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Dossiers dans le Monde

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Mortelles frappes aériennes de la coalition sur la capitale yéménite, Sanaa

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mediaAu moins 6 civils ont été tués et des dizaines blessés ce matin, jeudi 16 mai, à Sanaa, la capitale du Yémen tenue par les rebelles houthis. La coalition menée par l'Arabie saoudite a mené une série de raids aériens en représailles à des attaques contre ses installations pétrolières.

Les bombardements ont touché la capitale du Yémen, Sanaa, et ses environs, tôt ce matin. Des images d'immeubles détruits et de victimes circulent sur les réseaux sociaux. La coalition menée par l'Arabie saoudite affirme avoir visé des sites des rebelles houthis. Ces derniers avaient revendiqué des attaques aux drones contre des installations pétrolières saoudiennes, dans la région de Riyad. Il s'agit donc clairement de représailles.

L'Arabie saoudite accuse également l'Iran d'être derrière ces attaques contre le pétrole saoudien, car Téhéran soutient les rebelles houthis, des chiites. Depuis 2015, les Saoudiens ont pris la tête d'une coalition pour venir en aide au gouvernement yéménite dans sa lutte contre ces rebelles chiites, qui ont pris la moitié du pays dont la capitale Sanaa.

L'Arabie saoudite et l'Iran, les deux grands pays rivaux de la région, se livrent ainsi une guerre par procuration au Yémen, un conflit meurtrier qui a fait au moins 10 000 morts et provoqué une grave crise humanitaire.

Source : RFI

 

Burkina Faso: quatre otages libérés, deux militaires français tués

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Deux otages français, une citoyenne américaine et une ressortissante sud-coréenne ont été libérés lors d'une opération des forces françaises au nord du Burkina Faso. Au cours de cette intervention, deux militaires ont été tués, a fait savoir l'Élysée. Les deux Français avaient été enlevés le 1er mai dernier dans le parc national de la Pendjari dans le nord du Bénin où ils effectuaient une excursion.

Dans son communiqué, l'Élysée annonce la libération des deux touristes français enlevés mercredi dernier dans le nord du Bénin, dans le parc de la Pendjari, situé à la frontière avec le Burkina Faso où sont implantés plusieurs groupes jihadistes. L'opération a également permis de libérer une citoyenne américaine et une ressortissante sud-coréenne, explique Paris.

C'est une opération menée la nuit dernière au Burkina Faso qui a permis ces libérations. Deux militaires français ont été tués dans l'opération, Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, tous deux officiers mariniers au sein du commandement des forces spéciales, poursuit le communiqué. Quatre ravisseurs sont aussi morts lors de cette libération.

Attendus ce week-end à Paris

Cette opération a été menée avec la coopération des autorités burkinabè et béninoises ainsi que celle de l'armée américaine selon les autorités françaises. Il n'y a pas plus de précisions pour l'instant sur l'identité des assaillants. La ministre française des Armées, Florence Parly, parle de terroristes dans son communiqué sans pour autant les nommer.

Depuis le début de la semaine, les autorités françaises comme les autorités béninoises avaient complètement verrouillé la communication autour de la disparition des deux touristes français. Et pour cause, expliquait le porte-parole de la présidence béninoise Wilfried Houngbédji, « nous savons qu'il y a encore des vies en jeu dans cette affaire ». Les deux touristes français ont donc été retenus en otage un peu plus d'une semaine. Et leur guide a été tué, son corps retrouvé près de la frontière avec le Burkina Faso.

Pour les familles des otages français, la nouvelle de leur libération est « un soulagement ». Les deux hommes sont attendus ce week-end à Paris. Le président français Emmanuel Macron « se félicite de la libération » de ces « quatre otages au Sahel ».

L’Élysée ne donne aucun détail sur les circonstances de la disparition des deux Français. À aucun moment, Paris ne dit s'il s'agit ou non d'un enlèvement lié à la présence de plusieurs groupes jihadistes dans la région. Et du côté de ces organisations terroristes, il n'y a d'ailleurs eu aucune revendication.

Source : RFI

 

Al-Qaïda-mère soutient l’opération « Al-Qods ne sera pas judaïsé »

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Al-Qaïda-mère soutient l’opération « Al-Qods ne sera pas judaïsé »L’organisation Al-Qaïda-mère a fait une déclaration dans laquelle elle soutient ce qu’elle l’opération « Al-Qods ne sera pas judaïsé ».

L’opération Al-Qods ne sera pas judaïsé consiste à cibler les pays arabes et islamiques qui entretient ou veulent entretenir des relations avec l’Etat hébreux, selon la déclaration d'Al-Qaïda-mère reçue à Alakhbar.

L’organisation djihadiste rappelle que "l’opération a été lancée par les moudjahidines de la Corne de l’Afrique à Nairobi au Kenya contre les croisés et les Américains" et précise qu'ils ont été suivis par le groupe Cavaliers du désert du Maghreb islamique à Aguelhok au Mali contre le Tchad.

Al-Qaïda-mère indique que «la question d’Al-Qods est primordiale (...) Nous ne tolérerons jamais son judaïsation».

