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Dossiers en Mauritanie

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Etat-civil : Des critères toujours difficiles à remplir pour nombre de citoyens

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Etat-civil : Des critères toujours difficiles à remplir pour nombre de citoyensLe Calame - Voici plus d’une année que le gouvernement a mis en place une commission chargée de trouver des solutions au problème du trop grand nombre de citoyens mauritaniens sans papiers d’état-civil.

C’était à la veille de la célébration des festivités de l’indépendance nationale à Kaédi. Une commission dirigée par l’ancien ministre des Finances, Thiam Diombar, chargé de mission à la présidence de la République. Le Président avait pris cette décision après ses tournées, à l’intérieur du pays et dans les centres d’accueil des citoyens (CAC) de Nouakchott, au cours desquelles il avait été interpelé par des citoyens et autres élus sur cette question d’état-civil.

Au cours des différentes réunions avec les autorités des endroits visités, le patron de l’état-civil de l’époque avait laissé entendre que des mesures d’assouplissement allaient être prises, afin de permettre, à tous les citoyens ; de se faire enrôler avant fin 2019. Mais entre ces propos et la réalité des CAC, il y a une mer à boire.

Après les premiers tests sur des cas individuels, des correctifs ont été généralisés dans toutes les communes. La commission dirigée par Thiam Diombar a édicté un guide, à cette fin, pour permettre aux CAC de recenser les postulants mais la tâche reste rude...un vrai parcours du combattant, se plaignent certains qui se sont rendus en leur fief pour se faire enrôler et disposer du précieux sésame. Embouteillages et bousculades, car il s’agit, non seulement, de répondre aux critères du guide de la commission mais, aussi, de rencontrer le Cadi qui doit délivrer les jugements de mariage, décès et naissance…

Or, la journée ne fait toujours et invariablement que vingt-quatre heures et ces responsables peinent à satisfaire toutes les demandes, alors que le temps presse, recensement à vocation électorale oblige. Vingt-quatre heures souvent plus qu’obsolètes, d’ailleurs, tant de Cadis brillant par leur absence sur le terrain, en certains endroits du pays.

Conditions toujours difficiles

La Commission a retenu un certain nombre de critères à satisfaire par le postulant. Si les parents sont vivants et déjà enrôlés, il lui est demandé de fournir leur acte respectif de naissance ou leur numéro national d’identité, un jugement de mariage et, pour ceux qui ont moins de quarante ans, un extrait de naissance issu du recensement de 1998. A défaut, un jugement de filiation, si le postulant a plus de 18 ans, ou un jugement de naissance, s’il a moins de 18 ans, et les numéros nationaux des identités (NNI) des frères et des sœurs, s’il en existe.

Hypothèse 2 : un des parents est vivant et dispose d’un acte d’état-civil. En ce cas, le demandeur doit fournir un dossier comprenant : un acte de naissance ou NNI du parent vivant ; un jugement de décès du parent décédé et un jugement de mariage de ses parents, si le demandeur a moins de 45 ans ; et un extrait des registres de naissance issu du recensement de 1998. A défaut, un jugement de filiation, si le postulant a plus de 18 ans, ou un jugement de naissance, s’il a moins de 18 ans, et les numéros nationaux des identités (NNI) des frères et des sœurs, s’il en existe.

Hypothèse 3 : les deux parents sont décédés. Le postulant doit alors fournir les jugements de décès des parents et de leur mariage, si le demandeur a moins de 45 ans, et un extrait du registre de naissance issu du RANVEC de 1998. A défaut, un jugement de filiation, si le postulant a plus de 18 ans et moins de quarante-cinq ans, ou un jugement de naissance, s’il a moins de 18 ans, et les numéros nationaux des identités (NNI) des frères et des sœurs, s’il en existe ; ou, à défaut, le NNI d’un proche parent (oncle paternel ou maternel, tante paternel le ou maternelle, cousin).

