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Politique en Mauritanie

Ghazwani au gouvernement : changement de plans?

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Les mauritaniens s’attendaient à tout sauf à l’entrée du  chef d’état-major  général des forces armées au sein d’un gouvernement dont la durée ne doit pas excéder  quelques  mois et  surtout qu’en principe, celui-ci doit préparer la présidentielle de 2019. D’autant plus encore  que ce général est considéré comme  étant le mieux  indiqué par la majorité des observateurs, voire même  par certaines  chancelleries occidentales pour  succéder  à l’actuel  président de la République,  son compagnon  avec  lequel  il a eu  à collectionner  les trophées de guerre, en matière de coup d’état, s’entend. Le  départ de  l’état major des armées  au sein  duquel il jouissait  de respect suivi  de  son  entrée au sein du gouvernement d’Ould  Béchir  laisse perplexes  les observateurs  qui s’interrogent sur la suite du feuilleton de la présidentielle de 2019.

Des rumeurs  et autre supputations avaient fait croire qu’Ould Ghawani n’était pas très porté vers les salons feutrés de la présidence mais que c’est sous la pression d’un groupe de hauts gradés qu’il avait cédé.

Après la  nomination surprise d’Ould Baya, autre dauphin cité au perchoir, l’arrivée de Boydiel au sein de l’UPR, dans la tourmente après  son échec d’arracher  la commune  Arafat au parti Islamiste Tawassoul,  le président Mohamed Ould Abdel Aziz  est  semble-t-il en train changer de plans  pour mieux baliser le chemin pour sa succession  ou qui sait,  de son maintien au  pouvoir en faisant modifier la constitution par l’Assemblée Nationale  au sein de laquelle il dispose d’une majorité mécanique. Le tombeur de Sidi Ould Cheikh Abdallahi aurait-il bien médité cette courte aventure? La nomination du successeur d’Ould Ghazwani à  la tête des forces armées  mais aussi  d’autres changements  au sein de l’équipe  serrée du président finiront par lever le coin du voile sur les prochaines étapes du feuilleton  de  la succession du président Aziz. Continuons  donc à spéculer. Ould Abdel Aziz, lui  aura prouvé, à  ses adversaires dont certains sous-estiment les compétences,  combien il aura  appris  de  son séjour au Plais mais aussi  de  sa proximité avec les  présidents  Taya, Ely et Sidoca.

Source : Lecalame.info (Mauritanie)

 

Remaniement ministériel en Mauritanie : Aziz place ses hommes

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Après plusieurs semaines d'attente, le gouvernement mauritanien a été remanié mardi 30 octobre. Le président Mohamed Ould Abdelaziz en a profité pour placer ses fidèles aux postes clés.

Au lendemain des élections législatives et locales et en vue de la présidentielle de 2019, Mohamed Ould Abdelaziz continue d’abattre ses cartes. Après la réélection de Cheikh Ould Baya à la présidence de l’Assemblée nationale le 8 octobre, le gouvernement a été remanié mardi 30 octobre, afin d’accueillir deux nouveaux arrivants. Et pas des moindres.

Très proche d' »Aziz », le chef d’état-major Mohamed Ould Ghazouani prend le portefeuille de la Défense – son premier poste ministériel. Quant à Sidi Mohamed Ould Maham, président de l’Union pour la République (UPR, au pouvoir), il fait son entrée au gouvernement en tant que porte-parole. La nomination, très attendue, de leurs successeurs respectifs devait être annoncée mardi dans la journée.

Potentiels successeurs

Le Premier ministre sortant, Yahya Ould Hademine, un autre fidèle du président, devient par ailleurs ministre d’État chargé de mission. Cette nouvelle fonction, qui s’apparente à un poste de « vice-Premier ministre », a été créé spécialement pour lui.

Toutes ces personnalités sont régulièrement évoquées pour succéder en 2019 à Mohamed Ould Abdelaziz – lequel s’est engagé à ne pas changer la Constitution dans le but de briguer un troisième mandat.

Ould Houmeid à la tête de l’UPR ?

À Nouakchott, ce remaniement était impatiemment attendu depuis plusieurs semaines. La veille, le patron de la Société nationale industrielle et minière (Snim), Mohamed Salem Ould Béchir, avait succédé à Ould Hademine à la tête du gouvernement. Le nom de cet ingénieur formé en France, qui a occupé plusieurs ministères (Pétrole, Hydraulique, Mines…) et qui a dirigé la Somelec (Société mauritanienne d’électricité), circulait depuis longtemps. Sans compter que sa mère est issue d’une grande famille maure et que son père est haratine.

Lundi 29 octobre, l' »opposant » Boydiel Ould Houmeid a dissous son parti, El Wiam, pour rejoindre l’UPR, avant de s’entretenir très longuement avec Aziz. Il est fortement pressenti pour prendre la présidence de ce parti.

Source : Jeuneafrique.com

 

Mauritanie : arrivées et départs marquants dans le nouveau gouvernement

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Mauritanie : arrivées et départs marquants dans le nouveau gouvernementLes changements importants au sein de la première équipe gouvernementale du nouveau premier ministre Mohamed Salem O. Bechir que certains s’imaginaient ne sera pas pour tout de suite.

En effet la majorité des ministres de l’ancienne équipe de Yahya O. Hademine sont restés au sein du nouveau gouvernement, pour la plupart à leurs anciens postes, pour d’autres dans de nouvelles fonctions ministérielles.

La première surprise, dans ce nouveau gouvernement est la nomination au ministère de la
défense du général de division Mohamed O. Mohamed Ahmed O. Gazouani, quelques semaines seulement après avoir bénéficié des ses droits à la retraite et son départ du poste de chef d’état major des armées.

Beaucoup de questions se posent autour de la nomination du général Gazouani à un poste ministériel, dans un gouvernement considéré provisoire, pour une courte durée, alors qu’il était pressenti pour succéder à l’actuel président, qui ne peut plus, selon la constitution, briguer un nouveau mandat présidentiel.

Seulement l’entrée de l’homme dans un gouvernement et le fait qu’il occupe désormais un poste politique peut être une étape appropriée pour se familiariser avec les conseils des ministres et donc côtoyer les civils en prévision éventuellement de futures fonctions présidentielles.

L’entrée du général Gazouani au gouvernement en exclut Diallo Mamadou Batia, que le président Mohamed O Abdel Aziz avait chargé d’une mission des plus compliquées ces dernières années : la restructuration du parti au pouvoir, l’UPR.

