Sun01202019

Last update05:17:59 PM GMT

Back Divers Faits Divers Faits Divers en Afrique

Politique en Afrique

Madagascar : Andry Rajoelina a prêté serment

Ce 19 janvier, Andry Rajoelina est (re)devenu officiellement le Président de la République de Madagascar. Lors de la cérémonie d’investiture, il a rappelé ses engagements à développer rapidement le pays.

Tout le stade se tient debout, silencieux, solennel. Dans les gradins, la mosaïque d’ombrelles et de drapeaux aux couleurs de Madagascar est statique, sous un soleil de plomb. Ce matin du 19 janvier, à 10h30, Andry Rajoelina gravit lentement les marches vers la tribune présidentielle, dans le stade de Mahamasina, au cœur de la capitale malgache, Antananarivo. En contrebas, les corps d’armée le saluent, épées face au visage.

Après quelques paroles protocolaires, l’homme de 44 ans, main levée et tournée vers son peuple, prête serment. Il devient officiellement le Président de la République de Madagascar. Le public éclate en applaudissements et en clameurs. Andry Rajoelina embrasse sa femme et ses enfants avant de signer les documents officiels et de recevoir les insignes du pouvoir, alors qu’une vingtaine de coups de canon retentissent dans l‘air.

Pour assister au spectacle, les gens se sont pressés dès 6 heures du matin, comme Jessy, 19 ans, étudiant en programmation informatique, qui confie à Jeune Afrique : « Le pays mérite Rajoelina. Je suis sûr qu’il m’aidera plus que ne l’aurait fait Ravalomanana. »

Chefs d’État et capitaines d’industries

Dans la tribune des officiels, se trouvaient beaucoup de personnalités politiques importantes pour le parti du nouveau président, le Mapar, comme les députés Tinoka Roberto, et Ninah, mais aussi des capitaines d’industries proches de Rajoelina depuis de longues années, comme Mamy Ravatomanga, PDG de Sodiat, et Naina Andriantsitohaina, président du conseil d’administration de la Banque malgache de l’océan Indien qui fut le coordinateur de la campagne de Rajoelina. Hassanein Hiridjee, le PDG du groupe Axian, était aussi au rendez-vous..

L’opposition politique était représentée notamment par le ministre de l’Industrie, fidèle à Ravalomanana, Guy Rivo Randrianarisoa, qui avait appelé, début janvier, à l’arrêt des « violences » contre les manifestants qui contestaient les chiffres des élections.

Les trois anciens chefs d’État, Didier Ratsiraka, Hery Rajaonarimampianina et Marc Ravalomanana assistaient au spectacle depuis la tribune présidentielle, avec, derrière eux, Norbert Lala Ratsirahonana, l’éternel conseiller, qui a successivement accompagné « Marc », « Andry », « Hery », puis « Andry » de nouveau. Dans cette tribune avait aussi pris place Alphonse Maka, le président du conseil de réconciliation malgache, très impliqué dans l’unité nationale.

Tout proches étaient installés les autres chefs d’État invités pour l’occasion : le présidents du Ghana, Nana Akufo-Addo, le président de la Guinée, Alpha Condé, le président de la Namibie et président en exercice de la SADC, Hage Geingob, le président de la Zambie, Edgar Lungu, le président de l’Union des Comores, Azali Assoumani.

Ont aussi répondu présent le vice-président de la Côte d’Ivoire, Daniel Kablan Duncan, l’ancien président du Mozambique et de l’Union africaine, Joaquim Chissano, le vice-président des Seychelles, Vincent Meriton et l’ancien président français Nicolas Sarkozy. Ce dernier a d’ailleurs eu tout loisir de discuter avec ses voisins de table, Andry Rajoelina et Alpha Condé, la veille, dans le salon panoramique de l’hôtel Carlton, lors d’un dîner avec tous les présidents.

Appel à l’unité

Dans le stade, l’envoyé officiel de la France, le secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères Jean-Baptiste Lemoyne, se tenait avec les autres VIP, dans les gradins. La France était aussi représentée par le président Région de La Réunion, Didier Robert. En tout, 35 pays et organismes internationaux ont envoyé des représentants.

Prenant la parole après son investiture officielle, Andry Rajoelina a salué les trois ex-présidents présents et dit un mot en mémoire du président défunt, Albert Zafy. Il a félicité la Ceni pour « l’accomplissement de sa mission cruciale », et salué la « droiture et la neutralité » de la HCC. « Comme un bateau à voiles, le peuple malagasy vacille, tangue, mais jamais il ne sombre. Vous tous, je vous conduirai à bon port, le port du développement, de l’émergence et de la réussite. Nous allons rétablir la fierté nationale. »

Il a insisté sur ses engagements pour développer le pays. « On me surnomme TGV. Seul, je marche vite, mais ensemble nous irons loin. J’ai besoin de chaque force vive de la nation. (…) Le projet de la nouvelle ville sera la vitrine de l’océan Indien. Un projet symbolique qui sortira de terre cette année même. »

Andry Rajoelina a aussi rappelé le caractère particulier de l’endroit. L’enceinte de Mahamasina -littéralement, « qui rend sacré »- contient en effet une roche importante dans des croyances traditionnelles. Le premier président de Madagascar, Philibert Tsiranana, a proclamé l’indépendance sur cette même pierre, le 26 juin 1960. C’est aussi dans cette plaine de Mahamasina, avant la construction du stade, que fut couronné le roi Radama II en 1861.

Le futur gouvernement attendu pour le début de semaine

À l’issue d’un défilé et d’une revue militaire qui ont clôturé la cérémonie, les officiels se sont tous dirigés vers une imposante réception au palais présidentiel d’Iavoloha : un repas aux 2 200 invités. C’est là que, la veille, le président sortant Hery Rajaonarimampianina avait officiellement passé les pouvoirs à Andry Rajoelina, après s’être entretenu une quarantaine de minutes à huis clos avec lui. Immédiatement après la fin de la cérémonie, le staff de la présidence avait décroché le portrait de « Hery » du mur…

Dans l’après midi de ce samedi, le gouvernement Ntsay a démissionné. « Mais, comme cela se fait toujours à Madagascar, les ministres restent en place pour expédier les affaires courantes jusqu’à la nomination du nouveau gouvernement qui devrait tomber d’ici à mercredi prochain », explique à Jeune Afrique Lalatiana Rakotondrazafy, collaboratrice proche de Rajoelina et directrice générale de Free FM.

Après l’investiture, Jean-Baptiste Lemoyne et Didier Robert ont encouragé à « conforter » les liens entre la France et Madagascar. Quant à Marc Ravalomanana, après l’investiture, il a pris son temps pour rejoindre sa voiture, un sourire toujours accroché aux lèvres. Évoquant le déroulement pacifique des élections, il a déclaré : « Les autres chef d’État africains devraient prendre exemple sur Madagascar. »

Source : jeuneafrique.com

 

Benyamin Nétanyahou au Tchad : les enjeux d’une visite inédite

Benyamin Nétanyahou au Tchad : les enjeux d’une visite inéditeLe Monde Afrique - Promesse tenue. Après une visite sans précédent en Israël du président tchadien Idriss Déby, fin novembre 2018, Benyamin Nétanyahou avait promis de faire le déplacement à N’Djamena.

Ce sera chose faite dimanche 20 janvier. Outre l’échange de bons procédés, ce déplacement pourrait être l’occasion pour les deux pays de rétablir leurs relations diplomatiques, interrompues en 1972. Pays à majorité musulmane (55 %), le Tchad avait des contacts réguliers, en coulisses, avec l’Etat hébreu.

« Nos relations spéciales se sont poursuivies tout le temps », avait ainsi reconnu Idriss Déby lors de sa visite « historique » à Jérusalem. Le fait d’assumer une reconnaissance mutuelle pleine corroborerait par ailleurs le discours officiel israélien, selon lequel la question palestinienne est devenue secondaire aux yeux du monde.