Hypothèse 4 : l’un des parents est de nationalité étrangère. Le dossier à fournir comprend : un extrait du registre de naissance de 1998 ou un NNI du parent mauritanien, carte de séjour et acte d’identité du parent étranger. A défaut, un jugement de filiation, pour ceux qui ont plus de 18 ans, un jugement de naissance pour ceux qui ont moins de 18 ans, les NNI des frères et des sœurs, s’ils existent ou, à défaut, le NNI d’un proche mauritanien (oncle paternel ou maternel, tante paternelle ou maternelle, cousin).

Autre cas de figure, un des parents est disparu. Le dossier demandé comporte : des actes de naissances ou NNI du parent en charge de l’intéressé ; un jugement de disparition du parent introuvable, un extrait du registre de naissance issu recensement 1998 ou un jugement de naissance pour ceux qui ont moins de 18 ans, NNI des frères et des sœurs s’ils existent, et à défaut, NNI d’un proche parent (oncle paternel ou maternel, tante paternelle ou maternelle, cousin).

Si le père est inconnu, le postulant doit fournir un acte de naissance ou NNI de la mère vivante ou son jugement de décès, pour ceux qui ont moins de 45 ans ; un jugement de filiation pour ceux qui ont plus de 18 ans ou un jugement de naissance pour ceux qui ont moins de 18 ans. Le nom de famille de l’intéressé est celui attribué par la mère, tuteur ou les services compétents de l’état-civil, conformément à l’article 38.En cette hypothèse, le guide demande expressément à ce que ce type de dossier soit traité avec délicatesse, pour éviter de frustrer l’intéressé.

Enfin, si l’intéressé dispose d’un NUD en attente de validation, il doit présenter les copies qui ont servi de base à son recensement. Le détenteur du NUD s’est fait recenser mais n’a obtenu ni extrait d’acte de naissance, ni carte d’identité nationale. La commission doit compléter le manquement du dossier, conformément aux procédures ci-haut citées.

En bien des cas, ces critères sont particulièrement difficiles à satisfaire et nombre de citoyens seront laissés sur le carreau. Certains ne pourront toujours pas poursuivre des études et passer des examens, d’autres attendront longtemps, pour faire établir, à temps, leur acte de mariage et permettre ainsi, à leurs enfants, de se procurer des papiers d’état-civil.

DL
Source : Le Calame (Mauritanie)

 

Entrée en service du guidage radar dans l’espace aérien de Mauritanie

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Le service du guidage radar est  lancé dans l’espace aérien mauritanien à partir du jeudi 25 avril à 00 heures, annonce le Ministère de l’Equipement et des Transports (MET), citant l’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA).

« Le lancement de ce service s’inscrit dans le cadre de la modernisation des infrastructures aéronautiques du pays . Il intervient après la construction de certains aéroports  et la mise en œuvre des stations déportées pour les communications Air/Sol installées à Nema, Tidjikja, Atar, Lemgheity, Birmoghrein, Nouadhibou et Nouakchott.

Cette chaîne de stations constitue une couverture  quasi-globale en VHF,  permettant aux contrôleurs aériens  de communiquer aisément avec les avions se trouvant dans l'espace aérien de Mauritanie.

Par ailleurs, la mise en œuvre du guidage radar  permettra de renforcer  la sécurité des vols  et d’augmenter la capacité des espaces aériens  à recevoir plus de flux de trafic, car les normes d’espacement  des aéronefs seront considérablement réduites.

L’augmentation de la capacité des espaces aériens est stratégiquement importante.

En effet,  les espaces aériens de la Mauritanie se situent sur les chemins entre l’Europe et l’Afrique  d’une part, et l’Europe et l’Amérique latine, d’autre part. Ils  sont sollicités par des flux de trafic important nécessitant une attention particulière », explique le document gouvernemental.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Appel à candidature pour le renouvellement des membres de la Commission Nationale des Droits de l’Homme

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Appel à candidature pour le renouvellement des membres de la Commission Nationale des Droits de l’HommeCNDH - Conformément aux dispositions de la loi organique No 2017- 016 du 05 Juillet 2017 fixant la composition, l’organisation et le fonctionnement de la Commission nationale des Droits de l’Homme (CNDH)

et à la Résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies du 20 Novembre 1993 dite des Principes de Paris et de l’observation générale 1.8 relative à la sélection et à la désignation de l’organe de décision des Institutions Nationales des Droits de l’Homme interprétant les Principes de Paris,

le Comité de sélection des membres de la Commission nationale des Droits de l’Homme informe qu’il sera procédé au renouvellement des membres de la CNDH le 27 avril 2019 au siège de la CNDH à Nouakchott.

