les candidatures de MM. Boïdjel Ould Houmeïd, président du parti El Wiam, de Hamadi Ould Tibari et de Mme Mariem Ba.

L’UPR a désigné comme candidat au poste de questeur de l’Assemblée Nationale, le député Mohamed Yahya Ould Taleb Ahmed. Tandis qu’au niveau du groupe parlementaire de l’opposition, la candidature du député Cheikhani Ould Beiba, a été retenue pour le poste de 2ème vice-président.

Quant au groupe des partis de la majorité présidentielle, il a proposé le député Mohamed Ould Rzeizim pour le poste de 3ème vice-président.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

Urgent-fermeture de l'Université Abdellahi Ibn Yassine dirigée par Dedew

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Urgent-fermeture de l'Université Abdellahi Ibn Yassine dirigée par DedewLes autorités mauritaniennes ont verbalement signifié à la direction de l'université Ibn Yassine dirigée par l'exégète Mohamed Elhacen Ould Deddew, la fermeture de cet établissement dédié à l'enseignement religieux.

Beaucoup d'analystes associent ces mesures contre les institutions dirigées par Dedew comme des réactions du régime contre l'ascension politique continue des islamistes en Mauritanie.

Source : Mauriweb (Mauritanie)

 

 

Élections générales : Rien n'a vraiment changé

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Élections générales : Rien n'a vraiment changé L’UPR avait la mainmise sur le Parlement en 2013. Malgré la participation de l’Opposition en 2018, rien n’a véritablement changé et le pouvoir conserve une majorité écrasante dans la future Assemblée.

Les lampions se sont éteints sur les dernières consultations décidées par le pouvoir en place qui avait convoqué le 21 juin 2018 le collège électoral pour l’élection des 157 députés, des 13 conseils régionaux et des 219 conseils municipaux. Des élections qui interviennent après la dissolution contestée du Sénat et la polémique juridique qui s’en est suivie à l’issue du référendum d’août 2017.

Au cours de ces dernières élections ont participé 98 partis politiques mais elles étaient vivement critiquées depuis le début par l’Opposition démocratique interdite de participation à la Commission électorale nationale indépendante, mise en place en mai 2018.

La suite aura donné raison à l’Opposition eu égard à la gestion alambiquée des élections par la Ceni confrontée à l’organisation d’élections où 1.400.663 électeurs devaient se prononcer sur 5 scrutins en même temps.

Composée de 11 membres représentant les partis de la majorité et des opposants ayant participé au dialogue « inclusif » de septembre 2017, les membres de la Ceni avaient été choisis sur des critères discutables en raison, pour la plupart, de leur proximité familiale avec les chefs de partis concernés.

Mais l’opposition souvent critiquée pour son boycott des élections tant que des garanties ne lui étaient pas offertes avait-elle vraiment le choix de ne pas y participer? Il est permis d’en douter car l’article 20 de la loi 024-2012, adopté en 2012, envoyait à l’échafaud tout parti politique qui boycotterait deux élections successives. Or, après le boycott des élections législatives et municipales de 2013, les partis politiques représentés alors au sein de la Coalition de l’Opposition Démocratique (COD) ont vu l’étau se resserrer contre eux. Seul Tawassoul avait rompu les rangs pour se frayer une place de choix à l’Assemblée et au Sénat en 2013. Cette même menace pesait aussi sur les partis n’ayant pas enregistrés 1% des suffrages exprimés.

Une campagne et des dépouillements abracadabrants

Malgré sa certitude d’avoir enregistré plus d’un million d’électeurs alors que le Ravel concluait à un fichier électoral de 1.400.663 électeurs, l’UPR s’est retrouvée face à un important mécontentement issu de ses choix pour les candidats à la candidature. L’enjeu d’une victoire « sans ambages» dont dépendrait d’ailleurs l’avenir du président sortant, Mohamed Ould Abdelaziz, arrivé à la limite de ses deux mandats constitutionnels en 2019, a suscité une véritable psychose dans cette formation.

Une situation gravissime qui a contraint le président à reprendre son bâton de campagne (comme pour la dissolution du Sénat) dont l’objectif est de maintenir le cordon ombilical que des groupes politiques entretenaient avec lui. Rien qu’à l’idée que le président ne briguerait pas un troisième mandat, ces groupes quoique mécontents cherchaient aussi un éventuel point d’ancrage pour parer à toute hypothèse d’implosion du château UPRien. La descente du président sur le terrain de la campagne avait été perçue comme «une question de vie ou de mort » pour tout le système.

La sérénité des élections de 2013 laissait place, avec la participation de l’opposition traditionnelle, où les accusations les plus acerbes sont lancées de la bouche du président notamment contre le parti Tawassoul où il voyait un adversaire de taille. Sous le couvert fallacieux d’une tournée d’informations dans le pays, le président s’est retrouvé en tête d’une campagne politique dont il reconnaitra, plus tard, dans son interview donnée à la TV, sa licéité eu égard à son intérêt à réaliser « une majorité confortable». Ces couacs langagiers étaient évidemment perçus comme annonciateur d’une nouvelle tentative de sévir contre les opposants au régime comme cela fut le cas au lendemain du très contesté référendum sur les réformes constitutionnelles dans le pays.

A cette ambiance du déjà vécu s’est ajouté un dépouillement qui, quoique justifiable par l’ampleur des opérations, et par les conditions climatiques, a mis en exergue les limites opérationnelles d’une Ceni dont la présidence avait été confiée à un ancien opposant. Les résultats du premier tour ont été effarants avec plus de 500.000 bulletins nuls au premier tour pour les trois scrutins législatif, régional et municipal. Une semaine durant, les résultats livrés au compte-goutte démontraient nonobstant les conditions objectives que la Ceni n’avait ni l’expérience, ni l’expertise pour mener à bien sa mission. Tous ont donc fait avec cette adversité profitable au pouvoir en place.

Beaucoup de bruits pour rien

Au finish, il n’y aura pas eu photo. Le parti au pouvoir a engrangé une majorité écrasante aussi bien à l’Assemblée nationale, avec 89 députés, qu’au niveau des conseils régionaux -exclusivement pour lui- et des municipalités où il en a gagné 162.

