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Politique en Mauritanie

La France accusée d’ingérence dans l’élection présidentielle mauritanienne

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La France accusée d’ingérence dans l’élection présidentielle mauritanienneLe porte-parole du gouvernement mauritanien a vivement critiqué les termes d’une interview accordée par l’ambassadeur de France à Nouakchott, Joël Meyer, à un hebdomadaire local d’opposition, dans laquelle ce journal a demandé au diplomate français s’il avait reçu des «garanties» du président Mohamed Ould Abdelaziz sur la question du troisième mandat qui fait polémique depuis quelque temps en Mauritanie.


Le porte-parole s’en prend à ceux qui, selon lui, parient sur le soutien de Paris et de Washington à la prochaine élection présidentielle, prévue en 2019, en les prévenant qu’«ils pleureront du sang».

Pourtant, dans l’interview en question, l’ambassadeur français a répondu en se disant «non habilité» à parler des élections en Mauritanie, mais tout en précisant que le président Ould Abdelaziz s’était déjà prononcé publiquement sur cette question du troisième mandat et que sa position était «suffisamment claire».

En octobre dernier, le Président mauritanien avait, en effet, annoncé qu’il ne rempilerait pas, mais l’opposition continuait à le soupçonner de vouloir modifier la Constitution afin de faire sauter le verrou de la limitation des mandats au poste de premier magistrat du pays.

Redoutant un «scénario à l’algérienne», certains partis d’opposition intensifient leurs pressions à travers, notamment, une campagne médiatique acharnée, et tentent, en parallèle, d’influencer les chancelleries étrangères les plus importantes à Nouakchott.

C’est ainsi que, d’après la presse locale, les ambassadeurs de France et des Etats-Unis ont été plusieurs fois reçus par des chefs de l’opposition préoccupés par la situation politique dans leur pays.

C’est dans ce climat de suspicion généralisée que le porte-parole du gouvernement est monté au créneau pour clamer que le président Ould Abdelaziz s’est engagé envers les Mauritaniens «et seulement envers eux», et que lui-même «ne s’ingère pas dans les affaires d’autrui», allusion notamment à la France et aux Etats-Unis, deux pays dont la présence en Mauritanie et dans la région subsaharienne s’est nettement accrue ces dernières années.

Source : Algérie Patriotique

 

 

Mauritanie : l’opposition met en garde contre l’organisation d’élections non consensuelles

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Mauritanie : l’opposition met en garde contre l’organisation d’élections non consensuellesLe Forum national pour la démocratie et l’unité, le plus grand rassemblement politique et syndical d’opposition en Mauritanie a mis en garde contre l’organisation d’élections communales et législatives non consensuelles dans le pays.

Dans un communiqué distribué dans la nuit de dimanche à lundi, le FNDU a déclaré que l’organisation d’élections dans un climat politique tendu, pourrait engendrer des crises dont les conséquences sont incalculables.

Le forum accuse le gouvernement de poursuivre sa politique unilatérale à la veille d’échéances électorales pour les municipales et les législatives, mais aussi des élections présidentielles qui consacrent la fin du dernier mandat de l’actuel chef de l’état.

Il a accusé le régime de faire passer des lois relatives à la mise en place d’institutions qui seront chargées de l’organisation des élections, des structures issues d’un dialogue utopique qui n’a pris en compte que les décisions annoncées au préalable ou celles présentées par son parti.

Le communiqué ajoute que l’adoption des lois électorales ne fera qu’accroître les tensions et renforcera davantage l’absence de confiance entre les différents acteurs politiques.

Le FNDU a demandé à toutes les forces vives du pays à persévérer dans le combat pour imposer le changement démocratique et l’alternance pacifique du pouvoir, invitant tous les citoyens à faire face aux politiques du régime et sa détermination à prendre le pays en otage et à l’entraîner vers l’inconnu.

Il a accusé le régime d’étrangler les libertés, d’étouffer toute voie qui s’élève pour dénoncer la corruption du régime, la violation de la constitution et les lois, la répression des manifestations pacifiques et la subordination de la justice pour régler des comptes politiques.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

 

Congo : a-t-on voulu abattre l’avion présidentiel ?

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Un coup d'État contre Denis Sassou Nguesso a-t-il été fomenté ? Deux généraux sont sur la sellette dans cette affaire.

Norbert Dabira et Ngatsé Nianga Mbouala sont soupçonnés d’avoir évoqué un projet de coup d’État contre Denis Sassou Nguesso. Le premier a été placé en détention, le second limogé de son poste de chef de la Garde républicaine. Auditionné le 5 décembre 2017 par la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), que dirige le général Philippe Obara, puis soumis à l’interdiction de quitter le Congo le temps qu’aboutisse l’enquête le concernant, le général de division à la retraite Norbert Dabira a été placé en détention le 11 janvier à Brazzaville.

Le même jour, un autre général, formé comme Dabira en ex-URSS, Ngatsé Nianga Mbouala, était limogé de son poste de commandant en chef de la Garde républicaine. Les deux affaires sont liées.

Projet d’attentat

Selon nos informations, il est reproché aux deux hommes d’avoir évoqué de concert un projet de renversement du président Denis Sassou Nguesso, dont l’avion devait être abattu au retour d’un séjour dans son fief d’Oyo. Rien de moins.

Une conversation téléphonique entre eux, interceptée par la DGST, serait à l’origine de leurs ennuis. Sans préjuger de la réalité de ces graves accusations, niées par les intéressés, ni du degré d’implication de l’un et de l’autre (Ngatsé Nianga Mbouala se serait vu attribuer le statut de témoin assisté), force est de reconnaître qu’ils étaient déjà en disgrâce.

Dabira déjà en difficulté

Longtemps proche de Denis Sassou Nguesso et ex-inspecteur général des forces armées, Dabira – qui possède par ailleurs une chaîne de télévision, DRTV – ne jouissait plus d’aucune fonction officielle depuis que son poste de haut-commissaire à la réinsertion des anciens combattants lui avait été retiré en août 2017.

On le savait par ailleurs amer de ne pas avoir été suffisamment soutenu à ses yeux par son mentor dans l’affaire dite des disparus du Beach, pour laquelle il a été mis en examen en France.

La Garde républicaine passe sous autorité présidentielle

Quant à Nianga Mbouala, il était en conflit ouvert avec Philippe Obara et le patron du Conseil national de sécurité, l’amiral Jean-Dominique Okemba, depuis l’arrestation musclée, fin mai 2017, de son directeur de cabinet, Elie Okandzé, pour ses liens supposés avec le chef rebelle Frédéric Bitsamou, alias pasteur Ntumi.

C’est dans ce contexte tendu qu’il convient de placer la décision, prise le 3 janvier par Denis Sassou Nguesso, de dissoudre la Maison militaire de la présidence et de placer sa sécurité (Garde républicaine et Direction de la sécurité présidentielle) sous son unique autorité.

Source : jeuneafrique.com

 

Mauritanie crée six conseils régionaux

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Les six conseils régionaux créés auront-ils les moyens financiers et l'autonomie nécessaires pour développer leur territoire ?

L’Assemblée nationale mauritanienne a voté, lundi 8 janvier, la loi organique relative aux conseils régionaux décidés par le référendum du 5 août 2017. Six régions administratives sont créées : la première regroupe les willayas de Hodh el Gharbi et de Hodh el Charqui ; la seconde celles de l’Assaba, du Tagant et du Guidimaka ; la troisième celles du Gorgol, du Brakna et du Trarza ; la quatrième celles du Tiris Zemmour, de l’Adrar et de l’Inchiri ; la cinquième se substitue à la Communauté urbaine de la capitale Nouakchott et la sixième remplace la willaya de Dakhlet Nouadhibou, seconde ville du pays.

Selon le texte de loi adopté, les nouvelles régions ont « pour mission de promouvoir le développement économique, social, culturel et scientifique dans [leur] ressort territorial ». Elles sont administrées par un conseil régional élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans et par un exécutif composé d’un président élu au suffrage universel direct et de plusieurs vice-présidents élus par leurs pairs.

Vers la naissance de pouvoirs régionaux ?

Compte tenu de l’échec des 216 communes mauritaniennes dont les maires, élus depuis 1986, demeurent sous la coupe des administrations centrales et sont privés d’autonomie, la réussite de cette décentralisation dépendra de la réalité des moyens alloués aux conseils régionaux qui seront précisés dans les futures lois de finances.