Les deux autres pays de la région, avec lesquels Israël espère établir des relations similaires, sont le Mali et le Niger.

Développer la coopération sécuritaire


Cette visite du premier ministre israélien est directement gérée Meir Ben-Shabbat, le chef du Conseil de sécurité nationale, le ministère des affaires étrangères étant ainsi une nouvelle fois mis sur la touche dans une affaire sensible. La raison en est sans doute le soutien militaire apporté, en équipements, par l’Etat hébreu aux autorités tchadiennes. Celles-ci ont des soldats déployés sur plusieurs fronts : au nord contre une nouvelle rébellion à la frontière libyenne, au sud-ouest contre les insurgés islamistes nigérians de Boko Haram« ces derniers mois, la situation est redevenue alarmante », constate un officier tchadien de haut rang, impatient de voir prospérer cette nouvelle collaboration israélo-tchadienne.

« Nous avons déjà reçu du matériel et des conseillers israéliens, mais il fallait tenir cela secret. Maintenant, nous allons pouvoir traiter officiellement », précise cet officier. De bonne source, depuis au moins 2016, des discussions se sont tenues à l’ambassade du Tchad à Paris entre responsables des services de renseignements des deux pays, Mossad et Agence nationale de sécurité, afin de développer leur coopération sécuritaire.

En juillet 2016, M. Nétanyahou avait effectué une tournée inédite en Afrique de l’Est, visitant l’Ouganda, le Kenya, le Rwanda et l’Ethiopie. Le premier ministre développe la même stratégie sur le continent africain qu’au Moyen Orient, avec les pays du Golfe. Il essaie d’identifier les convergences d’intérêts, notamment sur le plan sécuritaire, et les menaces communes (terrorisme islamiste, expansion iranienne, etc.). Dans le cas du Tchad, Israël voit aussi l’intérêt de ce rapprochement dans sa quête d’un poste d’observateur au sein de l’Union africaine (UA). Le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, est un ancien premier ministre du Tchad.

Dans le domaine des relations internationales, même les adversaires de M. Nétanyahou reconnaissent son habilité et son expérience. Elles lui ont permis à la fois d’établir une proximité incomparable avec l’administration Trump, une relation soutenue avec Vladimir Poutine, ainsi que des échanges inédits avec la Chine et l’Inde. Dans le cadre de cette extension de la surface diplomatique israélienne, l’Afrique est un continent important. Il s’agit d’y exporter les technologies israéliennes, par exemple en agriculture (irrigation), ainsi que les équipements de surveillance et les armements. Mais l’objectif est aussi de briser l’alignement historique du continent en faveur des Palestiniens dans les grandes enceintes multilatérales, comme à l’Assemblée générale de l’ONU.

Multiplier les alliances


Benyamin Nétanyahou compte utiliser la politique étrangère comme un argument de campagne, alors que le pays se trouve à trois mois d’un scrutin national anticipé. Cet argument comptera dans la dernière ligne droite, en mars, lorsque les électeurs seront amenés à comparer le profil des principaux candidats au poste de premier ministre.

Prétendant à un cinquième mandat, M. Nétanyahou veut s’imposer comme un profil rassurant et familier, le seul doté de la carrure d’homme d’Etat. Deux rendez-vous devraient y contribuer. Il se rendra aux Etats-Unis fin mars pour participer à la conférence de l’Aipac, l’organisation pro-israélienne de droite. Il devrait aussi recevoir le président brésilien Jair Bolsonaro, à quelques jours du scrutin du 9 avril, en espérant que ce dernier annoncera le transfert de l’ambassade de son pays vers Jérusalem.

Après vingt-huit années à la tête du Tchad, Idriss Déby, lui, ne se soucie guère des problèmes de réélection. En revanche, s’il est une pièce centrale de la politique française au Sahel, le président tchadien a toujours pris soin de multiplier les alliances pour consolider son pouvoir. Quelques jours avant Benjamin Nétanyahou, Giuseppe Conte, le chef du gouvernement italien, était à N’Djamena.

Au sujet de la venue du premier ministre israélien, un général tchadien fait part d’une inquiétude rarement exprimée dans ce type de milieu : « La présidence a de plus en plus de mal à empêcher les critiques sur les réseaux sociaux, dit-il. Or, les Israéliens sont très bons dans les technologies qui permettent de contrôler Internet. Cette visite risque donc de diminuer encore la liberté d’expression au Tchad. »

Par Piotr Smolar et Cyril Bensimon
Source : Le Monde Afrique (France)

 

 

Algérie : l’élection présidentielle aura lieu le 18 avril 2019

Algérie : l’élection présidentielle aura lieu le 18 avril 2019 Jeune Afrique - Le président a convoqué le vendredi 18 janvier le corps électoral pour la tenue du scrutin présidentiel qui aura lieu le jeudi 18 avril prochain, a indiqué un communiqué de la présidence algérienne. Fin du suspense.

L’élection présidentielle aura finalement lieu le jeudi 18 avril 2019 en Algérie. « En application de l’article 136 de la loi organique relative au régime électoral, Monsieur Abdelaziz Bouteflika, président de la République a pris ce jour [le vendredi 18 janvier, ndlr], un décret présidentiel convoquant le corps électoral pour l’élection présidentielle qui se déroulera le jeudi 18 avril 2019 », précise le communiqué repris par l’agence officielle APS.

La veille, le gouvernement algérien avait commencé à préparer les esprits en expliquant que l’administration était prête pour l’organisation du scrutin présidentiel. « L’expérience de l’administration centrale ou locale la rend apte à fournir tous les moyens humains et matériels pour organiser cette élection lorsque le président de la République aura décidé de convoquer le corps électoral », affirmait le ministre de l’Intérieur au cours d’une conférence de presse.

La convocation du corps électoral va permettre de lancer officiellement la course à cette présidentielle si particulière. Selon la réglementation, les prétendants doivent déposer leurs dossiers de candidature au plus tard le 4 mars prochain devant le Conseil constitutionnel.

Fin aux rumeurs

L’annonce présidentielle met ainsi un terme aux spéculations sur la date de l’organisation de cette élection, et à celles faisant état du report de l’élection présidentielle pour laisser place à une période de transition.

Depuis plusieurs semaines, des rumeurs laissaient également entendre que le président algérien était tenté de soumettre un projet de révision constitutionnelle avant l’échéance présidentielle afin de créer un poste de vice-président.

Flou autour de la candidature de Bouteflika

Âgé de 81 ans, très malade, le chef de l’État apparaît peu en public mais entretient le silence sur ses intentions futures. Ses partisans et ses soutiens le prient de briguer un cinquième mandat, en dépit de son état de santé, au nom de la continuité et de la stabilité.

Les partis de l’opposition ont déjà dénoncé à maintes reprises l’idée que Bouteflika puisse se représenter en avril prochain au motif que son état de santé ne lui permet ni de faire une campagne électorale ni d’assumer pleinement ses fonctions. Sauf surprise, le président sortant ne devrait pas rompre le silence sur son avenir avant courant février.

Lors de l’élection présidentielle de 2014, Abdelaziz Bouteflika avait attendu le 22 février pour annoncer sa candidature pour un quatrième mandat.

Source : jeuneafrique.com

 

Le Niger lance une nouvelle force contre le terrorisme et le crime

Le Niger lance une nouvelle force contre le terrorisme et le crimeUne nouvelle cellule « Groupe d’action rapide de surveillance et d’intervention (GARSI) », a été lancé mercredi, sous la présidence du ministre nigérien de la Défense Kalla Moutari à Niamey, dans le but de contribuer à la lutte contre le terrorisme et le crime, rapportent des médias locaux.

Selon M. Moutari, la création de ce groupe a été décidée par les ministres de la Défense et de la Sécurité des pays du G5 Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad et Mauritanie) lors d’une réunion tenue il y a près de trois ans à N’Djamena.

