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Politique dans le Monde

L'Irak organise un sommet avec ses voisins pour plus de stabilité dans la région

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mediaL'Irak continue de jouer les médiateurs entre ces grands voisins rivaux, notamment l'Arabie saoudite et l'Iran. Bagdad accueille ce samedi 20 avril un sommet des chefs de Parlement des pays de la région pour prôner l'entente et la stabilité dans la région.

Ce samedi à Bagdad, il sera question de lutte contre le terrorisme, de coopération régionale et de développement politique et économique. Les chefs de Parlement saoudien, koweïtien, syrien, jordanien et turc seront autour de la table ainsi qu'un haut responsable iranien.

Ces discussions devraient aboutir sur une déclaration commune. Il faudra pour cela que les rivaux de longue date arrivent à mettre de côté les tensions : l'Arabie saoudite et l'Iran notamment, mais aussi l'Arabie saoudite et la Syrie.

Cela fait plusieurs mois que les autorités irakiennes opèrent des rapprochements avec leurs voisins, pour montrer clairement qu'ils ne choisiront pas leur camp et faire ainsi valoir leur souveraineté.

Depuis l'annonce de la victoire des forces irakiennes contre l'organisation État islamique il y a bientôt deux ans, l'Irak est entré dans une période de transition. Le pays morcelé et déchiré ne peut se permettre de subir les querelles de ses voisins sur son territoire.

Il en va aussi bien de sa stabilité économique que sociétale puisque la Turquie, comme l'Arabie saoudite et l'Iran tentent tous trois d'influencer la politique, mais aussi les communautés qui forment la population irakienne.

Source : RFI

 

Présidentielle en Indonésie: Joko Widodo donné gagnant par les sondages

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mediaEn Indonésie, les premiers sondages à la sortie des urnes donnent le président sortant Joko Widodo largement en tête de la présidentielle avec au moins 55% des voix face à son rival Prabowo Subianto. Les résultats officiels définitifs seront connus la semaine prochaine mais les sondages réalisés juste après le vote ont prouvé leur fiabilité aux dernières élections. Quels seront les enjeux, les défis du nouveau mandat ?

Si les résultats officiels ne sont pas attendus avant le mois de mai, les estimations réalisées par trois instituts de sondage après dépouillement de plus de 80% des bulletins, accordaient une avance d'une dizaine de points au président sortant.

Le premier défi de celui que les Indonésiens surnomment « Jokowi » sera la lutte contre les inégalités. Le président a promis de continuer de développer les infrastructures, à la fois pour améliorer la croissance économique et pour désenclaver les îles et les populations défavorisées.

Ses réformes économiques ont parfois négligé les droits des peuples indigènes souvent brutalement expropriés de leurs terres. Par ailleurs, l'Indonésie aura besoin d'investissements étrangers, et la Chine est inévitable. Le TGV chinois, qui reliera Jakarta à Bandung, en est le symbole, et « Jokowi » devra éviter le piège de la dette.

Faire barrage aux menaces islamistes

Par ailleurs, il y a ce défi majeur : apaiser la société indonésienne, faire barrage aux menaces islamistes sur le pluralisme, qui est le maître mot de la Constitution. L'islam n'est pas la religion d'État, même si plus de 87% des Indonésiens sont musulmans. Or, récemment, des groupes islamistes minoritaires, mais très bruyants, ont utilisé une loi anti-blasphème floue et rarement appliquée pour faire tomber leurs adversaires politiques, en particulier le gouverneur de Jakarta, condamné à 20 mois de prison pour blasphème en 2017.

Sous pression,«  Jokowi » a dû cette fois choisir comme colistier un religieux conservateur. Réélu, il devra empêcher que la montée de l'intolérance ne vienne fissurer un pays fondé sur une fragile unité dans la diversité.

Source : RFI

 

Donald Trump met son veto à l’arrêt de l’engagement militaire au Yémen

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mediaLes États-Unis vont poursuivre leur soutien à la coalition saoudienne en guerre au Yémen. Au début du mois les deux chambres du Congrès américain avaient adopté une résolution exhortant Donald Trump à mettre fin au soutien militaire à l'Arabie saoudite et à ses alliés, mais ce mardi, le président des Etats-Unis a dégainé son veto. Ce qui lui permet de passer outre la demande des parlementaires

« Une tentative inutile et dangereuse d'affaiblir mes pouvoirs constitutionnels », a expliqué Donald Trump pour justifier son veto bloquant la résolution du Congrès adoptée au début du mois. Un texte fort car il a été voté par les deux chambres, c'est à dire avec de nombreuses voix du camp républicain, qui est majoritaire au Sénat.

C'est le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi l'automne dernier qui a relancé le débat sur la relation entre Washington et Riyad, et aux États-Unis des voix s'élèvent pour critiquer le soutien apporté à l'Arabie saoudite et aux Emirats Arabes Unis, les deux principaux belligérants étrangers de la guerre qui dure depuis plus de 4 ans au Yémen.

Ce conflit a déjà fait des milliers de morts et provoqué une catastrophe humanitaire. Le véto de la Maison Blanche va permettre la poursuite de ce que le Pentagone qualifie de « soutien non-combattant » à la coalition en guerre au Yémen.

Vente d'armes

Reste qu'en Occident, ce débat prend de l'ampleur comme l'ont montré en France ces derniers jours les révélations sur l'utilisation d'armes françaises dans la guerre au Yémen.

Dans ce dossier, la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat souhaite entendre la ministre des Armées, Florence Parly, après les révélations du collectif Disclose sur l'utilisation d'armes françaises dans la guerre au Yémen y compris dans des zones civiles.

L'Allemagne a récemment annoncé qu'elle prolongeait de six mois (jusqu'au 30 septembre prochain) son gel des ventes d'armes à l'Arabie saoudite et aux Emirats Arabes Unis.

Les rebelles Houthis en colère

Les Emirats Arabes unis, un des piliers de la coalition intervenant sous commandement saoudien au Yémen, ont salué mercredi le veto du président américain Donald Trump à une résolution du Congrès l'exhortant à cesser tout soutien aux opérations militaires dans ce pays en guerre.

De leur côté, les rebelles Houthis du Yémen ont réagi avec colère au veto du président américain Donald Trump. « L'Amérique n'est pas seulement impliquée dans la guerre au Yémen, mais c'est elle qui a pris la décision de cette guerre », a ainsi déclaré le porte-parole des rebelles Mohammed Abdel Salam sur Twitter.

Source : RFI

 

ONU-Sahara : Persistance des divergences entre Américains et Français sur le mandat de la MINURSO

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ONU-Sahara : Persistance des divergences entre Américains et Français sur le mandat de la MINURSOSahara News - Les Etats-Unis ont remis, lundi 15 avril, aux membres du «Club des amis du Sahara occidental», une copie de la première mouture du projet de résolution sur le Sahara, devant être adopté fin avril par le Conseil de sécurité de l’ONU.

Le «Club des Amis du Sahara Occidental» comprend les quatre membres permanents du Conseil de Sécurité les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, la Russie en plus de l’Espagne. Une fois les consultations terminées entre le «Club des amis du Sahara», le projet de résolution sera soumis aux autres membres du Conseil de sécurité.