D’autre part, il n’est pas clair si le contrôle des décisions de ces nouvelles collectivités régionales par le ministère de l’Intérieur sera un contrôle a priori ou un contrôle a posteriori. Dans le premier cas, on peut craindre que la tutelle n’en profite pour contrecarrer la naissance de pouvoirs régionaux considérée par beaucoup comme dangereuse pour l’unité du pays.

Source : jeuneafrique.com

 

Mauritanie : trois années d’activité de plus pour les officiers

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Mauritanie : trois années d’activité de plus pour les officiers La présidence de la république mauritanienne a rendu public mercredi un décret augmentant de trois ans l’âge de la retraite pour les officiers mauritaniens, selon des sources sécuritaires qui se sont confiées à Sahara Media.

La même source précise que le décret a été officiellement promulgué et distribué mercredi à l’ensemble des services sécuritaires et qu’il entrera en vigueur cette année 2018.

Ce nouveau décret s’élargit à l’ensemble des officiers mauritaniens, y compris le chef d’état major général des armées, le général de division Mohamed O. Mohamed Ahmed El Gazouany mais aussi d’autres officiers haut gradés de l’institution militaire.

Ce nouveau texte met un terme aux spéculations sur l’éventualité de la candidature du général El Gazouany aux élections présidentielles en 2019, alors qu’il devait aller à la retraite cette année. Il restera donc en activité jusqu’en 2021.

Son éventuelle candidature à la présidence de la république demeurera tributaire de sa démission de l’armée nationale, comme l’avait fait en 2009 le chef de l’état actuel, Mohamed O Abdel Aziz.

La Mauritanie se prépare à des élections présidentielles importantes en 2019, que la constitution empêche l’actuel chef de l’état de briguer, une position qu’il avait lui-même soutenu à plusieurs reprises.

Dans un précédent entretien accordé à des médias, le président Mohamed O. Abdel Aziz avait annoncé qu’il soutiendrait un candidat aux prochaines élections présidentielles, sans en dévoiler l’identité.

Une révélation qui avait ouvert la porte à de multiples spéculations sur la nature de ce candidat, certains soutenant qu’il s’agira d’une personnalité proche du président, d’autres évoquant une personnalité qui sera issue de l’institution militaire.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

 

Mauritanie : Sur 110 diplômes objet d’authentification, seuls 30 ne sont pas falsifiés

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Mauritanie : Sur 110 diplômes objet d’authentification, seuls 30 ne sont pas falsifiésL’Assemblée nationale a tenu mercredi une plénière, sous la présidence de M. Mohamed Yahya Ould Kherchi, son premier vice-président, consacrée à l’écoute des réponses faites par la ministre de la fonction publique, du travail et de la modernisation de l'administration, Mme Coumba Ba, à une question orale, qui lui a été adressée, par le député Dane Ould Ethmane sur la falsification des diplômes.

Le parlementaire a soulevé le problème de compétences de certains cadres et fonctionnaires publics, dépourvus, selon lui, des facultés scientifiques nécessaires, pour mener à bien leurs missions.

Il a évoqué, le cas de hauts cadres qui occupent des postes importants et sensibles, grâce à des diplômes falsifiés, mettant en exergue, les dangers que constituent ce phénomène sur le rendement du service public et rappelant l’importance des ressources humaines qualifiées.

Le député a souligné également la nécessité d'activer le rôle de la commission d’authentification et d’équivalence des diplômes, en la dotant des moyens appropriés à cette fin, suggérant l’octroi de tous les diplômes par décision ministérielle, avec des numéros de série, permettant leur authentification et demandant à la ministre de révéler les mesures prises par son département, pour éradiquer le phénomène de falsification des diplômes.

Il a rappelé par ailleurs, relevé l’obstacle représenté par ces fonctionnaires détenteurs de faux diplômes, pour les citoyens qui jouissent des compétences et qui ont des diplômes authentiques.

La ministre de la fonction publique, du travail et de la modernisation de l’administration a évoqué d’emblée, la stratégie anticipative de lutte contre ce phénomène, mettant en exergue, l’existence de structures chargées d’exécuter les mesures prises par le ministère pour endiguer ce phénomène dont la commission nationale des concours et la commission d’authentification et d’équivalence des diplômes, présidée par un conseiller à la Présidence de la République ; d’où le grand intérêt accordé par les hautes autorités du pays à cet aspect.

La seconde commission, formée d’un président, d’un vice-président et de neuf membres, donne les avis et les conseils sur les différents diplômes, a-t-elle précisé, soulignant l’existence au sein de cette même commission, de trois sous-commissions techniques spécialisées.

Ces sous-commissions prennent les mesures nécessaires pour authentifier les diplômes, notamment en s’appuyant sur nos ambassades extérieures, si les titres sont décernés par des écoles étrangères, en plus de contacts directs avec ces mêmes structures pour s’assurer que tel concerné, a obtenu tel diplôme en son sein.

Un travail similaire est également entrepris par la commission d’authentification et d’équivalence des diplômes, pour authentifier les diplômes délivrés par les structures pédagogiques nationales, en consultant leurs archives et en comparant les données existantes en leur sein et les titres objet de vérification, a-t-elle ajouté.

110 diplômes faisant l’objet de réserve ont été examinés à ce jour, dont 30 seulement ont été authentifiés, a-t-elle affirmé, soulignant le rejet des autres titres ne satisfaisant pas aux conditions requises pour leur adoption.

Elle a rappelé aussi la grande attention accordée par le gouvernement à la lutte contre la falsification des diplômes, soulignant le transfert du département de tout dossier relatif à des faux diplômes à la justice, pour ouvrir une enquête judiciaire sur ces cas.

Les députés ont souligné dans leurs interventions la nécessité de renforcer les procédures liées à la lutte contre la falsification des diplômes, rappelant leur impact négatif sur le service public, administré par des personnes sans qualification, appelant également à mettre en place des mesures fermes contre les falsificateurs des diplômes.

Ils ont loué enfin, les recrutements organisés par le département aux cours des dernières périodes, saluant l’attention accordée aux personnes handicapées dans ces concours.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

Manifestations en Tunisie : plus de 200 arrestations après une deuxième nuit de heurts

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Manifestations en Tunisie : plus de 200 arrestations après une deuxième nuit de heurtsDe nouvelles échauffourées ont eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi en Tunisie, où plus de 200 personnes ont été interpellées et 49 policiers ont été blessés là travers le pays, en proie à des troubles sociaux.

Plus de 200 individus ont été arrêtés et des dizaines de personnes ont été blessées lors de heurts dans plusieurs villes de Tunisie, a indiqué mercredi 10 janvier le ministère de l'Intérieur après une deuxième nuit de troubles sociaux provoqués par des mesures d'austérité.

Le porte-parole du ministère de l'Intérieur Khlifa Chibani a précisé à des radios locales que 49 policiers avaient été blessés lors des échauffourées à travers le pays, et 206 personnes impliquées dans les troubles arrêtées.

Incidents à Sidi Bouzid

Dans la soirée et la nuit, la police et l'armée ont été déployées dans plusieurs villes de Tunisie, dont Sidi Bouzid, ville défavorisée du centre du pays d'où était partie en décembre 2010 la contestation sociale marquant le début des Printemps arabes. Des jeunes ont coupé des routes, jeté des pierres et la police a répliqué à coups de gaz lacrymogènes une bonne partie de la nuit, a indiqué un correspondant de l'AFP.

Sur l'île de Djerba, deux coktails Molotov ont été jetés sur l'entrée de deux écoles talmudiques du quartier juif, Hara el-Kbira. "Il n'y a pas eu de dégâts à l'intérieur", a précisé Perez Trabelsi, un responsable de la communauté juive tunisienne. Des incidents ont également eu lieu à Kasserine (centre), Gafsa (sud), Jedaida (nord) ou encore Zahrouni et Djebel Lahmer, des quartiers populaires de Tunis, ont constaté des correspondants de l'AFP, mais le calme était revenu mercredi matin.

À Tebourba, à 30 km à l'ouest de Tunis, des jeunes sont descendus par centaines dans les rues après l'enterrement mardi après-midi d'un homme décédé lors de heurts dans la nuit précédente, et des heurts ont éclaté avec la police.

La polémique perdurait sur les causes de sa mort. Alors qu'il est présenté par des manifestants comme un martyr, les résultats de l'autopsie organisée mardi n'ont pas encore été rendus publics. De son côté, le ministère de l'Intérieur a démenti que cet homme ait été tué par la police.

