Sat01232021

Last update11:08:41 AM GMT

Back Divers Faits Divers Faits Divers en Mauritanie

Politique en Mauritanie

EPU, la Mauritanie passe un 3ème test devant le Comité des droits de l’homme des Nations Unies

  • PDF

EPU, la Mauritanie passe un 3ème test devant le Comité des droits de l’homme des Nations UniesL'Authentique - C’est mardi 19 janvier 2021, que la Mauritanie a signé son passage devant les 47 membres du Comité des droits de l’homme des Nations Unies à Genève, à l’occasion du 3ème cycle de l’Examen Périodique Universel (EPU).

A l’instar des autres Etats membres des Nations Unies, la Mauritanie est passée hier, mardi 19 janvier 2021, devant le Comité des droits de l’homme des Nations Unies lors du 3ème cycle de l’Examen Périodique Universel (EPU). Il s’agit d’un mécanisme qui revient tous les quatre ans et qui est chargée d’éplucher la situation des droits de l’homme dans chaque Etat membre de l’Organisation des Nations Unies.

Durant cet examen, un certain nombre de recommandations sont formulées à l’intention des Etats qui peuvent les accepter ou les rejeter. L’examen se déroule sur la base de trois groupes de rapports. Le rapport national, celui de l’Etat examiné, présenté par la délégation officielle et qui consigne tous les progrès réalisés dans le domaine des droits de l’homme dans le pays.

Le rapport des Nations Unies qui contient un certain nombre d’informations délivrées par l’équipe pays des Nations Unies et celles des rapporteurs. Et enfin, le rapport alternatif fourni par les ONG nationales et internationales et qui donne des informations contradictoires par rapport au document de défense présenté par le gouvernement.

Dans ce jeu de paroles, un groupe de pays est désigné pour servir d’intermédiaires entre les Etats examinateurs et les Etats examinés. C’est la Troïka.

En 2015, lors du deuxième cycle de l’EPU, la Mauritanie avait rejeté un certain nombre de recommandations.

Parmi elles, celles relatives à la peine de mort, à l’invitation permanente aux procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme, c’est-à-dire la permission accordée aux rapporteurs de visiter le pays, la ratification du Statut de Rome portant Cour Pénale Internationale (CPI), les questions liées à l’orientation sexuelle (droits entre époux de même sexe), la suppression du crime d’apostasie, la levée d’un certain nombre de réserves, en particulier sur le Pacte international sur les droits civils, politiques et la Convention pour l’élimination de toute forme de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF).

La Mauritanie avait aussi rejeté la recommandation relative à la ratification d’un certain nombre de convention des droits de l’homme, notamment certains protocoles liés à la peine de mort, le protocole facultatif sur la CEDEF reconnaissant la compétence du Comité pour accepter et recevoir les plaintes de la part de citoyens mauritaniens. Egalement rejetée, la reconnaissance d’un certain nombre d’organes de traités qui faciliteraient cette même compétence.

Contexte favorable

En 2015, la Mauritanie avait accepté 134 recommandations sur les 140 formulées à son égard, soit un taux de 96%. Aussi, plusieurs observateurs pensent que la Mauritanie passe l’EPU 2020 dans un contexte politique plutôt favorable, avec l’ouverture du régime actuel qui a initié depuis son arrivée au pouvoir une série de rencontres et de dialogue avec les leaders de l’opposition, en plus d’un plus grand engagement dans la promotion des droits de l’homme d’une manière générale.

Des institutions, comme la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) travaille sans aucune entrave, les ONG également sont mises dans des dispositions meilleures dans le déroulé de leurs actions.

Beaucoup de mesures ont été également prises pour prendre en compte les recommandations de 2015, comme l’adoption d’une loi incriminant la torture en Mauritanie depuis 2016, la mise en place d’un Mécanisme national de prévention de la torture (MNPT), la Mauritanie étant le deuxième pays, après la Tunisie, à adopter un tel mécanisme dans la sous-région.

Sont également cités, le renforcement de capacité de la société civile, avec la naissance d’un certain nombre d’ONG spécialisées dans la torture et les sanctions infligées à des agents publics pour des actes de torture, comme la radiation et l’emprisonnement d’agents du Groupement général de la sécurité routière, celui des gardes de la prison de Dar-Naïm après la mort d’un détenu.

La large liberté accordée à la CNDH et au MNPT pour des visites inopinées dans des centres de détention, comme les commissariats de police, les brigades de gendarmerie et les prisons, sont aussi mentionnées à l’actif des progrès dans le domaine des droits de l’homme en Mauritanie.

Dans le domaine de l’esclavage, l’Etat cite la mise en œuvre des 29 points inscrits sur la Feuille de route de la Rapporteuse des Nations Unies sur les formes contemporaines de l’esclavage, la création de l’agence Taazour chargée de la lutte contre les disparités sociales et la lutte contre les séquelles de l’esclavage, la tenue de quelques procès ayant abouti à une certaine jurisprudence dans le domaine.

Mais aussi, la création par décret d’une Journée nationale de lutte contre l’esclavage, les campagnes de sensibilisation menées par la CNDH et un ensemble d’acteurs de la société civile, et l’augmentation cette année du budget accordé aux tribunaux spéciaux chargés de l’esclavage ainsi que la mise à leur disposition d’un personnel étoffé, juges d’instruction et greffiers.

Les avancées dans les droits de l’homme

Parmi les avancés, les observateurs citent aussi l’adoption d’un certain nombre de textes, ce qui est perçu comme une véritable avancée dans le domaine des droits de l’homme en Mauritanie, comma la récente loi sur les associations avec l’introduction d’un régime déclaratif à la place du régime des autorisations institué depuis 1969.

Il y a également la loi contre le trafic illicite des migrants qui remplace celle de 2003, la loi instituant la CNDH qui modifie et remplace l’ancienne loi, permettant ainsi à l’institution de bénéficier du Statut A des institutions nationales des droits de l’homme conformément aux Principes de Paris. La CNDH est ainsi redevenue une institution indépendante, efficace et crédible aux yeux des partenaires.

Sur le plan des droits économiques, sociaux et culturels, des avancées récentes sont mentionnées, comme l’assurance maladie accordée aux indigents, l’élargissement de l’âge de la retraite à 63 ans, l’augmentation de la pension de la retraite, les actions menées dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, le droit à l’éducation, à la santé et au travail qui se serait beaucoup amélioré.

Autres mesures à signaler, les avancées dans le domaine de la santé de la mère et de l’enfant, la promotion des droits de la femme, la formation et le renforcement de capacité des acteurs de la société civile et des agents de l’Etat dans divers domaines.

Mais selon plusieurs acteurs et activistes de la société civile, beaucoup reste encore à faire, notamment dans le domaine du règlement du Passif humanitaire relatif aux douloureux événements de 89-91 (déportation massive de population, massacre de civils, exécution extrajudiciaire, épuration à connotation ethnique au sein de l’administration civile et militaire, etc).

Cette question mérite, selon les organisations de défense des droits de l’homme, un règlement consensuel et définitif par le biais d’une justice transitionnelle.

La question de l’esclavage reste entière, les abolitionnistes dénonçant des parodies de justice pour liquider, sans aucun respect des procédures, des dizaines de dossiers pendants depuis plus de dix années devant les tribunaux, comme le prouvent les récents procès à Nouadhibou, Néma et à Kiffa.

L’agence Taazour est aussi vivement critiquée dans ses démarches, avec une OPA sur la question de l’esclavage et de ses séquelles alors qu’elle est censée apporter des réponses aux victimes. Beaucoup souhaitent enfin que la Mauritanie revienne sur un bon nombre de réserves apportées à des recommandations jugées pertinentes, comme ce refus d’accepter la visite des rapporteurs dans ce qui est appelé l’invitation permanente aux procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme.

La Mauritanie doit aussi accepter la compétence du comité sur la CEDEF à recevoir les plaintes individuelles émanant de citoyens mauritaniens. L’Etat doit aussi se pencher sur l’élaboration d’une stratégie nationale pour le renforcement de la cohésion sociale et d’harmoniser les actions entreprises dans la promotion de la protection des droits de l’homme en élaborant et en mettant en œuvre un Plan d’action national qui devra fédérer les actions éparpillées initiées par les différents acteurs.

