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Politique en Mauritanie

Yémen: l'ONU déclare «perdre le combat contre la famine»

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mediaLe Yémen est face à l’abîme. L’ONU a annoncé vendredi perdre le combat contre la famine qui menace le pays. Cinq millions d’enfants sont très sévèrement malnutris, 3/4 de la population dépend maintenant de l’aide humanitaire d’urgence. Une aide que l’ONU a de plus en plus de mal à distribuer suite à la reprise des combats sur la route reliant le port commercial d’Hodeïda à la ville de Sanaa. A cela s’ajoute une situation économique catastrophique avec une monnaie qui a perdu 30 % de sa valeur en un mois. L’organisation demande à toutes les parties au conflit d’engager un dialogue politique pour une sortie de crise et de permettre un pont aérien pour évacuer les blessés et les malades.

L’effondrement du Yémen n’est plus qu’une question de temps. C’est le constat dressé par Mark Lowcock, le directeur des Affaires humanitaires de l’ONU : « Nous perdons notre combat contre la famine. Nous pourrions approcher un point de non-retour au-delà duquel il sera impossible d'éviter de nombreuses pertes de vies humaines dues à une famine généralisée dans le pays. »

En cause, la montée des prix des denrées liée à la dévaluation du riyal yéménite et la reprise des combats sur l’axe commercial d’Hodeïda à Sanaa qui pourrait plonger 3,5 millions de personnes dans l’insécurité alimentaire. Un chiffre qui viendrait s’ajouter aux 8 millions de yéménites dont 5 millions d’enfants déjà en situation de famine et aux 21 millions de personnes qui ont besoin d’une assistance humanitaire d’urgence. « La question aujourd’hui est de savoir qui peut faire quelque chose pour éviter cette catastrophe en devenir ? Les organisations humanitaires ne peuvent simplement pas répondre aux besoins de 29 millions de Yéménites. C’est intenable. »

Outre des mesures économiques et la reprise des négociations politiques, Marc Lowcock a surtout réclamé la mise en place d’un pont aérien. Celui-ci permettrait de soigner les malades qui ne peuvent plus bénéficier plus de soins au Yémen.

Source : RFI

 

Conférence de presse du président de la République: 3e mandat : Le flou est-il totalement dissipé ?

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C’est un président de la République décontracté, souriant qui  a fait face à la presse ce jeudi 20 septembre, quelques   jours  après la publication par la CENI  des résultats provisoires du 2e tour des élections  municipales, régionales et législatives dont le 1er tour s’est tenu le 1er septembre.

A cette occasion, le président a  d’abord remercié  les mauritaniens   pour leur  maturité politique, leur attachement à la démocratie, mais surtout pour  avoir donné une majorité écrasante au principal parti de la majorité  présidentielle. Une occasion pour poursuivre le travail d’ici 2019, et peut-être au-delà.

Mais la question sur laquelle était très attendu  le président Mohamed Ould Abdel Aziz était ce fameux 3e mandat  qu’on suspecte de lorgner, à la fin de  son  2e et dernier mandat, en 2019. En effet, depuis que l’UPR  a obtenu  une  majorité écrasante,  ou disons,  mécanique, de 89 députés sur 157, acquise il faut le dire,  grâce surtout à l’implication personnelle  du président dans la campagne, l’opinion mauritanienne  ne cesse de se demander ce que le président Aziz va en faire.   Ses déclarations maintes fois répétées et selon lesquelles, il ne ferait pas modifier la constitution en son article 26 qui limite à deux, le nombre de mandats présidentiels,  n’ont pas pu dissiper les doutes.  L’opposition démocratique, les observateurs,  même  certains  de la majorité  et  les partenaires  étrangers   continuent de douter  des intentions réelles du  président  sur cette question du 3e mandat. Les  réponses  apportées  par le président Aziz  aux questions des  journalistes  sur cette question qui taraude l’opinion publique  et internationale ne sont pas de nature à clore définitivement  le débat. En effet, le président a déclaré qu’il ne briguera pas un 3e mandat, mais que  le  parlement  est  libre de voter  tout texte  qu’il jugera approprié.  Y compris peut-être celui qui pourrait  autoriser  de faire sauter la limitation du nombre de mandats présidentiels  à  deux, à savoir l’article 26 de la constitution.  Une éventualité  redoutée par l’opposition. Suffisant pour faire sortir certains leaders de l’opposition   de leur silence. Pour  Yahya Ould El  Waghf, il ne fait aucun doute que le président Aziz est dans l’optique d’un 3e mandat.

Auréolé  de la victoire de son UPR, le président  a écarté  tout dialogue avec l’opposition  avant la prochaine présidentielle, ce qui devrait, pourtant,  être  l’occasion de  recomposer la CENI qui  a prouvé  ses limites et  lacunes que son président a  d’ailleurs  ouvertement reconnues  lors de proclamation des résultats. Une occasion également  de décrisper la tension  politique entre le pouvoir et l’opposition, quelques mois avant la  présidentielle de 2019. Pour le Rais, le débat doit se dérouler au Parlement.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Tawassoul est une réalité dont il faut tenir compte. L’accuser de terrorisme est une erreur, dixit Ould Seyidi

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Tawassoul est une réalité dont il faut tenir compte. L’accuser de terrorisme est une erreur, dixit Ould Seyidi Le chef du parti d’opposition Rassemblement national pour la réforme et le développement (Tawassoul ), Mohamed Mahmoud Ould Seyidi, a déclaré que la classification de son parti dans le cercle des ennemis de la nation est une grosse erreur.

Ceux qui disent ces propos doivent les retirer , présenter des excuses, et s’abstenir de la logique de sous-estimer et de manipuler les esprits des citoyens.

Ould Seyidi a ajouté que «Tawassoul » est une réalité avec laquelle il faut compter et l’avenir du processus politique, dans le pays, ne pourra se faire sans ce parti.

Ould Seyidi a averti les dirigeants quant à pousser les choses vers les tensions car l’importation des batailles étrangères, chez nous, est un acte très dangereux, soulignant que son parti tient à une approche, et une stratégie de dialogue comme la seule option pour surmonter toute crise.

Traduit par Adrar.Info
Source : Adrar-Info (Mauritanie)

 

Mauritanie: échange tendu entre Mohamed Abdel Aziz et Sy Mamoudou, le doyen des journalistes

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Mauritanie: échange tendu entre Mohamed Abdel Aziz et Sy Mamoudou, le doyen des journalistesA la question du doyen Sy Mamoudou sur la présence du président et des ministres dans la campagne électorale, le Rais a dit que c’est tout à fait normal. “C’est ce qu’on voit partout dans le monde. “Le président défend son parti. Dire que le gouvernement est resté deux mois sans activité, là je vous dit que je ne suis pas d’accord. Le gouvernement était en vacance.

C’est tout à fait normal à ses membres de sacrifier leurs vacances pour faire campagne”.
Mais c’était mal connaître la perspicacité de Sy Mamoudou, président des éditeurs de presse et 27 ans de services au compteur.

Le directeur de publication d’Eveil Hebdo revient à la charge: “Mais, monsieur le président, cela pose un autre problème: l’utilisation des moyens de l’Etat pour faire campagne. Si le président s’engage avec les moyens de l’Etat, la partie est disproportionnée? “. Dans la même lancée, le doyen Sy contextualise le débat (en bon journaliste) et place la Mauritanie dans son environnement africain où les gouvernements disposent en général des trois A: argent, administration et armée.

Usant de l’ironie, l’éditorialiste s’adresse au premier des mauritaniens: “vous comprendrez bien, monsieur le président qu’il y a une disproportion sur les moyens entre le parti au pouvoir et l’opposition?”

C’est en ce moment et seulement en ce moment que le président Aziz a semblé un peu irrité, usant d’une formule lapidaire pour sortir de l’impasse: “Mais ça c’est une assertion, c’est une formule que tout le monde peut répéter”. Puis se reprenant: “dire qu’on a utilisé des moyens de l’Etat n’est pas un fait avéré, ce sont des idées. En aucun moment, nous n’avons eu à utiliser les moyens de l’Etat.

