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Politique en Mauritanie

Mauritanie: la ville d'Oualata en rupture avec son sombre passé

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Mauritanie: la ville d'Oualata en rupture avec son sombre passéEn Mauritanie, la ville d'Oualata est surnommée « la grande sœur de Tombouctou ». Inscrite depuis plus de vingt ans au patrimoine mondial de l’Unesco, elle accueille ces jours-ci la huitième édition du Festival des cités anciennes.

Mais Oualata est aussi connue pour de plus funestes raisons : la ville a abrité un bagne politique à partir des années 1970. Un passé récent et sombre que le gouvernement tente de faire oublier et cela a commencé par l'annonce de la fermeture de la prison.

La cité historique de Oualata se trouve dans l’est mauritanien, à plus de mille kilomètres de Nouakchott. C’est là que beaucoup de prisonniers politiques mauritaniens ont purgé leur peine à l’image de Fara Oumar Ba, président de l’Association mauritanienne de lutte contre l’exclusion et le racisme.

Il s’est dit surpris d’apprendre que la prison de Oualata doit être prochainement fermée : « Je suis agréablement surpris. Et pour nous, Oualata a été une véritable descente aux enfers. Le sinistre bagne de Oualata a été un centre de torture.

Quand nous sommes arrivés, nous étions menottés et ensuite, nous étions enchaînés. Nous avions des chaînes aux pieds. Vous partagez la chaîne avec votre camarade d’infortune. Et vous voyez la gêne que cela comporte, parce que, quand vous voulez aller aux toilettes vous allez ensemble. C’est des images extraordinaires, des images vraiment surréalistes ».


Fara Oumar Ba a fait partie d’un groupe des cadres négro-africains arrêtés et jugés entre 1986 et 1987 pour avoir produit et publié un document intitulé « le négro-africain de Mauritanie opprimé ». Mais les cadres noirs n’étaient pas les seuls à avoir été emprisonnés à Oualata. Ce fut également le cas du père de l’indépendance de la Mauritanie Moktar Ould Daddah après son renversement le 10 juillet 1978.

Source : RFI

 

Mohamed Ould Abdel Aziz: « Non, je ne me représenterai pas » pour un 3e mandat

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Ce mardi 20 novembre, le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz s'est rendu à Oualata, dans le sud du pays, pour inaugurer l’édition 2018 du Festival culturel des villes anciennes. L'occasion aussi pour lui de préciser ses intentions pour la prochaine élection présidentielle et d'évoquer la sécurisation du Sahel et la lutte contre le terrorisme dans la sous-région et en Mauritanie.

Le président Mohamed Ould Abdel Aziz va-t-il briguer un troisième mandat lors de la prochaine présidentielle en Mauritanie qui se profile à l’été 2019 ? Le chef de l’Etat mauritanien, rappelle qu’il compte bien respecter la Constitution mais qu’il « entend » aussi les appels de ses partisans en vue d’un maintien au pouvoir.

C’est qu’il a affirmé hier lors de l'ouverture du festival culturel de Oualata dans le sud du pays, où l’attendaient de nombreux soutiens.

Mohamed Ould Abdelaziz: pas de 3e mandat

« Je suis sensible à tous les appels. Il y en a aussi qui appellent à la limitation des mandats. Donc j’écoute tout le monde… De toutes façons, je suis là pour respecter et faire respecter la Constitution du pays.

Non, je ne me représenterai pas dans la mesure où je vais respecter la Constitution et la Constitution dit que je ne peux pas me représenter au-delà de deux mandats.

Je vais continuer à m’engager pour la Mauritanie, je reste en Mauritanie et je continuerai à faire de la politique. Je suis là et je ne quitte pas le pays. Je continuerai sur la même voie. Dès que la Constitution me permettra de me représenter, je le ferai.

Donc, si je ne peux pas me représenter au 3ème mandat, je peux me représenter après. La Constitution ne m’empêche pas de me représenter après ».

Sécurité : «Nous faisons ce que nous pouvons faire avec beaucoup de promesses»

Le président mauritanien a aussi défendu les débuts de la force conjointe du G5 Sahel qui tarde toutefois à être pleinement opérationnelle. Rappelons que Nouackshott accueillera le 6 décembre prochain une réunion sur le financement du G5. Mais il a la « dent dure » contre la Minusma, la Mission des Nations unies au Mali.

Mohamed Ould Abdel Aziz: «La Minusma a énormément de moyens»

« La Minusma coûte plus d’un milliard de dollars cette année. Elle engage plus de 13 000 hommes. Si on compare l’exécution de la mission du côté G5 Sahel et l’exécution de la mission du côté Minusma, on se rend compte que le G5 n’a pas échoué. D’abord, il n’a pas de moyens et il fait avec le peu de moyens qu’il a. Beaucoup de promesses… Nous faisons ce que nous pouvons faire avec beaucoup de promesses, alors que la Minusma a énormément de moyens et elle a engagé plus de 13 000 hommes… »

RFI : Est-ce qu’il n’y a pas des efforts, aussi, à consentir de la part de la Mauritanie par rapport à l’articulation de cette force conjointe du G5 Sahel ? On sait qu’on attend toujours notamment le PC de région à Nbeiket Laouach’ ?

« Ce combat ne se fait pas avec le PC. Il ne se fait pas avec l’infrastructure de base. Il se fait avec des équipements, avec des hommes. Et notre force, la force mauritanienne est prête à 92 % déjà. C’est vrai que le PC n’a pas été construit, mais ce n’est pas avec le PC que nous allons faire le combat ».

Zone rouge : « Nous n’avons plus de Mauritaniens qui partent vers ces centres d’entraînement de terroristes»

En Mauritanie, les touristes de retour depuis l’an 2017 lorsque le ministère français des Affaires étrangères a allégé ses recommandations aux voyageurs sur une partie du désert mauritanien. Quelque 1500 visiteurs sont venus dans le pays la saison passée et 4500 sont attendus dans l’Adrar mauritanien cette année selon l’Office mauritanien du tourisme. Tous les dimanches, jusqu’à fin avril un avion charter de touristes est attendu à Atar, dans le centre du pays.

Plus au sud, le ministère français des Affaires étrangères maintient toujours une partie du pays en Zone Rouge. C’est le cas autour de la cité historique de Oualata surnommée localement « la grande sœur de Tombouctou » où le président mauritanien a inauguré l’édition 2018 du Festival culturel des villes anciennes.

Mohamed Ould Abdel Aziz: la Zone rouge n'a plus de raison d'être

« Je crois que j’attends beaucoup que le Quai d’Orsay puisse faire évoluer cette carte, cette Zone Rouge, en Mauritanie. Parce que pour nous... elle s’explique de moins en moins. Je crois qu'il n’y a pas un pays au monde qui puisse assurer une sécurité à 100 %. Je pense que c’est impossible. C’est même utopique.

Mais en tout cas, depuis quelques années, nous avons fait beaucoup d’efforts pour sécuriser notre pays en réorganisant nos forces armées, en les entraînant, en leur confiant… En créant des unités spéciales capables de se mouvoir sur l’ensemble du territoire. En plus de cela aussi, nous avons agi sur le terrain en engageant des discussions avec des jeunes qui étaient perdus, qui s’étaient enrôlés dans le terrorisme et en ramenant le maximum. Et cela a donné des résultats parce que nous n’avons plus de Mauritaniens qui partent vers ces centres d’entraînement de terroristes, ni même qui se font recruter maintenant ».

