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Politique en Mauritanie

Le régime de Mohamed Ould Ghazwani, première victime de l’enquête parlementaire

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Le régime de Mohamed Ould Ghazwani, première victime de l’enquête parlementaireL'Authentique - Le mouton qui aiguise le couteau de sa propre immolation. Cette rhétorique peut bien s’appliquer au régime du président Mohamed Cheikh Ghazwani dont la quasi-totalité des ministres et hauts responsables seraient déférables devant la justice suite au rapport de l’enquête parlementaire sur la décennie passée.

Après des mois d’enquête sur la casse du siècle, certains parlent de la bagatelle de plus de 400 milliards d’ouguiyas de l’argent de la Mauritanie volatilisés, et encore, la Commission d’enquête parlementaire constituée en début 2020, vient de déposer son bilan.

Les Mauritaniens découvrent avec ahurissement qu’ils ont été extorqués pendant plus de dix ans par ceux-là même qui étaient sensé leur assurer un avenir sûr et radieux.

En effet, coupe-jarrets, coupeurs de route, brigands et pickpocket à l’appétit jamais assouvis, se sont relayés du plus haut sommet de l’Etat à sa base pour dépouiller le peuple mauritanien de tout ce que la nature, mais aussi les vaillants bâtisseurs de la nation, leur ont légués au fil des siècles et des ans. Tels des essaims de criquets, de hauts fonctionnaires de l’Etat se sont abattus comme des rapaces sur le pays, tels des brigands de grands chemins sans loi ni foi. Ils se sont dépouillés de tout sentiment humain ou patriotique, pour détruire les fondements de l’Etat.

En un clin d’œil, près de la moitié du patrimoine de l’Etat, mais aussi des aides publiques internationales, sont passées du domaine public au domaine privé, sans vergogne. Des pans du territoire et de l’économie nationale ont été bradés à des sociétés écrans, sous couverts d’entreprises étrangères. Près de 2.000 Kilomètres carrés de la Zone franche de Nouadhibou vendus, l’Océan et ses innombrables ressources halieutiques hypothéquées pour un quart de siècle, l’aéroport idem, les mines de fer bradés, près de 80 % du Port Autonome de Nouakchott liquidés, le domaine foncier de l’Etat accaparé, les réserves nationales en devises falsifiées ou détournées, une importante île, chargée d’histoire et de richesses, vandalisée, l’honneur des Mauritaniens, piétiné, les lois de la République clochardisées…

Et les responsables de tant de gâchis, de traitrise et de malversations ? De hauts fonctionnaires bardés de diplômes, imbus de CV et d’arbres généalogiques aussi plantureux et long que la muraille de Chine, mais dénués de toute moralité, de toute foi religieuse, de tout amour pour la patrie et de tout respect pour le peuple mauritanien. Des responsables qui continuent d’occuper de hauts postes de responsabilités, malgré les lourdes accusations dont ils sont accablés par l’enquête parlementaire. Des responsables qui n’ont même pas la décence de démissionner, pour s’épargner l’ignominie de limogeage déshonorant.

Paradoxalement, tous les protagonistes de la cabale judiciaire en gestation sont là. Ils sont au plus haut sommet de l’Etat, premiers ministres ou anciens, convertis en conseillers ou chargés de mission à la Présidence de la République, ministres ou anciens ministres, directeurs et directeurs généraux de départements ministériels ou d’établissements publics, ambassadeurs, hauts responsables militaires, y compris même certains membres de la Commission d’enquête parlementaire aussi impliqués dans les malversations que ceux qu’ils sont sensés poursuivre.

Pour vous dire, l’image kafkaïenne de cette grosse machine conçue pour broyer ses propres concepteurs. Ce qui pousse la majorité de la population à parler de farce, d’amuse-galerie et de rapports qui n’auront aucun lendemain, tant la supercherie est grossière. Qui accepterait de succomber à son propre jeu, à se tirer une balle dans le pied ?

Cheikh Aïdara
Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

Mauritanie: Le ministère de l’Intérieur appelle à la prudence après des séries de noyades

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Mauritanie: Le ministère de l’Intérieur appelle à la prudence après des séries de noyadesSenalioune - Le ministère de l’intérieur et de la Décentralisation a appelé les citoyens à être extrêmement prudents en raison d’incidents de noyade dans plusieurs localités.

Dans un communiqué, le ministère recommande aux citoyens de prendre des mesures de précaution telles que d’éviter les vallées et les zones d’eau courante accumulée, de traverser les rivières inondées, de nager dans les étangs et les marécages et dans les plages désertes de l’océan Atlantique pour les habitants de Nouakchott et Nouadhibou.

“Depuis le début de la saison des pluies, de nombreux décès ont été enregistrés dus à des noyades dans plusieurs régions du pays, au cours des derniers jours, qui ont conduit à d’importants flux qui ont rempli les étangs et les marécages”, a déclaré le ministère.

“La majorité des victimes de ces accidents sont des jeunes et des enfants, qui participent aux activités de vacances d’été et de loisirs”, ajoute le ministère.

Il y a deux jours, le ministère de l’Intérieur a annoncé la mort de quatre personnes par noyade dans certains bassins d’eau dans la région de l’Assaba, et plusieurs personnes se sont noyées sur la côte atlantique non loin de Nouakchott.

Source : Senalioune (Mauritanie)

Mauritanie : le rapport de la mission d’enquête parlementaire n’a pas encore été remis au ministre de la justice

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Mauritanie : le rapport de la mission d’enquête parlementaire n’a pas encore été remis au ministre de la justiceSaharamédias - Des sources parlementaires ont confirmé à Sahara Medias que le rapport final de la commission d’enquête parlementaire, malgré son adoption par l’assemblée nationale, n’a toujours pas été remis au ministre de la justice.

Ces sources ont justifié ce retard par la finalisation du rapport en cours, la correction de certaines données qui y sont contenues et sa traduction.

Le rapport est composé d’un grand nombre de documents officiels, des correspondances électroniques, en plus de séances photographiées et enregistrées avec des responsables lors de leur interrogatoire par la commission.

Le parlement a par ailleurs conservé des dossiers évoqués dans le rapport, considérant que ces dossiers relèvent de la haute cour de justice non encore approuvée en attendant sa constitution.

Sahara Medias avait interrogé un juriste à propos de la question et celui-ci avait affirmé, qu’au vu de la loi, le parlement n’était pas tenu de transmettre le dossier au ministre de la justice, ni à aucune autorité officielle, et que la parquet général pouvait, dès qu’il est informé, formuler la plainte.

Source : Saharamedias


La Liste des responsables incriminés par la Commission d'Enquête Parlementaire/annexe des responsabilités

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La Liste des responsables incriminés par la Commission d'Enquête Parlementaire/annexe des responsabilités L'Assemblée nationale a adopté la semaine dernière une recommandation demandant la transmission des dossiers de la commission d'enquête parlementaire (CEP), qui ne relèvent pas de la compétence de la Haute Cour de justice, au ministre de la Justice, pour prendre afin que les mesures nécessaires soient mises en œuvre.

Le rapport de la CEP, approuvé par les députés, préconise la saisine de la justice pour situer les responsabilités des différents protagonistes présumés avoir joué un rôle dans les faits incriminés.

Ainsi, pour la première fois dans l’histoire de la Mauritanie, un ancien chef d’Etat risque des poursuites judiciaires en rapport avec des faits liés à la gestion de l’économie sous son magistère.

La rédaction de Cridem publie l’annexe des responsabilités contenue dans le rapport de la Commission d’Enquête Parlementaire (CEP).

Voici la Liste :

ASSEMBLEE NATIONALE

COMMISSION D’ENQUETEPARLEMENTAIRE

RESPONSABILITES PAR FONCTIONS:

1/ DOSSIERS FONCIERS

A / VENTES AUX ENCHERES PUBLIQUES

-Le Premier Ministre,

-Les Ministres des Finances,

-Les Directeurs du Domaine,

-Le Directeur Général de la Télévision,

-Le Conseil d’Administration de la Télévision Nationale,

-Les Commissions de Supervision des Opérations de Vente.

B / LES TERRAINS AYANT SERVI DANS LA CONVENTION DE CONSTRUCTION DE L’AEROPORT:

-L’ Ex –Président de la République

-Le Ministre de l’Equipement et des Transports,

-Le Ministre des Affaires Economiques et de Développement,

-Le Ministre des Finances,

-Les Directeurs des Domaines concernés.

C / LES CONCESSIONS (TERRAINS) CEDEES EN 2018 ET 2019:

-Le Premier Ministre,

-Le Ministre de l’Economie et des Finances,

-Le Ministre délégué auprès du MEF chargé du budget,

-Les Directeurs des domaines.