Batia considéré comme un spécialiste constitutionnel avait joué un rôle important dans l’élaboration et la présentation des derniers amendements constitutionnels, qu’il avait farouchement défendu devant le parlement, ce qui pourrait le prédestiner à occuper, dans les prochains jours ou les prochaines semaines, une responsabilité importante.

Le président de l’UPR, parti au pouvoir, Sidi Mohamed O. Maham revient de nouveau au gouvernement, au poste de ministre de la culture, de l’artisanat, des relations avec le parlement, porte parole officiel du gouvernement, un poste qu’il avait déjà occupé, avant de quitter le gouvernement, pour dit-on, des divergences avec l’ancien premier ministre, Yahya O. Hademine.

Le départ d’Ould Maham de la présidence du parti au pouvoir laisse vacant un poste convoité que le congrès de la formation politique, dans les prochains jours ou les prochaines semaines, devra pourvoir.

Autre départ de ce gouvernement, celui de Mohamed Lemine O. Cheikh, après quelques années porte-parole du gouvernement, une période des plus controversées dans l’histoire de cette fonction.

En quittant le gouvernement, il conserve cependant son poste de dirigeant au sein du parti au pouvoir, en attendant la tenue prochaine du conseil national de la formation politique.

Un autre départ à signaler celui de l’ancien ministre de l’équipement et des transports, Mohamed Abdallahi O. Oudaa qui avait dirigé la campagne électorale du parti au pouvoir au Trarza, une wilaya tombée dans sa presque totalité sous la coupole de l’UPR.

Une réussite qui pourrait lui ouvrir, selon certains analystes, soit de nouveau les portes de la SNIM dont le directeur général vient d’être choisi premier ministre, ou alors la présidence du parti.

Sur les 21 postes ministériels, 7 ont été confiés à des femmes, avec une seule entrée, celle de la nouvelle ministre de la jeunesse et des sports, qui succède à une autre femme, partie elle au ministère des affaires sociales, de l’enfance et de la famille.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

 

 

Formation d’un nouveau gouvernement

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Formation d’un nouveau gouvernementAMI - La Présidence de la République communique :

Par décret en date de ce jour et sur proposition du Premier Ministre sont nommés :

- M. Dia Mokhtar Malal, ministre de la Justice

- M. Ismail ould Cheikh Ahmed, ministre des affaires étrangères et de la coopération,

- Général de division Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed Ould El Ghazouani, ministre de la défense nationale

- M. Ahmedou Ould Abdallah, ministre de l’intérieur et de la décentralisation

- M. Mokhtar Ould Djay, ministre de l’économie et des finances

- M. Ahmed Ould Ehel Daoud, ministre des affaires islamiques et de l’enseignement originel

- M. Mohamed Ould Abdel Fattah, ministre du pétrole, de l’énergie et des mines

- M. Seyidna Aly Ould Mohamed Khouna, ministre de la fonction publique, du travail, de l’emploi et de la modernisation de l’administration

- Professeur Kane Boubacar, ministre de la santé

- M. Yahya Ould Abdedayem, ministre des pêches et de l’économie maritime

- Mme Khadija M’Bareck Fall, ministre du commerce, de l’industrie et du tourisme

- M. Nani Ould Chrougha, ministre de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire

- Mme Lamina Mint El Ghoutoub Ould Moma, ministre du développement rural

- Mme Amal Mint Mouloud, ministre de l’équipement et des transports

- M. Isselmou Ould Sid’El Mokhtar Ould Lehbib, ministre de l’hydraulique et de l’assainissement

- Mme Naha Mint Hamdy Ould Moukness, ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle

- M. Sidi Ould Salem, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et des technologies de l’information et de la communication

- M. Sidi Mohamed Ould Maham, ministre de la culture, de l’artisanat et des relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement

- Mme Djinda Ball, ministre de la jeunesse et des sports

- Mme Mariem Mint Bilal, ministre des affaires sociales, de l’enfance et de la famille

- M. Amédy Camara, ministre de l’environnement et du développement durable

- Mme Zeinebou Mint Ely Salem, ministre secrétaire générale du gouvernement

- M. Mohamed Ould Kembou, ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances chargé du budget

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

Mauritanie: Mohamed Salem Ould Béchir chargé de former un nouveau gouvernement

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Mauritanie: Mohamed Salem Ould Béchir chargé de former un nouveau gouvernementAvec la fin du dernier acte des élections qui s’est déroulé ce week-end, avec un troisième tour dans les deux communes les plus peuplées de Nouakchott (Arafat revenue à l’opposition et El Mina remportée de justesse par le parti au pouvoir), le gouvernement de Yahya Ould Hademine a présenté sa démission au président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz.

Cette démission a été immédiatement acceptée, et un nouveau Premier ministre, en la personne de Mohamed Salem Ould Béchir, a été charge de former un nouveau gouvernement.

Le nouveau Premier ministre mauritanien a fait l’essentiel de son parcours professionnel au sein du secteur énergétique. Ingénieur en robotique et diplômé en économie et politique de l’énergie, il a fait ses premières armes (à partir de 1986) au sein de la Société nationale d’eau et d’électricité (SONELEC), dont il deviendra directeur général de 2009 à 2013, après sa transformation en SOMELEC (Société mauritanienne d’électricité).

Entre 2007 et 2009, il a été secrétaire général de deux ministères, avant de devenir ministre de l’Hydraulique et de l’assainissement entre septembre 2013 et janvier 2015.

Depuis janvier 2015, il occupait le poste de la plus grosse entreprise d’Etat, la Société nationale industrielle et minière (SNIM), chargé de de l’exploitation et de la commercialisation des mines de fer.

Par Mohammed Ould Boah
Source : Le360 Afrique (Maroc)

 

Yahya Ould Hademine nommé ministre d'Etat chargé de mission à la Présidence de la République

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Yahya Ould Hademine nommé ministre d'état chargé de mission à la Présidence de la RépubliqueNomination d'un ministre d'état chargé de mission à la Présidence de la République.

La Présidence de la République communique:

Par décret en date de ce jour est nommé ministre d'état chargé de mission à la Présidence de la République: Monsieur Yahya Ould Hademine.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Le Premier Ministre présente la démission du gouvernement au Président de la République

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Le Premier Ministre présente la démission du gouvernement au Président de la République Le Premier Ministre, M. Yahya Ould Hademine a présenté, lors d’une audience lundi au palais présidentiel à Nouakchott, la démission du gouvernement au Président de la République, Son excellence Monsieur Mohamed ould Abdel Aziz.

