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Mauritanie crée six conseils régionaux

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Les six conseils régionaux créés auront-ils les moyens financiers et l'autonomie nécessaires pour développer leur territoire ?

L’Assemblée nationale mauritanienne a voté, lundi 8 janvier, la loi organique relative aux conseils régionaux décidés par le référendum du 5 août 2017. Six régions administratives sont créées : la première regroupe les willayas de Hodh el Gharbi et de Hodh el Charqui ; la seconde celles de l’Assaba, du Tagant et du Guidimaka ; la troisième celles du Gorgol, du Brakna et du Trarza ; la quatrième celles du Tiris Zemmour, de l’Adrar et de l’Inchiri ; la cinquième se substitue à la Communauté urbaine de la capitale Nouakchott et la sixième remplace la willaya de Dakhlet Nouadhibou, seconde ville du pays.

Selon le texte de loi adopté, les nouvelles régions ont « pour mission de promouvoir le développement économique, social, culturel et scientifique dans [leur] ressort territorial ». Elles sont administrées par un conseil régional élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans et par un exécutif composé d’un président élu au suffrage universel direct et de plusieurs vice-présidents élus par leurs pairs.

Vers la naissance de pouvoirs régionaux ?

Compte tenu de l’échec des 216 communes mauritaniennes dont les maires, élus depuis 1986, demeurent sous la coupe des administrations centrales et sont privés d’autonomie, la réussite de cette décentralisation dépendra de la réalité des moyens alloués aux conseils régionaux qui seront précisés dans les futures lois de finances.

D’autre part, il n’est pas clair si le contrôle des décisions de ces nouvelles collectivités régionales par le ministère de l’Intérieur sera un contrôle a priori ou un contrôle a posteriori. Dans le premier cas, on peut craindre que la tutelle n’en profite pour contrecarrer la naissance de pouvoirs régionaux considérée par beaucoup comme dangereuse pour l’unité du pays.

Source : jeuneafrique.com