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Economie en Mauritanie

Mauritanie : Vers la production de l’électricité à partir du gaz naturel

Mauritanie : Vers la production de l’électricité à partir du gaz naturelAlakhbar - La Mauritanie va utiliser le gaz naturel pour révolutionner son secteur énergétique suivant un Gaz master plan élaboré par Shell, la société anglo-néerlandaise, en collaboration avec le gouvernement mauritanien.

« À partir du gaz naturel, il y aura de la production de l’électricité à injecter dans le réseau. La production se fera au niveau de centrales spécialisées, comme la station duale 180 MW qui se trouve au nord de Nouakchott », a expliqué Ahmed Vall Mohameden, chargé de la Communication au Ministère mauritanien du Pétrole, de l’Énergie et des Mines, dans une déclaration exclusive à Alakhbar.

Shell a également engagé des bureaux d’études et sociétés de consulting internationales dont Keyser qui devront prochainement présenter les résultats préliminaires du Gaz master plan.

« Une fois que Shell et le Gouvernement sont d’accord sur l’utilité du projet à l’économie nationale, il sera remis aux opérateurs concernés pour son exécution », a indiqué Ahmed Vall Mohameden.

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

Réunion annuelle du Conseil scientifique du Banc d’Arguin

Réunion annuelle du Conseil scientifique du banc d’Arguin [PhotoReportage]Le conseil scientifique du banc d’Arguin (CSBA), composé d’une dizaine de scientifiques de renommée internationale issus de différentes nationalités s’est réuni les 16, 17 et 18 Avril au siège du parc national du banc d’Arguin (PNBA) près de Chami.

A l’ouverture de la rencontre, le professeur Abdallahi Hmeyada a été désigné par ses pairs au poste de président du Conseil scientifique du banc d’Arguin qui est, pour rappel, un conseil consultatif. Puis, le directeur général du parc national du Banc d’Arguin a exposé la vision et les objectifs de son institution mais également les espoirs placés en ce conseil scientifique dans la conservation et le développement du PNBA.

"Nous, on fonde, tout notre espoir au niveau du parc national du Banc d’Arguin, sur notre conseil scientifique. Nous pensons que toute la valorisation du parc ne peut passer qu’à travers la recherche scientifique, à travers l’avis scientifique et que la conservation, elle aussi, ne peut être faite dans pareille aire marine, que par l’avis qui va être donné. C’est là notre alerte", indique Me Ali Mohamed Salem.

"Nous sommes en train de nous détacher de la navigation à vue", explique en substance le directeur général du Parc national du Banc d’Arguin (PNBA), Me Ali Mohamed Salem, affirmant avec fierté que le Banc d’Arguin est "une mine qui est là, profitable à l’économie nationale".

Mais, derrière cette euphorie, se dissimulent des inquiétudes. "Nous sommes en train d’avancer mais sur un terrain glissant. Les menaces sont tenaces et nous voulons mobiliser tout le monde pour les contenir. Nous avons beaucoup de défis et pour relever ces défis, il faut des moyens. L’engagement de l’Etat est là mais il ne peut tout faire", souligne Me Ali Mohamed Salem, rappelant que le PNBA compte s’appuyer sur une vision stratégique mettant en valeur l’argile verte et l’écotourisme sans impacter et déséquilibrer le parc national du Banc d’Arguin qui souffre sur le plan local de déficit de communication.

A proximité du parc, la ville de Chami, nouvellement créée, ne cesse de s’agrandir, avec la ruée vers l’or. Ce qui inquiète le conseil scientifique du Banc d’Arguin.

"L’orpaillage devient la problématique majeure au niveau de Chami. Il y’a une aire dédiée à la transformation. Le traitement des extractions au niveau des mines se fait au niveau de Chami. On a déjà un financement pour une étude environnementale stratégique de la ville de Chami du PRCM sur financement de la Fondation MAVA et qui devra être finalisée d’ici septembre de cette année", explique le directeur général adjoint du PNBA et membre du Conseil scientifique du banc d’Arguin, Ebaye Sidina.

Lors de cette réunion du conseil scientifique du Banc d’Arguin, quelques problématiques majeures ont été examinées par :

● M. Paulo Catry, sur la présentation des résultats des missions de recherche sur les tortues marines,

● M. Lemhaba, sur l’évolution de pêche et de capture des sélaciens

● M. Elhadramy Ahmed Deida, sur l’utilisation de la statistique multidimensionnelle comme outil d’aide à la décision

● M. Abdoullah Ebnou, sur la bathymétrie et l’hydrométrie, une composante importante pour la connaissance du fonctionnement de l’écosystème du Banc d’Arguin

Conformément à une recommandation du congrès de Durban en Afrique du Sud en 2004 sur les aires protégées, le PNBA s’est doté à partir de 2017 d’un outil d’efficacité de gestion, avec l’appui du BACOMAB. Une sorte de tableau de bord qui consolide les efforts du PNBA en vue de "mieux scruter l’avenir avec beaucoup de sérénité", comme l’explique Djibril Ly, Chef Service Suivi du milieu au département Observatoire du Parc national du banc d’Arguin.

D'ailleurs, des détails relatifs à l'état de mise en oeuvre du tableau de bord de l'efficacité de gestion du PNBA ont été présentés lors de la réunion du CSBA.

"Avec ce tableau de bord, nous avons des indicateurs en ce qui concerne le patrimoine naturel du PNBA, les dynamiques socio-économiques, la gouvernance et la gestion. Nous avons des états de référence et à travers le suivi que nous faisons sur le terrain et les analyses que nous déployons pour ces indicateurs, nous sommes en capacité, sur la base des seuils, bien sûr, sur chaque indicateur, il y’a un objectif, de dire qu’on est bon ici, moyennement bon ici, pas du tout bon ici ou rien a été fait sur certains indicateurs. Donc ça nous permet de voir plus clair au regard de nos objectifs de conservation et de développement et surtout de faire des correctifs assez robustes sur nos faiblesses. Pour finir, c’est un outil de redevabibilité par rapport à nos partenaires, aux conventions que l’Etat mauritanien a signées. Ça nous permet réellement de dire comment nous allons", explique Djibril Ly.

La réunion du Conseil scientifique du banc d’Arguin (CSBA) a vu la participation de représentants du RAMPAO, de la Fondation MAVA, de Wetland ou encore de Birdlife, partenaires du PNBA.

Par Babacar Baye NDIAYE, de retour du PNBA

© CRIDEM 2019

 

Mauritanie : les autorités entament l’élargissement de la zone de prospection aurifère

Mauritanie : les autorités entament l’élargissement de la zone de prospection aurifèreLes autorités mauritaniennes ont entamé les nouvelles mesures destinées à élargir les zones de prospection aurifère dans la région de Gleib N’Dour à l’intérieur de la zone militaire bouclée dans la wilaya de Tiris Zemour, dans le nord du pays.

Une caravane de près de 100 véhicules tout terrain a quitté Zouerate, lundi, à destination de la zone de Gleib Nour, avec, à bord, des dizaines d’orpailleurs, en plus d’une délégation du ministère des mines qui doit déterminer le nouvel espace désormais autorisé pour la prospection.

Les autorités ont autorisé le transfert vers la zone de deux bulldozers et un chargeur afin d’améliorer le niveau de la sécurité grâce à une intervention rapide dès qu’intervienne un accident.

Un éboulement est intervenu dimanche dans les zones de prospection entraînant la mort de deux orpailleurs et blessant deux autres.

Les zones de prospection se trouvent à 600 kilomètres au nord-est de la ville de Zouérate, et l’armée interdit dans cette région l’utilisation de véhicules tout terrain afin de pouvoir faire la différence entre les orpailleurs et les trafiquants actifs dans cette région, mais elle a autorisé des ambulances afin de secourir les orpailleurs en cas d’accidents.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

Mauritanie : les autorités promettent d’élargir la zone de prospection aurifère

Mauritanie : les autorités promettent d’élargir la zone de prospection aurifèreLes autorités mauritaniennes ont promis d’élargir la zone de prospection aurifère dans la zone de Gleib N’Dour en augmentant les points autorisés mais en tenant compte des contraintes sécuritaires.

La nouvelle a été révélée par le directeur général des mines au ministère du pétrole, de l’énergie et des mines, Mohamed Lemine O. Moustapha lors d’une réunion samedi à Zouérate avec les autorités administratives, sécuritaires et les représentants des orpailleurs.

Il a ajouté, à l’adresse de ces derniers que la poursuite de la prospection est tributaire de leurs comportements et le respect de leurs engagements. Tout manquement a-t-il ajouté entraînera inéluctablement l’arrêt immédiat de la prospection dans la zone militaire.

