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Politique en Mauritanie

Le candidat Mohamed Ould Maouloud séduit les populations de Sebkha

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Le candidat Mohamed Ould Maouloud séduit les populations de SebkhaKassataya - Venus en masse répondre à l’invitation de la section de la Coalition des Forces du Changement Démocratique, les jeunes de la commune de Sebkha ont eu un échange franc et instructif avec le Dr Mohamed Ould Maouloud candidat à l’élection présidentielle du 22 juin 2019, accompagné entre autre par son directeur de campagne M. Limam Ahmed Ould Mohamedou, du vice président de l’UFP le professeur Lo Gourmo ainsi que de la députée Kadiata Malick Diallo.

Très en verve et engagé à mettre fin au régime politique en place, le Dr Mohamed Ould Maouloud a fait un diagnostic sans concession de la gestion calamiteuse et de l’amateurisme dont a fait preuve le régime en place dont le candidat Ould Ghazouani est comptable.

L’Etat n’existe pas, il a abandonné toutes ses prérogatives.. .

“Je suis conscient de la situation difficile que vit Sebkha, c’est le cas partout en Mauritanie, mais ici c’est le symbole.“

C’est en ces termes, que le Dr Mohamed Ould Maouloud a dressé le bilan négatif du régime en place, caractérisé par “le chômage, le délabrement de l’école, de la santé, l’insécurité, la paupérisation… et ce malgré les moyens dont il a bénéficié avec l’augmentation des revenus des secteurs extractives qui sont mal investis”. Cette situation s’est aggravée à cause, dit-il, d’une politique de “spectacle et d’improvisation”.

“Vous êtes les garants de la démocratie” scande Ould Maouloud devant des jeunes conquis…

Évoquant la particularité de ce quartier périphérique riche en ressources humaines et en potentiels aussi bien économique que culturel, Dr Mohamed Ould Maouloud, après avoir dressé la situation alarmante de cette commune a tenu à présenter les différentes solutions qu’il propose.

Répondant à une question sur les garanties de transparence de la présidentielle de 2019, Mohamed Ould Maouloud soutient que la seule garantie qui vaille est celle de la vigilance des jeunes et des femmes qui doivent envahir les bureaux en supervisant pour le compte de l’opposition les opérations électorales.

À l’adresse de la jeunesse, le candidat Ould Maouloud dira : “Vous êtes les seuls garants de la démocratie mieux vous êtes les sentinelles de la démocratie… Il vous revient de refuser toutes formes de confiscation de vos choix.”

“Nous sommes porteur d’un projet de changement avec tous les mauritaniens”

Après avoir dressé un diagnostic sans concession de la situation, le candidat de la coalition “Changeons d’Ère” qui incarne la seule alternative crédible possible, a listé ses différentes propositions qui seront matérialisées dans un programme de redressement national qu’il présentera dans les jours à venir.

Parlant des mesures concrètes qu’il compte prendre une fois élu, Ould Maouloud qui soutient que tout est prioritaire en Mauritanie, fait de la question de l’unité nationale l’axe de base qui permettra de solutionner les autres priorités, “Il faut commencer par solder les dossiers qui empoisonnent l’unité nationale, en particulier le dossier dit du passif humanitaire.”

Pour le Dr Mohamed Ould Maouloud “l’unité nationale ne peut pas se faire alors que des citoyens se sentent exclus dans leur propre pays, elle ne peut se faire que dans la justice, la reconnaissance de droits politiques économiques, sociaux et culturels de chaque communauté, telle que l’officialisation des langues nationales et leur promotion”.

Enfin, le Dr Mohamed Ould Maouloud a profité de cette rencontre pour présenter sa vision du développement local et de sa politique de décentralisation en prenant exemple sur la commune de Sebkha.

Le Dr Mohamed Ould Maouloud, soutient qu’il lancera dès son élection à la magistrature suprême les assises de la décentralisation et du développement local.

Cependant, il s’engage au transfert de nouvelles compétences aux communes avec un transfert effectif des dotations financières qui sera garanti par la constitution.

Face au déficit de ressources humaines dont fait face toutes les communes mauritaniennes, Mohamed Ould Maouloud affectera des cadres de l’administration publique centrale au service des communes sur des questions techniques. Il mettra en place la police municipale qui sera un appui aux communes aussi bien dans la gestion des marchés, la levée des impôts locaux et le contrôle de la salubrité publique.

Après cette présentation détaillée et complète, le public venu en masse a été conquis et rassuré par le candidat Ould Maouloud qu’il promette d’envoyer au second tour.

Source : Maouloud 2019

(Reçu à Kassataya le 21 mai 2019)
Source : Kassataya (France)

 

 

Biram Dah Abeïd plaide pour l’unité des candidats de l’opposition

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Biram Dah Abeïd plaide pour l’unité des candidats de l’oppositionBiram Dah Abeïd a appelé les quatre candidats de l’opposition à resserrer leurs rangs et à prendre conscience des principaux moments important du pays. Profitant de la présentation-dédicace, ce lundi 20 mai, de son livre « Biram Dah Abeïd Ma vie, Ta liberté pour un pacte de la Renaissance »,

Le candidat indépendant a déclaré que «Ma campagne est pour vous et pour moi-même», identifiant Mohamed Ould Maouloud, Sidi Mohamed ould Boubacar et Kane Hamidou Baba « pas pour affaiblir. La vraie position est celle qui nous soude, nous unit», a-t-il poursuivi.

A l’adresse de ceux qui se disent ses aînés à savoir Samba Thiam, Ibrahima Sarr et Kane Hamidou Baba, Biram dira: «Ma victoire est la leur. Mon énergie, mon apport c’est pour moi-même, pour eux.

La seule issue pour le peuple mauritanien c’est que nous nous soudons, nous unissons nos positions à travers des actes et des discours qui peuvent changer, à éviter la dislocation des forces du changement qui peuvent unir toutes les forces aspirant à la justice et au changement», a soutenu Biram sous les ovations de ses militants.

Un virant hommage a été rendu à Ahmed Ould Daddah et Mohamed Ould Maouloud qualifiés par Biram d’être les "pionniers et les grands monuments de l’opposition mauritanien" saluant leur parcours. Appelant à l’unité et à la concertation pour que le changement soit avec et au sein des forces de l’opposition, Biram a estimé qu’il est important de prendre garde face à un pouvoir habitué à négocier les traîtrises et à profiter de la dislocation des forces de l’opposition ».

Biram a révélé qu’il s’interdira tout propos discourtois ou attaque contre Ould Babacar, Kane et Ould Maouloud et que sa force de frappe sera orientée vers Ghazouni: « Je n’ai qu’un seul adversaire c’est le candidat du pouvoir».

Qualifiant de « détail et de non événement » l’incident survenu lors de l’investiture de Kane, Biram se dit prêt à rencontrer sans «conditions » et à répondre à toute invitation de ses aînés Samba Thiam, Sarr Ibrahima, Ba Alassane Hamady « Balas » et Kane Hamidou Baba. « Je leur ai toujours rendu visite sans rien attendre en retour». Des échanges corsés entre les partisans de Biram et ceux de la Coalition Vivre Ensemble sont notés sur les réseaux sociaux depuis l’incident du stade Basra.

Sur la lancée, Biram a incité les «mauritaniens à prendre au sérieux la nécessité du changement pacifique, démocratique par les urnes pour tous et opter pour le changement dans les esprits dans un vote effectif». Il a encouragé chaque mauritanien à « faire voter ses autres compatriotes, d’être vigilant, à protéger son vote ainsi que le verdict ».

