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Politique dans le Monde

Royaume-Uni: mort du prince Philip, époux de la reine Elisabeth II

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Le prince Philip, en octobre 2018.Philip, époux de la reine d'Angleterre, est mort ce vendredi 9 avril au matin à l'âge de 99 ans, a annoncé le palais de Buckingham. Discret, il avait vécu tout au long de sa vie dans l’ombre de sa femme.

Philip Mountbatten, prince de Grèce et du Danemark, est né le 10 juin 1921 à Corfou, en Grèce. Fils du prince André de Grèce et de la princesse Alice de Battenberg, petit-fils du roi George Ier de Grèce, il était le benjamin d’une fratrie de cinq enfants avec ses quatre sœurs : Marguerite, Sophie, Théodora et Cécile. Il était également apparenté à la reine Victoria.

Si la vie de la reine d’Angleterre est bien connue, celle de son époux l’est un peu moins. Pourtant, il est celui à avoir occupé le plus longtemps le rôle de consort du Royaume-Uni, accompagnant pendant près de soixante-dix ans Elisabeth II lors de ses déplacements.

Une enfance tumultueuse

Face à l'instabilité politique qui règne en Grèce, les parents de Philip ont été contraints de quitter le pays en 1922. Pourtant issu d'une famille royale, c'est sans argent que Philip s’exile en France, à Saint-Cloud, auprès de la princesse Marie de Bonaparte, épouse de l’un des frères du père du prince Philip et descendante de Napoléon Ier.

Peu de temps après, la mère de Philip, atteinte de schizophrénie, finit par être internée, tandis que son père fait sa vie dans le sud de la France, obligeant Philip à grandir loin des siens dans plusieurs internats. D’abord en Angleterre, puis en Allemagne et enfin en Écosse. Ses sœurs, elles, ont fait leur vie en Allemagne après avoir épousé des aristocrates allemands, proches d’Adolf Hitler.

En 1939, Philip rejoint la Royal Navy et c’est à cette occasion qu’il rencontre la princesse Elisabeth, alors adolescente, avant de partir servir pour la Seconde Guerre mondiale. Cette date marque la vraie première rencontre entre les deux futurs époux et ce que la reine décrira plus tard comme « un coup de foudre pour le prince Philip ».

Sa vie avec Elisabeth Windsor

En 1945, commence alors l'histoire d'amour entre Philip et Elisabeth, ce qui ne plaît pas forcément à la famille royale et notamment à la « reine mère ». La raison ? Les origines grecques de Philip et le fait qu’il ne soit pas de nationalité anglaise. Un autre point dérange aussi : les positions bien trop à gauche et modernes de Philip alors que la famille royale est attachée aux traditions.

En 1946, Philip a demandé la main d’Elisabeth au roi, tout en renonçant à son allégeance pour la couronne grecque, à son titre de prince. Il demandera également à être naturalisé.

Le mariage est ensuite célébré en l’abbaye de Westminster le 20 novembre 1947. La cérémonie sera d’ailleurs intégralement diffusée sur les ondes du monde entier. Après leur union, Philip devient le duc d’Édimbourg, comte de Merioneth et baron de Greenwich.

Quatre enfants naissent de l'union du prince Philip et de la reine Elisabeth : Charles (prince de Galles), Anne (princesse royale), Andrew (duc d'York) et Edward (comte de Wessex).

La vie du couple va changer lorsqu'en 1952, le roi George VI, père d'Elisabeth, décède brutalement et propulse Elisabeth Windsor sur le trône à seulement 26 ans et contraint Philip à quitter la Royal Navy pour soutenir sa femme.

Dès la première apparition du couple après la disparition du roi, Philip restera « deux pas derrière la reine », une position publique qu'il gardera tout au long de sa vie.

Dans l'ombre de la reine d'Angleterre

Depuis le couronnement de la reine en 1952, jusqu'à sa retraite en août 2017, le prince Philip a secondé Elisabeth II dans de nombreuses sorties publiques et engagements officiels : 22 219 très exactement. Il enregistre ainsi le record de longévité des princes consorts britanniques avec plus de six décennies à être dans l'ombre de la reine.

En 1956, le prince Philip a lancé le Prix international du duc d'Édimbourg qui récompense l'accomplissement d'adolescents et de jeunes adultes. D'abord destiné au Royaume-Uni, ce programme s'étend aujourd'hui sur 144 pays. Très engagé, le prince Philip a également soutenu près de 800 associations et a participé à la création en 1961 de la première organisation mondiale de protection de l'environnement, WWF, dont il en sera le président pour le Royaume-Uni pendant vingt ans.

Malgré sa grande discrétion, la reine Elisabeth II dira du prince Philip qu'il était « sa force et son soutien ». Le 20 novembre 2017, le couple royal avait fêté ses 70 ans de mariage.

Source : RFI

Nucléaire iranien: une première journée «constructive» à Vienne pour sauver l'accord

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Ce 6 avril, les États toujours parties à l’accord, Russes, Chinois, Européens et Iraniens se sont réunis pour évoquer la levée des sanctions américaines et le retour de l’Iran au respect de ses engagements.L’ensemble des signataires de l’accord sur le nucléaire iranien, conclu en 2015 à Vienne, étaient de nouveau réunis dans la capitale autrichienne ce 6 avril, y compris les États-Unis qui ont quitté l’accord en 2018. Un premier pas diplomatique pour tenter de remettre l’accord sur les rails. Si Américains et Iraniens ne discutent pas directement ensemble, cette première journée a été « constructive » selon Enrique Mora, le secrétaire général adjoint du Service d'actions extérieures de l'Union européenne.

Dans la même ville mais pas dans la même salle. À Vienne, les États-Unis et l’Iran ne négocient pas directement, mais par l’intermédiaire des autres signataires de l’accord, Européens en tête. Ce mardi, les États toujours parties à l’accord - Russie, Chine, UE et Iran - se sont réunis pour évoquer d’une part la levée des sanctions américaines, rétablies en 2018 et, d’autre part, le retour de l’Iran au respect de ses engagements, dont il s’est progressivement affranchi depuis 2019.

Une réunion « fructueuse » selon l'ambassadeur russe auprès des organisations internationales à Vienne. Mikhail Ulyanov a expliqué que deux groupes d'experts doivent travailler sur ces deux aspects, ils sont chargés d'identifier les mesures concrètes à prendre par Washington et Téhéran pour rétablir la pleine mise en œuvre de l’accord.

Les discussions vont donc se poursuivre dans la capitale autrichienne ces prochains jours. Enrique Mora, qui a présidé la réunion de ce mardi au nom de l’Union européenne, intensifiera, de son côté, à Vienne, les contacts séparés avec toutes les parties, y compris les États-Unis.

Une étape « bienvenue », selon Washington

Cette discussion à Vienne, même s’il ne s’agit pas de pourparlers directs avec les Iraniens, est une étape bienvenue, constructive et potentiellement utile. L’utilité de ces discussions à Vienne, c'est qu’elles permettent des interactions en temps réel, entre les États-Unis et les Iraniens, avec des messages qui font l’aller-retour grâce à nos alliés et partenaires, donc oui nous voyons cela comme une étape constructive et très bienvenue. Ce qui est sur la table à Vienne aujourd’hui et pour les jours qui viennent ce sont des discussions indirectes sur cette première phase : que doit faire l’Iran pour se conformer à l’accord sur le nucléaire et que doivent faire les États-Unis pour tenir leurs engagements dans le cadre de cet accord. Cette tâche elle seule ne sera pas facile, cela ne va pas être simple, ces discussions sont compliquées, mais encore une fois, nous sommes encouragés par le fait qu’elles aient lieu. Parce que c’est une première étape nécessaire pour parvenir à notre objectif.

Source : RFI

Nucléaire iranien: les États-Unis rejoignent les pourparlers

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Le porte-parole du département d'État américain Ned Price à Washington, le 31 mars 2021.Les États-Unis ont annoncé ce vendredi leur participation la semaine prochaine à Vienne à des pourparlers avec les grandes puissances signataires de l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien, tout en restant « ouverts » à des discussions « directes » avec l'Iran.