Washington aurait proposé dans le texte qu’elle a rédigé, une prolongation du mandat de la MINURSO de six mois supplémentaires, alors que la France souhaite, accorder plus de temps, aux parties au conflit, afin qu’ils s’engagent dans les pourparlers sans pression.

Les diplomates français justifient leur requête par le fait que le contexte ayant prévalu lors de l’adoption le 1er novembre 2018, du mandat de la MINURSO pour une durée de six mois, a évolué depuis la tenue des deux tables rondes en décembre 2018 et en mars 2019 à Genève.

En effet, les parties au conflit (Maroc, Algérie, Mauritanie et Polisario), avaient repris le contact à deux reprises en Suisse, à l’invitation de l’envoyé personnel du S.G de l’ONU pour le Sahara, Horst Köhler.

Pour rappel, le projet de résolution qui prévoyait un mandat de six mois au lieu d’un an, a été adopté en novembre 2018, par 12 voix pour et trois abstentions (la Bolivie, la Russie et l’Ethiopie), alors que le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres plaidait en faveur d’un mandat d’un an.

Mais l’administration américaine a insisté pour une prorogation de six mois seulement, afin d’inciter les parties au conflit à trouver rapidement un terrain d’entente pour «une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable» au litige territorial autour du Sahara marocain.

En attendant la date butoir du 29 avril pour l’adoption de la nouvelle résolution, les tractations vont bon train à New-York, notamment entre les Etats-Unis et la France pour se mettre d’accord sur la mouture finale de la résolution.

Source : Sahara News (Sahara Occidental)

 

La justice américaine réclame Julian Assange

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mediaLes Etats-Unis veulent juger Julian Assange, arrêté jeudi 11 avril à Londres après une demande d’extradition. La justice américaine a inculpé le fondateur du site WikiLeaks en 2018 pour avoir piraté un ordinateur gouvernemental afin d’orchestrer une fuite sans précédent pour le renseignement militaire américain sur son site WikiLeaks en 2012: celle de centaines de milliers de câbles diplomatiques et documents confidentiels de l’armée américaine en Irak et en Afghanistan.

Selon la justice américaine, la diffusion sur WikiLeaks, site fondé par Julian Assange, de centaines de milliers de documents confidentiels a été rendue possible grâce à la complicité d’un analyste du renseignement américain Bradley Manning, devenu Chelsea, condamné en 2013 à 35 ans de prison.

Julian Assange lui risque beaucoup moins, car le droit américain, très sévère pour la fuite de documents confidentiels, l’est moins pour leur publication, au nom de la liberté d’expression. La justice américaine reproche seulement à Assange d’avoir aidé Manning a obtenir les mots de passe du ministère de la Défense lui permettant de pirater les documents. Un chef d’accusation d’association de malfaiteur en vue de piratage informatique pour lequel Julian Assange encourt une peine maximale de cinq années de prison. Ce n’est qu’en 2018 qu’un grand jury avait inculpé l’Australien de 47 ans. Barack Obama avait renoncé à le poursuivre.

Trump et WikiLeaks, les liaisons dangereuses

Quant à Donald Trump, il avait plusieurs fois déclaré être un grand fan d’Assange en 2016. C’était juste après le tournant de la campagne présidentielle : la diffusion par WikiLeaks de milliers d’emails du parti démocrate piratés par des Russes. « Au total, Donald Trump a vanté les mérites de WikiLeaks plus de 100 fois pendant sa camapgne », pointe le Washington Post. Le quotidien américain affirme même qu’un portrait de Julian Assange, tel un héros, était affiché dans l’une des salles de réunion du candidat Trump.

D’un héros qui a fait les affaires de Donald Trump, Julian Assange serait-il devenu embarrassant pour le président américain ? Interpellé à ce sujet jeudi 11 avril, le président est peu loquace : « Je ne connais rien à Wikileaks. Ce n’est pas mon truc ».  Donald Trump renvoie désormais la balle vers le ministère américain de la Justice. « J'imagine surtout que le procureur général qui fait un excellent travail - prendra donc une décision. Ce n'est pas mon affaire! »

Ce n’est pas la première fois que Donald Trump retourne sa veste au sujet de Wikileaks. En 2010, il déclarait : « Je pense qu'il devrait y avoir une peine de mort pour les personnes à l’origine de ce site internet ». Après un regain d'amour pour Julian Assange pendant la campagne de 2016. La reconnaissance du travail de WikiLeaks par le président amércain aura donc été de courte durée.

Les politiques américains

Unanime de son côté la classe politique américaine demande un procès aux États-Unis contre un homme qualifié de « méprisable et dangereux » par le sénateur républicain Lindsay Graham et d’« agent russe » par l’un de ses collègues démocrates.

Source : RFI

 

Libye. La France bloque un communiqué de l’UE condamnant le maréchal Haftar

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Libye. La France bloque un communiqué de l’UE condamnant le maréchal HaftarLa publication d’un communiqué de l’Union Européenne condamnant Khalifa Haftar a été bloquée par la France mercredi. Un désaccord qui souligne les divergences au sein de l’UE sur la question libyenne.

La France s’est opposée mercredi à la publication d’un communiqué de l’Union européenne demandant au maréchal Khalifa Haftar, dont les forces tiennent l’est de la Libye, de stopper l’offensive lancée pour s’emparer de la capitale Tripoli, ont déclaré des sources diplomatiques.

Le projet de communiqué, que Reuters a pu consulter, stipulait que l’offensive militaire lancée par l’Armée nationalelibyenne (ANL) du maréchal Haftar sur Tripoli « menaçait la population civile, perturbait le processus politique et pourrait provoquer une escalade des tensions avec de sérieuses conséquences pour la Libye et la région dans son ensemble, notamment une menace terroriste ».

D’après l’ONU, les combats entre l’ANL et les forces fidèles au gouvernement d’union nationale (GNA) du Premier ministre Fayez al Serraj ont fait plusieurs milliers de déplacés dans la banlieue de Tripoli.

Division entre la France et l’Italie

Ce désaccord sur le projet de communiqué souligne les divergences au sein de l’UE sur la question libyenne.

Le président du Parlement européen avait ainsi déploré dans la journée les divisions entre la France et l’Italie en dépit de la position unitaire affichée par la diplomatie européenne.

Antonio Tajani, qui est italien, a exhorté les pays de l’Union européenne à parler d’une seule voix face au regain deviolence en Libye.

La France s’est opposée au projet de communiqué, qui a été rédigé à Bruxelles, via un processus qui permet à chaque État membre de l’UE de formuler des objections. L’UE va désormais s’atteler à la rédaction d’un nouveau projet de communiqué, en espérant parvenir à un consensus.

Aucun commentaire n’a pu être obtenu dans l’immédiat auprès de la mission diplomatique française.

La Libye est aujourd’hui divisée en deux, entre le GNA qui siège à Tripoli et un gouvernement parallèle, soutenu par Khalifa Haftar, qui dirige l’est du pays et qui a récemment étendu son contrôle sur le Sud.

L’Italie, ancienne puissance coloniale, est un acteur de poids dans l’industrie pétrolière libyenne et soutient le GNA.

La France, qui a également des avoirs pétroliers dans l’est de la Libye, est accusée de soutenir le maréchal Haftar, acteur selon elle incontournable de la lutte contre le terrorisme.