2 / DOSSIER DU TERMINAL A CONTENEURS ET TERMINAL DES HYDROCARBURES:

-Le Comité Interministériel Chargé du Partenariat Public/ Privé,

-Le Comité Technique D’Appui (CTA) du comité interministériel des PPP,

-La cellule de Suivi de la convention PPP au Ministère de l’Equipement,

-La Direction Générale des Infrastructures de transport (DGIT),

-La Direction Générale du Port Autonome de Nouakchott dit Port de l’Amitié,

-Le directeur Technique du Port Autonome de Nouakchott,

-La Commission de Contrôle des Marchés Publics.

3 / DOSSIER DES INFRASTRUCTURES:

A / LES ROUTES:

-Les Ministres de l’Equipement et des Transports,

-Les Administrateurs Directeurs Généraux de la SNIM,

-Les Directeurs généraux de ATTM,

-Les directeurs Généraux de l’ENER,

-Les Directeurs généraux de la Fondation de la SNIM,

-Les Présidents des Conseils d’Administration de ces Sociétés.

B / FUSION -ABSORBTION ENER/ATTM:

-Le Comité Interministériel chargé de ce dossier,

-Le Comité technique chargé de la préparation de l’opération de fusion,

-Le Ministre de l’Equipement et des Transport signataire de la convention de domiciliation des recettes de l’ENER à la Banque EL AMANA,

-Le Comptable Principal de l’ENER.

C / LES AMENAGEMENTS:

-Directeur Général de ATTM,

-Les Ministres de l’Agricultures,

-L’Administrateur Directeur Général de la Société de Sucre,

-Le Directeur Général de la SNAAT.

D / AEROPORT DE NOUAKCHOTT OUM TOUNSI:

-L’Ex-Président de la République,

-Le Ministre des Affaires Economiques et de Développement,

-Le Ministre de l’Equipement et des Transports,

-Le Ministre des Finances,

-Le Ministre de la Défense,

-Le Ministre de l’habitat de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire,

-Le Ministre délégué auprès du MEF chargé du Budget

-Les Directeurs des Domaines,

-L’Administrateur Directeur Général de la SNIM.

E / AEROPORT DE BIROUMGREIN:

-Le Ministre de L’Equipement et des transports,

-Le Directeur Général de l’ATTM.

F /AEROPORT DE BIR OUMGREIN

-Le Ministre de l’Habitât de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire,

-L’Administrateur Directeur général de la SNIM.

4/ DOSSIER POLY HONDONE:

-Le Ministre des Affaires Economiques et du Développement,

-Le Ministre des Pêches et de l’Economie Maritime pour ce qui est du protocole d’accord de 2016

5 / LES MARCHES DE L’ECLAIRAGE PUBLIC:

-L’Ex-Président de la République,

-Les Ministres du Pétrole de l’Energie et des Mines,

-Le Ministre des Finances,

-Les Directeurs généraux de la SOMELEC

-Les Commissions des marchés de la SOMELEC (commission d’exploitation).

6 / LES MARCHES DE LA FONDATION DE LA SNIM:

-L’Ex-Président de la République,

-L’ADG de la SNIM,

-Le DG d’ATTM qui a signé le contrat des travaux du PK70 sur l’axe NKTT-Akjoujt, et appartenant à l’ex-Président de la République,

-Le directeur du projet de l’institut des maladies virales (phase construction),

-Le Ministre de l’habitât de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire,

-Le ministre des finances signataire de la convention pour les travaux de pavage de la présidence et l’avenue Abdel Nasser,

-Le Conseil d’administration de la Fondation de la SNIM,

-Le Commissariat à la Sécurité Alimentaire.

7 / DOSSIER DE LA LIQUIDATIONDE LA SONIMEX:

-Les tutelles technique et financière,

-Les Directeurs Généraux de la Société,

-Les conseils d’administration,

-Les responsables des stocks,

-Le comité interministériel pour l’achat du riz national,

-Les responsables de la gestion des engrais.

8 / DOSSIER MARCHES DE LA SNIM ET SES POLITIQUES COMMERCIALES:

-L’ex Président de la République,

-Les Administrateurs Directeurs Généraux de la SNIM,

-Son Conseil d’Administration et ses commissions de marchés.

9 / DOSSIER DES MARCHES D’ENERGIE DE LA SOMELEC:

-L’ex Président de la République,

-Les Ministres de l’Energie responsables des marchés ciblés par l’enquête parlementaire,

-Les Directeurs Généraux de la Société durant la période visée par l’enquête parlementaire,

-La Commission des marchés de la SOMELEC (commission d’investissement ),

-La Commission de Contrôle des marchés publics.

10 / DOSSIER DES REVENUS DU FONDS NATIONAL DES HYDROCARBURES:

-Les Ministres des Finances concernés.

11 / DOSSIERS DE LA ZONE FRANCHEDE NOUADHIBOU:

-Le Président de l’autorité de la zone franche.

12 / DOSSIER IPR:

-Le Ministre des Pêches et de l’Economie Maritime,

-Les structures de Contrôle concernées.

13 /DOSSIER DE L’Iles TIDRA:

-L’Ex Président de la République,

-Le Directeur de Cabinet du Président de la République,

-Le Conseiller Juridique du Président de la République.

NB: la liste n’est pas exhaustive et tous fonctionnaires ou agents publics qui s’avéreront impliqués dans une malversation pourront être poursuivis pour de faits ou complicités éventuels.

Source : Cridem

Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 30 Juillet 2020

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Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 30 Juillet 2020AMI - Le Conseil des Ministres s'est réuni le Jeudi 30 juillet 2020 sous la Présidence de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, Président de la République.

Le Conseil a examiné et approuvé un projet de loi modifiant, complétant et abrogeant certaines dispositions de la loi n°2000-005 en date du 18 janvier 2000 portant Code de Commerce.

Le présent projet de loi s'inscrit dans le cadre des efforts entrepris par les autorités publiques du pays, dans le but d'élaborer un droit commercial moderne, efficace et en phase avec les standards internationaux.

Il introduit des réformes du code de commerce touchant essentiellement le registre de commerce, le droit des sociétés, le droit cambiaire et le droit des procédures collectives.

Le Conseil a également examiné et adopté les projets de décrets suivants :

- Projet de décret portant Statut Particulier des Corps de la Santé.

Le présent projet de décret vise, d'une part, à fixer le statut particulier des fonctionnaires des corps de la santé classés dans les domaines de spécialisation convenable, à supprimer toutes les dispositions relatives aux affaires sociales qui disposent désormais d'un corps qui leur est propre, à réadapter les corps de la santé à la nomenclature standard des corps de la santé et à favoriser la reconnaissance des diplômes délivrés par nos écoles nationales de santé facilitant ainsi la mobilité géographique de leurs détenteurs.

Il prévoit, d'autre part, la suppression des corps d'infirmier sanitaire et d'infirmière obstétricale et les conditions de reversement du personnel classé dans ces deux corps, respectivement, dans les corps d'Infirmier d'Etat et de Sage- femme. Enfin, il crée un corps d'infirmier et fixe les conditions d'accès à ce corps ainsi que les conditions d'accès au corps des infirmiers médicaux.

- Projet de décret portant création de l’Observatoire National des droits de la Femme et de la Fille.

Le présent projet de décret traduit la volonté des pouvoirs publics de promouvoir les droits des femmes et de leur conférer la place qui leur sied dans la société, et ce, à travers la mise en place d'une structure chargée d'appuyer le Gouvernement dans la mise en œuvre des politiques publiques tendant à renforcer la présence des femmes dans toutes les sphères de la vie nationale et à encourager leur participation efficace au développement du pays.

Le Conseil a entendu un exposé sur les dégâts enregistrés au niveau de certaines cultures du riz à cause des pluies. A cet égard, le Président de la République a instruit le Gouvernement à l'effet d'étudier les voies et moyens pour apporter une aide appropriée aux petits exploitants les plus touchés par ces intempéries.

Le Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Le Ministre du Commerce et du Tourisme, le Ministre des Pêches et de l'Economie Maritime, la Ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire et la Ministre de l'Environnement et du Développement Durable ont présenté une communication conjointe relative à l’identification d’espaces dédiés au tourisme d’affaire et de détente sur le littoral du pôle de Nouakchott.

Cette communication propose la réalisation d'une étude globale pour l'affectation de deux zones du littoral à vocation touristique, à savoir : 1) la zone comprise entre l'hôtel El Ahmedi et le Marché de Poisson de Nouakchott et celle comprise entre Tergit Vacances et Ribat Al Bahr seront destinées à la détente et à la baignade des populations de Nouakchott; 2) la zone située au nord de Jreida, juste en face de la baie d'Etyne, où un espace sera affecté au tourisme de détente en famille.

De façon générale, cet intérêt apporté aux plages vise à améliorer durablement la sécurité et les conditions d'accueil du public, en canalisant les flux et en renforçant la préservation des sites.

Source : AMI

Adoption de deux projets de loi relatifs à la gestion durable des ressources naturelles et la lutte contre la covid-19

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Adoption de deux projets de loi relatifs à la gestion durable des ressources naturelles et la lutte contre la covid-19AMI- Les députés ont adopté, mercredi, deux projets de loi dont le premier porte sur de l’accord de prêt destiné à la contribution et au financement du projet de gestion durable des ressources naturelles, de l’équipement des municipalités et de l'organisation de producteurs ruraux (PROGRES). L’accord avait été signé le 23 juin 2020, à Rome, entre la République Islamique de Mauritanie et le Fonds international de développement agricole (FIDA).

