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Politique en Mauritanie

Précampagne en Mauritanie : Ghazouani séduit, l’opposition divisée

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Précampagne en Mauritanie : Ghazouani séduit, l’opposition divisée Jeune Afrique - Alors qu'en prononçant un premier discours très consensuel, Mohamed Ould Ghazouani, le dauphin du président Aziz pour l'élection du 23 juin, semble avoir séduit certains membres de l'opposition, cette dernière peine à s'entendre sur les noms de ses candidats.

En annonçant sa candidature devant plusieurs milliers de personnes, le 1er mars au stade Cheikha Ould Boïdya de Nouakchott, sans faire une seule allusion au parti majoritaire de l’Union pour la République (UPR), le général Ghazouani, ministre de la Défense, a donné une tournure inédite à son début de campagne en se présentant au-dessus des partis, des tribus, des castes et des clans qui composent la Mauritanie.

Il l’a confirmé dans son discours, en déclarant que les présidents mauritaniens successifs n’avaient ni vraiment raté ni complètement réussi leur mandat, mais qu’ils avaient tous apporté leur pierre à la construction d’un État fort, car « animés de bonne foi et d’esprit patriotique ». Il n’a pas manqué de rendre un hommage appuyé aux « grandes réalisations » du président sortant, Mohamed Ould Abdelaziz, son frère d’armes qui l’a persuadé de se présenter.

Des chances pour « toutes les composantes »

Affirmant qu’il n’est « pas le meilleur » pour cela, il s’est engagé à « traiter les dysfonctionnements » et à « combler les insuffisances quelles qu’elles soient ». Parmi la liste de ses priorités, on remarquera « la multiplication des chances pour toutes les composantes de notre cher peuple », et l’allusion à une discrimination positive à mettre en place en faveur des Haratines – Maures noirs – et des Négro-Mauritaniens, qui s’estiment marginalisés par les Beidanes – Maures blancs.

La réforme de l’Éducation nationale et la promotion de la femme promises rappellent les mesures prises par Ghazouani pour l’armée


L’essor économique « dans le respect des équilibres macro-économiques » renforcera « davantage la transition vers une économie productive » capable de créer des emplois, a affirmé Ghazouani. L’attention portée, dans son programme, à la réforme de l’Éducation nationale et à la promotion de la femme, rappellent par ailleurs la création par l’ancien chef d’état-major d’écoles militaires d’excellence pour former les futurs officiers, et son souhait que les femmes prennent une plus grande place dans l’armée.

L’homme de « la transition vers l’alternance » ?

Les mots, le ton et l’argumentaire diffèrent de ceux du président Aziz, au point que certains commentateurs y ont vu le germe d’une brouille entre les deux hommes. D’autres estiment que, par tempérament, le général « ratisse » spontanément plus large que le président. « Il nous a tendu la main ; il est moins agressif. Il a marginalisé le parti majoritaire, constate un membre important de l’opposition. J’entends plusieurs de mes amis se demander s’il n’est pas l’homme capable de réussir, sans fragiliser nos institutions, une transition vers l’alternance que nous souhaitons. »

La « transhumance » politique en faveur du général semble avoir commencé. Le Rassemblement pour la démocratie et l’unité (RDU) hostile au président Aziz le soutient. Moctar Ould Mohamed Moussa, un cadre du parti islamiste Tawassoul, et Mohamed Mahmoud Ould Weddady, vice-président du Rassemblement des forces démocratiques (RFD), ont démissionné pour appuyer la candidature Ghazouani.

Deux camps dans l’opposition radicale, Biram décidé

L’opposition dite radicale, elle, peine à trouver un candidat commun. Deux positions s’y affrontent. Celle qui, avec Tawassoul, souhaite choisir le candidat parmi des personnalités indépendantes. De ce côté, c’est le nom de Sidi Mohamed Ould Boubacar, un ancien Premier ministre du temps du président Taya, qui arrive en tête.

L’autre camp veut que le candidat de l’opposition soit issu d’un des partis qui composent l’Alliance électorale des partis d’opposition. Là, c’est le nom de Mohamed Ould Maouloud, président de l’Union des forces de progrès (UFP), qui émerge.

Tandis que quatre partis discutent d’une candidature de Samba Thiam (FPC), un seul ne tergiverse pas : Biram Dah Abeid


Tandis que quatre partis (MR, AJD/MR, PLEJ et FPC) discutent d’une candidature de Samba Thiam (FPC), un seul ne tergiverse pas : Biram Dah Abeid, le patron de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA). Depuis des mois, il a annoncé sa candidature pour combattre l’esclavage qu’il estime toujours vivace dans son pays, pour défendre la communauté des Haratines et pour chasser la majorité au pouvoir, selon lui « prédatrice ».

Il a réagi à l’annonce de la candidature Ghazouani avec sa pugnacité habituelle : « Voter pour Ghazouani, c’est faire table rase des crimes économiques, crimes d’esclavage et crimes contre l’humanité. C’est voter pour dix années supplémentaires d’une gouvernance de Mohamed Ould Abdelaziz et sa haine viscérale contre ses opposants », a-t-il déclaré.

Source : Jeune Afrique

 

Pantoise, l’opposition cherche un étalon de course

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Pantoise, l’opposition cherche un étalon de course Depuis la renonciation par Mohamed Ould Abdel Aziz de briguer un troisième mandat l’opposition est la recherche d’un pur-sang capable de se jeter dans la course à l’élection présidentielle prévue dans le mois de juin prochain.

Mais le casse-tête qui semble laisser cette opposition pantoise vient de la candidature d’un homme de main du président sortant qui puise ses soutiens sur tous les bords politiques. Ould Ghazouani se propose d’être « un candidat rassembleur » qui surfe sur les sensibilités sociales pour réparer les inégalités et régler les passifs.

C’est du moins ce qui apparait dans son discours d’investiture. Le challenge est de taille pour les forces de l’opposition qui tentent racoler les morceaux pour faire un bloc solide contre les manœuvres du système politico-militaire.

Le défi est grand et les moyens à mettre en œuvre énormes pour affaiblir la force de frappe d’un Ghazouani qui ne lésinera pas sur les moyens pour s’imposer comme le prochain locataire du palais gris.

D’ailleurs le Général a aligné son arsenal de guerre `pour conquérir un palais tant convoité. Qui pourrait l’arrêter ? En tout cas la surprise ne viendra pas d’un peuple toujours abonné aux méthodes peu vertueuses pour aspirer à un changement par le peuple et pour peuple. Le temps est loin de jouer en faveur des autres candidats déclarés ou non à moins de quatre mois de l’échéance cruciale. Le coup d’envoi est donc lancé dans le camp du pouvoir qui a déjà lâché son oiseau dans un ciel politique très dégagé.

L’opposition qui n’a pas fini d’abattre ses cartes cherche désespérément son joker. Face à ce défi que constitue le dauphin du président sortant, la candidature de Biram Dah Ould Abeid semble représenter le premier poids porté sur la balance en attendant que d’autres prétendants se manifestent.

Source : Le Rénovateur Quotidien (Mauritanie)

 

Deux ans après la bourde de Chabat, Baraka porteur d'un message royal en Mauritanie

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Deux ans après la bourde de Chabat, Baraka porteur d'un message royal en Mauritanie Telquel - Le secrétaire général de l’Istiqlal a remis un message royal au président mauritanien, Mohamed Ould Abdelaziz à Nouakchott. Une visite qui intervient près de deux ans après les propos controversés du prédécesseur de Nizar Baraka sur la “marocanité” de la Mauritanie et qui s’inscrit dans le cadre d’un rapprochement entre les deux pays.

