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Politique en Mauritanie

Mauritanie: l’opposition dénonce le harcèlement des autorités

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Mauritanie: l’opposition dénonce le harcèlement des autoritésEn Mauritanie, la commission d'enquête sur les marchés publics du Sénat a dénoncé, ce jeudi, le manque de collaboration des autorités. Cette commission est présidée par Mohamed Ould Ghadda, un sénateur qui connaît bien des problèmes en ce moment.

Il vient d’être condamné à six mois de prison avec sursis pour homicide involontaire dans un accident de la route. Ses téléphones ont alors été saisis et maintenant, l'enregistrement de certaines de ses conversations se retrouve sur les réseaux sociaux.

Pour le nouveau front de l'opposition anti-référendum, il s'agit ni plus ni moins que de harcèlement contre un élu dont le seul tort est de vouloir faire la lumière sur des malversations. "La commission sénatoriale a dressé un certain nombre de convocations et le gouvernement ne veut pas y répondre", dénonce Mohamed Ould Maouloud, opposant mauritanien.

Source : RFI

 

APP pour un oui et un non

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APP pour un oui et un nonLe Bureau Exécutif de l’Alliance Populaire Progressiste (APP) a dans un communiqué rendu public ce matin engagé toutes les structures du parti,

les militants, les amis et toutes les populations à faire une campagne exhaustive indépendante pour l’adoption par un OUI de la question relative à la suppression du Sénat et des autres points et NON pour le changement du Drapeau.

Source : Mauriweb (Mauritanie)

 

 

Ouverture de la campagne pour le référendum constitutionnel en Mauritanie

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Ouverture de la campagne pour le référendum constitutionnel en Mauritanie Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a lancé dans la nuit de jeudi à vendredi la campagne pour le référendum constitutionnel du 5 août, boycotté par l'opposition radicale.

"Votre présence massive constitue un message à ceux qui ne veulent pas que le pays avance", a lancé le chef de l'Etat devant une foule surchauffée dans un stade archicomble de la périphérie de Nouakchott, a constaté le correspondant de l'AFP.

L'opposition dite radicale, regroupée au sein d'une alliance de plusieurs partis et mouvements, fait campagne pour un "boycott actif de cette mascarade sans objet et dont les desseins cachés sont évidents", selon un communiqué de cette coalition.

M. Ould Abdel Aziz, qui a appelé à un "oui massif", a promis de se rendre dans toutes les capitales régionales pour "répondre à tous ces mensonges et mystifications développés sur la place publique" par les opposants au projet.

Il a insisté sur la disposition supprimant le Sénat "qui a fait tant de mal au peuple mauritanien", manifestant ainsi son irritation envers les sénateurs, qui ont bloqué l'adoption au Parlement de la nouvelle Constitution, et bloqué depuis plusieurs mois le vote des lois, dont le budget de l'Etat.

L'opposition, qui continue meetings et manifestations dans tout le pays pour le boycottage du scrutin, ne pourra pas pour cette raison bénéficier du temps d'antenne accordé aux parties prenantes, a affirmé à l'AFP un responsable de la Haute autorité de la presse et l'audiovisuel (HAPA).

Près d'1,4 million de Mauritaniens sont appelés à se prononcer sur ces changements constitutionnels pour lesquels deux urnes sont prévues: l'une pour les principaux amendements et l'autre pour la modification du drapeau national, selon la Commission électorale.

Cette séparation a été introduite à la demande de certaines franges de l'opposition modérée, qui rejette le changement du drapeau, selon des sources politiques.

Cette révision a été adoptée le 9 mars par les députés, mais rejetée neuf jours plus tard par les sénateurs, pourtant majoritairement favorables au pouvoir.

La décision du chef de l'Etat de passer outre au rejet du projet par la voie parlementaire en le soumettant à référendum a provoqué la controverse dans le pays, l'opposition et des constitutionnalistes contestant la légalité de cette procédure.

Le projet de révision a été élaboré lors d'un dialogue en septembre-octobre entre le pouvoir et l'opposition dite modérée, qui appellent à voter oui.

Outre la suppression du Sénat, qui serait remplacé par des Conseils régionaux élus, le projet prévoit celle de la Haute cour de justice, du médiateur de la République et du Haut conseil islamique.

Il propose également d'ajouter sur le drapeau deux bandes rouges, symbolisant le sang versé par les "martyrs de la résistance" à la colonisation française.


Source : VOA Afrique avec AFP

 

 

Référendum constitutionnel : La majorité fait feu de tout bois, l’opposition se contente d’étincelles

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Référendum constitutionnel : La majorité fait feu de tout bois, l’opposition se contente d’étincellesLa grande marche de l’opposition du 15 juillet 2017 a vécu. Ne reste plus que quelques écrits résiduels encore pendants sur les files d’une actualité mourante, alors que les manifs sans interruption du pouvoir, qui fait feu de tout bois, ne se sont jamais taris.

Piètre combat entre David et Goliath, entre une opposition en manque de souffle et un régime déterminé à faire passer ses amendements constitutionnels. Rien que dans la méthode et dans l’étendue des masses embrassées, la démarche des deux camps donne largement battue une opposition sans vision, ni tactique de jeu.

Comme si elle se suffisait d’une simple action d’éclat avant de retomber dans sa léthargie. L’opposition risque de passer de nouveau à côté de la plaque, comme c’est le cas depuis le début de son bras-de-fer avec le régime de Mohamed Abdel Aziz. En fait, les erreurs cumulées du temps des Accords de Dakar semblent imprimer un cachet d’échec à un consortium opposant en perte de vitesse, aussi bien sur le plan des idées que sur celui du combat partisan.

D’actions d’éclat en actions d’éclat, les actions ponctuelles de l’opposition, qui réussit toujours de belles prouesses en termes de mobilisation, ne sont jamais capitalisées, pour être installées dans la durée, ni portées au-delà des limites de Nouakchott.

Comme si le reste du pays était abandonné au pouvoir qui s’y promène avec allégresse. En fait, le discours de l’opposition, pourtant d’essence populiste, semble avoir été réservé à l’élite, laissant en rade un capital de colère national qui ne demande qu’à être cueilli, mais qui ne trouve pas hélas de preneurs, sauf…le pouvoir !

Bien sûr qu’il y avait foule, déboulant de toutes les artères au cours de cette soirée du 15 juillet 2017 où le Forum national pour la démocratie et l’Unité (FNDU), plus le RFD et quelques mouvements comme IRA et les Forces progressistes du changement, décidèrent de faire une démonstration de force.