Les autres partis n’ont rassemblé que les miettes que l’UPR a bien voulu leur concéder. On ne peut donc parler d’un Tsunami politique. Pire, l’obsession développée contre le parti Tawassoul semble excessive en raison même des résultats qu’il a obtenus. 14 sièges à l’Assemblée alors qu’il en avait 16 dans la précédente législature. Mais si un parti a bien su tirer son épingle du jeu, c’est sans doute l’Union pour la Démocratie et le Progrès (UDP) qui, tous résultats consolidés, se retrouve bien à la seconde force sur la nouvelle arène politique. L’opposition entière n’aura pas pu enregistrer plus de 31 députés alors que les partis de la Majorité font un peu mieux qu’elle.

Aziz : «Vous êtes servis» !

Dans un clin d’œil face à l’insistance de notre confrère Sy Mamadou, lors de son entretien télévisé commentant les résultats des scrutins de septembre, le président Mohamed Abdelaziz s’est voulu rassurant quant à ses intentions de respecter la Constitution en s’interdisant de briguer un troisième mandat que l’opposition qualifie d’une tentation de nouveau coup d’Etat. Mais le président s’est encore illustré dans la virulence du propos contre le parti Tawassoul qu’il accuse de terrorisme.

Sans en préciser l’origine, le président Aziz a accusé les tawassouliens de recevoir de l’aide de l’étranger. La réaction du parti islamiste ne s’est pas faite attendre. Jemil Ould Mansour, figure de proue des islamistes, a rétorqua qu’ils (Tawassoul) sont plus «jaloux de la sécurité et de la quiétude » du pays. Néanmoins, les réponses des islamistes ne semblent pas avoir apaisé la volonté de Ould Abdelaziz d’en découdre avec eux. Le centre de formation des Oulémas, pourtant reconnu par l’Etat, a été assiégé lundi par la police qui en barricade les principales issues. Est-ce le début d’une confrontation ouverte avec les Islamistes ? Ou tout simplement une nouvelle diversion comme cela fut le cas au lendemain du référendum sur la Constitution ? Wait and see !

JD

ENCADRE

Biram élu en prison

Le leader antiesclavagiste, Biram Dah Abeid, arrêté à la veille des élections, a été élu député sur la liste nationale Sawab alors qu’il n’a même pu battre campagne.

Mis sous mandat de dépôt alors que selon ses proches il n’y a jamais eu convocation, ni mandat d’emmener, le leader et opposant remplace un autre élu, l’ex-sénateur Ould Ghadda, élargi quelques jours plus tard.

Upr, une implantation fantaisiste

Les résultats des élections ont mis à nu les prétentions de l’UPR en termes d’adhérents. Avec plus d’un million d’affiliés, l’UPR n’a pas pu faire de ce «réservoir » électoral. Poussée souvent au second tour (9 conseils régionaux) et 108 communes, l’UPR n’en a pas moins perdu des communes symboles.

Outre l’immixtion personnelle du président pour la tirer d’affaire, cette formation est soupçonnée d’avoir bénéficié d’accointances au sein de la Ceni.

70 partis à la trappe dont le premier crée en Mauritanie, le RDU

Les dernières élections ont eu pour conséquence, la dissolution de 70 partis politiques constitués qui n’ont pas atteint la barre des 1% des suffrages exprimés fixée par la loi.

Le plus ancien parti politique sur la scène nationale, le Rassemblement pour la Démocratie et l’Unité est rattrapée par cette loi qui prévoit encore la dissolution de tout parti ayant boycotté deux élections successives.

Ghassem plus populaire que Aziz

Ghassem Ould Bellali revient à la mairie de Nouadhibou. Déjà élu député de Karama, le maire entrant semble plus populaire que le président Aziz dans cette région. Malgré le soutien de l’Opposition dans son élan Tout Sauf l’Upr, Ghassem Ould Bellali a profité de l’absence de la candidature au sein de l’UPR d’un autochtone et du vote des Islamistes en sa faveur.

Son retour malgré le déclin du statut de la Commune ne va pas manquer de susciter une tension politique avec les principaux représentants du parti au Pouvoir. Il est déjà crédité d’une vive diatribe contre certains responsables locaux.

Sava sauve l’UPR face aux islamistes au Hodh El Gharbi

Avec 10 conseillers en 2013, la commune de Sava est passée UPR au premier tour en 2018 s’adjugeant 16 conseilleurs municipaux. Ce succès est expliqué par le consensus autour de son candidat Ahmed Zeidane Ould Ahmed Mahmoud qui aurait rassemblé la majorité des électeurs dans cette commune.

Toujours est-il que n’eut été la rescousse de cette localité avec plus de 5000 inscrits, les députés Ahamdi Ould Hamadi et Abderrahmane Ould Sabbar n’aurait pas été élus. Son apport aurait aussi été déterminant dans la mobilisation en faveur de l’élection au second tour de Khattar Ould Cheikh Ahmed comme président du conseil régional.

Dans la région du Hodh El Gharbi, les islamistes se sont montrés tranchants avec la victoire à Aioun mais aussi à Oum Lahyadh, Benamane, Devae et Agjert. Renversement de tendance, dans cette région, c’est l’UPR qui fait de la résistance face à la montée islamiste.

UDP tire son épingle du jeu

Avec plus de dix communes et six députés, l’Union pour la Démocratie et l’Unité s’impose comme la seconde force politique, après le parti au Pouvoir.

L’UDP doit ce score au charisme de sa présidente, Naha Mint Mouknass, élue députée, mais aussi à l’engouement des mauritaniens à cette formation. Seul hic, cette formation n’a pas présenté de candidature à la commune de Nouadhibou, région de sa présidente. Son candidat à Chami aurait bien pu faire l’affaire dans la capitale économique au lieu de Chami. L’UDP semble par contre bien adoptée par la vallée où elle fait toujours des scores honorables.

Et Aziz créa les conditions du 3ème mandat !

Malgré ces assurances à ne point briguer le suffrage des mauritaniens, le président Aziz semble avoir créé les conditions d’une réforme parlementaire. Mais apparemment (si on le croit) ce ne sera pas pour déverrouiller ni la durée, ni la limitation des mandats présidentiels. Il a refusé de lâcher le morceau même si les supputations vont bon train pour dire qu’il échafaude « une solution » qui lui permette de rester dans l’escarcelle après l’élection du futur président. Un autre plan «B» bien ruminé avec certains de ses «disciples » actuels.