Le directeur général des mines a déclaré que les autorités concernées rejettent le principe de la construction sur place de huttes ou autres tentes pour constituer des abris mais il s’était engagé à discuter d’éventuelles autres solutions de substitution avec la commission que préside le Hakem.

Il a appelé à la lutte contre le marché noir et à céder leur produit à la seule banque centrale de Mauritanie ce qui est un devoir national.

Le directeur général des mines a révélé l’organisation la semaine prochaine d’une caravane vers Gleib N’Dour afin d’évaluer la situation.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

Commission économique pour l’Afrique : La Mauritanie pays à haut risque de crise d’endettement

Commission économique pour l’Afrique : La Mauritanie pays à haut risque de crise d’endettementLe prochain président mauritanien qui sera élu à l’issue de l’élection de juin 2019 va hériter d’un pays à haut risque de crise d’endettement, si l’on croit le dernier rapport de Commission économique pour l’Afrique publié le 2 avril 2019.

Le rapport qui s’intéresse à l’économie dans les différents pays du continent fait le constat que notre pays est depuis 2014 à 2018 sur une pente d’endettement risqué. La Mauritanie fait partie de onze pays africains à haut risque de détresse de dette.

Outre la Mauritanie, il s’agit de Burundi, Cameroun, Cap-Vert, République Centrafricaine, Djibouti, Ethiopie, Gambie, Ghana, Sao-Tomé et Principe, Zambie. Le Tchad, le Mozambique, le Sud Soudan, le Soudan et le Zimbabwe font déjà figure de pays en détresse de dette et constituent la liste rouge.

Sur un nombre de 11 pays en 2014, il n’y a plus que six pays oû le risque de la dette reste faible selon ce rapport. Il s’agit du Kenya, du Lesotho, du Rwanda, du Sénégal, de la Tanzanie et de l’Ouganda.

« La dette africaine a atteint une moyenne de 59,1% du Pib en 2017 ». En Mauritanie elle avait atteint les 98% du PIB ces dernières années.

Source : Mauriweb (Mauritanie)

 

Mauritanie: 25 millions d’euros de l’UE pour gérer la migration irrégulière

Mauritanie: 25 millions d’euros de l’UE pour gérer la migration irrégulièreLa Mauritanie a bénéficié d’un appui budgétaire de 25 millions d’euros de l’Union européenne destiné à accroitre ses capacités pour la mise en œuvre de sa Stratégie de croissance accélérée et de prospérité partagée (SCAPP), a-t-on constaté à Nouakchott.

Cette enveloppe vise aussi et de manière particulière à soutenir les efforts du gouvernement mauritanien en matière de sécurité et de gestion de la migration irrégulière.

La convention relative à l’appui en question a été signée vendredi soir à Nouakchott par le ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances de Mauritanie, Mohamed Ould Kembou et le directeur général de la coopération internationale et du développement à la Commission de l'Union Européenne, Stéfano Manservisi.

« C’est un volet du soutien apporté par l’UE aux réformes engagées en Mauritanie au cours des dernières années », a déclaré Ould Kembou dans un mot à la cérémonie de signature.

« Il permettra, a expliqué le ministre, de renforcer le programme du gouvernement dans le cadre de l’adoption d’une une politique économique globale orientée vers la stabilité et les réformes en matière de gestion des finances publiques, de transparence budgétaire et de mise en œuvre de la SCAPP ».

S’exprimant à la même occasion, le responsable de l’UE a souligné que cette subvention financière est de nature à renforcer significativement la coopération de la Commission européenne avec la Mauritanie à travers la réintroduction de la modalité d’appui budgétaire.

Selon lui, Bruxelles et Nouakchott sont liés par des partenariats stratégiques dans plusieurs domaines, notamment le contrôle des flux migratoires irréguliers et la stabilisation sécuritaire face aux menaces terroristes et aux trafics illicites tels que la drogue.

Source : Apanews

 

Pêches en Afrique : la Chine cherche à redorer son blason

Pêches en Afrique : la Chine cherche à redorer son blasonDepuis des années, les pêcheurs africains et les ONG dénoncent la surpêche pratiquée par les bateaux chinois, au mépris de la ressource. Alors que la Chine veut donner des gages de bonne volonté sur la côte Ouest, c’est désormais à l’est du continent que semble peser la menace.

Les autorités du Somaliland dénoncent l’accord de pêche passé entre la Somalie et la Chine. Le Somaliland est une région qui depuis 1990 réclame son indépendance de la Somalie. Les relations avec le pays d’origine de cet Etat autoproclamé non reconnu par les instances internationales ne sont plus belliqueuses. Pour autant, les rapports restent tendus.

Aussi, Yasin Hagi Mohamoud, le ministre des Affaires étrangères du Somaliland, voit d’un très mauvais œil l’accord signé entre la Chine et la Somalie sur la pêche. Il s’agit de l'octroi de 31 licences de pêche au thon dans les eaux somaliennes à FOCA, un consortium de compagnies chinoises.

Pour un million de dollars, la compagnie obtient le droit de pêche deux fois par an, sous la surveillance de contrôleurs somaliens. Le premier accord du genre, se réjouit le ministre des Pêches somalien Abdillahi Bidhan, qui rappelle que son pays a longtemps souffert de captures illégales, estimées à 2,4 millions de tonnes de poisson en 60 ans d’indépendance.

Le Somaliland proteste

Une façon de voir que ne partage pas le Somaliland. Pour son ministre des Affaires étrangères, les licences de pêche concernent les eaux du Somaliland et non celles de la Somalie. Mais les organismes internationaux ne reconnaissant pas cette dissidence, la Somalie est une et indivisible et l’accord de pêche s’exerce donc de plein droit sur tout son littoral.

Reste un argument plus écologique. L’accord autorise l'accès à des navires à la réputation sulfureuse. Non seulement ils épuisent la ressource, mais leur méthode de pêche dévaste les fonds marins. Une pêche loin d’être éco-responsable, aux antipodes de ce qui est pratiqué localement. "On dit qu’un seul de ces bateaux peut pêcher en une semaine autant qu’un bateau africain traditionnel en une année", explique Yasin Hagi Mohamoud.

Chasse aux délinquants

Or, pendant ce temps, la Chine cherche à se donner l’image d’un pays plus responsable sur la gestion de la ressource halieutique africaine. Début 2018, le ministère chinois de l’Agriculture a gelé les subventions de trois compagnies impliquées dans des affaires de pêche illicite en Afrique de l’Ouest.

Des navires de ces trois compagnies avaient été appréhendés lors d’une mission menée par Greenpeace au bilan implacable. "En 26 jours de mer, 16 cas de pêche illégale ont été recensés impliquant 12 navires battant pavillon chinois et/ou appartenant à des entreprises chinoises dans les eaux guinéennes", écrit Greenpeace.

A bord de ces bateaux, les inspecteurs ont trouvé des filets non réglementaires et des ailerons de requin. L’une de ces compagnies, la Lian Run Pelagic Fishery, a un lourd passif de pêche illégale. Cette fois elle est contrainte d’arrêter ses 30 bateaux.

Plus globalement, pour redorer son blason, la Chine veut restreindre l’activité de certains armements jugés peu éco-responsables, explique le site Allo Africa News. Le gouvernement chinois a ainsi annulé 90 millions d’euros de subventions, notamment sur les carburants. Cela concerne 78 compagnies et 264 navires de pêche lointaine. Trois armements se sont vu retirer leur licence de pêche. Soft power

Les autorités chinoises font le ménage dans un secteur qui, pour le pays, n’est pas économiquement essentiel. En une trentaine d’années, la Chine a jeté son dévolu sur les eaux poissonneuses de l’Ouest africain. 13 navires en 1985, 462 en 2013, exerçant quasi exclusivement en Atlantique.

Malgré tout, cette industrie ne représente que 0,1% des investissements chinois à l’étranger. "Si ces entreprises chinoises continuent à opérer de cette façon, le ressentiment finira par s’installer dans la population locale envers l’ensemble des investissements chinois en Afrique", écrit Greenpeace dans sa conclusion. Un avertissement reçu 5/5 par Pékin.

Jacques Deveaux
Source : Francetvinfo

 

Crise au niveau de la pêche artisanale, rareté du poisson et hausse des prix à Nouakchott

Crise au niveau de la pêche artisanale, rareté du poisson et hausse des prix à Nouakchott Les points de distribution de poisson dans la capitale Nouakchott assistent, ces jours ci, à un mouvement de visite très réduit.