Constitution des dossiers de candidatures :

Candidatures aux postes de membres de la CNDH

Les candidats aux postes de membres de la CNDH doivent présenter un dossier attestant leur haute moralité, leurs compétences avérées et leur intérêt pour la défense des droits humains.

Ce dossier comprend les pièces suivantes :

- Une demande adressée à la Présidente du Comité de sélection indiquant le domaine pour lequel l’intéressé postule;

- Un Curriculum vitae

- Une copie de la pièce nationale d’identité

- les copies légalisées des diplômes et / ou attestations prouvant l’expertise et l’engagement dans le domaine des droits de l’homme choisi parmi les thématiques des postes à pourvoir;

- Un extrait du casier judiciaire datant de moins de trois (03) mois

- Une photo d’identité récente

- Une déclaration sur l’honneur certifiant que le candidat n’appartient à aucun organe dirigeant d’une formation politique

Les candidatures féminines sont vivement encouragées.

Délais de dépôt des candidatures :

Les dossiers de candidature peuvent être déposés au siège de la CNDH à Nouakchott du 24 Janvier 2019 à 8H au 23 Février 2019 à 12h.



Inscription sur les listes des Collèges électoraux

Les organisations de la société civile postulant l’enregistrement sur les listes des collèges électoraux des différents groupes thématiques des droits de l’homme sont invitées à présenter un dossier sous pli fermé comportant les pièces suivantes :

Une demande adressée à la Présidente de la Commission Nationale des Droits de l’Homme, présidente du Comité de sélection des membres de la CNDH spécifiant le groupe thématique choisi par l’association;

- la copie du récépissé de reconnaissance de l’association

- le dernier rapport d’activité de l’association dans le domaine des droits de l’homme pour l’année 2018.

Délais de dépôt pour les listes électorales :

Les dossiers pour l’inscription aux listes électorales peuvent être déposés au siège de la CNDH à Nouakchott du 24 Janvier 2019 à 8H au 23 Février 2019 à 12h.

Fait à Nouakchott le 23 janvier 2019

N.B. Pour des informations supplémentaires sur le processus de renouvellement des membres de la CNDH, prière contacter le secrétariat du Comité de sélection : Tel : 46456082- 22031204 , Email : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Source : CNDH

 

 

L’Algérie accuse des capitales arabes d’infiltrer des terroristes pour déstabiliser le Maghreb

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L’Algérie accuse des capitales arabes d’infiltrer des terroristes pour déstabiliser le Maghreb"La décision du gouvernement d’interdire l’accès à l’Algérie aux migrants arabes arrivant par le Niger et le Mali est irrévocable", a déclaré au site algérien en ligne TSA Arabi Hacène Kacimi, le directeur en charge de la migration au ministère de l’Intérieur.


Rappelant que son pays avait accueilli jusqu'à présent plus de 50 000 Syriens pour des raisons humanitaires, le responsable a révélé que l’Algérie faisait face désormais à un nouveau phénomène. L’infiltration de migrants arabes venus de Syrie, du Yémen et de Palestine "par des canaux sous contrôle de groupes armés".

Des terroristes qui menacent la stabilité de l'Algérie

Et "quand certains de ces migrants deviennent un danger pour la stabilité nationale et une menace pour la sécurité, alors l’Algérie doit bouger", a-t-il ajouté.

Selon lui, ces migrants arabes traversent plusieurs pays tels que l’Egypte, la Turquie, le Soudan et la Mauritanie jusqu’au Niger et au Mali sans demander l’asile politique, "alors qu’une personne menacée demande l’asile au premier pays dans lequel il arrive", a-t-il commenté.