Biram a interpelé ceux qui « profitent du pouvoir pour s’engraisser, se sucrer au détriment d’une bonne gouvernance, d’une vraie démocratie et au détriment du peuple, à réviser leurs positions et leur pacte diabolique pour se ranger dans le camp des justes à savoir derrière le peuple mauritanien assoiffé de changement ».

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Mauritanie: Ould Abdel Aziz en visite dans le pays, juste avant la fin de son mandat

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Mauritanie: Ould Abdel Aziz en visite dans le pays, juste avant la fin de son mandatLe360 Afrique - Frappé par la limitation constitutionnelle des mandats, le président en exercice Mohamed ould Abdel Aziz ne peut être candidat à sa propre succession.

Ainsi, le timing de son périple dans l'Est mauritanien suscite de nombreuses interrogations, à quelques semaines de son départ du pouvoir, les élections présidentielles étant prévues pour le 22 juin prochain.

Première réponse, Mohamed ould Abdel Aziz a inauguré hier, lundi, une station électrique hybride (thermique - solaire), dans la ville de Kiffa (à 600 kilomètres à l’Est de Nouakchott), selon l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI).

«Le coût global de la nouvelle infrastructure est de 5 milliards de nouvelles ouguiyas, soit 13 millions de dollars, sur financement de l’Etat mauritanien, de l’Agence Française de Développement (AFD) et de l’Union Européenne (UE). Les travaux de réalisation ont duré 18 mois», annonce une dépêche de cette agence de presse officielle.

Sur un plan technique, la station comporte plusieurs composantes «les installations nécessaires du génie civile, 4 groupes électriques fonctionnant au fuel, en plus de 4.320 panneaux solaires d’une capacité de 1,3 mégawatt, ainsi qu'un système de contrôle et d’une station de décharge d’une capacité de 33 kilovolts».

Pour sa part, le ministre du pétrole, de l’énergie et des mines, Mohamed ould Abdel Vettah, a mis l’accent l’importance de la station dont l’énergie produite «va transformer la vie des populations des villes de Kiffa, Guerou et des localités environnantes, en permettant la couverture des besoins dans ce domaine, à court et moyen terme, mettant ainsi fin au déficit structurel».

Mais au-delà de ces considérations liées à son statut, la visite du président mauritanien à Kiffa comporte également une dimension politique en rapport avec le contexte.

Kiffa est la capitale de la région d’origine de Mohamed Cheikh Mohamed Ahmed dit "Ghazouani", candidat de la majorité, ancien chef d’état-major, ex-ministre de la Défense et surtout l'inséparable compagnon du président depuis une quarantaine d’années.

Le candidat Ghazouani a d'ailleurs, en personne, accueilli le président à Kiffa. Après l’étape de Kiffa, le chef de l’Etat a fait cap sur Néma (à 1.100 kilomètres à l’Est de Nouakchott).

Les régions de l’Est de la Mauritanie -Kiffa, Néma et Aioun- sont considérées comme un grand réservoir électoral, même si les derniers recensements ont prouvé que les trois régions du Sud -Trarza, Brakna et Gorgol- les dépassent en nombre de votant.

Ainsi, pour un certain nombre d'analystes politiques, tout se passe comme si Ould Abdel Aziz a décidé de rester dans la politique et donc il voudrait faire monter sa côte de popularité, à quelques semaines de la fin de son mandat.

Il serait donc en campagne pour lui-même, et non au profit de Ghazouani.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya
Source : Le360 Afrique (Maroc)

 

Ghazwani reçoit les chefs de partis politiques qui soutiennent sa candidature

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Ghazwani reçoit les chefs de partis politiques qui soutiennent sa candidatureLe candidat du pouvoir et de la majorité, Monsieur Mohamed Ould Ghazwani a reçu, ce samedi 18 mai, dans son QG à Nouakchott, l’ensemble des chefs de partis politiques qui le soutiennent.

Et au cours de cette rencontre première du genre depuis qu’il a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de juin prochain, il a été question d'une stratégie pour mener une campagne présidentielle réussie sur l'ensemble du territoire national.

Ensuite, un plan d'action politique et le travail de proximité sur le terrain tout au long la campagne ont été au menu des discussions.

Le candidat a par la suite vivement remercié l'ensemble des présidents des formations politiques, des organisations non gouvernementales, les leaders politiques, les notables et les initiatives de soutien qui militent en sa faveur.

Source : Tawary (Mauritanie)

Présidentielle 2019 : Le candidat Ould Maouloud ira, ce dimanche, à la rencontre des habitants de Sebkha

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TPrésidentielle 2019 : Le candidat Ould Maouloud ira, ce dimanche, à la rencontre des habitants de Sebkhaawary - Le candidat à la présidentielle du 22 juin prochain, Dr Mohamed Ould Maouloud ira ce dimanche 19 mai, en début de journée, à la rencontre des populations de la moughataa de Sebkha.

Cette visite, dit-on, entre dans le cadre de la précampagne présidentielle. Elle vise à conscientiser les électeurs sur le projet du candidat. Par la suite, le candidat écoutera les doléances des populations et il verra des solutions à y apporter s’il est élu le 22 juin, rapporte une source.

Ensuite, une rencontre avec les jeunes du département suivie d’une conférence de presse seront tenues à l’hôtel Kumbi Saleh dans la même circonscription.

On note que le Dr Mohamed Ould Maouloud est à sa deuxième candidature après celle de novembre 2007, pour la magistrature suprême.

Source : Tawary (Mauritanie)

 

 

Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 16 Mai 2019

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Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 16 Mai 2019AMI - Le Conseil des Ministres s'est réuni le Jeudi 16 Mai 2019 sous la présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République.

Le Conseil a examiné et adopté les projets de décrets suivants :

- Projet de décret portant approbation d’une convention d’Etablissement entre le Gouvernement de la République Islamique de Mauritanie et la Société Toumour Mauritania (STM).

- Projet de décret portant approbation d’une convention d’Etablissement entre le Gouvernement de la République Islamique de Mauritanie et la Société SEPCO INDUSTRIES-SA.

- Projet de décret accordant le permis de recherche n°2512 pour les substances du groupe (1) dans la zone Sud F’Derik (Wilaya de Tiris Zemmour) au profit de la Société Mines de Mauritanie Sarl.

- Projet de décret accordant le permis de recherche n°2818 pour les substances du groupe (2) dans la zone Tiouilit Nord (Wilaya de l’Inchiri) au profit de la Société EXHYM.

- Projet de décret portant nomination du Président et des membres du Conseil d’Administration de l’Office National de la Médecine du Travail (ONMT).

- Projet de décret portant nomination du Président du Conseil d’Administration du Centre Hospitalier de Boghé.

- Projet de décret portant nomination du Président du Conseil d’Administration de l’Ecole de Santé Publique de Néma.

- Projet de décret portant nomination du Président du Conseil d’Administration de l’Ecole de Santé Publique de Sélibaby.

- Projet de décret portant nomination du Président et des membres du Conseil d’Administration de l’Institut National de Promotion de la Formation Technique et Professionnelle (INAP-FTP).

- Projet de décret portant concession provisoire d’un terrain à Boutilimit (Trarza) au profit de la Société RIM-GAZ.

- Projet de décret portant concession provisoire d’un terrain à Nouakchott au profit de la Société Mauriperle Sarl.

Le Ministre de la Justice a présenté une communication relative au bilan du département de la Justice pour la période 2009-2018 et perspectives.

Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Le Ministre de l’Economie et des Finances a présenté les deux communications suivantes :

- Communication relative au bilan économique et budgétaire de la décennie 2009-2018.