A l’issue de l’audience, le Premier ministre a fait la déclaration suivante à l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI): "J’étais très honoré d’être reçu il y a quelques instants par le président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, à qui j'ai présenté la démission du gouvernement.

Je saisis cette occasion pour exprimer ma fierté et ma gratitude pour la confiance qu’il m'a accordée ces dernières années, ce qui m'a permis de participer à la mise en œuvre du programme visant à assurer un avenir meilleur à la Mauritanie.

À cette occasion, j’ai le plaisir de remercier tous les membres du gouvernement et les cadres qui ont travaillé avec moi honnêtement et sérieusement pour la mise en œuvre de ce programme."

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

La nouvelle réforme du Système des Nations Unies expliquée au cours d’un petit-déjeuner à Nouakchott

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La nouvelle réforme du Système des Nations Unies expliquée au cours d’un petit-déjeuner à NouakchottParce qu’elle est ambitieuse, l’Agenda 2030 et les Objectifs du Développement Durable (ODD) qui la sous-tendent exigent «des changements audacieux du Système de Développement de l’ONU, qui doit se renouveler pour servir de façon plus efficace, transparente et redevable à la mise en œuvre des ODD».

C’est le passage-clé de l’allocution prononcée par le Coordonnateur du Système des Nations-Unies (SNU) en Mauritanie, Monsieur Mario Samaja, Représentant résident du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD) à l’occasion du 73ème anniversaire des Nations Unies.

Cette annonce, faite en présence du Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, M. Ismaël Cheikh Ahmed, et M. Michael Dodman, ambassadeur des Etats-Unis en Mauritanie, relative à la réforme administrative des Nations-Unies, a eu lieu le 24 octobre 2018 à l’hôtel T’Feïla de Nouakchott autour d’un petit-déjeuner, en présence de représentant d’agences spécialisées du SNU, de plusieurs cadres de départements ministériels mauritaniens et la presse.

Ce changement du Système de Développement des Nations Unies, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2019, est présenté comme «le processus de changement le plus ambitieux et le plu global depuis des décennies ». Il est le fruit d’une résolution convenue le 31 mai 2018 par les 193 pays membres.

Parmi ces réformes qui constituent une réponse aux ambitions de l’Agenda 2030, la séparation entre la fonction de Coordonnateur du Système des Nations Unies et celle de Représentant résident du PNUD.

Ce changement vise le niveau pays, avec la naissance d’une «nouvelle génération d’équipes pays, mieux adaptées aux priorités et aux besoins propres de chaque pays», avec des mécanismes, des processus et des mesures institutionnelles d’incitation où la priorité est l’amélioration de la condition de vie humaine.

Au niveau régional, il est question du reprofilage et du repositionnement du travail des Commissions économiques régionales, ainsi qu’un nouveau pacte de financement pour améliorer la qualité, la quantité et la prévisibilité des ressources.

A l’échelle des Nations Unies, des mesures sont prévues pour renforcer les partenariats dans le cadre de l’Agenda 2030, notamment l’engagement à l’égard de la société civile, du secteur privé, des institutions financières et autres. La responsabilisation sera partagée entre les équipes pays des Nations Unies et les gouvernements hôtes.

Selon Monsieur Mario Samaja, «l’équipe pays des Nations Unies en Mauritanie est activement engagée dans la réforme qui s’est traduit par le développement d’un Cadre de partenariat pour le développement durable (CPDD)». Ce cadre vise à contribuer à la réalisation des priorités nationales définies par la SCAPP, des priorités régionales du G5 Sahel et de la Stratégie des Nations Unies pour le Sahel, entre autres.

SEM.Ismaël Ould Cheikh Ahmed a pour sa part insisté sur la nécessité de promouvoir l’existence d’Etats forts, démocratiques et respectueux des valeurs humaines, mais aussi capables d’assurer la paix et la sécurité, d’où dira-t-il, «l’importance de conserver la centralité de l’Etat dans un monde dominé par le multilatéralisme».

Trois thèmes majeurs méritent selon lui d’être mis en exergue : la migration, le terrorisme et l’extrémisme violent, d’où l’impérieuse nécessité d’avoir un G5 Sahel renforcé et une réforme du mandat accordé aux Corps de Maintien de la Paix de l’ONU en les plaçant sous le Chapitre 7, et enfin, une importance à accorder à la jeunesse, à l’éducation et à l’emploi.

Par rapport à la réforme du Système de développement des Nations Unies, il a posé la question de financement d’une telle réforme, tout en instant sur la nécessité de ne pas affaiblir le rôle des agences des Nations Unies par la création d’un poste du Coordonnateur indépendant du SNU au niveau pays.

SEM. Michael Dodman a salué pour sa part les réformes envisagées au sein du SNU, tout en soulignant que le pacte de financement entre tous les Etats membres doit être soutenu pour avoir des réseaux plus flexibles et plus adaptés aux pays.

Un débat a été ouvert aux termes de ces interventions. Ainsi sur une question relative aux problèmes rencontrés par le G5 Sahel dans son déploiement, problèmes liés essentiellement aux questions de financements, M.Ismaël Cheikh Ahmed a insisté sur la nécessité de doter les forces du G5 d’un mandat fort de protection sous l’égide des Nations Unies. Selon lui, une enveloppe de 400 millions de dollars US a été annoncée pour financer cette force, regrettant toutefois la lenteur dans la libération des fonds promis.

Sur une question relative aux «Fonds Vert pour le Climat», il est établi que ce fonds existe mais que les pays qui en profitent le plus sont ceux qui en ont fait une priorité nationale transversale, et non ceux qui en font un problème sectoriel. Ces fonds appuient les Etats sous deux aspects, soit à travers un point focal logé au niveau du département ministériel concerné ou sous forme d’Appels à projet via les agences spécialisées des Nations Unies qui auraient déjà commencé à préparer les concept-notes.

Cheikh AÏdara
Source : L'Authentique (Mauritanie)

Le pouvoir et les islamistes se testent lors de deux municipales à Nouakchott

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Le pouvoir et les islamistes se testent lors de deux municipales à NouakchottLe parti au pouvoir en Mauritanie, l'Union pour la République (UPR), et les islamistes de Tewassoul, principal parti d'opposition, ont l'occasion de compter leurs forces samedi lors de deux élections municipales à Nouakchott, après l'annulation des résultats du 15 septembre.