Une source diplomatique française a assuré lundi que Paris n’avait « aucun plan caché » concernant le rôle que doit jouer l’homme fort de l’Est libyen, réaffirmant le soutien de Paris au gouvernement Serraj.

Ouest-France avec AFP
Source : Ouest-France

 

Abou Dhabi et Riyad cherchent à déstabiliser Rabat

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Abou Dhabi et Riyad cherchent à déstabiliser Rabat Les relations entre le Maroc d’un côté et les Emirats Arabes Unis alliés à l’Arabie Saoudite de l’autre, déjà tendues, seraient proches aujourd’hui de la rupture, d’après le site marocain Maghreb Intelligence.

Mohamed ben Salmane, prince héritier saoudien et Mohamed ben Zayed, homme fort des Emirats, seraient décidés à déclarer les hostilités à la monarchie marocaine. La maison royale marocaine, jalouse de son indépendance, a peu apprécié les tentatives d’intervention saoudiennes et émiraties dans la politique interne du pays.

Face aux rebuffades chérifiennes, Abou Dhabi et Riyad ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Les Emirats, qui financent la chaîne de télévision Sky News Arabia, ont chargé un ancien agent de renseignements émiratis du nom d’Ahmed al-Rabiaâ de veiller sur le lancement de Sky News Maroc.

La chaîne de télévision aurait comme feuille de route de détruire l’image d’un royaume ouvert où les islamistes du PJD conduisent le gouvernement depuis 2012. Rabat considère le lancement d’un tel projet sans son assentiment comme un geste hostile.

Prostitution, drogue et magie noire

Riyad serait également sur le point de lancer une télévision généraliste sous le nom de MBC Morocco. Turki Al Sheikh, qui ne porte pas le Maroc dans son cœur, a déjà chargé une boîte de production libanaise afin qu’elle tourne des séries et des fictions marocaines avec comme thèmes de prédilection la prostitution, la drogue et la magie noire.

Selon les informations de nos confrères marocains, les autorités de Rabat auraient ouvert des enquêtes sur plusieurs réseaux qui bénéficieraient de financements en provenance de l’Arabie Saoudite et des Emirats Arabes Unis. Dans leur ligne de mire, certains médias locaux, des écrivains et même certains hommes politiques.

Par La Rédaction de Mondafrique
Source : Mondafrique

 

Conflit israélo-palestinien: la Jordanie promeut la «solution à deux Etats»

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mediaLe Forum économique mondial sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, en Jordanie, referme ses portes ce dimanche 7 avril. Pendant deux jours des centaines de représentants de gouvernements, d’entreprises et de la société civile se sont retrouvés sur les bords de la Mer morte en Jordanie pour évoquer les défis politiques, économiques et environnementaux du monde. La Jordanie, le pays hôte, a utilisé ce grand sommet pour promouvoir une idée à laquelle elle tient beaucoup : la solution à deux États pour résoudre le conflit israélo-palestinien. Une idée qui est justement malmenée par les récents développements de la campagne électorale en Israël.

Une table de ronde d’une heure avec quatre intervenants - un Israélien, un Palestinien, une Américaine et un Norvégien - qui n’ont jamais dit de mal de la solution à deux États. La solution à un État a même été qualifiée de « désastre » par un des participants. La politique d’annexion des Territoires occupés par Israël a été très critiquée.

La teneur des discussions de cette table ronde qui s’est déroulée au Forum économique mondial, sur le territoire jordanien, est donc très conforme à la politique que défend Amman, à savoir celle d’un soutien inconditionnel à la création d’un État palestinien viable aux côtés de celui d’Israël.

Le roi Abdallah de Jordanie déploie d’ailleurs d’intenses efforts diplomatiques dans ce sens. « Jérusalem est une ligne rouge et tout mon peuple est derrière moi », a-t-il lancé il y a deux semaines et demie, rejetant l’idée que la Jordanie puisse devenir une patrie de remplacement pour les Palestiniens de Palestine. « La réponse sera non », a même tranché le souverain jordanien.

Avec ces paroles fortes, le roi Abdallah met en garde le gouvernement américain au moment où celui-ci finalise peut-être son accord du siècle, un plan de paix pour la résolution du conflit israélo-arabe.

Source : RFI

 

L'Arabie saoudite débloque 1,5 milliard de dollars d'aide à l'Irak

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L'Arabie saoudite débloque 1,5 milliard de dollars d'aide à l'IrakLongtemps en froid, les 2 pays multiplient les signes de rapprochement depuis quelques années. Pour le royaume saoudien, il s'agit aussi de contenir l'influence de l'Iran, voisin et allié de Bagdad.

Une importante délégation saoudienne a été reçue à Bagdad ces derniers jours. Le ministre saoudien du Commerce et de l'Investissement parle d'un « nouveau chapitre » de la relation entre les deux pays. Riyad annonce un prêt d'un milliard de dollars pour des projets de développement et 500 millions de dollars en soutien aux exportations irakiennes.

Lors de la visite, un consulat d'Arabie saoudite à Bagdad a été inauguré, d'autres sont annoncés et doivent permettre aux Irakiens de demander des visas pour le pélerinage à la Mecque. Jusqu'à présent, ils devaient le faire dans un pays voisin.

Riyad et Bagdad poursuivent donc leur rapprochement, alors que l'Irak, à majorité chiite, entretient d'excellentes relations avec l'Iran, c'est-à-dire avec le grand rival régional de l'Arabie saoudite.

La lutte d'influence entre les deux géants régionaux passe aussi par Bagdad. Ainsi, le Premier ministre irakien Adel Abdel Mahdi est attendu ce samedi à Téhéran et doit aussi se rendre à Riyad dans les prochains jours.

Source : RFI

 

Ukraine: une campagne présidentielle aux relents nauséabonds

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mediaLa campagne de l’entre-deux tours en Ukraine s’annonce rocambolesque avant le second tour, le 21 avril, avec des relents nauséabonds. Le comédien Volodymyr Zelenskiy mène une campagne atypique contre le président sortant. Il l’a mis au défi de participer à un débat télévisé dans le stade olympique de Kiev. Le stade a une capacité de 70 000 personnes. Rien n’est encore décidé, mais en Ukraine, on compare déjà ce débat à un combat de gladiateurs dans le Colisée.

Au lieu d’arguments de campagne, ce sont des défis que les deux candidats se lancent, et par vidéos interposées. C’est Volodymyr Zelenskiy qui a proposé le Stade olympique comme arène dans une vidéo au ton divertissant. Petro Porochenko a accepté dans un autre clip aux tonalités plus sobres. Les détails ne sont pas encore arrangés, car Volodymyr Zelenskiy attend des excuses de la part du président, pour l’avoir traité de clown et de marionnette d’un oligarque.

C'est le comédien qui dicte l'agenda

A travers ces exigences, c’est clairement le comédien qui dicte l’agenda de l’entre-deux tours. Mais pour l’équipe du président sortant, le débat est une nécessité afin de faire ressortir le manque d’expérience de l’adversaire, voire son incompétence. Donc, il joue le jeu...

Des tests médicaux

Le chef de l’Etat a ainsi accepté de se plier à une autre demande étrange de Volodymyr Zelenskiy : des tests médicaux des deux candidats pour s’assurer que ni l’un, ni l’autre, ne consomme de l’alcool ou des stupéfiants. Le pays observe ce duel inédit avec un certain désarroi. C’est une énième démonstration d’une campagne inédite, qui bouscule les codes de la politique ukrainienne. Mais les électeurs attendent avant tout qu’elle leur apporte des réponses sur les véritables défis des cinq prochaines années.

