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Carnage sur les routes

Carnage sur les routes

C’est l’hécatombe sur les routes mauritaniennes. Et cela ne semble pas attrister nos autorités.

Vendredi 6 juillet, à 96 km de Nouakchott, sur la route du désespoir, c’est une jeune famille (parents trentaines et leurs deux enfants dont un nourrisson ), à bord d’une toyota avensis qui a été décimée par un camion fou, surchargé de marchandises. « Une horreur » ont du mal à raconter les témoins qui ont eu toutes les peines du monde à extraire les victimes « morts étouffés sous les décombres de la marchandise».

La dégradation de l’état des routes et de leur caractère vétuste, la vitesse, l’irresponsabilité ou l’indiscipline des chauffeurs avec à la clé le non respect du code de la route, le déficit criant des secours aussi bien à Nouakchott que sur les principales routes nationales, la rareté des panneaux de signalisation et le manque de sérieux du contrôle des véhicules engendrent des dégâts humains tragiquement importants que les affections malignes de la santé.

Les agents de sécurité en service aux points de contrôle assument aussi la plus grosse part de responsabilité dans ces carnages, dans la mesure où ils ferment les yeux constamment sur la surcharge excessive des véhicules et « perçoivent des taxes » grassement payés par les conducteurs.

En Mauritanie, la guerre des routes a tué 443 personnes en plus de 2031 blessés et ce dans 660 accidents de la route au cours de l’année 2017, selon un bilan révélé par l’hebdomadaire Alakhbar Info.

Ce bilan de mortalité routière, regrette le journal, est plus élevé que celui de l’année 2016 où ont été enregistrés 128 morts et 1601 blessés dans 526 accidents de la route.

Source : Le Calame (Mauritanie)