Les vendeurs parlent de la rareté du poisson et de la hausse des prix, en raison de la crise actuelle que traverse le secteur de la pêche artisanale dont les effets ont culminé ces dernières semaines. Alakhbar.info a visité certains points de distribution et abordé les vendeurs et les acheteurs concernant les conséquences de cette crise.

Un certain nombre de vendeurs et d'acheteurs ont évoqué l'impact de la crise sur le niveau de disponibilité du poisson sur le marché et sur les prix.

Ils ont souligné la nécessité pour le gouvernement d'attacher une importance particulière à ce secteur, afin de fournir suffisamment de poisson à la population.

Déconvenue des acheteurs

Un certain nombre d'acheteurs ont été choqués par la hausse continue des prix du poisson, alors que les côtes de la Mauritanie sont considérées comme parmi les plus riches du monde. Les personnes interrogées ont déclaré que la plupart des poissons actuellement disponibles sur les marchés de la capitale de Nouakchott, sont importés de Nouadhibou, et que le marché nécessite une réorganisation et un contrôle plus strict.

De l'avis de l'acheteur El Haj, la pénurie de main-d'œuvre dans le secteur de la pêche a entraîné, ces derniers jours, une hausse des prix du poisson, de manière très significative.

"Les prix du poisson fluctuent, mais ils sont généralement élevés et les prix sur le marché du poisson sont différents des prix à son extérieur", a-t-il déclaré.

Les pauvres sont les plus touchés

Pour sa part, Fatimetou Mint M’bareck, vendeuse de poisson sur le marché « mosquée marocaine », constate que la hausse des prix a obligé la plupart des habitants, en particulier les pauvres, à ne plus acheter de poisson. « Ses prix ne sont plus à la portée des pauvres », dit-elle.

Puis elle ajoute : "Nous achetons du poisson à 140 MRU, parfois 150 MRU, et nous sommes parfois contraints de le vendre ensuite, pour seulement 90 MRU ".

Quant à Salka Mint Oumar, qui travaille depuis des années comme vendeuse de poisson, elle dit que le prix du poisson, malgré sa rareté, connait une augmentation de prix affligeante, atteignant parfois, jusqu’à +60%, après le début de la grève des pêcheurs, par rapport à son prix avant la grève.

"Nous demandons au gouvernement de renoncer à la décision d'expulser les pêcheurs étrangers du marché et d’œuvrer à la réduction des prix du poisson", a-t-elle conclue.

Source : alakhbar.info
Traduit par adrar.info


 

Grève de pêcheurs mauritaniens contre l'interdiction d'employer des étrangers

Grève de pêcheurs mauritaniens contre l'interdiction d'employer des étrangersSlate Afrique - Des milliers de pêcheurs artisanaux mauritaniens étaient vendredi en grève depuis cinq jours contre l'interdiction d'employer des étrangers sur leurs pirogues, un mouvement qui a tari l'approvisionnement du marché aux poissons de Nouakchott, a constaté un journaliste de l'AFP.


Entrée en vigueur en 2017, l'interdiction d'embarquer des étrangers dans le but de favoriser l'embauche des nationaux n'a commencé à être pleinement appliquée que récemment. Une tolérance qui permettait jusqu'à présent à de nombreux étrangers de continuer à exercer une activité dans laquelle les Mauritaniens sont peu nombreux - quelque 32.000 dans la pêche artisanale et 3.400 dans la pêche industrielle.

Cette mesure ne concerne cependant pas l'accord de pêche avec le Sénégal, qui autorise depuis janvier 400 pirogues sénégalaises à pêcher en Mauritanie.

"Nous gérons plus de 3.000 pirogues évoluant à Nouakchott et ses environs, sur les 7.200 de la pêche artisanale que compte la Mauritanie", a affirmé à l'AFP Mohamed Vall Ould Jeddoumou, membre du Regroupement des producteurs et exportateurs de la pêche artisanale et côtière (RPEPAC), principale organisation du secteur en Mauritanie.

"Depuis lundi, aucune de nos embarcations n'a repris le large en réponse à notre mot d'ordre de grève illimitée", a-t-il ajouté.

"Depuis 2017, les pêcheurs travaillent dans l'illégalité, en bravant les dispositions du décret sur la +mauritanisation+ du secteur, en embarquant des étrangers, principalement des Sénégalais, mais cela nous a coûté cher en passe-droits. Nous avons librement décidé d'arrêter cette supercherie", a expliqué à l'AFP un autre membre du Regroupement, Mine Ould Abderrahmane.

A Saint-Louis, dans le nord du Sénégal, près de la frontière mauritanienne, des dizaines de pêcheurs sénégalais qui exerçaient en Mauritanie sont rentrés à la suite de l'application stricte de cette interdiction affirmant avoir été expulsés, selon des sources locales dans le secteur de la pêche.

Sur le plage des pêcheurs de Nouakchott, des centaines d'embarcations étaient en rade à perte de vue, leurs équipements entassés sur le rivage. Le marché aux poissons tournait au ralenti avec des congelés sur les étalages, provenant d'usines voisines ou du port de Nouadhibou (nord-ouest) qui n'est pas touché par la grève, selon des commerçants.

Le ministère de la Pêche est en train d'"étudier les doléances des pêcheurs grévistes", a affirmé à l'AFP une source dans ce département.

Nouakchott a créé une académie pour former des pêcheurs artisanaux nationaux dans le cadre d'une politique "contre le chômage des jeunes", a souligné la même source, assurant qu'elle a formé depuis 2017 "des centaines de Mauritaniens".

"Nous mettons au défi l'administration de nous fournir un seul équipage parmi ces Mauritaniens formés par l'académie qui soit capable de naviguer normalement", a rétorqué M. Ould Jeddoumou.

Selon un de ses collègues, Elghadhi Ould Taleb, les diplômés de cet établissement "sont introuvables", car "ils ont pris le chemin des boutiques et d'autres activités, la pêche n'est pas leur domaine d'activité".

AFP
Source :
Slate Afrique (France)

 

 

Mauritanie : hausse inquiétante des prix des denrées de 1ère nécessité (ONG)

Mauritanie : hausse inquiétante des prix des denrées de 1ère nécessité (ONG)L’Association mauritanienne de protection du consommateur (AMPC) a affirmé, vendredi, que les prix des matières de première nécessité ont connu des hausses inquiétantes au cours des dix dernières années.

Ce constat a été établi sur la base d’un suivi des prix au niveau des marchés de vente en gros dans le centre-ville à Nouakchott, a précisé l’AMPC dans un communiqué.

L’association a souligné que le prix du riz, notamment celui de bonne qualité, est monté de plus de 80% alors que ceux du sucre et du lait ont augmenté respectivement de 25% et 14%.

L’AMPC a par ailleurs considéré que les programmes gouvernementaux n’ont eu aucun impact sur le recul des prix, y compris le programme Emel basé sur la subvention limitée de certains produits.

Elle a appelé à la prise de mesures urgentes pour faire face à cette envolée des prix et juguler ses causes directes comme « le monopole, les taxes douanières, l’effondrement du pouvoir d’achat, l’anarchie dans l’importation et la cherté des hydrocarbures ».

Le communiqué a en outre appelé à généraliser la subvention gouvernementale pour englober tous les produits de consommation « comme en est le cas dans les pays voisins ».

Une telle subvention doit en priorité concerner le lait et la viande, a-t-il préconisé, rappelant qu’en Mauritanie, les consommateurs des produits animaux et leurs dérivés sont majoritaires.

D’autant plus, a souligné l’AMPC, que de grandes parties du pays souffrent de la sécheresse qui sévit depuis quelques années en compliquant davantage la situation.

Source : Apanews

 

Mauritanie: 12.000 pêcheurs sénégalais seront expulsés, malgré l'accord conclu avec Dakar

Mauritanie: 12.000 pêcheurs sénégalais seront expulsés, malgré l'accord conclu avec DakarLe360 Afrique - Trois mois seulement après la signature d'un accord de pêche entre le Sénégal et la Mauritanie, les vieux démons qui opposent Nouakchott et Dakar se réveillent. Les pêcheurs sénégalais ne sont en effet plus les bienvenus dans les eaux mauritaniennes.

Et pas moins de 12. 000 d’entre eux sont désormais interdits d'exercer leur activité et s'apprêtent à être tout bonnement expulsés du pays que dirige encore pour quelques mois Mohamed Ould Abdel Aziz. L'annonce de cette nouvelle a été faite à Dakar par Cheikh Sidath Ndiaye, membre du Conseil national du dialogue social.