Près de deux mois après des législatives, régionales et municipales ayant conforté le pouvoir du président Mohamed Ould Abdel Aziz, les habitants de deux communes de la capitale, Arafatt et Elmina, ont repris samedi matin le chemin des urnes, a constaté un correspondant de l'AFP.

Les bureaux de vote ont ouvert à 08H00 (locales et GMT) et doivent fermer à 19H00. Les résultats du second tour le 15 septembre avaient donné Tewassoul vainqueur à Arafatt, son fief traditionnel. L'UPR l'avait emporté à Elmina, selon la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

Les résultats ayant été très serrés, les deux camps avaient introduit des recours devant la Cour suprême, qui a invalidé les scrutins pour des raisons non communiquées mais qui seraient liées au "décompte des bulletins de vote déclarés nuls et à des cas de fraude", selon une source proche du dossier.

Le président de la Céni, Mohamed Vall Ould Bellal, s'est étonné sur Twitter de cette décision début octobre, soulignant notamment qu'à Arafatt, remportée par les islamistes, "le décompte refait par la Cour suprême avait donné le même résultat que celui effectué par la Céni".

Tewassoul avait également dénoncé cette décision judiciaire, y voyant la preuve d'une "implication du pouvoir exécutif".

Lors des municipales, le parti Tewassoul avait remporté trois communes de Nouakchott et l'UPR cinq.

Depuis les élections de septembre, au cours desquelles Tewassoul avait également gagné 14 sièges de députés, le parti islamiste est soumis à une forte pression du pouvoir, qui a fait fermer une université, un centre d'études théologique et un centre commercial appartenant à des hommes considérés comme des proches de ce parti.

Le président Aziz avait menacé en septembre de prendre des "mesures" contre cette formation, estimant que "l'islam politique est dangereux".

Quelque 800 militaires ont voté vendredi dans ces deux communes, mais leur vote ne sera dépouillé que samedi soir, en même temps que celui des civils.

Avec AFP
Source : VOA Afrique

 

 

Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 25 Octobre 2018

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Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 25 Octobre 2018Le Conseil des Ministres s'est réuni, jeudi 25 Octobre 2018, sous la Présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République.

Le Conseil a examiné et approuvé les projets de lois suivants:

- Projet de loi de finances rectificative de l’année 2018.

- Projet de loi de finances initiale pour l’année 2019.

Le Conseil a également examiné et adopté les projets de décrets suivants:

- Projet de décret portant nomination du président du Conseil d’Administration de l’École Nationale de Santé de Néma.

- Projet de décret portant nomination du président et des membres du Conseil d’Administration de l’Office National d’Inspection Sanitaire des Produits de la Pêche et de l’Aquaculture (ONISPA).

-Projet de décret portant création des Écoles d’Enseignement Technique et de Formation Professionnelle.

- Projet de décret accordant une concession provisoire d’un terrain dans la Wilaya de Nouakchott Ouest au profit de la société Chinguetti Aluminium.

Le Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération, a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Enfin, le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes:

Ministère des Affaires Islamiques et de l'Enseignement Originel

Cabinet du Ministre

Chargé de Mission: Abdellahi Ould Abdel Barka, précédemment Directeur des Établissements et des Instituts.

Conseiller chargé de la Communication: Sid Ahmed Ould Mahfoudh, précédemment Directeur du Centre Régional de l'Institut d'Enseignement Originel de Kiffa.

Administration Centrale

Direction des Établissements et des Instituts

Directeur: Mohamed Abderrahmane Ould Veten, précédemment Directeur du Centre de Formation Professionnelle

Direction de l'Alphabétisation et de l'Enseignement des Adultes

Directrice Adjointe: Mariem Bint Mohamed Lemhkeitir, précédemment Directrice Adjointe de l'Institut Supérieur des Études et des Recherches Islamiques Direction de l'Orientation Islamique

Directeur Adjoint: Sid Ahmed Ould Sid El Khalil, Vice-Président du Conseil Scientifique de la Radio du Saint Coran et de la chaîne Al-Mahdhera.

Établissements Publics

Institut Supérieur des Études et des Recherches Islamiques

Directeur Adjoint: Mohamed Mahmoud Ould Fah, précédemment Directeur de la Recherche au même Établissement.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

Affaire Khashoggi : « La Mauritanie et Djibouti, fidèles alliés de l’Arabie saoudite »

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Affaire Khashoggi : « La Mauritanie et Djibouti, fidèles alliés de l’Arabie saoudite » Après la mort du journaliste à Istanbul, les deux Etats africains ont fait part de leur totale confiance en la justice saoudienne, observe notre chroniqueur. - Chronique. Nouakchott est un fidèle allié de l’Arabie saoudite.

A cinq jours d’intervalle, la diplomatie mauritanienne a publié des communiqués très proches des positions saoudiennes sur l’affaire Khashoggi, du nom de ce journaliste disparu au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, le 2 octobre.

Lundi 15 octobre, elle dénonçait « la campagne d’allégations fallacieuses qui ne sert ni la transparence de l’enquête en cours ni sa crédibilité », en référence aux images distillées par la Turquie pour prouver que le journaliste n’était jamais sorti vivant du consulat. A l’époque du communiqué mauritanien, l’Arabie saoudite soutenait que ses services n’avaient pas porté atteinte à l’intégrité physique du journaliste.

Puis, le 20 octobre, soit le lendemain de la reconnaissance par Riyad de son implication dans la disparition de Jamal Khashoggi, un autre communiqué du ministère était transmis par l’Agence mauritanienne d’information (AMI), dans lequel Nouakchott se disait confiant « en la justice saoudienne, en sa capacité et en sa volonté de parvenir à dévoiler toutes les circonstances qui ont entouré l’incident et à punir ceux qui l’ont mené ».

Depuis l’arrivée du président Mohamed Ould Abdelaziz, la diplomatie mauritanienne est souvent alignée sur les positions de Riyad. En juin 2017, Nouakchott avait déjà été l’un des fers de lance de la stratégie contre le Qatar, suivant ainsi l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, qui avaient engagé un blocus contre l’émirat gazier, mettant en avant son supposé financement du terrorisme et sa relation avec l’Iran.

Mohamed Ould Abdelaziz avait alors rappelé son ambassadeur à Doha et avait agi, de concert avec son homologue tchadien Idriss Déby, pour convaincre certains de ses homologues africains de le suivre dans cette démarche.

En août, Nouakchott a aussi vigoureusement soutenu Riyad lors de sa brouille avec le Canada, après que ce dernier a critiqué le manque de respect des droits humains dans le royaume. Ce tropisme s’est renforcé avec l’arrivée en juin du nouveau ministre mauritanien des affaires étrangères, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed.