Source : RFI

 

L’Agence française de développement censure un article sur l’intervention militaire française au Mali : l’effet Macron ?

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L’Agence française de développement censure un article sur l’intervention militaire française au Mali : l’effet Macron ?Boulevard Voltaire - Décidément, tout ce qui ne plaît pas à Emmanuel Macron doit être censuré !

Le Monde Afrique a décidé de publier, le 27 mars 2019, l’un des articles de la revue Afrique contemporaine consacrée au Mali, qui ne verra pas le jour, suspendu par l’AFD, son organisme de tutelle, provoquant la démission du rédacteur en chef de la revue et celle de plusieurs chercheurs membres du conseil scientifique. Son auteur, Bruno Charbonneau, universitaire canadien, est directeur du Centre FrancoPaix en résolution des conflits et missions de paix, de Montréal.

Pour lui, les interventions internationales au Mali et au Sahel sont largement conduites selon une approche sécuritaire, pour ne pas dire militaire, en l’absence d’un cadre politique et stratégique consensuel.
Au-delà de la critique habituelle du monde anglo-saxon sur la politique africaine de la France, il est dommage de refuser un débat qui mérite réflexion, quitte à critiquer son auteur sur le fond. Deux points de l’analyse, qui ne manquent pas de perspicacité, font polémique.

D’une part, l’utopie de l’initiative de la force militaire conjointe du G5 Sahel (FC-G5S), qui n’en finit pas de ne pas aboutir, bien ambitieuse au regard des contraintes matérielles, humaines et financières que rencontrent les armées nationales qui la composent. Or, Emmanuel Macron s’est engagé personnellement dans cette initiative dès 2017,

D’autre part, la concurrence du G5 Sahel avec le processus de l’Union africaine (UA) de 2013, signé à Nouakchott, qui constitue un autre ensemble de mesures visant à relever les défis de sécurité auxquels la région est confrontée, « et cela, malgré quelques efforts de rapprochement entre les éléments des deux processus » (Le Monde Afrique du 27 mars 2019). Autrement dit, la France a coupé l’herbe sous le pied d’une initiative africaine qui était en cours…

Globalement, l’analyse relève que, malgré les nombreuses interventions militaires internationales au Sahel, les conditions de sécurité ne cessent de se détériorer depuis 2015 et que l’accent mis sur la lutte contre le terrorisme par les partenaires internationaux des Nations unies a imposé une logique sécuritaire contre-productive par rapport aux initiatives pour la paix. Il est aussi relevé que le contre-terrorisme peut devenir un motif de harcèlement, d’arrestation, voire d’élimination de suspects ou d’individus « profilés » comme terroristes, tels les Peuls au centre du Mali, et que l’intervention internationale mine le retour de l’État malien de par sa présence même. Dans un tel contexte, la restauration de l’autorité de l’État semble, en effet, inconcevable, autant que le retrait des troupes internationales. On serait donc dans une impasse, un enlisement.

Je ne sais pas s’il y a une réelle dichotomie entre la lutte contre le terrorisme et le maintien de la paix, mais ce qui est sûr, c’est que l’opération française Serval, en 2013, a sauvé le Mali d’une catastrophe et qu’aucun pays n’a soutenu la France dans son initiative.

Ce qui est vrai, aussi, c’est que, depuis cinq ans, les groupes armés terroristes (GAT) se sont fortifiés au contact des forces militaires étrangères en devenant supérieurs aux appareils militaires du mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), au point de s’attaquer, récemment, à la mission de formation de l’Union européenne (EUTM) proche de Bamako ainsi qu’à la force conjointe près de Mopti, au centre du pays.

La solution n’est donc pas militaire mais diplomatique. Une lueur d’espoir pourrait venir du changement politique à court terme en Algérie, acteur majeur et incontournable du processus de paix au Mali, et de l’acceptation d’une large autonomie d’une zone touareg au Nord-Mali. Cela assécherait les GAT, redonnerait confiance au peuple malien en relançant les accords d’Alger de 2015. Pour ce qui nous concerne, il nous faut abandonner l’illusion d’une FC-G5 Sahel, qui est une voie sans issue, et redonner la main à l’UA par un soutien au processus de Nouakchott.

C’est, à mon avis, uniquement à ces conditions que la communauté internationale sera plus ouverte à une participation financière à l’« alliance Sahel », le volet « développement » du G5 Sahel, qui peine aussi à monter en puissance à cause du déficit sécuritaire.

Source : Boulevard Voltaire (France)

 

Tunis: un sommet arabe en manque d'unité, sauf sur la question du Golan

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Tunis: un sommet arabe en manque d'unité, sauf sur la question du GolanTV5 Monde - Les pays arabes réunis lors d'un sommet dimanche à Tunis n'ont pas atteint leur objectif d'unité, sauf sur le Golan, l'émir du Qatar, au cœur d'un contentieux diplomatique avec l'Arabie saoudite, ayant quitté prématurément le rendez-vous.

Les dirigeants arabes ont rejeté et dénoncé dans une déclaration finale la reconnaissance américaine de la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan, conquis à la Syrie en 1967 puis annexé en 1981.

Lundi, le président américain Donald Trump a signé un décret reconnaissant la souveraineté d'Israël sur ce territoire, une reconnaissance "invalide et illégitime" selon une déclaration séparée des dirigeants arabes consacrée à la question.

"Il est vrai que l'Amérique est la plus forte force militaire dans le monde mais sa décision n'a absolument aucune valeur", a indiqué lors d'une conférence de presse le secrétaire général de la Ligue, M. Aboul Gheit, à la fin de cette 30e session du sommet arabe.

Le sommet de Tunis a certes permis de rassembler le roi Salmane d'Arabie saoudite, reçu en grande pompe depuis jeudi, et l'émir du Qatar Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, arrivé parmi les derniers dimanche matin.

Mais le second a quitté prématurément les travaux l'après-midi, "après avoir assisté à la cérémonie d'ouverture", a indiqué l'agence officielle de l'émirat QNA, sans donner le motif de ce départ.

Le riche émirat gazier est au cœur d'un conflit diplomatique depuis juin 2017 qui l'oppose à plusieurs autres pays arabes, dont l'Arabie saoudite.

Alors que plusieurs dirigeants venaient d'appeler à dépasser les différends, l'émir du Qatar est sorti de la salle au moment où s'exprimait Ahmed Aboul Gheit, et "a quitté la Tunisie", a dit à l'AFP un responsable tunisien sous le couvert de l'anonymat.

Sans être en mesure de dire s'il existe un lien entre ce départ et les propos qu'il a tenus, M. Aboul Gheit s'en est pris à la Turquie et à l'Iran, déplorant notamment que "les ingérences" de ces "voisins" aient "intensifié les crises" et "créé" de nouveaux "problèmes".

Le Qatar est soumis depuis juin 2017 à un blocus économique et diplomatique de l'Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, de Bahreïn et de l'Egypte, qui ont rompu tout lien avec l'émirat.