Source : RFI

 

Communiqué de presse: Accord de pêche entre la Mauritanie et l'Union européenne

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Communiqué de presse: Accord de pêche entre la Mauritanie et l'Union européenne.L'Union européenne vient de verser 57,5 millions d'Euros, soit près de 2,4 milliards d'ouguiyas (MRU), au gouvernement mauritanien en tant que contrepartie financière annuelle dans le cadre de l'Accord de pêche entre la Mauritanie et l'Union européenne.

Ce paiement forfaitaire vient en addition des licences obligatoires achetées par les armateurs européens pour chaque navire venant pêcher dans les eaux mauritaniennes et des redevances payées sur les prises effectuées après contrôle des autorités compétentes.

L'Accord multi-annuel est l'une des expressions de la longue et fructueuse coopération entre l'Union européenne et la République islamique de Mauritanie dans le secteur de la pêche. L'Union européenne souhaite que ce partenariat privilégié se poursuive et se renforce dans le contexte des négociations du futur protocole qui auront lieu au cours de l'année 2019.

Pour rappel, la contrepartie financière est relative à l'accès des navires de l'Union européenne aux zones de pêche mauritaniennes dans les conditions définies d'un commun accord par les deux parties. Celles-ci s'engagent à promouvoir une pêche responsable sur la base des principes d'une exploitation durable des ressources halieutiques et des écosystèmes marins.

Source : Délégation de l'Union européenne |

 

CAN 2019 (qualifications) : Première qualification historique pour la Mauritanie

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CAN 2019 (qualifications) : Première qualification historique pour la MauritanieEn battant à domicile le Botswana (2-1), la Mauritanie a validé la première qualification de son histoire pour la CAN.

Historique ! La Mauritanie a validé, ce dimanche, la première qualification de son histoire pour la Coupe d'Afrique des Nations (CAN). L'Angola ayant dominé plus tôt dans la journée le Burkina Faso (2-1), la sélection dirigée par Corentin Martins devait absolument battre à domicile le Botswana, dernier du groupe I dans ces éliminatoires et déjà hors course.

Si la mission a été remplie, cela ne fut pas sans douleur. Le Botswana a pris les devants dès la quatrième minute et, si la Mauritanie a égalisé à la 20e minute de jeu par Diakité, elle a attendu la fin de la rencontre pour faire la différence.

La délivrance est intervenue à la 84e minute par ce même Diakité, désormais héros au pays. Avec ce succès, à une journée du terme des qualifications, la Mauritanie compte désormais cinq points d'avance sur le Burkina Faso, troisième du groupe, qu'elle doit encore affronter et qui ne peut donc plus la rejoindre.

Source : L'Equipe (France)

 

 

Mauritanie, le rôle incontournable du général Ghazouani

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Mauritanie, le rôle incontournable du général GhazouaniChef d’état-major de l’armée mauritanienne, le général Mohamed Ould Ghazouani, vient d’être nommé nommé ministre de la Défense par le président Aziz, qui pourrait renoncer à un troisième mandat.

Le général Ghazouani, un soutien constant et loyal de Mohamed Ould Abdel Aziz depuis son accession au pouvoir en 2008, devait en principe prendre sa retraite de chef d’état-major avant la fin du mois d’octobre. Or la désignation de ce gradé, fin octobre, comme ministre de la Défense, pourrait redistribuer les cartes d’une situation politique de plus en plus tendue.

La montée des périls

On ignore en effet si l’actuel Président Aziz sera candidat en 2019 pour un troisième mandat, alors que la constitution mauritanienne lui interdit de briguer une telle charge. Yeddih Ould Breideleil, une personnalité éminente de sensibilité bassiste, l’idéologie nationaliste qui est celle des maures au pouvoir, vient de conseiller au président Aziz de « prendre de la hauteur », voire de lever le pied.

Un signe qui ne trompe pas sur l’état d’esprit des élites qui gouvernent le pays et qui avaient soutenu l’actuel chef de l’état jusqu’à présent. « La Mauritanie qui était déjà mal en point à cause du gaspillage et d’un tâtonnement invraisemblable, écrivait Yeddih Ould Breideleil récemment, a été jeté l’année dernière dans une confusion folle par un processus incompréhensible dont la première salve a été la révision constitutionnelle, refusée par le Parlement et malgré tout imposée. Elle a été suivie d’actions inconsidérées qui dénotaient, non pas de la lucidité mais de la nervosité et la solitude dans la décision ».

Plus grave, la montée de la contestation interne, qu’incarne entre autres le leader anti esclavagiste Biram, élu député en septembre mais aujourd’hui emprisonné, provoque une répression accrue et par réaction une solidarité au sein de l’opposition. Enfin les derniers développements de la situation en Arabie Saoudite, l’allié constant du président Aziz, met le régime dans une situation délicate. D’autant plus qu’à Paris, les relais du pouvoir mauritanien comme Jemal Taleb qui fait l’objet d’une plainte pour violation de la qualité d’avocat, sont jugés « infréquentables » par l’Elysée. C’est du moins ce que confie à Mondafrique un élu d' "En Marche" qui a ses entrées auprès de la cellule diplomatique d’Emmanuel Macron.

Le très consensuel Ghazouani

Or la rumeur insistante qui circule à Noaukchott, la voici: le général Ghazouani pourrait bien avoir été placé ainsi en orbite pour assumer l’année prochaine, au lieu et place de l’actuel chef de l’Etat et avec son aval, la fonction de président. A la façon dont Poutine avait pu placer en 2008 Dmitri Medvedev, son Premier ministre, à la tète de la Fédération de Russie.

Le général Ghazouani bénéficie de nombreux atouts pour servir de bouclier à un président Aziz contesté en interne et déconsidéré à l’international. Première qualité, ce haut gradé a toujours entretenu de bonnes relations avec la France, les Etats Unis et le Maroc- Ce qui équilibre les préférences algériennes et saoudiennes de l’actuel chef de l’Etat. Ensuite, Ghazouani bénéficie d’un large consensus au sein de l’armée mauritanienne, la colonne vertébrale du pouvoir.

Enfin ses origines et son parcours en font une personnalité respectée bien au delà du cercle clanique et affairiste qui entoure aujourd’hui la présidence. En privé, des personnalités de l’opposition espèrent une telle promotion du général Ghazouani. Jusqu’au sein du parti islamiste Tawassol, arrivé en tête de l’opposition lors du dernier scrutin législatif de septembre et où on met en avant ses engagements spirituels. « Fils d’un chef spirituel de la tribu maraboutique Ideiboussat, des Berbères à qui l’on prête des pouvoirs mystiques, écrit le site du « Point Afrique », il est réputé pour sa discrétion mais aussi pour bénéficier de l’influence également discrète mais grande de sa tribu très active dans les questions religieuses, le soufisme notamment, mais aussi dans le commerce de véhicules, de thé, de tissus et de céréales ».

Aux yeux d’un président mauritanien qui se méfie de tout et de tous, le principal défaut de Ghazouani tient sans doute à cette image consensuelle qui pourrait ternir la sienne.

Par Nicolas Beau
Source : Mondafrique

 

 

Mauritanie : Interpol annule les avis de recherche de deux opposants au régime

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Mauritanie : Interpol annule les avis de recherche de deux opposants au régime Interpol a annulé en octobre les "notices rouges" relayant les mandats d'arrêt internationaux délivrés par la Mauritanie contre deux opposants au régime, ont annoncé vendredi leurs avocats à l'AFP.

La commission de contrôle de l'organisation policière internationale a décidé le 19 octobre d'effacer de son fichier les informations concernant l'homme d'affaires franco-mauritanien Mohamed Ould Bouamatou et son proche collaborateur Mohamed Debagh. Saisie d'un recours de ces deux hommes, la commission "considère qu'il y une dimension politique prédominante dans cette affaire", selon la décision consultée par l'AFP.

