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Les centrales syndicales ouvrières dénoncent la hausse des prix

Les centrales syndicales ouvrières dénoncent la hausse des prix

Les principales centrales syndicales mauritaniennes : La Confédération Générale des travailleurs de Mauritanie (CGTM), la Confédération libre des travailleurs de Mauritanie (CLTM), la Confédération nationale des travailleurs mauritaniens (CNTM), l’Union Générale des syndicats professionnels mauritaniennes (UGSPM), la Confédération mauritanienne des travailleurs (CMT) ont tenu une conférence de presse, le jeudi passé, au siège de la CGTM à Nouakchott.

La conférence de presse était animée par les secrétaires généraux desdites organisations syndicales, en l’occurrence messieurs, Abdellahiould Mohamed dit NAHAH, Samoury Ould Beye, Mohamed Ahmed Ould Saleck, Abdellahi Saleh Ould Mohamed Loghmane et Mohamed Ould Yargue.

Au cours de la conférence de presse, le dirigeants syndicaux ont exprimé leur préoccupation face à la hausse vertigineuse des prix, en particulier celui des denrées alimentaires, des médicaments et des services de base, et leur refus total de la politique de liquidation des établissements publics, qui fait partie d'une politique économique qui mènera à terme à un effondrement complet du système économique.

Aussi, les premiers responsables des organisations syndicales ouvrières ont lancé un appel pressant aux autorités compétentes pour qu’elles adoptent une politique économique efficace urgente et inclusive face à la crise étouffante

Ils ont appelé à la reprise immédiate de négociations sérieuses et ont exhorté les travailleurs à conjuguer leurs efforts pour faire aboutir leurs revendications. Les dirigeants syndicaux ont indiqué que , depuis quelque temps, notre pays vit une grave crise économique caractérisée par une pauvreté extrême et un accès limité aux services de santé et d'éducation abandonnés par l'Etat et laissés aux spéculations des opérateurs privés, laissant le citoyen à la merci du Secteur privé dans des domaines aussi vitaux.

La crise n'a cessé de s'empirer à cause des politiques économiques dans lesquelles le citoyen et particulièrement le travailleur n’y est strictement pour rien. C’est ainsi que le pouvoir d’achat des citoyens s'est détérioré à un rythme sans précédent suite à la hausse spectaculaire des prix consécutive au relèvement du tarif douanier introduit par la loi de finance de 2018 et à la dépréciation de l’ouguiya face à la monnaie étrangère.

Et à titre d’illustration, les cinq organisations syndicales ont procédé à une comparaison des prix des produits de base au cours des mois de janvier 2017 et 2018, une comparaison qui a donné le résultat suivant :

Les Produits de base Janvier 2017 (UM) Janvier 2018 (UM) Taux d’augmentation (%)

1 Kg du Riz 300 350 16

1 Kg des pates macaroni 400 500 25

1 litre d’huile 500 650 30

Les organisations syndicales ont noté que tous ces facteurs venaient d’affecter négativement les conditions de vie des citoyens et notamment la classe ouvrière qui souffre déjà de bas salaires le SMIG ne dépassant pas 3 000 nouvelle ouguiyas et la vétusté du régime de sécurité sociale des travailleurs et des fonctionnaires qui n’a subi aucune modification substantielle depuis 1967.

Parallèlement à cela, le gouvernement continue ses politiques économiques destructrices provoquant la faillite de certaines entreprises publiques qui contribuaient à l'équilibre du marché en maintenant les prix des produits de base et des services stratégiques liés aux infrastructures et occupant des centaines de citoyens qui comptent désormais parmi les chômeurs.

Ces mesures sont prises dans une année où la sécheresse frappe de plein fouet tout le pays et a anéanti une grande partie des cultures et du bétail, et les mesures prises par le gouvernement mauritanien jusqu'à présent pour en réduire les dégâts ne donne pas pleine satisfaction.

Source : CGTM Mauritanie