Cheikh Aïdara

Dialogue social / Pour une gestion commune de la chose publique

  • PDF

Dialogue social / Pour une gestion commune de la chose publiqueL'Authentique - Les présidents de quatorze formations politiques de l’opposition se sont retrouvés lundi dernier au domicile du président de l’APP Messaoud Ould Boulkheir, qui les y avait conviés, aux fins d’échanger, le cas échéant, arrêter une position commune en perspective du dialogue social que le président de la République s’apprête à lancer.

Reçu par le président de la République en fin de semaine dernière, quelques heures avant son départ pour Paris où se déroulait la conférence internationale sur l’Initiative de la Grande Muraille Verte pour le Sahel et le Sahara, Messaoud Ould Boulkheïr, président de APP était bien porteur d’un message auprès de ses pairs de l’opposition.

En sa qualité de président du conseil économique et social, l’homme était bien le mieux indiqué pour servir de relais entre les différents acteurs d’autant que le dialogue social souhaité, devrait se pencher particulièrement sur le secteur du travail et du développement.

Lundi dernier, il a convié ces derniers chez lui pour discuter du projet de dialogue social proposé par le chef de l’Etat à la classe politique nationale.

L’événement était de taille puisque constituant la première rencontre des leaders de l’opposition depuis le départ, il y a plus d’un an, de l’ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz. Elle était d’autant plus importante qu’elle scellait à nouveau les rapports entre les différents acteurs de la scène politique connus pour leurs divergences de vues et l’approche qu’ils ont dans la conception des relations entre l’entité de l’opposition et celle du pouvoir.

Les divergences tues, (notamment celles on ne peut plus conflictuelles qui ont de tous temps marqué les relations entre Messaoud Ould Boulkheïr et Ahmed Ould Daddah), les leaders de l’opposition se sont penchés sur la question du dialogue telle que proposée par le président de la République qui, selon Ould Boulkheïr, compte faire du dialogue social, l’instrument du développement économique et social du pays.

Des rapports entre tous les acteurs impliqués dans le fonctionnement du pays fondés sur la participation, la concertation et le consensus, telle est la proposition du président de la République qui considère cette perspective comme un garant de la stabilité politique et un outil susceptible d’assurer une prospérité économique en ces périodes où la Mauritanie et le monde doivent faire face à de nombreux défis, dont celui de la pandémie du covid-19.

Rencontre


Tout porte à croire que les leaders de l’opposition ont été briefés par le président de la République qui leur aurait demandé de répondre à l’invitation du président du Conseil économique et social. Tous ont été en effet reçus en amont en audience au Palais présidentiel après son investiture.

Les derniers en date restent les leaders de Tewassoul. Le parti des Islamistes est depuis quelques semaines au-devant de la scène en portant à l’adresse du monde politique un document sur l’impératif d’une concertation où il appelle à un dialogue inclusif politique qui prenne en compte l’ensemble des problèmes du pays.

Conceptions

Les leaders de l’opposition ont espéré que la main tendue du pouvoir ne soit pas une réponse aux urgences de l’heure que le Pouvoir compte utiliser pour juguler les problèmes actuels du pays. Comme ce fut à maintes reprises le cas avec l’ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz qui a souvent utilisé l’opposition dans des concertations dont le seul but était d’assouvir ses intérêts personnels.

L’occasion pour les leaders de l’opposition d’informer que le pays a de tous temps disposé d’un cadre réglementaire qui encourage la concertation, mais la volonté politique a toujours fait défaut pour la résolution des problèmes de coexistence pacifique, d’égalité entre citoyens, d’emploi, de réglementation en matière de travail, entre autres.

Pour l’opposition, il est certes nécessaire d’engager des discussions sans tabou ni exclusion et partant, de déchiffrer les conflits de tous ordres qui freinent le développement du pays, mais il faut impérativement aborder les questions politiques si l’on veut prévenir les conflits et trouver des solutions définitives à la coexistence et aux problèmes de développement.

MOM

Communiqué du Conseil des Ministres du Mercredi 20 Janvier 2021

  • PDF

Communiqué du Conseil des Ministres du Mercredi 20 Janvier 2021AMI - Le Conseil des Ministres s'est réuni le Mercredi 20 Janvier 2021 sous la Présidence de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, Président de la République.

Le Conseil a examiné et approuvé le Projet de loi portant Statut des Personnels de la Sécurité Civile.

Ce projet de loi met en place un cadre statutaire harmonieux pour la gestion de ces personnels, adapté aux missions qui leur sont confiées en symbiose et par comparaison avec leurs homologues de la sous-région.

Le Conseil a également examiné et adopté les projets de décrets suivants :

-Projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration du Centre Hospitalier de Cheikh Zayed.

-Projet de décret portant nomination du Président du Conseil d’Administration de la Société Nationale de Distribution du Poisson.

-Projet de décret portant création, organisation et fonctionnement du Groupe Polytechnique.

Le présent projet de décret est relatif à la création d’une structure d’enseignement supérieur pluridisciplinaire qui regroupe un ensemble d’établissements de formation relevant de l’Enseignement Supérieur dénommé Groupe Polytechnique (GP) et désigné ci-après « le groupe ».

Le groupe est placé sous la cotutelle du Ministre de la Défense et du Ministre chargé de l’Enseignement Supérieur.

Il est doté de la personnalité morale, de l’autonomie administrative, financière, pédagogique et scientifique dans le cadre de ses missions.

Son Excellence, Monsieur le Président de la République a instruit les départements concernés à l’effet de procéder à l’étude et au suivi du phénomène d’augmentation des prix de produits de première nécessité et de proposer des solutions idoines dans les meilleurs délais.

Le Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur par Intérim a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Le Ministre du Développement Rural a présenté une communication relative à la redynamisation de l’Ecole Nationale de Formation et de Vulgarisation Agricole (ENFVA) de Kaédi.

Enfin, le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :

Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement

Cabinet du Ministre

Conseiller chargé de la Communication : Cheikhh Ahmed Yahya Aleyewa, Consultant.

Ministère des Affaires Sociales, de l’Enfance et de la Famille

Cabinet du Ministre

Chargées de Mission :

- Oumou Dieng Boubou Farba Gestionnaire en Ressources Humaines, Consultante. - Lalle Vatme Mint El Arbi, Enseignante, précédemment Directrice de la Famille.

Conseillers

Conseillère technique protection sociale : Haja Mint Mohamed Mahmoud Boukhari, PhD

Conseiller technique Personnes Handicapées : Ahmed Mohamed Jeilany, titulaire d’une Maitrise en Droit Public, Inspecteur du Travail.

Conseiller technique chargé de la famille et de la promotion féminine : Mohamed Sid'Ahmed Bedde, Ingénieur, précédemment Directeur Enfance.

Conseillère technique enfance : Zahra Issa Koulibaly, titulaire d’une Licence Administrative, précédemment au Conseil Régional du Guidimagha.

Conseiller technique Autonomisation des Groupes Vulnérables :Yacoub Ould Habib, Professeur MEN.

Conseillère technique Communication: Aminetou Billal, titulaire d’une Maîtrise en Géologie, précédemment au même poste.

Inspection Interne

Inspecteur Général : Mohamed Vadel Mohamed Lemine, Administrateur Civil, précédemment au même poste.

Inspectrice Action sociale : Vatimetou Mohamed Zeine, titulaire d’une Maitrise en géologie, précédemment au même poste.

Inspectrice Personnes Handicapées : Zeina mint Mohamed Lemine, Enseignante, précédemment Directrice CPISE.

Inspecteur Enfance : Mohamed Abdallahi TELMOUDI, Pédiatre, précédemment Conseiller Genre.

Inspectrice Famille Promotion Féminine et Genre : Roughiyatou Ly, Enseignante, précédemment au même poste.

Inspectrice Autonomisation des Groupes Vulnérables : Zeinebou Moussa, titulaire d’une Maîtrise en Droit, précédemment Directrice adjointe DPFG.

Administration centrale

Direction des Études de la Coopération et du Suivi

Directeur : Saleck Jeireb, Statisticien, précédemment au même poste.

Directeur Adjoint : Mohamed El Hacen Ould Sejad, titulaire d’une Maîtrise en Droit, précédemment, Chef Service Coopération.