Le rapprochement entre Rabat et Nouakchott se poursuit. Le président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz a reçu, dans la matinée du 4 mars, le secrétaire général du parti de l’Istiqlal venu lui remettre un message royal. Cette visite de Nizar Baraka intervient près d’une semaine après la réception à Rabat, par le prince Moulay Rachid, de Sidi Mohamed Ould Maham.

Le ministre de la Culture s’était rendu dans la capitale pour remettre un message du chef de l’État mauritanien à l’intention du souverain. Sidi Mohamed Ouled Maham est également le président de l’Union pour la république (UPR), l’un des principaux partis politiques mauritaniens duquel le président Ould Abdelaziz est membre.

A cette occasion, le chef du parti à la balance a fait part de la volonté de sa formation de “contribuer au développement de la coopération entre les deux pays et son évolution en partenaire stratégique ” dans le but de contribuer à l’intégration maghrébine. Un projet auquel l’Istiqlal compte contribuer en “ travaillant avec nos frères de l’Union pour la république ”.

Cette visite de Nizar Baraka intervient un peu plus de deux ans après des propos controversés de son prédécesseur, Hamid Chabat, sur le voisin du Sud. En décembre 2016, l’ex-patron de l’Istiqlal avait affirmé que “ la Mauritanie est une terre marocaine et que les frontières du Maroc s’étendent de Sebta au nord jusqu’au fleuve Sénégal au sud ” ce qui avait provoqué une réponse virulente de l’UPR qui avait notamment estimé que cette atteinte à la souveraineté de Nouakchott “ n’est pas la meilleure façon pour traiter les questions et les dossiers épineux et ne mènera pas à la résolution du conflit du Sahara occidental ”.

Pour mettre fin à la controverse suscitée par les propos de l’ancien leader de l’Istiqlal, l’ancien chef du gouvernement Abdelilah Benkirane s’était alors rendu dans la capitale mauritanienne depuis laquelle il avait affirmé que “ les propos du secrétaire général du parti de l’Istiqlal ne représentent ni les opinions du roi Mohammed VI ni celles du gouvernement et du peuple marocain ”.

Depuis cette polémique, les deux pays ont opéré un rapprochement diplomatique comme en témoigne la réception, par le président mauritanien, de l’ambassadeur du Maroc à Nouakchott Hamid Chabar en juin 2018. Cinq mois plus tard, c’est le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita qui se rendait à Nouakchott pour remettre, lui aussi, un message royal au chef d’État mauritanien.

A cette occasion, le diplomate avait également fait état de la volonté commune des deux chefs d’État “ d’impulser les relations (entre les deux pays, NDLR) et de les hisser au niveau escompté ”. Une nouvelle impulsion qui sera accompagnée de “ changements importants”, a indiqué le ministre sans donner plus de précisions.

Le mois suivant, en décembre 2018, le chef du gouvernement Saad Eddine El Othmani rencontrait son homologue mauritanien Mohamed Salem Ould El Bechir dans le cadre du G5 Sahel. Quelques jours plus tôt, se tenait à Genève la table ronde sur le Sahara, réunissant pour la première fois les partis impliquées dans le dossier du Sahara (le Maroc, l’Algérie et la Mauritanie, ainsi que le Front Polisario).

Actuellement, le Maroc est le premier investisseur africain en Mauritanie où les entreprises marocaines opèrent notamment dans les secteurs des télécoms, le secteur bancaire la distribution du gaz ou encore la transformation des produits de la pêche.

Les échanges commerciaux entre les deux pays sont estimés à 203 millions de dollars, mais la balance commerciale penche très largement en faveur du Maroc (200 millions de dollars d’exportation marocaine vers la Mauritanie contre 3 millions de dollars d’exportation mauritanienne vers le Royaume).

Sur la scène continentale, Nouakchott avait appuyé le retour du Maroc au sein de l’Union africaine au mois de janvier 2017. Un an plus tard, la Mauritanie a, selon la diplomatie marocaine, soutenu la candidature du Royaume au Conseil paix et sécurité de l’organisation panafricaine. Plus récemment, la Mauritanie, qui reconnait la RASD, a soutenu la candidature marocaine à l’organisation du Mondial 2026.

Source : Telquel (Maroc)

 

Déclaration de candidature de Ghazwani : Comme une rupture ?

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Le général à la retraite Mohamed Ould Cheikh  Mohamed Ahmed  a officialisé sa candidature à la prochaine présidentielle. Une occasion pour de nombreux mauritaniens  de découvrir cet homme qu’ils ne connaissent que de nom et des fonctions qu’il a occupées. Ils sont venus de tous les quartiers de Nouakchott pour écouter celui qui pourrait  conduire le destin de leur pays au lendemain du scrutin de juin prochain. Ils  voudraient surtout  se faire  une idée des  intentions  du candidat :  rupture  ou  statu quo.

Dans un stade archicomble, Ould Ghazwani  s’est engagé à conduire la Mauritanie, si ses compatriotes  lui font confiance  vers  des lendemains radieux. Le ministre de la défense a rendu hommage à ces prédécesseurs  qui ont  joué, chacun en ce qui  le concerne,  sa partition. Reconnaissant les insuffisances  et autres manques, Ould Ghazwani  promet  d’apporter des corrections  appropriées. Aucun mauritanien  ne souffrira de la marginalisation dans son propre pays, et tous ceux qui ont été victimes d’injustices seront rétablis dans leur droit, promet-il Dans ce cadre, l’unité nationale sera consolidée, les institutions et leurs équilibres  respectées et renforcées.  Le système éducatif sera revu et amélioré pour éviter  et/ou enrayer la déperdition scolaire. Un clin d’œil aux démunis qui peinent à envoyer et  à maintenir leurs enfants à l’école. Le général s'est  engagé à maintenir et renforcer la stabilité et sa sécurité du pays.

Le candidat Ghazwani a profité de l’occasion pour adresser un appel  patriotique aux acteurs politiques, à la société civile et à la jeunesse à se joindre a lui pour bâtir  ensemble  une  Mauritanie de citoyens.

La déclaration de candidature d’Ould Ghazwani sonne comme une espèce de rupture. Une rupture parce que c’est pour la première fois qu’un tel évènement se produit dans le pays ; mais surtout  qu’un candidat dauphin  ne se fait pas  investir par le principal parti de la majorité qui  lui a déclaré son soutien, et  qui  tient curieusement son congrès, le lendemain de la déclaration de son candidat. Ould  Ghazwani  voudrait  peut-être marquer  ainsi  sa distance  par rapport à cette  chapelle politique  afin de ratisser  large. Dans son discours, il s’est  également abstenu de rendre un  hommage appuyé, comme il est de coutume, à celui a qu’il pourrait succéder dans presque 4 mois,  Mohamed Ould abdel Aziz, absent à la cérémonie  et  qui s’est fait représenter  par son épouse et son premier ministre. Aucune mention à l’endroit de l’UPR. On a noté d’ailleurs  la discrétion  du parti  et  presque l’absence de ses  banderoles  au niveau du stade. Est-ce  la volonté du candidat ? Se présentera-t-il en indépendant ou sous les couleurs de l’UPR ? Les prochains jours nous édifieront.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Algérie : la télévision d’État diffuse des images des manifestations contre un 5e mandat

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La télévision nationale algérienne a, pour la première fois depuis le début du mouvement de contestation en Algérie, ouvert vendredi son journal par des images des manifestations du jour, mais sans référence au mot d'ordre du refus d'un nouveau mandat du chef de l'État.