Nos ressources viennent des donateurs qui sont libres”. Et de préciser encore: “Nos ministres ont certainement fait campagne, mais pas l’administration. Certains fonctionnaires ont fait campagne pour l’opposition”.

Toujours sur les 3A, le président appelle à respecter le troisième “A”, c’est à dire l’armée, “qui vous sécurise et qui nous sécurise”. Sy Mamoudou tente la république mais se voit refusé le micro. Le président invoquant l’ordre rappelle la règle des deux questions par journaliste et passe la parole à la seule femme journaliste, interrogeant le président sur sa victoire et la déclaration faite quelques semaines de tout faire pour que les partis extrémistes et racistes n’accèdent au parlement.

Une occasion pour le président d’attaquer ces partis qui prennent leurs idées d’ailleurs et qui sont soutenus par l’étranger. “Le peuple mauritanien s’est prononcé de manière claire”. Interpellé sur la montée des islamistes en Mauritanie, le président rappelle que c’est une tendance générale dans le monde arabe où l’islamisme progresse au détriment des autres courants politique comme le socialisme, le baathisme et le trotskisme.

Les échanges se perdent dans le ton monocorde jusqu’à ce que le doyen Sy reprenne la parole, interpellant le président sur les déclarations du président de la Commission électorale indépendante (CENI) sur le non respect de la loi relative à la non incomptabilité des fonctions civiles et militaires et au plafonnement financier? “.

Réponse du président: “d’abord expliquez-moi ce que vous appelez incompatibilité”? Réponse de Sy: “c’est le président de la CENI qui parle, ce n’est pas moi”… -Alors posez-lui la question! Je suis curieux de savoir que signifie incompatibilité entre la fonction militaire et la fonction civile “, rétorque Aziz, qui assure n’avoir pas vu le président de la CENI depuis qu’il est nommé et même avant sa nomination.

-C’est simple, cela veut dire que l’administration doit être neutre, repart Sy. “Dans l’entendement du président de la CENI, l’administration s’est impliquée dans les élections”

-Je ne pense pas qu’il ait dit cela, répond le président Aziz. Ce n’est pas l’administration qui a fait le recensement électoral, qui a imprimé les bulletins et qui les a acheminés et qui a fait le comptage”, répond le président de nouveau désarçonné.

-D’accord, monsieur le président, ça c’est le président de la CENI, qui le dit, ce n’est pas moi. Autre question, on a remarqué que la CENI est composée majoritairement de gens du parti au pouvoir….et

Là le président interrompt le doyen des journalistes, histoire sans doute de le déstabiliser: -Avez-vous bien fait vos comptes?

Réponse du tic au tac: “je ne parle pas sans faire mes comptes monsieur le président, puisqu’aujourd’hui la majorité de la CENI est composée …

Nouvelle interpellation :” ne confondez pas proches du gouvernement et proches de l’opposition avec le gouvernement ou l’opposition. C’est vrai que certains partis ne sont pas représentés mais c’est leur faute. Ils ont boycotté. Il n’était pas question qu’on retarde d’une seule seconde les élections. On s’est adressé aux partis qui étaient là pour constituer la CENI. Et je vous dis que la majorité de la CENI ne sont pas du pouvoir. ”

Nouvelle salve de Sy: “monsieur le président, pouvez-vous vous prendre des initiatives pour que les partis qui avaient boycotté puissent prendre part à la CENI et aux élections futures pour plus de consensus?”

-Je ne peux pas prédire l’avenir pour eux. Je note qu’ils ont participé aux dernières élections et c’est une bonne chose pour eux, rétorque le président avec une pointe d’humeur qui a fait de l’effet sur le ministre des Finances, juste en arrière plan. .

Jusque-là, le doyen Sy est largement vainqueur aux points face au président .

Par la suite, le président est interpellé sur un éventuel changement de constitution. L’occasion pour lui de réaffirmer son intention ferme de ne pas vouloir changer la constitution pour un troisième mandat. Sur ce sujet aussi, le doyen Sy Mamoudou enfonce le clou: “comment allez vous vous y prendre pour d’une part respecter la constitution et d’autre part faire en sorte de barrer la route à ceux que vous accusez d’avoir pillé les ressources du pays ….?

Nouvelle tension dans l’air. Le président rétorque: “Le but de cette conférence n’est pas de vous dire ce que je vais faire dans cinq ans (rires”).

Puis le président de manière plus sérieuse: “ce que j’ai dit est clair. Je n’abandonnerai pas la Mauritanie. Personnellement, je ne toucherais pas à la constitution. Je ne vais pas bricoler la constitution pour un troisième mandat”, poursuit-il. “Mais, ajoute Mohamed Abdel Aziz, si je quitte le pouvoir, je ne vais pas baliser l’autoroute pour les gens qui étaient là, qui ont détruit la Mauritanie, qui l’ont déstabilisé. Je resterai en Mauritanie et je ferais tout en sorte avec le soutien du peuple mauritanien pour que tout soit préservé”.

Et Sy de revenir à la charge:

-Mais la question, monsieur le président, est de savoir comment vous allez faire pour barrer la route à ces gens là?

Là le président est pris d’un fou rire. “Nous sommes à la télévision, je ne vais pas tout vous dévoiler et je crois savoir que vous n’êtes pas loin de l’opposition”.

Puis, arrive la question la plus difficile, celle que monsieur Sy pose en tant que président de l’association des éditeurs mauritaniens. “Monsieur le président, la presse en Mauritanie traverse une situation extrêmement difficile du fait entre autres de la suspension des abonnements de l’Etat et, entre autres, des arrestations de journalistes”.

En réponse, le président dit qu’il est très touché, étouffant un nouveau fou rire. “Quand vous dites, que vous souffrez des arrestations, je ne suis pas d’accord. Il faut reconnaître certaines réalités dans le pays. Qui a été arrêté et pourquoi il a été arrêté? Aucun journaliste n’est en prison en Mauritanie. Ce qui est sûr, c’est que ce gouvernement est le premier à avoir dépénalisé les délits de presse dans un environnement régional et sous régional particulier. Vous devez le reconnaître. Les journalistes qui ont été interpellés ne l’ont pas été pour des délits de presse. “.

Et Aziz de prêter son talent de prospective à la presse: “vous devez savoir que les gens ne lisent plus la presse écrite. ils regardent internet, la télévision”.

Et Sy de revenir à la charge en président de l’association qu’il représente: “monsieur le président, il n’y a pas un seul journal qui n’a pas de site internet. ”

-“Que voulez-vous, qu’on impose aux gens de s’abonnez chez vous…?

-Non, monsieur le président. Nous voulons que vous levez l’interdiction aux administrations de s’abonner”.

-ça c’est de l’argent public. Certains établissements géraient leurs budgets de communication de manière irrationnelle, se permettant de surfacturer les abonnements, de payer les journaux pour dire du bien d’eux. J’ai mis fin à cela. Continuez à me critiquer, je vous encourage mais je ne paye pas mon argent pour ça.

Le président finit par dire qu’il y a un montant conséquent destiné à la presse. Certains internautes ont préféré s’en arrêter à ces échanges vifs pour critiquer le doyen Sy lequel a été et de loin le journaliste le plus incisif de la soirée, compensant la sous-représentation négro-africaine à ces échanges par des questions documentées et précises.

Source : Les Mauritanies

 

 

Séisme politique à Bagodine

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Séisme politique à BagodineLe second tour des élections municipales dans la commune de Bagodine opposait l’UPR à sa petite sœur l’UDP, qui présentait pour la deuxième fois de l’histoire, M. Dia Oumar Hamidou, résident à Fondou qui compte une grande communauté d’immigrés en Europe et aux USA.

Le parti de Mohamed O Abdel Aziz alignait, à son tour, M. N’Gam Adama Amadou, ancien diplomate qui a longtemps résidé à l’extérieur. Activement soutenu par une aile dissidente de l’UPR (parrainée selon plusieurs sources par l’ancien maire, N’Gam Hamadi Debe, également chef traditionnel de la communauté de Harlaw et farouche adversaire du lion), l’aile communément dénommée Bokou Haram, en référence à la secte islamique du Nigéria devenue tristement célèbre dans le monde, le candidat de l’UDP a créé la surprise.