Les États-Unis participeront mardi prochain à Vienne à des pourparlers pour tenter de sauver l'accord sur le nucléaire iranien. Ces négociations, pour le moment indirectes, réuniront tous les signataires de l'accord – Iran, États-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni et Allemagne. Washington dit par ailleurs rester « ouvert » à des discussions « directes » avec l'Iran.

« Les principaux sujets qui seront évoqués sont les mesures nucléaires que l'Iran doit prendre pour respecter à nouveau pleinement les termes » de l'accord international de 2015, « et les mesures de levée des sanctions que les États-Unis doivent prendre pour les respecter à nouveau aussi », a précisé le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price.

Celui-ci a prévenu que les États-Unis ne s'attendaient pas « à une percée immédiate » mais plutôt à des « discussions difficiles ». « Mais nous pensons que c'est une avancée salutaire », a-t-il ajouté.

C'est un pas important parce qu'en effet on voit que les deux acteurs du dossier, donc les États-Unis et l'Iran, acceptent de renégocier les obstacles qui sont pour le moment sur l'accord sur le nucléaire, mais c'est un premier pas qui demande a être concrétisé par la suite. On est en fait au début d'un nouveau processus.

Les grandes puissances encore membres de l'accord censé empêcher l'Iran de se doter d'une bombe atomique ont tenu vendredi une réunion virtuelle organisée par l'Union européenne avec Téhéran. C'était la première depuis l'élection de Joe Biden aux États-Unis, qui n'étaient toutefois pas représentés, les Iraniens refusant à ce stade une rencontre directe avec le pays ennemi.

L'ex-président américain Donald Trump a retiré son pays de cet accord en 2018 et a rétabli toutes les sanctions des États-Unis contre l'Iran, qui en retour a commencé à s'affranchir des restrictions à son programme nucléaire en enrichissant par exemple une quantité d'uranium largement supérieure à la limite autorisée.

Le nouveau président américain, lui, s'est dit prêt à revenir dans l'accord si Téhéran revient aussi dans les clous de ses engagements, mais les deux pays se renvoient la balle quant à celui qui devra faire le premier pas. L'Iran demande la levée des sanctions américaines alors que les signataires de l'accord demandent à Téhéran de cesser de dépasser les lignes rouges prévues par le compromis nucléaire de 2015. Tout l'enjeu est donc de coordonner les gestes de désescalade.

Les étapes en fait elles sont assez claires du côté iranien. On a vu récemment qu'il y avait un enrichissement de l'uranium qui avait été porté à des niveaux qui avaient été portés au-delà de l'accord sur le nucléaire, donc c'est revenir à un niveau tel qu'il est permis par l'accord [...] Pour les États-Unis, les mesures sont un peu plus nombreuses parce qu'il y a eu énormément de sanctions qui ont été mises en place par l'ancienne administration Trump.

Source : RFI

Birmanie: la Chine rejette l'idée de sanctions malgré les craintes de l'ONU d'une «guerre civile»

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Le Conseil de sécurité s'est réuni mercredi en urgence et à huis clos pour évoquer la situation en Birmanie.L'ambassadeur chinois au Conseil de sécurité de l'ONU a déclaré,, mercredi 31 mars, lors d’une réunion d’urgence consacrée à la Birmanie que, pour Pékin, les sanctions ne feraient qu’aggraver la situation. Cette position de la Chine, membre permanent, rend très improbable la prise de mesures.

« Un bain de sang est imminent », a pourtant prévenu émissaire de l'ONU en Birmanie, lors d'une réunion à huis clos du Conseil de sécurité mercredi, estimant le risque de « guerre civile » élevé. « La cruauté des militaires est trop grave et de nombreuses organisations armées ethniques manifestent clairement leur opposition, renforçant le risque de guerre civile à un niveau sans précédent », a déclaré Christine Schraner Burgener, exhortant le Conseil « à envisager tous les moyens à sa disposition pour prendre des mesures collectives et faire ce qu'il faut », « afin d'éviter une catastrophe multidimensionnelle au cœur de l'Asie ».

Mais pour la Chine, pas question d'imposer des sanctions aux militaires birmans. Selon Pékin, elles « ne feraient qu'aggraver la situation », a déclaré mercredi l'ambassadeur chinois à l'ONU, Zhang Junet, lors de cette réunion d'urgence de demandée par le Royaume-Uni. Pékin, premier soutien de la Birmanie, prône de « revenir à une transition démocratique dans ce pays ». Si le diplomate a exprimé la préoccupation de la Chine face à la situation en Birmanie, « la violence et les effusions de sang ne servent les intérêts de personne, et c'est le peuple de la Birmanie qui en souffre », a-t-il pointé, espérant que « toutes les parties en Birmanie pourront garder leur calme, faire preuve de retenue et prendre des mesures avec une attitude constructive pour désamorcer et calmer la situation ».

Dissensions diplomatiques

Si les États-Unis et le Royaume-Uni viennent d'annoncer une nouvelle salve de sanctions, la Chine et la Russie ont refusé jusqu'à présent de condamner officiellement le putsch. À l’issue de la réunion, l’ambassadrice de Grande-Bretagne Barbara Woodward a quant à elle réitéré la détermination du Conseil de sécurité à obtenir la fin des violences et le retour de la démocratie dans le pays.

« L’envoyée spéciale a été très claire dans la description de ce qui se passe sur le terrain en Birmanie, et c’est très inquiétant, a-t-elle souligné. Cela n’est pas seulement épouvantable en raison des tueries y compris d’enfants, mais aussi en raison des détentions arbitraires, des violations des droits humains et de la pression à la frontière qui accroît la violence. Je pense que je peux dire que le Conseil a été uni dans sa condamnation de ce qui se passe. Donc nous continuons de discuter des prochaines étapes, nous avons une série de mesures à notre disposition, mais l’essentiel est d’obtenir la fin des violences, la libération de ceux qui sont détenus de manière arbitraire et le retour de la Birmanie sur le chemin de la démocratie et de la stabilité. Ce sont les objectifs sur lesquels nous sommes concentrés et que nous allons discuter entre membres du Conseil. Nous allons nous assurer que le Conseil parlera et tiendra aussi compte des points de vue de ceux qui sont dans la région. »

Source : RFI

Joe Biden chute plusieurs fois dans l'escalier d'Air Force One

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Élu à la tête de la première puissance mondiale au mois de novembre 2020, Joe Biden est, à 78 ans, le président le plus vieux de l'histoire des États-Unis. Les réseaux sociaux ont droit à un rappel de cet âge avancé dans une vidéo dévoilée ce vendredi 19 mars. Dans celle-ci, le successeur de Donald Trump est aperçu gravissant les marches d'Air Force One. De dos, le chef d'État trébuche et chute une première fois ces escaliers. Un simple accident qui est suivi de deux autres chutes avant même que l'ex-sénateur du Delaware ne puisse rejoindre son siège à bord de l'avion présidentiel.

Joe Biden semble ensuite reprendre son souffle le temps de quelques secondes avant de continuer à grimper les escaliers, ses deux mains s'aggripant aux rampes se situant à sa gauche comme à sa droite. Arrivé au sommet des marches, l'époux de Jill Biden adresse ensuite un salut militaire, masqué, aux journalistes et photographes encore présents sur le tarmac avant de tourner les talons, l'air de rien. Si tout le monde aurait pu être victime de la même déconvenue, ces images de l'intéressé pourraient bien alimenter les spéculations autour de son état de santé physique comme mentale.

De nombreux soucis de santé

Des soupçons qui pourraient aussi connaître un nouveau souffle à la suite d'un commentaire teinté de malice de Vladimir Poutine. Traité de "tueur" par son homologue américain, celui-ci a répliqué dans une déclaration retransmise à la télévision russe. "C'est celui qui dit qui l'est", a-t-il déclaré avec un sourire en coin ce jeudi 18 mars. Souhaitant peut-être se moquer davantage de Joe Biden, il lui a ensuite souhaité "une bonne santé, sans ironie aucune", et surtout sans en dire davantage. Rappelons que l'ancien vice-président de Barack Obama a survécu à deux attaques cérébrales, une embolie pulmonaire et une thrombose veineuse dans les années 1980.