Ryad et ses alliés accusent Doha de ne pas prendre assez de distance avec l'Iran, puissance régionale chiite rivale de l'Arabie saoudite sunnite, et de soutenir des groupes islamistes radicaux, ce que le Qatar nie. Aucune tentative de réconciliation n'a abouti à ce jour.

- "Sommet de la honte" -

Dans l'unique pays rescapé des Printemps arabes, des manifestants ont par ailleurs fait entendre leur voix dans les rues de la capitale tunisienne contre plusieurs dirigeants présents et les politiques qu'ils mettent en œuvre.

Parallèlement aux discours des chefs d'Etat, quelques dizaines de militants de plusieurs pays arabes se sont réunis dans les locaux du syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) pour défendre droits et libertés tandis qu'une centaine d'autres ont manifesté à Tunis contre le sommet.

Lors d'un "contre-sommet" de la société civile, rediffusé sur la deuxième chaîne de la télévision nationale, des militants tunisiens des droits humains, mais aussi égyptiens, saoudiens ou encore marocains, ont appelé leurs dirigeants à lutter pour l'emploi et contre la corruption.

"Notre objectif est de faire bouger l'eau stagnante dans les pays arabes", a déclaré à l'AFP le président du SNJT, Néji Bghouri. Il faut aussi "appeler la société civile à se transformer en outil de pression réel sur ces régimes", a-t-il ajouté.

A l'appel de divers mouvements de gauche et nationalistes, une centaine de manifestants se sont en outre rassemblés sur l'avenue Bourguiba, la principale artère de Tunis.

Neuf rangées de policiers en tenue anti-émeutes leur ont barré fermement la route vers le Palais des congrès, où se déroulait le sommet.

"La rue appartient au peuple", "Sommet de la Honte", ont scandé les manifestants, qui s'en sont en particulier pris au roi Salmane d'Arabie saoudite pour son "inaction" sur le dossier palestinien.

Certains manifestants ont brandi des portraits du président syrien Bachar al-Assad, scandant des slogans favorables à un retour de la Syrie au sein de la Ligue arabe, dont elle a été suspendue en 2011, après le début du conflit.

Seul pays à poursuivre sur la voie de la démocratisation après les soulèvements arabes de 2011, la Tunisie accueillait un sommet de la Ligue arabe pour la première fois depuis ces bouleversements.

Par Kaouther LARBI, Caroline Nelly PERROT

AFP
Source : TV5 Monde (France)

 

France : dix choses à savoir sur Sibeth Ndiaye, la nouvelle porte-parole du gouvernement

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Ex-conseillère presse et communication d’Emmanuel Macron, Sibeth Ndiaye a été nommée dimanche 31 mars 2019 porte-parole du nouveau gouvernement d'Édouard Philippe. Une mission délicate en temps normal. Et un sacré casse-tête quand les « gilets jaunes » s’en mêlent…

1. De Bercy à l’Élysée

Après avoir été conseillère presse et communication d’Arnaud Montebourg au ministère de l’Économie et du Redressement productif, la jeune femme intègre la garde rapprochée d’Emmanuel Macron dès sa nomination à Bercy, en 2014. En avril 2016, elle rallie le mouvement En Marche ! Lors de la campagne présidentielle, elle assure les mêmes fonctions auprès du candidat, qu’elle suit à l’Élysée en 2017.

2. Ex-socialiste

Passée par le syndicat étudiant Unef, elle prend sa carte du PS après la présidentielle de 2002. Puis rejoint en 2008 le service de presse du socialiste Claude Bartolone, alors président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis. En 2009, elle devient secrétaire nationale du PS chargée de la petite enfance.

3. Poésie

En mai 2017, lorsque JA l’interroge sur ce qui fait selon elle la singularité de Macron, elle met en avant « son amour de la langue française, et en particulier de la poésie », qu’elle dit partager avec lui. Bien que proche du chef de l’État, elle continue de le vouvoyer.

4. Dakar

Elle avoue avoir « mis beaucoup de temps à [se] décider » avant de demander la nationalité française, qu’elle a obtenue en juin 2016. Née à Dakar il y a trente-neuf ans, elle a grandi au Plateau et a été scolarisée à l’Institution Saint-Jeanne-d’Arc, avant de partir étudier au lycée Montaigne, à Paris. Une grande partie de sa famille réside au Sénégal, comme l’aînée de ses trois sœurs.

5. Juge et député

Sa mère, Mireille Ndiaye, née Brenner, d’origine allemande et togolaise, a présidé le Conseil constitutionnel du Sénégal entre 2004 et 2010. Son père, Fara Ndiaye, fut député et numéro deux du Parti démocratique sénégalais (PDS).

6. Telegram

Impossible d’échanger avec elle sans passer par l’application Telegram, une messagerie cryptée qu’utilisent Emmanuel Macron et ses soutiens, et sur laquelle ils abordent tous les sujets. « On y a même parlé de Nemo, le chien du président », s’amuse-t-elle.

7. Machine à coudre

Elle s’adonne depuis quelques années à la couture pendant ses rares moments de loisir. « Elle a une machine à coudre, confectionne ses vêtements et ceux de ses trois enfants. C’est sa façon de se détendre », raconte sa sœur aînée.

8. « Pognon de dingue »

En juin dernier, elle publie une vidéo sur son compte Twitter, sur laquelle on voit Macron préparer un discours sur la politique sociale, qu’il prononcera le lendemain. Il teste ses éléments de langage. L’un d’eux fait polémique : « On met un pognon de dingue dans les minima sociaux. »

9. Mensonges

« J’assume parfaitement de mentir pour protéger le président », déclare-t-elle en juillet 2017. Elle réfute en revanche l’idée selon laquelle la communication présidentielle est « verrouillée », comme s’en plaignent souvent les journalistes.

10. Diola

En langue diola, son prénom signifie « qui a gagné de nombreux combats ». Mais pas question de viser un mandat. « J’ai toujours préféré l’ombre à la lumière. C’est la raison pour laquelle je travaille pour des personnalités politiques sans désirer moi-même être élue », confie-t-elle. Jusqu’à quand ?

Source : Jeuneafrique.com

 

Tunis: l'émir du Qatar quitte prématurément le sommet arabe

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Tunis: l'émir du Qatar quitte prématurément le sommet arabeLe Figaro - L'émir du Qatar Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani a quitté prématurément aujourd'hui le 30e sommet de la Ligue arabe à Tunis, l'agence officielle de l'émirat QNA ne fournissant aucune indication sur le motif de ce départ.

L'émir a quitté la réunion «après avoir assisté à la cérémonie d'ouverture», selon QNA, qui n'a donné aucun autre détail.

Alors que plusieurs dirigeants venaient d'appeler à dépasser les différends, il est parti durant le discours du secrétaire général de la Ligue, Ahmed Aboul Gheit, et «a quitté la Tunisie», a de son côté indiqué à l'AFP un responsable tunisien sous le couvert de l'anonymat.

Le riche émirat gazier est au cœur d'un conflit diplomatique depuis juin 2017 qui l'oppose à plusieurs autres pays arabes, dont l'Arabie saoudite. À cette date, Ryad, mais aussi les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte ont rompu leurs relations avec Doha, lui imposant un blocus économique et diplomatique.

Ryad et ses alliés accusent le Qatar de ne pas prendre assez de distance avec l'Iran, puissance régionale chiite rivale de l'Arabie saoudite sunnite, et de soutenir des groupes islamistes radicaux, ce que Doha nie. Aucune tentative de réconciliation n'a abouti à ce jour.