Direction des Affaires Financières

Directeur : Mohamed Lemine Mounir, Enseignant, précédemment au même poste.

Directrice adjointe : Moulhind MintYamar, Professeur de Collège, précédemment au même poste.

Direction Informatique

Directeur Adjoint : Jiyed ould Mohamed Lemine, titulaire d’une Maîtrise en Économie, précédemment Chef Service Informatique.

Direction des Ressources Humaines

Directrice adjointe : Alia Sidi Yaraf, Enseignante, précédemment chef de service à la DRH.

Direction de la Protection Sociale et de la Solidarité Nationale

Directeur : Abdallahi Vally, Dr Santé Publique, précédemment au même poste.

Directeur Adjoint : Mamine Taghiyoullah, titulaire d’un Master en Psychologie, précédemment Directeur Adjoint CPISE.

Direction des Personnes en situation d’Handicap

Directeur : Alioun Haidara Ishagh, Assistant Social, précédemment au même poste.

Directeur Adjoint : Chrif Mohamed Mahmoud, titulaire d’une Maîtrise en Droit, précédemment Chef de Service Carte Handicapés MASEF.

Direction de la Famille, de la Promotion Féminine et du Genre

Directrice : Lebneike Mint Soule, Enseignante, précédemment, Directrice Adjointe de la Famille MASEF.

Directrice Adjointe : Aichetou Mint Sidi, Travailleuse Sociale, précédemment Chef Service Autonomisation Femmes MASEF.

Direction de l’Enfance

Directeur: Mohamed Ould Souleimane, Travailleur Social, précédemment Directeur Adjoint de l’Enfance.

Directrice Adjointe : Fatimetou Kaber, Enseignante, précédemment Directrice Adjointe DECS.

Établissements Publics

Centre de Protection et d’Intégration Sociales des Enfants (CPISE)

Directrice : Mariem Mint Baba, Professeur de Collège, précédemment Coordinatrice Trarza MASEF.

Directeur Adjoint :El Hacen Bayo, titulaire d’une Licence en travail social, précédemment Directeur Centre CPISE Dar Naïm.

Centre de Formation et de Promotion Sociale des Enfants en situation d’Handicap (CFPSESH)

Directeur : Abdallahi Diakité, titulaire d’une Maitrise en Droit, précédemment Conseiller Juridique MASEF.

Directrice Adjointe : Toutou Mint Mahfoudh, Enseignante, précédemment au même poste.

Centre de Formation pour la Promotion Féminine (CFPF)

Directrice : Siyda Jeireb, Enseignante, précédemment au même poste.

École Nationale de l'Action Sociale (ENAS)

Directeur : Mohamed Lemine Hacen,Professeur de Géographie, précédemment au même poste.

Directrice Adjointe : Mbarka Mint Abdel Jelil, Enseignante. Précédemment Directrice Adjointe Direction de la Protection Sociale et de la Solidarité Nationale (DPSSN).

Source : AMI

Visite de Ghazouani à Paris et Bruxelles: Le bilan

  • PDF

Visite de Ghazouani à Paris et Bruxelles: Le bilanLe Calame - Le président Mohamed Cheikh El Ghazouani est rentré à Nouakchott dimanche après-midi, après une visite à Paris et Bruxelles.

La toile diplomatique de ce voyage était constituée par la participation au « On Planet Summit de Paris » qui s’est déroulé le 11 janvier, les questions liées à la sécurité sous-régionale, la Mauritanie assurant la présidence en exercice du G5 Sahel (organisation dont sont également membres le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad) et la coopération avec l’OTAN.

Mais plus que l’aspect diplomatie sécuritaire, c’est surtout la rencontre avec certaines organisations de la diaspora (malheureusement pas toutes) qui aura retenu l’attention des mauritaniens.

Ayant le privilège d’une audience, les associations des ressortissants du Guidimakha ont ainsi pu exposer leurs doléances. Celles-ci portent sur « une Citoyenneté pleine et entière, qui commence par l’accès à l’état-civil, un droit fondamental ».

Une évolution positive qui doit se traduire « par le règlement du cas des personnes n’ayant pas été recensées en 1998, l’automatisation de l’acquisition de la double nationalité, pour la commodité des déplacements et une meilleure intégration à la Mauritanie des enfants nés à l’étranger de parents mauritaniens».

La réouverture du consulat de Paris et «la création à Nouakchott d’un guichet unique où seront intégrés tous les services de la diaspora, en vue de faciliter les démarches administratives.

Ouverture d’une ligne aérienne Nouakchott/Paris et Paris/Selibaby par la compagnie aérienne Mauritania Airlines International (MAI), renégociation de la convention entre la Caisse Nationale de Sécurité Sociale et la France pour un système de réversion simple et transparent des allocations familiales dues aux immigrés».

Les associations des victimes du passif humanitaire et l’opposition n’ont pas été conviées à ce rendez vous, qui y ont vu le goût amère d’une Mauritanie à 2 vitesses.

Source : Le Calame

Mauritanie: l’avis de deux acteurs des médias sur le dialogue "social" en préparation

  • PDF

Mauritanie: l’avis de deux acteurs des médias sur le dialogue Le360 Afrique - En Mauritanie, le débat tourne autour de l’organisation prochaine, sans fixer aucune date précise, d’un dialogue «social». Ce sujet occupe les conversations dans les salons tant les attentes d'un véritable débat sont nombreuses et conditionnent l'avenir du pays.

Depuis quelques semaines, c'est l'effervescence en ce qui concerne le dialogue politique qui constitue pour certains partis politiques l'alpha et l'oméga pour l'avenir de la société mauritanienne de plus en plus divisée. Le problème de l'unité nationale est désormais sur toutes les lèvres et non plus l'apanage des groupes négro-africains. Idem pour celui de l'esclavage.

Ces deux maux de la Mauritanie et l'exclusion qu'ils provoquent devraient être au centre d'un "dialogue social" devant permettre aux Mauritaniens de se retrouver devant l'essentiel. Du coup, le terme "social" pose lui-même problème, jugé réducteur d'un dialogue qui doit être global.

Ainsi, de nombreux analystes relèvent le caractère "non approprié" de ce qualificatif qui ne répond pas à la situation, estimant que la Mauritanie a plutôt besoin «d’un dialogue national inclusif» permettant d’aborder tous les enjeux qui conditionnent l’avenir du pays: unité nationale, question historique de l’esclavage, passif humanitaire, situation de l’école, problèmes liés à la mauvaise gouvernance, processus électoral,…

Ahmed Cheikh, directeur de publication du célèbre hebdomadaire "Le Calame" relève le caractère impropre de la formulation «dialogue social» strictement réservé au monde du travail, devant impliquer le gouvernement, le patronat et les représentants des travailleurs, notamment les syndicats.

Il rappelle que le dialogue politique est une vieille et constante revendication de l’opposition en Mauritanie, pays qui fait face à des problèmes de fond au sujet des desquels tous les pouvoirs ont jusque-là refusé le débat: esclavage, passif humanitaire, organisation des élections dont les résultats sont toujours contestés. Des questions qui doivent être posés sur la table et résolus définitivement.

Cheikh Aidara, rédacteur en chef de «l’Authentique» parle d’un dialogue évoqué par la presse et les réseaux sociaux. Il rappelle le concept et le format classiques du «dialogue social» pour dire que ce dernier terme «n’est pas approprié» et qu’un tel exercice ne peut réunir des partis politiques issus de la majorité et de l’opposition.

Le journaliste revient également sur la recomposition du paysage politique, depuis l’arrivée au pouvoir du président Mohamed Cheikh El Ghazouani, le 1er août 2019, qui a réduit l’opposition à sa plus simple expression par une stratégie de concertation individuelle avec ses différents leaders, sans rien céder dans le fond.

Ainsi, il estime qu’en cas de dialogue, celui-ci «sera forcément politique» et devrait porter sur les grands enjeux au centre des revendications de l’opposition historique, notamment la mouvance négro-africaine et la frange abolitionniste (cohabitation et lutte contre l’esclavage).

Le qualificatif «social» relève ainsi d’une précaution sémantique pour ménager les oreilles des partisans du statu quo.