Le second projet de loi est relatif à la ratification de l'accord de prêt destiné à contribuer au financement du programme d'urgence de lutte contre les effets de la pandémie de Covid-19, signé le 27 avril 2020, au Koweït, entre le gouvernement de la République Islamique de Mauritanie et le Fonds arabe pour le développement économique et social (FADES).

La plénière a été présidée par M. Cheikh Ould Baya, président de l’Assemblée ; le gouvernement était représenté par le ministre de l’Economie et de l’Industrie, M. Abdel Aziz Ould Dahi.

Défendant les deux projets de loi, le ministre a précisé que les potentialités nationales sont encore largement non exploitées du fait des changements climatiques. « Pour remédier à cette situation, il faut opérer des transformations rurales profondes ».

Il a ajouté que le projet de gestion durable des ressources naturelles, de l’équipement des municipalités et de l'organisation de producteurs ruraux (PROGRES) s’inscrit dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables, par l’intensification des activités rurales et pastorales ainsi que la valorisation de l’action agricole et vétérinaire, le renforcement de leur productivité et la promotion de l’emploi en milieu rural.

L’accord de prêt destiné à la contribution et au financement du projet vise la réalisation des objectifs du développement durable (ODD), a dit M. Dahi. «et Le projet couvre les wilaya des deux Hodh, de l’Assaba, du Gorgol, du Brakna et du Guidimakha, et sa durée est de six ans.. Son coût global se chiffre à cinquante millions dollars américains, offerts par le fonds international de l’agriculture (IDA), dont 18 960 000, sous forme d’un don et 4 740 000, sous forme d’un prêt à des conditions concessionnelles. Il sera remboursé sur une durée de quarante ans, dont dix de période de grâce, et avec un taux de frais de service fixes de 1,30% par an ».

Au sujet du second projet de loi, le ministre a indiqué qu’il porte sur un accord de prêt destiné à contribuer au financement du programme d'urgence de lutte contre les effets de la pandémie de Covid-19, signé le 27 avril 2020, au Koweït, entre le gouvernement de la République Islamique de Mauritanie et le Fonds arabe pour le développement économique et social (FADES).

« Le plan national multisectoriel de riposte au Covid-19 s’articule sur cinq piliers : la santé, la planification, la coordination et le suivi du plan de veille économique, les mesures d’atténuation de l’impact socio-économique du Covid-19, la résilience, la relance économique et l’accès aux services de base, ainsi que les aspects liés à la sécurité et à la prévention ».

Il a ajouté que le plan avait été soumis à tous les donateurs et partenaires techniques et financiers de la Mauritanie, et que le montant de l’accord est de 1 834 000 000 MRU, remboursable sur une période de trente-un ans, dont huit de période de grâce, à un taux d’intérêt de 2% sur les montants retirés du prêt initial et non remboursés.

Les députés ont appelé à la mise sur pied d’un plan national efficace pour la promotion du secteur agricole dans le pays et de lui consacrer les investissements conséquents, afin de parvenir à l’autosuffisance dans les différents produits essentiels.

Ils ont souligné la nécessité d’observer la rigueur dans le contrôle des crédits, et de les orienter vers les bénéficiaires, de manière équitable et transparente. Ils ont rappelé que de nombreux crédits avaient été injectés dans des projets de développement, sans impact palpable sur la vie du citoyen.

Les députés ont salué les mesures adoptées par le gouvernement en matière de lutte contre la pandémie de la covid-19, ainsi que les interventions engagées pour venir au secours des franges démunies.

Source : AMI

Autour d’un thé : Grandes tentes

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Autour d’un thé : Grandes tentesLe Calame - Nous, on va continuer à tourner en rond jusqu’à quand ? Comme disent les bédouins « Chaque fois qu’un pied décolle, un autre s’enlise ». Ça veut dire ici que les Mauritaniens sont forts en gymnastique.


Aussi bien ceux dans la cabine de pilotage que ceux en cabine arrière. Je vais m’expliquer mais, avant, je tiens à préciser que cela dure depuis longtemps : des indépendances à nos jours. Il y a quand même un problème. Et quand il est sérieux, on lui trouve généralement toujours un autre moins sérieux à lui opposer.

Regardez cette histoire de résistance : armée ou culturelle ? D’une part les guerriers, d’autre part les marabouts. Seulement. Les autres, comme a dit un jour quelqu’un se prétendant président d’un parti de défense des droits d’une certaine communauté, ils n’ont rien fait.

Comme si dépecer les moutons, les griller, les découper, apporter les gros plats, les distribuer, faire de bons zrigs, thés et galettes de mil dont raffole justement notre fameux négationniste n’était pas quelque chose.

Comme si tout ça, en plus de planter les tentes, les défaire et les déplacer ; aller puiser l’eau et chanter le soir au clair de lune les louanges du Prophète ou déclamer de petits jolis « gavs » sur la « Chenna », ce n’était pas quelque chose.

D’ailleurs, eywe, qui fabrique le fusil pour résister ? Qui fait la tablette pour lire le Coran ? Qui entretient les troupeaux ? Surtout de chameau et de chamelles au lait exquis et savoureux dont raffolent les guerriers et les marabouts…

Un fils de « grande » tente m’a raconté qu’un jour, ils étaient une vingtaine de fils d’autant de grandes et spacieuses tentes partis se balader en brousse, comme ont souvent le temps de prendre les fils de grandes tentes.

Vers quatorze heures, il fallait bien manger, puisque ils ne sont pas aussi anges qu’ils le pensent, les fils des grandes tentes. Ils avaient tout prévu pour leur excursion : thé vert, sucre, ustensiles, eau, sucre et même un gros cabri bien gras.

Mais comme ils étaient tous des fils de grandes tentes, ils ont passé la journée en brousse « dans la brousse » : personne ne voulait, à cause de la grandeur de la tente de son père, procéder ni au dépeçage ni à la préparation du zrig ni du thé ni de rien.

Les fils de grandes tentes passèrent donc la journée à se regarder affamés par la grandeur des tentes de leurs parents. C’est un peu suivant cette logique de grande ou petite tente, grande ou petite hutte, que ça se passe en tout.

C’est suivant que tu es fils ou fille de grande ou petite tente que tu seras coopté pour tel ou tel poste. Que tu seras jugé ou absous pour tel ou tel forfait. Que ta tribu ou ta région va se mobiliser, quand tu seras dans le collimateur de la Cour des comptes, de l’Inspection générale voire, sait-on jamais, de la commission d’enquête parlementaire.

C’est selon le volume de la tente de tes parents qu’on jugera ou non de citer ton nom dans les affaires ou les faits divers. Tantôt, c’est directement Bilal ou Mohamed qui a violé, volé ou est impliqué.

Tantôt c’est « le fils d’une famille de renom aurait violé, volé ou serait impliqué ». Anonymat et conditionnel dubitatif… Comme quoi, selon que vous soyez… Imaginez, en cette histoire dite des « créanciers de Cheikh Ridha », que le malfrat fut fils d’une petite tente ou d’un minuscule hangar… Bref, tout cela, c’était pour parler un peu de la grosse polémique autour de la dernière loi votée par le Parlement.

Une loi sur le droit des femmes et des filles à ne plus subir une quelconque violence. Toutes les filles et toutes les femmes des grandes, moyennes et petites tentes, des grandes, moyennes et petites huttes. Et la levée de boucliers suscitée par les propos d’une parlementaire justement par rapport à cette loi.

Comme toujours, les ministres, les députés, les artistes, les bloggeurs et autres sont le petit mur, quand, tant pis pour eux, ils ne sont pas fils ou filles de grandes tentes ni de grandes huttes. Eywe, c’est comme ça ! N‘est-ce pas, Excellence Monsieur le Ministre des Affaires Islamiques ? Salut.

Sneiba El Kory

Source : lecalame.info (Mauritanie)

Nominations à la Délégation Générale TAAZOUR

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Nominations à la Délégation Générale TAAZOURLe Délégué Général à la Solidarité Nationale et à la Lutte Contre l’Exclusion « TAAZOUR », le Ministre Mohamed Mahmoud BOUASSRIYA a procédé à la nomination de plusieurs responsables au sein de cette importante structure relevant de la Présidence de la République.