Il est aussi soigné pour un mauvais cholestérol, prend des anticoagulants et souffre même d'un rhume des foins et de reflux d'acides, selon les informations de Laurence Haïm pour Radio Classique. À noter enfin que, pour le décrédibiliser et le tacler sur son âge, ses détracteurs n'hésitent pas à l'affirmer proche de la sénilité. Ce à quoi Joe Biden a répondu au mois de juin 2020 avec un rapport médical complet rédigé par son propre médecin depuis 2009, Kevin O'Connor. Aucune inquiétude d'après ce dernier : l'homme politique est dans un état stable.

Source : Yahoo France

Guerre des mots entre Chine et États-Unis pour le premier face-à-face de l'ère Biden

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La ville d'Anchorage en Alaska, tournée vers le Pacifique, a été choisie comme un terrain plus neutre que Washington ou Pékin pour ce séminaire sur deux jours. Mais face caméras, Pékin et Washington ont publiquement étalé leurs profonds désaccords.C'était le premier tête-à-tête de l’ère Biden entre la Chine et les États-Unis. Une rencontre tendue entre le chef de la diplomatie américaine, Anthony Blinken, et son homologue chinois, Yang Jiechi, dans la ville d’Anchorage. Ce jeudi 18 mars, dès l’ouverture de ce sommet de deux jours en Alaska, Pékin et Washington ont publiquement étalé leurs profonds désaccords.

La ville d'Anchorage avec ses températures polaires, tournée vers le Pacifique, a été choisie comme un terrain plus neutre que Washington ou Pékin pour ce séminaire sur deux jours. Mais d’emblée, les discussions commencent mal : c’est une joute verbale face caméra entre deux superpuissances.

Le chef de la diplomatie américaine évoque d’abord ses « profondes inquiétudes » sur le sort des musulmans ouïghours dans Xinjiang, que Washington qualifie de « génocide ». Sans plus de pincettes, Anthony Blinken enchaîne tous les sujets qui fâchent : Hong Kong, Taïwan et les cyberattaques aux États-Unis. « Chacun de ces actes menace l'ordre fondé sur des règles qui garantit la stabilité mondiale », accuse le secrétaire d'État.

Réponse cinglante de Yang Jiechi, conseiller d'État chargé des affaires étrangères : « La Chine est fermement opposée aux ingérences américaines dans les affaires intérieures de la Chine. Nous prendrons des mesures fermes en représailles », prévient-il.

Pékin dénonce les dernières sanctions américaines

Pour le plus haut responsable du Parti communiste chinois pour la diplomatie, Washington n’a pas de leçon à donner à Pékin en matière de droits de l’homme ou de démocratie. Les États-Unis feraient mieux de s’occuper de leurs propres problèmes de racisme, estime Yang Jiechi, en citant l'exemple du mouvement Black Lives Matter.

Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a également dénoncé les dernières sanctions américaines, annoncées à la veille de cette réunion, contre la reprise en main de Hong Kong par Pékin. « Ce n'est pas comme cela que l'on accueille ses invités », a-t-il protesté.

Autre scène étonnante : quand les médias sont invités à quitter la pièce, la délégation chinoise ironise sur la liberté de la presse aux États-Unis. D’un geste de la main, Anthony Blinken rappelle alors les journalistes avant de répondre aux diplomates chinois. Les États-Unis, dit-il, « n’ignorent pas leurs problèmes, ils n’essaient pas de faire comme s’ils n’existaient pas ou de les cacher sous le tapis ».

Coopérer face aux défis communs malgré les tensions

Le rendez-vous d'Anchorage intervient au retour d'une visite d'Antony Blinken au Japon et en Corée du Sud, deux alliés clés. Le secrétaire d'État avait mis en garde la Chine contre toute tentative de « coercition » et de « déstabilisation » de la région.

L'équipe Biden, qui reprochait à l'administration Trump son isolement sur la scène mondiale et une diplomatie à la fois véhémente et brouillonne, assure vouloir être plus méthodique pour « coopérer » face aux défis communs comme le réchauffement climatique. Et surtout pour remporter la compétition stratégique avec la Chine, érigée en « plus grand défi géopolitique du XXIe siècle ».

Le conseiller de la Maison Blanche pour la sécurité nationale, Jake Sullivan, a ainsi assuré que les États-Unis ne voulaient pas d'un « conflit » avec la Chine, mais étaient « ouverts à une compétition rude ».

Finalement, Yang Jiechi a invité les États-Unis à abandonner leur mentalité de guerre froide. Ces discussions entre chefs de la diplomatie chinoise et américaine en Alaska sont prévues pour durer deux jours.

Source : RFI

 

Qualifié de «tueur» par Joe Biden, Vladimir Poutine lui propose une discussion «en direct»

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Russie Vladimir Poutine présidentAlors que Joe Biden ne regrette pas d'avoir qualifié son homologue russe de « tueur », selon son porte-parole, Vladimir Poutine affirme ne pas vouloir couper les ponts avec le président américain. Bien au contraire, le président russe propose à Joe Biden de discuter le plus rapidement possible et il propose non pas une rencontre, mais une conversation téléphonique qui serait retransmise en direct.

Une proposition surprenante de la part du président russe qui ne semble pas avoir été vraiment choqué par les déclarations de Joe Biden.

Plus tôt dans la journée, Vladimir Poutine avait traité sur le ton de la plaisanterie les accusations proférées par son homologue américain, en utilisant une formule de cour de récréation. « C’est celui qui dit qui est », a ainsi déclaré Vladimir Poutine, en ajoutant « nous voyons toujours en l’autre nos propres caractéristiques ».

Ce jeudi soir le président russe propose donc à Joe Biden une conversation qui serait retransmise en direct : « Cela serait intéressant pour le peuple russe, pour le peuple américain et pour beaucoup d’autres pays ».

Un format inhabituel que Vladimir Poutine propose d’organiser le plus tôt possible : « Je veux me reposer dans la taiga ce week-end explique le président russe, donc ça pourrait être soit vendredi soit lundi ».

Une façon pour le moins décontractée de renouer le dialogue avec le président américain. « Nous pouvons et nous devons maintenir nos relations afin d’éviter ce genre d’altercation indirecte », ajoute le président russe qui évoque plusieurs sujets de discussions : les relations bilatérales bien sûr, mais aussi les conflits régionaux et la lutte contre le coronavirus…

Avec le rappel de l’ambassadeur russe aux Etats-Unis tout le monde s’attendait ici à Moscou à une réaction très dure très virulente du Kremlin. Vladimir Poutine, qui adore surprendre ses adversaires et les prendre à contre-pied, a donc décidé de faire tout l’inverse et de proposer ce dialogue à Joe Biden, qui est plus dans un format totalement inhabituel.

Source : RFI

Dassault meurt dans le crash de son hélicoptère

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Le député du parti de droite Les Républicains (LR) Olivier Dassault arrivant à l'Élysée à Paris, le 19 juin 2019.Olivier Dassault est décédé dimanche dans un accident d'hélicoptère. Député de l'Oise, il était le petit-fils de Marcel Dassault, le fondateur de la société Dassault aviation. Il était âgé de 69 ans.

C'est dans le crash de l'hélicoptère dans lequel il avait pris place qu'Olivier Dassault est mort dimanche soir. L'accident s'est produit vers 18h près de Deauville dans le Calvados. De sources proches de l'enquête, le pilote de l'appareil est également décédé dans l'accident, il n'y aurait eu personne d'autre à bord.

Fils de Serge Dassault et petit-fils de Marcel Dassault, il était l'héritier de l'un des plus célèbres groupes d'aviation français fondé après la guerre et dans lequel il avait exercé des responsabilités, notamment en tant que directeur de la stratégie des avions civils.

Olivier Dassault faisait partie des plus grandes fortunes françaises. Son patrimoine avait été évalué à 5 milliards d'euros en 2020 par le magazine Forbes.

Emmanuel Macron lui a rendu hommage dans un tweet.

« Je pense à sa famille et à ses proches qui doivent ressentir une terrible douleur », a réagi le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand sur Cnews. De nombreuses personnalités de droite lui ont également rendu hommage.

Une enquête judiciaire pour homicide involontaire a été ouverte, a annoncé le parquet de Lisieux.