Par De notre correspondant à Nouakchott
Amadou Seck

Clans au sein du pouvoir, Vivement un arbitrage…

  • PDF

Clans au sein du pouvoir, Vivement un arbitrage…RMI Biladi - Tous ceux qui, nombreux, ont eu le privilège de décrocher une audience avec le président Ghazouani louent ses compétences, sa connaissance des problèmes réels du pays et sa volonté de les résoudre sans triche ni manœuvres politiciennes.

Pourtant au niveau des nominations et de la gestion au quotidien des affaires de l’Etat, rien, à quelques rares exceptions, n’a changé. On continue de nommer les mêmes personnes qui ont toujours géré les affaires du pays pendant les périodes décriées. Et qui sont loin d’être les meilleurs parmi nous.

Au contraire, dans leur grande majorité, les choix répondent à des critères souvent inavoués et inavouables. Cet état décrié des faits s’expliquerait par une lutte sans merci de deux clans au sein du système : les conservateurs et les modernistes.

Les premiers militent pour le statu quo et veuillent à ne rien changer dans la gestion de l’Etat et, surtout, à favoriser le choix de ceux qui étaient là, qui ont composé avec tous les régimes et qui sont nourris à la sève de la soumission et de la flagornerie.

L’important pour ce clan n’est pas de réparer les injustices, ni d’enregistrer des résultats positifs, ni de satisfaire l’opinion, mais juste de maintenir la sécurité. Ses conservateurs continuent d’avoir la main haute sur le choix du personnel administratif et politique.

Objectivement, leur intérêt consiste à provoquer le maximum de tension et de mécontentement au sein de la société. C’est ce qui doit assurer leur longévité et l’intérêt du président à les garder à côté de lui…

L’autre clan, pas très constitué (c'est-à-dire que ses membres ne coordonnent pas entre eux), n’arrive pas souvent à faire passer ses idées ni ses nominations qui sont généralement empêchées par les autres bien représentés dans le circuit de prise de décision.

Fraichement rentré d’un voyage réussi en Europe, le président de la République va-t-il mettre terme à ce clivage qui plombe l’action gouvernementale ? C’est ce que souhaite une grande partie de l’opinion qui continue de réclamer le changement et qui commence franchement à désespérer à cause de cette option, qui ne s’est jamais démentie, de choisir les mêmes sans se soucier, apparemment, outre mesure de l’attente et du désir de l’opinion.

Source : RMI Biladi

Le Président de la République s’entretient avec le Président du Conseil de l’Europe

  • PDF

Le Président de la République s’entretient avec le Président du Conseil de l’EuropeAMI - Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, président en exercice du groupe du G5-Sahel, s’est entretenu, jeudi, au siège du Conseil de l’Europe à Bruxelles, avec le Président du Conseil, M. Charles Michel.

Les entretiens ont porté sur les relations bilatérales et les moyens de les renforcer davantage entre la Mauritanie, d’une part, et, de l’autre, l’Union Européenne, et entre cette dernière et le groupe du G5-Sahel.

Il est à rappeler que des forces militaires européennes prennent part aux efforts visant à ramener la sécurité et la stabilité au Mali et à lutter contre les groupes armés dans la zone des trois frontières, située entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso.

L’Union Européenne est considérée comme un partenaire stratégique aux efforts de développement, tant pour la Mauritanie que pour le groupe du G5-Sahel.

Les entretiens se sont déroulés en présence du ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens à l’Etranger, M. Ismael Ould Cheikh Ahmed, du directeur de Cabinet du Président de la République, M. Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, et de l’ambassadeur de la Mauritanie auprès de l’Union Européenne, SE M. Abdallahi Ould Kebd.

Source : AMI

 

Dîner à l'Elysée entre Ghazouani et Macron : "diverses questions d'intérêt commun abordées"

  • PDF

Dîner à l'Elysée entre Ghazouani et Macron : AMI - Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a assisté mercredi soir à l'Elysée à Paris, à un dîner offert en son honneur par Son Excellence le Président français Monsieur Emmanuel Macron.

Le dîner a été une opportunité pour le Président de la République et son homologue français de discuter du renforcement des relations bilatérales à tous les niveaux.

En outre, diverses questions d'intérêt commun ont été abordées, notamment les questions liées à la situation sécuritaire dans la région du Sahel et les résultats obtenus par notre pays lors de sa présidence du G5 Sahel malgré la complexité de la situation et les répercussions négatives de la pandémie Covid-19 aux niveaux mondial et régional.

La mobilisation d'un soutien militaire, économique et politique en faveur du Groupe des Cinq pays du Sahel, a constitué le plus important résultat de cette rencontre. Ce soutien a d'ailleurs été traduit par le lancement de plusieurs initiatives telles que la Coalition pour le Sahel, la Coalition pour la sécurité et la stabilité du Sahel et d'autres initiatives.

Les entretiens entre les deux Présidents ont porté sur l'amélioration du niveau d'efficacité des plans de terrain, qui s'est reflétée dans certaines des victoires décisives enregistrées au cours de cette période, en plus du suivi strict et régulier de la mise en œuvre de la ''feuille de route de Pau'' et l’approfondissement de la prise de conscience de la nécessité pour la communauté internationale d'assumer ses responsabilités face à la situation dans le Sahel.

Au cours de la rencontre, les deux Présidents ont passé en revue le grand effort qui a été consenti pour réduire les dettes des cinq pays du Sahel entre autres réalisations accomplies.

Source : AMI

Covid-19, amélioration des services hospitaliers : nous avons recruté 500 infirmiers, dit le ministre de la Santé

  • PDF

Covid-19, amélioration des services hospitaliers : nous avons recruté 500 infirmiers, dit le ministre de la SantéAMI - Le ministre de la santé, M. Nedhirou Ould Hamed, a visité, mardi, deux unités de prises en charge des malades de la Covid 19 situées respectivement au centre hospitalier des spécialités et à l’institut national d’hépato virologie de Nouakchott où des équipes de différentes nationalités apportent leur appui au personnel soignant national.

La présence de ces équipes, composées de professionnels algériens, français et espagnols vise principalement à soutenir leurs confrères mauritaniens en matière d’urgences et de soins intensifs, pour assurer une meilleure prise en charge des malades de la Covid dans le pays à travers un transfert rapide de compétence au profit des deux Centres hospitaliers.

« Auparavant, nous avons pu constater que le point faible de nos hôpitaux étaient les urgences, mais avec la Covid 19, les choses ont changé, car beaucoup d’efforts ont été consentis pour améliorer ces services pour une meilleure prise en charge des malades », a souligné le ministre de la santé.

«Nous saluons la présence de ces équipes, importante aussi bien sur le plan médical que sur le plan humain. La présence de ces équipes va permettre un transfert rapide de compétences notamment en urgence et en soins intensifs », a-t-il ajouté.

« Nous avons recruté 500 infirmiers, dont 400 paramédicaux pour dégager un maximum de personnel et combler les déficits constatés au niveau des urgences et soins intensifs », a-t-il poursuivi.

« Au-delà de l’action médicale, je suis heureux de saluer cet esprit humain », a conclu le ministre de la Santé.

Pour sa part, le médecin coordonnateur de l’unité Covid au Centre, M. Ahmed Salem Ould El Khater a précisé que celle-ci a été créée pour accueillir les cas urgents qui ont besoin d’appareils pour la respiration artificielle et de soins intensifs.

Il a ajouté que la capacité de cette unité est de six malades en plus d’autres chambres pour recevoir les cas moins graves, notant que l’unité manque encore de matériels et de respirateurs mais que l’action est en cours pour surmonter tous ces obstacles.

En ce qui le concerne, le coordinateur de la mission algérienne de l’unité Covid-19, M. Soueilhi Islam a indiqué que sa mission venue pour aider la Mauritanie à faire face à la pandémie Covid, est composée de spécialistes et d’infirmiers spécialisés dans les traitements intensifs en plus de techniciens pour réparer les équipements médicaux. Elle a été répartie entre 5 centres de la capitale.

Les médecins espagnols et français présents dans l’unité Covid du centre de spécialités font partie de consultants recrutés par l’Organisation mondiale de la santé pour appuyer les efforts de notre pays dans sa réponse à la pandémie de la COVID19.

Au cours de ces deux visites, le ministre était accompagné du wali de Nouakchott Ouest, le Hakem de la moughataa de Tevragh Zeina et des ambassadeurs de France et d’Algérie dans notre pays.