Une marche dont il ne reste plus que des images qui alimentent les souvenirs, avec un satisfecit moral pour les organisateurs. Et cela s’est arrêté là. L’approche est puérile et se répète d’année en année, sans résultat. L’on annonce un scénario du même type, aujourd’hui, mardi 18 juillet. Quoi après ? Mystère et boule de neige.

Les têtes pensantes de l’opposition n’ont encore rien prévu pour la suite de l’histoire, sinon demander aux populations de rester chez eux, le jour du vote. Quel entrain ! Ceux qui pensent pouvoir bouleverser l’histoire politique du pays agissent avec une naïveté si déconcertante.

En fait, la Mauritanie traîne depuis quelques années une opposition attentiste, qui croit que le pouvoir va lui être offert sur un plateau d’argent sans qu’un œuf ne soit cassé.

Les exemples de bravoure illustrés ici et là sur le continent ne semblent nullement leur avoir inculqué la vérité toute crue qu’en matière politique, « il n’y a pas de cadeau » et que « les droits s’arrachent ». Mais, il faut des sacrifices, de l’engagement, de l’honnêteté et de la sincérité. Toutes vertus qui semblent absentes chez l’élite politique qui végète à la tête de l’opposition mauritanienne.

Pendant ce temps, un large boulevard s’ouvre pour le pouvoir. Meeting sur meeting, du Triangle de la misère aux fiefs anciens de l’opposition dans ce foyer de l’opportunisme qu’est la « Guibla », jusqu’aux tréfonds du Brakna, le pouvoir se promène, avec ses ministres, ses hauts fonctionnaires, ses généraux, ses troubadours et ses ouailles.

Nul discours discordant ne vient ainsi perturber ses harangues solitaires. Depuis hier, le président Mohamed Abdel Aziz est venu donner de l’eau au moulin de ses supporters, avec une visite populaire à R’Kiz, tandis que le parti au pouvoir, l’Union Pour la République (UPR) réussissait une manif grandeur nature à quelques encablures de là, à Mederdra.

Un à un, les bastions de l’opposition et du RFD d’Ahmed Daddah, tombent comme des noix murs. Ne reste plus qu’à celui qui avait conquis le Trarza, en 2007, que le souvenir d’un haro lointain, dont il ne reste que d’amères traînées blanches.

Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

 

Dernière-minute : Report du meeting du président sur le référendum au 3 Août prochain

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Dernière-minute : Report du meeting du président sur le référendum au 3 Août prochain (Source)Le meeting d’ouverture de la campagne référendaire du président Mohamed Ould Abdel Aziz qui était prévu, le vendredi 21 juillet, au stade de Mellah, est reporté au 3 Août prochain, apprend-on d’une source au sein de la commission chargée de l’organisation des meetings.

Le report du meeting de Nouakchott est lié à l'agenda du président et des raisons techniques, précise la même source.

En plus, cette source a déclaré que le président pourrait ouvrir sa campagne à partir de Rosso, la capitale de la wilaya du Trarza.

Source : Tawary (Mauritanie)

 

 

France : La démission de Villiers ouvre une "crise institutionnelle"

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content_imageLa démission avec fracas du chef d'état-major des armées, mécontent du sort réservé à la Défense dans les arbitrages budgétaires, ouvre une crise politico-militaire mais aussi institutionnelle "majeure", estime le général Vincent Desportes dans une interview à Reuters. Engagé depuis une semaine dans une passe d'armes avec Emmanuel Macron, Pierre de Villiers a remis mercredi sa démission au président français - un événement inédit dans l'histoire de la Ve République. "C'est une crise majeure, qui va avoir des conséquences terribles", juge Vincent Desportes, ancien directeur de l'Ecole de guerre, d'où sortent les plus hauts gradés de l'armée française, et désormais professeur associé à Sciences Po Paris.

Selon lui, il faut remonter au putsch des généraux favorables à l'Algérie française et opposés au général de Gaulle, en 1961, pour retrouver une crise de cette ampleur entre le pouvoir politique et la haute hiérarchie militaire. Le départ de Pierre de Villiers "porte un grave coup au président lui-même, aux armées et à la défense de la France", toujours selon le général Vincent Desportes, pour qui il s'agit là d'une crise "institutionnelle".

Le débat sur le budget de l'armée, astreinte cette année à des coupes de 850 millions d'euros dans un contexte de restrictions générales, s'est brutalement crispé la semaine dernière avec l'audition, à huis clos, du général Pierre de Villiers devant des députés à l'Assemblée nationale. Ses réserves exprimées en termes fleuris lui ont valu, le lendemain, les remontrances d'Emmanuel Macron dans un discours prononcé devant toute la hiérarchie militaire. "On voit bien aujourd'hui que l'exécutif ne supporte plus que sa haute fonction publique puisse avoir un avis technique différent de l'avis politique concocté à l'Elysée.

Ce n'est pas de l'Erdoganisme, mais on n'en est pas loin", observe le général Vincent Desportes, en référence au président turc. "Malaise Profond" Désormais, "ce qu'il y a de plus sacré", à savoir le lien entre le chef et le subordonné, est rompu "puisque le président Macron a poussé à la démission le meilleur d'entre nous", poursuit-il. "Le président Macron laisse une institution sous le choc, interloquée, qui ne comprend pas. Une institution qui donne le meilleur d'elle-même, qui va au-delà d'elle-même, qui est sous-budgétée depuis des années, qui est sous-entraînée, qui n'a pas de munitions, qui n'a pas de matériel".

"Au lieu de reconnaître ce besoin, (le chef de l'Etat) fait exactement le contraire. Alors comment voulez-vous que les armées aient confiance, comment voulez-vous que les soldats acceptent de mourir ?", s'interroge le général Vincent Desportes. Mais, selon lui, les péripéties de ces derniers jours ne sont que le "paroxysme" d'un malaise ancien, aggravé sous le quinquennat précédent. "Il faut se rappeler que le couple Hollande-Le Drian a porté un coup terrible aux armées en les sur-déployant et en les sous-budgétisant", souligne l'ex-directeur de l'Ecole de guerre, qui s'est distingué dans sa carrière par sa liberté de ton.

Au cours des cinq dernières années, la France a envoyé ses soldats au Mali et dans les pays environnants mais aussi au Moyen-Orient pour des missions à la fois éprouvantes sur le plan humain et financièrement coûteuses. "Nos soldats vivent dans des casernes délabrées par manque de financement", insiste Vincent Desportes. "Parce qu'il n'y a pas de syndicats, on en demande toujours plus (...) C'est pour ça que le chef d'état-major des armées est au fond le syndicaliste en chef."

