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Phacochères domestiques

Vendredi 13 Septembre, au petit matin, des gens en route vers le cimetière de Mederdra sont surpris de croiser un couple de phacochères suivi de leur petit. Marchant lentement et sans crainte, les trois bêtes entrent en ville et en parcourent les artères et quartiers, sous les yeux ébahis des passants. On informe la brigade de gendarmerie. Elle charge un agent d’aller tirer illico quelques balles au-dessus des animaux qui, pris de panique, se dispersent en tous sens. Le mâle s’engouffre dans une concession abandonnée et menace tout celui qui l’approche. La femelle disparaît derrière la dune. Longtemps en branlebas de combat dans la concession, son compagnon ne consent à suivre le chemin de sa belle qu’après l’intervention d’un groupe battant tam-tam et chantant les louanges d’une illustre famille de marabouts.

Le petit continue à galoper quelques heures dans la ville, poursuivi par une horde de gamins. Vexé, il finit par charger l’un d’eux et le blesse légèrement. On le maîtrise alors. Ligoté, il est emmené chez le hakem qui le fait conduire, en ambulance, loin de la ville. Il aura certainement fini par rejoindre les siens…

Rappelons qu’en 1992, trois phacochères s’étaient invités chez une famille de la même ville. Celle-là leur avait cédé les lieux, trois jours durant. Une scène immortalisée par les autorités qui avaient pu photographier papa phacochère étendu sur un matelas, ainsi que sa femelle et son enfant se prélassaient sur un autre. Les gendarmes avaient décidé de ne pas les déranger. Au quatrième jour, ils avaient disparu. On parla d’un malentendu que le propriétaire de la maison squattée avait eu avec un membre de la famille maraboutique susdite… Vrai ou faux ? En tout cas, superstition, à coup sûr !

Meurtre par jalousie

El Voulaniya est un paisible et calme village du Hodh El Gharbi. Ses habitants se connaissent tous et mènent une vie facile et innocente, loin des problèmes des grandes villes. Aucun incident ou crime ne fut, ces dernières années, à déplorer en ces contrées lointaines. Quelques rixes de routine, parfois, entre jeunes, et toujours vite résolues, tant le goût de vivre en harmonie leur est précieux.

Tout dernièrement, Aziz, un jeune homme originaire du village, est revenu de Nouakchott où il vivait depuis quelques années. Son comportement diffère beaucoup des autres jeunes du bled. Bagarres et malentendus avec ses connaissances et parents se succèdent et l’on finit, lassé, par le mettre en quarantaine, personne ne voulant courir le risque de le provoquer. Mais n’écoutant pas les conseils de prudence de ses proches, Eida ould Magha sympathise avec lui et les voici devenus grands amis.

Ils font ensemble connaissance d’une jeune fille et les voilà tous deux à lui faire la cour. La belle  porte son choix sur Eida, au grand dam de son compagnon. Ils se querellent jusqu’à en venir aux mains. Aziz assène plusieurs coups fatals à Eida qui s’écroule et meurt. L’assassin cache la dépouille et tente de prendre le large. Plusieurs personnes l’en empêchent, le maîtrisent et le remettent à la brigade de gendarmerie.

Un boutiquier agressé

Îlot L de Nouakchott, samedi passé, vers sept heures, un boutiquier seul dans son échoppe reçoit la visite de deux gaillards descendus d’une voiture. « Je veux une cartouche de Marlboro », dit l’un. « Moi, une carte de recharge de dix mille », renchérit l’autre. Le commerçant se retourne pour les satisfaire, les autres en profitent pour le poignarder, au bras et au côté. Il s’écroule aussitôt, saignant. Les deux bandit vident le tiroir, s’emparent d’un lot de cartes et s’enfuient… Fort heureusement, quelqu’un entre, très peu de temps plus tard, dans la boutique, secourt le blessé, le fait évacuer au CHN où il est promptement soigné. Signalons qu’une bande dirigée par un garde, surnommé Maradona, sème la terreur à Arafat, ciblant les boutiquiers seuls, au petit matin.

Mosy