Cette victoire de l’UDP a été, également, facilitée par les militants UDP du village de Bagodine qui présentait à la députation la candidature de M. Bocoum Oumar Hamadi, colistier de M. DIOP Amadou El Hadj, ancien maire de M’Bagne.

Une victoire qui sonne comme une défaite du lion de Bagodine qui fait face à une rude rivalité entretenue par de nombreux mécontents de l’UPR mais aussi par la persévérance de la communauté de Fondou qui a bataillé dure pour imposer cette alternance.

Car, il faut le noter, jamais la commune de Bagodine depuis sa création n’a été dirigée par un autre fils de la commune qui n’est pas du village du chef lieu communal. Bizarrement, le lion avait été balloté en 2013 par le même Dia Oumar Hamidou mais il a réussi à renverser la situation. Mais selon cet observateur, l’alternance en démocratie est une bonne chose.

Mais pour le tout nouvel édile de Bagogine, ancien militaire, respectueux et combattif, les choses sérieuses viennent à peine de commencer, ce, d’autant plus que le lion peut se prévaloir de la victoire de ses deux poulains à la députation.

Source : Terroir Journal (Mauritanie)

 

Le président Aziz menace le parti islamiste de "mesures" en Mauritanie

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Le président Aziz menace le parti islamiste de Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a menacé de prendre des "mesures" contre le principal parti islamiste du pays et affirmé qu'il ne modifierait pas la Constitution qui l'empêche de briguer un troisième mandat, tout en restant vague sur son avenir politique.

"Il n'est pas normal qu'un seul parti utilise et s'accapare l'islam, ce n'est pas acceptable et ce ne sera plus accepté dans l'avenir", a déclaré M. Aziz en commentant tard jeudi les résultats des élections législatives, régionales et communales des 1er et 15 septembre, largement remportées par sa coalition devant les islamistes de Tewassoul.

Interrogé lors d'une longue conférence de presse retransmise en toute fin de soirée à la télévision, le chef de l'Etat a fait allusion à des "mesures qui seront prises le moment venu", sans plus de précisions.

"L'islam politique est dangereux", a jugé le chef de la République islamique de Mauritanie, alors que Tewassoul a remporté 14 sièges sur 157 à l'Assemblée nationale, loin derrière l'UPR de M. Aziz et ses alliés (120 députés).

L'islam politique "a détruit des nations entières et rendu les meilleurs services aux Israéliens qui, au regard des conséquences de son activisme, sont d'ailleurs plus cléments que lui vis-à-vis du monde arabe", a ajouté Mohamed Ould Abdel Aziz, un ancien général arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2008 puis élu en 2009 et réélu en 2014.

"Personnellement, je ne toucherai pas à la Constitution, je l'ai dit et répété à plusieurs reprises", a-t-il par ailleurs affirmé, alors qu'il n'a jusqu'ici jamais apaisé les soupçons de l'opposition sur ses intentions pour la présidentielle de 2019, alimentés par les déclarations publiques de ses ministres et de ses partisans.

"Comme partout dans le monde, toute la Constitution, non pas seulement un article du texte fondamental, peut être changée", a-t-il toutefois ajouté. "Si je quittais le pouvoir, je ne baliserai pas une autoroute pour les gens qui ont détruit la Mauritanie et qui l'ont déstabilisée", a-t-il prévenu.

Refusant de "dévoiler" plus précisément ses plans pour l'avenir, M. Aziz a estimé que la victoire de son camp aux élections avait "montré l'attachement des Mauritaniens aux options et choix de (son) régime, qui donc sont assurés de continuité".

Avec AFP
Source : VOA Afrique

 

 

Deux tours pour désigner des conseils municipaux, régionaux et des députés : Et Maintenant ?

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Elections législatives, régionales et municipales: Bilan et enseignementsLes mauritaniens se sont rendus aux urnes le 15 septembre pour le 2ème tour des élections municipales, régionales et législatives de 2018. Une élection qui a mis aux prises plusieurs partis politiques dont certains n’existaient jusque là que de nom. Au terme de ce scrutin, l’un des plus complexes que le pays ait connu, le principal parti de la majorité présidentielle remporte, non sans difficultés, une majorité  plus que confortable. Il se fait talonner  par le parti islamiste, Tawassoul qui vient  conforter sa domination sur l’opposition démocratique depuis 2013. En attendant la proclamation par la CENI  des résultats provisoires  du scrutin du 15 courant, l’Union  pour la République  (UPR) rafle  89 députés sur les 157,  à l’Assemblée nationale,  ne laissant  aux autres  concurrents qu’une portion congrue : 31 sièges. Les  résultats du 2e tour contrastent, quelque peu,  avec ceux du 1e tour, l’UPR avait été contrainte au ballotage dans de nombreuses circonscriptions, même les plus emblématiques, Nouakchott, Nouadhibou, Zouerate, Kaédi… En s’emparant des 22 sièges en ballotage, l’UPR  atteint l’objectif que  son patron lui avait  assigné, à savoir une majorité confortable  au Parlement, composé, depuis août dernier d’une seule chambre. De ces deux tours du scrutin, on peut tirer quelques  enseignements.

L’absence de consensus autour de la gestion du processus électoral. L’opposition dite radicale ayant été écartée de la composition de la CENI qui a prouvé, en dépit des bonnes intentions affichées par son président, ses nombreuses limites. L’opposition n’a pas hésité d’évoquer l’existence d’une CENI parallèle  qui dicte, à celle officielle les volontés du pouvoir. Elle relève des « falsifications » des résultats des partis et coalition pour faire place aux listes  de l’UPR et de ses  satellites. C’est dire qu’avec  sa composition actuelle, la CENI serait très  mal placée pour conduire les élections présidentielles de 2019. Un  net recul  démocratique  par rapport aux élections de 2007, et dans une certaine mesure, celle de 2013 que les observateurs n’ont pas manqué de relever. On a noté l’usage abusif de la corruption et d’achat des consciences, pression sur les citoyens et fonctionnaires pour voter pour le parti au pouvoir, le recours au vote militaire etc.  Des dysfonctionnements  auxquels  doit s’attaquer le  prochain gouvernement qui serait bien inspiré de trouver un consensus autour de la gestion du processus électoral.

 

Net recul

Autre enseignement, le pouvoir  en place a contribué, par l’engagement personnel du président  de la République  et  de l’administration, à porter un sérieux  coup à l’image d’une  compétition électorale non inclusive, à  une CENI  qui  cherchait  encore  ses pas. En appelant  ouvertement  les mauritaniens à donner une majorité écrasante à son parti, l’UPR, le président de tous les mauritaniens  n’a pas rendu un gros service à notre démocratie. Certains  mauritaniens  dont les hauts cadres  et notables  qui se demandent ce qu’il va en faire,  se sont précipités, pour  mobiliser les leurs,  pour  user de tous les moyens en vue d’atteindre cet objectif. Partout où il  était en  ballottage,  l’UPR  a vu accourir  ses grosses pontes  pour lui prêter main forte.  Le président de la République doit certainement s’être rendu compte que sans lui, l’UPR ne pèse pas gros sur le terrain. N’est-ce pas lui qui  avait jugé utile  de redynamiser ce mammouth,  quelques semaines avant les élections ? Il doit poursuivre la  lessive.

De son côté, l’opposition  démocratique  se doit une profonde autocritique. Son émiettement et l’absence d’ancrage de certains d’entre ses partis  sur le terrain commandent une véritable remise en cause. Les élections doivent ouvrir les yeux aux responsables politiques  pour se sortir des stratégies individuelles, selon Me Bettah, président du CDN. Des micro-partis, sans militants, sans moyens ne peuvent construire de projets de société viables,  ne peuvent  convaincre  des citoyens à  y adhérer. C’est tout l’enjeu  des prochains mois. Les mauritaniens  dont certains ont fini par devenir cyniques,  attendent mieux de leurs acteurs politiques : susciter  l’espoir chez les citoyens, en particulier chez la  jeunesse, changer la manière de faire de la politique en acceptant de se fondre dans un  grand parti politique, entre autres. Les partis politiques ne doivent pas se préoccuper du sort que la loi sur la dissolution des partis politiques réserve à ceux qui n’ont pas obtenu 1% pendant deux élections, mais plutôt comment  parvenir à une arène politique assainie, dynamique, à même d'offrir une alternative  viable. Un chantier  que doivent attaquer, sans plus tarder les acteurs politiques de l’opposition, mais aussi du pouvoir.

