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Culture en Mauritanie

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Mauritanie/Médias : le Club des Jeunes Journalistes fête le prix Cheikh Oumar NDIAYE

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[Vidéo & PhotoReportage] Mauritanie/Médias : le Club des Jeunes Journalistes fête le prix Cheikh Oumar NDIAYELe Club des Jeunes Journalistes (CJJ) a célébré le 3 Mai 2019, Journée internationale de la liberté de la presse, la troisième édition du prix Cheikh Oumar NDIAYE pour la promotion du journalisme en Mauritanie.

Dans un mot devant d’illustres invités, Mme Soya Watt, présidente par intérim du Club des Jeunes Journalistes (CJJ), a rappelé que ce prix était "initié pour encourager les jeunes à se dévouer à ce noble métier" de journaliste et "pour primer ces hommes et femmes des médias qui, malgré un secteur marqué par le manque d’espaces et de moyens de formation et de renforcement des capacités, arrivent quand même à faire un travail de qualité".

Journaliste à L’Authentique, au moment de son décès survenu lors d’un accident près de Tintane, en 2015, feu Cheikh Oumar NDIAYE a été le premier président du Club des Jeunes Journalistes (CJJ).

Voici la liste des lauréats Prix Cheikh Oumar Ndiaye 2019 :

Catégorie Télévision

- Mahfoudh Ould Salek, Al-Mourabitoune TV, Reportage sur une artiste plasticienne (en arabe)

- Fatim Youssouf Fall, Al-Mourabitoune TV, Reportage sur l’immigration clandestine (en langue nationale, wolof)

- Hamahoulla Diagana, Sahel TV, Reportage sur la hausse des prix des médicaments (en français)

Catégorie Radio

- Ahmed Selmou, Radio Tenwir, Reportage sur la participation des handicapés dans les élections (en arabe)

- Adama Soumaré, Radio Mauritanie, Reportages sur la migration (en langue nationale, Soninké)

- Amy Fofana, RFI, Reportage sur une artiste plasticienne mauritanienne (en français)

Catégorie Presse écrite/ligne

- Moulaye Aly Ould Hassan, Aqlam, Reportage sur les dockers du Port de Nouakchott (en arabe)

- Hawa Ba, Initiatives News, Reportage sur la planification familiale (en français)

Quant au prix sur la photo, il est allé à Wone Sy, pour son reportage sur les enfants en mobilité (enfant cireur de chaussures). Au total, 25 journalistes avaient postulé à la troisième édition du prix Cheikh Oumar Ndiaye.

© CRIDEM 2019
Source : Cridem.org

 

 

Mauritanie : le syndicat des enseignants du secondaire dénoncent les provocations de leur tutelle

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Mauritanie : le syndicat des enseignants du secondaire dénoncent les provocations de leur tutelleSaharamédias - Le syndicat des professeurs de l’enseignement secondaire (SIPES) a dénoncé les tentatives de menaces illégales dont sont victimes les professeurs de la part de certains directeurs régionaux et directeurs d’établissements, après avoir pris part à une grève qui a paralysé le secteur éducatif dans bon nombre d’établissements d’enseignement du pays à Nouakchott et à l’intérieur.

Dans un communiqué publié lundi, le syndicat dénonce « des pratiques non pédagogiques et non professionnelles comme par exemple l’affectation des professeurs à quelques jours des examens et de l’évaluation de fin d’année, ce qui prouve le peu d’intérêt porté à l’enseignant et à l’enseignement ».

Les professeurs ont mis le ministère en garde contre la prise de sanctions à l’encontre de leurs collègues qui ont usé de leur droit légal d’aller en grève, appelant à l’ouverture d’un dialogue sérieux et responsable avec les partenaires sociaux du secteur éducatif afin d’examiner la plateforme revendicative du syndicat.

Le SIPES a invité les professeurs à se liguer autour de leurs revendications, à faire face à l’arrogance de l’administration et à rester mobilisés pour entreprendre les mesures à même de leur permettre de contraindre le ministère à satisfaire leurs doléances.

Le syndicat estime que le taux de participation au mouvement de grève les 22, 23 et 24 avril dernier traduit le niveau de maturité, de refus de l’injustice et de l’exclusion auquel sont arrivés les professeurs, qui rejettent désormais le statut dans lequel on veut les maintenir.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

Des enseignants manifestent contre des actes de violence à l’endroit de leurs collègues

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Des enseignants manifestent contre des actes de violence à l’endroit de leurs collèguesDes enseignants ont manifesté lundi à Nouakchott et dans d’autres wilayas du pays pour protester contre des actes de violence perpétrés contre certains de leurs collègues ces derniers jours dans des établissements scolaires.

A Nouakchott, à la demande du syndicat libre des enseignants, des enseignants ont observé un arrêt de travail dans les écoles de Toujounine et un sit-in à l’intérieur de l’école «Ould Amar Taleb» où une enseignante avait été agressée.

Le communiqué distribué par le syndicat précise que cet arrêt de travail et le sit-in interviennent en même temps qu’un sit-in symbolique de 5 minutes dans toutes les écoles mauritaniennes pour dénoncer les agressions répétées contre les enseignants dans l’espace scolaire de temps à autre.