Le Figaro avec AFP
Source : Le Figaro (France)

 

 

Genève I et II, mandat de la Minurso ... le Conseil de sécurité remet ses pendules à l'heure du Sahara

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Genève I et II, mandat de la Minurso ... le Conseil de sécurité remet ses pendules à l'heure du Sahara Le Conseil de sécurité entamera, mardi 2 avril, un cycle marathon de consultations autour des derniers développements du dossier saharien, à leur tête les pourparlers de Genève I et II, et l'extension prévue du mandat de la Minurso pour six mois supplémentaires. Détails.

D'intenses tractations auront lieu autour du Sahara durant la présidence allemande du Conseil de sécurité, prévue pour le mois d'avril. Le bal des consultations sera ouvert au tout début de la semaine prochaine, précisément mardi 2 avril, par une séance de briefing sur le mandat de la Minurso, dont le chef, Représentant spécial du SG de l'ONU, est le Canadien Colin Stewart.

Deux autres réunions sont également prévues les 9 et 10 avril, pour examiner le rapport du SG de l'ONU, qui sera centré sur les conclusions des pourparlers initiés par son Envoyé personnel pour le Sahara, Horst Köhler, respectivement les 5 et 6 décembre 2018, et les 21 et 22 mars 2019, à Genève, avec la participation du Maroc, de l'Algérie, du polisario et de la Mauritanie.

Le rapport du SG de l'ONU, Antonio Guterres, sert de base de référence pour le prochain texte de résolution, dont le pen-holder sont les Etats-Unis, et qui sera soumis au vote le 29 avril par les Quinze membres du Conseil de sécurité.

Il faut noter qu'aucune réelle avancée n'a été enregistrée lors de Genève I et Genève II, en raison du cramponnement de la partie adverse, Alger et polisario confondus, à l'option du "référendum d'autodétermination", quoique jugée impraticable par l'ONU, et balayée d'un revers de main par le Conseil de sécurité, qui a été on ne peut clair dans ses résolutions, notamment celle qui a été adoptée fin octobre 2018 (2240), pour appeler à une solution politique réaliste et réalisable, basée sur l'esprit du compromis.

Par Ziad Alami
Source : Le360 (Maroc)

 

Sommet de la ligue arabe à Tunis : quelle composition pour les délégations ?

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La Tunisie accueillera les 30 et 31 mars le 30e sommet de la Ligue arabe. Si ses voisins maghrébins n'enverront pas leurs chefs d'État, l'Arabie saoudite devrait être de loin la mieux représentée des 21 délégations participantes.

Rues propres et pavoisées, plates-bandes fleuries tirées au cordeau, peintures fraîches… Tunis s’est métamorphosée pour recevoir les dirigeants arabes. « Il faudrait qu’ils viennent plus souvent », ironisent les habitants de la capitale, étonnés du dispositif de sécurité maximale déployé dans la ville. Ils ne ménagent pas non plus leurs critiques, aussi bien sur la circulation perturbée qui fait suffoquer l’hyper centre, que sur les affiches géantes à l’effigie du roi Salman d’Arabie saoudite ou les représentations de différents monuments historiques du pays, en carton pâte et sans relief, qui ont investi l’espace urbain pour rappeler que Tunis est aussi capitale de la culture islamique pour 2019.

Les Tunisois ne mesurent pas les retombées d’un tel événement. Pour la diplomatie nationale, ce 30e sommet de la Ligue arabe est un temps fort. « C’est le seul pays arabe capable d’accueillir tous les pays arabes », commente à Jeune Afrique Khemaies Jhinaoui, ministre tunisien des Affaires étrangères. Il s’agit aussi de rétablir son image à l’international, écornée depuis les attentats terroristes de 2015.

Bouteflika et Mohammed VI représentés

12 000 participants de 21 délégations, ainsi qu’un millier de journalistes, sont attendus pour le sommet. La Syrie ayant été exclue depuis 2011, elle laissera son siège vide, dans l’attente d’une réintégration qui devrait être évoquée lors de cette rencontre. Parmi les absents, le roi Mohammed VI du Maroc sera représenté par le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita, ainsi que le ministre de la Justice Mohamed Aujjar.

Le président soudanais Omar el-Béchir, condamné par la Cour pénale internationale (CPI) pour génocide, crime contre l’humanité et crime de guerre, délègue la direction de la délégation soudanaise à Mohamed Ahmed Ben Aouf, vice-président et ministre de la Défense, tandis qu’El Dridri Mohamed Ahmed, ministre des Affaires étrangères, participera samedi au conseil des ministres visant à préparer les points examinés le lendemain par les chefs d’État.

La Libye, qui sera au cœur des discussions, sera représentée par Fayez al-Sarraj. Khalifa Haftar ne sera quant à lui pas présent à Tunis

La participation algérienne interroge également. Si une délégation sera bien présente à Tunis, elle devait être conduite par le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah. Ce dernier devant assurer l’intérim en cas d’empêchement ou de démission d’Abdelaziz Bouteflika, il n’effectuera probablement qu’un passage éclair à Tunis, le 31 mars pour la réunion et l’adoption du communiqué final du sommet.

La Libye, qui sera au cœur des discussions, sera représentée par Fayez al-Sarraj, président du Conseil présidentiel du gouvernement d’union nationale libyen – reconnu par les Nations unies. Le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’est libyen – reçu mercredi à Riyad par le roi Salman – , ne sera quant à lui pas présent à Tunis.

L’Arabie saoudite en force

La délégation la plus imposante sera celle de l’Arabie Saoudite, avec pas moins de 1 200 personnes venues à bord de 22 avions. Le roi Salman ainsi que les huit émirs et onze ministres seront tous accompagnés de leur propre service de sécurité. Un aréopage impressionnant qui marque le poids du royaume des Saoud sur l’échiquier arabe, et donne de l’apparat à ce 30e sommet à l’occasion duquel l’Arabie saoudite, actuelle présidente de la Ligue arabe, passera le relais de la présidence à la Tunisie pour une durée d’un an.

« Les événements en Algérie ne seront pas à l’ordre du jour », a signalé le porte-parole du sommet sur les ondes de Mosaïque FM. « Vraisemblablement aucune décision ne sera prise quant à une réintégration de la Syrie au sein de la ligue », anticipe quant à lui l’ancien ministre des Affaires étrangères tunisien Ahmed Ounaies.

Selon ce qu’a laissé entendre le président Béji Caïd Essebsi, il est cependant probable que le sommet mettra la cause palestinienne au centre des discussions et adoptera une position commune sur la question du Golan. Il examinera également la situation en Libye, abordera des thématiques plus transversales comme la sécurité et le terrorisme, et envisagera la réforme de la Ligue arabe. Des points sur lesquels les pays arabes, qui n’ont jamais été aussi divisés, peuvent s’accorder, en attendant que la Ligue soit perçue comme un espace apte à résorber les dissensions.

Source : jeuneafrique.com

 

Sahara occidental : La deuxième table ronde aura lieu la deuxième quinzaine de mars

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Sahara occidental : La deuxième table ronde aura lieu la deuxième quinzaine de marsL’envoyé de l’ONU pour le Sahara occidental, Horst Kohler organisera une deuxième table ronde au cours de la deuxième quinzaine du mois de mars, réunissant le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Front Polisario à Genève, en Suisse.