Edité par Yves Clarisse

Source : Reuters

 

Mauritanie: un président en campagne, mais trop près de ses sous

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Mauritanie: un président en campagne, mais trop près de ses sousLa campagne pour la consultation référendaire du 5 août prochain en Mauritanie sera officiellement lancée le vendredi à 00 heure.

Initiateur du projet de révision constitutionnelle, le président Mohamed Ould Abdel Aziz va entamer l’opération de conquête des voix pour le «Oui» pied au plancher, par un meeting populaire prévu à Nouakchott le vendredi 21 juillet, dans l’après-midi, avant d'enchaîner avec une tournée dans les régions.

Toutefois, à quelques jours de ce début de campagne, plusieurs responsables et élus de l’Union pour la république (UPR), principal parti de la majorité présidentielle, censés mobiliser pour un vote positif, se plaignent du manque de moyens, malgré le désir de rester dans l’anonymat.

La faute «à notre leader, trop près de ses sous et qui voudrait gagner sans délier les cordons de la bourse», peste un vieux routier, blanchi sous le harnais des joutes politiques nationales.

Suivant le même mode de l’anonymat et sur un ton identique, un élu rappelle que «lors des élections législatives et municipales de novembre-décembre 2013, la direction de l’Union pour la république, était sans ressources.

Du moins, c'est l’argument fourni pour justifier la non-assistance. Nous avons battu campagne en mobilisant nos propres moyens, car nous étions directement candidats à quelque chose".
Toutefois, explique t-il, aujourd’hui, la donne a changé.

Le référendum est d'abord celui du président. "Cependant, pour ce qui concerne l’argent, véritable nerf de la guerre pour les campagnes politiques, la vision de notre président et celle du parti n’ont pas évolué. Le robinet restera encore fermé».

Ainsi, on se demande déjà, suivant quelle logistique seront organisés les meetings prévus pour cette campagne à Nouakchott et dans les régions.

Mais au-delà, face à l’attitude d’un président de la République «peu dépensier et même trop près de ses sous», comme le fait remarquer une analyste politique, les interrogations fusent.

La question centrale porte sur l’identité de celui qui va financer la campagne référendaire 2017 : le budget de l’Etat? Les grosses fortunes du pays? Les quelques rares hauts fonctionnaires qui continuent à profiter des privilèges du système?

Une certitude pour le moment: les ministres ont été désignés pour diriger les opérations de campagne au niveau des régions. Les autres hauts fonctionnaires et les représentants des partis favorables au dialogue sont intégrés dans les différents staffs au niveau régional.

Cependant, «pour huiler tout ça, Harpagon doit accepter de lâcher quelques sous», souffle un cadre, pour faire face à la campagne déjà lancée par l'opposition qui a su mobiliser les Mauritaniens, samedi et dimanche dernier à Nouakchott et à Nouadhibou, les deux principaux centres urbains du pays.

Rappelons que ce référendum est organisé sur la base d’un article 38 controversé de la constitution. Il porte sur la suppression du sénat, la création de conseils régionaux, la modification des symboles nationaux et la suppression de certaines institutions.

L’opposition et de nombreux spécialistes du droit soutiennent que la procédure de révision constitutionnelle en Mauritanie est régie par le chapitre 11 de la constitution de juillet 1991, notamment les articles 99, 100 et 101. Du coup, cette mouvance dénonce une démarche carabinée, avec des intentions non avouées visant la remise en cause du principe de l’alternance et un troisième mandat pour le président de la République.

Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya
Source : Le360 (Maroc)

 

 

Crise du Golfe : les Émirats arabes unis, maîtres comploteurs contre Doha ?

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Selon le "Washington Post", les Émirats arabes unis auraient orchestré le piratage de sites internet qataris pour y insérer de fausses déclarations du prince Tamim. Des déclarations considérées comme étant à l'origine de la crise diplomatique que traversent actuellement les pays du Golfe.

Montés furieusement à l’assaut du Qatar après avoir accusé son émir d’avoir fait état, le 24 mai, de son soutien à l’Iran et aux islamistes du Hamas palestinien, les Émirats arabes unis (EAU), l’Arabie saoudite, le Bahreïn et l’Égypte seraient-ils en train de se prendre les pieds dans le tapis ? Une demi-heure après leur publication, les déclarations imputées au prince Tamim étaient retirées des sites internet et les services de l’émir démentaient vigoureusement le fait que celui-ci en était l’auteur. Malgré ces dénégations, les coalisés coupaient leurs relations diplomatiques, financières et commerciales avec le Qatar le 5 juin, soumettant le petit émirat à un blocus sévère.

Mais, confirmant la position de Doha, le Washington Post a révélé, ce dimanche 16 juillet, sur la foi des déclarations de deux sources au sein des renseignements américains, que les EAU avaient « orchestré le piratage des sites d’informations et des réseaux sociaux du gouvernement qatari pour y éditer de fausses citations attribuées à l’émir Tamim Al-Thani ». Le 23 mai − alors que le président américain Donald Trump quittait tout juste l’Arabie saoudite après un accueil triomphal −, « des membres éminents du gouvernement émirati » auraient ourdi la machination. Selon les sources du quotidien américain, « la question de savoir si les Émiratis ont effectué le piratage eux-mêmes ou l’ont sous-traité reste trouble ».

La discrète expertise russe aurait-elle été monnayée par Abu Dhabi ?

Faut-il y voir une main russe, que la chaîne américaine CNN avait dénoncé dès le 7 juin, citant l’enquête d’une équipe du FBI alors diligentée à Doha ? Certes, la révélation de CNN doit être replacée dans le contexte de la guerre que se livrent les agences de renseignements américains et le Kremlin, mais Abou Dhabi ne lésine pas sur l’emploi de mercenaires étrangères dans ses opérations armées au Yémen et en Libye, ni sur le recours aux consultants occidentaux pour ses plans économiques. La discrète expertise russe, qui a fait ses preuves contre la CIA elle-même, aurait-elle été monnayée par Abu Dhabi ? Naturellement, la communication qatarie n’a pas tardé à relayer l’article comme preuve de la machination diabolique qui vise Doha.