Le communiqué ajoute que les enseignants sont agressés dans un silence coupable des autorités officielles incapables de garantir à l’enseignant la protection après avoir confisqué ses droits et détérioré sa situation matérielle et morale.

Le cas le plus récent de ces agressions dont sont victimes les enseignants est celui d’une enseignante agressée vendredi dernier par des parents d’élèves de son établissement.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

Quand Victor Hugo défendait la colonisation de l'Afrique

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Quand Victor Hugo défendait la colonisation de l'AfriqueL'auteur des "Misérables" ou de "Notre-Dame de Paris" était bien un homme de son siècle.

L'écrivain, né en 1802 et mort en 1885, est contemporain de toutes les aventures coloniales de la France. Le grand humaniste a partagé la vision de la "mission civilisatrice" de la France. Comme le montre ce discours de 1879, connu sous le nom de "discours sur l'Afrique".

Les propos d'Hugo ont été tenus le 18 mai 1879, à l'occasion d'un banquet en l'honneur de l'anniversaire de l'abolition de l'esclavage. Le grand homme, alors âgé de 77 ans, y fait un discours introduit par Victor Schœlcher.

Considéré comme un des pères de l'abolition de l'esclavage en 1848, il lance Hugo avec ces mots :

"La cause des Nègres que nous soutenons, et envers lesquels les nations chrétiennes ont tant à se reprocher, devait avoir votre sympathie ; nous vous sommes reconnaissants de l’attester par votre présence au milieu de nous. Cher Victor Hugo (...), quand vous parlez, votre voix retentit par le monde entier ; de cette étroite enceinte où nous sommes enfermés, elle pénètrera jusqu’au cœur de l’Afrique, sur les routes qu’y fraient incessamment d’intrépides voyageurs, pour porter la lumière à des populations encore dans l’enfance, et leur enseigner la liberté, l’horreur de l’esclavage, avec la conscience réveillée de la dignité humaine."

Hugo remercie alors Schœlcher dans une langue que l'on n'oserait plus prononcer aujourd'hui : "Le vrai président d’une réunion comme celle-ci, un jour comme celui-ci, ce serait l’homme qui a eu l’immense honneur de prendre la parole au nom de la race humaine blanche pour dire à la race humaine noire : 'Tu es libre.' Cet homme, vous le nommez tous, messieurs, c’est Schœlcher".

"L'Afrique n'a pas d'histoire"

Tout à la grandiloquence du moment, Hugo se lance dans une description un brin manichéenne. "La Méditerranée est un lac de civilisation ; ce n’est certes pas pour rien que la Méditerranée a sur l’un de ses bords le vieil univers et sur l’autre l’univers ignoré, c’est-à-dire d’un côté toute la civilisation et de l’autre toute la barbarie."

"Quelle terre que cette Afrique ! L’Asie a son histoire, l’Amérique a son histoire, l’Australie elle-même a son histoire ; l’Afrique n’a pas d’histoire. Une sorte de légende vaste et obscure l’enveloppe. Rome l’a touchée, pour la supprimer"
... Des mots qui ont fait dire que Nicolas Sarkozy aurait pu y trouver une partie de l'inspiration de son discours de Dakar.

Pour Hugo, "le flamboiement tropical, en effet, c’est l’Afrique. Il semble que voir l’Afrique, ce soit être aveuglé. Un excès de soleil est un excès de nuit."

"Eh bien, cet effroi va disparaître." Comment ? "Déjà les deux peuples colonisateurs, qui sont deux grands peuples libres, la France et l’Angleterre, ont saisi l’Afrique ; la France la tient par l’ouest et par le nord ; l’Angleterre la tient par l’est et par le midi. Voici que l’Italie accepte sa part de ce travail colossal."

Il est vrai que, selon l'immortel Hugo, l'Afrique a besoin de ces colons, car elle offre un paysage terrifiant : "Cette Afrique farouche n’a que deux aspects : peuplée, c’est la barbarie ; déserte, c’est la sauvagerie ; mais elle ne se dérobe plus ; les lieux réputés inhabitables sont des climats possibles ; on trouve partout des fleuves navigables ; des forêts se dressent, de vastes branchages encombrent çà et là l’horizon ; quelle sera l’attitude de la civilisation devant cette faune et cette flore inconnues ?"

"Au XIXe siècle, le Blanc a fait du Noir un homme; au XXe siècle, l’Europe fera de l’Afrique un monde"

Les possibilités sont immenses selon Hugo. "Des lacs sont aperçus, qui sait ? Peut-être cette mer Nagaïn dont parle la Bible. De gigantesques appareils hydrauliques sont préparés par la nature et attendent l’homme ; on voit les points où germeront des villes ; on devine les communications ; des chaînes de montagnes se dessinent ; des cols, des passages, des détroits sont praticables ; cet univers, qui effrayait les Romains, attire les Français."