L’annonce a été faite par le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric lors d’un point de presse tenu mardi 5 mars. S’adressant aux journalistes, le porte-parole a déclaré que «l’envoyé personnel, M. [Horst] Kohler, envisage de convoquer une deuxième table ronde de réunions au cours de la deuxième quinzaine de mars en Suisse».

Dujarric a expliqué que dans le cadre des préparatifs de la deuxième table ronde en février et début mars, Horst Kohler «a tenu des consultations bilatérales».

Lundi et mardi à Berlin, l’envoyé personnel des Nations unies a rencontré une délégation du Front Polisario dans le cadre de «consultations qui s’inscrivent dans le contexte des efforts déployés par M. Kohler pour activer le processus politique parrainé par les Nations unies au Sahara occidental», a indiqué le mouvement de Brahim Ghali.

La réunion de Kohler avec le Polisario à Berlin a été annoncée il y a une semaine par l’agence de presse du Front.

Entre-temps, des sources diplomatiques marocaines, contactées par Yabiladi, n’ont pas pu confirmer si Horst Kohler avait rencontré ou compte rencontrer la délégation marocaine à Berlin avant cette table ronde.

Pour mémoire, les délégations du Maroc, de l’Algérie, de la Mauritanie et du Polisario se sont réunies les 5 et 6 décembre à Genève pour la première fois après les pourparlers de Manhasset en 2012.

Source : Yabiladi (Maroc)

 

L'ONU suggère à la Belgique de s'excuser pour son passé colonial

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L'ONU suggère à la Belgique de s'excuser pour son passé colonialLe groupe d'experts des Nations unies sur les personnes d'origine africaine, basé à Genève, a recommandé le 11 février à la Belgique de présenter des excuses pour son passé colonial.

Les atrocités commises durant cette « période sombre » de l'histoire ont été pointées du doigt. Depuis, la polémique enfle, sans que l’on s’achemine pour l’instant vers des excuses officielles.

Une semaine durant, un groupe d'experts des Nations unies a parcouru la Belgique – passant par Bruxelles, Anvers, Namur, Charleroi et Liège – pour rencontrer des représentants des autorités, d'ONG et de la société civile.

Voici sa conclusion : « Il semble qu'il y ait un mur du silence sur la colonisation. Afin qu'il y ait une vraie réconciliation et que le processus de décolonisation se poursuive, des excuses de l'Etat belge seraient un premier pas. » Selon l’une des expertes de l'ONU, Dominique Day, le rapport envoie un « Wake up call » (« une alarme de réveil ») à la Belgique, où « les gens ne font pas le lien entre les préjugés, la discrimination et l’histoire coloniale ».

Le monde politique s’est montré très circonspect. Charles Michel, le Premier ministre centriste, s'est d'abord étonné d'un « rapport étrange », un document intermédiaire dont il attend la version finale en septembre. Un autre ténor de la politique, Rudi Vervoort, le ministre-président socialiste de la région de Bruxelles-Capitale, a au contraire estimé que les autorités doivent « être en état de reconnaître notre responsabilité » sur le passé colonial.

« Un pardon historique doit être prononcé, cela me semble vraiment approprié, car un grand nombre de personnes ont été assassinées pour de l’argent », a déclaré Bart de Wever, président des libéraux flamands (NV-A). Bien que son parti ait des positions radicales contre l’immigration, il a estimé que la responsabilité des excuses incombe au roi, la figure de Léopold II étant centrale dans l’histoire coloniale. Interrogé dans la foulée par l’agence de presse Belga, le Palais royal n’a pas souhaité commenter l’appel du comité d’experts de l’ONU, renvoyant au ministère des Affaires étrangères.

L’Africa Museum épinglé

La polémique intervient dans un contexte marqué par un vif débat sur la décolonisation, ravivé par la réouverture en décembre du Musée royal d'Afrique centrale à Tervuren, un vestige de l’époque coloniale. Cette institution, dépoussiérée et rebaptisée Africa Museum, a néanmoins été épinglée par le rapport des experts des Nations unies. Son tort ? Etre encore trop empreinte de l’imagerie coloniale, avec des représentations offensantes et racistes.

Guido Greyssels, le directeur du musée, s’est déclaré « étonné de ces conclusions », qu’il trouve « superficielles ». Les experts ne sont restés qu’une heure dans le musée, affirme-t-il, et guère plus de 5 minutes dans la salle sur le passé colonial. « Je suis d’accord pour dire que la Belgique doit reconnaître qu’il y a eu des fautes dans le passé colonial, ce qui relève de l’enseignement », poursuit Guido Greyssels. « Le musée n’a pas pour rôle de diffuser des messages activistes. »

Les statues dorées qui demeurent dans la rotonde du musée, à la gloire de la mission « civilisatrice » de la Belgique, avec la main posée d’un grand colon sur la tête d’Africains rapetissés à la taille d’enfants, n’ont pas pu être enlevées. Elles sont en effet classées monument historique. « Elles font partie du patrimoine, il faut les voir comme faisant partie du contexte », se défend donc Guido Greyssels.

Un débat lancinant

Le même groupe d'experts avait pointé en 2013 aux Pays-Bas le caractère raciste de la tradition du Zwarte Piet – « Pierre le noir », la figure du serviteur de Saint-Nicolas. Une énorme vague de réactions défensives et de menaces à l’encontre de la délégation des Nations unies avait suivi.

En Belgique, pas de tollé comparable, mais un débat lancinant dont les différents aspects sont « autant de pièces empilées depuis des décennies », note Gia Abrassart, journaliste, auteure et animatrice du Café Congo. Derniers exemples en date : la bande dessinée Tintin au Congo a été rééditée en janvier dernier par la fondation Moulinsart pour les 90 ans de Tintin, comme un motif de fierté alors qu’elle est contestée pour son caractère raciste. Le titre d’un colloque qui s’est déroulé le 15 février à l’Université libre de Bruxelles (ULB) a fait bondir certains pour sa violence : « Pour une politique de gestion des collections coloniales de restes humains dans les universités ».

Encore un signe des réticences à revenir sur un passé avec lequel certains entretiennent une relation ambiguë, cette déclaration : « Léopold II a libéré les Congolais et a pacifié le Congo où il y avait beaucoup de guerres. » La phrase, prononcée sur un plateau de RTL par Aymeric de la Motte, de Mémoires du Congo, une association qui documente la présence belge au Congo, au Rwanda et au Burundi, a fait bondir un maire d’origine congolaise, Pierre Kompany : « Pour vous, 20 millions de morts, c’est peu ? ».

Pour les associations d’afro-descendants, qui ont eu le sentiment d’être enfin entendues, le signal fort envoyé par les Nations unies représente un grand pas en avant. « Le fait qu’un groupe extérieur à la Belgique vienne dire qu’il est temps de faire quelque chose dérange les politiques, certes, explique Gia Abrassart. Mais quelles que soient les positions des uns et des autres sur la restitution des œuvres d’art africaines ou le mouvement décolonial, on ne peut plus échapper à un examen de conscience. »

Source : RFI Afrique

 

Sahara : Horst Köhler pourrait convier séparément le Maroc et le Polisario à Berlin

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Sahara : Horst Köhler pourrait convier séparément le Maroc et le Polisario à BerlinLa préparation du deuxième round des négociations entre le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Polisario devrait connaître du changement. Horst Köhler pourrait inviter le royaume et le Front à des rencontres séparées à Berlin sans les deux autres parties.

