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Politique en Mauritanie

L’opposition boycotte l’élection des députés des Mauritaniens de l'étranger

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L’opposition boycotte l’élection des députés des Mauritaniens de l'étrangerLe bloc de l'opposition mauritanienne a décidé de boycotter les élections des députés représentant les Mauritaniens de l'étranger, a informé Mohamed Ould Mouloud, un des leaders de l'opposition. 

L'opposition proteste contre ce qu'elle appelle la violation de la Constitution qui prévoit l'élection des membres de l'Assemblée nationale au suffrage universel direct.

L’élection des députés représentant les Mauritaniennes de l’étranger aura lieu le lundi 21 janvier 2019 à l'Assemblée nationale.

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

Mauritanie : Quelles conséquences pour le Maroc du «départ» d’Ould Abdel Aziz ?

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Mauritanie : Quelles conséquences pour le Maroc du «départ» d’Ould Abdel Aziz ?  En Mauritanie, le président Mohamed Ould Abdel Aziz prépare son successeur. S’agit-il d’une nouvelle stratégie pour continuer à tirer les ficelles ? Le président mauritanien a annoncé que son «départ» ne signifie pas qu’il renonce à la politique.

Mohamed Ould Abdel Aziz renonce à briguer un troisième mandat. Le projet de son parti, l’Union pour la République (UPR), qui détient la majorité absolue au Parlement monocaméral, de modifier la Constitution en vue de lui baliser la voie à l’élection présidentielle de 2020, est désormais suspendu.

L’annonce a surpris la classe politique en Mauritanie et dans la région maghrébine. Une fois son effet passé, des listes de candidats à la succession de l’homme fort du voisin du sud ont commencé à apparaitre.

Sans doute, le mieux placé dans la Bourse des pronostics pour diriger le pays de 2020 à 2024 n’est autre que Mohamed Ould Ghazouani. Il est le plus proche collaborateur de l'actuel président. Tous les deux ont mené, en août 2008, le coup d’Etat ayant porté Ould Abdel Aziz au pouvoir.

Quelles conséquences pour le Maroc ?

Depuis, la carrière du général Ghazouani a connu une ascension fulgurante. Avant sa nomination, en octobre, ministre de la Défense dans le gouvernement de Mohamed Salem Ould Bechir, il occupait le prestigieux et sensible poste de chef d’Etat-major de l’armée mauritanienne.

En troquant le treillis pour un costume cravate, l’ancien général se prépare à assumer de nouvelles responsabilités dans le parti présidentiel et la tête de l’Etat. La cérémonie de l’officialisation de la candidature d’Ould Ghazouani serait prévue au début de mars.

Ce «départ» annoncé et préparé par Mohamed Ould Abdel Aziz aura-t-il des conséquences sur le Maroc alors que les deux pays semblent décidés à tourner la page des années de tensions ? «De par ses anciennes fonctions, Ould Ghazouani évitait de s’immiscer en politique. Il est improbable que ce changement puisse affecter négativement les relations maroco-mauritaniennes. Le véritable pouvoir ne devrait pas échapper à l’actuel président», nous confie une source proche du dossier.

Une lecture à prendre avec des pincettes. En témoigne l’exemple angolais. La stratégie mise en place par José Eduardo dos Santos ayant décidé de quitter le pouvoir tout en plaçant un fidèle à la tête du pays sont tombés à l’eau par la personne qu’il a lui-même choisie pour lui succéder en 2017, Joao Lourenço.

Ould Ghazouani
est issu de la tribu «Idboussat», installée au pays depuis des siècles. Un atout capital dans un pays où les structures traditionnelles jouent encore un rôle déterminant.

Mohammed Jaabouk
Source : Yabiladi (Maroc)

 

 

 

 

Le député Ould El Yedali : nous n’avons pas rencontré le ministre de la Défense...

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Le député Ould El Yedali : nous n’avons pas rencontré le ministre de la Défense... Le député Ould El Yedali : nous n’avons pas rencontré le ministre de la Défense et ses proches étaient à l’avant-garde des signataires de la pétition.

Le député Jemal Ould El Yedali a nié que les proches du groupe Mohamed Ould Ghazouani soient à l’origine du rejet de la proposition d’amendement constitutionnel, affirmant que tous les proches du ministre de la Défense étaient au premier plan de ses signataires.

Jemal Ould Yedali a déclaré dans une interview accordée à la télévision Al-Mourabitoun, que le fait de parler de scission au sein du parti ou par rapport à la position quant au candidat susceptible de succéder au président Mohamed Ould Abdel Aziz, sur une base régionale, est une confection.

Ould El Yedali a demandé à ses intervieweurs de revenir à la liste des signataires publiés sur les sites d’informations pour vérifier ses propos.

Il a nié tout lien des députés avec le ministre de la Défense, Mohamed Ould El-Ghazouani, affirmant qu’ils ne connaissent même pas son numéro de téléphone à plus forte raison!

Le député Jamal Ould El Yedali a déclaré qu’ils ne se soucient pas des chiffres (de signataires), qu’ils se considéraient comme appartenant à la majorité et qu’ils partagent les mêmes relations avec leurs camarades députés qui avaient signé le document d’amendement constitutionnel.

Source : zahraa.mr
Traduit par adrar.info


Accord de l'opposition : Déclaration de principes dans la perspective de la présidentielle de 2019

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Accord de l'opposition : Déclaration de principes dans la perspective de la présidentielle de 2019L'élection présidentielle, désormais imminente, constitue un tournant décisif qui déterminera, dans une large mesure, le parcours et l'avenir du pays.

Cela du fait de la place prépondérante que l'institution présidentielle occupe dans notre système politique et des larges prérogatives dévolues au président de la république et de leur incidence politique et morale sur le fonctionnement de et sur le cours des choses.

Cette échéance intervient dans une conjoncture régionale et nationale préoccupante sans parler des incertitudes et dangers qui pèsent sur le plan international. En effet, la situation régionale est marquée par l'instabilité, la lutte effrénée entre les puissances régionales et par la montée du terrorisme et du crime organisé à nos frontières.

Quant à la situation interne, en plus de la crise politique entretenue depuis des années par le pouvoir, elle est porteuse de germes de dérapages dangereux avec la montée de tendances particularités à caractère ethnicistes et régionalistes qui véhiculent des discours de haine et d discorde encouragés par le pouvoir qui ne leur apporte aucune solution appropriée.

Cette conjoncture délicate requiert que l'on aille tous vers cette échéance prochaine dans un esprit patriotique et avec un sens élevé de la responsabilité en plaçant les intérêts suprêmes de la nation au -dessus des intérêts et desseins particuliers. Ainsi seulement nous pourrons parvenir à l'objectif de consolidation du front intérieur face aux dangers qui guettent le pays et pour ouvrir la voie à une alternance démocratique et pacifique à travers une élection consensuelle, libre et crédible.

Sur la base des acquis accumulés au cours de trois dernières décennies de lutte et de sacrifices et réaliser les objectifs de l’opposition démocratique il est nécessaire de saisir cette occasion historique pour sortir notre pays de la crise politique et pour raffermir la démocratie, l'unité nationale, la paix sociale et la stabilité politique et partant, envisager un avenir plus sûr pour notre pays. Mais pour que la prochaine présidentielle soit une solution et non un problème et un pas en avant plutôt qu’un recul, elle doit être préparée et organisée dans un climat politique serein à même de rassurer l'ensemble des acteurs et de restaurer la confiance.

L'une des principales causes de la crise politique que vit notre pays depuis des années tient à l'obstination du pouvoir en place à gérer de façon unilatérale le processus électoral et à instrumentaliser les moyens et l'autorité de l'état au profit de son camp et contre les autres acteurs politiques.

Les dernières élections législatives, régionales et municipales en ont été une parfaite illustration. Les revendications de l’opposition sont restées jusqu’ présent sans réponse. Mais l’objectif de l’alternance démocratique commande un minimum que le pouvoir est tenu de réaliser a travers :

1- l'amorce d’une dynamique de décrispation et de normalisation du climat politique en renonçant à la logique de confrontation, de diabolisation de l'opposition démocratique, de répression des mouvements pacifiques, d'emprisonnement abusif et l'abandon des poursuites judiciaires contre certains opposants;

2- le respect de la constitution et les règles de bonne gouvernance et la mise de l'état au service de tous plutôt que de l'instrumentaliser au profit d'un camp politique.