Le GARSI, composé d’officiers, de sous-officiers et d’hommes de troupe de la gendarmerie nationale, “interviendra dans le cadre de la défense opérationnelle du territoire, la lutte contre la criminalité organisée et autres situations d’insécurité”, selon le haut commandant de la gendarmerie nationale, le colonel Salifou Wakasso.

L’unité est équipée par l’UE en matériel, à savoir “de blindés, de pickups Toyota, de motos, de camions-citernes, d’une ambulance, de cuisinières mobiles, de tentes et de drones, tout ce qu’il faut pour une unité de combat avec une grande autonomie”, a indiqué le colonel Wakasso.

Le ministre Moutari a remercié l’UE pour cet appui multiforme, avant de les assurer de faire bon usage du matériel mis à leur disposition. Le Niger subit dans certaines de ces régions frontalières les exactions d’organisations terroristes sur trois fronts très actifs.

Ces organisations comprennent les groupes armés et autres bandits qui contrôlent le Sud de la Libye depuis le renversement en 2011 du gouvernement de Mouammar Kadhafi, des groupes terroristes proches d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), d’Ansar Dine et d’autres mouvements basés dans le Nord du Mali, ainsi que le groupe terroriste Boko Haram logé au Nigeria depuis 2009 et qui sème la terreur dans la région de Diffa (extrême Sud-Est).

Source : African Daily Voice (ADV)

 

L’accord agricole entre le Maroc et l’Union européenne validé par le Parlement européen

Les diplomates marocains se réjouissent de l'adoption par les députés européens de l'accord agricole qui mentionne les produits issus du Sahara. Malgré un score confortable, la bataille n'a pas été facile et n'est pas forcément close.

« Quelle belle victoire », lâche Ahmed Réda Chami, ambassadeur du Maroc auprès de l’Union européenne. Ce 16 janvier dans l’après-midi, en séance plénière au Parlement européen à Strasbourg, l’échange de Lettres concernant l’accord agricole entre le Maroc et l’Union européenne (UE) a été adopté par 444 voix contre 167 et 68 abstentions.

Pour Rabat, l’enjeu était de taille : il s’agissait de faire reconnaître sa capacité à négocier et signer un accord concernant le Sahara occidental. Le texte, en effet, élargit les préférences tarifaires aux produits issus de cette région, toujours contestée. Le ton du communiqué du ministère marocain des Affaires étrangères est donc celui de la satisfaction.

« Ce qu’il faut dire, c’est que ça n’a pas été de tout repos », souligne le diplomate, qui souligne que pendant deux ans, différents acteurs marocains ont été mobilisés pour pousser à l’adoption de l’accord. « Les élus marocains de gauche par exemple, ont pris langue avec des députés européens de leur sensibilité. » La gauche européenne est réputée pour être plus favorable à l’argumentaire indépendantiste.

Lobbying

En décembre 2016, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), suite à une plainte déposée par le Front Polisario, avait décidé que l’accord de libre-échange de 2012 entre l’UE et le Maroc ne s’appliquait pas au Sahara occidental. Depuis, Rabat fait du lobbying pour défendre sa position. En Europe, le Maroc pouvait compter sur des députés qui soutiennent que « les nouveaux tarifs douaniers bénéficieraient de façon significative aux populations locales », contre le point de vue du Polisario et de ses soutiens, qui dénoncent un « accord illégal ».

Du côté des eurodéputés proches du Maroc, on se félicite aussi : « Grâce aux préférences tarifaires accordées par l’Europe, ce sont 7,7 milliards d’euros économisés par les populations du Sahara au profit de l’économie et de l’emploi. Voilà la réalité concrète de cet accord commercial », écrit ainsi en ligne le Français Gilles Pargneaux.

Preuve que le sujet est sensible, la rapporteuse du Parlement européen sur la question et membre de la Commission du commerce international, la Française Patricia Lalonde, démissionne en décembre 2018 de ce poste. Favorable à l’élargissement des préférences tarifaires aux produits issus du Sahara, elle est aussi membre d’EuroMedA, une fondation qui se défend d’être un groupe de pression, mais travaille activement à défendre la position marocaine sur le dossier.

En face, on retrouve notamment Western Sahara Resource Watch (WSRW), enregistré comme groupe de lobbying à Bruxelles. Cette association a condamné le vote du 16 janvier. Deux jours auparavant, des députés européens, notamment de la gauche écologiste, essayaient encore d’imposer des débats sur l’accord, rencontrant l’hostilité d’élus de la droite.

L’accord de pêche à valider

Les fonctionnaires marocains n’ont pas pour autant terminé de batailler : la députée européenne qui a succédé à Patricia Lalonde comme rapporteuse du Parlement européen concernant la résolution sur l’accord, la Hollandaise Marietjes Schaake, a annoncé en ligne ce 16 janvier : « Afin de m’assurer que l’accord respecte les critères de la Cour européenne de Justice (…) je voterai en faveur de la résolution présentée par un groupe (…) de députés afin de demander de nouveau un avis à la Cour… »

Il est fort probable que les députés européens votent à la mi-février à propos de l’accord de pêche entre l’UE et le Maroc. En février 2018, suite à la demande d’un groupe favorable au Front Polisario, Western Sahara Campaign, la CJUE avait estimé que cet accord n’était « pas applicable au Sahara occidental ».

Source : jeuneafrique.com

 

Au Gabon, le gouvernement annonce que les mutins ont été arrêtés

mediaSelon le ministre de la Communication Guy-Bertrand Mapangou, porte-parole du gouvernement, les mutins ont été arrêtés par les unités du GIGN gabonais. La situation est sous contrôle et l'ordre sera complètement rétabli dans deux ou trois heures, affirme-t-il.

Source : RFI

 

Gabon : des militaires s’emparent de la radio d’Etat

Gabon : des militaires s’emparent de la radio d’Etat Des militaires gabonais se sont emparés de la radio nationale, lundi 7 janvier au matin, à Libreville. Aux environs de 6 h 30, ils ont lu un communiqué appelant le peuple gabonais à se « lever » et annonçant la prochaine mise en place d’un « conseil national de restauration » en l’absence du président, Ali Bongo, en convalescence au Maroc.

Des coups de feu ont été entendus au même moment par l’Agence France-Presse (AFP) autour de la Radio-Télévision gabonaise (RTG), sur le boulevard Triomphal, dans le centre de Libreville. Des blindés des forces de sécurité gabonaises bloquaient à 7 heures l’accès à ce boulevard, a constaté un correspondant.

Le message a été lu par un militaire se présentant comme commandant-adjoint de la garde républicaine, et se disant président d’un Mouvement patriotique des jeunes des forces de défense et de sécurité du Gabon (MPJFDS).

Dans le cadre d’une « opération dignité », ce militaire appelle le peuple gabonais – et notamment la jeunesse – à « prendre le contrôle de la rue ». « L’heure a sonné, il est temps de prendre votre destin en main, dit-il. Le 7 janvier 2019 est la victoire du peuple gabonais soutenu par son armée. » Il appelle également les militaires à prendre le contrôle des moyens de transport, réserves de munitions, casernes ou encore aéroports.

Le militaire annonce par ailleurs la création d’un « conseil national de restauration » pour « assurer la continuité de l’Etat » et « garantir une transition démocratique du pouvoir ». Pour cela, il demande à certaines personnalités de se rendre à l’Assemblée nationale.

« Spectacle désolant »

Le 24 octobre, alors qu’il se trouvait en Arabie saoudite, le président, Ali Bongo, victime d’un accident vasculaire cérébral, a été hospitalisé à Riyad où il a été soigné pendant plus d’un mois avant d’être transféré à Rabat, au Maroc, où il se trouve toujours. Depuis deux mois, la communication officielle a été rare et partielle quant à la santé du chef de l’Etat, alimentant les rumeurs les plus folles sur les réseaux sociaux.

Le 31 décembre, le président a pris la parole pour la première fois depuis son hospitalisation. Cette allocution, peu fluide, a « renforcé les doutes sur [la] capacité [du président Bongo] à assumer les charges liées à la fonction de président de la République », estime le MPJFDS dans son message à la radio. Un « spectacle désolant », perçu comme une « honte pour notre pays, qui a perdu sa dignité ».

