Sun08252019

Last update09:28:53 PM GMT

Back Accueil

Culture dans le Monde

Culture dans le Monde

Toni Morrison, Nobel de littérature afro-américaine, est décédée

  • PDF

mediaToni Morrison, première auteure afro-américaine à avoir reçu le prix Nobel de littérature, est morte à l'âge de 88 ans, a annoncé ce mardi sa famille.

 

 

« Toni Morrison est décédée paisiblement la nuit dernière, entourée de sa famille et de ses amis », a précisé un communiqué de ses proches.

Descendante d'une famille d'esclaves, Toni Morrison est connue pour avoir donné une visibilité littéraire aux Noirs.

Cette brillante universitaire a écrit 11 romans sur une période couvrant six décennies, mais également des essais, des livres pour enfants, deux pièces de théâtre et même un livret d'opéra.

Elle a exploré toute l'histoire des Noirs américains depuis leur mise en esclavage jusqu'à leur émancipation dans la société américaine actuelle.

Son roman Beloved, tragédie d'une mère qui tue sa fille pour qu'elle échappe à l'esclavage, a obtenu le prix Pulitzer en 1988.

Parmi ses autres ouvrages les plus connus figurent The Bluest Eye (L'Oeil le plus bleu) ou Jazz, la suite de Beloved.

L'hommage de Barack Obama

L'ancien président américain avait décerné à la romancière, en 2012, la médaille présidentielle de la liberté, l'une des plus hautes distinctions civiles aux États-Unis. Dans son hommage, Barack Obama la qualifie de « trésor national »

« Toni Morrison était un trésor national, aussi bonne conteuse que captivante en personne quand elle figurait sur la page. Son écriture représentait un superbe et profond défi à notre conscience et à notre imagination morale. Quel cadeau de respirer le même air qu'elle, ne serait-ce que pour un temps », a écrit l’ancien président sur Twitter.

Source : RFI

 

Plus de 100 artistes français dénoncent l'Eurovision 2019 en Israël et en appellent à France Télévisions

  • PDF

Plus de 100 artistes français dénoncent l'Eurovision 2019 en Israël et en appellent à France Télévisions"Pour France Télévisions, l’Eurovision est « un divertissement d’une ampleur internationale unique et ouvert à une très grande diversité artistique » qui revendique de célébrer la diversité et l'inclusion.

Selon la chaine publique « la musique, qui n’a pas de frontière, en est son essence, avec pour ambition universelle le dialogue entre les peuples, l’ouverture et le vivre-ensemble ». Mais ce message sonne creux lorsque qu’il cherche à nous divertir des violations des droits humains à l’égard des Palestinien·ne·s.

Discrimination et exclusion sont profondément ancrées en Israël, où notamment la loi « Israël, État-nation du peuple juif » a été adoptée le 19 juillet 2018, proclamant que seuls les Juifs ont le « droit à l'autodétermination nationale », entérinant ainsi officiellement l'apartheid.

"Le sens de l’histoire, de l’inclusivité et de la solidarité est plutôt du côté des nombreuses manifestations en Palestine et dans toute l'Europe, appelant artistes et diffuseurs à ne pas se rendre à Tel-Aviv.

Par cette tribune, nous tenons également à participer à ce mouvement, pour manifester notre soutien aux artistes palestinien.ne.s, dans la guerre que leur mène Israël."Lire la suite de cette belle et puissante tribune de solidarité publiée le 10 mai dernier sur le site de Médiapart.

Source : Agence Media Palestine

 

’Kassav’, 40 ans au service du zouk

  • PDF

mediaProtégé par un bouclier musical qui le préserve des effets du temps sans en faire pour autant une œuvre de musée, le zouk de Kassav’ traverse les décennies avec une agilité remarquable. Emmené par Jacob Desvarieux, Georges Décimus, Jocelyne Béroard, Jean-Philippe Marthely et Jean-Claude Naimro, le groupe phare de la musique antillaise fête ce 11 mai ces 40 ans lors d’un concert organisé à Paris-La Défense-Arena.