DL

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Délégation de l’Union européenne : Déclaration locale sur les élections en Mauritanie

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Délégation de l’Union européenne : Déclaration locale sur les élections en Mauritanie.Délégation de l'Union européenne en Mauritanie - La Délégation de l’Union européenne en Mauritanie et les Ambassades résidentes des Etats membres félicitent le peuple et le gouvernement mauritaniens ainsi que tous les acteurs concernés qui se sont engagés avec détermination en faveur de la démocratie et du pluralisme lors des deux tours des élections législatives, régionales et municipales les 1 et 15 septembre dernier.

Le déroulement pacifique et la participation de toutes les forces politiques à ces élections ont constitué une étape importante dans le processus démocratique en Mauritanie.

La Commission électorale nationale indépendante (CENI), malgré les insuffisances qu’elle a constatées, a réalisé son travail dans un contexte rendu compliqué par l'organisation de trois scrutins simultanés et par des conditions géographiques et météorologiques difficiles.

L’Union européenne considère la Mauritanie comme un partenaire stratégique important. Elle accompagne depuis des décennies le pays dans son développement, cherchant à appuyer la croissance économique, la bonne gouvernance et l’état de droit. L’Union européenne continuera à œuvrer pour renforcer davantage ses liens avec la Mauritanie.

Pour plus de renseignements veuillez contacter la Délégation de l'Union européenne en Mauritanie

Section Politique – Presse -Information

Téléphone: (222) 45 25 27 24
Télécopie: (222) 45 25 35 24

Source : Délégation de l'Union européenne en Mauritanie

 

Le chef de la diplomatie mauritanienne en visite au Maroc

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Le chef de la diplomatie mauritanienne en visite au Maroc Le ministre mauritanien des affaires étrangères, Ismail Ould Cheikh Ahmed, effectue une visite de travail au Maroc, jeudi 20 et vendredi 21 septembre 2018. Selon un communiqué du ministère marocain des affaires étrangères, cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération bilatérale entre les deux pays.

Divers sujets de discussions sont abordés entre les deux hauts responsables, notamment la situation sécuritaire explosive qui prévaut actuellement en Libye.

Il faut dire aussi que cette visite intervient quelques jours seulement après l’organisation des élections législatives et locales en Mauritanie.

Source : Maroc-Hebdo

 

 

Mauritanie : cap sur la présidentielle de 2019

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Mauritanie : cap sur la présidentielle de 2019 Le président Mohamed Ould Abdelaziz a remporté les élections législatives, régionales et municipales du 1er et du 15 septembre. Va-t-il en profiter pour modifier la Constitution afin de pouvoir se présenter une troisième fois en 2019 ?

La forte implication personnelle du chef de l’État mauritanien dans la campagne électorale a payé : l’Union pour la République (UPR), son parti, a remporté la majorité absolue des sièges à l’Assemblée nationale, soit 89 des 157 députés, treize conseils régionaux sur treize et une majorité de conseils municipaux.

Mais le succès est moins spectaculaire qu’il n’y paraît, car l’UPR a frôlé la catastrophe à la législative de Zouerate, a perdu la mairie de Nouadhibou au profit de son allié d’Al-Karama et a abandonné au parti islamiste Tawassoul trois des communes de la capitale Nouakchott.

Source : Jeune Afrique

 

 

Elections en Mauritanie: le président de la Céni reconnaît des «lacunes»

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En MElections en Mauritanie: le président de la Céni reconnaît des «lacunes»auritanie, la Commission électorale a officialisé la victoire du parti au pouvoir aux dernières élections locales et législatives. L'UPR a remporté les 13 Conseils régionaux, qui ont remplacé le Sénat, ainsi que la majorité à l'Assemblée nationale et plus de deux tiers des communes. Si le président de la Céni s'est félicité du taux de vote chez les jeunes, il a reconnu des « lacunes et des insuffisances » dans le déroulement des élections.

Ces élections se sont singularisées selon le président de la Céni, Mohamed Vall Ould Bellal, par engagement sans précédent des jeunes et des organisations de la société civile : « Un vent de modernisme, qui commence à souffler sur la scène politique nationale et qui reflète entre autres le rôle vital que jouent désormais les organisations de la société civile, les organisations de jeunesse, mais aussi les réseaux sociaux, dont certains acteurs viennent de faire leurs entrées au nouveau Parlement ».

Autre renseignement pointé par le président de la Céni, la violation de la loi sur le plafond des financements des campagnes électorales et le non-respect des textes interdisant l’implication des militaires dans le processus électoral : « Ces élections ont également révélé certaines lacunes et insuffisances nécessitant davantage d’attention.

Notamment le non-respect des plafonds financiers autorisés dans les campagnes électorales et le non-respect de l’incompatibilité entre certaines fonctions civiles et militaires et le travail politique et électoral ».

La loi organique interdisant aux militaires et aux personnels de force de sécurité d’exercer toute activité politique, notamment les campagnes électorales.

Une « mascarade » pour l’opposition

Ce scrutin a été qualifié de mascarade par l'opposition qui s'est réunie ce lundi soir. Le président du Rassemblement des forces démocratiques, le RFD, estime aussi que le président mauritanien a l'intention de s'éterniser au pouvoir en cherchant à obtenir un troisième mandat.

"Les résultats officiels n’ont rien à voir avec les résultats constatés", déclare Ahmed Ould Daddah, président du Rassemblement des forces démocratiques, le RFD

Source : RFI

 

Mauritanie: le parti au pouvoir gagne difficilement les municipales à Nouakchott

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Mauritanie: le parti au pouvoir gagne difficilement les municipales à NouakchottLe parti au pouvoir en Mauritanie a difficilement gagné les élections municipales et régionales à Nouakchott et remporté tous les sièges au second tour du scrutin législatif qui s’est tenu samedi, selon les premiers résultats annoncés dimanche.

Le parti du président Mohamed Ould Abdel Aziz, l’Union pour la république (UPR), qui avait remporté 67 des 131 sièges de députés pourvus au premier tour, le 1er septembre, a raflé les 22 qui étaient encore en jeu samedi, a écrit le chef de cette formation, Sidi Mohamed Ould Maham, dans un tweet.

Il s’assure ainsi une majorité absolue de 89 sièges sur 157 à l’Assemblée nationale, les quatre restants, réservés aux Mauritaniens de l’étranger, devant être pourvus par un vote ultérieur des députés.

En revanche, à Nouakchott, l’UPR a arraché le conseil régional avec environ un point de pourcentage devant le parti islamiste Tewassoul, à la tête d’une coalition de l’opposition radicale pour ce scrutin dans la capitale, a indiqué le porte-parole de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), Moustapha Sidel Moctar.

Sur le plan municipal, le parti au pouvoir a remporté six des neuf communes de Nouakchott, parfois avec des écarts de quelques dizaines de voix, améliorant toutefois sa position par rapport aux cinq qu’il détenait depuis 2013.

Les trois communes restantes sont revenues à l’opposition radicale, dont deux aux islamistes de Tewassoul, par ailleurs deuxième parti à l’Assemblée, avec 14 sièges.

L’UPR a perdu la très convoitée commune de la capitale économique du pays, Nouadhibou (nord-ouest), au profit d’un parti de la majorité présidentielle, Al-Karama.

La Céni, qui continue ses opérations de compilation des résultats, a révisé à la hausse son estimation de la participation au plan national, d’environ 40% samedi soir à près de 64% à ce stade du comptage, contre 73,4% au premier tour. Elle prévoit d’annoncer les résultats complets, portant notamment sur une centaine de mairies en jeu, au second tour, en début de semaine.

Ould Abdel Aziz, qui a voté à Nouakchott, s’est félicité samedi des résultats du premier tour, estimant que « les Mauritaniens ont voté pour la stabilité, le développement et le progrès ».