La vacance du pouvoir n’a pas été déclarée au Gabon en l’absence du chef de l’Etat. La Cour constitutionnelle a transféré en partie des pouvoirs du président au premier ministre et au vice-président.

Riche principalement de son pétrole et de sa forêt, le Gabon traverse depuis 2015 une période économique difficile qui a été aggravée par la baisse des prix du brut et s’est traduite par du chômage et des grèves à répétition. Plusieurs entreprises tournent au ralenti ou ont mis la clé sous la porte.

Source : Le Monde (France)

 

 

Soudan: les manifestations se poursuivent et la répression s’intensifie

Au Soudan, c’est une nouvelle journée de manifestation qui s’est dessinée en fin de semaine. L’Association soudanaise des professionnels avait appelé à de gros rassemblements, après la prière du vendredi. Les forces de l’ordre se sont déployées en force pour empêcher tout regroupement et la police anti-émeutes a fait usage des gaz lacrymogènes. Joint par RFI, Mohamed Naji, journaliste soudanais, souligne que la répression s’est intensifiée, ces derniers jours.

Suite à l’appel de l’Association soudanaise des professionnels – qui regroupe plusieurs syndicats professionnels - à des rassemblements, après la prière du vendredi, le 4 janvier, les forces de l’ordre se sont déployées, en force, autour des principales places de Khartoum et dans la ville de Oumdourman pour empêcher tout regroupement.

A Oumdourman, des heurts ont éclaté. La police anti-émeutes a lancé des gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants qui sortaient de la mosquée et qui scandaient « Liberté, paix, justice ». La veille, jeudi, le Service national du renseignement et de la sécurité avait procédé à de nombreuses arrestations, notamment de deux éditorialistes de renom, Fais al-Saleh et Korachi Awad.

Joint par RFI, le journaliste soudanais Mohamed Naji a fait état de très nombreuses arrestations. « Une vague d’arrestations qui, cette fois, visait essentiellement les journalistes, connus pour être critiques à l’égard du régime, mais aussi des activistes de la société civile. Plusieurs personnes nous ont dit, par ailleurs, que les services de sécurité cherchaient activement un certain nombre de dirigeants politiques qui sont maintenant entrés dans la clandestinité », dénonce t-il.

« Il s’agit surtout de chercher à éteindre les foyers dans son vif. Le régime en général et les forces de sécurité ont réussi, jusqu’à présent, à 'mater' les manifestations, je veux dire à les contenir et à les disperser. On ne veut donc pas permettre à la rue de se développer au point où les services de sécurité et de police ne soient plus en mesure de contenir la situation. C’est donc alarmant pour le régime. Les gens en ont ras-le-bol. Ils n’ont plus peur du régime. Ils sortent tous les jours et font des manifestations. Cette fois, par conséquent, l’oppression ne marche plus. C’est pour ça que c’est assez alarmant », a ajouté Mohamed Naji.

Ces manifestations, au Soudan, ont commencé, il y a une quinzaine de jours. Initialement organisées pour protester contre la hausse du prix du pain, elles se sont rapidement transformées en marches anti-régime.

Source : RFI

 

Le ministre chinois des Affaires étrangères en visite en Éthiopie, au Burkina Faso, en Gambie et au Sénégal

Au premier jour de sa tournée africaine, Wang Yi a défendu en Éthiopie les investissements chinois sur le continent, relativisant les risques de sur-endettement. Burkina Faso, Sénégal et Gambie constituent la suite de son programme.

Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a relativisé les inquiétudes liées à la dette de l’Afrique à l’égard de la Chine, à son arrivée le 3 janvier en Éthiopie, première étape d’une tournée dans quatre pays africains.

« De manière générale, la dette en Afrique est une problématique qui dure depuis longtemps et est un produit de l’histoire, a-t-il estimé. Elle n’est pas apparue aujourd’hui, et elle encore moins provoquée par la Chine. »

« Nous savons qu’en termes de financement, certains pays africains ont rencontré des difficultés », a reconnu lors d’une conférence de presse à Addis-Abeba le chef de la diplomatie chinoise, qui s’est rendu ensuite au Burkina Faso le 4 janvier, avant la Gambie et le Sénégal.

La Chine est le principal bailleur bilatéral pour les infrastructures en Afrique, pour un total excédant les financements combinés de la Banque africaine de développement (BAD), de l’Union européenne, de la Société financière internationale (IFC), de la Banque mondiale et du G8.

Soutenir les pays africains quand ils en ont besoin

« La Chine y attache beaucoup d’importance, en tant qu’amie et sœur de l’Afrique. Nous sommes toujours prêts à faire un geste quand les pays africains en ont besoin », a-t-il ajouté.

Lors de sa rencontre avec le président de la Commission de l’Union africaine Moussa Faki Mahamat, Wang Yi a annoncé un soutien de 63,9 millions d’euros à la force conjointe du G5 Sahel, 70,3 millions d’euros pour le dépôt militaire de Douala au Cameroun, et 1 million d’euros pour la mission de l’Union africaine en Somalie, rapporte l’agence turque Anadolu Agency.

L’investissement étranger chinois en Afrique subsaharienne s’est élevé à 298 milliards de dollars entre 2005 et 2018, selon le think tank américain American Enterprise Institute (AEI), considéré conservateur.

La Chine continuera à être le partenaire stratégique de l’Éthiopie

Wang Yi et son homologue éthiopien, Workneh Gebeyehu, se sont félicités des liens étroits unissant leurs deux pays et ont écarté toute idée d’un refroidissement de leurs relations depuis l’arrivée au pouvoir en avril 2018 du Premier ministre réformateur éthiopien, Abiy Ahmed.

« Nous pensons que le processus de réformes en Éthiopie renforcera encore plus nos liens avec la Chine », a déclaré le ministre éthiopien des Affaires étrangères. « La Chine continuera à être le partenaire stratégique de l’Éthiopie. »

Poursuite de la visite au Burkina Faso et au Sénégal

Le chef de la diplomatie chinoise s’est ensuite rendu au Burkina le 4 janvier, où il a rencontré le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry, et doit s’entretenir avec le président de la République, Roch Marc Christian Kaboré.

Le 26 mai 2018, le Burkina Faso, l’un des deux derniers pays du continent, avec le Swaziland, qui reconnaissait encore Taïwan, a cédé à l’offensive de la Chine continentale. Le pays s’était assuré au préalable que la Chine reprendrait à son compte les dix-sept projets d’envergure dans lesquels Taïwan intervenait, dans des secteurs tels que l’agriculture, l’éducation ou la santé.

Wang Yi doit ensuite s’envoler pour le Sénégal et la Gambie. Revenu de la conférence de Pékin début septembre 2018 avec l’organisation du prochain Focac, Macky Sall avait reçu le président chinois Xi Jiping à Dakar en juillet. Un entretien est prévu avec Sidiki Kaba, le chef de la diplomatie sénégalaise.

Source : jeuneafrique.com

 

Maghreb : L’Algérie aussi met le cap vers la CEDEAO

Maghreb : L’Algérie aussi met le cap vers la CEDEAOParalysée par le différend du Sahara, l’Union du Maghreb n’a jamais réellement réussi à séduire ses membres. L’Algérie est la dernière à manifester un intérêt pour la CEDEAO. Les pays du Maghreb font les yeux doux à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest.

Après le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie, c’est au tour de l’Algérie de frapper à la porte de la CEDEAO. C’est du moins ce qu’a annoncé jeudi 27 décembre le ministre algérien du Commerce, Said Djellab, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture d’une foire commerciale à Alger.

«Nous allons négocier sur un accord commercial préférentiel avec la Communauté économique des pays de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) permettant la facilitation d'accès des produits algériens à cette zone qui représente un marché de 300 millions de consommateurs», rapporte l’agence APS.

