Wed08152018

Last update08:00:32 AM GMT

Back Chronique Chronique Chronique en Mauritanie Trois questions à Souleimane Breihim

Trois questions à Souleimane Breihim

Nous avons rencontré Souleimane Breihim, responsable de l'antenne de TADAMOUN au Trarza, dans le cadre des problèmes survenus  à Rosso, suite à la caravane de l'ONG "Agir". Nous vous livrons ses réponses.

Gps: Les  médias relaient ces derniers jours des informations selon lesquelles des heurts entre les forces de l'ordre et les sympathisants de Birame ont eu lieu à Rosso. Que s'est il passé au juste?

 

Souleimane Breihim:  En effet des heurts ont opposé les forces de l'ordre et quelques sympathisants de Birame. Dans un premier temps à l'entrée EST de Rosso, suite au refus des autorités locales de laisser la caravane rentrer dans la ville pour organiser un meeting et une marche non autorisés. Et le lendemain aussi devant la willaya pour réclamer la libération de Birame et de ses compagnons qui avaient été arrêtes la veille.

 

Gps: On raconte que Birame est venu prêter main forte à l'ONG, organisatrice de la caravane. Sur quelle base cette ONG a-t-elle organisé la caravane? Est-elle réellement mandatée par les cultivateurs?

Souleimane Breihim: Je ne pense pas que cette ONG ait été mandatée par qui que ce soit. C'est une initiative personnelle qui, dans son énoncé, se propose de "sensibiliser en éducation citoyenne sur les problèmes relatifs au développement communautaire rural (code pastoral,  législations foncières...)". Seulement, sur le terrain le discours a changé et s'est transformé en des termes plus radicaux et incitateurs à des comportements peu citoyens.

 

Gps: En tant que directeur régional de l'agence TADAMOUN au Trarza, quelles rectifications pouvez-vous apporter aux revendications de la caravane. Et quel rôle a joué l'agence sur la question "d'expropriation" des terres, aujourd'hui et du temps de l'ANAIR ?

 

Souleimane Breihim: L'agence que je représente au Trarza depuis 2009 a fait beaucoup et continue, à travers TADAMOUN, à œuvrer pour l'insertion des rapatriés par l'acquisition et l'aménagement de périmètres qui leur sont attribués. On a attribué près de 400ha déjà, depuis 2012 et plus de 200ha en cours de réalisation, seulement au Trarza. Le même programme est réalisé au Brakna. Au Trarza ce sont près  de 20 sites sur 33 (2/3) qui sont concernés. Nous avons toujours résolu les litiges fonciers sans tambours ni trompettes. Un seul persiste aujourd'hui et les pourparlers et négociations sont toujours maintenus.

Gps