M. Bouamatou et M. Debagh sont visés depuis le 31 août 2017 par un mandat d'arrêt de la justice mauritanienne pour des soupçons de corruption. Le régime du président Mohamed Ould Abdel Aziz accuse l'homme d'affaires d'avoir financé en 2017 un groupe de sénateurs qui a mené une fronde contre le référendum constitutionnel ayant mené à la suppression du Sénat.

"M. Ould Bouamatou n'a jamais caché qu'il soutenait légalement l'opposition mauritanienne, notamment financièrement, afin de favoriser la démocratie en Mauritanie, ce que la commission d'Interpol a bien pris en compte", ont déclaré les avocats William Bourdon et Elyezid Ould Yezid dans un communiqué, saluant une "décision historique".

"On rappellera que ces mandats d'arrêt ont eu également pour dessein d'empêcher monsieur Mohamed Ould Bouamatou de se présenter le cas échéant à une élection en Mauritanie, de soutenir un autre candidat mais également de soutenir l'opposition", alors que le président Abdel Aziz a annoncé vouloir briguer un troisième mandat.

Mohamed Ould Bouamatou, fondateur du groupe BSA et de la banque GBM, est depuis plusieurs années en rupture avec le dirigeant mauritanien - son cousin - qu'il avait soutenu durant sa campagne présidentielle de 2009.

Il a quitté la Mauritanie en 2011 et vivrait désormais en France. A la demande des pays, Interpol diffuse des "notices rouges", qui ne sont pas des mandats d'arrêt internationaux, mais un moyen par lequel l'organisation informe qu'un mandat d'arrêt a été délivré par une autorité judiciaire d'un de ses membres.

M. Bouamatou est par ailleurs visé par une plainte à Paris pour des soupçons de blanchiment en France, déposée en juin par des associations qui l'accusent d'opérations immobilières douteuses, sur la base d'informations fournies par les autorités mauritaniennes.




Source : Mauriweb (Mauritanie)

 

 

Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 15 Novembre 2018

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Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 15 Novembre 2018Le Conseil des Ministres s'est réuni le Jeudi 15 Novembre 2018 sous la Présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République.

Le Conseil a examiné et adopté les deux projets de décrets suivants :

-Projet de décret portant application des dispositions de la loi n°2018-040 du 13 novembre 2018, portant Code de l’Aviation Civile.

-Projet de décret portant nomination du président et des membres du conseil d’administration de l’Institut Supérieur Professionnel des Langues, de Traduction et d’Interprétariat (ISPLTI).

Le Conseil a également délibéré sur une communication présentée par le Premier Ministre relative à l'engagement de la responsabilité de son Gouvernement sur son programme dont la présentation devant l'Assemblée Nationale est prévue avant la fin du mois de novembre courant, et ce conformément aux articles 42(nouveau), 73 et 74 de la Constitution.

Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Enfin, le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :

Secrétariat Général de la Présidence de la République

Zone Franche de Nouadhibou

Port Autonome de Nouadhibou

Directeur Général : Ahmed Salem Ould Tekrour.

Ministère de la Fonction Publique, du Travail de l’Emploi et de la Modernisation de l’Administration

Secrétariat Général

Secrétaire Général : Ahmed Ould Mohamed Mahmoud Ould Deih, Administrateur Civil.

Ministère du Développement Rural

Secrétariat Général

Secrétaire Général : Ahmedou Ould Bouh.

Ministère de l’Equipement et des Transports

Etablissement Publics

Port Autonome de Nouakchott Dit Port de l’Amitié

Directeur Général : Djibril Niang.

Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle

Secrétariat Général

Secrétaire Générale : Emaiziza Kerbally.

Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et des Technologies de l’Information et de la Communication

Secrétariat Général

Secrétaire Générale : Aissata Diallo.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

Présidentielle 2019. Où en est l’opposition « radicale »?

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Dans bientôt six mois, les Mauritaniens vont retourner aux urnes. Cette fois, pour choisir leur président de la République.  Le second et dernier  mandat de l’actuel locataire du Palais gris s’achève en 2019. Et, jusqu’à preuve du contraire, Mohamed ould Abdel Aziz ne modifierait pas la Constitution pour en briguer un troisième. Il semble même plutôt  occupé  à préparer sa succession. Le puzzle se met en place, petit à petit,  surtout  depuis les  dernières élections municipales, régionales  et législatives d’Août  dernier. Des  élections  que son parti  a largement remportées.  L’UPR et les  autres formations du bloc présidentiel disposent d’une majorité mécanique, pour ne pas dire « soviétique » (122 députés sur 157).

Dans ce confortable matelas, Ould Abdel Aziz peut désigner  tranquillement son dauphin : selon toute vraisemblance, le général Ghazwani. Cet alter ego vient d’être coopté ministre de la Défense au sein du gouvernement post-élections. Un passage obligé, pour l’apprentissage de la vie civile  et politique. En tout cas, le président Aziz ne devrait pas tarder à officialiser le nom de son successeur, une fois achevé le placement de ses hommes de confiance à la tête des institutions stratégiques, comme l’Assemblée nationale, le gouvernement et les armées. Le voilà donc à concrétiser ce qu’il a maintes fois annoncé ; soit, en substance : qu’il ne quittera pas le pays, après la fin de son dernier mandat ; qu’il soutiendra un candidat à la présidentielle et continuera à contrôler ce qui se passe en Mauritanie ; se refusant à laisser ceux qui viendront après lui détruire ce qu’il a construit. Pour les observateurs, le message du Président  aux opposants  est clair : pas d’alternance en 2019. Une proclamation lancée depuis Néma, il y a quelques années déjà. Souvenons-nous qu’il avait ajouté,  peu après,  qu’il n’était pas là pour perdre le moindre combat.

Veillée d’armes ?

Notre opposition dite  « radicale », rassemblée, depuis quelques mois, dans l’Alliance Electorale de l’Opposition Démocratique (AEOD) a-t-elle suffisamment compris et  décrypté cette volonté ? Si oui, que fait-elle pour contrecarrer cet objectif?  A priori, rien de tangible, à ce jour. Réussira-t-elle à s’unir derrière une candidature unique en 2019 ? Après sa restructuration, en Avril 2017, le FNDU avait mis en place une  commission  pour préparer l’alternance démocratique. Présidée, à l’époque, par l’ex-Premier ministre Ould Waghf, actuel président d’ADIL, cette commission avait pour mission de « construire une vision commune qui ouvre la voie à une alliance électorale, pour les échéances à venir ». La fondation de l’AEOD, à la veille des dernières élections locales, en fut une première étape. Mais,  depuis la clôture de celles-ci, elle ne semble guère active. La commission du FNDU avait développé un travail technique au niveau politique, économique et social, chargeant divers experts à l’établissement de « diagnostics et de propositions par secteurs et thématiques », indiquait Ould Waghf dans une interview au Calame, en Août dernier. Et, comme la  présidence de la République est la principale institution du pouvoir exécutif, « l’alternance démocratique ne peut s’opérer qu’avec l’élection d’un président de la République issu de l’opposition. C’est pourquoi », précisait le président d’ADIL,« toute l’opinion publique s’y est focalisée ».