Le responsable gouvernemental du voisin de l’Est n’a pas pour autant donné une date précise pour le début de ces «négociations» entre les deux parties. Et il en est de même pour la nature précise de l’«accord».

Le Maghreb n’a jamais séduit

L’annonce du ministre Said Djellab ne devrait guère surprendre, d’autant qu’elle s’inscrit dans le cadre d’une politique algérienne visant à marquer sa présence sur le marché économique africain. Une politique lancée depuis quelques mois via une offensive sur la Mauritanie.

Un autre pays qui a déjà mis le cap sur la CEDEAO. Le 19 décembre, les parlementaires mauritaniens ont adopté l'accord, signé le 5 mai 2017, portant sur l’établissement d’un partenariat entre la Mauritanie et le bloc Ouest-africain.

La Tunisie lorgne également le même objectif. En novembre 2017, la Communauté lui a accordé le statut d’observateur. Ce qui lui ouvre la voie à prendre part aux réunions de l’organisation. Une première étape qui donne au gouvernement des raisons d’espérer une prochaine intégration complète.

Contrairement à Rabat, Tunis a une expérience avec le processus d’adhésion aux groupes économiques continentaux. La Tunisie a en effet intégré le Marché commun de l'Afrique orientale et australe, sous son acronyme anglais Comesa, couronnant avec succès plus de deux années de négociations, ponctuées de quelques rebondissements. Le 18 juillet 2018, la Tunisie a été officiellement proclamée le 20e membre de la COMESA.

Si les Etats de l’UMA ont décidé de mettre le cap sur la CEDEAO ou la COMESA, c’est justement parce que le Maghreb ne séduit plus. Le marché, en principe, riche de presque 100 millions de consommateurs est pris en otage par le conflit du Sahara occidental entre les deux frères ennemis : le Maroc et l’Algérie.

Source : Yabiladi (Maroc)

 

 

RDC : le gouvernement demande le départ sous 48 heures de l’ambassadeur de l’Union européenne

Le ministre congolais des Affaires étrangères, Léonard She Okitundu, a donné 48 heures à l’Union européenne pour rappeler son ambassadeur à Kinshasa. Cette « mesure de rétorsion » intervient suite au renouvellement des sanctions de l’UE contre Kinshasa, le 10 décembre.

Le Belge Bart Ouvry va devoir faire ses valises en catastrophe. Le gouvernement congolais a en effet donné 48 heures à l’Union européenne (UE) pour rappeler son ambassadeur à Kinshasa.

Cette « mesure de rétorsion » a été annoncée à Kinshasa, jeudi 27 décembre, par le ministre des Affaires étrangère, Léonard She Okitundu – trois jours avant les élections cruciales censées se tenir le 30 décembre. Sa déclaration a été lue devant les ambassadeurs accrédités à Kinshasa et devant la presse.

Expulsion déguisée

Il l’a justifiée par le « principe de réciprocité », suite au renouvellement pour un an, le 10 décembre, des sanctions individuelles de l’UE contre plusieurs dignitaires du régime de Kinshasa, dont Emmanuel Ramazani Shadary, le candidat de la majorité présidentielle.

« C’est une manière diplomatique de dire qu’on l’expulse », souffle une source officielle congolaise.

Nous avons déjà été trop patients

« J’ai prévenu le Conseil de l’UE, il y a trois semaines, qu’il fallait qu’ils retirent leurs sanctions avant les élections, a expliqué Léonard She Okitundu à Jeune Afrique. Mais les Européens ont fait ce qu’ils appellent une “reconduction technique”, promettant de réexaminer le dossier après les élections. Pour nous, ce réexamen est un non-événement. Nous avons déjà été trop patients ».

Ingérence

Dans sa déclaration, le ministre congolais des Affaires étrangères a par ailleurs estimé que cette mesure sanctionnait « le comportement répréhensible de l’intéressé ». « Il faisait preuve d’activisme aux côtés de l’opposition et de la société civile, en particulier l’Église catholique, ce qui représentait une ingérence », explique à JA Barnabé Kikaya bin Karubi, le conseiller diplomatique du président Joseph Kabila.

Léonard She Okitundu a par ailleurs indiqué que de nouvelles mesures de rétorsion vis-à-vis de l’UE seraient annoncées « au fur et à mesure ».

Source : jeuneafrique.com

 

Madagascar: Rajoelina élu président selon les résultats officiels provisoires

A Madagascar, les résultats officiels provisoires publiés par la Commission électorale nationale indépendante donnent Andry Rajoelina gagnant de l'élection présidentielle du 19 décembre. L'ancien président de la Transition est arrivé en tête avec 55,66 % des voix. Son adversaire Marc Ravalomanana obtient 44,34 % des suffrages. Andry Rajoelina, 44 ans, est bien connu des Malgaches, puisqu'il a déjà été maire de la capitale en 2007 et a dirigé le pays pendant 5 ans, de 2009 à 2013.

Passer de président non élu à chef de l'Etat choisi par les Malgaches voilà le pari réussi pour Andry Rajoelina. Surnommé « Zandry Kely » (« le petit gars ») par ses sympathisants ou encore « TGV » pour son côté fonceur, il prend la tête du pays à seulement 34 ans, en 2009. Fils de colonel, il est le meneur des manifestations qui poussent Marc Ravalomanana, alors président de la République, à la démission. Une prise de pouvoir, soutenue par les militaires, qualifiée de coup d'Etat par la communauté internationale. Un terme que le principal intéressé a toujours réfuté depuis son retour sur la scène médiatique il y a près d'un an.

« Nous pouvons rétablir une vérité, a-t-il déclaré. Tout le monde connaît la définition du mot "putschiste". C'est quelqu'un qui prend le pouvoir en utilisant des armes et l'armée. Ce n'est pas ce qui s'est passé. Je ne suis pas un putschiste, Andry Rajoelina est un révolutionnaire et un patriote ».

Empêché de se présenter en 2013

Avant d'entrer en politique, ce patron de sociétés publicitaires était aussi connu comme organisateur de soirées. Critiqué pour son inexpérience pendant ses 5 ans à la tête de la Haute Autorité de la Transition, il s'est efforcé pendant sa campagne électorale de convaincre les Malgaches qu'il était « prêt à sauver le pays ». « Je n'étais pas prêt en 2009. Mais le Andry Rajoelina de 2018, ce n'est pas le Andry Rajoelina de 2009. J'ai surmonté des épreuves. J'ai changé. Je me suis préparé et je suis prêt maintenant ! »

Une revanche pour celui qui n'avait pas été autorisé à se présenter à la présidentielle de 2013 et avait alors soutenu le président sortant, Hery Rajoanarimampianina.

La Haute Cour constitutionnelle a maintenant neuf jours pour proclamer les résultats définitifs.

Source : RFI

 

 

La CENI de la Mauritanie à l’école de la Cour du Bénin

La CENI de la Mauritanie à l’école de la Cour du BéninMercredi 26 décembre 2018, Joseph Djogbénou a reçu en audience dans son cabinet, une délégation de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) de la Mauritanie présidée par Abderrahmane Abeid.

Cet échange a permis au président de la CENI d’être éclairé sur le rôle que joue la cour constitutionnelle dans les élections au Bénin. La commission électorale nationale indépendante de la Mauritanie s’est fait représenter par une délégation présidée par Abderrahmane Abeid au cabinet du professeur Joseph Djogbenou.

A l’occasion de cette audience, ces deux grandes personnalités se sont échangés dans un premier temps sur la préparation des élections, ensuite, sur la partition de la haute juridiction dans le processus électoral pour en finir avec le partage des expériences en la matière.

En effet, la justice béninoise représente un exemple à suivre pour la CENI mauritanienne qui de par sa visite au Bénin depuis quelques jours, veut s’enquérir de l’expérience béninoise pour la gestion des élections afin de lui emboîter les pas.

A cet effet, dans son objectif de coopérer avec la commission électorale nationale autonome( Cena ), elle a été conduit au cabinet de Joseph Djogbénou ; président de la cour constitutionnelle par le représentant de la CENA Abou Adam Soulé Boukari qui précise que la législation béninoise met en jeu plusieurs acteurs dans le processus électoral pour pouvoir mieux synchroniser les actions pour une élection crédible et transparente.