Conseils régionaux : en attendant les six régions

Le pouvoir en place n’avait certainement pas l’intention de lâcher du lest s’agissant des nouveaux conseils régionaux qui remplacent depuis le référendum constitutionnel organisé le 5 août 2017 le Sénat.

Le vote d’une loi organique en janvier dernier, une loi organique a décidé de créer six régions administratives.

1. Hodh El Gharbi et Hodh El Chargui ;

2.Assaba, du Tagant et Guidimakha ;

3.Gorgol, du Brakna et Trarza ;

4.Tiris Zemmour, de l’Adrar et l’Inchiri ;

5.Nouakchott

6.Nouadhibou

Source : Mauriweb (Mauritanie)

 

 

Mauritanie : des Chefs de partis grands absents du futur Parlement

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Mauritanie : des Chefs de partis grands absents du futur ParlementDes chefs de partis mauritaniens n’ont pas pu s’assurer un siège de député au futur Parlement mauritanien, qui devra inaugurer ses activités législatives à partir du lundi 1er octobre prochain.

En effet, ils n’ont pas pu obtenir le minimum nécessaire de suffrages pour avoir le précieux ticket d’entrée dans cette auguste hémicycle.

Les plus illustres dirigeants de parti hors de la future Assemblée nationale sont Me Mahfoudh Ould Bettah, Ibrahima Moctar Sarr, Outhmane Ould Cheikh Abou El Maali, Saleh Ould Hanena, Kane Hamidou Baba et Mohamed Ould Vall, respectivement Présidents des partis : CND, AJD/MR, El Vadhila, Hatem, MPR et Ravah.

La cartographie de la nouvelle scène politique établie sur la base des résultats des dernières élections législatives, municipales et régionales a consacré la suprématie confortable de l’Union Pour la République (UPR), le parti au pouvoir, suivi des formations coalisées de la Majorité présidentielle puis de l’Opposition radicale avec une faible représentativité de l’Opposition dialoguiste.

Source : Adrar-Info (Mauritanie)

 

 

Afrique : le PAM signe une nouvelle police d'assurance contre les risques climatiques

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Afrique : le PAM signe une nouvelle police d'assurance contre les risques climatiquesLe Programme alimentaire mondial (PAM) a signé cette semaine avec ARC (African Risk Capacity), une agence spécialisée de l'Union africaine, sa première police d’assurance contre les risques climatiques.

Cette police d'assurances appelée ARC Replica est conçue pour permettre aux organisations humanitaires d’acheter des polices d’assurance macro « complémentaires » contre les risques climatiques.

Les paiements sont déclenchés lorsque certains indices, tels que des précipitations faibles ou une végétation réduite, sont confirmés par des données satellitaires. Cette innovation protège les ménages vulnérables dès le début d'un choc climatique, contribuant ainsi à briser le cycle de la pauvreté endémique.

Elle offre un financement fiable et prévisible pour une réponse humanitaire rapide aux chocs climatiques extrêmes.

La Mauritanie et le Mali, premiers bénéficiaires

Les premiers pays à bénéficier de la couverture d’assurance contre les risques climatiques du PAM, financée par le gouvernement allemand, seront la Mauritanie, suivie peu après par le Mali, qui sont tous deux sujets à des sécheresses récurrentes.

Sur le montant total, le PAM recevra 5,8 millions d’euros pour l’achat de polices d’assurance ARC Replica pour le Mali et la Mauritanie, permettant une intervention humanitaire rapide par le biais de paiements si nécessaire.

Dans le cas d'un versement maximal, ces politiques libéreront 15,3 millions de dollars pouvant fournir une aide humanitaire précoce à 240 000 personnes.

Organiser la réponse à l'avance

Pour s'assurer que les paiements atteignent rapidement les personnes dans le besoin, le PAM élabore un plan opérationnel pour chaque pays couvert, qui identifie la manière dont les ressources et l'assistance seront transportées et livrées.

Cela signifie que toutes les décisions sont prises avant la catastrophe et que les actions du PAM sont coordonnées avec celles des organismes nationaux d’intervention d’urgence.

La police assurance ARC Replica offre un nouveau type de couverture proposé par ARC, un organe de l’Union africaine consacré aux risques, qui fournit une assurance contre les conditions météorologiques extrêmes depuis 2014.

Le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement a promis 10 millions d’euros au PAM et au Réseau Start jusqu’en 2019.

Communiqué de l'ONU
Source : Mediaterre (France/Canada)

 

Yémen: l'ONU déclare «perdre le combat contre la famine»

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mediaLe Yémen est face à l’abîme. L’ONU a annoncé vendredi perdre le combat contre la famine qui menace le pays. Cinq millions d’enfants sont très sévèrement malnutris, 3/4 de la population dépend maintenant de l’aide humanitaire d’urgence. Une aide que l’ONU a de plus en plus de mal à distribuer suite à la reprise des combats sur la route reliant le port commercial d’Hodeïda à la ville de Sanaa. A cela s’ajoute une situation économique catastrophique avec une monnaie qui a perdu 30 % de sa valeur en un mois. L’organisation demande à toutes les parties au conflit d’engager un dialogue politique pour une sortie de crise et de permettre un pont aérien pour évacuer les blessés et les malades.

L’effondrement du Yémen n’est plus qu’une question de temps. C’est le constat dressé par Mark Lowcock, le directeur des Affaires humanitaires de l’ONU : « Nous perdons notre combat contre la famine. Nous pourrions approcher un point de non-retour au-delà duquel il sera impossible d'éviter de nombreuses pertes de vies humaines dues à une famine généralisée dans le pays. »

En cause, la montée des prix des denrées liée à la dévaluation du riyal yéménite et la reprise des combats sur l’axe commercial d’Hodeïda à Sanaa qui pourrait plonger 3,5 millions de personnes dans l’insécurité alimentaire. Un chiffre qui viendrait s’ajouter aux 8 millions de yéménites dont 5 millions d’enfants déjà en situation de famine et aux 21 millions de personnes qui ont besoin d’une assistance humanitaire d’urgence. « La question aujourd’hui est de savoir qui peut faire quelque chose pour éviter cette catastrophe en devenir ? Les organisations humanitaires ne peuvent simplement pas répondre aux besoins de 29 millions de Yéménites. C’est intenable. »

Outre des mesures économiques et la reprise des négociations politiques, Marc Lowcock a surtout réclamé la mise en place d’un pont aérien. Celui-ci permettrait de soigner les malades qui ne peuvent plus bénéficier plus de soins au Yémen.

