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Iran: l'AIEA autorisée à visiter deux sites nucléaires

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Le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi (à droite), avec le chef de l'Organisation de l'énergie atomique d'Iran, Ali-Akbar Salehi, le 25 août 2020, à Téhéran.

Téhéran a donné son accord, mercredi 26 août, pour que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) puisse pénétrer dans deux sites nucléaires. Cette décision fait suite à une demande des États européens qui souhaitaient que l'Iran prouve qu’aucune activité nucléaire non-déclarée n'a eu lieu sur ces deux sites. Cette annonce intervient également dans un contexte de tensions liées à la tentative américaine de réimposer les sanctions de l'ONU.

C’est un gage de bonne volonté de la part de l’Iran, qui refusait jusqu'à présent d’ouvrir les portes de certains sites nucléaires sensibles aux experts internationaux. Téhéran arguait que les suspicions de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) étaient basées sur des allégations israéliennes. Personne n’avait donc pu vérifier si des activités nucléaires non-déclarées avaient eu lieu ou non au début des années 2000 sur ces deux sites.

Face aux Américains, les Européens veulent sauver l'accord de 2015

Cette fois, la visite à Téhéran du nouveau chef de l’AIEA a débloqué la situation. Rafael Grossi s’est félicité d’une rencontre constructive avec son homologue iranien, qui a salué l’ouverture d’« un nouveau chapitre ». Téhéran fait donc preuve d’ouverture dans un contexte de tension croissante entre les États-Unis et leurs alliés européens concernant l’accord sur le nucléaire signé en 2015, et dont Donald Trump s’était retiré en 2018

Ces dernières semaines, les Américains ont tenté par tous les moyens de maintenir un embargo sur les armes à destination de l'Iran et de réimposer les sanctions de l'ONU. Mais Washington s’est isolé diplomatiquement sur cette question. Le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne ont rejeté cette initiative, affirmant vouloir sauver ce qui peut encore être sauvé de l'accord sur le nucléaire iranien. Les Européens, la Chine, la Russie et l’Iran se réuniront mardi 1er septembre à Vienne.

Source : RFI