Les manifestants qui ont défilé en masse vendredi, à Alger et dans le reste du pays, ont appelé à un « changement pacifique », a simplement expliqué la télévision nationale.

Concernant les heurts entre groupes de jeunes et policiers ayant marqué la fin de la manifestation à Alger, la télévision a évoqué des « débordements » ayant contraint les forces de l’ordre à faire usage de gaz lacrymogènes.

Les journalistes des médias publics algériens – radio et télévision – ont récemment dénoncé publiquement les restrictions de couverture, « imposées par (leur) hiérarchie », des protestations sans précédent qui agitent l’Algérie contre la candidature à un 5e mandat du président Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 1999.

Le 22 février, les médias publiques avaient totalement passé sous silence les premières imposantes manifestations à travers le pays, notamment à Alger, où elles sont théoriquement interdites depuis 2001.

Mercredi, la télévision publique avait déjà évoqué, mais en milieu de journal, les marches ayant rassemblé des milliers d’étudiants, déjà sans évoquer la revendication du refus du 5e mandat du président Bouteflika.

Deux chaînes privées d’informations, propriété d’hommes d’affaires réputés proches du pouvoir ont également diffusé des images des manifestations vendredi, ce qu’elles n’avaient pas fait la semaine précédente.

Dzaïr News, propriété d’Ali Haddad, PDG d’un groupe de travaux publics et patron des patrons algériens, a diffusé des images des manifestations auxquelles ont pris part, selon cette chaîne, « un million de personnes », dans toutes les grandes villes du pays.

Ennahar TV, chaîne d’information du plus grand groupe médiatique privé d’Algérie, a elle aussi diffusé des images vendredi, notamment des affrontements en fin de journée entre policiers et jeunes dans Alger.

Jeudi, une centaine de journalistes des médias algériens -écrits et audiovisuels, publics et privés- s’étaient rassemblés dans le centre d’Alger pour dénoncer la « censure » et les pressions hiérarchiques auxquelles ils font face notamment concernant la couverture du mouvement de contestation.

Source : jeuneafrique.com

 

En Algérie, un pouvoir sans solution de rechange, une opposition faible

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En Algérie, un pouvoir sans solution de rechange, une opposition faibleDimanche 3 mars, date butoir des dépôts de candidature à l’élection présidentielle, sera une journée-clé pour la poursuite du mouvement de contestation.


A Alger, comme dans pratiquement toutes les villes du pays, le même mot d’ordre était scandé à l’unisson dans les cortèges, ce vendredi 1er mars : non à Bouteflika ! Les manifestations, d’une ampleur inimaginable avant les premiers rassemblements, le 22 février, créent une situation délicate pour le régime :

alors que ce dimanche 3 mars, à minuit, marque la date limite de dépôt des candidatures à l’élection présidentielle du 18 avril, seule celle d’Abdelaziz Bouteflika a été avancée.

Cette impasse n’est pas une nouveauté : si l’option d’un cinquième mandat du président malade, et âgé depuis le samedi 2 mars de 82 ans, a été retenue malgré ses graves problèmes de santé, c’est que les différents centres de pouvoir n’ont pas réussi jusqu’à présent à se mettre d’accord sur un potentiel successeur.

Le 26 février, alors que les étudiants et les universitaires rejoignaient la contestation, Abdelmalek Sellal, ancien premier ministre et directeur de campagne du chef de l’Etat, maintenait ainsi que son retrait de la course n’était pas envisagé. « Nul n’a le droit d’ôter à Bouteflika son droit constitutionnel de se porter candidat », a-t-il martelé en assurant que ce dernier déposera son dossier de candidature dimanche 3 mars au Conseil constitutionnel : « C’est aux urnes et au peuple de trancher. »

« Ingrats »

Malgré l’énorme mobilisation populaire, l’hypothèse d’un renoncement n’est pas publiquement envisagée par le régime. D’abord parce que l’essentiel des acteurs du régime, oligarques du Forum des chefs d’entreprise, le syndicat UGTA, une noria de partis politiques dont les deux formations de la majorité présidentielle – le Front de libération nationale (FLN) et le Rassemblement national démocratique (RND) –, sont embarqués dans le « vaisseau Bouteflika ». Tellement liés aux vingt années de sa présidence et aux intérêts y afférant qu’ils feront tout pour sauver le statu quo.

Par Charlotte Bozonnet et Amir Akef

Source : Le Monde Afrique (France)

 

Présidentielle en Mauritanie: Mohamed Ould Ghazouani annonce sa candidature

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Vidéo. Mauritanie : L’ex-patron de l’armée, candidat à la présidentielleLe général Ghazouani, ex-chef d’état-major des armées et actuel ministre de la Défense de Mauritanie, s’est officiellement déclaré candidat à la présidentielle de juin prochain pour succéder au président Aziz. Il l'a annoncé devant plus de 10 000 de ses sympathisants rassemblés dans un stade de Nouakchott.

Le général Mohamed Ould Ghazouani s’est adressé pour la première fois aux Mauritaniens en ces termes : « J'ai décidé avec l’aide de Dieu de me présenter à la prochaine  élection présidentielle. C’est pourquoi je vous demande de m’accorder votre confiance et vos suffrages pour remporter le scrutin le jour J. Vous me permettrez ainsi de servir le pays en assumant les plus hautes charges de la République. »

L’ancien chef des armées mauritaniennes s’est engagé à lutter contre les injustices sociales, qui touchent certaines communautés du pays depuis des siècles. Sans les nommer, Mohamed Ould Ghazouani faisait référence aux esclaves et descendants d'esclaves, autrement dit les Harratines. Parmi les priorités du général, la consolidation de l’unité nationale et la défense de l'intégrité du territoire de la République.

Autre défi à relever, la réforme de l’enseignement. « J’accorderai une attention toute particulière à notre système éducatif. Il doit être reformé pour répondre aux exigences du marché de l’emploi et aux transformations économiques et sociales  du pays », considère le général, qui pour gagner les élections et relever ses défis, est déjà assuré d’un soutien de taille, celui de son proche ami le président Mohamed Ould Abdel Aziz. Son parti, l'UPR, s'est  prononcé en sa faveur le mois dernier et réitérera son soutien ce samedi en congrès.

Source : RFI

 

Communiqué final sanctionnant la visite du Président gambien en Mauritanie

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Communiqué final sanctionnant la visite du Président gambien en MauritanieAMI - La Mauritanie et la Gambie ont exprimé leur satisfaction pour la profondeur de la coopération bilatérale existant entre les deux pays et leur volonté de prendre toutes les mesures utiles de nature à développer ces relations et les promouvoir vers de nouveaux horizons pour servir les intérêts communs des deux peuples frères mauritanien et gambien.

Le communiqué final rendu public en début d’après- midi vendredi à l’issue de la visite officielle que le Président gambien a effectué du 27 février au 1er mars 2019 dans notre pays a été lu en présence des deux Chefs d’Etat des deux pays, Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz et Son Excellence Monsieur Adama Barrow, Président de la République de Gambie.

Cette visite, dit le communiqué, traduit la profondeur des relations historiques entre les deux peuples mauritanien et gambien et le souci des deux Chefs d’Etat de renforcer les relations de fraternité, de coopération et de partenariat entre les deux pays.

Le communiqué final établi en deux copies arabe et anglaise a été signé par le ministre de la justice, par intérim ministre des affaires étrangères et de la coopération, M. Dia Moctar Malal et le ministre gambien des pêches et de l’économie maritime, ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale et des gambiens de l’étranger par intérim, M. James Gomez.