Source : RFI

 

Conférence de presse du président de la République: 3e mandat : Le flou est-il totalement dissipé ?

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C’est un président de la République décontracté, souriant qui  a fait face à la presse ce jeudi 20 septembre, quelques   jours  après la publication par la CENI  des résultats provisoires du 2e tour des élections  municipales, régionales et législatives dont le 1er tour s’est tenu le 1er septembre.

A cette occasion, le président a  d’abord remercié  les mauritaniens   pour leur  maturité politique, leur attachement à la démocratie, mais surtout pour  avoir donné une majorité écrasante au principal parti de la majorité  présidentielle. Une occasion pour poursuivre le travail d’ici 2019, et peut-être au-delà.

Mais la question sur laquelle était très attendu  le président Mohamed Ould Abdel Aziz était ce fameux 3e mandat  qu’on suspecte de lorgner, à la fin de  son  2e et dernier mandat, en 2019. En effet, depuis que l’UPR  a obtenu  une  majorité écrasante,  ou disons,  mécanique, de 89 députés sur 157, acquise il faut le dire,  grâce surtout à l’implication personnelle  du président dans la campagne, l’opinion mauritanienne  ne cesse de se demander ce que le président Aziz va en faire.   Ses déclarations maintes fois répétées et selon lesquelles, il ne ferait pas modifier la constitution en son article 26 qui limite à deux, le nombre de mandats présidentiels,  n’ont pas pu dissiper les doutes.  L’opposition démocratique, les observateurs,  même  certains  de la majorité  et  les partenaires  étrangers   continuent de douter  des intentions réelles du  président  sur cette question du 3e mandat. Les  réponses  apportées  par le président Aziz  aux questions des  journalistes  sur cette question qui taraude l’opinion publique  et internationale ne sont pas de nature à clore définitivement  le débat. En effet, le président a déclaré qu’il ne briguera pas un 3e mandat, mais que  le  parlement  est  libre de voter  tout texte  qu’il jugera approprié.  Y compris peut-être celui qui pourrait  autoriser  de faire sauter la limitation du nombre de mandats présidentiels  à  deux, à savoir l’article 26 de la constitution.  Une éventualité  redoutée par l’opposition. Suffisant pour faire sortir certains leaders de l’opposition   de leur silence. Pour  Yahya Ould El  Waghf, il ne fait aucun doute que le président Aziz est dans l’optique d’un 3e mandat.

Auréolé  de la victoire de son UPR, le président  a écarté  tout dialogue avec l’opposition  avant la prochaine présidentielle, ce qui devrait, pourtant,  être  l’occasion de  recomposer la CENI qui  a prouvé  ses limites et  lacunes que son président a  d’ailleurs  ouvertement reconnues  lors de proclamation des résultats. Une occasion également  de décrisper la tension  politique entre le pouvoir et l’opposition, quelques mois avant la  présidentielle de 2019. Pour le Rais, le débat doit se dérouler au Parlement.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Tawassoul est une réalité dont il faut tenir compte. L’accuser de terrorisme est une erreur, dixit Ould Seyidi

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Tawassoul est une réalité dont il faut tenir compte. L’accuser de terrorisme est une erreur, dixit Ould Seyidi Le chef du parti d’opposition Rassemblement national pour la réforme et le développement (Tawassoul ), Mohamed Mahmoud Ould Seyidi, a déclaré que la classification de son parti dans le cercle des ennemis de la nation est une grosse erreur.

Ceux qui disent ces propos doivent les retirer , présenter des excuses, et s’abstenir de la logique de sous-estimer et de manipuler les esprits des citoyens.

Ould Seyidi a ajouté que «Tawassoul » est une réalité avec laquelle il faut compter et l’avenir du processus politique, dans le pays, ne pourra se faire sans ce parti.

Ould Seyidi a averti les dirigeants quant à pousser les choses vers les tensions car l’importation des batailles étrangères, chez nous, est un acte très dangereux, soulignant que son parti tient à une approche, et une stratégie de dialogue comme la seule option pour surmonter toute crise.

Traduit par Adrar.Info
Source : Adrar-Info (Mauritanie)

 

Mauritanie: échange tendu entre Mohamed Abdel Aziz et Sy Mamoudou, le doyen des journalistes

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Mauritanie: échange tendu entre Mohamed Abdel Aziz et Sy Mamoudou, le doyen des journalistesA la question du doyen Sy Mamoudou sur la présence du président et des ministres dans la campagne électorale, le Rais a dit que c’est tout à fait normal. “C’est ce qu’on voit partout dans le monde. “Le président défend son parti. Dire que le gouvernement est resté deux mois sans activité, là je vous dit que je ne suis pas d’accord. Le gouvernement était en vacance.

C’est tout à fait normal à ses membres de sacrifier leurs vacances pour faire campagne”.
Mais c’était mal connaître la perspicacité de Sy Mamoudou, président des éditeurs de presse et 27 ans de services au compteur.

Le directeur de publication d’Eveil Hebdo revient à la charge: “Mais, monsieur le président, cela pose un autre problème: l’utilisation des moyens de l’Etat pour faire campagne. Si le président s’engage avec les moyens de l’Etat, la partie est disproportionnée? “. Dans la même lancée, le doyen Sy contextualise le débat (en bon journaliste) et place la Mauritanie dans son environnement africain où les gouvernements disposent en général des trois A: argent, administration et armée.

Usant de l’ironie, l’éditorialiste s’adresse au premier des mauritaniens: “vous comprendrez bien, monsieur le président qu’il y a une disproportion sur les moyens entre le parti au pouvoir et l’opposition?”