3-l’engagement pour l’organiser d’une élection consensuelle, libre, démocratique et transparente et la création des conditions d'une compétition loyale, concertée et participative qui rassure l'ensemble et dont tous acceptent les résultats. Pour ce faire, le pouvoir devra:

- recomposition de la CENI sur une base consensuelle et la laisser exercer la plénitude de ses prérogative en toute autonomie et en la dotant des moyens financiers, techniques et humains qui lui permettent de s'acquitter, au mieux, de ses missions;

- confection du fichier et des listes électorales de façon consensuelle et transparente et assurer aux Mauritaniens établis l’étranger le droit d’y être inscrits;

- garantie de la neutralité totale de toutes les structures de l'état et l’'abstention d'utiliser ses moyens et son autorité a des fins partisanes; - garantie d’un contrôle et d’une observation (nationale et international effectif et fiable de l'ensemble du processus électoral;

Afin que les prochaines élections soient une réelle opportunité pour la réalisation du changement démocratique les parties signataires s’engagent à :

1- envisager les prochaines échéances dans un esprit positif et à contribuer, activement, à la préparation puis à l’organisation d’élections consensuelles et transparentes ;

2--œuvrer à l'unité des forces qui aspirent au changement autour d'une position commune lors de la prochaine présidentielle; une position qui soit axée sur l'ancrage de la démocratie, la préservation de l'unité nationale et la réalisation de l’alternance en faveur de l’opposition démocratique, en établissant des passerelles avec les organisations de jeunes, la société civile, les personnalités et les leaders d'opinion de tous les milieux;

3-poursuivre la lutte afin d'imposer les revendications de l'opposition démocratique, accompagner les luttes des masses pour arracher leurs droits et occuper l'espace politique en se positionnant comme une force de mobilisation et de proposition ;

4- élaborer un document bien structuré qui embrasse les principales exigences de l'opposition pour la Mauritanie au cours de la période à venir surtout en matière de gouvernance et de traitement des grandes questions d'intérêt national telles que l'esclavage et ses séquelles, l'unité nationale, la coexistence entre les composantes de notre peuple, etc.;

5-œuvrer à trouver un candidat unique ou principal dont les qualités minimales soient sa capacité à rassembler le plus grand nombre de mauritaniens aspirant au changement, à prendre en main les revendications de toutes les couches et ethnies du pays, à compétir, sa crédibilité et son engagement pour l’édification d’un Etat de droit, un Etat des institutions et de la citoyenneté, et a personnifier le programme prôné par l’opposition depuis des décennies.

6- mettre sur pied une commission chargée de :

- suivre l’évolution de la scène politique pour gérer au mieux cette question et de prendre les contacts nécessaires ;

- élaborer les grandes lignes d’un programme électoral commun ;

- adopter les critères pour le choix du candidat unique et faire les propositions a ce sujet

7. Le présent accord reste ouvert à tous les partis et à toutes les formations qui en partagent les principes et désirent y adhérer.

Nouakchott, le 17 Janvier 2019

- Pour TAWASSOUL

- Pour le RFD

- Pour l’UFP

- Pour EL-MOUSTAQBAL

- Pour la CDN

- Pour ADIL

- Pour SAWAB

- Pour HATEM

- Pour le MCD

- Pour l’UNAD

- Pour l’AVANT-GARDE

Source : FNDU

L’APP mobilise ses militants pour participer à la marche organisée par le gouvernement contre la haine

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L’APP mobilise ses militants pour participer à la marche organisée par le gouvernement contre la haine L’Alliance Populaire Progressiste (APP) a appelé ses partisans à se mobiliser et à participer à la manifestation qui sera organisée par le gouvernement le mercredi matin 9 Janvier, contre le discours de la haine et la division.

Le président du parti Messaoud Ould Boulkheir appelle à une participation forte et efficace à la marche, indique l’APP dans un communiqué remis à certains médias.

L’APP a souligné également que l’éradication des problèmes nés de "l'exclusion et l'absence de justice qui désintègrent le tissu social sont plus tributaires de la volonté politique et de l'action courageuse et sincère du gouvernement".

Traduit de l’Arabe par Cridem
Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

Mauritanie : décès à Marrakech de l’ancien ministre de la santé

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Mauritanie : décès à Marrakech de l’ancien ministre de la santéL’ancien ministre mauritanien Dr Cheikh O. Horma est décédé tôt ce samedi dans la ville marocaine de Marrakech après une longue maladie au cours de laquelle il avait suivi des soins en France et au Maroc.Le défunt, décédé à 73 ans faisait partie des importantes personnalités politiques du pays au cours des deux dernières décennies. Il avait présidé le parti « rassemblement pour la Mauritanie » (TEMAM) et avait détenu le portefeuille du ministère de la santé dans le gouvernement du président Mohamed O. Abdel Aziz.


Pendant son parcours politique, le Dr O. Horma avait rejoint les rangs de l’opposition et s’était mis en évidence à travers des articles consacrés pour leur majorité au paysage politique du pays mais il avait aussi critiqué et condamné les publications du journal français « Charlie Hebdo » pour ses caricatures.

Parallèlement à son parcours politique, le défunt était médecin de profession, sortant de l’université de médecine et de pharmacie de Carnobel, titulaire d’un doctorat en médecine, spécialité radiologie de 1965-1975.

Il avait suivi et achevé un enseignement coranique à la Mahadra dans le sud mauritanien où il était né et avait grandi, un enseignement sanctionné par un diplôme.

Il s’est ensuite inscrit à l’école primaire de Saint Louis entre 1954 et 1958 avant de poursuivre ses études secondaires au lycée de Rabat.

Dr Horma avait été arrêté sous le régime de l’ancien président Maouiya O. Sid’Ahmed Taya après les élections présidentielles de 2003 alors qu’il soutenait le candidat Mohamed Khouna O. HaÏdala et son parti « rencontre démocratique » avait été interdit en 2004.

Pendant son parcours politique le défunt avait été le conseiller d’un certain nombre de chefs d’états africains dont l’ancien président gabonais El Hadj Oumar Bongo.

La direction et le personnel de Sahara Medias adressent, en cette triste occasion, leurs sincères condoléances à la famille du défunt, au peuple et au gouvernement mauritaniens.

We Innalillahi We Inna Ileyhi Rajioun.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

Messaoud Ould Boulkheir refuse de participer à la marche convoquée par l’UPR le mercredi prochain

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Messaoud Ould Boulkheir refuse de participer à la marche convoquée par l’UPR le mercredi prochain Le Président de l’Alliance Populaire Progressiste (APP), Messaoud Ould Boulkheir, a refusé de participer à la marche annoncée mercredi prochain par le gouvernement pour rejeter le "discours de la haine et l’appel à l’unité et à la solidarité", selon ses allégations.

Messaoud a informé à ce propos le ministre de la fonction publique Seyedna Aly Ould Mohamed Khouna, au cours d'une réunion tenue sur ce sujet, à la veille de la publication des autorités officielles du communiqué appelant à cette manifestation, rapportent des sources.

Les marches initiées par des partis ne peuvent résoudre aucun problème, a affirmé Messaoud à son interlocuteur gouvernemental, motivant ainsi sa position par cette conviction.

Traduit de l’Arabe par Cridem
Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

Marche du 9 janvier : Criez, marchez, c’est la volonté politique qui manque !