Démenti de l’ambassadeur des EAU

Sur le compte Twitter de l’ambassade des EAU aux États-Unis, l’ambassadeur à Washington Yousef al-Otaiba, intime du gendre et conseiller spécial de Donald Trump Jared Kushner, a protesté : « L’information du Washington Post est fausse. Les Émirats arabes unis n’ont joué aucun rôle dans la cyberattaque mentionnée dans cet article ».

Mais des éléments laissent à penser qu’Abou Dhabi et ses conjurés réalisent qu’ils sont peut-être allés trop loin dans les 13 exigences léonines posées au Qatar et que celui-ci n’est pas du tout disposé à abandonner des positions durement conquises durant deux décennies.

Une « longue pause » avec le Qatar

Bien que Trump paraisse soutenir l’offensive contre Doha, son département d’État et le Pentagone ont cherché à tempérer, le Qatar abritant 10 000 soldats américains sur son sol. Le 11 juillet, le secrétaire d’État américain, Rex Tillerson, signait avec son homologue qatari un traité de lutte contre le financement du terrorisme sans équivalent ailleurs dans le Golfe, qualifiant la réponse de l’émirat de « raisonnable ».

Le 13 juillet, Abou Dhabi revenait sur son exigence impérieuse de fermeture de la chaîne Al Jazeera, ne demandant plus qu’une profonde restructuration. Le même jour sur Twitter, le ministre émirati des Affaires étrangères concédait à mi-mots l’échec du blietzkrieg sur Doha : « La réalité, c’est que nous sommes très loin d’une solution politique, qui consiste à changer la direction politique prise par le Qatar… Nous allons vers une longue pause. »

Source : Jeuneafriqu.com

 

Présidentielles 2019 : les faucons tirent sur la ficelle

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Présidentielles 2019 : les faucons tirent sur la ficelleLe démon de la division refait surface sur le champ politique mauritanien. En effet la candidature du président, Mohamed Ould Abdel Aziz défraie actuellement la chronique en Mauritanie.

Elle est fermement débattue tant dans les zones reculées du pays que dans les plus hautes sphères politiques. En témoigne la sortie du ministre de la culture et de l’artisanat, Mohamed Lemine Ould Cheikh, de ce jeudi 13 juillet lors du point de presse hebdomadaire.

Le porte-parole du gouvernement n’a pas utilisé la langue de bois pour faire savoir aux citoyens mauritaniens que la volonté populaire veut conserver le président, Mohamed Ould Abdel Aziz en 2019.

Ainsi, le ministre a souligné que l’écrasante majorité de la population, soit près de 90% veut garder le « bâtisseur » en 2019 pour qu’il puisse terminer ses « chantiers pharaoniques » entamé au niveau économique et social.

A cela s’ajoutent les déclarations répétitives faites par l’autre faucon du palais à savoir le premier ministre, Yahya Ould Hademine qui défend à tout bout de champ la thèse d’un troisième mandat du président Aziz.

Une situation qui met l’opposition dans tous ses états. Les adversaires de’Aziz qui croyaient que cette question était définitivement réglée devront sans doute garder leur mal en patience avec ces faucons qui tirent à nouveau sur les ficelles.

L’Alliance Populaire Progressiste (APP) de Messaoud Ould Boulkheir est sortie de son mutisme pour dénoncer l’attitude de certains responsables gouvernementaux et du principal parti de la majorité, qui veulent imposer un troisième mandat.

Les progressistes ont signifié clairement dans un communiqué publié, jeudi 13 juillet, que le peuple mauritanien ne sera jamais pris en « otage » par certains « affairistes qui veulent semer le chaos dans le pays ».
Actuellement, le champ politique mauritanien est particulièrement animé par la tenue du referendum, prévu le 05 août prochain.

Une échéance fatidique qui risque de mettre le pays en état d’alerte maximal, car l’opposition avec sa nouvelle coalition, est décidée à tout faire pour empêcher la révision constitutionnelle (séries de manifestations programmés dans les jours qui viennent…), considérée comme la plus grande duperie de l’histoire politique du pays.

Source : Les Mauritanies

 

Jemil Mansour : « nous rejetons le régime et nous n’avons aucun problème avec l’armée »

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Jemil Mansour : « nous rejetons le régime et nous n’avons aucun problème avec l’armée » Intervenant lors du meeting organisé samedi par le forum national pour la démocratie et l’unité, le président en exercice de cette institution, Mohamed Jemil Mansour a déclaré que le problème de l’opposition mauritanienne est avec le régime qui tente d’impliquer l’armée dans le processus politique.

O. Mansour qui est président du parti Tewassoul, le plus grand parti de l’opposition représenté au parlement, a réaffirmé le « rejet par le peuple mauritanien pour les amendements constitutionnels mais aussi le régime qui l’a assoiffé et affamé. »

Il a félicité les sénateurs qui ont participé à la marche et déclaré à leur intention que l’opposition amorce un véritable combat politique dont le premier acte sera le rejet des amendements constitutionnels.

Le président du FNDU a salué la réussite de cette marche organisée par les partis et sensibilités rejetant la révision constitutionnelle.

Trois marches se sont ébranlées de différents quartiers de la capitale et se sont rencontrées au carrefour Madrid pour converger ensuite vers la place Ibn Abass.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

Mauritanie: l'APP, un parti dialoguiste, dénonce des manœuvres pour le 3e mandat

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La césure du troisième mandat progresse dans les rangs de l'opposition dialoguiste en Mauritanie, avec une déclaration de l'Alliance populaire progressiste (APP), dénonçant les manœuvres des responsables gouvernementaux et du principal parti de la majorité.

La perspective d’un troisième mandat, contraire au principe de l’alternance et totalement prohibé par la constitution, provoque une véritable déchirure au sein de la classe politique mauritanienne, jusque dans les rangs de l’opposition dite modérée.

Le parti Sawab vient de quitter cette mouvance modérée pour aller grossir les rangs d’une vaste alliance opposée au projet de réformes constitutionnelles soumis à l’approbation des Mauritaniens par voie référendaire le 05 août prochain.

Nouvelle Illustration de cette tendance, avec une déclaration de l’Alliance populaire progressiste (APP), un parti de l’opposition historique fondé par le leader haratine Messaoud Ould Boulkheir, président du Conseil économique et social (CES) et ex-président de l’assemblée nationale, résolument rangé dans l’opposition dite dialoguiste depuis 2011.