Coordinateur du Programme DARI : Adelkader Ould Mohamed

Inspecteur Général : Mohamed Ould Horma, ancien Inspecteur Général de l’Etat

Directeur Général du Registre Social et du Système d’Information : Ahmed Salem Bedde

Directeur de la Qualité et du Contrôle de Gestion : Diop Saidou

Directeur de la Communication : Mohamed El Kory Ahmed El Boukhari

Conseiller Juridique : Maître Bilal Ould Dick

Directeur Administratif : Thiam Youssouf Bocar

Chef de Projet Développement des Activités Génératrices de Revenu (AGR) au Programme ALBARKA : Dr Mariem Vakallah Zoueidi

Source : Rédaction Cridem

 

Les dessous du tête-à-tête entre Ghazouani et Ahmed Ould Daddah

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Les dessous du tête-à-tête entre Ghazouani et Ahmed Ould DaddahEssahraa - Le Chef de l’Etat Ould Ghazouani a reçu en audience ce lundi 16 mars courant, le président du RFD et l’historique opposant mauritanien Ahmed Ould Daddah.

Le président mauritanien a sollicité à cette occasion l’engagement de l’opposition aux côtés des autorités publiques pour faire front uni contre le coronavirus, ont révélé des sources à Essahraa Online.

Il s’agit notamment d’appuyer les mesures préventives prises par le gouvernement face à cette pandémie qui a touché plus de 158 pays à travers le mone, apprend-on. C’est le troisième tête-à-tête entre Ould Ghazouani et Ould Daddah, depuis la prise de l’actuel pouvoir de ses fonctions.

Source : Essahraa (Mauritanie)

 

Le parti Tewassoul appelle le gouvernement au dialogue et à l’ouverture en direction de l’opposition

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Le parti Tewassoul appelle le gouvernement au dialogue et à l’ouverture en direction de l’oppositionSahara Médias - Le conseil de la Choura du parti Tewassoul a appelé dimanche le régime à organiser un dialogue inclusif autour de l’ensemble des questions nationales et à s’ouvrir à tout mécanisme à même de le permettre.

Le parti de l’opposition estime que les rencontres formelles entreprises par le régime avec l’opposition constituent une forme de courtoisie plus qu’une action politique destinée à des réformes et à corriger les erreurs.

Dans le communiqué publié à l’issue de cette réunion, le parti déclare qu’il s’attend de la part du régime à des étapes concrètes capables de permettre de dépasser l’héritage d’une décennie au cours de laquelle l’opposition a été exclue et accusée de trahison, une période au cours de laquelle le pays a été pris en otage, ses ressources dilapidées et ses symboles bafouillés.

Tewassoul salue cependant les bonnes intentions exprimée par le pouvoir et toute réforme dans l’intérêt du pays et des citoyens.

Il a appelé à accélérer la concrétisation des mesures et autres actions destinées à faire face à la sécheresse, considérant que l’inaction du gouvernement jusqu’ici est une démission de sa part à l’endroit d’une très large frange de la population et l’hypothèque de l‘une des plus importantes richesses du pays.

Le conseil de la Choura du parti Tewassoul a appelé par ailleurs à renforcer l’opposition, à activer la coordination et la concertation entre ses différentes composantes, réaffirmant la nécessité de dynamiser le rôle de l’institution de l’opposition démocratique, s’étonnant de l’inapplication de la loi qui engage le pouvoir à la concertation périodique avec le chef de l’opposition démocratique à propos des questions nationales.

Le conseil de la Choura a dénoncé et rejeté l’accord du siècle proposé par le président Trump et a condamné tous ceux qui qui le soutiennent.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

 

Mauritanie. Six mois qu'El Ghazouani est président: un bilan mitigé, selon le chef de l'opposition

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Mauritanie. Six mois qu'El Ghazouani est président: un bilan mitigé, selon le chef de l'oppositionLe360 Afrique - Les six premiers mois d’exercice du pouvoir par le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani n’annoncent pas le début d'un changement pourtant attendu par les Mauritaniens, car les plus grands problèmes du pays restent entiers: tel est l'avis exposé par le chef de file de l’opposition mauritanienne, Mohamed Mahmoud Ould Sidi, qui s'est exprimé le week-end dernier, à l’occasion d’un Conseil de la Choura du Rassemblement National pour la Réforme et le Développement (RNRD-Tawassoul -mouvance islamiste).

Le RNRD-Tawassoul, principal parti de l’opposition, est actuellement représenté par 16 députés à l’assemblée nationale.

Lors du scrutin présidentiel du 18 juin 2019, il avait soutenu la candidature indépendante de Sidi Mohamed ould Boubacar, ancien Premier ministre sous la présidence de Maaouya Ould Sid’Ahmed Taya, et la transition qui avait été effectuée par feu le colonel Ely Ould Mohamed Vall.

Sidi Ahmed Ould Boubacar avait été classé troisième à l’issue de ces élections, remportées dès le premier tour par Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

Parmi les nombreux problèmes, qui se retrouvent aujourd'hui encore sans début de solution figurent des questions politiques et économiques, liés à la gouvernance, ainsi que des questions sociales.

Le chef de file de l’opposition démocratique cite ainsi, sur un plan politique, «la recomposition de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), l’absence de concertation en vue d’une révision de la liste électorale…», lesquelles exigent selon lui une concertation large et inclusive.

Au sujet des questions économiques et en rapport avec la gouvernance, Mohamed Mahmoud Ould Sidi déplore l’absence d’une action résolue et déterminée «pour faire toute la lumière sur la gabegie constatée dans le pays au cours de la dernière décennie, dont les responsables n’ont pas encore été inquiétés, malgré les rapports compromettants des corps de contrôle de l’Etat, à l’image de la Cour des Comptes, dévoilés ces dernières semaines».

Cet opposant a cependant apprécié la décision de la constitution d’une commission d’enquête parlementaire, sur la gouvernance de la décennie passée, lors des deux mandats successifs de l’ancien chef de l’Etat, Mohamed Ould  Abdel Aziz.

Sur le plan social, le chef de file l’opposition mauritanienne déplore «la hausse des prix, le gel des salaires, l’absence de mesures préventives pour faire face à la sécheresse, la persistance de l’insécurité urbaine et les problèmes d’accès à l’état civil», qui demeurent entiers, selon lui.

La question de l'accès aux documents de l' état civil a particulièrement retenu son attention, du fait des dénonciations récurrentes des populations négro-africaines, et des Mauritaniens qui figurent parmi les anciens esclaves.

Mohamed Mahmoud Ould Sidi juge toutefois «positives» les rencontres qui ont eu lieu entre le président mauritanien et les différents membres de la classe politiques. Mais au delà de ces audiences, Il souhaite que ces dialogues se poursuivent, dans un cadre collectif et formalisé.

Enfin, le chef de file de l'opposition mauritanienne a tenu à saluer les mesures entreprises dans le domaine de la gestion du système de santé du pays.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya
Source : Le360 Afrique (Maroc)

 

 

SIEL 2020 : Nouakchott tente de justifier l’absence de son ministre de la Culture

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SIEL 2020 : Nouakchott tente de justifier l’absence de son ministre de la Culture  Yabiladi - Le gouvernement mauritanien tente de justifier l’absence de son ministre de la Culture et de l’Artisanat à l’ouverture du Salon international de l’édition et du livre (SIEL) de Casablanca, alors que son pays y est l’invité d’honneur.

«Il n’y a pas de tension dans les relations» entre Rabat et Nouakchott, a indiqué le chef de la diplomatie dans une déclaration au site Sahara médias. Le ministre mauritanien des Affaires étrangères Ismail Ould Cheik a qualifié de «rumeurs» les interprétations ayant fait le lien entre l’absence de Sidi Mohamed Ould El Ghaber au SIEL 2020 et la récente sortie de Nasser Bourita.

Mardi, à l’occasion de l’examen des projets de loi portant sur la délimitation des frontières maritimes du royaume à la Chambre des conseillers, Nasser Bourrita a salué les bons liens de voisinage entre Rabat et Madrid. «Malheureusement, ces relations n’existent pas avec les voisins algérien et mauritanien», a-t-il déploré.

Pour sa part, le ministère de la Culture a justifié, dans un communiqué, l’absence d’Ould El Ghaber au SIEL par «des préoccupations administratives pressantes», comme le rapporte Anbaa.info. Le département a saisi cette occasion pour saluer les organisateurs d’avoir choisi la Mauritanie comme invitée d’honneur du Salon de Casablanca.

Sous couvert d’anonymat, une source au ministère a «révélé» à la même publication en ligne que Sidi Mohamed Ould El Ghaber boudai les grand-messes culturelles. Néanmoins, une recherche sur le web apporte un autre de son de cloche aux «révélations» de la source.

Lors de la 9e édition du festival des villes anciennes de Cinguetti, le ministre y était bien présent. En témoigne la signature, le 10 novembre, avec son homologue marocain d’un accord portant sur le financement, par le royaume, de la rénovation d’une ancienne maison de jeunes et la construction d’un stade multidisciplinaire dans la capitale mauritanienne.

Par ailleurs, le 15 janvier, Ould El Ghaber s’est rendu à Ouagadougou pour prendre part à une réunion des ministres de la Culture des pays du G5 Sahel.

