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[En direct] France: un camion fonce sur la foule à Nice, des dizaines de morts

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Un camion a foncé ce jeudi 14 juillet au soir dans la foule sur la Promenade des Anglais à Nice pendant le feu d'artifice, faisant « plus de 70 morts » et probablement « une centaine de blessés », selon les autorités. La préfecture des Alpes-Maritimes a immédiatement évoqué un attentat.

Le drame s'est déroulé alors que des milliers de personnes étaient réunies pour assister au feu d'artifice sur la Promenade des Anglais. Selon de nombreux témoins sur place, un camion blanc a foncé sur la foule vers 22h30. La préfecture des Alpes-Maritimes évoque un attentat et conseille aux habitants de rester cloîtrés.

Le véhicule a foncé à pleine vitesse sur les gens, selon un journaliste l'Agence France-Presse, suscitant un mouvement de panique et jetant des débris tout autour. Un journaliste du quotidien Nice-Matin, qui se trouvait sur place, décrit une scène de panique au moment de l'incident.

Citant une source policière, la chaîne d'information parle de 73 morts. Le sous-préfet des Alpes-Maritimes Sébastien Humbert parle d'une « attaque criminelle de grande ampleur » et évoque « peut-être une centaine de blessés ». Le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca) Christian Estrosi évoque « plus de 70 victimes ».

Le camion « a foncé sur la foule sur une longue distance, le long de la Promenade [des Anglais], ce qui explique ce bilan extrêmement lourd », a précisé le sous-préfet. Le parquet parle d'une distance de 2 kilomètres sur laquelle le camion aurait fauché les personnes présentes sur la Promenade des Anglais.

Le chauffeur « abattu », des armes retrouvées dans le camion

Des témoins ont très vite évoqué des échanges de coups de feu et notamment des tirs provenant du camion. Des impacts sont visibles sur le véhicule arrêté sur la Promenade des Anglais. « Il y a eu des coups de feu et le chauffeur a été abattu », indique Sébastien Humbert.

Sur BFM-TV, Christian Estrosi a assuré que le conducteur du camion était chargé d'armes et de grenades. Selon le président de la région Paca, le chauffeur aurait tiré sur la foule alors qu'il avançait avec son véhicule.

Vers 23h20, un important périmètre de sécurité était délimité à proximité, autour de la place Masséna. De nombreuses ambulances et des membres des forces de l'ordre et des militaires se sont ensuite déployés en nombre, notamment autour de la place Masséna, à proximité et totalement bouclée vers 23h30, rapporte l'AFP. La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisit de l'enquête.

Dès l'annonce du drame, François Hollande, qui se trouvait à Avignon pour une visite privée au Festival, s'est entretenu avec Manuel Valls et le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, avant d'annoncer son retour à Paris, où il est arrivé vers 1h du matin ce vendredi 15 juillet pour se rendre directement à une cellule de crise installée Place Beauvau. Bernard Cazeneuve a de son côté quitté Paris quelques heures après l'attaque pour se rendre sur les lieux du drame.

Depuis l’annonce de l’attaque, les réactions des politiques se multiplient, essentiellement sur Twitter, pour exprimer leur effroi et leur soutien à la population niçoise. Le président du parti Les Républicains Nicolas Sarkozy a ainsi exprimé sur le réseau social son « émotion profonde » et sa « solidarité à l’égard des Niçois ». Un sentiment partagé par la maire PS de Paris Anne Hidalgo. « Nos villes sont unies », a-t-elle twitté.

Mobilisation sur les réseaux sociaux

La mobilisation est de mise sur les réseaux sociaux. Facebook a lancé son outil Safety Check pour permettre aux usagers de signaler à leurs proches qu’ils sont en sécurité. Sur Twitter, les utilisateurs lancent le hashtag #PortesOuvertesNice pour permettre aux personnes ne pouvant rentrer chez eux de trouver un endroit où se réfugier.

Sur Twitter, le CHU de Nice a annoncé le déclenchement du « plan blanc ». Mis en place depuis 2004, ce système implique la mise en alerte des hôpitaux, des services d’urgence et de tout le dispositif de santé publique. Les « plans blancs » prévoient notamment la coordination entre les services d’urgence et la réquisition des personnels médicaux et hospitaliers.

Source : RFI (Avec AFP et Reuters)