Selon la Nation, le professeur Djogbénou a conclu l’échange tout en insistant qu’une élection bien réussi dépend de sa bonne préparation.

Notons qu’après cette audience et divers échanges, Abderrahmane Abeid, président de la CENI mauritanienne, très satisfait et ému s’est réjoui de la richesse de ces connaissances et savoirs qu’il a acquit « C’est une rencontre riche en enseignements. Cela nous permet de mieux affronter nos défis » a-t-il laissé entendre, a rapporté le journal la Nation.

Source : Le Mag Afrik

 

 

Législatives au Togo : un scrutin calme, malgré le boycott de l’opposition

Face aux appels au boycott de l’opposition togolaise et d’une partie de la société civile, le gouvernement a réussi le pari de la tenue effective et sans violence des élections législatives le 20 décembre.

C’est sous une forte présence des forces de sécurité et de défense, déployées dans les villes togolaises, que les électeurs ont voté le 20 décembre pour les élections législatives. Dans les quartiers acquis à la cause du parti au pouvoir – l’Union pour la République (Unir) –, les Togolais ont pris d’assaut les bureaux de vote dès l’ouverture, à 7 heures.

« Voter est un devoir citoyen », a déclaré avec satisfaction un Togolais du quartier de Doumassessé, à Lomé. « Qu’est-ce que ça va changer de boycotter les élections ? Votons et passons à autre chose », confiait de son côté une jeune femme dans le bureau de vote voisin.

Boycott de l’opposition

En revanche, dans les fiefs de l’opposition, de nombreux bureaux de vote étaient déserts. « Ils arrivent mais au compte-gouttes », a précisé un responsable de bureau de vote à Agoè.

Dans le centre du pays, à Sokodé, la ville natale d’un cacique de l’opposition, Tikpi Atchadam, l’affluence a été globalement faible mais « les gens votent normalement », a souligné un représentant de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).

« Je reste chez moi par respect de l’appel au boycott lancé par l’opposition. Cette élection est truquée d’avance », a dénoncé un citoyen de Bé, le fief de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), un parti de l’opposition.

Un scrutin calme

Une faible affluence liée à la crainte de violences ou de représailles des partisans de l’opposition ? Difficile de le savoir. Quelques jours avant le scrutin, deux personnes sont mortes et de nombreux blessés ont été enregistrés dans des manifestations, notamment à Sokodé,

Le scrutin s’est déroulé en grande majorité dans le calme, et aucune tentative visant à empêcher des électeurs de voter, comme cela était redouté, n’a été signalée. De nombreux électeurs se sont néanmoins plaints de difficultés pour retrouver leurs noms sur les listes et de la lenteur dans le processus du vote.

Victoire assurée du camp présidentiel ?

À la veille du scrutin, le ministre de la Sécurité, le général Yark Damehane, avait prévenu ceux qui seraient tentés d’ « empêcher les élections ». La coalition des 14 partis de l’opposition ayant boycotté le scrutin avait notamment appelé à la « mobilisation générale » contre ce « énième hold-up électoral » dans une publication sur les réseaux sociaux.

En l’absence de la coalition de l’opposition, le camp présidentiel est assuré de remporter les législatives voire d’obtenir les 4/5 des sièges (73 députés sur 91 contre 62 actuellement) ; ce qui lui ouvrirait la voie pour opérer la révision constitutionnelle au Parlement et, ainsi, faire passer tout seul les réformes institutionnelles dont l’enjeu principal est la participation du président Faure Gnassingbé à la présidentielle de 2020 voire de 2025.

De même, ce scrutin pourrait permettre à l’opposition modérée de gagner quelques sièges au Parlement et d’accroître sa voix au chapitre, même si la légitimité du futur Parlement devrait être remise en cause.

Quant à la coalition des 14 partis de l’opposition, elle a manifestement perdu deux batailles majeures : ses nombreuses marches n’ont pu empêcher la tenue effective des législatives et son boycott le prive d’avoir des députés pour peser désormais sur les débats au Parlement, voire sur le sens des réformes constitutionnelles.

Source : Jeunefrique.com

 

Le ministre sénégalais des pêches et de l’économie maritime à Nouakchott

Le ministre sénégalais des pêches et de l’économie maritime à Nouakchott Le ministre sénégalais des pêches et de l’économie maritime, M. Oumar Gueye, est arrivé lundi soir à Nouakchott, dans le cadre d’une visite de deux jours dans notre pays.

Cette visite s’inscrit dans le cadre des rencontres bilatérales qu’échangent les ministres des pêches des deux pays qui sont liés par un protocole d’accord depuis quelques années.

Le ministre sénégalais a été accueilli à l’aéroport international de Nouakchott Oumtounsy par le ministre des pêches et de l’économie maritime, M. Yahya Ould Abd Dayem.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Elections en RDC: Kabila quitte la scène mais reste en coulisses

Elections en RDC: Kabila quitte la scène mais reste en coulissesA 47 ans, le président congolais Joseph Kabila est loin de songer à une retraite politique s'il devient le premier "ex-président" à avoir quitté le pouvoir par les urnes en République démocratique du Congo.

"En tout cas, je ne songe pas à aller en vacances aux Bahamas, ni même en Espagne, à Dubaï ou ailleurs", a lancé M. Kabila au quotidien belge Le Soir avant les élections prévues le 23 décembre. Tous ses prédécesseurs ont été tués ou renversés, à commencer par son père Laurent-Désiré, qu'il a remplacé après son assassinat du 16 janvier 2001.

Que va faire celui qui est encore le plus jeune chef d’État africain si la RDC réussit son pari: une première transmission pacifique du pouvoir ? "Blague à part, je resterai certainement dans mon pays, où je vais m’occuper de beaucoup de choses", avait-il ajouté devant la journaliste du Soir.

"Dans la vie comme en politique, je n'exclus rien", a-t-il ajouté devant des médias britanniques et américains, à qui il a suggéré d'attendre jusqu'en 2023 la réponse sur son avenir politique.

La date n'est pas choisie au hasard. Si les élections se déroulent comme prévu, le successeur de M. Kabila sera élu pour un mandat de cinq ans, jusqu'en 2023, selon la Constitution.

La Loi fondamentale prévoit "un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois". Avec deux ans de retard, M. Kabila a choisi en août de ne pas briguer par la force un troisième mandat consécutif.

M. Kabila a désigné in extremis un "dauphin", l'ex-ministre de l'Intérieur Emmanuel Ramazani Shadary, qui a évidemment pour mission de remporter l'élection présidentielle de 2018.

Le président congolais a déjà préparé son avenir matériel et politique. "Je vais aussi m’occuper de mes fermes", a-t-il avancé au Soir, référence à ses propriétés rurales de Kingakati près de Kinshasa ou dans le Katanga.

- Haute main sur l'armée -

Une enquête de l'agence Bloomberg en décembre 2016 avait avancé que lui et sa famille s'étaient constitués "un réseau de +business+ qui s'étend à tous les recoins de l'économie congolaise".
D'un point de vue politique, la Constitution garantit à l'ancien président de la République un poste de sénateur à vie.

De plus, le président Kabila a pris soin de constituer une coalition politique des cadres de sa majorité, le Front commun pour le Congo (FCC). M. Kabila reste "l'autorité morale" du FCC selon l'expression consacrée en RDC.

Par ailleurs, l'actuel président garde la haute main sur l'armée et l'appareil sécuritaire, les pivots de l’État congolais.

A la veille de désigner son "dauphin" le 8 août, M. Kabila était apparu sur les ondes de la chaîne d’État RTNC pour installer un nouvel état-major, avec à sa tête le général Célestin Mbala.
M. Kabila a aussi promu au poste d'inspecteur général des armées John Numbi, soupçonné d'être responsable de la mort du militant des droits de l'Homme Floribert Chebeya et de son chauffeur.