Par AFP
Source : La Libre (Belgique)

 

Maghama : L’UDP arrache la commune, l’UPR, la députation

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C’est sur un score trop serré (avec un écart de 104 voix) que Hamet Abdoul Kader Thiam, candidat de l’UDP a remporté, samedi 15 septembre, le fauteuil de maire de Maghama,avec 1411 voix, au détriment de Diallo Daouda Samba (1307), de l’UPR. « C’est un séisme politique», commentent les observateurs de la scène politique. Les querelles internes et les coups fourrés ont lézardé le bloc UPR, en dépit des renforts des pontes locaux permettant ainsi au jeune candidat de l’UDP de gagner. Le deuxième essai de Thiam, éliminé au premier tour en 2013, aura été des plus réussis. Le jeune cadre de Tasiast Kinross est attendu de pied ferme par tous les maghamois.
Dés qu’il eut connaissance des résultats, l’ancien secrétaire général du ministère de l’Equipement et des Transports a félicité au téléphone son jeune adversaire. Rendant la politesse à son aîné et néanmoins cousin, Thiam s’est rendu dimanche matin, au domicile de Diallo avant que tous deux n’aillent au cimetière pour assister à l’inhumation d’un ressortissant de la ville.
Faisant preuve de fair play, Samedi matin, les deux concurrents, après une campagne houleuse, se sont retrouvés au centre de vote de l’école 1 de Maghama et ont longuement échangé. « C’est une belle leçon de démocratie  que Diallo et Thiam ont administrée », se sont félicités fonles habitants. L’UPR se réconfortera aux législatives avec la victoire de ses deux candidats, lors du premier tour, avec un suffrage  de 50,41% contre 37,34% à l’UDP. Niang Mamadou a été réélu en compagnie de Hachem Ould Samory face à l’UDP.
Toutefois, le parti de Mint Mouknass a déposé plusieurs recours pour fraude auprès de la CENI.
Par contre, la commune de Daw  est tombée dans l'escarcelle du Parti de l'Unité et du développement (PUD) qui a recueilli  54,94% des voix contre  45,06% pour l'UPR au second tour.
A Dolol, Kane Abdoul Aziz de l’UPR avait mis ses adversaires au KO dès le premier tour en s’adjugeant la municipalité.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

 

Mauritanie : 49,5 % d'électeurs ont voté au 2e tour des législatives et des locales

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Mauritanie : 49,5 % d'électeurs ont voté au 2e tour des législatives et des localesLes Mauritaniens étaient dimanche dans l'attente de la proclamation des résultats du second tour des élections parlementaires, régionales et municipales qui se sont déroulées la veille, tandis que le taux de participation enregistré lors de ce scrutin a atteint les 49,5 %, selon la Commission électorale nationale et indépendante (CENI).

Selon les résultats partiels publiés dimanche par l'Agence mauritanienne d'information (AMI), le parti l’Union pour la république (UPR) a remporté la majorité des communes et des Conseils régionaux qui étaient en ballotage, alors que le taux de participation est estimé par la CENI 49,5 % en baisse par rapport au 1er tour de ces élections ayant enregistré un taux de 73,4 %.

Les résultats provisoires concernant les municipales confirment la dominance de l'UPR qui a remporté la plupart des voix exprimées, selon l'agence mauritanienne.

A Nouakchott, notamment dans la commune de Moughataa, le parti du président Mohamed Ould Abdelaziz a obtenu 4508 voix sur 12 009 inscrits, alors que le taux de participation dans cette municipalité est estimé à 39,70%.

Les bureaux de vote en Mauritanie ont connu une affluence timide samedi pour le second tour des élections législatives et locales, en raison notamment des intempéries enregistrées à Nouakchott, la capitale.

Le second tour devait permettre l'élection de 22 députés, dont quatre autres parlementaires pour les Mauritaniens de l'extérieur, 9 Conseils régionaux et 111 communes, selon la CENI.

Le parti du président Mohamed Ould Abdel Aziz, l’UPR, avait remporté au premier tour, le 1er septembre, 67 des 131 sièges de députés déjà pourvus sur 157 à l’Assemblée nationale, quatre Conseils régionaux sur 13 et une centaine de communes sur 219.

Le parti Tawassoul, mouvance islamique, est arrivé en deuxième position avec 14 députés, tandis que le Rassemblement des forces démocratiques (RFD) et l'Union des forces du progrès (UFD) ont chacun obtenu trois députés.

En ballottage favorable dans les 22 sièges, l’UPR devrait obtenir les 12 qui lui manquent pour s’assurer une majorité absolue à l’Assemblée. A Nouakchott pour les neuf communes et le Conseil régional de la capitale, le parti au pouvoir était confronté au parti Tawassoul, présent au second tour dans sept communes.

M. Ould Abdel Aziz, qui a voté à Nouakchott, s’était félicité des résultats du premier tour, estimant que "les Mauritaniens ont voté pour la stabilité, le développement et le progrès".

Le chef de l’Etat mauritanien avait, en outre, estimé que le second tour "ira dans le même sens" pour son parti.

Source : Radio Algérie

 

 

Scrutins de 2018 ou lecture croisée sur une reconfiguration de la scène politique mauritanienne

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Scrutins de 2018 ou lecture croisée sur une reconfiguration de la scène politique mauritanienneAlors que les électeurs reprennent le chemin des urnes, ce 15 septembre 2018, pour le 2ème tour des scrutins législatifs, municipaux et régionaux, voici un survol exhaustif et une analyse circonspecte du 1er tour qui a eu lieu il y a deux semaines.

Le quintuple scrutin des 1er et 15 septembre 2018, liste nationale, liste régionale, liste des femmes, municipales et régionales, débouchera sans nul doute sur une inédite recomposition de la scène politique mauritanienne. Si l’UPR assure sa mainmise sur le pays, Tawassoul confirme qu’il est aujourd’hui le principal parti de l’opposition, renversant ainsi l’ordre des préséances longtemps détenu par le RFD d’Ahmed Daddah et l’UFP de Mohamed Maouloud.

D’autre part, les scrutins de 2018 marquent le déclin d’anciens partis comme l’APP, El Wiam, le Front Populaire, le RDU, tout en marquant la fin du vote communautariste avec les revers subis par les formations négro-africaines qui comptaient beaucoup sur le vote en leur faveur des populations de la Vallée ou de certains quartiers en milieu urbain à forte présence de noirs, comme Sebkha et El Mina à Nouakchott.

L’UPR s’affirme comme parti-Etat

Si Mohamed Abdel Aziz, parce qu’empêché par la Constitution, n’est pas officiellement président du parti Union Pour la République (UPR), il en est le véritable patron. Celui qui y fait et défait des carrières, n’hésitant pas à faire le ménage aux détours d’une refondation dont il avait confié les rênes à son alter ego, le colonel à la retraite Mohamed Ould Baya. Aussi, le président Ould Abdel Aziz n’a pas hésité à prendre son bâton de pèlerin et à endosser sa tunique de Chef d’Etat pour battre campagne en faveur d’un UPR affaibli par le mauvais choix de ses hommes dans des élections décisives, celles du 1e septembre 2018, où le parti jouait sa survie face à une opposition qui avait décidé de troquer sa sempiternelle position de boycottiste pour une participation active.

Au finish, l’UPR a arraché aux termes du 1er tour des élections législatives, 67 sièges de députés sur les 157 que comptera la future Assemblée nationale. Il fait mieux qu’en 2013 où il avait obtenu seulement 57 sièges au 1er tour, puis 19 sièges au second tour, totalisant 75 députés sur 147. En 2013, l’UPR avait cependant réussi à faire entrer 5 femmes au Parlement sur la liste des femmes, contre 4 seulement en 2018. Il est en ballotage au second tour où 22 sièges restent à pourvoir. C’est surtout à Nouadhibou, Nouakchott et à Zouerate où la compétition sera la plus féroce. L’UPR a aussi emporté, lors du 1er tour, quatre conseils régionaux sur les 13 du pays et 108 communes sur les 219.