Selon ce responsable, les autorités mauritaniennes ont promulgué un décret qui interdit aux pêcheurs étrangers de naviguer sur leurs eaux territoriales.

«Ils [les Mauritaniens, Ndlr] veulent zéro étranger dans les pirogues», regrette ce responsable sénégalais, qui précise que «12. 000 pêcheurs devaient être rapatriés vers Saint-Louis».

«Cette mesure est prise depuis lundi dernier», a-t-il indiqué.

D'ailleurs 350 pêcheurs de la localité de Guet-Ndar, en Mauritanie, ont d'ores et déjà été contraints de quitter le pays et de rentrer à Saint-Louis du Sénégal.

Cheikh Sidath Ndiaye précise toutefois que «les autorités sénégalaises sont déjà au courant de la situation», parce que, déclare-t-il, «une commission nationale devait se rendre en Mauritanie, le même jour [lundi 18 mars 2019, Ndlr]».
Pourtant, les ministres mauritanien et sénégalais de la Pêche avaient, le 19 décembre 2018, paraphé un protocole d’accord entre les deux pays.

Cet accord, d’une durée d’un an et renouvelable, s'apprêtait à accorder 400 licences de pêche au Sénégal.

Les pêcheurs sénégalais étaient ainsi, en vertu de ce document, autorisés à capturer annuellement 50. 000 tonnes de poisson dans les eaux territoriales mauritaniennes.

Et parce qu'ils étaient censés être les premiers à en bénéficier, les pécheurs de Saint-Louis du Sénégal avaient salué cette convention bilatérale.

«L'absence d’accord [par le passé, Ndlr] nous a causé beaucoup de problèmes», avait déclaré à cet égard Mamadou Wade, porte-parole des pêcheurs guet-ndariens, après la signature de cette convention.

Mais celle-ci était soumise à condition car le poisson pêché devait être débarqué en terre mauritanienne, en la présence d’experts, avant d’être acheminé au Sénégal.

«Le gouvernement de la République du Sénégal prendra toutes les dispositions nécessaires pour le respect scrupuleux de ce que nous avons signé», avait promis, à cette période, Oumar Gueye, ministre sénégalais de la Pêche et de l’Economie maritime.

Il semblerait qu'aujourd'hui, cet accord est désormais lettre morte. Au grand dam de 12.000 pêcheurs du Sénégal.

De notre correspondant à Dakar Moustapha Cissé
Source : Le360 Afrique (Maroc)

 

 

Mauritanie: mouvement de protestation dans la filière de la pêche artisanale

Mauritanie: mouvement de protestation dans la filière de la pêche artisanaleRFI Afrique - Les 12 000 pirogues qui pêchent au large de Nouakchott sont immobilisées depuis lundi 18 mars en raison d’un mouvement de grève dans la filière de la pêche artisanale. Les producteurs protestent notamment contre l’application d’une décision du gouvernement interdisant l’utilisation de la main-d’œuvre étrangère.

Ces derniers jours les pirogues mauritaniennes ont été arraisonnées pour vérifier la nationalité des équipages et ordonner le débarquement de tous les pêcheurs étrangers. Ce sont pour l'essentiel des ressortissants sénégalais.

Moctar el-Bou, du regroupement des producteurs et exportateurs de la pêche artisanale, justifie le recours à la main-d’œuvre étrangère. « Ils nous obligent à ce que tout notre équipage soit mauritanien, mais la réalité, qu’on le dise, c’est qu’on a pas une embarcation qui peut être 100% composée de Mauritaniens. Ils ne sont pas qualifiés. Il nous faut d’autre main-d’œuvre. Que ce soit un Malien, un Marocain, un Chinois… »

Le président de la Fédération nationale des pêches, proche du pouvoir, Mohamed Ould Saleck Baye Pékha, prône une solution durable et cela passe par la formation des Mauritaniens. « Il faut former une main-d’œuvre, créer une main-d’œuvre. Tu veux continuer à travailler en dépendant d’autres nations ? Ce n’est pas l’esprit d’un businessman. On a la mer, on a les humains. Il faut les former pour gagner de l’argent. »

Les responsables du mouvement de grève ont pris contact mardi avec le ministère des Pêches et de l’Economie maritime. Ce dernier leur a confirmé la nouvelle règle : seuls les Mauritaniens sont autorisés à embarquer pour pêcher.

Source : RFI Afrique

 

 

Mauritanie-Fmi: Les autorités invitées "à améliorer l’environnement des affaires, renforcer la gouvernance économique, et lutter contre la corruption"

Mauritanie-Fmi: Les autorités invitées Mauriweb - Les autorités mauritaniennes ont été invitées par le Fonds monétaire international "à améliorer l’environnement des affaires, renforcer la gouvernance économique, et lutter contre la corruption", peut-on lire dans un communiqué sanctionnant la visite d'une mission du fonds en Mauritanie effectuée du 27 fevrier au 13 mars 2019.

Selon ce communiqué, "les services du FMI et les autorités mauritaniennes ont conclu un accord préalable pour l’achèvement de la troisième revue du programme du pays appuyé par la Facilité élargie de crédit".

Le chef de mission Fmi, Eric Mottu, a précisé que le "FMI a conclu un accord préalable au niveau des services avec les autorités mauritaniennes sur la troisième revue du programme appuyé par la Facilité élargie de crédit.

L’achèvement de la revue est sujet à l’approbation de la Direction générale et du Conseil d'administration du FMI. La Mauritanie bénéficiera d’un quatrième décaissement de 16,56 millions de DTS (environ 23,0 millions de dollars) à la suite de l’examen du dossier par le Conseil d'administration prévu en mai 2019".

Pour la mission du Fmi qui table sur 6% de croissance pour le pays en 2019, "l’endettement s’est ainsi fortement ralenti, et la dette publique extérieure a baissé à 69% du PIB à fin-2018". Cependant, le Fmi conseille aux autorités d'éviter les emprunts non concesssionnels afin de ne pas retomber dans les travers du poids de la dette et de son service.

"Les perspectives économiques sont favorables, compte tenu notamment des cours soutenus des matières premières, du démarrage du projet gazier offshore", souligne le communiqué du Fmi qui explique la croissance de 3.6% en 2018 par un excédent budgétaire lié à la bonne tenue "des recettes fiscales, de revenus élevés provenant de licences d’exploration et à une exécution plus lente que prévue des dépenses d’investissement financées sur ressources extérieures".

La Mauritanie, rappelle-t-on, bénéficie depuis décembre 2017 d'un programme économique et financier appuyé par un arrangement triennal au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) du FMI, pour un montant total de 115,920 millions de DTS, soit environ 161,2 millions de dollars (au taux de change actuel).

Source : Mauriweb (Mauritanie)

 

Une mission du FMI conclut un accord préalable au niveau des services pour la troisième revue du programme de la Mauritanie

Une mission du FMI conclut un accord préalable au niveau des services pour la troisième revue du programme de la MauritanieFMI - Les services du FMI et les autorités mauritaniennes ont conclu un accord préalable pour l’achèvement de la troisième revue du programme du pays appuyé par la Facilité élargie de crédit.

Le budget a dégagé un excédent important dû à la bonne tenue des recettes fiscales, de revenus élevés provenant de licences d’exploration et à une exécution plus lente que prévue des dépenses d’investissement financées sur ressources extérieures.

Les autorités mettront en place un cadre robuste qui permettra à l’épargne budgétaire d’étendre progressivement les mesures ciblées de protection sociale à l’ensemble du pays et poursuivront la mise en œuvre des réformes visant à améliorer l’environnement des affaires, renforcer la gouvernance économique, et lutter contre la corruption.

Une mission du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par M. Eric Mottu a séjourné à Nouakchott du 27 février au 13 mars 2019 pour discuter de la troisième revue du programme économique et financier appuyé par un arrangement triennal au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) du FMI, approuvé par le Conseil d'administration du FMI le 6 décembre 2017 (voir communiqué de presse no 17/468) pour un montant total de 115,920 millions de DTS, soit environ 161,2 millions de dollars (au taux de change actuel). A l’issue de la visite, M. Mottu a fait la déclaration suivante :

« Une mission du FMI a conclu un accord préalable au niveau des services avec les autorités mauritaniennes sur la troisième revue du programme appuyé par la Facilité élargie de crédit. L’achèvement de la revue est sujet à l’approbation de la Direction générale et du Conseil d'administration du FMI. La Mauritanie bénéficiera d’un quatrième décaissement de 16,56 millions de DTS (environ 23,0 millions de dollars) à la suite de l’examen du dossier par le Conseil d'administration prévu en mai 2019.