Pour célébrer les anniversaires de leur formation, les membres de Kassav' ont pris l’habitude de créer l’événement. En 2009 déjà, aucune autre formation française ne s’était jusqu’alors produite sous son seul nom au Stade de France ; en 1999, elle avait rempli deux soirs de suite le Palais omnisport de Paris-Bercy et ses 17 000 places. Cette fois encore, ce sera le premier groupe de l’Hexagone programmé comme tête d’affiche dans la plus grande salle de concert d’Europe en termes de capacité.

Ce succès-là, incontestable, ne se retrouve paradoxalement pas dans les chiffres de vente d’albums : Sonjé, son dernier en date qui remonte à 2013, n’a pas dépassé la 32e place des classements basés sur les ventes en France, et le dernier Disque d’or obtenu date de 2001. L’explication réside donc ailleurs, au-delà des considérations commerciales.

Parce qu’il fait figure, à juste titre, de monument de la musique antillaise, Kassav’ exerce aussi une fonction qui dépasse le simple champ artistique. "Qu’un groupe de musiciens antillais puisse réussir sur la scène internationale prouve non seulement que les Antillais peuvent travailler ensemble, mais aussi que la musique peut jouer un rôle fondamental dans la reconnaissance de la différence tant au niveau national qu’international", écrit l’ethnomusicologue Alain Darré dans son ouvrage Musique et politique : les répertoires de l’identité.

Le contexte actuel n’est pas celui qui prévalait à la fin des années 1970 lorsque le groupe s’est formé, et le regard extérieur sur les Antilles comme celui sur elles-mêmes ont aussi changé entre-temps, mais à travers Kassav' et sa réussite se matérialisent des sentiments forts de fierté et de valorisation culturelle.

Cadence et zouk

Empereurs du zouk, territoire sur lequel ils règnent de façon si incontestable qu’on en arrive à oublier tous ceux qui évoluent aussi sur ce créneau-là, mais n’ont pas le même impact médiatique, ces musiciens porte-drapeaux l’ont façonné au fil du temps, sans en être les instigateurs – autant de caractéristiques qui pourraient être transposées au reggae et à Bob Marley.

Ce ne sont pas eux non plus qui ont revendiqué en premier sur un album ce genre musical (Cosmozouk d’Henry Guédon est sorti en 1974), dont la signification est sujette à différentes versions, tout comme la musique jamaïcaine la plus populaire. Sur leur quatrième 33 tours paru en 1983, c’est d’ailleurs le mot "cadence", et non celui de zouk, qui est utilisé après chaque chanson pour définir leur style !

Si la signature de Kassav’ s’est affirmée pour devenir aujourd’hui reconnaissable et identifiable, une plongée dans ses débuts discographiques s’avère des plus instructives, tant en matière de production que de direction artistique. Le trio fondateur des premières années, composé des deux frères Décimus et de Jacob Desvarieux, évoluait dans un registre marqué par le funk, avec des basses rebondissantes, des cuivres arrangés comme s’il s’agissait d’un grand orchestre.

Le tournant se situe vers 1983. L’orientation zouk prend forme cette année-là, quelque part entre les sessions du disque Kassav’#5 qui sentent encore l’expérimentation et l’album Passeport sur lequel figure le titre Oh Madiana.

Pour Desvarieux, l’arrivée du clavier Jean-Claude Naimro, qui venait d’accompagner entre autres Manu Dibango et Miriam Makeba, a modifié la donne. "On a trouvé un début de quelque chose. On a fait différentes déclinaisons, différentes façons d’orchestrer. Ça a duré trois ou quatre ans. Au départ, on s’amusait. Il fallait le temps que ça se mette en place, qu’on arrive à une formule où chacun puisse s’exprimer et amène quelque chose. Si on était tous venus du même univers, ça n’aurait pas marché", estime le guitariste chanteur.