La percée de Tawassoul, la chute du RFD et de l’UFP

Reconnu en 2007, les Islamistes de Tawassoul n’ont participé qu’à deux scrutins, les législatives-municipales de 2013 et les scrutins de 2018. Lors des élections de 2006 et 2007, la mouvance islamiste avait soutenu le parti Hatem de Saleh Ould Hanana qui avait réussi à obtenir 2 députés plus 2 autres en coalition avec APP de Messaoud Ould Boulkheïr. Idem pour la présidentielle de 2007, où Saleh Ould Hanena alors candidat avait réussi, avec les Islamistes, à se placer en 12ème position sur 20 candidats avec un score de 7,65% des suffrages.

Passant outre le mot d’ordre de boycott lancé en 2013 par la Coordination de l’opposition démocratique (COD) dont il était membre, Tawassoul, en l’absence des partis leaders de l’opposition, participe aux élections de 2013. Il arrache une victoire historique qui en fera la deuxième force politique en Mauritanie après l’UPR, parvenant à cueillir 16 députés à l’Assemblée Nationale, 14 communes, plus de 500 conseillers et le contrôle de 3 grandes communes à Nouakchott.

Cette position leader sur l’échiquier politique national, Tawassoul vient de le confirmer en 2018 où les Islamistes se sont enfin confrontés aux chefs de file de l’opposition radicale, tous ceux qui lui avaient déblayé le terrain en 2013. En effet, le RFD (Rassemblement des forces démocratiques) d’Ahmed Daddah, l’UFP (Union des forces du progrès) de Mohamed Maouloud, longtemps premières force de l’opposition depuis 1991, se sont placé loin de Tawassoul. Alors que les Islamistes faisaient entrer dès le 1er tour, 3 femmes au Parlement, le RFD et l’UFP n’ont pu en faire entrer qu’une seule chacun. Au total, ces deux partis pourraient aligner 5 à 6 députés tout au plus lors de ces législatives de 2018. Mais par contre, il est peu probable qu’ils puissent diriger une commune dans le pays.

C’est triste de constater, pour le RFD et l’UFP, le ravage causé par plus d’une décennie de boycott et d’absence sur la scène politique, qui a fini par faire effriter leur électorat. En 2006, dernier scrutin auquel ces deux partis avaient participé, le RFD avait 16 députés, l’UFP 9 députés et les islamistes dissous au sein du parti HATEM seulement 5 députés. Le RFD contrôlait plusieurs mairies à Nouakchott, notamment Tevragh-Zeina, Teyarett, Le Ksar, avec un raz-de-marée au Trarza, Ouad Naga, Rosso, R’Kiz, Boutilimit, mais aussi dans le Brakna, comme à MBagne, Dar-el-Barka, et plusieurs zones de la Vallée. L’UFP contrôlait aussi plusieurs communes de la région, comme Boghé, Aéré Mbar, sans compter Sebkha à Nouakchott et Tijikja au Tagant.

La déconvenue des partis négro-africains

Les scrutins du 1er septembre 2018 ont surtout été marqués par la déconfiture des partis dirigés par des Négro-africains. L’AJD/MR (Alliance pour la justice et la démocratie-mouvement pour la rénovation) d’Ibrahima Moctar Sarr qui avait réussi en 2013 à obtenir 4 députés à l’Assemblée Nationale, risque de ne pas obtenir l’entrée de son président à l’Assemblée Nationale. Extraordinaire est en effet l’importante perte qu’AJD/MR a enregistré. En 2013, le parti de Sarr totalisait sur la Liste Nationale Mixte, 15.577 voix, soit 2.61% des suffrages exprimés, contre 7.102 voix en 2018, soit la perte de plus de la moitié de son électorat.

Sur la Liste des Femmes, AJD/MR fait partie des 66 partis politiques qui ont enregistré moins de 1% des suffrages, alors qu’en 2013, il avait engrangé plus de 1% des voix pour lui permettre de faire entrer une femme au Parlement. C’est surtout à Boghé, mais aussi à Zouerat où l’AJD/MR semble conserver une partie importante de sa force, étant l’un des protagonistes essentiels, avec APP et Tawassoul à tenir aujourd’hui la dragée haute au parti au pouvoir et son puissant candidat, l’ancien colonel Cheikh Ould Baya. A Nouakchott, le parti a même reculé dans son fief de Sebkha, se contentant des seconds rôles entre les deux candidats en lice.

Le MPR (Mouvement pour la refondation) de Kane Hamidou Baba, ne se porte guère mieux, car sans député à l’issue du scrutin de 2018 ni maire. Le PLEJ (parti pour la liberté, l’égalité et la justice) de Bâ Mamadou Alassane est dans la même situation, absent du prochain Parlement et n’ayant même pas pu s’imposer chez lui à Maghama au Gorgol. En 2016, une partie de son staff politique avait décidé même de le destituer, l’accusant d’avoir "choisi la dictature pour instaurer le désordre et le chaos au sein du parti" (http://www.cridem.org/C_Info.php?article=680835)

Ayant flirté un temps avec la majorité, il se décidera plus tard à basculer dans le camp de l’opposition dite radicale, rappelant à qui veut l’entendre qu’il est le Dialogue personnifié, en référence à son sobriquet de "Bâ Dialogue" hérité du temps où il était ministre de l’Education Nationale sous le règne de Me Moctar Ould Daddah, lors de la 1ère République.

Le parti Arc-en-ciel que dirige Alassane Hamady Soma Bâ dit Balas, vidé des trois quart de son directoire à la veille des scrutins de 2018 pour avoir fait la place belle à la famille restreinte du président du parti sur les têtes de liste, a recueilli moins de 1% des voix ; donc sans député et probablement le moindre conseiller.

Tous ces partis négro-africains ont compté sur les voix de la Vallée, peuplée par une écrasante majorité de populations négro-africaines (Wolofs, Halpulars, Soninkés), ils ont découvert à leurs dépens que le vote communautaire n’est pas une donne politique en Mauritanie.

La forte avancée des partis de la majorité

Dernier refuge des transfuges de l’UPR, tous ces mécontents et ces mal placés sur les listes du parti-état, les partis de la majorité ont connu des percées extraordinaires, à l’image de l’UDP, El Karama ; AND, Sursaut. Ces partis ont surtout percé dans les régions du Fleuve, empiétant avec un grand succès sur les plates-bandes de l’opposition, et le fief désigné des partis négro-africains.

Ainsi, après l’UPR, c’est l’UDP de la ministre Naha Mint Mouknass qui pointe, souvent devant Tawassoul, comme principale force politique dans la Vallée et dans d’autres régions du pays. En effet, sur la Liste Nationale des Femmes et sur la Liste Nationale Mixte, le parti UDP pointe en 3ème position en termes de voix, après l’UPR et Tawassoul. Elle est suivie de Karama qui pointe à la 4ème place, puis vient l’AND de Ould Moine, devant l’UFP et le RFD qui viennent en 5ème et 6ème position.

Paradoxalement, la Vallée a basculé avec armes et bagages dans le giron de l’UPR et de ses satellites, alors que ses populations négro-africaines étaient censées servir de fer lance à l’opposition dite radicale et aux partis d’obédience négro-africaine qui les ont toujours dépeints comme les parias de la Nation et les supposées victimes de politiques racistes et discriminatoires. A Bababé, Boghé, MBagne, ou encore à Sélibaby, Ghabou, Ould Yengé, Mbout, Kaédi, Maghama, Mounguel, les populations ont massivement voté pour l’UPR ; l’UDP ; Karama et Sursaut.

Pourtant en 2013, les partis de la majorité ne faisaient que ramasser les miettes laissées par l’UPR, Tawassoul, APP et El Wiam. En 2006, l’UDP boxait dans la catégorie des poids plumes. Mais en une décennie, le parti de Naha Mint Mouknass est parvenu à s’asseoir un électorat fort et puissant. Quant au parti Karama, sa percée soudaine sur la scène politique reste énigmatique, car en 2013, ce parti avait obtenu certes 6 députés, mais il est parvenu aujourd’hui à damner le pion à bien de partis plus endurcis comme le RFD et l’UFP ;

SAWAB, l’inattendu outsider

S’il y a un parti politique qui a créé la surprise au cours des scrutins du 1er septembre 2018, c’est bien le parti Sawab. L’extraordinaire ascension de ce parti d’obédience Baassiste, qui n’a jamais obtenu le moindre élu depuis sa création en 2004, est due essentiellement à son mariage avec l’aile politique du mouvement IRA et son alliance avec le leader antiesclavagiste Birame Dah Abeid. Malgré son incarcération à la veille du scrutin où il était tête de liste sur la Liste Nationale Mixte, le lauréat du Prix des Nations 2013 pour les Droits de l’Homme, restera le candidat le plus emblématique de ces consultations. Grâce à leur maîtrise de l’action sur le terrain, leur discipline et leur fougue, les militants d’IRA porteront le combat haut et fort.