Voici le texte de ce communiqué :

"Un communiqué commun a été rendu public à l’issue de la visite d’Etat que le Président gambien, Son Excellence Monsieur Adama Barrow a effectuée du 27 février au 1er mars 2019 en République Islamique de Mauritanie.

Sur invitation de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République Islamique de Mauritanie, Son Excellence Monsieur Adama Barrow, Président de la République gambienne a effectué une visite d’Etat en République Islamique de Mauritanie du 27 février au 1er mars 2019 à la tête d’une importante délégation de son pays comprenant notamment le ministre gambien des pêches et de l’économie maritime, ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale et des gambiens de l’étranger par intérim, le ministre des pêches et des ressources hydriques, l’ambassadeur de Gambie à Nouakchott ainsi que le conseiller spécial du Président de la République et plusieurs hauts responsables du gouvernement.

Cette visite traduit la profondeur des relations historiques entre les deux peuples mauritanien et gambien et le souci des deux Chefs d’Etat de renforcer les relations de fraternité, de coopération et de partenariat entre les deux pays.

Au cours de la visite, les deux présidents ont eu des entretiens en tête-à-tête, qui ont été par la suite élargis aux membres des deux délégations abordant les relations bilatérales et les questions régionales et internationales d’intérêt commun. Ces discussions ont reflété une concordance de vues sur les différents sujets débattus.

Son Excellence Monsieur Adama Barrow, Président de la République de Gambie a loué les efforts couronnés de succès déployés par le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz pour sortir de l’impasse politique gambienne consécutive aux dernières élections présidentielles, impasse qui a failli menacer la sécurité et la stabilité du pays.

A son tour, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République a mis en exergue les efforts soutenus consentis par le Président Adama Barrow pour développer et promouvoir son pays dans un climat d’ouverture de bonne gouvernance, de liberté, de forte cohésion sociale et de respect des droits de l’Homme.

Sur le plan bilatéral, les deux Présidents ont passé en revue les relations de fraternité et d’amitié qui unissent les deux pays et exprimé leur satisfaction quant à la profondeur de la coopération bilatérale les unissant et leur volonté de prendre toutes les mesures propres à développer ces relations et à les promouvoir vers de nouveaux horizons pour servir les intérêts des deux peuples frères mauritanien et gambien.

Les deux Présidents ont abordé différents volets de la coopération commune en particulier les domaines de la pêche et des ressources animales ; de la formation professionnelle; de l’énergie; du pétrole et de l’agriculture et donné leurs instructions aux services compétents pour accélérer la tenue de la sixième session de la commission mixte de coopération mauritano-gambienne.

Ils ont noté avec satisfaction la vitalité et le comportement exemplaire de chacune des colonies mauritanienne et gambienne dans le pays hôte.

Au plan régional et international, les deux Chefs d’Etat ont loué les progrès sensible intervenu en Afrique et ont adressé un appel pour accélérer le rythme de l’intégration économique dans le continent. Ils ont insisté sur la nécessité d’une réforme globale du système des Nations Unies qui garantisse au continent africain la représentation qui lui sied avec deux membres permanents au Conseil de Sécurité et une présence plus importante dans les différentes agences de l’ONU. De même, les deux parties ont souligné leur soutien à la recherche d’une solution juste et durable au conflit au Moyen-Orient qui garantisse les droits légitimes du peuple palestinien à un Etat indépendant ayant comme capitale El Qods Ach Charif, en application des résolutions onusiennes subséquentes et en application des dispositions du droit international en la matière.

Son Excellence Monsieur le Président Adama Barrow a effectué une visite à certaines installations vitales de la capitale Nouakchott et exprimé son admiration pour les progrès réalisé par la République Islamique de Mauritanie dans les différents domaines, formulant le vœu que la Mauritanie connaisse davantage de progrès, de stabilité et de prospérité."

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Contradictions au sein de l’opposition mauritanienne et possibilité de boycott de l’élection présidentielle

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Graves cotradictions au sein de l’opposition mauritanienne et possibilité de boycott de l’élection présidentielleAdrar-Info - L’ancien Premier ministre mauritanien, Yahya Ould Ahmed al-Waghef, a admis qu’il existait de fortes contradictions au sein de l’opposition à laquelle appartient son parti (ADIL).

Ould Al-Waghef, qui parlait lors d’ une émission diffusée à la télévision locale de son pays, a confirmé la validité des rumeurs récentes, concernat la scission des partis d’opposition quant au choix d'un candidat unifié à l’élection présidentielle prévue pour le milieu de cette année (2019), entre ceux qui proposent de choisir le candidat parmi les partis d’opposition (le point de vue du parti Adil) et ceux qui proposent de choisir un candidat ne faisant pas partie des partis constitutifs de l’alliance électorale de l’opposition (le point de vue du parti islamiste Tawassoul ).

Des contradictions aiguës et importantes, que certains observateurs des développements politiques en Mauritanie, estiment qu’elles conduiraient au final, à la publication d’une déclaration commune dans laquelle l’opposition décide de boycotter l’élection présidentielle. Surtout si le régime au pouvoir du pays ne répond pas favorablement à une liste de revendications que l’opposition lui a soumises il y a une semaine.

Selon les observateurs, l’espoir d’obtenir un résultat significatif en faveur d’un candidat présenté par l’opposition aux élections prévues pour juin prochain, reste très réduit.

Étant donné – selon ces observateurs – la différence du rapport de force entre un candidat de l’opposition - si elle ne boycotte pas – et le candidat révélé par la majorité au pouvoir.

Source : www.anbaa.info
Traduit par Adrar.info


 

Prière du vendredi : Des Mauritaniens interrompent leur prière après que l’imam ait déclaré : "La candidature de Ghazouani est une aubaine de Dieu"

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Prière du vendredi : Des Mauritaniens interrompent leur prière après que l’imam ait déclaré : Adrar Info - Vendredi, des fidèles mauritaniens ont interrompu leur prière dans la grande mosquée dite Saoudienne, dans le centre de Nouakchott et sont sortis pour protester contre les louanges prononcés par l’Imam Ahmedou Ould Lemrabott à l’adresse du ministre de la Défense, Mohamed Ould Ghazouani, suite à sa candidature aux prochaines élections présidentielles.

Ould Lemrabott a déclaré dans son sermon de vendredi, que « la candidature de Ghazouani est une aubaine d’Allah Tout Puissant».

Ceux qui sont sortis de la mosquée, considèrent cette déclaration de l’imam comme un abus de religion qui ne peut être toléré.

Source : www.anbaa.info
Traduit par adrar.info

 

Candidature unique de l’AEOD : Une (trop) longue gestation ?

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Candidature unique de l’AEOD : Une (trop) longue gestation ?Le Calame - Les tractations, au sein de l’Alliance électorale de l’opposition démocratique (AEOD), traînent en longueur. C’est le moins qu’on puisse dire. Les militants et sympathisants de l’opposition se demandent ce que leurs leaders attendent, pour exprimer leur choix.

Cela fait déjà des semaines que la commission mise en place à cette fin est en conclave. Et l’absence de décision alimente les nombreuses rumeurs. « Des noms ont circulé, rien n’est arrêté », déclare un des membres de ladite commission, « mais la volonté des uns et des autres d’aller, ensemble, à cette échéance électorale est toujours forte ».