Source : AMI

Le président Ghazouani salue l’annonce de 14 milliards de dollars débloqués au profit de la Grande Muraille Verte

  • PDF

Le président Ghazouani salue l’annonce de 14 milliards de dollars débloqués au profit de la Grande Muraille VerteAMI - Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a indiqué que la Convention internationale contre la désertification vise à préserver la biodiversité, soulignant que la lutte contre la désertification, l'amélioration des conditions de vie en milieu rural, la réalisation de la sécurité alimentaire, la promotion de l'emploi des femmes et des jeunes sont au cœur des préoccupations des pays africains sahariens.

Le Président qui s’exprimait lundi matin au sommet de Paris «ONE LANET SUMMIT», a ajouté que l'initiative de création de la Grande Muraille Verte vise à apporter une réponse aux enjeux actuels de manière à aboutir à un développement durable.

Le Président M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a également en son nom propre et au nom de ses frères chefs d’Etat des pays membres de l’Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte tenu à remercier chaleureusement la France, les Nations Unies et la Banque mondiale pour l’heureuse initiative que constitue l’organisation en marge du ONE PLANET SUMMIT du présent forum dédié à l’investissement pour la Grande Muraille Verte Sahélo-Saharienne.

Voici le texte du discours prononcé par le Président de la République :

Après une année 2020 très éprouvante pour le monde entier et dont les conséquences ont été particulièrement douloureuses pour nos populations et nos économies, cet important forum vient à point nommé.

Ma participation dit-il, à "ONE PLANET SUMMIT" et à ce forum en particulier dont l’enjeu est d’une importance capitale pour l’avenir de notre planète traduit l’engagement résolu de notre région et de mon pays la Mauritanie pour la préservation de la biodiversité à travers la mise en œuvre de l’initiative panafricaine de la Grande Muraille Verte.

Cette initiative constitue l’instrument privilégié de nos Etats Sahélo-sahariens pour s’engager et s’unir face aux enjeux récurrents de la désertification et de la dégradation des terres, la perte de la biodiversité et les changements climatiques.

Fortement engagé sur cette voie, mon pays, ajoute –t- il, a ratifié la convention des nations unies sur la lutte contre la désertification et la dégradation des terres en août 1996 et inscrit dans stratégie nationale de développement l’objectif 15 de l’agenda 2030 qui vise à protéger et à restaurer les écosystèmes terrestres et à assurer une gestion durable des forêts.

La lutte contre la désertification, l’amélioration des conditions de vie des populations rurales, la sécurité alimentaire et énergétique, l’autonomisation des femmes et l’emploi des jeunes sont au cœur des priorités de nos pays sahélo-sahariens.

Nous demeurons plus que jamais convaincus que l’initiative panafricaine de la Grande Muraille Verte de par ses objectifs ambitieux et multidimensionnels constitue une réponse adaptée aux enjeux précités et peut conduire à un développement rural résiliant, inclusif et durable.

Le Président a tenu à saluer ici l’annonce de l’initiative de l’accélérateur de la Grande Muraille Verte dont l’objectif est de débloquer une enveloppe initiale de 14 milliards de dollars sur la période 2021-2025 pour concrétiser dans un cadre coordonné les engagements des partenaires financiers.

La mobilisation de ces financements additionnels à travers une approche innovante contribuera certainement à l’atteinte des objectifs de la Grande Muraille Verte qui visent à l’horizon 2030 la restauration de 100 millions d’hectares de terres dégradées et la création de 10 millions d’emplois verts.

Cette initiative facilitera sans nul doute la mise en cohérence des interventions de nos partenaires en réponse à nos préoccupations telles que soulevées par nos ministres de l’environnement lors de la dernière conférence sur la Grande Muraille Verte. Elle permettra, à nos pays d’accéder aux financements nécessaires pour augmenter les investissements locaux dans le cadre des cinq piliers retenus et de renforcer les capacités des agences nationales de la Grande Muraille Verte.

Dans ce cadre, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a proposé la création dans chacun de nos pays d’un fonds de la biodiversité dans lequel nous verserons une partie des ressources issues de l’annulation de nos dettes, annulation que nous appelons de tous nos vœux.

L’initiative de la Grande Muraille Verte constitue, pour la région du Sahel, le cadre stratégique et opérationnel et adéquat pour promouvoir l’émergence de nouvelles opportunités d’investissement dans le développement des filières agro-écologiques créatrices d’emplois durables.

Aussi, c’est avec un très grand intérêt insiste –t-il, que nous accueillons aujourd’hui la création du mouvement international pour l’agro-écologie en Afrique qui traduit l’engagement du secteur privé en faveur de l’agro-écologie.

Il a invité, dans le cadre de cette dernière initiative, les entreprises internationales et nationales à travailler en synergie pour soutenir une démarche, contribuer au développement durable du Sahel et favoriser les transferts de technologies et de savoir- faire aux acteurs locaux en vue de développer des filières structurées et compétitives qui préservent la biodiversité et les ressources naturelles.

Et le Président de la République d’assurer que la Mauritanie, qui a fait le choix d’une économie dans laquelle le secteur privé est le principal moteur de la croissance, accueillera favorablement les entreprises internationales désireuses de s’installer dans notre pays.

Je vous confirme poursuit-il, que notre secteur privé national est fortement engagé à soutenir les efforts du gouvernement dans ce domaine et à créer des partenariats gagnant-gagnant avec les entreprises étrangères, en particulier dans les domaines de la sécurité alimentaire et du développement économique rural durable notamment à travers le déploiement des filières agro-écologiques.

En outre, il a noté que la Mauritanie a mené d’importantes réformes en matière d’amélioration du climat des affaires et dans ce cadre de la promotion du partenariat Public-Privé et de l’adaptation de son cadre juridique aux standards internationaux.

Elle a également engagé un important effort de mise à niveau de ses infrastructures pour créer des conditions propices à une croissance forte, durable et inclusive.

Ila conclu en réaffirmant l’engagement de notre pays en faveur de toutes les initiatives visant à approfondir l’intégration sous- régionale et particulièrement en matière de coordination et de mise en synergie des efforts en vue de lutter plus efficacement contre la désertification et la dégradation des terres, de protéger et de restaurer nos écosystèmes avant de réitérer « ses plus sincères remerciements à tous ceux qui ont initié et contribué à la réussite de ce forum consacré à l’investissement pour la Grande Muraille Verte Sahélo-saharienne ».

Source : AMI

L'Assemblée nationale adopte le projet de loi régissant les associations, fondations et réseaux

  • PDF

L'Assemblée nationale adopte le projet de loi régissant les associations, fondations et réseauxAMI - L’Assemblée nationale a adopté, au cours de sa plénière tenue lundi sous la présidence de M. Cheikh Ould Baya, son président, le projet de loi régissant les associations, fondations et réseaux.

Le gouvernement était représenté à cette séance par Dr Mohamed Salem Ould Merzoug, ministre de l’intérieur et de la décentralisation, entouré de certains de ses collaborateurs.

Le projet de loi comporte 72 articles qui définissent l’association, les règles gouvernant sa création, ses engagements, et les cas éventuels de suspension de ses activités et de sa dissolution.

Le ministre a commencé son exposé par préciser que mouvement associatif, qui connait un grand essor constitue un levier important pour la mise en œuvre des politiques de développement, de promotion et d’ancrage de la démocratie.

Cependant, dit-il, le cadre juridique qui le régit ne reflète pas cette situation. L’approche participative et l’implication de la société civile dans le renforcement de l’État de droit, nécessitent la mise en place d’un cadre juridique adéquat.

Aussi, le présent projet de loi qui abroge et remplace la loi 64.098 du 9 juin 1964 relative aux associations ainsi que ses textes modificatifs, est élaboré conformément à l’esprit de la Constitution du 20 juillet 1991 modifiée.