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L’Union pour la République (UPR), principal parti de la majorité présidentielle organise, le 9 janvier prochain, une marche pour, dit-elle, « barrer la route aux auteurs des discours haineux et incitatifs à la discorde, indépendamment de leurs origines, et dans le but de manifester avec force et détermination une position nationale unifiée contre tout ce qui est de nature à compromettre la cohésion et la solidarité entre les composantes de notre peuple et de réitérer notre attachement à la cohésion nationale et à la défense des valeurs de tolérance et de cohabitation pacifique dans un climat de paix et de concorde, valeurs qui étaient des caractéristiques de notre peuple pendant des siècles.. . »

La question que l’on est en droit de se demander est d’où viennent ces discours haineux et pourquoi l’unité nationale est aujourd’hui menacée et qui en est responsable? Comme se souviennent certains, les  Mauritaniens ont vécu, ensemble, dans les internats, les Mahadras et  même dans les casernes, commissariats et brigades de gendarmerie  et les groupements de la Garde Nationale, en tout cas jusqu’aux années 86 -91,  dans la fraternité et le respect de l’autre. L’islam a été et demeure certes le ciment de notre unité mais s’est-on soucié de ce qu’il recommande entre des frères de la Umma ? Si les communautés mauritaniennes se méfient aujourd’hui les unes des autres c’est en grande partie parce qu’on n’a pas respecté les préceptes de l’Islam, c’est parce que certains en ont fait un fond de commerce.

Nous ne devons pas, par hypocrisie et haine de l’autre,  passer à côté de l’essentiel. A quoi va servir une marche pour un ancien esclave qui peine à garder sa dignité ? A quoi servira une marche  pour  un citoyen qui se considère comme marginalisé dans son propre pays ? A quoi servira cette marche si des mesures ne sont pas prises pour rapprocher les mauritaniens qui ne fréquentent pas les mêmes écoles, ne se soignent pas dans les mêmes structures de santé, n’ont pas les mêmes chances de trouver du travail et  de promotion, de créer des entreprises, de bénéficier des prêts auprès des banques, des mêmes droits devant la justice et mêmes de loger dans les mêmes quartiers. En somme, ils ne se frottent et ne liment pas leurs cervelles ensemble…Les extrémistes de tous les bords, apparus dans les années 80, ont réussi à creuser un énorme fossé entre les communautés mauritaniennes. La preuve: certains quartiers ne sont habités que par une seule communauté. Celui du 5earrondissement est considéré par certains mauritaniens comme un quartier de « sénégalais ou d’ouest africains tout cours ». Nous devons nous regarder dans la glace,  accepter de poser les problèmes de la cohabitation entre nos communautés. Il n’est un secret pour personne que certains citoyens n’acceptent pas de voter pour des gens différents de leur communauté. Le candidat Messaoud Ould Boulkheir du  FNDD, en 2009 en a fait l’amère expérience. Pour certains, il ne pouvait pas être leur candidat. C’est dire que notre UNITE NATIONALE, voire notre  la cohésion sociale  dont on vante les mérites depuis quelques années, continuera à pâtir de nos errements  si un pan de la communauté nationale se sent marginalisé dans tous les secteurs.

Cette marche du 9 aurait plus d’incidence si elle n’intervenait pas dans le contexte actuel. Des citoyens dont des intellectuels, des érudits et autres organisent des initiatives pour appeler à violer la loi fondamentale du pays. Comment peut-on comprendre cela? Voilà des comportements qui, en mettant en péril notre démocratie, sont à dénoncer. De grâce, osons dire la vérité. Rappelez-vous la réaction  d’hostilité que le discours du président du parti ARC-EN-CIEL, M. Balas avait reçu lors de l’ouverture du dialogue 2016, au palais des congrès. Il a été sifflé  quand il a décrit les atrocités contre les négro-aricains entre 86 et 91, les expropriations des terres de la vallée etc. Comment peut-on trouver des solutions à un problème quand on ne veut pas en entendre parler? Il faut commencer par là.  Les journées de concertations de la transition 2005 – 2007 avaient pourtant posé un jalon important. Ils avaient  ébauché des solutions à l’ensemble des problèmes politiques, économiques et sociaux du pays. Nombre de leurs  recommandations, comme d’ailleurs  celles du dernier dialogue de 2016 continuent à  dormir  dans les tiroirs. Criez, marchez, c’est la volonté politique qui manque !

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Louise Mushikiwabo officiellement investie à la tête de la Francophonie

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Louise Mushikiwabo officiellement investie à la tête de la Francophonie L'ancienne ministre rwandaise des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo, élue secrétaire générale de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) en octobre dernier, a officiellement pris ses fonctions le 3 janvier à l'issue d'une cérémonie de passation. Elle succède à la Canadienne Michaëlle Jean.

La nouvelle secrétaire générale de l’organisation a été investie pour quatre ans lors d’une cérémonie de passation – à laquelle la presse n’était pas conviée -, en compagnie de la sortante, la Canadienne Michaëlle Jean, au siège parisien de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), rue Bosquet.

« Nous travaillerons dans un esprit de solidarité et de dialogue permanent afin de répondre efficacement aux priorités de nos chefs d’État et de gouvernement », a déclaré Louise Mushikiwabo, citée dans un bref communiqué de l’OIF. « Je suis impatiente de mettre mon expérience et ma volonté au service de notre Francophonie », a-t-elle ajouté.

L’ancienne ministre des Affaires étrangères, poste qu’elle a occupé pendant près de neuf ans, a été élue le 12 octobre lors du sommet de la Francophonie à Erevan. Sa candidature avait reçu le soutien du président français Emmanuel Macron à l’Élysée lors de la visite de Paul Kagame le 23 mai dernier. Au soutien de la France, premier bailleur de fonds de l’OIF, était venu s’ajouter celui de l’Union africaine, présidée par le chef d’État rwandais, lors du sommet de l’organisation en juillet.

Ce double soutien avait eu raison des critiques qu’avaient suscitées la candidature du Rwanda. Une heure avait suffi aux chefs d’État et de gouvernement lors du huis clos d’Erevan, pour acter la désignation de Louise Mushikiwabo qui avait bénéficié la veille du ralliement du Canada et du Québec, qui soutenaient jusqu’alors Michaëlle Jean.

Les détracteurs de la candidature de l’ancienne chef de la diplomatie rwandaise pointaient notamment le fait que le français a été remplacé par l’anglais en tant que langue d’enseignement à l’école à l’issue d’une réforme en 2008, et ciblaient le bilan en matière des droits de l’Homme du pays.

« Donner une nouvelle impulsion à l’OIF »

Dans un communiqué, la France s’est déclarée « convaincue » que Louise Mushikiwabo « saura donner une nouvelle impulsion à l’OIF, acteur important de la diffusion de la langue française et des valeurs francophones en faveur de la paix, de la démocratie, des droits de l’Homme et de l’égalité entre les femmes et les hommes ».

« L’OIF se trouve à une période charnière et la France souhaite l’accompagner dans ses transformations à venir »,
poursuit un communiqué du ministère français des Affaires étrangères.

« Alors que le nombre de francophones augmentera fortement dans les années à venir, l’OIF aura pour défi de renforcer la place de la langue française comme langue majeure d’échanges et de communication et de lui donner un nouvel élan comme langue des affaires », estime le ministère.

« La Francophonie doit faire droit à toutes les langues que la mondialisation fragilise ou isole, et favoriser les échanges interculturels et le multilinguisme »,
poursuit le texte, se faisant l’écho de la politique du président français Emmanuel Macron, favorable à une défense du français sans l’opposer aux autres langues.

Louise Mushikiwabo devient la quatrième secrétaire générale de la Francophonie, après Michaëlle Jean (2015-2018), le Sénégalais Abdou Diouf (2003-2014) et l’Égyptien Boutros Boutros-Ghali (1997-2002).

Source : Jeune Afrique

Le Président de la République sera présent à la marche de mercredi 09 Janvier (Communiqué de la Primature)

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Le Président de la République sera présent à la marche de mercredi 09 Janvier (Communiqué de la Primature) La Primature annonce l'organisation, d'une marche contre tout ce qui porte atteinte à la cohésion et à la solidarité entre les différentes composantes de notre peuple.

La Primature a annoncé, jeudi, dans un communiqué de presse, l'organisation d'une marche visant à manifester avec force et détermination une position nationale unifiée contre tout ce qui est de nature à compromettre la cohésion et la solidarité entre les composantes de notre peuple.

Le communiqué, dont une copie est parvenue à l’AMI, précise que la marche sera organisée, mercredi prochain, sous l’égide et en présence du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz.