John Numbi fait partie des 14 personnalités congolaises sanctionnées par l'Union européenne pour "violations des droits de l'Homme".

"Moi, je fais pleinement confiance à tous ceux qui ont été sanctionnés, et surtout les officiers"
, a lancé M. Kabila au Soir, en dénonçant ces sanctions.

Parmi les 14 sanctionnés, figurent deux autres fidèles du président Kabila, qui occupent deux postes ultra-stratégiques dans l'appareil sécuritaire: les patrons des renseignements intérieurs et militaires.

Une source de la présidence explique en substance: Kabila va continuer à contrôler la sécurité et le jeu politique. Le président élu gérera les affaires courantes et l'économie.

Encore faut-il que les conditions politiques permettent à M. Kabila de vraiment quitter le pouvoir. La période s'annonce très agitée entre le jour des élections, la proclamation des résultats prévue le 30 décembre, les recours très probables devant la Cour constitutionnelle, et la "prestation de serment" du nouveau président élu annoncée pour le 12 janvier 2019.

"Le président de la République reste en fonction jusqu'à l'installation effective du nouveau président élu", rappelle opportunément la Constitution.

Source : Romandie News

 

 

Le patron des entrepreneurs marocains demande la suppression du visa entre la Mauritanie et le Maroc

Le patron des entrepreneurs marocains demande la suppression du visa entre la Mauritanie et le MarocLe patron des entrepreneurs marocains demande la suppression du visa entre la Mauritanie et le Maroc.

Le président de l’union générale des entrepreneurs marocains, Salah Eddine Mezouar a appelé lundi 17 Décembre à la suppression du visa entre la Mauritanie et le Maroc, qui demeure, selon lui, un obstacle devant les échanges commerciaux entre les deux pays, unis par des relations ancestrales et qui partagent un destin commun.

Intervenant à l’ouverture du forum économique mauritano-marocain, Mizwar a dit que la question du visa est actuellement sur la table des responsables politiques, ajoutant qu’ils œuvrent au niveau du forum à renforcer l’action commune.

Mizwar a insisté sur la nécessité de traduire le rapprochement entre les deux pays à travers un ensemble de décisions et de profiter du climat actuel pour impulser le processus et le mettre sur les meilleures voies.

Il a réaffirmé la profondeur des relations entre la Mauritanie et le Maroc ajoutant que ce qui les unit est beaucoup plus important que ce qui les divise.

Le président de l’union générale des entrepreneurs marocains, a dit que ce forum est le premier du genre dans sa dimension et qu’il doit consacrer une impulsion des relations entre les deux pays, dans les domaines de l’investissement et la mise sur place des règles des prestations communes.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

 

Depuis 40 ans, le Maroc et l’Algérie évitent la guerre (Ould Abdallah, ancien ministre mauritanien)

Depuis 40 ans, le Maroc et l’Algérie évitent la guerre (ancien ministre mauritanien)Le Maroc et l’Algérie ont montré depuis 40 ans un leadership extrêmement responsable qui a évité la guerre entre eux et j’espère que ça va continuer jusqu’à un règlement satisfaisant pour tout le monde de la question du Sahara, a déclaré vendredi l’ancien ministre des affaires étrangères mauritanien, Ahmedou Ould Abdallah.

Se prononçant sur l’invitation au dialogue du Maroc à l’Algérie lancé par le roi Mohammed VI, Ould Abdallah a précisé, en marge de la 7e édition de la conférence internationale Atlantic Dialogues, qui se tient à Marrakech du 13 au 15 décembre, qu’"une main tendue est toujours très bonne chose. Dans le contexte actuel de notre conférence, ici, où nous sommes préoccupés par les questions internationales comme l’OTAN, le commerce internationale… le fait de mentionner les relations Algérie-Maroc est extrêmement important".

« Parce que nous discutons aujourd’hui de la paix, dans la région, en Afrique et dans le monde, il est tout à fait intéressant et important que la paix commence d’abord à la maison. Donc, entre les pays du Maghreb et entre les maghrébins et les pays de la zone sahélienne » a-t-il ajouté.

Selon l’ancien chef de la diplomatie de la Mauritanie et directeur du think tank C4S, « il est très important de noter que, contrairement à d’autres pays, les relations entre le Maroc et l’Algérie, sur le plan par exemple aérien, humain et de la représentation diplomatique, elles ne sont pas rompues. Au contraire, elles se développent. On peut souhaiter mieux… l’ouverture des frontières et, en particulier, les échanges entre personnes et entre produits ».

« Je ne veux tourner trop autour du pot. Il y a la question du Sahara qui est un problème complexe. Les deux pays ont montré depuis 40 ans un leadership extrêmement responsable qui a évité la guerre entre eux et j’espère que ça va continuer jusqu’à un règlement satisfaisant pour tout le monde », a-t-il conclu.

Source : Morocco Mail

 

 

Tunisie : le secrétaire général de l'Union du Maghreb arabe tente de ressusciter une organisation moribonde

Tunisie : le secrétaire général de l'Union du Maghreb arabe tente de ressusciter une organisation moribondeLe secrétaire général de l’Union du Maghreb arabe, Taïeb Baccouche, a révélé avoir convié les chefs de la diplomatie des cinq pays d’Afrique du Nord à préparer la résurrection de l’organisation, moribonde depuis 1994. L’Algérie et le Maroc se disputent déjà la paternité de l’initiative.

C’est au cours d’une table ronde de l’Union syndicale des travailleurs du Maghreb arabe, organisée le 8 décembre 2018 sous le slogan «capables de construire un grand Maghreb arabe», que Taïeb Baccouche a rendu publique son initiative.

Le secrétaire général de l’Union du Maghreb Arabe (UMA), créée en 1989, y a annoncé avoir adressé des correspondances aux ministres des Affaires étrangères des Etats membres les conviant à une réunion restreinte à Tunis, pour préparer le 7e sommet des chefs d’Etats de cette organisation.

L'UMA paralysée depuis 24 ans par le conflit du Sahara occidental

Selon le site La Presse de Tunis, Taïeb Baccouche a déclaré que l’Algérie, la Tunisie, la Libye et la Mauritanie avaient accepté son invitation, précisant que chacun de ces pays avait exprimé le souhait d’accueillir le Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’UMA.

Universitaire, syndicaliste et homme politique tunisien, Taïeb Baccouche a également annoncé que le chef de la diplomatie marocaine avait pour sa part affirmé «la disposition de son pays à accueillir les travaux du 7e sommet de l’Union à l’occasion du 30e anniversaire de sa création».

La réanimation de l’UMA, paralysée depuis 24 ans par le différend entre l’Algérie et le Maroc sur la question du Sahara occidental, a d’ores et déjà entraîné une surenchère entre les deux pays.

Le site La Presse de Tunis, repris par les sites marocains Ya Biladi et Maroc diplomatique, rapporte que Taïeb Baccouche a souligné que ses efforts pour la tenue du 7e sommet prévu en Libye mais reporté depuis 2007, vont dans le sens de l’appel lancé récemment par le roi Mohamed VI à l’Algérie.

Alger et Rabat s'attribuent la paternité de l'initiative

Les sites Maroc Diplomatique et Ya Biladi insistent eux sur l’idée que cette réactivation de l’organisation régionale est la conséquence de l’appel du souverain marocain, le 6 novembre 2018, à l’Algérie à ouvrir un dialogue franc et direct. Dans son discours à l’occasion du 43e anniversaire de la Marche verte sur le Sahara occidental, le roi Mohamed VI a proposé aux responsables algériens de mettre en place «un mécanisme conjoint de concertation et de dialogue» pour transcender les différends conjoncturels, obstacles au développement des relations bilatérales.

De son côté, l’agence officielle algérienne, Algérie Presse Service (APS), a rappelé qu’Alger avait demandé, sans dire quand, au secrétaire général de l’UMA d’organiser dans les plus brefs délais une réunion des chefs de la diplomatie du Maghreb.