- Communication relative aux résultats de la révision des comptes nationaux et la migration vers le nouveau Système de Comptabilité Nationale (S.C.M.) 2008.

La Ministre de la Jeunesse et des Sports a présenté une communication relative au bilan du département de la Jeunesse et des Sports pour la période 2009-2018 et perspectives.

Enfin, le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes:

Ministère de la Justice

Administration Centrale

Direction des Affaires Civiles et du Sceau

Directeur: Cheikh Abdaty Mohamed Mahmoud, précédemment Greffier en chef à la Cour d'Appel de Nouadhibou, en remplacement du Magistrat Mohamed El Moctar Lefqih, admis à faire valoir ses droits à la retraite.

Ministère des Affaires Islamiques et de l'Enseignement Originel

Cabinet du Ministre

Chargé de Mission: Mohamed Al Mamoune Ould Minnahna, précédemment Recteur de l'Université Islamique d'Aioun.

Conseiller chargé de l'Enseignement Originel: Ahmed Ould Mohamed Lemine Ould Tah, précédemment chargé de Mission, en remplacement de Mohamed Ould Tfeil admis à faire valoir ses droits à la retraite.

Administration Centrale

Direction de l'Orientation Islamique

Directeur Adjoint: Mohamed Ould Aly

Etablissements Publics

Université des Sciences Islamiques

Recteur: Mohamed Ould Lemrabott Ould Jiyid, précédemment Vice- Recteur du même établissement

Vice- Recteur chargé des Affaires Académiques: El Moustapha Ould El Bechir, précédemment Directeur Adjoint de l'Institut Supérieur des Etudes et des Recherches Islamiques

Vice- Recteur chargé des Affaires Estudiantines: Nema Ould Ahmed, précédemment Secrétaire Général de la Faculté des Fondements de la Religion

Secrétaire Général de l'Université des Sciences Islamiques: Sid Ahmed Ould Sid El Khalil, précédemment Directeur Adjoint de l'Orientation Islamique.

Institut Supérieur des Etudes et des Recherches Islamiques

Directeur Général: Mohamed Sid Ahmed Vall dit Bouyaty, en remplacement de Mohamed El Hady Ould Taleb, admis à faire valoir ses droits à la retraite.

Almahdhera Chinquitiya Alkoubra d'Akjoujt

Directeur Général: Taquiyoullah Ould Taleb Jidou, précédemment Vice- Recteur de l'Université des Sciences Islamiques.

Directeur Adjoint: Mohamed Abdellahi Ould Ahmed Beddih, précédemment Secrétaire Général de l'Université des Sciences Islamiques

Ministère de l'Equipement et des Transports

Cabinet du Ministre

Conseiller chargé de l'Aviation Civile: Mohamed Ould Lehdhana, Juriste

Conseiller chargé des Affaires Portuaires et Fluviales: Yahya Ismail Bahdah, Juriste

Administration Centrale

Direction Générale du Transport Terrestre

Direction de la Sécurité Routière

Directeur: Mohamed Lemine Ould Lemrabott, précédemment cadre au même Ministère.

Ministère de la Jeunesse et des Sports

Cabinet du Ministre

Chargé de Mission: Kaourou Souleymane Diagana, Sociologue.

Conseiller chargé du Sport Scolaire: Abdel kader Dahi, précédemment Directeur Adjoint des Sports de Masse

Conseiller chargé des Relations avec les Partenaires Techniques et Financiers: Ahmedou Sidina Bokk, précédemment Directeur Général de l'Office du Complexe Olympique

Administration Centrale

Direction des Etudes, de la Planification et de la Coopération

Directeur Adjoint: Ba Oumar Siley, Titulaire d'un Master en Administration des Affaires.

Direction Générale des Sports

Direction des Sports de Masse

Directeur Adjoint: Mohamed Ould Mohamed Amar, Professeur d'éducation physique.

Etablissements Publics

Office du Complexe Olympique

Directeur Général Adjoint: Demba Samba Ndiaye; Professeur de Mathématiques.

Ministère de l’Environnement et du Développement Durable :

Cabinet du Ministre :

Chargé de Mission : Abacar Manetoullah, titulaire d’un Doctorat en Chimie, précédemment Conseiller Technique chargé de l’Environnement Minier

Conseiller Technique chargé de l’Environnement Minier : Fall Alioune, Titulaire d’un Bachelor en Science de la Gestion des Parcours; précédemment cadre à DPN

Conseiller Technique chargé de l’Environnement Marin : Camara Dramane Hamady Titulaire d’un DEA en droit Public et d’un DESS en Droit des activités Maritimes

Inspection Interne :

Inspectrice: Ebby Mint El Agheb Titulaire d’une Maitrise en Mathématiques appliquées; précédemment DAAF Adjointe

Direction des Affaires Administratives et Financières

Directeur Adjoint : Cheikh Ahmed El Heiba Ould Mohamed Saad Bouh Titulaire d’une Maitrise en Economie option Planification; précédemment Chef de Service du personnel au MEDD

Direction de la Réglementation et du Contrôle de la Légalité:

Directeur Adjoint: Demba Boudalaye Camara Titulaire d’un Master 2 en Droit Public et Politiques du Développement, précédemment cadre à la DAPL

Direction de la Protection de la Nature :

Directeur Adjoint : Mohamed Lehbib Nammou Titulaire d’un Doctorat de 3ème Cycle en Sciences Forestières, précédemment Chef de Service de la Promotion du Développement Durable à la DPCID

Direction des Aires Protégées et du Littoral :

Directeur Adjoint: Moulaye Ahmed Ould Izid Bih, Titulaire d’un DEA en Géographie Physique et Règles d’Aménagement de l’Espace, précédemment Chef Service Aménagement du Littoral.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

"La Mauritanie est un exemple à suivre en matière de stabilité" (Ibn Chambas)

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Apanews - La Mauritanie est un exemple à suivre en matière de stabilité dans une région qui fait face à de grands défis sécuritaires, s’est félicité, mercredi à Nouakchott, le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), Mohamed Ibn Chambas.

Le responsable onusien qui faisait une déclaration à la presse à l’issue d’un entretien avec le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, a particulièrement félicité ce dernier pour son action en faveur de la stabilité.

Il a dit être chargé par les Nations Unies de s’informer sur les conditions dans lesquelles sera organisée l’élection présidentielle du 22 juin 2019 en Mauritanie.

Ibn Chambas a également salué « le grand rôle » joué par le chef de l’Etat mauritanien aux côtés de ses pairs, les dirigeants du G5 Sahel (Mali, Niger, Tchad, Burkina Faso), pour faire face aux défis du terrorisme et de l’extrémisme violent.

Il a par ailleurs noté avec satisfaction l’attachement du président Ould Abdel Aziz à préparer un scrutin présidentiel auquel il n’est pas candidat, « et ce dans un climat qui sera transparent et crédible ».

"Cela fera de la Mauritanie aussi un exemple dans le domaine de la démocratie dans cet espace
", a souligné M. Chambas qui a eu, au cours de son séjour à Nouakchott, des entretiens avec les 6 candidats à la présidentielle et les responsables de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

"La CENI s’attèle à garantir une neutralité, une professionnalisation et une équité vis-à-vis de tous les candidats de manière à garantir que le processus soit ouvert et transparent devant tous et d’offrir à la Mauritanie des élections paisibles et crédibles", a attesté Ibn Chambas.