Voici le texte intégral de ce communiqué :

"Soucieux de barrer la route aux auteurs des discours haineux et incitatifs à la discorde, indépendamment de leurs origines, et dans le but de manifester avec force et détermination une position nationale unifiée contre tout ce qui est de nature à compromettre la cohésion et la solidarité entre les composantes de notre peuple et de réitérer notre attachement à la cohésion nationale et à la défense des valeurs de tolérance et de cohabitation pacifique dans un climat de paix et de concorde, valeurs qui étaient des caractéristiques de notre peuple pendant des siècles ;

et suite à des appels parvenus de plusieurs formations politiques, organisations de la société civile, personnalités références et sommités sociales, il a été décidé d’organiser, sous l’égide et en présence du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, une marche nationale, mercredi, 09 janvier 2019, à partir de 8heures.

Cette marche empruntera l’avenue Gemal Abdel Nacer et se terminera par un meeting à l’ancien aéroport de Nouakchott.

La participation de tous est indispensable. Il s’agit là d’un devoir national".


Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Mauritanie : grosse polémique autour de la question identitaire

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Mauritanie: grosse polémique autour de la question identitaireUne vive polémique  se développe entre  la mouvance du pouvoir et   la Centrale Libre des Travailleurs de Mauritanie (CLTM)-une des trois plus importantes du pays- autour de la question identitaire,  depuis quelques jours.

Une affaire dont le point de départ est une rencontre entre le ministre de la fonction publique, du travail et de la modernisation de l’administration, Seydina Aly ould Mohamed Khouna, et les centralessyndicales, organisée le 28 décembre dernier. Réunion  au cours de laquelle le responsable gouvernemental leur demandait de participer massivement à une marche contre "la haine et l’extrémisme ", prévue au cours des prochains jours.
Cette manifestation sera organisée par l’Union Pour la République (UPR-principal parti de la majorité).

Jugée « partisane », la  démarche ministérielle catégoriquement a ete rejetée par Samory ould Bey, Secrétaire Général de la Centre Libre des Travailleurs de Mauritanie (CLTM), une organisation  proche de la mouvance antiesclavagiste.
Les esprits commencent alors à s’échauffer et la tension monte. Dans la tourmente, le syndicaliste et opposant accuse « un proche » du ministre de l’avoir menacé avec une arme à feu, et évoque le «syndrome rwandais qui guette  la Mauritanie » à travers une sortie sur
les réseaux sociaux.
A la suite de cette sortie, le  Secrétaire Général de la CLTM a été interpellé par la police pour avoir évoqué le syndrome rwandais au sujet de la Mauritanie, et libéré au bout de quelques heures.
De nombreux syndicalistes présents lors de cette réunion,  et dont les organisations sont considérées comme proches de la majorité, ont contesté la version de ould Bey au sujet de la menace avec une arme à feu.

Depuis lors, les protagonistes de l’affaire se livrent à des sorties médiatiques pour dénoncer les agissements du camp adverse.

Illustration avec cette déclaration de la CLTM, rendue publique mercredi soir et à travers laquelle la centrale syndicale exprime « sa vive inquiétude au sujet de la dérive autoritaire » du régime duprésident Mohamed ould Abdel Aziz.

Le document fustige «le  mépris manifeste qui se développe vis-à-vis du peuple mauritanien  à l’approche de l’échéance présidentielle de 2019 » dont l’organisation devrait se situer entre avril et juin, selon les limites définies par la constitution.

La déclaration syndicale cite  « des provocations multiples visant toutes les voix discordantes,  qui caractérisent le monolithisme des pouvoirs absolus, l’arbitraire, l’étouffement des libertés collectives et individuelles, la conduite  de politiques tatillonnes et désastreuses pour la paix sociale ».

Face à cette situation, le Manifeste pour les Droits Politiques, Economiques et Sociaux des Haratines (MDPESH), un collectif regroupant les anciens esclaves, appelle à l’ouverture d’une enquête crédible pour établir la vérité des faits.

Côté officiel, maître Sidi Mohamed ould Maham, porte parole du gouvernement, qui reste à ce jour leader de l’Union Pour la République (UPR), appelle « les internautes à éviter un usage  pernicieux des réseaux sociaux, à travers une tentative d’instrumentalisation de la question des séquelles de l’esclavage, à des fins de déstabilisation de la Mauritanie».
Dans le même timing, le Forum National pour la Démocratie et l’Unité (FNDU-composé de partis politiques, organisations de la société civile, centrales syndicales et personnalités indépendantes) appelle à l’ouverture d’un dialogue national sur les questions identitaires pour créer les conditions d’un climat social apaisé.

Cheikh Sidya, correspondant à Nouakchott
Source :360 Afrique

 

L’Unité nationale, nous ne le dirons jamais assez…

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L’Unité nationale, nous ne le dirons jamais assez… Depuis le début de la création de la nation mauritanienne, la question de la cohabitation inter- communautaire se pose avec acuité.

Malgré les profondes divergences historiques et idéologiques qui avaient traversé en lame de fond la naissance d’une Mauritanie éparse, en dépit des velléités territoriales apparues au grand jour, selon les courants réunis au congrès d’Aleg du 2 au 5 mai 1958, un compromis a pu sceller le destin d’un pays composite dont la précarité du fondement et la mauvaise définition des relations identitaires continue plus d’un demi siècle d’indépendance de miner l’évolution réelle du pays vers la modernité.

Il suffit de revisiter les annales historiques et suivre le parcours politique du pays pour comprendre ce que nous vivons aujourd’hui. Surtout le rôle négatif que certains pouvoirs ont joué dans la destruction du socle unificateur de notre grande Nation qui mérite plus, que ce que les entrepreneurs de « l’Etat –marchand » et les promoteurs d’une dévolution anachronique d’un système qu’ils s’autorisent à perpétuer au grand mépris du peuple.

Est-il normal de garder le silence face aux multiples facteurs patents ou latents qui pèsent sur le présent et le devenir du pays ou agir de manière responsable loin de toutes les dérives politiques causées par le refus d’écouter les revendications sociales de tous ces laissés pour compte issus rappelons-le de toutes les couches sociales du pays dans leurs diversités.

Dans un pays qui se respecte, l’avis de chaque citoyen compte ; et chacun a un rôle à jouer dans la construction du pays. Les points de vue des uns et des autres, méritent d’être pris en considération tant que cela sert la paix et la cohésion sociale. Mais faudrait-il que ces voix soient religieusement écoutées avec intelligence et intérêt.

Mieux il est indispensable d’abord de reconnaitre que nous sommes un pays de près de quatre millions d’habitants où plus de la moitié vit dans la précarité du fait que les richesses du pays sont accaparées par des groupes puissants d’hommes d’affaires, des lobbies politiques et autres cols blancs qui font main basse sur le système économiques et financier du pays. La misère frappe tous les mauritaniens.

Mais il y a des catégories plus vulnérables vivant en deçà du strict minimum. Il ne faut pas simuler une unité nationale si l’injustice, les inégalités politiques créent des disparités flagrantes et génèrent des complexes outranciers et des comportements arrogants dignes d’un autre âge. De quoi a-t-on peur si on intègre dans notre gouvernance démocratique les principes d’équité à tous les niveaux de la hiérarchie politique ; administrative et dans notre système économique ?

Il n'ya pas pire générateur des tensions et de l’extrémisme que la misère, la marginalisation, qui ne sont rien d’autre que des locomotives de l’injustice. Les prisons continueront à se remplir de larcins tant que l’Etat n’initie pas des politiques adaptées d’insertions des jeunes sans emploi. Les geôles seront les chambres à coucher des victimes faibles contre la raison du plus fort du protégé d’un puissant. L’unité nationale se construit par la promotion saine des valeurs identitaires grâce à une volonté politique affirmée et sincère d’instaurer l’égalité entre tous les mauritaniens sans préjugé de couleur et qui passe par le respect des droits de tout un chacun à vivre pleinement sa citoyenneté.

L’unité nationale n’est pas dans le discours, mais dans les actes. Et la responsabilité incombe en premier, à l’Etat, au parlement qui doivent jouer un rôle de fédérateur, à la conscience citoyenne à laquelle on doit inculquer les principes d’égalité entre tous, la justice comme régulatrice des rapports sociaux.