Cette formation est représentée par 6 députés à l’Assemblée nationale. Elle dénonce «des insinuations, des déclarations et allégations de hauts responsables de l’Etat et des dirigeants du principal parti de la majorité, relayées par la presse gouvernementale, prenant la forme de manœuvres visant à préparer l’opinion à un retour au débat portant sur l’opportunité d’un troisième mandat du président de la République et provoquant ainsi le bloc du refus populaire contre toute atteinte à la constitution».

Pour Messaoud Ould Boulkheir et ses camarades «les auteurs de ces manœuvres sont les seuls responsables des effets périlleux pouvant découler de leurs agissements au cas où ils persévéreraient dans les provocations et dans la propagande visant à tromper et mépriser notre peuple, ainsi que ceux qui ont choisi de s’engager dans le dialogue inclusif avec le pouvoir et la majorité».

Les assises de ce dialogue, boycotté par l’essentiel de l’opposition, se sont déroulées du 29 septembre au 20 octobre 2016. Les conclusions du forum ont écarté de leurs résolutions les points relatifs à la révision de l’âge des candidats à l’élection présidentielle et à la limitation des mandats du président de la République «pour préserver le consensus».

Mais cette semaine, le Premier ministre mauritanien, Yahya Ould Hademine, en tournée à l’intérieur du pays, a exhorté les populations à exiger un troisième mandat en faveur du président Mohamed Ould Abdel Aziz «pour lui permettre de poursuivre la réalisation des projets entamés».

Une phrase qu’un observateur assimile «à une méconnaissance totale du principe de continuité de l’Etat. Car dans l’hypothèse où il y aurait des projets en cours, ils appartiendraient à la République et ne peuvent être assimilés à des propriétés familiales et personnelles. Cependant, si tel est le cas, que Mohamed Ould Abdel Aziz démonte tous les projets non achevés d'ici 2019 et qu’il les emporte avec lui. Un régime qui n’a pas achevé son œuvre après 11 ans de règne, est tout simplement incompétent», fait remarquer un analyste.

En Mauritanie, les dispositions relatives à la limitation des mandats présidentiels sont des clauses d’éternité gravées dans le marbre. Toutefois, les sorties des membres du gouvernement, et à leur tête le Premier ministre, montrent bien que la modification de la constitution ne peut désormais totalement être écartée par les partisans du 3e mandat.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le360 (Maroc)

 

 

Un parti politique en gestation

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Un parti politique en gestationUn groupe d’anciens officiers travaille depuis plusieurs semaines voire mois à préparer le lancement sur la scène politique d’un nouveau parti. Comme d’habitude, les ‘’anciens’’ ont avec eux quelques responsables non militaires qui constituent l’aile civile de cette nouvelle formation en gestation.

Selon le LT-Colonel à la retraite, Mohamed Ahmed Ould Amar qui est avec le colonel retraité Mohamed Moctar Zamel, deux des principaux initiateurs du parti en gestation : « Nous considérons que le président Mohamed Ould Abdel Aziz que je connais personnellement est un bon patriote.

Il a de très bonnes idées et a en quelques années réalisé beaucoup de choses pour le pays. Le futur parti voudrait capitaliser tout cela et en faire un socle sur lequel nous allons proposer un projet de société pour les Mauritaniens. Nous estimons que ni l’opposition nationale ni la majorité n’ont la capacité d’offrir une quelconque alternative.


Depuis 1992 à nos jours, ces deux blocs n’ont jamais pu rien faire. Les uns se contentant à applaudir à tout va le pouvoir en place et les autres préférant le critiquer impitoyablement.

Le peuple restant le dindon d’une farce qui semble avoir encore de beaux jours devant elle. Le parti que nous voulons lancer a l’ambition de constituer un forum national où se rencontreraient tous les patriotes de toutes les communautés en vue de proposer une sorte d’un mouvement à la En Marche qui pourrait le cas échéant assurer une bonne et paisible transition démocratique à travers une alternance politique ».


Selon Ould Amar, la nouvelle formation compte doter le pays d’une armée véritablement républicaine, d’un état civil fiable et juste et entreprendre la moralisation de la vie politique.

Un vaste chantier auquel compte s’attaquer le prochain parti politique que des anciens officiers et quelques civils comptent ajouter à la deux centaines qui écument le paysage politique national sans avoir comme on dit la ‘’baraka’’ d’un seul.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 13 Juillet 2017

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Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 13 Juillet 2017Le Conseil des Ministres s'est réuni le Jeudi 13 Juillet 2017 sous la Présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République.

Le Conseil a examiné et adopté un projet de décret portant nomination du Président, Commissaire du Gouvernement et membres de la Commission Nationale des Concours.

Le Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération, a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a présenté une communication relative aux indicateurs de l’Enseignement Supérieur (2015-2016).

Cette communication expose l’évolution des principaux paramètres de planification de l’enseignement supérieur et présente le bilan de l’édition 2015-2016 du tableau de bord de suivi des indicateurs élaborés à cet effet.

Enfin, le Conseil a pris la mesure individuelle suivante :
Ministère de l'Habitat, de l'Urbanisme et de l'Aménagement du territoire

Etablissements Publics

Société ISKAN

Directeur Général Adjoint : Bekay Ould Abd El Kader.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

Document : le référendum demande de modifier la Constitution sans fixer des articles particuliers

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Document: le référendum demande de modifier la Constitution sans fixer des articles particuliersLes documents appartenant à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) révèlent que le référendum, que le gouvernement a l’intention d’organiser le 5 Août, comporte des questions demandant aux électeurs de voter certaines dispositions des articles de la Constitution, sans préciser ces articles à modifier objet du référendum.

Selon les procès verbaux obtenus par  « Al Akhbar.Info » appartenant à la Commission électorale et concernant le référendum, le gouvernement a déterminé dans le procès verbal concernant la modification du drapeau national l’article auquel il se rapporte. Il s’agit de l’article 8 de la constitution.

La 1ere question sera la suivante : Approuvez-vous le projet de loi constitutionnel référendaire concernant la modification de l’article 8 de la Constitution du 20 Juillet 1991?

Dans le deuxième procès verbal, il est demandé aux électeurs d’approuver certains articles de la Constitution du 20 Juillet 1991, sans préciser le contenu de ces articles ni leurs numéros.

La 2eme question sera la suivante : Approuvez-vous le projet de loi constitutionnel référendaire concernant la modification de certains articles de la Constitution du 20 Juillet 1991?