Ce dernier était jusqu’en février le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU au Yémen, où il a eu l’occasion de côtoyer de près les autorités saoudiennes pendant trois ans. « Un Etat de valeurs, de principes et de justice »

Les intérêts saoudiens en Mauritanie sont importants, notamment dans le financement de projets via le Fonds saoudien pour le développement, mais ce n’est pas le seul pays africain à avoir adopté une dialectique tout en retenue sur la responsabilité saoudienne dans la disparition du journaliste. Outre une prise de position très pro-saoudienne de la part du Soudan du Sud, pourtant généralement peu disert sur les dossiers internationaux, Djibouti a publié un communiqué, le 22 octobre, dans des termes proches de ceux de la Mauritanie :

« La République de Djibouti félicite le gardien des deux saintes mosquées, le roi Salman Ben Abdelaziz, pour son vif intérêt et son étroit appui qui a permis d’aboutir, de manière transparente et objective, à l’enquête sur les faits relatifs au décès du journaliste saoudien. Il s’agissait pour le dirigeant saoudien d’instaurer par ce biais une justice équitable dans cette affaire.

A cet égard, la diplomatie djiboutienne se félicite des résultats des enquêtes menées par le royaume d’Arabie saoudite ainsi que des décisions qu’il a prises pour poursuivre légalement les responsables de cet incident. Ce grand pays restera un Etat de valeurs, de principes et de justice. »


Comme la Mauritanie, Djibouti a réduit sa présence diplomatique au Qatar lors de la crise avec l’Arabie saoudite. La Turquie, qui utilise l’affaire Khashoggi avec habileté dans sa relation avec Riyad, se trouve d’ailleurs être le principal soutien politique et militaire du Qatar.

Alors que la position stratégique de son port est fragilisée par le rapprochement entre l’Ethiopie, l’Erythrée et le Somaliland, Djibouti a besoin de conforter sa bonne relation avec l’Arabie saoudite, qui utilise son territoire pour sa guerre au Yémen et veut y investir massivement.

L’Arabie saoudite sait influencer certains Etats africains lorsqu’elle a besoin de leur soutien officiel. L’ambassadeur saoudien accrédité dans une capitale rencontre souvent le président et parfois le ministre des affaires étrangères. En cas de nécessité, le diplomate est parfois épaulé par des missi dominici – souvent des vice-ministres – envoyés depuis Riyad pour exercer une pression maximale. C’était le cas notamment au sujet du conflit avec le Qatar.

Issoufou et Déby préfèrent ne rien dire

Deux autres Etats africains réputés très proches de l’Arabie saoudite, le Niger et le Tchad, n’ont en revanche pas communiqué officiellement sur l’affaire Khashoggi. Malgré la pression de Riyad, Mahamadou Issoufou et Idriss Déby sont sur cette affaire plus soucieux de coller à l’opinion des grandes puissances occidentales qui ont appelé l’Arabie saoudite à s’expliquer – à l’exception de Donald Trump, qui a adopté une communication changeante. Les deux présidents sahéliens préfèrent donc ne rien dire.

La plupart des autres pays africains ayant subi une pression de la part de l’Arabie saoudite, dans le conflit avec le Qatar comme sur le dossier Khashoggi, n’ont pas souhaité prendre fait et cause pour le royaume. Si Riyad a mis les moyens pour emporter l’adhésion du Nigeria, le pays africain à la plus forte population sunnite, Abuja n’a pas pris parti, considérant qu’il n’a pas à s’immiscer dans des dossiers concernant la région du Golfe. Le Mali et le Burkina ont également été sollicités mais n’ont pas pris position.

Enfin, le Gabon, qui s’était pourtant prononcé pour l’Arabie saoudite dans son conflit avec le Qatar, n’a cette fois pas encore émis une quelconque position officielle. Cependant, le président Ali Bongo, comme le Sénégalais Macky Sall, s’est rendu au sommet Future Investment Initiative, organisé du 22 au 25 octobre à Riyad à l’initiative du prince hériter Mohammed Ben Salman. L’Afrique du Sud s’est quant à elle dite inquiète de cette disparition, appelant à une enquête.

Par Benjamin Augé
Source : Le Monde (France)

 

 

Mauritanie : 7 nouveaux ambassadeurs présentent leurs lettres de créances

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Mauritanie : 7 nouveaux ambassadeurs présentent leurs lettres de créances Le président mauritanien a reçu les lettres de créances de sept nouveaux ambassadeurs de pays d’Europe, d'Afrique et d'Asie.

Le président Mohamed Ould Abdel Aziz a reçu les lettres de créances des ambassadeurs d'Allemagne, Gabriela Linda Guellil, de France, Robert Moulier, du Norvège, Andreas Lindeman, et du Vatican, Michael Wallace Banach.

Le chef de l’Etat mauritanien a reçu également les lettres de créances des ambassadeurs du Niger, Salissou Ada, de la Corée du Sud, Song Chang Sik, et de la Jordanie, HazemAl Khatib Tamimi.

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

Mauritanie : Des partis politiques adhéreraient à l’UPR de peur d’être dissous

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 Mauritanie : Des partis politiques adhéreraient à l’UPR de peur d’être dissousDe nombreux petits partis politiques mauritaniens annonceraient dans les jours qui viennent leur adhésion au parti au pouvoir, Union pour la République, (UPR), de crainte qu’ils ne soient dissous en cas d’application de la loi qui ordonne la dissolution de tout parti n’ayant pas récolté 1% durant les dernières élections municipales, législatives et régionales.

Alors, cette loi touchera sans doute plusieurs formations politiques qui n’ont pas pu recueillir le 1% des suffrages exprimés des électeurs lors des scrutins même si certaines ont eu la chance d’avoir un siège à l’assemblée nationale. De l’avis des analystes, la seule chance d’échapper à la sanction juridique est de se caser à l’Union pour la République.

Nous signalons que le gouvernement avait proposé une nouvelle loi organisant la vie politique dans le pays lors des dialogues politiques avec les partis de l’opposition dite dialoguiste dans les années passées. Par conséquent, les assises de ces journées de concertations se sont soldées par plusieurs lois dont l’interdiction de la transhumance politique qui, finalement, n’a pas été retenue dans les textes finaux.