Après la naissance de l’AEOD, la  commission devait, en principe, se concentrer sur la préparation du programme commun. Rien ne semble bouger, de ce côté-là. Excepté le brûlot publié par Moussa Fall, président du Mouvement Convergence Démocratique (MCD). Dans ce document intitulé «2008-2018, une décennie perdue », l’éminent économiste met à nu, avec des statistiques pertinentes, les défaillances et  les disfonctionnements de l’économie mauritanienne. Il charge, lourdement, la barque de l’actuel pouvoir qui avait choisi de faire de la  lutte contre la gabegie son cheval de bataille. Mais charger son adversaire n’est pas construire un programme.

On se demande, aujourd’hui, ce qu’attend l’opposition pour se positionner dans la perspective de la présidentielle. Certains de ses leaders semblent plus préoccupés par leur première expérience parlementaire que par la prochaine échéance. Hormis quelques conférences de presse et déclarations des uns et des autres, l’opposition semble se complaire dans le silence, alors que le temps presse. Aurait-elle choisi d’aller en rangs dispersés ? Une option au demeurant fort probable : plusieurs de ses leaders n’avaient-ils pas qualifié d’utopique la seule idée d’une candidature unique ? Avancer en ce sens pourrait faire éclater, comme le FNDU l’a toujours redouté, ce conglomérat de partis politiques, syndicalistes et personnalités indépendantes. C’est peut-être par prudence que nul n’ose s’y aventurer. Quitte à condamner toute chance d’alternance en 2019 ? La récente prise en main de la commission, par Tawassoul – présidence tournante – devrait pourtant faire bouger les lignes. Le simple fait que le pouvoir ait, tout récemment, décidé de placer le parti islamiste dans son collimateur est, en soi, un signe de la validité de cette hypothèse. On attend donc des suites palpables… Avant la fin de cette année ?

DL

Source : lecalame.info

 

Le responsable belge de l’immigration dépêché à Nouakchott

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Le responsable belge de l’immigration dépêché à NouakchottLe premier ministre mauritanien Mohamed Salem O. Bechir s’est entretenu ce mardi avec le secrétaire d’état belge chargé de l’immigration Théo Franken à propos du dossier de la migration et la coopération qui s’y rapporte.

Interrogé après cette rencontre, le responsable belge a dit qu’il avait informé le premier ministre du contenu de l’accord signé entre la Mauritanie et la Belgique relatif à l’immigration et les domaines de la coopération qui s’y rapportent, ajoutant que l’immigration était l’un des défis les plus importants auxquels font face les pays européens et africains.

Il s’est déclaré optimiste quant à la capacité de la Mauritanie et la Belgique de relever ce défi eu égard au niveau de leur coopération. Le secrétaire d’état belge était arrivé dans la nuit de lundi à mardi et devra rencontrer, lors de sa visite des membres du gouvernement mauritanien.

Il est accompagné par une importante délégation de son pays et évoquera avec des responsables gouvernementaux mauritaniens les différents volets de la coopération entre les deux pays et les moyens de les développer.

Le secrétaire d’état belge s’était engagé l’année dernière à rapatrier tous les migrants clandestins dans leurs pays d’origine.

Dans une déclaration faite, Théo Franken avait dit qu’il n’y avait pas d’asile pour les migrants en Belgique qui ne cherchent pas refuge en Belgique, selon lui mais plutôt à se rendre en Angleterre.

Il avait réaffirmé que les migrants clandestins seront arrêtés et acheminés vers leurs pays d’origine.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

 

Mauritanie : Quelle couverture santé pour les femmes enceintes ?

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Mauritanie : Quelle couverture santé pour les femmes enceintes ?The Conversation - La Mauritanie a longtemps été caractérisée par des niveaux parmi les plus alarmants de mortalité maternelle. Selon les projections de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), celle-ci serait en 2015 de 602 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes.

Ce taux est très supérieur à celui de pays voisins, pourtant plus pauvres, comme le Burkina Faso ou le Sénégal (respectivement 371 et 315 décès pour 100 000 naissances selon la même source). À titre de comparaison, la mortalité maternelle se situe en France autour 10 pour 100 000 naissances.

En Mauritanie, la plupart des patientes doivent toujours systématiquement payer l’intégralité des actes pour être soignées. Pour favoriser la couverture de la prise en charge et du risque obstétrical, la coopération française pour le développement international soutient depuis 1998 un dispositif de financement de l’accès aux soins maternels et infantiles, qui progressivement s’est étendu sur la majeure partie du territoire. Une évaluation d’impact a servi à mesurer son efficacité et à mieux comprendre sa mise en œuvre.

Un prépaiement forfaitaire qui couvre les complications

L’accès aux soins et la réduction de la mortalité pour les femmes et les nouveau-nés sont au cœur des objectifs de développement durable de l’ONU. Les mécanismes de protection sociale sont considérés comme des leviers pour améliorer l’accès aux soins et une prise en charge plus équitable. En Mauritanie, le « forfait obstétrical » est un dispositif volontaire couvrant les frais de santé maternelle dans les formations sanitaires publiques.

Lors de leur première consultation prénatale, les femmes qui le souhaitent payent entre 15 et 17 €, en un ou deux versements. Ce montant représente environ 20 % du revenu mensuel moyen par habitant.

Le forfait donne accès à tout un ensemble de services médicaux sans paiement supplémentaire : consultations prénatales, postnatales, examens biologiques, échographie, accouchement dans une formation sanitaire par du personnel qualifié, prise en charge des complications éventuelles. Ce dispositif, qui a été initié en 1998 à Nouakchott avec le soutien de la France, été progressivement étendu à la majeure partie du territoire national dans des établissements sélectionnés pour leur bon niveau de soins.

Il s’agit d’une approche originale, qui allie paiement des soins par les femmes, partage du risque et amélioration de l’offre de soins, dans un contexte où la plupart des pays sahéliens ont privilégié des politiques d’exemption du paiement des soins en matière de santé maternelle et néonatale. Restait à évaluer son efficacité.

Une approche pluridisciplinaire

L’évaluation d’impact a été lancée au démarrage d’une nouvelle phase d’extension géographique du dispositif du forfait obstétrical. Elle visait à mesurer les effets du forfait sur l’accès aux soins de santé maternelle et sur la qualité des soins.

Elle a combiné deux approches, l’une quantitative, l’autre plus qualitative. Une première équipe a associé des chercheurs en économie, en santé publique et en géographie. En 2015, ils ont utilisé les données disponibles de quatre enquêtes socio-sanitaires menées entre 2001 et 2012 par l’Office Mauritanien de la Statistique. Les informations disponibles à l’époque portaient sur la dernière grossesse de chaque femme, sans indiquer toutefois si elle avait souscrit au forfait obstétrical.

L’effet du forfait obstétrical a donc été étudié sur l’ensemble des femmes et des nouveau-nés résidant à proximité des établissements couverts par le forfait. Tout récemment, en 2018, une analyse plus poussée a été rendue possible grâce à de nouvelles données sur l’adhésion au forfait et des audits sur la disponibilité et la capacité opérationnelle des services dans l’ensemble des établissements de soin mauritaniens.

Un second groupe de recherche rassemblait des experts de santé publique, en anthropologie et sociologie. Cette équipe a étudié les données de gestion des établissements de santé et analysé le fonctionnement interne des établissements couverts. Elle a également mené une étude qualitative sur les pratiques du personnel soignant, sur l’incidence du forfait obstétrical sur l’interaction des soignants entre eux, sur la relation soignants-patientes, et sur la perception du forfait obstétrical par celles-là même qui en bénéficiaient.

Des résultats significatifs qui se heurtent aux dysfonctionnements structurels

La première phase d’évaluation a montré que la disponibilité du forfait obstétrical n’a pas eu d’impact significatif à l’échelle des territoires couverts sur l’amélioration du recours aux consultations pré- et postnatales ainsi que pour les accouchements. On constate cependant que le recours à ces soins a davantage augmenté pour les populations les plus vulnérables (femmes les plus jeunes, pauvres, non éduquées) dans les zones couvertes par le forfait que dans les zones non-couvertes.