Pour lire les deux procès verbaux, cliquer ( لمطالعة المحضرين بصيغة PDF اضغطوا هنا )

Source : alakhbar.info (Mauritanie)
Traduit par Adrar.Info

 

Mauritanie: 39 ans sous la botte des militaires

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Mauritanie: 39 ans sous la botte des militairesLe 10 juillet 1978 raconté à travers les éphémérides apparaît comme un tournant dans l’histoire de la Mauritanie, plongée dans la guerre du Sahara aux côtés du royaume du Maroc.

Un combat dans la conduite duquel elle se retrouve rapidement comme "un maillon faible" sous les coups de boutoir d’un front "Polisario" puissamment soutenu et armé par Alger.

La présentation des faits suivant l’ordre de leur déroulement chronologique nous enseigne qu’au petit matin de ce jour fatidique du lundi 10 juillet 1978, le président de la République, maître Moctar Ould Daddah, les membres du gouvernement et du Bureau politique national du Parti du peuple mauritanien (PPM, formation unique d’une époque marquée par le monolithisme) sont arrêtés un à un à leurs domiciles, généralement très rapprochés du point de vue géographique, dans une capitale qui restait encore une petite bourgade.

Cela s’est passé alors que Moctar Ould Daddah se prépare à prendre les airs pour Khartoum (Soudan), afin d'y assister à un sommet de l'OUA.

C’est son aide de camp, le lieutenant Moulaye Hachem, qui signifie au chef de l’Etat que les forces armées lui retirent leur confiance. Conduit au camp du génie militaire, situé à l'époque à l'extérieur de la ville, il est accueilli par le capitaine Athie Hamath, commandant de cette unité à l’époque.

La suite immédiate est une succession infernale de communiqués et de déclarations: «les forces armées, dépositaires en dernier ressort de la légitimité nationale, conscientes de leurs responsabilités ont pris le pouvoir, ou plutôt repris le pouvoir à ceux qui l’ont lâchement spolié pour sauver le pays et la nation de la ruine et du démembrement, sauvegarder l’unité nationale et l’existence de l’Etat».

Ainsi «la constitution, le gouvernement, l’assemblée nationale et le parti unique sont dissous. Une junte militaire assume tous les pouvoirs jusqu’à la mise en place d’institutions démocratiques et demande à la population d’observer le calme, la discipline et d’obéir aux consignes qui seront données par la radio».

Cette junte est le Comité militaire de redressement national (CMRN), présidée par le lieutenant-colonel Mustapha Ould Mohamed Saleck, un officier supérieur originaire de l’Assaba-Kiffa, une localité de l’Est du pays. Le couvre-feu est instauré de 18 heures à 6 heures du matin.

Fin «d’une anarchie politique et économique»

Dans une interview diffusée par la radio nationale au cours de la soirée du 10 juillet 1978, le nouveau chef de l’Etat justifie le putsch sans effusion de sang (une méthode qui va marquer ultérieurement l’évolution militaro-politique de la Mauritanie pendant plusieurs années).

Pour dédouaner cette sortie des casernes, l’officier au visage austère évoque «le marasme économique, le danger quotidien de révolte et de soulèvement populaire entraînés par la banqueroute qui menace le pays. Cette situation, à défaut de toute tentative de solution menée par l’ancien régime, a fait que les forces armées et de sécurité ont décidé de mettre fin au désordre et à l’anarchie politique et économique engendrés par l’ancien pouvoir».

Côté Royaume du Maroc, on affiche la détermination à maintenir le soutien à la Mauritanie au-delà du changement de régime.

39 ans de gouvernance par des officiers recyclés en politique

La Mauritanie est un pays de 1,03 million de kilomètres carrés, pour 3,5 millions d’habitants. Signe très particulier dans la vie politique de cet Etat charnière entre l’Afrique de l’ouest et le Maghreb: la présence aux commandes d’officiers supérieurs et généraux recyclés dans la politique et ayant troqué le treillis contre le costume 3 pièces depuis le discours de la Baules de mai 1990 du président François Mitterrand, qui imposa le pluralisme politique, synonyme ici d’une démocratie au rabais.

Analysant les conséquences de cette date fatidique dans la suite de l’évolution du pays, Moussa Ould Hamed, ex directeur général de l’Agence mauritanienne d’Information (AMI), déplore l’irruption sur la scène «d’individus non préparés à l’exercice du pouvoir d’Etat. Un outil dont ils se servent à des fins sans lien avec les objectifs de développement et asservissent la population en s’appuyant sur une clientèle constituée à l’aide de canaux tribaux, ethniques et régionaux».

De Ould Saleck, Louly à Haiddallah, c’est la ronde des régimes militaires d’exception qui sera suivi par le règne d’un pouvoir qui prit opportunément le pari du pluralisme par nécessité de survie.

La chute du régime de Ould Taya, renversé par le colonel Ely ould Mohamed Vall ouvrira une période de transition 2005-2007, marquée par une série de réformes visant l’approfondissement de la démocratie, avec notamment la constitutionnalisation du principe de l’alternance, dont la traduction est la limitation des mandats du président de la République à deux seulement pour éviter le monopole du pouvoir.

Cette transition sera suivie par les premières véritables élections multipartites démocratiques et libres connues par le pays depuis son indépendance.

Sidi Ould Cheikh Abdallah va remporter ces élections libres marquant le retour des civils à la tête de l'Etat mauritanien. Il va annoncer des mesures courageuses visant à cimenter l'unité nationale et promouvoir la réconciliation nationale avec notamment l'annonce du retour des déportés mauritaniens au Sénégal depuis presque deux décennies.

Toutefois, ce retour du régime aux civils sera rapidement stoppé par un énième coup d'Etat, le 06 août 2008, perpétré par le général Mohamed Ould Abdel Aziz, alors commandant en chef du Bataillon de la sécurité présidentielle (BASEP).

Un nouveau départ vers le passé

Ainsi, Moussa Ould Hamed ajoute que «depuis le 06 août 2008, on est dans un cas de perpétuation de cette réalité, sans aucune perspective d’évolution. Ce mal rejaillit sur la classe politique au sein de laquelle on ne retrouve plus désormais que des acteurs attachés à leur intérêt personnel, prêt à toutes les compromissions et les courbettes pour avoir une part du gâteau».

Idoumou Ould Mohamed, responsable au sein du Forum national pour la démocratie et l’unité (FNDU), une vaste coalition de l’opposition, présente le 10 juillet 1978 «comme une date qui marque l’entrée par effraction des militaires dans le jeu politique et l’exercice du pouvoir qu’ils n’ont plus lâché depuis lors».