D’autres membres de l’AEOD ne cachent pas leur scepticisme : « les partis ont, presque tous, des agendas cachés ». De fait, ce n’est un secret pour personne que certains leaders de l’opposition, lassés de ronger leurs freins, attendent d’être désignés par leurs pairs. Il leur serait inacceptable, sauf à signer l’arrêt de mort de l’AEOD, que l’opposition se fasse imposer un candidat extérieur à ses rangs. Gros nuages, donc, sur la cohésion de l’Alliance...

On soupçonne également divers leaders des « grands » partis de la coalition de traîner les pieds, tandis que d’autres se feraient, dit-on, « tirer le nez », par le principal parti de l’opposition ; Tawassoul, pour ne pas le nommer. Les islamistes, c’est une réalité désormais établie, ont fini de s’imposer, par leur capacité de mobilisation et de financements.

Certains de leurs détracteurs les accusent d’avoir flirté avec l’actuel candidat désigné de la majorité présidentielle. Tawassoul voudrait préserver sa suprématie sur l’opposition et prêcherait, selon certaines confidences, pour un candidat externe aux rangs de la coalition. Il serait soutenu, en cela, par deux autres partis de l’opposition.

Autre inconnue, la candidature de l’homme d’affaires Ould Bouamatou, en exil forcé à l’étranger, depuis près d’une dizaine d’années. L’opposition voudrait en faire son candidat mais elle sait, d’avance, que c’est peine perdue.

Car l’homme est sous mandat d’arrêt international : une fois au pays, il ya fort à parier qu’il se retrouvera aux arrêts une fois qu’il touche le sol national. C’est peut-être pour cela que l’AEOD pencherait, selon d’autres confidences, pour l’ex-PM, Sidi Mohamed Ould Boubacar, en contact suivi, semble-t-il, avec l’homme d’affaires exilé.

De quoi régler, dans l’un et l’autre cas, le problème du financement de la campagne électorale ? Une raison suffisante pour que l’opposition sacrifie son combat et serve, sur un plateau d’argent, une aubaine à Ould Boubacar? Bon technocrate, celui-ci ne partage en rien les thèses de l’opposition. Une d’autant plus grosse faiblesse qu’on ne lui connaît aucun engagement politique, ni quelconque prise de position, par rapport aux questions nationales.

Ce serait ces obstacles qui feraient traîner les tractations au sein de l’opposition. L’AEOD veut sortir tête haute de cette épreuve délicate, probablement décisive pour son avenir. Y parviendra-t-elle ? On a d’autant plus de mal à avancer une réponse que certains ses membres mêmes en doutent… Et, pendant ce temps, le temps passe, inexorablement…

DL
Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 28 Février 2019

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Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 28 Février 2019Le Conseil des Ministres s'est réuni, , Jeudi 28 Février 2019, sous la présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République.

Le Conseil a examiné et approuvé les deux projets de lois suivants :

- Projet de loi portant code de l’arbitrage.

- Projet de loi modifiant et complétant certaines dispositions du Code des Procédures Civiles, Commerciales et Administratives.

Le Conseil a également examiné et adopté les projets de décrets suivants :

-Projet de décret portant approbation d’une convention d’établissement entre le Gouvernement de la République Islamique de Mauritanie et la Société ARISE MAURITANIA-SA.

-Projet de décret fixant les conditions d’emploi et de rémunérations des agents contractuels de l’Etat et de ses Etablissements publics à caractère administratif.

-Projet de décret modifiant et complétant certaines dispositions du décret 2002-053 portant création de l’Institut National de Promotion de la Formation Technique et Professionnelle (INAP-FTP).

-Projet de décret relatif au régime des absences des enseignants du fondamental et du secondaire.

-Projet de décret portant création des Comités de Gestion des Écoles et fixant leur statut type.

-Projet de décret Instituant une revue stratégique pour l’évaluation des enseignants.

-Projet de décret modifiant et complétant certaines dispositions du décret n° 2016-082 du 19 avril 2016, modifié, portant harmonisation et simplification du système de rémunération des fonctionnaires et agents contractuels de l’Etat et de ses établissements publics à caractère administratif.

Le Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération, a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a présenté une communication relative au bilan du secteur de l’Hydraulique et de l’Assainissement sur la période 2009-2018 et au programme triennal 2019-2021.

Enfin, le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes:

Ministère Secrétariat Général de la Présidence de la République

Autorité de la Zone Franche de Nouadhibou

Secrétaire Général: Sidi Moulaye Zeine

Etablissements Publics

Port Autonome de Nouadhibou

Directeur Général: Ahmedeit Ould Cheine

Directeur Général Adjoint: Dieng Amadou Farba

Ministère de l'Equipement et des Transports

Etablissements Publics

Port Autonome de Nouakchott dit Port de l'Amitié

Directeur Général Adjoint: Cheikh Bouya Ould Cheikh Mohamed Taghioulah

Ministère de la Culture, de l'Artisanat et des Relations avec le Parlement

Etablissements Publics

Bibliothèque Nationale

Directeur: Sidi Habib.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

Le président de la République de Gambie entame une visite officielle en Mauritanie

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Le président de la République de Gambie entame une visite officielle en Mauritanie Le président de la République de Gambie, Monsieur Adama Barrow, est arrivée mercredi matin à Nouakchott pour une visite officielle de 3 jours en Mauritanie.

Il a été accueilli à son arrivée à l'aéroport international de Nouakchott Oumtounsi par le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, entouré du Premier ministre, M. Mohamed Salem Ould Bechir, du ministre d'Etat chargé de mission à la Présidence de la République, du ministre secrétaire général de la Présidence de la République, du directeur de cabinet du Président de la République, des Chefs d'Etats-majors des forces armées et de sécurité, du wali de Nouakckott Ouest et de la présidente du Conseil régional de Nouakchott.

Après une chaleureuse accolade entre les deux présidents, ces derniers ont écouté les hymnes nationaux mauritanien et gambien et passé en revue des formations militaires venues leur rendre les honneurs.

Le président gambien a ensuite salué le premier vice-président de l'Assemblée Nationale, M. Boidjel Ould Houmeid, le président du conseil constitutionnel, M. Diallo Mamadou Bathia, les membres du Gouvernement, les hautes personnalités de l'Etat, le corps diplomatique et les représentants des organisations internationales accréditées en Mauritanie.

Le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a, lui, salué les membres de la délégation accompagnant le président Gambien.

La mission d'honneur mauritanienne qui accompagnera le président gambien au cours de sa visite se compose du ministre de la justice, M. Dia Moctar Malal, du ministre des pêches et de l'économie maritime, M. Yahya Ould Abd Dayem, du ministre de l'hydraulique et de l'assainissement, M. Isselmou Ould Sid'El Moctar, de M. Izid Bih Ould Mohamed Mahmoud, chargé de mission à la Présidence de la République, de M. Ahmed Ould Bah, conseiller chargé des affaires administratives à la Présidence de la République, de Dr Coumba Ba, chargée de mission à la Présidence de la République, de M. Mohamed Zein El Abidine Ould Cheikh Ahmed, président de l'Union nationale du patronat mauritanien, de M. Mohamed Mahmoud Ould Soueid'Ahmed, secrétaire général du ministère des affaires étrangères et de la coopération, de SEM. El Hacen Ould Mohamed, ambassadeur de Mauritanie auprès de la Gambie.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Mauritanie/Politique : La rencontre entre le ministre de l’intérieur et l’opposition était fructueuse (SOURCE)

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Mauritanie/Politique : La rencontre entre le ministre de l’intérieur et l’opposition était fructueuse (SOURCE)Selon une source sûre, la rencontre tenue, hier, lundi 25 février, à Nouakchott, entre le ministre mauritanien de l’intérieur et de la décentralisation , Monsieur Ahmed Ould Abdallah et cinq représentants de l’opposition démocratique, s’est déroulée dans un climat remarquable.

