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Economie en Afrique

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Sénégal : le très attendu rapport pétrole et gaz

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Sénégal : le très attendu rapport pétrole et gazFinancial Afrik - 160 pages. Le rapport sur le secteur pétrolier et gazier du Sénégal qui sera dévoilé en marge de la conférence annuelle au Cap (9-11 octobre 2019) est très attendu par les opérateurs du secteur.

Le document réalisé par Africa Oil & Power fait un zoom sur le nouveau code pétrolier du Sénégal, les le local content et l’approche inclusive de la gestion du secteur à travers le Cos petrogazier. Le rapport tourné investisseurs donne la parole entre autres, à Mahamadou Makhar Cissé, ministre du Pétrole et de l’Energie et au top management des compagnies pétrolières.

«C’est le rapport le plus exhaustif jamais mené sur le secteur pétrolier du Sénégal», déclare Guillaume Doane, CEO de Africa Oil Power, qui salue l’équilibre entre intérêts du pats et intérêts des investisseurs qui caractérise l’approche sénégalaise. Pays pétrolier depuis 2014, le Sénégal a réussi à boucler son arsenal législatif en la matière en cinq ans.

En plus des recettes attendues, les entreprises du pays devront tirer les bienfaits de la loi sur le local content sur toute la chaîne de valeur Pétro-gazière, de l’up-stream au down stream.

C’est certainement pour tous ces efforts que le président sénégalais, Macky Sall, a été désigné à l’unanimité pour recevoir le prestigieux prix « Homme de l’année » lors de la conférence. « Sur un continent où les conflits frontaliers ont freiné le développement des ressources en mer, le président Macky Sall insiste sur un résultat plus productif.

Il a travaillé avec son homologue mauritanien, S.E. Mohamed Ould Abdel Aziz, pour obtenir un accord visant à développer conjointement des ressources offshore dans l’intérêt mutuel des deux pays », a déclaré Jude Kearney, ancien sous-secrétaire adjoint aux industries de service et aux finances du département du Commerce des États-Unis sous l’administration Clinton et actuellement président de Kearney Africa Advisors.

Cette forme d’accord représente la meilleure pratique pour le développement de ressources transfrontalières et, dans ce cas particulier, est basée sur l’accord historique de Frigg conclu en 1976 entre le Royaume-Uni et la Norvège.

Cette affaire a montré que, lorsque les dirigeants travaillent ensemble, des ressources peuvent être développées de manière pacifique au profit des populations des deux pays.

« L’accord entre la Mauritanie et le Sénégal a ouvert la voie au développement du champ de la Tortue grâce à l’unification transfrontalière, avec une répartition initiale des coûts, de la production et des revenus 50/50 ainsi qu’un mécanisme pour les futures déterminations d’équité fondées sur la performance sur le terrain. Cela demande du leadership, de la vision et de la prévoyance », a poursuivi Kearney.

Le dernier récipiendaire du prix «Homme de l’année», était le Secrétaire général de l’Opep, le nigérian Mohammed Sanusi Barkindo, un homme qui a fait sens de son leadership pour guider le cartel pétrolier dans l’une de ses périodes les plus turbulentes, marquée par une baisse soutenue du prix du pétrole et une perte de part de marché mondiale.

Source : Financial Afrik

 

Ghana et Côte d'Ivoire suspendent leurs ventes de cacao

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La Côte d'Ivoire et le Ghana, les deux premiers producteurs mondiaux de cacao, suspendent leur vente jusqu’à nouvel ordre pour le cacao qui sera récolté en octobre 2020. Les deux pays essaient ainsi d’obtenir des marché un prix plancher. Objectif affiché : mieux rémunérer les producteurs.

Deux jours de discussions entre acteurs de la filière à Accra au Ghana et un bras de fer. Bras de fer engagé entre d’une part les deux principaux producteurs de cacao, deux tiers de la production mondiale, et d’autre part les marchés.

Objectif : obtenir un prix plancher. Les acteurs se sont entendus sur le seuil de 2 600 dollars la tonne. Une nouvelle réunion pour fixer les modalités précises est convoquée pour le 3 juillet à Abidjan.

Concrètement, pour faire pression sur les marchés, la Côte d’Ivoire et le Ghana suspendent jusqu’à nouvel ordre la vente du cacao qui sera récolté lors de la campagne 2020-2021. Il faut savoir que 80% de la récolte est vendu avant le début de chaque campagne.

L’objectif affiché est de mieux rémunérer les producteurs. Aujourd’hui, en Côte d’Ivoire, le prix bord-champ fixé à titre indicatif par l’État à 750 F CFA le kg cette année, n’est pas respecté.