"Une initiative qui s’inscrit en droite ligne de la conviction intime et maintes fois exprimée par l’Algérie de la nécessité de relancer l’édification de l’ensemble maghrébin et de la réactivation de ses instances", écrit l’APS.

Se félicitant dans son édition du 26 novembre 2018, que l’Union européenne et la France aient salué l’appel d'Alger, l’APS rappelle que l’Algérie avait accueilli en juillet 2012 une session extraordinaire du conseil des ministres maghrébins des Affaires étrangères, consacrée à la lutte contre le terrorisme et à la coordination sécuritaire dans la région.

La Tunisie se pose en médiateur

Selon Ya Biladi, depuis la main tendue du monarque, la diplomatie tunisienne s’active pour réunir chez elle les chefs des Etats de l’UMA en mars 2019, en marge du prochain sommet de la Ligue arabe.

Expliquant les efforts de médiation de son pays, le ministre tunisien des Affaires étrangères a réaffirmé son credo. "Il n’y aura pas de Maghreb sans le Maroc et l’Algérie", a déclaré Khemaïs Jhinaoui, le 7 décembre dernier, au site arabi21.

Source : Francetvinfo

Sahara occidental: la réunion de Genève se termine sans tension ni avancées

Köhler: une Les protagonistes du dossier du Sahara occidental se sont retrouvés pendant deux jours à Genève sous l’égide des Nations unies.

Un rendez-vous pour remettre sur les rails un processus au point mort depuis 2012. Si la rencontre s’est déroulée sans heurts, aucune véritable avancée n’a été effectuée. Seul annonce, une prochaine réunion se tiendra lors du premier trimestre 2019.

De nos envoyées spéciales à Genève,

Un rendez-vous « sans pression », c’est ainsi que cette table ronde de Genève était présentée dès son annonce par des sources diplomatiques qui prévenaient : il ne faut pas en attendre beaucoup. Et elles avaient raison. L’émissaire des Nations unies pour le Sahara occidental, Horst Kohler, en charge du dossier depuis un peu plus d’un an n’avait pas mis la barre très haute.

Son objectif était avant tout de réunir autour d’une même table les acteurs du dossier. Mission réussie puisque pendant deux jours à Genève le Maroc, le Front Polisario, l’Algérie et la Mauritanie se sont retrouvés et ont discuté.

A la conférence de presse finale, le mot « succès » est revenu plusieurs fois de la part de l’ONU, du Maroc et du Front Polisario. Pour Horst Kohler tout d’abord, ces deux jours de réunion ont été intenses. « Ma conviction demeure qu’une solution pacifique à ce conflit est possible », a déclaré l’ex-président allemand. « D’après nos discussions, il est clair pour moi que personne ne gagne à maintenir le statu quo ».

Des bonnes volontés affichées

Toutes les parties ont d’ailleurs signé le communiqué final. Elles reconnaissent « que la coopération et l'intégration régionale, plutôt que la confrontation, étaient les meilleurs moyens de relever les nombreux et importants défis auxquels la région est confrontée ». Et en conférence de presse, le Maroc et le Front Polisario ont salué la sincérité des échanges, un certain engagement, la bonne atmosphère et les volontés de part et d'autre.

Des déclarations pleines de bonnes intentions même si la réalité de ces deux jours de discussions n’a pas été si simple. Effectivement, à Genève, les délégations sont venues. Après quelques rebondissements protocolaires, une fois que les questions du plan de table et les étiquettes ont été réglées, tous ont bien accepté de s’asseoir autour de la table. Chaque pays a même dressé son bilan de la situation, mais tout le monde a convenu que personne n’était d’accord. Et les protagonistes se sont séparés, deux heures plus tôt que prévu.

La résolution 24.40 des Nations unies

La question du statut du Sahara occidental n’a pas été évoquée, tout comme le partage des richesses ou bien la situation des réfugiés. C’est la résolution 24.40 du Conseil de sécurité de l’ONU qui a finalement retenu toute l’attention des participants. Une résolution, vraisemblablement libre d’interprétation, puisque Nasser Bourita, ministre marocain des Affaires étrangères, estime qu’elle ouvre la voie à une autonomie du Sahara occidental, quand Khatri Addouh, président du Parlement de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) y a salué l’engagement des Nations unies pour un référendum d’autodétermination.

Si tous les participants ont été invités à s’exprimer, les sujets qui fâchent n’ont donc pas été abordés. C’est d’ailleurs au moment où les gages de bonne volonté ont été évoqués que les choses se sont tendues. Le Front Polisario a évoqué la libération des prisonniers politiques sahraouis, la possibilité que des observateurs des droits de l’homme des Nations unies puissent se rendre au Sahara occidental ou encore que le CICR procède à la recherche des personnes disparues durant le conflit armé qui s’est achevé en 1991. Des propositions balayées d’un revers de main par Nasser Bourita qui a demandé que l’on fasse table rase du passé pour se concentrer sur l’avenir.

Pas de tiret à part Maroc-Algérie

Enfin dernier aspect de cette réunion, de nombreux observateurs attendaient de savoir si les tensions bilatérales entre le Maroc et l’Algérie allaient s’inviter à la réunion de Genève. Le Maroc estime que dans ce dossier du Sahara occidental, son voisin a une « responsabilité flagrante » et qu’il soutient le Front Polisario. Une problématique qui empoisonne les relations entre les deux pays. Mais si les avantages économiques de travailler ensemble ont été mis en avant lors de cette réunion, notamment par Horst Kohler, il n’a pas été question de leur relation bilatérale. Le chef de la diplomatie marocaine a d’ailleurs déclaré en conférence de presse « que ce n’était pas le lieu ». Quant à la délégation algérienne, elle ne s'est pas du tout exprimée publiquement durant ces deux jours.

Finalement, le but de cette rencontre était de pouvoir en prévoir une autre. C’est chose faite puisque les délégations se sont engagées à se revoir, sur le même format, durant le premier trimestre 2019. C’est-à-dire avant que le Conseil de sécurité des Nations unies se penche sur le renouvellement du mandat de Mission de l’ONU au Sahara fin avril prochain, mais probablement après le prochain sommet de l’Union africaine prévu fin janvier à Addis-Abeba, en Ethiopie, où le Maroc et la RASD siégeront dans le même hémicycle.

Source : RFI

 

 

Köhler: une "solution pacifique" au conflit du Sahara est "possible"

Köhler: une "Une solution pacifique" au conflit dans le Sahara occidental est "possible", a estimé jeudi l'envoyé spécial de l'ONU à l'issue d'une table ronde de deux jours entre les parties à Genève, les premières discussions depuis 2012.

Chargé du dossier depuis 2017, l'ex-président allemand Horst Kohler a également annoncé qu'il entendait organiser une nouvelle réunion sur le même format au premier trimestre 2019.

Six ans après l'échec de négociations directes, le Maroc et le Front Polisario, qui se sont fait la guerre jusqu'au cessez-le-feu de 1991, ont participé aux discussions à Genève en présence de représentants de l'Algérie et de la Mauritanie.

"Une solution pacifique à ce conflit est possible", a déclaré Kohler, lors d'un point de presse. "D'après nos discussions, il est clair pour moi que personne ne gagne à maintenir le statu quo", a-t-il ajouté.

Présentée par l'ONU comme un "premier pas vers un processus renouvelé de négociations en vue de parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental", la réunion à Genève s'est tenue dans "une atmosphère d'engagement sérieux et de respect mutuel", a relevé l'envoyé de l'ONU.

Rabat, dont la délégation à Genève était conduite par le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita, rejette toute solution autre qu'une autonomie sous sa souveraineté, en invoquant la nécessité de préserver la stabilité régionale.

Le dernier cycle de négociations directes lancé par l'ONU en mars 2007 s'était enlisé en raison de désaccords entre le Maroc et le Polisario sur le statut du territoire et sur la composition du corps électoral pour le référendum d'autodétermination.


Source : H24info (Maroc) avec AFP