L’apologie de la haine, un danger à l’unité !

Dans un pays multiethnique, commercer avec le discours extrémiste est intolérable et criminel. Malheureusement, une telle extravagance trouve facilement un terreau à travers des crises sociales qui s’accumulent et dont les seules réponses sont apportées par une éternelle politique de l’autruche qui donne l’occasion aux cigognes de claqueter.

Nous n’avons pas besoin de nous emmurer dans le silence ni de manifestations politiciennes pour contenir les dérives mais de déconstruire par l’intelligence et la pondération les discours destructeurs. Un sursaut national s’impose dans un élan de responsabilité et de solidarité et non dans la colère politique. Autant les citoyens doivent se faire le devoir de refuser les extrêmes, autant l’Etat doit veiller à l’application des principes de la justice et de l’égalité pour tous. Ceci est d’autant plus urgent que nous vivons une période cruciale d’une démocratie fragile où le repli sur soi est une attitude pathologique antinomique du dialogue et de consensus.

Nous ne le dirons jamais assez, la Mauritanie est née d’une rencontre historique où des communautés ont vécu en symbiose pendant des siècles et où les différends trouvaient des mécanismes intelligents de règlement des conflits. Dans un pays multiethnique, il faut fédérer les différences à travers une politique de juste répartition des ressources nationales et du respect de tous les droits civiques et des valeurs citoyennes. Pour laisser bredouille les sirènes de la discorde de tous bords. Ne surtout pas livrer le pays aux nostalgiques de la surenchère !

CTD

Source : Le Rénovateur Quotidien (Mauritanie)

 

 

Mauritanie : l’opposition réclame un dialogue pour l’unité nationale

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Mauritanie : l’opposition réclame un dialogue pour l’unité nationaleLe Forum national pour la démocratie et l’unité en Mauritanie (FNDU) a réclamé, lundi dans un communiqué, le lancement d’un dialogue national réunificateur et sérieux pour traiter les grandes problématiques qui menacent l’unité nationale.

Le FNDU considère, dans le communiqué, qu’un tel dialogue est plus prioritaire que les initiatives de forme, faisant allusion à un appel émanant du parti au pouvoir pour organiser une marche contre l’incitation à la haine et les atteintes à l’unité nationale.

Pour ce Forum, regroupant la grande partie de l’opposition mauritanienne, il est nécessaire de s’éloigner de toutes les formes d’exploitation légère pour parvenir à des fins et agendas particuliers.

Le FNDU a aussi mis en garde contre les conséquences de la diffusion et de la distribution des discours de haine dans les sites de communication sociale et les réunions publiques.

Le Forum a en outre jeté sur « le régime l’entière responsabilité de cette situation provoquée par ses politiques infructueuses pendant une décennie et son incapacité à traiter les grandes problématiques qui menacent l’unité nationale ».

Il a dit avoir suivi avec une extrême inquiétude, ces derniers temps, la recrudescence des discours haineux et incendiaires qui visent l’unité et la cohésion de la société et menacent la cohabitation et la cohérence entre ses différentes composantes.

L’opposition mauritanienne a également rappelé avoir mis en garde, à plusieurs reprises, contre la gravité de la négligence des problématiques relatives à la question de la cohabitation, appelant à l’instauration de l’Etat de droit et de la justice sur la base de la citoyenneté et de l’égalité des droits et des devoirs.

C’est cela qui peut faire éviter à la Mauritanie le sort d’autres pays ayant vécu des expériences tristes de troubles et de crises, a expliqué le FNDU.

Source : Apanews

 

 

Le Président de la République se voit décerner le Prix Mandéla pour la sécurité 2018

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Le Président de la République se voit décerner le Prix Mandéla pour la sécurité 2018 Le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a été choisi entre 3457 personnalités internationales candidates pour se voir décerner le prix Mandéla 2018 "en considération de l’excellence africaine et de sa vision stratégique en matière de sécurité et en reconnaissance de son mérite et de son génie personnel".

Le Jury du Prix Mandéla pour la sécurité 2018 a, dans son procès verbal daté du 28 décembre 2018, indiqué que "ce prix représente une manière d’honorer Son Excellence le Président de la République pour sa vision stratégique et une consécration de son action au service du continent, une action au demeurant digne d’éloge".

Le communiqué de l’Institut Mandéla a ajouté que "le jury a accordé un intérêt particulier à la stratégie et aux politiques sécuritaires efficientes ainsi qu'au bilan positif en matière de lutte contre le terrorisme de son Excellence le Président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, annonçant, de manière exceptionnellement unanime, primer le rôle de premier plan du Président mauritanien au niveau du continent et l’effort consenti dans la sécurisation de la Mauritanie et de la région du Sahel".

Le prix Mandéla pour la sécurité 2018 a été décerné au Président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz parmi 3457 personnalités internationales portées candidates à ce prix suite à la validation de la proposition par plus de 100 personnalités mondiales.

Le jury est composé de ministres, d’ambassadeurs, d’anciens officiers supérieurs, de personnalités de la société civile internationale, d'universitaires, d'intellectuels et d'experts de haut rang.

La présidence d’honneur de l’Institut Mandéla est occupée actuellement par l’ancien ministre français Olivier Stirn, ami personnel du leader Nelson Mandela, qui a défié le régime de l’apartheid en effectuant une visite historique au leader de l’ANC (African National Congress) dans sa prison.

L’Institut Mandéla, dont le siège se trouve dans la capitale française, Paris, est lié dans le cadre d’un partenariat stratégique avec le secrétariat d’Etat américain aux affaires étrangères, à l’Assemblée nationale française, à l’Observatoire international du terrorisme et aux associations et instances élues en France en plus d’Universités et d’écoles supérieures aux Etats Unis d’Amérique, en Europe et en Afrique ainsi que dans le monde arabe.

Son Excellence le Président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, est considéré comme porteur de l’initiative de la création du G5 Sahel à Nouakchott en 2014 avec la participation des dirigeants tchadien, nigérien, malien, et du Burkina Faso.

L’approche sécuritaire du Président mauritanien, qui s’approprie la dualité sécurité – développement est l’objet de louange au plan international. De même, la création du Groupe dit du G5 Sahel a été bien accueilli au niveau international, au plan africain en France et au sein de l’Union Européenne, des Nations Unies dont la plus haute instance, le Conseil de Sécurité a dépêché des responsables pour rencontrer le Président de la République, l’écouter parler se son approche et de sa vision sécuritaire ainsi que du développement de l’espace du Sahel et du Sahara.

Le G5 Sahel s’est trouvé renforcé avec la création de sa force commune que les dirigeants du monde ont accepté et qui a bénéficié d’un important appui international marqué par une présence arabe forte notamment à travers le soutien de l’Arabie Saoudite et de l’Etat des Emirats arabes unis.

Afin que l’appui du G5 Sahel se poursuive et permettent l’atteinte de ses objectifs sécuritaires et de développement, Nouakchott a abrité récemment le Forum des partenaires de l’organisation et des donateurs afin de parvenir à financer les investissements prioritaires dans la région du Sahel. Les résultats de cette rencontre ont dépassé les prévisions.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

Vers une normalisation des relations entre les pays arabes et la Syrie ?

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Sept ans après le début de la guerre et de l’expulsion de la Syrie de la Ligue arabe, de nombreux pays de la région sont en train de rétablir leurs relations politiques et économiques avec ce dernier. Décryptage.

Jeudi 27 décembre. L’ambiance à l’aéroport de Monastir en Tunisie est à la réconciliation diplomatique. Au niveau des arrivées, des activistes venus pour l’occasion soulèvent des drapeaux syriens et tunisiens et même un portrait du président syrien Bachar al-Assad. Un accueil du moins festif, pour l’atterrissage du premier avion syrien en Tunisie depuis 2012, sur autorisation des ministères de l’Intérieur et du Transport.

Selon Cham Wings Airlines, la compagnie aérienne privée dont le siège est toujours à Damas, cet avion transportait 150 touristes syriens venus en Tunisie pour y passer les fêtes de fin d’année. Le décollage de l’avion a même été filmé depuis le cockpit et la compagnie aérienne promet le rétablissement de vols réguliers. Une mesure symbolique, sept ans après l’expulsion de l’ambassadeur de Syrie par l’ancien président Moncef Marzouki.