Source : Apanews

 

Mauritanie : au dernier jour du RAVEL, 261.000 nouveaux inscrits sur la liste électorale

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Mauritanie : au dernier jour du RAVEL, 261.000 nouveaux inscrits sur la liste électoraleSahara Médias - La commission électorale nationale indépendante (CENI) a révélé ce mardi que le nombre de nouveaux inscrits sur la liste électorale a atteint 261.118 personnes, au dernier jour des inscriptions.

Dans une déclaration faite à Sahara Medias, le président de la CENI Mohamed Vall O. Bellal a dit que l’institution a tenu à ce que le recensement complémentaire soit généralisé pour tous les mauritaniens, qu’ils soient dans les hôpitaux, les pénitenciers ou les zones de prospection aurifère.

Le président de la CENI a dit que la dernière journée a été consacrée au recensement administratif à vocation électorale (RAVEL) a été consacré aux personnes hospitalisées.

Une mesure, selon O. Bellal, qui permettra à ceux-ci, dans leur isolement, de se sentir concernés étant une frange de la société, de s’assurer de l’intérêt qui leur est porté par la CENI et leur rappelle par ailleurs leurs droits de citoyens.

Mohamed Vall O. Bellal a ajouté que la CENI a dépêché des commissions dans les zones de prospections aurifères et qu’une opération destinée à identifier les détenus à même de voter était en cours.

Il a enfin dit que la CENI a prouvé, lors des dernières élections, qu’elle était celle de tous, qu’elle remplit sa mission avec compétence et neutralité et cela elle l’a prouvé lors de ces élections.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

 

La Mauritanie sera en danger si O. Ghazouani perd la présidentielle (Président)

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La Mauritanie sera en danger si O. Ghazouani perd la présidentielle (Président)Alakhbar - Selon le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, son pays « sera en danger » si les élections présidentielles du 22 juin prochain ne sont pas remportées par le candidat du pouvoir, l’ex-chef d'état major des Armées, le général Mohamed Ould Ghazouani, ont rapporté à Alakhbar des sources concordantes.

Le chef de l’Etat mauritanien s'exprimait lors d'une cérémonie de rupture de jeûne au Palais présidentiel offerte aux parlementaires de son parti, Union Pour la République (UPR)

Ould Abdel Aziz a appelé les responsables de l’UPR, les autres formations de la mouvance présidentielle et les parlementaires de la majorité à tout faire pour la réussites de Ould Ghazouani dans les élections.

Le président mauritanien a par ailleurs invité les citoyens à s'inscrire sur les listes électorales, à participer à la campagne et à voter massivement en faveur de son candidat.

Le président mauritanien et le Général Ould Gazouani sont des amis de plus de 30 ans. Ensemble, ils ont fréquenté l’académie militaire de Meknès au Maroc et participé aux deux coups d’Etat de 2005 et de 2008 contre les présidents Maouya Ould Taya et Sidi Ould Cheikh Abdellahi.

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

 

Nomination des membres de la Commission Nationale des Droits de l’Homme

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Nomination des membres de la Commission Nationale des Droits de l’Homme AMI - La Présidence de la République a rendu public, mardi à Nouakchott, un décret portant nomination des membres de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) dont voici le texte intégral :

‘’ Le Président de la République,

Vu la constitution du 20 juillet 1991, rétablie et modifiée en 2006, 2012 et 2017 ; Vu la loi N. 2010-031 du 20 juillet 2010 abrogeant et remplaçant l’ordonnance n. 2006-015 du 12 juillet 2006 portant institution de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH).

Vu la loi organique N. 2017-016 du 5 juillet 2017 fixant la composition, l’organisation et le fonctionnement de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH).

DECRETE

Article Premier : Sont nommés membres de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) :

I. Personnalités choisies conformément à l’article 11 de la loi organique N. 2017-016, du 5 juillet 2017 fixant la composition, l’organisation et le fonctionnement de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) :

-Mohamed El Hassen Ould Mohamed El Moustapha

-Mohamed Vall Ould Youssef

-Eddou Ould Cheikh

-Ngaidé Alassane

II. représentants des Institutions, des Organisations professionnelles et de la Société Civile :

• Assemblée Nationale:

-Oum Kelthoum Soueid’Ahmed

-Sid’Ahmed Mohamed El Hacen Doueiry

• Mgistrat du Siège : Yacoub Ould Khabouzi

• ONG Droits de l’Homme : -Ahmed Sedigh Taghi -Habsatou Cheikh Bocoum -Mohamed El Kory Diallo

• Organisations de défense des droits de l’enfant : Lebatt Mohamed

• Organisations de Promotion des Droits de la Femme : Zeinebou Sidi Mohamed Baba Aïnine

• ONG de Défense des Droits des personnes souffrant d’un handicap :

-Mamadou Alassane Thiam

• Association des Oulémas :El Kadim Mohamed Abdallahi Asker

• Centrales Syndicales :

- El Khalil Mohamed Boubacar

- Moctar Meissara

• Ordre National des Avocats : Maitre Abdallahi Ould Moussa

• Association des journalistes : Aly Mohamed Ebnou

• Université :Mohamed Ould Matalla

III. Représentants des Administrations :

- Présidence de République: Ahmed Ould Mohamed Abdallahi

- Premier Ministère: Hindou Mint Aïnina

- Ministère de la justice :Mint Hmeyd Mint Tekrour

-Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération :Aïcha Mint Moustapha

-Ministère de l’intérieur et de la Décentralisation :Mohamed Ould Saleck

-Ministère des Affaires Sociales, de l’Enfance et de la Famille : Abdallahi Diakité

- Commissariat aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile :

Fatimetou Mint Ndeyane.

Article 2 : Le présent décret sera publié au Journal Officiel de la République Islamique de Mauritanie.

Nouakchott, le 14 Mai 2019

Mohamed Ould Abdel AZIZ''.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Ces armes françaises utilisées dans la guerre au Yémen

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mediaTrois journalistes français sont convoqués, ce mardi 14 mai, dans les locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Ils ont divulgué, le mois dernier, une note classée « confidentiel défense » dans leur média respectif. Cette note montre que la France a vendu des armes à l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, armes qui se retrouvent au Yémen, en plein conflit meurtrier.

Des chars Leclerc, des canons Caesar, des Mirage 2000-9… du matériel militaire français est bien déployé au Yémen, utilisé par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, acteurs du conflit yéménite qui a fait plus de 10 000 morts en quatre ans.

La note de la Direction du renseignement militaire (DRM), divulguée notamment par le média Disclose, répertorie non seulement les armes françaises sur place, mais évalue également le nombre de civils pouvant potentiellement être touchés par des tirs d’artillerie. Ils seraient plus de 400 000.

Cette note classée « confidentiel défense » confirme un certain nombre d’informations révélées par des ONG auparavant. Dix-sept d’entre elles dénoncent d’ailleurs aujourd’hui la convocation des journalistes à la DGSI et « les menaces qui pèsent sur la liberté de la presse ».

« C’est inacceptable dans une démocratie moderne, déclare Tony Fortin, chargé d’études à l’Observatoire des armements. Des intérêts supérieurs, comme une potentielle complicité de la France pour crimes contre l’humanité, peuvent justifier la divulgation d’une note "secret défense" ». Trente-sept rédactions, dont la Société des journalistes de RFI, soutiennent également les journalistes visés.

Emmanuel Macron « assume » et parle de « garanties »

Les armes françaises utilisées au Yémen font l’objet de plus en plus de critiques, mais Paris continue d’affirmer que le matériel militaire est employé « de manière défensive » et pas sur le front. La polémique a été relancée la semaine dernière. Un cargo saoudien, le Bahri Yanbu, devait prendre un chargement d’armes au Havre. Tollé chez les ONG qui ont manifesté et chez certains hommes politiques qui ont donné de la voix. Le cargo a finalement continué sa route, sans prendre apparemment sa cargaison, mais Emmanuel Macron a dû se justifier.

