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Deux nouveaux cadavres

Ce sont plus certains quartiers que telle ou telle commune, où le crime et la délinquance paraissent incrustés. Les illustrations de ce constat sont légion. Pour autant, tous les drames et autres faits divers macabres ne leur sont pas forcément imputables.

Dar Naïm, secteur 18, samedi 6 Octobre. Les voisins d’une maison habitée par un jeune homme qui vivait seul sentent une odeur pestilentielle en provenance de celle-ci. Après avoir hélé en vain, ils finissent par en forcer la porte d’entrée pour y découvrir un cadavre en décomposition. Informée, la police se rend rapidement, pour garder les lieux en attendant l’arrivée du procureur et des autres autorités pour le constat .Évacué à la morgue, le cadavre est ensuite identifié. Il s’agit bien du jeune résidant solitaire, inconnu du quartier. L’enquête à son sujet suit son cours mais il semble pratiquement certain, du point de vue médical, qu’il s’agit d’une mort naturelle.

À Néma, à l’Est du pays, cela faisait quelques jours qu’une fillette de huit ans a disparu de son domicile dans un quartier périphérique de la ville. On découvre un cadavre au fond d’un puits juste à côté de la maison familiale de la disparue. Extrait, le voilà vite identifié : c’est bien la jeune Mamma Sidati que tout le monde recherche. Aucune signe de viol ou de coup suspect : « mort naturelle », conclut l’enquête de la police. Mamma serait tombée à l’intérieur du puits en voulant puiser de l’eau.

Des tirs à l’ancienne Primature

Jeudi 5 Octobre, vers seize heures, plusieurs tirs déchirent soudain le silence de l’ancienne Primature. Surpris ou effrayés, employés, visiteurs et agents de la sécurité affluent vers le deuxième étage d’où semblent être partis les tirs d’arme légère. Un homme d’une cinquantaine d’années s’y tient debout, pistolet à la main, dans un couloir non loin du bureau de la ministre de l’Urbanisme alors en réunion avec des collaborateurs. Plus de peur que de mal car l’homme n’a fait que tirer en l’air. « N’approchez pas ! », lance-t-il aux agents, « Je veux parler directement à la ministre ». De hauts responsables du ministère viennent s’enquérir, au nom de celle-ci, des doléances de l’intrus. « Je viens me plaindre de l’Agence de développement urbain ! Elle a usurpé des lots de terrain m’appartenant pour les donner à d’autres ». On lui promet d’examiner son cas au plus tôt mais « calmez-vous et déposez votre arme, s’il vous plaît ». Un quart d’heure plus tard, la police vient l’appréhender. Il n’a pas d’autorisation de port d’arme et celle-ci est donc aussitôt saisie. Après une courte garde-à-vue au commissariat du Ksar 2, le voilà déféré puis écroué.

Cambriolage au poste de police

Un responsable d’une agence de transfert d’argent de la capitale revient à une heure tardive d’une visite dans l’Est du pays ou il recouvrait des créances chez divers clients. Et c’est titubant de sommeil qu’il atteint, vers trois heures du matin, le poste de police à l’entrée Est de Nouakchott. Il décide alors d’y dormir, en plein air tant il fait chaud, après avoir laissé son véhicule sous la garde des policiers toujours en faction. Le coffre de son véhicule contient alors, affirmera-t-il plus tard, la bagatelle de huit millions d’ouguiyas. Mais, revenant le matin à son véhicule, il constate que les vitres en sont cassées et l’argent a disparu. Après avoir fait constater les faits par les agents sur place, il part déposer sa déclaration à la Direction régionale de police de Nouakchott-Nord et au commissariat spéciale de la voie publique.

Source : lecalame.info (Mauritanie)