En Tunisie, la société civile mobilisée

Le 18 décembre dernier, suite à une polémique autour de la probable présence du président syrien lors du Sommet arabe qui se tiendra à Tunis le 31 mars 2019, le gouvernement a dû clarifier sa position. « Le choix des invités n’est pas du ressort du président de la République. C’est une décision commune des chefs d’État de la Ligue arabe », avait alors évacué Khemaies Jhinaoui, ministre des Affaires étrangères.

La Syrie avait été expulsée de l’organisation en novembre 2011, mais cette décision ne semble plus faire l’unanimité. Si cette autorisation d’atterrissage est le premier signe concret de l’aval des autorités pour une reprise des relations syro-tunisiennes, certaines organisations et syndicats n’ont pas attendu le feu vert du gouvernement pour renouer avec Bachar al-Assad.

Déjà durant l’été 2017, une délégation de 29 membres de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) s’était rendue à Damas pour une visite officielle. Tout juste après leur départ, une délégation de neuf députés de l’Assemblée tunisienne s’était à son tour rendue à Damas. À l’époque, le ministre tunisien des Affaires étrangères avait expliqué que la décision de l’ancien président n’avait pas été officialisée et que les relations diplomatiques entre les deux pays existaient au niveau consulaire.

Une position politique floue

Plus récemment, le 26 novembre dernier, une délégation du syndicat des journalistes tunisiens s’est rendue à Damas sur une invitation du président Bachar al-Assad, à l’occasion de la réunion de l’Union du syndicat des journalistes arabes. Au même moment, le syndicat menait une vaste campagne contre la visite de Mohamed Ben Salman en Tunisie. La volonté de la reprise des relations diplomatiques avec la Syrie n’est pas propre aux acteurs de la société civile. De nombreuses voix politiques se sont élevées dans ce sens, notamment celle du parti libéral Afek Tounes.

La restauration des relations avec la Syrie était l’un des points du programme de Béji Caïd Essebsi lors de la présidentielle de 2014. « Dans le pays, la question syrienne reste débattue et se reflète dans le miroir tunisien. La prétention de Bashar al-Assad à être laïc et opposé aux islamistes lui vaut un appui significatif au sein de la gauche tunisienne. Pourtant, les deux pays n’ont pas rétabli leurs relations officielles », décrypte Matthieu Rey, chargé de recherche au CNRS et auteur de Histoire de la Syrie XIXe-XXIe siècles (Fayard).

Si pour l’heure, aucun ambassadeur n’a été nommé à Damas, certains observateurs attribuent ce retard à la pression des dirigeants d’Ennahdha, fortement opposés au régime syrien. L’alliance entre Nidaa Tounes et le parti islamiste, aujourd’hui très fragilisé, pourrait encourager une reprise plus rapide des relations diplomatiques.

La réouverture de l’ambassade émiratie à Damas

Mais le cas tunisien n’est pas une exception. L’isolement de Bachar al-Assad, qui contrôle désormais deux tiers du pays, semble toucher à sa fin. « Il n’y a pas une véritable démarche active de la part de Bachar al-Assad, ce sont plutôt plusieurs pays arabes qui reviennent dans la course pour des intérêts politiques mais aussi économiques », explique Matthieu Rey.

À la suite de la rencontre entre le président soudanais Omar el-Bechir, premier chef d’État arabe à mettre un pied en Syrie, et Bachar al-Assad, les Émirats arabes unis ont annoncé la réouverture de leur ambassade à Damas le 27 décembre, après sept ans d’absence.

En effet, en février 2012, le Conseil de coopération du Golfe (CCG) avait annoncé la fermeture des représentations diplomatiques de ses pays membres, qui dénonçaient d’une seule voix le « massacre collectif » commis par le régime après les premières manifestations. Sept ans après, les cartes ont tourné. Le départ de Bachar al-Assad n’est plus à l’ordre du jour. « Le Golfe a compris qu’il a un rôle à jouer dans la reconstruction du pays », commente l’expert.

La reprise des relations diplomatiques avec le Golfe

Anwar Gargash, ministre des Affaires étrangères, a justifié le choix d’Abou Dhabi sur Twitter, par une montée des tensions dans le contexte géopolitique régional : « Un rôle arabe en Syrie est devenu encore plus nécessaire face à l’expansionnisme régional iranien et turc ». « La reprise des activités à l’ambassade, c’est une invitation pour la reprise des relations et la réouverture des autres ambassades arabes », a ajouté Abdel Hakim al-Naïmi, chargé de la communication émiratie.

Ainsi, quelques heures après Abou Dhabi, le Bahreïn a réitéré la « poursuite des travaux » de son ambassade en Syrie, fermée depuis 2012. Pour ce qui est de l’Arabie saoudite, qui à ce stade n’a pas d’ambassade à Damas, Donald Trump a annoncé le 24 décembre sur Twitter que « Riyad a désormais accepté de dépenser l’argent nécessaire pour la reconstruction de la Syrie à la place des États-Unis ».

Pour le spécialiste, « les Émirats et l’Arabie saoudite voient en Bachar al-Assad un garant de l’ordre établi dans la région. Un ordre qu’ils veulent préserver. Au contraire du Qatar, qui ne soutient pas le régime syrien et ne participe pas à cette normalisation ». En effet, en 2011, le Qatar rompait ses relations avec Damas et prenait fait et cause pour la rébellion syrienne.

La rupture de l’isolement géographique

Mais la Syrie cherche surtout à renouer avec ses voisins. En octobre, la réouverture du poste-frontière de Nassib indique un rapprochement entre la Syrie et la Jordanie. Une délégation de députés jordaniens était reçue en grande pompe à Damas seulement un mois plus tard. « La réouverture de cette route est un pas en avant vers la réintégration économique de l’environnement syrien et la reconquête du rôle traditionnel du pays en tant que vecteur du commerce régional », déclarait Sam Heller de l’International Crisis Group à l’AFP.

Ce chemin routier ne se limite pas à relier Damas à Amman : par son voisin du Sud, la Syrie peut désormais commercer avec l’Irak (première destination des exportations syriennes avant la guerre) et le Golfe. Jusqu’à récemment, l’importation de marchandises se faisait par voie maritime et impliquait un détournement du port jordanien d’Aqaba, via le canal de Suez, jusqu’à un port dans le nord-ouest syrien.

Le chef des services de sécurité syrien au Caire

Des débats semblables commencent à voir le jour à Beyrouth, où un sommet économique de la Ligue arabe se tiendra en janvier 2019. Le Hezbollah libanais, allié de l’Iran et de la Russie, dont 8 000 combattants se trouvent en Syrie, a relancé la proposition de normalisation des relations syro-libanaises à plusieurs reprises. Surtout depuis que, en juillet 2018, les Russes ont annoncé un plan de rapatriement massif des réfugiés syriens installés au Liban et en Jordanie.

Côté égyptien, le chef des services de sécurité syrien Ali Mamlouk, qui s’était déjà rendu dans le pays en octobre 2016, s’est entretenu avec des hauts responsables égyptiens lors d’une visite au Caire le 22 décembre. Selon l’agence de presse officielle syrienne Sana, la visite a eu lieu « à l’invitation du chef des services de renseignements égyptiens » pour discuter de « questions politiques, de sécurité et de lutte contre le terrorisme ». Pour le spécialiste, « l’Égypte essaie de s’imposer comme intermédiaire. Al-Sissi utilise la question syrienne pour se présenter comme médiateur et jouer un rôle dans la région ».

Et met en garde : « la majorité des pays arabes soutiennent cette normalisation, qui est à la fois une stabilisation des équilibres régionaux et une restauration des anciens régimes (pré-2011). Pourtant la crise syrienne n’est pas terminée. L’avenir de la région dépend d’un facteur qu’on évoque très peu : la capacité de réintégrer les Syriens dans ces processus ».

Source : jeuneafrique.com

 

Troisième mandat oui, troisième mandat, non !

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Troisième mandat oui, troisième mandat, non !La Mauritanie est à la croisée des chemins. Celle de l’insolite et du déjà vu. L’alternance en 2019 ou le statu quo.