La croissance économique s’est accélérée en 2018 à environ 3,6 % grâce une bonne performance des secteurs non-extractifs qui ont crû de plus de 6%, reflétant la diversification progressive de l’économie mauritanienne et l’augmentation du crédit bancaire, alors que l’inflation est restée maîtrisée à 3,1% en moyenne. Les réserves internationales de la banque centrale ont atteint $919 million à fin-2018 (5 mois d’importations non-extractives). Le budget a dégagé un excédent important dû à la bonne tenue des recettes fiscales, de revenus élevés provenant de licences d’exploration et à une exécution plus lente que prévue des dépenses d’investissement financées sur ressources extérieures. L’endettement s’est ainsi fortement ralenti, et la dette publique extérieure a baissé à 69% du PIB à fin-2018. Le système bancaire s’est aussi renforcé. L’accroissement de l’activité économique a cependant contribué à relancer les importations, entraînant une hausse du déficit du compte courant externe (hors importations en capital du secteur extractif) à environ 11% du PIB.

Dans ce contexte, le programme économique et financier des autorités appuyé par le FMI continue d’être exécuté de façon satisfaisante. Tous les critères de réalisation à fin-décembre 2018 ont été atteints, et tous les repères structurels prévus entre décembre 2018 et mars 2019 ont été observés ou sont en passe de l’être. Ces réformes ont concerné notamment l’administration fiscale, les instruments de politique monétaire, le marché des changes et le secteur financier.

Les perspectives économiques sont favorables, compte tenu notamment des cours soutenus des matières premières, du démarrage du projet gazier offshore, ainsi que la mise en œuvre des politiques économiques visant à maintenir les grands équilibres macroéconomiques et promouvoir la croissance inclusive et créatrice d’emploi ainsi que la diversification. Ainsi, la croissance économique pourrait dépasser 6% en 2019 du fait de la reprise prévue des secteurs extractifs et de la bonne tenue des secteurs non-extractifs, malgré des risques exogènes liés à la volatilité des cours des matières premières et les incertitudes pesant sur la croissance mondiale.

Le programme des autorités prévoit la mise en œuvre disciplinée du budget en 2019, un endettement prudent (en évitant les emprunts non-concessionnels) et l’accroissement des réserves internationales afin d’améliorer la viabilité de la dette et de se prémunir contre les chocs exogènes, tout en créant l’espace budgétaire nécessaire pour les dépenses sociales et l’investissement dans les infrastructures. Les autorités mettront en place un cadre robuste pour une gestion budgétaire prudente des futurs revenus gaziers. Elles étendront progressivement les mesures ciblées de protection sociale à l’ensemble du pays et poursuivront la mise en œuvre des réformes visant à améliorer l’environnement des affaires, renforcer la gouvernance économique, et lutter contre la corruption.

La mission remercie les autorités mauritaniennes et ses autres interlocuteurs pour leur accueil chaleureux, les entretiens constructifs et l’excellente coopération. »


Département de la communication du FMI

RELATIONS AVEC LES MÉDIAS

ATTACHÉ DE PRESSE: RANDA ELNAGAR

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Source : FMI

 

Après le Canada, les Etats-Unis à leur tour clouent au sol les Boeing 737 MAX

mediaLes Etats-Unis ont à leur tour ordonné, mercredi 13 mars, l'immobilisation au sol des Boeing 737 MAX 8 et MAX 9, comme l'ont fait l'Europe et de nombreux
autres pays, après l'accident dimanche d'un 737 MAX 8 de la compagnie Ethiopian Airlines qui a fait 157 morts. Les Etats-Unis se rangent donc à l’avis général. Une décision à effet immédiat.

L'annonce a d'abord été faite par le président américain. « Nous allons décréter en urgence l'interdiction de tous les vols des 737 MAX 8 et 737 MAX 9 », a dit Donald Trump devant des journalistes à la Maison Blanche, ajoutant que la Federal Aviation Authority (FAA), les autorités américaines de régulation du secteur aérien, s'exprimerait sur le dossier dans la journée. « La sécurité des Américains, et de tous les passagers, est notre priorité absolue », a-t-il souligné.

Lorsque Donald Trump a annoncé l’interdiction, plusieurs 737 MAX étaient encore dans le ciel américain. Tous ont été cloués au sol dès leur atterrissage, rapporte notre correspondant à San Francisco, Eric de Salve. Il faut dire que les Etats-Unis étaient de plus en plus isolés. Depuis le crash de dimanche, la quasi-totalité des agences aéronautiques mondiales ont progressivement interdit de vol cet appareil.

Jusqu’à ce mardi, malgré les nombreux appels de politiques, d’experts, de syndicats, la FAA, l'agence fédérale de l’aviation américaine résistait assurant que rien ne justifiait une interdiction. Mais aujourd’hui, c’est le revirement, en raison, selon la FAA de « nouvelles données ». Des informations qui tendraient à confirmer une même défaillance du système de stabilisation dans les deux crashes, à cinq mois d’intervalles, celui d’Ethiopian et celui de Lion Air.

La presse américaine rapporte des témoignages inquiets de pilotes de 737 MAX postés depuis des mois sur un forum. L’un d’eux déplore notamment un manuel de bord « inadéquat et d’une insuffisance presque criminelle ». Un autre explique que son avion s’est mis à piquer du nez de façon abrupte et sans explication une seconde après avoir activé le pilotage automatique... C’était en novembre, juste après le crash de la Lion Air.

La FAA a donc finalement annoncé ce mercredi que « l'immobilisation au sol restera en vigueur pendant l'enquête, qui comportera l'examen des informations tirées des boîtes noires et des enregistrements de la cabine de pilotage ».

Le Canada avait annoncé dans la journée la suspension immédiate des vols

L'annonce américaine intervient après celle du Canada qui, jusqu'à ce mercredi, était le seul pays à accompagner les Américains dans leur refus de suspendre les vols des appareils Boeing 737 MAX.

Le gouvernement canadien a pris la décision d'interdire les vols des Boeing 737 MAX après avoir reçu mercredi matin de « nouvelles données » sur les circonstances de cet accident qui a fait 157 morts, dont 18 Canadiens, a expliqué le ministre des Transports, Marc Garneau, en conférence de presse.

Les informations reçues et analysées mercredi matin « viennent de données satellitaires qui suggèrent une similarité dans le profil du vol de ces deux accidents », a expliqué Marc Garneau, ancien astronaute, précise notre correspondante, Marie-Laure Josselin.

Une décision qui a un impact puisque trois compagnies au pays - Air Canada, Sunwing et Westjet - ont des boeings 737 MAX dans leur parc aérien. Ce qui fait une quarantaine d'appareils au total pour le Canada. Sunwing avait, avant l'interdiction du gouvernement, déjà décidé de clouer au sol ses quatre appareils. Air Canada, qui en possède la majorité (24), va tenter de minimiser autant que possible les perturbations pour les clients, car au total ces boeings transportaient en moyenne de 9 000 à 12 000 clients par jour.

Impact économique pour Boeing

De son côté, Boeing dont l’action a encore dévissé en Bourse persiste à nier tout danger. Le PDG de Boeing, Dennis Muilenburg, est intervenu pour renouveler sa « confiance totale en la sécurité du 737 MAX », assurant même que l’interdiction a été décrétée à l’initiative de Boeing et uniquement pour rassurer le public.

L'avionneur joue gros dans cette affaire. Les compagnies pourraient demander des comptes à Boeing. Selon les spécialistes, si tous les avions 737 MAX sont cloués au sol, le groupe pourrait devoir débourser jusqu'à 5 milliards de dollars. C'est aussi l'image de Boeing qui sort écornée. Le fleuron américain fabrique la flotte civile mais aussi les avions de combat, des équipements aérospatiaux et le fameux Air Force One, l'avion présidentiel. Outre Boeing et ses 150 000 employés, les sous-traitants pourraient être touchés, notamment General Electric, United Technologies qui fournit les capteurs, et Spirit AeroSystems, fabriquant de fuselage et de cockpit.

Les boîtes noires du Boeing d'Ethiopian Airlines analysées en France

« Les autorités éthiopiennes ont demandé au BEA son assistance pour l'analyse des FDR et CVR », les deux boîtes noires contenant les paramètres de vol et les conversations dans le cockpit, a indiqué le BEA (Bureau d'enquêtes et d'analyses).