Source : RFI

France: débat parlementaire sur les politiques françaises au Sahel

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France: débat parlementaire sur les politiques françaises au SahelRFI Afrique - Un débat sur les politiques françaises au Sahel se tient, ce jeudi 4 mars, à l'Assemblée nationale. Des discussions auxquelles assistera notamment la ministre des Armées, Florence Parly.

Car l'opération Barkhane devrait être largement évoquée par les députés : certains partis demandent, par exemple, que le maintien des missions militaires françaises à l'étranger soit désormais voté par le Parlement.

C'était le 22 avril 2013. Un peu plus de trois mois après le lancement de l'opération Serval au Mali, les parlementaires français approuvaient la prolongation de la mission militaire. Huit ans plus tard, Serval est devenue Barkhane et le Parlement n'a plus été consulté. En effet, la Constitution ne l'impose pas.

Et c'est un problème, selon le député La France insoumise Bastien Lachaud : « Il n’est pas possible que le président, seul, décide de l’envoi des troupes et de leur maintien sur place. On parle quand même de 55 morts, de centaines de blessés, de plusieurs milliards d’euros, tout cela à la simple discrétion d’une personne, le président, sans aucun débat démocratique. » Un vote tous les trois mois ?

Les Insoumis aimeraient ainsi un vote tous les trois mois. Mais pour Sereine Mauborgne, députée de la majorité et co-rapporteure de la mission d'information de l'Assemblée sur l'opération Barkhane, ce contrôle parlementaire est compliqué à mettre en place : « En termes d’affichage vis-à-vis de l’ennemi qu’on combat, vis-à-vis de nos forces, parce que les militaires ont besoin de visibilité dans leurs actions, ça voudrait dire qu’on ralentit les apports en matériel, parce qu’il y aurait une incertitude sur l’issue du vote, ça ne me paraît pas très rationnel en fait. »

Pour la députée, une alternative pourrait être la consultation du Parlement à chaque changement de législature. Mais une consultation sans vote contraignant.

Source : RFI Afrique

Aide au développement en Afrique : la nouvelle doctrine française

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Aide au développement en Afrique : la nouvelle doctrine françaiseFrance24 - Un budget en hausse, un recentrage sur les pays d’Afrique subsaharienne, une priorité accordée aux dons plutôt qu’aux prêts, la France veut réformer son aide au développement.

L’Assemblée nationale a adopté, mardi, en première lecture, un projet de loi dans ce sens. Avec cette nouvelle doctrine, Paris compte se distinguer du modèle chinois et regagner en influence sur le continent.

C’est une promesse vieille de plus d’un demi-siècle. En 1970, les pays de l’ONU s’engageaient à consacrer 0,7 % de leur revenu national brut à l’aide au développement (APD). Cinquante ans plus tard, la France n’a toujours pas tenu parole, mais les choses pourraient bientôt changer sous la pression des députés.

L’Assemblée nationale a en effet voté, mardi 2 mars, un texte visant à porter l'aide publique au développement à 0,55 % du revenu national brut à la fin du quinquennat en 2022. Les députés ont aussi inscrit dans la loi que la France "s'efforcera" en "2025" de consacrer "0,7 % de son revenu national brut" à l’APD.

“L’inscription dans la loi de cet objectif des 0,7 % est un pas en avant extrêmement important, explique à France 24 Louis-Nicolas Jandeaux. Cependant, cet objectif aurait mérité une rédaction plus claire et s’accompagner d’une trajectoire détaillée”, nuance le porte-parole d’Oxfam France et de coordination SUD, une organisation qui regroupe 170 ONG de solidarité internationale.

Si la France respectait cette trajectoire, elle irait au-delà des engagements des États membres de l'UE, qui visent l'échéance de 2030, même si certains pays comme le Luxembourg ou les pays scandinaves - les meilleurs élèves de l'APD - dépassent déjà l'objectif.

“Emmanuel Macron a régulièrement plaidé pour un monde plus solidaire. Le président de la République s’est notamment exprimé en faveur de l’annulation des dettes des pays africains. En tant que leader sur ces questions de multilatéralisme, la France se doit d’être au rendez-vous”, ajoute Louis Nicolas Jandeaux. La solidarité internationale n’a jamais été aussi nécessaire qu’actuellement. On voit bien que les grands enjeux sont tous interconnectés. La pandémie de Covid-19 en est la preuve flagrante”.

Nouvelles priorités

Selon les ONG, cette nouvelle ambition française est d’autant plus importante que d’autres pays, jusqu’ici en pointe dans le domaine, se désengagent. C’est le cas du Royaume-Uni, qui va réduire son aide en 2021, en raison de l'impact financier de la crise sanitaire.

De son côté, l'APD française a atteint 10,9 milliards d'euros en 2019, 12,8 milliards en 2020 et poursuivra sa hausse cette année.

Au-delà de l’augmentation de son budget, la France veut donner une nouvelle orientation à son aide. Les crédits vont ainsi être recentrés sur les pays d’Afrique subsaharienne et Haïti. Le projet de loi définit clairement les nouvelles priorité : lutte contre la pauvreté, santé, climat, éducation et égalité femmes/hommes.

Pour gagner en efficacité, deux branches essentielles de la politique de développement vont également être réunies. Ainsi Expertise France, l’agence de coopération technique, dont 60 % de l’activité se concentre en Afrique, va intégrer l’Agence Française de développement. D’un côté, l’AFD réalise des prêts ou génère des enveloppes de dons, de l’autre France Expertise mobilise des spécialistes sur des projets liés à la santé ou encore au développement durable.

“C’est un modèle très original, proche de ce que font les Japonais par exemple", analyse Jérémie Pellet joint par France 24. Cela répond à la nécessité de concilier les moyens humains et financiers. Cela sert surtout à mieux répondre et plus directement aux besoins des pays avec lesquels on travaille”, se réjouit le directeur d’Expertise France.

Autre nouveauté, les députés veulent un mécanisme pour "restituer" aux "populations", sous forme de projets de développement, les avoirs confisqués par la justice française dans les affaires dites de "biens mal acquis" de dirigeants étrangers.

“Le sujet est tellement moralement connoté qu’il est presque impossible d’être contre, réagit auprès de France 24 Magali Chelpi-den Hamer, chercheuse à l’Iris, responsable du programme Humanitaire et Développement. Cependant, je pense que le volume concerné va rester faible, je ne suis donc pas sûre qu’il faille penser à un mécanisme pesant administrativement”.

"Guerres de modèle et d’influence"

Avec cette réforme de l’AFD, la France entend redonner à l’aide au développement un rôle central dans sa politique étrangère et redorer son image en Afrique.

Pour cela, la nouvelle doctrine consiste à privilégier les dons plutôt que les prêts. L’objectif affiché est de se distinguer de la Chine, régulièrement accusée par les Occidentaux de financer de grands projets d'infrastructures par des prêts qui fragilisent des pays déjà lourdement endettés.

Cependant, la France est pour le moment loin d’être exemplaire sur le sujet. Selon Oxfam, 50 % de l’aide française brute bilatérale s’est effectuée sous forme de prêts en 2018. Dans un rapport de la même année, l’OCDE invitait la France à “accroître la part des dons par rapport aux prêts, conformément à l’ambition affichée de soutenir les pays fragiles et les moins avancés”.

“Les pays occidentaux utilisent aussi le levier de la dette pour gagner en influence dans les pays africains, mais à la différence de ce que fait la Chine, la forte idéologie derrière est d’éviter des pratiques de surendettement”, précise Magali Chelpi-den Hamer, qui rappelle également qu’une grande partie des flux financiers entre la Chine et les pays africains échappent à tout contrôle. En juin 2019, une étude sur les prêts de la Chine à l’étranger assurait que 50 % des prêts chinois aux pays en développement ne sont pas déclarés au Fonds monétaire international ou à la Banque mondiale.

Interrogé sur France Inter à la mi-février, Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères, l’assumait sans détour : "On est entrés dans des guerres de modèle et d’influence" avec la Chine.

Après son examen à l’Assemblée nationale, ce projet de loi dit de “programmation relative au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales” sera présenté au Sénat et devrait être son adopté cet été.