C’est en ce moment et seulement en ce moment que le président Aziz a semblé un peu irrité, usant d’une formule lapidaire pour sortir de l’impasse: “Mais ça c’est une assertion, c’est une formule que tout le monde peut répéter”. Puis se reprenant: “dire qu’on a utilisé des moyens de l’Etat n’est pas un fait avéré, ce sont des idées. En aucun moment, nous n’avons eu à utiliser les moyens de l’Etat.

Nos ressources viennent des donateurs qui sont libres”. Et de préciser encore: “Nos ministres ont certainement fait campagne, mais pas l’administration. Certains fonctionnaires ont fait campagne pour l’opposition”.

Toujours sur les 3A, le président appelle à respecter le troisième “A”, c’est à dire l’armée, “qui vous sécurise et qui nous sécurise”. Sy Mamoudou tente la république mais se voit refusé le micro. Le président invoquant l’ordre rappelle la règle des deux questions par journaliste et passe la parole à la seule femme journaliste, interrogeant le président sur sa victoire et la déclaration faite quelques semaines de tout faire pour que les partis extrémistes et racistes n’accèdent au parlement.

Une occasion pour le président d’attaquer ces partis qui prennent leurs idées d’ailleurs et qui sont soutenus par l’étranger. “Le peuple mauritanien s’est prononcé de manière claire”. Interpellé sur la montée des islamistes en Mauritanie, le président rappelle que c’est une tendance générale dans le monde arabe où l’islamisme progresse au détriment des autres courants politique comme le socialisme, le baathisme et le trotskisme.

Les échanges se perdent dans le ton monocorde jusqu’à ce que le doyen Sy reprenne la parole, interpellant le président sur les déclarations du président de la Commission électorale indépendante (CENI) sur le non respect de la loi relative à la non incomptabilité des fonctions civiles et militaires et au plafonnement financier? “.

Réponse du président: “d’abord expliquez-moi ce que vous appelez incompatibilité”? Réponse de Sy: “c’est le président de la CENI qui parle, ce n’est pas moi”… -Alors posez-lui la question! Je suis curieux de savoir que signifie incompatibilité entre la fonction militaire et la fonction civile “, rétorque Aziz, qui assure n’avoir pas vu le président de la CENI depuis qu’il est nommé et même avant sa nomination.

-C’est simple, cela veut dire que l’administration doit être neutre, repart Sy. “Dans l’entendement du président de la CENI, l’administration s’est impliquée dans les élections”

-Je ne pense pas qu’il ait dit cela, répond le président Aziz. Ce n’est pas l’administration qui a fait le recensement électoral, qui a imprimé les bulletins et qui les a acheminés et qui a fait le comptage”, répond le président de nouveau désarçonné.

-D’accord, monsieur le président, ça c’est le président de la CENI, qui le dit, ce n’est pas moi. Autre question, on a remarqué que la CENI est composée majoritairement de gens du parti au pouvoir….et

Là le président interrompt le doyen des journalistes, histoire sans doute de le déstabiliser: -Avez-vous bien fait vos comptes?

Réponse du tic au tac: “je ne parle pas sans faire mes comptes monsieur le président, puisqu’aujourd’hui la majorité de la CENI est composée …

Nouvelle interpellation :” ne confondez pas proches du gouvernement et proches de l’opposition avec le gouvernement ou l’opposition. C’est vrai que certains partis ne sont pas représentés mais c’est leur faute. Ils ont boycotté. Il n’était pas question qu’on retarde d’une seule seconde les élections. On s’est adressé aux partis qui étaient là pour constituer la CENI. Et je vous dis que la majorité de la CENI ne sont pas du pouvoir. ”

Nouvelle salve de Sy: “monsieur le président, pouvez-vous vous prendre des initiatives pour que les partis qui avaient boycotté puissent prendre part à la CENI et aux élections futures pour plus de consensus?”

-Je ne peux pas prédire l’avenir pour eux. Je note qu’ils ont participé aux dernières élections et c’est une bonne chose pour eux, rétorque le président avec une pointe d’humeur qui a fait de l’effet sur le ministre des Finances, juste en arrière plan. .

Jusque-là, le doyen Sy est largement vainqueur aux points face au président .

Par la suite, le président est interpellé sur un éventuel changement de constitution. L’occasion pour lui de réaffirmer son intention ferme de ne pas vouloir changer la constitution pour un troisième mandat. Sur ce sujet aussi, le doyen Sy Mamoudou enfonce le clou: “comment allez vous vous y prendre pour d’une part respecter la constitution et d’autre part faire en sorte de barrer la route à ceux que vous accusez d’avoir pillé les ressources du pays ….?

Nouvelle tension dans l’air. Le président rétorque: “Le but de cette conférence n’est pas de vous dire ce que je vais faire dans cinq ans (rires”).

Puis le président de manière plus sérieuse: “ce que j’ai dit est clair. Je n’abandonnerai pas la Mauritanie. Personnellement, je ne toucherais pas à la constitution. Je ne vais pas bricoler la constitution pour un troisième mandat”, poursuit-il. “Mais, ajoute Mohamed Abdel Aziz, si je quitte le pouvoir, je ne vais pas baliser l’autoroute pour les gens qui étaient là, qui ont détruit la Mauritanie, qui l’ont déstabilisé. Je resterai en Mauritanie et je ferais tout en sorte avec le soutien du peuple mauritanien pour que tout soit préservé”.

Et Sy de revenir à la charge:

-Mais la question, monsieur le président, est de savoir comment vous allez faire pour barrer la route à ces gens là?

Là le président est pris d’un fou rire. “Nous sommes à la télévision, je ne vais pas tout vous dévoiler et je crois savoir que vous n’êtes pas loin de l’opposition”.

Puis, arrive la question la plus difficile, celle que monsieur Sy pose en tant que président de l’association des éditeurs mauritaniens. “Monsieur le président, la presse en Mauritanie traverse une situation extrêmement difficile du fait entre autres de la suspension des abonnements de l’Etat et, entre autres, des arrestations de journalistes”.

En réponse, le président dit qu’il est très touché, étouffant un nouveau fou rire. “Quand vous dites, que vous souffrez des arrestations, je ne suis pas d’accord. Il faut reconnaître certaines réalités dans le pays. Qui a été arrêté et pourquoi il a été arrêté? Aucun journaliste n’est en prison en Mauritanie. Ce qui est sûr, c’est que ce gouvernement est le premier à avoir dépénalisé les délits de presse dans un environnement régional et sous régional particulier. Vous devez le reconnaître. Les journalistes qui ont été interpellés ne l’ont pas été pour des délits de presse. “.