L'Ethiopie avait indiqué, plus tôt dans la journée, qu'elle entendait envoyer en Europe pour analyse les boîtes noires du Boeing 737 MAX 8 qui s'est écrasé dimanche, selon un porte-parole de la compagnie aérienne Ethiopian Airlines.

Source : RFI

 

Crash du Boeing 737-MAX 8 : les blogueurs mauritaniens s’inquiètent

Crash du Boeing 737-MAX 8 : les blogueurs mauritaniens s’inquiètentSahara Médias - Les deux accidents du Boeing 737-MAX 8 intervenus en une année a inquiété les blogueurs mauritaniens, la compagnie nationale en exploitant un appareil dans sa flotte.

Plusieurs blogueurs, sur les réseaux sociaux ont demandé l’immobilisation de cet appareil et l’ouverture d’une enquête sur les procédures de son acquisition. C’est le cas du président du parti Sawab, Abdessalam O. Horma qui, après avoir rappelé les crashs intervenus en quatre mois de deux appareils de ce modèle, a demandé l’immobilisation de l’appareil exploité par la Mauritania Airlines.

Le président de ce parti d’opposition est allé au-delà de cette requête pour demander l’entame d’une enquête sur les procédures d’acquisition des deux appareils dont dispose la société nationale.

Il a demandé que la lumière soit faite sur le choix de ces appareils et que ceux qui ont été à l’origine du marché soient interrogés.

Le journaliste mauritanien domicilié à Londres, Abdallahi Sidiya, après avoir rappelé les décisions prises par la Chine, l’Ethiopie et d’autres pays d’immobiliser les appareils de cette catégorie dont disposent leurs sociétés de transport, a appelé la Mauritanien à en faire autant jusqu’à l’aboutissement de l’enquête en cours menée par l’organisme américain de l’aviation et la société Boeing elle-même.

Un avis partagé par deux autres journalistes, El Houcein O. Mouhandh et El Heïba Cheikh Sidaty.

Le crash hier de l’appareil Boeing 737 MAX 8 de la compagnie éthiopienne est le second accident de ce type d’avion mis en service en 2017.

En octobre dernier un appareil de la compagnie indonésienne s’était écrasé 13 minutes après son décollage et tous ses passagers, 189, ont péri.

La société mauritanienne pour le transport aérien, Mauritania Airlines a été la première en Afrique à acquérir un appareil de ce type, suivi ensuite par la compagnie éthiopienne qui en a acheté une vingtaine.

Les informations publiées sur le site du constructeur, la société américaine Boeing révèlent que 10 pays ont acheté ce type d’avions.

Outre la Mauritanie, il y a la Malaisie, les Emirats arabes unis, la Chine, le Canada, les Etats Unis d’Amérique, l’Argentine, la Norvège, la Pologne, Singapour et l’Indonésie.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

Mauritanie : 56 millions de dollars de la BAD pour la modernisation des infrastructures financières

Mauritanie : 56 millions de dollars de la BAD pour la modernisation des infrastructures financièresLes Mauritanies - Le représentant de la Banque Centrale de Mauritanie (BCM), M. Ahmed Ould Babah, a indiqué que la BAD a accompagné le projet d’appui et de modernisation des infrastructures financières en Mauritanie pour un coût de 56 millions de dollars.

S’exprimant, mercredi 6 mars à Nouakchott, en marge d’un séminaire d’opportunités d’affaires en Mauritanie, organisé conjointement par l’Union Nationale du Patronat Mauritanien (UNPM) avec la collaboration avec la Banque Africaine de Développement (BAD), le responsable a dévoilé le montage financier de ce projet.

Selon lui, parmi ces 56 millions de dollars accordés , 5 millions sont sous forme d’un prêt de la BAD avec un taux d’intérêt qui ne dépasse pas le 1% et échelonné sur une période de 25 ans. Ahmed Ould Babah a souligné que ce projet permettra d’assainir et de moderniser le secteur financier avec de nouveaux instruments.

« la stratégie de modernisation et de dynamisation du secteur financier va permettre la mise sur pied d’un système de paye suivant les plus récentes normes internationales et comprenant les règlements qui couvrent : les transferts, les opérations de transport et de compensation des chèques bancaires, l’administration des marchés monétaires et les opérations des échanges » , a-t-il conclu.

Pour la Directrice générale adjointe de la BAD pour l’Afrique du Nord, Mme Yacine Diama Fal, la Mauritanie est en train de faire des efforts considérables (réformes économiques et financière) pour améliorer son niveau de développement.

Rappelons que cette rencontre a pour objectif d’exposer les opportunités d’affaires qu’offre la BAD en Mauritanie, à travers la présentation des instruments et outils que dispose cette institution qui consacre un guichet spécial pour le secteur privé.

Ibrahima Junior Dia
Source : Les Mauritanies

 

 

BAD /Mauritanie : Quelles opportunités pour les entreprises mauritaniennes?

BAD-Mauritanie : Quelles opportunités pour les entreprises mauritaniennes?Mauriweb - Mme Yacine Diama Fall, directrice générale adjointe pour l’Afrique du Nord et responsable pays pour la Mauritanie, a tenu mardi un point de presse à Nouakchott, en prélude d’un atelier, prévu mercredi, sur les opportunités d’affaires et les instruments de financement dédiés au secteur privé.

Mme Yacine Diama Fall n’a pas tout lâché. Elle garde la primeur de ses révélations pour le lendemain à la faveur de la rencontre prévue avec les dirigeants d’entreprises. Mais elle reste consciente que malgré un portefeuille de projets de plus de 300 Usd, les opportunités qu’offre sa Banque et les instruments y afférents restent peu connus.

L’échange sommaire avec les journalistes a cependant permis de révéler quelques couacs pour la visibilité des projets dont les plus en vue sont, à ses yeux, l’Aftout Es-Sahili, le projet multidimensionnel du PAHABO dans l’Ouest du Brakna servi en projection pour étayer l’efficacité des projets de la BAD en Mauritanie et l’ambitieux projet du PATAM, projet d’appui à la transformation agricole en Mauritanie s’inscrivant dans les 5 priorités de la BAD à l’échelle continentale (énergie, industrie, alimentation, intégration et qualité de vie des africains).

Mme Diama Fall dit avoir une grande ambition pour diversifier et accroitre la mobilisation de ressources pour la Mauritanie qu’elle a sous sa coupe. «Des fois, je suis brutale. Mais c’est toujours par souci d’efficacité de notre programme» en Mauritanie souligne-t-elle.

Mercredi, elle promet de faire le bilan des opérations et baliser, avec tous les acteurs, les perspectives de l’investissement privé qui, en dépit de quelques lignes de crédits, reste le parent pauvres de l’action de la Banque (4 projets sur 15). Or, pour la Diama Fall, ce secteur est crucial, porteur de la croissance et de lutte contre le chômage. Mme Diama Fall, responsable pays pour la Mauritanie, d’origine sénégalaise, veut ainsi contribuer à booster l’économie mauritanienne.

Pour dérouler ces nouvelles opportunités d’affaires et instruments de financement, l’atelier de mercredi est présenté comme « un cadre d’échange permettant de renforcer le dialogue et d’identifier de nouvelles opportunités d’investissement et de financement » pour les entreprises dans « les secteurs de l’agriculture, des transports et de l’énergie ainsi que les différents instruments de financement disponibles ».

Cette dynamique participative offerte au privé en Mauritanie, absente au dernier forum d’investissement en Afrique, déterminera à l’avenir les contours du soutien de la Banque aux opérateurs et investisseurs mauritaniens en conformité avec le Top5 fixé par la BAD dans le cadre de sa stratégie décennale 2013-2022.

Jedna DEIDA

(nous y reviendrons)
Source : Mauriweb (Mauritanie)

 

Crise bancaire : Le ministre des finances reçoit le représentant de la Banque mondiale en Mauritanie

Crise bancaire :le ministre des finances reçoit le représentant de la Banque mondiale en MauritanieLe ministre de l’économie et des Finances Moctar Ould Djaye a rencontré le représentant de la Banque mondiale en Mauritanie, Laurent Mselati, au moment où les banques mauritaniennes font face à une crise, du fait de la classification du pays, dans la catégorie de blanchiment d’argent.

L’agence mauritanienne d’information (AMI) a indiqué que la réunion a débattu des moyens de renforcer et de développer les relations de coopération entre la Mauritanie et la Banque mondiale pour le meilleur.

Il importe cependant de rappeler que depuis plusieurs semaines, les banques mauritaniennes sont confrontées à une crise des transferts de fonds dans les zones dépendantes du dollar en raison de la classification de la Mauritanie par les banques américaines en tant que zone de blanchiment d’argent.