Texte par : Grégoire SAUVAGE

 

Vu d’Allemagne.La condamnation de Sarkozy, une révolution dans une France "monarchique" et élitiste

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Vu d’Allemagne.La condamnation de Sarkozy, une révolution dans une France Courrier International - Quel symbole, dans ce pays centralisé et pyramidal qu’est la France, s’exclame cet éditorialiste allemand, de voir la justice envoyer un ancien président derrière les barreaux – ou presque. Pour lui, le pouvoir et l’élite française ressortent profondément ébranlés de la condamnation de Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy condamné à trois ans de prison, c’est une information qui a fortement interpellé outre-Rhin. Un éditorialiste de la Süddeutsche Zeitung lui trouve même quelque chose de “révolutionnaire” quand on connaît le système politique hexagonal.

Pour s’expliquer, le quotidien de centre gauche dépeint sa vision de la France : un pays au système présidentiel “qui conserve des caractéristiques fondamentalement monarchiques définissant le tempérament politique national : dirigiste, centralisé et, à certains égards, absolutiste”.

Ici, affirme la SZ, la politique “repose sur la personnalité du président de la République, qui doit être à la fois une figure lumineuse et un père attentionné pour ses concitoyens. L’idée que cette conception invite à toutes sortes d’abus, qu’elle repose sur la force de caractère individuelle qui peut donc être corruptible, appartient au contrat implicite que les électeurs passent tous les cinq ans avec leur président-monarque.”

Amour des magouilles

Tous les présidents font l’objet de soupçons, explique le journaliste. Mais dans le cas de Nicolas Sarkozy, “qui aimait à peu près autant les magouilles qu’il redoutait la lumière [sur ces mêmes magouilles]”, ce pacte a franchement raté.

Et c’est ici que l’importance du verdict prend tout son sens. Le fait que l’ancien président soit traité aujourd’hui comme un citoyen ordinaire devant la justice est la preuve, pour le quotidien, que “l’enquête a enfin été menée à l’abri des influences politiques”. Car si la France est un État de droit, elle est aussi marquée par “une forme de justice parallèle où les juges sont davantage soumis aux injonctions politiques que leurs confrères allemands, ce qui a plus d’une fois fait douter de leur impartialité”.

Et la Süddeutsche Zeitung de conclure :

"Cette condamnation donne non seulement des sueurs froides à l’ensemble de la classe politique française, mais elle ébranle aussi l’élitisme et l’absolutisme qui caractérisent l’appareil politique et les rapports de force dans la société en général. Deux ans après l’apparition des ‘gilets jaunes’ et un an avant la prochaine élection présidentielle, la pression monte dans la République."

Source : Süddeutsche Zeitung | Munich

Affaire Khashoggi: une plainte pour crimes contre l’humanité déposée en Allemagne contre le prince héritier saoudien

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Affaire Khashoggi: une plainte pour crimes contre l’humanité déposée en Allemagne contre le prince héritier saoudien  Le Temps - Mohammed ben Salmane est responsable de l’assassinat du journaliste saoudien, estime Reporters sans frontières qui à porté plainte inédite auprès de la Cour fédérale de justice allemande.

Reporters sans frontières a annoncé mardi le dépôt d’une plainte en Allemagne pour crimes contre l’humanité visant notamment le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane, l’ONG dénonçant sa «responsabilité» dans l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi et l’emprisonnement d’une trentaine de ses confrères.

Déposée lundi «auprès du procureur général de la Cour fédérale de justice de Karlsruhe» en raison de sa compétence «sur les principaux crimes internationaux», la plainte «porte sur la persécution généralisée et systématique des journalistes en Arabie saoudite» et cible, outre le prince héritier, quatre autres hauts responsables saoudiens, a précisé RSF dans un communiqué.


Aux côtés du dirigeant de facto du royaume, «soupçonné d’avoir directement commandité l’assassinat» de Jamal Khashoggi, RSF attaque ainsi son ex «proche conseiller» Saoud al-Qahtani, l'«ancien directeur adjoint du renseignement» Ahmed al-Assiri, mais aussi Mohammed al-Otaibi, ancien consul général à Istanbul, et Maher Mutreb, «officier du renseignement» à la tête de «l’équipe qui a torturé et tué» le chroniqueur du Washington Post.

Compétence universelle de la justice allemande

Consultée par l’AFP, la plainte, inédite, également déposée contre X, détaille par ailleurs les exactions commises contre 34 journalistes emprisonnés dans le royaume, dont 33 sont toujours en détention, à l’instar du blogueur Raif Badawi.

«Torture», «violence» et «coercition sexuelle», «disparition forcée», «privation illégale de liberté physique»… Face à ce qu’elle qualifie de «crimes contre l’humanité», l’ONG estime que le système judiciaire allemand s’avère «le plus adapté» en vertu de la compétence universelle appliquée outre-Rhin, qui permet à un Etat de poursuivre les auteurs des crimes les plus graves, quels que soient leur nationalité et l’endroit où ils ont été commis.

Cette action, par laquelle RSF espère l’ouverture d’une enquête, qui serait une «première mondiale», survient quelques jours après la publication d’un rapport du renseignement américain estimant que «MBS» a «validé» l’opération visant à «capturer ou tuer» Jamal Khashoggi.

Procès opaque et condamnations à mort en Arabie saoudite

Critique du pouvoir saoudien après en avoir été proche, Jamal Khashoggi, résident aux Etats-Unis, a été assassiné le 2 octobre 2018 dans le consulat de son pays à Istanbul par un commando d’agents venus d’Arabie saoudite. Son corps, démembré, n’a jamais été retrouvé.

Après avoir nié l’assassinat, Ryad a fini par dire qu’il avait été commis par des agents saoudiens ayant agi seuls. A l’issue d’un procès opaque en Arabie saoudite, cinq Saoudiens ont été condamnés à mort et trois autres à des peines de prison. Les peines capitales ont depuis été commuées.

L’Arabie saoudite occupe le 170e rang sur 180 pays au Classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF.

Source : AFP

 

Mohammed ben Salman a «validé» l'assassinat de Khashoggi, selon Washington

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Jamal Khashoggi, ici en 2014.Le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salman a « validé » l'assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en 2018, affirment les services de renseignement américains dans un rapport publié vendredi.

« Nous sommes parvenus à la conclusion que le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salman a validé une opération à Istanbul, en Turquie, pour capturer ou tuer le journaliste saoudien Jamal Khashoggi », écrit la direction du renseignement national dans ce court document déclassifié de quatre pages.

« Le prince héritier considérait Khashoggi comme une menace pour le royaume et plus largement soutenait le recours à des mesures violentes si nécessaire pour le faire taire », ajoute-t-elle.

Le rapport souligne que le prince héritier disposait depuis l'année 2017 d'un « contrôle absolu » des services de renseignement et de sécurité du royaume, « rendant très improbable l'hypothèse que des responsables saoudiens aient pu conduire une telle opération sans le feu vert du prince ».

Les services de renseignement américains supposent par ailleurs que, à l'époque de l'assassinat de Jamal Khashoggi, Mohammed ben Salman faisait régner un climat tel que ses collaborateurs n'osaient vraisemblablement pas remettre en question les ordres reçus, « par crainte d'être renvoyés ou arrêtés ».

Sanctions

Le rapport, tenu jusque-là secret par l'administration Trump, contient une liste d'une vingtaine de personnes impliquées dans l'opération, dont l'ex-numéro deux du renseignement saoudien Ahmed al-Assiri, proche de MBS, et l'ex-conseiller du prince Saoud al-Qahtani, tous deux blanchis par la justice de leur pays.

Le gouvernement américain a annoncé dans la foulée des sanctions financières contre le général Assiri et contre la Force d'intervention rapide, une unité d'élite chargée de la protection du prince, supervisée par le prince Saoud al-Qahtani et présentée par Washington comme étant largement impliquée dans le meurtre.

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a, lui, interdit d'entrée aux États-Unis 76 Saoudiens, dans le cadre d'une nouvelle règle, baptisée « Khashoggi ban », ou « interdiction Khashoggi », visant toute personne accusée de s'attaquer, au nom des autorités de son pays, à des dissidents ou journalistes à l'étranger. Ce rapport, dit un officiel de la Maison Blanche, a été publié « en l’honneur de Jamal Khasshoggi, pour qu’un crime aussi effroyable ne se reproduise jamais », rapporte Éric de Salve, notre correspondant à San Francisco.