Source : Tawary (Mauritanie)

 

Mauritanie-Algérie: après Rabat, le chef de la diplomatie mauritanienne à Alger

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Mauritanie-Algérie: après Rabat, le chef de la diplomatie mauritanienne à AlgerLe ministre mauritanien des Affaires étrangères et de la coopération, Ismaël ould Cheikh Ahmed, effectue une visite en Algérie depuis ce dimanche 21 octobre courant. Une visite qui intervient après celle entreprise à Rabat il y a tout juste un mois.

Au menu du voyage «des discussions politiques portant sur les relations bilatérales et les moyens de les renforcer, en vue de les élever au meilleur niveau afin de servir les intérêts des deux pays et contribuer au rapprochement entre les 2 peuples frères», explique un communiqué officiel rendu public à Alger.

Le déplacement du chef de la diplomatie mauritanienne en Algérie intervient juste un mois après un voyage au Maroc. C’est le signe que Nouakchott veille désormais à soigner les relations bilatérales avec Rabat et Alger, ses deux puissants voisins.

A l’occasion de cette visite, le ministre mauritanien aura des entretiens avec son homologue algérien, Abdel Kader Messahel.

Celle-ci va offrir l’occasion «d’évoquer les principales questions régionales, arabes et internationales d’intérêt commun, en particulier la situation dans le Maghreb arabe et le Sahel», ajoute le communiqué officiel rendu public à Alger.

Le chef de la diplomatie mauritanienne aura une série de rencontres avec différents responsables gouvernementaux algériens, sur fond de préoccupations sécuritaires communes du fait d’un contexte sahélien dominé par la question du terrorisme.

La visite d’Ismaël ould Cheikh Ahmed en Algérie intervient quelques semaines après l’inauguration d’un poste transfrontalier entre les deux pays et 48 heures avant le début à Nouakchott, d’un salon d’exposition des produits algériens.

Dans le contexte maghrébin, il faut signaler que l’Algérie et la Mauritanie ont été invitées par l’Organisation des Nations Unies (ONU) à prendre part à des négociations sur la question du Sahara, aux côtés du Maroc et des séparatistes du Front Polisario. Une invitation accueillie favorablement à la fois à Alger et à Nouakchott.

Ainsi, le Maroc, l’Algérie et la Mauritanie vont se retrouver à la même table de négociations à Genève. Dans un rapport présenté au Conseil de sécurité (CS) mercredi dernier, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a noté «les dispositions de l’Algérie et de la Mauritanie à jouer un rôle plus actif dans le processus de négociation». Un contexte d’ouverture apprécié à Rabat, ajoute un observateur.


Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya
Source : Le360 (Maroc)

 

 

Mauritanie: 68,1% des femmes victimes de violences basées sur le genre

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Vidéo. Mauritanie: 68,1% des femmes victimes de violences basées sur le genreLe360 - Le bureau pays du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) a organisé, hier, mercredi 17 octobre, à Nouakchott, à l’intention des acteurs des organisations de la société civile, une journée de sensibilisation et de partage d’un rapport sur les Violences basées sur le genre (VBG).

D'après un rapport sur les Violences basées sur le genre (VBG), ce phénomène demeure un sujet de vive préoccupation en Mauritanie, malgré les réels progrès accomplis ces dernières années, selon les explications de Khadijettou Cheikh, chargée du Programme Genre au sein du bureau du FNUAP à Nouakchott.

Ainsi «68,1% des personnes interrogées ont été victimes de Violences basées sur le genre (VBG), tous types confondus. Les Mutilations génitales féminines (MGF) touchent 66,6% des femmes interrogées (2015) et 53,2% des filles de 0 à 14 ans. Le mariage avant l’âge de 18 ans touche 35,2% des jeunes filles et les grossesses des adolescentes concernent 21,5% (de l'échantillon interrogé, ndlr).
Les cas de violences conjugales sont au nombre de 1534, alors que les viols restent un sujet tabou. La mortalité maternelle est de 582 décès/pour 100.000 naissances et l’accès aux soins de santé de la reproduction (SSR) reste faible».

Les progrès notés dans ce domaine concernent l’évolution des mentalités, la mise en place d’une nouvelle législation nationale, avec une loi criminalisant les VBG, soumise au vote de l’assemblée nationale depuis quelques mois, et la ratification de plusieurs conventions internationales.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le360 (Maroc)

 

Khashoggi: Un sénateur proche de Trump accuse le prince Ben Salman

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WASHINGTON (Reuters) - Le sénateur républicain Lindsey Graham, proche de Donald Trump, a accusé mardi le prince héritier saoudien Mohamed ben Salman d'avoir commandité le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, disparu depuis le 2 octobre après une visite au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul.

"Rien ne se passe en Arabie saoudite sans que MBS en soit informé", a commenté Lindsey Graham dans un entretien accordé à Fox News.

"J'ai été leur plus ardent défenseur au Sénat des Etats-Unis", a poursuivi le parlementaire. "Ce type est un engin de démolition. Il a fait assassiner ce gars au consulat en Turquie et espère que je ne vais pas le savoir. Je me sens floué", a-t-il poursuivi.

"MBS est un individu nuisible. Il ne peut pas devenir un dirigeant sur la scène mondiale", a-t-il estimé.

L'Arabie saoudite a démenti toute implication dans la disparition de Jamal Khashoggi mais la semaine passée, 22 sénateurs ont ouvert une enquête sur la nécessité d'imposer des sanctions à Ryad pour violation des droits de l'homme.

Lindsey Graham a expliqué ne pas savoir ce que Donald Trump entendait décider dans cette affaire qui concerne la relation proche et compliquée que les Etats-Unis entretiennent avec les Saoudiens.

"Je sais ce que je vais faire. Je vais sanctionner l'Arabie saoudite", a lancé Graham. "Je me sens personnellement offensé. Ils n'ont rien d'autre que du mépris pour nous. Ce type doit s'en aller".

Donald Trump a adopté une position plus mesurée à l'égard des Saoudiens évoquant la piste de "tueurs incontrôlés" pour expliquer la disparition du journaliste qui s'était exilé aux Etats-Unis.

"Il ne s'agit pas de tueurs incontrôlés, il s'agit d'un prince héritier incontrôlé", a ensuite poursuivi Graham toujours très en colère dans une déclaration à la radio de Fox News. "J'interdirais les ventes tant qu'il sera au pouvoir", a encore dit le sénateur qui doit s'entretenir de cette question avec Donald Trump.