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

L'Irak a jugé plus de 600 étrangers pour appartenance à l'EI

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L'Irak a jugé plus de 600 étrangers pour appartenance à l'EIPlus de 600 étrangers, quasiment tous des femmes, ont été jugés en Irak durant l'année écoulée pour appartenance au groupe Etat islamique (EI), a indiqué aujourd'hui la justice irakienne, ajoutant qu'une centaine d'autres devaient encore comparaître.

L'Irak a déclaré fin 2017 la "victoire" sur l'EI mais continue de juger quasi-quotidiennement des accusés parmi les quelque 20.000 personnes arrêtées pour suspicion de terrorisme depuis la percée djihadiste de 2014.

En tout, "616 hommes et femmes, accusés d'appartenance à l'EI ont été jugés" cette année et "508 ont été condamnés en vertu de la loi anti-terrorisme" qui prévoit jusqu'à la peine de mort, a détaillé dans un communiqué le juge Abdel Settar Bayraqdar, porte-parole du Conseil supérieur de la magistrature.

Parmi eux, a-t-il ajouté sans toutefois détailler leurs peines, figurent "466 femmes et 42 hommes, ainsi que 108 mineurs - 31 garçons et 77 filles". En outre, "99 personnes, dont 73 femmes" subissent encore des interrogatoires du parquet ou ont vu leur procès s'ouvrir récemment, selon le juge Bayraqdar.

Deux tribunaux jugent les affaires de terrorisme en Irak, l'un à Tel Keif, près de Mossoul (nord) - l'ancienne "capitale" irakienne du "califat" autoproclamé de l'EI -, et l'autre à Bagdad, où la Cour pénale centrale s'occupe notamment des étrangers et des femmes.

La plupart des condamnées sont Turques ou originaires des anciennes républiques de l'Union soviétique. Une Allemande a également été condamnée à la peine capitale, de même qu'un Belge et un Russe. En outre, trois Français - deux femmes et un homme - ont été condamnés à la prison à vie.

Source : Le Figaro (France)

 

 

Droits de l’homme : la Mauritanie parmi les mauvais élèves africains, d’après Amnesty International

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Droits de l’homme : la Mauritanie parmi les mauvais élèves africains, d’après Amnesty InternationalSi plusieurs pays d’Afrique sont réputés être dévoreurs des droits de l’homme, il est de ceux qui fournissent des efforts. Ainsi que l’a constaté cette année, Amnesty International.

L’humanité célèbre ce 10 décembre, la 70è édition de la journée internationale des droits de l’homme. L’occasion pour des institutions de l’ONU et des organisations de la société civile du monde entier de faire le point sur l‘évolution de la situation des droits de l’homme à travers la planète.

Si en Afrique, la situation est souvent des plus déplorables, il est des pays dans le continent qui s’efforcent de sortir du lot des prédateurs des droits humains. Et si c'était une émulation, c’est l‘Éthiopie qui occuperait la première marche du podium.

Amnesty international (AI) met en avant la libération des prisonniers politiques, la levée d’interdiction de beaucoup de partis d’opposition considérés auparavant comme des organisations terroristes de multiples gestes d’apaisement faits par le Premier ministre Abiy Ahmed depuis son arrivée au pouvoir en avril dernier.

Mais, il n’y a pas que l‘Éthiopie. D’autres pays africains ont, selon AI, réalisé des progrès en matière de respect des droits humains. C’est le cas de l’Angola où Rafael Marques et Mariano Brás deux journalistes pourfendeurs du régime de Luanda, ont été acquittés des charges d’injure et de diffamation qui pesaient sur eux au temps de José Eduardo dos Santos.

Cerise sur le gâteau, Rafael Marques a été récemment reçu en tête-à-tête par le chef de l‘État angolais, Joao Lourenço pour débattre des mesures contre la corruption qui mine la société angolaise à tous les niveaux ou presque. Un « noble geste » salué par le journaliste anti-corruption.

Cameroun, RDC, Togo,….mauvais élèves

S’agissant des mauvais élèves, l’ONG de défense des droits humains épingle des pays comme le Togo, le Cameroun, la Mauritanie et la RDC. Et chacun d’eux a sa part d’incriminations. La RDC est citée comme prédatrice des droits de l’homme à cause de multiples répressions sanglantes (près de 7 morts en janvier par exemple) de manifestations pacifiques.

Quant au Togo, AI évoque l’arrestation des militants de l’opposition lors des manifestations. Et comme en RDC ou dans bien de pays africains, les manifestations pacifiques sans mort d’hommes sont quasiment rares comme les beaux jours. Deux personnes ont par exemple péri samedi dernier du fait de la répression « sauvage » des manifestations contre les législatives du 20 décembre.

Pour le Cameroun, AI se réfère entre autres au cas de Franklin Mowha, président de l’ONG Frontline Fighters for Citizen Interests (FFCI). Également membre du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale ( REDHAC), Franklin Mowha menait des activités de monitoring des violations des droits de l’homme en lien avec la crise anglophone. Mais, il manque à l’appel depuis août dernier. C’est une « probable disparition forcée », conclut l’institution.

À propos de la Mauritanie, il s’agit de l’arrestation en août dernier de 13 militants de l’ONG anti-esclavagiste Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) pour « usage de la violence ».

Reste à savoir s’il y aura davantage d’améliorations en 2019.

Source : Vonews