Un recadrage avec Ben Salman

Bien que directement mis en cause, Mohammed ben Salmane ne fait pas partie des personnes sanctionnées. « Les États-Unis n'imposent généralement pas de sanctions aux plus hauts dirigeants de pays avec lesquels ils entretiennent des relations diplomatiques », a justifié le département d'État.

Le président Biden veut « recalibrer » les relations avec Riyad : il a fait savoir qu'il ne parlera personnellement qu'avec le roi Salmane et non avec son fils, interlocuteur privilégié de Donald Trump, il a mis l'accent sur les droits humains, et il a stoppé le soutien américain à la coalition militaire, dirigée par les Saoudiens, qui intervient dans la guerre au Yémen. Mais il ne veut pas de crise ouverte.

Pour David Rigoulet-Roze, chercheur à l'Iris, ces accusations illustrent la défiance de la nouvelle administration américaine vis-à-vis du prince héritier sans remettre en cause les relations entre les deux pays. « Il n'y a pas pour l'instant de mesures spécifiquement engagées à l'endroit du prince héritier. Joe Biden considère qu'il ne peut parler qu'à son homologue, en l'occurrence le roi Salman, et donc il y a une défiance affichée vis-à-vis du prince héritier. Pour autant, il ne s'agit pas de remettre en cause les liens avec le royaume. C'est le fait d'une remise en cause de la personnalisation de la gouvernance saoudienne et avec des attendus incertains. Il est difficile de spéculer. Mais c'est certain que Joe Biden voulait marquer son engagement qui était la publication du rapport mais qui n'apprend pas énormément de choses. »

David Rigoulet Roze : «un recalibrage de Joe Biden mais pas de remise en cause entre alliés historiques»

MBS dans certains collimateurs

« J'espère qu'il s'agit seulement d'un premier pas, et que le gouvernement entend prendre des mesures concrètes pour que le prince héritier (...) rende personnellement des comptes pour ce crime odieux », a ainsi déclaré le président démocrate de la commission des Affaires étrangères du Sénat américain, Bob Menendez.

La rapporteure spéciale de l'ONU sur les exécutions sommaires Agnès Callamard a aussi estimé que Washington devait sanctionner MBS.

Joe Biden avait jugé, avant son élection en novembre, que le royaume du Golfe devait être traité comme un Etat « paria » pour cette affaire et que les responsables du meurtre devaient en « payer les conséquences ». Mais devenu président, il a tenté de déminer le terrain en appelant jeudi le roi Salmane.

En guise de protestation, le ministère des Affaires étrangères s'est fendu d'un communiqué dans lequel il indique que « le gouvernement d'Arabie saoudite rejette totalement les conclusions fausses et préjudiciables contenues dans le rapport concernant la direction du royaume et ne peut les accepter en aucun cas (...)Il est vraiment malheureux que ce rapport, avec ces conclusions injustifiées et fausses, soit publié alors que le royaume a dénoncé clairement ce crime odieux et que ses dirigeants ont pris les mesures nécessaires pour s'assurer qu'un tel drame ne se reproduise jamais. »

Source : RFI

Mauritanie : la première dame appelle à une meilleure représentation de la femme arabe dans les centres de décision

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Mauritanie : la première dame appelle à une meilleure représentation de la femme arabe dans les centres de décisionSahara Médias - L’épouse du président mauritanien Mohamed O. Cheikh Ghazouani, Marieme Fadel Dah, a appelé mardi à la nécessité d’une plus grande représentation de la femme dans les centres de décision dans les différentes institutions arabes « à ce jour en-deçà du niveau requis ».

Mint Dah qui participait aux travaux du 8ème congrès de la femme arabe a déclaré que la femme fait face à d’importantes difficultés pour accéder à un enseignement supérieur de qualité qui la disposerait à occuper de hautes responsabilités dans la recherche scientifique et académique.

La première dame mauritanienne a réaffirmé que la femme mauritanienne a toujours été fière de son appartenance arabo-africaine et aspire à jouer un rôle pionnier et équilibré pour le préserver.

Elle aspire aussi à réaliser les objectifs de développement global, ajoutant que la femme mauritanienne, comme toutes les femmes dans les sociétés arabes fait face à de multiples défis.

Mint Dah a dit que les questions de la violence conjugale et des mariages précoces ne doivent plus être des sujets tabous, « elles doivent être combattues ».

Elle a plaidé pour l’autonomisation financière de la femme face au chômage récurrent.

La première dame mauritanienne a proposé la création d’une équipe de travail chargée de développer la stratégie arabe afin d’éliminer les obstacles qui entravent l’accès de la femme à l’enseignement et aux importantes charges dirigeantes.

Les travaux de ce 8ème congrès général de la femme arabe qui doit durer trois jours, se sont ouverts mardi sous le thème : « la femme arabe et les défis culturels » sous le haut patronage du président libanais Michel Aoun et la présidence effective de Claudine Aoun, présidente du haut conseil de l’organisation.

Prennent part à l’ouverture des travaux des délégations arabes officielles de haut niveau composées des premières dames, membres du haut conseil de l’organisation ou leurs représentantes.

La délégation mauritanienne comprend la première dame, Marieme Fadel Dah, Naha Haroun Cheikh Sidiya, ministre des affaires sociales, de l’enfance et de la famille et Mohamed Mahmoud O. Ahmed O. Sidi Yahya, secrétaire général du ministère des affaires sociales, de l’enfance et de la famille.

 

Trump a "manqué de temps" pour conclure des accords entre Israël, la Mauritanie et l'Indonésie (responsables)

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Trump a i24NEWS - Un accord aurait pu être signé avec Jakarta si "D. Trump était resté au pouvoir encore un mois ou deux".

L'administration Trump a "manqué de temps" pour conclure des accords avec la Mauritanie et l'Indonésie visant à normaliser leurs relations diplomatiques avec l'Etat hébreu, ont affirmé cette semaine deux responsables américains sous couvert d'anonymat dans un entretien accordé au Times of Israel.

Ces responsables ont estimé que l'administration Trump n'était "qu'à quelques semaines" de finaliser un accord avec Nouakchott, qui aurait permis de rétablir les liens entre la Mauritanie et Israël depuis la rupture de leurs relations diplomatiques en 2009.

Toujours selon ces mêmes responsables, un accord aurait pu être également signé avec Jakarta si le président sortant "Donald Trump était resté au pouvoir encore un mois ou deux".

Avec près de 270 millions d'habitants, l'Indonésie est le plus grand pays musulman au monde. Une normalisation entre Jérusalem et Jakarta aurait été d'"une importance symbolique" pour M. Trump, pour qui "le conflit israélo-palestinien n'est pas nécessairement un obstacle à la paix entre Israël et le monde arabe", a expliqué un des responsables.

Ce développement intervient alors qu'Adam Boehler, Directeur général de l'U.S. International Development Finance Corporation, avait expliqué le mois dernier que l'Indonésie pourrait recevoir plus d'un milliard de dollars de la part de l'administration Trump si Jakarta venait à normaliser ses relations diplomatiques avec Jérusalem.

Source : i24NEWS

États-Unis: une investiture hors norme

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L'aile ouest du Capitole accueille la prestation de serment des présidents américains tous les 4 ans.Joe Biden et Kamala Harris sont investis ce mercredi à la présidence et la vice-présidence des États-Unis. Une cérémonie d’investiture qui se déroulera dans des conditions exceptionnelles, du fait de la pandémie et des craintes de manifestations de violences de la part des plus virulents partisans du président sortant.

C’est dans une capitale déserte que le 46e président des États-Unis va prêter serment. Les rues du centre de Washington sont barricadées, hérissées de blocs de béton et de barrières métalliques. L’immense pelouse sur laquelle se pressent habituellement les Américains pour saluer leur nouveau chef d’État est interdite au public : des milliers de petits drapeaux y ont été plantés pour figurer la présence du peuple américain.