Mais comme il s’agit d’échantillons assez petits, ces tendances ne sont pas d’une ampleur suffisante pour qu’on puisse les attribuer au forfait obstétrical. La disponibilité du forfait obstétrical a néanmoins eu un impact clair sur le type d’établissements de santé dans lequel les femmes sont prises en charge : elles ont plus recours à des structures de proximité (centres et postes de santé) et moins à l’hôpital.



L’analyse qualitative a pour sa part mis en avant la pertinence initiale du dispositif. Le forfait obstétrical a contribué à former du personnel de santé et à améliorer l’offre de soins, notamment par une meilleure prise en charge des complications et le transfert des patientes vers l’hôpital. Son efficacité s’est cependant essoufflée avec son extension, à mesure qu’il était confronté aux dysfonctionnements structurels du système de santé mauritanien. La supervision technique et le suivi de la gestion financière s’avèrent insuffisants compte tenu de l’ampleur prise par le dispositif.

Néanmoins, le forfait bénéficie d’une impression globalement positive selon les femmes, même si celles-ci relèvent cependant certains dysfonctionnements. Ainsi, certaines femmes n’ont jamais été au courant du dispositif alors qu’elles résident pourtant dans des zones couvertes.

D’autres signalent que des paiements additionnels leurs sont parfois réclamés et se plaignent d’une qualité des services insuffisante : indisponibilité de médicaments, manque d’attention du personnel de santé, attentes très longues, consultations trop courtes…

Le forfait obstétrical incite au recours aux soins

La dernière phase d’analyse est en cours d’achèvement. Elle montre un impact positif de l’adhésion au forfait obstétrical sur le recours aux soins et sur la prise en charge des femmes enceintes pendant leur grossesse. Les femmes qui ont adhéré ont accouché dans 84 % des cas dans des établissements de santé, contre 61 % pour celles qui n’ont pas adhéré.

Quand on tient compte de tous les facteurs qui interviennent dans cet écart pour isoler l’effet propre au forfait obstétrical, on constate que le fait d’y adhérer accroît la probabilité de 15 % d’accoucher dans un établissement de santé, de 11 % d’avoir au moins quatre consultations prénatales, de 9 % celle de passer au moins une échographie, de 12 % celle d’avoir une analyse sanguine et de 8 % celle d’être assistée par un personnel médical qualifié lors de l’accouchement.

De même, l’adhésion au forfait réduit de manière significative l’inégalité d’accès aux consultations prénatales selon le niveau de vie des patientes, qu’elles vivent en zones urbaine ou rurale. L’adhésion au forfait a contribué à la réduction des inégalités entre les plus riches et les plus pauvres dans l’accès à la césarienne en zone rurale ainsi que dans l’accès aux accouchements en établissement de santé en zone urbaine. Cependant, l’étude ne met pas en évidence d’impact du forfait obstétrical sur la qualité des soins.

Des enseignements pour avancer vers une couverture universelle en santé

L’évaluation montre que si l’on souhaite soutenir le recours aux soins maternels, il est important d’agir sur des leviers supplémentaires que le seul volet financier, comme le renforcement des ressources humaines, la disponibilité des produits médicaux, l’efficacité du système d’information, ou encore la supervision. Il est donc nécessaire d’intégrer le forfait dans la construction d’une couverture santé universelle en santé pour la Mauritanie et de refonder son ancrage institutionnel, pour une meilleure intégration au sein du ministère de la Santé.

Ces résultats ont directement influencé la conception, courant 2016, d’une nouvelle phase d’appui au forfait obstétrical en Mauritanie. Une approche plus globale a été mise en place au niveau régional pour améliorer la qualité et le recours aux soins, associant un travail sur les ressources humaines, la filière du sang et du médicament, ainsi que la sensibilisation communautaire.

Ces enseignements alimentent également le débat national et international sur le financement de la santé. Ils sont aussi utiles pour des expériences similaires, comme le chèque santé en cours d’implantation dans le nord du Cameroun. Enfin, cette étude démontre l’importance d’évaluer l’impact des interventions de santé publique avec des données quantitatives et qualitatives, mais aussi d’utiliser les systèmes d’informations statistiques nationaux, trop peu exploités et soutenus, afin de guider la décision publique.

Ce texte s’inscrit dans une série d’articles autour de la thématique « Santé publique », sujet du colloque de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) qui se tient les 6 et 7 novembre, à Bruxelles avec plus de cent cinquante acteurs francophones : établissements universitaires, représentants gouvernementaux, représentants des agences nationales, experts des politiques de santé publique dans le monde francophone.

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Cet article a été co-écrit avec Zakaria Amar, Martine Audibert, François Boillot, Emmanuel Bonnet, Aïssa Diarra, Inès Dossa, Alexandre Dumont, Vincent Fauveau, Arnaud Laurent, Aline Philibert, Bertille Raffalli, Andrainolo Ravalihasy, Marion Ravit, Valery Ridde et Philippe Vinard.

Source : The Conversation (Afrique du Sud)

 

Meurtre de Khashoggi: Washington durcit le ton avec Ryad

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Meurtre de Khashoggi: Washington durcit le ton avec RyadLe chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a prévenu dimanche le prince héritier saoudien que Washington allait "demander des comptes à toutes les personnes impliquées dans le meurtre de Jamal Khashoggi", estimant "que l'Arabie saoudite (devait en) faire de même".

Dans un entretien téléphonique avec Mohammed ben Salmane, dit "MBS", M. Pompeo a également appelé à la "fin des hostilités" au Yémen ainsi qu'à des négociations, a indiqué la porte-parole du département d'Etat, Heather Nauert.

Ce nouveau message s'apparente à un changement de ton de Washington, qui avait déjà pressé Ryad d'élucider l'affaire Khashoggi mais semblait, jusqu'ici, accorder le bénéfice du doute à MBS, un puissant allié des Etats-Unis au Moyen-Orient.

Jeudi, Mike Pompeo s'était ainsi dit publiquement satisfait de la coopération des autorités saoudiennes pour faire la lumière sur ce crime.

Ce raidissement de Washington intervient au lendemain des déclarations du président turc Recep Tayyip Erdogan, qui a affirmé avoir communiqué aux Américains des enregistrements supposément réalisés au consulat saoudien d'Istanbul le jour de la mort de Jamal Khashoggi.

"Ils ont écouté les conversations qui ont eu lieu ici. Ils savent", a assuré samedi le président turc lors d'une conférence de presse télévisée.

Vendredi, M. Erdogan avait déjà soutenu, dans une tribune, que l'ordre d'assassiner le journaliste saoudien émanait "des plus hauts niveaux du gouvernement".

Le président turc avait écarté la responsabilité du roi Salmane, mais n'avait pas absous, en revanche, son fils, Mohammed ben Salmane, régulièrement mis en cause depuis plusieurs semaines par des responsables et des médias turcs.

Vendredi toujours, la fiancée de Jamal Khashoggi avait appelé, dans une tribune publiée dans plusieurs médias, à "prendre des mesures réelles, sérieuses et concrètes pour mettre au jour la vérité et traduire les responsables en justice".

Jamal Khashoggi a été tué le 2 octobre à l'intérieur du consulat saoudien à Istanbul.

Après avoir d'abord affirmé que le journaliste avait rapidement quitté le consulat, puis soutenu qu'il était mort dans une rixe, Ryad a fini par évoquer une "opération non autorisée" par le pouvoir.