Marasme économique

Après plusieurs années de marasme économique et d'embauches massives dans la fonction publique, la Tunisie est confrontée à d'importantes difficultés financières. Elle a obtenu en 2016 une nouvelle ligne de crédits du Fonds monétaire international (FMI), d'un montant de 2,4 milliards d'euros sur quatre ans, en échange d'un programme visant à réduire les déficits.

Le puissant syndicat UGTT, tout en reconnaissant la légitimité des revendications de nombreux jeunes sans emploi, ont condamné "la violence et le pillage", appelant à "protester de manière pacifique pour ne pas être utilisés par des parties qui ne veulent pas le bien de notre expérience démocratique naissante."

Les militants de la campagne "Fech Nestannew" ("Qu'est-ce qu'on attend ?") lancée en début d'année pour protester contre les hausses de prix, ont appelé à manifester massivement vendredi. Ils réclament une révision de la loi de finances, qui a augmenté la TVA et crée différentes autres taxes, ainsi qu'une meilleure couverture sociale pour les familles en difficulté et un plan de lutte contre la corruption.

Élections en vue

Le mois de janvier est traditionnellement marqué par une mobilisation sociale en Tunisie depuis la révolution de 2011. Le contexte est particulièrement tendu cette année à l'approche des premières élections municipales de l'après-révolution, plusieurs fois reportées et prévues en mai, et de la présidentielle prévue en 2019.

En janvier 2016, lors de la dernière importante vague de contestation sociale, la colère déclenchée par le décès d'un chômeur protestant à Kasserine s'était propagée à travers le pays, et les autorités avaient dû décréter un couvre-feu des jours durant.

Source : France24 (Avec AFP)

 

 

Retour à Nouakchott du président Aziz

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Retour à Nouakchott du président AzizLe président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz est arrivé à Nouakchott mercredi après-midi, mettant fin à ses vacances annuelles dans la Wilaya la plus septentrionale de la Mauritanie, Tiris Zemour.

Ould Abdel Aziz est arrivé à bord de l’avion de ligne mauritanien, qui a fait escale à Zouerate pour le prendre avant de continuer vers Nouakchott.

Ould Abdel Aziz a pris ses vacances annuelles mercredi soir 27 décembre, et pendant son absence, les réunions hebdomadaires du conseil des ministres ont été suspendues.

Source : www.alakhbar.info

 

Le G5 Sahel crée un fonds pour gérer les aides à la lutte contre le terrorisme

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Au cours d'une rencontre des pays membres du G5 au niveau ministériel à Bamako au Mali, il a été décidé la création d'un fonds fiduciaire dans le cadre de la lutte contre le terrorisme dans le Sahel. Cette décision intervient une semaine avant une nouvelle rencontre à Paris entre Etats membres et pays donateurs.

La décision importante des ministres des Affaires étrangères et de la Défense des pays membres du G5 est la création d’un fonds fiduciaire d’urgence destiné à lutter contre le terrorisme dans le Sahel. « Nous avons beaucoup travaillé sur la création du fonds fiduciaire, dans la mise en œuvre des importants fonds qui sont annoncés pour aider cette force-là – la recherche d’une efficacité maximum – c’est une expérience qui est très intéressante et qui, à mon avis, si elle se poursuit telle que nous l’avons tracée aujourd’hui, [sera] un succès », explique Tiéman Hubert Coulibaly, ministre malien des Affaires étrangères.

Pour la gestion transparente de ce fonds, il sera doté d’un comité de soutien et d’un comité de contrôle ouvert aux partenaires bilatéraux et multilatéraux. La réunion de Bamako a également permis de faire le point des contributions financières. « Aujourd’hui, on est à environ 294 millions d’euros. L’évaluation qui a été faite indique qu’il faut 423 millions d’euros pour la première année. Et on espère que la réunion de Bruxelles va être une étape décisive pour apporter tous les compléments… », précise Alpha Barry, ministre burkinabè des Affaires étrangères.

En principe, au mois de mars prochain la force conjointe G5 mènera des opérations militaires d’envergure sur le terrain.

Source : RFI

 

Une réunion à Rosso pour accorder à Ould Abdel Aziz 10 années présidentielles supplémentaires

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Une réunion à Rosso pour accorder à Ould Abdel Aziz 10 années présidentielles supplémentairesUne réunion politique tenue le dimanche 7 Janvier à Rosso dans la Wilaya du Trarza , a appelé à augmenter le nombre de mandats présidentiels de la république à quatre au lieu de deux, afin d’offrir au président actuel Mohamed Ould Abdel Aziz une prolongation de 10 années supplémentaires de règne.

L’adjoint au président de la section UPR au niveau de Rosso Etchagha Ould Mohamed Al-Abd a demandé l’ouverture des mandats présidentiels pour permettre à Ould Abdel Aziz de régner deux autres mandats afin de : « sauvegarder les acquis de son régime qui ont été bénéfiques aux populations de Rosso » .

On se rappelle que par le passé, un certain nombre de ministres et de responsables mauritaniens – dont le ministre de la Justice Brahim Ould Daddah – ont demandé des amendements constitutionnels pour permettre au président Mohamed Ould Abdel Aziz de bénéficier d’un troisième mandat présidentiel.

Déclarations jugées par certains partis d’opposition de provocations et mépris à l’endroit de la constitution.

Ould Abdel Aziz a déjà déclaré lors d’une précédente conférence de presse qu’il ne briguerait pas un troisième mandat.

Le deuxième et dernier mandat du président Abdelaziz se termine à la mi-2019, tandis que l’article 28 de la Constitution mauritanienne stipule que la candidature à la présidence ne peut être renouvelée qu’une seule fois.

Traduit par Adrar.Info
Source : Adrar-Info (Mauritanie)

 

L’Assemblée nationale adopte les projets de lois sur la CENI, l’élection des députés représentant les mauritaniens établis à l’étranger et sur la Région

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L’Assemblée nationale adopte les projets de lois sur la CENI, l’élection des députés représentant les mauritaniens établis à l’étranger et sur la RégionL'Assemblée nationale a consacré, lundi, sa séance plénière, tenue sous la présidence de, M. Mohamed Ould Boïlil, son président, à trois projets de loi s portant sur la commission nationale électorale indépendante, l’aménagement de la loi sur l’élection des députés représentant les mauritaniens établis à l’étranger et sur la Région.

Dans son exposé, le ministre de l’intérieur et de la décentralisation, M. Ahmedou Ould Abdallah a relevé que les trois présents projets de loi organique s’inscrivent dans le cadre de l’action du gouvernement tendant à mettre en œuvre la réforme constitutionnelle opérée aux termes de la loi constitutionnelle référendaire N° 2017-022 du 15 août 2017 portant révision de certaines dispositions de la Constitution du 20 juillet 1991 à la suite de l’accord politique signé le 20 octobre 2017 qui constitue l’aboutissement du dialogue politique intervenu entre la majorité et une partie des formations de l’opposition.

Il a précisé, s’agissant du projet de loi organique sur la Région que celui-ci fixe les conditions de gestion par la Région de ses affaires ; celles de l’exécution par le président du conseil régional des délibérations et des décisions dudit conseil ;

les compétences propres de la Région, les compétences transférées par l’Etat ; les règles d’organisation et de fonctionnement des organes de la Région ; les conditions d’éligibilité et de candidature ; le régime financier de la Région et l’origine de ses ressources financières et les statuts particuliers des Régions de Nouakchott et de Nouadhibou.

Le ministre a ajouté que la Région est créée sous la forme d’une collectivité territoriale administrée par des organes élus au suffrage universel direct. Les limites territoriales de la Région coïncident avec celles de la circonscription administrative de la wilaya.

La Région a pour mission de promouvoir le développement économique, social, culturel et scientifique dans son ressort territorial dans le respect de l’intégrité, de l’autonomie et des attributions des autres collectivités territoriales.

Elle est administrée par deux organes : un organe délibérant (le conseil régional), élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans et un organe exécutif composé d’un président élu au suffrage universel direct et plusieurs vice- présidents en fonction du nombre des conseillers régionaux élus par leurs pairs.

Les actes de la Région sont soumis à la tutelle exercée par le ministre chargé de la décentralisation et le ministre chargé des finances. Elle dispose d’un budget propre alimenté par dotations d’investissements et de fonctionnement transférées par l’Etat ainsi que par des ressources extraordinaires.