Partout le long des bâtiments fédéraux, des soldats de la garde nationale patrouillent. Vingt-cinq mille réservistes participent aux opérations. Selon la chaine de télévision CNN, douze d’entre eux ont été retirés du dispositif ce mercredi : le FBI, qui a passé au crible le profil des hommes venus de tout le pays pour assurer la sécurité de la cérémonie, a jugé leur profil suffisamment inquiétant pour les écarter. La police fédérale craint en effet des menaces venues « de l’intérieur », c’est-à-dire provenant des membres des forces de sécurité déployées pour assurer la sécurité de la cérémonie.

Un nombre restreint d'invités

Le président élu est catholique, et  entamera cette journée historique par une messe à la cathédrale Saint-Mathieu, en compagnie des plus hauts responsables du Congrès. C’est une tradition. Joe Biden, son épouse, Kamala Harris et son mari, rejoindront ensuite le flanc ouest du Capitole, où une estrade a été dressée, protégée par de hautes parois en plexiglas. Pris d’assaut par les partisans de Donald Trump le 6 janvier dernier, elle a été promptement restaurée. La cérémonie d’investiture s’y déroulera en présence d’un nombre restreint d’invités triés sur le volet. Joe Biden et Kamala Harris prêteront serment à midi heures locales. La chanteuse Lady Gaga entonnera ensuite l’hymne national américain. Joe Biden délivrera son premier discours présidentiel : il devrait – comme il le fait depuis le début de sa campagne - évoquer la nécessité d’unir la nation, mais aussi affirmer sa volonté de « battre la pandémie de coronavirus, mieux reconstruire, et guérir la nation », selon le comité d’organisation.

Pas de festivités

À l’issue de la cérémonie, Joe Biden et Kamala Harris, accompagnés des anciens présidents Barack Obama, Georges Bush et Bill Clinton (et de leurs épouses), se rendront au cimetière d’Arlington, de l’autre côté du Potomac, déposer une gerbe de fleurs sur la tombe du soldat inconnu. Le président accédera enfin à la Maison Blanche, désertée dans la matinée par Donald Trump. Joe Biden sera à pied sur les derniers mètres. Il n’y aura pas de festivités dans la soirée, le traditionnel bal a été annulé en raison de la pandémie, mais Joe Biden et Kamala Harris s’adresseront à la nation lors d’une soirée télévisée spéciale, animée par le comédien Tom Hanks, et avec de nombreuses stars américaines. Intitulée « Pour fêter l’Amérique », elle conclura une journée où la liesse populaire aura été singulièrement absente. Elle sera rediffusée par toutes les grandes chaînes américaines.

Source : RFI

Le Qatar appelle les pays arabes du Golfe à un dialogue avec l'Iran

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Le ministre des Affaires étrangères du Qatar, cheikh Mohammed ben Abderrahman al-Thani.Le Qatar a appelé les pays arabes du Golfe à tenir des discussions avec l'Iran, a déclaré le ministre des Affaires étrangères dans une interview diffusée mardi 19 janvier, deux semaines après la réconciliation entre Doha et ses voisins.

Cheikh Mohammed Abderrahmane Al-Thani a émis l'espoir de voir un tel « dialogue se produire », dans une interview diffusée mardi par la télévision Bloomberg. « C'est aussi un désir d'autres pays du Conseil de coopération du Golfe », a-t-il ajouté en référence au CCG qui regroupe, outre son pays, l'Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis, Oman et le Koweït.

Le Qatar, boycotté depuis juin 2017 par quatre pays arabes, dont trois de ses voisins du Golfe en raison notamment de ses liens jugés trop proches de l'Iran, s'est réconcilié avec eux lors d'un sommet du CCG le 5 janvier en Arabie saoudite. Le Qatar et l'Iran se partagent l'un des plus grands gisements offshore de gaz au monde, et Doha entretient des relations cordiales avec Téhéran.

Doha, proche allié de Washington

Doha est un proche allié de Washington et sa prise de position en faveur d'un dialogue régional intervient au moment où le président américain, Donald Trump, artisan de la politique de « pression maximale » sur l'Iran, s'apprête à quitter la Maison Blanche. Ryad, grand rival régional de Téhéran, qui a souvent accusé son voisin d'ingérence, semble peu enclin à engager un dialogue avec l'Iran.

Le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane (MBS), a vu dans le rapprochement entre monarchies du Golfe un atout pour faire face aux « menaces posées par le programme nucléaire et de missiles balistiques du régime iranien ». « Le Qatar facilitera les discussions si les parties prenantes le demandent, et soutiendra qui que ce soit pour le faire », a souligné cheikh Mohammed à la télévision Bloomberg.

Source : RFI

États-Unis: ce que compte faire Donald Trump après la Maison Blanche

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Donald Trump va faire son dernier voyage à bord de l'avion présidentiel «Air Force One»...Aux États-Unis, à maintenant seulement deux jours de la fin de son mandat, on en sait un peu plus sur ce que compte faire Donald Trump et sa famille une fois la Maison Blanche quittée.

Le président sortant devrait partir s’installer en Floride, dans sa propriété de Mar-a-Lago, une luxueuse villa où Donald Trump s’est rendu à de très nombreuses reprises durant son mandat. Ses enfants devraient en faire de même. D’ailleurs, Ivanka Trump et son mari Jared Kushner ont récemment acheté un terrain sur un îlot recherché et surnommé en Floride « le bunker des milliardaires » où ils comptent faire construire une maison et où la fille du président sortant pourrait entamer une carrière politique.

Une dernière à bord d’Air Force One

Cet ultime déplacement est l’occasion de voyager pour la dernière fois à bord d’Air Force One pour le clan du président sortant. La Floride n’est pourtant pas le fief des Trump. Mais la famille ne serait plus la bienvenue à New York, terre acquise aux démocrates, où le magnat de l’immobilier à pourtant forgé sa réputation et sa fortune. Petit bémol tout de même, de nombreux résidents de Palm Beach, localité où est située le club de Donald Trump, dénoncent leur venue. Certains habitants ont d’ailleurs envoyé le mois dernier une lettre au Conseil municipal rappelant que selon un accord signé, ce club ne peut être transformé en résidence principale.

Une carrière politique pour Ivanka Trump

Ivanka Trump, qui compte s’installer également en Floride après avoir acheté, avec son mari, un terrain estimé à 32 millions de dollars au chanteur espagnol Julio Iglesias, envisagerait quant à elle une carrière politique dans cet État. Mais les comtés où elles pourraient se présenter ne lui sont pas favorables, puisqu’acquis aux démocrates. Reste que Donald Trump et sa famille seront certainement mieux reçu en Floride qu’à New York où ils sont donc désormais considérés persona non grata.

Le juteux marché des grâces présidentielles fait polémique

Donald Trump devrait dévoiler ce lundi ou demain, en tous cas avant son départ de la Maison Blanche, la liste des bénéficiaires de la grâce présidentielle, ils seraient une centaine. C'est conforme à une tradition bien établie. En revanche, le choix des bénéficiaires et les centaines de milliers de dollars en jeu font polémique dans la presse américaine.

C’est un « marché lucratif » selon le New York Times. Exemple : l’ancien procureur Brett Tolman, actuel conseiller de la Maison Blanche sur ces grâces présidentielles, a récupéré des dizaines de milliers de dollars pour obtenir celles, entre autres, du fils d’un ancien sénateur de l’Arkansas, et du fondateur d’une célèbre plateforme de vente de drogue sur internet.

Rudolph Giuliani, l’avocat personnel du président, aurait de son côté demandé pour obtenir la grâce d’un ancien responsable de la CIA, deux millions de dollars. Tout cela est légal tant que le président ne touche pas lui-même de l’argent.

Mais traditionnellement les grâces sont utilisées pour récompenser des personnes méritantes et qui ont reconnu leur faute, explique le Washington Post, pas des amis ou des alliés politiques. C’est pourtant ce que Donald Trump a commencé à faire avant Noël, en graciant Charles Kushner, le père de son gendre, et plusieurs personnes impliquées dans le procès des éventuels liens de sa campagne de 2016 avec Moscou.

La question se pose également de savoir si le président lui-même va se gracier. Après l’invasion du Capitole, note CNN sur son site, certains conseillers lui ont suggéré de ne pas le faire car cela donnerait l’impression qu’il est coupable de quelque chose. On lui conseille aussi d’éviter de gracier quiconque a participé à l’attaque du 6 janvier.