- Désengagement au Yémen -

Lors de son entretien avec MBS, Mike Pompeo a également évoqué le dossier yéménite, renouvelant son appel à "la fin des hostilités" dans ce pays ravagé par une guerre civile.

Le chef de la diplomatie américaine a aussi demandé que "toutes les parties viennent à la table pour négocier une solution pacifique au conflit".

La guerre au Yémen oppose des forces pro-gouvernementales aux rebelles Houthis, soutenus par l'Iran et qui se sont emparés en 2014 et 2015 de vastes régions du pays, dont la capitale Sanaa.

En mars 2015, une coalition sous commandement saoudien est intervenue militairement au Yémen en soutien aux forces pro-gouvernementales.

L'Arabie saoudite a été accusée, à plusieurs reprises, de bavures ayant coûté la vie à des centaines de civils.

Vendredi, le Washington Post avait rapporté que les Etats-Unis avaient décidé de cesser de ravitailler les avions de la coalition militaire sous commandement saoudien, mettant ainsi fin à leur soutien le plus concret en trois ans de conflit.

Une première manifestation d'un virage diplomatique, confirmée, semble-t-il, par le regain de fermeté de Mike Pompeo dimanche.

Le soutien logistique à la coalition était de plus en plus critiqué depuis le meurtre de Jamal Khashoggi.

Le ministre américain de la Défense Jim Mattis avait déjà appelé récemment les belligérants au Yémen à cesser les hostilités.

M. Pompeo avait lui aussi demandé précédemment que cessent les frappes aériennes de la coalition menée par Ryad "dans toutes les zones habitées du Yémen", une reconnaissance en creux des pertes civiles causées par ces bombardements.

Source : Romandie News

 

 

Le Président de la République assiste à l’ouverture du Forum de Paris sur la paix

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Le Président de la République assiste à l’ouverture du Forum de Paris sur la paixLe Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a assisté, dimanche, à l’ouverture du 1er Forum de Paris sur la paix qui s’est tenu à la Grande Halle de la Villette, dans le nord-est parisien, en présence de dizaines de chefs d’Etat et de gouvernement, du secrétaire général des Nations Unies, de représentants d’organisation internationales et de centaines d’intellectuels, de chercheurs, de leaders d’opinion et de membres d’organisation de la société civile.

Ce forum organisé à l’occasion de la commémoration du centenaire de l’armistice de 1918, et qui a été coprésidé par le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel, vise à mettre en lumière les obstacles à la paix dans le monde et les défis en matière de sécurité et du développement global.

L’ordre du jour de cette rencontre porte sur des sujets essentiels tels que la paix, la sécurité, l’environnement, le développement durable, les nouvelles technologies, qui feront l’objet de 120 projets, soumis à l’examen aux participants par la commission d’organisation.

Parmi ces projets figurent ceux présentés par des chercheurs africains dont des compatriotes, des tunisiens et des tchadiens.

Le président français a souligné que "ce forum de Paris pour la paix a pour vocation chaque année de réunir les uns et les autres pour promouvoir des actions concrètes, pour que ce travail de paix avance un peu plus chaque année pour promouvoir cet événement qui devrait avoir lieu désormais chaque année".

Pour sa part, la chancelière allemande Angela Merkel a aussi rappelé la période sombre qu'a vécu l'Europe, il y a cent ans : "cette guerre montre où conduit la suffisance nationale et l'arrogance militaire".

Cent ans après une guerre fratricide qui a déchiré l'Europe et fait près de 10 millions de morts parmi les soldats et plus de 8 millions chez les civils, le chef d'État français a voulu proposer un moment d'échanges pour rappeler la nécessité de défendre et de renforcer le multilatéralisme mondial.

Pendant trois jours, ce forum va rassembler tous les acteurs de la gouvernance mondiale : États, organisations internationales, ONG et fondations ou encore groupes de citoyens.

Les travaux du Forum de Paris sur la paix se poursuivront jusqu'à mardi prochain.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

La Mauritanie répond à Trump: « Aux USA, vous verrez très peu de noirs dans l’administration mais ils sont nombreux dans les prisons»

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Mauritanie: les Etats-Unis «n'ont pas le droit de ternir l'image de notre pays»« Aux USA, vous verrez très peu de noirs dans l’administration mais ils sont nombreux dans les prisons».
Si les Américains justifient leur décision d’exclure de l’AGOA par la pratique de l’esclavagisme et la persistance du racisme en Mauritanie, ils ont reçu une réponse à la hauteur de l’acte d’accusation.

Dans une conférence de presse tenue jeudi, par Sidi Mohamed Ould Maham, ministre de la Culture et porte-parole du Gouvernement mauritanien, la réplique a été cinglante.

« Les États-Unis sont souverains dans les décisions qu’ils prennent pour accorder des avantages à qui ils veulent, s’offusque-t-il. Mais les autorités américaines n’ont pas le droit, comme elles l’ont fait, de ternir l’image de notre pays en nous traitant d’esclavagistes ou racistes. L’esclavage n’existe pas chez nous même si nous l’avons vécu par le passé comme beaucoup de pays, y compris les Etats-Unis où les stigmates de l’esclavage sont encore visibles. Aux Etats-Unis, dans les administrations ou dans les grandes sociétés financières, vous verrez très peu de noirs. Ils sont nombreux dans les prisons, dans la criminalité ou le trafic de drogue, marginalisés… Les noirs n’ont commencé à voter aux Etats Unis qu’en 1966 alors que chez nous, tous les Mauritaniens votent depuis 1946 et ce n’est pas pour autant que le Gouvernement mauritanien a traité les Américains d’esclavagistes ou racistes… »

L’AGOA est la loi sur la croissance et les opportunités économiques en Afrique que le gouvernement des Etats-Unis a promulguée en 2000, sous l’administration de Bill Clinton, afin d’accroître le commerce et les investissements américains avec l’Afrique subsaharienne. Elle permet aux entreprises admissibles d’exporter en franchise de droits de douane plus de 6 000 produits vers les USA. Une sorte de visa pour elles.

Source : Urgence.tv (Sénégal)

 

 

Mauritanie: les Etats-Unis «n'ont pas le droit de ternir l'image de notre pays»

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Mauritanie: les Etats-Unis «n'ont pas le droit de ternir l'image de notre pays»Le ton monte de plus en plus côté mauritanien contre les Etats-Unis, qui ont décidé d'exclure la Mauritanie des avantages commerciaux de l'Agoa dès le 1er janvier 2019.

Washington justifie cette décision par la persistance de l'esclavage en Mauritanie. Faux, a retoqué le ministre mauritanien de la Culture, porte-parole du gouvernement. Dans une conférence de presse tenue jeudi soir après le conseil des ministres.

Sidi Mohamed Ould Maham, qui a épinglé le gouvernement américain, a nié l'existence de l'esclavage tout en reconnaissant ses séquelles que le gouvernement travaille à éradiquer.

"Les États-Unis sont souverains dans les décisions qu’ils prennent pour accorder des avantages à qui ils veulent. Mais les autorités américaines n’ont pas le droit, comme elles l’ont fait, de ternir l’image de notre pays en nous traitant d’esclavagistes ou racistes", a réagi Sidi Mohamed Ould Maham, porte-parole du gouvernement mauritanien.

Source : RFI

 

Le Président de la République se rend à Paris

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Le Président de la République se rend à ParisLe Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a quitté Nouakchott, vendredi matin à destination de Paris (France) pour participer à la commémoration du Centenaire de l'Armistice de 1918 et à l'ouverture du Forum de Paris sur la Paix.