De nombreux mauritaniens déplorent «la situation d’un pays qui gémit sous les bottes d’une oligarchie militaro affairiste depuis une quarantaine d’années».

In fine, ce 39e anniversaire de la date du 10 juillet 1978 intervient dans un contexte politique marqué par la perspective d’un référendum pour l’adoption d’un projet de révision constitutionnelle prévue le 05 août prochain. Celui-ci sera organisé sur la base d’un article 38 de la loi fondamentale très contesté, dont l’usage risque de fermer la voie à toute éventuelle alternance au pouvoir.

Une chose est sûre, cette oligarchie militaro-affairiste n'est pas près de lâcher le pouvoir à des civils démocratiquement élus...

Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya
Source : Le360 (Maroc)

 

Le président Aziz briguera un 3e mandant, dixit le PM à Bouratt

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Le président Aziz briguera un 3e mandant, dixit le PM à BourrattLe premier ministre mauritanien, M.Yahya Ould Hademine a affirmé devant les militants et sympathisants du parti au pouvoir à Bourratt au cours d’un meeting, que le président M. Mohamed Ould Abdel Aziz briguera un troisième mandat en 2019, rapporte une source de presse.

Il a signifié dans son discours, samedi 8 juillet, en présence des autorités administratives, sécuritaires et municipales venues des quatre coins du Brakna en plus de certains ministres et conseillers de son gouvernement que le président va terminer les projets de développement qu’il a entamés partout en Mauritanie.

Le président va se présenter pour un troisième mandat suite à la demande du peuple, a-t-il martelé, selon toujours notre source.

Nous rappelons que le chef de l’Etat avait annoncé plus d’une fois au cours des rencontres avec la presse nationale et internationale qu’il respectera la constitution.

Source : Tawary (Mauritanie)

 

 

La coalition anti référendum sur les rails

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Déclaration communeUne coalition de partis politiques et organisations de la société civile, a signé vendredi enfin d’après midi,  un document portant création d’un vaste rassemblement  contre un projet de révision constitutionnelle initié par le président Mohamed Ould Abdel Aziz.

La nouvelle alliance  est composée du Forum National pour la Démocratie et l’Unité (FNDU-partis politiques, organisations de la société civile, centrales syndicales et personnalités indépendantes), le Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD), l’Alliance pour la Justice et la Démocratie/Mouvement  pour la Réconciliation (AJD/MR), l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), le Parti SAWAB, les Forces Progressistes pour le Changement (FPC-ex FLAM), Touche Pas à ma Constitution et l’Union Nationale pour une Alternance Démocratique(UNAD)….

Dans le document scellant  la nouvelle alliance, le regroupement dénonce la gestion catastrophe au plan politique et économique  de la Mauritanie, depuis le coup d’état du 06 août 2008, qui a porté le général Mohamed Ould Abdel Aziz au pouvoir.
Il proclame le boycott du référendum prévu le 05 août prochain, tout en occupant le terrain pour lui faire échec.

Cette consultation populaire est organisée sur la base  d’un article 38 de la constitution du 20 juillet 1991 très controversé.
Le projet de révision constitutionnelle porte sur la suppression du sénat, la création  de conseils régionaux, le changement des symboles nationaux (hymne et drapeau) et la suppression de certaines institutions parmi lesquelles la Haute Cour de Justice (HCJ).

Source : le calame.info (Mauritanie)

 

Référendum constitutionnel : Ces divergences qui minent le FNDU

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Référendum constitutionnel : Ces divergences qui minent le FNDUDe boycott en boycott, le Forum national pour la démocratie et l’unité (FNDU), principale coalition de partis radicalement opposés au pouvoir, s’est effrité. Il est aujourd’hui en marge du processus politique, totalement empêtré dans ses propres contradictions et ses divergences.

Participer ou boycotter le référendum constitutionnel prévu le 5 août 2017 constitue actuellement la pomme de discorde qui divise ses dirigeants.

Plusieurs mois de réunions, de concertations et de conciliabules ne sont pas parvenus à décanter la situation au sein du plus grand rassemblement d’opposants en Mauritanie, le FNDU. Résultat, aucun consensus ne s’étant dégagé par rapport à la participation ou non au référendum constitutionnel prévu le 5 août 2017, aucune décision finale n’est encore prise.

D’un côté, il y a les faucons, comme le Rassemblement des forces démocratiques (RFD), champion es-boycottage. Le parti d’Ahmed Ould Daddah, le plus radical parmi les membres du consortium d’opposants, refuse tout compromis avec le pouvoir.

Ses boycotts répétés à tout processus électoral et à tout dialogue avec le régime, a fini par le vider de ses principaux ténors qui, après de longues traversées du désert sans espoir de voir le bout du tunnel, ont tout simplement migré vers les rivages plus cléments du pouvoir.

Aujourd’hui, le RFD qui était le principal parti d’opposition jusqu’en 2014, est absent des conseils municipaux comme au sein du Parlement. Un suicide politique dans lequel il s’enfonce jour après jour, année après année. Sur la même symphonie surfe le parti Union pour l’alternance démocratique (UNAD) d’Abdel Ghoudouss Ould Abeidna, actuellement en exil.

De l’autre côté, les participationnistes, comme la Convergence nationale démocratique (CND) de l’ancien bâtonnier de l’Ordre national des avocats, ex-ministre de la Justice sous la transition 2005-2007, Me Mahfoudh Ould Bettah qui prône la participation au référendum pour le vote du NON.

Entre les deux camps, beaucoup de partis hésitent à choisir la bonne option. Pour le camp des boycottistes, participer au référendum du 5 août équivaudrait à légitimer un processus illégal, confirmé par certains constitutionnalistes.

Cet avis se base sur le fait que le président Mohamed Abdel Aziz, bloqué par le Sénat qui avait rejeté le projet de loi constitutionnel, ce qui mettait fin définitivement au processus, a usé d’un subterfuge anticonstitutionnel pour contourner la loi fondamentale.

Pour les tenants de la participation, boycotter ce serait laisser le champ libre au pouvoir pour consacrer le fait accompli. Ils estiment qu’en désertant le champ de la bataille politique, on permettrait au OUI de l’emporter. Il faudrait au contraire, d’après eux, se battre en faveur du NON pour faire barrage au référendum envisagé.

Cette analyse serait fondée sur une tendance jugée large de l’opposition sociale aux amendements proposés. La majeure partie de la population mauritanienne serait ainsi défavorable au référendum. Un capital politique que l’opposition ne doit pas laisser fondre, selon les partis favorables à la participation.

