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Clôture des rencontres de concertation sur le secteur halieutique

Clôture des rencontres de concertation sur le secteur halieutique

Nord Info - Les concertations et échanges de vues sur le secteur des pêches et de l’économie maritime ont pris fin ce jeudi 25 février à Nouadhibou. On signale que durant ces quatre jours, entre le 22 et le 25 février, les participants ont discuté, entre autres sujets, au sein d’ateliers à l’Institut Mauritanien des Recherches Océanographiques et des Pêches (IMROP) des problèmes récurrents du secteur.

En effet, depuis quelques mois, voire, les pêcheurs sont aux abois et avec eux les habitants en particulier la ville de Nouadhibou : plus de poisson, plus de poulpes, ressource à forte valeur ajoutée. Le secteur se vide de sa ressource. L’administration lance un appel urgent pour revoir la politique du secteur.

Le document est largement diffusé sur les réseaux sociaux. C’est dans ce cadre que la secrétaire générale du Ministère des Pêches et de l’Economie Mauritanienne (MPEM) est appelée au chevet du secteur pour amener ses acteurs à échanger, dans quatre ateliers, afin de trouver les solutions idoines.

On rappelle que la pêche est primordiale pour l’économie de la Mauritanie. Elle représente 10 % du PIB et entre 35 et 50 % des exportations du pays. Les recettes budgétaires proviennent de la pêche à hauteur de 29 %. La pêche crée 45000 emplois directs et indirects, soit 36 % de l’emploi.

On estime que la pêche artisanale crée 31 % des emplois, contre 12% pour la pêche industrielle. Mais la pêche, chez nous et selon plusieurs observateurs est accaparée par des sociétés étrangères aidées par des lobbies locaux.

A titre d’exemple Poly Hondong que d’aucuns considèrent comme un désastre biologique.. La compagnie chinoise Poly Hondong utilise la technologie de pointe ultra moderne capable d’ « aspirer » la richesse halieutique du pays.

Les agissements de bateaux turcs préjudiciables à l’écosystème dans les eaux mauritaniennes, considérant qu’ils constituent « un carnage » contre l’une des espèces de poisson la plus importante, à savoir « la Courbine ».

D’aucuns de ces participants voient dans telles pratiques imputables aux navires turcs géants la plus grande menace contre la richesse halieutique en Mauritanie, après Poly Hondong, à travers le recours à des procédés de capture proscrits par les normes internationales spécifiques pour l’équilibre de l’écosystème dans les mers et les océans.

Un autre problème celui du secteur de l’industrie de farine et huile de poisson. Il n’apporte qu’une valeur ajoutée relativement faible qui atteint 30 % et peu d’emplois saisonniers et non qualifiés.

La suggestion principale de Green Peace, une organisation environnementale, est de mettre fin à la propagation de ces usines et de fermer la plupart d’entre elles à cause de la menace qu’elle constitue sur la sécurité alimentaire, sur l’écosystème maritime et sur la santé publique, tout en mettant l’accent sur la nécessité de commencer à transformer la filière de petits poissons pélagiques pour être dédiée directement à la consommation humaine.

C’est d’ailleurs l’objet de plusieurs projets de sensibilisation concédés à la pêche artisanale afin d’amener les populations à consommer ces produits pélagiques à haute valeur nutritive.

Ce qui, aussi, va permettre de diminuer la pression sur les céphalopodes en particulier, le poulpe, très prisé par les pêcheurs artisanaux.

Clôturant les rencontres, la secrétaire générale du ministère des Pêches et de l’Économie maritime, Mme El Alia Mint Menkouss, a précisé que ces rencontres ont permis d’étudier et d’analyser d’importants sujets comme l’exploitation durable des pêcheries de la zone économique exclusive, les industries de pêche, la nécessité de veiller sur la qualité des produits halieutiques, la chaine des valeurs, la mauritanisation des équipage et les approches propres à moderniser les pêches artisanale et côtière.

Elle a remercié les participants d’avoir adopté le dialogue et les discussions comme méthode de travail et de privilégier l’aspect scientifique et consensuel. .

Mme El Alia Mint Menkouss a, enfin, affirmé que les recommandations et les suggestions issues des rencontres serviront de référence pour les décisions que le département prendra incessamment pour la mise en œuvre de sa vision stratégique.

Notons que ces rencontres étaient organisées dans le cadre des revues périodiques qu’organise le département sur les derniers changements intervenus dans le secteur et les contraintes dont celles citées dessus qui entravent son développement.

Source : Nord Info