La Région a été dotée de larges pouvoirs et dans de multiples domaines. Il s’agit des plus larges pouvoirs que l’on peut attribuer dans le cas d’une expérience qui fait ses premiers pas d’autant plus que ces pouvoirs vont se renforcer constamment à l’avenir.

La dissolution du conseil régional ou la destitution de son président est une mesure que dictent les exigences de la tutelle en cas de contravention à la loi. Aussi, cette tutelle demeure –t- elle nécessaire notamment dans le cas de conseils naissants ;

Les ressources de la Région englobent les allocations destinées à couvrir les dépenses de fonctionnement allouées en vertu de la loi de finance ; les taxes domaniales et les résultats de l’exploitation du patrimoine domanial ainsi que les coûts des services rendus en plus d’autres ressources comme les dons, les fonds d’appui et ceux destinés aux prêts ;

Le ministre a indiqué que l’agglomération de Nouakchott est érigée en une collectivité territoriale régionale unique avec la suppression de la communauté urbaine de Nouakchott (CUN) dont le patrimoine et les ressources sont transférées à la Région de Nouakchott. Les communes de Nouakchott conservent leur statut.

Au niveau de la circonscription administrative de la wilaya de Dakhlet Nouadhibou, il est créé une collectivité territoriale dénommée Région de Dakhlet Nouadhibou. Elle n’exerce, dans les limites territoriales de la zone franche de Nouadhibou, que les compétences dans les domaines suivants : l’environnement et la gestion des ressources naturelles ; l’éducation, l’alphabétisation et la formation professionnelle ; la santé et l’action sociale ; la jeunesse, les sports et les loisirs ; la culture.

Concernant le projet de loi portant sur l’élection des députés représentant les mauritaniens établis à l’étranger le ministre a précisé qu’il vise à réactualiser le nombre des députés à l’Assemblée Nationale qui passe 147 à 155 Députés conformément aux résultats du Recensement Général de la Population et de l’habitat de 2013.

Le relèvement du nombre des députés est dû à l’augmentation de huit sièges. Quatre (4) députés représentant les Mauritaniens établis a l’étranger et un (1) député supplémentaire pour les quatre (4) circonscriptions d’Aleg , Tintane , Kaédi et Nouadhibou ayant atteint le seuil de représentation par 4 députés.

Le ministre a ajouté que la caution de candidature est réduite de 20.000 à 10.000 ouguiyas et le pourcentage des suffrages exprimés requis pour le remboursement est fixé à 3%.

La Région a été dotée de larges pouvoirs et dans de multiples domaines. Il s’agit des plus larges pouvoirs que l’on peut attribuer dans le cas d’une expérience qui fait ses premiers pas d’autant plus que ces pouvoirs vont se renforcer constamment à l’avenir.

La dissolution du conseil régional ou la destitution de son président est une mesure que dictent les exigences de la tutelle en cas de contravention à la loi. Aussi, cette tutelle demeure –t- elle nécessaire notamment dans le cas de conseils naissants ;

Les ressources de la Région englobent les allocations destinées à couvrir les dépenses de fonctionnement allouées en vertu de la loi de finance ; les taxes domaniales et les résultats de l’exploitation du patrimoine domanial ainsi que les coûts des services rendus en plus d’autres ressources comme les dons, les fonds d’appui et ceux destinés aux prêts ;

S’agissant du projet de loi sur la CENI, le ministre a indiqué qu’il vise l’atteinte des objectifs suivants : élargir les compétences de la CENI pour englober la supervision et l’organisation des élections régionales, relever le nombre des membres du comité de gestion de 7 à 11 et définir les modalités d’élection du président et du vice – président de la commission ainsi que celles du recrutement des personnels nécessaires à l’accomplissement de la mission de la commission.

Les interventions des députés ont abordé le tapage médiatique qui a accompagné l’annonce de la création de la Région qui a relevé très haut la barre s’agissant des attentes et espoirs fondés sur cette entité. Mais le présent projet de loi ne s’est pas hissé au niveau de ces attentes. Bien au contraire, il a plutôt déçu non seulement au niveau de la modestie des compétences qui lui sont conférées mais aussi à la forte tutelle qui s’exerce sur elle ; Les craintes liées à la proportionnelle censée favoriser l’instabilité des conseils municipaux. Il était plus indiqué de faire une évaluation globale de l’expérience des communes avant d’évoluer vers un deuxième niveau de décentralisation afin d’éviter de tomber dans les erreurs de l’expérience passée et de tirer profit de ses points forts ;

Le taux de représentation des femmes dans les conseils régionaux est faible et laissée à la discrétion des partis présentant des candidats ; d’où les craintes par rapport à la possibilité d’élire des conseils régionaux où les femmes ne sont pas représentées.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

 

Ouverture à Bamako d’une réunion pour l’opérationnalisation de la force du G5 Sahel

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Ouverture à Bamako d’une réunion pour l’opérationnalisation de la force du G5 SahelUne réunion ministérielle des pays membres du G5 sahel (Burkina, Mauritanie, Mali, Niger et Tchad) s’est ouverte ce lundi à Bamako sur l’opérationnalisation de la force conjointe du G5 sahel, a constaté APA.

La réunion regroupe les ministres des affaires étrangères, de la défense et de tutelle des 5 pays membres du G5 sahel, une instance créée en 2014 et vise au règlement des conflits armés sahéliens.

Elle vise à poursuivre et accélérer la montée en puissance de la force de lutte anti-terroriste commune au 5 pays et qui devrai compter à terme 5000 hommes, indique-t-on. A l’ouverture des travaux, le secrétaire permanent du G5 sahel, Najim Eladj Mohamed a indiqué que la force des 5 pays membres attendra sa pleine capacité en mars.

‘’Il faut le noter pour s’en féliciter, la tenue de cette réunion ministérielle conjointe sur l’opérationnalisation de la force du G5 sahel se tient dans un contexte particulier, marqué surtout par le plein appui de la communauté internationale à travers l’adoption de la résolution 2391 du 23 octobre 2017. La force conjointe du G5 sahel atteindra sa pleine capacité en mars 2018,’’ a-t-il déclaré.

Le secrétaire permanent du G5 sahel a fait le point des financements reçus dans le cadre du fonctionnement de la force.

‘’ A ce jour, la force conjointe du G5 sahel a enregistré 289 millions d’euros de contribution sur un budget prévisionnel de 423 millions d’euros, soit 69, 5%,’’ a indiqué Najim Elhadj Mohamed.

Quant ministre malien des affaires étrangères Tiéman Huber Coulibaly, également président du conseil des ministres du G5 sahel, il a insisté sur l’importance de l’opérationnalisation rapide de la force conjointe du G5 sahel :

‘’Ce défi nous oblige à continuer d’être davantage au rendez-vous pour traduire sur le terrain notre capacité de restaurer la paix et la sécurité dans l’espace sahélien Notre agenda est contraint, nous devons choisir les voies les plus rapides pour atteindre la pleine opérationnalisation de cette force, parce que l’urgence qui nous presse aujourd’hui est indescriptible.’’

Cette rencontre discutera aussi du nouveau règlement de la force conjointe du G5 sahel.

La future force du G5 Sahel dispose déjà d'un quartier général à Sévaré, dans le centre du Mali, et de deux PC à Niamey et en Mauritanie.

Source : Apanews

 

 

La rébellion condamne le massacre et prône la poursuite du dialogue à Casamance

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La rébellion indépendantiste du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) a condamné lundi le massacre ce week-end de 13 jeunes hommes dans une forêt de cette région du sud du Sénégal et affirmé son engagement à poursuivre le dialogue "en faveur d'une issue heureuse" à un conflit vieux de 35 ans.

Le MFDC, qui lutte depuis 1982 pour l'indépendance de la Casamance, "condamne fermement cet acte", a-t-il indiqué lundi sur son site d'information, alors que le pays observe lundi et mardi un deuil national, décrété par le président Macky Sall.

Le mouvement rebelle demande "aux autorités sénégalaises d'orienter leurs enquêtes vers" des responsables administratifs et militaires locaux "à la tête d'un vaste réseau de coupe clandestine et de vente illicite du bois de teck", selon le texte.