Il faut reconnaître qu’actuellement, ce sont nos vieux démons qui reprennent le dessus avec les appels en chaîne au troisième mandat, faisant fi de la volonté mainte fois déclarée du premier concerné, Mohamed Ould Abdel Aziz de passer la main. À se demander si cette "folie" du troisième "verre" portée par des élus, des "cadres" et des "notables", au nom de wilayas où il y a de tout, n’est pas dirigée, d’abord, contre le président lui-même.

Ceux qui estiment, à tort ou à raison, que l’homme qui préside à nos destinées depuis 2009 à convenablement mené ses deux mandats constitutionnels voudraient-ils le soumettre, malgré lui, aux aléas d’une usure quasi inéluctable? Ne savent-ils pas que beaucoup de présidents, y compris leur ancienne "idole" Maaouiya, ont été victimes de cette incapacité de savoir dire : « j’arrête », comme dans le mythique jeu de "Questions pour un champion".

Manœuvrier émérite, Aziz sait qu’il y a un temps pour agir et un autre pour se reposer. Il sait aussi plus qu’aucune autre personne, la nature de ses "soutiens". Mise à part l’armée qui ne sait pas tricher (avec toi ou contre toi, par la force des putschs), les hommes politiques sont fidèles à un pouvoir, pas à un homme. Ceux qui vociférèrent aujourd’hui pour le troisième mandat se rangeront du côté du premier venu. Ils ne mettront pas beaucoup de temps à adopter et à s’adapter. Une affaire de mois, voire de semaines. Pire, la majorité construira son nouveau discours sur les "accumulations" pour justifier les errements et incapacités de leur nouveau champion !

Ce qui est sûr pourtant est que la Mauritanie résistera encore à l’onde de choc. Quelle que soit l’orientation que prendra le président.

Parce qu’il faut aussi reconnaître que l’option du troisième mandat est une tentation forte. Elle se reconstruit, à mesure que la "fin" (du monde) approche, autour du péché originel de 2008.

La peur de l’anéantissement d’un Idéal et d’une perception de Révolutionnaire peut être plus forte que celle consacrant un statut de démocrate. Et puis, il y a aussi cette absence de garantie. Elle découle aussi bien du rôle que prendra l’opposition, dans une éventuelle transition-transmission du pouvoir, que de la possibilité de dégradation d’une situation économique à l’état fragile.

La frénésie actuelle appelant à un troisième mandat peut n’être qu’une manière bien pensée de maintenir « sous tension » une majorité hétéroclite jusqu’au terme de ce deuxième mandat d’Aziz pour lui permettre de choisir, sans précipitation, celui qui le remplacera en 2019.

Sneiba Mohamed
Source : Elhourriya (Mauritanie)

 

 

Mauritanie: les partisans du président Aziz font le forcing pour un 3e mandat

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Mauritanie: les partisans du président Aziz font le forcing pour un 3e mandatEn Mauritanie, la polémique s’accentue autour d’un éventuel troisième mandat du président mauritanien. Mohamed Ould Abdel Aziz a dit et répété qu’il ne sera pas candidat en 2019 après dix ans au pouvoir.

Mais ses partisans ne l’entendent pas de cette oreille. Pour le convaincre d’aller vers un troisième mandat, les ressortissants de toutes les régions multiplient depuis plusieurs semaines les meetings dans la capitale. Jeudi soir, ce sont les cadres de la région de l’Adrar qui se sont réunis à Nouakchott.

Les ressortissants de l’Adrar ont rempli le Palais des congrès de Nouakchott à la faveur d’une démonstration de force qui rappelle les ferveurs des campagnes électorales. Ils ont énuméré les réalisations du chef de l’Etat dans divers domaines, notamment en matière de sécurité et d’infrastructures.

Mais pour eux, l’œuvre entamée il y a dix ans n’est pas achevée. « La majorité présidentielle, présente dans cette manifestation et dans d’autres, pense que nous avons besoin de continuer ce programme-là et de continuer avec le président de la République actuel, qui est l’auteur, justement de ce changement-là. Ces changements que nous souhaitons ne sont pas encore terminés », estime le président du Conseil régional de l’Adrar Yahya Abdel Taha Ba.

Le président mauritanien ne peut se représenter sans amender la Constitution. C’est ce que rappelle le premier vice-président du Rassemblement des Forces démocratiques Mohamed Mahmoud Ould Lemat. « Les dispositions de la Constitution concernant la durée du mandat du président de la République sont verrouillées. Il est interdit au chef de l’Etat de les toucher par voie référendaire. »

Interrogé sur ses meetings qui appellent à un troisième mandat, le porte-parole du gouvernement mauritanien a précisé que le gouvernement ne se sentait pas concerné par ces déclarations et que la liberté d’opinion était garantie dans le pays.

Source : RFI

 

 

Initiatives pour le 3e mandat : Jusqu’où vont-elles mener la Mauritanie ?

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Initiatives pour le 3e mandat : Jusqu’où vont-elles mener la Mauritanie ? Après le Trarza qui a ouvert le bal et l’Assaba, c’est le tour des cadres, des notables militants UPR de l’Adrar de se retrouver au Palais des congrès, ce 27 décembre pour réclamer un 3e mandat pour le président Ould Abdel Aziz dont le 2e et dernier mandat s’achève au premier semestre de 2019. Pour ces cadres, militants et autres notables, le président Ould Adbel Aziz est "le meilleur choix pour la présidentielle de 2019 parce qu’étant le seul garant de la paix et de la stabilité du pays, en un mot et en mille, de l’avenir de ce pays".

D’autres régions suivront, à coup sûr, parce que leurs élus et notables ne voudront certainement pas être taxés d’opposants au 3e mandat. Le pays est donc en forte ébullition ou agitation politique.

Et la question que l’on est en droit de se poser est savoir pourquoi ces initiatives, comme jadis des marches de soutien pour les amendements constitutionnels d’août 2017 poussent-elles comme des champignons, en cette période où les spéculations allaient bon train sur la désignation du dauphin du président.

Et de l’avis général des cercles du pouvoir et de l’opposition même, le successeur tout indiqué et bien coté reste le général Ghazwani, ex chef d’état major des armées et ministre de la défense depuis peu, réputé très proche du président Aziz. Même si certains informations relayées ça y est là, laissent croire que l’homme d’un silence olympien n’était pas intéressé par le fauteuil présidentiel.

Pour certains analystes, ceux qui agitent subitement la question du 3e mandat (ministres, conseillers à la présidence et proches du Rais) ne sont pas favorables a la désignation comme dauphin, de l’actuel ministre de la défense, issu d’un important ensemble tribal de l’est du pays. Pour ce groupe, l’intronisation de Ghazwani signerait la fin de la mainmise des gens du Nord sur le pouvoir central. L’homme pourrait même, une fois installé au feuil présidentiel refuser de jouer le Medvedev mauritanien.

Est-ce pour cette raison qu’une initiative soutenant la candidature de Ghazwani et celle de Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, ancien premier ministre, à la présidentielle de 2019 a été publiée dans la presse (site alaraby.info). S’agirait-il de manœuvres visant à créer une cassure dans la dynamique, objet de supputations depuis quelques mois ? Même si les auteurs de cette initiative sont qualifiés de « marginaux », il n’en demeure pas moins qu’une espère de tension est perceptible dans l’arène politique.

Les rivalités politiques historiques entre le Nord et le Sud, réchauffée après le baptême du nouvel aéroport international Oumoutounsy et la réécriture de l’hymne national et le changement de drapeau risquent de réapparaître de plus belle. Et gare aux pyromanes !

Jusqu’où peuvent-elles mener le pays, ces initiatives « téléguidées » par des proches du président ? Nulle part, répond un observateur averti de la scène politique mauritanienne ; elles ne vont pas prospérer prédit-il, parce que le contexte ne joue pas en faveur du troisième mandat. On raconte que le président, même s’il garde un silence assourdissant et troublant sur ces initiatives ne les cautionnerait pas. Ces initiatives constituent dès lors un test de l’opinion nationale, mais surtout internationale.