Il faut dire que le Recensement administratif à vocation électorale lancée depuis quelques mois par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) rencontre d’énormes difficultés.

Les populations refusent tout simplement de s’enregistrer et les rangs au niveau de ses cellules décentralisées affichent une faible affluence. D’où les reports successifs des délais impartis. Certains soutiennent que la date du 5 août pourrait même être repoussée face au désintérêt manifeste du corps électoral.

Du côté du pouvoir, c’est déjà la panique. Le gouvernement s’est ainsi lancé dans la bataille, en obligeant les ministres et les hauts cadres de l’administration à descendre dans l’arène de la mobilisation populaire pour pousser les votants à s’inscrire. Des pressions seraient même exercées sur les fonctionnaires et les agents de l’Etat.

Même dans les concours ouverts, le reçu de recensement au référendum est exigé. Certains trouvent ainsi dans la prolifération anormale des concours d’entrée dans les corps et les centres de formation professionnelle un subterfuge destiné à obliger les jeunes à se faire recenser. La jeunesse, principale cible des autorités, semble en effet très peu intéressée par le référendum constitutionnel.

Sous le bassinet, une impitoyable guerre de tranchée entre le Sénat, dont la liquidation est prévue dans la future constitution et le gouvernement. D’où les refus tantôt des Sénateurs de recevoir certains ministres, allant dans certains cas, jusqu’à même boycotter le gouvernement, et de l’autre, des ministres qui refusent parfois de comparaître devant le Sénat.

Un bras-de-fer sans ménagement s’est ainsi engagé depuis la fronde des Sénateurs qui obligèrent le pouvoir à tomber dans le piège de l’illégalité constitutionnelle. Qui emportera la guerre ? Les jours et les mois à venir, édifieront certainement mieux l’opinion publique nationale et internationale.

Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

 

Communiqué du Conseil des ministres

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Le Conseil des Ministres s'est réuni le Jeudi 06 Juillet 2017 sous la Présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République.

Le Conseil a examiné et adopté les projets de décrets suivants :

- Projet de décret portant application de certaines dispositions de la loi n°93-040 du 20 Juillet 1993 portant Code des Assurances, modifié par l’Ordonnance n°2007-026 du 09 avril 2007.

Le présent projet de décret a pour objet d’appliquer les dispositions de l’article 216(nouveau) de l’ordonnance n°2007- 026 du 09 avril 2007 abrogeant, modifiant et remplaçant certaines dispositions de la loi 93-040 du 20 juillet 1993 portant Codes des Assurances.

En conséquence, l’agrément des sociétés exerçant les activités d’assurance est désormais subordonné au versement, à titre de fonds de garantie, d’un montant minimum de trois cent millions d’ouguiyas, dans un compte ouvert à cet effet au Trésor Public, au nom de la société d’assurance.

- Projet de décret portant concession définitive d’un terrain à Nouakchott au profit de l’Hôtel Menzah Sarl.

- Projet de décret portant concession définitive d’un terrain à Nouakchott au profit de la Société de Produits Laitiers dénommée : « Al Wataniya Sarl ».

- Projet de décret portant concession provisoire d’un terrain à Nouakchott au profit de l’Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte.

Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Source : AMI

 

Sénateurs : La bombe a-t-elle été désamorcée ?

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Selon des sources dignes de foi, la bombe que constituait la fronde des sénateurs, qui ont rejeté le projet de loi relatif aux amendements constitutionnels et menaçaient d’ouvrir des dossiers sensibles, serait sur le point d’être désamorcée. Après avoir tenté la manière forte, en refusant de renouveler aux sénateurs leurs passeports diplomatiques et en tentant de recourir au referendum pour contourner leur vote, Ould Abdel Aziz semble être revenu à la raison. Le nouveau ministre secrétaire général de la présidence, qui a hérité du dossier, s’est longuement entretenu le lundi passé avec le président du Sénat. Et ils ont convenu d’un plan en plusieurs points pour régler le problème. Le projet de loi serait délesté du drapeau qui ne subira donc plus de modifications.

Le sénat serait convoqué en session extraordinaire dans les tout prochains jours pour voter le nouveau texte. En échange, les sénateurs bénéficieront de nouveau de leurs passeports diplomatiques et toucheront deux années de salaire. Mais auparavant, ils devront avaler quelques couleuvres et déclarer publiquement leur soutien aux amendements constitutionnels qu’ils avaient combattus auparavant.

Comme quoi en Mauritanie, il ne faut jurer de rien. Un petit pécule peut régler bien des problèmes, même les plus compliqués.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Mauritanie: un nouveau front contre le référendum constitutionnel

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Mauritanie: un nouveau front contre le référendum constitutionnelAprès plusieurs jours de tractations, plusieurs partis et organisations de la société civile ont décidé de se regrouper, ponctuellement, pour mener une campagne active contre la révision constitutionnelle qui sera soumise au vote des Mauritaniens.

Une réforme qui prévoit en particulier la suppression du Sénat et de la Haute Cour de justice ainsi qu'un changement de drapeau. Un texte refusé par les sénateurs d'où le choix du président de passer par la voie référendaire.

On trouve dans ce nouveau front, la coalition de l'opposition du Front national pour la démocratie et l'unité (FNDU), d'autres partis tels que le Rassemblement des forces démocratiques (RFD) et Sawab, mais aussi plusieurs mouvements comme l'organisation de lutte contre l'esclavage IRA, ou les jeunes de Touche pas à ma Constitution.

Une alliance de circonstance motivée par un objectif commun : faire échouer le référendum constitutionnel du 5 août, jugé anticonstitutionnel. « Ce scrutin est le fruit d'une décision unilatérale, il ne mènera à rien, nous espérons toujours qu'il n'ait pas lieu », résume un leader politique.

Journée « ville morte »

Après plusieurs réunions, toutes ces structures se sont accordées sur l'importance de s'unir pour plus de visibilité. Et sur la nécessité de mener une campagne active de protestation qui reste encore à préciser.

Ce regroupement, qui ne s'est pas encore doté d'un nom, appelle à une journée « ville morte » le 5 août pour faire chuter le taux de participation et décrédibiliser le référendum déjà rejeté par les sénateurs qui estiment que les priorités du pays sont ailleurs.

D'autres partis comme l'Alliance pour la justice et la démocratie (AJD/MR) ont choisi de ne pas participer à cette nouvelle alliance de circonstance, mais affichent leur intention de boycotter le scrutin.

Source : Radio France Internationale