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Le pouvoir et les islamistes se testent lors de deux municipales à Nouakchott

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Le pouvoir et les islamistes se testent lors de deux municipales à Nouakchott

Le parti au pouvoir en Mauritanie, l'Union pour la République (UPR), et les islamistes de Tewassoul, principal parti d'opposition, ont l'occasion de compter leurs forces samedi lors de deux élections municipales à Nouakchott, après l'annulation des résultats du 15 septembre.

Près de deux mois après des législatives, régionales et municipales ayant conforté le pouvoir du président Mohamed Ould Abdel Aziz, les habitants de deux communes de la capitale, Arafatt et Elmina, ont repris samedi matin le chemin des urnes, a constaté un correspondant de l'AFP.

Les bureaux de vote ont ouvert à 08H00 (locales et GMT) et doivent fermer à 19H00. Les résultats du second tour le 15 septembre avaient donné Tewassoul vainqueur à Arafatt, son fief traditionnel. L'UPR l'avait emporté à Elmina, selon la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

Les résultats ayant été très serrés, les deux camps avaient introduit des recours devant la Cour suprême, qui a invalidé les scrutins pour des raisons non communiquées mais qui seraient liées au "décompte des bulletins de vote déclarés nuls et à des cas de fraude", selon une source proche du dossier.

Le président de la Céni, Mohamed Vall Ould Bellal, s'est étonné sur Twitter de cette décision début octobre, soulignant notamment qu'à Arafatt, remportée par les islamistes, "le décompte refait par la Cour suprême avait donné le même résultat que celui effectué par la Céni".

Tewassoul avait également dénoncé cette décision judiciaire, y voyant la preuve d'une "implication du pouvoir exécutif".

Lors des municipales, le parti Tewassoul avait remporté trois communes de Nouakchott et l'UPR cinq.

Depuis les élections de septembre, au cours desquelles Tewassoul avait également gagné 14 sièges de députés, le parti islamiste est soumis à une forte pression du pouvoir, qui a fait fermer une université, un centre d'études théologique et un centre commercial appartenant à des hommes considérés comme des proches de ce parti.

Le président Aziz avait menacé en septembre de prendre des "mesures" contre cette formation, estimant que "l'islam politique est dangereux".

Quelque 800 militaires ont voté vendredi dans ces deux communes, mais leur vote ne sera dépouillé que samedi soir, en même temps que celui des civils.

Avec AFP
Source : VOA Afrique