Le président français dit « assumer » ces ventes d’armes à l’Arabie saoudite ou aux Émirats arabes unis, « deux pays alliés dans la lutte contre le terrorisme », un enjeu « prioritaire » selon Emmanuel Macron qui dit avoir reçu des « garanties » pour que ces armes ne soient pas utilisées contre des civils.

De quelles garanties peut-il s’agir ? Selon Jacques Maire, député LaREM, le parti de la majorité présidentielle, co-rapporteur d’une mission d’information sur les exportations d’armes, « on a la capacité de décider ce qu’on veut faire ou on ne veut pas faire au moment de l’exportation, mais une fois que les armes sont vendues, c’est beaucoup plus difficile d’agir », reconnaît-il, car « les États sont souverains ».

Nombre d’experts sont également très sceptiques sur les « garanties » avancées par Emmanuel Macron. « C’est de la poudre aux yeux », s’insurge Hélène Legeay, consultante en droits humains, spécialiste des contentieux sur les ventes d’armes. « On sait déjà que des navires de guerre de fabrication française utilisés par les Saoudiens et les Émiratis participent au blocus au Yémen qui occasionne des morts, souligne la consultante. Et selon la note de la DRM, des Mirage français utilisés par les Émiriens frappent le Yémen. Qu’est-ce qui garantit à la France que ces frappes n’ont pas fait de victimes civiles ? Absolument rien. »

Un meilleur contrôle sur les exportations d’armes

Un certain nombre d’ONG et des politiques réclament une suspension des ventes d’armes à destination de l’Arabie saoudite, comme l’a fait l’Allemagne, ou au moins un contrôle parlementaire sur les exportations d’armes. « En Suède ou au Royaume-Uni, les députés peuvent avoir accès au secret défense, détaille Tony Fortin, de l’Observatoire des armements. Ils peuvent avoir des informations sur les contrats en négociation et peuvent jouer leur droit d’alerte vis-à-vis du gouvernement. […] En France, il n’y a pas ce type de contrôle. C’est l’exécutif qui est chargé de la promotion des ventes d’armes, mais aussi de leur contrôle, ce qui est schizophrénique ! »

Devant les pressions, une mission d’information sur les exportations d’armes a tout de même été créée à l’automne dernier. Elle doit rendre ses travaux à la fin de l’année, selon Jacques Maire, un des co-rapporteurs. L’objectif est de permettre « un droit de regard extérieur, celui des parlementaires » sur les exportations, promet-il, « même si in fine c’est l’exécutif qui décide ».

Actions en justice

Ce contrôle parlementaire serait un minimum, pour Hélène Legeay, mais « il faudrait aussi permettre aux citoyens français de pouvoir s’emparer du sujet et d’ester en justice ». Même si la consultante reconnaît que c’est très compliqué, « les juges administratifs sont réticents, car les ventes d’armes sont un pré carré de l’État ».

La semaine dernière, la justice a d’ailleurs rejeté un recours en urgence de l’Association des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat) pour empêcher le départ du Havre du cargo saoudien rempli d’armes, avant qu’il n’annule son escale. Le tribunal administratif a estimé que le départ de ces armes ne constituait pas « un danger imminent pour la vie des personnes ».

Il y aura d’autres actions, prédit Hélène Legeay, qui regrette qu’on en arrive là pour que la France respecte ses engagements internationaux. Paris a signé en 2014 le Traité sur le commerce des armes. Il prévoit qu’un État ne doit pas autoriser de transfert d’armes « s’il a connaissance […] que ces armes pourraient servir à commettre […] des attaques dirigées contre des civils ».

Source : RFI

 

Le représentant spécial des Nations Unies rencontre le candidat Ould Boubacar

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Le représentant spécial des Nations Unies rencontre le candidat Ould BoubacarLe Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Mohamed Ibn Chambas, a rencontré lundi 13 mai 2019 le candidat à la présidence Sidi Mohamed Ould Baoubacar au siège de sa campagne électorale à Nouakchott.

Les deux hommes ont discuté des conditions et procédures préparatoires des prochaines élections présidentielles dans le pays qui seront organisées le mois prochain.

Mohamed Ibn Chambas a entamé une visite en Mauritanie dans le but de faire le point sur les préparatifs des prochaines élections présidentielles et suivre leur évolution, afin de permettre à l’ONU d’apporter son soutien à la réussite de ces élections.

Au cours de ses entretiens dans ce cadre, Mohamed Ibn Chambas a rencontré le président de la Commission électorale indépendante (CENI) qui l’a informé des préparatifs en vue de l’organisation des élections et du souci de la CENI d’observer la même distance par rapport aux différents candidats aux élections.

Source : alakhbar.info
Traduit par adrar.info


 

Pourquoi Ghazwani a choisi Niang Djibril Hamady comme directeur national de campagne?

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Pourquoi Ghazwani a choisi Niang Djibril Hamady comme directeur national de campagne?Le Calame - Le candidat à al présidentielle à la présidentielle Mohamed Ghazwani a choisi Niang Djibril Hamady comme directeur national de sa campagne. Tentative d’explication de ce choix inattendu mais combien stratégique.

La présidentielle de cette année se jouant surtout dans la vallée. Le directeur du port autonome de Nouakchott est un grand cadre issu de la communauté négro-africaine de la Wilaya du Gorgol, mais avec des attaches à Aioun et à Kiffa. L’homme connait la Mauritanie grâce à son papa qui a servi le pays dans beaucoup de villes mauritaniennes.

Il maîtrise presque toutes les langues nationales du pays. Son choix est dicté par ce consensus autour de sa personne. Il constitue le creuset de l’unité nationale fortement crispée. Son choix est interprété comme étant un message fort d’Ould Ghazwani à l’endroit des composantes qui se sentent marginalisées.

Les négro-africains de la majorité présidentielle venaient de remettre, il y a quelques jours, leurs doléances au candidat de la majorité et parmi lesquelles figure en bonne place, l’implication des cadres dans le directoire et autres démembrements de campagne.

Niang Djibril est considéré comme un fonctionnaire ayant fait ses preuves au niveau des différents postes qu’il a occupés, comme la direction stratégique et juteuse du budget. Partout où il est passé, il a laissé une bonne impression. De l’avis général, c’est un cadre compétent. "Un peu casanier quand même", lâche l’un de ses amis.

Coopté par l’UPR, il gravit rapidement les instances dirigeantes. Et pour trouver le consensus au niveau des tendances de l’UPR qui se livraient une guerre larvée de positionnement et de choix des candidats, l’UPR fait appel à lui lors des dernières élections et législatives pour être son candidat à la mairie de Kaédi. Faute de faire gagner son parti, à cause de ses querelles, il en tire une expérience riche d’enseignements qu’il ne manquera pas de capitaliser dans ses nouvelles fonctions.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Mauritanie : la campagne du candidat Ghazouani a désigné son directeur national

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Mauritanie : la campagne du candidat Ghazouani a désigné son directeur nationalSahara Médias - La campagne du candidat aux prochaines élections présidentielles de juin prochain, Mohamed O. Ghazouani, a désigné dans la nuit de dimanche à lundi Niang Djibril Hamady directeur national de la campagne prévue dès le 7 juin prochain.

Djibril Hamady actuel directeur du port autonome de Nouakchott avait occupé les postes de directeur du budget et du port de Nouadhibou.

Il fait partie des importants dirigeants du parti au pouvoir, l’union pour la république, et avait été désigné membre de la commission chargée de restructurer le parti, à la veille des dernières élections parlementaires.