Grâce à eux ; le parti Sawab compte désormais 3 députés à l’Assemblée Nationale, y compris un candidat qui a fait sa campagne à partir d’une cellule de prison, en plus de Coumba Dado Kane militante infatigable de la cause antiesclavagiste et du président du parti Adessalam Horma. Cela, sans compter les dizaines de conseillers municipaux et régionaux que le parti est parvenu à engranger. Selon un observateur averti de la scène politique, "la coalition Sawab/RAG, a presque obtenu le score de 8% cueilli par Birame Dah Abeid et IRA aux présidentielles de 2014 et le 1% traditionnel de l’électorat de Sawab".

Parmi les partis qui ont enregistré une importante perte de vitesse, le parti El Wiam de BoIdiel Ould Houmeïd et El Vadila de Outhmane Ebou El Maali. Si le parti El Wiam reste incontournable dans la région de Keur Macène, notamment à NDiago, il a perdu beaucoup de terrain sur l’échiquier politique national. En 2013 ; El Wiam comptait 10 députés à l’Assemblée Nationale et contrôlait l’importante commune de Rosso. Aujourd’hui, le parti peine à arracher un seul député ; à moins qu’il ne remporte le duel qui devra l’opposer au second tour au candidat de l’UPR à Keur Macène.

Idem pour El Vadila qui avait en 2013, trois députés, et qui se retrouve avec zéro député dans la prochaine Assemblée Nationale, tandis que son fief de Maghta-Lahjar est en train de lui être arraché par le parti au pouvoir. Autre parti en très grand recul, Hatem de Salah Ould Hanena, qui avait 3 députés en 2013 et la commune d’Aïoun. Mais les années de boycott au sein de l’opposition lui a fait perdre l’essentiel de son électorat de base. Aujourd’hui, faute d’avoir pu obtenir le moindre siège au parlement, il lutte pour récupérer Aïoun.

Alors que les épreuves décisives se préparent pour le second tour du 15 septembre 2018, la Mauritanie s’apprête à vivre sous une scène politique entièrement remodelée, avec en perspective de spectaculaires rebondissements politiques qui préfigureront l’image du pays après 2019.

Cheikh Aîdara

Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

Mauritanie: le MAE reçoit les ambassadeurs du Maroc et l'Algérie le même jour

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Mauritanie: le MAE reçoit les ambassadeurs du Maroc et l'Algérie le même jourLe ministre mauritanien des Affaires étrangères et de la coopération, Ismaël Ould Cheikh Ahmed, a reçu en audience ce vendredi séparément Hamid Chabar, l’ambassadeur du Maroc et Nourdine Khandoudy, ambassadeur d'Algérie.

Au menu de ces deux audiences, «des questions d’intérêt commun», signale l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI), l'agence de presse officielle, dans deux communiqués différents. Le chef de la diplomatie mauritanienne et les diplomates marocain et algérien se sont notamment entretenus sur les meilleures voies et moyens à même de dynamiser et de renforcer la coopération entre les deux pays.

Les deux communiqués ont été similaires - à s'y méprendre. Évidemment, de telles audiences posent la question de leur objet réel. D'aucuns pensent naturellement à des questions d'ordre régional.

Quel rôle la Mauritanie veut-elle jouer dans la construction du Maghreb, voire dans le conflit du Sahara au point de provoquer de telles rencontres ?

Quoi qu'il en soit, le Maroc, l'Algérie et la Mauritanie partagent un même espace humain, géographique, culturel, religieux, ainsi que l'idée de l’Union du Maghreb Arabe (UMA), aux côtés de la Libye et de la Tunisie. Au-delà du Maghreb, le Maroc qui est de plus en plus tourné politiquement, et surtout économiquement, vers l’espace de la Communauté Economique de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), entend resserrer ses rapports avec la Mauritanie, qui lui ouvre un accès vers le Sud.

Depuis son arrivée en Mauritanie en avril dernier, Hamid Chabat se montre très actif sur les plans diplomatique et économique. Après la présentation de ses lettres de créances au président de la République islamique de Mauritanie, Mohamed Ould Abdelaziz en juin dernier, il a rencontré plusieurs membres du gouvernement mauritanien, notamment les ministres des Affaires étrangères, de la Justice et de la Pêche.

Le diplomate marocain s’est également rendu Nouadhibou, dans le nord du pays, fin juillet dernier, pour des contacts avec la communauté marocaine de la ville, les autorités administratives, les responsables de la Zone Franche de Nouadhibou (ZFN), de la Société Nationale Industrielle et Minière (SNIM) et du port de Nouadhibou.

Ce déplacement a permis d’identifier les importantes opportunités d’investissement que pourraient offrir la capitale économique mauritanienne aux secteurs public et privé du Maroc. Après le déplacement de Nouadhibou, l’ambassadeur a également rencontré le président du patronat mauritanien.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le360 (Maroc)

 

 

Aziz : Le peuple a transmis son message aux extrémistes religieux et aux racistes

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Aziz : Le peuple a transmis son message aux extrémistes religieux et aux racistesLe président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a déclaré que le peuple a transmis son message aux extrémistes religieux et aux extrémistes fondamentalistes, leur signifiant qu’il (le peuple) était conscient de sa réalité et savait où se trouvait son intérêt.

Ould Abdel Aziz a déclaré, en marge de son vote, lors du second tour des élections, samedi matin,15 septembre 2018, que ce qu’il appelle les extrémistes cherchent à détruire le pays comme ils ont détruit d’autres pays arabes. Il a également souligné que ce qu’il appelle les extrémistes religieux ont nui à l’islam sur la planète.

Il a également estimé que les campagnes électorales se sont déroulées dans le calme et la stabilité, ce qui montre la prise de conscience du peuple et son intérêt pour les questions publiques, pour le pays et sa stabilité, en plus de son attachement à la démocratie.

Le président mauritanien a déclaré que la lecture des résultats du premier tour des élections, révèle l’orientation du peuple vers le développement, le progrès et les projets qui lui sont bénéfiques ainsi qu’à la patrie, soulignant que les résultats du second tour refléteront également cette tendance.

Source : www.alakhbar.info

Traduit par Adrar-info.net



Messaoud Ould Boulkheir affirme son soutien à l'UPR à la sortie de son bureau de vote

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Massoud Ould Boulkheir affirme son soutien à l'UPR à la sortie de son bureau de voteLe Président du parti Alliance Populaire Progressiste (APP), Messaoud Ould Boulkheir a fait une déclaration à la presse à la sortie de son bureau de vote affirmant qu’il a choisi de voter pour l’UPR.

Ould Boulkheir a déclaré qu’il a été souvent traité de traitre par ses camarades de l’opposition et aujourd’hui pour ce deuxième tour des élections, il a décidé librement de soutenir le président en exercice Mohamed Ould Abdel Aziz, donc l’UPR.

Il a souligné ce qu’il appelle des situations extrêmes dans lesquelles se trouve le pays actuellement. Le tribalisme est entrain de prendre du terrain, les pauvres se comptent par milliers et le racisme demeure, alors que les hommes politiques sont pressés de compter leur voix pour se retrouver à l’assemblée afin de régler leur compte, a-t-il ajouté.

Cependant, il espère que le président Aziz quittera le pouvoir à la fin de son deuxième mandat, car il a œuvré pour cela. Il reconnait en outre, que le président de la république est le meilleur battant pour maintenir par les brides toutes ces expressions d’intolérance qu’il a suscité dans le pays.

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

 

 


 

 

 

Elections en Mauritanie: peu d'affluence dans les bureaux de vote

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Les électeurs mauritaniens sont appelés aux urnes ce samedi 15 septembre pour des élections locales, régionales et législatives. Après une certaine désorganisation constatée lors du premier tour, ce second tour semble mieux se dérouler mais les citoyens ne se pressent pas dans les bureaux.