Source : Yabiladi (Maroc)

 

 

Mauritanie: Arrivée du Président de la République à Addis-Abeba

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Mauritanie: Arrivée du Président de la République à Addis-AbebaAMI - Le Président de la République, Son Excellence Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, est arrivé samedi matin à Addis-Abeba pour participer au 33ème sommet ordinaire des dirigeants et chefs de gouvernement de l’Union Africaine, prévu les 9 et 10 février courant dans la capitale de l’Éthiopie.

À son arrivée à l'aéroport international d’Addis-Abeba, le Président de la République a été salué par une délégation de haut niveau de l’Union Africaine, ainsi que par l’ambassadeur de Mauritanie en Éthiopie, SEM. Seyidi Ould El Ghadhi, comme par les membres de l’ambassade et de la représentation permanente auprès de l’Union Africaine, par les fonctionnaires mauritaniens au sein des instances de l’Union Africaine et d’organisations similaires et par d’autres personnalités.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 06 Février 2020

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Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 06 Février 2020AMI - Le Conseil des Ministres s'est réuni le jeudi 6 février 2020 sous la Présidence de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, Président de la République.

Le Conseil a examiné et adopté les Projets de décrets suivants :

-Projet de décret portant création, missions et modalités d’organisation et de fonctionnement du Haut Conseil du Numérique (HCN).

L’objectif de ce projet de décret est de proposer un cadre de gouvernance sous la forme d’un « Haut Conseil numérique » chargé de fournir des recommandations ad hoc au Gouvernement et piloter la mises en œuvre de la Stratégie numérique nationale y compris les projets d’Informatisation de l’Administration de nature interministérielle.

-Projet de décret portant nomination du Président du Conseil d’Administration du Centre National des Œuvres Universitaires (CNOU).

-Projet de décret portant nomination du Président et des membres du Conseil d’Administration de l’Office du Complexe Olympique (OCO).

-Projet de décret portant création d’une zone économique spéciale dénommée : « Pôle de Développement de Tanit ».

Conformément aux dispositions de la loi n°2012-052 du 31 juillet portant Code des Investissements et la loi d’orientation n° 2010-001 du 07 janvier 2010 sur l’Aménagement du territoire, le présent projet de décret vise la création d’une zone économique spéciale dénommé : « Pôle de Développement de Tanit » dont le ressort territorial est celui des limites géographiques du Port de Tanit.

Son Excellence le Président de la République a donné des instructions au Gouvernement pour qu'il prenne toutes les mesures et procédures nécessaires pour suivre la mise en œuvre du programme immédiat de sécurité sociale (Priorités n°1) et le suivi direct, afin que toutes ses composantes soient accomplies au plus haut niveau possible de qualité et de respect des normes techniques.

Le Conseil a examiné un exposé sur la visite de bon augure du Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh Al-Ghazwani, dans les Émirats Arabes Unis, ainsi que sur l'accueil chaleureux qu'il a reçu de Son Altesse le cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyan, prince héritier d'Abou Dhabi.

Enfin, le gouvernement, au nom de la République Islamique de Mauritanie, a exprimé ses remerciements pour le grand accueil que l'État frère des Émirats Arabes Unis, le Gouvernement et le peuple, ont réservé à Son Excellence le Président de la République; il a également exprimé toute sa gratitude, au nom du peuple mauritanien, pour le généreux soutien apporté par les Émirats arabes unis à notre pays pendant cette visite et le degré d'investissements qui soutiendront notre développement économique.

Cette visite fructueuse a abouti à l'annonce par le Président des Émirats Arabes Unis, Son Altesse le Cheikh Khalifa ben Zayed Al Nahyan, d'allouer deux milliards de dollars à la mise en place de projets d'investissement et de développement et des prêts à des conditions avantageuses à la République islamique de Mauritanie, et a également conclu qu'un certain nombre de protocoles d'accord seraient bénéfiques aux deux pays.

À cet égard, le président de la République a donné pour instructions de créer un Comité Suprême dirigé par le Premier ministre, chargé de suivre la mise en œuvre stricte et rapide des termes de ce partenariat.

Le Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté les deux communications suivantes :

-communication relative à la situation intérieure ;

-Communication relative à l’état d’avancement du plan d’action du secteur de l’Intérieur et de la Décentralisation.

Cette communication fait le point sur l'état d'avancement du plan d'action du Ministère, les contraintes rencontrées et les perspectives de mise en œuvre.

La Ministre des Affaires Sociales, de l’Enfance et de la Famille et le Ministre de l’Enseignement Secondaire et de la Formation Technique et Professionnelle ont présenté une communication conjointe relative à la formation des formateurs en enseignement spécialisé.

Cette communication va mettre en pratique l’engagement, le programme et la volonté du Président de la République. Il s’agit de mettre un personnel formé, compétent dans certains domaines, à la disposition des centres d’accueil, des hôpitaux, des associations spécialisées, des écoles pour assurer une prise en charge professionnelle de cette population fragile et parfois dépendante.

Le Ministre de l’Emploi, de la Jeunesse et des Sports et le Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Modernisation de l’Administration ont présenté une communication conjointe sur la gestion et la délivrance des permis de travail.

L’amélioration de la gestion de la main d’œuvre étrangère répond à un double objectif : d’une part, protéger la main d’œuvre nationale contre toute concurrence que pourrait lui opposer la main d’œuvre étrangère, à qualification professionnelle égale et, d’autres part, répondre aux besoins du pays en compétences étrangères nécessaires au développement de son économie et la promotion des projets d’investissement.

Enfin, le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :

Secrétariat Général de la Présidence de la République

Zone Franche

Secrétariat Général

Secrétaire Générale : Bewba Mint El Khaless

Ministère de la Justice

Secrétariat Général

Secrétaire Général : Mohamed Ould Ahmed Aida

Cabinet du Ministre

Chargé de Mission : Mohamed Ould Boubacar Ould M’Bareck

Conseillère : Nevissa Mint Cheikh Mohamed El Houssein

Inspection Générale de l’Administration Judiciaire et Pénitentiaire

Inspecteur Général : Jemal Ould Agatt

Inspecteur Général Adjoint : Ahmed Lemrabott Ould Cheikh

Inspecteurs

-Issa Ould Ahmed

-Yacoub OuldKhabouzi

-Dia Abderrahmane Samba

- Lehbib Ould Mohamed

-Eide Atialla

- Babe Ahmed Abdellahi

-Mane Mint Ahmed

-Khadijetou Francois Cissé

-El Moustapha Kharchi

-Ahmed Mohamed Lemine El Boukhari

Ministère des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur

Secrétariat Général

Secrétaire Général : Ahmed Ould Dié

Ministère de la Défense Nationale

Secrétariat Général

Secrétaire Général : Général de Brigade Mohamed Vall Ould Maïf

Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation

Secrétariat Général

Secrétaire Général :Mohamed Ould Soueidatt

Ministère de l’économie et de l’Industrie

Secrétariat Général

Secrétaire Général : Ali Soumaré

Ministère des Finances

Secrétariat Général

Secrétaire Général :Mokhtar Ould Ahmed Ould Ely

Chargé de Mission : Tarr ould Sid’El Moustaph

Ministère des Affaires Islamiques et de l’Enseignement Originel

Secrétariat Général

Secrétaire Général :Dr Hamoud Ould Cheikhna

Ministère de l’Enseignement Fondamental et de la Reforme du Secteur de l’Education Nationale

Secrétariat Général

Secrétaire Général :Idomou Ould Abdi Ould Jyed

Ministère de l’Enseignement Secondaire et de la Formation Technique et Professionnelle

Secrétariat Général

Secrétaire Général : Ahmed Ould Deddahi Ould Mokhtar

Ministère du Pétrole, des Mines et de l’Energie

Secrétariat Général

Secrétaire Général : Tall Ousmane

Ministère de la Fonction Publique, du Travail, et de la Modernisation de l’Administration

Secrétariat Général

Secrétaire Général : Ahmed Ould Mohamed Mahmoud Ould Deh

Ministère de la Santé

Secrétariat Général

Secrétaire Général :Dr Halima Ba Yahya

Ministère des Pêches et de l’économie Maritime

Secrétariat Général

Secrétaire Générale :El Alya Mint Menkouss

Établissements Publics

Port de Tanit

Directeur Général Adjoint : El Meimoune Ould Kherchev

Ministère du Commerce et du Tourisme

Secrétariat Général

Secrétaire Général : Ahmed Salem Ould Bohoddé

Cabinet du Ministre

Conseillère Technique Chargéé du Commerce Extérieur : Nebghouha Mint El Ghoutoub, précédemment Directrice Adjointe à la Direction de la Promotion du Commerce Extérieur

Conseillère Technique Chargée de la Communication : Vatma Mohamed Abdellahi El Mouna

Conseiller Technique Chargé des questions juridiques : Sidi Ould Mohamed AbdellahiHad

Inspection Interne

Inspectrice : Meymouna Mohamed Lemine Habiboullah, précédemment cadre au Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et des Technologies de l’Information et de la Communication.