Les banques opérant en Mauritanie tentent de surmonter la crise, qui s’est aggravée ces derniers jours, nuisant au fonctionnement des banques et limitant leur capacité à respecter leurs obligations envers leurs clients, ont indiqué des sources bancaires.

Les sources ont souligné que la crise avait débuté de manière continue pendant environ un mois et s’était étendue aux banques en Mauritanie, à l’exception des succursales de banques internationales, notamment (française et marocaine), avant que celles ci, soient , à leur tour, impliquées.

Les sources ont indiqué que le gouverneur de la Banque centrale de Mauritanie, Aziz Ould Dahi, avait tenté, lors de sa visite aux États-Unis d’Amérique, de trouver une solution au problème afin d’éviter des mesures préalables, mais avait échoué à cet égard.

Source : alakhbar.info (Mauritanie)
Traduit par Adrar.info


 

Mauritanie. Sytème de Ponzi: Cheikh Ridha, un «érudit» derrière la plus grosse arnaque du pays

Mauritanie. Sytème de Ponzi: Cheikh Ridha, un «érudit» derrière la plus grosse arnaque du paysLe360 Afrique - 8.900 pères et mères de familles ont été victimes de la plus grosse arnaque de l’histoire de la Mauritanie, dépossédés de leurs propriétés immobilières et autres actifs à travers différentes opérations frauduleuses évaluées à 70 milliards d'ouguiyas. Le Madoff mauritanien est un "érudit". Détails.

Une arnaque qui porte sur un montant cumulé de 70 milliards d'ouguiyas (MRO), soit environ 200 millions de dollars. Telle est résumée l’«affaire Cheikh Ridha», un érudit aux dons «mystiques» pour certains, mais qui n’a pas tardé à révéler son vrai visage, celui d’arnaqueur invétéré.

L’homme, âgé d’environ 45 ans, de père égyptien, est originaire de la localité maraboutique de Beïr Ettoress (130 km au sud-est de Nouakchott). Il a créé de toutes pièces une cité composée d’une trentaine de villas, un grand immeuble et une mosquée, à un endroit appelé «Teyssir», situé à la sortie Nord de Nouakchott, sur la route nationale menant vers Akjoujt et Atar.

Juste en face de l’endroit, les victimes des illusions suscitées par le discours portant sur «les transactions immobilières» du Cheikh, désormais organisées au sein d’un collectif national, ont ouvert un bureau. Ils se retrouvent là pour tenir un sit-in tous les jours entre 17 heures et minuit. Signe que ces personnes ont décidé de sonner la mobilisation pour sensibiliser le gouvernement et tous les segments de la société mauritanienne sur leur drame.

La nouvelle initiative est une idée de Mme Lekhwir Mint Daff, une institutrice, originaire de la région du Tagant (centre du pays) mère de trois enfants, délestée d’une maison dont elle évalue la valeur à 20 millions de MRO. Elle fait office de vice-présidente du collectif.

La présidence de l’association est dévolue à Sid’Ahmed Abdy, victime de la perte «d’un immense patrimoine immobilier» dont il refuse de donner la valeur chiffrée, estimant que son énorme préjudice est bien plus supportable que celui subi par bien d’autres individus. Il évoque notamment le cas de ces nombreuses mères de familles, le plus souvent malades, appauvries du jour au lendemain.

Le premier responsable de l’association explique les circonstances dans lesquelles celle-ci été fondée il y a quelques semaines et expose ses objectifs. Il s’agit «de faire comprendre à tous nos compatriotes que l’action de Cheikh Ridha a porté préjudice à plusieurs milliers de citoyens. Des pères et mères de familles qui ont tout perdu et se sont retrouvés dans une situation de ruine totale, si ce n'est dans la rue», affirme-t-il.

Ainsi, poursuit le président, «il s’agit d’un problème de dimension nationale auquel les autorités doivent trouver une solution juste et conforme aux préceptes de notre sainte religion: l’Islam. Cheikh Ridha Mohamed Nagi Said (du nom complet de l’instigateur des opérations immobilières incriminées) a profité de son pouvoir dit «irrésistible» pour exécuter son crime financier.

A chaque fois que l’un des cinq «samsaras» (courtiers), qui sont également ses proches parents, propose, au nom de Cheikh Ridha, une transaction immobilière aux contours nébuleux, avec des clauses léonines, on finit par tomber dans le piège.

Le mode opératoire est un gros prix d’achat, bien au-dessus de la valeur réelle du bien immeuble qu’on veut accaparer. Au vendeur, on remet un modique cash immédiat sous forme d’avance, et le reste à crédit. Là est le premier épisode d’un feuilleton interminable, car le reliquat, c'est-à-dire le plus gros du montant de la transaction n’est jamais versé. Surtout qu’entre-temps, le bien acquis a été vendu à un prix concurrentiel et payé rubis sur l’ongle à une autre personne.

Parmi les victimes de cet Egypto-mauritanien trouble, à qui on prête des dons «mystiques» bizarres, figurent de nombreuses femmes. Certaines d’entre elles sont présentes au siège de l’association en cette nuit du jeudi 28 février au vendredi 1er mars 2019.

Elles racontent, en chœur, l’histoire poignante de l’une d’entre elles, qui après la perte d’une propriété immobilière, est décédée récemment d’un cancer. Tristesse également de ce sous-officier de la gendarmerie nationale, évoquant le récit de sa mère ayant perdu une propriété. Aujourd’hui, la dame est gravement malade et aspire au remboursement du prix de vente de sa maison en vue de financer les frais des soins médicaux à l’étranger.

Les propriétés immobilières qui ont fait l’objet des opérations de Cheikh Ridha sont situées dans les différentes zones de Nouakchott, avec cependant une prédilection pour les quartiers résidentiels. Un constat qui renvoie à un ciblage bien étudié.

AZ, une autre victime du sulfureux personnage, cite les noms des courtiers délégués par ce dernier: «Cheikh El Ghadi, Abdallah ould Beddy, Mohamed Mahmoud ould Beddy, Hamma ould Mohamed Nagi…. tous détenteurs d’une procuration permanente les autorisant à agir au nom, en lieu et place de Cheikh Ridha. Les actes pour toutes les transactions étaient établis par les services d’un même "mouwathigh" (notaire traditionnel)».

Au sujet des dernières nouvelles de Cheikh Ridha, il aurait quitté en catimini la cité «Teyssir» sous bonne escorte de la gendarmerie nationale, il y a quelques jours, selon le site d’informations en ligne «Mourassiloune» repris par «Adrar-Info».

Interrogé au sujet de cette révélation, Mohamed Vall, membre du collectif, qui a perdu une villa d’une valeur de 30 millions de MRO, reste prudent et dit ne pas avoir la confirmation d’une telle version.

Dans la gestion de cette affaire par les victimes, il est à noter que la justice mauritanienne a refusé d’accepter la moindre plainte contre Cheikh Ridha, tandis que la police est intervenue à plusieurs reprises pour déloger les «manifestants» qui viennent réclamer leur dû devant le domicile de leur arnaqueur. C’est ce qui fait dire à de nombreux Mauritaniens que cette «protection» signifie clairement que Cheikh Ridha travaillait pour un autre «boss».

La Mauritanie a son Bernard Madoff

A l’écoute de ces différents récits, un précédent vient à l’esprit de nombreux observateurs. Celui de Bernard Madoff, l’homme devenu célèbre en ruinant de nombreux investisseurs à cause du système de Ponzi qu'il avait mis en place et qui n'a pas résisté à la crise financière mondiale de 2008.

LIRE AUSSI: Cybercriminalité: le FBI traque les arnaqueurs au Cameroun Il semble avoir fait un émule en Mauritanie. Il s’agit bien de Cheikh Ridha «un homme d’affaires» à l’intelligence aigüe, mais tournée vers l’arnaque. Il a soigneusement étudié cet exercice jusqu’à en maîtriser toutes les ficelles, avec la complicité du pouvoir en place en Mauritanie, car ses magouilles n’ont commencé qu’à partir... de 2012.

Une protection qui lui a permis de répéter parfaitement le fameux Schéma de Ponzi. Une technique dont le mode d’exécution est «un montage frauduleux qui consiste à rémunérer les premiers investissements et clients essentiellement par les fonds provenant des nouveaux entrants, tant que l’escroquerie n’est pas découverte».

Mais une fois le pot aux roses étalé sur la place publique, le montage s’écroule comme un château de cartes. «Cela arrive quand les sommes procurées par les nouveaux entrants ne suffisent plus à couvrir le remboursement des clients».