Source : RFI

 

Mauritanie : Vers l’augmentation des impôts et taxes sur des opposants au pouvoir

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Mauritanie : Vers l’augmentation des impôts et taxes sur des opposants au pouvoirDes sources d’Alakhbar ont révélé que la Présidence de la République mauritanienne a dressé, depuis deux semaines, une liste d'hommes d’affaires et de commerçants militants du parti d’opposition Tawassoul pour leur « imposer un régime d’impôt et de taxes exceptionnel.»

« La liste a été remise aux services des impôts, de la Douane et à l’Autorité des marchés publics afin d’augmenter les impôts et taxes douanières sur les personnes ciblées et de les empêcher de bénéficier de marchés publics», ont expliqué les sources.

Le parti Tawassoul est arrivé en deuxième position aux triple scrutin législatif, régional et municipal de septembre 2018, avec 14 députés à l’Assemblée nationale, une dizaine de communes remportées et une présence dans 11 des 15 Conseils régionaux du pays.

Durant la campagne pour ces élections, le chef de l’Etat mauritanien avait vivement critiqué le parti Twassoul qui est d’audience islamique.

Et lors d’une récente conférence de presse, Mohamed Ould Abdel Aziz a dit : «La Mauritanie n’est pas laïque et ne le sera pas, mais nous n’accepterons jamais l’utilisation de la religion au profit de l’extrémisme politique car la religion islamique appartient au peuple mauritanien dans toutes ses composantes et non pas pour une partie en particulier.».

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

Mauritanie: les officiers du Collège de défense du G5 Sahel font leur rentrée

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A Nouakchott, en Mauritanie, c’est la rentrée des classes pour les officiers du Collège de défense du G5 Sahel. Un peu moins d'une quarantaine d'élèves, venus des cinq pays de la région rejoignent ce lundi 15 octobre les bancs de « l'école de guerre », pour une suivre une formation opérationnelle et académique de 9 mois.

La mise en place du Collège de défense du G5 Sahel est une volonté politique des pays de la région, qui pour certains disposaient déjà d'outils « pédagogiques », que le G5 a permis de  « revitaliser » comme le Collège sahélien de sécurité à Bamako, le centre sahélien d'analyse des menaces et d’alerte précoce et le collège de défense basé à Nouakchott. Le collège de défense du G5 Sahel était dans les cartons avant même la formation de la force conjointe. Sa création fut l'une des premières décisions validées par le G5.

A la base, le Collège de défense est une initiative mauritanienne, présentée comme la première école de guerre transnationale au monde. Les bâtiments sont sortis de terre financés par un pays du Golfe. C'est le général de Brigade mauritanien Brahim Vall qui est à sa tête. Le projet a été soutenu depuis son origine par le ministère des Affaires étrangères, rappelle-t-on à Paris, avec un investissement d'un million d'euros depuis le départ et la mise en place d'un coopérant français.

Selon nos informations, le budget annuel destiné au fonctionnement de l'établissement serait de 800 000 euros. A partir de lundi, les choses sérieuses commencent pour les 37 stagiaires de la toute première promotion.

Ces officiers issus des cinq pays du G5 ont tous 15 à 20 ans d'expérience dans les forces de leur pays et sont sur les bancs de l’école pour se former au haut commandement militaire et l'encadrement afin de permettre au G5 de disposer de cadres à même d'organiser des opérations, gérer la logistique et conduire des missions de combat dans le respect du droit des conflits armés.

A terme, l'école devrait permettre de renforcer la coopération et l'efficacité des armées du G5, à condition que la greffe prenne, car il n'est pas évident de faire travailler ensemble des officiers qui n'ont pas nécessairement la même culture et la même langue, sans compter les coûts liés au transport par avion des élèves qui viennent de toute la région.

Source : RFI

 

Conseil régional de Nouakchott : l’opposition sevrée

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Conseil régional de Nouakchott : l’opposition sevrée Le conseil régional de Nouakchott a été officiellement installé samedi par le ministre de l’intérieur et de la décentralisation, Ahmedou O. Abdalla.

A sa tête a été portée, comme prévu, Mme Fatimetou mint Abdel Malek, et l’opposition, pourtant bien représentée, n’a même pas eu droit aux miettes, face à la volonté du parti au pouvoir de tout s’accaparer.

Les cinq postes de vice président sont revenus à l’UPR, l’opposition s’étant retirée après une passe d’armes avec le ministre de l’intérieur, accusé d’avoir interféré dans le processus électoral et donné un second bulletin de vote à un membre du parti au pouvoir dont le premier bulletin avait été invalidé.

Les conseillers de l’opposition ont protesté contre la décision du ministre et demandé l’annulation du vote, une requête rejetée par ceux qui supervisent le scrutin, suivie du retrait des conseillers de Tewassoul accusant le ministre de fraude.

Pour rappel l’union pour la république dispose de 19 conseillers contre 18 pour le parti Tewassoul.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

Installation du Conseil Régional de la circonscription de Nouakchott

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Installation du Conseil Régional de la circonscription de Nouakchott Le ministre de l’intérieur et de la décentralisation, M. Ahmedou Ould Abdalla, a supervisé, samedi, l’installation du conseil régional de la circonscription de Nouakchott, présidé par Mme Fatimetou Mint Abdel Malick, du parti de l’Union pour la République (UPR) avec ses cinq vice-présidents qui sont respectivement : (Mme Hawa Mohamed Lemine Sidibé, Cheikhna Ould Gaouad Ould Ahmed Bannane, Hemine sidi Kigatt, Cheikh Bocar Thiam et Zeinabou Mint Cheikh Ahmed Chams).

Le ministre de l’intérieur a félicité, dans le mot qu’il a prononcé pour la circonstance, tous les membres du conseil pour la confiance des électeurs, qui représentent à la fois un honneur autant qu’une lourde responsabilité devant Allah, la patrie et sa propre conscience.

Il a ajouté que les échéances se sont déroulées dans d’excellentes conditions marquées par la sécurité, la transparence, et la saine compétition entre les différents partis politiques, sous la supervision directe de la CENI, ce qui a été loué par la communauté internationale.

M. Ahmedou Ould Abdallah a précisé que le renforcement de la décentralisation occupe une place de choix dans le programme de société du Président de la République Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz. "Ainsi une déclaration de la politique nationale en matière de décentralisation et du développement local a été adoptée, en plus de l’augmentation des allocations budgétaires affectées aux collectivités locales et de la mise en œuvre de plusieurs programmes d’appui au développement et de la validation de l’élaboration de la stratégie nationale dans le domaine de la décentralisation et du développement local", a ajouté le ministre.