D’où le manque d’enthousiasme constatés par les certains observateurs lors du lancement de l’initiative des gens du Trarza. Les réactions des partenaires au développement, notamment la France, l’Allemagne et l’Espagne sont scrutées avec attention au Palais.

Pour nombre d’observateurs, ces initiatives résultent du flou entretenu par le président Aziz depuis quelques mois sur sa succession et donc son dauphin. Sa posture et ses déclarations multiples donnent l’impression de quelqu’un qui hésite encore ou doute de la tournure que pourraient prendre les évènements. Sa réponse dans jeune Afrique sur le choix du général Ghazwani comme dauphin, laisse songeur. Je n’ai pas arrêté mon choix, dit-il en substance.

Beaucoup continuent à douter de la sincérité des déclarations du président en fin de mandat. Tous croient qu’il veut partir mais veut, en même temps rester en gardant la haute main sur la direction des affaires du pays. C’est un jeu de haute voltige. D’où les difficultés, pour lui de trouver un dauphin loyal et docile.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Mauritanie : Le PM appelle en faveur d’un 3e mandat pour le Président

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Mauritanie : Le PM appelle en faveur d’un 3e mandat pour le PrésidentLe Premier ministre mauritanien Mohamed Salem Ould Bechir a appelé les députés des Wilayas du Hod el-Gharbi et du Hod el-Chargui à organiser des manifestations demandant au président Mohamed Ould Abdel Aziz de se représenter pour un troisième mandat.

La constitution mauritanienne interdit à Ould Abdel Aziz de briguer un 3e mandat. Le premier ministre mauritanien rencontrait les députés des deux wilayas, les dimanche et lundi dernier. Il a justifié sa requête par l’importance, selon lui, de préserver les réalisations du président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Jeudi, des partisans de Ould Abdel Aziz, venus de la wilaya du Trarza avaient organisé une manifestation au Palais de congrès de Nouakchott réclament un troisième mandat.

Selon des sources d'Alakhbar, plus de manifestations en faveur d’un 3e mandat pour Mohamed Ould Abdel Aziz sont prévues dans d’autres wilayas du pays.

Lundi, l’opposition mauritanienne a qualifié « d’appels à un coup d’Etat » les initiatives en faveur d’un 3e mandat. Le président Mohamed Ould Abdel Aziz a plusieurs fois répété qu’il respecte la Constitution qui lui interdit de briguer un 3e mandat.

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

 

Mauritanie : «Le président de la République pourrait etre poursuivi pour haute trahison» (Ould Maouloud)

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Mauritanie : «Le président de la République pourrait etre poursuivi pour haute trahison» (Ould Maouloud)Pour l’Alliance électorale de l’opposition démocratique mauritanienne (AEOD), c’est Mohamed Ould Abdel Aziz qui est derrière les initiatives appelant au 3eme mandat.


Pour Mohamed Ould Maouloud, président de cette Alliance, président de l’UFP, « il ne s’agit d’ailleurs pas d’initiatives mais de directives venant d’en haut. » Ould Maouloud qui s’exprimait lundi 24 Décembre dans une conférence de presse de l’AEOD à Nouakchott, a ajouté que « la disposition constitutionnelle limitant le nombre de mandats à deux est l’un des acquis démocratiques les plus importants des deux dernières décennies en Mauritanie. »

Une disposition, a-t-il expliqué, qui permet une dévolution démocratique et pacifique du pouvoir. Le président de l’UFP a appelé le peuple à s’opposer à ces appels à « coup d’Etat contre la constitution. »

« Nous entendons faire descendre le peuple dans la rue pour qu’ils rejettent ces appels » a dit Ould Maouloud.

A l’adresse du président de la République, le leader de l’AEOD a dit : « il (le chef de l’Etat) doit savoir qu’il est grave de laisser faire des discours et incitations au coup d’Etat contre la constitution. C’est en effet comme laisser faire des appels à coup d’Etat militaire. S’il autorise des appels à coup d’Etat contre la constitution, de facto, il permet aussi à ce qu’il y ait des appels à coup d’Etat militaire. »

Le chef de l’Etat a dit Ould Maoulopud est le garant du respect de la constitution. Par conséquent « s’il laisse faire, ça peut être assimilé à une complicité qui pourrait le rendre passible de poursuites pour haute trahison. »

Aux organisateurs de manifestations pro troisième mandat, Mohamed Maouloud a déclaré « le code pénal prévoit des sanctions contre ceux qui attentent à la constitution, notamment la prison et les travaux forcés. »

Au sujet de l’interdiction de séjour en territoire marocain contre l’homme d’affaire et opposant mauritanien, Mohamed Ould Bouamatou, Ould Maouloud "mis en garde les pays voisins contre une participation à une chasses aux sorcières". « Mohamed Ould Boumatou soutient l’opposition, c’est pourquoi, le pouvoir cherche, par tous les moyens, à le faire taire » a ajouté le président de l’AEOD.




Source : Mauriweb (Mauritanie)

 

Sénégal: Karim Wade critique le pouvoir qui lui répond

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Cinq ans qu’il ne s’était pas exprimé. Depuis son exil au Qatar, Karim Wade a diffusé via les réseaux sociaux un discours audio de 6 minutes. Le fils de l’ex-chef de l’Etat veut se présenter à la présidentielle du 24 février 2019, mais sa candidature pourrait être rejetée par le Conseil constitutionnel, car il a été condamné à plus de 5 ans de prison ferme. Dans sa déclaration, Karim Wade critique le président Macky Sall et appelle au rassemblement pour lui permettre de gagner la présidentielle.

Etre l’homme de la situation, le candidat providentiel qui peut unir. C’est la posture choisie par Karim Wade. Dans sa déclaration, s’il fustige Macky Sall, le candidat désigné du Parti démocratique sénégalais ne fait néanmoins aucune proposition concrète : « Je veux un Etat qui rassemble. La situation désastreuse de notre pays exige un vaste rassemblement de toutes les forces politiques et sociales qui adhérent au combat pour l’élimination de la mauvaise gouvernance et de la pauvreté, la restauration de la démocratie, le respect de l’équilibre des institutions, notamment le respect de l’indépendance des magistrats. Au combat pour la réduction des inégalités et la suppression des injustices, au combat pour recouvrer la grandeur du Sénégal perdu depuis sept longues années ».

La majorité s’attendait visiblement à une telle déclaration de Karim Wade, car les réactions se sont multipliées. Pour le porte-parole et secrétaire général du gouvernement, Seydou Gueye, ce discours enregistré n’a aucune valeur, car il estime que Karim Wade n’a plus sa place dans la classe politique : « Dans sa déclaration, il n’y a absolument rien de nouveau sous le soleil, à part de la haine et des ambitions démesurées. Là, c’est des questions qui relèvent plutôt du domaine de la psychanalyse que du projet politique ».

« J’ai eu de la pitié »

Et Seydou Gueye va plus loin et estime que Karim Wade n’a aucune envergure politique au Sénégal : « Mais j’ai eu de la pitié puisque je me suis rendu compte d’un garçon qui était en train de saccager le bilan de son papa puisque le Sénégal qu’il décrit est le Sénégal que le président Abdoulaye Wade avait laissé au président Macky Sall. Nous avons mis fin aux cycles de croissances erratiques, qui caractérisaient la gouvernance de Wade, mais ce que je retiens globalement, c’est que Karim Wade, j’ai pitié pour lui puisqu’il ne sait pas qu’il est sorti de la tête des Sénégalais et du cœur des électeurs. Aujourd’hui la réalité concrète, c’est que d’un candidat fantôme qui était invisible, il est en train de devenir un candidat impossible. Il y a un principe fondateur, celui du casier judiciaire vierge pour prétendre à la magistrature suprême dans un pays de démocratie comme le Sénégal ».

Avec ce message audio, Karim Wade, qui n’évoque d’ailleurs à aucun moment son retour au Sénégal, lance sa campagne présidentielle. Une campagne qui pourrait s’arrêter pour lui le 20 janvier si le Conseil constitutionnel s’appuie sur le code électoral qui interdit à toute personne condamnée à plus de cinq ans de prison de se présenter et rejette ainsi sa candidature.

Source : RFI