Le contenu dans la lettre de l’opposition adressée le 8 février aux autorités a été amplement discuté par les deux parties dans un climat serein,apprend-on.

"La tenue d’une élection présidentielle transparente, la neutralité de l’administration, la réforme de la CENI, la préservation des moyens de l’Etat , un traitement juste entre les candidats", sont les principales recommandations de l'opposition, a-t-elle précisé.

Au cours de cette rencontre, le ministre de l’Intérieur s’est montré très coopérant avec les dirigeants des partis membres de l’opposition et ces derniers aussi étaient confiants, souligne la source précitée.

Et notre source de préciser que l’opposition était représentée par Dr Mohamed Ould Mouloud, président de UFP et du FNDU, Mohamed Mahmoud Ould Lematt, vice-président de RFD, Ahmed Ould Ebeid , vice-président du parti Sawab, Mahfoudh Ould Bettah, président du parti Convergence démocratique nationale (CDN) et Sidi Ould Kowry, secrétaire général de l’UNAD.

Par A.SIDI
Source : Tawary (Mauritanie)

 

Mauritanie. Présidentielle: le RDU soutient la candidature de Ghazouani

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Mauritanie. Présidentielle: le RDU soutient la candidature de GhazouaniLe Rassemblement pour la Démocratie et l’Unité (RDU), doyenne des formations politiques en Mauritanie, farouchement opposé au régime du président Mohamed Ould Abdel Aziz depuis le putsch du 6 août 2008, annonce son soutien la candidature de Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed El Ghazouani, actuel ministre de la Défense, pour l’élection présidentielle de juin 2019, à travers une déclaration publiée dimanche 24 février 2019.

El Ghazouani, général à la retraite, ancien Chef d’état-major général des armées (CEMGA,) est le candidat du président en exercice, Mohamed Ould Abdel Aziz, constitutionnellement limité à deux mandats successifs, qu'il est en passe d'achever. Il est soutenu en cela par une majorité regroupée autour de l’Union Pour la République (UPR).

L’annonce du RDU est faite dans un contexte marqué par de larges et difficiles concertations de l’opposition, en vue de trouver une candidature unique, ou principale, en perspective de la présidentielle 2019.

Le choix du RDU porté sur Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed El Ghazouani est justifié par «son envergure intellectuelle et morale, digne de la civilisation arabo-islamique de notre peuple et de son identité culturelle dans toute sa diversité».

En plus des qualités intrinsèques du candidat, le RDU invoque le contexte sous-régional, régional et mondial, qui conforte l’option El Ghazouani, «une appréciation claire de notre environnement et du monde, à l’heure des grands ensembles économiques et de la mondialisation. Ses qualités, rendent apte El Ghazouani, avec l’aide d’Allah, à concevoir et conduire une stratégie politique, économique, diplomatique, culturelle et sociale, à la mesure de notre nation et porteuse de progrès».

Ainsi, les soutiens à la candidature de El Ghazouani, compagnon et ami de Mohamed Ould Abdel Aziz depuis plus de 35 ans, vont bien au delà du cercle de l’actuelle majorité.

En effet, l’annonce de la décision du RDU intervient quelques jours après la démission de l’ambassadeur Moctar Ould Mohamed Moussa, figure marquante du Rassemblement national pour la réforme et le développement (RNRD/TAWASSOUL/islamiste) qui a aussi opté pour le soutien à la candidature de El Ghazouani.

Le RDU est dirigé par Ahmed Ould Sidi Baba, brillant intellectuel, ancien ministre sous le régime de maître Moctar Ould Daddah, et proche cousin de Maaouya Ould Sid’Ahmed Taya, ancien chef de l’Etat mauritanien, de 1984 à 2005.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le360 Afrique (Maroc)

Mauritanie. Présidentielle: Bouamatou dans la short-liste d'une candidature unique de l'opposition

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Mauritanie. Présidentielle: Bouamatou dans la short-list d'une candidature unique de l'opposition Mohamed Ould Bouamatou, célèbre banquier mauritanien, en exil au Maroc puis en Europe depuis plusieurs années, soutien de la première heure de Mohamed Ould Abdel Aziz après le putsch du 6 août 2008, fait partie des profils de personnalités ciblées par l’opposition historique pour une possible candidature à l’élection présidentielle de juin 2019.

Cette perspective dont on parle depuis quelques semaines est désormais beaucoup plus qu’une simple hypothèse sortie des salons des quartiers résidentiels de Nouakchott. Il s’agit d’une volonté matérialisée par une démarche concrète, effectuée par une vaste alliance électorale de l’opposition démocratique.

En effet, le Forum national pour la démocratie et l’unité (FNDU, composé de partis politiques, d'organisations de la société, de centrales syndicales et de personnalités indépendantes), le Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD), la Convergence Démocratique Nationale (CDN) et tous leurs alliés, ont saisi les chancelleries occidentales pour les questionner sur le cas du banquier, qui fait l'objet de poursuites depuis le 1er septembre 2017.

Bouamatou, fondateur de la Générale de Banque de Mauritanie (GBM) est en effet sous le coup d’un mandat d’arrêt international dont les notices ont été invalidées par Interpol voici quelques mois. Mais il est toujours dans le collimateur de la justice mauritanienne.

Dans leur correspondance adressée aux ambassadeurs occidentaux, l’opposition mauritanienne sollicite une pression amicale sur les autorités de Nouakchott pour l'annulation pure et simple des poursuites contre le banquier.

Le courrier précise en outre que «les poursuites contre Mohamed Bouamatou, représentent un obstacle par rapport à un projet de rencontre envisagé par un comité de l’opposition chargé d’auditionner les personnalités susceptibles de porter les couleurs de la mouvance en perspective de l’élection présidentielle de juin 2019».

Ce document signale par ailleurs que les poursuites engagées par la justice mauritanienne contre Mohamed Bouamatou sont «une forme de représailles du régime de Mohamed Ould Abdel Aziz, en réaction à son ralliement à l’opposition», en plus de son souci constant de rejet de toute forme de violation des règles de bonne gouvernance et de respect des droits humains.

Rappelons que ce banquier fait l’objet de poursuites pour corruption présumée, dans le cadre de la crise née d’un projet de révision constitutionnelle comportant la suppression du sénat, qui avait agité la scène politique mauritanienne pendant plusieurs mois entre mars et août 2017.

Mohamed Ould Bouamatou, mécène réputé pour «sa générosité», est cité pour avoir financé à plusieurs reprises le pouvoir de Maaouya ould Sid’Ahmed Taya, Mohamed Ould Abdel Aziz, en passant par Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, de l’avis de nombreux Mauritaniens.

Mieux encore, les largesses de ce banquier touchaient mêmes de nombreux opposants à travers tous les régimes, car il a toujours eu pour stratégie de ne jamais mettre ses œufs dans un seul panier.

Mais au-delà d’une hypothétique audition, l'éventuelle candidature de ce célèbre banquier mauritanien devrait induire deux grosses interrogations: Mohamed Ould Bouamatou a-t-il été enrôlé dans le cadre du recensement à vocation biométrique lancé en 2011? Dispose-t-il toujours de son passeport mauritanien?

Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya
Source : Le360 Afrique (Maroc)

Mauritanie : les dirigeants de l’opposition en réunion avec le ministre de l’intérieur

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Mauritanie : les dirigeants de l’opposition en réunion avec le ministre de l’intérieurLe ministre de l’intérieur et de la décentralisation Ahmedou O. Abdalla a tenu lundi une réunion consultative avec les dirigeants de l’opposition démocratique en Mauritanie consacrée à la discussion de la lettre adressée par celle-ci au gouvernement sur la gestion des élections.