Il a insisté sur le fait que ce cadre exprime une nouvelle vision conforme à notre dispositif constitutionnel en termes de liberté d’association et d’organisation pour un mouvement associatif acteur et partenaire du développement national, passant en revue les principales innovations du nouveau texte à savoir :

l’introduction du système déclaratif en lieu et place de l’autorisation préalable ; le renforcement du contrôle ; les voies de recours en cas d’abus de pouvoir ; l’introduction d’une réglementation complète sur les régimes de nullité, de suspension et de dissolution des associations ;

Autre innovation, l’introduction de dispositions permettant aux associations de bénéficier, sous conditions, de fonds et d’appuis techniques publics, privés et étrangers; les associations signataires d’accord– cadre et d’accord de siège avec l’État.

Dr Mohamed Salem Ould Merzouge a indiqué, en outre, que le présent projet de loi institue un système de suivi, de contrôle et d’évaluation qui est assuré par les départements ministériels et institutions suivants :

-le ministère de l’intérieur est chargé de l’administration du régime des déclarations et du suivi de l’ordre public;

-le département en charge de la société civile est chargé du suivi du mouvement associatif conformément à la réglementation en vigueur ;

-les tribunaux compétents assurent le contrôle juridictionnel.

Le texte, conclue le ministre, précise également les modalités de regroupement des associations dans le cadre de réseaux et de plate- formes. Il en est de même pour les fondations, amicales, associations reconnues d’utilité publique et associations étrangères.

Le ministre a fait remarquer qu’une concertation élargie a été lancée sur ce texte avec les personnes ressources concernées, les organisations de la société civile et des spécialistes du droit public et du droit humanitaire et ce, tout au long du processus de son élaboration. Cette concertation s’est achevée par l’organisation, par le commissariat aux droits de l’Homme en collaboration avec le ministère de l’intérieur et de la décentralisation, d’un atelier sur les mécanismes de son élaboration.

Les députés ont, dans leurs interventions, soulevé les points suivants :

•La possibilité pour le gouvernement de retirer le projet en vue de l’améliorer et d’approfondir la concertation à son sujet avec les acteurs du champ associatif afin de l’adapter aux exigences d’une société civile opérant dans un Etat démocratique ;

•La problématique des conditions et exigences en matière d’organisation requises par le texte et la dichotomie entre ceux qui y voient un excès préjudiciable vidant la loi de sa substance et ceux, au contraire, qui estiment qu’elle encourage les véritables associations qui travaillent avec sérieux et un mécanisme approprié pour empêcher de noyer l’action associative.

•L’éventualité de voir certains concepts et expressions trop vagues (les coutumes, la haine, la menace de l’ordre public, etc.) interprétées de manière à restreindre la liberté d’action des organisations de la société civile ;

•La nécessité de veiller à professionnaliser davantage l’action associative et à l’éloigner de la politique et faire en sorte de ne pas faire lier les procédures d’application du présent projet de loi aux textes réglementaires de manière à porter atteinte à la marge de liberté dont disposent les associations.

L’Assemblée nationale a adopté également les amendements apportés par la commission de la justice, de l’intérieur et de la défense sur les articles 2, 9, 10, 23, et 30 du projet de loi et visant dans l’ensemble à préciser davantage le contenu de ces dispositions.

Source : AMI

Deux ténors du régime de l’ex-résident Aziz convoqués par la police pour signer les PV de leur audition

  • PDF

Deux ténors du régime de l’ex-résident Aziz convoqués par la police pour signer les PV de leur auditionSahara Médias - La direction chargée des crimes économiques et financiers a poursuivi ce lundi la convocation des personnes concernées par l’enquête relative à la gestion de la dernière décennie afin de signer les procès-verbaux de leurs auditions, selon les sources de Sahara Medias.

Selon ces mêmes sources la direction a convoqué ce lundi l’ancien premier ministre Yahya O. Hademine et l’ancien ministre des finances, actuel administrateur directeur général de la SNIM, Mokhtar O. Djay.

La direction chargée des crimes économiques et financiers avait convoqué jeudi dernier l’ancien président Mohamed O. Abdel Aziz pour signer les procès-verbaux de ses auditions, ce qu’il avait refusé se référant toujours à l’immunité qui lui conférerait la constitution en sa qualité d’ancien président de la république qui ne peut être jugé que par la haute cour de justice.

L’ancien président, tout au long de ses interrogatoires, avait refusé de répondre aux questions des enquêteurs et l’équipe d’avocats qu’il avait choisi pour sa défense, assure que les accusations portées contre leur client revêt un caractère politique.

Source : Sahara Médias

L’ancien président Aziz a refusé de signer les procès-verbaux de ses auditions

  • PDF

L’ancien président Aziz a refusé de signer les procès-verbaux de ses auditionsSahara Médias - L’ancien président mauritanien Mohamed O. Abdel Aziz a refusé ce jeudi la signature des procès-verbaux de ses auditions élaborés par la commission d’enquête préliminaire effectuée par la police chargée des crimes économiques.

Convoqué ce jeudi pour la signature des procès-verbaux de ses auditions, O. Abdel Aziz a refusé de s’exécuter faisant prévaloir, comme lors des fois précédentes, une immunité que lui conférerait la constitution affirmant qu’il ne pouvait être jugé que par la haute cour de justice.

A chaque fois qu’il avait été convoqué par la police O. Abdel Aziz s’est abstenu de répondre aux questions des enquêteurs réaffirmant à chaque fois que cette procédure était illégale.

L’équipe de sa défense estime quant à elle que cette enquête revêtait un caractère politique destiné à ternir son image d’ancien président de la république.

La direction chargée des crimes et financiers avait entamé mercredi la convocation des personnes citées dans l’enquête relative à la décennie du pouvoir de l’ancien président Aziz afin de signer les procès-verbaux de leurs auditions lors de l’enquête préliminaire avant de les transmettre au parquet général.

C’est la première fois dans l’histoire de la Mauritanie qu’un ancien président est l’objet d’une enquête policière.

Ould Abdel Aziz avait réaffirmé à plusieurs reprises que les mesures entreprises contre lui et certains de ses proches étaient des règlements de compte après qu’il ait tenté de faire la politique à travers le parti union pour la république à la fin de l’année dernière.

Source : Sahara Medias

 

L'Assemblée nationale approuve un projet de loi faisant céder à la Société d'entretien routier deux contrat-programmes

  • PDF

L'Assemblée nationale approuve un projet de loi faisant céder à la Société d'entretien routier deux contrat-programmesAMI - L'Assemblée nationale a adopté, lundi lors d'une séance plénière présidée par M. Cheikh Ould Baya, président de cette chambre, un projet de loi aux termes duquel les prérogatives de la Société de nettoyage, travaux, transport (ATTM-sa) sont cédées à la Société des travaux d'entretien routier (ETER) pour ce qui est de la poursuite des deux contrat-programmes contractuels n° 07 et 03 ratifiés par la loi n ° 2009-09 et la loi n ° 2019-010 du 19 février 2019.

Le ministre de l’Équipement et des transports, M. Mohamedou Ahmedou M’Haimid, a souligné, dans son exposé devant les députés, que l'entretien du réseau routier national est au cœur des préoccupations du département de l’Équipement et des transports, compte tenu de son impact sur la circulation des personnes et des marchandises et sur la sécurité des personnes et des biens, et afin d’assurer la pérennité des infrastructures routières et la fonctionnalité du parc routier national.

Il a ajouté que le projet de loi vise à réduire la charge pesant sur ATTM, car elle entreprenait ensemble la construction et l'entretien des routes.

Il a précisé que, sur la base d'une évaluation des performances et du potentiel de cette entreprise, le Conseil des ministres a approuvé en octobre dernier un décret portant création d'un établissement public jouissant de la personnalité juridique, de l'autonomie financière qui a un caractère industriel et commercial dénommé ETER.

Le ministre a précisé que le projet de loi vise à faire substituer cet établissement (ETER) à la société de nettoyage, de travaux, de transport et d'entretien dans la mise en œuvre, pour l’année restante, des deux contrats-programmes N° 07 et N° 03 liés respectivement à l'entretien du réseau routier urbain et du réseau routier interurbain, qui couvrent la période 2019-2021.

Il a souligné que le ministère s'emploiera à créer les conditions appropriées lui permettant d'élargir les programmes pour briser l'isolement des zones reculées et les relier au réseau routier national, indiquant la nécessité de créer un fonds pour l'entretien routier en fixant une taxe symbolique sur les véhicules, en particulier les véhicules de transport, les bus et les camions, pour obtenir des ressources supplémentaires pouvant aider le secteur dans les tâches de maintenance qui lui sont confiées.