Charles Ponzi est devenu célèbre après avoir mis en œuvre une opération fondée sur ce principe à Boston (USA) pendant les années 1920. Cheikh Ridha lui a emboité le pas, un siècle plus tard, en république islamique de Mauritanie.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le 360 Afrique (Maroc)

 

 

Des scientifiques établis expriment leur profonde préoccupation sur l'impact environnemental et social du projet Grande Tortue/Ahmeyim

Des scientifiques établis expriment leur profonde préoccupation sur l'impact environnemental et social du projet Grande Tortue/AhmeyimMaïmouna Abdallahi SALECK - Cher M. Johnston,

En qualité de scientifiques établis, ayant une connaissance profonde sur l'écosystème de la remontée des eaux en Mauritanie, nous tenons à vous exprimer notre profonde préoccupation au sujet de la qualité de votre étude sur l'impact environnemental et social (EIES) pour le projet Grande Tortue/Ahmeyim, projet de gaz au large de la côte sénégalaise et mauritanienne.

Nous avons des preuves solides que les infrastructures coïncident avec les habitats écologiques vulnérables. Bien que notre travail est cité dans votre liste de références, vous en ignorez les contenus les plus sensibles. Par conséquent, vos conclusions sur les impacts attendus sont fondamentalement fausses, et doivent être corrigées.

En outre, vous avez mal interprété les informations recueillies par votre propre étude de base dans la future zone de la pipeline/zone d'écoulement. Les photos prises avec un véhicule téléguidé montrent clairement la Lophelia pertusa vivante, que vous ne parvenez pas à reconnaître.

La Lophelia est classée par la Directive des Habitats (92/43/CEE) de la Commission Européenne, comme espèce de corail qui forme un récif créant un habitat sensible pour les ressources halieutiques - le pilier principal pour le développement durable des sociétés ouest-africaines. Une récente décision de la cour britannique a conclu que le Gouvernement britannique devrait considérer les zones d'eau profonde avec la Lophelia comme zones spéciales de conservation. Les eaux mauritaniennes abritent le plus grand récif de corail d'eau froide dans le monde, qui très probablement s'étend aux eaux sénégalaises.

Nous regrettons également la mauvaise analyse de l'écosystème pélagique par votre l'EIES. La "liste rouge" de l'UICN n'est pas un bon indicateur pour mesurer la vulnérabilité à l'échelle d’un projet et une déviation des protocoles internationaux pour mesurer la sensibilité des zones marines aux polluants de surface comme le pétrole ou les condensats. L'importance de la région pour la survie d'espèces vulnérables devrait être considérée davantage. Par exemple, la région est un terrain essentiel d'hivernage pour de grandes populations d'oiseaux de rivage et d'oiseaux de mer. En cas de déversement, la survie de plusieurs espèces pourrait être menacée.

Par exemple, plus de 30 pour cent de la population de fous de bassan (Morusbassanus), une espèce d’oiseaux marins nidifiant sur les îles britanniques en été, se trouvent au large de la côte mauritanienne en hiver. Des recherches récentes ont montré que la région accueille d'importantes populations d'oiseaux des régions néarctique, paléarctique, arctique et antarctique. Ces espèces migratrices utilisent la remontée d’eau le long du plateau continental mauritanien comme site d'alimentation saisonnier ou comme une halte- Et c'est, maintenant, la zone exacte choisie pour l’unité flottante de production, de stockage et de déchargement (FPSO) et la pipeline/zone d'écoulement.

L’approche mal élaborée, fondée sur les écosystèmes, dans cette EIES, est particulièrement décevante compte tenu du fait que le consortium de sociétés impliquées dans ce projet de gaz, a financé une partie de la plus récente recherche sur les oiseaux et les cétacés. Ces études comprennent également des informations géo-référencées sur les interactions de recherche de nourriture entre les oiseaux de mer et les prédateurs, ce qui permet un approfondissement de l'analyse de la vulnérabilité écologique. Cette recherche vous permet de proposer un plan d'urgenceultra moderne en cas de déversement comme celui adopté dans la mer du Nord. Cependant, vous ignorez l'information la plus essentielle de ces études dans votre EIES.

En outre, nous rejetons vos travaux et conclusions éco-toxicologiques . La méthode que vous avez utilisée est obsolète et n'est pas conforme aux normes d'OSPAR. Ces normes seront bientôt obligatoires pour les pays membres de la Convention d'Abidjan.

Enfin, nous tenons à signaler la dégradation avancée de cette éco-région marine en raison d'une pêche non durable, d’un développement rampant sur la zone côtière et en raison du changement climatique. Votre ESIA ne traite pas adéquatement les impacts cumulatifs du projet proposé dans le contexte de ces autres facteurs de stress environnementaux.

Nous vous exhortons donc à revoir cette évaluation en y incluant une analyse approfondie de la biodiversité et une étude des principaux facteurs de changement. Cette révision devrait être menée par des experts de renommée scientifique afin d'évaluer objectivement vos impacts.

La loi vous exige d'appliquer les meilleures techniques disponibles. Ceci n’est possible que par l’assimilation des meilleures connaissances environnementales disponibles. C’est ainsi seulement que vous pouvez évaluer les mesures et les techniques nécessaires pour éviter et atténuer les impacts de manière efficace. Une pleine reconnaissance de la vulnérabilité spécifique de cet écosystème productif vous permettra aussi d'identifier des projets derestaurationet decompensation desimpacts résiduels.

Nous avons une volonté réelle d'aider votre entreprise dans l'accomplissement de son engagement à mener une bonne gestion, visant à induire un impact positif net sur la biodiversité. Même si l'histoire du pétrole et du gaz en Afrique est liée à la corruption et à une catastrophe écologique, consacrant des théories telles que le "paradoxe de l'abondance" ou "la malédiction du pétrole", la Mauritanie et le Sénégal vous fournissent un grand potentiel pour prouver le contraire. Des organismes pour la transparence financière ont été mis en place et la biodiversité marine en Mauritanie est parmi les plus étudiées dans le monde, permettant l’application des normes environnementales les plus strictes.

Par la planification de vos opérations avec soin et attention, en faisant bon usage des sciences écologiques, vous renforcez la capacité des gouvernements hôtes d'imposer des normes scientifiques de gestion environnementale à d'autres usages de la mer, telle que la pêche, par exemple.

En attendant, nous vous demandons le retrait de cette EIES et sa reprise selon les meilleures connaissances disponibles. Nous recommandons également aux gouvernements de s’abstenir d’examiner tout projet proposé dans ce cadre tant que les insuffisances de cette EIES ne sont pas corrigées.

Cordialement,

Dr Ana Ramos,
Scientifique principal à l'Institut espagnol d'océanographie à Vigo,
Une Radio crecer 50˗52, Faro
36390Vigo, Espagne
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Prof. Dr. Fran Ramil,
Professor de Zoology à l’Université de Vigo
Université de Vigo, Campus Lagoas˗Marcosende,
36310 Vigo, Spain
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MSc.Eva Garcia Isarch
Scientifique principal à l'Institut espagnol d'océanographie à Cadiz
Puerto Pesquero, Muelle de Levante, s/n,
11006 Cádiz, Spain
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MSc. Lourdes Fernández-Peralta
Scientifique principal à l'Institut espagnol d'océanographie à Malaga
Puerto Pesquero s/n
29640 Fuengirola, Spain
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Prof. Dr. André Freiwald,
Directeur de la Recherche Marine,
Institut Senckenberg
Südstrand 40,
26382 Wilhelmshaven, Allemagne
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Dr. Lydia Beuck,
GIS specialist Marine Research
Institut Senckenberg
Südstrand 40, 26382 Wilhelmshaven, Germany
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Dr.Kees Camphuysen
Expert en écosystèmes de pélagique et en écologie des oiseaux de mer
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Msc.Wim Mullié
Expert en éco-toxicologie marine
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Prof.Richard Steiner
Scientifique Marin, ancien Professeur à l’Université d’Alaska
Anchorage, Alaska, US.
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MSc. Sandra Kloff
Biologiste Marin et expert en science de sensibilisation
Alcaidesa, Spain
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cc: CEO BP Mr. Robert Dudley
BP Mauritania
BP Senegal
SMHPM
Petrosen
DEEC Ministère de l’Environnement- Sénégal
DCE Ministère de l’Environnement - Mauritanie

Rapport complet sur l’EIE concernée
Lettre traduite en français par Maïmouna Abdallahi SALECK

Source : Maïmouna Abdallahi SALECK