Et Aziz de prêter son talent de prospective à la presse: “vous devez savoir que les gens ne lisent plus la presse écrite. ils regardent internet, la télévision”.

Et Sy de revenir à la charge en président de l’association qu’il représente: “monsieur le président, il n’y a pas un seul journal qui n’a pas de site internet. ”

-“Que voulez-vous, qu’on impose aux gens de s’abonnez chez vous…?

-Non, monsieur le président. Nous voulons que vous levez l’interdiction aux administrations de s’abonner”.

-ça c’est de l’argent public. Certains établissements géraient leurs budgets de communication de manière irrationnelle, se permettant de surfacturer les abonnements, de payer les journaux pour dire du bien d’eux. J’ai mis fin à cela. Continuez à me critiquer, je vous encourage mais je ne paye pas mon argent pour ça.

Le président finit par dire qu’il y a un montant conséquent destiné à la presse. Certains internautes ont préféré s’en arrêter à ces échanges vifs pour critiquer le doyen Sy lequel a été et de loin le journaliste le plus incisif de la soirée, compensant la sous-représentation négro-africaine à ces échanges par des questions documentées et précises.

Source : Les Mauritanies

 

 

Séisme politique à Bagodine

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Séisme politique à BagodineLe second tour des élections municipales dans la commune de Bagodine opposait l’UPR à sa petite sœur l’UDP, qui présentait pour la deuxième fois de l’histoire, M. Dia Oumar Hamidou, résident à Fondou qui compte une grande communauté d’immigrés en Europe et aux USA.

Le parti de Mohamed O Abdel Aziz alignait, à son tour, M. N’Gam Adama Amadou, ancien diplomate qui a longtemps résidé à l’extérieur. Activement soutenu par une aile dissidente de l’UPR (parrainée selon plusieurs sources par l’ancien maire, N’Gam Hamadi Debe, également chef traditionnel de la communauté de Harlaw et farouche adversaire du lion), l’aile communément dénommée Bokou Haram, en référence à la secte islamique du Nigéria devenue tristement célèbre dans le monde, le candidat de l’UDP a créé la surprise.

Cette victoire de l’UDP a été, également, facilitée par les militants UDP du village de Bagodine qui présentait à la députation la candidature de M. Bocoum Oumar Hamadi, colistier de M. DIOP Amadou El Hadj, ancien maire de M’Bagne.

Une victoire qui sonne comme une défaite du lion de Bagodine qui fait face à une rude rivalité entretenue par de nombreux mécontents de l’UPR mais aussi par la persévérance de la communauté de Fondou qui a bataillé dure pour imposer cette alternance.

Car, il faut le noter, jamais la commune de Bagodine depuis sa création n’a été dirigée par un autre fils de la commune qui n’est pas du village du chef lieu communal. Bizarrement, le lion avait été balloté en 2013 par le même Dia Oumar Hamidou mais il a réussi à renverser la situation. Mais selon cet observateur, l’alternance en démocratie est une bonne chose.

Mais pour le tout nouvel édile de Bagogine, ancien militaire, respectueux et combattif, les choses sérieuses viennent à peine de commencer, ce, d’autant plus que le lion peut se prévaloir de la victoire de ses deux poulains à la députation.

Source : Terroir Journal (Mauritanie)

 

Le président Aziz menace le parti islamiste de "mesures" en Mauritanie

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Le président Aziz menace le parti islamiste de Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a menacé de prendre des "mesures" contre le principal parti islamiste du pays et affirmé qu'il ne modifierait pas la Constitution qui l'empêche de briguer un troisième mandat, tout en restant vague sur son avenir politique.

"Il n'est pas normal qu'un seul parti utilise et s'accapare l'islam, ce n'est pas acceptable et ce ne sera plus accepté dans l'avenir", a déclaré M. Aziz en commentant tard jeudi les résultats des élections législatives, régionales et communales des 1er et 15 septembre, largement remportées par sa coalition devant les islamistes de Tewassoul.

Interrogé lors d'une longue conférence de presse retransmise en toute fin de soirée à la télévision, le chef de l'Etat a fait allusion à des "mesures qui seront prises le moment venu", sans plus de précisions.

"L'islam politique est dangereux", a jugé le chef de la République islamique de Mauritanie, alors que Tewassoul a remporté 14 sièges sur 157 à l'Assemblée nationale, loin derrière l'UPR de M. Aziz et ses alliés (120 députés).

L'islam politique "a détruit des nations entières et rendu les meilleurs services aux Israéliens qui, au regard des conséquences de son activisme, sont d'ailleurs plus cléments que lui vis-à-vis du monde arabe", a ajouté Mohamed Ould Abdel Aziz, un ancien général arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2008 puis élu en 2009 et réélu en 2014.

"Personnellement, je ne toucherai pas à la Constitution, je l'ai dit et répété à plusieurs reprises", a-t-il par ailleurs affirmé, alors qu'il n'a jusqu'ici jamais apaisé les soupçons de l'opposition sur ses intentions pour la présidentielle de 2019, alimentés par les déclarations publiques de ses ministres et de ses partisans.

"Comme partout dans le monde, toute la Constitution, non pas seulement un article du texte fondamental, peut être changée", a-t-il toutefois ajouté. "Si je quittais le pouvoir, je ne baliserai pas une autoroute pour les gens qui ont détruit la Mauritanie et qui l'ont déstabilisée", a-t-il prévenu.

Refusant de "dévoiler" plus précisément ses plans pour l'avenir, M. Aziz a estimé que la victoire de son camp aux élections avait "montré l'attachement des Mauritaniens aux options et choix de (son) régime, qui donc sont assurés de continuité".

Avec AFP
Source : VOA Afrique

 

 

Deux tours pour désigner des conseils municipaux, régionaux et des députés : Et Maintenant ?