Le teck est un arbre tropical qui produit un bois précieux très recherché notamment pour la fabrication de ponts de bateaux et de meubles de jardin. Il pousse en Casamance, une des régions les plus boisées du Sénégal, voisine de la Guinée-Bissau et de la Gambie, et fait l'objet de nombreuses convoitises et de trafics.

La rébellion lie plus précisément le massacre de samedi à un conflit entre des scieries locales, dont la "forte concurrence a fini par instaurer une atmosphère d'animosité entre les employés".

"Le MFDC continue dans sa dynamique d'ouverture au dialogue en faveur d'une issue heureuse au conflit casamançais. Le mouvement "ne se laissera pas distraire ni désorienter par les fossoyeurs de la paix" et des acteurs locaux "qui ne visent rien d'autre que de casser la dynamique de paix afin de pouvoir mieux vivre du conflit", poursuit le texte.

Un responsable local de la rébellion, Oumar Ampaye Bodian, a également condamné le massacre de samedi, "un acte odieux (qui) ne peut rester impuni au moment où le président de la république a tendu la main" au MFDC, a affirmé M. Bodian sur la radio privée Sud FM.

"Nous restons déterminés" dans la recherche de paix parce que "la question de la Casamance doit être réglée autour d'une table", a-t-il poursuivi.

"L'aile politique intérieure et extérieure du MFDC se démarquent de cet acte odieux. Nous allons descendre dans le maquis pour situer les responsabilités", a t-il ajouté, en n'indiquant pas des éléments de la rébellion étaient ou non impliqués dans la tuerie.

Source : VOA Afrique

 

Le Président de la République adresse un message

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Le Président de la République adresse un message de condoléances au président sénégalaisLe Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a adressé le message de condoléances qui suit à Son Excellence Monsieur Macky Sall, président de la République du Sénégal:

"Monsieur le Président et cher frère,

Nous avons appris avec consternation et tristesse la nouvelle de l’attaque armée survenue le samedi 6 janvier 2018 dans l’arrondissement de Niaguis, département de Ziguinchor, et qui a fait plusieurs morts et blessés.

En cette douloureuse occasion, je vous exprime, et à travers vous au peuple et au gouvernement sénégalais frères ainsi qu'aux familles des victimes, nos sincères condoléances et notre entière solidarité.

Veuillez recevoir, Monsieur le Président et cher frère, l'assurance de ma très haute considération.

Mohamed Ould Abdel Aziz".
Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

L’Assemblée nationale adopte trois projets de loi relatifs aux communes, aux parlementaires et aux femmes

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L’Assemblée nationale adopte trois projets de loi relatifs aux communes, aux parlementaires et aux femmesL'Assemblée nationale a adopté, au cours d'une plénière, tenue ce jeudi, sous la présidence de M. Mohamed Ould Boïlil, son président, trois projets de loi relatifs aux communes (i), aux députés (ii) représentant les mauritaniens vivant à l'étranger et à l'accès des femmes aux fonctions électorales (iii).

Le ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation, M. Ahmedou OuldAbdalla, a indiqué dans son intervention devant les députés que le premier projet de loi, modifiant et complétant certaines dispositions de l'ordonnance instituant les communes, traduit en partie, l’accord politique signé le 20 octobre, 2016, entre la majorité présidentielle et certains partis de l'opposition.

« Il vise à déterminer un mécanisme de succession du maire et du conseiller municipal en cas de vacance des fonctions de l’un ou de l’autre, d’une part, et la définition du fichier électoral et son contenu. D’autre part, la réduction de la caution de candidature de 10 mille à 5 mille ainsi que le pourcentage requis des suffrages exprimés pour le remboursement de cette caution, pour atteindre 3% », a-t-il dit.

«La compétence est effectivement requise pour les candidats à tous les postes électoraux», a-t-il ajouté, soulignant qu'il était plus approprié pour les partis politiques, d’en tenir compte pour leurs candidats, au lieu de tenter de l’imposer à travers des dispositions règlementaires.

Evoquant le second projet de loi relatif à l'élection des députés représentants les Mauritaniens vivant à l'étranger, le ministre l’a inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme constitutionnelle en vigueur, en vertu du référendum constitutionnel n° 022-2017, en date du 15 août 2017, portant sur la révision de certaines des dispositions de la Constitution du 20 Juillet 1991, à la suite de l'accord politique paraphé le 20 octobre 2016 entre la majorité présidentielle et certains partis de l'opposition.

«Le projet de loi définit le mécanisme de l'élection des députés représentants les Mauritaniens vivant à l'étranger, de sorte qu’ils soient élus par un corps électoral composé de députés de l'Assemblée nationale, pour représenter, quatre circonscriptions électorales, un député pour chacune à savoir: l'Afrique, l'Asie, l'Europe et l'Amérique » a-t-il indiqué.

Le ministre a loué par la suite, le projet de loi, relatif à l’encouragement de l'accès des femmes aux fonctions électorales, précisant qu’il intervient aussi en application de la réforme constitutionnelle en vigueur, en vertu de la Loi fondamentale référendaire n° 022-2017, en date du 15 août 2017, portant sur la révision de certaines des dispositions de la Constitution du 20 juillet 1991, à la suite de l’accord politique conclu le 20 octobre 2016, entre la majorité présidentielle et certains partis de l'opposition.

« Ce projet de loi vise la préservation du quota de représentativité des femmes aux postes électoraux dans les conseils régionaux », a-t-il rappelé, mettant en exergue, le droit que ce projet de loi confère à la femme pour obtenir un quota, représentant le seuil minimal de sièges dans les listes de candidats pour ces conseils.

« Ce quota a été fixé à 2 candidates sur 11 conseillers, 3 sur 15, 4 sur 21 et 5 sur 21 et plus », a-t-il dit.

Les députés ont indiqué dans leurs interventions, que la redynamisation du rôle des communes, nécessite des conditions plus fermes chez les candidats ainsi que des privilèges incitatifs pour les conseillers municipaux, rappelant l’échec de la restriction des candidatures aux partis politiques, à freiner la transhumance politique ; ce qui requiert l’autorisation à tous de briguer ces fonctions éligibles, ont-ils fait remarquer.

«Pour que ces députés représentent réellement les mauritaniens vivant à l’étranger, la structure électorale doit être, les électeurs des communautés résidentes à l’étranger et non les députés de l'Assemblée nationale», ont-ils souligné.

«Le fait de limiter leur élection à cette chambre, tranche à priori la compétition électorale au profit du parti majoritaire au sein de l'Assemblée », ont-ils dit.

«La discrimination positive en faveur des femmes est une question très importante, mais il est nécessaire d'imposer un minimum de conditions pour assurer un certain niveau de compétence des femmes candidates », ont-ils précisé, rappelant que l’expérience du quota réservé aux femmes, lancée depuis un certain temps, n’a pas fait encore l’objet d’une évaluation, pour apprécier son efficacité.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

Des indemnisations "bis" pour solder le passif humanitaire

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Des indemnisations L’annonce par le gouvernement de solder le passif humanitaire par des réparations matérielles supplémentaires : c’ est la démarche en cours que le président Mohamed Ould Abdel Aziz veut mettre en œuvre en vue d’achever son projet de règlement définitif du dossier des victimes des crimes commis par le régime de Taya entre 1986, 1989 et 1991.

Sans avancer des dates précises, ni livrer la composition des commissions chargées de piloter cette phase bis, moins encore la démarche à mettre en œuvre, le ministre de la défense à qui échoit cette mission s’est contenté pour le moment de l’information brute non suivie du moindre détail.

Les propos du ministre ayant provoqué un simple effet d’annonce ont entretenu le flou dans les milieux des organisations réclamant un règlement judiciaire de cette question. Là où le président ne veut pas s’aventurer au risque de s’exposer à la colère des bourreaux amnistiés par une loi scélérate votée par le parlement de Ould Taya.

Ould Abdel AZIZ n’a –t-il plus que cette recette pécuniaire pour mettre la dernière main sur ce dossier en tournant après, le dos aux voix qui veulent que justice soit observée pour panser les plaies.

Après la prière de l’absent organisée en 2009 dans la capitale du Gorgol et l’accord signé entre le gouvernement et les représentants des familles des victimes via une commission mise en place pour recenser et indemniser les ayants droits, le présidant semble poursuivre les promesses du discours de Kaedi qui s’est résumé à la reconnaissance implicite des faits sans situer la moindre responsabilité ni présenter des excuses de la part de l’État. En effet, Mohamed Ould Abdel Aziz en esquivant la dimension judiciaire de ce dossier évite d’assumer un héritage aussi encombrant que son ancien patron Taya a laissé à tout celui qui aura le courage historique de le résoudre.