Administration Centrale

Direction de la Concurrence, de la Protection des Consommateurs et de la Répression des Fraudes

Directeur : El Moustapha Eleya, précédemment Directeur Adjoint à la même Direction.

Directeur Adjoint ; Mohamed El Mokhtar Houssein, précédemment Chef de Service à la même Direction.

Direction du Tourisme

Directrice : Mariem Mint El Bechir, précédemment Directrice Adjointe à la même Direction.

Directeur Adjoint : Yacoub Hamza.

Direction de la promotion du Commerce Extérieur

Directrice : Jemila Abdel Vettah

Directeur Adjoint : Mohamed Lemine Vaida

Direction des Etudes, de la Programmation et de la Coopération

Directeur : Dialel Guisset

Directeur Adjoint : Mohamed Jiddou Ould Cheick Seyidi, précédemment Cadre au Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et des Technologies de l’Information et de la Communication.

Ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire

Secrétariat Général

Secrétaire Général : Mohamed Mahmoud Ould Sidi

Ministère du Développement Rural

Secrétariat Général

Secrétaire Général : Zeinebou Mint Ehmednah

Ministère de l’équipement et des Transports

Secrétariat Général

Secrétaire Général : Sadvi Sidi Mohamed Samba

Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement

Secrétariat Général

Secrétaire Général : Mohamed Ould Abdellahi Salem Ould Ahmedouah

Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et des Technologies de l’Information et de la Communication

Secrétariat Général

Secrétaire Général : Sidi Maouloud Brahim Hemdatt

Cabinet du Ministre

Conseiller Chargé du Suivi-Evaluation : Ahmed Salem Ould El Ghaouth

Etablissements Publics

Institut Universitaire Professionnel (IUP)

Directeur : Abdel Jelil Ould Houeibib

Ministère de la Culture, de l’Artisanat et des Relations avec le Parlement

Secrétariat Général

Secrétaire Général : Ahmedou Ould Khteira

Ministère de l’Emploi, de la Jeunesse et des Sports

Secrétariat Général

Secrétaire Général :Dr Abdi Salem Ould Cheikh Saad Bouh

Ministère des Affaires Sociales de l’Enfance et de la Famille

Secrétariat Général

Secrétaire Général :Mohamed Mahmoud Ould Sidi Yahya

Ministère de l’Environnement et du Développement Durable

Secrétariat Général

Secrétaire Général : Abdoul Mamadou Barry

Secrétariat Général du Gouvernement

Caisse des Dépôts et Développement (CDD)

Secrétariat Général

Secrétaire Général : Mohamedou Ould Cheikh Abdallahi

Ministère délégué auprès du Ministre de l’Economie et de l’Industrie, chargé de la Promotion des Investissements et du Développement Industriel

Secrétariat Général

Secrétaire Général : Ahmed Mahmoud Ould Soueid’Ahmed.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

Mauritanie : la commission d’enquête parlementaire modifiée tient sa première réunion

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Mauritanie : la commission d’enquête parlementaire modifiée tient sa première réunionSahara Médias - La commission parlementaire chargée de faire la lumière sur la décennie de pouvoir de l’ancien président Mohamed O. Abdel Aziz a été modifiée notamment au niveau de sa présidence et doit tenir sa première réunion ce jeudi, selon les sources de Sahara Medias.

La proposition faite par la majorité lui offrait 8 places dont 6 pour l’UPR, et une seule place à l’opposition.

Selon les mêmes sources d’âpres discussions ont eu lieu entre la majorité et l’opposition aux termes desquelles le député Mohamed Lemine O. Sidi Maouloud a fait son entrée au sein de la commission, représentant le RFD et l’UPR, une entrée qui consacre la sortie de la commission du député Mohamed Bouya O. Cheikh Mohamed Fadel.

Ci-dessous la constitution définitive de la commission :

H’Bib Djah (parti au pouvoir)
Yahya Ahmed Waghef (parti au pouvoir)
Kamara Ali Guéladio (parti au pouvoir)
Lemrabott Benahi (parti au pouvoir)
Amadou Mamadou Niang (parti au pouvoir)
Lalla mint M’Bareck (parti au pouvoir)
Dane Ahmed Ethmane (UDP)
Souvi Cheïbani (Tewassoul)
Mohamed Lemine Sidi Maouloud (RFD-UFP).

Parmi les modifications apportées la remise en cause de la présidence de la commission initialement offerte à l’ancien premier ministre Yahya O. Ahmed El Waghef fraîchement arrivé à l’UPR.

La majorité a décidé de confier la présidence de la commission au président du groupe parlementaire du parti au pouvoir H’Bib O. Djah.

La commission qui tient sa première réunion ce jeudi, doit élire son bureau avant d’entamer sa mission qui doit durer 6 mois, à l’issue de laquelle elle doit présenter son rapport à l’assemblée nationale.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

Mauritanie: Mohamed Ould cheikh el-Ghazouani, la révélation

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Mauritanie: Mohamed Ould cheikh el-Ghazouani, la révélationMondafrique - La Mauritanie a connu une alternance en douceur, l’été dernier, lorsque l’ancien chef d’état major, Mohamed El-Ghazouani, a succédé à l’ancien président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz.

Le marabout galonné, Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, a succédé à un impétueux militaire, Mohamed Ould  Abdel Aziz, vite tombé dans les turpitudes politiques d’un autocrate. Même si les deux généraux étaient des frères d’armes et des « amis de trente ans », leur origine tribale et familiale, leur éducation et leur vision de la Mauritanie au sein du Maghreb et de son environnement ouest-africain les séparent chaque jour davantage. Des débuts prometteurs.

On pourrait croire que Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani est en fonction depuis bien longtemps. Pourtant, il n’exerce le pouvoir que depuis le 1er août 2019. En un peu plus de six mois, peu de chef d’État peuvent afficher un bilan aussi appréciable, tant au niveau interne qu’à l’international.

A la suite de son élection de juin 2019, de nombreux observateurs portaient des jugements qu’ils croyaient définitifs à son sujet. Ici et là, on évoquait le bicéphalisme interchangeable Poutine-Medvedev, voire un simple intérimaire. Comme souvent les observateurs de la Mauritanie ne voient que l’écume des vagues.

Une autre gouvernance

Au plan interne, le changement avec la décennie de l’ancien président Mohamed ould Abdel Aziz est éloquent. La gabegie, la prévarication, les marchés publics ne respectant pas les règles élémentaires, la corruption institutionnalisée, le népotisme aussi installé que celui de l’Angolais Eduardo dos Santos n’apparaissent plus aujourd’hui comme les marques de la nouvelle gouvernance.

La lutte contre ces pratiques contraires à l’intérêt général, dévitalisant dangereusement l’État voire mettant à mal une unité nationale, déjà fragile, est entreprise avec le concours des organes de contrôle, remis en selle, et d’une justice qui a cessé de ne connaître que les opposants au régime en place.

Tout naturellement, les malfaiteurs, les prédateurs, les courtisans affairistes, les politiciens corrompus et les dirigeants d’entreprises publiques redevables envers leurs parents commencent à fréquenter les palais de justice ou à être purement écartés de leurs fonctions.

Lorsqu’il s’agit de rétablir l’État de droit et de restaurer la primauté de l’intérêt général, on ne peut évoquer une quelconque « chasse aux sorcières ».

La rupture avec le passé

Sur le plan politique, la rupture entre le nouveau président et son prédécesseur est consommée. La commémoration de la fête nationale du 28 novembre 2019 a été l’événement symptomatique de cette rupture.

Comme de nombreux observateurs, l’ancien président s’est lourdement trompé sur la personnalité de son ancien ministre de la Défense et surtout chef d’état-major des Armées durant près de 10 ans. Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani a été loyal durant cette décennie. Il ne comprend probablement pas que l’on ne puisse ne pas l’être avec un chef d’État élu démocratiquement.

Même si les leaders de l’opposition conservent heureusement toute leur pugnacité, ils reconnaissent aussi que la concertation renaît et que les institutions reprennent une certaine vigueur, comme en atteste l’ installation officielle de Messaoud Ould Boulkheir à la présidence du conseil économique, social et environnemental. Le premier administrateur civil haratin, sorti de l’ENA en1979, attendait ce jour depuis 6 ans.

Conflits régionaux, un nouveau sage

Certes, Mohamed Ould Abdel Aziz ne fut pas inactif sur la scène internationale. Proche des dirigeants actuels de l’Union africaine, il a accueilli le 31 ème Sommet des chefs dEtat de l’Union africaine en juillet 2018 ainsi que celui de la Ligue arabe en juillet 2016.

Ces sommets ne furent pas des succès, surtout en raison des positions prises par Mohamed Ould Abdel Aziz, notamment sur la RASD et sur les conflits au Proche et Moyen-Orient.

Dans l’affaire du Sahara occidental, le nouveau chef de l’État mauritanien a engagé son pays dans une position beaucoup plus équidistante entre l’Algérie et le Maroc.