Une vague mondiale

Les effets ne tardent pas à se manifester, une fois la recette au point : en 1984, Zouk-la-se sel medikaman nou ni impose Kassav’… même si sur la pochette originale, seuls les noms de Jacob Desvarieux et Georges Décimus sont mentionnés ! Un détail ? Plutôt le reflet de la stratégie adoptée à l’époque par la bande qui s’agrandit au fil des rencontres et occupe le terrain en mettant le collectif au service des individualités, comme celles des chanteurs qui ont rejoint les effectifs : Patrick Saint-Eloi, Jean-Philippe Marthely, Jocelyne Béroard. Les albums se succèdent à une fréquence qui témoigne de la créativité et de l’hyperactivité des musiciens. De quoi impulser l’émergence de tout un mouvement dans leur sillage.

La vague zouk générée par Kassav’ ne n’est pas arrêtée aux Antilles et à la métropole : elle a déferlé avec une force inattendue sur des rivages lointains. Ceux d’autres îles, comme La Réunion ou le Cap-Vert, qui se sont converties ou ont intégré durablement ces éléments musicaux à leur paysage local. Ou encore Madagascar, qui a fêté ses 50 ans d’indépendance en 2010 avec un mégaconcert de ces stars du zouk, déjà passées sur la Grande Île en 1987.

Deux ans plus tôt, une tournée mémorable avait été organisée sur le continent africain où le retentissement du groupe défie presque l’entendement. RFI et en particulier l’émission Canal tropical de Gilles Obringer n’y sont pas étrangères ! Les concerts en Côte d’Ivoire, en Angola, au Cameroun ont pris des proportions qui ont marqué les esprits. "Quand ils ont entendu notre musique, ils se sont reconnus dedans. Et toute l’Afrique se l’est appropriée", juge Jacob Desvarieux, qui a passé une partie de son enfance au Sénégal et travaillé ensuite au tournant des années 1980 avec de nombreux artistes du continent. L’histoire d’amour, depuis, ne s’est jamais démentie, et confère à Kassav’ une dimension unique.

Source : RFI

 

Zuckerberg présente un nouveau Facebook, «plus privé»

  • PDF

mediaLe premier réseau social au monde veut se recentrer sur les messages privés et les groupes plutôt que sur les fils d’actualité publics. « L’avenir sera privé », assure Mark Zuckerberg qui est en train de transformer progressivement le modèle économique actuel de Facebook basé sur la publicité ciblée grâce aux données des utilisateurs.

Avec son nouveau visage, Facebook espère contourner ses deux problèmes principaux. D’abord les deux années de scandales liés à l’utilisation frauduleuse des données privées de ses abonnés. Ensuite, la désaffection des jeunes utilisateurs dans les pays riches.

Le réseau social aux 2,5 milliards d’inscrits poursuit donc sa nouvelle stratégie : plus d’échanges privés, moins de partages publics sur lesquels reposent pourtant ses 56 milliards de chiffre d’affaires de 2018, provenant presque exclusivement de la publicité ciblée.

Groupes privés et achats en ligne

A l’avenir Facebook mise plus sur le commerce et le paiement en ligne. Dans son nouveau design dévoilé par son PDG à la conférence F8 des développeurs, le bleu disparait, le fil d’actualité est largement réduit au profit des messageries, des groupes d’intérêts, des fonctionnalités d’achat en ligne et de vidéo à la demande.

Une version de Messenger pour Mac et Windows sera bientôt lancée, elle permettra de dialoguer plus facilement avec des groupes de personnes partageant les mêmes intérêts. La fonctionnalité permettant d’acheter directement des produits depuis Instagram sera étendue.

Et pour garder ses abonnés, Facebook se dote aussi d’une nouvelle fonctionnalité de rencontre. A l’image du célèbre Tinder, « Secret crush » permettra de sélectionner dans une liste secrète neuf amis avec lesquels on aimerait aller plus loin. Si l’un de ses neuf amis vous a aussi sélectionné, alors c’est le « match » et les deux utilisateurs seront notifiés de leur attraction commune.