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Elections législatives, régionales et municipales: Bilan et enseignementsLes mauritaniens se sont rendus aux urnes le 15 septembre pour le 2ème tour des élections municipales, régionales et législatives de 2018. Une élection qui a mis aux prises plusieurs partis politiques dont certains n’existaient jusque là que de nom. Au terme de ce scrutin, l’un des plus complexes que le pays ait connu, le principal parti de la majorité présidentielle remporte, non sans difficultés, une majorité  plus que confortable. Il se fait talonner  par le parti islamiste, Tawassoul qui vient  conforter sa domination sur l’opposition démocratique depuis 2013. En attendant la proclamation par la CENI  des résultats provisoires  du scrutin du 15 courant, l’Union  pour la République  (UPR) rafle  89 députés sur les 157,  à l’Assemblée nationale,  ne laissant  aux autres  concurrents qu’une portion congrue : 31 sièges. Les  résultats du 2e tour contrastent, quelque peu,  avec ceux du 1e tour, l’UPR avait été contrainte au ballotage dans de nombreuses circonscriptions, même les plus emblématiques, Nouakchott, Nouadhibou, Zouerate, Kaédi… En s’emparant des 22 sièges en ballotage, l’UPR  atteint l’objectif que  son patron lui avait  assigné, à savoir une majorité confortable  au Parlement, composé, depuis août dernier d’une seule chambre. De ces deux tours du scrutin, on peut tirer quelques  enseignements.

L’absence de consensus autour de la gestion du processus électoral. L’opposition dite radicale ayant été écartée de la composition de la CENI qui a prouvé, en dépit des bonnes intentions affichées par son président, ses nombreuses limites. L’opposition n’a pas hésité d’évoquer l’existence d’une CENI parallèle  qui dicte, à celle officielle les volontés du pouvoir. Elle relève des « falsifications » des résultats des partis et coalition pour faire place aux listes  de l’UPR et de ses  satellites. C’est dire qu’avec  sa composition actuelle, la CENI serait très  mal placée pour conduire les élections présidentielles de 2019. Un  net recul  démocratique  par rapport aux élections de 2007, et dans une certaine mesure, celle de 2013 que les observateurs n’ont pas manqué de relever. On a noté l’usage abusif de la corruption et d’achat des consciences, pression sur les citoyens et fonctionnaires pour voter pour le parti au pouvoir, le recours au vote militaire etc.  Des dysfonctionnements  auxquels  doit s’attaquer le  prochain gouvernement qui serait bien inspiré de trouver un consensus autour de la gestion du processus électoral.

 

Net recul

Autre enseignement, le pouvoir  en place a contribué, par l’engagement personnel du président  de la République  et  de l’administration, à porter un sérieux  coup à l’image d’une  compétition électorale non inclusive, à  une CENI  qui  cherchait  encore  ses pas. En appelant  ouvertement  les mauritaniens à donner une majorité écrasante à son parti, l’UPR, le président de tous les mauritaniens  n’a pas rendu un gros service à notre démocratie. Certains  mauritaniens  dont les hauts cadres  et notables  qui se demandent ce qu’il va en faire,  se sont précipités, pour  mobiliser les leurs,  pour  user de tous les moyens en vue d’atteindre cet objectif. Partout où il  était en  ballottage,  l’UPR  a vu accourir  ses grosses pontes  pour lui prêter main forte.  Le président de la République doit certainement s’être rendu compte que sans lui, l’UPR ne pèse pas gros sur le terrain. N’est-ce pas lui qui  avait jugé utile  de redynamiser ce mammouth,  quelques semaines avant les élections ? Il doit poursuivre la  lessive.

De son côté, l’opposition  démocratique  se doit une profonde autocritique. Son émiettement et l’absence d’ancrage de certains d’entre ses partis  sur le terrain commandent une véritable remise en cause. Les élections doivent ouvrir les yeux aux responsables politiques  pour se sortir des stratégies individuelles, selon Me Bettah, président du CDN. Des micro-partis, sans militants, sans moyens ne peuvent construire de projets de société viables,  ne peuvent  convaincre  des citoyens à  y adhérer. C’est tout l’enjeu  des prochains mois. Les mauritaniens  dont certains ont fini par devenir cyniques,  attendent mieux de leurs acteurs politiques : susciter  l’espoir chez les citoyens, en particulier chez la  jeunesse, changer la manière de faire de la politique en acceptant de se fondre dans un  grand parti politique, entre autres. Les partis politiques ne doivent pas se préoccuper du sort que la loi sur la dissolution des partis politiques réserve à ceux qui n’ont pas obtenu 1% pendant deux élections, mais plutôt comment  parvenir à une arène politique assainie, dynamique, à même d'offrir une alternative  viable. Un chantier  que doivent attaquer, sans plus tarder les acteurs politiques de l’opposition, mais aussi du pouvoir.

DL

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Délégation de l’Union européenne : Déclaration locale sur les élections en Mauritanie

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Délégation de l’Union européenne : Déclaration locale sur les élections en Mauritanie.Délégation de l'Union européenne en Mauritanie - La Délégation de l’Union européenne en Mauritanie et les Ambassades résidentes des Etats membres félicitent le peuple et le gouvernement mauritaniens ainsi que tous les acteurs concernés qui se sont engagés avec détermination en faveur de la démocratie et du pluralisme lors des deux tours des élections législatives, régionales et municipales les 1 et 15 septembre dernier.

Le déroulement pacifique et la participation de toutes les forces politiques à ces élections ont constitué une étape importante dans le processus démocratique en Mauritanie.

La Commission électorale nationale indépendante (CENI), malgré les insuffisances qu’elle a constatées, a réalisé son travail dans un contexte rendu compliqué par l'organisation de trois scrutins simultanés et par des conditions géographiques et météorologiques difficiles.

L’Union européenne considère la Mauritanie comme un partenaire stratégique important. Elle accompagne depuis des décennies le pays dans son développement, cherchant à appuyer la croissance économique, la bonne gouvernance et l’état de droit. L’Union européenne continuera à œuvrer pour renforcer davantage ses liens avec la Mauritanie.

Pour plus de renseignements veuillez contacter la Délégation de l'Union européenne en Mauritanie

Section Politique – Presse -Information

Téléphone: (222) 45 25 27 24
Télécopie: (222) 45 25 35 24

Source : Délégation de l'Union européenne en Mauritanie

 

Le chef de la diplomatie mauritanienne en visite au Maroc

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Le chef de la diplomatie mauritanienne en visite au Maroc Le ministre mauritanien des affaires étrangères, Ismail Ould Cheikh Ahmed, effectue une visite de travail au Maroc, jeudi 20 et vendredi 21 septembre 2018. Selon un communiqué du ministère marocain des affaires étrangères, cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération bilatérale entre les deux pays.

