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Gisements de gaz Mauritanie/Sénégal : De grands pas vers l’exploitation

Gisements de gaz Mauritanie/Sénégal : De grands pas vers l’exploitation

Le Directeur exécutif de British Petroleum (BP), Bernard Rooney, a été reçu, jeudi, en audience, par le président de la République, Macky Sall. Au menu, l’exploitation des gisements de gaz pour laquelle de «grands pas» sont faits.

«De grands pas sont franchis vers l’exploitation des gisements de gaz découverts aux larges des eaux sénégalaises». Telle est le résumé de la rencontre entre le chef de l’Etat, Macky Sall et le directeur exécutif de BP, Bernard Rooney, au Palais de la République.

Reçue l’après-midi par le chef de l’Etat, la délégation de la compagnie British Petroleum, a annoncé, selon la présidence de la République, «la phase de développement qui mobilise 500 personnes». Une bonne nouvelle pour le pays qui compte accélérer son rythme de développement afin de tendre vers l’émergence, surtout dans un contexte actuel marqué par la remontée progressive du prix du baril de pétrole qui a atteint les 80 dollars.

Ces dernières années, d’importantes découvertes de gaz au Sénégal comme le champ à la frontière entre notre pays et la Mauritanie (le champ gazier Grand Tortue/Ahmeyim), qui a été mis à jour en janvier 2016 et considéré comme «le plus important gisement» en Afrique de l’Ouest, avec des réserves estimées à 700 milliards de m3 (le plus important selon Jeune Afrique dans le dossier fait sur la question le 14 juin 2017) que les deux pays ont d’ailleurs décidé d’exploiter en commun.

Toutes les recherches créditent le Sénégal d’importantes réserves en hydrocarbures (pétrole et gaz). En effet, le 26 avril dernier, alors que le chef de l’Etat recevait une délégation de Cairn et Woodside, deux compagnies partenaires dans l’exploitation du champ pétrolier de Sangomar, ces groupes ont annoncé le début de la production pour 2021. Mieux, ils ont révélé la position stratégique du Sénégal classé 7ème pays en matière de réserves en hydrocarbures en Afrique.

D’après Rfi «selon différents spécialistes du secteur, les réserves prouvées de gaz placeraient le Sénégal au septième rang mondial». Quant à Afrique Tribune (dans son édition du 9 mai 2017), les réserves qui se trouvent entre les deux pays ont été estimées à 25 TCF (un peu plus de 700 milliards m3) dans un premier temps, sont passées à 50 TCF, soit 1.400 milliards de m3. Ce qui placerait le Sénégal actuellement entre le 23e et le 30e rang mondial.

Outre le gaz entre le Sénégal et la Mauritanie, il faut retenir la découverte réalisée au puits offshore d’exploration Yakaar 1, situé dans le Cayar Offshore Profond. Selon les estimations, il pourrait contenir jusqu’à 425 milliards de m3 de gaz, selon Kosmos. Le puits Yakar 1 est situé à 95 km au nord-ouest de Dakar à une profondeur d’eau de 2.550 m. Il a été foré à une profondeur de 4.770 m.

Selon les compagnies, les premiers barils de gaz sont attendus pour 2021 et 2022 pour le pétrole. Une manne pétrolière et gazière sur laquelle le pays mise beaucoup pour développer son secteur industriel en particulier.

Source : Le Soleil (Sénégal)