Il se situe en réalité plutôt entre 500 et 700 F CFA le kg selon Kanga Koffi, président de l’Association nationale des producteurs de cacao de Côte d’Ivoire, l’ANAPROCI, et par ailleurs très réservé sur l’issue des discussions d’Accra : « En général, la hausse des cours reste entre l’acheteur et l’exportateur. On attend de voir quelle sera l’impact réel sur le terrain pour les producteurs. »

Selon Kanga Koffi, compte tenu des charges, officielles ou officieuses, qui pèsent sur les producteurs ivoiriens, un prix décent se situerait autour de 1000 F CFA le kg.

Source : RFI

 

Restructuration de Tunisair : suppressions de postes et vols low-cost en perspective

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Le Conseil des ministres du 20 mai a validé le programme de restructuration de la compagnie nationale tunisienne annoncé depuis près de deux ans, qui prévoit le départ de 1 200 salariés au cours des trois prochaines années et des investissements pour le renouvellement de la flotte.

Acculé par la dette, les insuffisances matérielles et les retards de Tunisair, le conseil des ministres tunisien a adopté, lundi 20 mai, le programme de réforme de la compagnie aérienne nationale – annoncé depuis août 2018 -, excluant toute privatisation de la compagnie. Hichem Ben Ahmed, ministre du Transport, à précisé le lendemain, sur les ondes de la radio tunisienne Express FM, que ce programme de restructuration courrait sur une période de cinq ans.

Sur le plan social, le programme prévoit qu' »avec l’accord de l’UGTT [Union générale tunisienne du travail], 1 200 salariés quitteront la société Tunisair dans les trois ans à venir », a indiqué le ministre. Un plan de licenciements prévu depuis près de deux ans, mais toujours suspendu jusque-là, faute d’aide financière du gouvernement pour son exécution.

Cette réduction du personnel correspond à 15 % des 7 800 employés de la compagnie. Elle vise a résorber les pertes cumulées de la compagnie, qui se chiffraient à 500 millions de dinars en 2017. Celles-ci s’expliqueraient, selon la direction de Tunisair, par des recrutements massifs entre 2011 et 2012, notamment du fait de la réintégration des sociétés de catering et de handling au sein de l’entreprise.

Un plan estimé à 375 millions d’euros

Ce même matin, Ilyes Mnakbi, PDG de Tunisair, invité à la radio Shems FM, a précisé que la réforme de la compagnie nécessiterait 1,3 milliard de dinars (375 millions d’euros) d’investissements – une somme que l’État serait incapable de lui procurer. En revanche, il a indiqué que 170 millions de dinars seront débloqués par la compagnie pour indemniser les 400 salariés qui devront quitter Tunisair chaque année pendant trois ans.

« Tunisair va prendre en charge [leurs] prestations sociales jusqu’à leurs 62 ans. Les agents concernés par le départ seront sélectionnés par la compagnie », a indiqué le PDG.  L’UGTT quand à elle ne s’est pas encore exprimée.

À court terme et sur le plan matériel, le programme gouvernemental prévoit que l’État se porte garant pour permettre à Tunisair d’emprunter 50 millions de dinars dans les prochaines semaines, afin de réparer ses avions et d’éviter les retards, a indiqué le ministre du Transport.

Une subvention sera aussi accordée à Tunisair pour louer deux avions (en plus de la trentaine qu’utilise la compagnie) en vue de la prochaine saison estivale et il y aura des vols supplémentaires sur plusieurs destinations « au profit de la diaspora tunisienne », a indiqué M. Ben Ahmed, sans préciser les villes concernées ni le montant de la subvention en question.

Selon le PDG de Tunisair, une sous-compagnie low-cost pourrait aussi être lancée pour les zones de Djerba et de Monsatir.

32 % de ponctualité

Suite au gel des recrutements initié en 2015, plusieurs mouvements sociaux ont éclaté au sein de la compagnie. Le dernier en date remonte à avril 2019, lorsque le personnel au sol à menacé d’observer vingt-quatre heures de grève pour revendiquer le recrutement d’employés saisonniers supplémentaires, afin de répondre au manque de personnel.

Dans son dernier rapport d’activité, la compagnie indique observer une reprise globale de la croissance (+ 1,2 % pour d’activité en avril 2019, par rapport à avril 2018), en revanche le rapport indique que la ponctualité de Tunisair est tombée à 32 % en avril 2019, contre 41 % en 2018.