A cette réunion ont assisté Mohamed O. Maouloud président de l’UFP, représentant le forum national pour la démocratie et l’unité, Ahmed Mahmoud O. Ematt, représentant le RFD, Sidi O. El Kory, du parti UNAD, Mahfoud O. Bettah, président du parti rencontre nationale et Ahmed O. Abeid représentant le parti Sawab.

Selon les sources de Sahara Media les discussions ont été consacrées à l’examen de la lettre adressée par l’opposition au gouvernement demandant la transparence pendant les prochaines élections.

Selon les mêmes sources le ministre de l’intérieur a demandé à ses interlocuteurs des propositions pratiques à propos des points soulevés dans la correspondance.

Un dirigeant de l’opposition présent à la rencontre a révélé à Sahara Media qu’il avait perçu une compréhension et une ouverture de part et d’autre lors des discussions.

Il a été décidé, à l’issue de cette réunion la tenue d’une autre rencontre afin d’examiner les détails des prochaines élections présidentielles et la manière dont elles seront gérées et les mécanismes du travail de la commission nationale indépendante.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

Mauritanie: après plus de 40 ans de pouvoir, les militaires restent toujours insatiables

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Mauritanie: après plus de 40 ans de pouvoir, les militaires restent toujours insatiablesLa présidentielle est prévue entre juin et juillet prochains. Pour le moment, quelques personnalités se sont positionnés dont le général à la retraite et ministre actuel de la Défense, Ould Ghazouani.

Pour les Mauritaniens, sa désignation illustre la volonté de l'armée de s'éterniser au pouvoir. La Mauritanie entre dans la dernière ligne droite d’une nouvelle échéance politique qui devait normalement conduire à une alternance au pouvoir. Or ce processus est déjà malheureusement terni par la désignation d'un "dauphin" militaire, en la personne de Mohamed ould Ghazouani, général à la retraite, actuel ministre de la Défense, ancien chef d’état-major général des armées et ancien directeur général de la sûreté nationale.

Il devrait à coup sûr succéder à son compagnon d'armes et ami intime, Mohamed ould Abdel Aziz, ancien général arrivé au pouvoir à la faveur de deux putschs successifs (2005 et 2008).

En effet, Mohamed ould Abdelaziz, après avoir fomenté un premier coup d’Etat contre Maâwiya ould Taya, et remis les rênes provisoirement au Colonel feu Ely Ould Mohamed Vall, va prendre directement les commandes le 6 août 2008, en renversant le président Sidi Mohamed ould Cheikh Abdallahi, démocratiquement élu et dont le régime civil, n’aura duré que 15 mois.

Durant ce laps de temps, Ould Abdel Aziz et Ould Ghazouani affûtaient la mise à exécution de leur projet à long terme. Et dont le dernier épisode est d’ordonner à Ould Cheikh Abdallahi, qu’ils ont «élu» à la présidence, de les promouvoir en contrepartie au grade de général, une première dans l’armée mauritanienne, Avant de le renverser, sous le seul prétexte qu’il avait l’intention de les démettre de leurs fonctions.

Finalement, un scrutin présidentiel organisé le 18 juillet 2009 va "bénir" par les urnes et la fraude électorale le coup de force de l’ex-commandant en chef du Bataillon de la sécurité présidentielle (BASEP), permettant à Ould Abdel Aziz de s'imposer comme nouveau chef d'Etat de la Mauritanie, avant de rempiler en 2014 pour un second mandat, lors d’une élection boycottée par l’opposition.

Avec cette candidature du général Ghazouani, le régime militaire est donc assuré de rester à la tête du pays. Une donne qui n'a pas échappé aux partis de l'opposition mauritanienne, qui mènent actuellement des tractations en vue de trouver un candidat unique (à l’intérieur ou en dehors de ses rangs).

La perspective de l’élection de Ghazouani apparaît aussi comme une forte probabilité aux yeux de nombreux analystes. Cela en dépit de quelques grincements de dents et récriminations entendus, mais rapidement étouffés au sein du camp présidentiel, où on continue aussi à donner du crédit à une possible candidature de Moulay ould Mohamed Laghdaf, ex-Premier ministre de Ould Abdel Aziz de 2008 à 2014. Moulay est considéré comme un candidat civil consensuel, qui ne déplairait ni à l'armée, ni à l'opposition.

En tout cas, le prochain changement de pouvoir en douceur est imposé par les dispositions de la constitution du 20 juillet 1991, révisée à travers un référendum populaire le 25 juin 2006, qui a introduit la limitation à une seule fois de la possibilité de réélection du président de la République.

Il va intervenir dans le contexte d’un pays où l’armée se trouve au cœur du jeu politique et exerce le pouvoir d’Etat à travers un régime militaire d’exception depuis le 10 juillet 1978, avec un break civil de 15 mois entre avril 2007 et août 2008.

Ces régimes à la mauritanienne sont symbolisés par un chapelet de noms renvoyant tous aux figures marquantes d’une institution militaire dont les tentacules ont débordé la mission traditionnelle de la grande muette depuis plusieurs années, dont les chefs ont succombé aux délices du jeu politique pour occuper le fauteuil présidentiel, et ce depuis 1978.

Il s’agit, par ordre chronologique, des colonels feu Mustapha ould Mohamed Saleck, feu Ahmed ould Bousseif, Mohamed ould Louly, Mohamed Khouna ould Haidallah, Maawiya ould Sid’Ahmed Taya, feu Ely ould Mohamed Vall et du général Mohamed ould Abdel Aziz, en passe de remettre le témoin à un autre général, Ould Ghazouani. Ces hommes ont tous tenu les commandes de l’Etat dans le cadre d’un régime militaire d’exception, ou d’une démocratie parfois qualifiée «d’autoritaire et de façade».

Une alternance au sein du clan des généraux

Mousa ould Abdou, consultant, estime que «l’alternance devrait se limiter à un changement d’homme, et non de mouvance politique. L’opposition n’a pas encore su trouver la bonne stratégie de rupture, un discours et un programme appropriés pour convaincre. L’ordre des militaires reconvertis dans la politique devrait encore régenter le pays pendant au moins une décennie».

Des propos dont la lecture entre les lignes laisse entendre que Ghazouani sera inévitablement désigné président, mais qu'il pourrait être plus performant que Mohamed ould Abdel Aziz.

Moussa ould Hamed, ancien DG de l’Agence mauritanienne d’information (AMI), admet lui aussi le titre de favori donné à Ghazouani. En effet, pour cet analyste, «l’actuel ministre de la Défense dispose d’une bonne longueur d’avance sur tous ses éventuels adversaires. Il bénéficie aussi du soutien de l’armée, historiquement déterminant à toute élection présidentielle en Mauritanie».

Mais tempérant un peu ses propos, Moussa estime qu’il n’y a pas de certitude absolue, puisqu’il s’agit d’une bataille politique, où tout dépendra des circonstances qui vont prévaloir au cours des prochains mois. Ainsi, «tout est fonction du profil des personnalités qui vont composer le staff de Ghazouani, porter le projet de programme s’il en a, sa stratégie de campagne, le discours qu’il servira aux Mauritaniens…», dit-il.