On se rappelle, durant la transition démocratique de 2005 dirigée par feu Ely Ould Mohamed Vall, le passif humanitaire ne figurait pas dans l’agenda du chef de la junte ayant déposé Taya. D’ailleurs les défenseurs du règlement du passif humanitaire avaient été déçus par la réponse du Colonel Ely sur cette question. Si Ould Abdel Aziz n’a pour toute solution au règlement que l’argent, son chemin et celui des organisations exigeant la justice et le devoir de mémoire ont encore de longs jours pour se rencontrer.

Les nouvelles indemnisations comme les premières accordées aux ayants droits ne donnent aucune garantie de défense aux criminels que L’État n’a pas autorité religieuse ou morale à pardonner. Le principe de l’imprescriptibilité de la justice fait que si les juridictions nationales ne sévissent pas contre les coupables, des saisines auprès de tribunaux internationaux pourraient être un recours. La démarche du président Mohamed Ould Abdel Aziz n’est pas la solution au règlement mais juste un geste d’apaisement politique.

Face à ce dossier grave, il ne se résoudra pas à ouvrir la boite à pandore tant qu’il traitera avec des organisations à qui sont confiées les mallettes des indemnisations. Le président doit mettre en œuvre des mécanismes beaucoup plus adaptés pour que dimension sociale et morale prédomine sur les pressions politiques.

Source : Le Rénovateur Quotidien (Mauritanie)

 

 

Mauritanie-France : « Réseauteurs » en boubou

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Mauritanie-France : « Réseauteurs » en boubou Le député français Jean-Jacques Bridey (LREM) multiplie les voyages en Afrique afin d’entretenir et de développer son réseau de contacts. Disposant déjà de nombreux relais au Mali, où il a passé les fêtes de Noël en 2016, le député français Jean-Jacques Bridey (LREM), qui préside la commission de la défense à l’Assemblée nationale, étend ses réseaux en Mauritanie.

Présent dans ce pays du 26 au 29 novembre, à l’invitation des autorités, l’ex-maire de Fresnes a assisté à Kaédi (Sud) au traditionnel défilé militaire de la Fête de l’indépendance.

Entre deux méchouis partagés en boubou, Bridey s’est entretenu avec Mohamed Ould Abdelaziz, le président, Mohamed Ould Ghazouani, le chef d’état-major, et Najim Elhadj Mohamed, le secrétaire permanent du G5 Sahel.

D’autres parlementaires français se sont joints à ce voyage piloté par Ali Soumaré, directeur conseil au sein de l’agence de communication Solicom et ex-porte-parole de Manuel Valls lors de la primaire socialiste de 2011.

Parmi eux, les anciens députés François Loncle (PS) et Jean-Louis Costes (Les Républicains), ainsi que les députés Amal Amélia Lakrafi, Liliane Tanguy, Martine Leguille-Balloy et Jean-François Mbaye (LREM). Ce dernier s’intéresse de près aux relations franco-africaines.

Source : Jeune Afrique

 

Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 23 Novembre 2017

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Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 23 Novembre 2017Le Conseil des Ministres s'est réuni le Jeudi 23 novembre 2017 sous la présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République.

Le Conseil a examiné et approuvé les projets de loi suivants :

-Projet de loi organique relative à la Région.

En application de la récente reforme constitutionnelle et suite à l’accord politique du 20 octobre 2016 entre la majorité présidentielle et certains partis et groupements de l’opposition, le présent projet de loi organique a pour objet de fixer le ressort de la région, son organisation, ses compétences, son mode de gestion et l’ensemble des règles régissant son action.

-Projet de loi organique relative à l’élection des députés représentant les Mauritaniens établis à l’étranger.

En application de la récente reforme constitutionnelle et suite à l’accord politique du 20 octobre 2016 entre la majorité présidentielle et certains partis et groupements de l’opposition, le présent projet de loi organique a pour objet de fixer les règles régissant les élections des députés représentant les Mauritaniens établis à l’étranger.

-Projet de loi organique modifiant certaines dispositions de la loi organique n° 2012-027 du 12 avril 2012 portant institution de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

En application de l’accord politique du 20 octobre 2016 entre la majorité présidentielle et certains partis et groupements de l’opposition, le présent projet de loi organique a pour objet de définir les missions, les règles d’organisation et de fonctionnement de la CENI.

Il intervient pour renforcer le caractère de collégialité de cette autorité publique indépendante garante de la crédibilité du processus électorale dans notre pays.

-Projet de loi organique modifiant et complétant certaines dispositions de la loi organique n° 2012-034 du 12 avril 2012 modifiant certaines dispositions de l'ordonnance no 2006-029 du 22 août 2006 portant loi organique relative à la promotion de l'accès des femmes aux mandats électoraux et aux fonctions électives.

En application de la récente reforme constitutionnelle et suite à l’accord politique du 20 octobre 2016 entre la majorité présidentielle et certains partis et groupements de l’opposition, le présent projet de loi organique vise à consacrer la représentation des femmes dans les conseils régionaux.

-Projet de loi organique modifiant et complétant certaines dispositions de la loi organique n° 2012-032 modifiant certaines dispositions de l'ordonnance n°87-289 du 20 octobre 1987 abrogeant et remplaçant l'ordonnance no 86-134 du 13 août 1986 instituant les communes.

En application de la récente reforme constitutionnelle et suite à l’accord politique du 20 octobre 2016 entre la majorité présidentielle et certains partis et groupements de l’opposition, le présent projet de loi organique a pour objet de définir les modalités de remplacement du maire et du conseiller municipal en cas de cessation définitive de leurs fonctions, définir le fichier électoral et son contenu et enfin de réduire la caution de candidature et pourcentage requis des suffrages exprimés pour le remboursement.

-Projet de loi organique portant modification de certaines dispositions de la loi organique n° 2012-029 du 12 avril 2012 modifiant l’ordonnance no 91-028 du 7 octobre 1991, modifiée, portant loi organique relative à l'élection des députés à l’Assemblée nationale.

En application de la récente reforme constitutionnelle et suite à l’accord politique du 20 octobre 2016 entre la majorité présidentielle et certains partis et groupements de l’opposition, le présent projet de loi organique a pour objet de réactualiser le nombre de députés sur la base des résultats du dernier recensement général des populations et de l’habitat, ce qui s’est traduit par l’augmentation du nombre des sièges.

Par ailleurs, le projet de loi organique réduit de moitié la caution de candidature et fixe le pourcentage des suffrages exprimés pour le remboursement à 3%.

-Projet de loi organique abrogeant et remplaçant la loi n° 78-011 du 19 janvier 1978, portant loi organique relative aux lois des Finances.

Le présent projet de loi organique intervient, suite aux récents amendements constitutionnels, pour moderniser notre système de gestion des finances publiques et garantir son adaptation aux défis à venir (régionalisation, gestion des ressources naturelles).

Il vise, notamment, l’introduction de programmes ministériels rendant plus lisible l’utilisation des crédits publics, la responsabilisation des gestionnaires à travers une fongibilité des crédits leur offrant une plus grande marge de manœuvre et le renforcement de la transparence par une documentation budgétaire plus étoffée.

Le Conseil a également examiné et adopté les projets de décret suivants :

-Projet de décret portant approbation d’une convention d’établissement entre la République Islamique de Mauritanie et la Société OPERATIONS PORTUAIRES MAURITANIENNES (OPM GROUPE).

Le présent projet de décret a pour objet d’approuver, conformément au Code des investissements, une convention d’établissement entre l’Etat et la Société Opérations Portuaires Mauritanienne portant sur la réalisation et l’exploitation par ladite société d’un projet de pôles industriels et logistiques pour un coût global de cinq milliards huit cent cinquante millions d’ouguiyas.

Ce projet qui sera réalisé au niveau du Port de Nouakchott s’inscrit parfaitement dans le cadre du plan de développement économique et social du pays et devra permettre la création de 250 emplois dont 50 emplois permanents.

- Projet de décret portant création d’une zone économique spéciale dénommé « Pôle de Développement du Tagant ».

Le présent projet de décret a pour objet la création d’une zone économique spéciale dénommée « Pôle de Développement du Tagant » et ce conformément aux dispositions pertinentes du Code des Investissements et de la Loi d’Orientation sur l’Aménagement du Territoire.