Ce recentrage pourrait apparaître comme pro-marocain, alors que précédemment la RASD avait toutes les faveurs de Mohamed Ould Abdel Aziz. Ce recentrage est piloté par le même ministre des affaires étrangères qui est l’un des purs produits de cette diplomatie mauritanienne, très appréciée par l’ONU et l’Union africaine.

Avec ces diplomates de qualité, le président Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani peut s’impliquer dans la recherche de solutions dans des conflits régionaux.

Un rôle clé pour le G5

Membre du G5 pour le Sahel, le président mauritanien s ‘est rendu, le 13 janvier 2020, à Pau pour un sommet réclamé par Emmanuel Macron. Ayant été chef d’état-major des Armées durant de longues année, puis ministre de la Défense, aucun autre chef d’Etat du G5 n’a son expertise pour ces théâtres de guerre hybride, mélangeant conflits ethniques ancestraux revitalisés par les trafics en tout genre et les divers mouvements, plus ou moins concurrents mais coalisés contre des Etats faillis, se réclamant du djihadisme.

Avec son ministre de la défense, Hanana Ould Sidi, originaire de la région frontalière avec le Mali et surtout ancien chef de la Force du G5, le président mauritanien devrait être désormais très écouté.

Le prochain sommet du G5 Sahel se tiendra à Nouakchott, le 25 février 2020, pour introniser Mohamed Ould  Cheikh El-Ghazouani à sa tête. Le ministre français Jean-Yves Le Drian devrait faire le déplacement pour la circonstance, mais aussi en signe de reconnaissance, réparant ainsi l’absence d’un membre du gouvernement français à son investiture.

Le conflit libyen n’est pas très éloigné de la Mauritanie et certaines conséquences y sont aussi constatées. Invité par le président Denis Sassou Nguesso, médiateur du conflit libyen pour l’Union africaine, Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani a participé au Sommet de Brazzaville du 30 janvier 2020.

Nul doute que son profil tranchait avec ceux des diplomates chevronnés qui passent d’une crise à une autre avec toujours les mêmes remèdes, indifférenciés selon les crises. Le président mauritanien est appelé à jouer un rôle important dans cette tentative de paix, menée par l’Union africaine.

Les 2 et 3 février 2020, le président mauritanien s’est rendu aux Emirats Arabes Unis (EAU) pour conforter les excellentes relations avec cette confédération qui investit beaucoup en Mauritanie.

Alliée de la coalition menée par l’Arabie Seoudite et les EAU au Yemen, la Mauritanie vient d’en tirer les dividendes avec une aide financière de 2 milliards de dollars. Jamais le pays n’avait reçu une telle aide d’un pays du Golfe.

Le très important programme d’investissement de Mohamed Ould Cheikh El- Ghazouani vient de trouver son financement et le G5 Sahel pourrait également trouver prochainement son compte.

Par La rédaction de Mondafrique
Source : Mondafrique

 

 

Finances publiques : les Émirats à la rescousse de la Mauritanie

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Finances publiques : les Émirats à la rescousse de la Mauritanie Jeune Afrique - Les deux milliards de dollars alloués le 31 janvier durant la visite officielle à Abou Dhabi du président Ghazouani par les Émirats arabes unis sous forme d’investissements et de prêt viennent à point nommé pour tirer l’État mauritanien d’une mauvaise passe financière.

Rapporté aux réserves en devises de la Mauritanie qui s’élèvent à 1,1 milliard de dollars, cet apport d’argent frais est considérable, et il était indispensable. « Lorsque le Mohamed Ould Ghazouani a succédé, le 1er août 2019, à Mohamed Ould Abdelaziz, les caisses de l’État étaient vides et le versement des salaires des fonctionnaires a dû être étalé », rappelle un expert.

Le Premier ministre, Ismaïl Ould Bedde Ould Cheikh Sidiya, l’a confirmé, le 31 janvier, devant l’Assemblée nationale en qualifiant la situation de la trésorerie publique trouvée par le nouveau pouvoir de « catastrophique », les disponibilités étant près de dix fois inférieurs aux engagements.

Ce n’était pas au sommet Royaume-Uni – Afrique du 20 janvier auquel il a participé à Londres que le Président Ghazouani pouvait espérer recueillir des secours : il n’y a rencontré que des investisseurs privés forcément lents à la décision et toujours sur la réserve vis-à-vis d’un pays dont la gestion économique est souvent considérée comme peu moderne.

Liens solides et anciens avec le Golfe

Ce n’est pas la première fois que les pays du Golfe épaulent la Mauritanie. Dans les années 1990, le Koweit lui avait prêté plusieurs centaines de millions de dollars. En 2015, l’Arabie saoudite lui avait prêté 500 millions de dollars. Les observateurs occidentaux sont convaincus que la remise à niveau de l’armée mauritanienne a été largement financée par des fonds venus du Golfe et qui n’apparaissent dans aucun document budgétaire.

Les liens des dirigeants mauritaniens avec le Golfe sont solides et anciens. Nouakchott a soutenu la coalition formée par l’Arabie saoudite pour combattre les rebelles houtis au Yémen, mais sans y envoyer le moindre soldat. En effet, Ghazouani, alors chef d’état-major, et son adjoint de l’époque Hanena Ould Sidi, aujourd’hui ministre de la Défense, étaient convaincus que la guerre au Yémen était un bourbier dont personne ne sortirait vainqueur.

La Mauritanie a participé à la mise en quarantaine du Qatar, d’autant plus que ce pays était soupçonné de financer le parti islamiste mauritanien Tawassoul. Elle a déjà attribué à des capitaux émiratis associés à des capitaux mauritaniens des terrains agricoles dans la région du fleuve Sénégal au grand dam des populations locales. On ne sait pour l’instant dans quel secteur s’investiront une partie des deux milliards de dollars nouvellement attribués par les Emirats.

Par Alain Faujas
source : jeuneafrique.com



 

Les Emirats allouent 2 milliards de dollars à la Mauritanie

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Vidéo : Mohamed ben Zayed reçoit le président mauritanienL'Orient-Le Jour - Les Emirats arabes unis vont allouer 2 milliards de dollars (1,8 milliards d'euros) à la Mauritanie, pays pauvre membre du G5 Sahel engagé dans la lutte anti-jihadistes en Afrique de l'ouest, a rapporté dimanche l'agence de presse officielle émiratie.

"Les Emirats arabes unis ont annoncé dimanche l'allocation de 2 milliards de dollars pour financer des projets d'investissement et de développement, ainsi qu'un prêt à taux réduit pour la Mauritanie", a indiqué l'agence WAM.

Le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani est en visite officielle dimanche aux Emirats, où il a rencontré le dirigeant de facto, le prince héritier d'Abou Dhabi, Mohammed ben Zayed Al-Nahyane.

"(Nous) avons assisté à la signature d'un certain nombre d'accords et de protocoles d'accord entre nos pays", a affirmé sur Twitter le prince Mohammed, évoquant une volonté de "renforcer la coopération étroite".

Selon la Banque mondiale, le PIB de la Mauritanie s'élevait à environ 5,2 milliards de dollars (4,7 millions d'euros) en 2018.

En décembre, les cinq Etats sahéliens membres du G5 (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) ont appelé la communauté internationale à les soutenir pour endiguer le péril jihadiste qui frappe de plus en plus violemment leurs pays.

Le G5 est une structure africaine ayant pour vocation d'assurer la sécurité et le développement des pays du Sahel, menacés par les groupes extrémistes.

La visite du chef de l'Etat mauritanien à Abou Dhabi intervient quelques jours après celle du président burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, qui avait affirmé sur Twitter l'objectif de "renforcer les liens de coopération entre les deux pays".

Particulièrement impliquée dans la région, la France compte sur le soutien financier des Emirats et de l'Arabie saoudite pour le G5 Sahel.

Abou Dhabi mène une diplomatie focalisée sur la lutte contre les mouvements extrémistes, appuyant généralement des chefs militaires aux discours anti-islamistes, comme en Egypte ou en Libye.

AFP
Source : L'Orient-Le Jour (Liban)

 

Mauritanie : le parti au pouvoir distribue les tâches

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Mauritanie : le parti au pouvoir distribue les tâchesSahara Médias - Le bureau exécutif de l’union pour la république au pouvoir a tenu jeudi une réunion au cours de laquelle il a répartit les tâches entre les membres du bureau. Au terme de cette réunion la formation politique a publié un communiqué louant les réalisations du président Mohamed O. Cheikh Ghazouani.

Le parti, qui avait connu des soubresauts ces derniers mois, avait à l’ordre du jour de la réunion de son bureau exécutif un certain nombre de points importants dont entre autres la répartition des tâches entre les membres du bureau exécutif et la concertation autour de la constitution de missions que le parti envisage de dépêcher à l’intérieur du pays.

Objectif visé par l’envoi de ces missions « rencontrer les militants et expliquer à tous les résultats et recommandations du congrès du parti » tenu à la fin de l’année dernière.

Le parti a révélé les noms de ses 24 secrétaires exécutifs.