Indiquant ne pas vouloir porter d’accusations a priori, Hacène Kacimi a expliqué que son pays était en droit de s’interroger sur le fait de savoir s’il s’agissait véritablement de migrants ou "de terroristes pénétrant en Algérie sous couverture humanitaire". Pour lui, "il y a sûrement des parties occultes qui financent de telles norias terroristes".

Corroborant ces propos, TSA Arabi rapporte également, de source sécuritaire, que "l’armée algérienne est confrontée à un nouveau défi, celui de l’infiltration de terroristes âgés de 20 à 30 ans, la plupart de nationalité syrienne ainsi que quelques éléments yéménites".

Porteurs de faux papiers soudanais,"ces infiltrés viennent de la ville d’Alep, en Syrie, et ils sont poussés par des capitales arabes qui les encouragent à se déployer en Algérie dans le but de la déstabiliser", a précisé cette source, soulignant que ces terroristes syriens transitaient par le Niger depuis que ce pays est devenu un couloir pour les migrants clandestins.

A l’appui de cette thèse, TSA Arabi rappelle l’arraisonnement il y a quinze jours d’un navire chargé de munitions turques, 45 millions de balles pour être précis, au large de la Libye.

Un chiffre "colossal", selon la source de TSA, au regard d’une population de quatre millions de Libyens. "On peut en conclure que cette énorme quantité d’armes n’était pas destinée à la Libye mais à armer les combattants venus de Syrie et d’autres régions", a-t-elle dit.

La LADDH dément une information et confirme les expulsions

Critiquée par Hacène Kacimi pour avoir mis le feu aux poudres en dénonçant l’expulsion vers le Niger d’une cinquantaine de migrants syriens et palestiniens, la Ligue algérienne des droits de l’Homme (LADDH) a démenti catégoriquement avoir fourni des rapports à des ONG et des instances régionales ou internationales sur la question.

Dans son démenti, la LADDH confirme toutefois que 53 Palestiniens, 47 Syriens et 17 Yéménites ont été refoulés en décembre 2018 à partir du poste-frontière d’In Guezzam, au sud de Tamanrasset.

"Il y a eu une opération de rapatriement à partir de Tamanrasset vers le Niger en étroite coordination avec les autorités nigériennes et en accord avec le bureau d’Alger du Haut Commissariat aux réfugiés (HCR)", a indiqué la LADDH dans son communiqué.

Alain Chémali
Source :
Francetvinfo

Alger a décidé de refouler tous les migrants arabes, en particulier syriens, se présentant à ses frontières sud. De source sécuritaire, il s’agirait de "terroristes" venus de Syrie et du Yémen envoyés par des Etats arabes pour déstabiliser l’Algérie et tout le Maghreb.

 

 

Mberra : Près d’un demi-million de citoyens et plus de 50.000 réfugiés maliens menacés

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Mberra : Près d’un demi-million de citoyens et plus de 50.000 réfugiés maliens menacésArrêt des services de l’Avion Humanitaire de l’ONU, près d’un demi-million de citoyens et plus de 50.000 réfugiés maliens menacés.

Les services de l’avion humanitaire de l’ONU en Mauritanie cesseront ce 31 décembre 2018, mettant en péril la vie de près d’un demi-million de citoyens mauritaniens et celle de plus de 50.000 réfugiés maliens qui ne vivent que de l’aide apportée par plus d’une trentaine d’ONG nationales et internationales travaillant dans l’humanitaire.

En plus des restrictions provenant des autorités mauritaniennes, est mis en cause, le manque de financements pour continuer les opérations de secours.

Après l’alerte lancée par ROSA (voir http://cridem.org/C_Info.php?article=718405) sur l’arrêt des services de l’Avion Humanitaire des Nations Unies en Mauritanie, voilà que cette déclaration vient compléter les efforts de l’Equipe Humanitaire Pays qui, par la voix du Représentant résident des Nations Unies en Mauritanie, vient de s’adresser aux partenaires dans ce sens. Ces derniers ainsi que la société civile tirent ainsi l’alarme sur les conséquences de cet arrêt sur le travail de plus d’une trentaine d’organisations nationales et internationales travaillant dans le domaine humanitaire au profit d’environ un demi-million de citoyens mauritaniens souffrant de malnutrition et d’insécurité alimentaire, en plus des réfugiés maliens à MBerra.