A son départ de l’Aéroport International de Nouakchott, Oumtounsy, le Président de la République a été salué par le Premier ministre, Monsieur Mohamed Salem Ould El Bechir, le Ministre d’État Chargé de mission à la Présidence de la République, Monsieur Yahya Ould Haddemine, des membres du Gouvernement, du chef d’État-major particulier du Président de la République,de la Directrice Adjointe de Cabinet du Président de la République, du wali de Nouakchott-Ouest et de la présidente du conseil régional de Nouakchott.

Au cours de ce voyage, le Président de la République est accompagné de Madame Mariem Mint Ahmed, dite Tekber, Première Dame et d'une importante délégation comprenant notamment :

-MM. Ismaël Ould Cheikh Ahmed, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération,

- Ahmed Ould Bahiya, Directeur de Cabinet du Président de la République;

-Mme. Aichetou Mint Mhaiham, ambassadeur de la République Islamique de Mauritanie à Paris,

MM.Mohamed Salem Ould Merzough, conseiller à la Présidence de la République,

-Zeidane Ould Hmeida,chargé de mission à la Présidence de la République;

- El Hacen Ould Ahmed, directeur général du Protocole d’État.


Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

Trump écharpe un reporter de CNN et retire son accréditation à la Maison Blanche

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mediaL’affaire du clash entre un journaliste de la chaîne d’information continue américaine CNN et le président américain lors d’une conférence de presse mercredi démontre encore une fois la mauvaise foi de la Maison Blanche. Accusé par Donald Trump devant un parterre de journalistes et face aux caméras du monde entier d’être « mal élevé » et « horrible », le journaliste Jim Acosta s’est vu retirer son accréditation à la Maison Blanche, un sésame très difficile à obtenir. Quelques heures après cet incident, la porte-parole de la Maison Blanche a expliqué sur les réseaux sociaux que ce journaliste avait posé sa main sur une jeune femme stagiaire qui essayait de lui reprendre le micro. « Un comportement absolument inacceptable », selon Sarah Sanders.

Les déclarations de Sarah Sanders sont accompagnées d’une vidéo qui avait été préalablement publiée sur un site d’Alex Jones, un personnage interdit sur les réseaux sociaux, considéré comme complotiste et ultraconservateur.

« C’est un mensonge », n’a pas tardé à réagir Jim Acosta après la publication de la vidéo et les commentaires de la porte-parole de la Maison Blanche.

Si les images sont bien réelles, le clip diffusé sur les réseaux sociaux est le fruit d’un montage. La main du journaliste incriminé reste longtemps sur le bras de la jeune stagiaire qui essaye de lui retirer le micro.

Une scène qui semble longue, mais qui en réalité n’a duré qu’une poignée de seconde. Mais le montage et le ralenti présenté dans cette vidéo laissent penser le contraire.

« La porte-parole a menti. Elle a fourni des accusations fausses et cité un évènement qui ne s’est jamais passé », affirme pour sa part la direction de CNN dans un communiqué.

Jim Acosta, journaliste chevronné, avait auparavant posé des questions au président sur l’immigration et la fameuse caravane des migrants qui représente une menace pour l’Amérique selon Donald Trump. Ce qui a engendré une réaction sans précédent du président.

« Une violence verbale » dénoncée ce jeudi par la Fédération internationale des journalistes qui représente 600 000 journalistes de 134 pays. Une situation inacceptable qui représente un nouvel échelon dans la guerre contre les médias à laquelle se livre Donald Trump depuis le début de son mandat.

Source : RFI

 

 

Ministère des affaires étrangères : la valse du changement des ambassadeurs continue

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Ministère des affaires étrangères : la valse du changement des ambassadeurs continueUne tempête de changement des ambassadeurs du pays a été lancée mercredi soir à Nouakchott. C’est ainsi qu’ont été nommés :

- Ambassadeur Hamid Ould Hamouni, ambassadeur de Mauritanie à Moscou.

- Ambassadeur Mohamed Mahmoud Ould-Abdallah Ould Boya, ambassadeur de Mauritanie auprès du Sultanat d’Oman.

- L’ambassadeur El Houssein Ould Dieh ambassadeur de Mauritanie à Khartoum.

- L’ancienne ministre Cisse Mint Cheikh Ould Boida ambassadrice de Mauritanie auprès de l’UNESCO.

L’ancien député Mohamed Ould Mohamedou, alias Ould Leila, ambassadeur de Mauritanie en Tunisie.

- L’ancienne ministre Fatma Val Mint Soueynia ambassadeur de Mauritanie en Côte d’Ivoire.

La Mauritanie a limogé son ambassadeur à New York, Ba Ousmane, et nommé son successeur, Sidi Mohamed Taleb Amar, qui était à Moscou.

Le gouvernement mauritanien a également limogé son ambassadeur à Washington, Mohameden Ould Daddah, et nommé son remplaçant Ba Samba, frère de l’ancienne ministre Coumba Ba

Source : https://www.anbaa.info
Traduit par Adrar.info



Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 08 Novembre 2018

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Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 08 Novembre 2018Le conseil des ministres s'est réuni le jeudi 08 novembre 2018 sous la Présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République.

Le Conseil a examiné et adopté le projet de décret fixant les conditions de sélection, de qualification, d’expérience et d’habilitation des enquêteurs techniques sur les accidents et incidents d’aviation.

Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Le ministre de l’Economie et des finances a présenté le deux communications suivantes :

- Communication relative au classement de notre pays dans le rapport Doing Business 2019.

- Communication relative au programme de réformes à engager dans le cadre d’un nouvel appui budgétaire de la Banque Mondiale.

Enfin, le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes:

Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation

Administration centrale

Wilaya du Trarza

Moughataa de Keurmacène

Arrondissement de N’Diago

Chef d’Arrondissement : Commandant El Haj Ahmed Hademine Habib.

Ministère de l’Economie et des Finances

Administration Centrale

Direction Générale des Politiques et des Stratégies de Développement (DGPSD).

Directeur Général : Abbass Sylla, précédemment Directeur Général des Investissements Publics et de la Coopération Economique.

Directeur Général Adjoint : Ely Oudeika, précédemment Directeur du Suivi-évaluation à la DGERSE, en remplacement de Mr Mohamed Yahya Taleb Ahmed, élu Député à l’Assemblée Nationale.

Direction Générale des Etudes, des Réformes et de Suivi-Evaluation

Direction de Suivi-évaluation

Directeur : Yahya Mohamed Vall, Administrateur des Régies Financière, précédemment Chef division maintenance à la Direction Générale des Impôts.

Direction Générale des Investissements Publics et de la Coopération Economique

Directrice Générale : Meimouna Ahmed Salem, précédemment Directrice Générale des Politiques et des Stratégies de Développement (DGPSD).

Direction Générale de la Promotion du Secteur Privé

Directeur Général : Habiboulah Mohamed Ahmed, précédemment Chargé de mission au ministère de l’Economie et des finances

Ministère Délégué auprès du Ministre de l’Economie et des Finances Chargé du Budget

Cabinet du Ministre

Conseiller en matière fiscales et douanières: Moctar Gaguih, Précédemment Directeur Général de la Promotion du Secteur Privé.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

20 accords et mémorandums signés, au terme de la visite de Chahed en Mauritanie

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20 accords et mémorandums signés, au terme de la visite de Chahed en Mauritanie La haute commission mixte tuniso-mauritanienne tenue à Nouakchott (Mauritanie), sous la coprésidence du chef du gouvernement, Youssef Chahed, et de son homologue mauritanien, Mohamed Salem Ould Béchir, a été couronnée par la signature de 20 conventions et mémorandums d’entente touchant différents domaines à l’instar de l’industrie, du tourisme, des énergies renouvelables, de l’agriculture, de l’environnement, des finances, de la santé, de l’habitat, de la culture, etc.