Divers sujets de discussions sont abordés entre les deux hauts responsables, notamment la situation sécuritaire explosive qui prévaut actuellement en Libye.

Il faut dire aussi que cette visite intervient quelques jours seulement après l’organisation des élections législatives et locales en Mauritanie.

Source : Maroc-Hebdo

 

 

Mauritanie : cap sur la présidentielle de 2019

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Mauritanie : cap sur la présidentielle de 2019 Le président Mohamed Ould Abdelaziz a remporté les élections législatives, régionales et municipales du 1er et du 15 septembre. Va-t-il en profiter pour modifier la Constitution afin de pouvoir se présenter une troisième fois en 2019 ?

La forte implication personnelle du chef de l’État mauritanien dans la campagne électorale a payé : l’Union pour la République (UPR), son parti, a remporté la majorité absolue des sièges à l’Assemblée nationale, soit 89 des 157 députés, treize conseils régionaux sur treize et une majorité de conseils municipaux.

Mais le succès est moins spectaculaire qu’il n’y paraît, car l’UPR a frôlé la catastrophe à la législative de Zouerate, a perdu la mairie de Nouadhibou au profit de son allié d’Al-Karama et a abandonné au parti islamiste Tawassoul trois des communes de la capitale Nouakchott.

Source : Jeune Afrique

 

 

Elections en Mauritanie: le président de la Céni reconnaît des «lacunes»

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En MElections en Mauritanie: le président de la Céni reconnaît des «lacunes»auritanie, la Commission électorale a officialisé la victoire du parti au pouvoir aux dernières élections locales et législatives. L'UPR a remporté les 13 Conseils régionaux, qui ont remplacé le Sénat, ainsi que la majorité à l'Assemblée nationale et plus de deux tiers des communes. Si le président de la Céni s'est félicité du taux de vote chez les jeunes, il a reconnu des « lacunes et des insuffisances » dans le déroulement des élections.

Ces élections se sont singularisées selon le président de la Céni, Mohamed Vall Ould Bellal, par engagement sans précédent des jeunes et des organisations de la société civile : « Un vent de modernisme, qui commence à souffler sur la scène politique nationale et qui reflète entre autres le rôle vital que jouent désormais les organisations de la société civile, les organisations de jeunesse, mais aussi les réseaux sociaux, dont certains acteurs viennent de faire leurs entrées au nouveau Parlement ».

Autre renseignement pointé par le président de la Céni, la violation de la loi sur le plafond des financements des campagnes électorales et le non-respect des textes interdisant l’implication des militaires dans le processus électoral : « Ces élections ont également révélé certaines lacunes et insuffisances nécessitant davantage d’attention.

Notamment le non-respect des plafonds financiers autorisés dans les campagnes électorales et le non-respect de l’incompatibilité entre certaines fonctions civiles et militaires et le travail politique et électoral ».

La loi organique interdisant aux militaires et aux personnels de force de sécurité d’exercer toute activité politique, notamment les campagnes électorales.

Une « mascarade » pour l’opposition

Ce scrutin a été qualifié de mascarade par l'opposition qui s'est réunie ce lundi soir. Le président du Rassemblement des forces démocratiques, le RFD, estime aussi que le président mauritanien a l'intention de s'éterniser au pouvoir en cherchant à obtenir un troisième mandat.

"Les résultats officiels n’ont rien à voir avec les résultats constatés", déclare Ahmed Ould Daddah, président du Rassemblement des forces démocratiques, le RFD

Source : RFI

 

Mauritanie: le parti au pouvoir gagne difficilement les municipales à Nouakchott

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Mauritanie: le parti au pouvoir gagne difficilement les municipales à NouakchottLe parti au pouvoir en Mauritanie a difficilement gagné les élections municipales et régionales à Nouakchott et remporté tous les sièges au second tour du scrutin législatif qui s’est tenu samedi, selon les premiers résultats annoncés dimanche.

Le parti du président Mohamed Ould Abdel Aziz, l’Union pour la république (UPR), qui avait remporté 67 des 131 sièges de députés pourvus au premier tour, le 1er septembre, a raflé les 22 qui étaient encore en jeu samedi, a écrit le chef de cette formation, Sidi Mohamed Ould Maham, dans un tweet.

Il s’assure ainsi une majorité absolue de 89 sièges sur 157 à l’Assemblée nationale, les quatre restants, réservés aux Mauritaniens de l’étranger, devant être pourvus par un vote ultérieur des députés.

En revanche, à Nouakchott, l’UPR a arraché le conseil régional avec environ un point de pourcentage devant le parti islamiste Tewassoul, à la tête d’une coalition de l’opposition radicale pour ce scrutin dans la capitale, a indiqué le porte-parole de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), Moustapha Sidel Moctar.

Sur le plan municipal, le parti au pouvoir a remporté six des neuf communes de Nouakchott, parfois avec des écarts de quelques dizaines de voix, améliorant toutefois sa position par rapport aux cinq qu’il détenait depuis 2013.

Les trois communes restantes sont revenues à l’opposition radicale, dont deux aux islamistes de Tewassoul, par ailleurs deuxième parti à l’Assemblée, avec 14 sièges.

L’UPR a perdu la très convoitée commune de la capitale économique du pays, Nouadhibou (nord-ouest), au profit d’un parti de la majorité présidentielle, Al-Karama.

La Céni, qui continue ses opérations de compilation des résultats, a révisé à la hausse son estimation de la participation au plan national, d’environ 40% samedi soir à près de 64% à ce stade du comptage, contre 73,4% au premier tour. Elle prévoit d’annoncer les résultats complets, portant notamment sur une centaine de mairies en jeu, au second tour, en début de semaine.

Ould Abdel Aziz, qui a voté à Nouakchott, s’est félicité samedi des résultats du premier tour, estimant que « les Mauritaniens ont voté pour la stabilité, le développement et le progrès ».

Par AFP
Source : La Libre (Belgique)