Source : RFI

 

La Tunisie, premier pays arabe en matière de liberté de la presse, estime RSF

  • PDF

La Tunisie, premier pays arabe en matière de liberté de la presse, estime RSFSelon le classement mondial 2019 établi par l'ONG Reporters sans Frontières (RSF), ce pays est le mieux positionné de la région Afrique du Nord et Moyen-Orient.

Ce classement a été mis en ligne le 19 avril 2019 sur le site de RSF. "Les journalistes subissent des pressions énormes sur l'ensemble des pays du Maghreb", a déclaré à l'AFP Souhaieb Khayati, directeur du bureau Afrique du Nord de l'ONG, lors de la présentation à Tunis du rapport annuel de l'organisation.

"En Algérie, au Maroc ou en Libye, les journalistes sont victimes de l'acharnement du pouvoir", selon lui. "L'exception reste la Tunisie qui continue son processus de transition démocratique et qui a fait une avancée remarquable de 25 places, mais reste confrontée à d'innombrables défis surtout par rapport au cadre législatif", a-t-il poursuivi.

Tunis doit encore notamment mettre sur pied une instance de régulation de l'audiovisuel (ICA) attendue de longue date, souligne RSF. "Le gouvernement tunisien a pris du retard dans l’élaboration de la nouvelle réglementation, notamment la loi sur l’Instance de régulation. Le projet de loi avait été annoncé au Parlement pour être examiné entre mars et juillet 2016", notait l'agence Ecofin en janvier 2017. Cette nouvelle entité "viendra remplacer la Haica qui a été créée par un décret-loi du 2 novembre 2011, au même titre que les organes devant accompagner la transition politique en Tunisie au lendemain de la chute du régime du président Ben Ali".

"L’affermissement de la jeune démocratie tunisienne ne garantit pas encore une totale liberté de l’information", commente RSF. En clair, la censure n'a pas complètement disparu. Jeune Afrique signalait ainsi le 22 mars l'interdiction de la diffusion de deux émissions concernant le décès de 15 bébés à la maternité de Rabta à Tunis sur les chaînes El Hiwar Ettounsi et Carthage+. Cette affaire relève d’une décision politique et soulève des doutes sur les véritables causes de la catastrophe du décès de nourrissons, a commenté le Syndicat national des journalistes tunisiens. "Retour à la case départ!", commente de son côté le site L'Economiste Maghrébin.

Mauvais points pour l'Algérie et la Libye

Seul pays rescapé des Printemps arabes de 2011, la Tunisie se classe à la 72e place sur 180 pays, alors qu'elle était 97e en 2018. Elle se place devant tous les autres pays de la région Afrique du Nord et Moyen-Orient, notamment le Liban (101e) et Israël (88e).

En ce qui concerne l'Algérie, celle-ci continue de s'enfoncer, à la 141e place. Il y a eu une ouverture au début du mouvement de contestation déclenché en février 2019 contre un nouveau mandat du président Abdelaziz Bouteflika, qui a démissionné depuis, a relevé Souhaieb Khayati. Néanmoins, "ces derniers temps, il y a un retour aux intimidations", a-t-il poursuivi. "On a le sentiment que le régime a sifflé la fin de la récréation et que les journalistes doivent rentrer dans le rang", même si ces derniers "continuent à assurer une couverture professionnelle."

La zone Moyen-Orient et Afrique du Nord est celle où il est "le plus difficile et le plus dangereux pour les journalistes d'exercer leur profession", a encore rappelé RSF. La Syrie et le Yémen, pays en guerre, restent parmi les plus hostiles à la presse, avec la Libye (162e). Ce pays, est selon le responsable de l'ONG, "un trou noir de l'information" en raison de la difficulté d'y exercer le métier de journaliste.

Laurent Ribadeau Dumas
Source : Francetvinfo