La création de ce pôle de développement aura des impacts multiformes en termes d’exploitation rationnelle des potentialités économiques locales, de création d’emplois, d’augmentation de la valeur ajoutée des secteurs à fort potentiel de la Wilaya, du développement économique équilibré du pays ainsi que de la fixation des populations dans leur terroir et l’amélioration de leurs conditions de vie.

- Projet de décret portant composition de l’hymne national de la République Islamique de Mauritanie.

Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Enfin, le Conseil a pris les deux mesures individuelles suivantes :

Ministère de l’Agriculture

Cabinet du Ministre

Conseiller Technique chargé la Formation et de la Recherche : El Moustapha Ould El Wavy, précédemment Inspecteur Général Interne au même Ministère.

Inspection Générale Interne.

Inspecteur Général : Djieh Ould Cheikh Bouye, précédemment Conseiller Technique chargé la Formation et de la Recherche au même Ministère.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

Hymne national mauritanien, nouveau texte et nouvelle composition

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AUDIO. Hymne national mauritanien, nouvelle composition et nouveau texteSur les réseaux sociaux, la nouvelle composition de l’hymne national tourne en boucle, depuis ce jeudi soir et est sur toutes les lèvres.

«La conception et la réalisation du drapeau sont achevées et tous les édifices gouvernementaux et officiels ont commencé à l’acquérir, en perspective de sa levée, à l’occasion de la célébration de la fête de l'Indépendance nationale, comme c’est également le cas pour l'hymne, dont la composition est terminée et qui sera jouée lors de cet anniversaire», a dit jeudi le porte-parole du Gouvernement mauritanien, Dr Mohamed Lemine Ould Cheikh, cité par l’agence mauritanienne d’information (AMI, officielle).

Ce nouvel hymne national, objet de controverse, doit être entendu officiellement pour la première fois, la veille du 28 Novembre, lors de l’adresse à la Nation du Chef de l’Etat, Mohamed Ould Abdel Aziz, qui a décidé cette année d’organiser la célébration de la fête nationale d’indépendance, à Kaédi, une première pour cette ville du sud de la Mauritanie.

Par la Rédaction de Cridem, avec l’AMI


Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 16 Novembre 2017

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Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 16 Novembre 2017Le Conseil des Ministres s'est réuni le Jeudi 16 novembre 2017 sous la Présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République.

Le Conseil a examiné et approuvé un projet de loi abrogeant et remplaçant les dispositions de l’article 306 de l’ordonnance 83-162 du 9 juillet 1983 portant institution du Code Pénal.

Le présent projet de loi vise à abroger et remplacer l’article 306 de l’ordonnance n°83-162 du 09 juillet 1983 portant Code Pénal en vue de durcir les peines prévues à l’encontre du blasphémateur de Dieu ou de ses messagers ou ses anges ou ses livres ou l’un de ses prophètes.

Le Conseil a également examiné et adopté les projets de décret suivants :

- Projet de décret portant renouvellement du permis de recherche n°1841 pour les substances du groupe 1 (Manganèse) dans la zone de M’Bout (Wilaya du Gorgol); au profit de la société El Hajera Sarl.

- Projet de décret accordant le permis de recherche n°2226 pour les substances du groupe (2) dans la zone de Gadel (Wilayas du Hodh El Cherghi et du Hodh El Gharbi) au profit de la société Assistance Solution Services Sarl (A.S.S).

- Projet de décret accordant le permis de recherche n°2254 pour les substances du groupe (1) dans la zone d’Askaf Sud (Wilaya de Tiris Zemmour) au profit de la société Négociations et prestation (SONEP-SARL).

- Projet de décret accordant le permis de recherche n°2477 pour les substances du groupe (1) dans la zone de F’derick Ouest (Wilaya Tiris Zemmour au profit de la société Groupe d’Industrie Minière et d’Acier de Mauritanie Sarl.

- Projet de décret accordant le permis de recherche n°2482 pour les substances du groupe (1) dans la zone de Guelb Aroueiguij (Wilaya de l’Adrar) au profit de la société Wafa Mining & Petroleum (WMP SA).

Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Le Ministre du Pétrole, de l’Energie et des Mines a présenté une communication relative à l’autorisation de signature de trois (3) contrats d’Exploration-Production avec la société (Exxon Mobil) sur trois (3) blocs de l’offshore du bassin côtier.

Le Ministre des Pêches et de l’Economie Maritime a présenté une communication relative à la formalisation de l’activité de la pêche artisanale.

Cette communication présente les mesures visant à formaliser l’activité de la pêche artisanale dans un souci de développement maitrisé et diversifié et d’une plus grande intégration de ce sous- secteur à l’économie nationale.

La Ministre de l’Elevage a présenté une communication relative au forum d’investissement pour l’élevage en Mauritanie.

Cette communication fait le point sur les conditions dans lesquelles s’est tenu le forum sur l’investissement dans le secteur de l’élevage, les objectifs poursuivis et les résultats obtenus.

Dans ce cadre, on note qu’en marge dudit forum, sept accords et conventions de financement ont été signés avec des bailleurs de fonds arabes ainsi qu’avec quelques acteurs privés nationaux.

Le Ministre de la Culture et de l’Artisanat a présenté une communication relative à la composition de l’hymne national.


Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

Education nationale : Tableau noir

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Education nationale : Tableau noirA l’occasion du passage la semaine dernière du ministre de l’Education devant l’Assemblée nationale, le député du Sursaut Abdallahi Ould Breihim s’est contenté de lire l’une des fameuses Mauritanides de feu Habib Ould Mahfoudh sur la situation de l’enseignement en Mauritanie. Ecrite il y a près de vingt ans, elle est plus que jamais d’actualité.

Qu’est-ce qu’on fait à l’École maintenant ?

-On trouve les copains, on mâche des tonnes de chewing-gum, on se raconte la bonne dernière, on chahute le prof, on cause musique et vidéo, on fait une ou deux grèves pour la forme, on casse les vitres pour tuer le temps et…on passe en classe supérieure.

C’est la mode : on soupire, on se prend la tête à deux mains, on lève les yeux au ciel et on dit que « l’enseignement, décidément, ça fout le camp ! »

Il reste que le malaise est certain. Quelque chose ne va pas. Mais quoi ?

Le niveau baisse-t-il réellement ? Les méthodes pédagogiques sont-elles appropriées ? Le contenu des programmes est-il adéquat ? Les réformes sont-elles adaptées et nécessaires ? Le corps enseignant est-il suffisamment formé ? Les questions ne manquent pas. Les réponses, si. Voyons voir.

Rien de plus difficile, en fait, que de jauger un niveau.

C’est d’abord une question « de tête et de queue ». Personne ne conteste que les Premiers, en classe, aux concours, au Bac, sont aussi bons que par le passé. Seulement, si la qualité demeure, la quantité se réduit. Le nombre de bons élèves fond à vue d’œil.

Personne ne conteste non plus que les derniers de la classe sont de plus en plus faibles. On se retient parfois pour ne pas noter au-dessous de zéro …. Si leur niveau baisse, les derniers augmentent en nombre aussi. Les bons élèves, donc, de moins en mois nombreux sont toujours aussi bons tandis que les mauvais, de plus en plus nombreux, sont de plus en plus mauvais.

En classe, cela pose un problème de « contagion ». L’enseignant doit adapter ses cours à la majorité ignorante au détriment des bons éléments qui perdent ainsi leurs chances et leur temps. C’est la politique de l’égalité par le bas…on sait où est-ce qu’elle a amené les autres….là-bas…

Remarquons aussi que l’expérience concrète des élèves s’est beaucoup enrichie, qu’ils possèdent une quantité d’informations inimaginables par leurs aînés des années 70. Mais demandons-nous à quoi sert ce savoir sans esprit critique, sans faculté de raisonnement sans pouvoir d’expression, sans capacité de synthèse. A peu de choses, sinon à rien.

Il est révélateur que la majorité des élèves de la Première année secondaire ne sachent ni lire ni écrire ou alors annoncent péniblement et donnent l’impression d’avoir fait leurs classes sous Toutankhamon, tellement ce qu’ils « écrivent » ressemble à des hiéroglyphes.

Il serait facile d’incriminer leur formation à l’école primaire…. Et c’est ce que je ferai, quand même. Chez nous, la baisse du taux de mortalité infantile, doublée de la hausse de la natalité, la croissance du taux d’urbanisation et donc des possibilités de scolarisation, se sont faites si rapidement que l’infrastructure scolaire n’a pas suivi.