Ce dernier a rappelé que la création du conseil régional, en vertu de la loi organique n°2018-010, est venue confirmer la persévérance dans cette voie et que celle-ci attribue à cet organe les missions visant à impulser le développement économique, social, culturel et scientifique dans son champ d’action.

S’adressant à la présidente du conseil régional de la circonscription de Nouakchott, le ministre a dit : vous avez obtenu une opportunité historique et irremplaçable de contribuer à l’ancrage de la décentralisation et de la gouvernance locale. L’Etat fonde d’immenses espoirs sur les circonscriptions régionales, en tant que référence des toutes les initiatives locales et du développement régional, ce qui influera positivement sur les conditions de vie des citoyens.

Pour sa part, la présidente du conseil régional de la circonscription de Nouakchott a exprimé ses vifs remerciements à l’artisan de l’impulsion de la décentralisation en Mauritanie, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République et émis le vœu pour son soutien dans l’accomplissement de ses nouvelles tâches afin de réaliser les objectifs escomptés.

Elle a également remercié les populations de Nouakchott pour la confiance placée en elle et imploré Allah le Tout Puissant de l’aider à parvenir à la satisfaction de leurs aspirations et leurs ambitions légitimes.

La cérémonie d’installation du conseil régional de la circonscription de Nouakchott s’est déroulée en présence des walis de Nouakchott, du directeur des collectivités locales au ministère de la décentralisation et d’un public nombreux de Nouakchott.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Les militaires mauritaniens ne lâcheront pas le pouvoir

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Les militaires mauritaniens ne lâcheront pas le pouvoir Les civils ont perdu le pouvoir politique en Mauritanie depuis le coup d’Etat du 10 juillet 1978, et ils ne sont pas prêts à le reconquérir de sitôt. L’élection au perchoir de l’Assemblée Nationale de l’ex-colonel Cheikh Ould Baya vient confirmer cette mainmise que les généraux mauritaniens veulent imprimer à la vie politique.

Bien qu’ils soient tenus au droit de réserve et que les lois en vigueur leur interdisent toute participation aux joutes électorales, les plus grands gradés de l’Armée sont au vu et au su de tout le monde, toujours aux avant-postes des campagnes aux côtés du parti au pouvoir. Leur détermination à conserver le pouvoir politique qu’ils ont conquis voilà plus de 40 ans, explique les transgressions multiples qu’ils impriment à la vie démocratique.

Ils sont soutenus dans cette aventure par une meute d’intellectuels et de cadres civils, cette fameuse élite digestive, dont la quête d’intérêts tribaux ou individuels, prime sur l’aspiration du peuple à prendre son destin en main.

Cet attelage militaire-civil a causé à la Mauritanie plus de torts que tous les déboires que le pays a essuyés durant toute son histoire, de la période postcoloniale à la période coloniale, en passant par la gestation postindépendance, jusqu’à l’indépendance en 1960. Les uns se nourrissent des autres, au détriment des valeurs intrinsèques auxquelles aspirent tous les assoiffés de la République, celles des institutions, des libertés, de la primauté du droit, de la séparation des pouvoirs, de la dignité.

Mort de la lutte politique

L’élection de l’ex-colonel Cheikh Ould Baya à la présidence de l’Assemblée Nationale vient ainsi tuer dans l’œuf les aspirations des partis qui tablent sur une alternance politique au pouvoir en 2019, alors qu’une telle perspective risque de ne pas se produire dans un avenir proche. Les militaires ne lâcheront pas le pouvoir, ils ne donneront rien gratuitement, car ils trainent trop de casseroles et ne vont jamais permettre à un pouvoir civil issu de l’opposition de venir leur demander des comptes sur leur gestion du pays pendant les derniers quarante ans.

La naïveté de notre élite politique réside dans sa vision manichéenne d’une élite militaire qui lui offrira un jour, surtout en 2019, les rennes du pouvoir politique sur un plateau d’argent. Seule la lutte âpre et sans concession, sous-tendue par une prise de conscience populaire, permettra de changer la donne. Pour le moment, la classe politique est totalement absente sur ce terrain de la revendication, clouée qu’elle est par la peur, peur des grenades lacrymogènes, peur des matraques, peur de la prison, peur de perdre le confort des bureaux feutrés et cette facilité de pondre des communiqués de condamnation laconiques, aussi inoffensifs qu’une coulée de pluie sur la cuirasse d’un hippopotame.

Pour le moment, seuls les militants du mouvement IRA, bien que non-reconnus, occupent le terrain de la contestation sociale et politique en Mauritanie. Qu’ils cessent d’occuper la rue, et le pays deviendra un havre de paix pour les militaires tenants du pouvoir, car les autres forces de la société civile, y compris les partis de l’opposition la plus radicale, sont mortes sur le plan de la lutte populaire. Aussi, les répressions dont sont victimes les militants d’IRA sont de plus en plus violentes, de plus en plus sanglantes, pour avertir tous ceux qui seraient tentés de revendiquer une quelconque once de droits, en particulier l’opposition. Et ça marche, car les ténors de cette opposition se tiennent cois et se contentent de gesticulations verbales et écrites qui ne changeront jamais la donne sociale et politique en Mauritanie.

Les missions de Cheikh Ould Baya

La désignation de Cheikh Ould Baya, au détriment d’un ressortissant des greniers électoraux de l’Est, (Ould Meimou a été pressenti), marque ainsi l’aplatissement de l’élite civile, ces sous-traitants des différents régimes militaires qui ont toujours obéi aux consignes et aux ordres. Car Cheikh Ould Baya a une mission à l’Assemblée Nationale.

Sa nomination aurait pour but de faciliter d’éventuels amendements constitutionnels ou d’une loi d’amnistie qui lavera les militaires de tous reproches. Il se peut également qu’il ait à jouer un rôle dans la transmission du pouvoir qui se prépare en 2019, entre un régime militaire sortant et un autre qui lui succédera. Ici, les supputations vont bon train, entre ceux qui le pressentent à la Présidence de la République et ceux qui avancent le nom de l’actuel Chef d’Etat-major des Forces Armées, Ghazwani, dont la mise à la retraite est imminente, certains avancent le mois de novembre prochain.

Dans tous les scénarios avancés, l’arrivée d’un président de la République civile en 2019 semble tout à fait exclue. A moins qu’un autre scénario ne se présente, celui d’un troisième mandat pour le président actuel.

Cheikh Aïdara
Source : L'Authentique (Mauritanie)