Les bureaux de vote ont ouvert pour la plupart à l’heure, donc à 7h30, contrairement à la confusion constatée lors du premier tour, où des électeurs avaient dû passer toute la matinée à la recherche de leurs noms sur la liste électorale et leur bureau de vote. Ce samedi matin il n’y a pas eu de grosses difficultés à ce niveau.

Nous avons, en revanche, constaté une faible affluence devant les bureaux de vote à Nouakchott. Dans le bureau où président mauritanien et son épouse ont accompli leur devoir civique, il y avait à peine une vingtaine personnes. C’est peu: lors du premier tour ils étaient près d’une centaine d’électeurs devant le bureau à la même heure.

Dans une déclaration à la presse, le président Mohamed Ould Abdel Aziz n’a pas ménagé ses adversaires de Tawassoul lors de son vote. Sans les nommer, il a parlé d’« extrémistes dangereux, véhiculant un concept destructeur pour son pays ».

Sur le plan organisationnel, ce samedi, les forces de l’ordre ont été déployées en grand nombre. Les éléments de la police routière ont même empêché certains médias dont Rfi, d’accéder à certains bureaux de vote, sans que les responsables de la commission électorale n’interviennent. Les confrères se sont dit surpris.

Source : RFI

 

 

Élections en Mauritanie : « C’est une victoire amère pour le parti présidentiel », selon l’UFP

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Mohamed Ould Maouloud (UFP) se félicite que l’union de l’opposition ait mis en ballottage le parti présidentiel dans toutes les grandes villes, à l'occasion du premier tour des élections

À 65 ans, Mohamed Ould Maouloud est l’un des plus vieux opposants du pays. Venu du marxisme, il n’a jamais cédé aux sirènes des pouvoirs et il est considéré comme l’un des hommes politiques les plus fermes dans ses convictions. Candidat à la présidentielle de 2007 où il a obtenu 4,92% des suffrages, il est président de l’Union des forces de progrès (UFP). C’est à ce titre qu’il a présidé le Forum pour la démocratie et l’unité (FNDU), regroupant la plus grande frange de l’opposition dite « radicale » au président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Ce professeur d’Histoire devrait pour la première fois siéger comme député dans la nouvelle Assemblée. Son authenticité, et le fait que son parti ne soit pas électoralement très puissant, le classent parmi ceux qui pourraient prétendre porter les couleurs de l’opposition lors de l’élection présidentielle de 2019.

Il dénonce la « pagaille » qui a présidé au premier tour des élections du 1er septembre, voulue selon lui par la majorité. Il se félicite néanmoins que l’union de l’opposition ait mis la formation présidentielle en ballottage dans toutes les grandes villes, et se présente soudée pour le second tour de ce samedi.

Le fichier électoral n’est pas fiable.

Jeune Afrique : Quelles leçons tirez-vous du premier tour des élections législatives, régionales et municipales qui se sont tenues le 1er septembre ?

Mohamed Ould Maouloud : Ces élections ont été très mal organisées. Avec trois scrutins qui se tenaient en même temps, qui plus est pour la première fois en période d’hivernage, la grande pagaille qui en a résulté était inévitable. D’autant plus que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a été constituée – sans notre participation, contrairement à la loi – avec des personnes proches de la majorité et novices auxquels on n’a pas donné le temps de se former. Ils ne sont d’ailleurs pas parvenus à mener à bien le recensement électoral nécessaire en juillet et en août.

Est-ce pour ces raisons qu’il y a eu 520 000 votes annulés sur 2,7 millions de suffrages exprimés ?

Le fichier électoral n’est pas fiable. Ils ont supprimé celui existant puis, dans l’incapacité d’en établir un nouveau dans les délais, ils l’ont comblé de façon mystérieuse pour obtenir 1,4 million d’électeurs inscrits. On a trouvé sur ce fichier beaucoup de personnes décédées… Nous avions demandé à la CENI d’étaler les élections. Il nous a été répondu que ce n’était pas possible pour des raisons financières. En fait, cette pagaille était voulue.

Le président Abdelaziz a également décidé pour la première fois de l’histoire de faire lui-même campagne. Il a utilisé les moyens et l’autorité de l’État pour menacer tous les partis et décourager les candidats qui risquaient de faire du tort à sa formation, l’UPR.

C’est une victoire amère pour le parti présidentiel, car il est en ballottage dans toutes les grandes villes du pays

Comment analysez-vous les résultats du premier tour ?

Le parti présidentiel prétendait avoir 1,115 million de membres. 132 000 votants seulement ont voté pour lui. Si nous additionnons toutes les voix de l’opposition (FNDU, UFP, Tawassoul, RFD, etc), nous le dépassons, avec quelque 150 000 voix. C’est un échec pour le président.

Le scrutin majoritaire avantage le parti présidentiel, car il a la majorité des députés. Mais c’est une victoire amère, car il est en ballottage dans toutes les grandes villes du pays. À Nouakchott, il est en difficulté dans tous les arrondissements et dans tous les scrutins.

Ils ont eu recours à une fraude massive en subtilisant des cartes d’identité et en les confiant à des gens qui voteraient à la place de leurs vrais détenteurs, avec la complicité des présidents de bureaux de vote. Ils ont refusé de nous communiquer les procès-verbaux électoraux, afin de nous empêcher de les contester. Ils ont pré-rempli des bulletins de vote. Malgré toutes ces tricheries, nos adversaires n’ont pas obtenu le raz-de-marée qu’ils escomptaient.

L’opposition se présente-t-elle unie pour le second tour du 15 septembre ?

Hormis l’opposition « collaboratrice » qui a l’habitude de voter avec le parti présidentiel, nous sommes totalement ligués, dans tout le pays, pour vaincre l’UPR.

Source : jeuneafrique.com

 

 

Veillée d’armes avant le 2eme tour des élections législatives, régionales et locales

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« Tawassoul a permis à l’opposition de reprendre du poil de la bête », selon l'anthropologue Mohamed Fall Ould BahLa Mauritanie va vers l’organisation d’un  second tour d’élections législatives, régionales et locales,  le samedi 15 septembre, après une première manche qui s’est déroulée le 01 septembre dernier.
Les résultats du premier tour de ces élections, qui se  traduisent par l’organisation « complexe » de 5 scrutins en une journée, ont été publiés dans la nuit du samedi 08 au dimanche 09 septembre, par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), après une attente qui a duré une semaine.
En dépit de la publication tardive de ces résultats, la date de l’organisation du second  tour reste maintenue au samedi 15 septembre.
Sur la base des chiffres officiels provisoires (sous réserve d’éventuels recours), l’Union Pour la République (UPR), principal parti de l’opposition, a arraché au premier tour  67sièges de députés à l’assemblée nationale sur un total de 157 places à pourvoir, et reste en ballotage au niveau de 22 circonscriptions.
Quant au Rassemblement National pour la Réforme et le Développement (RNRD/TAWASSOUl/mouvance islamiste modérée), il a remporté 14 sièges,
conservant ainsi son statut de première force de l’opposition, et reste en lice dans plusieurs circonscriptions pour le second tour.
Le total des sièges de  députés décrochés par  toute  l’opposition à l’issue du premier tour est de 31.
Dans la bataille  des  régionales, l’Union Pour la République (URP) a gagné 4 présidences de conseils régionaux, mais 9 sièges restent  en ballotage.
Parmi  ces ballotages,  Nouakchott,  au centre d’une bataille dans laquelle l’opposition est en pôle position, grâce aux islamistes de TAWASSOUL.
Par ailleurs, au niveau des municipales, toutes les neufs (9) communes de Nouakchott, et celles d’autres grandes villes du pays,  à l’image de Nouadhibou, Kaédi, Rosso et Boghé,  sont concernées par le deuxième du tour du samedi 15 septembre. Ce qui démontre clairement les enjeux du vote de ce week-end.
Reste à savoir si après la dénonciation par l’opposition,  de « la fraude massive » du premier tour, la CENI entièrement politique au sein de laquelle elle ne siège pas, va rectifier le tir.

Source : lecalame.info (Mauritanie)