Source : RFI

 

 

La Légion du mérite décernée au roi Mohammed VI par Donald Trump

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Le Roi Mohammed VI décore Donald Trump de la plus haute distinction du MarocLe Point Afrique - Comme dernier acte de la séquence États-Unis-Maroc-Sahara-Israël, Mohammed VI et Donald Trump se sont mutuellement accordé leurs plus hautes distinctions.

Le président sortant Donald Trump a accordé vendredi la prestigieuse Légion du mérite des États-Unis au roi du Maroc, Mohammed VI, pour son « impact positif » sur le paysage politique du Moyen-Orient, citant notamment la normalisation des relations avec Israël.

« Le roi Mohammed VI a fait progresser le partenariat durable et solide entre le royaume du Maroc et les États-Unis dans tous les domaines », a souligné la Maison-Blanche dans un communiqué.

« Sa vision et son courage personnel, notamment sa décision de renouer contact avec l'État d'Israël, a eu un impact positif sur le paysage (politique) du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord, signant le début d'une nouvelle ère de sécurité et de prospérité » pour les États-Unis et le Maroc, a aussi affirmé le communiqué.

Un honneur exceptionnel…

La Légion du mérite est une médaille militaire remise pour un fait d'armes exceptionnel ou à des responsables étrangers, qui peut uniquement être accordée par le président, rappelle la Maison-Blanche. Le Maroc a signé en décembre à Rabat un accord de normalisation des liens avec Israël, parrainé par les États-Unis, avec des accords bilatéraux centrés sur les liaisons aériennes directes, la gestion de l'eau, les connexions des systèmes financiers et un accord d'exemption de visa pour les diplomates.

En échange, Washington a reconnu la souveraineté marocaine sur le territoire disputé du Sahara, revendiquée par les indépendantistes du Front Polisario, soutenus par l'Algérie. Le roi Mohammed VI a confirmé, en qualifiant la décision de Washington sur le Sahara de « prise de position historique ». La suite : le 22 décembre, Jared Kushner et un conseiller de Benyamin Netanyahou ont inauguré le premier vol commercial direct entre Israël et le Maroc. Puis les deux pays signent quatre accords de coopération.

… auquel Mohammed VI a fait écho

Dans cette même journée de vendredi, on apprend aussi que le président américain a également reçu la plus haute distinction du royaume chérifien, notamment pour son travail dans la promotion de l'accord de normalisation avec Israël, a déclaré à Reuters un haut responsable de l'administration.

Lors d'une cérémonie privée au bureau ovale, la princesse Lalla Joumala Alaoui, ambassadrice du Maroc aux États-Unis, a remis à Trump l'Ordre de Muhammad, une récompense décernée uniquement aux chefs d'État. Le conseiller principal de la Maison-Blanche Jared Kushner et l'envoyé au Moyen-Orient Avi Berkowitz ont également reçu des récompenses pour leur travail sur l'accord Israël-Maroc. Les médias n'ont pas été autorisés à assister à la cérémonie de remise des prix.

Par Le Point Afrique (avec AFP)

 

Allemagne: Armin Laschet élu président de la CDU pour continuer l'ère Merkel

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Favorable à la continuité avec Angela Merkel, le modéré Armin Laschet a été élu à la tête de la CDU.En Allemagne, Armin Laschet succède à Annegret Kramp-Karrenbauer, à la présidence de la CDU.  En lice avec deux autres candidats, il a été désigné ce samedi matin par les délégués du parti réunis en congrès. Ils ont fait le choix de la continuité, puisque ce modéré était le candidat d’Angela Merkel.

 

Armin Laschet l’a emporté avec 521 voix contre 466 pour Friedrich Merz. Le nouveau président de la CDU incarne la continuité avec l’ère Merkel, dont il est un fidèle. Il a tenu ce matin un discours émotionnel évoquant son père mineur et la solidarité nécessaire.

Armin Laschet, 59 ans, se veut un réconciliateur et un homme d’équipe ; il a plaidé pour une CDU ancrée au centre de l’échiquier politique dans la lignée d’Angela Merkel. Il dispose lui de plusieurs atouts. Ce modéré, ancien journaliste aux yeux rieurs, marche en effet dans les pas de la populaire chancelière

Angela Merkel a laissé deviner vendredi sa préférence pour « l'équipe » qu'il forme avec le ministre de la Santé, Jens Spahn. ArminLaschet peut plaire à l'électorat centriste et, s'il est candidat en septembre, bâtir une éventuelle coalition avec les Verts, la deuxième force du pays.

Friedrich Merz, perdant pour la seconde fois

Friedrich Merz perd pour la seconde fois. Il s’était incliné fin 2018 face à la présidente sortante de la CDU Annegret Kramp-Karrenbauer. Il incarne une CDU plus à droite, plus conservatrice sur les questions de société et plus libérale sur les dossiers économiques. Il a obtenu 47% des voix ce qui montre une fois de plus que le parti est divisé.

Avec son positionnement dur sur l'immigration, l’homme d’affaires est susceptible d'attirer des électeurs séduits par l'extrême droite, il pourrait toutefois continuer de peser sur la CDU à l'avenir compte tenu de son résultat très honorable. Dans son discours samedi, il a appelé la CDU à ne pas chercher à tout prix le « compromis ». Mais Friedrich Merz n'est pas parvenu à gommer ses handicaps, de ses fonctions grassement rémunérées chez le gestionnaire d'actifs BlackRock à ses dérapages verbaux.

Prochaines élections en ligne de mire

À huit mois des élections, le nouveau président de la CDU devra prouver qu’il est un homme d’équipe. Cela suffira-t-il pour être le candidat à la chancellerie ? On le saura sans doute fin mars. Armin Laschet est bien placé pour défendre les couleurs de la CDU aux prochaines élections, prévues en septembre.

S'il ne convainc pas, si son score médiocre dans les sondages ne s’améliore pas, la CDU pourrait choisir avec le parti frère bavarois d’introniser le très populaire patron de la CSU Markus Söder comme candidat à la chancellerie des conservateurs allemands.

Pour la première fois depuis 2000, la CDU ne sera pas dirigée par une femme. Un temps « dauphine » de Mme Merkel, Annegret Kramp-Karrenbauer lui avait succédé à la présidence en 2018, avant d'en démissionner début 2020, faute d'avoir pu s'imposer.

Source : RFI

 

Le secrétaire général de l'OTAN rencontrera le président mauritanien

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Le secrétaire général de l'OTAN rencontrera le président mauritanienForeign Brief - Le président mauritanien Mohamed Ould Ghazouani rencontrera le jeudi 14 janvier courant, à Bruxelles le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg.

La région sahélienne est un membre clé du dialogue méditerranéen de l’OTAN. La migration illicite et la sécurité régionale sont également des thèmes qui feront l’objet d’échanges ; la Mauritanie étant un point de départ des migrants qui demandent l'asile en Europe.

L'OTAN est également profondément préoccupée par la forte présence de groupes extrémistes islamiques en Afrique du Nord-Ouest tels que Nusrat al-Islam et Al-Qaïda.

Beaucoup de jihadistes sont des ressortissants mauritaniens et le réseau international des militants et leur rayonnement mondial menacent la sécurité intérieure des membres de l’OTAN.

La Mauritanie, un pays frappé par la pauvreté avec une grande partie de sa population vivant en deçà du seuil de pauvreté, est également un membre éminent du G5 Sahel, dont la vocation première est de lutter contre les organisations terroristes actives.

Au cours de la séance du jeudi, Stoltenberg et Ghazouani insisteront sur la nécessité d’une coopération plus poussée.

Comme il est dans l’intérêt de l’OTAN que Nouakchott élargisse sa lutte contre le radicalisme religieux, l’alliance considère la Mauritanie comme un allié géopolitique important pour lutter contre l’instabilité régionale.

Nouakchott bénéficie de l’aide à la sécurité de l’OTAN tout en s’engageant à poursuivre ses efforts pour combattre les fondamentalistes salafistes.

L’OTAN augmentera à l’avenir, son assistance à l’armée mauritaniens par le biais du programme de renforcement de l’éducation en matière de défense « Defence Education Enhancement Programm » (DEEP) ).

Traduit de l’anglais par Cridem