Il avait été désigné candidat de l’UPR pour la mairie de Kaédi lors des dernières élections municipales.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

Mauritanie : le candidat O. Boubacar a désigné son directeur de campagne

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Mauritanie : le candidat O. Boubacar a désigné son directeur de campagneSahara Médias - Le candidat aux élections présidentielles de juin prochain, Sidi Mohamed O. Boubacar, a choisi, ce lundi, comme directeur de campagne, El Hadrami O. Abdessalam.

Celui-ci avait occupé le poste de directeur de l’imprimerie nationale pendant la période de transition au cours de laquelle O. Boubacar avait été premier ministre.

Importante notabilité du Hodh Chargui, O. Abdessalam est économiste et avait occupé différentes fonctions dans des banques de la place.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

Mauritanie: 6 candidats définitivement retenus

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Mauritanie: 6 candidats Slate Afrique - Le Conseil constitutionnel mauritanien a adopté dimanche la liste définitive des six candidats à l'élection présidentielle du 22 juin, dont celui du parti au pouvoir, Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed, compagnon de toujours du président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Ce scrutin devrait marquer la première passation de pouvoirs entre un président sortant et son successeur élu dans ce pays désertique d'Afrique de l'Ouest, qui a connu de nombreux coups d'Etat de 1978 à 2008.

Ancien général arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2008, élu en 2009 puis réélu en 2014, Mohamed Ould Abdel Aziz ne peut se représenter au terme de son second mandat qui s'achève en août.

Le Conseil constitutionnel "n'a reçu aucun recours contre la liste provisoire" de six candidats qu'il avait publiée le 9 mai et a donc décidé dimanche de les "retenir", a déclaré à l'AFP une source proche de cette instance.

Militaire de carrière entré dans l'armée en 1978, le candidat du pouvoir est un très proche de Mohamed Ould Abdel Aziz, avec lequel il a participé à deux putschs, en 2005 et 2008, date à laquelle il est devenu chef d'état-major, avant un passage au gouvernement comme ministre de la Défense de novembre à mars 2018.

Face à lui se présente notamment l'ancien chef de gouvernement de transition (2005-2007), Sidi Mohamed Ould Boubacar, soutenu par une coalition comprenant le parti islamiste Tewassoul, principale force d'opposition, et des petites formations dissoutes faute de résultats électoraux suffisants, issues de la majorité.

Arrivé en deuxième position, avec seulement quelque 9% des voix, lors de la présidentielle de 2014, boycottée par les principaux partis d'opposition, le militant antiesclavagiste Biram Ould Dah Ould Abeid est de nouveau candidat.

La liste comprend également Mohamed Ould Moloud, chef du parti de l'Union des forces du progrès (UFP, gauche). Il est soutenu par l'opposition historique incarnée par Ahmed Ould Daddah, président du Rassemblement des forces démocratiques (RFD), atteint par la limite d'âge (75 ans).

Le Conseil constitutionnel a également validé les candidatures de Baba Hamidou Kane, candidat malheureux à la présidentielle de 2009 (moins de 2%) et journaliste, ainsi que celle d'un nouveau venu, Mohamed Lemine El-Mourteji El-Wavi, expert financier et haut fonctionnaire au Trésor mauritanien.

La coalition des candidats de l'opposition, qui réclamait le vote des militaires le même jour que les civils, a obtenu gain de cause, selon un décret gouvernemental publié jeudi.

Mais des divergences subsistent sur la Commission électorale nationale indépendante (Céni). L'opposition, qui accuse l'actuelle Céni d'être totalement favorable au candidat du pouvoir, a obtenu du gouvernement son accord de principe pour remplacer trois de ses membres par des représentants de l'opposition mais l'opération reste encore en discussion.

La campagne électorale se déroulera du 7 au 20 juin. En cas de second tour, il se tiendra le 6 juillet.

AFP
Source : Slate Afrique (France)

 

 

Ould al-Kharachi : Ould Abdel Aziz assumera la présidence du parti et continuera à gérer l’Etat

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Ould al-Kharachi : Ould Abdel Aziz assumera la présidence du parti et continuera à gérer l’EtatAlhakika - Le président du groupe parlementaire de la majorité au pouvoir en Mauritanie, M. Mohamed Yahya Ould al-Kharachi, a déclaré que les choses ne changeraient pas après les élections de juin 2019 et que le système en place, serait maintenu.

La source a ajouté que la révélation a été faite par l’ homme, lors d’une discussion récente avec certaines personnes, concernant l’avenir du régime actuel, après les prochaines élections présidentielles. Ould Kharachi a souligné que le régime actuel continuerait, qu’on le veuille ou pas , affirmant que le président Mohamed Ould Abdel Aziz dirigera le parti Union pour la République (UPR ), après les élections et que les décisions finales émaneront du siège du parti.

Le chef du groupe parlementaire de la majorité a confirmé que le gouvernement serait proposé par le président du parti, qui serait le conducteur de la politique de l’État et son éclaireur.

Ould al-Kharachi considère comme une chose irréaliste, ceux qui disent que Ould Ghazouani aura ses propres décisions. Il a souligné dans ce contexte, que l’approche et les aspects du système ne changeront pas et que le futur président sera formel. Il supervise mais ne dirige pas. Les prochains jours feront paraitre des points sur les i.

Ould Kharachi a déclaré que l’existence du comité intérimaire chargé de diriger le parti ,est un scénario qui vise , après les élections, à élire le président Mohamed Ould Abdel Aziz à la présidence du parti Union pour la République. Et à partir de là, diriger discrètement le pays.

Le député au parlement a signalé que les choses ont été étudiées à l’avance sur cette base. Et ceux qui croient que Ould Abdel Aziz renoncera à ses fonctions de président effectif de la république ,nommant le gouvernement et initiant la politique générale du pays, se trompent et ne sont pas réalistes.

Nous notons que les déclarations de l’homme à ce sujet ne sont pas les premières. Elles ont été prédécédées par d’autres similaires, émises par quelques symboles du régime actuel. Lesquels répètent dans leurs salons de tels propos et affirment que leur soutien au candidat Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed Ould El Ghazouani n’est accordé qu’à la demande expresse du président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Source : alhakika.info (Mauritanie)
Traduit par adrar.info


La CDN rallie la candidature de Ghazouani

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Le Groupe de la Convergence Démocratique Nationale (CDN-opposition) a annoncé son soutien à Mohamed Cheikh Mohamed Ahmed Ghazouani, candidat de la majorité à l’élection présidentielle du 22 juin 2019 en Mauritanie, dimanche au cours d’une conférence de presse. Maître Mahfoudh ould Bettah, leader du parti de la Convergence Démocratique Nationale ex bâtonnier de l’Ordre National des Avocats (ONA) et ancien ministre de la justice, a expliqué que cette décision « est le fruit d’une mûre réflexion et d’une large concertation. Elle répond au contexte politique inédit du pays, avec pour la première fois, un président en exercice qui va céder le pouvoir conformément aux dispositions de la constitution relatives à la limitation des mandats. Une étape capitale dans l’histoire politique de la Mauritanie qui devrait permettre un meilleur ancrage du système démocratique. Il y a également des raisons liées au profil du candidat Ghazouani, offrant des garanties par rapport à la sécurité et à la stabilité du pays, dans un contexte sahélien marqué par la montée du péril terroriste dans le voisinage. Ce candidat est également en mesure d’impulser une véritable politique de développement, promouvoir un système véritablement démocratique, restaurer l’unité nationale, conformément aux points déclinés dans son programme». Maître Bettah a par ailleurs rappelé l’échec de l’opposition dans la recherche d’un candidat de consensus après plusieurs mois de tractations.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Malouma Mint Bilal et son groupe soutiennent SMOB

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L’ancienne députée APP, Malouma Mint Bilal et le groupe politique qu’elle dirige ont décidé d’apporter leur soutien au candidat Sidi Mohamed Ould Boubacar à la présidentielle de 2019. Dans un communiqué publié il ya quelques jours, le groupe politique de l’ancienne parlementaire a béni l’accord signé entre le parti El Moustaqbal et le candidat Ould Boubacar après l’avoir rejeté en signe de protestation contre le fait que cette formation politique dont il croyait être une partie intégrante ne l’a pas associé aux négociations ayant précédé cette décision du parti de soutenir Ould Boubacar.