Dans ce discours, Hugo oppose des pays à d'autres, une Europe à une autre, celle des Lumières à celle de l'obscurantisme dans laquelle il met l'Allemagne (nous sommes seulement neuf ans après la défaite de 1870). Dans cette vision binaire du monde, il décrit un début d'union européenne dans le sud du continent... Dans laquelle il intègre l'Angleterre ("Déjà les Etats-Unis du Sud s’esquissent ébauche évidente des Etats-Unis d’Europe").

A charge pour cette "Europe" du progrès de le faire couler sur l'Afrique : "Au dix-neuvième siècle, le Blanc a fait du Noir un homme ; au vingtième siècle, l’Europe fera de l’Afrique un monde. Refaire une Afrique nouvelle, rendre la vieille Afrique maniable à la civilisation, tel est le problème. L’Europe le résoudra."

"En face du fait colonial, son universalisme est pris en défaut"

Et ce discours largement applaudi se termine par une ode au colonialisme, seule solution, selon Hugo, pour régler les problèmes de l'Europe (nous sommes huit ans après la Commune de Paris) :

"Allez, Peuples ! Emparez-vous de cette terre. Prenez-la. A qui ? A personne. Prenez cette terre à Dieu. Dieu donne la terre aux hommes, Dieu offre l’Afrique à l’Europe. Prenez-la. Où les rois apporteraient la guerre, apportez la concorde. Prenez-la, non pour le canon, mais pour la charrue ; non pour le sabre, mais pour le commerce ; non pour la bataille, mais pour l’industrie ; non pour la conquête, mais pour la fraternité (applaudissements prolongés). Versez votre trop-plein dans cette Afrique, et du même coup résolvez vos questions sociales, changez vos prolétaires en propriétaires. Allez, faites ! Faites des routes, faites des ports, faites des villes ; croissez, cultivez, colonisez, multipliez ; et que, sur cette terre, de plus en plus dégagée des prêtres et des princes, l’Esprit divin s’affirme par la paix et l’Esprit humain par la liberté !"

Certes, l'époque se prêtait à ce genre d'envolée sur la "mission civilisatrice" de l'Europe en général, et de la République française en particulier. Et même si l'on ne peut voir les choses avec le regard d'aujourd'hui, déjà certains affichaient des positions anti-colonialistes. On se souvient du duel entre Clémenceau et Ferry (1885) sur le sujet de la colonisation.

Hugo lui même avait critiqué certains aspects militaires de la colonisation de l'Algérie : "Le général Le Flô me disait hier soir, le 16 octobre 1852 : 'Dans les prises d’assaut, dans les razzias, il n’était pas rare de voir les soldats jeter par les fenêtres des enfants que d’autres soldats en bas recevaient sur la pointe de leurs baïonnettes.'"

Comme le dit Gilles Manceron à propos du père de Jean Valjean, "en face du fait colonial, son universalisme est pris en défaut".

Pierre Magnan
Source : Francetvinfo

 

La Mauritanie poursuit son bon en arrière au classement RSF 2019

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La Mauritanie poursuit son bon en arrière au classement RSF 2019Le Reflet - Le classement RSF 2019 sur la liberté de la presse dans le monde a été publié ce jeudi 19 avril 2019. La situation est alarmante au niveau mondial et la Mauritanie n’est pas en reste, selon l’organisation de protection et promotion de la liberté de la presse dans le monde, Reporter Sans Frontières. On pointe à la 94e place !

L’époque où la Mauritanie se glorifiait d’être le 1er pays arabe en matière de liberté de la presse semble bien loin. En effet, avec ses 72 points, la Tunisie dame le pion au pays d’Ould Abdel Aziz. Ce classement RSF de la liberté de la presse sort un jour de conseil des ministres, on verra la tonalité du discours officiel.

Selon RSF, la situation de la Mauritanie se dégrade « faute d’avoir remis en liberté le blogueur défendu par RSF Mohamed Cheikh Ould Mohamed Mkaïtir (…) Libérable depuis un an et demi, il est maintenu en détention au secret par les autorités, officiellement pour des raisons de sécurité ».

Toujours concernant la Mauritanie dans ce classement de liberté de la presse, RSF explique les sujets discriminations et esclavage sont tabous. L’organisation appui son propos par un rappel de l’expulsion « pour la deuxième année consécutive à un photoreporter étranger qui s’y intéressait d’être expulsé de Mauritanie en 2018.»

Avec cette atmosphère de précampagne qui prévaut en Mauritanie, le rang du pays au classement RSF sur la liberté de la presse raisonne comme une sonnette de l’alarme. La presse mauritanienne exsangue continue de faire paie figure à côté des 3 autres pouvoirs. La conjoncture économique a eu raison de beaucoup de médias.

Pour finir, soulignons que selon RSF », l’Afrique enregistre la plus faible dégradation régionale de l’édition 2019. »

Selon L’organisation « la haine des journalistes, les attaques contre les reporters d’investigation, la censure, notamment sur internet et les réseaux sociaux, les pressions économiques et judiciaires contribuent à affaiblir la production d’une information libre, indépendante et de qualité sur un continent où la liberté de la presse a connu d’importantes évolutions en 2018.

Amadou Sy
Source : Le Reflet (Mauritanie)