Cependant pour réussir, le candidat Ghazouani ne doit pas singer son mentor, dont les méthodes n’ont jamais plu aux Mauritaniens, ajoute Moussa, qui précise qu’il y a également un autre paramètre dont l’importance s’apprécie à un double niveau. «Celui-ci concerne les concurrents qui seront alignés sur la ligne de départ en vue de contrarier les ambitions présidentielles de l’actuel ministre de la Défense. On parle ainsi de la candidature de Moulaye ould Mohamed Laghdaf, dans un contexte où les divisions de la majorité présidentielle ont été étalées sur la place publique pendant la gestion de la crise née de la malheureuse initiative avortée de certains députés en faveur du troisième mandat».

«Quel sera en définitive le résultat final des intenses tractations de l’opposition en vue de trouver un candidat unique, ou principal? Une personnalité de large consensus de cette mouvance pourrait-elle d’une certaine manière, rendre la tâche moins facile au candidat de l’armée?», s’interroge Moussa ould Hamed.

Pour donner un contenu à la thèse selon laquelle une élection n’est jamais totalement gagnée d’avance, l’ancien DG de l’AMI rappelle le cas de la commune d’Arafat (banlieue de Nouakchott), lors des élections municipales de septembre 2018. Dans cette commune, la majorité présidentielle a exigé une annulation en justice des résultats, réussi à forcer un 3e tour, usé de fraude massive, amis sans jamais pouvoir y battre les islamistes de Tawassoul.

A noter cependant qu’il est difficile d’établir un parallèle entre des élections municipales et une élection présidentielle, aux enjeux infiniment plus importants.

Pour sa part, un homme d’affaires (MBB) qui préfère garder l'anonymat, semble avoir trouvé le filon de l’espoir: «si l’opposition veut se donner une chance de résister à la machine de la fraude et de la corruption en place dans le pays depuis plusieurs années, qui a toujours assuré la victoire au camp des détenteurs des leviers de commande de l’Etat, elle serait bien inspiré d’investir Mohamed ould Bouamatou, banquier en exil depuis une dizaine d’années, comme candidat».

Il rappelle le soutien déterminant de ce dernier à Ould Abdel Aziz pendant la période difficile qui a suivi le putsch du 6 août 2008. Son exil volontaire, sa popularité et l’ingratitude de Ould Abdel Aziz à son égard sont des atouts qui peuvent relativement peser face au clan des généraux mauritaniens.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le360 Afrique (Maroc)

 

 

Nomination d'un nouvel inspecteur général d'État

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Nomination d'un nouvel inspecteur général d'État AMI - La Présidence de la République a rendu public, vendredi, un arrêté nommant un nouvel inspecteur général d'Etat dont voici le texte intégral:

"La Présidence de la République communique:

Par arrêté en date de ce jour Monsieur Sid'Ahmed Ould Baba Ould Saleck est nommé inspecteur général d'Etat."


Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Passage de Bouamatou devant la commission de désignation de l'opposition: Moulié sollicité

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L’Alliance de l’Opposition Démocratique Mauritanienne (AODM) sollicite Robert Moulié, ambassadeur de France en Mauritanie de bien vouloir entreprendre, auprès des autorités «  les démarches (…) appropriées pour que les poursuites engagées arbitrairement contre Mohamed Ould Bouamatou ne l’empêchent pas de se présenter devant la commission de désignation du candidat de l’opposition.

L’homme d’affaires en exil figure parmi les candidats pouvant être présentés par l’Alliance de l’opposition à l’élection présidentielle prochaine.

Selon la missive adressée au diplomate français, « les poursuites contre Ould Bouamatou sont éminemment politiques. Elles constituent des mesures de représailles évidentes faisant suite à son engagement en faveur de l’opposition, des droits de l’homme et de l’Etat de droit».

L’Alliance rappelle que « plusieurs organisations internationales, dont Interpol et le Groupe  de travail sur la détention arbitraire du Haut Commissariat aux droits de l’homme des Nations Unies, n’ont pas manqué de critiquer ces poursuites. Interpol avait d’ailleurs refusé de diffuser le Mandat d’arrêt le concernant, voyant dans cette affaire « un caractère politique prédominant ».

L’Alliance s’attèle activement au choix d’un candidat consensuel à l’élection présidentielle. Elle pense « qu’avoir un candidat unique (lui) permettra de mieux défendre les valeurs démocratiques du pays et de sensibiliser davantage la population mauritanienne sur les enjeux de cette élection, alors que le candidat de la Majorité présidentielle cherchera, à n’en point douter, à utiliser les moyens de l’Etat pour mener sa campagne ».

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 21 Février 2019

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Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 21 Février 2019Le Conseil des Ministres s'est réuni, le Jeudi 21 février 2019, sous la présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République.

Le Conseil a examiné et adopté les projets de décrets suivants :

- Projet de décret portant création d’un compte d’Affectation Spéciale dénommé Fonds pour la Formation Technique et Professionnelle.

- Projet de décret abrogeant et remplaçant le décret n°85-193 du 02 octobre 1985 déterminant les conditions d’application de certains dispositions de l’ordonnance 84-136 du 06 juin 1984 portant règlement des établissements classés.

- Projet de décret abrogeant et remplaçant les dispositions du décret 024-2005 du 14 mars 2005, fixant les conditions d’exercice des activités d’importation d’exportation, de raffinage, de reprise en raffinerie, de stockage, d’enfutage, de transport, de distribution et de commercialisation des hydrocarbures et ces textes modificatifs.

- Projet de décret portant création d’un établissement public dénommé Centre National de Lutte Antiacridienne et Anti-Aviaire (CNLAA).

-Projet de décret portant création d’un établissement public à caractère administratif dénommé Laboratoire Patho-Biotechnologie du Palmier Dattier (LPBPD).

- Projet de décret exonérant les pays du G5 sahel de l’application des dispositions du décret 2011-154 du 09 juin 2011 fixant un seuil minimum pour la tarification de la terminaison d’appel des communications téléphoniques internationales entrant en République Islamique de Mauritanie.

Le Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération, a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Le Ministre de la Fonction Publique, du Travail, de l’Emploi et de la Modernisation de l’Administration a présenté une communication relative à la Stratégie Nationale de l’Emploi.

Le Ministre de la Santé a présenté une communication relative à la situation de la Rougeole dans le monde.

La Ministre de l’Équipement et des Transports a présenté une communication relative au bilan des réalisations des secteurs de l’Equipement et des Transports de 2009-2018.

La Ministre des Affaires Sociales de l’Enfance et de la Famille a présenté une communication relative au centre de formation et de promotion sociale des enfants en situation d’handicap.

Enfin, le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :

Ministère de la Justice

Cabinet du Ministre

Chargé de Mission: Mohamed Ould Ahmed Challa, titulaire d'une Maîtrise en Droit Public.

Ministère des Affaires Étrangères et de la Coopération

Cabinet du Ministre

Chargés de Mission:

- Abou Soko,

- Ahmedou Bamba Ould Sidi;

- Cheikh Ahmed Ould Adouba;

Conseiller Diplomatique: Aida Niang.

Conseiller Culturel: Toutou Mint Reggad.

Attaché au Cabinet du Ministre: Nebghouha Mint Mohamed Vall, précédemment Chef de service.

Ministère de l’Économie et des Finances

Cabinet du Ministre

Chargés de Mission: Jaavar Ould Mohamed.

Ministère du Développement Rural

Établissements Publics

Société Nationale du Développement Rural(SONADER)

Directeur Général: Ba Abdoulaye Mamadou.

Ministère de l’Équipement et des Transports

Établissements Publics

Laboratoire National des Travaux Publics

Directrice Générale: Irabbiha Mint Abdel Wedoud.

Source : Agence Mauritanienne d'Information