Le communiqué précise qu’après discussions, les incompréhensions ont été aplaties et que pour éclairer l’opinion nationale et internationale il a décidé :

1. De soutenir le candidat Sidi Mohamed Ould Boubacar à la présidentielle de 2019 2. D’adhérer à l’accord signé entre le parti El Moustaqbal et ce candidat considéré comme le plus capable de respecter ses engagements d’une part et de prendre en charge les grandes problématiques nationales de fond, d’autre part 3. De déclarer son adhésion totale au parti El Moustaqbal 4. De demander à tous les sympathisants, adhérents du groupe et aux fans de l’ancienne députée Malouma Mint Bilal de commencer une campagne de sensibilisation en faveur du candidat Sidi Mohamed Ould Boubacar.

Malouma Mint Bilal est une grande militante des droits humains et membre du bureau exécutif de l’organisation de SOS-Esclaves. Politicienne aguerrie, elle est membre fondatrice d’Action Pour le Changement (AC) avant de rejoindre avec les dirigeants de ce parti interdit par Maouiya l’Alliance Populaire Progressiste sous les couleurs duquel elle sera élue deux fois au parlement où ses brillantes interventions lui ont donné une grande audience, surtout chez le citoyen lambda.

Candidate malheureuse aux dernières élections législatives de 2018 sous les couleurs d’El Moustaqbal, Malouma Mint Bilal a quitté l’APP à la suite de certaines incompréhensions avec la direction du parti. Selon certaines informations, elle aurait été recalée aux dernières législatives par les autorités mauritaniennes qu’elle ne ménageait pas au cours des sessions ordinaires du parlement. Le président Mohamed Ould Abdel Aziz et son ancien premier ministre Yahya Ould Hademine auraient entrepris de grosses manœuvres pour ne pas permettre sa réélection pour la troisième fois à la chambre des représentants du peuple.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Mauritanie : le profil des candidats à la succession de Mohamed Ould Abdelaziz

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Mauritanie : le profil des candidats à la succession de Mohamed Ould AbdelazizLa Tribune Afrique - Après une longue analyse des dossiers de candidatures, le Conseil constitutionnel a rendu la liste des prétendants pour la présidentielle du 22 juin prochain.

Sur la liste exceptionnellement large pour un scrutin présidentiel dans le pays, le Conseil constitutionnel a validé six candidatures. Entre un ancien ministre de la Défense, un ex-Premier ministre et des candidats d’une opposition en rangs dispersés, les contours de la course au palais se précisent et la succession de Mohamed Ould Abdelaziz ouverte. Voici le profil de la liste provisoire des candidats.

Quarante-trois jours seulement séparent les Mauritaniens de la présidentielle du 22 juin prochain, celle-là même qui désignera pour les cinq prochaines années, le successeur de Mohamed Ould Abdelaziz.

Après une longue nuit (de mercredi à jeudi), le Conseil constitutionnel a finalement validé les six dossiers de candidature.

Dans une analyse minutieuse des dossiers pour établir une liste provisoire des candidatures, le Conseil constitutionnel a procédé à la vérification des 100 parrainages requis auprès des conseillers municipaux (dont au moins cinq maires). Pour l'heure, toutes les listes ont passé ce test décisif avant une transmission de la liste définitive, le 22 mai prochain, pour publication avant le lancement de la campagne électorale.

Mohamed Ould Ghazouani, pour assurer les arrières de Mohamed Ould Abelaziz

Pour les couleurs de la «majorité au pouvoir», l'Union pour la République (UPR), le parti de Mohamed Ould Abdelaziz, a choisi depuis longtemps Mohamed Ould Ghazouani. Compagnon du président mauritanien depuis plus de 3 décennies, ce général formé à l'Académie royale militaire de Meknès au Maroc, issu d'une famille de la puissante confrérie musulmane soufie Qaddriyya, est d'abord un homme du rang. A 63 ans, l'ancien ministre de la Défense, spécialiste du renseignement militaire cultive de puissants réseaux dont les tentacules s'étendent au sécuritaire lorsqu'il était Directeur général de la sûreté nationale (DGSN) après le coup d'Etat de 2008 qui porta son ami au pouvoir.

Ce dernier semble vouloir jouer des coudes pour protéger ses arrières en plaçant sur son fauteuil, un compagnon de route. Au vu des moyens, notamment d'Etat disent certains, déployés, l'on parle du sexagénaire comme du « très probable futur président de la République islamique de Mauritanie». Suffisant pour casser le moral du reste des candidats et donner l'impression d'une élection jouée d'avance?

Sidi Mohamed Boubacar, l'expertise de l'Etat

«Trop vite!», répond-t-on dans le camp du parti Tawassoul. Après avoir renoncé à sa candidature indépendante, Sidi Mohamed Boubacar a dû chercher des soutiens auprès du parti d'inspiration islamique. Et son expérience de l'Etat à des moments cruciaux dans l'histoire du pays plaide pour lui. Deux fois Premier-ministre sous les présidents Ely Ould Mohamed Vall et sous Maaouiya Ould Sidi Ahmed Tayaa, ce haut-fonctionnaire de 61 ans, cet ancien ministre des finances capitalise sur sa connaissance des rouages d'un Etat qui cherche encore à se consolider. Sur le volet international, Sidi Mohamed Boubacar fait valoir ses postes à plusieurs représentations diplomatiques de la Mauritanie dans plusieurs capitales européennes.

Biram Dah Abeid, au nom de l'abolition de l'esclavage

Leader du mouvement anti-esclavagiste, Biram Dah Abeid, se rêve en «Barack Obama de la Mauritanie», le pays n'a jamais eu de président noir de son histoire. A 55 ans, le fondateur de l'Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) jouera ses chances sous l'étendard de la coalition avec Sawab. Historien formé aux Universités de Nouakchott et Dakar, Biram Dah Abeid fait régulièrement la Une des médias nationaux et internationaux pour ses actions de dénonciation contre les Haratines, les Mauritaniens descendants d'esclaves dont il est issu. Plusieurs fois arrêté pour ses positions ou les manifestations organisées dans le pays, il est souvent le déclencheur de rapports internationaux qui étiquettent la Mauritanie sur le respect des droits de l'Homme.

Mohamed Ould Maouloud, le rassembleur

De son côté, Mohamed Ould Maouloud, le chef de l'Union des forces du progrès (UFP), a fait litière de l'échec de l'opposition à trouver un candidat unique pour former une coalition formée du Rassemblement des forces démocratiques (RFD) d'Ahmed Ould Daddah et de l'Union nationale pour l'alternance démocratique (UNAD). Professeur d'histoire à l'Université de Nouakchott engrange les soutiens d'opposants qui avaient choisi de boycotter la présidentielle de 2014. Le président du Front national pour la démocratie et l'unité (FNDU) va tenter de jouer les rassembleurs dans une élection où il n'est pas présent pour la figuration.