1. Abdallahi O. Nem secrétaire exécutif chargé de l’orientation politique et l’enracinement de la démocratie

2. Mohamed Mahmoud O. Emmat secrétaire exécutif chargé de l’organisation et de l’encadrement

3. Sidney Sokhna secrétaire exécutif chargé des élus

4. Sid’Ahmed O. Raïss secrétaire exécutif chargé des relations avec les partis politiques

5. Ba Ousmane secrétaire exécutif chargé des opérations électorales

6. Ali O. Issa secrétaire exécutif cargé de l’information

7. Fatimetou mint Abdel Maleck secrétaire exécutive chargée de la décentralisation

8. Mohamed El Ghaith O. Cheikh El Hadrami secrétaire exécutif chargé des affaires islamiques

9. Sidi Mohamed O. Bouna dit El Moudir secrétaire exécutif chargé de la cohésion nationale

10. Jiddou O. Khattri secrétaire exécutif chargé de l’entraide

11. Ahmed Salem O. Mohamed Fadel secrétaire exécutif chargé de l’éducation et la réforme de l’enseignement

12. Oumelkhaïri mint El Moustapha secrétaire exécutive chargée de la santé et la promotion sociale

13. Adama Boka Soko secrétaire exécutif chargé des droits de l’homme et de la société civile

14. Mohamed O. Mahjoub secrétaire exécutif chargé de la promotion à l’accès aux services essentiels

15. Mohamed O. Abidine secrétaire exécutif chargé de la culture, les arts, le sport et la détente

16. Athié Abdel Wehab secrétaire exécutif chargé de la promotion de l’accès aux services de base

17. Moctar O. Djay secrétaire exécutif chargé de l’économie et des finances

18. Mohamed O. Abdel Fetah secrétaire exécutif chargé de l’économie numérique

19. Mohamed O. Biha secrétaire exécutif chargé du développement local et l’environnement

20. Mohamed O. Chrif O. Abdallahi secrétaire exécutif chargé de la promotion du secteur privé

21. El Kory O. H’Meïty secrétaire exécutif chargé de l’emploi et l’action syndicale

22. Sidi Mohamed O. Mohamed secrétaire exécutif chargé des relations internationales et les mauritaniens de l’extérieur

23. Aminetou mint Elhadj secrétaire exécutive chargée des femmes

24. Moustapha O. Baba secrétaire exécutif chargé de la jeunesse.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

 

Enquête sur les biens de Aziz : polémique sur la composition de la commission d'enquête parlementaire

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Enquête sur les biens de Aziz : polémique sur la composition de la commission d'enquête parlementaireAl-akhbar - La composition de la commission d'enquête parlementaire et le poste réservé à son président ont déclenché une crise entre les députés, au cours de la séance plénière tenue jeudi 30 janvier 2020.

Tout a commencé lorsque les députés du parti de l’Union Pour la République (UPR) au pouvoir, ont exigé six (6) sièges dont celui du président sur les neuf (9) que compte ladite commission.

L’UPR a proposé à ce propos aux députés : Hbib Jah, Yahya Waghef, Lemrabott Benahi, Camara Ali Gueladio, Mamadou Niang et Lalla M’Bareck.

Les trois Groupes parlementaires de Tawassoul, du RFD-UFP et de la Majorité présidentielle ont proposé quant eux, respectivement les députés Souvi Ould Cheibany, Mohamed Lemine Ould Maouloud et Dane Outhmane.

La Majorité revendique par ailleurs un second siège pour lequel elle propose le député Mohamed Bouya Ould Cheikh Mohamed Vadel.

La doléance de l’UPR précitée a été rejetée à la fois par la Majorité et l’Opposition, justifiant leur position, par le fait que le quota réservé à ce parti est proportionnel à sa représentativité au Parlement, partant du nombre de députés élus sous sa chapelle, nom compris ceux qui y ont adhéré après les élections.

Ils ont refusé également sa demande de bénéficier de la présidence de la commission d'enquête parlementaire dont ses députés n’avaient pas signé la composition.

Les deux blocs estiment que ceux qui ont initié la mise en place de la commission méritent plus sa présidence que le parti au pouvoir.

La commission des affaires économiques du Parlement avait adopté mardi passé à l'unanimité la demande de création de la commission d'enquête parlementaire, qui avait été adoptée avant d’être transmise par la suite à la Conférence des présidents puis à la séance plénière.

Par Al-akhbar,
Traduit de l’Arabe par Cridem
Source : Al-akhbar (Mauritanie)

 

Commission d’enquête parlementaire sur la gestion d’Ould Abdel Aziz : Pour quelle fin ?

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L’Assemblée nationale mauritanienne vient de donner le feu vert à la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire, à charge d’éplucher les onze années de gestion de l’ex-président de la République, Mohamed ould Abdel Aziz. La décision a été actée le lundi 27 Janvier, lors de la réunion des présidents de commission. Le projet a été transféré à la commission des affaires économiques du Parlement qui aura à fixer la composition de ladite structure et arrêter les dossiers visés par l’enquête. Les choses pourraient aller vite car la commission des affaires économiques s’est réunie à la mi-journée du mardi 28, à l’Assemblée nationale.

C’est, en tout cas, une première dans les annales de la République. On se rappelle cependant qu’au fort de la fronde, en 2008, des députés de la majorité, le bataillon parlementaire avait menacé de faire traduire le président Sidioca devant la haute Cour de justice mise place  sous son mandat. Le coup de force du mois d’Août rangea aux oubliettes cette Cour. Quant à l’imminente commission d’enquête, elle répond, elle, à une très forte demande sociale et à une exigence politique. Depuis le départ de l’ex-président, beaucoup de voix se sont en effet élevées pour réclamer l’audit  de sa gestion. Les secteurs de l’énergie, des infrastructures et des mines sont particulièrement « soupçonnés » – euphémisme… –  de gabegie. Les acteurs politiques, dont certains proches du pouvoir en place, suspectent l’ex-président d’avoir « détourné les deniers publics » et de  s’être « enrichi illicitement ». Répondant à cette grave accusation, ledit président de la République, qui se targue d’avoir sorti le pays de l’ornière, reconnaît s’être considérablement enrichi mais  conteste avoir détourné le moindre bien public et défie quiconque d’en prouver le contraire. C’était au cours d’une  conférence de presse, tenue en Décembre dernier à son domicile. Ould Abdel Aziz semblait insinuer qu’il détenait des dossiers compromettants concernant certains responsables de l’État qui l’ont lâché pour peut-être sauver leur peau. Gros pavé dans la mare ou perche tendue au pouvoir en place ?

‘’Une décennie perdue’’

Cela dit, Ould Ghazwani qui refuse de réagir aux sorties de son prédécesseur et désormais virulent  opposant peut-il résister à la pression de l’opinion ? Depuis la sortie du Palais d’Ould Abdel Aziz, même un peu avant, ses opposants ont choisi le déballage. Les uns via réseaux sociaux, les autres via la presse. On se rappelle ici la sortie de l’économiste Moussa Fall qui produisit un document très fouillé : « 2008-2018, une décennie perdue ». Autre très virulent lanceur d’alerte, l’ex-sénateur Mohamed ould Ghadda qui épingla très tôt la gestion de son cousin, s’interrogeant notamment sur l’origine des biens de l’ONG Rahma, présidée par le fils d’Ould Abdel Aziz, et se retrouvant, illico, dans la ligne de tir de celui-ci. Le rejet, par les sénateurs, des amendements constitutionnels portant la suppression de leur chambre, fut le prétexte à lui régler son compte. L’homme fut arrêté et emprisonné pendant près d’une année. Mais, recouvrant la liberté, il reprenait de plus belle sa croisade contre la gabegie, s’engageant à mettre sur la table tous les dossiers susceptibles d’enquête. Une bonne contribution à la commission d’enquête parlementaire en gestation… Ce fut ensuite des fuites du rapport de la Cour des comptes proférant de graves accusations de détournements de deniers publics en certaines institutions de la République. Fuitant inopinément dans la presse, une autre « bavure », portant, cette fois, sur  une structure de  la Grande Muette (CCCI) fut également portée à la connaissance du public.

Aujourd’hui, quelques questions se posent : la commission pourra-t-elle toucher à tous les dossiers suspectés ? Les députés de la majorité présidentielle en approuveront-ils les conclusions ? Le gouvernement leur laissera-t-il toute liberté de manœuvres ? En tout cas, la mise en place de ladite structure a bel et bien été retenue  par le gouvernement, accusé depuis six mois de n’avoir fait entrevoir aucun véritable changement, pour ne pas dire rupture d’avec la  gouvernance passée, objet aujourd’hui de toutes les accusations. La Mauritanie ne semble donc pas prête à sortir de l’auberge ? Et tout le monde dira que cette inédite commission ne servira qu’à intimider  et faire taire Ould Abdel  Aziz, visiblement déterminé à ne pas lâcher prise… Au final, une seule question se pose vraiment : que fera le général-marabout ?

Source : lecalame.info (Mauritanie)