Zones d’intervention

Les services de l’Avion Humanitaire des Nations Unies assuraient les liaisons entre Nouakchott-Kiffa-Aïoun-Néma pour venir au secours de populations affectées par l’insécurité alimentaire liée à la sous production agropastorale et l’appui aux réfugiés maliens du camp de MBerra. Ils permettent également le déploiement rapide du personnel humanitaire sur le terrain et leur évacuation en cas de besoin médical. Ces services sont jugés comme fournissant le moyen de transport le plus économique, le plus sûr et le plus efficaces pour les opérations humanitaires et les actions de développement.

Selon les données distillées par l’Equipe Humanitaire Pays, constituée d’institutions des Nations-Unies, d’ONG nationales et internationales en plus de l’Etat, 11 Wilayas sur les 13 en Mauritanie sont en phase de sous pression, dont 7 Wilayas en phase de crise et 4 en sous pression alimentaire, soit 226.932 personnes, en période courante (octobre-décembre 2018), avec 574.602 personnes qui risquent de basculer dans l’insécurité alimentaire sévère d’ici juin 2019. Ce qui nécessite le déplacement fréquent du personnel d’urgence et humanitaire dans les zones concernées. En 2018, ce service aérien a permis le transport de 1.930 passagers humanitaires dans les régions les plus difficiles d’accès.

Absence de fonds et blocages de l’Etat

Parmi les causes à l’arrêt des services de l’avion humanitaire des Nations Unies, les restrictions imposées par l’Etat mauritanien fixant au 24 décembre 2018 l’arrêt définitif de ces services, avec comme début d’entame des procédures le 15 décembre dernier. Avec la fermeture de l’aéroport de Néma pour travaux de maintenance, seul celui de Kiffa reste opérationnel grâce à une autorisation temporaire accordée par les autorités. Ces dernières empêchent en effet l’utilisation des autres aéroports, Aïoun, Kaédi et Sélibabyi, ce qui entrave gravement le déplacement du personnel humanitaire qui risque d’être dans l’impossibilité de secourir les populations menacées et en particulier, les réfugiés maliens de MBerra. Ajouté à ces restrictions imposées par l’Etat mauritanien, l’absence de financements jusqu’au premier semestre de l’année 2019.

L’Equipe Pays vient ainsi de lancer l’alerte sur l’arrêt définitif de ses opérations le31 décembre 2018 si aucun nouveau financement ou engagement n’est reçu, mettant les bailleurs internationaux et la communauté internationale devant leurs responsabilités. Déjà, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a lancé, depuis lundi 17 décembre 2018, les procédures d’arrêt des services aériens, compte-tenu des délais de préavis obligatoire de deux semaines. Ainsi, une trentaine d’organisations humanitaires et de développement n’auront plus accès aux zones les plus reculées du pays. Ce qui va créer une situation critique pour les bénéficiaires immédiats des programmes.

Appels à l’aide d’urgence

En 2018, les contributions des bailleurs se sont élevées à 2,2 millions de dollars U.S sur les 3,3 millions de dollars nécessaires, selon les données disponibles de l’Equipe Humanitaire Pays. Le PAM coûte à lui seul 250.000 dollars U.S par mois pour mener les opérations des Nations Unies à l’aide d’un avion humanitaire. Ainsi, tout engagement de plus d’un quart de million de dollars (0, 250 millions) permettra de demander une avance interne au PAM pour combler le gap jusqu’au premier trimestre 2019, si des fonds supplémentaires sont confirmés.

Cela évitera de renchérir les coûts des opérations humanitaires et de nuire à la capacité des organisations utilisatrices. Un appel a été ainsi lancé à la communauté internationale en Mauritanie pour la mobilisation rapide de fonds supplémentaires pour permettre aux services des Nations Unies de se poursuivre jusqu’en 2019.

Cheikh Aïdara
Source : L'Authentique (Mauritanie)