Kane Hamidou Baba, le promoteur du «Vivre Ensemble»

Défenseur de la cause des populations négro-africaines, Kane Hamidou Baba trône à la tête d'un mouvement explicitement baptisé «Vivre Ensemble». Docteur en communication et leader du Président du Mouvement pour la Refondation (MPR), il entend ramener un équilibre dans la citoyenneté entre les Arabes et les populations négro-africaines. Il serait cependant réducteur de ramener sa candidature à celui de fédérateur de la minorité négro-africaine. Kane Hamidou Baba été pendant longtemps le conseiller à la Communication présidentielle de Maaouiya Ould Taya. Une charge qu'il abandonne lorsqu'il passe à l'opposition au sein de Rassemblement des forces démocratiques (RFD), il assure la vice-présidence du plus grand parti d'opposition de l'époque. Élu député sous ses couleurs, il passera peu de s'asseoir au perchoir de l'Assemblée nationale dont il deviendra le vice-président.

Mohamed Lemine El Wavi, le technocrate qui rêve du fauteuil

Le défi est immense pour Mohamed Lemine El Wavi. Sorti des bancs de l'Ecole nationale du journalisme et de la magistrature, cet expert-comptable formé en Tunisie peut se prévaloir de son passage au ministère des Finances. Un poste technique qui lui donne la caution de technocrate et pas seulement. A l'heure où la Mauritanie réfléchit sur les opportunités de son immense manne pétro-gazière, Mohamed Lemine El Wavi peut faire valoir son poste d'ex-directeur financier dans une société pour la distribution des produits pétroliers. L'homme incarne le candidat anti-système. Sûr de lui, il espère s'asseoir sur le fauteuil que Mohamed Ould Abdelaziz va laisser vacant.

Par Ibrahima Bayo Jr.
Source : La Tribune Afrique (France)

 

Présidentielle 2019: Aziz a-t-il dit son dernier mot?

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Nous sommes à quelques cinquante jours de l’élection présidentielle, probablement la plus attendue de l’histoire récente de la Mauritanie puisqu’elle verra un président élu céder volontairement le pouvoir. Sitôt validée par le Conseil constitutionnel, la liste officielle des candidats sera bientôt connue. A l’heure où nous  couchons ces lignes, ils sont six à avoir déposé leur dossier de candidature auprès de la garante des lois de la République : Mohamed Ould Ghazwani, le candidat de la majorité présidentielle ; Sidi Mohamed ould Boubacar, candidat indépendant soutenu par Tawassoul et hatem ; Kane Hamidou Baba, de la coalition Vivre Ensemble ; le docteur Mohamed Ould Maouloud, de la coalition des Forces démocratique du changement (UFP/RFD et UNAD) ; et Biram Dah Abeid, président d’IRA, soutenu par Sawab. Tous désormais en attente du quitus du Conseil Constitutionnel.

Tous parrainés

Les cas d’Ould Ghazwani et Ould Boubacar paraissant réglés, l’opinion publique se demandait si les autres prétendants  à la présidentielle parviendraient à obtenir le nombre requis de parrainages, leurs partis ne disposant ni de maires ni de conseillers municipaux. L’UPR ou Tawassoul, grands pourvoyeurs allaient-ils voler  à leur secours ? Ceci semble aujourd’hui acquis, même si certains sites  électroniques  ont rapporté que des  parrains de Biram Dah Abeid se seraient rétractés, indiquant qu’ils avaient signé pour Ghazwani et qu’ils allaient même intenter une action en justice contre le leader d’IRA. Mais l’information semble se dégonfler. « Ils peuvent crier », commente un ancien maire, « mais on finit toujours par les rappeler à l’ordre ». Un « on » discret pour désigner le jeu du pouvoir ou de son UPR… En tous cas, au moins cinq prétendants  pourraient briguer la prochaine présidentielle, dans des conditions de transparence encore suspectes, pour les candidats d’une opposition certaine que le pouvoir n’hésitera pas à user de la fraude et  du trafic d’influence, pour  faire gagner son candidat. C’est dans ce climat que les deux pôles politiques sont parvenus  à un accord, recomposant partiellement la CENI. S’il se matérialise, l’opposition disposera de trois représentants, au comité directeur de l’institution et de divers autres, dans ses instances et démembrements. Cela contribuera-t-il à calmer les ardeurs de l’opposition dont les quatre candidats (Ould Boubacar, Biram, Ould Maouloud et Kane) ont averti qu’ils ne laisseraient passer aucune fraude.

La CENI droite dans ses bottes

Accusée de partialité par l’opposition, avant cette ouverture, la CENI continuait, comme si de rien n’était, les préparatifs du scrutin du 22 Juin. Elle a lancé le RAVEL  et désigné ses coordinateurs  dans les différentes régions du pays. Au cours d’une visite dans un bureau de recensement à vocation électorale, le président de la CENI  a   invité les populations à s’inscrire sur la liste électorale, en vue de faire valoir leur droit et devoir civique, « avec l’informatisation des données », a-t-il déclaré, « la fraude est désormais impossible ». Se sentant attaqué de quasiment toutes parts, le président de la CENI, Mohamed Vall Bellal, reste droit dans ses bottes  et a renvoyé, dos à dos, pouvoir et opposition. Conscient de l’ampleur de la tâche et de l’enjeu de la présidentielle,  il a indiqué  que la CENI  entend  jouer son rôle d’arbitre impartial du scrutin. « La tâche n’est pas facile », reconnaît une source à la CENI, « mais elle a fait le plus dur, avec les élections de Septembre dernier. Patience donc,  acteurs politiques et citoyens, ne lui demandez pas de travailler comme sa consœur  de la Suède, par exemple. Laissez là travailler à son rythme ».

Directoire de campagne de Ghazwani : On attend Godot ?

Depuis quelques temps, on attend la mise en place du directoire de campagne du candidat Gahzwani. Un candidat indépendant  ou de la majorité ? C’est selon. De l’avis de plusieurs observateurs, cette lenteur tient de la stratégie du candidat mais, aussi, d’un certain nombre de difficultés. En se déclarant « candidat d’ouverture »,  voire « indépendant », Ould Ghazwani a rassuré certains mais également semé le trouble, au sein de l’opinion, surtout en celui du parti qui devrait être son principal soutien, à savoir l’UPR avec qui il ne semble guère enclin à se « compromettre ». La principale force de la majorité se cherche une virginité, depuis son fameux congrès du 2 Mars. Même si le comité directeur ou de pilotage a rencontré le candidat Ghazwani  et, même, désigné ses coordinateurs de campagne, le courant ne semble pas  passer entre ces deux partenaires. Sa voix reste peu audible depuis quelque  temps. Des rumeurs ont  même  laissé entendre  que Ghazwani aurait catégoriquement refusé la présence de ministres de l’actuel gouvernement, dans son directoire  de campagne. On avait cité certains noms, le mois dernier. Un refus exprimé par nombre de ses soutiens, opposés à une forte implication du Palais et, donc, d’Ould Abdel Aziz. Le silence du Président  cacherait mal, entend-on dire,  le malaise qui prévaudrait entre le candidat et son aller ego. La principale pomme de discorde se situerait au niveau des directions stratégiques que sont la logistique et les finances.  Mohamed Ould Aziz, qui aurait proposé Ould Ghazwani comme candidat, même s’il a tenu à déclarer  le contraire, avant de se recadrer,  aurait-il réellement dit son dernier mot ? La question reste posée.

Source : lecalame.info (Mauritanie)