Source : jeuneafrique.com

 

 

Côte d'Ivoire: une nouvelle usine ultramoderne construite sur la mine d'or d'Ity

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mediaCette semaine la compagnie canadienne Endeavour Mining a inauguré une nouvelle usine sur la mine d'or ivoirienne d'Ity. Un investissement de 412 millions de dollars pour prolonger, grâce à des techniques de pointe l'exploitation de la plus ancienne mine d'or de Côte d'Ivoire qui a tendance à s'épuiser. Le procédé utilisé va permettre d'extraire 5 à 6 tonnes d'or supplémentaire pendant une dizaine d'années et donc de garantir la pérennisation d'un millier d'emplois directs sur le site. Cet investissement est aussi le fruit d'une politique volontariste de la part de l'État ivoirien qui entend développer un potentiel aurifère encore largement sous-exploité.

Il existe en Afrique de l'Ouest un axe volcano-sédimentaire qui va du Ghana au Burkina Faso, en passant par le Mali et la Côte d'Ivoire et qui recèle d'importantes réserves en or.

Le Ghana est devenu l'an dernier le premier producteur africain de métal jaune, avec 158 tonnes extraites, le Mali et le Burkina Faso le talonnent de près. Mais la Côte d'Ivoire, elle, n'a pas encore exploité tout son potentiel, loin de là. Le pays a pourtant d'énormes réserves prouvées, plus de 600 tonnes, et sans doute bien davantage selon les experts.

Dès 2014, Abidjan a mis en place une politique attractive : nouveau code minier, délivrance à la pelle de permis d'exploration, plus d'une centaine, et politique fiscale avantageuse. Les géants du secteur comme le Canadien Endeavour Mining et l'anglais Rangold sont arrivés en force. Ils exploitent déjà 5 mines dans le pays.

 

Entre 2009 et 2018, la production nationale est donc passée de 7 à 25 tonnes, l'objectif du gouvernement étant de franchir les 30 tonnes d'or d'ici l'an prochain. Mais cette exploitation ne va pas sans problèmes. Certaines communautés rechignent à laisser leurs terres aux compagnies minières, les conflits fonciers se multiplient. Par ailleurs, l'État a du mal à endiguer une exploitation

Source : RFI

 

Aéronautique : Bombardier largue son usine marocaine

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Le constructeur canadien Bombardier a décidé de mettre en vente son unité marocaine, implantée à Casablanca depuis 2014. De grands noms du secteur seraient déjà intéressés par cette reprise.

L’annonce a eu l’effet d’une bombe : Bombardier met en vente son usine marocaine. La décision a été rendue publique, le 2 mai, en marge de la présentation des résultats trimestriels – peu reluisants – du constructeur canadien.  Le numéro 3 mondial annonce en fait la création d’une division aéronautique unique en rapprochant ses activités d’avions d’affaires et de court-courriers en parallèle de la cession d’actifs considérés désormais non stratégiques, notamment ses unités d’aérostructures à Belfast et au Maroc.

Implantée dans la zone franche de Nouaceur depuis 2014, l’usine casablancaise du géant canadien s’étend sur 16 000 m² et emploie 400 salariés pour la production de composantes d’ailes, de nacelles de moteurs ainsi que de certaines pièces de fuselage et de sous-ensembles pour des régionaux CRJ ou des jets d’affaires comme le Challenger ou le Global. Au quatrième trimestre 2018, Bombardier avait même lancé les travaux d’extension de cette unité sur un terrain de 14 500 m² et qui devait permettre la création de 450 emplois supplémentaire.

Rassurer quant à la préservation de l’emploi

Malgré l’annonce de cette mise en vente, ce projet de développement reste d’actualité à en croire les responsables de Bombardier qui tiennent également à rassurer quant à la préservation des emplois actuels. Cette annonce « peut susciter l’inquiétude des employés, mais la société travaillera en étroite collaboration avec les syndicats pendant toute la période de transition future vers un nouveau propriétaire », ont déclaré les responsables de la firme canadienne.

Même son de cloche au ministère de l’Industrie marocain, qui reste confiant quant à l’attrait du secteur aéronautique au royaume. On parle déjà de repreneurs potentiels pour cette unité, autour de laquelle tout un écosystème a été créée vu son taux d’intégration de 30 %. Parmi les acquéreurs éventuellement intéressés, sont cités l’américain Spirit, proche de Boeing, ainsi que Airbus. Deux poids lourds de la fabrication d’aérostructures qui sont déjà présents au Maroc.

Source : jeuneafrique.com