Dans leurs interventions, les députés ont appelé à la nécessité de tirer les leçons de l'expérience de gestion de la Société nationale de l'entretien routier qui a conduit à sa faillite et de son intégration à la société de nettoyage, travaux, transport et entretien, ce qui s'est avéré être une erreur.

Ils ont souligné la nécessité de respecter les textes régissant les marchés publics dans la conclusion d'accords susceptibles de lier l'entreprise et le secteur de l’Équipement et des transports en général avec les particuliers, et de veiller à ce que les entrepreneurs réalisent les travaux dans les délais impartis et conformément aux normes et spécifications requises.

Certains ont appelé à désenclaver des zones reculées du pays pour aider à faciliter la circulation des personnes et des biens, soulignant la nécessité de doter cette institution nouvellement créée de capacités lui permettant de remplir sa mission d'entretien des routes sur l'ensemble du territoire national.

D’autres ont apprécié les récentes réalisations du secteur de l’Équipement et des transports dans le domaine de la construction et de la réfection des routes conformément aux normes techniques requises.

Source : AMI

Rencontre pour la redynamisation de l'appareil gouvernemental

  • PDF

Le premier ministre Mohamed Ould Bilal a présidé ce dimanche 3 janvier 2020 une rencontre ayant pour objectif de redynamiser l'appareil gouvernemental. Le programme de cette rencontre prévoit plusieurs sessions relatives à la coordination et suivi de l'action gouvernementale, à la fonction publique et à la gestion des ressources humaines, la contraction des marchés publics, l'utilisation des technologies de l'information et de la communication, l'archivage et la documentation administrative, le contrôle et l'inspection, la communication du gouvernement et son protocole.

En ouvrant les travaux, le premier ministre a déclaré que " cette rencontre constitue le démarrage d'un programme ambitieux visant à redynamiser les structures de l'administration et du service public " et il a ajouté que " ce programme comprend dans une première phase tous les niveaux de la voie hiérarchique et de la sphère de décision en commençant par les membres du gouvernement, les secrétaires généraux,  les conseillers juridiques des ministères suivis par les directeurs administratifs et financiers avant d'être élargi dans une phase suivante aux autorités administratives et locales ".

Source : Le Calame

Nous avons obtenu 5000 doses du vaccin anti-covid ", selon Ghazouani

  • PDF

Dans la réunion organisée le jeudi 31 décembre avec quelques membres du fonds de la solidarité sociale et de lutte contre la propagation du coronavirus et des personnalités de la société civile, le président de la république Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a annoncé que la Mauritanie a obtenu 5000 doses du vaccin anti-covid offert par un pays ami qu'il n'a pas cité. Selon le président de la République,  cette quantité suffit à vacciner 2500 personnes à raison de deux doses par individu. Ould Ghazouani a aussi déclaré que le fonds Covid est essentiellement destiné aux couches les plus vulnérables pour atténuer les effets de la pandémie et amortir ses conséquences au sein de ces ménages en promettant que la plus grande transparence sera observée dans la gestion de l'argent de ce fonds à travers le renforcement des mécanismes de suivi et des modalités de dépenses des financements de ce fonds.

Ould Ghazouani a reconnu qu'il y a eu quelques dysfonctionnements dans la gestion de ce fonds et que des rapports détaillés dans ce sens ont été présentés par l'inspection. Le président de la République  a déclaré que le reliquat du fonds à ce jour est 29,7 milliards, ce qui représente 52% du total de ses montants. Enfin, le président de la République a indiqué que les marchés de gré à gré qui ont été faits par les gestionnaires du fonds sont intervenus dans un contexte spécial de propagation du coronavirus qui a fait dérégler les prix sur les marchés internationaux.

Source : Le Calame

Communiqué du conseil des ministres

  • PDF

Le Conseil des ministres s'est réuni le mercredi 30 décembre 2020 sous la présidence de Son Excellence M. Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, Président de la République.

Le Conseil a examiné et approuvé les deux projets de lois suivants :

- Projet de loi autorisant la ratification de l’accord de siège signé le 28 mai 2019 à Nouakchott entre le Gouvernement de la République Islamique de Mauritanie et l’Organisation Internationale pour les Migrations.

L’accord de siège objet du présent projet de loi constitue un cadre pour le renforcement des relations de coopération entre notre pays et l’Organisation Internationale pour la Migration.

Aux termes de cet accord, notre pays accorde à l’Organisation Internationale pour la Migration des privilèges et immunités fondamentalement analogues à ceux auxquels les institutions spécialisées des Nations Unies ont droit conformément à la Convention sur les privilèges et immunités des institutions spécialisées.

- Projet de loi portant règlement définitif du Budget de 2019.

Le Conseil a également examiné et adopté les projets de décrets suivants :

- Projet de décret portant création d’un établissement public à caractère administratif dénommé : « Agence de Promotion des Investissements en Mauritanie » (APIM) et fixant les règles de son organisation et de son fonctionnement.

La création de l'Agence objet du présent projet de décret intervient pour renforcer les acquis réalisés par notre pays en matière de développement de l’investissement privé national et des investissements directs étrangers.

Elle vise également à pallier les insuffisances constatées et à relever les défis à ce niveau, et ce à travers une nouvelle approche s’inspirant des bonnes pratiques pour attirer des investissements massifs afin de créer des richesses et des opportunités d’emplois pour les citoyens.

- Projet de décret portant nomination du Président du Conseil d’Administration du Centre Hospitalier Cheikh Zayed.

- Projet de décret portant nomination du Président du Conseil d’Administration de l'Institut Mauritanien de Recherches Océanographiques et des Pêches (IMROP).

- Projet de décret portant nomination du Président du Conseil d’Administration du Port Autonome de Nouakchott dit : « Port de l’Amitié ».

- Projet de décret portant changement de dénomination et réorganisation de l’Agence Nationale de Promotion de l’Emploi des Jeunes (ANAPEJ).

Le présent projet de décret a pour objet d’encourager l’entreprenariat et de promouvoir l’emploi décent à travers une croissance riche en emplois productifs et de qualité, l’accroissement de la participation des jeunes et des femmes au marché du travail, le renforcement de l’égalité dans l’accès à l’emploi et la réduction des disparités territoriales d’emploi.

Le ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Par ailleurs, le Conseil des ministres a décidé de proroger la suspension des cours dans les établissements scolaires et universitaires du 04 au 11 janvier 2020.

Enfin, le Conseil a pris la mesure individuelle suivante:

Ministère des Finances

Cabinet du Ministre

Conseiller : Moctar Salem El Mouna, précédemment Directeur de la Prévision, des Études et des Réformes, en remplacement de Bouh Ould Tar.

Source : AMI

L'opposition des audiences

  • PDF

Le président Mohamed Ould Cheikh El  Ghazouani vient de recevoir en l'espace de vingt-quatre heures deux figures de l'organisation démocratique. Il s'agit notamment du président du Rassemblement des forces démocratiques, Ahmed Ould Daddah qui est incontestablement l'opposant le plus emblématique et le plus constant dans ses positions de 1992 à maintenant, nonobstant quelques attitudes conjoncturelles et contextuelles sur lesquelles les points de vue divergent. L'autre personnalité reçue par Ould Ghazouani est Mohamed Jemil Mansour,  un leader du parti islamiste Tawassoul et son ancien président qui a tenu à sa sortie d'audience à préciser que le président de la République  l'a rencontré à titre personnel. Certainement que les audiences avec les responsables de l'opposition vont se poursuivre dans les jours à venir.