Prévue mi-février, la très attendue tournée d’Horst Köhler dans la région en tant qu’envoyé spécial de l’ONU pour le Sahara occidental accuse du retard. Elle se rapproche même de la présentation, fin mars ou début avril, aux membres du Conseil de sécurité d’un rapport d’Antonio Guterres sur le Sahara occidental.

En principe, le secrétaire général de l’ONU doit apporter du nouveau dans son texte et ne pas livrer des informations que l’ancien président allemand a déjà soumises aux Quinze à l’occasion d’une séance à huis-clos le 29 janvier.

«Il y a de fortes chances que la tournée de l’envoyée personnel du secrétaire général des Nations unies n’ait pas lieu. En revanche, il ne pourrait convier que séparément des représentants du Maroc et du Polisario à des rencontres à Berlin vers la fin de ce mois», nous confie une source proche du dossier.

Un changement et des interrogations

Ce changement dans le calendrier annoncé par le médiateur onusien lors de son passage devant les Quinze est de nature à soulever des interrogations. Pour rappel, dans son briefing du 29 janvier, Horst Köhler les a informés de son projet de mener des contacts directs et bilatéraux avec les quatre parties durant le mois de février en vue de préparer un nouveau round des négociations en mars.

«Cette modification pourrait être la conséquence de la situation interne à Tindouf. Une visite de l’Allemand alors que les manifestants réclament presque quotidiennement devant le camp Rabouni, siège administratif du Polisario, de connaître le sort d’El Khalil Ahmed, disparu depuis 2009. Alors que cette affaire embarrasse le mouvement de Brahim Ghali, le front ne souhaite pas donner une occasion à la famille et à sa tribu de présenter directement le dossier à Köhler», explique la même source.

Par ailleurs, Alger est rythmée par des discussions sur le Sahara. En effet, le Premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia, a reçu hier le ministre mauritanien de la Culture, de l’artisanat et des relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Mohamed Ould Maham, en sa qualité d’envoyé spécial du président Ould Abdelaziz.

L’homme a également la casquette de président du parti de l’Union pour la République au pouvoir à Nouakchott. Quelques heures plus tôt, il s’est réuni avec Abdelkader Messahel, chef de la diplomatie algérienne. Cette visite constitue un signal politique plus qu’économique, le Mauritanien était porteur d’un message écrit de son président à Abdelaziz Bouteflika.

Depuis la «Table ronde» de Genève, les 5 et 6 décembre 2018, la question du Sahara occidental a connu des fluctuations. Les Etats-Unis, principaux acteurs sur le dossier, ont modéré leur engagement. D’ailleurs, aucun responsable de l’administration Trump n’a reçu Köhler lors de son passage au Conseil de sécurité du 29 janvier dernier, alors qu’en août et en septembre, il avait eu des entretiens avec John Bolton et David Hale.

Source : Yabiladi (Maroc)

 

 

L’Allemagne et la France exerceront ensemble la présidence du Conseil de sécurité en mars et avril 2019

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Vidéo. L’Allemagne et la France exerceront ensemble la présidence du Conseil de sécurité en mars et avril 2019Réseau Voltaire - Le Conseil de sécurité des Nations unies est composé de cinq membres permanents (États-Unis d’Amérique, Fédération de Russie, France, République populaire de Chine, Royaume uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord) et de dix membres élus par l’Assemblée générale (actuellement : la Guinée équatoriale, le Koweït, le Pérou, la Pologne et l’Indonésie élus pour 2018 et 2019 et la République dominicaine, l’Allemagne, l’Indonésie, l’Afrique du Sud et la Belgique élus pour 2019 et 2020).

La présidence du Conseil échoit chaque mois, alternativement, à un de ses membres. Le calendrier 2019 prévoit qu’elle sera exercée en mars par la France et en avril par l’Allemagne.

Dans une vidéo commune, l’Allemagne et la France ont annoncé qu’ils exerceraient ensemble cette présidence.

Concrètement, l’un ou l’autre des représentants permanents ou de ses adjoints pourront présider les séances ; les deux ambassadeurs signeront conjointement les « déclarations présidentielles » (c’est-à-dire les déclarations du Conseil n’ayant pas de valeur juridique) ; et prépareront conjointement la séance de réflexion générale que chaque État exerçant la présidence est autorisé à organiser.

Les ambassadeurs peuvent à tout moment être remplacés par leur ministre des Affaires étrangères et, pour l’Allemagne, par sa chancelière, pour la France par son président de la République.

C’est la première fois que deux États décident d’exercer conjointement la présidence du Conseil de sécurité. Ce faisant, ils soutiennent réciproquement leur politique étrangère.

L’Allemagne et la France ont déployé des forces militaires communes au Sahel, dans le cadre d’une opération états-unienne validée par le G5-Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad). Leur mission officielle est exclusivement de lutter contre le terrorisme, cependant les 5 et le 6 février 2019, elles sont intervenues pour anéantir des opposants au président tchadien Idress Deby.

En outre, les deux États ont également déployé illégalement des forces spéciales sur le territoire syrien dans le territoire occupé illégalement par les États-Unis et leurs supplétifs kurdes, prétendument pour y lutter contre Daesh, et d’autres dans le gouvernorat d’Idleb occupé illégalement par Al-Qaïda.

Source : Réseau Voltaire

 

Khashoggi: un «meurtre perpétré» par des représentants saoudiens selon l’ONU

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mediaLe rapporteur spécial de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires a affirmé jeudi 7 février détenir des « preuves » montrant que le « meurtre » du journaliste saoudien Jamal Khashoggi avait été « planifié et perpétré par des représentants de l'Etat d'Arabie saoudite ».

Dans un communiqué, Agnès Callamard, de retour d'une mission en Turquie pour faire la lumière sur la mort le 2 octobre 2018 de l'éditorialiste au consulat saoudien d'Istanbul, a souligné que ce « meurtre » était « prémédité » et constituait « la violation la plus grave du droit le plus fondamental de tous, le droit à la vie ».

Elle a également dénoncé l'utilisation de l' « immunité » diplomatique pour commettre un meurtre en toute « impunité ».

« Les preuves recueillies au cours de ma mission en Turquie montrent (...) que M. Khashoggi a été victime d'un meurtre brutal et prémédité, planifié et perpétré par des représentants de l'Etat de l'Arabie saoudite », a affirmé Mme Callamard, citée dans le communiqué.

Plus de quatre mois après sa mort, le corps du journaliste, qui écrivait notamment pour le Washington Post, n'a toujours pas été retrouvé. Son assassinat a plongé l'Arabie saoudite dans une grave crise diplomatique et a nettement terni la réputation du prince héritier Mohammed ben Salman qui est accusé par des responsables américains et turcs d'avoir commandité le meurtre.

Riyad a toutefois imputé ce meurtre à des éléments « incontrôlés ». Le procès de 11 suspects s'est ouvert début janvier en Arabie saoudite et le procureur général a requis la peine de mort contre cinq d'entre eux.

Source : RFI avec AFP