Un mémorandum d’entente a été ainsi signé entre la radio tunisienne et la radio mauritanienne.

D’autres mémorandums analogues ont porté sur les affaires religieuses, la jeunesse et le sport, la fonction publique, les affaires sociales, la santé vétérinaire, l’éducation, l’habitat et l’urbanisme. Par ailleurs, un protocole d’accord additionnel inhérent au conseil d’affaires tuniso-mauritanien a été conclu, ainsi qu’un accord de coopération entre les deux chambres de commerce.

Dans une déclaration aux médias, à l’issue de la cérémonie de signature, Youssef Chahed a dit la détermination des deux pays à promouvoir les relations bilatérales, signalant que les gouvernements assurent des chances pour le secteur privé, afin de lui permettre d’explorer des secteurs d’investissement et d’emploi dans les deux pays.

Il a appelé les hommes d’affaires tunisiens et mauritaniens à exploiter les opportunités existantes, en vue de promouvoir la coopération bilatérale, notamment dans le domaine commercial qui demeure faible.

Source : Global Net (Tunisie)

 

 

Mauritanie: nomination d’un nouveau chef d’état-major général des armées

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Mauritanie: nomination d’un nouveau chef d’état-major général des arméesUn nouveau chef d’état-major général des armées mauritaniennes a été nommé mardi après-midi 6 novembre, le général de division Mohamed Cheikh Ould Mohamed Lemine. Jusqu’ici chef d’état-major général adjoint, c’est un proche du président mauritanien.

Le président Aziz a à nouveau choisi d'installer un proche pour le poste stratégique de chef d'état-major général des armées. Le général de division Mohamed Cheikh Ould Mohamed Lemine est un ancien camarade de promotion du chef de l’Etat mauritanien.

Ils ont fréquenté au milieu des années 1980 l’académie militaire d’Atar, dans l’Adrar, d’où est originaire le général de division Mohamed Cheikh Ould Mohamed Lemine. Il a dirigé des zones militaires sensibles comme la première région de Nouadhibou frontalière du Maroc et du Sahara occidental.

Ensuite, commandant en chef de la 6e région militaire de Nouakchott et chef d’état-major général adjoint des armées depuis le 25 juillet dernier, il secondait le général Ghazouani, devenu ministre de la Défense la semaine dernière. Ses défis sont essentiellement d’ordre sécuritaire. La Mauritanie a connu plusieurs attaques terroristes entre 2005 et 2008.

Les dernières infiltrations des terroristes venant du Mali remontent à 2011, mais la menace existe toujours alors que la force commune de défense du G5 Sahel tarde à se mettre en place faute de financement.

Source : RFI

 

Mauritanie: quelles sont les premières pièces du puzzle de l'après Ould Abdel Aziz

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Mauritanie: quelles sont les premières pièces du puzzle de l'après Ould Abdel Aziz Après les élections législatives, régionales et locales 2018, et un changement encadré du gouvernement, les premières pièces du puzzle de l'après Aziz se mettent en place, selon l'avis quelques analystes mauritaniens.

Explications. La Mauritanie a vécu des élections générales en septembre dernier et la liste du gouvernement a été rendue publique mardi dernier. Un fait est particulièrement marquant: l’arrivée au ministère de la Défense nationale du général de division, Mohamed ould Cheikh ould Mohamed Ahmed El Ghazouani, un proche du président Mohamed ould Abdel Aziz, cité comme dauphin possible, et qui était jusque-là Chef d’Etat Major Général des Armées (CEMGA).

Les figures historiques de l’opposition mauritanienne, à l’image de Mohamed ould Maouloud, leader de l’Union des Forces de Progrès (UFP), et Ahmed ould Daddah, président du Rassemblement Forces Démocratiques (RFD), plusieurs fois candidats malheureux à une élection présidentielle, refusent de donner une importance particulière à l’arrivée de Ghazouani au gouvernement.

Cette lecture tranche cependant avec l’avis de nombreux analystes, qui estiment que ce fait ne peut être politiquement «anodin».

Pour Moussa Hamed, ancien DG de l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI), un organe du gouvernement, « le placement de Ghazouani au ministère de la défense nationale représente une des pièces du puzzle dans la perspective de l’après Aziz. Contrairement à ce que pensent certains, en devenant ministre de la Défense, ce général conserve également son poste de Chef d’Etat Major Général des Armées (CEMGA), dans le cadre d’une formule inspirée du modèle égyptien, et que rien n’interdit d’un point de vue légal et militaire».

Dans le décryptage des éléments favorables à Ghazouani, ce même analyste relève cet épisode d’une sorte de "journée portes ouvertes" aux civils, organisée à l’état-major, après la publication de la composition du nouveau gouvernement. Ainsi, de nombreuses personnalités issues des hautes sphères et des arcanes de la République, sont venues féliciter le nouveau ministre de la Défense.

Des honneurs largement supérieurs à ceux dont auraient été entourés le néo-Premier Ministre et les "bleus" de son équipe. Cette affluence massive a d'ailleurs étrangement ressemblé à un exercice de prestation d’allégeance, selon Moussa Hamed.

Et pour Sneiba ould Kowry, journaliste, la grille de lecture semble également favorable à une montée en puissance de Ghazouani, qui fait, plus que jamais, figure de dauphin possible. Il insiste sur le fait que le nouveau ministre de la Défense conserve également le poste de CEMGA.

Par ailleurs, ce journaliste relève le fait que Ghazouani s’est "choisi comme adjoint au poste de chef d’état major, le nouveau général de division, Mohamed Cheikh ould Mohamed Lemine, dit Broua, un officier issu de l’ensemble tribal des Mechdouf, natif de l’Adrar (Nord). Ce militaire est considéré comme un véritable fidèle à Ghazouani, et il sera chargé de garder la maison en expédiant les affaires courantes, pendant que le chef aura son bureau au ministère de la défense".

Par ailleurs, il faut également ajouter à ces récentes nomination gouvernementales, celle de maître Sidi Mohamed ould Maham, président de l’Union Pour la République (UPR-principal parti de la majorité) au Ministère de la Culture, de l’Artisanat, et porte-parole du gouvernement.

Ce parti avait, en effet, remporté une large majorité à la faveur des élections législatives, régionales et locales 2018.

Bodiel ould Houmeid, vice-président de l’assemblée nationale, dont le Parti « El Wiam » qui se réclamait de l’opposition modérée, vient d’intégrer l’UPR, est, de son côté, pressenti pour prendre les commandes de la formation présidentielle, à l’issue d’un congrès qui ne devrait pas tarder.

Ainsi, après les élections générales de septembre 2018, Mohamed Ould Abdel Aziz semble progressivement mettre en place les différentes pièces du puzzle de la présidentielle de 2019, et continue à imprimer son rythme à la marche du pays, par l’intermédiaire de ses hommes de confiance.

Dans ce contexte, l’opposition est montée au créneau pour exiger, à cinq mois de la présidentielle, de nouvelles règles et plus de transparence pour le processus électoral, qu’elle qualifie de «vicié» par la désignation d’une très consensuelle Commission Electorale Nationale Indépendante.

Reste à savoir si un tel appel du pied sera entendu par le pouvoir, et s'il est désireux de créer les conditions d’une élection présidentielle apaisée en 2019...

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le360 (Maroc)