A l’école cela se traduit par des élèves se serrant à cinq ou six par table. Cela veut dire un maximum de murmures, de chuchotements, de morve bruyamment reniflée, de toux comprimés, de rires étouffés, de soupirs de lassitude, d’odeurs suspects, de pieds qu’on traîne, de crayons qu’on ramasse, de pages qu’on froisse… La grande ambiance, quoi !

Mettez un homme – ou une femme – dans cette pétaudière, saupoudrez le tout de formation accélérée sur le tas, ajoutez-y une pincée de vexations personnelles et de rancœurs professionnelles, secouez le tout violemment, et vous aurez la recette d’une parfaite usine à cancres.

L’enseignant, toujours au bord de la dépression, passe plus de temps à faire n’importe quoi qu’à enseigner : 30 minutes pour faire les rangs, petits devant – grands derrière – couvrez – fixe. Essayez ! Ce n’est pas facile ! Les petits ne sont jamais assez petits ni assez devant et les grands, il faut les trouver, et trouver où c’est derrière…

40 mn : les garnements rentrent, s’installent, ouvrent leurs sacs, perdent leurs crayons, les retrouvent, se volent joyeusement les cahiers, s’insultent copieusement, changent cinq à six fois de place jusqu’à l’intervention de l’instituteur. Son problème étant de frapper assez fort sans trop faire mal.

(Question d’honneur – ne pas s’entendre traiter de mauviette – et question de ne pas s’attirer, les foudres des parents d’élèves). Exercice d’équilibre chevronné. Bon, après que chaque petit ange ait reçu son coup de bâton, (ça aussi c’est la démocratie), la leçon peut commencer. La bastonnade démocratique ayant duré 40 mn encore, on dispose tout juste de 10 mn avant la récréation. On ouvre les cahiers.

L’instit-martyr écrit la date et… la cloche sonne. Récré de 30 mn. Le personnel enseignant se barricade en attendant que ça passe, Re-cloche. Les rangs – couvrez-fixe – rentrez silence – chahut – bastonnade – acrobaties – rires – bastonnage – pleurs – consolations – close, Midi.

Je caricature, c’est vrai, mais ce n’est pas loin de la réalité. Notons au passage l’absentéisme des enseignants du primaire, qui ont toujours mille et une raisons pour ne pas rejoindre Aweinat Zbil ou Kalanioro….

Qu’on ne me taxe pas de phallocrate, mais les institutrices avec leur batterie de congés, fictifs ou réels – de la maternité à la pauvre maman qui meurt cinq fois par an – perturbent sérieusement le système éducatifs elles aussi.

En second lieu vient le problème des méthodes pédagogiques. Ce ne sont pas les procédés – qui restent pour la plupart des vœux pieux – qui m’intéressent, mais l’enseignant lui-même. De l’image d’autorité dispensatrice de savoir des années 60, il est passé petit à petit à celle de Smicard méprisé, gagne-pain d’un savoir désuet et inutile, dans les années 80.

La connaissance ne payerait-elle plus ? Dans l’une comme dans l’autre de ces images se trouvent des excès. Au début on confondait autorité avec tyrannie. Ensuite, il a fallu décongestionner. Le style devient relaxe. Et on a confondu liberté avec laxisme.

En voulant plus de liberté à l’école, on a oublié que le rôle de l’enseignant est de fortifier, développer entraîner par l’effort. Aux Etats-Unis, on se plaint de la baisse généralisée du niveau. Et c’est justement à cause de la suppression des méthodes sélectives qu’on a jugées frustrantes.

Et l’on n’a pas pensé que l’ignorance frustre encore plus. Un retour à l’ordre, à l’effort, à la volonté s’impose. C’est une idée peut être réactionnaire. Moi, je préfère un réactionnaire intelligent à un révolutionnaire idiot …. Je ne sais pas, vous….

En troisième position se pose le problème de l’inadéquation des programmes. C’est à vous désespérer de l’humanité. Il est peut être exaltant de connaître le mode de reproduction chez les gastéropodes, le nombre des dents de lait d’une poule adulte, le nombre de Boudhas dans le Temple d’Aghor-Vat, le nom de la belle sœur de l’inventeur de la poudre à éternuer…. mais on est en droit de se demander si c’est tellement nécessaire pour les élèves d’un pays du Tiers Monde.

On ne peut pas, donner des cours de reboisement ou d’hygiène au lieu de disserter sur le nez de Cléopatre, des poèmes du Grand Seddoum au lieu de commenter un obscur passage de la poésie tunno-ougrienne ? D’Al Hadj Omar Tall au lieu de Pépin le Bref ?

Ce serait si simple pourtant et tellement plus important.

Là aussi je caricature mais on fera aisément le rapprochement. Un programme doit être un tout cohérent réalisable. Ça doit être un ensemble d’objectifs que l’on se propose d’atteindre. Ce n’est pas une substance morte, caduque, réalisée à la va-comme-je-te-pousse.

En sabotant les programmes de notre enseignement, nous hypothéquons notre avenir. Resterons-nous d’éternels amateurs ? Il nous faut mettre autant de sérieux dans la conception de nos programmes scolaires que dans le rituel du thé – seul domaine où notre professionnalisme n’est plus à démontrer.

La formation du corps enseignant est peut être l’un des grands points du problème scolaire. Trop souvent on ne devient professeur, instituteur, que parce qu’on a rien trouvé d’autre à faire.

La formation est trop théorique, n’exigeant aucun effort particulier, souvent incomplète. Là aussi se pose le vieux problème de la connaissance et de la performance. On ne peut enseigner correctement que ce qu’on l’on connaît à fond. Une formation continue, par recyclages, stages, séminaires est nécessaire.

Il faut que le prof, l’instituteur, soit tenu au courant des derniers résultats de la science, il faut qu’il évolue et se renouvelle. Les séminaires ne doivent plus être seulement l’occasion de retrouvailles et de jeux pédagogiques, mais doivent se tourner vers la connaissance. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de bons enseignants, non.

Il y en a, mais c’est une espèce en voie de disparition. Bientôt on verra un vieil homme barbu et ridé, tournant dans une cage de zoo sur laquelle on a écrit : « Silence », et les bambins lui jetteront des arachides, et les braves mamans pleureront en le voyant si triste. Et ce sera là l’un des derniers spécimens de l’Ordre des « Bonsenseignants ».

Le tableau est-il assez noir ? Ce serait vraiment le comble quand on parle de l’Ecole. Revenons alors à notre niveau.

Last but not least, il y a le problème, inévitable, posé par la substitution de l’éducation massive à ce qu’on m’excusera d’appeler « l’éducation bourgeoise ». Les premiers enfants à l’école « moderne » étaient les fils d’une certaine « élite » mauritanienne.

Ces enfants bénéficiaient d’un environnement assez favorable intellectuellement. Il est significatif que le milieu maraboutique ait plus facilement adopté le système éducatif colonial, que le reste de la population.

Cela suppose une certaine sélection permettant aux enfants de cette élite de fréquenter la « Medersa » de Boutilimit ou « l’Ecole des fils de chefs » de Saint-Louis. La scolarisation généralisée d’après l’indépendance a permis à tous d’aller à l’école. Et assez souvent la qualité est inversement proportionnelle à la quantité.

Ce n’est pas tout, bien sûr. Mais à force de surcharger le tableau, je serai obligé de l’effacer. Et les éponges, ça manque énormément. J’ai voulu simplifier à l’extrême les grandes causes de ce que l’on appelle « la baisse des niveaux ». Ce qui ne l’empêchera pas de baisser. Mais, courage !

Un jour, il remontera. Parce qu’il aura tellement baissé qu’il ne pourra pas ne pas remonter. Attendons, donc. Et laissons nos adorables élèves penser que Socrate vit toujours, qu’Ibn Khaldoum assistait au dernier Mundial et que Behanzin est disc-jockey dans « Miami-vice ».

Entre un clip de Michael Jackson et la retransmission du match Bengladesh-Papouasie Nouvelle Guinée, ils en apprendront toujours assez sur les robes des jeunes égyptiennes, la circoncision chez les Hottentots ou la consommation des choux chez les vieilles dames berrichonnes. On a l’enseignement qu’on mérite.

Source : Le Calame (Mauritanie)