Voilà seize mois presque jour pour jour que le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a été investi. Depuis lors,  l'opposition mauritanienne, toutes tendances confondues, a fait profil bas, se contentant pour la plus "active" de sortir on ne sait plus à quelle occasion un laconique communiqué puis ensuite d'hiberner et de regarder faire et défaire un gouvernement et son président auxquels elle semble avoir accordé une période de grâce qui commence à susciter beaucoup d'interrogations. Pourtant,  les sujets qui devraient mettre la puce à l'oreille d'une opposition "opérationnelle " ne manquent pas. Où est passé le fameux dossier de la corruption ? Qu'attendent les autorités pour le transférer à la justice et au besoin procéder à la composition de la Haute Cour de Justice qui aurait le rôle de juger l'ancien président et ses hauts collaborateurs au cas où les preuves les accablant de haute trahison sont rassemblées ? Quelle est cette histoire de recyclage de personnalités aux mains entachées par la dilapidation des déniers publics et dont certains sont nommément cités dans le fameux rapport de la commission d'enquête parlementaire ? Quelles ont été les modalités de dépenses de l'argent du fonds de lutte contre la propagation du coronavirus dont le ministre vient de déclarer devant les députés que 25 milliards ont été liquidés ? Où est l'audit que l'opposition réclamait ? Quelles réalisations concrètes les agences de solidarité nationale dotées de centaines de milliards ont faites ? Et où sommes-nous par rapport aux programmes de relance économique et autres annoncés par le président de la république et son premier ministre ? Ne faudrait t-il pas réclamer plus de transparence au ministère de la santé sur cette histoire d'oxygène autour duquel toutes sortes de supputations circulent ?

L'opposition ou les oppositions ne doivent elles pas réclamer pendant qu'il est encore temps à la commission électorale nationale indépendante de procéder aux réglages nécessaires (révision du fichier électoral,  listes,  découpage et autres) afin de garantir des conditions normales pour les futures élections ? Il va sans dire que l'opposition est une institution très importante dans toute démocratie. Elle est un véritable instrument de régulation du pouvoir qu'elle suit dans ses moindres agissements afin que ceux-ci profitent directement aux citoyens qui sont l'objectif et la finalité de toutes les politiques aussi bien des gouvernants que des opposants. L'utilité de l'opposition et son efficacité sont tributaires de sa capacité de jouer convenablement le rôle traditionnel que lui confère son statut de garde-fou des pouvoirs dont l'avenance,  la politesse ou la disponibilité d'accorder d'un moment à l'autre quelques audiences sans lendemain ne doivent pas servir d'alibi pour faire motus  et bouche cousue.

Sneiba El Kroy

Mauritanie: Tawassoul mécontent de la rencontre avec le président

  • PDF

Mauritanie: Tawassoul mécontent de la rencontre avec le présidentSenalioune - Le Rassemblement national pour la réforme et le développement (Tawassoul) déclare qu’il n’est pas concerné par les réunions qui se déroulent en dehors de la légitimité de ses cadres institutionnels, faisant allusion à la rencontre entre le président Ghazouani et Jamil Mansour.


Dans un communiqué publié dimanche soir à l’issue d’une réunion de son bureau exécutif, le parti a renouvelé son rappel à ses dirigeants, symboles et élus de la nécessité d’adhérer aux choix et aux positions du parti, d’être discipliné dans les décisions de ses institutions et de s’abstenir de tout ce qui pourrait les déranger.

Le parti souligne que le dialogue politique, qui mène à une transformation consensuelle, est à notre avis la meilleure option, c’est ce que nous croyons et que toutes les forces politiques doivent pousser pour y arriver.

La rencontre entre l’ancien président du Tawassoul et un membre de l’Assemblée nationale du parti avec le président de la république a suscité une polémique sur les réseaux sociaux et un vive colère au sein des dirigeants du parti.

Ould Mansour a déclaré que sa rencontre avec le président Ghazouani était à titre personnel.

Par Moustapha Sidiya

 

Rumeur de remaniement : Qui parmi les ministres devrait rendre son tablier ?

  • PDF

Rumeur de remaniement : Qui parmi les ministres devrait rendre son tablier ?Mauriweb - Certains ministres ne donneraient-ils pas satisfaction au président ? La question mérite d’être posée à la lumière des déceptions de plus en plus grandes de l’opinion et d’une rumeur de plus en plus persistante à Nouakchott sur l'opportunité d'un remaniement ministériel.


2021 sera sans doute inaugurée par une tentative du président de «corriger » les déséquilibres et surtout prendre ses distances avec certains ministres dont la gestion est de plus en plus encombrante.

L’objectif pour le président est de satisfaire la demande manifeste de changement de ses électeurs désabusés par le retour aux affaires des principaux responsables des malversations vécues sous l’ancien régime.

Aux grands maux, les grands remèdes.

A moins d’un chambardement profond pour éjecter une majorité de ministres l’opinion publique ne pourrait se satisfaire d’un remaniement léger ou d’une valse entre certains ministres. Quels sont les ministres sur la «sellette »?

On ne cessera jamais de le répéter depuis son accession au pouvoir, le président Ghazouani n’a pas été ménagé par les circonstances. Mais l’homme s’est toujours voulu rassurant face à la banqueroute économique du pays, laissée en héritage par l’ancien régime, ou encore à l’ampleur du défi de la pandémie de la Covid-19. Or, c’est pour conjurer cette situation, aidé sans doute par le consensus politique autour de sa personne, que le président se devait de choisir un gouvernement dont les membres seraient déterminés à traduire sur le terrain ses principales orientations.

Mais en une année, deux premiers ministres qui, sans être nouveaux, n’ont pas mauvaise presse quant à la gestion des deniers publics, se sont alternés aux commandes du gouvernement. Une instabilité expliquée surtout par la citation du nom du premier Ministre, Ould Cheikh Sidiya, dans le rapport de la Commission d’Enquête Parlementaire (CEP). Pourtant, seul le premier Ministre actuel, Mohamed Ould Billal, est donné sursitaire à cet éventuel remaniement.

Avec le recul nécessaire aujourd’hui et surtout les nombreux challenges qui l’assaillent, le président de la République identifie déjà pertinemment quels sont les ministres dont les bilans parlent pour eux de ceux qui « amusent » » la galerie ou qui discrètement « se sucrent » sur son dos. Mais il ne perd pas non plus de vue qu’il sera toujours le seul comptable du bilan général du gouvernement. Le président n’a pas donc besoin qu’on lui fasse un dessin si tant il est vrai que la rumeur de remaniement n’en est pas une mais bien « une info de première main ».

Si remaniement donc il y a, il ne pourrait en tout cas déroger à cette recherche effrénée du président pour être en phase avec une demande populaire de changement radical qui grossit de jour en jour. Une opinion qui reste encore son cheval de bataille et son bouclier contre les attaques ennemies. Trouver une solution idoine à la présence au sein du gouvernement de responsables indexés pour leurs rôles de contribution à la mise à sac du pays desserrerait, sans doute, l’étau autour du gouvernement éventuel. Elle contribuerait aussi à lui donner des coudées encore plus franches pour s’attaquer au défi de développement.

A ce prisme, beaucoup de ministres notamment les plus controversés pourraient enfin rendre leurs tabliers…de "bouchers" !

JD

 

 

Elections en Centrafrique: la Cour constitutionnelle rejette le report du scrutin

  • PDF

La présidente de la Cour constitutionnelle Danielle Darlan a annoncé ce samedi 26 décembre 2020 sa décision concernant la date des élections présidentielle et législatives, qui restent fixées au 27 décembre 2020.À la veille des élections présidentielles et législatives en Centrafrique, des combats opposent toujours la coalition de groupes rebelles et les forces du gouvernement. Ce vendredi, après la rupture d'un cessez-le-feu décrété unilatéralement par les rebelles, trois casques bleus du Burundi ont été tués à Doka, à 250 kilomètres au nord de Bangui par des combattants armés non identifiés. Des voix se sont élevées pour demander le report du scrutin mais ce samedi matin, la Cour constitutionnelle a rejeté les ultimes recours de l'opposition pour reporter ces élections.

La décision, très attendue, est tombée un peu avant 11h30. Huit recours avaient été déposée au total… Tous ont été rejetés…

La cour fait valoir qu’un report du scrutin ne permettrait pas de respecter les délais constitutionnels qui prévoient qu’un nouveau président doit être installé au plus tard le 30 mars prochain.

Elle assure que le calendrier actuel qui prévoit deux tours avant la présidentielle a été établi en fonction de cette contrainte, et que la Constitution doit primer sur tout autre considération.

Danièle Darlan, la présidente de la cour, estime que les questions soulevées par ces recours pourront être examinées après le vote, pendant la période du contentieux prévue dans le calendrier électoral du 5 au 19 janvier.

Le débat juridique est clos. Mais pas le débat politique. A la sortie les avis étaient partagés sur cette décision

Source : RFI